Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« Personne n’a un amour plus grand que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande » Jean 15. 13 et 14.
Le Seigneur Jésus appelle les croyants ses amis – Il le fait pour attirer leur attention sur un privilège spécial.
Tout d’abord, Il parle du plus grand amour que quelqu’un puisse démontrer, manifesté par le fait qu’Il allait laisser sa vie pour ses amis. Il parle ici de Lui-même et de ce qu’Il allait faire pour eux. Il ne s’agit pas de l’amour souverain de Dieu pour les pécheurs, mais de l’amour du Seigneur pour ses amis, et c’est ce que nous sommes pour Lui ! Ainsi, le fondement de notre relation de confiance avec le Seigneur Jésus, c’est cet amour d’une grandeur inconcevable.
Ensuite Il s’adresse à nous : « Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande ». Le Seigneur déclare maintenant que notre position d’amis est assurée par notre obéissance. Il ne peut nous traiter comme ses amis que s’Il voit que nous désirons obéir à ses commandements.
Enfin, le Seigneur Jésus établit une comparaison entre l’esclave et l’ami : « Je ne vous appelle plus esclaves, car l’esclave ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père » (v. 15). Il veut faire de nous ses confidents et partager avec nous ce qui est sur son cœur.
La place privilégiée d’amis du Seigneur Jésus est offerte à chacun d’entre nous à cause de son amour et en réponse à notre obéissance. Notre désir ne devrait-il pas être de vivre dans cette relation intime avec notre Seigneur ?
« Mon âme s’attache à toi pour te suivre, ta [main] droite me soutient » Psaume 63. 9.
David a écrit le Psaume 63 dans le désert. Au milieu d’une étendue aride et sans eau, il avait une soif intérieure de son Dieu. Dans cet endroit inhospitalier, il se souvenait du sanctuaire et ne désirait rien d’autre que de voir la puissance et la gloire de Dieu. Il attendait d’être délivré de ses ennemis et se sentait en sécurité dans la puissante main de Dieu qui le soutenait. Dans ce verset du Psaume 63, il décrit son attachement à Dieu.
Dieu connaît aussi nos vies, nos circonstances et nos besoins. Parce qu’Il nous aime d’une manière inexprimable, Il nous soutient et prend soin de nous. C’est le côté de Dieu dans notre vie de foi. Cependant, la question demeure : Est-ce que notre âme s’attache aussi à Lui ? Vivons-nous quotidiennement dans la conscience que nous sommes dépendants de Lui ? Notre cœur aspire-t-il à sa présence ?
Lorsque nous cultivons une relation vivante avec Dieu par la prière, et que nous demeurons dépendants de Lui, nous réalisons à quel point nous avons besoin de Lui à tout moment de notre vie, et comment Il nous aide. La paix de Dieu gardera alors notre cœur et nos pensées.
Dans la Bible, nous trouvons aussi de mauvaises liaisons. Le peuple d’Israël s’attacha à l’idole de Baal-Péor et s’attira la colère de Dieu (Nomb. 25. 1 à 3). Le plus jeune des deux fils du père, dans la parabole de Luc 15, s’attacha à l’un des citoyens du pays et, à la fin, il gardait les porcs et désirait manger des gousses dont ils étaient nourris. Dieu ne peut pas nous aider à attacher notre âme à rien ni personne d’autre qu’à Lui-même.
« Les yeux de l’Éternel [regardent] vers les justes, et ses oreilles sont [ouvertes] à leur cri. [Les justes] crient, et l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses » Psaume 34. 16 et 18.
NAUFRAGE – MAIS PAS SANS AIDE
Juin 1942 : Ethel Bell, missionnaire veuve, quitte la Côte d’Ivoire avec ses deux enfants pour rentrer aux États-Unis. Le voyage se déroule d’abord comme prévu, mais dans le chaos de la guerre, un sous-marin ennemi croise leur route et attaque le vapeur à la torpille. Le navire coule ; seuls Ethel Bell, ses deux enfants et seize autres passagers survivent. Pendant vingt jours, ils dérivent dans un canot de sauvetage jusqu’à ce qu’ils soient finalement repérés et secourus par un autre navire : malades, malnutris, mais vivants.
Plus tard, dans son livre Castles, Ethel Bell écrit : « La prière était la chose la plus importante pendant notre lutte pour la survie. Rien n’est impossible quand on prie. Notre prière peut toucher la main puissante de Dieu, et Il agit pour nous aider ».
Ce récit devrait nous encourager à prier Dieu en toutes circonstances. Rien n’est trop grand ni trop difficile pour Lui, car Il est le Dieu tout-puissant. Dans son amour pour nous, Il est toujours prêt à nous aider et à nous soutenir en toutes choses. Le célèbre missionnaire en Chine Hudson Taylor a dit un jour : « Nous n’avons pas besoin d’une grande foi, mais de la foi en un Dieu tout-puissant ». C’est là le secret de la prière : lorsque nous gardons le Dieu tout-puissant présent à l’esprit, nos plus grands problèmes nous paraissent insignifiants.
D’après die gute Saat mars 2026
(Jésus a dit : ) « Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » Jean 10. 9.
« Entrez par la porte étroite » Matthieu 7. 13.
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » Éphésiens 2. 8.
LA PORTE DE DIEU
Toutes les religions s’interrogent sur la rédemption humaine. Le salut est souvent comparé à une porte menant à Dieu. Pour la franchir, il faudrait suivre un ensemble de règles et accomplir de bonnes actions. Ce n’est qu’à la fin de la vie que l’on y accéderait. Dès lors, tout dépendrait de notre conduite jusqu’à ce moment-là. Ainsi, nul ne pourrait être certain d’atteindre le but, et la question lancinante demeure : mes bonnes actions suffisent-elles à satisfaire Dieu (ou, selon la religion, les dieux) ?
Le message de la Bible, cependant, est tout autre. Il nous présente le Sauveur : Jésus, le Fils de Dieu, qui dit de Lui-même : « Je suis la porte ; celui qui entre par moi sera sauvé ». Quiconque croit en Jésus-Christ a franchi cette porte et est sauvé. Cela signifie que, si je crois au Seigneur Jésus, je reçois la vie éternelle – ici et maintenant. Je peux donc savoir dès aujourd’hui ce qui m’attend après la mort.
La porte est étroite car on ne peut la franchir qu’en se dépouillant de tout. Ceux qui pensent devoir accomplir de bonnes œuvres ne peuvent y accéder. Seuls ceux qui s’humilient devant Dieu et confessent leurs péchés peuvent la franchir. Alors, par pure grâce, Dieu nous accorde son salut parfait, et notre accès au ciel est pleinement assuré car notre Sauveur y est déjà. Le salut ne vient donc pas de vous, mais c’est un don de Dieu.
D’après die gute Saat mars 2026
« Qui est un Dieu comme toi, pardonnant l’iniquité et passant par-dessus la transgression du reste de son héritage ? Il ne gardera pas à perpétuité sa colère, parce qu’il prend son plaisir en la bonté » Michée 7. 18.
NOTRE DIEU EST UN DIEU QUI PARDONNE
Ces paroles viendront du cœur de ceux du résidu d’Israël après qu’ils soient passés par l’angoisse de la grande tribulation. Ils se sentiront eux-mêmes indignes de quelque grâce qui leur soit montrée par Dieu, car ils jugeront leurs péchés comme jamais auparavant, en particulier en voyant leur Messie venir avec puissance et une grande gloire, et découvrant que c’est le même Jésus qu’ils avaient crucifié. Ils prendront alors conscience que c’est leur grand Dieu, pour eux, et réagiront avec étonnement et soumission : « Qui est un Dieu comme toi ? »
Beaucoup ont affirmé que Israël, ayant rejeté son Messie, ne pourra jamais être restauré. Israël, certainement, se sentira indigne de quelque restauration que ce soit ; mais lequel d’entre les Gentils oserait dire qu’il est plus digne de la grâce de Dieu que les Juifs ? Le Seigneur Jésus n’a-t-Il pas dit sur la croix : « Père, pardonne-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » ? C’est un Dieu tellement grand qu’Il pardonne l’iniquité. L’iniquité n’est pas simplement le péché, mais c’est un péché décidé et opiniâtre bien qu’on sache que c’est mal. Israël a été coupable de cela pendant des siècles. Les gens des nations peuvent-ils dire qu’ils sont meilleurs ?
Dieu passe aussi par-dessus la transgression – la désobéissance à des lois précises déclarées. Les Israélites, sans excuse, avaient enfreint leur propre loi, et ne sont pas meilleurs. Mais Dieu n’en tient pas compte à cause de la croix du Calvaire. « Il a été blessé pour nos transgressions » (És. 53. 5). Tout croyant peut donc dire : « L’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (v. 6). Quelle grâce merveilleuse qui L’a amené aux souffrances et à la mort afin qu’Il puisse finalement pardonner librement le résidu croyant d’Israël, et tous les croyants aujourd’hui ! « Qui est un Dieu comme toi ? » Cela n’empêche pas que Dieu est lumière et Il amènera Israël comme nation à se juger devant Lui – ainsi que tout croyant individuellement.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et d’avoir revêtu le nouvel homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité » Éphésiens 4. 23 et 24.
ÉTUDIER LA PAROLE DE DIEU AVEC HUMILITÉ
Rien n’est plus facile que de gagner une connaissance intellectuelle des doctrines les plus profondes de l’Écriture, et de prendre l’habitude d’en parler avec beaucoup d’éloquence.
Mais ce sera purement un exercice mental et rien de plus. Celui qui est le plus éloquent en cela n’est pas nécessairement un hypocrite, mais ce qu’il a appris, soit n’a pas été appris avec Dieu, soit n’est pas retenu par la foi.
Il faut plus que de l’intelligence. Nous avons besoin de piété, d’une marche qui ne soit pas mondaine, de la crainte de Dieu, de l’horreur du mal, d’avoir honte de faire quelque chose de mal, de garder une conscience vigilante, de garder notre langue pour qu’elle refuse de prononcer quelque chose de faux. Qu’est-ce que cela, sinon le fruit précieux de l’Esprit et de l’amour divin sans lequel nous ne sommes rien – même si nous comprenons tous les mystères ? Si cela manque, et même si nous parlons avec les langues des hommes et des anges, nous ne sommes qu’un airain qui résonne et une cymbale retentissante.
Étudiez sérieusement les choses profondes de Dieu, mais prenez garde à l’intellectualisme, et retenez bien votre imagination. Pensez sérieusement. Recherchez les choses « que Dieu a préparées pour ceux qui L’aiment » – et qui nous sont maintenant révélées dans les Saintes Écritures. Une grande bénédiction peut résulter pour votre âme en faisant cela.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Qui garde sa bouche et sa langue, garde son âme de détresses » Proverbes 21. 23.
PARLER À BON ESCIENT
Quand, alors, parlerons-nous, et que dirons-nous ? Ne dirons-nous rien du tout, comme David au Psaume 39. 1 : « Je garderai ma bouche avec une muselière pendant que le méchant est devant moi » ? Alors nous devrons avouer les paroles du Psaume 32. 3 : « Tant que je me suis tu, mes os ont dépéri ». Souvenons-nous plutôt de la parole d’Ecclésiaste 3. 7 : « il y a un temps de se taire, et un temps de parler ». Nous ne devrions certainement pas succomber à notre plaisir naturel de parler, comme Job, auquel Dieu a demandé : « Qui est celui-ci qui obscurcit le conseil par des discours sans connaissance ? » (Job 38. 2).
Nous qui avons le Saint Esprit de la vérité demeurant en nous, devrions être conduits par Lui dans notre langage. Voyez les apôtres en Actes 4 lorsque les autorités leur avaient interdit de parler. Ils étaient tellement remplis de ce dont ils avaient fait l’expérience, de Christ, de sa mort et sa résurrection, qu’ils ne pouvaient pas garder le silence – et qu’ils n’avaient pas de peine à exprimer leur joie. « Car de l’abondance du cœur, la bouche parle », dit le Seigneur Jésus (Mat. 12. 34).
Notre verset donne un conseil pour que nous gardions notre âme hors des troubles qui résultent de notre manque de vigilance à être guidés par l’Esprit de Dieu. Nos paroles, alors, sont souvent fortes et tranchantes, provoquant du trouble et de la contradiction.
Le secret, pour nous entretenir l’un avec l’autre avec profit, c’est de parler de ce que le Seigneur nous a donné, avec honnêteté et conviction, mais aussi avec humilité. Dire la vérité heurte souvent, mais cela ne doit pas déclencher une dispute. Prenons garde de ne pas parler simplement pour afficher notre sagesse et notre intelligence. Que nos paroles soient toujours dans un esprit de grâce, assaisonnées de sel (cf. Col. 4. 6).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Abram habita dans le pays de Canaan ; Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome » Genèse 13. 12.
NOS CHOIX ONT DE GRAVES CONSÉQUENCES
Lot fit un choix terrible, certainement en rapport avec la convoitise de ses yeux. « Lot leva les yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout… Lot habita dans les villes de la plaine » (Gen. 13. 10 et 12). Dieu avait dirigé Abram et Lot vers Canaan, le pays d’une grande bénédiction, où s’établirait la communion avec Lui. Mais Lot, ayant eu la première occasion de choisir, fixa les yeux sur les attractions du monde et dressa ses tentes jusqu’à Sodome.
Dans quelle direction pensez-vous qu’Abram dressa sa tente ? Le verset ci-dessus, et la vie d’Abram, après cela, nous le disent sans équivoque « Abram habita dans le pays de Canaan ». L’entrée de sa tente regardait le pays de la bénédiction (Gen. 12. 2), tandis que la tente de Lot était tournée du côté de Sodome, où habitaient des hommes qui étaient « grands pécheurs devant l’Éternel » (Gen. 13. 13). Quelque bonne que fut la ville de Sodome à distance, « comme le jardin de l’Éternel », ce n’était pas là que Dieu voulait que Lot soit, et le résultat fut une vie de tourments (2 Pier. 2. 7 et 8). D’autre part, les regards d’Abram était toujours fixé sur la ville « dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Héb. 11. 10) et sa vie fut une vie de bénédiction.
Dans quelle direction plantons-nous notre tente ? La direction indique le but, pose la course, détermine la vie. Oh ! Que nous puissions toujours Le voir depuis l’entrée de notre tente ! (Gen. 18. 1)
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.J. Ondrejack)
« Le matin, sème ta semence et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux seront également bons » Ecclésiaste 11. 6.
RENDRE TÉMOIGNAGE AU SEIGNEUR JÉSUS N’EST PAS VAIN
Nous avons entendu parler d’une jeune mère de famille qui avait beaucoup d’ennuis dans sa famille, et qui, par moments devenait tout à fait malheureuse. Dans sa détresse elle se tournait souvent vers une voisine chrétienne, et en recevait du réconfort et de nombreuses preuves de christianisme pratique.
La voisine chrétienne profita de l’occasion pour donner un peu d’aide afin de pouvoir rendre témoignage au Seigneur Jésus quant à ce qu’Il était pour elle, et put dire à la personne affligée qu’elle pouvait avoir la même paix et la même joie en croyant en Lui. Peu à peu l’évangile fut présenté à celle qui avait une religion, mais pas Christ, et beaucoup de prières furent faites pour elle.
Quelque temps après, la dame chrétienne déménagea dans une autre ville, mais auparavant elle donna une Bible à sa voisine en lui conseillant de la lire. Il se passa six années avant qu’on puisse se rendre compte que du pain avait été jeté sur l’eau (cf Eccl. 11. 1). La chrétienne reçut alors un appel téléphonique de celle pour qui elle avait prié longtemps pour son salut. Elle était venue dans la même ville et dit à son amie : Oh, je l’ai trouvé. Le Seigneur Jésus est mort pour ôter mes péchés. Ce fut un moment de joie mutuelle, et de reconnaissance envers Dieu, qui avait donné son Fils unique afin qu’elles aient la vie éternelle en croyant en Lui et en son œuvre accomplie sur la croix.
Que cela nous encourage à témoigner pour notre Seigneur et Sauveur quand nous en avons l’occasion.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Or l’un de ses disciples, que Jésus aimait, était à table, tout contre le sein de Jésus… Lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? » Jean 13. 23 et 25.
ÉCOUTER LE SEIGNEUR SANS ÊTRE DISTRAITS
S’il y a une chose qui manque particulièrement dans les âmes, à l’heure actuelle, c’est d’apprécier ces deux points principaux : écouter et suivre.
La tranquillité de la communion est peu connue et appréciée dans ces jours occupés et pleins d’activités. Combien le temps présent parle vraiment fort de manque de repos et de réalité ! Et comme il est peu vécu, même au milieu des enfants de Dieu, de cette joie profonde, personnelle, inexprimable en Christ !
Un cœur satisfait d’être dans la proximité du Seigneur, d’être dans sa compagnie pour la seule joie de cela, c’est la vraie communion ; nous avons alors un partage de pensée avec Lui, ce que signifie la communion. Quand c’est le cas, nous connaissons la pensée de notre Seigneur et Maître, et c’est ce qui nous qualifie pour tout service, comme étant les serviteurs de confiance de Christ. Il est bon de garder à l’esprit que l’importance de notre service ou de notre œuvre ne nous constitue pas en soi-même comme des serviteurs de confiance.
Il y a une liaison très étroite, une relation très intime, entre les deux attitudes d’âme dont nous parlons ; entendre et suivre : en fait, elles sont liées. Une puissance en découle, maintenant l’ouvrier et produisant du fruit pour Dieu. En un mot, c’est Christ. Lui, et Lui seul, est la source et le courant bénis de tout ce qui a sa force et sa satisfaction en Lui. Seules son œuvre et sa Personne peuvent donner de la liberté et du repos. Pour bien écouter, il faut être libre et en repos. Est-ce votre cas ?
D’après the Lord is near octobre 1988
« Mais le Seigneur l’Éternel m’aidera : c’est pourquoi je ne resterai pas dans la honte ; c’est pourquoi j’ai dressé ma face comme un caillou, et je sais que je ne serai pas confus » Ésaïe 50. 7.
LA POSITION FERME ET SANS FAILLE DU SEIGNEUR JÉSUS
Dans la ferme dépendance du Seigneur Jésus sur son Dieu et Père, comme Fils de l’Homme, il n’y avait pas d’ombre de variations. Il ne doutait absolument pas que l’Éternel l’aiderait, bien qu’Il ait été exposé à supporter humblement la cruauté de la persécution amère des hommes. Car, bien qu’Il soit le Fils éternel de Dieu, Il est parfaitement humain au sens propre. Il ressentait certainement très profondément la moquerie sans cœur, les attaques vicieuses, et les nombreux actes de violence physique que les hommes déversaient sur Lui. Cependant, que sa confiance dans l’aide de l’Éternel son Dieu est belle ! Il savait qu’Il ne serait pas confus. Il pouvait faire face à l’ennemi avec la dignité calme de Celui qui était parfaitement soutenu par la puissance et la grâce divines.
« C’est pourquoi j’ai dressé ma face comme un caillou ». Cette volonté sans faille d’avancer fermement n’est pas du tout l’entêtement de quelqu’un déterminé à avoir sa propre voie, mais la dépendance humble et inébranlable de Celui qui a devant Lui toute l’adversité, en étant fermement décidé, dans son cœur, d’accomplir simplement et pleinement la volonté de son Père. Qui d’autre aurait pu persister malgré l’opposition satanique et humaine qui se dressait devant Lui ? Qui d’autre aurait pu avancer sans vaciller ou faiblir pour supporter les angoisses de la terrible croix de Golgotha ?
D’après the Lord is near octobre 1988
« Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » Hébreux 10. 14.
LA POSITION FERME DU CHRÉTIEN
Trois choses font partie de la position chrétienne. En premier lieu, nous marchons dans la lumière : Dieu est parfaitement révélé et connu. Ensuite, nous avons communion les uns avec les autres dans cette lumière. Et troisièmement, le sang de Jésus Christ, qui nous purifie de tout péché, est le fondement de notre position.
« Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du père, Jésus Christ, le Juste ; et lui est la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2. 1). L’amour du Seigneur Jésus ne faillit pas, même quand il est question du péché de l’un des siens. Il ne nous laisse pas à nous-mêmes. Il prend en mains notre cas et agit pour nous, selon le profond besoin que nous en avons. Car c’est le sens de « consolateur », appliqué au Saint Esprit dans l’évangile de Jean. C’est Celui qui agit pour nous dans quelques circonstances que ce soit où nous avons besoin de lui. Notez que c’est « auprès du Père ». Le péché du croyant ne change pas la relation dans laquelle il se trouve avec le Père. Ayant échangé notre ancienne place comme criminels devant Dieu contre celle d’enfants avec leur Père, nous ne pouvons jamais, même dans la chute la plus grave, en être privés. Avoir été exposés à toute la lumière, la relation et l’amour dans lesquels nous avons été introduits rend l’entrée du péché dans la vie du croyant d’autant plus choquante.
La bénédiction de l’homme auquel le Seigneur n’impute pas le péché se base sur la conscience que le péché ne conduit pas au jugement à venir, mais à un jugement déjà passé pour toujours, qui a eu lieu à la mort de Christ. La conscience peut se reposer là où Dieu se repose.
« Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi » (Prov. 4. 18).
La sombre nuit pâlira désormais :
Demain le but apparaîtra… !
Le chemin monte, et vers les purs sommets
Semble déjà rejoindre les étoiles.
Hymnes et Cantiques n°209
Il est un sentier de lumière,
De paix et de sécurité,
Qui nous fait traverser la terre,
Le cœur heureux, en liberté.
C’est le sentier que, sur la terre,
Nous ouvrit son immense amour,
Où de sa face la lumière
Plus brillante croît chaque jour.
Jusqu’au moment où, vers son trône,
Nous irons, loin de ce bas lieu,
Dans le séjour où tout rayonne
De la gloire du Fils de Dieu.
Hymnes et Cantiques n°243
« Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre dans le Liban. Ceux qui sont plantés dans la maison de l’Éternel fleuriront dans les parvis de notre Dieu. Ils porteront des fruits encore dans la blanche vieillesse, ils seront pleins de sève et verdoyants » (Ps. 92. 13 à 15).
Heureux celui qui, près du fleuve,
Arbre vivant par toi planté,
Prend racine et croît, et s’abreuve
De ses eaux, pour l’éternité !
Il porte son fruit et prospère ;
Sa vigueur croît de jour en jour :
Heureux celui qui, sur la terre,
Boit à la source de l’amour !
Hymnes et Cantiques n°182
« Heureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! Il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit pas ; et tout ce qu’il fait prospère » (Ps. 1. 1 à 3).
« Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit » (Jér. 17. 7 et 8).
Vous reconnaissez-vous dans ce juste, dans cet homme bienheureux (ou cette femme bienheureuse) ?
Bien-aimés du Seigneur, vous dont les années s’accumulent, dont les forces physiques décroissent, dont l’autonomie se réduit, qu’en est-il de votre santé spirituelle ? Suit-elle la même courbe, une courbe descendante et déprimante ? Si nous sommes plus attachés à nos privilèges matériels, à notre bien-être physique qu’à nos bénédictions spirituelles, c’est ce qui risque d’arriver.
Qui peut se réjouir de vieillir et de perdre petit à petit (ou brutalement) ses facultés physiques et intellectuelles ?
– 1) Seul le chrétien qui réalise que le temps qui passe l’entraîne vers son Seigneur et vers les plusieurs demeures de la maison du Père.
– « [Je fais] une chose : oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » (Phil. 3. 14).
– « Notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur » (Phil. 3. 20).
– « Le moment de déposer ma tente approche » (2 Pier. 1. 14) ; « Le Seigneur ne tarde pas » (2 Pier. 3. 9) ; « En attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix. Et estimez que la patience de notre Seigneur est salut » (2 Pier. 3. 14 et 15).
Si le temps fuit et nous entraîne,
C’est vers le Chef de notre foi ;
Bientôt aura cessé la peine,
Et le repos est près de toi.
Hymnes et Cantiques n°56
Amis, prenons courage !
Bientôt va se lever
Un matin sans nuage :
À l’éternelle plage
Nous allons arriver.
Hymnes et Cantiques n°201
– 2) Seul le chrétien qui se confie et espère, envers et contre tout, en Dieu.
« Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi » (Ps. 23. 4).
« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon espoir vient de lui. Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé. Sur Dieu [reposent] mon salut et ma gloire ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu » (Ps. 62. 6 à 8).
« J’ai été jeune et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné » (Ps. 37. 25).
« Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ demeure sur moi. C’est pourquoi je prends plaisir dans les faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ : car lorsque je suis faible, alors je suis fort » » (2 Cor. 12. 9 et 10). Voilà comment Paul a réagi après que le Seigneur lui ait dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ».
Contre moi, dans ce monde,
Si l’orage en fureur
Enfle ses flots et gronde,
Troublera-t-il mon cœur ?
Non, je n’ai point de crainte :
Jésus est avec moi,
Et sa présence sainte
Éloigne tout effroi.
La vie est-elle sombre
Quelquefois à mes yeux ?
Tu dissipes toute ombre,
Ô Sauveur glorieux !
Au-dessus du nuage
Je puis voir ta splendeur :
Ton regard m’encourage,
Me comble de bonheur.
Si je sens ma faiblesse
Au milieu du danger,
Ne suis-je pas sans cesse
Dans tes bras, bon Berger ?
De ton amour fidèle
Qui me séparera ?
Abrité sous ton aile,
Rien ne m’alarmera.
Hymnes et Cantiques n°146
– 3) Seul le chrétien qui a comme objectif principal de vouloir glorifier Dieu, même dans sa faiblesse.
« Contre [toute] espérance, il crut avec espérance… sans faiblir dans la foi, il n’eut pas égard à son propre corps déjà comme mort (il avait environ 100 ans)… il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu » (Rom 4. 18 à 20).
« …que le nom de notre Seigneur Jésus Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ » (2 Thess. 1. 12).
« Car vous avez été achetés à prix ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 20).
=> pas besoin de corps athlétique ou en bonne santé pour pouvoir le réaliser !
Seigneur ! sanctifie
Nos jours, nos moments ;
Fais que notre vie
T’honore en tout temps.
Hymnes et Cantiques n°77
– (Même et peut-être surtout dans les difficultés).
Éprouve-moi, ô Dieu toujours fidèle,
Sonde mon cœur pour le sanctifier ;
Et conduis-moi dans la voie éternelle
En m’accordant de te glorifier.
Hymnes et Cantiques n°249
Que d’aucun d’entre nous
Le cœur jamais n’oublie
Que c’est pour t’honorer
Que tu nous mis à part.
Hymnes et Cantiques n°16
« Pour moi, vivre, c’est me faire plaisir {vivre pour} Christ » (Phil. 1. 21).
Que notre souhait constant soit de croître spirituellement jusqu’au bout de notre voyage ici-bas, indépendamment de notre vigueur physique et mentale.
Voyons dans la Parole, ce qui peut (doit ?) encore croître chez nous.
« Nous avons l’espoir, vu les progrès de votre foi » (2 Cor. 10. 15) ;
« Enseigne le juste, et il augmentera son savoir » (Prov. 9. 9) ;
« Le juste tiendra ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures verra sa force grandir » (Job 17. 9) ;
« Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen » (2 Pier. 3. 18) ;
« Mais que, gardant la vérité dans l’amour, nous croissions en tout jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph 4. 15) ;
« Afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » (1 Pier. 2. 2 et 3) ;
Le verset suivant de Colossiens 1. 9 à 12 résume un peu le tout : « Que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu ; étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et toute persévérance, avec joie, rendant grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière ».
Croître est de notre ressort, avec le secours de l’Esprit ; mais c’est Dieu qui augmente nos forces et nos bénédictions !
« L’Éternel vous augmentera [sa bénédiction], à vous et à vos fils » (Ps. 115. 14).
« Au jour où j’ai crié, tu m’as répondu ; tu as augmenté la force de mon âme » (Ps. 138. 3).
« Il donne de la force à celui qui est lassé, et il augmente l’énergie à celui qui n’a pas de vigueur » (És. 40. 29).
« Les humbles auront en l’Éternel une joie grandissante » (És. 29. 19).
Tiens-nous près de ton cœur…
Garde-nous dans ta paix.
D’une sainte ferveur
Augmente en nous les flammes ;
Conduis-nous à jamais.
Hymnes et Cantiques n°61
Avec mes salutations fraternelles, Marco. Mars 2026
« Ce que je vis maintenant… je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » Galates 2. 20.
JE NE CROIS PAS AU CHRISTIANISME
Li An était un chrétien chinois, qui était emprisonné pour sa foi dans le Seigneur Jésus. Après une longue période d’emprisonnement, il se tenait de nouveau devant la cour.
– Croyez-vous toujours au christianisme ? demanda le juge d’un air méprisant.
– Non, répondit Li An.
– Ainsi, nous vous avons finalement convaincu, dit le juge d’un air de triomphe.
– Non, je n’ai jamais cru au christianisme. Je crois en Jésus Christ.
Cela mit visiblement le juge en colère. Arrêtez ces jeux de mots. Le christianisme et Jésus Christ, c’est la même chose !
– Non, répondit Li An. Il y a une grande différence.
– Que voulez-vous dire ?
– La différence, c’est que le christianisme est une religion, qui a des églises, des règlements, des pasteurs et autres serviteurs de l’église. Vous pouvez fermer les églises, interdire les règlements et emprisonner les pasteurs, mais Jésus Christ vit dans mon cœur. Il est ma vie. Vous ne pourrez jamais me retirer cela. Il est toujours avec moi, même aujourd’hui, dans ce tribunal. Comment pourrais-je renier Celui qui m’a sauvé ? Je ne pourrais jamais renier la foi en Lui.
Quel témoignage puissant ! Oui, mieux vaut un vrai chrétien en prison que de nombreux chrétiens libres qui sont affiliés avec le christianisme mais ne connaissent pas Jésus Christ comme Sauveur. Car le vrai croyant sait que rien ni personne ne peut le séparer de l’amour de Christ comme son Sauveur : « ni tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée… ne nous séparera de l’amour du Christ Jésus ».
D’après the good Seed février 2026
« (Jésus dit) Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même » Jean 12. 32.
LE TÉMOIGNAGE DE MICHEL-ANGE
Michel-Ange Buonarroti (1475 – 1564) est l’un des plus grands artistes du monde occidental. Bien connu comme peintre, sculpteur et architecte, il a aussi laissé des poèmes magnifiques. Dans l’un d’eux, écrit vers la fin de sa vie, il compare les quatre-vingts années de son existence à une longue traversée en bateau sur une mer agitée. Sachant bien que, à la fin de ce voyage, il devra rendre des comptes de sa vie, Michel-Ange sait aussi que son génie artistique ne pourra lui être d’aucun secours. Il regarde donc en avant, et termine son écrit par ces mots : Désormais, ni la peinture, ni la sculpture ne m’intéressent. Mon âme s’est donnée entièrement à l’amour de ce Dieu qui, sur la croix, a ouvert les bras pour nous recevoir.
Michel-Ange avait compris que toutes nos activités, même les meilleures, ne peuvent nous rendre justes et agréables devant Dieu. C’est seulement en se tournant vers Jésus, Celui qui sur la croix a subi le jugement que méritaient nos péchés, que nous pouvons recevoir le salut de notre âme, le pardon et la vie éternelle.
Les bras de Jésus Christ restent ouverts pour montrer l’amour de Dieu qui appelle ceux qui sont loin de Lui. Dieu ne veut pas que les hommes périssent, mais qu’ils viennent à Lui avec foi pour recevoir le salut et devenir ses enfants. « À tous ceux qui l’ont reçu (Jésus), il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu – c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom » (Jean 1. 12). « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu… Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu » (1 Jean 3. 1 et 2).
D’après il buon Seme février 2026
« L’Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s’égaiera en toi avec chant de triomphe » Sophonie 3. 17.
LA JOIE DU SEIGNEUR JÉSUS, D’AVOIR SON ÉPOUSE AVEC LUI
Plusieurs choses distinctes caractérisent la célébration du mariage de l’Agneau. Tout d’abord, la joie et la louange éclatent comme « une voix de grandes eaux, et comme une voix de forts tonnerres, disant : Alléluia ! Car le Seigneur, notre Dieu, le Tout-puissant, est entré dans son règne. » (Apoc. 19. 6). Le mariage a lieu juste avant l’arrivée du jugement du Roi des rois et Seigneur des seigneurs, et il est donc à la veille de l’établissement de la souveraineté mondiale de « notre Seigneur et de son Christ » (Apoc. 11. 15).
La part de l’épouse est aussi unique qu’il est incomparable. Même ceux qui sont invités à avoir communion avec la joie de ce jour sont dits bienheureux. Il leur est permis de voir les désirs de Christ être consommés, sa joie quand Il se la présente à Lui-même, elle pour qui Il est mort, et qui, s’étant préparée pour Lui être associée, est maintenant revêtue de la gloire de Dieu. Quel jour de joie complète – joie pour le cœur de Dieu, joie pour l’Agneau et sa femme, et joie pour tous ceux à qui il est permis de contempler cette scène merveilleuse !
L’Église aura sa joie en Christ, mais Christ aura une plus grande joie dans l’Église. La joie dans le cœur, pour l’éternité, sera dans le sein du Seigneur sur son épouse rachetée. En toutes choses Il doit avoir la prééminence, et aussi en ceci : que sa joie en elle sera plus grande que celle qu’elle a en Lui.
D’après the Lord is near septembre 1988
« Quelle part a le croyant avec l’incrédule ? » 2 Corinthiens 6. 15.
L’INCRÉDULITÉ EST L’UN DES PIRES ENNEMIS DU CROYANT
L’infidélité, comme principe, ne peut pas être supprimée. L’infidèle peut, par grâce, devenir un vrai croyant ; mais l’infidélité, qui n’est que de l’incrédulité se développant, ne peut pas être supprimée : elle sera inconnue en enfer. L’incrédulité est une mauvaise herbe qui est, par nature, dans le cœur, et l’un des mauvais fruits d’un mauvais terrain – la chair, qui ne peut rien produire de bon.
L’infidélité peut prendre différentes formes : elle peut être ignorante et commune, et elle peut être cultivée et religieuse (elle est alors dix fois plus dangereuse) – et nous y sommes de plus en plus exposés aujourd’hui. Un cœur non sanctifié trouvera du plaisir à employer les grandes réserves de connaissance qui sont accessibles aujourd’hui, pour la destruction de la vérité de la révélation. La Bible devient la cible principale de l’attaque, et le cerveau infidèle adroit ne se lasse pas dans son but de renverser son autorité et de mettre sa vérité en question. C’est l’un des tristes effets – mais pas étonnants – de l’instruction !
Qu’est-ce que l’infidélité ? C’est un écart loin de la vérité, la négation de la vérité. C’est donc négatif, à la fois dans son origine et dans sa fin ; cela commence par la négation, et conclut de même ; cela met toutes choses en question, mais n’apporte rien ; cela prend, si possible, mais ne donne pas ; cela demeure dans les ténèbres et le doute, pendant que ses malheureux admirateurs ne se sentent certains de rien sauf de leur propre incertitude.
Or si l’infidélité, c’est de s’éloigner de la vérité, il est clair que la vérité rencontre l’erreur, la met en évidence, et y répond – tout comme la maladie, étant un dérangement de la santé du corps, a son opposé exact dans un état de bonne santé. Obtenez la santé, et la maladie disparaît ; établissez la vérité, et il n’y a pas de place pour l’erreur.
D’après the Lord is near septembre 1988
« Celui qui parmi vous craint l’Éternel, qui entend la voix de son serviteur, quiconque marche dans les ténèbres et n’a pas de lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu » Ésaïe 50. 10.
DES TÉNÈBRES À LA LUMIÈRE, AVEC JÉSUS CHRIST
Il est posé à Israël cette question, dans un temps de nombreuses personnes dans la nation avaient froidement refusé de marcher dans le sentier de l’obéissance à l’Éternel. Peut-être qu’au moins quelques-uns, cependant, prendraient à cœur ce tendre appel. Qui a la véritable crainte de saints respect et de sainte révérence pour la grandeur de la gloire de l’Éternel, le Dieu du ciel et de la terre ? Celui qui craint l’Éternel écouterait certainement la voix de son Serviteur. Cela s’applique à Ésaïe donnant la pure parole de Dieu, qu’Israël était appelé à écouter. Cependant, de manière bien plus élevée, le Serviteur devait encore être révélé, car ce verset est une prophétie concernant le Messie, le Fils de Dieu.
Un homme dont l’âme était honnête aurait pu se rendre compte que son chemin était assombri, qu’il ne voyait pas où il allait, n’ayant pas de lumière. Qu’il est important de voir les faits, plutôt que d’ignorer volontairement la condition réelle de sa propre âme. Si quelqu’un veut la regarder en face, alors un bon conseil lui est donné : « Qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu ».
Maintenant que Dieu a été révélé dans la Personne bénie de son Fils, nous pouvons, avec raison, penser à cela dans la lumière d’une telle révélation. Le Seigneur Jésus Christ, qui est Lui-même l’Éternel, est un merveilleux lieu de repos pour la foi. Conscient, comme Thomas, que Jésus est « mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28), le croyant peut « s’appuyer sur son Dieu ». Que cela efface toutes les ténèbres, et apporte la plus douce lumière à l’âme !
Seigneur Jésus, tu es mon Seigneur et mon Dieu,
Le Fils du Père, mon Sauveur,
Mon rédempteur, car ton sang tellement précieux
M’a sauvé pour toujours.
L.M. Grant
D’après the Lord is near septembre 1988
« Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 19 et 20.
L’IMPORTANCE DE LA RÉUNION DE PRIÈRES EN ASSEMBLÉE
La prière individuelle chez soi ne remplacera jamais la prière en commun. Le Père nous a donné, dans sa Parole, l’accès à Lui des deux manières, et nous devons profiter des deux. On ne peut pas tirer de conclusions sur l’étendue des prières individuelles, mais chacun de nous est conscient de manquer de profiter d’une ressource très précieuse donnée par Dieu dans la réunion de prières. Nous en sommes conscients, parce que, soit nous contribuons à ce manquement en n’assistant pas à la réunion de prières, soit nous y assistons, et nous nous étonnons alors que soient aussi nombreux ceux qui négligent cette occasion d’être unis, de demander ensemble, et d’avoir ainsi l’assurance et la bénédiction des versets ci-dessus.
Le psalmiste a écrit ; « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que les frères habitent unis ensemble » (Ps. 133. 1). La réunion de prières n’est-elle pas une expression de cela en pratique ? Quand nous sommes ensemble en conversation avec notre Père, ceux qui prient à haute voix devraient parler pour tous ceux qui sont réunis. Tous peuvent alors se joindre à l’amen, comme preuve audible de l’unité. Nous faisons l’expérience de la bonté et du bonheur d’être rassemblés parce qu’Il est au milieu de nous, et nous prend en charge. « Non pas ma volonté qui soit faite, mais la tienne » serait notre motif si nous sommes réellement réunis dans le sens de ces versets, et l’égoïsme disparaîtrait bientôt. La réunion de prières est vraiment un chœur divin dans un endroit divin, avec un horaire divin et sous la présidence divine.
D’après the Lord is near septembre 1988 (L.J. Ondrejack)
« C’est un Dieu jaloux et vengeur que l’Éternel… (il) garde sa colère contre ses ennemis » Nahum 1. 2.
LA JUSTICE DE DIEU S’EXERCE TOUJOURS
Le Seigneur est jaloux et se venge. Cela ne semble pas très saint, ou bien ? Mais l’idée, ici, n’est pas une envie pécheresse ou de revanche. C’est plutôt l’idée d’apporter la justice sur la situation. Par exemple, supposez qu’un terroriste fracasse la porte pour entrer dans une maison paisible, frappe les enfants, assaille la femme et s’enfuie avec tout ce qui a de la valeur. Ce n’est que juste et à propos, quand le mari rentre, qu’il montre une jalousie juste et désire que justice soit faite.
Dieu regardait la nation de Juda comme sa propre épouse et ses enfants. Les Assyriens, sous Sankhérib, les avaient terrorisés. Des inscriptions murales trouvées par des archéologues dans le palais de Sankhérib, près de Ninive, décrivent par images la torture de captifs juifs par écorchement. Jérusalem elle-même, cependant, ne tomba jamais, parce que Dieu intervint directement et miraculeusement pour délivrer la ville des Assyriens. Dieu avait permis à cette nation païenne d’affliger son peuple par la discipline, mais maintenant, aux jours de Nahum, le temps était venu pour les Assyriens de faire l’expérience de la colère d’un Dieu jaloux et vengeur. Ninive ne serait plus ! De telles bonnes nouvelles demandaient à être célébrées (ch. 1. 15).
Quelle bénédiction de savoir que nous sommes le peuple d’un Dieu jaloux et vengeur ! Son amour protecteur ne permettra à aucun rival de nous attaquer. Il peut permettre que nous fassions l’expérience de toutes sortes d’opposition de la part d’incrédules, maintenant, mais souvenons-nous que notre Dieu est jaloux pour nous. Nous n’avons pas à rendre la pareille et à prendre notre revanche, parce que nous pouvons être certains que notre Dieu apportera finalement une justice complète à notre égard. Qu’Il choisisse – ou non – de nous délivrer maintenant de ceux qui nous affligent, nous pouvons avoir la confiance que, à la fin, nous célébrerons ses voies en justice.
D’après the Lord is near septembre 1988
« L’Éternel est lent à la colère, et grand en puissance, et il ne tiendra nullement le coupable pour innocent » Nahum 1. 3.
TOUT PÉCHÉ RECEVRA SA PUNITION
Alors que le message de Nahum était dirigé en premier lieu contre Ninive, et était ainsi un message d’encouragement pour Juda, il y avait là également une parole d’avertissement pour Juda. Ils étaient coupables de nombreux péchés semblables à ceux de l’Assyrie. Parce que Juda n’écoutait pas et n’apprenait pas la leçon de la prophétie de Nahum, Dieu devait descendre sur Juda aussi, à cause de leur état croissant de péché.
Il y a aussi un encouragement et une mise en garde dans ce passage pour le jeune chrétien aujourd’hui : Un encouragement, parce que nous pouvons être certains que le coupable recevra avec justice ce qu’il mérite. Il peut sembler, quelquefois, que Dieu ne sait pas – ou ne se soucie pas de ce que les méchants semblent être épargnés quant à leurs voies inconvenantes et immorales. Cependant, ce passage nous assure que, bien que Dieu soit lent à la colère, Il ne manque pas de punir l’injuste.
Il y a aussi ici un avertissement pour le jeune chrétien. Ne pensons pas que nous pouvons nous éloigner du péché ! Bien que la punition éternelle pour nos péchés ait été payée par Christ notre Sauveur, les conséquences ne peuvent en être évitées. Dieu est lent à la colère, mais notre Père céleste doit nous discipliner quand nous nous écartons de ses préceptes. Si nous trichons sur les examens ou sur la déclaration de revenus, nous en subirons certainement les conséquences. Si nous mentons à des enseignants ou à des employeurs, nous pouvons nous attendre à ce que notre Père céleste nous punisse – pour notre bien. Si nous dérobons à des employeurs du temps ou des outils, ou même des bagatelles, non seulement nous donnons du christianisme un mauvais aspect, mais quand le temps sera venu, nous « moissonnerons ce que nous aurons semé ». Si nous nous impliquons dans un péché moral, nous serons jugés à la fin, même si la chose était d’abord du plaisir. Le Seigneur est lent à la colère, mais sa punition est certaine.
D’après the Lord is near septembre 1988
« La parole de sa puissance » Hébreux 1. 3.
LA PUISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU : NOTRE SÉCURITÉ
Le frère Pollock a illustré la puissance de la Parole de Dieu en rapportant le récit de deux voyageurs. Transportant une grande somme d’argent, ils prenaient leur tour pour rester éveillés la nuit, avec un pistolet chargé, pour garder leur trésor. Pourtant, une nuit, dans une cabane isolée, ils s’endormirent tous les deux après avoir secrètement observé les propriétaires du chalet qui lisaient la Bible et priaient. Le frère Pollock demande : Est-ce que la vue d’un jeu de cartes, d’une bouteille de whisky ou d’un volume du livre L’âge de raison de Tom Paine, et un revolver, auraient produit une telle sensation de sécurité ?
La puissance de la Parole sur la vie des humains devient encore plus visible quand ils commencent à la lire. Quand Josias, le roi d’Israël, entendit lire la Parole de Dieu, il s’humilia, rechercha une plus grande direction de la part de Dieu, et instaura des réformes dans son pays. David, le doux psalmiste d’Israël, décrit la Parole de Dieu comme « restaurant l’âme… rendant sages les simples, … réjouissant le cœur… éclairant les yeux… demeurant à toujours… la vérité… juste tout ensemble ». Deux personnes découragées, transformées dans leurs pensées après avoir entendu Jésus exposer les Écritures, s’exclamèrent : « Notre cœur ne brûlait-il pas quand il nous ouvrait les Écritures ? »
Il y a quelque temps j’ai eu la joie de voir une jeune personne ouvrir son cœur à Christ, et devenir une enfant de Dieu après avoir entendu la Parole. La joie qui en résulta reflète celle d’innombrables autres personnes, ce qui montre vraiment que : « la Parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants : elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur » (Héb. 4. 12).
D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)
« Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu : C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » Job 42. 5 et 6.
LA PATIENCE DE JOB ET LA PATIENCE DE DIEU
Ces passages divisent la vie de Job en trois périodes : 1. Avant sa maladie. 2. Pendant sa maladie. 3. À la fin de sa maladie.
Job avait entendu parler de Dieu, et il se conduisait comme tel sur la terre. Rien, dans les deux premiers chapitres, ne nous ferait penser qu’il dirait un jour : « J’ai horreur de moi ». Dieu Lui-même avait reconnu publiquement que son serviteur Job n’avait pas son égal sur la terre, qu’il était « parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal ».
Mais Job devait avoir affaire avec Dieu, seul et dans un endroit tranquille. C’était pendant sa maladie qu’il vit Dieu de plus près, et aussi que son propre cœur s’ouvrit avec toute sa laideur. Une fois que son cœur eut été finalement vidé et purifié de lui-même, de son propre moi, Job peut dire « J’ai horreur de moi ».
Hélas, nous lui ressemblons, et il faut toute la patience et Dieu et son action pour nous amener à la repentance à ses pieds. Nous sommes souvent réellement surpris de voir tout ce qui doit sortir de notre cœur quand vient la mise à l’épreuve. Que le Seigneur nous accorde la patience afin que nous puissions Le laisser agir ! Quand Il nous met à l’épreuve, c’est parce qu’Il nous forme pour le ciel, mais Il doit d’abord nous libérer des soucis de ce monde. C’est une tâche continuelle, difficile, douloureuse, mais nous avons tout à gagner à cela.
« Sauve-moi, ô Dieu ! car les eaux [me] sont entrées jusque dans l’âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge. Délivre-moi du bourbier, et que je n’y enfonce pas » Psaume 69. 2, 3 et 15.
Dans le Psaume 69, David décrit la situation dramatique dans laquelle il se trouve, en utilisant trois images suggestives. Dans la première, les eaux ont pénétré jusque dans son âme ; la deuxième parle de sables mouvants dans lesquels il a l’impression de s’enfoncer, ne trouvant sous ses pieds rien de solide qui puisse le soutenir. Enfin, la troisième image évoque une expérience de noyade à cause du courant qui le submerge. Privé de secours humain et de point d’appui en lui-même ou en dehors de lui, David se jette dans les bras de Dieu (v. 4 et 14), dans l’attente de son aide.
Le Psaume décrit l’état d’âme du psalmiste, mais il donne aussi une vision prophétique des souffrances de Jésus, le Messie d’Israël, le Sauveur du monde. L’image des sables mouvants évoque le désarroi éprouvé par le Seigneur à la fin de sa vie terrestre, en particulier sur la croix. Déjà, dans le jardin de Gethsémané, alors qu’Il anticipe le terrible moment de la croix, son angoisse est telle que sa sueur tombe sur la terre sous forme de grosses gouttes de sang (Luc 22. 44).
Il affronte ensuite la nuit dramatique durant laquelle, conduit de tribunal en tribunal, Il subit la haine, les violences physiques, les injures. Toutes les classes sociales se sont liguées contre Lui. Personne ne vient en aide et ne soutient cet Homme innocent qui a toujours fait le bien. Même ses disciples l’ont abandonné.
Pendant qu’Il est crucifié, les moqueries et les provocations se poursuivent, jusqu’à ce que les ténèbres recouvrent la terre. La colère divine contre nos péchés, que Jésus expie dans ces moments tragiques, s’abat sur Lui. Abandonné de Dieu pendant les trois heures de ténèbres, Il descend alors dans un abîme sans fond… Mais, après trois jours, Il sort de la tombe en vainqueur.
N’oublions jamais les souffrances infinies de notre adorable Sauveur !
« Jésus, fatigué du chemin, se tenait assis au bord de la fontaine. C’était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire » Jean 4. 6 et 7.
Les voies de Dieu conduisent une personne fatiguée, assoiffée et isolée, dans la présence du Sauveur, qui, Lui aussi, est fatigué, assoiffé et isolé.
Elle est fatiguée parce qu’elle vit dans le péché, alors que Lui est fatigué de son voyage dans le service d’amour qu’Il accomplissait.
Ses péchés ont fait d’elle une femme isolée, alors que son amour a fait de Lui un homme isolé.
L’amour conduit Jésus Christ là où le péché a amené cette femme.
De la même manière, l’amour de Jésus l’amènera plus tard au lieu où le péché aurait dû nous conduire : à la croix. Là, abandonné de tous, Il a connu une solitude indicible. Il a cherché quelqu’un qui ait compassion de Lui, des consolateurs, mais Il n’en a pas trouvé (Ps. 69. 21). Trahi par un faux disciple, renié par un vrai disciple, abandonné par tous les autres, Il a dû endurer ainsi une terrible solitude sur la croix. Il est élevé entre ciel et terre, rejeté par les hommes et abandonné de Dieu.
Qu’est-ce qui l’a conduit à une telle solitude ? Son amour pour ceux qui étaient perdus – un amour qui ne pouvait pas être éteint par des eaux ni submergé par des fleuves (Cant. 8. 7).
Ceux qui acceptent un tel amour, par la foi dans le Sauveur crucifié et ressuscité, sont sauvés. Il leur donne la vie éternelle afin que leur soif spirituelle soit étanchée. Il leur promet d’être avec eux afin qu’ils ne soient plus jamais seuls.
Jeune homme, David avait vaincu Goliath le Philistin, mais cet ennemi réapparaît constamment et cela, jusqu’au jour de sa mort. La chair, cette nature héritée d’Adam pécheur, est avec le croyant tout le temps de son passage sur terre. Nous lisons que « la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; ils sont opposés l’un à l’autre ». Sachant que nous sommes « mort avec Christ », nous avons à tenir la chair dans la mort et, avec le secours du Seigneur, à « marcher par l’Esprit » (Gal. 2. 20 et 5. 16 et 17). Que de combats David connut depuis les parcs des brebis jusqu’au jour où il entra dans la forteresse de Sion ! Le lion, l’ours, Goliath, les ennemis du dehors – et malheureusement aussi les ennemis du dedans, Saül et ses hommes. Quand « les Philistins apprirent qu’on avait oint David pour roi sur Israël, tous les Philistins montèrent pour chercher » (2 Sam. 5. 17). Le roi interrogea l’Éternel, suivit les instructions et avec le peuple, remporta la victoire. C’est alors qu’il fit revenir l’arche à Jérusalem.
Le psaume 132, dont l’auteur n’est pas mentionné, rappelle ce jour : « Lève-toi, Éternel ! pour entrer dans ton repos, toi et l’arche de ta force » (v. 8) ; … « l’Éternel a choisi Sion ; il l’a désirée pour être son habitation : C’est ici mon repos à perpétuité ; ici j’habiterai, car je l’ai désirée. Je bénirai abondamment ses vivres, je rassasierai de pain ses pauvres ; et je revêtirai de salut ses sacrificateurs, et ses fidèles exulteront en chantant de joie. Là je ferai germer la corne de David, j’ai préparé une lampe à mon oint. Je revêtirai de honte ses ennemis ; et sur lui fleurira sa couronne » (v. 13 à 18).
Prophétiquement, ce psaume correspond à l’introduction du règne millénaire. Dieu entrera dans son repos (v. 14) ; le monde entier sera béni et se réjouira (v. 15 et 16) ; Christ, le vrai Fils de David, recevra la couronne universelle (v. 17 et 18). Les promesses inconditionnelles de Dieu s’accompliront en Lui, par Lui et pour Lui. David est un type de Christ et toutes les bénédictions évoquées sont la conséquence de « toutes ses afflictions ». C’est parce que Christ a souffert qu’Il a été « exalté par la droite de Dieu ; … prince et sauveur » (Act. 2. 33 ; 5. 31). Le jour approche où la terre jouira du repos de Dieu. Alors sera accomplie en plénitude la prophétie d’Ésaïe : « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (És. 53. 11).
« Quand le roi habita dans sa maison, et que, tout autour, l’Éternel lui eut donné du repos de tous ses ennemis, le roi dit à Nathan, le prophète : Regarde, je te prie, moi j’habite dans une maison de cèdres, alors que l’arche de Dieu habite sous des tapis ! » (2 Sam. 7. 1 à 3). En 2 Samuel 22 nous trouvons, à nouveau, la mention de la délivrance de David face à « tous ses ennemis » mais dans l’en-tête du psaume 18 nous lisons : « Du serviteur de l’Éternel, de David, qui adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül ». Nous pouvons penser que le psaume 18 a été écrit dans le temps où David prit la forteresse de Sion pour en faire sa ville, ville en laquelle il fit entrer l’arche de l’alliance.
Il est bien réel que, malgré cette déclaration, les combats ne furent pas finis pour le roi. En 2 Samuel 21 nous lisons : « Les Philistins firent encore la guerre à Israël ; David descendit avec ses serviteurs, et ils se battirent avec les Philistins ; et David était fatigué » (v. 15). En danger, il fut délivré par Abishaï (v. 17). Ensuite nous voyons qu’il ne participera pas aux combats qui suivraient. Il y en aura trois à Gob (v. 18 et 19) et un autre à Gath (v. 20). Quatre combats mettant en scène quatre fils de Goliath « … qui étaient enfants du géant » et qui « tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs » (v. 22). La nature charnelle ne s’améliore pas, David avait dit au géant : tu as outragé le Dieu d’Israël (1 Sam. 17. 45). Un peu plus de trente années plus tard, du dernier des fils du géant, il est dit : « il outragea Israël » (2 Sam. 21. 22).
Du psaume 18, nous lisons le résumé donné par un frère maintenant délogé : « Nous voyons qu’il constitue une grande prophétie embrassant la mort, la résurrection, l’exaltation, la victoire finale et la royauté du Messie. Les trois premiers versets fournissent le thème qui sera ensuite longuement développé, à savoir comment a été délivré « le serviteur de l’Éternel » (voir le titre). Le Seigneur Jésus nous enseigne, par sa propre expérience, ce qu’est Dieu pour celui qui se confie en Lui. « L’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons » a été démontrée dans la résurrection de Christ, son ascension et la place qui Lui est donnée au-dessus de tous ses ennemis (lire Éph. 1. 19 à 21).
Ce que Dieu a été pour Jésus à l’heure de sa détresse (v. 6) et de sa calamité (v. 18), Il l’est aussi pour nous. Les épreuves que nous traversons sont autant d’occasions de Le connaître d’une manière nouvelle. Suis-je fatigué, languissant ? Il est ma force. Ma foi vient-elle à chanceler ? Il est mon Rocher. Un danger apparaît-il ? Il est mon lieu fort, la haute retraite où je trouve un refuge assuré (Ps. 9. 10). Suis-je aux prises avec l’Ennemi ? Il est le bouclier qui me protège de ses coups. Pour Jésus, cette délivrance était la conséquence de sa justice (v. 20 et 25), tandis qu’à nous elle est assurée à cause de notre relation avec Lui. Le Seigneur Jésus, dans la première partie du psaume, nous a enseigné par son exemple à L’invoquer dans nos afflictions. Il nous apprend ici à nous appuyer sur Lui pour la marche (v. 34 et 37) et pour le combat (v. 35, 36 et 40).
Se tenir debout sur nos lieux élevés (v. 34), c’est considérer la vue qui s’offre à nous par la fin de ce psaume. Les regards se portent vers l’avenir, au moment où Dieu détruira les ennemis de son Fils. À l’horizon nous voyons poindre l’aurore de son règne. Il sera établi Prince sur son peuple Israël, mais aussi Chef des nations. Comme nous y invite un cantique : Contemplons ce grand Roi des rois, régnant en puissance sur tout l’univers et, par sa présence, brisant tous les fers. Il était nécessaire pour la gloire de Dieu que les nations Le louent, et toutes le feront pendant le règne. Mais dès aujourd’hui c’est notre privilège, tirés comme nous l’avons été du milieu des nations, de chanter des cantiques à la gloire de son nom (v. 50 cité en Rom. 15. 9). Ne l’en privons pas » – (J. K.).
À l’instar de David et de ses hommes, tenons « ferme dans un seul esprit, combattant ensemble d’une même âme, par la foi de l’évangile » (Phil. 1. 27).
« Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir ; tu m’as creusé des oreilles; tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché… »
Ce verset 7 du Psaume 40 est, comme on le sait, cité en Hébreux 10. 5 avec un changement caractéristique. « Tu m’as creusé des oreilles » y devient : « Tu m’as formé un corps ». En fait les deux expressions sont équivalentes. C’est souvent que, dans l’Écriture – comme d’ailleurs dans le langage courant – une partie caractérise un ensemble, un élément significatif étant utilisé pour représenter une entité que chacun reconnaît sans peine. On parle d’un trône pour évoquer un royaume, de chaînes pour parler de captivité, d’une maison pour désigner ceux qui l’habitent, etc.
N’est-il pas remarquable que la partie du corps humain choisie ici par l’Esprit de Dieu pour représenter l’homme tout entier ne soit ni la tête, centre de la réflexion et des décisions, ni l’œil, ni la main ou le bras qui feraient penser aux découvertes, à l’activité, à la force ? C’est l’oreille, qui suggère l’écoute de Dieu, l’obéissance à sa volonté. On peut la considérer comme l’organe récepteur reliant Dieu, qui fait connaître sa volonté, à la créature responsable d’y faire attention et de s’y soumettre.
C’est sur ce point précis, mais essentiel, que l’homme s’est montré défaillant dès le début de son histoire. En se soustrayant à l’autorité divine, il a perdu sa raison d’être sur la terre où le Créateur l’avait placé avec des comptes à lui rendre.
Mais « le Fils, en entrant dans le monde » fait cette déclaration préliminaire : « Tu m’as creusé des oreilles ». Il venait spécialement pour se plier à ce qui était et reste absolument lié à la condition humaine : l’obéissance à Dieu. Pour en faire la démonstration, il allait recommencer de bout en bout – et coûte que coûte – de la naissance à la mort, l’histoire de l’homme sur la terre.
« II est devenu », ce qu’il ne pouvait être avant, obéissant, et cela « jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8). Il allait apprendre lui-même, « bien qu’il fût Fils » (Héb. 5. 8) et nous apprendre à nous, tristes descendants d’Adam, ce que c’est que l’obéissance inconditionnelle à Dieu.
Voilà pourquoi le Fils vient du ciel, et voilà en même temps pourquoi Il ne fait pas dans le monde une arrivée majestueuse qui corresponde à ses titres et à sa dignité. Cette entrée glorieuse, appelée « son apparition », Il la fera plus tard, et elle lui vaudra alors le respect et l’hommage de toute créature (Ps. 24. 9).
Mais sa première venue devait nous donner, à nous les humains, une magistrale leçon d’obéissance, montrer par l’exemple que celle-ci était non seulement normale et possible, mais aussi heureuse.
« C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir… », ajoute en effet le Psaume 40. Par contraste avec la servitude et l’esclavage tels que l’homme les conçoit, ce qui caractérise la vie divine, c’est l’obéissance par amour.
« Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est fatigué. Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne. Le Seigneur l’Éternel m’a ouvert l’oreille, et moi je ne me suis pas rebellé, je n’ai pas reculé » (És. 50. 4 et 5).
Ésaïe, qui « vit sa gloire et parla de Lui » (Jean 12. 41 : allusion à Ésaïe 6) présente ici la gloire morale du Serviteur de l’Éternel. La condition élémentaire d’un service pour Dieu n’est pas, comme nous avons parfois tendance à le penser, le dévouement, le zèle ou l’énergie.
Avec ces seuls mobiles, Moïse, en voulant délivrer le peuple, n’a fait que tuer un Égyptien. Et Pierre, en voulant se porter au secours de son Maître, a tranché l’oreille de Malchus, l’empêchant précisément d’écouter les paroles de Jésus.
La condition d’un service pour le Seigneur n’est pas non plus dans les moyens dont on dispose. Je puis avoir les capacités, le temps, l’argent, la santé nécessaires pour entreprendre une certaine activité chrétienne et pourtant faire ma propre volonté en m’y engageant.
Inversement, quand c’est Dieu qui ordonne, l’absence de moyens n’est pas un argument valable pour se dérober. Le même Moïse nous le rappelle quand quarante ans après la scène du meurtre de l’Égyptien, il s’excuse auprès de l’Éternel : Je ne suis pas un homme éloquent… Ils ne me croiront pas (Ex. 4). Mais celui qui l’envoyait lui donnerait les moyens d’accomplir la mission qu’Il lui confiait. À l’homme l’obéissance, à Dieu les conséquences.
Quelle merveilleuse illustration de ces principes que nous trouvons dans la vie terrestre de notre Seigneur Jésus ! Lorsque Lazare est malade, le message des sœurs de Béthanie ne suffit pas pour qu’Il se mette en route. Mais quand l’ordre lui vient d’en haut, la menace d’être lapidé ne suffit pas à l’empêcher de partir. Ce ne sont pas ses sentiments qui le font avancer ni la crainte de l’homme qui le fait reculer.
Il avait pris « la forme d’esclave », ce qui implique l’absence de volonté propre, la soumission sans réserve à Dieu, appelé pour cette raison dans notre passage « le Seigneur l’Éternel ». Christ est sur la terre son serviteur et à ce titre reçoit « la langue des savants » pour qu’Il sache soutenir par une parole ceux qui sont « fatigués et chargés », selon Matthieu 11. 28. Ministère béni, abondamment illustré dans les évangiles !
Pensons à tous les « Ne crains pas », « Pourquoi pleures-tu ? », « Aie bon courage »… que nous y trouvons. Trois mots ici, trois mots là : une « parole de grâce, sortant de sa bouche », apportant la paix, la consolation, le réconfort. Ce n’était pas seulement la bonne parole ; elle était dite au bon moment, « à propos ». « Une parole dite en son temps, combien elle est bonne ! » (Prov. 15. 23 ; 25. 11).
Et dans ce verset 4 d’Ésaïe 50, le secret d’une telle science nous est clairement révélé. La langue est celle des savants parce que l’oreille a été ouverte. Il sait parler aux hommes, celui qui sait d’abord écouter son Dieu. Et remarquons que ce lien entre une oreille docile et une langue intelligente passe par le cœur du croyant. « J’ai caché ta Parole dans mon cœur », dira le psalmiste (Ps. 119. 11). Il s’ensuit que de l’abondance du cœur, la bouche pourra parler (Mat. 12. 34). Oui, ce secret de l’homme Christ Jésus est celui de chacun de ceux qui possèdent sa vie. Bien écouter notre Dieu pour bien parler de notre Dieu.
Hélas ! la disposition à écouter nous manque souvent beaucoup. Il y a bien sûr ceux dont les oreilles leur démangent pour ouïr toutes sortes de nouveautés, ou ceux qui sont volontairement sourds parce que la voix de Dieu met leur conscience mal à l’aise (Prov. 1. 24 et 25).
Mais en général, et plus que jamais dans le monde bruyant qui est le nôtre, nos oreilles sont plutôt distraites ; en les ouvrant aux mille voix de la terre, nous les fermons à la voix du ciel. Et c’est grave de conséquences, parce que tout ce que nous entendons contribue à influencer notre manière de penser. Que le grand Ennemi soit appelé « le chef de l’autorité de l’air » n’est pas sans signification. Cet air est moralement pollué, saturé d’ondes malfaisantes par lesquelles lui, Satan, « opère maintenant dans les fils de la désobéissance » (Éph. 2. 2).
« Il me réveille chaque matin ». Car l’obéissance à Dieu n’est pas l’affaire d’un jour ni d’une occasion. Ils ne manquent pas dans l’Écriture, les exemples d’hommes de Dieu obéissant dans des circonstances mémorables. « Abraham, étant appelé, obéit » (Héb. 11. 8). Plus tard, sur l’ordre de Dieu, il offre son fils.
Noé, Moïse, Josué, Gédéon, Samuel, Néhémie, Daniel… font partie de cette grande nuée de témoins qui nous entoure… en nous servant d’exemples. Tous ont obéi à Dieu dans des circonstances où leur foi était sérieusement mise à l’épreuve. Mais il est probablement plus facile d’agir sur un ordre formel et exceptionnel que dans les mille détails de la vie quotidienne, en se remettant chaque matin à l’écoute de son Dieu.
Tel nous apparaît Jésus, dès le premier chapitre de l’évangile de Marc (celui du parfait serviteur) où nous trouvons comme un échantillon d’une de ses journées si remplies. Nous l’y voyons, longtemps avant le jour, priant à l’écart dans un lieu désert. Il y avait alors sur la terre – ce désert aride peuplé exclusivement de « fils de la désobéissance » – un Homme dont les délices étaient de faire jour après jour ce qui était le bon plaisir de Dieu. Et en retour on comprend combien un tel Homme pouvait faire, jour après jour, les délices du cœur de Dieu.
« Si le serviteur dit positivement : J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, alors son maître le fera venir devant les juges et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon ; et il le servira à toujours » (Ex. 21. 5 et 6).
C’est une institution particulièrement émouvante que celle du « serviteur hébreu ». La semaine d’années qu’il vient d’accomplir lui donne le droit de sortir libre. Libre mais seul ! Selon le droit établi par Dieu, sa femme et ses enfants resteraient en ce cas la propriété du maître.
Or il aime ce maître ; il se trouve bien chez lui, spécifie le passage correspondant de Deutéronome 15. 16. Il aime sa femme, il aime ses enfants. Un choix douloureux est à faire entre, d’un côté ceux qui lui sont le plus chers, de l’autre sa liberté. Briser ses chaînes serait briser en même temps les liens les plus doux, ceux de la famille. C’est ce qui va dicter sa décision.
Il va rester serviteur et le déclare sans hésiter, positivement. Mais le dire simplement ne suffit pas. Il va devoir se soumettre encore à une cruelle nécessité qui sera en quelque sorte sa signature sous le contrat passé avec son maître : son oreille doit être percée, clouée au poteau ; son sang doit couler. Ainsi le prix payé pour ce marché conclu (ceux qu’il aime, en échange de sa liberté) sera comme gravé sur lui.
Le maître sera glorifié, car il sera reconnu aux yeux de tous comme un bon maître, chez qui on se trouve bien, et lui-même saura que son serviteur l’aime. La femme, à ce sacrifice, mesurera l’amour de son mari. Et chaque enfant pourra dire à son tour : Je sais que mon père m’aime ; voyez cette petite marque à son oreille qui me le confirme.
Chacun de ces détails a sa contrepartie parfaite dans le Nouveau Testament. Nous y apprenons le grand secret du service volontaire de notre Seigneur Jésus : « J’aime le Père, et comme le Père m’a commandé, ainsi je fais » (Jean 14. 31) ; – le secret de son amour pour l’Église, son Épouse : « Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25) ; – le secret de son amour pour chacun des siens : « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).
Ici encore l’oreille représente le corps tout entier. Clouée au poteau par le poinçon du maître, elle évoque de manière émouvante la crucifixion de notre Seigneur Jésus. Si nous pensons aux sentiments du maître meurtrissant même légèrement son fidèle serviteur, nous entrons un peu dans les pensées de Dieu.
« J’aime mon maître » a déclaré positivement l’esclave hébreu. À cet amour, comment va répondre le maître ? « Il plut à l’Éternel de le meurtrir ». Nous pensons aussi aux sentiments du serviteur. Il va se soumettre à cette souffrance si petite soit-elle, donner ce gage de son attachement au maître, de son amour pour sa femme et pour ses enfants. Il a désormais des droits sur eux, dont il saura montrer la preuve. Quand le Seigneur s’est présenté à ses chers disciples le soir du jour de la résurrection, ils ont pu voir dans ses mains, ses pieds, son côté, la preuve de son amour pour eux.
Nous sommes à la fois ceux que le Père a donnés au Fils (Jean 17. 6) et ceux que lui-même s’est acquis au prix de ses souffrances et de sa mort. Il a fallu le poteau, le poinçon, le sang versé, la marque ineffaçable. Mais désormais nous sommes à lui ; nul ne pourra jamais contester un droit scellé par de telles souffrances, et qui se lie à son service éternel.
L’histoire de Jacob, malgré toutes les faiblesses de ce patriarche, nous apporte une image éloquente d’un service par amour. Il s’est acquis une famille par son dur labeur en pays étranger, au point qu’il pourra dire : « J’ai passé ce Jourdain avec mon bâton ; et maintenant je suis devenu deux troupes » (Gen. 32. 10).
Sortir libre, jusqu’au dernier moment, aurait été possible pour Jésus. On l’invitait même à descendre de la croix. Mais, comme dans cette autre image du grain de blé (Jean 12), cela aurait signifié demeurer seul. La mort restait invaincue, le diable conservait son pouvoir, le monde avait bien été traversé par quelqu’un sur qui ses tentations n’avaient eu aucune prise, mais, celui-ci parti, il retrouvait son règne incontesté.
Une démonstration avait été faite de la présence du vrai bien sur la scène où règne le mal – démonstration accablante pour nous – mais rien n’aurait changé ni dans sa condition ni dans la nôtre. Lui retrouvait sa liberté et toutes les gloires qui sont les siennes, et nous, nous restions dans l’esclavage. Jamais son merveilleux amour n’aurait eu l’occasion de donner sa mesure et de fournir à l’univers entier une éclatante manifestation.
Une oreille creusée : Il est devenu homme expressément pour obéir. Une oreille ouverte : de jour en jour pendant son chemin sur la terre, « il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ». Une oreille percée : son obéissance devait aller jusqu’au suprême sacrifice, « jusqu’à la mort de la croix ».
L’amour, a dit quelqu’un, se réserve le privilège de servir. L’amour éternel de Christ se réserve le privilège de servir éternellement.
Tes saints glorifiés – ton Épouse parée –
Aux noces de l’Agneau, tu les introduiras,
Et les faisant asseoir aux places préparées,
T’avançant, tu les serviras.
Aux célestes parvis, terme de notre attente,
Où dès l’éternité tu voulais des humains,
Nous pourrons contempler ta beauté ravissante,
Et les blessures de tes mains.
D’après Le Messager Évangélique 1990 (J. Koechlin)
« Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau » Jean 3. 7.
Je ne deviens pas un chrétien en évitant ou en supprimant le mal, ces « œuvres de la chair » (comme la Bible les appelle), telles que : « la fornication, l’impureté, la débauche, l’idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes, les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et tout ce qui y ressemble » (Gal. 5. 19 à 21). Non ; être un chrétien ne signifie pas : « Tu ne dois pas ! », même si beaucoup pensent ainsi. Les 10 commandements – les paroles de la Loi – me disent : « Tu ne dois pas ! ». Ils me montrent, de manière indirecte, ce que je suis, et je prends seulement davantage conscience de mes mauvais penchants. Mais les 10 commandements ne produisent rien de bon en moi – rien en quoi Dieu puisse prendre plaisir.
Ce que le christianisme a et qui est unique, c’est qu’il ne réside pas dans le fait que le mal qui est dans l’homme doit être supprimé, mais que quelque chose de nouveau est produit. Être chrétien (et par cela nous entendons quelque chose de vivant et réel, non pas une confession, une religion ou une tradition) ce n’est pas simplement un idéal que je dois essayer d’atteindre. Il ne s’agit pas d’une éthique qui corrigerait ce qu’il y a de mauvais en moi, ou d’une puissance qui m’améliorerait. Non, je deviens un chrétien en recevant une nouvelle vie – une vie qui vient de Dieu !
Quand Jésus dit ici : « Il vous faut être nés de nouveau », cela met fin à tout espoir d’attendre quelque chose par moi-même. De même qu’on ne cultive pas les mauvaises herbes, mon être naturel ne peut pas être cultivé.
« Il vous faut être nés de nouveau » ; cela montre cependant que la nouvelle vie est possible et nécessaire. Elle est reçue par quiconque croit en Jésus, le Fils de Dieu. Cette vie produit de bons fruits dans lesquels Dieu trouve du plaisir.
« Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit Saint » Tite 3. 4 et 5.