HOMME ET FEMME

« … Ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces, mais ils se sont égarés dans leurs raisonnements, et leur cœur privé d’intelligence a été rempli de ténèbres : se prétendant sages, ils sont devenus fous » Romains 1. 21 et 22.

Quand nous lisons la Genèse, le premier livre de la Bible, nous voyons les merveilles de la création. Dieu est Celui qui, par la puissance de sa parole, a créé toutes choses (Gen. 1. 3 à 29). Quant à l’être humain, la Bible dit précisément : « Dieu… les créa mâle et femelle » (v. 27).

L’homme et la femme ont donc été créés par Dieu, égaux en valeur, mais pas identiques. Il existe des différences essentielles entre les deux sexes créés par Dieu.

Ils sont tous les deux constitués d’un esprit, d’une âme et d’un corps, mais dans ces trois « composants », Dieu les a créés différents – par exemple sur le plan émotionnel. Une inversion des rôles entre l’homme et la femme ne peut avoir que des conséquences néfastes.

L’homme et la femme sont unis par le mariage ; ils peuvent avoir des enfants et partager une vie d’amour et d’aide réciproque. Cette unité, qui concerne l’esprit, l’âme et le corps, n’annule pas les différences que Dieu a établies entre les sexes. Le couple s’épanouit dans cette unité et dans la complémentarité.

Le croyant qui comprend la grandeur, la sagesse et l’amour de Dieu dans la création, met en valeur ces fondements. Le rôle de chacun est de transmettre ces bases fondamentales à ses propres enfants, afin d’être protégé des tromperies séductrices de ce monde, qui ne respecte pas les institutions divines à cause de son éloignement de Dieu.

D’après « Il buon seme » – octobre 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (129)

« C’est accompli » (Jean 19. 30).

RETOUR AUX TROPIQUES

L’oiseau resta en arrière après un ouragan, perdu, presque à bout de forces. Il était couché sur le terrain de football d’une école au nord-est des États-Unis, à des milliers de kilomètres de son endroit d’origine : les Tropiques. Mais la petite Mary, âgée de 10 ans, avec sa mère, arrivèrent, relevèrent avec précaution l’oiseau étrange, et le mirent dans une caissette pour le rapporter chez elles et le soigner.

Des ornithologues identifièrent l’oiseau comme un Oiseau des tropiques, noir et blanc. Il a un corps allongé, blanc, avec des lignes noires, et de longues ailes, et sa queue a presque la moitié de la longueur de son corps.

L’oiseau exotique reprit bientôt des forces et remua ses ailes. Mais que fallait-il en faire ? Dans le climat froid il allait mourir, et les tropiques étaient trop loin pour qu’on le laisse y voler tout seul. Mais il fit pourtant ce long trajet, de Boston jusqu’aux Bermudes – dans un avion. Des amis de la mère de Mary le prirent lors de leur vol de vacances aux Caraïbes, où ils le relâchèrent. De gros frais – mais les amis des oiseaux comprendront cela. Le salut du petit oiseau n’est qu’une faible image de ce que Jésus Christ a fait pour nous, humains. Nous aussi nous sommes dispersés et abattus par les orages de la vie, nous nous sommes éloignés de Dieu, nous sommes près de mourir, comme nous le savons. Mais Jésus est venu pour nous sauver. Il a payé le prix afin que nous puissions connaître l’habitation de la demeure de l’Éternel et le lieu de sa gloire (cf. Ps. 26. 8). De même que le petit oiseau, nous ne pouvons pas atteindre ce but par nos propres forces. Mais Jésus, sur la croix, a dit : « C’est accompli » (Jean 19. 30). Tout ce que nous devons faire, c’est croire, recevoir cela, et L’en remercier.

D’après die gute Saat septembre 2025

« Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » 1 Jean 1. 7.

LA NÉCESSITÉ ET LE PRIVILÈGE DE LA COMMUNION ENTRE CHRÉTIENS

La communion et les relations fraternelles avec d’autres chrétiens sont nécessaires et essentielles pour nourrir et développer la vie divine. La nouvelle nature désire la communion et les relations avec Dieu et avec les autres croyants. Être associé avec d’autres croyants fait agir la nouvelle nature et fortifie les désirs divins. « Deux valent mieux qu’un… car s’ils tombent, l’un relèvera son compagnon » (Eccl. 4. 9 et 10). Si l’un est faible dans la foi, et risque de tomber, la relation de compagnie avec des chrétiens plus forts le relèvera et le fortifiera. « Le fer s’aiguise par le fer, et un homme ranime le visage de son ami » (Prov. 27. 17). Cela est particulièrement vrai dans les relations chrétiennes.

Il nous est dit en Hébreux 10. 24 et 25 : « Veillons les uns sur les autres pour nous stimuler à l’amour et aux bonnes œuvres, n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes ». En nous associant avec d’autres chrétiens nous nous encourageons l’un l’autre à l’amour et aux bonnes œuvres, et lorsque nous assistons aux réunions chrétiennes nos âmes sont nourries ensemble et édifiées dans la foi. Quand deux ou trois sont réunis ensemble au nom du Seigneur Jésus Christ, Il est là au milieu d’eux, et des bénédictions particulières en résultent, qui fortifient et développent la nouvelle nature. La communion dans la lumière avec d’autres chrétiens est donc une nécessité vitale de la vie chrétienne.

D’après the Lord is near décembre 1987 (R.K. Campbell)

« Car notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » 2 Corinthiens 4. 17.

LES SOINS PARFAITS DU SEIGNEUR JÉSUS POUR LES SIENS

Pour le croyant, « toutes choses travaillent ensemble pour le bien ». Il n’y a pas d’exception. Cela peut ne pas être pour notre bien matériel – mais il y a quelque chose de plus important que cela. Notre bien spirituel et éternel est ce que Dieu a à cœur. Ne devrait-il pas en être de même de nous ?

Si les croyants acceptaient cette grande vérité dans leur vie pratique, combien de soucis, de peines de cœur et de larmes nous seraient épargnés. Et au lieu de murmurer et de nous plaindre, nous aurions plus d’actions de grâce et de louanges, de cantiques dans nos cœurs pour le Seigneur.

Il y a, en Romains 8. 28, quatre choses sur lesquelles le chrétien peut bien méditer.

Tout d’abord, une connaissance positive, non pas basée sur une supposition, mais sur une révélation divine. « Car nous savons ». Nous le savons par la foi en ce que Dieu a révélé quant à sa direction en toutes les choses qui nous touchent, directement ou de plus loin.

Deuxièmement : « toutes choses ». Il n’y a pas d’exception, même si Satan et ses armées de démons interviennent comme dans le cas de Job ou dans le criblage des disciples.

Troisièmement, il y a une puissance absolue, divine, régnant sur toutes choses et agissant au-dessus et derrière elles toutes, jusqu’aux moindres détails de tout ce qui nous touche de près ou de loin, et en même temps agissant en nous pour produire l’effet désiré dans notre âme.

Quatrièmement, rien ne peut nous arriver par hasard ou par accident ou de manière inattendue, que notre Dieu et Père n’ait pas prévu et ordonné ou permis dans sa providence en gouvernement, parce qu’Il a un propos défini et divin en ce qui nous concerne, nous qui « sommes appelés selon son propos ». Tout cela, plus on s’y attache avec une foi enfantine simple, produit un amour toujours plus profond de nos cœurs pour Lui.

D’après the Lord is near décembre 1987

« À quoi sert l’image taillée ? » Habakuk 2. 18.

« Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence » Proverbes 3. 5.

CROIRE AUX HOROSCOPES OU AUX CERTITUDES DE LA PAROLE DE DIEU

Il est 7 heures et quart, le matin. Juste à côté de moi dans le train de banlieue, un jeune homme est assis et lit attentivement la colonne de l’horoscope dans le journal du matin. Cela semble le satisfaire, car il déchire soigneusement la section au titre Scorpion. Il dit tout à coup : Aimeriez-vous lire aussi votre horoscope, ou voulez-vous que je vous le lise ? Sous quel signe êtes-vous né ?

Je lui réponds : Ce n’est pas nécessaire : ma vie est sous l’influence de la meilleure des étoiles, l’Étoile de Bethléem. Il me regarde, interloqué. Je poursuis : Vous connaissez le récit des mages de l’Orient, n’est-ce pas ? À leur sujet, il est dit, dans la Bible : « Quant ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie ». Quand ma vie est venue sous cette étoile – autrement dit, quand j’ai connu Jésus Christ – Il a pris ma vie sous sa direction. Maintenant je n’ai plus besoin d’horoscopes ; de toutes façons ce ne sont que des bêtises et de la tromperie.

L’homme se redressa et dit : Et vous croyez encore en Dieu, aujourd’hui, au 20ème siècle !

– Vous vivez aussi au 20ème siècle, n’est-ce pas, et vous faites confiance à un horoscope sans valeur ? Et cela, dans un temps où des bombes pourraient détruire tout sur la terre en quelques secondes ! Qui peut vous garantir que vous serez en vie demain ? Comment vous attendez-vous à vous tenir devant Dieu si vous n’avez pas été justifié devant Lui par la foi en Jésus Christ ? Faites en sorte que votre vie aussi vienne sous l’influence de l’Étoile de Bethléem. Jésus Christ est mort pour vous aussi, et Il est prêt aujourd’hui, à devenir votre Sauveur et le Seigneur de votre vie.

D’après the Lord is near décembre 1987

« Ils dirent : Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison » Actes 16. 31.

LE NAVIRE VA SOMBRER. LE SALUT EST DANS LE BATEAU DE SAUVETAGE

Supposez qu’un vaisseau s’enfonce dans la mer. Nous savons que le vaisseau est absolument pourri, et qu’il fuit tellement qu’il se remplit d’eau rapidement. Sur la rive tous les efforts sont faits. Le bateau de sauvetage, qui a assez de place pour recevoir tous les passagers du navire en perdition, est mis à l’eau. Les mariniers suivent le vaisseau pourri qui enfonce. Le capitaine du bateau de sauvetage demande à tous les passagers du vieux navire en perdition de le quitter et d’aller dans le bateau de sauvetage, où ils sont assurés d’être amenés sains et saufs au rivage.

Les gens, sur le vieux bateau, refusent résolument l’invitation. L’un dit : le vieux bateau n’est pas si dégradé ; il a seulement besoin d’être repeint. Un autre dit : Laissez-nous tranquilles, vous et votre bateau de sauvetage ! Nous avons notre propre charpentier, dont le travail, c’est de remettre en état le vieux bateau. Pensez-vous qu’on va quitter ce beau vieux bateau et faire confiance à ce bateau misérable ? Le vieux navire se remplit, et coule.

Maintenant, dites-moi : Si tous les sots méprisants à bord se noient, qui doit-on blâmer ? Eux, évidemment. Le bateau de sauvetage leur a été envoyé, et ils l’ont refusé.

L’homme est ce bateau pourri – tombé, ruiné par le péché, toujours plus rempli de péchés jusqu’à ce qu’il sombre dans la perdition. Christ est le bateau de sauvetage. Dieu a tellement aimé ce pauvre monde ruiné et qui se noie qu’Il a envoyé le bateau de sauvetage « afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle ». Le monde a-t-il connu Dieu ? Oh non, ils ont même rejeté un tel amour, un tel salut. Ils ont mis à mort le Fils de Dieu. La mort de Jésus était l’offrande de Lui-même, le sacrifice expiatoire pour le péché. Dieu L’a ressuscité d’entre les morts ; et Christ ressuscité devient le bateau de sauvetage de tous ceux qui Lui font confiance.

D’après the Lord is near décembre 1987 (C. Stanley)

« Et voici une voix qui venait des cieux : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » Matthieu 3. 17.

LE FILS DU PÈRE

En comparant les récits de ce fait dans les trois premiers évangiles, nous voyons que les paroles du Père furent adressées au Fils Lui-même aussi bien qu’à ceux auxquels le Fils était présenté. Les différences ne sont pas dues à quelque imperfection dans le récit ou dans les auteurs, mais dans chaque cas le Saint Esprit conserve le sens des paroles du Père convenant à son but dans l’Évangile où cela paraît. Les récits ne sont pas contradictoires, mais complémentaires.

Le récit de Matthieu donne la forme de la révélation faite par le Père concernant le Fils, non pas pour les sages et les prudents, mais pour les enfants. Ces derniers sont ainsi instruits dans la connaissance de Christ : aux petits agneaux le Père dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ».

En Marc et en Luc, la déclaration prend la forme d’une expression de communion entre le Père et le Fils. Le message est une affirmation par le Père de son plaisir et de ses délices dans son fils bien-aimé, et il est adressé directement à l’oreille ouverte du Fils Lui-même : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai trouvé mon plaisir ». De plus, l’expression est notée dans l’Écriture pour que soit approfondie notre communion avec le Père et le Fils.

La grâce et la perfection de Jésus poussaient le ciel à s’ouvrir sur l’Homme dépendant, et dirigeait la voix à venir du Père, exprimant son bon plaisir dans le Fils et vers le Fils sur la terre. Quand Dieu vit le premier homme, Adam, dans la fraîcheur de la création, Il le désigna comme « très bon », mais dans le second Homme, le dernier Adam, le Père trouvait « ses délices ». Et cela ne nous surprend pas, car il est inconcevable que le Père puisse avoir le Fils unique dans son sein et qu’Il ne trouve pas ses délices en Lui. Quels délices suprêmes !

D’après the Lord is near décembre 1987 (W.J. Hocking)

« Et souviens-toi de ton créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais, et avant qu’arrivent les année dont tu diras : Je n’y prends pas de plaisir » Ecclésiaste 12. 1.

QUE PENSEZ-VOUS DE CHRIST ?

Jeune homme : Trop heureux pour réfléchir – j’en ai sûrement encore le temps ;

Adulte : Trop préoccupé pour réfléchir – je veux plus d’argent ;

Responsable : travail, soucis, turbulences ;

Grand âge : trop âgé pour réfléchir – cœur déficient ;

Lit de mort : trop malade maintenant pour réfléchir – faible, souffrant, et solitaire ;

Mort : Il est trop tard pour réfléchir – l’esprit s’est envolé ;

Éternité : toujours penser que la miséricorde de Dieu est dépassée.

Et je suis jeté en enfer avec raison,

Pour pleurer sur mon sort, qui durera éternellement.

Avez-vous déjà vu un faux billet de cent euros ? Oui.

Pourquoi a-t-il été imité ? – Parce qu’il valait la peine d’être imité.

Le billet de cent euros en était-il responsable ? Non.

Est-ce qu’on imite des morceaux de papier d’emballage ? Non.

Pourquoi pas ? Parce qu’ils ne valent pas la peine d’être imités.

Avez-vous déjà vu des faux chrétiens ? Oui, beaucoup.

Pourquoi sont-ils imités ? Parce qu’ils valent la peine d’être imités.

Doit-on les blâmer ? Non.

Avez-vous déjà vu un faux incrédule ? Non, jamais.

Vous demandez : Pourquoi ? La réponse est évidente : il ne vaut pas la peine d’être imité.

Vivre selon la Bible fait de vrais et honnêtes chrétiens. Voulez-vous être l’un d’eux ?

D’après the Lord is near décembre 1987 (A.J. Pollock)

« L’Éternel, dans les lieux hauts, est plus puissant que la voix des grosses eaux, que les puissantes vagues de la mer » Psaume 93. 4.

NOTRE SEIGNEUR BÉNI DOMINERA UN JOUR SUR TOUTES LES RÉACTIONS MAUVAISES DES NATIONS

Que cet encouragement sera merveilleux pour le résidu pieux de la nation juive, quand les eaux de la grande tribulation se déverseront sur leur pays troublé ! La voix des grosses eaux, les nombreuses forces des nations venant de partout, se répandront sur tout le pays, du nord au sud, comme les grosses lames de la mer balayant sans relâche un peuple sans forces et non préparé. Car ce ne sera pas une simple vague de la marée, mais les flots d’une animosité amère d’hommes impies contre Israël, et de haine contre le Dieu du ciel et de la terre.

Toutes ces nations se vanteront de leur puissance, se comparant l’une à l’autre pour se montrer la plus puissante. L’orgueil de l’homme, le débat des langues, l’épée dévorant : quelle scène de carnage, de souffrance, et de chagrins ! Qui peut calmer l’élan de ces puissantes vagues ?

La foi réagit avec une confiance calme et tranquille : « L’Éternel, dans les lieux hauts, est plus puissant que la voix des grosses eaux, que les puissantes vagues de la mer. » Qui est cet Éternel ? Point d’autre que le Seigneur Jésus Christ, qui une fois, venu en humble grâce sur la terre, a démontré la puissance majestueuse de sa parole en amenant un grand calme à une mer en furie et troublée. Ses disciples furent bien étonnés quand Il parla avec calme et tranquillité à la mer : « Fais silence, tais-toi » – et que la mer lui obéit aussitôt.

Comme sa venue en puissance et en gloire sera différente, pour soumettre les nations hostiles excitées, car Il ne sera plus l’Homme humble et sensible, mais le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs !

Cependant ce sera la même parole d’autorité, « l’épée de sa bouche », qui accomplit la soumission rapide de tous les ennemis, et apporte la paix à un monde troublé. N’apprendrons-nous donc pas à nous confier en Lui dans toutes les circonstances difficiles ?

D’après the Lord is near décembre 1987 (L.M. Grant)

« Mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » Romains 8. 28.

LE RÉSULTAT HEUREUX DES ÉPREUVES

Une chrétienne âgée parlait, un jour, de la bonté de Dieu avec tellement de joie qu’il semblait qu’elle n’avait jamais vécu d’épreuves. Mais n’avez-vous jamais eu d’épreuves, de nuages ? lui demanda-t-on. Des nuages ? Bien sûr, sinon, d’où me seraient venues toutes les ondées qui m’ont si bien rafraîchie ?

C’est là une illustration d’une grande vérité spirituelle. Le seul survivant d’un naufrage en mer fut jeté sur une île inhabitée. Avec des branches et de l’herbe il réussit à se construire une cabane, dans laquelle il plaça toutes ses pauvres affaires. Il pria Dieu de pouvoir être secouru, et scruta l’horizon, jour après jour, espérant pouvoir héler un bateau de passage.

Un jour, en rentrant d’une course à la recherche de nourriture, il fut horrifié de trouver sa cabane en feu. C’était le pire qui puisse arriver, car tout ce qu’il possédait partait en fumée. Le jour suivant un navire arriva à cette île solitaire. Le capitaine lui dit : Nous avons vu votre signal de fumée, et nous sommes venus pour vous aider ! Il fut pris à bord, et finalement rentra chez lui. Comme souvent les plus grandes bénédictions arrivent en se déguisant !

Ce verset : « Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux aiment Dieu » est peut-être bien connu ; mais est-ce une vérité qui touche vraiment notre cœur ? Nous connaissons tellement de vérités de manière théorique ; mais les croyons-nous si bien dans notre cœur qu’elles ont de l’impact sur notre attitude et nos réactions dans les temps de trouble et de mise à l’épreuve, ou quand des circonstances surviennent qui, autrement, nous gêneraient ou nous déstabiliseraient ?

D’après the Lord is near décembre 1987

TRADUCTION DE FEUILLETS (128)

« Ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur » Éphésiens 5. 17.

« Soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour que vous discerniez ce qu’est la bonne, agréable, et parfaite volonté de Dieu » Romains 12. 2.

SE SOUMETTRE À DIEU ET LUI FAIRE CONFIANCE

Un vieillard parle de sa vie : Après mes études, je voulais partir à l’étranger. Un ami me dit que, au Koweït, on pouvait gagner beaucoup. Je me préparai intensivement et à fond pour le concours et demandai à Dieu son aide. Le jour du concours, j’étais certain que j’avais réussi l’examen : je m’y étais bien préparé, et j’avais prié pour cela. D’ailleurs je n’avais pas trouvé difficiles les sujets du concours. Je rentrai tout content chez moi. Une belle place, à un endroit intéressant, était devant moi.

Mais alors ce fut la déception : quelqu’un d’autre avait été choisi. Toute ma préparation, toutes mes prières – pour rien ? Vexé, je me détournai de l’église et de Dieu. Plus de prières – elles ne servaient à rien.

Peu après je trouvai un travail dans notre ville…

Dans le pays où j’avais voulu aller, la guerre éclata. On n’entendit plus parler de celui qui avait eu la place de travail….

Dieu n’avait pas, autrefois, répondu à mes prières selon mes désirs, mais comme j’en étais reconnaissant maintenant ! Pleurant mon ami, honteux devant Dieu, je recommençai à lire ma Bible. Je me reconnus alors comme un homme pécheur, qui n’avait aucun droit sur Dieu. Au contraire, j’avais besoin de salut. Et c’est pour cela que Jésus Christ est mort sur la croix, par amour et par sa volonté personnelle. Maintenant Jésus Christ est mon Sauveur et mon Seigneur.

D’après die gute Saat septembre 2025

« Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne reste pas dans les ténèbres… Je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde » Jean 12. 46 et 47.

ALUNISSAGE OU ATTERRISSAGE SUR TERRE ?

En 1969, environ un milliard de téléspectateurs ont assisté aux premiers pas de l’homme sur la lune. Ils ont vu l’astronaute Neil Armstrong (1930-2012) sortir de son module lunaire et être le premier humain à marcher lentement sur la surface lunaire. Ses paroles sont entrées dans l’histoire : « Un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité. » Deux ans plus tard, l’astronaute James Irwin (1930-1991) a vécu la même expérience en marchant sur la lune lors de la mission Apollo 15. Il a déclaré plus tard : « Le plus grand jour de l’histoire de l’humanité n’a pas été celui du premier homme à marcher sur la lune, mais celui de la venue sur la Terre du Fils de Dieu, Jésus-Christ ».

Il y a plus de 2 000 ans, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, descendit du ciel. Il pénétra dans un territoire nouveau : Il vint dans un monde où cohabitaient l’espace et le temps. Il naquit, comme un enfant, dans une étable de Bethléem. Sa « mission » était de faire connaître Dieu à l’humanité : sa sainteté et son amour pour les hommes. Mais les dirigeants du peuple juif, incapables de supporter cette lumière et jaloux de Lui, le livrèrent aux forces d’occupation romaines.

Pilate, le gouverneur romain, condamna Jésus-Christ à mort, alors qu’il savait absolument qu’il n’avait fait que du bien. Jésus mourut donc sur la croix.

Mission échouée ? Non, bien au contraire ! Jésus est mort volontairement, à cause de nos transgressions. Et Il est ressuscité trois jours plus tard (Rom. 4. 25). Depuis, grâce à sa mort qui a acquitté tous ceux qui croient en Lui comme leur Sauveur, le message s’est répandu dans le monde entier : « Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5. 20).

D’après die gute Saat septembre 2025

(Jésus-Christ dit) : « Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » Apocalypse 22. 13.

PAROLES « JE SUIS » – « A » ET LE « O » ou : « JE SUIS L’ALPHA ET L’OMÉGA »

L’alphabet grec est composé de 24 lettres, dont certaines nous sont familières en tant que symboles mathématiques et physiques. Alpha et Oméga sont la première et la dernière lettres de l’alphabet grec.

Dans le dernier livre de la Bible, Jésus-Christ se présente comme l’Alpha et l’Oméga. Cela fait référence à ses paroles. De même qu’on peut tout exprimer avec un alphabet complet, Jésus a parfaitement exprimé la pensée de Dieu. Tout ce que Dieu voulait dire, Il l’a dit par son Fils. Jésus-Christ a pleinement révélé son Dieu et Père par sa vie et sa mort sur la terre (Héb. 1. 1 ; Jean 17. 3).

Jésus Christ se présente ensuite comme « le premier et le dernier ». Il s’agit alors de sa personne. Jésus-Christ est l’Éternel, Celui qui existe depuis toujours et qui existera toujours. Avant Lui, il n’y avait personne, et après Lui, il n’y en aura plus d’autre. Il était déjà là « au commencement » et sera « le dernier sur la terre » (Job 19. 25 ; Jean 1. 1). Personne ne peut L’ignorer.

La troisième appellation, « le commencement et la fin », fait référence à l’œuvre de Jésus Christ. Tout ce que Dieu a placé entre ses mains, Il l’a accompli pleinement et sans faille. Par son Fils, Dieu a commencé son œuvre en appelant la création à l’existence. Par Lui, Il achèvera son œuvre lorsque « les cieux passeront avec un bruit strident… et la terre et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » (2 Pier. 3. 10). Alors il sera dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apoc. 21. 5) et de nouveaux cieux et une nouvelle terre apparaîtront (2 Pier. 3. 13).

Jésus-Christ est le commencement et la fin de toute l’œuvre de Dieu.

D’après die gute Saat septembre 2025

« Car c’est lui (Christ) qui est notre paix : des deux il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait ; il a aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances, afin de créer les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps par la croix, ayant tué par elle l’inimitié » Éphésiens 2. 14 à 16.

CHRIST ET SON CORPS (L’ASSEMBLÉE)

Nous ne devrions jamais oublier que Tête et membres du corps sont des termes relatifs. Nous ne pouvons pas penser à la Tête sans penser aux membres, et la pensée des membres de son corps ne peut pas nous occuper sans que nous pensions à la Tête à laquelle ils sont unis. Ils doivent aller ensemble, car Christ est la Tête du corps. Le « seul homme nouveau » qu’Il a formé en Lui-même des deux – croyants juifs et des nations – consiste en Christ, la Tête dans le ciel, et les croyants sur la terre, unis à Lui et les uns aux autres par un seul Esprit. Il est donc entièrement nouveau, ce n’est pas une amélioration de la religion des Juifs, mais quelque chose qui n’a jamais existé auparavant, et ne se répétera jamais ; car il est « un », et cependant un corps mystique, parfait puisque consistant en une Tête et des membres, la propre création de Dieu, qui « nous a créés dans le Christ Jésus » – un seul nouvel homme.

Tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont cachés dans ce mystère. Parfaite sagesse, intelligence, grâce suffisante, et réserves inépuisables de vérité et de bénédictions sont conservés dans Celui qui est monté et qui est glorifié, qui est le Chef de l’Assemblée. Son amour, ses soins et sa sympathie sont comme pour sa propre chair, et Il nous considère toujours comme son complément, ou « la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éph. 1. 23). Que l’union de la Tête et des membres de Christ et de l’Assemblée est merveilleuse !

D’après The Lord is near décembre 1987

« Afin que, selon les richesses de sa gloire, il (Dieu) vous donne d’être fortifiés en puissance par son Esprit quant à l’homme intérieur » Éphésiens 3. 16.

LE CHRÉTIEN, POUR ÊTRE CONDUIT PAR LE SAINT ESPRIT, DOIT PRENDRE GARDE DE NE PAS L’ATTRISTER

Un chrétien est habité par le Saint Esprit de Dieu, qui est la puissance pour la vie chrétienne et fortifie la nouvelle nature. Cette Personne divine qui habite dans le croyant mettra toujours en action les désirs et les instincts de la nouvelle nature. Il nous guidera et s’occupera de toutes nos affaires si nous Le laissons diriger notre vie et nous soumettons à sa direction. Nous sommes donc exhortés à « marcher par l’Esprit » et à être « conduits par l’Esprit » (Gal. 5. 16 et 18). Cela implique la soumission de cœur et l’obéissance aux directives du Saint Esprit en nous, et à la Parole de Dieu. C’est une chose vitale de la vie chrétienne. Agir autrement a pour résultat défaite et chutes dans la marche chrétienne.

Le Saint Esprit aimerait toujours conduire le croyant aux désirs et aux activités de la nouvelle nature. C’est sa propre œuvre de nous guider dans toute la vérité, et de prendre les choses de Christ, le Pain de vie et la Parole de vie, et de nous les montrer. Il nous conduit aussi dans la prière : « Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit » (Éph. 6. 18), « Priant par le Saint Esprit » (Jude 20). Ainsi, nous devons marcher par l’Esprit si nous désirons que notre nouvelle nature soit nourrie et développée. Si un croyant désobéit au Saint Esprit et à la Parole de Dieu, l’Esprit en lui est contristé et peut être éteint, et Il n’est pas libre de conduire ce croyant dans les désirs de la nouvelle nature. Il peut seulement convaincre celui-là de péché, et conduire au jugement de soi et à la confession du péché. Marcher dans la puissance de l’Esprit non attristé, est donc d’une importance vitale pour la vie chrétienne.

D’après The Lord is near décembre 1987 (R.K. Campbell)

« Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des raisonnements s’élèvent-ils dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est moi-même ! Touchez-moi et voyez : un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous constatez que j’ai. En disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds » Luc 24. 38 à 40.

JÉSUS CHRIST RESSUSCITÉ A LE MÊME CORPS QU’AVANT SA MORT

Les disciples avaient vu, en dernier lieu, leur fidèle Seigneur enlevé d’auprès d’eux, objet d’une amère persécution, condamné injustement lors d’un procès inique, crucifié, puis enseveli par des mains aimantes et dévouées. Certains d’entre eux, cependant, rapportèrent qu’Il était à nouveau vivant. Certains L’avaient vu. Alors qu’ils se rassemblaient, ce premier jour de la semaine, les portes étant fermées, sa soudaine apparition au milieu d’eux les remplit de terreur. Ils croient voir un esprit. Alors, comme sont précieuses ses paroles, les paroles du Berger des brebis plein de grâce : « Pourquoi êtes-vous troublés » ! Ils avaient peu compris la réalité de l’amour de son cœur. Le voir aurait dû les réconforter, mais cela les avait plutôt effrayés.

Avons-nous des doutes au sujet du fait que ce Sauveur béni soit réellement ressuscité des morts physiquement ? Il est vrai que, dans ce corps, il est extraordinaire qu’Il ait pu soudain apparaître quand les portes étaient fermées. Mais Celui qui est autrefois mort pour nous est ressuscité en puissance. Sa résurrection est la preuve que Dieu a approuvé et accepté la grande valeur de son sacrifice, et dans ce corps de résurrection Il vient au milieu des siens pour les rassurer, les encourager, les mettre à l’aise dans la connaissance qu’Il a parfaitement accompli la grande œuvre de la rédemption, dans laquelle ils peuvent avoir pleine confiance d’être acceptés par Dieu.

Il les encourage à le toucher, à identifier qu’Il n’est pas un esprit, mais qu’Il est ressuscité dans le même corps qui avait été dans le tombeau, et Il le prouve en leur montrant ses mains et ses pieds. Assurance précieuse que son œuvre pour nous est parfaitement réalisée.

D’après The Lord is near décembre 1987 (L.M. Grant)

« Tout homme qui était dans la détresse, et tout homme qui était dans les dettes, et tout homme qui avait de l’amertume dans l’âme, s’assembla vers lui, et il fut leur chef ; et il y eut avec lui environ quatre cents hommes » 1 Samuel 22. 2.

ATTIRÉS VERS LE SEIGNEUR JÉSUS

Il est certain qu’il n’y a rien qui semble attirer dans ces quatre cents hommes. Nous ne les considérerions pas comme des membres de la société respectables et de confiance, certainement pas des hommes en qui on pourrait avoir beaucoup de confiance. Et nous ne les estimerions pas capables de répondre à des responsabilités. Et comment pouvaient-ils jamais s’arranger ensemble dans une caverne, cela nous dépasse complètement ! Et pourtant c’était le cas. Quel était alors le secret de leur présence ensemble ? Était-ce quelque chose qu’ils voyaient les uns chez les autres ? Non, ce n’était pas cela, mais la réponse est facile à trouver. Ils se rassemblaient autour de David, et il devint leur chef.

Ces quatre cents hommes trouvaient en David quelque chose qui les attirait. Il avait la réponse à leurs besoins. David était celui qui pouvait les comprendre dans toutes leurs détresses, parce qu’il avait expérimenté les mêmes. Bien qu’il ait été oint roi sur Israël par le prophète Samuel, pourtant la majorité du peuple d’Israël suivait encore Saül. David avait dû fuir pour sa vie, loin de Saül qui cherchait à le tuer. Mais Dieu était avec David et Il l’avait choisi comme l’homme selon son cœur. Et c’est vers cet homme que ces quatre cents hommes étaient attirés.

Que tout cela est profondément instructif pour nous ! Le Seigneur Jésus Christ, le vrai David, le grand Fils du grand David, est rejeté par le monde. Son gouvernement et sa primauté sont écartés par les chrétiens de nom aujourd’hui. Si quelqu’un désire être dans la compagnie du Fils de Dieu, il doit, comme les quatre cents hommes, prendre cette place méprisée en dehors de la religion organisée. C’est ce que nous lisons en Hébreux 13. 13 : « C’est pourquoi sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre ».

D’après The Lord is near décembre 1987

« Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus » 2 Timothée 2. 1.

LA GRÂCE DÉPASSE LES CONSÉQUENCES DU PÉCHÉ

Aussi grand que soit le besoin de l’homme, en Dieu il y a une ressource infaillible et pleinement suffisante pour y répondre. Le remède de Dieu, c’est la grâce, et Lui-même en est la source. Dieu est lumière et Dieu est amour. L’homme, dans les ténèbres et le péché, est non seulement impropre pour sa présence, mais il craint et hait la lumière, il aime les ténèbres dans lesquelles il se trouve. De son propre choix il désirerait y rester – et il doit y rester – et cela, éternellement – si ce n’était ce que Dieu est. Dieu est amour aussi bien que lumière, et tandis que la lumière révèle le péché et repousse le pécheur, l’amour, au temps propre, est devenu actif par la manifestation de la grâce. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jean 3. 16). Le Fils est venu dans le monde. Il a pris sur Lui l’état de l’homme, sauf le péché. « Tu m’as formé un corps » (Héb. 10. 5). Celui qui naquit, saint, de la vierge fut déclaré être le Fils de Dieu. Le Fils de Dieu, Jésus Christ, était plein de grâce et de vérité.

Mais l’homme, d’une manière générale, n’était pas préparé à Le recevoir. La grâce lui aurait plu – mais sans la vérité. Nous avons un exemple frappant de cela dans l’évangile ; la grâce et la vérité, dans la Personne de Jésus Christ, le don de l’amour de Dieu, furent refusés. Le cas de l’homme devint irréparablement mauvais quand il rejeta Christ et le mit à mort.

Cependant la grâce a surabondé. Le retour dans la gloire de Celui qui avait été rejeté a fait descendre, depuis le cœur même de Dieu, une grâce abondante sur l’homme. L’acte suprême de méchanceté de l’homme a servi, pour ainsi dire, de tremplin pour que Dieu se manifeste comme le Dieu de toute grâce. Le pire que l’homme ait fait contre Lui a résulté en près de vingt siècles de grâce et de patience de la part du cœur de Dieu, et cette grâce coule encore.

D’après The Lord is near décembre 1987

« Mais après que Jean (le baptiseur) eut été livré, Jésus vint en Galilée ; il prêchait l’évangile de Dieu » Marc 1. 14.

LES DEUX SUJETS DE LA PRÉDICATION DE L’ÉVANGILE

La prédication de Jésus annonçait le royaume, montrait que le temps était accompli, que le royaume de Dieu était proche, et que le peuple devait se repentir et croire l’évangile. Nous devons faire la distinction entre l’évangile du royaume et l’évangile de notre salut. Christ est le centre de tous les deux, mais il y a une grande différence entre prêcher un royaume qui est proche, et prêcher celui d’une rédemption éternelle accomplie sur la croix.

Il est tout à fait possible que les deux vérités soient annoncées ensemble. Et en fait, nous trouvons que l’apôtre Paul prêchait le royaume ; mais il proclamait aussi certainement une rédemption éternelle accomplie pour nous sur la croix. Christ prophétisa de sa mort, et annonça que le Fils de l’homme devait donner sa vie pour la rançon d’un grand nombre ; mais Il ne pouvait pas annoncer, pendant sa vie, une rédemption accomplie. Les hommes auraient dû le recevoir, et ne pas le mettre à mort. C’est pourquoi son témoignage concernait le royaume qui était proche.

Ce royaume, dans sa puissance publique, a été retardé parce que Christ a été rejeté ; et ce retard se prolonge tout le temps que Christ est assis à la droite de Dieu, jusqu’au moment où Il se lèvera du trône de son père pour juger. Dieu a dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds » (Ps. 110. 1).

D’après The Lord is near décembre 1987 (J.N. Darby)

« Mais quant aux fables profanes, contes de vieilles femmes, rejette-les, et exerce-toi toi-même à la piété » 1 Timothée 4. 7.

LA VIE CHRÉTIENNE DOIT S’APPRENDRE ET SE PRATIQUER

Comme dans la vie physique, dans la vie spirituelle l’exercice et l’activité sont nécessaires pour la croissance et le développement. Par l’exercice et l’usage de nos membres physiques, ils croissent, se développent, et se fortifient. Il en est de même dans les choses spirituelles ; lorsque nous sommes exercés quant aux désirs et aux activités de la nouvelle nature, nous croissons, nous nous développons, et devenons affermis dans le Seigneur.

Au jeune Timothée il était dit de refuser les « fables profanes et les contes de vieilles femmes », qui ne nourrissent que la vieille nature pécheresse, et de s’exercer plutôt à la piété. Le chrétien a besoin d’avoir chaque jour des exercices spirituels pour être en bonne santé quant à son âme ; Il doit habituer ses membres à agir avec piété. Ses yeux, ses oreilles, son esprit, sa langue, son cœur, ses mains, et ses pieds doivent être dirigés dans le sens de la piété et exercés à la pratiquer journellement.

Le chrétien devrait pratiquer la vue, l’ouïe, la pensée, la parole, les sentiments, et l’œuvre pour le Seigneur chaque jour. Plus on fait cela, plus de telles occupations deviendront spontanées, et plus fort l’on sera dans les activités spirituelles de la nouvelle nature. Nos yeux et nos oreilles devraient être toujours prêts pour quelque service à accomplir pour le Seigneur et pour les âmes précieuses, pour quelque occasion de témoigner pour Christ. Le cœur a besoin d’être poussé à la compassion pour les âmes perdues et pour les rachetés du Seigneur, et disposé à servir Dieu et les hommes. L’esprit et la langue ont besoin d’être exercés à parler pour le Seigneur, et les mains et les pieds doivent être entraînés dans des activités d’amour pour Christ. Ainsi la nouvelle nature se développera par des exercices spirituels.

D’après The Lord is near décembre 1987 (R.K. Campbell)

« Il (Jésus) monta dans la barque… Lui dormait. Les disciples s’approchèrent, le réveillèrent, et lui dirent : Seigneur, sauve-nous. Nous périssons. Il leur dit : Pourquoi êtes-vous craintifs, gens de petite foi ? Alors il se leva, reprit les vents et la mer, et il se fit un grand calme » Matthieu 8. 23 à 26.

L’ÉPREUVE DE LA FOI

Pourquoi Dieu envoya-t-Il cet orage soudain ? Il l’envoya à ses disciples pour la même raison qu’Il envoie quelquefois des orages dans notre vie, et cela pour nous faire voir notre manque de foi.

Les disciples estimaient être des croyants. Mais leur foi n’était pas le genre de foi qui leur permettrait de traverser les orages. Nous pouvons penser que nous avons toutes sortes de foi parce que nous avons la connaissance dans notre tête, comme des versets de la Bible, des arguments théologiques et religieux pour n’importe quelle situation que vous pouvez imaginer. Nous pouvons penser que nous avons de la maturité dans notre foi, simplement parce que nous avons cru depuis des années. Nous pouvons penser que nous avons une ferme confiance en Dieu, simplement parce que nous avons eu de longues périodes de calme relatif dans notre vie – qui n’ont pas mis notre confiance à l’épreuve.

Mais alors, quand arrivent les orages, nous voyons quelle est la véritable dimension de notre foi. Sous la pression de l’épreuve, nos doutes et nos craintes viennent au jour. Nous voyons si nous avons une sûre confiance en Dieu, ou seulement une vague espérance. Ne voyez-vous pas les disciples dans cette barque, au milieu de l’orage, trempés, l’eau ruisselant sur leur visage, les yeux égarés, regardant çà et là depuis leur barque instable ? Ne les voyez-vous pas gesticulant en demandant à grands cris à Jésus : Sauve-nous, nous périssons ? Nous voyons leur désespoir.

Mais regardez Jésus. Il dort ! En Lui nous voyons la foi confiante.

D’après The Lord is near décembre 1987

« Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver » Psaume 46. 1.

JÉSUS CHRIST N’ABANDONNE JAMAIS SES RACHETÉS

La vie est pleine de problèmes qui nous rendent perplexes, de phénomènes inexplicables, et de situations complexes. Job l’exprime ainsi : « L’homme est né pour la misère, comme les étincelles volent en haut » (Job 5. 7). Le Seigneur n’a jamais promis au chrétien une vie exempte de troubles. Écoutez le psalmiste : « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé » (Ps. 34. 19). « L’Éternel sera une haute retraite pour l’opprimé, une haute retraite dans les temps de détresse » (Ps. 9. 9).

Ces épreuves amères et ces peines sévères dans la vie peuvent grandement contribuer à approfondir la vie spirituelle. L’apôtre Paul nous conseille de bien les recevoir.

Joseph fut vendu comme esclave par ses propres frères. Mais la défaite apparente se tourna en glorieuse victoire quand, des années plus tard, il fut celui qui évita la tragédie à sa famille, en répondant à leurs besoins pressants.

Daniel fut jeté dans la fosse aux lions. Mais Dieu ferma la gueule des lions. Daniel rejeté fut salué comme un héros conquérant.

Les trois jeunes Hébreux furent écrasés par l’opposition, et finalement jetés dans la fournaise. Mais ils ne périrent pas. Le parfum de leur loyauté et de leur obéissance à Dieu neutralisèrent même l’odeur de la fumée, parce que l’Éternel marchait avec eux dans l’épreuve.

Les choses même que Satan voudrait employer pour nous déprimer, nous décourager, et nous mettre à mal, peuvent être des choses que Dieu emploiera pour nous rendre semblables à Christ : « Cela tournera pour vous en témoignage » (Luc 21. 13).

Ils se moquaient d’Étienne, mentaient à son sujet, et incitèrent la foule à une action violente. Avant d’être lapidé à mort, ce témoignage lui fut rendu : « Tous ceux qui siégeaient au sanhédrin, les yeux fixés sur lui (Étienne), virent son visage comme un visage d’ange » (Act. 6. 15).

D’après The Lord is near décembre 1987

« La hauteur de l’homme sera humiliée, et l’élévation des hommes sera abaissée : l’Éternel seul sera haut élevé en ce jour-là » Ésaïe 2. 17.

L’ORGUEIL DE L’HOMME RÉDUIT À RIEN

Parmi tous les nombreux défauts de l’homme, son orgueil est le pire de tous. Quelqu’un peut s’abaisser jusqu’aux profondeurs de la dégradation morale et de la corruption repoussante, et cependant se vanter de sa propre importance et de sa volonté forte et indépendante. Quel est le pire, sa méchanceté morale, ou son orgueil vaniteux ? C’est certainement son orgueil, car ce n’est pas simplement un péché contre son propre corps ou un péché contre son voisin, mais la méchanceté de se vanter contre Dieu. Sans le savoir, il défie son propre Créateur, qui est seul digne d’être exalté.

Mais à l’inverse, qu’en est-il de l’homme méticuleusement religieux, qui observe toutes les formes extérieures de la religion, qui attire l’attention sur lui-même par ses efforts pour améliorer la condition du monde – et cependant n’a jamais connu la grâce de Dieu dans le Christ Jésus ? Dans de nombreux cas de ce genre, les hommes sont tellement pleins de leur propre orgueil qu’ils ne voient plus les hommes sobres qui réfléchissent – mais sont encore beaucoup plus inconscients quant à Dieu qui est leur Créateur ! Car ils deviennent leur propre Dieu, comme c’était le cas du pharisien qui « priait ainsi en lui-même : Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes » (Luc 18. 11).

Dans un cas comme dans l’autre, cette hauteur odieuse de l’homme sera totalement abaissée. Il se peut que nous ne tombions pas dans l’une ou l’autre de ces catégories, cependant, à tous les niveaux ce terrible mal a eu quelque triste effet sur toute l’humanité. Et nous avons tous besoin de juger sans ménagement ce principe mauvais en nous. Aujourd’hui la foi peut voir, dans la Personne de Christ, et dans l’œuvre bénie de sa croix, l’abaissement jusqu’à rien de notre orgueil. Mais ceux qui ne veulent pas apprendre cela maintenant devront voir, quand sa gloire apparaîtra, leur orgueil réduit à la honte et à l’humiliation complètes. Lui seul sera exalté dans ce jour-là.

D’après The Lord is near décembre 1987 (L.M. Grant)

PETITE FOI, GRANDE FOI

« Et pourquoi êtes-vous en souci du vêtement ? Étudiez les lis des champs, comment ils poussent : ils ne travaillent ni ne filent ; mais je vous dis que même Salomon dans toute sa gloire n’était pas vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui est là aujourd’hui, et qui demain est jetée au four, ne le fera-t-il pas à plus forte raison pour vous, gens de petite foi ? » Matthieu 6. 28 à 30.

« Pourquoi êtes-vous craintifs, gens de petite foi ? » Matthieu 8. 26.

À plusieurs reprises, Jésus nomme ses disciples « gens de petite foi ».

– La première fois, c’est en relation avec les préoccupations pour les besoins matériels du quotidien : manger, se vêtir… Jésus ne fait pas de reproches à ses disciples, de ce qu’ils s’occupent des choses nécessaires : Lui-même les enverra préparer le repas de la Pâque. Il les reprend parce que ces choses les préoccupent. Si Dieu revêt les magnifiques lis des champs, combien plus s’occupera-t-Il de ses disciples pour cela !

– La deuxième fois, c’est au sujet de leurs peurs. Les disciples sont en plein milieu d’une tempête ; Jésus est dans la barque avec eux, mais Il dort ! Épouvantés et croyant que Jésus est indifférent à leurs angoisses, ils le réveillent (Mat. 8. 24 et 25). Jésus leur reproche d’être ainsi craintifs, puis Il calme la tempête d’une parole.

– La troisième fois, c’est en rapport avec leurs raisonnements. Jésus met en garde ses disciples au sujet du « levain des pharisiens » (Mat. 16. 6) ; et, parce qu’ils avaient oublié de prendre du pain, ils se mettent à discuter comme si Jésus leur faisait des reproches à cause de cet oubli. Et pourtant, peu de temps auparavant, ils avaient assisté au miracle de la multiplication des pains ; l’avaient-ils oublié ? Ou bien n’avaient-ils pas compris qu’Il aurait pourvu à tout ?

Préoccupations pour les besoins matériels, peur dans les tempêtes, vains raisonnements… ne sommes-nous pas nous-mêmes des « gens de petite foi » ? Le Seigneur Jésus nous invite simplement à avoir plus de confiance en Lui !

« Jésus… dit à ceux qui le suivaient :  En vérité, je vous dis : je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi » Matthieu 8. 10.

« Jésus lui répondit :  Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux » Matthieu 15. 28.

Jésus, à plusieurs reprises, a reproché à ses disciples d’être des « gens de peu de foi », mais Il souligne la « grande foi » de deux personnes.

– Un centurion de l’armée romaine qui occupait alors le pays d’Israël, supplie Jésus de guérir l’un de ses esclaves gravement malade et près de mourir (Luc 7. 1 à 10). Mais il ne se juge pas digne de recevoir le Seigneur sous son toit. D’autre part, s’il lui suffit, à lui, un officier, de donner un ordre pour qu’il soit exécuté, une seule parole ne suffirait-elle pas au Seigneur pour que son esclave soit guéri ? Sa foi discerne la divinité de Jésus, qu’Israël ne reconnaissait pas, et la puissance de sa parole. Pour cette raison, Jésus affirme que nulle part en Israël Il n’a trouvé une foi aussi grande. Et en réponse, d’une parole, Il guérit le malade.

– Une femme étrangère demande à Jésus de libérer sa fille d’un démon (Mat. 15. 21 à 28). La réponse du Seigneur ne peut que décourager les plus audacieux. Au début, Il ignore cette femme, puis Il semble vouloir la renvoyer. Enfin, les paroles qu’Il lui adresse semblent méprisantes… Mais Jésus connaît la foi de cette femme et sait qu’elle sortira victorieuse de l’épreuve. La femme insiste, acceptant avec humilité les paroles du Seigneur, et fait appel à sa grâce seule qui s’adresse à ceux qui ne méritent rien. « Femme, ta foi est grande », conclut le Seigneur et, en réponse à cette foi, Il guérit la jeune fille.

Ce qui caractérise l’officier romain, c’est le discernement de la grandeur de Celui auquel sa foi a recours. Ce qui distingue la femme étrangère, c’est le sentiment de sa propre indignité personnelle, mais en même temps des immenses ressources de la grâce de Dieu.

« Les apôtres dirent au Seigneur :  Augmente-nous la foi. Le Seigneur dit :  Si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à ce mûrier : Déracine-toi et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait » Luc 17. 5 et 6.

Comme c’est arrivé aux disciples autrefois, nous pouvons nous aussi sentir que notre foi est petite, et dire au Seigneur : « Augmente-nous la foi ». La réponse de Jésus est instructive : une foi petite « comme un grain de moutarde » suffirait pour mettre en action la puissance de Dieu qui veut accomplir de grandes choses.

Hudson Taylor, qui fut missionnaire en Chine (1832-1905) disait : Nous n’avons pas besoin d’une grande foi, mais de la foi en un grand Dieu. « Ayez foi en Dieu », disait le Seigneur Jésus à ses disciples (Marc 11. 22).

La foi n’est pas une réserve personnelle, une provision dans laquelle nous puissions puiser de temps en temps selon les besoins ! Notre foi augmente au fur et à mesure que nous nous abandonnons à Dieu avec une totale confiance en Lui. Il peut ainsi mener à bonne fin l’accomplissement de ses plans pour notre vie, et nous pouvons bien le remercier pour cela. À chaque pas, notre foi s’ancre davantage en ce Dieu d’amour, sage et puissant.

La foi est aussi comparée à un bouclier, élément indispensable de l’armure chrétienne, pour « éteindre toutes les flèches enflammées du Méchant » (Éph. 6. 16). Satan cherche à nous faire douter de Dieu, mais l’Écriture nous donne le remède : « Résistez-lui, étant fermes dans la foi » (1 Pier. 5. 9). La force pour résister à l’ennemi ne peut venir que de Dieu seul. Enracinons notre foi en lui et en ses promesses !

D’après « Il buon seme » – juin 2025

ENFANTS ET PARENTS

1. UN MOT AUX ENFANTS

« Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur, car cela est juste » Éph. 6. 1.

Dieu veut parler aux enfants. Il le fait par sa Parole. C’est pourquoi il est bon que les enfants commencent à lire la Bible dès leur jeune âge. Ils peuvent alors faire l’expérience que Dieu leur parle personnellement. En ce qui concerne la vie de famille, Dieu a une parole qui les concerne directement : « Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur » (Col. 3. 20). Un chrétien avait une fois paraphrasé ce que devrait être l’obéissance des enfants comme ceci : premièrement : joyeusement, deuxièmement : immédiatement, troisièmement : entièrement.

Dans la Bible, nous trouvons l’exemple de Joseph, qui avait obéi de cette manière. Il avait reçu un ordre de son père : « Tes frères ne font-ils pas paître [le troupeau] à Sichem ? Viens, et je t’enverrai vers eux » (Gen. 37. 13). Joseph savait que ses frères le haïssaient, mais il y est allé de son plein gré et immédiatement. Quand il est arrivé à Sichem, il n’a pas trouvé ses frères. Il aurait pu se dire : J’ai fait ce que mon père m’a demandé ; maintenant, je peux rentrer à la maison. Mais il n’a pas agi ainsi, parce qu’il voulait accomplir entièrement ce que son père lui avait ordonné. Ainsi, il a poursuivi sa recherche jusqu’à ce qu’il ait trouvé ses frères à Dothan (v. 17).

Le meilleur exemple pour les enfants, c’est Jésus Christ. Lui-même était irréprochable en toutes choses, mais Il avait des parents imparfaits. Néanmoins, il est dit de Lui : « Il leur était soumis » (Luc 2. 51).

Enfants, suivez le Seigneur Jésus de cette manière, et Dieu vous bénira !

2. UN MOT AUX PARENTS

« Ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du Seigneur, sans reproche » Luc 1. 6.

Dans ce passage de la Bible, nous trouvons Zacharie et Élisabeth. Ils étaient les parents de Jean le Baptiseur. La première chose qui apparaît, c’est qu’ils étaient en communion dans leur relation de mari et femme, et qu’ils étaient ainsi capables de remplir ensemble leur tâche de parents.

Ce qui nous est dit de Zacharie et Élisabeth est une condition préalable à l’éducation des enfants.

1. Ils étaient justes devant Dieu. Il ne s’agit pas ici du fait que les rachetés sont justifiés par Dieu par la foi au Seigneur Jésus. Non, il s’agit d’un comportement juste dans la vie quotidienne. Déjà comme jeunes croyants, nous pouvons commencer à vivre ainsi. Voulons-nous vraiment faire ce que Dieu approuve dans notre vie de tous les jours ? Si nous apprenons à vivre d’une manière juste avec l’aide du Seigneur, nous pourrons ensuite être un bon exemple pour nos enfants. De toute façon, ils font plus attention à ce que nous faisons qu’à ce que nous leur disons.

2. Ils marchaient dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du Seigneur. Il n’est possible de vivre selon tous les commandements du Seigneur que si nous connaissons la Parole de Dieu et que nous la mettons en pratique dans notre vie. Nous pouvons aussi commencer à faire cela depuis notre jeunesse, afin d’avoir un fondement pour notre foi. Alors, comme parents, nous serons capables d’expliquer à nos enfants ce que dit la Bible, et de leur montrer comment le mettre en pratique. C’est une bénédiction pour les enfants lorsque la Parole de Dieu a une place centrale dans la famille.

D’après « The Good Seed » novembre 2024

L’AFFRANCHISSEMENT DU CROYANT

« Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » Jean 8. 36.

« Christ nous a placés dans la liberté (litt. : nous a libérés pour la liberté) en nous affranchissant » Galates 5. 1.

Affranchir, cela signifie libérer de la servitude ; l’état qui en résulte est l’affranchissement. Lorsqu’autrefois un maître affranchissait l’esclave qui lui appartenait, celui-ci n’avait plus à obéir aux ordres de son ancien maître ; il n’était plus sous son pouvoir ; il ne lui appartenait plus. Il était libre de vivre comme il l’entendait. L’affranchissement du croyant, c’est une complète délivrance :

  • de l’esclavage de Satan (És. 49. 25 ; Héb. 2. 15) ;
  • de l’asservissement au péché (Rom. 6. 6, 10, 11, 18 et 22) ;
  • des obligations de la Loi (Gal. 2. 19 ; Rom. 7. 4 et 6) ;
  • du monde dont Satan est le chef (Gal. 6. 14) ;
  • du « moi » (Rom. 7. 24 ; 8. 2) ;
  • de l’esclavage des hommes (1 Cor. 7. 23).

Dans les faits, l’affranchissement peut être très progressif et incomplet, et chaque croyant le réalise différemment. Mais n’oublions pas que cette délivrance est l’un des résultats glorieux de l’œuvre accomplie par le Seigneur Jésus à la croix et que tout croyant en bénéficie entièrement. Réaliser cette délivrance, c’est, d’une part, se tenir pour mort avec Christ (Rom. 6. 8 ; Col. 2. 20) et, d’autre part, « vivant à Dieu dans le Christ Jésus » (Rom. 6. 11). Remarquons que ces deux états sont en rapport avec la Personne du Seigneur Jésus : mort avec Christ, vivant dans le Christ. Le Seigneur Jésus est mort sur la croix et a été ressuscité trois jours après ; désormais, Il vit à toujours. C’est Lui qui m’a affranchi par sa mort, et je suis mort avec Lui ; c’est Lui qui est ressuscité, et je suis vivant en Lui.

Quatre vérités importantes

L’affranchissement s’apprend par l’expérience, et j’apprends durant tout le cours de ma vie. La Parole de Dieu m’enseigne quatre leçons importantes qu’il me faut retenir :

1. « Je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de bien » Romains 7. 18.

La chair est en moi et elle y demeure. La « chair », c’est ma nature pécheresse, privée de l’Esprit de Dieu. La Parole de Dieu l’appelle « la chair de péché » (Rom. 8. 3). Je ne peux ni m’en débarrasser ni l’améliorer. Au cours d’une journée, j’ai bien souvent l’occasion de m’en rendre compte. Il n’y a absolument rien dans la chair qui soit agréable à Dieu : la pensée même de la chair est hostile et opposée à Dieu (voir Rom. 8. 7). Elle ne disparaîtra que lorsque je serai revêtu d’un corps nouveau à la venue du Seigneur Jésus. Le péché est en moi, le mal est avec moi, je suis prisonnier de la puissance du péché qui est en moi ; tel que je suis dans ma nature humaine, je ne peux faire que le mal (Rom. 7. 20 et 21).

2. « Le vouloir est avec moi, mais accomplir le bien, je ne le trouve pas. En effet, le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais » Romains 7. 18 et 19.

Quelle situation misérable et insoluble ! Je n’arrive pas à faire ce qui est selon Dieu et que je voudrais pourtant, je fais ce que je ne voudrais pas et qui est opposé à Dieu… Puis-je combattre contre cela ? La lutte contre la chair est perdue d’avance ; je n’ai aucune force (Rom. 5. 6) pour combattre contre elle ; essayer de lutter contre la chair qui est en moi ne serait que faire de vains efforts, décourageants et inutiles.

3. « Ainsi donc moi-même, par l’intelligence, je sers la loi de Dieu ; mais par la chair, la loi du péché » Romains 7. 25.

Je découvre qu’il existe en moi deux natures, deux puissances, opposées l’une à l’autre. L’une est en moi dès ma naissance, elle me vient d’Adam, l’homme pécheur – c’est « la chair » ; l’autre me vient de Dieu à ma « nouvelle naissance » (Jean 3. 5 à 7) – c’est « l’intelligence », la faculté de mon esprit d’être en relation avec Dieu. Le croyant qui constate que sa nature charnelle l’emporte sans cesse sur sa nouvelle nature malgré tous ses efforts, finit par capituler et s’écrie : « Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Rom. 7. 24). Il touche au désespoir ; il se rend compte qu’il n’a aucune force en lui-même pour être délivré de la puissance de la chair en lui. Il doit alors apprendre que la délivrance est en dehors de lui-même. Mais, Dieu soit béni, elle existe : elle se trouve en Christ (Rom. 8. 1).

4. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, car la loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » Romains 8. 1 et 2.

Voilà la délivrance ! L’affranchissement, la libération de ce qui me rend esclave de la chair en moi, est un travail divin. Dieu travaille en moi par son Esprit, en vue de la sainteté pratique ; quant à moi, cela m’est impossible. La délivrance, la libération du « moi », c’est la réalisation de la présence du Saint Esprit en moi, cette puissante personne divine.

Deux natures dans le croyant

Revenons plus en détail sur la question des « deux natures » du croyant. Lorsqu’il se convertit et vient au Seigneur Jésus, le croyant ne tarde pas à découvrir qu’il y a désormais en lui deux natures différentes, qui ont des objectifs opposés (nous l’avons vu en Rom. 7. 25 – voir aussi v. 17, 20 et 23). Il y a en moi une opposition constante de l’entendement contre la chair, de la nouvelle nature contre la vieille. (« L’entendement » c’est l’intelligence – terme rencontré en Romains 7. 25 – de la nouvelle nature, reçue par la nouvelle naissance et éclairée par le Saint Esprit – voir Galates 5. 16 à 18 ; 2. 20).

Ma « nature », c’est l’ensemble des traits caractéristiques de mon être. Il ne m’est pas possible de me « débarrasser » de ma première nature, puisque c’est « moi ». Je dois vivre avec elle. Mais j’ai la possibilité de la tenir à la place que la mort du Seigneur sur la croix lui a donnée : dans la mort. Un mort n’a plus aucune volonté, ni pensée, ni action.

Quant à ma vieille nature, ma nature, « adamique », c’est-à-dire héritée de l’homme pécheur à ma naissance, je ne peux que constater : « En moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite pas de bien » (Rom. 7. 18) – la première chose importante signalée plus haut. Mais au sujet de la nouvelle nature, la Parole de Dieu affirme : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché ; car la semence de Dieu (la nature divine) demeure en lui, et il ne peut pas pécher parce qu’il est né de Dieu » (1 Jean 3. 9). C’est ici la manifestation de la nouvelle vie, reçue de Dieu lorsque j’ai cru, et qui est dans l’impossibilité de pécher puisqu’elle est selon Dieu.

Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas de péché en moi – ce serait me séduire moi-même. Si je dis que je n’ai pas péché, c’est encore plus grave : je fais Dieu menteur (voir 1 Jean 1. 8 et 10) ! Ainsi le péché demeure enraciné en moi, comme le tronc de l’arbre, et ses fruits se manifestent – les péchés.

Mais Dieu s’est occupé de l’arbre et de ses fruits. Je sais que, à la croix, le péché a été ôté de devant Dieu qui l’a condamné (Rom. 8. 3) et que tous mes péchés ont été portés et expiés par Christ (1 Pier. 2. 24) – quelle souffrance pour Lui qui était totalement exempt de péché ; que son nom soit éternellement béni ! Tous mes péchés : ceux que je commets encore aujourd’hui, hélas, aussi bien que ceux que j’ai commis depuis ma naissance jusqu’au moment de ma conversion. Mais je rends grâces à Dieu de ce que, s’il m’arrive de pécher après avoir été sauvé par l’œuvre de la croix, j’ai « un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le Juste ; et lui est la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2. 1 et 2).

En tant que croyant, je possède donc une nouvelle nature. Mais elle n’a pas de force en elle-même pour me garder de pécher. Alors, d’où me vient la force qui me permettra de tenir en bride la vieille nature afin que la nouvelle se manifeste ?

La puissance du Saint Esprit

Eh bien cette force est celle du Saint Esprit, personne divine par laquelle j’ai été scellé comme preuve que j’appartiens à Dieu depuis que j’ai cru (Éph. 1. 13). Il me conduit par sa puissance (Gal. 5. 18), m’aide à marcher (Gal. 5. 16 et 25 ; Rom. 8. 4) et à vivre (Gal. 5. 25) – et me garde de faire les choses que je voudrais selon ma vieille nature (Gal. 5. 17). C’est par la puissance de l’Esprit en moi que les actions de la chair sont tenues dans la mort. « L’Esprit est l’instrument et la puissance d’une telle vie » (J.N. Darby).

Par la vieille nature que j’ai héritée d’Adam – la chair qui est en moi – je demeure esclave du péché ; par l’intelligence de la nouvelle nature que je possède en Christ – intelligence éclairée par le Saint Esprit -, je suis affranchi de la puissance du péché et capable de faire ce qui est agréable à Dieu. Mais, répétons-le, cette nouvelle nature n’a pas de puissance en elle-même ; elle se trouve dans l’Esprit Saint, qui est aussi une puissance d’affranchissement.

Peu après m’être converti et être venu au Seigneur, je vais constater la chose suivante : « Vouloir est avec moi, mais accomplir le bien, je ne le trouve pas. En effet, le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais » (Rom. 7. 18 à 20). Je suis né de nouveau, mais je suis encore sous la puissance de la Loi. Elle dit : « Fais cela et tu vivras » (Luc 10. 28), mais je suis incapable de faire ce que demande la Loi, et je pèche en la transgressant. La chair ne peut pas se soumettre à la loi de Dieu (Rom. 8. 7). Je n’ai pas encore réalisé que je ne suis plus sous la loi, mais sous la grâce.

Je veux pratiquer le bien, mais je constate que c’est le mal qui est avec moi qui se manifeste – alors même que je ne le veux pas -, et qu’une puissance qui m’est supérieure me pousse à faire le mal. C’est toute la question de l’affranchissement. Comment faire pour vaincre ce mal, pour ne pas céder au péché qui habite en moi ? La réponse est au début du chapitre 8 des Romains : « La loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Rom. 8. 2). Cette « loi », ici, est la puissance qui m’entraîne à agir. Si la puissance de l’Esprit qui est en moi comme croyant peut agir, alors je serai libéré de la puissance du péché. La chair, c’est la mort, l’Esprit, c’est la vie. Si je vis par l’Esprit, je peux appliquer la mort aux manifestations de la chair en moi (voir Col. 3. 5 à 7).

Mon corps et ma vie sont à Dieu

Le croyant apprend par la Bible, Parole de Dieu, que son être tout entier appartient non pas à lui-même, comme les incrédules le proclament et le revendiquent avec force, mais à Dieu qui lui a donné la vie – la vie physique, comme aussi la vie spirituelle à la nouvelle naissance. Citons quelques passages de l’Écriture :

– « Dieu a créé l’homme sur la terre » (Deut. 4. 32) ;

– « Un seul Dieu ne nous a-t-il pas créés ? » (Mal. 2. 10) ;

– « l’Éternel est vivant, lui qui a fait notre âme » (Jér. 38. 16) ;

– « Voici, toutes les âmes sont à moi ; comme l’âme du père, ainsi aussi l’âme du fils est à moi » (Éz. 18. 4) ;

– « [Dieu] dans la main duquel est l’âme de tout être vivant et l’esprit de toute chair d’homme » (Job 12. 10) ;

– « L’esprit retourne à Dieu qui l’a donné » (Eccl. 12. 7) ;

– « Souviens-toi de ton Créateur » (Eccl. 12. 1) ; etc.

Tout être humain possède une âme et un esprit, dont le réceptacle est le corps. La Parole de Dieu nous dit donc que l’âme est immortelle et appartient à Dieu, que l’esprit retourne à Dieu si l’on meurt, et que le corps sera soit ressuscité « corps spirituel » (1 Cor. 15. 44) pour ceux qui sont morts « dans le Seigneur », soit transformé pour les vivants et rendu conforme au corps de gloire du Seigneur Jésus (Phil. 3. 21).

Quant au corps du croyant vivant sur la terre, l’apôtre Paul pose deux questions aux croyants de Corinthe : « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? » (1 Cor. 6. 15 ; voir 12. 12,13 et 27). « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? et [que] vous n’êtes pas à vous-mêmes ? Car vous avez été achetés à prix ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 19 et 20). Ce sont plus des répréhensions que des questions car les Corinthiens devaient savoir ces choses – et nous-mêmes aujourd’hui devrions les savoir. Nous devrions répondre à l’apôtre Paul : Oui, nous savons que nos corps sont des membres mêmes de Christ (voir Éph. 5. 30) et qu’ils sont l’habitation du Saint Esprit (voir Jean 14. 17).

Développons un peu ces deux vérités importantes quant à notre corps, à partir des deux « Ne savez-vous pas ? … » de 1 Corinthiens 6 :

1. Verset 15. Les croyants ne s’appartiennent plus à eux-mêmes, ils sont la propriété d’un autre : Christ les a achetés pour Dieu au prix de son sang très précieux (1 Pier. 1. 18 ; Apoc. 5. 9 ; 1 Cor. 7. 23). Nous sommes liés à Christ, notre corps étant un membre inséparable de Christ ; il appartient à Celui qui, pour moi, est mort et a été ressuscité.

2. Verset 19 et 20. Dieu, par son Esprit, habite dans le croyant : « Vous êtes une habitation de Dieu par l’Esprit » (Éph. 2. 22). Je ne peux donc pas faire ce que je veux de mon corps. Comme croyant, je ne désire certainement pas attrister cet hôte divin qui nous a été donné (Rom. 5. 5), qui est en moi, (Rom. 8. 9), « le Saint Esprit de Dieu » (Éph. 4. 30). Mon corps doit être en toutes choses à la gloire de Dieu, qui l’a acheté au prix du sang de son propre Fils et qui l’a marqué du sceau de sa possession par son Esprit (Éph. 1. 13).

Que dois-je donc faire de ce corps qui appartient à Dieu et dans lequel l’Esprit habite ? L’apôtre Paul nous l’enseigne : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, [ce qui est] votre service intelligent. Et ne vous conformez pas à ce monde ; mais soyez transformés par le renouvellement de [votre] intelligence, pour que vous discerniez ce qu’est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu » (Rom. 12. 1 et 2). Si je mets cela en pratique, je ne vis plus pour moi-même, mais pour Celui à qui j’appartiens, pour « Celui qui pour [moi] est mort et a été ressuscité » (2 Cor. 5. 15).

Vivre « pour moi-même » c’est donner libre cours à la chair qui est en moi, avec ses tristes conséquences ; vivre pour Celui qui a donné sa vie pour moi et a été ressuscité, c’est vivre selon les caractères de la nouvelle nature, afin de « marcher d’une manière digne du Seigneur, pour lui plaire à tous égards » et « portant du fruit en toute bonne œuvre » (Col. 1. 10), ce qui est impossible à la chair – il faut « être à Christ » pour cela (voir Rom. 7. 4).

Je me confie entièrement à mon Dieu, Lui remettant mon être tout entier, afin qu’il me garde saint et pur pour Lui jusqu’à la venue du Seigneur. « Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, et il le fera » (1 Thess. 5. 23 et 24).

Cinq passages de la Parole de Dieu

Considérons rapidement les cinq passages du Nouveau Testament dans lesquels nous trouvons le mot « affranchi ».

1. Jean 8. 32 à 36 – Affranchi par la vérité

« La vérité vous affranchira » (v. 32). Croire au Seigneur Jésus, obéir à ses commandements et persévérer dans les enseignements de sa parole, c’est devenir un disciple de Christ. Et nous entrons alors dans la connaissance de la vérité, car « la vérité est en Jésus » (Éph. 4. 21 ; voir Jean 14. 6). Dans le monde, les hommes s’attachent chacun à une vérité qui leur convient, mais aucune d’entre elles n’est « la vérité. Elle ne se trouve qu’en Jésus. Celui qui reconnaît et accepte cela est affranchi, libéré par la seule vérité – « la vérité vous affranchira » (v. 32).

Si je « pratique le péché », je suis un pécheur invétéré ; je vis dans le péché, et j’en suis devenu esclave (v. 34). Mais si je comprends et accepte que le Fils de Dieu m’a affranchi, alors le péché n’aura plus de prise sur moi. Il m’arrivera encore de pécher car mon ancienne nature pécheresse est toujours en moi, mais, libéré par le Fils Lui-même, je serai « réellement libre » – je connaîtrai une pleine liberté par rapport au péché.

2. Romains 6. 16 à 23 – Libérés du péché, asservis à Dieu

« Affranchis du péché » (v. 18). Les rachetés ont été délivrés de l’esclavage de Satan, celui qui les tenait asservis par la crainte de la mort (Héb. 2. 15). Ils sont passés maintenant sous le doux esclavage d’un nouveau et bon Maître, qui est Christ. Nous remarquons que les auteurs des épîtres du Nouveau Testament aimaient à se désigner comme étant des « esclaves du Christ Jésus » (Rom. 1. 1 ; Tite 1. 1 ; Gal. 1. 10 ; Jac. 1. 1 ; Jude 1). C’était pour eux un titre glorieux, car ils connaissaient leur Maître et Seigneur et c’était leur joie et leur gloire de le servir.

Romains 6 nous dit que, ayant été affranchis du lourd fardeau du péché, nous sommes maintenant « asservis à la justice » (v. 18) ; c’est-à-dire que nos membres ne sont plus esclaves de tout ce qui est impur ou asservis à une marche sans loi, sans frein, mais « esclaves à la justice pour la sainteté » (v. 19), comme il convient à ceux qui ont été séparés du monde pour Dieu, par la croix du Seigneur Jésus (voir Gal. 1. 4).

Désormais, « affranchis du péché et asservis à Dieu », nous avons notre « fruit dans la sainteté et pour aboutissement la vie éternelle » (v. 22). Comme esclaves de Dieu, nous ne sommes plus sous le joug du péché, nous portons du fruit pour Dieu, pour sa gloire (voir Jean 15. 5) et nous avons devant nous la perspective de la vie éternelle, don de la grâce de Dieu à tous ceux qui croient (v. 23).

3. Romains 8. 2 à 13 – Affranchi par la puissance de l’Esprit

« La loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (v. 2). En tant que croyant je suis conduit à réaliser que je suis désormais « dans le Christ Jésus ». Ayant cru, j’ai été scellé de l’Esprit et Celui-ci demeure désormais en moi (Éph.1. 13 ; Jean 14. 16 et 17). La puissance de cette Personne divine me libère de la puissance du péché qui conduit à la mort, ce qui me serait impossible sans l’Esprit.

Maintenant, mes pensées de croyant ne sont plus dirigées vers « les choses de la chair » ; elles ne me plaisent plus car elles ne plaisent pas à Dieu – elles sont « inimitié contre Dieu » – et conduisent à la mort (spirituelle) ; mais, par l’Esprit, mes pensées sont tournées vers les « choses de l’Esprit » dans lesquelles sont la vie (spirituelle) et la paix du cœur. Je réalise et je vis le fait que je ne suis plus dans la chair, mais dans l’Esprit.

Le croyant qui se laisse ainsi conduire non pas par la chair qui est en lui, mais par l’Esprit qui demeure en lui, réalise cette bénédiction divine : il est fils de Dieu !

4. Galates 5. 1 – Affranchissement = vraie liberté

« Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant » (litt. : nous a libérés pour la liberté). Il a affranchi tous ceux qui croient en Lui. Cette liberté est complète, quant à la Loi, la puissance du péché, et la crainte de la mort. Désormais, comme croyants, nous sommes libres, les portes de la prison dans laquelle Satan nous tenait enfermés ont été ouvertes pour nous par Celui qui a vaincu Satan à la croix (voir És. 49. 24 et 25). Les croyants doivent donc maintenant ne pas retomber sous le joug de la servitude et s’y laisser retenir à nouveau pour leur malheur. La liberté chrétienne est totale en Celui qui nous a affranchis.

5. 1 Corinthiens 7. 20 à 23 – Affranchis des hommes, asservis à Christ

« L’esclave qui est appelé dans le Seigneur est l’affranchi du Seigneur » (v. 22). L’apôtre utilise ici l’image d’un esclave et d’un homme libre. Chacun d’eux est appelé par le Seigneur à venir à Lui pour obtenir le salut, mais aussi la liberté chrétienne. Celui qui est esclave dans sa condition présente réalise avec joie qu’il est « l’affranchi du Seigneur » qui a payé à la croix le prix de sa délivrance, et qu’il est désormais libre. Quant à celui qui est dans la condition d’homme libre, il se réjouit de prendre la condition « d’esclave de Christ », étant soumis avec bonheur à son nouveau Maître. L’un et l’autre – l’esclave libéré et l’homme libre asservi à Christ – sont exhortés à ne pas devenir esclaves des hommes.

Le désir d’être délivré des convoitises de la chair

La convoitise

Le désir de tout croyant, c’est d’être « affranchi », libéré de l’emprise de la chair en lui. L’affranchissement, c’est la libération de ce « corps de mort » (Rom. 7. 24) – ou : « du corps de cette mort » que le péché produit en moi -, pour trouver la vie en Christ. Je crois au Seigneur Jésus, je sais qu’Il m’a sauvé par sa mort sur la croix, je sais qu’il est mort pour moi afin que je ne vive plus pour moi-même, mais pour Lui, qui, pour moi, est mort et a été ressuscité (voir 2 Cor. 5. 15). Ainsi, je désire « pratiquer le bien » (v. 21), c’est-à-dire vivre à sa gloire sur la terre, dans une vie, une conduite et une marche qui l’honoreront. Mais peut-être y a-t-il en moi des mauvaises habitudes dont je n’arrive pas à me défaire, de mauvais désirs qui m’obsèdent, des addictions dont je ne peux pas me détacher malgré mes efforts, des tentations auxquelles je cède parce qu’elles sont trop fortes pour que j’y résiste.

La Parole de Dieu nous donne les trois sortes de convoitises auxquelles je suis exposé :

– convoitise de la chair – ce qui me paraît bon (à manger, pour Ève, par exemple),

– convoitise des yeux – ce qui plaît à mes yeux dans le monde qui m’entoure (voir par exemple 1 Pier. 2. 14) – et que de choses se présentent à nos yeux aujourd’hui, dans le monde et les médias…

– orgueil de la vie – tout ce que je peux désirer pour nourrir mon orgueil naturel (et il y a tant de choses dans le monde qui cherchent à flatter et attirer le « moi »).

Lorsque je désire fortement quelque chose que je ne peux pas ou que je ne devrais pas posséder, c’est de la convoitise.

La convoitise, sous ses trois formes, a causé la chute de nos premiers parents (voir Gen. 3. 6), et l’apôtre Jean nous met encore en garde contre elle à la fin de l’Écriture : « Tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie – n’est pas du Père, mais est du monde ; et le monde s’en va, [lui] et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2. 16 et 17).

De chacune de ces trois formes de convoitise résulte le péché dès lors que j’y cède (voir Jac. 1. 15). La Parole de Dieu me parle des « convoitises du cœur » (Rom. 1. 24), des « convoitises du corps » (Rom. 6. 12), de la « convoitise de la chair » (Gal. 5. 16 et 24 ; 1 Pier. 2. 11 ; 2 Pier. 2. 10 et 18 ; 1 Jean 2. 16) et « des yeux » (1 Jean 2. 16), des « convoitises mondaines » (Tite 2. 12), la « mauvaise convoitise » (Col. 3. 5), etc.

Échapper à la convoitise ?

J’aimerais tant ne plus être le malheureux esclave de ces convoitises auxquelles ma chair ne peut que céder, mais je fais le triste constat que n’y arrive pas. Cela me fait souffrir, je regrette ce que je viens de faire lorsque j’ai cédé à la convoitise, sachant que c’est mal devant Dieu ; j’ai honte de moi et je suis profondément malheureux. J’ai le sincère désir d’être délivré de ces choses, mais je sais que je vais recommencer. Je constate qu’une terrible chaîne me lie au péché, comme Jacques l’exprime : « Chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ensuite la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, une fois commis, produit la mort » (Jac. 1. 15). Je confesse, comme le croyant de Romains 7 : je suis « captif de la loi du péché qui existe dans mes membres » (v. 23).

J’aimerais tant parvenir à me libérer des convoitises et des actions de la chair, mais je dois constater et admettre qu’il n’y a aucune force en moi pour cela, et que « je suis charnel, vendu au péché (vendu comme esclave du péché) : ce que je fais, je ne le reconnais pas, car ce n’est pas ce que je veux que je fais, mais ce que je hais, je le pratique » (Rom. 7. 14 et 15). Je dois en arriver à réaliser que je ne trouverai l’aide et le secours dont j’ai besoin qu’en-dehors de moi. Je me tourne alors enfin, parfois après un long temps d’apprentissage de ce qu’est la vraie nature de la chair, vers le secours qui est en Dieu et dans le Saint Esprit.

Comment être affranchi ?

Les aides et conseils que Dieu me propose dans sa Parole sont nombreux, car mon Père céleste m’aime et veut me bénir chaque jour dans ma vie de croyant, tout au long de ma marche sur la terre. Il désire pour mon bien que je connaisse cette liberté chrétienne dans laquelle Christ a placé le croyant.

Pour être gardé du péché, de céder aux tentations, pour être délivré de mauvaises dépendances, de désirs pernicieux ou d’addictions, il me faut :

Vivre devant Dieu et le Seigneur Jésus

– Prendre conscience du prix payé par le Seigneur Jésus pour m’acquérir – corps, âme et esprit (1 Cor. 6. 20 ; 7. 23). Ainsi, je ne m’appartiens plus à moi-même, mais « à celui qui pour moi est mort et a été ressuscité » (2 Cor. 5. 15) – (voir plus haut le paragraphe : Mon corps et ma vie sont à Dieu). J’ai changé de maître : j’ai été délivré de Satan et de son pouvoir (Héb. 2. 14 et 15 ; Col. 1. 13), un maître dur, cruel et qui me faisait souffrir, mais j’appartiens au Seigneur Jésus, un maître doux et bon à qui j’obéis et que je sers de tout cœur (Col. 3. 23 et 24).

– Réaliser que le but de la vie chrétienne sur la terre, c’est de glorifier Dieu, et que je peux le faire « dans mon corps » (1 Cor. 6. 20) ; je suis exhorté à « présenter [mon] corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu » ; c’est mon « service intelligent » et, chose importante, c’est agréable à Dieu (Rom. 12. 1). Servir intelligemment, ici, signifie honorer Dieu d’une manière conforme à la Parole. Avoir à cœur de « glorifier Dieu dans [mon] corps » c’est ne pas donner de place au péché dans mon corps et ne pas obéir à ses convoitises – que le péché n’y « règne » pas (Rom. 6. 12).

– Demeurer dans la crainte de déplaire à Dieu, ayant à cœur de lui « être agréable » (Prov. 16. 6 ; 1 Pier. 1. 17 à 19 ; Ps. 147. 11). En tant qu’enfant de Dieu, je dois vivre dans une crainte respectueuse à l’égard du Dieu saint, c’est-à-dire que j’aurai à cœur de vivre une vie de piété (1 Tim. 4. 7 et 8 ; 6. 6 et 11) ; demeurer dans cette sainte crainte éloigne du mal (Prov. 3. 7). Pour cela, il me faut…

– reconnaître que Dieu est saint et que je suis appelé à être saint (1 Pier. 1. 15 et 16 ; 1 Thess. 4. 7). Être saint, c’est être séparé du mal, quel qu’il soit. En rapport avec cette sainteté pratique à laquelle Dieu m’appelle et qu’il me faut rechercher et maintenir, je dois…

– me souvenir que je suis un « enfant d’obéissance », « élu selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 2) ; j’ai été « racheté de (ma) vaine conduite » d’autrefois au prix du « sang précieux de Christ » (v. 18). Alors je ne me conformerai pas « à [mes] convoitises d’autrefois » (v. 14) et je désirerais être « saint dans toute (ma) conduite » (v. 15), devant Dieu et à sa gloire.

– Avoir à cœur de maintenir la communion avec les Personnes divines, réalisant combien je peux facilement la perdre et combien il peut être long et douloureux de la retrouver. Si je pèche, la communion est interrompue et j’en souffrirai jusqu’à ce que je sois pleinement restauré par le travail du Seigneur en moi. Pour maintenir la communion « avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3), je dois être occupé du Seigneur plus que de moi-même et désirer demeurer dans sa présence. Près de Lui, je serai toujours bien gardé (1 Sam. 22. 23).

– Penser au déshonneur apporté au Seigneur et à la honte pour moi, qui résultent du péché que je pourrais commettre en cédant à la tentation. Le croyant doit « posséder son propre corps en sainteté et en honneur, non sous l’emprise de la convoitise » (1 Thess. 4. 4). Je désire certainement ne pas déshonorer mon Seigneur, mais bien plutôt lui rendre gloire, honneur et puissance (Apoc. 4. 11) ainsi qu’à mon Dieu (Apoc. 7. 12).

M’éloigner du péché et rejeter les œuvres de la chair

– M’encourager et m’exercer à ne pas toucher à quoi que ce soit d’impur et me « purifier moi-même de toute souillure de chair et d’esprit, achevant (réalisant jusqu’au bout) la sainteté dans la crainte de Dieu (2 Cor. 6. 17 ; 7. 1) ; et ainsi, comme Daniel, ce serviteur fidèle d’autrefois,

– j’arrêterai dans mon cœur de ne pas me souiller (Dan. 1. 8). Par amour pour le Seigneur, je décide de ne pas le déshonorer et l’attrister en contractant quelque souillure que ce soit. La souillure est le propre de « ceux qui suivent la chair dans la convoitise de l’impureté » (voir 2 Pier. 3. 10, 13 à 15). Si je cherche à faire des progrès dans la connaissance de mon Seigneur et Sauveur Jésus Christ, cela m’aidera à « échapper aux souillures du monde » (2 Pier. 2. 20).

– Avoir le mal en horreur (Rom. 12. 9 ; voir Ps. 36. 4) et réaliser la gravité du péché aux yeux de Dieu (le péché est tout ce qui ne convient pas à sa sainteté et à sa gloire). Si je pense que Christ a dû souffrir et mourir pour chacun des péchés que j’ai commis avant ma conversion et que je commets encore aujourd’hui, qu’Il a porté mes péchés « en son corps, sur le bois » de la croix (1 Pier. 2. 24), je serai gardé de céder à la tentation du péché. J’ai causé tant de souffrances à mon Sauveur, pécher encore et toujours en cédant à mes mauvais penchants, ne serait-ce pas, en quelque sorte, ajouter à ces souffrances ?…

– Obéir à la Parole de Dieu qui me demande de m’éloigner de tout ce qui est péché. Entre autres, « toute écriture est… utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16). Elle m’enseigne que je dois fuir certaines choses – et aussi en « poursuivre » d’autres (1 Tim. 6. 11 et 20 ; 2 Tim. 2. 22 ; 1 Cor. 6. 18 ; 10. 14 ; Héb. 12. 14…). Comme quelqu’un l’a dit, le croyant doit fuir ce qui le poursuit (les mauvaises choses) et poursuivre ce qui le fuit (les bonnes choses). Puisqu’il n’y a pas de force en moi pour lutter contre le mal, ma seule sauvegarde est de m’en éloigner, de le fuir. Le sage conseil de l’apôtre Paul à son « enfant Timothée » et aussi à moi, est : « Fuis les convoitises de la jeunesse » (1 Tim. 2. 22) – ce qui est valable même lorsqu’on est moins jeune. Il dit aussi : « Fuyez la fornication » (1 Cor. 6. 18). C’est ce qu’a fait Joseph lorsque la femme de son maître a voulu l’inciter à pécher contre Dieu (voir Gen. 39. 7 à 12).

L’obéissance est le caractère de l’amour. J’aurai à cœur de montrer à mon Seigneur que je l’aime en gardant ses commandements, c’est-à-dire en y obéissant (Jean 14. 21), et donc en m’éloignant de ce qu’Il n’approuve pas. Si je reste à proximité du danger, je serai près de tomber, si je fuis les occasions pour la chair de se manifester, je ferai des progrès dans l’affranchissement.

Comprendre que je ne suis plus « esclave du péché » (Rom. 6. 6). Il n’est plus mon maître, j’en ai été affranchi – délivré – (v. 18) ; je peux ne plus rien avoir à faire avec lui. Maintenant, je peux « livrer mes membres comme esclave de la justice pour la sainteté » (v. 19). Romains 6. 13 exprime parfaitement ce grand changement pour moi : « Ne livrez pas vos membres au péché comme instruments d’injustice, mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu… et vos membres à Dieu, comme instruments de justice ». Je suis encouragé à faire le bon choix entre le côté négatif et le côté positif : plus rien pour le péché, tout pour Dieu !

– Prendre conscience que si je ne suis plus « esclave du péché », c’est parce que je suis « mort au péché » (Rom. 6. 2). Un mort ne peut être l’esclave de personne ; il n’appartient plus au monde, ni au péché. Être « mort au péché » ne veut pas dire que le péché n’est plus en moi et que je ne peux plus jamais pécher (voir 1 Jean 1. 8 et 10 et 2. 1 et 2), mais cela signifie que je tiens la vieille nature en moi à sa place, qui est la mort. En tant que croyant, je suis « du Christ », et j’ai « crucifié la chair, avec ses passions et ses convoitises » (Gal. 5. 24) ; ces « passions » (ou : penchants, sentiments, mobiles) qui, agissant dans mes membres, ne portent « du fruit (que) pour la mort » (Rom. 7. 5). Ce qui est « crucifié » n’a plus aucune puissance, car être crucifié signifie être mort.

– Saisir ainsi que si je suis mort au péché, je ne peux plus « vivre dans le péché » (Rom. 6. 2). « Vivre » dans le péché, c’est demeurer dans un état de péché – c’est différent s’il m’arrive de pécher en tant que croyant, par erreur ou par faiblesse. Le « vieil homme » en moi a été crucifié avec Christ, je dois donc l’avoir « dépouillé » – avec ses actions qui sont mauvaises (Col. 3. 9) et avoir « revêtu » à sa place le « nouvel homme » qui est « créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité » (Éph. 4. 24) et qui est « renouvelé en connaissance (ou : en vue de la connaissance), selon [l’]image de celui qui l’a créé » (Col. 3. 10). Quelle beauté dans ce « vêtement » que Dieu désire nous voir porter devant Lui !

Afin de pouvoir « revêtir » ce « vêtement moral » dont les caractères me sont donnés en Colossiens 3. 12 à 15, il faut que j’aie d’abord ôté le vêtement sale du « vieil homme », le vêtement du pécheur – personne ne met un habit neuf par-dessus un vieil habit. J’ai été (non pas « Je me suis… – c’est en-dehors de moi – ) « lavé, … sanctifié, … justifié au nom (ou dans la puissance) du Seigneur Jésus et par (ou dans la puissance) de l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11).

Je peux ensuite revêtir le nouvel homme. Ce « nouvel homme », c’est Christ dans ses caractères d’homme parfait. Ce que j’ai ôté et rejeté loin de moi comme un vêtement sale, je ne le remets plus sur moi. Ainsi, je peux « crucifier la chair et ses passions » ; réaliser que je suis désormais mort au péché – ce qui signifie que je suis moralement séparé de ce principe de volonté insoumise à Dieu, que j’en ai fini avec le péché. Maintenant, ma vie est en Christ. En fait, j’ai « revêtu Christ » (Rom. 13. 14), c’est-à-dire que je peux manifester dans ma vie de chrétien les caractères mêmes de l’Homme parfait. Je peux ainsi arrêter de « prendre soin de la chair pour satisfaire à ses convoitises » – l’expression « prendre soin de la chair » est aussi traduite par : « ne pensez pas à la chair », ou « ne faites pas de provision pour la chair ».

– Avoir le désir d’abandonner « les œuvres de la chair » (il y en a 16 qui sont listées en Gal. 5. 19 à 21), qui ne sont que des œuvres « mortes » devant Dieu et qui ne Lui sont pas agréables, et porter « le fruit de l’Esprit » qui est « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 19 à 23). Ce sont les caractères mêmes de l’homme Christ Jésus, ils peuvent être manifestés par la nouvelle nature du croyant affranchi. En ceci Dieu le Père sera glorifié, si je porte « beaucoup de fruit » pour Lui (voir Jean 15. 8). C’est Dieu qui « opère en [moi] et le vouloir et le faire » (Phil. 2. 13), mais ai-je le réel désir, en tant que croyant, de glorifier mon Dieu et Père ? Je suis encouragé par ce que dit encore Paul aux croyants de Philippes : il était « persuadé que celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’amènera à son terme jusqu’au jour de Jésus Christ » (Phil. 1. 6).

– Plus encore que d’abandonner les œuvres de la chair, il me faut tenir la chair dans la mort. C’est la place que lui a donnée la croix de Christ, et elle n’a plus aucun droit de se manifester. Si je la tiens dans la mort, elle n’a plus de puissance pour agir. Mais je peux plutôt donner la place aux « ardents désirs » de la nouvelle nature plutôt qu’à ceux de la vieille nature (Jac. 1. 15 à 17 ; comp. Mat. 15. 19).

– Me souvenir que je suis désormais « en Christ », une « nouvelle création » (2 Cor. 5. 17 et 18). Un grand changement a été opéré en moi lorsque j’ai cru au Seigneur Jésus. Mes péchés d’avant ma conversion ont été expiés par Lui sur la croix. Et maintenant, la Parole de Dieu me dit que j’ai été lavé, sanctifié, justifié, « au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11). Cette œuvre du Seigneur Jésus et de l’Esprit en moi m’a transformé, et ma conduite présente est totalement différente de ma conduite passée (voir v. 9 et 10, quelques-unes des manifestations qui pouvaient être alors caractéristiques de ma vie). S’il peut m’arriver d’avoir des tendances à me comporter comme avant ma conversion, j’ai une aide et une solution : je dois me tourner vers le Seigneur et vers la puissance de l’Esprit Saint, pour en être gardé et détourné.

Rechercher l’aide de l’Esprit Saint

– Demeurer dans la réalisation de la présence du Saint Esprit en moi (1 Cor. 6. 19). Il a la puissance de m’aider à réaliser que, comme j’appartiens à Christ, j’ai « crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises » (Gal. 5. 24). Je peux me poser la question : La conscience de la présence du Saint Esprit en moi est-elle compatible avec ce que je m’apprête à regarder, à écouter, à dire, à faire, et même avec les pensées qui montent dans mon cœur ? Alors, je me souviens que cette personne divine qui est en moi a la puissance de me garder de faire les choses que ma chair voudrait faire et de les tenir là où elles ne peuvent pas se manifester, c’est-à-dire dans la mort.

– Laisser le Saint Esprit intervenir en moi. Puisque j’appartiens à Christ, alors j’ai « crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Gal. 5. 24). Si je l’ai « crucifiée », elle est morte, avec tous ses défauts et son désir constant de pécher. Je vis de ma nouvelle nature « qui ne peut pas pécher » parce que je suis « né de Dieu » (1 Jean 3. 9). Elle est la puissance de la nouvelle vie que je possède en Christ et qui doit s’épanouir au dépend de ma vieille nature. Cette puissance me gardera de la « convoitise de la chair » si je laisse le Saint Esprit libre de l’exercer et d’intervenir en moi pour que ma vie, ma marche, ma conduite sur la terre, soient à la gloire de Dieu.

– Vivre et marcher par l’Esprit (Gal. 5. 16, 18 et 25). Il est bon pour moi d’être sous l’influence constante du Saint Esprit, dans toutes les circonstances de ma vie, à chaque pas de mon chemin. Je désire ne pas attrister cette personne divine qui est en moi (Éph. 4. 25 à 32) ; je cherche à avoir « la pensée de l’Esprit » qui est vie et paix (Rom. 8. 6 et 9), à avoir mes pensées « aux choses de l’Esprit » (v. 5 et 6), et non pas aux choses de la chair – ou encore, comme le dit cette belle expression : qu’en moi « toute pensée [soit] captive à l’obéissance de Christ » (2 Cor. 10. 5). Quel encouragement de savoir ce que la Parole de Dieu m’affirme : si je marche par l’Esprit, je n’accomplirai pas « la convoitise de la chair » (Gal. 5. 16).

– Vaincre les convoitises par la puissance de l’Esprit qui est en moi (et non pas par mes propres forces). « Convoitise des yeux, convoitise de la chair, orgueil de la vie » (1 Jean 2. 16), tout cela est du monde et dans le monde (v. 15), un monde dont la croix de Christ m’a séparé (Gal. 1. 4). Je n’ai pas en moi la force de combattre les différentes convoitises que « l’ennemi de nos âmes » cherche toujours à placer devant moi pour me faire tomber. Mais je suis encouragé par la pensée que si je fais appel au Saint Esprit qui est en moi et à sa puissance, par Lui je ferai « mourir les actions du corps » et je vivrai de la vie de Christ qui est en moi (Rom. 8. 13).

Regarder à Christ qui est la fin de la Loi pour le croyant

– Vivre le fait que je ne suis plus sous la loi : « Christ est [la] fin de [la] Loi pour justice à quiconque croit » (Rom. 10. 4) et je suis justifié devant Dieu sur le principe de la foi (Gal. 3. 24). Je suis maintenant sous la grâce, et le péché ne domine plus sur moi (Rom. 6. 14). Si j’essaye d’accomplir les commandements de la Loi, je vais faillir sur l’un ou l’autre, et ainsi sur la Loi tout entière. Mais Christ m’ayant affranchi de la domination du péché qui est par la loi, et la grâce étant venue par Lui (Jean 1. 17), je suis maintenant sous la grâce qui me donne la force de vivre et marcher selon Dieu. Le péché ne règne (Rom. 6. 12) ni ne domine plus sur moi – j’en suis affranchi.

– Ne pas regarder à moi-même mais regarder à Christ. Le croyant réalisant l’emprise de la chair et du péché sur lui ne dit pas : « Comment me délivrerai-je ? », mais « Qui me délivrera ? » (Rom. 7. 24). Il n’y a aucune force en moi pour lutter contre la chair, mais je suis « en Christ » et « la loi (ou : puissance) de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi (libéré) de la loi (ou : puissance) du péché et de la mort » (Rom. 8. 2). Je me tourne avec confiance et joie vers Christ, qui est « la fin de la Loi pour justice à quiconque croit » (Rom. 10. 4).

Vivre la vie nouvelle

– Réaliser que je peux désormais vivre « en nouveauté de vie » (Rom. 6. 4), une vie libérée du monde, du péché et du « moi », une vie selon la nouvelle nature. Par la « nouvelle naissance », effectuée par le travail du Saint Esprit et de la Parole de Dieu en moi, j’ai reçu une nouvelle vie (voir Jean 4. 3 à 8), caractérisée par la piété et la sainteté. L’apôtre Paul, qui était un croyant vraiment affranchi, pouvait dire : « Pour moi, vivre, c’est Christ », et aussi : « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, [la] foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20). Il se considère ainsi comme mort avec Christ, mais désormais Christ vit en lui ! Sa vie est entièrement livrée à Celui qui l’a aimé jusqu’à donner sa vie pour lui. La manifestation de la vie en Paul n’est plus celle de la chair, mais celle de la vie de Christ. L’apôtre était un homme « ayant les mêmes penchants que nous » (Jac. 5. 17), mais qu’Il nous soit accordé d’être ses imitateurs dans sa vie de croyant affranchi par le Seigneur.

Je ne suis pas l’apôtre Paul, bien sûr, mais je peux désirer et tendre à une vie « dans la foi au Fils de Dieu » qui est en moi par son Esprit, et non pas dans la chair qui demeure dans mon corps de faiblesse. L’ancienne nature (mes traits caractéristiques) que je tiens d’Adam, qui est toujours en moi et me conduit à pécher, doit céder la place à la nouvelle nature (une « nature divine » – 2 Pier. 1. 4) qui est selon Dieu et donc ne peut pas pécher : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu » (1 Jean 3. 9).

Utiliser le secours de la prière

« Et invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » (Ps. 50. 15). « La fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jac. 5. 16). Notre Dieu et bon Père est toujours à notre écoute. Je peux tout Lui apporter, déposer devant Lui « tous mes soucis », tous mes problèmes, toutes mes difficultés, toutes mes souffrances. Son amour et sa puissance se déploieront envers moi, si je prie avec foi en Lui demandant de m’aider, Lui qui seul peut – et veut – le faire. Beaucoup de personnes ont été délivrées de l’emprise de la boisson, de la drogue, de fortes addictions, après avoir prié suite à leur conversion. La prière est toujours efficace. Par elle, je remets toutes choses à Celui pour qui rien n’est impossible (Marc 10. 27). Je me décharge de mes fardeaux les plus pesants, et je sais qu’il prendra soin de moi (voir 1 Pier. 5. 7 ; Ps. 55. 23 : « Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé »). Certainement, je trouverai soutien, aide et secours de la part de mon Dieu si je crie à Lui pour être délivré de ce qui m’accable et dont je ne peux pas me libérer moi-même.

Vivre près du Seigneur

Dieu nous dit dans sa Parole que nous sommes morts à la Loi (Rom. 7. 4 ; Gal. 2. 19), morts aux principes du monde (Col. 2. 20), « morts au péché » – mais vivants à Dieu dans le Christ Jésus » (Rom. 6. 11). Vivons donc de cette nouvelle vie divine, demeurons dans la liberté dans laquelle Christ nous a placés et dans la grâce dans laquelle nous sommes ; soyons-en assurés : c’est la vraie grâce de Dieu !

Que le Seigneur donne à tous les siens de comprendre et réaliser ce qu’est la liberté chrétienne dans laquelle Christ les a introduits en conséquence de son œuvre à la croix. Saisissons fermement cette vérité et ce fait, qu’Il nous a affranchis entièrement. C’est la part de tout croyant. Puissions-nous la réaliser et vivre ainsi près de notre Seigneur dans la paix et la joie du salut, marcher dans sa présence, le servir, vivre pour Lui jusqu’à ce qu’Il vienne pour nous prendre auprès de Lui dans le ciel.

Ph. F. Août 2025

UNE RENCONTRE INOUBLIABLE AVEC JÉSUS (1)

Nous allons relever dans les évangiles quelques rencontres, quelques moments particuliers entre Jésus et des hommes et des femmes. Des moments hors du temps, des expériences enrichissantes, salvatrices, heureuses, transformatrices. Mettons-nous à la place des personnes qui ont vécu ces moments exceptionnels.

Commençons par le récit de Luc 5. 18 à 25 : « Et voici des hommes portant sur un lit un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à l’introduire et à le mettre devant lui. Comme ils ne trouvaient pas par quel moyen l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et ils le descendirent au travers des tuiles avec son petit lit, au milieu, devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés… (il dit au paralysé) : Je te dis, lève-toi, prends ton petit lit et va dans ta maison. Et à l’instant, il se leva devant eux, prit [le lit] sur lequel il était couché et alla dans sa maison, glorifiant Dieu ».

Quelle scène extraordinaire ! Nous y voyons toute la détermination et l’ingéniosité des amis du paralysé, qui font tout pour l’amener « devant Jésus ». La foi de l’homme et de ses porteurs est mise en exergue. Le Seigneur pardonne les péchés et guérit le paralysé. Quelle récompense pour ces personnes qui ont vu le résultat de leurs efforts et de leur foi !

Rappelons-nous aussi ce qui est arrivé au démoniaque appelé Légion. C’était un « homme possédé d’un esprit impur… il avait sa demeure dans les tombeaux… et personne ne pouvait le lier, pas même avec une chaîne ; car souvent, quand il avait été lié de fers aux pieds et de chaînes, il avait rompu les chaînes et mis les fers en pièces, et personne ne pouvait le maîtriser. Il était continuellement, de nuit comme de jour, dans les tombeaux et dans les montagnes, criant et se blessant avec des pierres ».

Quel triste et horrible état ! Le Seigneur le délivre de ses démons, et nous apercevons ensuite cet homme assis, vêtu, et dans son bon sens. Quelle grande et extraordinaire délivrance, quelle métamorphose ! Puis le Seigneur lui dit : « Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et [comment] il a usé de miséricorde à ton égard. Il s’en alla, et se mit à proclamer… tout ce que Jésus avait fait pour lui » (Marc 5. 1 à 20). Jamais il ne pourra oublier cette rencontre avec Celui qui l’a délivré de son terrible esclavage.

Lisons maintenant Jean 5. 5 à 9. Or il y avait là un homme, infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : Veux-tu être guéri ? L’infirme lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans le réservoir, lorsque l’eau est agitée ; et, pendant que j’y vais, moi, un autre descend avant moi. Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton brancard et marche. Et aussitôt l’homme fut guéri : il prit son brancard et se mit à marcher ».

Le paralysé avait des amis sur qui il pouvait compter ; l’homme ici, n’avait absolument personne. Mais Jésus l’a vu et s’est occupé de lui. Avons-nous quelqu’un dans notre entourage que nous pourrions aider et amener à Jésus ?

Autre cas de guérison : « Et voici, un lépreux s’approcha ; prosterné devant lui, il disait : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net. Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : Je veux, sois net. Aussitôt il fut nettoyé de sa lèpre » (Mat. 8. 2 et 3).

Cette maladie évolutive et douloureuse faisait en plus de ces hommes des exclus de la société, des isolés, qui étaient coupés de leur famille, de leurs amis, de leurs coreligionnaires. Quel changement radical pour lui !

Jean 9. 6 à 38 nous raconte le récit d’un homme aveugle dès sa naissance. Le Seigneur « cracha par terre, fit de la boue avec sa salive et appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, puis il lui dit : Va, et lave-toi au réservoir… Il y alla, se lava, et il revint, voyant… je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois… (Les pharisiens) Et ils le chassèrent dehors … Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé dehors et, l’ayant trouvé, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? Et Jésus lui dit : Et tu l’as vu, et celui qui parle avec toi, c’est lui. Il dit : Je crois, Seigneur ! Et il lui rendit hommage ».

Cet homme n’avait jamais vu, et maintenant il reçoit ce merveilleux cadeau de la vue et il fait la connaissance du Fils de Dieu lui-même. Quel immense changement dans sa vie !

Un autre aveugle qui recouvre la vue, c’est Bartimée… qui était assis au bord du chemin et mendiait. Ayant entendu dire que c’était Jésus… , il se mit à crier et à dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! Beaucoup le reprirent pour le faire taire ; mais il criait d’autant plus fort… Jésus s’arrêta et dit : appelez-le. Ils appellent l’aveugle, en lui disant : bon courage, lève-toi, il t’appelle. Alors, jetant loin son vêtement, il se leva d’un bond et vint à Jésus. Jésus lui répondit : Que veux-tu que je te fasse ? L’aveugle lui dit : Rabboni, que je recouvre la vue. Jésus lui dit : Va, ta foi t’a guéri (note : sauvé) ; aussitôt il recouvra la vue et le suivit dans le chemin » (Marc 10. 46 à 52 et Luc 18. 35 à 43). Relevons l’insistance, la détermination de cet homme qui n’a pas voulu laisser passer cette unique occasion et qui n’a pas écouté ceux qui voulaient le réduire au silence.

Pensons aussi à la femme « qui avait une perte de sang depuis douze ans – elle avait beaucoup souffert du fait d’un grand nombre de médecins et avait dépensé tout son bien sans en retirer aucun soulagement ; au contraire, son état avait plutôt empiré -, cette femme ayant entendu parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement ; car elle disait : Si je touche, ne serait-ce que ses vêtements, je serai guérie. Aussitôt sa perte de sang s’arrêta et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal ». Le Seigneur lui dira ensuite : « [Ma] fille, ta foi t’a guérie (note : sauvée) ; va en paix, et sois guérie de ton mal » (Marc 5. 25 à 34). Encore une rencontre déterminante faisant suite à une grande foi.

Un autre exemple de foi et aussi de grande humilité, c’est celui d’« une femme dont la fille avait un esprit impur, ayant entendu parler de lui, vint aussitôt se jeter à ses pieds ; (or la femme était grecque, d’origine syrophénicienne) et elle le priait de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit : Laisse d’abord les enfants se rassasier ; car il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. Elle lui répondit : Oui, Seigneur ; car même les chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants. Il lui dit : À cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. De retour à la maison, elle trouva l’enfant couchée sur le lit : le démon était sorti » (Marc 7. 25 à 30). Elle n’était pas juive, mais sa foi dans la puissance et les compassions du Messie l’ont poussé à aller à Jésus. Elle a réagi à l’obstacle soulevé par Jésus, ce qui a changé la vie de sa fille.

Après des cas de guérisons miraculeuses, passons maintenant à des résurrections.

« Et voici, il vint un homme du nom de Jaïrus, – il était chef de la synagogue. Se jetant aux pieds de Jésus, il le supplia de venir dans sa maison, parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, et elle se mourait. Comme Jésus y allait, les foules le pressaient… Comme il parlait encore, quelqu’un vient de chez le chef de synagogue et lui dit : Ta fille est morte, n’importune pas le maître. Mais Jésus, qui avait entendu, répondit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. Quand il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer, sinon à Pierre, à Jean et à Jacques, au père de l’enfant et à la mère… Mais lui, les ayant tous mis dehors, la prit par la main et cria : – Enfant, réveille-toi. Son esprit retourna en elle, et elle se leva immédiatement ; … Ses parents étaient stupéfaits » (Luc 8. 41 à 56 et de Marc 5. 22 à 43).

Quelle joie indicible pour les parents, quel salut pour la jeune fille, mais je pense aussi à l’étonnement et à l’admiration des trois disciples qui ont assisté à ce miracle de leur maître.

Lisons maintenant Luc 7. 11 à 15. « Il arriva ensuite que [Jésus] se rendit à une ville appelée Naïn…. Comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve… Le Seigneur, en la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas. Il s’approcha et toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s’arrêtèrent ; il dit alors : Jeune homme, je te dis, lève-toi ! Le mort se souleva et s’assit, puis il commença à parler ; et Jésus le donna à sa mère ».

Quelle scène touchante de l’amour du Seigneur. Il voit la détresse d’une pauvre veuve qui vient de perdre son unique fils, qui est meurtrie dans ses affections, et désormais privée du soutien de sa vieillesse. Il ressuscite le jeune homme et « le donna à sa mère ». Quelle tendresse, quelle compassion, quelle grâce !

Quelle étonnante rencontre entre la femme prise en adultère et le Seigneur. Les scribes et les pharisiens l’amènent à Jésus et disent : « dans la Loi, Moïse nous a commandé de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? » Plus tard, il demande à la femme : « où sont-ils, tes accusateurs ? Personne ne t’a condamnée ? Elle dit : Personne, Seigneur. Jésus lui dit : Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, dorénavant ne pèche plus » (Jean 8. 3 à 11).

Cette femme prise en flagrant délit est amenée devant le Saint ; elle pensait certainement que sa dernière heure était venue. Quel étonnement et quel soulagement d’entendre la réponse pleine de grâce du Seigneur à son égard. Espérons qu’elle a écouté le solennel avertissement : « dorénavant ne pèche plus ».

Quelle insolite rencontre sur deux croix, entre un brigand, qui au début s’était moqué de Jésus, mais qui s’est ensuite repenti, et d’un roi rejeté : « Souviens-toi de moi… » La réponse pleine de grâce et d’espérance : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ! » (Luc 23. 42 et 43) Une rencontre de la dernière chance à portée éternelle !

Voyons une dernière belle rencontre dans Luc 19. 1 à 10 : Zachée… cherchait à voir Jésus, quel il était… il monta sur un sycomore pour le voir…. Et quand Jésus il fut venu à cet endroit, il leva les yeux, le vit, et lui dit : Zachée, descends vite ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. Vite, il descendit, et le reçut avec joie… Jésus lui dit : Aujourd’hui [le] salut est venu à pour cette maison ».

Chers amis, avez-vous eu cette rencontre essentielle, déterminante avec Jésus, le Sauveur ? Rencontre qui a effacé vos péchés et vous a donné la vie éternelle ?

Recevez mes salutations fraternelles, Marco – Septembre 2025.

TRADUCTION DE FEUILLETS (127)

« Et l’Esprit et l’Épouse disent : Viens. Que celui qui entend dise : Viens. Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » Apocalypse 22. 17.

POUR LUI IL N’Y AVAIT JAMAIS RIEN DE GRATUIT

À la maison il ne connaissait aucune affection, et à l’école cela n’allait pas non plus. Encore jeune il commença à boire, plus tard il a goûté à la drogue, et il en devint esclave. Pour acheter de la drogue il vendit tout ce qu’il avait. Finalement il a volé, il a cambriolé deux fois, et il a été arrêté et condamné à la prison pour plusieurs années.

Quand il fut libéré, il alla voir une ancienne connaissance. Cette personne s’était convertie et le conduisit dans un groupe de maison où on lui donna une Bible. Il se mit à la lire, en commençant par l’Apocalypse, parce que l’avenir l’avait toujours intéressé. Beaucoup de ce qu’il lisait, il ne le comprenait pas – mais il comprenait seulement que Dieu, à la fin, jugerait tous les humains.

Puis il lut : « l’Esprit et l’Épouse disent : Viens », et « que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie ». Il ne savait pas du tout de qui il s’agissait, mais il n’avait encore jamais, dans sa vie, reçu quelque chose gratuitement, il avait toujours dû payer cher. Maintenant il s’attacha à ce qui lui était offert, et pria : Seigneur Jésus, si Tu existes – et je crois que Tu existes, parce qu’aucun homme ne peut imaginer ce qui se trouve dans ce livre – pardonne, s’il te plaît, tous mes péchés, toutes mes mauvaises actions, tout ce que j’ai détruit dans ma vie.

Il ressentit, et sut, qu’il était reçu par Dieu. Pas à pas il apprit que « si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2 Cor. 5. 17).

D’après der Herr ist nahe août 2025

« Qui est celui-ci qui, sans connaissance, voile le conseil ? J’ai donc parlé, et sans comprendre, de choses trop merveilleuses pour moi, que je ne connaissais pas » Job 42. 3.

« Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas » Jean 6. 63 et 64.

CONNAISSANCE SUPERFICIELLE ? LES MYSTÈRES DE L’UNIVERS CÉLESTE

Le « cœur » de la voie lactée est un mystère. Au centre de notre galaxie il y a un trou noir très important, d’une masse correspondant à quatre millions de la masse solaire. Entouré d’un anneau de matériau incandescent, ce trou sans fond, normalement, est caché par une couronne de gaz, de poussière et d’étoiles qui tournent autour de lui. Une revue scientifique indiquait récemment que ce trou noir, dans la Voie lactée, « trop massif » pour correspondre aux théories actuelles, pouvait avoir son origine dans un phénomène encore inconnu des scientifiques. L’article se terminait ainsi : [ Plus nous en apprenons sur les trous noirs, moins nous avons de certitudes]. Les connaissances de l’homme restent limitées, et souvent aussi les scientifiques doivent admettre leur propre ignorance.

Tout homme, même le plus savant, a besoin d’être remis au juste niveau par rapport à Dieu et à ses pensées. Dieu a dû enseigner cette leçon à Job quand il prétendait pouvoir discuter avec Lui : « Peux-tu serrer les liens des Pléiades, ou détacher les cordes d’Orion ?… Connais-tu les lois des cieux ? » (Job 38. 31 à 33). Dieu veut nous montrer que nous sommes des créatures limitées et dépendant entièrement de Lui. L’apôtre Paul a écrit : « En lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes » (Act. 17. 28). Toute notre existence est sous son contrôle. Nous ne sommes que poussière, et pourtant nous sommes aimés de Dieu, qui veut nous avoir avec Lui au ciel. C’est pourquoi Il a envoyé son Fils unique, Jésus, qui a pris notre cause en mains en mourant sur la croix afin que Dieu puisse nous pardonner et nous recevoir comme ses enfants. Ceux qui ont l’humilité pour croire cela, connaîtront ce qui est vraiment important et qui décidera de leur avenir éternel.

D’après il buon Seme août 2025

« Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu. Peuple ! confiez-vous en lui en tout temps, épanchez votre cœur devant lui ; Dieu est notre refuge » Psaume 62. 8 et 9.

À L’ABRI DANS UN BUNKER ?

Une société américaine transforme de vieux refuges anti-nucléaires en résidences de luxe, en se préparant ainsi à affronter l’éventualité d’une attaque nucléaire, d’une menace chimique, ou d’éruptions solaires de grande amplitude. – [Nous ne pouvons pas empêcher les menaces, mais nous pouvons vous en protéger] – est le slogan de la société.

La vie, aujourd’hui, est sans aucun doute toujours plus dévastatrice qu’autrefois ; l’homme est fier de ses propres progrès scientifiques et techniques, mais il se rend compte aussi qu’un grain de sable peut démolir l’équilibre fragile qui caractérise notre société. Où trouver un refuge sûr en cas de catastrophe ?

La Bible nous parle du roi David qui fuyait ses ennemis et se comparait à une perdrix à laquelle on donne la chasse sur les montagnes, et qui se cache avec ses compagnes dans les cavernes du désert d’En-Guédi, d’où il écrit : « Use de grâce envers moi, ô Dieu ! » (Ps. 57. 1) Son vrai refuge n’était pas la caverne, mais Dieu en qui il se confiait.

Le Dieu de David est le même que nous annonçons : le Créateur du ciel et de la terre, Celui qui est souverain et tout-puissant, et qui veut notre bien à tous, même si nous devons parfois traverser des situations difficiles.

Bien mieux qu’une caverne, qu’un refuge antiatomique ou qu’une forteresse : « Le nom de l’Éternel est une tour fortifiée ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite » (Prov. 18. 10).

D’après il buon Seme août 2025

« Comme il est écrit : Il n’y a pas de juste, non pas même un seul ; il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu » Romains 3. 10 et 11.

LA VOIX DE LA CONSCIENCE

Dieu a donné à tous les hommes une conscience, qui les convainc de certaines choses mauvaises, mais la conscience ne montre pas tout ce qui est mauvais. La conscience est influencée et formée par l’environnement de la personne, car elle met toujours en garde si l’on fait quelque chose qui est jugé mauvais par ceux de notre environnement, où nous sommes ou dans lequel nous avons grandi. Dieu a fait en sorte que tous les hommes – même ceux qui n’ont jamais entendu parler de Dieu et qui ne connaissent pas sa Parole – soient avertis quand ils font sciemment le mal, afin qu’ils rentrent en eux-mêmes et qu’ils prennent conscience de ce qu’ils sont mauvais et coupables.

Quand vous revoyez votre propre vie, combien de péchés avez-vous déjà commis volontairement ? Vous avez maintenant dix-huit ans. Considérons que pendant les huit premières années de votre vie vous n’avez jamais fait quelque chose de mal, en le sachant. Ce n’est pas le cas, bien sûr, car vous savez très bien que votre conscience vous a condamné avant cela. Mais combien de fois votre conscience vous a-t-elle condamné depuis ce moment-là ? Supposons, en moyenne, une fois par jour. Cela ferait 365 fois par an, et pour vous, en tout, 3650 fois. Pour quelqu’un âgé de 28 ans, cela ferait en tout 7300 fois – et pour quelqu’un de 68 ans, 21 900 fois !

Vous pouvez donc dire que votre conscience vous a dit, jusqu’ici, au moins 3650 fois que vous avez péché – et en réalité est-ce que cela n’était pas beaucoup plus ? Quelqu’un qui a commis autant de péchés peut-il dire qu’il n’est pas un pécheur ? Un Dieu juste peut-Il acquitter une telle personne ?

Est-ce que cela ne démontre pas pleinement que tout homme mérite le jugement, et qu’il doit avouer à Dieu qu’il a péché contre Lui, et qu’il mérite d’être perdu pour toujours ?

D’après the Lord is near décembre 1987

« Fais tes délices de l’Éternel, et il te donnera les demandes de ton cœur » Psaume 37. 4.

SE CONFIER DANS LE SEIGNEUR SANS CONDITIONS, ET LE LAISSER AGIR

Je glissais souvent sur le début de ce verset, rappelant tout de suite au Seigneur que je trouvais mes délices en Lui, mais ensuite je passais mon temps à soupirer pour ce que demandait mon cœur. De tels désirs intenses devaient recevoir une réponse ! Mais cette intensité de mes désirs n’était pas la condition pour qu’ils obtiennent une réponse. « Fais tes délices de l’Éternel ». C’est une chose valable pour le temps et l’éternité.

En me réjouissant dans le Seigneur, je pense à toutes ses qualités : je suis tellement rempli de son amour que je ne désire que ce qu’Il désire, en Le laissant, par son Esprit, me délivrer de tous mes désirs empreints d’impureté. Si je désire seulement ce qui Lui plaira, l’Esprit de Dieu me pousse à la prière de la foi. Je n’ai pas à m’ingérer dans son action. Il est lié par sa Parole d’accomplir les désirs qui viennent de mes délices dans le Seigneur.

L’Éternel « ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité » (Ps. 84. 12). Comme je me suis appuyé sur cette promesse de la part de Dieu ! Aucune bonne chose. J’aurais dû me concentrer à avoir une marche intègre. Je n’aurais pas à passer autant de temps à rappeler à Dieu ses promesses si je passais plus de temps à remplir les conditions – marcher selon sa volonté.

Je n’ai pas besoin de continuer à regarder à ces promesses comme s’il y avait une difficulté à leur égard. Les promesses sont fidèles, mais je porte plus d’attention au côté de Dieu qu’au mien. « Demeurez en moi ». Restez-y continuellement, non seulement quand vous avez besoin de quelque chose, mais en tout temps. Les lois de Dieu agissent, et sa Parole ne peut pas être annulée. La Parole est pleine de promesses pour ceux qui s’attendent à Dieu. Le miracle du renouvellement de la force résulte de l’action du Seigneur par son Esprit. Nous n’avons pas besoin d’être mourants pour être forts. Nous n’avons qu’à nous attendre au Seigneur.

D’après the Lord is near décembre 1987

« Jésus se tint lui-même au milieu d’eux et leur dit : Paix à vous ! Et eux, tout effrayés et remplis de crainte, croyaient voir un esprit » Luc 24. 36 et 37.

LE SEIGNEUR JÉSUS RESSUSCITÉ APPARAÎT À SES DISCIPLES

L’annonce, que le Seigneur Jésus était ressuscité des morts, n’a pas été facile à recevoir. Les disciples, réunis au soir de ce même jour, parlent de cette nouvelle quand Jésus Lui-même vient au milieu d’eux avec la salutation : « Paix à vous ». Le miracle de son apparition soudaine les dépasse ; et loin d’être paisibles, ils sont remplis de terreur et de crainte. Ils pensent que ce doit être un esprit, car comment, autrement, quelqu’un pourrait-il apparaître soudain dans un corps matériel devant leurs yeux ? Mais c’est là un des miracles de sa résurrection : Il n’a pas été ressuscité dans la même condition que celle qu’Il avait avant sa mort, mais Il a triomphé sur la mort, pour ne plus jamais mourir. Dans sa forme corporelle, Il a de la puissance maintenant que nous n’aurions jamais cru possible sauf pour un esprit. Les croyants aussi, à sa venue, auront des corps conformes au corps de sa gloire (Phil. 3. 21).

Qu’il est précieux alors d’entendre ses paroles rassurantes : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des raisonnements s’élèvent-ils dans vos cœurs ? » Il les mit paisiblement à l’aise dans sa présence en leur montrant ses mains et ses pieds, les marques des clous encore là, et en les invitant à Le toucher. Les faits étaient évidents : Il avait le même corps que quand Il fut mis dans le tombeau – cependant c’était un corps dans une autre condition, qui n’était pas limité par des barrières et des conditions physiques. C’est un corps spirituel (1 Cor. 15. 44), adapté à des conditions spirituelles, mais un corps, non pas un esprit. Comme Il le leur dit, Il a de la chair et des os. Il ne leur dit pas « de la chair et du sang », comme cela était dit de Lui dans son incarnation (Héb. 2. 14), car il apparaît que le sang ne fait pas partie du corps de résurrection. « La chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu » (1 Cor. 15. 50). Mais Il demeure l’Homme Christ Jésus béni pour l’éternité.

D’après the Lord is near décembre 1987 (L.M. Grant)

« Les incrédules en qui le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu, ne resplendisse pas pour eux » 2 Corinthiens 4. 4.

LES DEUX FACES DE L’ÉVANGILE

Quant à la différence entre l’évangile de la gloire et l’évangile de l’humiliation, ce dernier est pure grâce en Dieu, manifesté ici en Christ. Les écrits de Jean montrent Dieu se révélant Lui-même en Christ à l’homme, dans sa vie ici-bas. Dans les écrits de Paul, ce que nous avons habituellement, c’est l’homme manifesté en justice devant Dieu.

L’évangile de l’humiliation est parfaite grâce. C’est Dieu descendant vers l’homme où il est, le visitant dans sa condition comme homme sur la terre. L’évangile de la gloire prend ce trésor et le développe. En Philippiens 2 nous avons toute la succession, depuis le temps où Christ était « en forme de Dieu » jusqu’à ce qu’Il aille à la croix où, trouvé en figure comme un Homme, Il s’est abaissé Lui-même, et est devenu obéissant jusqu’à la mort. C’est la manifestation de Dieu ici-bas au milieu des pécheurs.

Mais dans l’évangile de la gloire, on regarde l’homme comme le vieil homme totalement mis de côté, et cependant l’homme est dans la gloire en vertu de l’œuvre accomplie qui nous rachète et nous justifie, et nous donne une place dans la gloire. La gloire est le témoignage de l’efficacité de l’œuvre ; l’humiliation est le témoignage de la grandeur de l’amour. Mais tout est le même évangile.

L’évangile de l’humiliation, c’est Dieu en grâce, tandis que l’évangile de la gloire, c’est l’homme dans la gloire – bien sûr, comme fruit de la grâce. Dans l’évangile de l’humiliation, nous avons Dieu en Christ, et dans l’évangile de la gloire, nous avons l’homme en Christ. Le dernier est un résultat glorieux de l’autre, sans aucun doute, mais c’est un aspect différent de l’évangile.

D’après the Lord is near décembre 1987 (J.N.D.)

« Jésus leur déclara : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes » Jean 6. 53.

LE SANG VERSÉ DE JÉSUS CHRIST, SA VIE DONNÉE, LA BASE DE NOTRE SALUT

Dans ce verset il nous est enseigné que, à moins que nous buvions le sang, nous n’avons pas de vie en nous. Christ est la vie. Il n’y a pas une trace de vie en dehors de Lui. Tout, en dehors de Christ, est la mort « En lui était la vie » – et en aucun autre.

Or, Christ a donné sa vie sur la croix ; et à cette vie le péché, par imputation, était attaché quand le Sauveur béni était cloué sur le bois maudit. En conséquence, en donnant sa vie, Il a donné aussi le péché qui y était attaché, de sorte qu’il est effectivement ôté. Le sang a été laissé dans son tombeau, d’où Il est sorti triomphant, dans la puissance d’une vie nouvelle. La justice s’est attachée aussi clairement à la vie nouvelle – que le péché l’avait fait à la vie qui a été donnée sur la croix.

Cela nous aidera à comprendre l’expression employée par notre Seigneur après sa résurrection : « Un esprit n’a pas de la chair et des os comme vous voyez que j’ai » (Luc 24. 39). Il n’a pas dit : « de la chair et du sang » parce que, dans la résurrection, Il n’avait pas pris dans sa personne sainte le sang qui avait été versé sur la croix comme propitiation pour le péché « L’âme de la chair est dans le sang ; et moi je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes ; car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme » (Lév. 17. 11). Méditer sur cela aura pour effet d’approfondir dans notre âme le sens que le péché est complètement ôté par la mort de Christ. Nous savons que tout ce qui tend à approfondir notre sens de cette réalité glorieuse doit nécessairement tendre à ce que notre paix soit pleinement établie, et à la réalisation plus pratique de la gloire de Christ, en relation avec notre témoignage et notre service.

D’après the Lord is near décembre 1987 (C.H.M.)

« Et, étant tombé à terre, il entendit une voix qui lui disait : Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? Qui es-tu, Seigneur ? demanda-t-il. Et il dit : Je suis Jésus que tu persécutes » Actes 9. 4 et 5.

IMITER L’APÔTRE PAUL COMME PAUL IMITAIT CHRIST

Quand Saul de Tarse fut arrêté sur la route de Damas par la lumière céleste de Dieu, il tomba sur le sol, et quand la voix du ciel lui parla, disant : « Je suis Jésus que tu persécutes. », il répondit : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » Ce fut le moment de sa conversion à Christ, et ses actes et ses paroles en ce grand revirement dans sa vie manifestent son renoncement, sa soumission, et son obéissance volontaire.

Saul s’adresse maintenant à Jésus comme Seigneur, ce qui signifie qu’il reconnaissait son autorité, et la déclaration qu’il Lui était soumis comme à son Seigneur et Maître, et acceptait de Lui obéir et de Le servir. Cette attitude de cœur et d’esprit caractérisa ensuite toute sa vie, en s’approfondissant, comme le montrent ses épîtres.

Se renoncer à soi-même pour Christ comme Sauveur, Lui être soumis et Lui obéir, c’est là l’essence même pour devenir un chrétien, car le nom de chrétien signifie quelqu’un qui est devenu la propriété de Christ, celui qui Le suit et qui est son disciple. L’obéissance et la soumission à Christ comme Seigneur devraient donc être vues dans le déroulement de la vie chrétienne.

Ces choses précises qui accompagnent le salut devraient se trouver chez tous ceux qui se disent être chrétiens, comme elles l’étaient chez l’apôtre Paul, le grand modèle chrétien, qui pouvait dire, par la grâce de Dieu : « Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ » (1 Cor. 11. 1).

D’après the Lord is near décembre 1987 (R.K. Campbell)

« Mais il donne une grâce plus grande ! » Jacques 4. 6.

LA GRÂCE DE DIEU

La grâce, pour être la grâce, doit être souveraine. Sa propre signification, c’est qu’elle est une faveur gratuite, imméritée – une faveur qui provient seulement de la volonté du cœur de Celui qui la montre. Et, étant la grâce de Dieu, elle ne peut pas manquer de puissance et d’à-propos pour le besoin de l’homme.

L’homme, dans son état actuel, a besoin de la grâce, et rien d’autre que la grâce ne peut répondre à son désir, maintenant qu’il a fait la pire chose envers Dieu et envers lui-même, de crucifier et rejeter le Fils de Dieu. Tout autre remède est vain. Quand l’homme eut complètement failli, il y avait, en Dieu, une ressource qui ne pouvait manquer. La grâce était là. Et la grâce de Dieu est ce qu’Il y a de meilleur pour l’homme ?

La profondeur des besoins de l’homme est pleinement mise au jour dans l’Écriture : une créature responsable, tombée, pécheresse, qui par sa désobéissance continue à pécher. Il péchait quand le jugement lui était épargné, il a péché sous la loi, en promettant d’y obéir, il a péché quand il était averti par les prophètes, il a péché quand il était en présence de la grâce et de la vérité en Jésus Christ, il a péché contre le Saint Esprit, et il continue à pécher aujourd’hui ; avec la Bible en mains, et il continuera à pécher jusqu’au jour de la vengeance de Dieu. L’homme, quoiqu’il puisse penser de lui-même, séparé de la grâce de Dieu, est totalement incorrigible – une créature tombée, pécheresse, perdue.

De plus, s’il est amené à considérer son état, il est impuissant pour se délivrer de l’esclavage du péché dans lequel il est. Il a été dominé par Satan et par le péché, et ses efforts pour avoir la paix et la délivrance sont aussi vains que ceux d’un pauvre nain dans les mains d’un puissant géant. Il faut longtemps pour discerner cela.

D’après the Lord is near décembre 1987

La grâce est le son le plus doux

Qui ait jamais atteint nos oreilles ;

Quand la conscience était chargée et que la justice réclamait,

Ce fut la grâce qui ôta nos craintes.

C’est la liberté pour l’esclave,

C’est la lumière et la liberté

Qui ôtent la terreur du tombeau

Et qui sont vainqueurs de la mort.

T. Kelly

L’AUTRE MAIN

« L’Éternel… devant qui je me tiens, est vivant » 1 Rois 17. 1.

Dans un petit cercle de personnes, la question surgit :

– Est-ce que l’homme peut encore croire aux miracles ? Un médecin répondit avec assurance :

– Le fait de croire aux miracles ne peut pas tenir devant les résultats de la science moderne. Un jeune homme intervint alors et demanda :

– Puis-je vous faire la démonstration d’un miracle spontané, afin que vous voyiez ce qui est important pour se déterminer ? Il prit une petite règle sur la table et la tint entre deux doigts.

– Que pensez-vous qu’il arrivera si j’écarte les doigts ? Bien sûr, vous allez dire : Eh bien, la règle va tomber par terre et y rester. À cause de la gravité, il ne peut pas en être autrement, c’est très clair. Mais si la règle s’arrête en l’air, alors ?…

– Ce serait vraiment un miracle, confirma le docteur.

Alors le jeune homme ouvrit la main et lâcha la règle. Mais soudain, sans qu’on s’y attende, il tendit l’autre main et saisit la règle.

– Vous voyez, dit-il, je viens de vous montrer un miracle. Le docteur devint tout rouge.

– Mais c’est tricher ! s’exclama-t-il. Votre autre main a attrapé la règle, n’est-ce pas ! Si la règle avait poursuivi son chemin, alors…

– Merci, répondit le jeune homme, d’avoir parlé de l’autre main. Quand l’autre main rentre en action contre toute attente, elle accomplit quelque chose que nous pensions impossible auparavant. La gravité a été vaincue par une autre force, supérieure !

L’autre main ! Si nous pouvions toujours la voir, alors il n’y aurait aucune contestation au sujet des miracles que Dieu accomplit. Je suis l’une de ces personnes qui ont souvent senti cette autre main dans leur vie, accomplissant d’innombrables miracles tous les jours.

D’après « The Good Seed » – octobre 2024

COMME UN AIGLE

« Oh ! si j’avais des ailes comme une colombe, je m’envolerais et trouverais une demeure » Psaume 55. 7.

Dans le Psaume 55, David exprime, dans un langage poétique, ce après quoi beaucoup d’entre nous ont aussi soupiré, mais dans le langage plus simple de la vie de tous les jours : Je voudrais bien sortir de là !

De combien de choses qui nous causent du trouble faisons-nous l’expérience : difficultés au travail, dans la famille, problèmes liés à la maladie et la vieillesse, difficultés à vivre avec les autres… Quand nous ne voyons pas d’issue à ces choses, nous voudrions nous exiler aussi loin que possible, dans un endroit où nous n’entendrions plus jamais parler de nos problèmes. David souhaitait avoir les ailes d’une colombe afin d’échapper à toutes ses misères.

Bien sûr, cela ne résout aucun problème. Dieu ne répond pas à de telles demandes, car elles sont une folie. Est-ce que les choses qui nous atteignent ne viennent pas directement de Lui ? Est-ce que les pressions de notre environnement ne font pas partie de son plan ? Il est impossible de s’enfuir loin de l’école de Dieu.

Alors, n’y a-t-il aucune échappatoire, aucune consolation divine ? Dieu nous donne des ailes – pas celles d’une colombe, mais celles d’un aigle : « Ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas » (És. 40. 31). Par une confiance patiente en Dieu, nous gagnons force et courage renouvelés pour tenir ferme et poursuivre dans le chemin de la foi.

D’après « The Good Seed » octobre 2024