LES DOUZE APÔTRES

« Voici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le [fils] d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée  ; Simon le Cananéen, et Judas l’Iscariote, celui qui le livra » Matthieu 10. 2 à 4.

1. L’apôtre Pierre, le premier à être nommé

« Or il arriva, en ces jours-là, qu’il alla sur la montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu. Quand il fit jour, il appela à lui ses disciples. Il en choisit douze, qu’il nomma aussi apôtres » Luc 6. 12 et 13.

« Les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre » Matthieu 10. 2.

L’apôtre Pierre, dont le nom était initialement Simon, venait de Bethsaïda, une ville située sur la rive du lac de Tibériade où, associé à Jacques et Jean (Luc 5. 10), il vivait de l’activité de la pêche. Le nom même de Bethsaïda signifie, en araméen, « la maison de la pêche ».

Ce fut son frère André, conscient d’avoir trouvé le Messie, qui conduisit Pierre à Jésus (Jean 1. 40 et 41). Quand Jésus le regarda, Il lui donna un nouveau nom : Céphas (ou Pierre). Ce fut ainsi que Pierre devint un disciple de Jésus et laissa tout pour Le suivre. Plus tard, Jésus rassembla ses disciples, déjà nombreux, et en choisit douze pour qu’ils soient avec Lui – et Il les appela apôtres (ou : envoyés).

Pierre est habituellement nommé le premier parmi les douze et il est souvent le porte-parole du groupe. C’est lui qui reconnut Jésus comme « le Christ, le Fils du Dieu vivant (Mat. 16. 16), et il affirme aussi : « Nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu » (Jean 6. 69).

Pierre montra souvent son caractère impétueux et courageux. Une nuit, il quitta la barque pour marcher sur les eaux vers Jésus ; mais à peine eut-il détourné le regard de Lui, qu’il commença à enfoncer. Alors Jésus le prit par la main en lui disant : « Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mat. 14. 28 à 31).

Avant que le Seigneur ne soit arrêté, Pierre affirma fermement et résolument qu’il ne L’abandonnerait jamais (Mat. 26. 33). Mais peu de temps après, il le renia, déclarant à trois reprises qu’il ne le connaissait pas. Cependant, après sa résurrection, Jésus le rencontra et lui montra sa grâce et son pardon. Pierre pourra Lui dire alors : « Seigneur, toi tu sais tout, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 17).

2. L’apôtre Pierre : son service

« Pierre leur dit :  Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de ses péchés » Actes 2. 38.

« Pierre prit la parole et dit :  En vérité, je comprends que Dieu ne fait pas de considération de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » Actes 10. 34 et 35.

Le jour de la Pentecôte, pendant lequel le Saint Esprit descendit sur les apôtres, Pierre prit la parole à Jérusalem et, pour la première fois, il annonça l’évangile à la foule. Ce jour signe la naissance de l’Église, avec trois mille nouveaux convertis.

Peu après, à la suite de la guérison d’un homme boiteux, Pierre prêcha avec puissance devant les autorités religieuses juives (Act. 3). Les arrêts, les coups, les menaces, ne l’ont pas dissuadé, ni lui, ni les autres apôtres, d’annoncer Jésus ressuscité. Pierre fut ensuite incarcéré, avec la perspective d’être mis à mort, mais Dieu le libéra miraculeusement de la prison (Act. 12. 7 à 10).

Le Seigneur avait dit à Pierre : « Je te donnerai les clés du royaume des cieux » (Mat. 16. 19) – le chargeant ainsi d’ouvrir la « porte » du salut à tous ceux qui – Juifs et non-Juifs – reconnaîtraient l’autorité du Seigneur. En fait, ce n’est pas par la naissance que l’on fait partie de ce royaume, mais il faut la foi au Seigneur Jésus, mort et ressuscité. Par sa prédication, Pierre ouvrit l’accès à l’Évangile, tout d’abord à Israël, le jour de la Pentecôte (Act. 2. 38 à 42), puis aux Samaritains (8. 17), et ensuite à tous les gens des nations (les païens) dans la maison de Corneille, un officier romain (10. 34 à 38).

Jésus avait prédit à Pierre que, dans sa vieillesse, il ne lui serait plus possible de faire ce qu’il voudrait, mais qu’il serait conduit à glorifier Dieu par sa mort (2 Pier. 1. 14). Devenu vieux, Pierre ayant appris du Seigneur que le moment pour lui de mourir s’était approché (2 Pier. 1. 14), écrivit quelques instructions pour les croyants qu’il allait laisser. Après avoir servi son Maître jusqu’à la fin, il mourut en martyre.

3. L’apôtre André : celui qui conduit à Jésus

« André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu Jean parler [de lui], et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord son propre frère Simon et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par : Christ) » Jean 1. 40 et 41.

« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent » Matthieu 4. 18 à 20.

André est probablement le premier des douze apôtres qui ait suivi Jésus. Mais il ne s’arrête pas là et il parle de Jésus à son frère Simon, en lui disant : « Nous avons trouvé le Messie ». Et il fait plus encore : il le conduit à Jésus. Puis il se met de côté. Jésus regarde Simon et lui change son nom en Pierre.

André est une personne humble, qui sait saisir les occasions pour faire le bien, même par des choses paraissant ne pas convenir. Ce sera lui qui indiquera au Seigneur un petit garçon qui avait cinq pains d’orge et deux poissons (Jean 6. 9). Le Seigneur les multiplie et nourrit une grande foule avec le peu qui a été mis à sa disposition par ce petit garçon.

Ensuite, Jésus se trouve avec ses disciples à Jérusalem, à l’occasion d’une grande fête. Quelques Grecs sont venus aussi pour adorer avec les Juifs, et ils veulent voir Jésus ; ils le disent à Philippe, qui en parle à André. C’est ensemble que les deux disciples communiquent à Jésus le désir de ces étrangers (Jean 12. 20 à 22). Plus réservé que son frère Pierre, André avait le don d’attirer à Christ ceux qu’il rencontrait. Pour nous, cela correspond à annoncer l’Évangile à quiconque ne le connaît pas encore. André était exactement un « pêcheur d’hommes ». Imitons-le !

4. L’apôtre Jacques : « fils du tonnerre et martyr »

Jésus « vit Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, qui, dans la barque, raccommodaient les filets » Marc 1. 19.

« Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux » Marc 9. 2.

Jacques travaillait comme pécheur avec son père et son frère Jean ; ils étaient associés avec Pierre. En passant le long de la mer de Galilée, Jésus les vit en train de raccommoder leurs filets et leur dit de Le suivre. Jacques et son frère laissent tout pour suivre Jésus. Jacques devient ainsi un des disciples du Seigneur, et ensuite un des douze apôtres.

Pierre, Jean et Jacques, purent assister ensemble à des évènements extraordinaires : la résurrection d’une jeune fille (Marc 5. 37), la transfiguration du Seigneur (9. 2), et son agonie dans le jardin de Gethsémané (14. 33).

Il semble que Jacques et son frère Jean aient eu un caractère très fort et impétueux, au point que Jésus les surnomma « Boanergès », ce qui signifie « fils de tonnerre » (Marc 3. 17). Quand certains Samaritains refusèrent de recevoir Jésus dans leur village, Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et les consume ? » (Luc 9. 54). Mais Jésus les réprimande sévèrement et ils se dirigent vers un autre village.

À une autre occasion, Jacques et son frère, avec l’aide de leur mère, firent à Jésus une requête surprenante : « Accorde-nous d’être assis, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire » (Marc 10. 37). À cette occasion encore, Jésus dut les reprendre et Il leur fit comprendre avec douceur que, bien avant la gloire à venir, ils devraient souffrir pour Lui. Jacques fut le premier des apôtres à mourir comme martyr, sous le règne d’Hérode (Act. 12. 2).

5. L’apôtre Jean : « le disciple que Jésus aimait »

« Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère… Jésus, voyant sa mère et le disciple qu’il aimait se tenant à côté, dit à sa mère :  Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple :  Voilà ta mère » Jean 19. 25 à 27.

Dans le Nouveau Testament, nous trouvons deux personnes qui s’appellent Jean : l’une est Jean le Baptiseur, le dernier prophète de l’Ancien Testament, qui a rendu témoignage à Jésus Christ, le Messie, et qui a introduit son service public. Christ Lui-même le définit comme le plus grand « parmi ceux qui sont nés de femme » (Mat. 11. 11).

L’autre est l’apôtre Jean, auteur d’un évangile, de trois épîtres qui portent son nom, et du livre de l’Apocalypse. Dans son évangile, l’apôtre Jean cite le nom de plusieurs disciples : Pierre, André, Philippe, Thomas, Judas, alors que, pour se désigner lui-même, il emploie à cinq occasions, non pas son propre nom, mais l’expression : « le disciple que Jésus aimait ». Jean était bien conscient de l’amour du Seigneur pour lui, et c’est pourquoi il se désigne ainsi.

Pendant le dernier repas de Jésus avec les douze apôtres, « le disciple que Jésus aimait » se trouve tout près de Lui, dans la douceur de son intimité. Soudain, le Seigneur dit : « L’un de vous me livrera » (Jean 13. 21). Stupéfaits, les disciples se regardent les uns les autres… Pierre, malgré sa détermination, n’ose pas poser la question au Seigneur, mais il fait signe à Jean, qui était penché sur le sein de Jésus, afin qu’Il Lui demande : « Seigneur, qui est-ce ? » (v. 25). Jésus révèle alors que le traître, c’est Judas, qui, peu après, les quitte et sort dans la nuit sombre.

Aux pieds de la croix de Jésus se trouvaient Marie, la mère du Seigneur, avec d’autres femmes et un seul de ses disciples, celui « qu’Il aimait », Jean, qui est à côté de Marie, près de la croix, muet devant son Maître crucifié. Ensemble, ils entendent Jésus qui leur parle ; faisant allusion à Jean, Il dit à Marie : « Femme, voilà ton fils », et à Jean : « Voilà ta mère » (Jean 19. 26 et 27). À l’heure de la croix, Jésus prend encore soin de sa mère, et dès ce moment Jean l’accueille dans sa maison (v. 27).

6. L’apôtre Jean : « le disciple que Jésus aimait »

« Pierre se retourne et voit suivre le disciple que Jésus aimait, celui qui, durant le souper, s’était penché sur sa poitrine et avait dit : Seigneur, quel est celui qui te livrera ? Pierre, le voyant, dit à Jésus :  Seigneur, et celui-ci, que [lui arrivera-t-il] ? Jésus lui dit :  Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi » Jean 21. 20 à 22.

Le dimanche matin, trois jours après la crucifixion, Marie de Magdala vient dire à Pierre et au « disciple que Jésus aimait », que le tombeau de Jésus est vide. Sans plus attendre, ils courent vers le tombeau ; Jean va plus vite que Pierre ; il arrive le premier et voit les linges qui enveloppaient le corps du Seigneur posés par terre, mais il n’ose pas entrer. Puis Pierre arrive, et il entre dans le tombeau ; alors Jean le suit et voit lui aussi que le tombeau est vide : à ce moment-là, il croit que le Seigneur est vraiment ressuscité : « Il vit et crut » (Jean 20. 8).

Quelques jours plus tard, quelques disciples retournent à leur ancienne occupation de pêcheurs. Ils travaillent toute la nuit, mais ne prennent rien. Au matin, Jésus ressuscité se tient sur le rivage, mais ils ne le reconnaissent pas. Lorsqu’Il leur indique de quel côté jeter le filet, et que celui-ci se remplit de poissons, Jean comprend tout de suite que c’est Jésus, et il dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! ». Alors Pierre se jette à l’eau pour rejoindre plus vite son Maître.

Quand ils arrivent à terre, Jésus invite ses disciples à prendre un repas et, se tournant vers Pierre, Il lui confie une nouvelle charge, celle d’être le berger de ses brebis, c’est-à-dire de ceux qui ont cru ou croiraient en Christ ; et Il lui annonce qu’il mourrait en martyre (Jean 21. 19). En attendant, Il l’invite à le suivre.

Mais Pierre se tourne et, voyant que « le disciple que Jésus aimait » le suit déjà, il demande : « Seigneur, et celui-ci, que lui arrivera-t-il ? ». Le Seigneur lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi ».

Jean, très avancé en âge, sera exilé sur l’île de Patmos à cause de la Parole de Dieu, où il écrira le livre de l’Apocalypse (ou : Révélation), le dernier livre de la Bible.

7. L’apôtre Philippe : « Viens et vois »

« Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père… [Jésus lui dit :] Comment peux-tu dire, toi : Montre-nous le Père ? » Jean 14. 8 et 9.

Dans la Bible nous trouvons deux croyants du nom de Philippe : le disciple Philippe qui a été choisi comme apôtre, et Philippe l’évangéliste, l’un des premiers chrétiens, qui a joué un rôle important au début de l’histoire de l’Église.

L’apôtre Philippe avait un nom d’origine grecque, mais venait de la ville de Bethsaïda en Galilée, comme André et Pierre. Il devint un disciple de Jésus simplement en répondant à son appel : « Suis-moi » (Jean 1. 43). Et aussitôt Philippe invite Nathanaël à rencontrer le Seigneur, lui aussi.

Entouré d’une grande foule qui n’a rien à manger, Jésus pose à Philippe la question suivante, pour mettre sa foi à l’épreuve : « Où pourrons-nous acheter des pains, afin qu’ils mangent ? » Philippe, sceptique, répond : « Deux cents deniers de pains, ne leur suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu » (Jean 6. 5 à 7). A-t-il oublié tous les miracles que Jésus avait accomplis ? Jésus, cependant, ne s’arrête pas à cette réponse ; Il multiplie les pains et la foule sera rassasiée.

Quand quelques Grecs veulent rencontrer Jésus, ils en parlent à Philippe, qui demande de l’aide à André, et ainsi a lieu leur rencontre avec Jésus. Quand le Seigneur parle du « Père » avec ses disciples, Philippe demande : « Seigneur, montre-nous le Père ». Saisissant l’occasion, le Seigneur Jésus révèle le mystère de sa Personne : « Celui qui m’a vu, a vu le Père » (Jean 14. 8 et 9).

Ainsi, les hésitations de Philippe sont transformées par le Seigneur en certitudes. N’hésitons pas à présenter au Seigneur toutes nos requêtes et à Lui exposer nos doutes. Sa grâce, dans les réponses que nous recevrons, réchauffera nos cœurs (Luc 24. 32).

8. L’apôtre Barthélémy, appelé aussi Nathanaël

« Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui :  Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. Nathanaël lui dit :  D’où me connais-tu ? Jésus lui répondit :  Avant que Philippe t’ait appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. Nathanaël lui répondit :  Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël » Jean 1. 47 à 49.

Dans la Bible, il ne nous est donné aucun détail quant à l’apôtre Barthélémy, mais puisque son nom n’est pas cité dans l’évangile selon Jean, alors que nous trouvons le nom de Nathanaël ainsi que ceux de quelques apôtres (Jean 21. 2), il est possible que Barthélémy et Nathanaël soient le même personnage, appelé de deux noms différents.

Nathanaël avait entendu parler de Jésus comme Messie, mais il refusait de croire que Jésus venait de Nazareth, parce que c’était une ville de Galilée méprisée des Juifs. Cependant, Nathanaël décide finalement d’aller vers Jésus. Et Jésus, lorsqu’Il le voit arriver, dit : « Voici un vrai Israélite ». Mais Nathanaël est encore perplexe et demande : « D’où me connais-tu ? »

Jésus lui montre qu’Il l’a vu à un moment précis : quand il était « sous le figuier », avant que Philippe lui parle.

Le moment où Philippe avait parlé de Jésus à Nathanaël avait été décisif, mais Jésus lui révèle qu’Il le connaissait déjà avant. Que faisait-il sous le figuier ? Priait-il ? Lisait-il la Parole de Dieu ? Que faisait-il ? Quoi que ce soit qu’il ait été en train de faire, Jésus l’avait vu.

Quand Nathanaël prend conscience de cette omniscience du Seigneur, il capitule, disant : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël » (Jean 1. 49). Il est ainsi devenu disciple du Seigneur.

Vous qui lisez ces mots, êtes-vous conscients que le Seigneur vous voit, où que vous soyez et quoi que vous fassiez ? Vous êtes-vous incliné devant Lui avec prière – en silence ou à haute voix – et Lui avez-vous dit : « Tu es le Fils de Dieu » ?

9. L’apôtre Thomas : croit-il seulement à ce qu’il voit ?

« (Jésus) dit à Thomas :  Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance aussi ta main, mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant. Thomas lui répondit :  Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » Jean 20. 27 à 29.

Le premier dimanche, au soir de sa résurrection, Jésus se présente aux disciples réunis, les portes étant closes par crainte des Juifs. Mais, ce jour-là, Thomas n’est pas avec eux. Quand les disciples lui disent qu’ils ont vu le Seigneur, il répond : « À moins que je ne voie dans ses mains la marque des clous, que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai pas » (Jean 20. 25). L’histoire s’arrête-t-elle là ? Non. Le dimanche suivant, Thomas est avec les autres disciples et il rencontre le Seigneur. Jésus lui parle personnellement et l’invite à croire. Alors Thomas s’exclame, dans un élan de foi et d’adoration : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Nous non plus, nous n’avons pas vu le Seigneur, mais nous avons le témoignage de la Bible, et en particulier cette scène dans laquelle Thomas abandonne ses doutes. Nous aussi, nous pouvons dire : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus nous invite, nous aussi, à ne pas être incrédules mais à croire.

Ce ne sont pas les seules paroles de Thomas citées dans la Bible. Quand Jésus se prépare à se rendre à Béthanie pour ressusciter Lazare, Thomas dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui » (Jean 11. 16). Il sait que les Juifs veulent lapider le Seigneur et il désire être près de Lui avec les autres disciples, même au péril de sa vie.

Thomas dit aussi au Seigneur : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? » (Jean 14. 5) Jésus saisit l’occasion de cette question pour déclarer : « Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (v. 6).

10. L’apôtre Matthieu : le collecteur d’impôts

« Jésus, passant plus loin, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau des impôts ; il lui dit : Suis-moi. Il se leva et le suivit » Matthieu 9. 9.

Matthieu, appelé aussi Lévi, exerçait la profession de « publicain », terme qui désignait celui auquel était sous-traitée la collecte des impôts. Aux yeux du peuple juif, le fait de collecter les taxes de ses compatriotes juifs pour le compte des envahisseurs romains, faisait de lui un collaborateur des ennemis. Cela lui valait la haine et le mépris, d’autant plus si l’on considère que certains exacteurs exigeaient plus de taxes que ce qui était dû (voir Luc 3. 13).

Et pourtant, le Seigneur appelle Matthieu à être son disciple et le choisit pour en faire l’un des douze apôtres.

Si les autres disciples étaient de condition modeste, Matthieu, au contraire, était probablement riche. Sa profession et le fait d’être l’auteur de l’évangile qui porte son nom, nous font penser qu’il était aussi instruit.

Quand Jésus lui dit : « Suis-moi », Matthieu, qui était assis au bureau des impôts, se lève immédiatement, laisse tout et suit le Maître. Puis il Lui offre un grand banquet auquel il invite aussi d’autres publicains (ou péagers), ses collègues, dont quelques-uns étaient connus pour leur mauvaise réputation (Luc 5. 29 et 30). Cette générosité suscite la suspicion et attire les critiques, mais Jésus clarifie tout de suite la situation en disant qu’Il n’était pas venu appeler des justes, mais plutôt des pécheurs, à la repentance (v. 31 et 32).

On pourrait penser qu’un homme religieux, pharisien ou docteur de la Loi, aurait été bien plus digne d’être choisi par le Seigneur pour parler de son œuvre d’amour et de puissance au milieu de son peuple. Mais, au contraire, Jésus invite un homme méprisé à le suivre. La grâce de Dieu formera Matthieu pour le service de son Seigneur.

« Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes » (Marc 1. 17).

11. Les apôtres Jacques et Jude : choisis et envoyés

(Jésus) « fut élevé au ciel, après avoir donné, par l’Esprit Saint des ordres aux apôtres qu’il avait choisis » Actes 1. 2.

« Les apôtres rendaient avec une grande puissance le témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus ; et une grande grâce était sur eux tous » Actes 4. 33. 

Rien n’est dit dans les Évangiles au sujet de Jacques, fils d’Alphée. De Jude (appelé aussi Thaddée), il nous est seulement rapporté la question qu’il posa au Seigneur : « Seigneur, comment se fait-il que tu vas te manifester à nous et non pas au monde ? » (Jean 14. 22). La réponse est pleine de signification : le Seigneur se manifestera à quiconque l’aime et met ses enseignements en pratique.

Il est important de souligner que tous les apôtres furent choisis par Jésus (Jean 6. 70) pour être avec Lui et être ses compagnons et ses amis. Pour Lui, ils quittèrent tout (Mat. 19. 27) et pendant trois ans ils l’ont suivi dans les villes et villages, et par les chemins de la Galilée et de la Judée.

Ils furent choisis et instruits afin d’aller avec Jésus de lieu en lieu. Il les envoya deux par deux, en leur disant de ne prendre pour leur voyage « ni pain, ni sac, ni monnaie » (Marc 6. 8), car ils devaient compter seulement sur les soins providentiels du Seigneur parmi ceux qui leur auraient donné l’hospitalité.

Après la résurrection de Jésus, les apôtres reçurent le Saint Esprit et furent ses témoins « à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » (Act. 1. 8), comme le Seigneur le leur avait demandé. Ils témoignèrent de sa vie, de sa mort et de sa résurrection ; l’Évangile qu’ils annonçaient était confirmé par des miracles puissants.

Les apôtres souffrirent beaucoup à cause de l’Évangile, jusqu’à mourir pour leur foi. Aussi, quand Jésus viendra prendre les siens à Lui, ils auront une place d’honneur avec Lui (Mat. 19. 28 ; Apoc. 21. 14). Vivons-nous, nous aussi, comme des témoins de Christ ?

12. L’apôtre Simon Zélote : un (ex) ancien opposant

« Il n’y a ni Juif, ni Grecs ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni homme, ni femme : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus » Galates 3. 28.

Simon Zélote est aussi appelé dans l’Évangile Simon le Cananéen (Mat. 10. 4), parce que le terme « Cananéen » (qui signifie « zélé » en araméen) est l’équivalent du terme grec « zélote ».

Les « zélotes » étaient une faction appréciée par son rôle dans la revendication des rites de la Loi de Moïse. Leur objectif politique consistait à s’opposer aux dominateurs romains par la force et par des actions terroristes… En l’année 70 après J.C, les Romains ont réagi à la révolte des Zélotes, en envahissant Jérusalem, où ils détruisirent le temple et rasèrent près d’un millier de villages de la Galilée. Les derniers Zélotes furent exterminés à la forteresse de Massada.

Nous ne savons rien de la vie de Simon Zélote, mais son nom laisse penser que, dans sa jeunesse, il pouvait être un activiste politique, un terroriste du point de vue des Romains – et un combattant de la résistance pour les Juifs ; mais Simon ne subit pas la tragique fin des Zélotes du fait que, de nationaliste fanatique qu’il avait été, il était devenu un disciple de Jésus longtemps avant la répression romaine.

Avant de suivre le Seigneur, l’un de ceux qui devinrent apôtres, Matthieu, pouvait être considéré comme un « collaborateur » des Romains, alors qu’un autre, Simon, était sans doute considéré comme un « opposant ». Mais ensuite ils ont travaillé ensemble, marché et vécu côte à côte pendant quelques années. Un tel miracle ne peut se produire que grâce à la foi en Jésus et par le moyen de la repentance.

De la même manière, dans l’Église, nos origines et nos histoires peuvent être très diverses, et même opposées, mais notre identité et notre unité résident dans la Personne de notre commun Sauveur, le Seigneur Jésus.

13. L’apôtre Judas : le traître

« Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, alla trouver les principaux sacrificateurs et dit :  Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai ? Ils lui comptèrent 30 pièces d’argent » Matthieu 26. 14 et 15.

Le nom de Judas est bien connu, c’est celui du traître. Judas, comme les autres apôtres, avait été choisi par Jésus, et il L’a suivi pendant trois ans. Mais quand le Seigneur arrive à Jérusalem, Judas se rend vers les autorités religieuses et accepte de trahir son Maître pour trente pièces d’argent.

Lors du dernier repas avec ses disciples, Jésus déclare ouvertement : « L’un de vous me livrera », puis Il tend à Judas un morceau trempé dans le plat, pour le désigner comme étant le traître. Judas sort alors dans la nuit (Jean 13. 21 à 30). Après le repas, le Seigneur, avec onze apôtres, se rend dans un jardin proche de Jérusalem. Au cœur de la nuit, une grande foule arrive, avec des flambeaux et des bâtons, et Judas est avec eux ; il s’avance jusqu’à Jésus et le fait reconnaître en l’embrassant (Mat. 26. 46 à 49). Les autres apôtres s’enfuient et Jésus est arrêté : Il sera condamné et conduit à la croix. Et Judas ? Il rendra les trente deniers aux sacrificateurs et ira se pendre…

Après l’ascension du Seigneur Jésus au ciel, les apôtres trouveront dans les Écritures les textes qui annonçaient le triste rôle de Judas, et ils comprendront qu’il devait être remplacé. Ainsi, ils demanderont au Seigneur de les diriger, et l’apôtre Matthias sera ajouté aux onze autres (Act. 1. 26).

L’exemple de Judas est solennel ! La Bible révèle qu’il portait la bourse commune des disciples, et qu’il était voleur (Jean 12. 6).

Même si Judas a été dans la compagnie du Seigneur pendant trois ans, et a bénéficié de son amour, de sa miséricorde et de sa grâce, son cœur est resté froid, endurci par l’amour de l’argent.

D’après « Il buon seme » – mai-juin-juillet 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (126)

« Il y eut une voix qui venait des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir » Marc 1. 11.

L’ÉTERNITÉ DU FILS DE DIEU

Ce n’est pas parce que le nom de Fils fut annoncé par le Père au baptême du Seigneur Jésus, que nous avons le droit d’en conclure qu’Il commença à être le Fils bien-aimé à ce moment-là. La vérité, c’est que, étant déjà le Fils, Il était descendu sur la terre à cette place d’humble obéissance pour devenir un disciple ou un élève. Dans son humiliation volontaire, Il est le Fils bien-aimé du Père parce qu’Il l’était avant de prendre un corps humain.

Lorsque Pilate écrivit : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs » (Mat. 27. 37), cette affirmation était certainement vraie du Seigneur longtemps avant que ce soit écrit sur la croix. Aussi, quand le Père dit : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir », ces paroles étaient vraies au sujet du Seigneur bien avant qu’Il ressorte du Jourdain – combien de temps plus tôt, le Fils bien-aimé Lui-même nous le dit, car Il a dit au Père : « Tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17. 24). Et il n’est pas nécessaire de dire que, si le Fils était le bien-aimé du Père avant la fondation du monde, le Fils l’était dans l’éternité pour être aimé. Lui, que son saint Nom en soit béni, est le Fils éternel, demeurant toujours dans l’amour éternel du Père.

De plus, quand le Père dit qu’Il trouvait son délice – ou son bon plaisir – en Lui, Il parlait rétrospectivement, et pas simplement en rapport avec l’acte de soumission du baptême. Le sens du verbe dans l’original, ce n’est pas seulement « Je trouve mon plaisir » mais « Je trouvais mon plaisir ». Depuis l’éternité le Père trouvait son plaisir en son Fils bien-aimé. Nous lisons de même ailleurs que l’âme de l’Éternel se réjouit dans son Serviteur bien-aimé – ce qu’Il est personnellement, et ce qu’Il est comme Médiateur.

D’après The Lord is near novembre 1987 (W.J. Hocking)

« Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l’embaumer (Jésus). De très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au tombeau, comme le soleil se levait. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de l’entrée du tombeau ? Elles regardent et voient que la pierre avait été roulée ; or elle était très grande » Marc 16. 1 à 4.

LE SEIGNEUR JÉSUS A DÉJÀ PRÉPARÉ LA RÉPONSE À NOS CRAINTES

Nous ayons souvent craint, à la pensée de quelque épreuve ou de quelque charge, qui semblait à distance être un nuage sombre à l’horizon – et pourtant, quand nous nous sommes approchés, nous avons vu que « la pierre avait été roulée ». Jésus ressuscité l’avait roulée. Il a effacé le sombre nuage et rempli la scène de la lumière de son regard plein de grâce. Marie était venue au sépulcre en redoutant une difficulté : une grande pierre à rouler ; elle était venue pour oindre un corps mort, mais à son arrivée elle fut bénie et réjouie par un Sauveur ressuscité. Telles sont les voies de Dieu, telles la puissance et la valeur de la résurrection. Les péchés, les chagrins et les fardeaux s’évanouissent quand nous nous trouvons dans la présence d’un Seigneur vivant.

Quand Jean, sur l’île de Patmos, était tombé comme mort dans la poussière, qu’est-ce qui l’avait relevé ? La résurrection, Jésus vivant : « Je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles des siècles » (Apoc. 1. 17). Cela le remit debout. La communion avec Celui qui a fait sortir la vie hors de l’emprise de la mort lui ôta ses craintes et versa une force divine dans son âme.

D’après The Lord is near novembre 1987 (C.H.M.)

« Et l’Éternel lui dit : Paix à toi ; ne crains pas ; tu ne mourras pas. Gédéon bâtit là un autel à l’Eternel, et l’appela : Yahvéh Shalom. Jusqu’à ce jour il est encore à Ophra des Abiézerites » Juges 6. 23 et 24.

LA PAIX DONNÉE À LA FOI

Il est instructif de remarquer ici la différence entre les exercices de cœur qui sont le résultat de la foi, et la réponse de Dieu aux besoins et aux difficultés causés par ces exercices. Au verset 13 nous avons l’expression de ces exercices dans une âme sous le poids de la même oppression que ses frères, mais qui le ressent ainsi parce que sa foi en l’Éternel était réelle. Ensuite nous avons la réponse qui produit la paix, et avec la paix, l’adoration. Il en est de même quand le Seigneur Jésus, après avoir souffert la mort, se révèle à ses disciples avec ces mêmes paroles que Dieu emploie ici, et pose le fondement de l’Église rassemblée pour l’adoration. En Luc 7 nous trouvons les mêmes expériences chez la femme qui était une pécheresse. Elle a cru en la Personne de Jésus. Sa grâce avait fait de Lui son tout ; mais elle ne savait pas encore que quelqu’un comme elle était pardonnée et sauvée, et pouvait s’en aller en paix. Cette assurance était la réponse donnée à sa foi.

Or cette réponse est ce que l’évangile proclame à tout croyant. Le Saint Esprit annonce Jésus. Cela produit une conviction de péché. La connaissance de Dieu en Christ, et la connaissance de nous-mêmes, écrase (car le péché est là, et nous sommes en esclavage, vendus au péché) ; mais elle produit un conflit, peut-être de l’angoisse. Souvent l’âme se débat contre le péché, et ne peut pas le dominer ; elle ne peut pas dépasser un certain point, mais l’évangile proclame les propres ressources de Dieu pour faire sortir de cet état. « Paix te soit », « Tes péchés sont pardonnés ». Christ dit à la pauvre femme pécheresse : « Ta foi » (car elle avait de la foi) « t’a sauvée ». Elle n’avait pas encore connu cela.

D’après The Lord is near novembre 1987 (J.N. Darby)

« Car je vous ai communiqué en tout premier lieu ce que j’ai aussi reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » 1 Corinthiens 15. 3.

QU’EST-CE QU’IL EST IMPORTANT DE SAVOIR ?

Si je commençais à parler avec un ouvrier assis pour son repas, et que je lui dise : Savez-vous quels sont les muscles qui servent à mastiquer ?

– De quoi s’agit-il ? vous dirait-il sans doute.

– Eh bien, pour manger.

– Je n’en sais rien.

– Et savez-vous quels nerfs les commandent ?

– Mais… je n’en sais rien.

– Et le mécanisme et le fonctionnement remarquables par lesquels la nourriture est transformée en bol alimentaire, et introduite dans l’estomac ?

– À présent, je crois que vous vous moquez de moi.

– Pas du tout. Mais tout cela est vrai et très intéressant ; mais dites-moi ce que vous savez.

– Eh bien, Monsieur, je sais que j’ai faim, et que ceci est un bon dîner.

Cela serait la réponse du bon sens, et appropriée. Même le physiologiste, quand il a faim, ne se soucie pas tellement de la manière dont il mange. Les deux points importants sont : il a faim, et il a un bon dîner. Certains ont faim mais n’ont pas la bonne nourriture, d’autres ont la nourriture mais n’ont pas faim. Mais ce qui importe pour jouir de la nourriture, ce n’est pas de savoir comment manger, mais d’avoir faim.

Nous n’avons pas besoin, pour recevoir la vie nouvelle, de savoir comment nous sommes nés de nouveau. Nous n’avons pas besoin, pour obtenir la paix, de savoir tout et plus au sujet de l’œuvre de l’Esprit en nous. (Il y avait des personnes, en Actes 19. 2, qui étaient des croyants, et qui pourtant dirent : « Nous n’avons même pas entendu dire que l’Esprit Saint soit venu ») – mais nous devons connaître l’œuvre de Christ pour nous avant de pouvoir être sauvés. Le plus grand physiologiste pourrait mourir de faim. Nous pourrions tout savoir au sujet de l’œuvre de l’Esprit, et cependant être perdus à jamais, parce que nous n’avons pas reçu Christ, et nous ne nous sommes pas reposés sur Lui – tel qu’Il nous a été offert dans l’Évangile.

D’après The Lord is near novembre 1987

« Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu » Psaume 46. 11.

FAIRE CONFIANCE À DIEU ET LE LAISSER AGIR

Il est difficile d’être tranquille quand tout est ébullition et commotion autour de nous – quand des dangers se pressent et que les troubles se multiplient de toute part. Il y a même un héroïsme moral à se battre d’une seule main contre des armées opposées – même si vous tombez dans la lutte. La controverse a son utilité comme aussi ses dangers, mais n’oublions jamais que le résidu de Juda qui retourna à Jérusalem depuis leur exil forcé de soixante-dix ans était constitué d’hommes qui pouvaient se servir de l’épée aussi bien que manier la truelle. « Ceux qui bâtissaient avaient chacun leur épée ceinte sur leurs reins et bâtissaient » (Néh. 4. 12). Il y a des temps et des saisons où il faut résister aux avancées de notre adversaire rusé sur la citadelle de notre très sainte foi avec l’énergie spirituelle – un mètre après l’autre, un décamètre après l’autre. L’épée ne doit pas être mise dans le fourreau, mais doit être toujours aiguisée et fourbie, et prête à être employée. L’armure est nécessaire pour le conflit avec Satan et les mauvais esprits.

Il y a cependant des moments où Dieu semble se cacher, où notre seule sécurité, c’est de ne rien faire. La voix de notre Dieu Sauveur est entendue au milieu de nombreuses difficultés à la Mer Rouge. « Tenez-vous là et voyez la délivrance de l’Éternel » (Ex. 14. 13). C’est une leçon difficile à apprendre, de ne rien faire au milieu de l’opposition des ennemis. L’Éternel est le Dieu vivant. Les nuages et l’orage sont sous ses pieds, et son trône demeure immobile. Ne pouvez-vous pas, ne voulez-vous pas Le laisser agir pour vous ? Restez tranquille et voyez le bras de l’Éternel réalisant des miracles et ouvrant le sentier pour vos pieds. Une fois de plus les mers se sont partagées et l’Éternel a triomphé – et alors nous chantons.

D’après The Lord is near novembre 1987

« Il (Jésus) monta dans une barque, ainsi que ses disciples. Il leur dit :

– Passons à l’autre rive du lac… Comme ils voguaient, Jésus s’endormit ; et un vent impétueux fondit sur le lac ; la barque se remplissait, et ils étaient en péril. Ils… le réveillèrent, en disant :

– Maître, maître, nous périssons » Luc 8. 22 à 24.

NOUS OUBLIONS VITE QUE LE SEIGNEUR JÉSUS EST AVEC NOUS

Les disciples oubliaient qu’ils suivaient les ordres de Jésus en commençant cette traversée qui avait été la raison pour laquelle ils se trouvaient dans cet orage dangereux. Jésus était étonné qu’ils aient tellement peu confiance en Lui qu’ils craignaient les conséquences d’avoir fait ce qu’Il leur avait dit de faire. Nous sommes tout à fait ainsi. Nous oublions que Dieu est responsable, aussi bien pour nous et notre bien-être, et aussi pour l’accomplissement heureux de ce qu’Il nous a demandé de faire. Par exemple, si Dieu nous dit de tenir ferme ce qui est droit mais pas très populaire – chez nous, au travail, ou avec nos amis, c’est alors son rôle de s’assurer que nous le faisons malgré quelque orage que ce soit qui éclate comme résultat de ce que nous avons pris cette position.

Nous devons aussi faire confiance à Dieu qui nous a promis d’aller avec nous lorsque nous faisons sa volonté. Dieu va avec nous au travers des orages, même quand il semble qu’Il n’est pas là. Les disciples passaient par un moment éprouvant avec Jésus, ils étaient vraiment irrités de ce qu’Il se soit endormi. Il leur semblait qu’Il les avait abandonnés afin d’avoir un peu de repos, en les laissant souffrir seuls à travers l’orage. Mais Il était avec eux, quoi que ce soit qu’ils pensaient ou ressentaient. Et Dieu va avec nous au travers de nos orages, même quand il semble qu’Il dort, et même quand nous Le croyons être à des kilomètres.

Il viendra des orages. Dieu ne nous a jamais promis une vie facile et n’a jamais dit qu’il n’y aurait plus de problèmes. Mais nous n’avons jamais à craindre !

D’après The Lord is near novembre 1987

« Rejetez sur lui tout votre souci, car il prend soin de vous » 1 Pierre 5. 7.

SE REPOSER SUR LE SEIGNEUR COMME IL NOUS LE DEMANDE

La plupart des chrétiens portent de lourdes charges que Dieu n’avait jamais eu l’intention qu’ils portent. Ces charges inutiles nous empêchent de porter celles que nous devrions porter. Et aussi longtemps que nous tirons sur le joug à côté du Seigneur, nous gênons le parfait travail en équipe auquel Il nous invite. C’est notre côté du joug qui est aisé. Lui portera le fardeau et supportera la chaleur du jour.

Avec une merveilleuse sensation de liberté j’ai pris conscience que, en fait, je n’ai que la moitié de mon fardeau à porter. Pendant des années j’ai essayé de le porter en entier, mais maintenant je ne m’occupe que de ce qui m’est demandé. Il est possible que je ne sois pas fidèle ; mais on peut compter sur Dieu.

Aussi, quand Il dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28), je vais à Lui, simplement. Les yeux fixés sur Celui qui est toute grâce, mon cœur brillant de la lumière de son visage, je viens à Lui. Il donne du repos.

« Remets à l’Eternel le chemin de ta vie, et confie-toi en lui ; et lui, il agira » (Ps. 37. 5). Combien de fois j’ai remis un besoin pressant à mon Seigneur, et ensuite ai essayé de le résoudre, sinon en pratique, au moins dans mon esprit ! Je ne parle pas, bien sûr, de quelque chose que je puisse faire moi-même, mais de la réponse à un problème que Dieu seul peut résoudre.

Pourquoi est-ce que je reste réveillé pendant des nuits, en essayant de voir comment Dieu pourrait résoudre la moitié du problème ? Je dois seulement le Lui confier, et m’occuper d’autres tâches, en étant certain que je peux compter sur Dieu. S’il me dit qu’Il s’en chargera, je sais qu’Il le fera à sa manière et en son temps à Lui – qui est toujours le meilleur.

D’après The Lord is near novembre 1987

« Ils le prirent (Joseph) et le jetèrent dans la citerne ; or la citerne était vide : il n’y avait pas d’eau dedans » Genèse 37. 24.

LES SOUFFRANCES INFINIES DU SEIGNEUR JÉSUS SUR LA CROIX

La prééminence de Joseph remplissait ses frères d’envie ; la prééminence de Jésus remplissait les Juifs de haine. Les frères de Joseph dirent : « Le voici qui arrive, ce maître rêveur ! Maintenant, venez, tuons-le et jetons-le dans une des citernes » (Gen. 37. 19 et 20). Les frères juifs de Jésus dirent : « Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le » (Mat. 21. 38).

Joseph fut jeté dans la citerne – la citerne était vide, sans eau. La méchanceté de leur cœur fut ainsi manifestée ; ils le jetèrent dans un puits, et ils s’assirent pour manger le pain. Les Juifs crucifièrent Jésus, puis s’assirent pour garder un grand sabbat. Joseph fut vendu pour vingt pièces d’argent. Jésus fut vendu pour trente. Comme Isaac, dans cette ombre, Joseph ne mourut pas réellement ; il n’y avait pas d’eau dans le puits. Mais quant à notre précieux Jésus, Il enfonça dans la boue profonde.

Il dit : « Toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Ps. 42. 8).

Cependant Isaac, lorsqu’il a été mis sur l’autel, fut épargné ; Joseph, quand il a été jeté dans la citerne, fut épargné ; mais quand Jésus fut cloué sur la croix, Dieu n’a pas épargné son Fils bien-aimé. Aussi cruel qu’ait été le traitement des frères de Joseph, il ne fut pas abandonné ; mais Jésus s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Pourquoi fut-Il ainsi frappé par Dieu et abandonné sur la croix ? Son âme a été faite « une offrande pour le péché ». « Il a été blessé pour nos transgressions, Il a été meurtri pour nos iniquités » (És. 53. 5). Les souffrances de Joseph étaient contre sa volonté ; mais la mort de Jésus était son offrande volontaire « Je laisse ma vie pour les brebis » (Jean 10. 15). Oui, en vérité, « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3. 18). C’est ainsi que Dieu a manifesté son amour pour nous.

D’après The Lord is near novembre 1987

« Parce qu’il a mis son affection sur moi, je le délivrerai ; je le mettrai en une haute retraite, parce qu’il a connu mon nom » Psaume 91. 14.

AIMONS DE TOUT NOTRE CŒUR CELUI QUI NOUS A TANT AIMÉS

Le dévouement et la fidélité à Dieu aura toujours sa parfaite récompense à la fin. La voie pour cette fin sera certainement marquée par la peine, l’épreuve de la foi, et un exercice de l’âme. Cela a été particulièrement le cas pour notre bien-aimé Seigneur Jésus Christ. Il a mis son affection sur le Père avec un dévouement calme et constant. Cela n’a jamais changé sous l’effet de l’opposition ni de la persécution, ni en particulier quand Il a été abandonné de Dieu à cause de la culpabilité de nos nombreux péchés. Dévouement merveilleux et admirable d’affection sans égoïsme ! Dieu est son objet suprême, et cela étant, il ne peut pas manquer d’y avoir comme résultat une bénédiction infinie pour d’autres.

Mais plus précieuse que toute la grande bénédiction que nous recevons par Lui est la douceur de savoir que Dieu L’a délivré avec justice hors des profondeurs de cette mort en grand sacrifice, et L’a mis à la tête de l’univers, bien au-dessus de tous les anges, des principautés et des pouvoirs. Parce qu’Il a connu le nom de Dieu – connu en fait d’une manière telle que de donner à ce nom la place et l’honneur les plus hauts pendant toute sa vie d’humilité sur la terre, et dans le sacrifice sans égal de Lui-même.

Le nom de Dieu ayant été dans toute son histoire bénie, Dieu, en conséquence, se réjouit de Lui donner un nom qui est au-dessus de tout nom. Au nom de Jésus tout genou se ploiera, que ce soit des êtres célestes, terrestres ou infernaux, et toute langue confessera que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Puisque Dieu L’a tellement honoré – et avec justice – quel honneur donnons-nous à son nom aujourd’hui, si ce n’est par un dévouement de cœur simple et réel, qui ne recherche rien d’autre ? Puisse notre amour être réellement porté sur Lui.

D’après The Lord is near novembre 1987 (L.M. Grant)

« Quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de par lui-même ; mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera ce qui va arriver » Jean 16. 13.

SEUL LE SAINT ESPRIT PEUT ENSEIGNER LES CHOSES DIVINES

Il y a un mal très commun mais très grand et subtil au milieu de nous, même chez ceux dont on ne peut douter qu’ils soient des chrétiens. L’esprit humain est tout à fait capable d’entrer hardiment dans les choses divines, et même de chercher à les exposer. « La chair ne profite de rien ». Seul l’Esprit de Dieu peut enseigner. Car, comme chrétien, je suis amené dans cette nouvelle sphère où Il est tout. L’exposition de quoi que ce soit d’autre, c’est la mise au jour de l’esprit de l’homme, car l’Esprit ne peut pas dépasser ce qui est écrit – et ne le fait pas.

Je dois me souvenir de deux choses si je désire être conduit plus loin dans la vérité. L’une, c’est que l’on doit voir en moi la fidélité présente selon la vérité que Dieu m’a déjà faite connaître. Sans cela il ne peut pas m’être communiqué quelque chose de plus, et je ne peux pas faire de progrès. Si je prétends voir quelque chose de plus que les autres, alors que je ne suis pas fidèle à ce qu’ils connaissent déjà – et que je connais – c’est seulement une tromperie de la chair qui cherche à s’exalter par ce moyen.

Qu’il est fréquent de trouver que l’esprit (même chez ceux qui désirent le tenir en bride) s’égare et crée des théories quant aux choses de Dieu ! La Parole est alors manipulée pour servir de support scripturaire pour ces choses qui, procédant du vieil homme, auraient dû être tout de suite rejetées.

La deuxième chose, si je désire avancer dans la vérité – et je dois la garder soigneusement, c’est qu’aucun pouvoir de mon esprit, aucun raisonnement, ne peuvent m’instruire dans les choses divines les plus simples. C’est le Saint Esprit seul qui peut me les expliquer et me les enseigner, si j’agis avec fidélité dans tout ce qu’Il a déjà placé devant moi.

D’après The Lord is near décembre 1987

JE SAIS… PAR LA FOI

« Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, c’est-à-dire dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle » 1 Jean 5. 20.

« Et moi (Job), je sais que mon rédempteur est vivant » Job 19. 25.

La Bible nous rapporte plusieurs témoignages de croyants fondés sur une foi véritable.

« Je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là » (2 Tim. 1. 12). Dans ce passage, l’apôtre Paul exprime une foi sans limites en Jésus, son Seigneur.

Une femme de Samarie rend témoignage de ce que Jésus lui a révélé près du puits de Sichar. Plus tard, plusieurs Samaritains lui diront : « Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons  ; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous savons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde » (Jean 4. 42). Leur connaissance venait de ce qu’ils avaient écouté directement les paroles de Jésus, et c’était donc le fruit d’une rencontre personnelle avec le Seigneur.

Job, écrasé par des épreuves terribles dans sa famille et dans sa propre santé, comprend qu’il possède un Rédempteur vivant : « Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant » ; il a la certitude qu’il ressuscitera un jour et comparaîtra devant Celui qui l’a racheté et lui a donné la vie éternelle.

Ce « savoir » n’est pas l’équivalent d’une information reçue passivement. Mais elle est l’affirmation d’une conviction profonde, fruit d’une foi qui se repose solidement sur Dieu. L’apôtre Jean explique en quoi consiste cette foi et comment on peut acquérir cette certitude, qui peut être aussi la nôtre : « Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). Jésus a dit : « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39).

D’après « Il buon seme » – mars 2025

AIDE DIVINE DANS LE VOYAGE DE LA FOI

« Il ne permettra pas que ton pied soit ébranlé  ; celui qui te garde ne sommeillera pas » Psaume 121. 3.

Quand Dieu nous donne l’assurance que notre pied ne sera pas ébranlé, Il pense au chemin de la foi. Notre chemin vers le but céleste est comme un sentier dans la montagne.

Il y a des passages difficiles et dangereux. Nous ne savons pas où poser le pied sans risquer de glisser. Il en est de même aussi dans notre voyage par la foi. Nous nous trouvons dans des situations où nous sommes dépassés par les difficultés et où nous ne savons pas comment en sortir. Que faire alors ? Jacques nous conseille : « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et elle lui sera donnée » (Jac. 1. 5). Notre Dieu nous donne la sagesse nécessaire afin que nous puissions traverser un endroit dangereux sans tomber, ni même vaciller.

Lors d’une course, il y a parfois des passages qui nous semblent être sans fin. Nos pieds se fatiguent et nos pas deviennent instables. Nous faisons aussi cette expérience dans notre chemin vers le ciel. Il y a des passages dans lesquels notre énergie et notre endurance ne suffisent pas. En Ésaïe 40. 31, nous trouvons ce qui nous aidera : « Ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force  ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles  ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas ». Notre Dieu désire toujours nous donner de nouvelles forces afin que nous ne vacillions pas ou n’abandonnions pas, mais que nous poursuivions avec courage.

D’après « The Good Seed » avril 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (125)

« Vous êtes manifestés comme la lettre de Christ, rédigée par notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant » 2 Corinthiens 3. 3.

LE VERSET DE LA SECRÉTAIRE

J’avais une secrétaire dont la vie était, pour moi, une prédication continuelle, bien qu’elle ne m’ait jamais parlé de sa foi. Elle l’avait essayé une fois, mais je l’avais fait taire. Dans le travail quotidien épuisant je lui en imposais de toutes manières, j’accumulais le travail, et pourtant elle gardait toujours sa tenue exemplaire.

Un jour je lui demandai son secret. Elle rougit un peu et dit : – Chaque matin, avant de venir au travail, je prie pour me souvenir du verset des secrétaires, et pour l’appliquer.

– Le verset des secrétaires ? Que voulez-vous dire ? lui ai-je demandé.

– Dans la Bible il y a un verset que je crois s’appliquer spécialement aux secrétaires.

– Alors, montrez-le moi.

Elle sortit un Nouveau Testament de son sac et le feuilleta, visiblement émue. Puis elle mit son doigt sur un verset, qu’elle avait souligné : « Vous êtes manifestés comme la lettre de Christ, rédigée par notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant ».

Je lui ai demandé : – Et pourquoi appliquez-vous ce passage en particulier à vous-même ?

– Mon travail consiste beaucoup à écrire des lettres. Aussi je demande au Seigneur qu’Il me fasse être une lettre qui soit écrite si clairement que les hommes autour de moi puissent apprendre à connaître Dieu par ma conduite.

J’ai acquiescé : – Votre prière a pu effectivement être entendue. Il est bien visible que Dieu dirige votre vie. J’aimerais aussi avoir cela.

D’après der Herr ist nahe août 2025

« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » Colossiens 3. 1 à 3.

DE L’AIR DEPUIS LE CIEL

Connaissez-vous l’argyronète ? Cette araignée d’eau vit comme un plongeur sous l’eau, en se construisant un genre de cloche de plongeur, faite de soie, qu’elle remplit d’air. De temps à autre elle vient à la surface et prend de l’air sous forme de petites bulles, qui restent suspendues entre les poils de son arrière-train. De là elle pompe son habitat sous-marin, dans lequel elle vit, respire, va après du butin, se déplace, et élève sa couvée.

Les chrétiens sont parfois comme ces petits animaux. Ils doivent vivre, organiser leur temps, travailler, élever leurs enfants, dans un environnement où l’atmosphère morale est souvent irrespirable – elle est gérée par Satan, que la Bible nomme « le chef de l’autorité de l’air » (Éph. 2. 2). Mais les chrétiens ont un secret. Ils s’élèvent régulièrement pour remplir leur réserve d’air céleste, en lisant la Bible, et par la prière, pour rester en lien avec Dieu et avec leur Seigneur Jésus Christ au ciel. Ils peuvent ainsi vivre, dans un environnement ennemi, sans désespérer et sans être étouffés.

Celui qui croit au Seigneur Jésus et entretient une relation vivante avec Lui, peut toujours respirer de l’air du ciel et poursuivre, alors qu’il doit se trouver malgré lui dans un environnement ennemi de Dieu.

Connaissez-vous l’air du ciel ?

D’après die gute Saat août 2025

« Ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel ! » Psaume 9. 11.

L’INFLUENCE D’UNE MÈRE

Sasha était un petit garçon qui vivait dans un pays au régime totalitaire. Quand il eut dix ans, la police entra chez lui pour le retirer de sa mère parce qu’elle était chrétienne. Sacha s’accrocha à elle et cria : Je ne veux pas te quitter ! On l’arracha des bras de sa mère, où il pleurait. Les voisins, alarmés, accoururent, et l’un des policiers dit tranquillement : Nous ne voulons pas les séparer, la mère peut venir avec lui.

La voiture partit, mais peu après, elle s’arrêta au milieu d’un bois ; on fit descendre la mère, seule avec son chagrin.

Sans arrêter de prier pour son petit garçon, elle alla, un mois après l’autre, le rechercher dans les nombreux collèges des alentours, mais on lui répondit régulièrement : Nous ne pouvons rien faire pour vous. À la fin, le Seigneur permit qu’elle soit informée de l’école où était son fils. L’éducatrice lui dit tout d’abord : Vous avez un fils vraiment particulier ! Avant de se coucher, il se met toujours à genoux et prie. Les autres garçons lui lancent des oreillers. Mais le matin suivant il prie de nouveau ; il prie aussi à table. C’est un enfant toujours calme et tranquille.

Seuls dans le parloir, Sasha et sa mère purent parler et pleurer ensemble. Pendant la conversation, la maman lui demanda discrètement :

– Sasha, mon chéri, pourquoi ne m’as-tu jamais écrit ?

Sasha répondit à voix basse : Ce n’est pas permis, maman. Ici nous sommes toujours surveillés.

À la fin de la rencontre, quand l’éducatrice revint, elle les trouva à genoux, en prière.

Quelque temps plus tard, elle et sa fille découvrirent la joie de la foi dans le Seigneur.

D’après il buon Seme août 2025

« L’amour… n’agit pas avec inconvenance ; il ne cherche pas son propre intérêt ; il ne s’irrite pas ; il n’impute pas le mal » 1 Corinthiens 13. 5.

L’AMOUR VRAI N’EST PAS ÉGOÏSTE

Très souvent nous n’avons pas l’intention d’être égoïstes mais, étant légers dans notre marche pour suivre Christ et ayant, selon notre nature, nous-mêmes comme objet au lieu de Lui, ce défaut apparaît par traces dans presque tout ce que nous faisons.

Quel est alors le remède à l’égoïsme ? On pourrait répondre : Penser aux autres, comme dans la parabole du bon samaritain. C’est une habitude bonne et chrétienne : voir un prochain en chacun de ceux que je peux servir, et l’aimer comme moi-même. Il est très important d’acquérir l’habitude de penser au confort, à la commodité et aux souhaits des autres en toute occasion, et à chercher à plaire à mon voisin pour son bien, pour l’édification en tout temps. Mais il y a encore une voie plus excellente, c’est que Christ, au lieu de moi-même, devienne le centre de mes pensées, de sorte que toutes mes actions se réfèrent naturellement à Lui. De cette manière, non seulement je ne suis plus égoïste, mais je deviens positivement, et pas seulement négativement, comme Christ.

C’est le genre de christianisme qui est compris par les hommes et apporte une vraie gloire à Dieu. Quand un homme renonce volontairement à la meilleure place, à laquelle il a absolument droit, quand il met de côté son propre avantage et, en perdant quelque chose, sort de son chemin pour montrer de la bonté aux autres, quand il devient pauvre, et ne donne pas seulement de son abondance, pour le bien des enfants de Dieu, aux besoins desquels il pourvoit et quand, non seulement il dépense mais est dépensé pour les autres – alors il devient véritablement une épître de Christ lue et connue de tous. Personne ne peut passer devant un homme sans l’observer, si chez lui l’égoïsme a été remplacé par les traits visibles de Christ. Oh, puisse son amour nous pousser à vivre ainsi à sa gloire !

D’après the Lord is near novembre 1987 (A.T. Schofield)

« Il posera sa main sur la tête de l’holocauste, et il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui » Lévitique 1. 4.

LA SIGNIFICATION DE L’HOLOCAUSTE

L’holocauste était le plus élevé et le plus grand de tous les sacrifices, parce qu’il représentait le Seigneur Jésus dans sa consécration totale à Dieu dans sa mort sur la croix. Le Seigneur était venu pour glorifier Dieu, et Il a fait cela sur le mont Calvaire. Là, sur cet autel, le Seigneur a amené dans la lumière tout ce que Dieu est. De plus, par son obéissance, même jusqu’à la mort de la croix, une bonne odeur est montée au ciel. Là, « la bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps. 85. 10).

Quand l’Israélite qui offrait posait ses mains sur la tête de l’animal destiné à l’holocauste, cela signifiait qu’il s’identifiait complètement avec lui. Dans le cas d’un sacrifice pour le péché et d’un sacrifice pour le délit, le péché et le délit de celui qui offrait étaient transférés sur l’animal, de sorte que la victime devait mourir à la place de la personne. Mais dans l’holocauste, le fait de poser la main signifiait que la pureté de la victime et le fait qu’elle était acceptable étaient transférés à la personne qui apportait l’offrande. Pour nous, aujourd’hui, cela signifie que la valeur de Christ devant Dieu, et son acceptation – ce que Christ est aux yeux de Dieu – nous sont attribués. Dieu nous voit en Lui. Il n’y avait rien en nous, dans notre nature, qui soit acceptable pour Dieu. La propitiation, une couverture pour le péché, devait être faite pour nous. Christ a fait cela sur la croix ; et en faisant cela, Il a en même temps révélé toutes les gloires de Dieu – dont sa sainteté et sa grâce.

Des brebis et des colombes étaient offertes comme holocaustes sans qu’on mette la main sur elles.

Cela nous montre que ce ne sont pas tous les croyants qui adorent Dieu qui comprennent les perfections de Christ dans la même mesure, mais Dieu accepte l’adoration et l’adorateur parce qu’il voit la pleine valeur de l’œuvre de Christ.

D’après the Lord is near novembre 1987

« Le moineau même a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour elle, où elle a mis ses petits : …. tes autels, ô Éternel des armées ! Mon roi et mon Dieu » Psaume 84. 4.

LE TEMPS À VENIR HEUREUX OÙ ISRAËL RECONNAÎTRA JÉSUS CHRIST COMME SON MESSIE

Quelle est merveilleuse, cette image prophétique de la bénédiction à venir sur la nation d’Israël éprouvée, après des siècles d’errance ! Le moineau nous parle de leur pauvreté spirituelle, car deux moineaux étaient vendus pour un sou. C’est aussi un oiseau sociable, qu’on trouve normalement nombreux dans les zones habitées – qui est vu ici comme ayant trouvé une maison, un endroit de communion souhaitée. D’autre part, Israël est comparé à l’hirondelle, un oiseau toujours en vol, de même que la nation n’a trouvé aucune place de repos dans toutes ses allées-et-venues. Elle trouve enfin un nid, déposant ses petits sur les autels de Dieu, ce qui rappelle de manière précieuse que Christ et son sacrifice sont la véritable place de repos pour la foi, qu’Israël aussi partagera.

Mais que sont précieux les mots « ô Éternel des armées ! Mon Roi et mon Dieu », prononcés par ceux qui autrefois ont méprisé, rejeté et crucifié le Seigneur Jésus Christ, leur propre vrai Messie !

C’est au Roi Lui-même qu’on s’adresse, le Messie, l’Oint d’Israël. Il est appelé d’abord « Éternel des armées », ensuite, « mon Roi », et en dernier lieu, « Mon Dieu ». Ils apprécieront alors de Le connaître dans tous ces caractères, et de Lui donner sa place de plus haute dignité et de plus haut honneur, après L’avoir autrefois refusé, et comme Roi et comme Dieu.

Cependant, aujourd’hui, ceux qui ont été rachetés par le précieux sang de Christ Le connaissent dans une relation beaucoup plus proche que celle d’Éternel des armées ou Roi. Avec Thomas nous pouvons dire : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28). Plutôt que de nous adresser à Lui comme roi, il nous convient mieux, à nous qui sommes approchés si près de Lui, de nous adresser à Lui comme « notre Seigneur Jésus Christ », comme on le trouve si fréquemment dans les épîtres.

D’après the Lord is near novembre 1987 (L.M. Grant)

« Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit » Jean 3. 6.

L’HOMME TOMBÉ EST INCAPABLE DE RETROUVER L’INNOCENCE

Certains voudraient nous enseigner que tous les hommes sont nés avec des qualités et des capacités qui, étant bien employées, leur permettront de trouver la voie pour revenir à Dieu. C’est nier complètement le fait mis en vue si clairement dans le début de la Genèse. Caïn et Abel étaient nés, non pas dans le paradis, mais en dehors de lui. Ils étaient les fils, non pas d’Adam innocent, mais d’Adam pécheur. Ils vinrent au monde en participant de la nature de leur père ; et il n’importait pas dans quelle phase cette nature pouvait se développer, c’était toujours la nature – la nature tombée, ruinée, irrémédiable : « Ce qui est né de la chair est (non seulement charnel, mais) chair, et ce qui est né de l’Esprit (n’est pas simplement spirituel, mais) est esprit ».

S’il y eut jamais une bonne occasion pour que se manifestent les qualités, les capacités, les ressources, et les tendances de la nature, c’était bien le temps de la vie de Caïn et Abel. S’il y avait quoi que ce soit dans la nature qui pouvait recouvrer son innocence perdue, et s’établir de nouveau dans le cadre d’Éden, c’était le moment pour que cela ait lieu. Mais il n’y avait rien de semblable. Ils étaient tous deux perdus. Ils étaient chair. Ils n’étaient pas innocents. Adam avait perdu son innocence et ne l’avait jamais retrouvée. Il ne peut être vu que comme le chef tombé d’une race tombée, qui par leur désobéissance devinrent des « pécheurs » (Rom. 5. 19). Adam devint, en ce qui le concernait personnellement, la source corrompue d’où sont sortis les fleuves corrompus de l’humanité ruinée et coupable – le tronc mort d’où ont poussé des branches d’une humanité morte, moralement et spirituellement morte.

D’après the Lord is near novembre 1987 (C.H. Mackintosh)

« Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par ce sacrifice, il a reçu le témoignage d’être juste » Hébreux 11. 4.

LA DIFFÉRENCE ENTRE L’OFFRANDE DE CAÏN ET CELLE D’ABEL

La distinction entre Caïn et Abel n’était pas fondée sur quoi que ce soit dans leur nature ou dans leurs circonstances – car, quant à celles-ci, il n’y avait pas de différence. Mais alors qu’est-ce qui faisait cette grande différence ? La différence n’était pas en eux-mêmes, dans leur nature ou dans leurs circonstances. Elle provenait entièrement de leurs sacrifices. Cela rend la chose très simple pour un pécheur réellement convaincu – pour quiconque ressent sincèrement que, non seulement il participe à une nature déchue, mais qu’il est lui-même aussi un pécheur.

L’histoire d’Abel ouvre, pour une telle personne, le seul fondement réel pour qu’il puisse s’approcher de Dieu, se tenir devant Lui, et avoir une relation avec Lui. Elle lui enseigne de façon claire, qu’il ne peut pas venir à Dieu sur le terrain de la nature ou de quoi que ce soit qui y participe ; et il doit rechercher, en dehors de lui-même et dans la Personne et l’œuvre d’un autre, la base solide et permanente de la relation avec le seul Dieu, saint, juste et fidèle.

Hébreux 11 nous présente tout ce sujet d’une manière particulièrement claire et compréhensible. Dans le verset ci-dessus il nous est enseigné que la question ne concernait pas du tout les hommes, mais seulement leurs sacrifices. Ce n’était pas une question concernant celui qui offrait, mais concernant son offrande. C’est là que se trouve la grande différence entre Caïn et Abel. Nous ne pouvons pas être trop simples quant à ce point, car c’est là que se trouve la vérité quant à la position devant Dieu de quelque pécheur que ce soit.

D’après the Lord is near novembre 1987 (C.H. Mackintosh)

« Et Jacob appela le nom du lieu Péniel : Car j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée » Genèse 32. 31.

L’ŒUVRE DE DIEU DANS LE CŒUR DE JACOB

Nous ne pouvons pas douter un instant que Jacob, à Péniel, ait appris une profonde leçon quand Dieu le brisa, alors qu’il faisait ses propres plans en laissant Dieu en dehors de ses calculs. Dieu intervint pour montrer qu’Il ne serait pas ignoré. Son amour et ses desseins de bénédiction ne Lui permettront pas que nous Le laissions en dehors des actions de notre propre cœur. Cette nuit-là, brisé, Jacob dit : « J’ai vu Dieu face à face ». Il apprit réellement la leçon, mais il n’était pas alors capable de la mettre en pratique. Ce n’était, également, que partiel car, alors qu’il reçut lui-même un nouveau nom, quand il demande à l’Éternel son nom, Il ne le lui donne pas. Il se faisait connaître à eux comme le Dieu Tout-puissant. Jacob n’a pas appris son nom alors, mais Dieu le bénit là.

Aussitôt il va s’installer à Succoth, une ville de Sichem, et bien loin d’aller avec le Dieu qu’il avait rencontré, il ne profite pas, à ce moment-là, de la leçon qu’il avait réellement apprise. Il ne l’applique pas en pratique dans son âme jusqu’à ce que Dieu perturbe la scène autour de lui. Il bouleverse complètement Jacob, et quand Jacob est brisé par ses circonstances il va à Béthel, et Dieu lui apparaît et lui révèle son nom. C’est seulement là qu’il s’y attache, et immédiatement tout ce qu’il avait obtenu par ses plans commence à disparaître. Debora meurt ; Rachel meurt ; Joseph est emmené en Égypte ; la famine vient sur le pays ; et vous le voyez à la fin adorant Dieu. Tout ce qu’il avait – tout ce qui était de Jacob – avait disparu, et il prend la place d’Israël ; et son propre cœur est alors rempli des pensées de Dieu. Les pensées de Dieu remplissent son âme.

D’après the Lord is near novembre 1987

« De saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » 2 Pierre 1. 21.

NE PAS CRÉER DES THÉORIES POUR EXPLIQUER LA PAROLE DE DIEU

Comment puis-je discerner ce qui vient seulement des pensées de ce qui est de l’Esprit ? L’action du cerveau humain en moi comme chrétien est vue quand je m’attache à une théorie, puis me tourne vers la Parole de Dieu pour essayer de m’y établir. Quand Dieu m’enseigne, c’est exactement le contraire de cela. Alors, la Parole vient en premier, non pas la théorie. La théorie peut m’être présentée de manière très subtile (c’est d’ailleurs le cas en général). On l’appelle une belle pensée, par exemple, par une personne peu établie, et nous oublions d’où elle vient. Tout cela sert à nous aveugler aussi bien qu’à nous faire mousser.

Alors vient le fruit. Aveuglés nous-mêmes, nous nous mettons à enseigner et à en éclairer d’autres sur le sujet, et c’est de là que nous trouvons l’origine de toutes les sectes, de tous les systèmes humains. C’est là qu’ils ont pris naissance.

Il faut que j’aille à la Parole de Dieu pour apprendre ce qui s’y trouve, non pas pour ajouter quelque chose par quelque clarté de vision que j’aurais, plus grande que celle de ceux qui ont été employés par Dieu pour la mettre par écrit. Que de saints hommes de Dieu aient parlé et écrit la Parole, et employé de meilleurs mots que les humains – même des mots enseignés par l’Esprit – cela devrait contredire la vaine supposition que des théories ou des mots de mon cru puissent avoir leur place là. Je crois que l’Esprit me dirige quand, en simplicité et dans la dépendance, je lis la Parole de Dieu et je médite sur elle, et vois ce qui s’y découvre pour moi, et que je suis ainsi conduit en avant. La Parole – et pas la théorie – vient d’abord. Quand il en est ainsi, je n’ai pas à élaborer une théorie. Tous ceux qui sont soumis à la Parole (et à l’Esprit, qui nous enseigne) sont satisfaits de cela, et la théorie n’est pas nécessaire. Si la Parole de Dieu ne suffit pas, la théorie crée une secte.

D’après the Lord is near novembre 1987

« Afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » 2 Corinthiens 5. 15.

L’ÉGOÏSME, UN DANGER CONSTANT POUR LE CROYANT

C’est par notre manière d’agir dans les petites choses que le monde nous juge – non pas par la quantité de connaissance des principes scripturaires, mais la manière dont nous les appliquons dans la vie courante.

Considérons brièvement le péché de l’égoïsme, tellement anti-chrétien.

L’égoïsme se voit de façons nombreuses et variées : « les hommes seront égoïstes » (2 Tim. 3. 2). C’est la racine d’où partent toutes sortes de pensées de recherche de soi. L’homme égoïste recherche ses propres bénéfices, non pas le bénéfice des autres, encore moins ce qui concerne Jésus Christ, comme l’apôtre en parle aux Philippiens de manière si touchante, se plaignant que ce péché ait été un grand mal, et bien visible dans son temps.

L’égoïsme se trouve partout, même parmi des croyants, bien que ce soit un défaut si choquant dans sa nature que l’homme du monde le méprise encore plus que le chrétien, quand il se montre de manière évidente. Toutefois, seul le chrétien peut éprouver ce que c’est que d’être tout à fait sans égoïsme dans son esprit, en toutes choses. Que nous nous sentons honteux quand nous considérons combien souvent nos meilleures actions sont ruinées par des traits d’égoïsme !

« Nous plaire à nous-mêmes », ce qui est condamné en Romains 15. 1, c’est la même chose que chercher son propre intérêt. Cela se voit dans les grandes et les petites choses : le choix d’une œuvre pour le Seigneur, le choix de notre résidence, de nos compagnies, de nos vêtements, de nos occupations, et dans toutes sortes de choses que nous nous permettons journellement au lieu de renoncer à nous-mêmes. Que nous nous sentons honteux quand nous nous arrêtons un instant et pensons à la manière dont nous nous plaisons à nous-mêmes dans les petites choses, recherchant toujours à être les premiers ! Nous sommes si opposés, en esprit, à notre Seigneur bien-aimé.

D’après the Lord is near novembre 1987

« Ainsi donc, vous n’êtes plus étrangers ni gens de passage, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu » Éphésiens 2. 19.

LA POSITION PRÉCIEUSE DE TOUT CROYANT DANS LA MAISON DE DIEU

Quelles merveilleuses paroles d’encouragement pour les croyants des nations qui, auparavant, avaient été sans espérance et sans Dieu dans le monde ! Quels résultats merveilleux ont été accomplis par le sacrifice du Seigneur Jésus Christ sur la croix ! C’est seulement par la grâce de Dieu que les Juifs ont été sauvés, mais ils avaient, auparavant, reçu la promesse de la venue de Christ pour leur apporter une merveilleuse bénédiction. Les nations n’avaient pas reçu une telle promesse. Cependant, comme les branches de la vigne fertile de Joseph, la grâce de Dieu en Jésus Christ est passée par-dessus le mur de séparation. Un salut éternel est maintenant proclamé aux nations sur le même fondement que pour les Juifs.

Les nations ne sont pas faites juives : elles ne sont pas maintenant citoyennes de Jérusalem, ni membres de la maison d’Israël. Mais les croyants juifs et gentils sont faits un en Jésus Christ : ils sont concitoyens, non pas d’une cité terrestre, mais de « la cité qui a les fondements, dont Dieu est l’architecte et le créateur » (Héb. 11. 10). Leur citoyenneté est en dehors de ce monde. Bien sûr, c’est seulement à la venue du Seigneur pour nous que nous serons introduits dans la cité céleste, mais notre citoyenneté est établie là déjà maintenant, avec tous les enfants de Dieu.

D’autre part, nous sommes « gens de la maison de Dieu ». C’est un fait présent, accompli, qui peut être apprécié, dont on peut jouir avant le jour où nous serons appelés vers notre demeure céleste. Car Dieu a une maison maintenant, dans laquelle tous les enfants de Dieu ont droit à une place. Chacun d’eux doit reconnaître l’autorité du Seigneur Jésus là, comme Fils sur la maison de Dieu, et mettre en ordre ses affaires d’une manière qui glorifie Dieu. Si nous nous rassemblons au nom du Seigneur Jésus, nous nous réunissons en accord avec la vérité de la maison de Dieu, et nous connaîtrons en conséquence la douceur de sa propre présence au milieu de nous.

D’après the Lord is near novembre 1987 (L.M. Grant)

LA VENUE DU SEIGNEUR ET SES CONSÉQUENCES DANS MA VIE DE CROYANT

RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2025

« Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard de ceux qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus.

Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : nous, les vivants, qui restons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons en aucune façon ceux qui se sont endormis. Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel  ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu  ; puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air  : et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles » (1 Thess. 4. 13 à 18).

« Voici, je vous dis un mystère  : Nous ne nous endormirons pas tous, mais nous serons tous changés  : en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette, car la trompette sonnera, et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce mortel revête l’immortalité. Quand ce corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite  : La mort a été engloutie en victoire. Où est, ô mort, ton aiguillon  ? où est, ô mort, ta victoire  ? Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché  ; et la puissance du péché, c’est la Loi. Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ  !

Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur (1 Cor. 15. 51 à 58).

« Le Seigneur lui-même » : ce qui va se passer au moment où le Seigneur va venir. Il ne va pas déléguer cette tâche à un ange.

Dans la Parole, on peut voir ce que le Seigneur fait Lui-même : l’œuvre de la création, l’œuvre de la croix. Cela nous touche.

Quand il va appeler les chrétiens, il y aura trois signaux sonores :

– Une trompette.

– Une voix d’archange.

– Un cri de commandement.

La trompette. Les trompettes sonnaient pour mettre en marche l’armée.

La voix d’archange est une voix surnaturelle. Elle sera entendue (mais seulement des croyants – qu’ils soient morts ou vivants !) Le cri de commandement, c’est le signal pour rassembler les croyants. Réveillez-vous, j’arrive !

Le Seigneur descend du ciel sur les nuées, les croyants sont élevés sur ces nuées. Il ne vient pas sur la terre. Avant cela (un très court laps de temps), ceux qui sont endormis en Jésus ressusciteront et puis les vivants sont enlevés ensemble avec eux.

Nous n’allons pas monter avec notre corps tel qu’il est aujourd’hui mais il sera changé en un corps incorruptible.

« Enlevés » signifie : arrachés avec une force soudaine.

Le tribunal de Christ. « Il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon les actions [accomplies] dans le corps, soit bien soit mal.

Sachant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous sommes à découvert pour Dieu  ; j’espère que nous sommes aussi à découvert devant vos consciences » (2 Cor. 5. 10 et 11).

Tous les croyants passeront devant ce tribunal. À quoi sert-il ? Tout ce que nous aurons fait, dit, pensé, tout sera manifesté – et l’on verra le grand amour du Seigneur pour nous. Ce ne sera pas un tribunal judiciaire. Quiconque a cru au Seigneur Jésus ne sera pas jugé. Le Seigneur Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous dis  : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement  ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).

Est-ce que ce sera devant tout le monde ? La Parole dit : « Ainsi, chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu ». La pensée de ce tribunal à venir nous permet de nous sanctifier aujourd’hui.

Nous serons « manifestés » et non pas jugés. Le jugement sera pour les incrédules. Nous réaliserons exactement comment nous aurons vécu sur la terre. Nous n’aurons pas peur, nous serons d’accord avec le Seigneur.

Des récompenses : des couronnes (soit bien), des couronnes perdues éventuellement, mais pas de punition (soit mal).

Écouter, croire, c’est la conversion. On ne fait pas d’œuvres pour être sauvé, mais parce qu’on est sauvé.

Le jugement a été porté par le Seigneur, Il a porté notre culpabilité, nous ne serons donc pas jugés.

En revanche, il y aura un grand trône blanc (Apoc. 20. 11 à 15) qui est réservé à ceux qui n’ont pas reçu le Seigneur. Ils seront en enfer pour toujours.

Les petits enfants, qui ne comprennent pas qu’ils sont pécheurs, seront sauvés par l’œuvre de Christ. « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10).

Pour ceux qui n’ont pas entendu parler du Seigneur Jésus, il y a le témoignage de la création (Rom. 1. 20). Dieu les voit, Dieu les connaît, Dieu s’en occupe.

Sachant que le Seigneur vient bientôt, que dois-je faire ?

Être assuré que je suis prêt.

« Il lui dit : Ami, comment es-tu entré ici, sans avoir d’habit de noces  ? Mais il eut la bouche fermée » (Mat. 22. 12). Celui qui n’a pas cru, ne pourra rien dire à Dieu.

En un clin d’œil : on n’aura plus le temps de croire au Seigneur Jésus. Donc, c’est aujourd’hui qu’il faut se tourner vers Dieu.

Voici quelques passages qui font le lien entre notre vie et la venue du Seigneur :

« Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées  ; et soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent leur maître, lorsqu’il reviendra des noces  : ainsi, dès qu’il arrivera et frappera, ils lui ouvriront aussitôt » (Luc 12. 35 et 36).

Ils attendent, sont vigilants. Les reins ceints montrent qu’ils sont prêts à partir.

Les lampes allumées sont en effet un témoignage dans un monde de ténèbres morales ; avec de l’huile : le Saint Esprit qui demeure dans le croyant.

Ce passage montre ensuite qu’il y a une promesse du Seigneur pour ceux qui L’attendent, Il les servira : c’est une faveur particulière de Celui qui, ayant été le parfait Serviteur sur la terre, le demeure à toujours !

« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté  ; nous savons que, quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur » (1 Jean 3. 2 et 3).

Cette espérance nous sanctifie, entraîne la purification. Un chrétien qui aime le Seigneur a le souci de la pureté, comme Jésus est pur.

« Mais la fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier  ; et avant tout, ayez entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés » (1 Pier. 4. 7 et 8). Être sobre, veiller, prier. Quand Saul a été touché par le Seigneur, il est dit : « Voici, il prie » (Act. 9. 11). La prière est le signe distinctif du chrétien.

Nous avons un amour fervent, un amour chrétien à développer. « Je vous donne un commandement nouveau  : Aimez-vous l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous l’un l’autre. À ceci tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous » (Jean 13. 34 et 35). C’est un signe distinctif entre chrétiens.

« Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche  ; ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces » (Phil. 4. 5 et 6).

Le Seigneur est proche : proche dans le temps : « Je viens bientôt » ; proche dans l’espace : « Je suis avec vous tous les jours ».

La douceur : le Seigneur a été un Maître plein de douceur.

« Ce qui attire dans un homme, c’est sa bonté » Prov. 19. 22.

Ayons de la douceur entre nous et envers tous les hommes.

« Prenez donc patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le cultivateur attend le fruit précieux de la terre : il prend patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison » (Jac. 5. 7).

Ayons de la patience par rapport à la vie, aux circonstances, à notre famille. Cela va nous aider à avoir de la douceur.

« Toutes ces choses devant donc se dissoudre, quelles [gens] devriez-vous être en sainte conduite et en piété, attendant et hâtant la venue du jour de Dieu, à cause duquel les cieux en feu seront dissous et les éléments embrasés se fondront  ! Mais, selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habite. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix » (2 Pier. 3. 11 à 14).

Hâtant sa venue : peut-on l’accélérer ? Le Seigneur viendra quand la dernière personne sera sauvée. Alors si on parle de Lui, cela ira plus vite – en même temps Dieu est souverain. Il y a les deux côtés : notre responsabilité et le fait que Dieu seul sait le jour et l’heure.

« –  Fils d’homme, je t’ai établi sentinelle pour la maison d’Israël ; et tu entendras la parole de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant  : Tu mourras certainement, et que tu ne l’avertiras pas, et que tu ne parleras pas pour avertir le méchant [de se détourner] de sa méchante voie, afin qu’il vive, – lui, le méchant, mourra dans son iniquité, mais je redemanderai son sang de ta main. Et si tu avertis le méchant, et qu’il ne se détourne pas de sa méchanceté ni de sa méchante voie, il mourra, lui, dans son iniquité  ; mais toi, tu as délivré ton âme » (Éz. 3. 17 à 20).

Être une sentinelle. Nous devons prévenir les gens que le Seigneur va revenir. Si on ne le fait pas, on sera responsable. Alors que si on leur dit et qu’ils ne croient pas, c’est de leur responsabilité.

Soyons prêts à répondre à ceux qui nous posent des questions.

Groupes.

Groupe 1.

Qu’est-ce qui m’empêche d’attendre le retour du Seigneur, me retient ? Y-a-t-il des chaînes qui me retiennent à cette terre et qui font que je n’attends pas le retour du Seigneur avec joie ?

Ce sont les plaisirs du monde qui nous tiennent attachés à la terre, au monde, les choses matérielles.

Groupes 2.

Avez-vous peur que le Seigneur revienne ? Pourquoi ? Au contraire, est-ce un sujet de joie pour vous ? Pourquoi ?

Il n’y a pas besoin d’avoir peur mais on se demande comment ce sera car c’est nouveau, c’est l’inconnu. Mais ce sera bien. On sera ensemble avec le Seigneur.

Groupe 3 et 5.

Si vous savez que le Seigneur vient dans 8 jours, qu’est-ce que vous faites ?

Si on savait que c’est proche ou lointain, on ne réagirait pas de la même façon. On serait des témoins, on n’aurait pas peur si c’était proche. On serait moins fervents si c’était loin.

Groupe 4.

Pourquoi le Seigneur ne nous dit-il pas quand il va venir nous chercher ?

Si on savait que c’est dans très longtemps, on pécherait plus facilement et se sanctifierait juste avant.

Ne sachant pas quand Il va revenir, on va faire attention.

Nous devons nous encourager à être occupés de bonnes choses, à veiller à la pureté, à cultiver les moments de communion ensemble, à nourrir le nouvel homme et pas la chair (exemple du chien – image du vieil homme et de l’aigle – image du nouvel homme. Les deux sont rattachés avec une corde. Nourrissons le nouvel homme et le vieil homme s’affaiblira).

GESTION DU TEMPS et COMMENT LIRE LA BIBLE

RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2025

La question essentielle, si vous n’appartenez pas au Seigneur Jésus, est de vous reconnaître pécheur, d’accepter le Seigneur comme votre Sauveur aujourd’hui. La Bible insiste : « C’est pourquoi, – comme dit l’Esprit Saint : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 7 et 8). Demain, c’est le mot du diable. Il dit aux hommes : vous croirez demain. Mais personne ne sait s’il sera encore en vie demain !

La Parole de Dieu nous dit que la vie passe très vite.

« Vous qui ne savez pas ce [qui arrivera] le jour de demain (car qu’est-ce que votre vie  ? – elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît) » (Jac. 4. 14).

« Les jours de nos années montent à 70 ans, et si, à cause de la vigueur, ils vont à 80 ans, leur orgueil encore est peine et vanité  ; car [notre vie] s’en va bientôt, et nous nous envolons.

Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage » (Ps. 90. 10 et 12).

Les minutes, les heures passent très vite.

Le temps est un cadeau de Dieu. Dieu nous demandera compte du temps que nous avons eu.

Le Seigneur répondait à tous les besoins et n’était pas stressé. Nous sommes dans un monde de stress et nous devons apprendre à gérer notre temps.

Il est préférable de lire la Parole de Dieu le matin car les accus sont rechargés. On peut écouter Dieu quand on lit sa Parole avant que la journée commence.

Il peut y avoir des joies, des peines, des tentations, des combats.

Éphésiens 6. 13 nous dit de revêtir l’armure complète de Dieu. Ainsi quand l’Ennemi arrive, alors on est prêt et l’on n’est pas surpris. On ne met pas son armure au moment où l’ennemi se présente devant nous, car il serait trop tard !

Conseils pour lire la Bible :

– Prier pour demander au Seigneur de vous montrer ce qu’Il veut vous apprendre.

– La lire lentement pour ne pas manquer des choses importantes.

– Y réfléchir, la méditer.

– Ensuite, lire une étude qui va vous expliquer le passage.

– Réfléchir à ce que le Seigneur vous apprend à travers ce que vous lisez.

– Remercier le Seigneur.

Vous pouvez lire rapidement mais si vous prenez du temps, vous allez faire beaucoup de progrès.

On peut lire la Parole de Dieu au télescope et l’on voit les grandes pensées de Dieu et au microscope pour en voir les détails qui ont tous de l’importance.

Priez, avant toute autre chose, le matin : le Seigneur bénira toute votre journée.

Martin Luther a dit : J’ai tellement de choses à faire aujourd’hui, que je vais prier 3 heures avant !

L’évangélisation. Soyons toujours préparés pour répondre quand l’occasion se présente. « Soyez toujours prêts à répondre à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, mais avec douceur et crainte » (1 Pier. 3. 15). Saisissons les occasions qui se présentent à nous.

Ayons pitié des gens qui sont autour de nous. « Mais Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean » (Act. 3. 4). Regardons les besoins qui sont autour de nous.

Le service. « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir  » Eccl. 9. 10. Il nous faut saisir l’occasion pour servir le Seigneur.

Le Seigneur nous laisse aussi sur la terre pour Le servir, pour parler de Lui.

Le repos. Nous avons besoin de temps de repos pour notre corps, notre esprit, pour nous faire du bien spirituellement. Quand on est trop fatigué, le diable nous attaque et l’on peut tomber.

Perdre son temps. On peut perdre beaucoup de temps à regarder les écrans. Il faut toujours se demander si le Seigneur veut que je fasse ceci ou cela.

La vie est plus facile, mais on n’a pas plus de temps.

On peut perdre du temps si l’on n’est pas ordonné. Du coup, on perd beaucoup de temps à chercher quelque chose.

Décidons de dire non à la paresse. « La porte tourne sur ses gonds, et le paresseux sur son lit » (Prov. 26. 14). « Le paresseux enfonce sa main dans le plat, et il ne la ramène pas à sa bouche » (Prov. 19. 24).

Ne cherchons pas à « tuer le temps » : il est précieux ! Mais cherchons à être utiles et demandons-le-Lui chaque jour.

On peut remplir sa vie de toutes sortes de choses sans le Seigneur. Prenons garde aussi à la suractivité pour le Seigneur, qui nous conduirait à délaisser nos activités légitimes.

Le Seigneur nous fait une promesse par rapport au temps. « Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20). Rappelons-nous, chaque jour, que le Seigneur est avec nous.

Par rapport au mariage, ne brûlons pas les étapes. Le Seigneur va me garder celle que j’aime et la jeune fille attendra. C’est cela agir avec foi.

Par ailleurs, il faut être capable de faire vivre sa famille. Proverbes 24. 27 est très actuel : « Prépare ton ouvrage au-dehors, et mets en état ton champ, et après, bâtis ta maison ».

Sachons attendre et demander au Seigneur sa volonté.

Le Seigneur ne fait pas les choses à moitié, il faut une conviction des deux côtés. C’est important d’obéir au Seigneur, car quand il y a des difficultés dans le couple, on sait si les choses ont été faites avec Lui ou non.

Il y a un temps pour tout (Eccl. 3. 1 à 8).

Gérez bien votre temps avec le Seigneur, pensez aux choses essentielles, pensez à servir.

Cela vous permettra de ne pas regretter d’avoir perdu du temps et, comme Daniel, d’arrêter dans votre cœur d’utiliser votre temps pour le Seigneur.

« Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » Ps. 119. 18. La prière a des résultats, on peut vivre les résultats de la prière.

C’est bon d’avoir des routines pour lire la Parole, réfléchir, partager. Comment calez-vous les moments avec Dieu au milieu de toutes vos activités ?

Un avertissement : « À la nouvelle année, au temps où les rois entrent en campagne, David envoya Joab, et avec lui ses serviteurs et tout Israël ; ils détruisirent les fils d’Ammon et assiégèrent Rabba  ; mais David resta à Jérusalem. Au temps du soir, David se leva de son lit de repos et se promena sur le toit [en terrasse] de la maison du roi. Du toit, il vit une femme qui se lavait, et la femme était très belle. David envoya prendre des informations au sujet de cette femme, et on [lui] dit  :

–  N’est-ce pas là Bath-Shéba, fille d’Éliam, femme d’Urie, le Héthien  ?

David envoya des messagers la chercher  ; elle vint vers lui, et il coucha avec elle (et elle se purifia de son impureté)  ; et elle s’en retourna dans sa maison. Puis la femme conçut  ; elle envoya informer David et [lui] dit  :

–  Je suis enceinte » (2 Sam. 11. 1 à 5).

« Maintenant, l’épée ne s’éloignera pas de ta maison, à jamais, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Urie, le Héthien pour qu’elle soit ta femme » (2 Sam. 12. 10).

Que fait David ? Il reste chez lui, il regarde une femme et il pèche.

Le soir est une période critique : Satan peut vous attaquer le soir – on est fatigué, moins attentif ; on « baisse la garde » et l’ennemi est là. Il faut s’encourager à être vigilant. Ayons une bonne hygiène de vie : se coucher tôt, se lever tôt.

Pour les jeunes filles : attention à votre attitude vis-à-vis des garçons.

À cause des attaques de Satan, passez du temps à lire la Parole. Est-ce que j’ai lu la Parole en entier ? Prenons un petit commentaire, Chaque jour les Écritures, Bibliquest pour nous aider à bien comprendre.

Il faut environ 100 heures pour lire la Bible et je peux la lire en un an.

Groupes.

Groupe 1. Comment ai-je utilisé jusqu’ici les heures que Dieu m’a accordées de vivre ?

Combien de temps je passe devant un écran chaque jour ?

On peut réduire le temps d’écran pour lire plus la Bible. Par les réseaux sociaux, on peut s’encourager à lire la Bible, se proposer des passages, avoir des fichiers avec des sujets pour mettre des notes. Cela motive.

Groupe 2.

Êtes-vous inquiets par l’avenir ou obsédé par votre passé ? « Rejetant sur lui tout votre souci, car il prend soin de vous » (1 Pier. 5. 7)

Avez-vous tendance à vous décourager et en connaissez-vous la raison ?

Nous n’avons pas spécialement peur du futur car Dieu contrôle tout. Pour le passé, on peut regretter des choses mais il faut surtout les confesser au Seigneur, apprendre de nos erreurs pour changer.

Le découragement a sa source dans le manque de confiance en Dieu et en soi (mais attention à la confiance en soi). On peut lire les écrits des grands hommes de foi et cela nous encourage.

Groupe 3.

Pensez-vous qu’il soit souhaitable d’établir le programme de la semaine à venir et d’y inscrire les priorités ?

Honnêtement, savez-vous saisir les occasions comme on saisit la balle au bond ?

Nous sommes déterminés à parler du Seigneur, mais nous n’avons pas vu de conversion.

« Jette ton pain sur les eaux, car tu le trouveras après bien des jours » Eccl. 11. 1. On témoigne mais on ne sait pas ce que cela va produire, mais Dieu agit. Il ne faut pas se décourager.

Du temps volé ? Oui, par les écrans principalement.

Groupe 4.

Êtes-vous résolus à conduire des gens de votre entourage au Sauveur ?

Êtes-vous conscients de vous être fait voler souvent du temps ?

Il faut inscrire les priorités, saisir les occasions, avoir de grandes lignes, des objectifs. Dieu conduit la journée.

Groupe 5.

Avez-vous l’habitude de vous lever tôt pour rencontrer le Seigneur, pour avoir un moment de lecture et de méditation de la Bible avant de partir au travail ?

Quelles sont vos sauterelles ?

Se lever tôt dépend des personnes. L’essentiel est de se nourrir de la Parole de Dieu chaque jour.

L’Ennemi veut manger ce que nous avons reçu de bon. Il faut être comme Gédéon qui battait le froment pour avoir de la nourriture.

SAMUEL : RESSOURCES DU CROYANT DANS UN TEMPS DIFFICILE

RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2025

Samuel est né dans le pays d’Israël et faisait partie du peuple d’Israël. C’est le peuple choisi de Dieu.

« Il y avait un homme de Ramathaïm-Tsophim, de la montagne d’Éphraïm, dont le nom était Elkana, fils de Jerokham, fils d’Élihu, fils de Thohu, fils de Tsuph, Éphratien. Il avait deux femmes  : le nom de l’une était Anne, et le nom de la seconde, Peninna. Peninna avait des enfants, mais Anne n’avait pas d’enfants. Chaque année, cet homme montait de sa ville pour adorer l’Éternel des armées et lui sacrifier à Silo  ; là se trouvaient les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l’Éternel.

Le jour où Elkana sacrifiait, il donnait des portions à Peninna, sa femme, et à chacun de ses fils et de ses filles ; mais à Anne il donnait une portion double, car il aimait Anne, bien que l’Éternel l’ait rendue stérile. Sa rivale la harcelait sans cesse, afin de la pousser à l’irritation, parce que l’Éternel l’avait rendue stérile. Et [Elkana] faisait ainsi d’année en année. Chaque fois qu’elle montait à la maison de l’Éternel, [Peninna] la harcelait ainsi ; alors elle pleurait et ne mangeait pas. Elkana, son mari, lui dit :

-  Anne, pourquoi pleures-tu  ? et pourquoi ne manges-tu pas  ? pourquoi ton cœur est-il triste  ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils  ?

Anne se leva, après qu’on eut mangé à Silo, et après qu’on eut bu  ; (Éli, le sacrificateur, était assis sur un siège près de l’un des poteaux du temple de l’Éternel)  ; ayant l’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et pleura abondamment » (1 Sam. 1. 1 à 10).

Elkana, le père de Samuel, est de la famille des lévites qui s’occupent du temple, la maison de Dieu.

Il avait deux femmes. Or Dieu n’avait donné qu’une femme à Adam. Quand la situation n’est pas selon la volonté de Dieu, il y a des problèmes. Ici le problème c’est qu’une des deux femmes a beaucoup d’enfants et l’autre n’en a pas. Alors Peninna qui a des enfants se moque d’Anne qui n’en a pas. Peut-être lui dit-elle : Dieu te punit. Dieu n’est pas comme cela. Il permet toujours une épreuve pour une bonne raison et Il ne rend pas le mal pour le mal, au contraire, il pardonne quand on se repent.

En Jean 9, l’homme qui était aveugle de naissance ne l’était pas parce qu’il a péché. Jésus dit : « C’est afin qu’en lui les œuvres de Dieu soient manifestées » (Jean 9. 3).

Versets 9 à 11 : Anne prie beaucoup et Dieu lui donne un enfant qui en plus sera en bénédiction pour le peuple tout entier.

Elkana et sa famille vont à la maison de l’Éternel. C’était encore la même tente qui était avec le peuple dans le désert avec l’arche, le chandelier et l’autel : une grande table où l’on offrait les sacrifices.

Dieu ne veut plus que l’on tue des animaux pour s’approcher de lui. Un fossé nous sépare de Lui. Ce sont nos péchés mais maintenant le sang de Jésus Christ nous purifie de tout péché une fois pour toutes. Il n’y a plus besoin de sacrifices.

Anne était triste et a beaucoup pleuré mais elle a tout apporté à Dieu. Nous pouvons aussi dire à Dieu nos tristesses.

« Éli répondit  :

- Va en paix ; et que le Dieu d’Israël t’accorde la demande que tu lui as faite ! Elle dit  :

- Que ta servante trouve grâce à tes yeux  !

La femme s’en alla et elle mangea  ; et elle n’eut plus le même visage.

Ils se levèrent de bonne heure le matin et se prosternèrent devant l’Éternel  ; puis ils s’en retournèrent et vinrent dans leur maison, à Rama. Elkana connut Anne, sa femme  ; et l’Éternel se souvint d’elle. Quand les jours furent révolus, Anne, ayant conçu, enfanta un fils  ; et elle l’appela du nom de Samuel  : car, [dit-elle], je l’ai demandé à l’Éternel. Quand Elkana, son mari, monta avec toute sa maison pour sacrifier à l’Éternel le sacrifice annuel et son vœu, Anne ne monta pas, car elle dit à son mari  :

-  [J’attendrai] jusqu’à ce que l’enfant soit sevré  ; alors je le mènerai, afin qu’il paraisse devant l’Éternel et qu’il habite là pour toujours.

Elkana, son mari, lui dit  :

–  Fais ce qui est bon à tes yeux, reste [ici] jusqu’à ce que tu l’aies sevré  ; seulement, que l’Éternel accomplisse sa parole  !

La femme resta donc et elle allaita son fils jusqu’à ce qu’elle l’ait sevré. Dès qu’elle l’eut sevré, elle l’emmena avec elle, avec trois jeunes taureaux, un épha de farine et une outre de vin  ; elle le mena à la maison de l’Éternel à Silo ; or l’enfant était très jeune. Ils égorgèrent le taureau et ils amenèrent le jeune garçon à Éli. Elle dit  :

-  Ah, mon seigneur  ! [aussi vrai que] ton âme est vivante, mon seigneur, je suis la femme qui se tenait ici près de toi pour prier l’Éternel. J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Aussi, moi je l’ai prêté à l’Éternel  ; [pour] tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel.

Et il se prosterna là devant l’Éternel » (v. 17 à 28).

« Les yeux de l’Éternel [regardent] vers les justes, et ses oreilles sont [ouvertes] à leur cri. La face de l’Éternel est contre ceux qui font le mal, pour retrancher de la terre leur souvenir. [Les justes] crient, et l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses » (Ps. 34. 16 à 18).

Dieu voit tout et entend tout, comme il a vu les larmes d’Anne et entendu sa prière.

Isaac et Rebecca ont prié pendant vingt ans avant d’avoir Jacob et Ésaü. Il faut persévérer dans la prière car Dieu ne répond pas toujours tout de suite. Parfois, il dit « Oui » à nos demandes, d’autres fois Il répond « Attend », et d’autres fois encore, il dit « Non », car Il sait ce qui est bon pour nous.

Il y a pourtant quelqu’un qui a prié instamment et à qui Dieu a dit non. C’est Jésus à Gethsémané : il a supplié Dieu trois fois pour ne pas aller à la croix ; il ne pouvait pas souhaiter de porter nos péchés. Mais c’était la volonté de Dieu et le Seigneur a accepté.

v. 19 : Anne rentre à la maison avec un autre visage, ce n’est plus un visage triste mais heureux, car elle sait que Dieu va lui répondre.

Samuel veut dire : « Dieu a exaucé » ou « demandé à Dieu ». C’est important de nous souvenir des réponses de Dieu.

v. 24 : quand il a été sevré (c’est-à-dire plus nourri du lait de sa maman), Anne l’amène au temple car elle l’avait promis à Dieu. C’est aussi important de faire ce qu’on promet car Dieu nous entend.

Anne amène aussi trois taureaux, un épha de farine et une outre de vin pour remercier Dieu d’avoir répondu à sa prière. Elle a amené ce qu’elle savait qui plaisait à Dieu.

On ne peut pas venir à Dieu avec de bonnes actions mais seulement grâce au sacrifice du Seigneur Jésus. Le seul chemin pour venir au Seigneur c’est Lui. « Jésus lui dit  :

-  Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi ».

Le brigand sur la croix n’a fait aucune bonne action mais il a cru que Jésus pouvait le sauver.

Anne savait que pour s’approcher de Dieu elle devait venir avec ses offrandes à cette période-là (avant la mort du Seigneur Jésus) et celles-ci sont une image du Seigneur Jésus.

« Éli bénit Elkana et sa femme, et dit  :

- Que l’Éternel te donne des enfants de cette femme, à la place du prêt qui a été fait à l’Éternel  !

Puis ils s’en retournèrent chez [Elkana]. L’Éternel visita Anne, elle conçut et elle enfanta trois fils et deux filles ; et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel » (1 Samuel 2. 20 et 21).

Anne a ensuite trois fils et deux filles. Dieu répond toujours au-delà de ce qu’on demande. Les disciples de Jésus lui ont dit : On a tout quitté pour te suivre et qu’est-ce qui va arriver ? Jésus leur répond : Vous recevrez cent fois plus de joie et de bénédictions que le monde peut donner.

Samuel a trois ou quatre ans : on n’est jamais trop jeune pour servir le Seigneur.

« Quant au jeune garçon Samuel, il allait grandissant, agréable à l’Éternel et aux hommes » (v. 26). Tout comme le Seigneur Jésus. « L’enfant grandissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse  ; et la faveur de Dieu était sur lui… Quand il eut douze ans, comme ils étaient montés à Jérusalem selon la coutume de la fête… Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (Luc 2. 40, 42 et 52).

Vous pouvez aussi, vous qui avez à peu près douze ans, comme ici le Seigneur Jésus, vivre en étant agréable à Dieu.

« Elkana s’en alla à Rama, dans sa maison  ; quant au jeune garçon, il servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur. Or les fils d’Éli étaient des fils de Bélial, ils ne connaissaient pas l’Éternel… Le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant l’Éternel ; car les hommes méprisaient l’offrande de l’Éternel. Quant à Samuel, il servait devant l’Éternel, c’était un jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. Sa mère lui faisait une petite robe et la lui apportait d’année en année quand elle montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel » (ch. 2. 11 et 12, 17 à 19).

Samuel habite tout le temps dans le temple où étaient les fils d’Éli. Ils étaient méchants et ne connaissaient pas Dieu. Certains se disent chrétiens mais ne le sont pas. Dieu le sait, il voit les cœurs mais aussi ce que faisaient de mal ces jeunes. Dieu ne faisait rien car il est patient mais un jour Il les jugera, ils vont mourir. Vous voyez aussi beaucoup de mal autour de vous et vous dites : Dieu ne fait rien, il ne les juge pas. Il est patient et veut que les hommes se repentent et se convertissent, mais un jour Il jugera tout le mal.

Samuel était au milieu de ce mal comme vous à l’école mais comme Samuel vous pouvez rester près de Dieu pour qu’Il vous garde du mal.

« Le jeune garçon Samuel servait l’Éternel devant Éli ; or la parole de l’Éternel était rare en ces jours-là  : les visions n’étaient pas fréquentes.

Il arriva en ce temps-là, qu’Éli était couché à sa place (or ses yeux commençaient à être troubles, il ne pouvait pas voir), et la lampe de Dieu n’était pas encore éteinte, et Samuel était couché dans le temple de l’Éternel où était l’arche de Dieu. Alors l’Éternel appela Samuel. Il répondit  :

–  Me voici.

Puis il courut vers Éli et dit encore  :

-  Me voici, car tu m’as appelé. Mais [Éli] dit :

-  Je n’ai pas appelé  ; retourne te coucher.

Il s’en alla et se coucha. L’Éternel appela de nouveau  :

-  Samuel  !

Samuel se leva, alla vers Éli et [lui] dit  :

–  Me voici, car tu m’as appelé. Il répondit  :

-  Je n’ai pas appelé, mon fils  ; retourne te coucher.

Samuel ne connaissait pas encore l’Éternel, et la parole de l’Éternel ne lui avait pas encore été révélée.

L’Éternel appela de nouveau  : Samuel  ! pour la troisième fois  ; [Samuel] se leva, alla vers Éli et [lui] dit  :

–  Me voici, car tu m’as appelé.

Éli s’aperçut alors que c’était l’Éternel qui avait appelé le jeune garçon. Éli dit à Samuel  :

–  Va te coucher ; et s’il t’appelle, alors tu diras : Parle, Éternel, car ton serviteur écoute.

Samuel s’en alla et se coucha à sa place. L’Éternel vint et se tint là, et appela comme les autres fois  :

-  Samuel  ! Samuel  !

Samuel répondit  :

–  Parle, car ton serviteur écoute » (ch. 3. 1 à 10).

Moment très important dans la vie de Samuel car c’est la première fois qu’il rencontre Dieu. Avant, il servait mais ne l’avait jamais rencontré.

Peut-être allez-vous à la réunion, chantez-vous des cantiques, mais vous n’avez jamais eu de contact personnel avec Dieu.

Il est très important d’avoir un jour ce premier contact avec Dieu, juste entre Lui et toi. Ce jour restera gravé dans ton cœur.

Quand Dieu parle, Samuel ne reconnait pas sa voix et va vers Éli. C’est seulement la troisième fois qu’Éli comprend que c’est Dieu et dit à Samuel d’attendre une nouvelle fois et de dire : « Parle, Éternel, car ton serviteur écoute ».

« Car ✷Dieu parle une fois, et deux fois – et l’on n’y prend pas garde » Job 33. 14.

Samuel attend et Dieu lui parle une quatrième fois.

Peut-être Dieu t’a-t-il parlé par tes parents, à la réunion et tu n’as pas reconnu la voix de Dieu. Mais Dieu persévère et t’appellera encore, alors tu pourras toi aussi lui dire : Parle car ton serviteur écoute.

Dieu dit deux fois : Samuel, Samuel. Il connait aussi ton prénom et t’appelle, toi. Il y a sept personnes dans la Bible, qui sont appelées deux fois par leur nom. C’est toujours pour recevoir une communication importante de la part de Dieu.

Jacob a dit : « J’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée » (Gen. 32. 30).

Job a dit : « Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu  » (Job 42. 5).

Pierre a rencontré Dieu sur son bateau. Il était depuis un certain temps avec Jésus mais un jour Jésus lui dit : Jette ton filet dans l’eau. Pierre répond : On a pêché toute la nuit et on n’a rien pris mais sur ta parole, je jetterai le filet. Et quand il voit tous les poissons dans son filet qui se déchire, il réalise que Jésus n’est pas qu’un homme mais le Créateur, le Fils de Dieu et il dit : Retire-toi de moi, car il découvre sa misère. Mais le Seigneur lui dit : Ne crains pas, dorénavant tu prendras des hommes. C’est-à-dire, tu amèneras d’autres hommes au Seigneur Jésus, tu Le serviras.

Ce jour-là, il s’est vraiment converti.

« Choisis la vie, afin que tu vives » Deut. 30. 19.

On peut avoir entendu longtemps parler de Jésus sans avoir de relation avec Lui, mais un jour il faut faire ce pas, Lui parler, L’écouter, accepter son salut.

Saul de Tarse, un homme très méchant, persécutait les chrétiens. Mais Dieu l’a arrêté sur le chemin par une grande lumière. Tous les hommes, même les plus méchants, peuvent être sauvés.

Le Seigneur t’appelle par ton nom.

« Ne crains pas, car je t’ai racheté  ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » (És. 43. 1).

Que chacun puisse Le connaître, alors son nom sera écrit dans le ciel.

« Voici, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains » (És. 49. 16). Nous sommes gravés sur les mains du Seigneur Jésus.

« Les fils d’Israël dirent à Samuel  :

–  Ne cesse pas de crier pour nous à l’Éternel, notre Dieu, afin qu’il nous sauve de la main des Philistins.

Samuel prit un agneau de lait et l’offrit tout entier à l’Éternel en holocauste  ; Samuel cria à l’Éternel pour Israël, et l’Éternel l’exauça » (1 Sam. 7. 8 et 9).

Samuel a aussi beaucoup prié et Dieu a toujours répondu à ses prières. « Moïse et Aaron, parmi ses sacrificateurs, et Samuel, parmi ceux qui invoquent son nom, crièrent à l’Éternel, et il leur a répondu » (Ps. 99. 6). Il veut répondre aussi à vos prières.

DANIEL : RESSOURCES DU CROYANT DANS UN TEMPS DIFFICILE

RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2025

Samuel et Daniel ont leur nom qui finit par el – ce qui veut dire Dieu. Daniel : Dieu est juge ; Samuel : demandé à Dieu, ou Dieu a exaucé.

Daniel a pensé toute sa vie : Dieu me voit. Souvent, on se dit : Que pensent les gens autour de moi ? Mais lui se disait : Qu’est-ce que Dieu pense de moi ?

« La troisième année du règne de Jehoïakim, roi de Juda, Nebucadnetsar, roi de Babylone, vint à Jérusalem et l’assiégea. Le Seigneur livra en sa main Jehoïakim, roi de Juda, et une partie des ustensiles de la maison de Dieu. [Nebucadnetsar] les fit apporter dans le pays de Shinhar, dans la maison de son dieu  : il fit porter les ustensiles dans la maison du trésor de son dieu.

Et le roi dit à Ashpenaz, chef de ses eunuques, d’amener d’entre les fils d’Israël, et de la descendance royale et d’entre les nobles, des jeunes gens en qui il n’y ait aucun défaut, et beaux de visage, et instruits en toute sagesse, et possédant des connaissances, et intelligents, et qui soient capables de se tenir dans le palais du roi, – et de leur enseigner les lettres et la langue des Chaldéens. Et le roi leur assigna, pour chaque jour, une portion fixe des mets délicats du roi et du vin qu’il buvait, pour les élever pendant trois ans, à la fin desquels ils se tiendraient devant le roi.

Et parmi eux il y avait, d’entre les fils de Juda, Daniel, Hanania, Mishaël, et Azaria  ; et le prince des eunuques leur donna des noms : à Daniel il donna [le nom de] Belteshatsar, et à Hanania celui de Shadrac, et à Mishaël celui de Méshac, et à Azaria celui d’Abed-Nego. Et Daniel arrêta dans son cœur qu’il ne se souillerait pas par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait  ; et il demanda au prince des eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller.

Et Dieu fit trouver à Daniel faveur et grâce auprès du prince des eunuques. Et le prince des eunuques dit à Daniel  :

- Je crains le roi mon seigneur, qui a prescrit votre nourriture et votre boisson  ; car pourquoi verrait-il vos visages plus tristes que ceux des jeunes gens de votre âge  ? Et vous exposeriez ma tête auprès du roi.

Et Daniel dit à l’intendant que le prince des eunuques avait établi sur Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria :

–  Mets à l’épreuve, je te prie, tes serviteurs dix jours, et qu’on nous donne des légumes à manger, et de l’eau à boire  ; et on regardera, en ta présence, nos visages et le visage des jeunes gens qui mangent les mets délicats du roi  ; et tu agiras avec tes serviteurs d’après ce que tu verras.

Et il les écouta dans cette affaire, et les mit à l’épreuve pendant dix jours  ; et, au bout de dix jours, leurs visages avaient meilleure apparence et étaient plus gras que ceux de tous les jeunes gens qui mangeaient les mets délicats du roi. Alors l’intendant ôta leurs mets délicats et le vin de leur boisson, et leur donna des légumes » (Dan. 1. 1 à 16).

Après Samuel, le dernier juge du peuple d’Israël, il y a eu plusieurs rois. Petit à petit, ils ont oublié Dieu et l’ont remplacé par des idoles, ils ont fait des autels à ces idoles. Dieu les voit et ne reste pas indifférent. Il était triste de cela, comme aujourd’hui Il est triste de tout le mal dans le monde.

Daniel ici avait peut-être 15 ans. Un grand roi, Nebucadnetsar, est venu avec toutes ses armées, il a pris la ville, toutes les belles choses qu’il y avait dans le temple (le chandelier, la table des douze pains…) pour les emporter dans le temple de son dieu. Il emmène aussi des personnes – dont Daniel – pour en faire des nobles, des personnes instruites et éduquées selon la science et la sagesse des Chaldéens.

Le monde veut avoir autorité sur les « grands du monde » pour les avoir sous sa coupe. Or le chef du monde, c’est Satan.

Ils ont fait 1448 kilomètres. Là, on ne les met pas en prison mais on les forme pour les instruire, on change leur nom pour leur donner des noms de dieux de la Chaldée pour leur faire oublier le Dieu d’Israël, le vrai Dieu.

Aujourd’hui, on vous dit à l’école : Dieu n’existe pas, on descend des singes etc. pour vous faire oublier Dieu.

Pendant trois ans, on leur apprend une nouvelle langue et « les lettres » et on leur donne de la bonne nourriture. Mais Daniel a décidé dans son cœur, il « arrêta dans son cœur » – qu’il ne ferait pas comme les autres et a refusé cette nourriture.

Les disciples ont été trois ans avec le Seigneur Jésus. Il ne leur a pas appris les choses du monde mais du ciel.

« Car qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi  ? dit l’Éternel » (Jér. 30. 21).

Nous devons chacun nous engager de cœur. Vos parents ne peuvent pas le faire à votre place.

Moïse aussi a été enseigné dans le palais du Pharaon.

« Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, plutôt que de jouir pour un temps des délices du péché  : il estima l’opprobre du Christ une plus grande richesse que les trésors de l’Égypte  ; car il regardait à la récompense » (Héb. 11. 24 à 26). Il tout d’abord refusé en premier, puis il a choisi. Nous aussi, nous devons refuser certaines choses que nous propose le monde et choisir ce qui plaît à Dieu.

Daniel et trois autres jeunes gens avec lui ont demandé à être testés pour voir si leur choix pouvait être bon pendant dix jours. Dieu a montré qu’Il était avec eux car ils avaient une « meilleure apparence » que tous ceux qui avaient mangé la nourriture du roi de Babylone.

« Et à ces jeunes gens, aux quatre, Dieu donna de la connaissance et de l’instruction dans toutes les lettres et dans toute la sagesse  ; et Daniel avait de l’intelligence en toute vision et dans les songes. Et, à la fin des jours où le roi avait dit de les amener, le prince des eunuques les amena devant Nebucadnetsar  ; et le roi parla avec eux, et entre eux tous il n’en fut trouvé aucun comme Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria  ; et ils se tinrent devant le roi. Et dans toutes les choses qui nécessitaient de la sagesse et de l’intelligence, au sujet desquelles le roi les interrogea, il les trouva dix fois supérieurs à tous les devins et enchanteurs qui étaient dans tout son royaume. Et Daniel fut là jusqu’à la première année du roi Cyrus » (v. 17 à 21).

Daniel et ses trois amis étaient sages et intelligents non pas grâce aux instructions des hommes mais c’est Dieu qui leur a donné cette sagesse.

Que représente manger ? Se nourrir. Ici dans le livre de Daniel, ce n’est pas spirituel mais pour nous, c’est différent : ne pas se nourrir de film ou de lecture mauvaise car quand on mange du poison, il reste dans notre corps et on ne peut pas l’enlever.

Si vous passez cinq heures sur Tik Tok ou autre, vos pensées se remplissent de choses pas bonnes. Si un vase est plein, on ne peut rien y ajouter. Mais s’il est vide, on peut le remplir de bonnes choses.

Si vos pensées sont pleines de toutes sortes de choses du monde, le Seigneur Jésus n’y a plus accès mais si on prend le temps tous les jours pour lire la Bible et prier, le Seigneur Jésus remplira vos cœurs de bonnes choses.

« Nebucadnetsar, le roi, fit une statue d’or  ; sa hauteur était de 60 coudées, sa largeur, de six coudées  ; il la dressa dans la plaine de Dura, dans la province de Babylone. Et Nebucadnetsar, le roi, envoya [un ordre] pour assembler les satrapes, les préfets, les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les conseillers, les légistes, et tous les magistrats des provinces, afin qu’ils viennent pour la dédicace de la statue que Nebucadnetsar, le roi, avait dressée. Alors s’assemblèrent les satrapes, les préfets, les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les conseillers, les légistes, et tous les magistrats des provinces, pour la dédicace de la statue que Nebucadnetsar, le roi, avait dressée  ; et ils se tinrent devant la statue que Nebucadnetsar avait dressée.

Et un héraut cria avec force :

- Il vous est ordonné, peuples, peuplades, et langues  : Dès que vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la musette, et toute espèce de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or que Nebucadnetsar, le roi, a dressée  ; et quiconque ne se prosternera pas et n’adorera pas, sera jeté à l’heure même au milieu d’une fournaise de feu ardent.

C’est pourquoi, au moment même où tous les peuples entendirent le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, et toute espèce de musique, tous les peuples, peuplades et langues, se prosternèrent et adorèrent la statue d’or que Nebucadnetsar, le roi, avait dressée…

Il y a des hommes juifs, que tu as établis sur les services de la province de Babylone, Shadrac, Méshac et Abed-Nego : ces hommes ne tiennent pas compte de toi, ô roi ; ils ne servent pas tes dieux, et la statue d’or que tu as dressée ils ne l’adorent pas.

Alors Nebucadnetsar, en colère et en fureur, commanda d’amener Shadrac, Méshac et Abed-Nego  ; alors on amena ces hommes devant le roi. Nebucadnetsar prit la parole et leur dit  :

- Est-ce à dessein, Shadrac, Méshac et Abed-Nego, que vous ne servez pas mon dieu, et que vous n’adorez pas la statue d’or que j’ai dressée  ?

Shadrac, Méshac et Abed-Nego répondirent et dirent au roi  :

- Nebucadnetsar, il n’est pas nécessaire que nous te répondions sur ce sujet. S’il en est [comme tu dis], notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et il [nous] délivrera de ta main, ô roi ! Et sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as dressée.

Alors Nebucadnetsar fut rempli de fureur, et l’apparence de son visage fut changée envers Shadrac, Méshac et Abed-Nego. Il prit la parole et commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu’on n’avait l’habitude de la chauffer  ; et il commanda aux hommes les plus vaillants de son armée, de lier Shadrac, Méshac et Abed-Nego, et de les jeter dans la fournaise de feu ardent… et ces trois hommes, Shadrac, Méshac et Abed-Nego, tombèrent liés au milieu de la fournaise de feu ardent.

Alors le roi Nebucadnetsar, consterné, se leva précipitamment et prit la parole et dit à ses conseillers  :

–  N’avons-nous pas jeté au milieu du feu trois hommes liés  ? Ils répondirent et dirent au roi  :

–  Certainement, ô roi ! Il répondit et dit  :

–  Voici, je vois quatre hommes déliés, se promenant au milieu du feu, et ils n’ont aucun mal  ; et l’aspect du quatrième est semblable à un fils de Dieu (ch. 3. 1 à 7, 12 à 14, 16 à 20, 23 à 25).

Ici, on ne parle pas de Daniel mais seulement de ses trois amis. Nebucadnetsar a fait une statue de 30 mètres de haut et demande que tous l’adorent. Or une statue ne voit pas, n’entend pas, il ne sert à rien de l’adorer.

Pourquoi y a-t-il de la musique ? Car la musique charme les hommes et les incite à se prosterner à genoux devant la statue. Ce n’est pas facile de rester debout alors que tous sont à genoux.

La punition est terrible : jetés dans le feu. Ils ont choisi d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Act. 5. 29).

Quand, à l’école, tous font quelque chose de mal, il faut choisir, soit de prendre une décision pour Dieu, soit de suivre le grand nombre sans se décider pour Dieu.

Dieu va prendre la défense de ces trois hommes. Ils ne sont pas brûlés et n’ont même pas l’odeur du feu sur eux (v. 27). De plus, un homme se trouve en leur compagnie au milieu du feu : Dieu lui-même. Quand on est dans les difficultés, le Seigneur est toujours avec nous, spécialement quand on se retrouve tout seul.

« Alors Nebucadnetsar s’approcha de l’ouverture de la fournaise de feu ardent  ; il prit la parole et dit  :

–  Shadrac, Méshac et Abed-Nego, serviteurs du Dieu Très-haut, sortez et venez  !

Alors Shadrac, Méshac et Abed-Nego sortirent du milieu du feu. Et les satrapes, les préfets, les gouverneurs, et les conseillers du roi, qui étaient assemblés, virent ces hommes sur le corps desquels le feu n’avait eu aucune puissance  : les cheveux de leur tête n’avaient pas été brûlés, et leurs caleçons n’avaient pas changé, et l’odeur du feu n’avait pas passé sur eux. Nebucadnetsar prit la parole et dit  :

–  Béni soit le Dieu de Shadrac, de Méshac et d’Abed-Nego, qui a envoyé son ange et a sauvé ses serviteurs qui se sont confiés en lui, et ont changé la parole du roi, et ont livré leurs corps, afin de ne servir et n’adorer aucun autre dieu que leur Dieu. Et par moi l’ordre est donné qu’en tout peuple, peuplade, et langue, quiconque parlera mal du Dieu de Shadrac, de Méshac et d’Abed-Nego, sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d’immondices, parce qu’il n’y a pas d’autre Dieu qui puisse sauver ainsi » (v. 26 à 29).

Le roi reconnaît qu’il s’est trompé et ordonne que personne ne dise du mal de Dieu, le vrai Dieu.

Vous aussi, vous pouvez donner un beau témoignage en disant non à certaines choses.

Le feu, dans la Bible, parle du jugement comme lorsqu’on faisait un sacrifice.

« Si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu » (Apoc. 20. 15). Ceux qui vont aller dans l’étang de feu, c’est Satan et ceux qui auront refusé la grâce. Ils seront brûlés en continu et cela ne s’arrêtera jamais !

Or ici les trois amis n’ont pas du tout été brûlés, même pas leurs cheveux, car ils ont suivi l’Éternel.

C’est sur la terre que l’on doit faire le choix de suivre le Seigneur ou pas. Les conséquences sont très différentes et éternelles.

« Et Darius, le Mède, reçut le royaume, à l’âge d’environ 62 ans.

Il plut à Darius d’établir sur le royaume 120 satrapes, pour qu’ils soient dans tout le royaume  ; et au-dessus d’eux, trois présidents, dont Daniel était l’un, pour que ces satrapes leur rendent compte, et que le roi ne souffre aucun dommage. Et ce Daniel surpassa les présidents et les satrapes, parce qu’il y avait en lui un esprit extraordinaire  ; et le roi pensa à l’établir sur tout le royaume.

Alors les présidents et les satrapes cherchèrent à trouver dans [l’administration du] royaume quelque sujet d’accusation contre Daniel  ; et ils ne pouvaient trouver aucun sujet d’accusation ni aucune faute, parce qu’il était fidèle  ; et aucun manquement ni aucune faute ne se trouva en lui. Et ces hommes dirent  :

- Nous ne trouverons dans ce Daniel aucun sujet d’accusation, à moins que nous n’en trouvions contre lui à cause de la loi de son Dieu.

Alors ces présidents et ces satrapes s’assemblèrent en foule auprès du roi, et lui parlèrent ainsi  :

–  Roi Darius  ! que tu vives à toujours  ! Tous les présidents du royaume, les préfets et les satrapes, les conseillers et les gouverneurs, ont tenu conseil ensemble pour établir un statut royal et mettre en vigueur une défense, [portant] que quiconque fera une demande à quelque dieu ou à quelque homme que ce soit, durant 30 jours, excepté à toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions. Maintenant, ô roi, établis la défense, et signe l’écrit afin qu’il ne soit pas changé, selon la loi des Mèdes et des Perses, qui ne peut être abrogée.

À cause de cela, le roi Darius signa l’écrit et la défense » (ch. 6. 1 à 10).

Revenons à Daniel. Il est devenu le premier ministre auprès de Darius. Il y a des hommes jaloux, mais ils ne pouvaient pas trouver d’occasion pour l’accuser car Daniel était fidèle. Ils veulent alors l’accuser par rapport à sa foi en faisant une loi qui indiquerait qu’il ne fallait prier que le roi.

Daniel a quand même continué à prier Dieu à genoux. À genoux, on reconnaît l’autorité de Dieu.

Trois fois par jour, fenêtres ouvertes devant tous, il priait. Malgré le danger, il ne change pas ses habitudes, il ne se cache pas.

Ils étaient jaloux car ils voulaient prendre sa place et surtout, ils n’aimaient pas son Dieu.

Quand on aime Dieu, certains n’aiment pas cela et surtout Satan.

Daniel aurait pu dire : la loi ne dure que 30 jours. Je prierai dans 30 jours. Non, le jour-même, il fait exactement comme avant (trois fois par jour, à genoux, fenêtres ouvertes). Sa force c’est qu’il savait que son Dieu est le vrai Dieu.

Es-tu convaincu que ton Dieu c’est le vrai Dieu ? Ou dis-tu : il y a le mien, celui des musulmans, celui des…

Il faut que tu sois sûr que ton Dieu est le seul vrai Dieu.

Le roi est triste d’être obligé de le mettre dans une fosse mais il est lié par la loi des Mèdes et des Perses, qui est plus forte que lui.

« Alors ces hommes s’assemblèrent en foule auprès du roi, et dirent au roi  :

–  Sache, ô roi, que c’est la loi des Mèdes et des Perses, qu’aucune défense ou statut que le roi a établi, ne peut être changé.

Alors le roi donna des ordres, et on amena Daniel, et on le jeta dans la fosse aux lions.

Le roi prit la parole et dit à Daniel  :

–  Ton Dieu que tu sers continuellement, lui, te sauvera.

Et une pierre fut apportée et mise sur l’ouverture de la fosse, et le roi la scella de son sceau et du sceau de ses grands, afin que l’intention à l’égard de Daniel ne soit pas changée. Alors le roi s’en alla dans son palais, et il passa la nuit en jeûnant, et ne voulut pas qu’on lui amène des concubines  ; et son sommeil s’enfuit loin de lui.

Ensuite le roi se leva avec l’aurore, au point du jour, et s’en alla en hâte à la fosse aux lions. Et comme il approchait de la fosse, il cria à Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole et dit à Daniel  :

–  Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers continuellement, a-t-il pu te délivrer des lions  ? Alors Daniel parla au roi  :

–  Ô roi  ! que tu vives à toujours  ! Mon Dieu a envoyé son ange et a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal, parce que devant lui l’innocence s’est trouvée en moi, et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mal » (ch. 6. 16 à 23).

Le roi a cru que Dieu le sauverait. Le matin, après une nuit où il n’a pas dormi, il dit à Daniel : Ton Dieu a-t-il pu te sauver ? Daniel lui répond : un ange était là avec moi. Dieu ainsi l’a sauvé.

Si vous mettez Dieu en priorité dans vos choix, Il vous délivrera et sera avec vous.

Le lion nous parle de Satan « rugissant ». Le Seigneur est plus fort que Satan. Satan est très puissant, plus qu’un lion. Mais si l’on appartient au Seigneur, le diable ne peut pas nous toucher. Le Seigneur Jésus est notre Berger qui nous protège.

QU’IL ME SOIT FAIT SELON TA PAROLE

« Marie dit… : Voici (je suis) l’esclave du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » Luc 1. 38.

Dieu envoya l’ange Gabriel vers la vierge Marie afin de lui annoncer une chose merveilleuse : « Tu concevras dans ton ventre, tu enfanteras un fils et tu l’appelleras du nom de Jésus » (Luc 1. 31). Marie allait devenir la mère du Messie annoncé. Elle serait enceinte par le Saint Esprit et donnerait naissance à un enfant qui serait aussi le Fils de Dieu.

Comment Marie a-t-elle réagi à cette nouvelle divine ? Elle l’a acceptée avec soumission, en disant : « Voici (je suis) l’esclave du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ». Elle s’est humblement placée sous la Parole de Dieu et a désiré que la volonté divine soit accomplie dans sa vie.

Dieu ne nous parle pas par le moyen des anges, mais par la Bible. Dans ce livre, Il fait connaître sa volonté quant à nos vies. Comment réagissons-nous quand Il nous parle directement lorsque nous lisons ou entendons sa Parole ? Acceptons-nous de renoncer à nos idées personnelles et de nous soumettre à sa volonté ? Est-ce notre désir, que ce que le Seigneur a en vue pour nous devienne une réalité dans notre vie ?

Souvenons-nous : Dieu a toujours la pensée du meilleur pour nous ! Ce qu’Il désire pour nous provient de son amour pour nous. C’est pourquoi nous serons richement bénis si nous désirons faire la volonté de Dieu dans les grandes décisions auxquelles nous avons à faire face, aussi bien que dans les petits détails de la vie de tous les jours.

D’après « The Good Seed » octobre 2024