Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« Ils persévéraient dans la doctrine et dans la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » Act. 2. 42.
PERSÉVÉRANCE DES PREMIERS CHRÉTIENS
La première chose qui est mentionnée dans ce verset des Actes est la doctrine, c’est-à-dire l’enseignement des apôtres. C’est la base de la vie personnelle et collective des chrétiens. C’était aux apôtres que le Seigneur avait dit : « Quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16. 13). La doctrine qu’ils enseignaient montrait clairement qu’ils avaient été instruits par l’Esprit Saint.
Les croyants poursuivaient dans la doctrine des apôtres avec persévérance et, en conséquence, ils restaient en communion avec eux. Ils conduisaient leur vie dans une communion chrétienne harmonieuse, caractéristique de la compagnie avec laquelle ils demeuraient. Autrefois, ils avaient partagé les voies du monde – maintenant ils étaient en communion avec les apôtres dont la communion était elle-même « avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3).
Ils continuaient également à pratiquer la fraction du pain, signe de la mort de leur Seigneur. Cela aussi, c’est une expression de communion, comme nous l’apprenons de 1 Cor. 10. 17 : « Car nous, qui sommes un grand nombre, sommes un seul pain, un seul corps : en effet, nous participons tous à un seul et même pain ». En faisant cela, ils se souvenaient constamment de leur Seigneur qui était mort pour eux et ils étaient ainsi gardés de retourner à leurs anciennes relations.
Enfin, les premiers chrétiens persévéraient dans la prière. Ils ne trouvaient aucune force spirituelle en eux-mêmes. Ils recevaient tout de leur Seigneur dans le ciel, et de l’Esprit Saint qui leur avait été donné. Cela signifie qu’une dépendance constante de Dieu était impérative pour que soient maintenus la vie spirituelle et le témoignage qu’ils avaient en commun.
Ces caractères étaient essentiels pour les croyants dans ces premiers jours du christianisme et ils devraient l’être pour nous aussi aujourd’hui.
« Qui est de reste parmi vous qui ait vu cette maison dans sa première gloire, et comment la voyez-vous maintenant ? N’est-elle pas comme rien à vos yeux ? » Aggée 2. 3
« Là où deux ou trois sont assemblés en (ou : à) mon nom, je suis là au milieu d’eux » Mat. 18. 20.
DIEU AVEC LES SIENS DANS LA FAIBLESSE
Ces questions posées par le prophète Aggée étaient le nœud du problème à Jérusalem en ce temps-là. Les derniers Juifs qui étaient revenus de l’exil à Babylone avaient abandonné le travail de reconstruction du temple. Dieu ne posait pas ces questions afin de décourager les Juifs, mais afin de révéler les pensées et les sentiments erronés de leurs cœurs, qui leur enlevaient la force et le courage dont ils avaient besoin pour poursuivre le travail.
Il était évident pour tous que, après avoir été reconstruit, le temple ne retrouverait pas sa gloire passée. Ils n’avaient ni la possibilité ni les moyens de l’aménager comme l’avait fait Salomon. Et ce qui en faisait le centre, l’arche de l’alliance, était perdu.
Il est évidemment vain d’avoir des projets illusoires, irréalisables. Mais celui qui, dans des temps de déclin, ne pense qu’à ce qui n’existe plus, se décourage et oublie ce que Dieu donne toujours dans Sa bonté, et ce qu’Il est pour Son peuple.
Les Juifs étaient découragés. Dieu le reconnaissait et savait que ce qu’ils voyaient à présent ne pouvait supporter la comparaison avec ce qu’était le temple avant qu’il soit détruit. Mais ils devaient prendre conscience qu’Il était toujours avec eux – ce qui changeait tout ! Dieu avait promis qu’Il remplirait cette maison de Sa gloire, dans un temps à venir.
Aujourd’hui, se réunir simplement selon l’enseignement du Nouveau Testament peut nous paraître bien dérisoire, en particulier si nous considérons les premiers temps de la chrétienté. Mais souvenons-nous que le Seigneur est avec nous. Il associe Son nom et Sa présence à de tels rassemblements, qui peuvent sembler bien faibles à nos yeux. Cela ne nous fera-t-il pas changer d’attitude ?
Le premier homme, Adam, comblé pourtant des bontés de Dieu, a douté de l’amour de Dieu pour lui. Il a écouté les insinuations du diable et a désobéi au seul commandement qui lui avait été donné (comp. Gen. 2. 16 et 3. 6). Il a déshonoré Dieu, il a méprisé Sa gloire, il est devenu un pécheur devant Lui. Dieu a dû le chasser du jardin de délices dans lequel Il l’avait placé, et les heureuses relations qu’Il avait avec l’homme ont cessé. Par la faute d’Adam, « le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort » (Rom 5. 12). Depuis, les descendants d’Adam ont suivi le même chemin : « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23) ; « la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Rom. 5. 12). La Parole de Dieu est claire et catégorique : devant Dieu, « il n’y a pas de juste, non pas même un seul… tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 11, 23 ; lire v. 11 à 18).
Si nous considérons notre situation, nous devons admettre que nous nous sommes éloignés de Dieu par le péché, que nous nous sommes constitués ennemis de Dieu, que nous sommes des impies, que nous ne voulons pas de Dieu. Nous sommes morts dans nos fautes et nos péchés, et condamnés justement à une mort éternelle, c’est-à-dire à une séparation du Dieu d’amour, sans retour : situation terrible, définitive, et sans espoir ?…
Le plan d’amour de Dieu
« Mais Dieu », nous dit l’apôtre Paul, « alors même que nous étions morts dans nos fautes », et « à cause de son grand amour dont Il nous a aimés… nous a vivifiés ensemble avec le Christ… nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » (Éph. 2. 4). Dans Sa riche miséricorde, Son grand amour et Sa grâce, Il a fait approcher de Lui ces pécheurs perdus, Il les a réconciliés avec Lui, les a sauvés, leur a donné la vie et les destine à un bonheur et une gloire éternels dans Sa présence !
Dieu nous a « préconnus » avant même que nous existions ; Il nous a « choisis dès le commencement pour le salut » et nous a appelés par le moyen de l’évangile, afin que nous obtenions « la gloire de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Thes. 2. 13 et 14). Il s’était proposé dans Son conseil d’éternité de rendre des hommes « conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né parmi beaucoup de frères » ; et pour cela, Il les a « appelés, justifiés, glorifiés » (Rom. 8. 29 et 30). Il a sorti des hommes de leur état misérable, les a fait lever de la poussière de leur humanité (Gen. 2. 19 ; 18. 27 ; 1 Cor. 15. 47), les a pris de dessus le fumier du péché, pour leur donner en héritage un trône de gloire dans Son ciel (1 Sam. 2. 8 ; Ps. 113. 7 et 8).
Dieu, lumière et amour
L’apôtre Jean nous dit : « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » (1 Jean 1. 5). Dieu est lumière (1 Jean 1. 7), sainteté, justice ; il a « les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13) ; Il a le péché en horreur, Il le hait. Comment l’homme, qui est pécheur, pourrait-il être amené à Dieu, comment pourrait-il subsister devant Lui ? Même s’il en avait le désir – mais « il n’y a personne qui recherche Dieu » (Rom. 3. 11) – il ne pourrait pas venir devant Lui et se tenir dans Sa présence. Dieu dit à Son serviteur Moïse, qui avait demandé à voir Sa gloire : « l’homme ne peut me voir et vivre » (Ex. 33. 20). Lorsque le prophète Ésaïe s’est trouvé dans la présence de la sainteté et de la majesté de Dieu, il a pris conscience de son état de pécheur et il s’est écrié : « malheur à moi ! car je suis perdu… car mes yeux ont vu le roi, l’Éternel des armées » (És. 6. 5).
Mais Jean écrit un peu plus loin dans son épître, par deux fois : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16). Et il nous dit comment le Dieu qui est amour a montré Son amour pour nous : « en ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ». Et il ajoute : « En ceci est l’amour : non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 9 et 10). Nous apprenons par l’apôtre que Dieu a montré Son amour envers nous qui étions morts dans nos péchés, en envoyant Son Fils vers nous, pour nous donner la vie – nous avons par Jésus la vie « en abondance » (Jean 10. 10), la vie éternelle. L’amour de Dieu pour nous est en ceci que, parce que le Dieu qui est amour a dirigé Son amour vers nous, Il a envoyé Son Fils sur la terre. Seul le sacrifice de Jésus pouvait rendre Dieu propice à l’homme pécheur – ce sacrifice de la croix, par lequel nos innombrables péchés sont expiés pour toujours. Le prophète Ésaïe, dont nous avons vu l’attitude lorsqu’il s’est trouvé devant le Dieu saint, entendra cette parole merveilleuse : « Ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché » (És. 6. 7). L’autel et les charbons (v. 6) qui représentent les souffrances et le sacrifice de Christ à la croix, purifient le pécheur.
L’amour de la croix
Par l’œuvre de Christ à la croix – le sacrifice de Lui-même et Sa mort, le péché, qui constituait une séparation infranchissable entre Dieu et l’homme, est entièrement jugé et ôté de devant les yeux de Dieu. Le pécheur qui vient se mettre à l’abri du sang de Jésus est maintenant approché de Dieu. Il a désormais, par la foi, un libre accès à la présence de Dieu, « par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il a ouvert pour nous à travers le voile, c’est-à-dire sa chair » (Héb. 9. 19 et 20). Le sang de Christ a été versé – Il a « laissé » sa vie de Lui-même (Jean 10. 17, 18 -, Il a donné son corps et Dieu a pleinement accepté l’œuvre de Jésus. Il a alors déchiré le voile du temple (Mat. 27. 51), ce qui nous montre un accès désormais ouvert par Dieu à Sa présence – « Le lieu très-saint est découvert, l’accès à Dieu nous est ouvert par toi, Jésus, qui t’es offert sur la croix ».
Qu’il est précieux de lire cette affirmation de la Parole de Dieu : « Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » ! (1 Jean 1. 7) C’est ce qui nous rend capables de nous tenir devant Dieu. Autrefois sans espérance et sans Dieu (athées), « maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 11 à 13).
Ainsi nous voyons comment Dieu a pu concilier Sa sainteté et Son amour, Sa justice et Sa grâce, Sa haine du péché et Son amour pour le pécheur. Cette question a été résolue à la croix : là, « la bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps. 85. 10). La sainteté et la justice de Dieu ont été manifestées par le jugement qui est tombé, non pas sur nous – qui pourtant le méritions – mais sur Celui qui était « fait péché pour nous » et qui « portait nos péchés en son corps, sur le bois » de la croix (1 Pier. 2. 24). L’amour de Dieu s’est pleinement révélé dans le don de Son Fils et s’est déversé sur les croyants en résultat de l’œuvre accomplie par le Fils de Dieu sur la croix. Les écluses de la grâce sont entièrement ouvertes en faveur de ceux qui viennent se placer sous la pleine efficacité de l’œuvre de Jésus.
Où voyons-nous l’expression suprême de l’amour de Dieu envers les misérables pécheurs que nous étions ? – À la croix de notre Seigneur Jésus Christ ! Là, l’amour de Dieu est manifesté dans son infini : « Dieu met en évidence – démontre – son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8). Où voyons-nous briller d’un éclat sans pareil l’amour infini de Christ pour les hommes coupables et impies, sans aucune relation avec Dieu ? – À sa croix encore : « Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour ses impies » (Rom. 5. 6).
Le péché et les péchés
Afin de réaliser Ses desseins éternels d’amour, qui étaient d’avoir une épouse pour Son Fils et « de nombreux fils dans la gloire » (Héb. 2. 10), Dieu a envoyé Son Fils unique dans le monde afin qu’Il soit la propitiation pour nos péchés (1 Jean 4. 10), comme nous l’avons vu. Le Créateur de tout, Celui par qui tout subsiste et qui soutient tout « par la Parole de sa puissance » (Col. 1. 16 ; Héb. 1. 3), « s’est anéanti Lui-même » (Phil. 2. 6) et est venu sur la terre où se trouvaient tous ces pauvres pécheurs perdus, loin de Dieu, condamnés justement à la mort éternelle, qui est le salaire du péché (Rom. 6. 23). Dieu Lui a formé un corps (Héb. 10. 5), un corps parfait. Dieu est devenu un homme, dans la Personne du Fils, afin de pouvoir servir, souffrir et donner Sa vie en rançon pour un grand nombre d’hommes (Mat. 20. 28). Dieu est immortel, Il n’a ni commencement ni fin de vie, c’est pourquoi Il s’est fait homme afin de pouvoir donner Sa vie sur la croix pour le salut des pécheurs.
Par la Victime sainte et pure qui s’est offerte à Dieu sans tache (Héb. 9. 14), « l’Agneau de Dieu », le péché, c’est-à-dire la racine de l’arbre, a été ôté de devant Dieu (Jean 1. 29). Jésus a été « manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9. 26). Mais « le Christ aussi [a été] offert une fois pour porter les péchés d’un grand nombre » (Héb. 9. 26 et 28), Il a porté les péchés de ceux qui croient « en son corps sur le bois » (1 Pier. 2. 24), c’est-à-dire les fruits de l’arbre, les manifestations du péché dans l’homme.
Jésus Christ a porté la question du péché devant Dieu et Il a ôté le péché de devant les yeux de Dieu. Le jugement du péché, la colère de Dieu contre le péché, sont alors tombés sur la sainte victime. Il a connu non seulement les horribles souffrances physiques de la crucifixion, non seulement les souffrances que la haine de l’homme Lui a infligées en brisant son cœur d’amour, par les coups, les crachats, les insultes, les moqueries, le rejet et la mise à mort, mais surtout la souffrance insondable, infinie, de l’abandon de Son Dieu du fait qu’Il était « fait péché » pour nous par Dieu Lui-même : « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21).
En même temps, Jésus a pris sur Sa Personne sainte et pure tous les péchés – passés, présents, à venir – de ceux qui croient en Lui. Il en a porté la lourde charge : « Mes iniquités ont passé sur ma tête ; comme un pesant fardeau, elles sont trop pesantes pour moi » (Ps. 38. 4), les innombrables péchés de tous ceux qui croient. L’Homme Christ Jésus, parfaitement obéissant, s’est chargé de toutes nos désobéissances à la volonté sainte de Dieu, l’Homme exempt de tout mal a pris sur Lui toutes nos mauvaises actions, et Il s’est tenu devant le Dieu saint et juste. « Il s’est donné lui-même pour nous afin de nous racheter de toute iniquité » (Tite 2. 14) – « Le péché est l’iniquité » et « toute iniquité est péché » (1 Jean 3. 4 ; 5. 17). Sur la croix où Il était cloué, Jésus a confessé nos péchés et nos iniquités devant le Dieu saint comme s’ils étaient les siens. Il s’exprime ainsi par la parole prophétique : « Mes iniquités m’ont atteint… elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête » (Ps. 40. 12). Il en a alors subi tout le châtiment, Il a connu le poids infini de l’inflexible justice divine, Il est « mort pour nos péchés » (1 Cor. 15. 3).
Les résultats de l’œuvre achevée
Mais, à la fin des trois heures terribles du jugement et de l’expiation, nous entendons Jésus déclarer : « C’est accompli » (Jean 19. 30). L’œuvre est achevée en perfection, il n’y a rien à y ajouter. Dieu est glorifié et magnifié dans tous Ses attributs divins : Sa sainteté, Sa justice, Son amour, Sa grâce. Le péché est jugé une fois pour toutes, les péchés sont effacés, définitivement. Désormais, il ne reste pas un seul péché devant Lui, et ceux qui croient sont entièrement lavés de tous leurs péchés par le sang de Christ – « comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 19 ; Apoc. 1. 5). Toutes nos fautes sont remises, pardonnées (Éph. 1. 7 ; Col. 1. 14 ; 2. 14). Les croyants sont mis au bénéfice éternel de l’œuvre accomplie et il n’y a plus aucun jugement à attendre pour ceux qui croient en Dieu et au Seigneur Jésus (Jean 5. 24). Ils sont à l’abri du « sang précieux de Christ », le prix immense dont seul Dieu peut apprécier la valeur infinie et par lequel ils ont été rachetés, délivrés de leur « vaine conduite » de pécheurs (1 Pier. 1. 18).
Par Sa mort et par Sa vie, Jésus Christ a fait de ceux qui étaient morts des vivants – ils sont « passés de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Ceux qui étaient destinés à la perdition éternelle, à « la seconde mort » (Apoc. 20. 14) loin de Dieu, ont reçu par Christ « le don de grâce de Dieu…, la vie éternelle », qui est « dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23 ; Jean 3. 16 et 36 ; 6 .47… ; 1 Jean 5. 11 et 13). Ceux qui étaient irrémédiablement perdus sont maintenant sauvés par la grâce de Dieu et par la foi en Lui (Éph. 2. 5 et 8). « Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).
Ceux qui étaient ennemis de Dieu ont été réconciliés avec Lui par la mort de Son Fils et rendus « saints, irréprochables et irrépréhensibles » devant Lui (Rom. 5. 10 ; 2 Cor. 5. 18 ; Col. 1. 21 et 22). Jésus Christ a fait pour eux la paix avec Dieu « par le sang de sa croix » (Col. 1. 20 ; Jean 20. 19). Ceux qui étaient haïssables et se haïssant l’un l’autre sont désormais conscients d’être les objets de l’amour du Père (Jean 16. 27) et du Fils ; ils sont désormais capables de s’aimer l’un l’autre (Jean 13. 34 ; 15. 12 et 17).
Ceux qui étaient loin de Dieu à cause de leurs péchés, « sans espérance et sans Dieu (athées) ont été approchés de Dieu « par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). Ils peuvent dire et prendre conscience, comme Asaph autrefois : « Pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien » (Ps. 73. 28). Ils ne croyaient pas en Dieu, mais maintenant, par la foi au Christ Jésus, ils sont devenus des fils de Dieu (Gal. 3. 26), « adoptés pour lui par Jésus Christ » (Éph. 1. 5). Ils n’avaient auparavant aucune relation avec Dieu, ils vivaient sans Lui, loin de Lui ; mais ils sont dorénavant tout proches de Lui : parce qu’ils ont reçu Christ dans leur cœur, ils sont des enfants de Dieu, le Père (Jean 1. 12 ; 1 Jean 3. 1 et 2 ; Éph. 1. 5). Quelle part précieuse de connaître Son amour de Père , la douce proximité et l’intimité des enfants auprès de leur Père céleste ! C’est celle de ceux qui sont au bénéfice de l’œuvre de Christ, ressuscité après Sa mort sur la croix et monté au ciel pour y recevoir la gloire (voir Jean 20. 17).
Ceux qui étaient esclaves du diable ont été libérés de ce maître cruel par Jésus qui, par Sa mort, a vaincu celui qui détenait le pouvoir de la mort, (Héb. 2. 14 et 15 ; Gal. 5. 1 ; Jean 8. 36). Pour le croyant, qui possède en Christ la vie éternelle, la mort n’est plus désormais que le passage de ce monde à la présence de son Seigneur et au repos en Sa présence. C’est Christ qui nous affranchit de notre ancien état d’esclaves : « Si donc le Christ vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 36) ; voir Gal. 5. 1.
Ceux qui étaient injustes – ou qui s’estimaient justes – ont été rendus justes. Leur propre justice n’était qu’une justice légale qui ne peut pas sauver, toutes leurs justices (ce qu’ils estimaient avoir été des actes justes) n’étaient que comme « un vêtement souillé » (És. 64. 6). Mais Dieu justifie « celui qui est de la foi en (ou : de) Jésus » (Rom. 3. 26). Le croyant est justifié devant Dieu par : – Dieu Lui-même, source de tout (Rom. 8. 33) ; la grâce de Dieu et la rédemption (Rom. 3. 24) – le sang de Christ, Sa mort (Rom. 5. 9 et 10) – la foi (Rom. 3. 26, 28 et 30 ; 5. 1 ; Gal. 2. 16 ; 3. 24). Nous sommes maintenant « justice de Dieu en Christ », en Celui qui a été « fait péché » par Dieu pour nous (2 Cor. 5. 21). Des hommes injustes et commettant l’injustice, ont été lavés, sanctifiés, justifiés (1 Cor. 6. 9 à 11).
Ceux qui étaient pauvres et misérables ont été enrichis de Christ. Les richesses matérielles après lesquelles beaucoup d’hommes courent depuis toujours, ne sont qu’un piège qui conduit à la ruine et à la perdition (1 Tim. 6. 9 et 10). Elles peuvent disparaître du jour au lendemain, et lorsque la mort arrive, toutes les richesses accumulées n’ont aucune valeur dans l’au-delà (voir Luc 12. 16 à 21). La vie ne dépend pas des biens accumulés (Luc 12. 15), le salut et la vie éternelle ne s’achètent pas avec les biens de la terre. Mais le croyant est « riche quant à Dieu » (Luc 12. 21), riche d’un Sauveur, riche de la vie éternelle. Il connaît « les immenses richesses » de la grâce de Dieu dans sa bonté envers lui en Jésus (Éph. 2. 7). Infiniment plus que par les richesses matérielles, il est riche de toutes les bénédictions que Dieu lui donne dans Sa grâce (1 Tim. 6. 17). « Avec moi », nous dit la sagesse (qui est Christ), « sont les richesses et les honneurs, les biens éclatants (durables) et la justice » (Prov. 8. 18).
Ceux qui étaient de la nature d’Adam, des pécheurs, des descendants de pécheurs, ont désormais en eux une nouvelle nature qui ne peut pas pécher, car ils sont désormais « nés de Dieu » (1 Jean 3. 9). La vieille nature pécheresse est bien toujours en eux mais, par la puissance de l’Esprit Saint qui leur a été donné lorsqu’ils ont cru, et qui les a scellés comme étant la possession de Dieu (Éph. 1. 13 ; 2 Cor. 1. 21), ils peuvent triompher de cette ancienne nature et ne pas accomplir ses « mauvaises œuvres » (Gal. 5. 19 à 21). Par la puissance du Saint Esprit qui est en eux (Jean 14. 17 ; 1 Cor. 6. 19), leur nouvelle nature se développe et se fortifie. Ils peuvent porter devant Dieu « le fruit de l’Esprit » (Gal. 5. 22). Les croyants sont désormais « conduits par l’Esprit », ils « vivent » et « marchent par l’Esprit » de Dieu (Gal. 5. 16, 18 et 25). Désormais, leur vie peut être à l’honneur et à la gloire de Dieu.
Ceux qui vivaient sans Dieu dans le monde, dans ses voluptés, ses convoitises, ses désirs, dans « les délices du péché » (Héb. 11. 25), « selon le chef de l’autorité de l’air » (Éph. 2. 2 et 3) – c’est-à-dire le diable -, ne trouvent maintenant plus de joie dans ces souillures et plaisirs éphémères qui n’engendrent que regrets et dégoût. Ayant été « retirés de ce présent siècle mauvais » par Celui qui « s’est donné lui-même pour nos péchés » (Gal. 1. 4), ils trouvent désormais leur joie à chercher à plaire au Seigneur « à tous égards » (Col. 1. 10), dans la sainteté et l’honnêteté. Ils sont devenus des étrangers dans un monde auquel ils n’appartiennent plus (Jean 17. 14), des citoyens du ciel où se trouve leur demeure ; ils peuvent affirmer avec l’apôtre Paul : « Notre cité à nous se trouve dans les cieux » (Phil. 3. 20). Leur Sauveur et Seigneur ressuscité et glorifié par Dieu se trouve là-haut, et ils y ont déjà accès par la foi, en attendant d’y être introduits par Lui-même. « Morts avec Christ aux principes du monde » et « ressuscités avec le Christ » (Col. 2. 20 ; 3. 1), les croyants ont leurs pensées occupées des choses d’en haut, non plus de celles qui sont sur la terre (v. 2).
Ajoutons encore que l’ensemble des croyants qui sont au bénéfice de l’œuvre de la croix constitue l’Assemblée (ou Église) de Dieu, « qu’Il a acquise par le sang de son propre fils » (Act. 20. 28). L’Assemblée comprend tous les croyants de la période qui va de la descente du Saint Esprit sur la terre (Act. 2. 1 à 4) jusqu’à leur enlèvement par le Seigneur Jésus Lui-même (1 Thess. 4. 16 et 17). Sous la figure de l’Épouse, l’Assemblée nous montre l’amour de Celui qui « a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25), et l’intimité de la relation qu’Il veut avoir avec elle. L’Épouse est celle qu’Il va bientôt se présenter à Lui-même « glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais… sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27) , et qui Lui sera éternellement associée dans le ciel, pour sa joie et sa gloire.
Sauvés et reconnaissants
La mort du Seigneur pour nous
Alors, « que dirons-nous devant tout cela ? » (Rom. 8. 31). Que dirons-nous si nous nous arrêtons pour considérer un peu ce qu’est ce « si grand salut » (Héb. 2. 3) dont nous sommes, par l’amour et la pure grâce de Dieu, les objets immérités ? Le don de Dieu, Son propre Fils ; les souffrances, la mort et l’abandon qu’a connu Jésus, le Fils de Dieu, lorsqu’Il accomplissait l’œuvre de notre salut sur la croix, tout cela ne touche-t-il pas profondément notre cœur ? Comprenons-nous que, pour nous sauver, Dieu « n’a pas épargné son propre Fils, mais… l’a livré pour nous tous » ? (Rom. 8. 32). Il était « Son fils, Son unique, celui qu’Il aime, Son « unique fils bien-aimé », (Gen. 22. 2 ; Marc 12. 6) et Il L’a offert en sacrifice pour que nous obtenions le salut et la vie éternelle ! Il n’y avait pas d’autre moyen pour que les plans d’éternité du Dieu d’amour s’accomplissent, pour la gloire de Son Fils, mais aussi pour Lui associer à toujours dans le ciel, la demeure du Père, des hommes sauvés et parfaits. Jésus Lui-même a déclaré : « En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12. 24). Il annonçait ainsi la nécessité de Sa mort (Il est ce précieux grain de blé qui meurt) afin que de nombreux hommes (beaucoup de fruit) soient sauvés.
Comment être sauvé ?
Si vous qui lisez ces lignes ne faites pas partie de ceux qui ont accepté Jésus Christ, « le salut de Dieu » dans leur cœur et dans leur vie, si vous ne connaissez pas Jésus comme votre Sauveur personnel, si vous n’êtes pas venu à la croix de Jésus Christ pour confesser vos péchés et recevoir le salut et la vie éternelle, alors vous ne possédez pas la joie et la paix du salut. Vous n’êtes pas bénéficiaire des immenses bénédictions que Dieu a pour tous ceux qui viennent à Lui par la foi et acceptent le salut gratuit que la grâce de Dieu offre à tous les hommes.
Ne pensez pas que, pour être sauvé, vous ayez quoi que ce soit à faire : le salut ne s’achète pas, c’est un don gratuit de Dieu. Tout est payé, notre immense dette est acquittée – « C’est accompli » a dit Jésus sur la croix, scellant ainsi Son œuvre terminée à la gloire de Dieu et pour le salut du pécheur. Tout a été fait par Jésus sur la croix, Son œuvre a été faite une fois pour toutes ; elle est définitive et pleinement suffisante. Si vous croyez en Lui, vous obtiendrez la pleine assurance d’un salut complet et parfait. Écoutez et recevez dès aujourd’hui – car « c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2) – le message de l’évangile : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16) ; « Dieu nous a sauvés… non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein et sa propre grâce. Cette grâce nous a été donnée dans le Christ Jésus » (2 Tim. 1. 9) ; « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres » (Éph. 2. 8 et 9) ; « Quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur le principe d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde » (Tite 3. 4 et 5).
Le salut par les œuvres n’existe pas ; elles ne peuvent ôter un seul de vos péchés de devant les yeux de Dieu. Mais, pour nous sauver, Dieu a donné Son Fils, Il L’a livré pour nous, pour nos fautes, Il ne L’a pas épargné lorsqu’Il était sur la croix et Il l’a même abandonné en cet instant suprême où Il condamnait le péché en Lui (Rom. 8. 32 ; 4. 25 ; Mat. 27. 46). Seule l’œuvre faite une fois pour toutes à la croix de Jésus Christ vous apporte un plein salut, un pardon complet. Quiconque croit en Lui a la vie éternelle (Jean 3. 16, 36 ; 6. 47).
Reconnaissance et adoration des sauvés
Si vous faites partie de ceux qui ont accepté le grand salut de Dieu en Jésus Christ, alors vous êtes bienheureux : vous possédez les immenses privilèges et bénédictions que Dieu donne à ceux qui Lui appartiennent. Vous connaissez la communion « avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3), vous éprouvez que vous êtes gardés dans toutes les circonstances de votre vie « par la puissance de Dieu, par la foi » (1 Pier. 1. 5). Votre espérance est dans le Seigneur Jésus qui vient bientôt chercher les Siens, comme Il l’a promis (Jean 14. 3 ; Apoc. 22. 6, 12 et 20). Il « transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3. 20 et 21) et fera entrer les Siens dans le repos et la joie éternels de Sa présence, dans les plusieurs demeures de la Maison de Son Père. Vous êtes ainsi encouragés et consolés par ces paroles certaines : « Nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 18).
Alors, lorsque nous réfléchissons à l’amour de Dieu, au prix payé par Lui-même dans le don de Son Fils qu’Il a dû traiter à la croix comme le péché même ; lorsque nous pensons à l’amour de Christ qui a donné Sa vie pour nous sauver et nous amener à Dieu, au prix des souffrances indicibles, de l’abandon de Son Dieu pendant les trois heures de l’expiation de nos péchés, de la mort du Prince de la vie… cela ne nous courbe-t-il pas dans la reconnaissance et l’adoration devant le Dieu qui a conçu un tel plan pour sauver Sa créature perdue et Lui donner une éternité de bonheur dans Sa présence dans le ciel ?
« Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies indiscernables !… Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui la gloire éternellement ! Amen ! » (Rom. 11. 33 à 36).
« À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père -, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).
« L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ? » Ps. 27. 1.
« Éternel ! … bienheureux l’homme qui se confie en toi ! » Ps. 84. 12.
NE CRAINS PAS
Un grand nombre des préoccupations qui nous assaillent chaque jour sont dues à la peur de ce qui pourrait arriver, à nous ou à ceux qui nous sont chers. L’anxiété dévore une bonne partie de notre énergie. Nous avons souvent peur de ce qui arriverait si nous étions seuls, abandonnés à nous-mêmes dans un monde toujours plus dur et hostile. Mais, si nous nous confions en Dieu, nous ne sommes jamais seuls, même si Sa présence est invisible. Dieu a promis de nous accompagner et de nous protéger, toujours et partout.
Le conseil qui est répété le plus souvent dans l’Ancien Testament, c’est : « Ne crains pas ». En voici quelques exemples :
« Ne crains pas, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » (És. 43. 1).
« Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu. Je te fortifierai ; oui, je t’aiderai ; oui, je te soutiendrai par la droite de ma justice… Car moi, l’Éternel, ton Dieu, je tiens ta droite, moi qui te dis : Ne crains pas, moi je t’aiderai » (És. 41. 10 à 13).
« Lui-même (Dieu) a dit : Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » (Héb. 13. 5).
Lorsque Jésus a été transfiguré, les disciples sont tombés par terre, saisis d’une très grande peur, mais « Jésus s’approcha, les toucha et dit : Relevez-vous et n’ayez pas peur » (Mat. 17. 6 et 7).
Quelles que soient les difficultés, faisons confiance au Seigneur et apprenons à dire – et surtout à expérimenter : « Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas » (Héb. 13. 6).
« Je fais une chose (une seule) : oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » Phil. 3. 13 et 14.
UNE SEULE CHOSE
– Jésus guérit un homme aveugle dès sa naissance (Jean 9). Cet homme ne sait pas que répondre à ceux qui l’interrogent sur qui l’a guéri ; il dit : « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois » (v. 25). L’homme est aveugle spirituellement lorsqu’il ignore l’amour de Dieu, mais quand la lumière illumine son cœur, alors il possède une certitude inébranlable.
– En Luc 10. 38 à 42, nous trouvons deux sœurs : Marthe est très active dans le service pour le Seigneur, Marie est assise à Ses pieds et écoute Ses paroles. Quand Marthe se plaint auprès du Seigneur du fait que sa sœur ne l’aide pas, Il répond avec douceur que Marie avait choisi la seule chose nécessaire. Cela nous fait réfléchir, parce que nous aussi, dans notre vie chrétienne, nous sommes parfois portés à agir avant d’écouter.
– L’apôtre Paul avait de nombreux titres à faire valoir mais, « à cause de Christ », il les avait estimés « comme des ordures » (Phil. 3. 8). Il écrit : « Je fais une chose », une seule, la seule qui soit nécessaire : il courait vers le ciel. Imitons-le ! Ne craignons pas d’abandonner les choses qui nous lient à la terre, et concentrons-nous sur les choses « d’en haut » (Col. 3. 1 à 4).
– Le roi David, écrit au Psaume 27 : « J’ai demandé une chose à l’Eternel, et je la rechercherai : c’est que j’habite dans la maison de l’Eternel tous les jours de ma vie » (v. 4). Une vie avec Dieu c’est tout ce qui compte. Avoir la certitude d’être libéré de sa propre culpabilité, écouter la Parole du Seigneur, courir tout droit vers le but céleste et demeurer dans la présence de Dieu : quel merveilleux programme ! Est-ce la priorité de chacun de nous ?
Nous voici au commencement d’une nouvelle année. J’aime à penser que vous ne la commencez pas sans bénir le Seigneur pour toutes Ses bontés envers vous pendant celle qui vient de s’écouler.
Le psalmiste disait : Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au dedans de moi bénisse son saint nom !
J’espère aussi que vous continuerez à lire « la Bonne Nouvelle » et aurez à cœur d’écouter les enseignements du grand-père. Autre chose encore, je suppose que cette année il y aura de nouveaux lecteurs de notre petite publication : à ceux-ci, nous dirons de ne pas se décourager si parfois il s’y trouve des choses qu’ils ont de la peine à comprendre.
À tous, je recommanderai de beaucoup prier : demandez à Dieu toutes les choses dont vous avez besoin. Peut-être qu’il ne vous les donnera pas immédiatement, mais soyez bien assurés qu’Il vous entend et qu’Il vous exaucera au moment fixé par Sa sagesse. Priez sans cesse, nous est-il dit. (1 Thess. 5. 17.) Souvenez-vous que jamais on ne perd son temps quand on prie.
Maintenant, nous allons continuer le récit de la vie d’Abraham. Vous vous souvenez de ce que je vous ai déjà dit de cet homme remarquable qui a été appelé ami de Dieu (Jac. 2. 23). C’est un beau et glorieux titre que Dieu lui a donné. Si Dieu l’a ainsi honoré, c’est que lui a honoré l’Éternel par sa foi, son obéissance et son entière confiance en Lui.
Aujourd’hui nous voulons nous occuper de ce qui nous est dit de lui dans le chapitre 22 du livre de la Genèse. Là, Dieu nous raconte comment Abraham a obéi lorsque Dieu lui a demandé d’aller offrir son fils bien-aimé en holocauste sur la montagne qu’Il lui indiquerait.
Abraham a obéi sans tarder. De bon matin il s’est levé et a tout préparé, et il est parti vers le lieu que l’Éternel lui avait indiqué. Arrivé sur la montagne, il bâtit l’autel, arrange le bois, lie son fils, le met sur l’autel et prend le couteau pour égorger Isaac.
À ce moment-là l’Éternel l’arrête. En faisant ces choses, Abraham avait montré sa foi et son obéissance. Cela suffisait. Sa foi avait été éprouvée, et l’épreuve qu’elle venait de traverser en avait manifesté toute la beauté.
Vous savez qu’on éprouve l’or pour s’assurer qu’il ne contient aucun alliage d’un métal quelconque. Pour cela les orfèvres soumettent l’or à l’action de certains acides. Si l’or est pur, il reste dans tout son éclat, il ne change pas, mais s’il est mélangé à d’autres métaux il se détériore et se ternit.
Or la foi est plus précieuse que l’or, c’est pourquoi Dieu l’éprouve.
Vous pouvez penser combien l’épreuve d’Abraham était douloureuse. Il aimait tendrement son fils unique. En l’offrant en holocauste, il devait le sacrifier entièrement.
L’holocauste était un sacrifice qui devait être entièrement consumé. Abraham, en sacrifiant ainsi son fils, montrait qu’il aimait l’Éternel, qu’il se confiait en Lui, qu’il savait que l’Éternel pouvait le lui ressusciter d’entre les morts.
Ces choses sont de toute beauté. La foi est quelque chose de merveilleux, elle est toujours accompagnée de l’obéissance à la parole de Dieu.
Souvenez-vous que croire et obéir vont toujours ensemble. Nous comprenons que l’Éternel s’est plu à bénir Son serviteur Abraham et que Dieu se plaît ainsi à nous raconter comment Son serviteur L’a honoré.
En nous donnant ce récit, Dieu aussi a voulu, à l’avance, nous faire connaître ce que ce devait être pour Lui que de sacrifier Son Fils unique et bien-aimé lorsqu’Il est mort sur la croix. Si l’ange de l’Éternel a arrêté la main d’Abraham lorsqu’il allait frapper son fils, personne n’a pu arrêter la main de Dieu lorsqu’il a sacrifié Son Fils sur le mont Calvaire. De fait, Isaac n’a pas dû mourir, mais le Fils unique est mort entre deux malfaiteurs : le Père L’a sacrifié pour des méchants. Quel amour que l’amour de Dieu pour vous et pour moi !
Maintenant je vais vous demander de montrer votre foi : vous aussi, de même qu’Abraham, vous avez à le faire. Abraham a cru que Dieu pouvait ressusciter son fils. Vous, croyez-vous que Dieu a pu ressusciter d’entre les morts Jésus, notre Seigneur, qui est mort pour nos fautes et est ressuscité pour notre justification ? Si vous croyez vraiment cela, vous êtes sauvés, déclarés justes par Dieu Lui-même.
Lisez vous-mêmes le premier verset du chapitre 5 de l’épître aux Romains et le verset 9 du chapitre 10 de la même épître. Alors dites-moi : Êtes-vous sauvés ? Si vous croyez vraiment, vous pouvez sans crainte répondre : Oui, je suis sauvé : Dieu l’a dit.
Ce matin, avant le lever du soleil, je suis allé faire une longue promenade dans la campagne. Je puis bien vous dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à me trouver ainsi seul au milieu des œuvres du Dieu créateur. Tout ce qu’Il fait est merveilleux, et nous avons à admirer toutes Ses œuvres et à Lui en donner gloire.
Les cieux racontent Sa grandeur, et l’étendue annonce l’ouvrage de Ses mains ; et Il fait toutes choses pour Sa gloire, car Sa bonté demeure à toujours.
Je ne puis vous raconter tout ce que j’ai vu, ni vous faire part de toutes les choses qui ont rempli mes pensées. Il faudrait bien un livre entier pour le faire. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir des merveilles trop nombreuses pour pouvoir les raconter, mais les jouissances que j’ai éprouvées m’engagent à vous recommander de vous lever toujours de bon matin. C’est une chose beaucoup plus importante que vous ne le pensez.
Vous vous souvenez, sans doute, qu’Abraham s’est levé de bon matin lorsque l’Éternel lui a dit d’aller offrir son fils en holocauste sur la montagne de Morija. Cherchez vous-même dans votre Bible et vous y verrez combien de fois il y est question de se lever de bon matin.
Vous y verrez aussi que le Seigneur Jésus, le divin Modèle, se levait le matin longtemps avant le jour et se retirait dans un lieu désert, et Il priait là (Marc 1. 35). Si nous voulons lire la Parole de Dieu avec profit pour nos âmes, il faut le faire de bon matin ; c’est aussi le moment le plus favorable pour la prière et la méditation. Prenez donc cette bonne habitude dès votre jeune âge et jamais vous ne le regretterez.
Maintenant, nous voulons continuer notre lecture du livre de la Genèse. Aujourd’hui ce sera le chapitre 28. Vous verrez que, dans ce chapitre, le Saint Esprit nous raconte l’histoire de la mort et de l’enterrement de Sara, la femme d’Abraham.
Elle a vécu cent vingt-sept ans. C’est une longue vie. Nous ne voyons jamais maintenant des personnes qui atteignent un âge aussi avancé, mais quoi qu’il en soit, il arrive un jour où nous devons quitter cette terre, car il n’y a pas d’espoir pour l’homme de demeurer ici-bas. Soyez bien pénétrés de cette pensée solennelle que, même un jeune enfant peut être appelé à mourir, même subitement. De là l’importance qu’il y a pour chacun de nous, de savoir où nous irons lorsque nous quitterons cette terre. Serez-vous avec le Seigneur Jésus, ou serez-vous perdu pour l’éternité ?
Celui qui croit au Seigneur Jésus a la vie éternelle. Si son corps doit être déposé dans la poussière, son âme est avec le Seigneur Jésus, ce qui est de beaucoup meilleur. Quant à ceux qui sont perdus, lisez le chapitre 16 de Luc v. 19 à 31. Là vous serez renseignés mieux que je ne saurais le faire : c’est affreux.
Abraham a pleuré sa femme et a mené deuil sur elle. Quel monde que celui dans lequel nous sommes : la mort, les larmes et le deuil !
C’est la désobéissance d’Adam qui a amené toutes ces choses. Ainsi qu’il est écrit : Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé à tous les hommes en ce que tous ont péché (Rom. 5. 12). Mais celui qui croit, sait qu’il ressuscitera bientôt dans un corps glorieux semblable au corps de la gloire du Seigneur Jésus.
Abraham connaissait le Dieu qui ressuscite les morts. Il avait montré sa foi lorsqu’il avait sacrifié son fils sur la montagne de Morija. Il savait que lui et les siens auraient une part dans le règne glorieux de Christ. L’Éternel lui avait promis ce bon pays dans lequel il était, et il savait que Dieu était fidèle et puissant pour accomplir Sa promesse.
C’est pourquoi il achète des fils de Heth le champ et la caverne qui s’y trouvait pour la posséder comme sépulcre assuré pour lui et les siens. Là furent enterrés Abraham, Sara, Isaac, Rebecca, Jacob et Léa. Tous ceux-là auront part à la première résurrection. Je dis première, car de fait il y en aura une seconde. Il y aura la résurrection des justes, et la résurrection des méchants, autrement dit la résurrection de vie et la résurrection de jugement (Jean 5. 29). Donc, tous ceux qui ont été enterrés dans le sépulcre d’Abraham, auront part à la première résurrection, car ils ont cru Dieu et ont montré leur foi par leurs œuvres. Je vois que je vous donne une bien grande leçon aujourd’hui. Tâchez de vous souvenir de tout ce que je vous ai enseigné. Que Dieu vous garde.
En commençant, j’aimerais vous donner un petit conseil. Lorsque vous ouvrez votre Bible, placez auprès de vous une feuille de papier et un crayon et, au fur et à mesure que vous lisez, notez sur cette feuille ce qu’il vous sera donné de comprendre dans votre lecture. Ce sera peut-être fort peu de chose, mais ainsi vous le retiendrez mieux et le souvenir vous en restera.
C’est ainsi que procédait un serviteur de Dieu qui avait acquis une connaissance extraordinaire des Écritures et dont les écrits ont été et sont encore en bénédiction à bien des saints.
Après cela vous pouvez consulter les ouvrages qui vous feront mieux comprendre ce que vous avez lu. C’est le moyen de rendre vraiment profitable votre lecture et de ne rien perdre de ce que le Seigneur vous aura donné. Dans le livre des Proverbes, il nous est dit qu’il y a ce qui se perd faute de règle (ch. 13. 23).
Maintenant, nous allons lire le chapitre 24 de la Genèse. Souvent, j’ai été surpris de la longueur extraordinaire de ce chapitre. Il n’a pas moins de soixante-sept versets, alors que le premier chapitre de ce livre nous raconte la création des cieux et de la terre dans un court chapitre de trente et un versets. Souvent, il faut fort peu de mots pour nous donner de grandes leçons. D’autres fois, Dieu se donne la peine de nous raconter une des scènes de la vie journalière avec une quantité de détails auxquels nous n’aurions pas pensé. Il est grand et merveilleux dans tout ce qu’Il fait.
Ces détails, surtout dans le chapitre qui nous occupe, nous montrent Sa tendre sollicitude envers les Siens. Nous sommes précieux à Son cœur et tout ce qui nous concerne L’intéresse et a pour Lui de l’importance. C’est, je pense, une des grandes leçons que nous pouvons retirer de la lecture de ce chapitre.
L’Éternel aimait son fidèle serviteur Abraham, et il n’aurait pas voulu que, dans cette maison pieuse, une femme qui soit un sujet de souffrance devint la compagne de son fils Isaac. C’est pourquoi il a tout préparé en vue du mariage de ce fils bien-aimé d’Abraham, et il conduit le serviteur par le vrai chemin pour trouver Rebecca, la femme qu’Il lui destinait.
Il n’aurait pas voulu qu’une fille de Heth qui ne connaissait pas l’Éternel et n’était ni capable de marcher par la foi, ni d’apprécier les grandes et précieuses promesses de l’Éternel, fît son entrée dans les tentes d’Abraham. Comment les uns et les autres auraient-ils pu être heureux dans de telles conditions ? Cela aurait été impossible.
Il est de toute évidence que ceux qui connaissent le Seigneur Jésus ne peuvent s’unir avec ceux qui ne Le connaissent pas. Comme il est écrit : on ne peut pas se mettre sous un joug mal assorti avec des incrédules (2 Cor. 6. 14).
Vous avez remarqué que, dans notre chapitre, nous voyons un grand nombre de personnes qui défilent, pour ainsi dire, devant nos yeux : Abraham, son serviteur, Isaac et d’autres. Cherchez-les vous-mêmes et notez-les sur votre papier. Il nous semble que nous les connaissons, que nous les voyons, car la description qui nous est faite d’eux est si simple et si vivante. C’est Dieu qui nous les fait connaître.
Notez, je vous prie, ce que vous pensez de chacun d’eux et, dans notre prochaine leçon, je vous dirai de mon côté quelques-unes des choses qui m’ont intéressé. Ainsi vous pourrez comparer et voir jusqu’à quel point le Seigneur nous a conduits dans cette étude dans le même courant de pensées. Vous avez tout un mois pour méditer sur ces choses. Je termine aujourd’hui en vous donnant un verset qui m’a été rappelé il y a plus de quarante-cinq ans par un de mes chers amis : c’est 1 Timothée 4. 15.
J’aimerais bien savoir combien d’entre vous ont pris des notes au sujet du chapitre 24 du livre de la Genèse, comme je vous l’avais proposé lors de ma dernière leçon. Cela m’intéresserait de savoir aussi ce que vous avez trouvé dans ce chapitre. Malheureusement les lecteurs de la « Bonne Nouvelle » sont trop nombreux pour qu’il me soit possible de voir toutes ces petites annotations.
Ce qui me suffit, c’ est de savoir que ceux qui ont fait ce travail y ont certainement trouvé de la bénédiction pour leurs âmes, car jamais on ne s’occupe de la Parole de Dieu sans en retirer un profit réel.
Un serviteur de Dieu trouvait, il y a déjà longtemps, que la Bible est comme un arbre sur lequel il y a toujours des fruits mûrs pour nourrir nos âmes. Vous ne sauriez croire combien de fois déjà j’ai lu ce précieux chapitre qui nous occupe dans ce moment.
Vous avez sans doute remarqué que plusieurs personnages défilent, pour ainsi dire, devant nos yeux. Le premier mentionné est Abraham, c’est de lui que nous nous occuperons aujourd’hui.
Vous vous souvenez que plusieurs fois déjà je vous ai parlé de lui ; Dieu se plaît à honorer ceux qui se sont confiés en Lui. Il confesse leurs noms avec satisfaction et raconte ce qu’ils ont fait pour Lui. La mémoire du juste est en bénédiction, mais le nom des méchants tombe en pourriture. Cherchez vous-même le verset que je viens de vous citer ; il se trouve dans le chapitre 10 du livre des Proverbes. Vous ne voudriez pas que, lorsque vous aurez quitté cette terre, votre nom soit un objet de répulsion ou de mépris.
Abraham, nous est-il dit, était vieux, avancé en âge. Pendant une longue vie, il a été fidèle et a gardé toujours la foi qui l’a caractérisé dès que Dieu l’a appelé.
Il ne suffit pas de bien commencer, mais aussi, il faut aller jusqu’au bout de la course, ne pas se laisser décourager par les difficultés, ou arrêter par les peines et les souffrances du chemin.
Autre chose : l’Éternel l’avait béni en toutes choses. Dieu est bon envers les Siens et ceux qui se confient en Lui ne manquent d’aucun bien. Il y avait une différence entre les bénédictions qu’Abraham possédait et celles que le Seigneur donne aux Siens maintenant.
Les biens d’Abraham étaient matériels et pour la terre. C’étaient des troupeaux, des serviteurs, des servantes, et d’autres choses semblables. Les nôtres sont spirituels, et dans les cieux. Ils sont infiniment supérieurs à tout ce que possédait Abraham. Lui, il jouissait de ce que l’Éternel lui avait donné et ne désirait rien d’autre pour lui-même et pour son fils. Aussi il ne voulait à aucun prix que son fils retourne dans le pays dont il était sorti. Les biens du pays de Canaan étaient mille fois plus précieux à ses yeux que ceux qu’il avait laissés à Ur des Chaldéens.
Si vous avez des parents qui connaissent le Seigneur, vous ne pouvez rien désirer de meilleur pour vous-même. Souvent, nous voyons des enfants qui désirent une position plus élevée que celle de leurs parents : une autre profession, une position plus aisée, peut-être plus brillante aux yeux des hommes. Pauvres insensés que ces jeunes gens ! N’avez-vous pas entendu chaque jour vos parents rendre grâces au Seigneur pour les choses qu’ils ont reçues de Lui ? Vous ne voudriez pas mépriser ces choses pour lesquelles ils rendaient grâces avec des cœurs pleins de reconnaissance !
Évidemment, vos parents ont eu des peines et des difficultés, et des moments où leur foi a été soumise à de rudes épreuves, mais le Dieu fidèle le permettait pour leur profit. Ces épreuves de la foi sont nécessaires. Malgré ces épreuves, vos parents étaient reconnaissants. Ne le seriez-vous pas si ce même Dieu et bon Père vous donnait la même part qu’à eux ?
L’ambition et la convoitise font beaucoup de mal. Demandez au Seigneur qu’Il vous garde de ce piège que l’ennemi tend souvent sur le chemin des jeunes. La piété et le contentement sont un grand gain. Soyez bien assurés que ce qui brille dans le monde ne donne pas le bonheur. Voudriez-vous une grande place dans un monde où votre Seigneur n’a trouvé qu’une crèche et une croix ? Que Dieu vous garde du mal.
La parole de Dieu est infinie, et aussi longtemps que nous serons sur la terre nous n’en connaîtrons que les bords.
Par exemple, nous pourrions méditer longtemps sur ce qui nous est dit d’Abraham dans ce chapitre 24 de la Genèse dont nous nous sommes occupés déjà plusieurs fois, de sorte qu’aujourd’hui encore je veux vous parler de ce qui nous est dit de lui par la bouche de son serviteur.
Il raconte, dans la maison de Béthuel, que son maître Abraham lui avait dit : « L’Éternel devant qui je marche enverra son ange avec toi et fera prospérer ton voyage ». Avez-vous pensé à ce que veulent dire ces mots : marcher devant Dieu ? Vous vous souvenez qu’il nous est dit d’Énoch qu’il marcha avec Dieu. Si vous ouvrez votre Bible au chapitre 17 du premier livre des Rois vous y verrez qu’Élie dit à Achab : « L’Éternel devant qui je me tiens est vivant qu’il n’y aura ces années-ci, ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole ! »
Vous remarquez la différence qui se trouve dans ces trois expressions. Abraham avait marché devant Dieu, ce qui revient à dire que toute sa vie était entièrement manifestée à Dieu, qu’il n’y avait rien de caché. Si quelqu’un marche devant nous, ses faits et gestes, nécessairement, nous sont connus.
La vie d’Abraham était pour ainsi dire comme un livre ouvert devant Dieu ; il n’y avait rien de caché ni de ténébreux. Il parlait à l’Éternel de tout ce qu’il faisait et de tout ce qui le concernait. Certainement, il lui avait parlé du mariage de son fils Isaac et il savait que l’Éternel conduirait dans son choix le serviteur qu’il envoyait. Il ne dit pas : J’espère, mais : Il enverra son ange avec toi et il fera prospérer ton voyage.
Jacob, à la fin de sa vie (Gen. 48. 15) peut dire que ses pères Abraham et Isaac avaient marché devant l’Éternel, mais il ne peut pas dire qu’il en ait fait autant, loin s’en faut. L’Éternel avait été fidèle, mais son pauvre serviteur ne l’avait guère été. Aussi sa vie presque tout entière s’était écoulée en étant sous la discipline de l’Éternel. Bien des souffrances avaient été sa part à cause de sa propre volonté qui était toujours en activité et à cause des moyens détournés qu’il employait pour arriver à ses fins.
Prenez donc note, je vous prie, des enseignements que vous recevez par ce moyen, et, dès votre jeune âge, prenez la bonne habitude de ne rien faire sans Dieu.
Chaque matin, demandez-Lui de vous garder et de vous conduire. Chaque soir, mettez-vous à genoux et rendez-Lui compte de tout ce que vous avez dit et fait. Surtout, ne négligez jamais de lui confesser vos fautes, et rendez-Lui grâce pour tous les bienfaits qu’Il a répandus sur vous pendant la journée. C’est ainsi que vous marcherez devant Dieu.
Élie, lui, se tenait devant Dieu. Étant ainsi sans cesse dans cette solennelle présence, il était initié aux pensées de Dieu.
C’est en vous tenant sans cesse devant un maître que vous apprenez de lui. De la même manière, lorsqu’un enfant se tient continuellement devant son père, dans sa compagnie habituelle, il connaîtra de ce père bien des choses qu’ignorera un enfant qui préfère sans cesse aller jouer avec des camarades.
Dans le cas qui nous occupe, Élie avait ainsi appris ce que l’Éternel allait faire à l’égard de Son peuple Israël. Il savait que Sa main allait le frapper à cause de ses fautes, et de quelle manière il voulait le faire. C’est aussi dans la présence de l’Éternel qu’il avait acquis le courage nécessaire pour rendre un fidèle témoignage devant l’impie roi Achab. Sans aucune crainte, il se présente devant lui et lui dit ce qui allait arriver.
Enfin, Énoch marchait avec Dieu. Lorsque vous faites une promenade avec quelqu’un que vous aimez, vous marchez avec cette personne. Ce sont d’heureux moments. En marchant ainsi ensemble, vous êtes occupés et vous jouissez des mêmes choses. C’est ce que nous pouvons appeler une heureuse communion. Énoch était occupé des choses dont Dieu Lui-même était occupé ; ses pensées étaient les Siennes. Tout en étant encore sur la terre, il était un homme céleste. Il vivait pour ainsi dire dans les cieux. Aussi il n’y a rien de surprenant que Dieu l’ait ravi de ce monde, comme nous l’avons déjà vu lorsque nous nous sommes occupés de lui il y a quelque temps.
Vous retiendrez bien ces trois choses dans votre cœur. Que Dieu vous accorde la grâce de les mettre en pratique dès votre jeune âge. En agissant ainsi, vous pouvez être assurés que vous serez heureux sur la terre. Cela ne vous empêchera pas d’avoir des épreuves, mais rien ne pourra vous ravir votre bonheur.
Après nous être occupés d’Abraham, nous allons nous entretenir aujourd’hui de son serviteur. C’est lui qui occupe la plus grande place dans le récit que nous considérons dans la Genèse, ch. 24. Ce fut un serviteur fidèle. Si nous désirons nous-mêmes servir fidèlement le Seigneur, nous apprendrons bien des choses en considérant sa manière d’être et de faire.
Vous savez qu’en 1 Thessaloniciens 1, il nous est dit que nous avons été convertis des idoles vers Dieu pour servir le Dieu vivant et vrai et pour attendre des cieux Son Fils, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. Si vous savez que le Seigneur Jésus est votre Sauveur et qu’Il est mort pour vous sur la croix, vous pouvez attendre chaque jour Sa venue et même dire : Seigneur Jésus, viens. Croyez bien qu’il ne trompera pas celui qui du fond de son cœur lui dit : Viens. Et soyez bien assurés qu’Il vous prendra quand il viendra sur les nuées du ciel.
En attendant cet heureux moment, vous avez à Le servir, chaque jour. Servir, c’est là le précieux privilège de tous ceux qui L’attendent. Le serviteur d’Abraham est placé devant nos yeux comme un bel exemple à suivre.
Une première chose que j’aimerais vous faire remarquer, c’est que le nom de ce serviteur ne nous est pas donné. Nous pouvons penser que c’était Éliézer de Damas dont parle Abraham (Gen. 15. 2), mais la chose ne nous est pas dite. Lorsqu’il arrive chez Béthuel, il ne dit pas : Je suis tel et tel. Non, il revendique un seul titre pour lui-même : Je suis serviteur d’Abraham. Lui n’était rien à ses propres yeux, son seigneur était tout pour lui.
Nous avons là une grande leçon à retenir si nous voulons servir fidèlement le Seigneur. Il est de toute importance que nous ne soyons rien à nos yeux, et que le Seigneur soit tout, que tout se fasse pour Sa gloire ; pas d’autres motifs, pas d’autre but que Lui. Sitôt qu’un serviteur a quelque importance à ses propres yeux, il ne peut être qu’un mauvais serviteur ou un serviteur nuisible.
Autre chose : le serviteur d’Abraham était un serviteur obéissant. Son maître lui avait dit d’aller, il va. Pourtant il était âgé et son maître le chargeait d’une mission pénible et difficile. S’il avait voulu raisonner, il aurait pu dire à Abraham : Tu sais que je suis âgé ; tu as d’autres serviteurs plus jeunes et plus forts que moi, ils seront plus capables de supporter les fatigues du long voyage que tu me proposes. Rien de cela, Il fait ses préparatifs et il se met en route.
Souvent nous aimerions faire des choses que le Seigneur ne nous a pas commandées, et ne pas faire les petites choses qu’Il place devant nous chaque jour.
Apprenez la grande leçon de l’obéissance en tout temps. Premièrement envers vos parents, et si vous êtes fidèles, le Seigneur pourra vous confier d’autres services plus importants. Nous avons toujours à commencer par de petites choses.
Un de mes amis me racontait autrefois qu’il avait une jeune servante fidèle qui aimait le Seigneur, Or, un jour il la trouva qui balayait la chambre en ayant les yeux pleins de larmes. « Qu’avez-vous donc ? » questionna-t-il. « Je suis si heureuse de balayer cette chambre pour le Seigneur », fut sa réponse. C’était des larmes de joie qui remplissaient ses yeux. Cette chère jeune fille avait bien compris la leçon que je vous donne dans ce moment. Elle n’était à ses yeux qu’une pauvre servante, mais ce qu’elle faisait, même l’humble service qui lui était confié, elle le faisait pour son Seigneur, par amour pour Lui, et cela lui suffisait. Puissiez-vous être fidèles comme cette jeune fille.
Nous reparlerons encore une autre fois du serviteur d’Abraham.
Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit du serviteur d’Abraham. Aujourd’hui je veux vous faire remarquer d’autres choses qui le concernaient. Puissions-nous, vous et moi, en faire notre profit et, par ce moyen, apprendre à être de plus fidèles serviteurs du grand Roi des rois.
Vous avez sans doute remarqué que le serviteur d’Abraham était un homme de prière. Arrivé au lieu où son seigneur l’envoyait, il a fait reposer ses chameaux et il s’est mis à prier. Avant d’agir, il s’adresse à Celui qui seul pouvait faire prospérer son voyage.
Souvenez-vous que vous avez à prier en tout temps et pour toutes choses. Si pour une chose ou pour une autre, vous sentez que vous ne pouvez pas prier, ne faites pas cette chose. Elle est mauvaise. Il n’est pas toujours possible de se mettre à genoux, pour prier, mais toujours, où que nous soyons, nous pouvons élever nos cœurs vers le Seigneur. Il nous est dit, au v. 45, qu’il priait dans son cœur. Nous pouvons le faire nous aussi en tout temps, même au milieu de nos occupations, de nos allées et de nos venues.
Le grand Dieu des cieux et de la terre connaît les pensées les plus secrètes de nos cœurs et veut bien nous répondre lorsque, dans un danger, dans une tentation, nous lui disons : garde-moi, conduis-moi. Un soupir même qui monte vers Lui est entendu. Il est évident que, lorsque la chose est possible, nous avons à nous retirer dans notre chambre, à nous mettre à genoux et à répandre nos âmes devant Lui.
Voyez aussi comment la prière du fidèle serviteur d’Abraham a été exaucée : avant même qu’il eût achevé de parler, voici qu’arriva celle qui était la réponse même à sa prière. Cela nous fait penser à ce qui nous est dit dans le prophète Ésaïe : « Avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai » (ch. 65. 24.)
Il se peut que Dieu ne réponde pas immédiatement, Il lui arrive même souvent de faire attendre sa réponse, mais jamais nous ne devons douter de Sa fidélité. Il est dit, à propos de la prière, de ne douter nullement, car celui qui doute est semblable au flot de la mer agitée par le vent et jeté çà et là ; or que cet homme ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur (Jac. 1. 6 à 8).
Vous remarquez aussi comme la prière de ce fidèle serviteur est simple et précise. Il dit à Dieu, en toute liberté et toute simplicité, ce qu’il fait et ce qu’il désire. Pas de grands mots, pas de phrases bien arrangées, mais le simple exposé de ses désirs.
Il est important, lorsque nous nous adressons à Dieu, d’user de peu de paroles. Vous sauriez bien, si vous vous adressiez à un grand personnage, être respectueux et vous ne diriez devant lui que ce qui est absolument nécessaire. A combien plus forte raison devez-vous le faire lorsque vous vous adressez au grand Dieu des cieux et de la terre. Présentez-lui donc vos prières simplement et en toute humilité et révérence. Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles.
Pour résumer, si vous désirez servir le Seigneur d’une manière qui lui soit agréable, priez beaucoup, faites-le en peu de mots, d’une manière simple, claire et précise. Ne mettez jamais en doute la fidélité de Dieu à répondre à vos prières, même s’il faut attendre la réponse ou si cette réponse est toute différente de ce que vous aviez pensé. Il nous aime et Il est plus sage que nous.
Aujourd’hui c’est spécialement aux petites filles que je désire m’adresser en vous parlant de Rebecca. Il est évident que les petits garçons peuvent écouter. Ils y trouveront, eux aussi, de l’instruction pour ce qui les concerne.
Vous remarquez que, dans le chapitre 24 de la Genèse que nous étudions depuis quelque temps, Rebecca occupe une grande place. Elle descend à la fontaine, et là elle trouve un étranger qu’elle ne connaissait pas. Il lui demande de l’eau. Vite elle abaisse sa cruche de dessus son épaule pour lui donner à boire, et non seulement cela, mais aussi elle lui offre volontairement de lui abreuver ses chameaux.
Souvent les enfants sont peu serviables, manquent de dévouement et aiment à s’épargner de la peine. Rebecca aurait pu dire : cet étranger est bien hardi de me demander ainsi de l’eau. Elle aurait aussi pu dire, après lui en avoir donné : j’ai bien fait mon devoir envers lui. Rien de tout cela, elle aime à servir et elle se dépense sans compter pour les autres, même pour des inconnus.
Chers jeunes amies, souvenez-vous qu’un esprit de dévouement est un des plus beaux ornements d’une jeune fille. L’égoïsme et la recherche de soi-même ne conviennent nullement à celles qui aiment le Seigneur – Lui qui a été le Serviteur parfait, obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix, Lui qui, par amour pour nous, a sacrifié même Sa propre vie. Ne craignez jamais de rendre un petit service lorsque la chose vous est possible, même si ce service vous coûte quelque peine ou quelque renoncement.
Rebecca a été richement récompensée de ce qu’elle a fait pour cet étranger qu’elle ne connaissait pas. Non seulement elle a reçu les bracelets et l’anneau, mais aussi elle a eu l’honneur d’entrer dans la famille d’un grand serviteur de Dieu, Abraham lui-même.
Croyez-moi, l’égoïsme et la recherche de soi-même ont souvent fait beaucoup de mal à un grand nombre d’enfants.
Une autre chose qui nous est rapportée de Rebecca, c’est sa décision. Une fois que la volonté de Dieu à son égard a été manifestée, sans hésiter elle a dit : J’irai. Voici deux petits mots qui ont une grande valeur aux yeux de Dieu. Avant d’agir, dans une chose ou dans une autre, attendez de savoir quelle est la volonté de Dieu dans cette circonstance. Lorsque cette volonté vous est connue, n’hésitez pas, obéissez, quoi qu’il puisse vous en coûter.
Dieu dans Sa Parole nous donne des enseignements au sujet de toutes choses. Si quelquefois vous ne savez que faire, cherchez dans votre Bible, avec prière, ce qu’Il dit au sujet des choses qui vous concernent, et obéissez à cette Parole sans que rien ne vous arrête.
Rebecca, après avoir dit : J’irai, est partie dès le lendemain, quittant ainsi son père, sa mère, son frère et le pays de sa naissance : elle a fait comme Abraham autrefois.
Enfin, une troisième chose que j’aimerais vous faire remarquer, c’est son humilité. Il nous est dit que Rebecca était très belle. La beauté est une chose que les petites filles envient souvent. Souvenez-vous que c’est Dieu lui-même qui vous a formées et que, dans Sa sagesse, Il vous a donné le visage qu’Il a voulu ; Il l’a fait comme Il l’a trouvé bien. Si donc il vous semble que vous êtes moins favorisées sous ce rapport que quelques-unes de vos camarades, n’en soyez nullement jalouses. Si c’est le contraire, ne vous en enorgueillissez pas. Souvenez-vous que Dieu résiste aux orgueilleux et qu’Il donne la grâce aux humbles. Or la grâce de Dieu est tout ce que nous pouvons désirer de plus précieux.
Nous venons de dire que Rebecca était très belle ; loin d’en tirer vanité, elle se couvre d’un voile lorsqu’elle rencontre Isaac. Elle cache sa propre beauté aux yeux des autres. N’oubliez jamais la belle leçon d’humilité qu’elle vous donne en agissant ainsi. Souvenez-vous de ce qui nous est dit de la femme vertueuse dans le chapitre 31. 30, du livre des Proverbes. « La grâce est trompeuse et la beauté est vanité ; la femme qui craint l’Éternel, c’est elle qui sera louée ». J’aime à penser que vous n’oublierez jamais les trois grandes leçons que vous donne Rebecca.
Je vois que ce chapitre 24 du livre de la Genèse est comme une mine inépuisable. Il contient tant de choses précieuses ! Il me souvient d’un temps où ce chapitre m’était presque entièrement fermé. Ce n’est qu’après l’avoir lu bien des fois qu’il s’est ouvert et que j’ai pu connaître un peu les richesses qu’il contient.
Si parfois une page de la Parole vous paraît obscure, ne vous découragez pas, relisez-la souvent, pensez-y, méditez-la. C’est là le secret pour faire des progrès dans la connaissance des choses que l’œil n’a pas vues, que l’oreille n’a pas entendues et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, mais que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Souvenez-vous de ce qui est écrit dans 2 Timothée 2. 7 : « Considère ce que je dis ; car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses ».
Cela dit, nous allons nous occuper du frère de Rebecca. Il se nommait Laban. Lorsqu’il vit l’anneau et les bracelets qui étaient aux mains de sa sœur, il vint vers le serviteur d’Abraham et lui dit : « Entre, béni de l’Éternel, pourquoi te tiens-tu dehors ? car j’ai préparé la maison et de la place pour les chameaux ».
Vite il a su apprécier la valeur des bijoux qui avaient été donnés à sa sœur. Un seul coup d’œil l’avait renseigné. Avec un étranger, possédant de telles richesses et donnant de tels bijoux en échange d’un peu d’eau, il n’aurait certainement rien à perdre en le recevant sous son toit.
Laban estimait les biens périssables, il pensait que ces choses étaient vraiment la bénédiction de l’Éternel. Il oubliait que les biens éternels ont seuls de la valeur. Les choses visibles avaient plus de prix pour son cœur que les invisibles qui, semble-t-il, ne l’occupaient guère.
Plus tard on trouve chez lui une âpreté au gain caractéristique d’un homme qui ne connaît pas le Seigneur. Pendant vingt ans, il rivalise de ruse et de tromperies avec son propre neveu Jacob pour avoir des troupeaux. Ses propres filles disent de lui : « Avons-nous encore une portion et un héritage dans la maison de notre père ? N’avons-nous pas été réputées par lui des étrangères ? car il nous a vendues, et a même toujours mangé notre argent ».
Lisez à ce sujet ce qui est dit de cet homme dans les chapitres 29 et 31 de la Genèse. Vous remarquez aussi que dans la maison de Béthuel, c’est Laban qui dirige et qui commande tout comme s’il avait été le chef de la maison. Au verset 32 c’est lui qui dit au serviteur d’Abraham : « Parle ». Pourtant, c’était à Béthuel de prendre la parole. Au v. 50 c’est Laban et Béthuel qui lui répondent au lieu que ce soit Béthuel seul, car Rebecca était sa fille.
Il arrive quelquefois, dans certaines familles, que les fils, une fois qu’ils deviennent grands, prennent insensiblement l’autorité et la direction dans la maison paternelle ; cela amène toujours tôt ou tard des choses fâcheuses.
Je pourrais vous citer de bien tristes exemples que j’ai vus de mes propres yeux, mais cela nous porterait trop loin pour aujourd’hui. On ne peut pas renverser impunément les choses que Dieu a établies : c’est le père qui a reçu l’autorité et les fils doivent lui être soumis et l’honorer. Ainsi les fils seront à la place que Dieu leur a départie et ils pourront profiter des enseignements et de l’expérience acquise par leur père. « Honore ton père et ta mère. C’est là le premier commandement avec promesse, afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre » (Éph. 6. 1 et 2).
Laban semblait avoir oublié ces choses. De fait, il a été un mauvais fils, un mauvais père et un mauvais maître. Il a été dur envers les siens et envers ses serviteurs. L’amour des richesses a étouffé en lui tout bon sentiment. Avec cela, nous trouvons encore des idoles dans sa maison (Gen. 31. 19).
Que Dieu nous garde de lui ressembler. Chers enfants, prenez bien garde à tous les enseignements que Dieu nous donne dans Sa bonne Parole. En le faisant nous connaîtrons ce qui convient à Sa gloire.
Vous vous souvenez sans doute de ce que je vous ai dit de Laban. Cet homme peu intéressant connaissait l’Éternel, mais la connaissance qu’il avait de Lui n’avait guère d’influence sur sa vie de chaque jour.
Nous voulons nous occuper aujourd’hui d’Isaac, le fils bien-aimé d’Abraham dont je vous ai déjà parlé autrefois lorsque son père est allé l’offrir en holocauste sur la montagne de Morija.
Il nous est dit dans notre chapitre qu’il venait d’arriver du puits de Lakhaï-Roï. Vous allez dire : Voici un drôle de nom. En effet, vous savez que les langues diffèrent beaucoup les unes des autres. Ces deux mots veulent dire : Le Vivant qui se révèle. Savez-vous quel est ce Vivant qui se révèle et qui désaltère nos âmes ? Lisez, je vous prie, à ce sujet dans l’évangile de Jean au chapitre 4, le v. 14 et au ch. 7 les v. 37 à 39. Vous comprendrez ainsi facilement de quoi il est question, et que ce puits est une image de Christ, Lui le Vivant. Lorsque nous nous approchons de Lui, nous sommes toujours désaltérés dans nos âmes. Il est Lui-même la source des eaux vives, ou si vous préférez des eaux qui donnent la vie. Vous connaissez sans doute le beau cantique :
Source de lumière et de vie,
Source de grâce pour la foi,
Repos, bonheur, paix infinie,
Nous les avons trouvés en toi.
Source d’amour, toujours nouvelle,
Qui jaillis pour nous du saint Lieu
De ta plénitude éternelle,
Tu nous remplis, source de Dieu !
Heureux celui qui près du fleuve,
Arbre vivant par Toi planté,
Prend racine et croit et s’abreuve
De ses eaux, dans l’éternité !
Il porte son fruit et prospère,
Sa vigueur croit de jour en jour !
Heureux celui qui, sur la terre,
Boit à la source de l’amour !
La première fois qu’il est question de ce puits, c’est lorsque Agar, la servante égyptienne, errait dans un désert. L’ange de l’Éternel la trouva près de cette fontaine. L’ange de l’Éternel, dans l’Ancien Testament, est toujours une manifestation du Seigneur Jésus avant Sa venue dans le monde, comme vous avez appris à Le connaître dans les évangiles.
Là l’ange de l’Éternel dit à Agar : « D’où viens-tu, et où vas-tu ? » Vous êtes-vous posé une fois dans votre vie ces deux questions ? D’où viens-tu ? Où allez-vous ? Il y a le ciel et l’enfer. Dans lequel de ces deux endroits allez-vous ?
N’avez-vous jamais désobéi à vos parents ? N’êtes-vous jamais allés là où vous ne devriez pas aller ? Ne faites pas comme une jeune personne à laquelle j’avais parlé de son âme et qui a dit après mon départ : « Il devrait bien me laisser tranquille ». Pauvre malheureuse ! Quelques années plus tard, voyant qu’elle allait mourir, elle a dit : « Lequel des deux va m’emporter ? » Ces deux, je n’ai presque pas besoin de le dire, étaient, l’un le Sauveur, l’autre le diable. Elle ne savait donc pas où elle allait : terrible condition pour une âme en présence de l’éternité.
Agar avait donc trouvé près du puits de Lakhaï-Roï un Dieu Sauveur qui s’était révélé à elle et son âme avait été délivrée. Isaac connaissait le puits, il y allait et il méditait après s’être désaltéré à ses eaux rafraîchissantes.
Maintenant il n’est pas nécessaire de faire un long voyage dans le désert pour trouver le Seigneur Jésus, Il se révèle à nous dans Sa parole. Lorsque vous la lisez, vous êtes comme auprès du puits. Vous pouvez méditer les grandes choses contenues dans ce saint livre. En le faisant, votre âme est désaltérée. Si vous lisiez au chapitre 25. 11, vous verriez qu’Isaac, après la mort de son père, est allé habiter près du puits. C’est là qu’il se tenait habituellement. Heureux ceux qui savent toujours se tenir près du Seigneur Jésus. J’espère que vous avez compris la leçon un peu difficile à expliquer du puits de Lakhaï-Roï.
Aujourd’hui, nous terminerons l’histoire d’Abraham en vous racontant sa mort et son enterrement. Il a vécu cent soixante-quinze ans. C’est une longue vie. Il était âgé de soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Charan. Il a donc vécu exactement cent ans après avoir tout quitté pour obéir à l’Éternel. Pendant ce long temps il a pu montrer par sa manière de faire que les promesses de l’Éternel valaient mieux pour lui que tout ce qu’il avait abandonné.
Il est dit dans l’épître aux Hébreux que, s’il s’était souvenu du pays d’où il était sorti, il aurait eu du temps pour y retourner. Pendant tant d’années, il ne lui est pas venu à la pensée de retourner à Ur des Chaldéens.
Pourtant, c’était une grande cité dans laquelle il y avait bien des choses propres à attirer le cœur d’un homme. Depuis quelques années, on pratique sur l’emplacement de cette cité des fouilles qui mettent à jour bien des choses intéressantes. Je ne puis pas vous raconter ces choses maintenant, désirant vous occuper d’Abraham et non du pays qu’il a quitté.
Pour Abraham, une tente et des troupeaux, les promesses de l’Éternel, et un autel pour adorer, valaient mieux que toutes les beautés de la grande ville qu’il avait abandonnée. En agissant ainsi, il montrait sa foi par ses œuvres. Il voyait ce qui est invisible et il contemplait déjà les glorieuses réalités de la cité céleste de laquelle Dieu est l’architecte et le Créateur. C’est la seule cité qui subsistera éternellement.
Depuis longtemps Ur des Chaldéens n’est plus qu’un monceau de ruines que l’on fouille avec curiosité. Si Abraham s’était attaché à ces choses, que lui resterait-il ? Rien. Et avec cela il aurait fait la perte de son âme, tandis que maintenant, il est présent avec son Sauveur et bientôt il va entrer glorieux dans la cité céleste. Les portes vont s’ouvrir devant lui et, avec tous ceux qui ont cru, nous pourrons chanter :
Là, j’entrerai sauvé par grâce.
Abraham, donc, après avoir attendu pendant cent ans, est mort sans avoir rien obtenu. Croyez-vous qu’il ait perdu quelque chose d’avoir attendu si longtemps ? Non, le Dieu fidèle lui donnera infiniment plus qu’il n’aura jamais osé espérer. Il était rassasié de jours; nous est-il dit. Il ne désirait plus rien sur la terre. Heureux départ ! – qui fait contraste avec celui de pauvres malheureux qui disent qu’ils ne veulent pas mourir, qu’ils ne veulent pas mourir !… La mort impitoyable les emporte : ils auraient dû profiter du temps que Dieu leur avait donné.
Isaac et Ismaël, les fils d’Abraham, l’ensevelirent dans la caverne de Macpéla, dont je vous ai déjà parlé autrefois. Vous remarquez la simplicité de cet enterrement. Devant le sépulcre de la foi, de vaines cérémonies, de longs discours pour raconter tout ce qu’Abraham avait fait, n’auraient pas été à leur place.La vie du patriarche avait suffisamment parlé, il n’y avait rien à ajouter. Dans cet enterrement tout s’est passé comme il convenait chez des personnes qui ont leur part en dehors des choses d’un monde qui passe.
Que des hommes pécheurs qui ne connaissent pas Dieu, ni Sa grâce, fassent de longs discours devant la fosse d’un de leurs semblables, qu’ils fassent de somptueux tombeaux qui cachent l’affreuse réalité de la mort, cela ne convenait pas pour l’homme de foi qui s’appelait Abraham.
Cet ensevelissement m’a souvent fait penser à l’enterrement du seul Juste, le Seigneur Jésus, le Prince de la vie. Il nous est dit que Nicodème et Joseph d’Arimathée déposèrent Son corps dans un sépulcre neuf, dans lequel personne n’avait jamais été déposé. Les deux fils d’Abraham enterrèrent le père des croyants. Deux disciples ont enterré le Seigneur de gloire.
Que ces choses sont belles dans leur simplicité ! Enfants, aimez les choses simples, ce sont celles qui sont grandes et belles aux yeux de Dieu.
Nous voici de nouveau à la fin d’une année. Comme le temps passe ! Lorsque nous sommes jeunes comme vous, il semble que nous avons un grand avenir devant nous. Mais lorsque nous arrivons aux limites de la vie, nous pouvons dire comme un vieillard qui avait près de quatre-vingt-dix ans : la vie, ce n’est rien ! Le psalmiste, bien mieux encore, disait : « Tu m’as donné des jours comme la largeur d’une main, et ma durée est comme un rien devant toi » (Ps. 39. 5).
Vous vous souvenez que lors de notre dernier entretien, nous avons parlé de la mort d’Abraham. Vous vous êtes peut-être demandé ce que fit Isaac après la mort de son père ? Il avait vu ce que son père avait fait et entendu ce qu’il lui avait enseigné. En fils obéissant et soumis il était resté dans le pays de la promesse auprès de son père.
Une fois qu’il a été seul et libre de tous ses mouvements, il aurait pu dire : certainement mon père s’est trompé. Voilà, il est resté dans l’attente dans ce pays et l’Éternel ne lui a rien donné. Le voilà mort et il n’a rien possédé de ce pays promis. Il aurait pu dire aussi : L’Éternel n’a pas accompli Sa promesse, je vais retourner à Ur des Chaldéens. Pourquoi donc rester ici comme un étranger, lorsque je pouvais être un citoyen honoré de cette grande ville ? Là-bas je retrouverai les choses que mon père y a laissées et dans lesquelles mes ancêtres ont cherché leur plaisir autrefois.
Rien de tout cela. Isaac reste dans le pays de la promesse. Il y reste étranger comme son père. En agissant ainsi, il montre qu’il possédait la même foi que lui et que les promesses de l’Éternel avaient aussi du prix pour son cœur, et qu’il était lui aussi disposé à attendre aussi longtemps que son Dieu le trouverait bon.
C’est un bel exemple de foi de la part d’un homme qui a cru Dieu. Nous comprenons que Dieu se plaît à honorer de tels hommes ; c’est pourquoi il a fait inscrire son nom dans la galerie des grands hommes de foi. Hébreux 11, où il est mentionné deux fois : v. 9 et 20.
La majorité d’entre vous ont des parents qui croient au Seigneur Jésus et qui vous parlent de Lui. Possédez-vous la même foi que vos parents, et avez-vous la même espérance qu’eux ?
Pour en avoir la certitude, rien n’est plus simple. Au chapitre 10 de l’épître aux Romains, v. 17, il nous est dit que la foi est de ce qu’on entend et de ce qu’on entend par la Parole de Dieu. Croyez simplement ce que Dieu dit ? Il nous rend témoignage qu’il n’y a pas de justes, pas même un seul (Rom. 3. 10). Admettez-vous cela ? Il nous dit aussi que Son Fils unique et bien-aimé est mort pour nos fautes et ressuscité pour notre justification (ch. 4. 25). En d’autres termes, Il a été puni à notre place. Croyez-vous ces choses ?
Enfin, le Seigneur est monté au ciel pour nous y préparer une place et Il va revenir chercher ceux qui L’attendent. L’attendez-vous ?
Voici l’année qui va se terminer. C’est peut-être la dernière avant la venue de notre Sauveur. Il vient bientôt. Puissiez-vous tous ensemble dire : Viens Seigneur Jésus. C’est là le plus ardent désir de votre vieux grand-père pour chacun de vous et le vœu qu’il peut vous adresser en cette fin d’année.
Avec Beraca 28, nous avons considéré l’influence positive de Moïse sur la vie de Josué. Une nouvelle étape va commencer pour lui, à la suite du départ de Moïse. « Et il arriva, après la mort de Moïse, serviteur de l’Éternel, que l’Éternel parla à Josué, fils de Nun, qui servait Moïse, disant : Moïse, mon serviteur, est mort ; et maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je leur donne à eux, les fils d’Israël » (Jos. 1. 1 et 2).
Nous l’avons vu combattant contre Amalek (Ex. 17. 9 et 10).
Nous le voyons apprenant la grâce en face de la force de sa jeunesse, lorsque « l’Esprit reposa » sur Eldad et Médad, qui prophétisèrent dans le camp. Alors, « Josué, fils de Nun, qui servait Moïse, … répondit et dit : Mon seigneur Moïse, empêche-les. Et Moïse lui dit : Es-tu jaloux pour moi ? Ah ! que plutôt tout le peuple de l’Éternel fût prophète ; que l’Éternel mît son Esprit sur eux ! » (Nomb. 11. 28 et 29). Comprendre que d’autres puissent servir le Seigneur est une épreuve nécessaire pour la santé spirituelle du peuple de Dieu. Josué voulait se porter à la défense de Moïse, mais il est repris par lui. Cette discipline peut parfois paraître difficile, mais l’accepter, dans la pensée donnée par le roi David est une bénédiction : « Que le juste me frappe, c’est une faveur ; qu’il me reprenne, c’est une huile excellente ; ma tête ne la refusera pas » (Ps. 141. 5). Apprendre, au temps voulu par le Seigneur, à laisser agir la génération montante est aussi en bénédiction. Il y a un contraste frappant entre les fils d’Israël, sur lesquels l’Esprit agissait occasionnellement et les croyants dans la période de la grâce. Depuis la descente du Saint Esprit, tous les enfants de Dieu, lors de leur nouvelle naissance, en sont scellés. Le corps des croyants en est l’habitation (Éph. 1. 13 ; 1 Cor. 6. 19). Soyons vigilants afin de ne pas attrister le Saint Esprit de Dieu, par lequel nous avons été scellés (voir Éph. 4. 30).
Nous voyons Josué servant Moïse, et montant avec lui sur la montagne de Dieu (Ex. 24. 13 ; 33. 11 ; Nomb. 11. 28). L’Esprit Saint dira de Caleb et de Josué : « Ils ont pleinement suivi l’Éternel » (Nomb. 32. 12). Au terme de sa course, Moïse s’adresse au peuple qu’il avait conduit pendant quarante années dans le désert. Il rappelle leurs infidélités, leur manque de foi, mais magnifie la grâce de Dieu « … tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci. Mais, dans cette circonstance, vous n’avez pas cru l’Éternel, votre Dieu, … et il entendit la voix de vos paroles et fut courroucé, et jura, disant : Si aucun de ces hommes, de cette génération méchante, voit ce bon pays que j’ai juré de donner à vos pères ! … excepté Caleb, fils de Jephuné : lui, le verra, et je lui donnerai, et à ses fils, le pays où il a marché, parce qu’il a pleinement suivi l’Éternel. Contre moi aussi l’Éternel s’irrita, à cause de vous, disant : Toi non plus, tu n’y entreras pas. Josué, fils de Nun, qui se tient devant toi, lui, y entrera ; fortifie-le, car c’est lui qui le fera hériter à Israël » (voir Deut. 1. 31 à 38).
Quels ont dû être les derniers mois de communion entre Moïse et Josué ? Certainement moments bénis ! L’Éternel avait insisté : « Commande à Josué, et fortifie-le et affermis-le » (Deut. 3. 28).
Élisée vivra des circonstances semblables lors du départ d’Élie, qu’il avait assisté pendant quelques années : « et il arriva, comme ils allaient marchant et parlant, que voici un char de feu et des chevaux de feu ; et ils les séparèrent l’un de l’autre ; et Élie monta aux cieux dans un tourbillon » (2 Rois 2. 11).
Moïse monta seul au sommet du Pisga, « l’Éternel lui fit voir tout le pays… Et Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là dans le pays de Moab, selon la parole de l’Éternel. Et il l’enterra dans la vallée, … et personne ne connaît son sépulcre » (Deut. 34. 1, 5 et 6). « Et il arriva, après la mort de Moïse, serviteur de l’Éternel, que l’Éternel parla à Josué, fils de Nun, qui servait Moïse, disant : Moïse, mon serviteur, est mort ; et maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays ». « Seulement fortifie-toi et sois très-ferme, pour prendre garde à faire selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a commandée ; ne t’en écarte ni à droite ni à gauche, afin que tu prospères partout où tu iras ». (Jos. 1. 1, 2 et 7). L’Éternel ajoute : « Ce livre de la loi… Médite-le jour et nuit » (v. 8).
Ce nouveau paragraphe est tiré d’une étude par Henri Rossier (1835-1928) : « Il faut donc, en plus de l’énergie divine, un soin diligent à s’approprier les pensées de Dieu. Il dit : Médite-le afin de lui obéir. Est-ce bien là notre but quand nous étudions la Parole ? Souvent nous aimons à la lire pour nous instruire, et l’instruction est bonne ; d’autres fois pour enseigner les autres, chose excellente en son lieu ; mais, je le répète, la lisons-nous d’habitude dans le but d’y obéir diligemment ? S’il en était ainsi, comme cela changerait tout le cours de la vie des chrétiens ! Il y a des chrétiens qui lisent un chapitre (hélas ! un verset peut-être) chaque matin, comme une sorte d’amulette qui doit les garder pendant la journée. Est-ce là méditer la Parole jour et nuit ? – Et nos occupations ? direz-vous. Mais je demande : Est-ce que, tout au travers de vos occupations, la Parole vous nourrit de la part de Dieu, pour la jouissance de vos âmes, et pour vous guider dans le chemin de Christ ? Voilà le moyen de « réussir dans nos voies et de prospérer » (H. R.).
Pour entrer en Canaan, deux grands obstacles devaient être franchis. Il fallait traverser le Jourdain et, sur l’autre rive était la forteresse redoutable de Jéricho. Josué y envoie deux espions. Ils y rencontrent Rahab et prennent conscience de la puissance de Dieu opérant dans le cœur de cette femme. Elle a entendu ce que Dieu avait fait pour les fils d’Israël.Elle a cru en Lui et protège les deux espions. Ces derniers apprennent à quel point le peuple de Jéricho a peur. La suite est un chemin de foi pour Rahab, pour Josué, pour le peuple : « Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, … par la foi, Rahab, la prostituée, ne périt pas » (Héb. 11. 30). La grâce brille pour cette femme, la puissance de Dieu va se manifester en délivrance pour son peuple. Nourrissons nos âmes de la Parole de Dieu, afin de marcher « de force en force » (Ps. 84).
Lorsque vous commencez votre vie ici-bas, il y a une quantité de choses que vous voyez et que vous ne comprenez pas ; c’est pourquoi se trouve continuellement dans votre bouche ce mot : Pourquoi ? Que de fois, dans ma longue carrière, je vous ai entendus dire : Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ?
Au fur et à mesure que vous grandirez, il y aura pour vous d’autres pourquoi beaucoup plus importants que ceux qui vous préoccupent maintenant.
J’aimerais, dès le début, vous avertir qu’il y a un livre, un seul, qui répond à toutes les questions qui peuvent se poser dans la vie d’un enfant, aussi bien que dans celle d’un homme fait.
Ce livre est le livre de Dieu, Sa parole ; ou en d’autres termes, la Bible On l’appelle de ce nom, qui veut dire le livre, parce que de fait, il est le Livre unique.
Souvenez-vous bien de cela et ne cherchez nulle part ailleurs la solution aux questions qui peuvent vous préoccuper ou vous troubler. Bienheureux ceux qui gardent ses témoignages, qui Le cherchent de tout leur cœur, dit le psalmiste (Ps. 119. 2).
Il n’est pas nécessaire d’être intelligent, ni d’avoir fait de grandes études, pour comprendre la Bible ; elle s’adresse à tous, même aux jeunes. Il suffit de deux choses pour en profiter : la lire et la croire.
Le Seigneur Jésus, quand Il était sur la terre, se réjouissait de ce que le Père avait caché ces choses aux sages et aux intelligents et qu’Il les avait révélées aux petits enfants (Mat. 11. 25). Réjouissez-vous donc de ce que la Bible soit pour vous et pour ceux qui vous ressemblent.
Je me souviens d’avoir parlé autrefois avec un homme qui avait fait de grandes études et qui avait lu beaucoup de livres. Malgré cela il n’était pas heureux, bien au contraire. Il cherchait encore la réponse à des questions nombreuses et angoissantes qui le rendaient malheureux. Voyant l’inutilité de plusieurs de ses livres, il les avait mis de côté, et il se demandait ce qu’il devait faire.
Je lui fis remarquer qu’il y avait un seul livre, la Bible, qu’il devait consulter. Il passa des mois entiers à la lire, à la méditer, et à prier. C’est ainsi qu’il apprit à connaître ce que toutes les bibliothèques du monde n’auraient pas pu lui enseigner.
Donc, pour résumer notre première leçon : Lisez la Bible, lisez-la avec attention et prière, et cela dès votre enfance, et tous les pourquoi qui sont dans votre cœur trouveront leur réponse. Peut-être qu’il vous faudra attendre longtemps, mais certainement Dieu, par Son saint livre, vous fera connaître tout ce qui pourra vous rendre parfaitement heureux.
Aujourd’hui, j’aimerais attirer votre attention sur une quantité de choses intéressantes qui sont sous vos yeux chaque jour, sur bien des merveilles qui souvent passent inaperçues d’un grand nombre d’enfants et même de grandes personnes.
Ce sont des choses qui sont bien propres à parler à nos cœurs et à nous amener à méditer, à réfléchir, à nous faire comprendre tout le sérieux et toute l’importance de notre courte vie ici-bas ; elles sont bien propres aussi à nous réjouir.
Certainement, vous avez déjà admiré le soleil, qui chaque jour traverse les cieux. Je sais même que vous l’aimez. Il vous réchauffe, il vous réjouit ; il semble qu’un voile de tristesse vous enveloppe lorsque, pour un moment, un nuage vient le dérober à vos yeux.
Je sais aussi que, plus d’une fois, vous avez contemplé la lune. Tous les enfants aiment à voir ce disque d’argent qui répand une douce lumière durant la sombre nuit. Plus d’une fois un rayon de la lune est venu briller sur votre lit, quelquefois même il semblait qu’elle vous regardait par la fenêtre lorsque vous alliez vous endormir.
Le soir vous voyez aussi les brillantes étoiles qui sont dans le ciel. Alors même que je suis âgé, je ne me lasse jamais de les contempler. Que de fois j’ai été réjoui en les voyant ! Avez-vous remarqué comment elles semblent marcher dans l’espace, chacune à sa place, comme une gigantesque armée ? Pour vous en convaincre, vous n’avez qu’à entrouvrir votre fenêtre par une belle soirée, à vous asseoir et à les contempler. Ainsi vous verrez bientôt que celles qui sont à l’Occident disparaissent tandis que d’autres apparaissent à l’Orient, avancent toujours dans la même direction et finissent par disparaître elles aussi pour faire place à d’autres astres. Cela n’est-il pas merveilleux ?
Maintenant, abaissez vos regards vers la terre, et là aussi vous verrez bien des choses intéressantes.
Au printemps, les chauds rayons du soleil font fondre la neige, ce tapis blanc qui avait couvert la terre. À sa place, voici l’herbe verte qui commence à pousser ; un peu partout des fleurs qui éclosent. Voyez comme elles sont jolies ! D’où peuvent-elles bien avoir tiré les belles couleurs dont elles sont ornées ? Y avez-vous songé ?
Un autre jour, voici les hirondelles qui arrivent, vous ne savez d’où. Pendant de longs mois leurs nids ont été déserts et silencieux. Un beau matin, les voici qui gazouillent, qui s’affairent pour remettre en bon état leurs anciennes demeures. Qui leur a dit que le printemps était arrivé, et qui leur a montré le chemin qu’elles devaient suivre pour retrouver leurs nids ?
Que vous dire des papillons qui voltigent autour des fleurs, dans lesquelles ils viennent chercher le miel avec lequel ils se nourrissent ? Savez-vous que l’an passé les chenilles qui se traînaient par terre sont devenues des chrysalides qui semblaient mortes et ont passé l’hiver sans nourriture et sans mouvement, et que de ces chrysalides sont sortis ces brillants papillons aux grandes ailes parées de couleurs si vives ? Savez-vous comment ces choses se font ?
Avez-vous regardé de près les mouches aux formes si diverses ? Avez-vous observé leurs ailes qui se meuvent avec tant de rapidité ?
Il n’y a pas jusqu’aux araignées dont vous avez peur, qui ne soient de vraies merveilles. Voyez un peu comment cet insecte prépare sa toile. C’est un joli filet qu’il tend pour attraper les mouches qui lui servent de nourriture. Qui lui a enseigné comment il doit tisser et quels sont les endroits où sa chasse sera fructueuse ?
Je ne puis que vous mentionner quelques-unes de ces merveilles qui sont autour de nous chaque jour. Ouvrez vous-même vos yeux et vous en verrez bien d’autres.
Maintenant, j’aimerais vous poser une question : Comment se font toutes ces choses ? qui est-ce qui donne la vie à tous les êtres animés ? Vous savez bien que toutes choses sont faites par quelqu’un. C’est le boulanger qui fait le pain que vous mangez, vous le savez ; et il ne vous viendrait pas à la pensée que l’horloge du village se soit placée d’elle-même dans le clocher, ni qu’elle marche toute seule, sans que personne ne vienne la remonter.
Qui donc a fait toutes les grandes choses qui sont dans les cieux et sur la terre ? Savez-vous quel est son nom ? C’est Dieu, le grand Dieu, Fort et Tout-Puissant. Il est merveilleux.
Ne voulez-vous pas l’aimer, puisque c’est lui qui fait lever sur vous Son soleil ? Ne voulez-vous pas Lui donner gloire puisqu’Il fait tant de merveilles ? Bénissez-Le chaque jour. C’est de ce Dieu que j’aimerais vous parler dans nos prochaines leçons. Comme je serais heureux si, dès votre enfance, vous saviez admirer toutes Ses merveilles et Le louer chaque jour.
La dernière fois, je vous ai parlé d’un Dieu Tout-Puissant qui a fait toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre.
Ce Dieu nous a donné un livre : la Bible, dont je vous ai déjà parlé, dans lequel Il nous enseigne à l’égard de toutes choses.
Nous voulons aujourd’hui nous occuper de la première page de Son livre. C’est là qu’Il nous décrit comment Il a créé les cieux et la terre. Créer, c’est faire quelque chose à partir de rien. Dieu seul peut créer. Il a simplement parlé, et les mondes sont venus à l’existence.
L’homme peut faire beaucoup de choses, mais pour cela il lui faut toujours ce que nous appelons la matière première. Un menuisier peut faire des tables, des chaises et beaucoup d’autres objets, mais il lui faut du bois pour cela. Un maçon peut bâtir des maisons, mais sans des pierres ou des briques, cela lui est impossible.
Quel Dieu puissant, grand et glorieux ! Les cieux racontent Sa grandeur, et l’étendue l’ouvrage de Ses mains, nous dit le psalmiste (Ps. 19. 1).
Le premier verset de la Bible nous dit : Au commencement Dieu créa les cieux et la terre (Gen. 1. 1). Que ce premier verset est merveilleux, allez-vous dire. Oui, certainement. Par lui nous apprenons à connaître les origines de toutes les choses que nous voyons. Par ce simple verset, nous en savons plus que tout ce que contiennent les livres des hommes sur ce sujet.
Souvenez-vous que les 31 160 autres versets de la Bible sont aussi merveilleux que celui-ci ; mais il faut que Dieu, par la puissance du Saint Esprit, ouvre les yeux de nos cœurs pour que nous puissions voir les merveilles qu’ils contiennent.
Vous avez remarqué que hier, lorsque vous vous êtes couchés, tout était noir, on ne voyait rien et maintenant vous distinguez nettement les maisons, les champs, les montagnes, etc. C’est ce que nous appelons les ténèbres et la lumière ou, si vous comprenez mieux, la nuit et le jour.
Autrefois les ténèbres couvraient la terre, mais Dieu a dit : Que la lumière soit, et la lumière fut. Autrefois tout était noir. Mais depuis ce moment-là, on voyait toutes choses. Dieu a séparé la lumière d’avec les ténèbres. Il appela les ténèbres, nuit ; et la lumière, il l’appela jour. Depuis lors, il y a la nuit et le jour. Le soir, tout devient noir ; le matin la lumière vient éclairer toutes choses. Il fait bon dans la lumière. Dieu vit qu’elle était bonne. C’est ce que Dieu fit le premier jour de la création.
Le second jour, Dieu a séparé les eaux. Une partie des eaux est au-dessus de nous, l’autre partie est sur la terre. Le lac que vous voyez, les rivières, les mers sont les eaux qui sont sur la terre ; les nuages sont les eaux qui sont au-dessus de nous. Ces eaux tombent sur la terre sous la forme de pluie, de neige ou de grêle. Les eaux qui sont sur la terre remontent vers le ciel, sous la forme de vapeurs et y deviennent des nuages. C’est ce Dieu sage et grand qui a établi toutes ces choses. Voyez avec quelle sagesse Il a tout ordonné et tout calculé avec une précision absolue. Les eaux qui s’évaporent et montent vers le ciel représentent exactement la même quantité que celle qui tombe sur la terre.
Oui, écoutez ces choses, et contemplez les œuvres merveilleuses du Dieu Fort. Comment un mortel comprendrait-il le balancement des nuages et connaîtrait-il les œuvres merveilleuses de Celui qui est parfait en connaissance ? (Job 37. 16). Il est digne que nous Lui donnions gloire et que nous Lui chantions :
A toi louange, honneur,
Tout-puissant créateur.
Ces choses ont été faites le deuxième jour.
Après cela, le puissant Créateur a rassemblé les eaux qui sont sur la terre, de manière qu’elles forment des lacs et des mers. Il leur a assigné la place qu’elles ont à occuper. Les montagnes se sont élevées, les vallées se sont abaissées et les eaux se sont réunies là où Il l’a voulu. C’est ce Dieu sage qui a dessiné la forme de chaque montagne et qui a prescrit les limites de chaque lac et de chaque mer. Ici, a-t-il dit à la mer, s’arrêtera l’orgueil de tes flots. Tu viendras jusqu’ici et tu n’iras pas plus loin. (Job 28. 11).
C’est Lui qui fait croître l’herbe verte dans les champs et qui a donné la vie à tous les arbres de la terre. A chacun il donne une semence qui, mise en terre, devient une plante de la même espèce que celle de laquelle elle provient. Jamais un grain de blé n’a pu produire autre chose que du blé, et jamais d’un pépin de pomme mis en terre n’est sorti autre chose qu’un pommier ; ainsi qu’il est écrit : La plante portant de la semence, l’arbre fruitier portant du fruit selon son espèce, ayant sa semence en soi (Gen. 1. 11). Tout cela est très bon. C’est le troisième jour que Dieu a fait ces choses. Un jour qui avait, comme les autres, un soir et un matin.
Ce Dieu qui a fait la terre est aussi Celui qui a fait le soleil, la lune et les étoiles. Il a fixé à chacun des astres sa place dans les cieux et Il a ordonné à tous le chemin qu’ils ont à suivre dans l’espace. Conduits par Sa sagesse et soutenus par Sa main puissante, ils marchent silencieusement de jour et de nuit, revenant à la même place et à la même heure avec une précision qui n’a jamais été égalée par les plus excellents chronomètres dont se glorifient les horlogers. C’est ainsi qu’ils marquent le temps, les jours, les mois et les années. Ainsi les saisons se succèdent sans interruption selon une sagesse divine. C’est le quatrième jour que Dieu fit toutes ces merveilles.
Le cinquième jour, Il a fait les oiseaux et les poissons. Voyez comme les oiseaux sont jolis, quelle beauté dans leur plumage aux couleurs les plus charmantes. Les savants qui ont étudié les oiseaux en ont compté environ huit mille espèces. Toutes ces espèces diffèrent les unes des autres ; et toutes ont des habitudes, des mœurs variées.
Quant aux poissons et aux autres animaux qui sont dans les eaux, il est impossible d’en connaître le nombre. Que se passe-t-il au fond des grandes eaux ? Dieu seul le sait. Il voit toutes Ses créatures, Il les nourrit ; Il retire leur souffle, et ils expirent et retournent à leur poussière (Ps. 104. 29).
Savez-vous que le grand Dieu voit toutes choses, que toutes vos actions, vos pensées, même les plus secrètes, lui sont parfaitement connues ? Votre souffle est dans Ses mains. Si vous étiez appelés aujourd’hui à quitter cette terre, si votre souffle vous était retiré, où iriez-vous ? Y avez-vous pensé ?
Le sixième jour, Dieu a fait les animaux de la terre : les brebis, les bœufs, tous les quadrupèdes, et tout animal qui rampe sur la terre ; et en dernier lieu, l’homme. Il a tout préparé d’avance pour qu’il ne manque rien à l’homme lorsqu’il serait sur la terre et pour qu’il soit heureux au milieu de cette belle création.
La lumière brillait sur lui, les eaux rafraîchissantes le désaltéraient, les fruits exquis qui croissaient en abondance sur les arbres le nourrissaient. Le brillant soleil réjouissait son cœur et réchauffait la terre. Les oiseaux dans les airs, les poissons dans les eaux et les animaux de la terre étaient tous sous Sa domination. Enfin, Ève, sa compagne, partageait son bonheur.
Tout était très bon et Dieu, le septième jour, pouvait se reposer de toutes Ses œuvres. Que tout cela était beau ! Mais il faut que je m’arrête, je vois que ma troisième leçon est bien longue. J’espère que vous vous en souviendrez.
Je pense que vous n’avez pas oublié ce que je vous ai raconté la dernière fois que nous nous sommes rencontrés ; au commencement Dieu a fait les cieux et la terre. Aujourd’hui j’aimerais vous engager à lire le chapitre 2 du livre de la Genèse. Cela vous aidera à comprendre ce que je veux vous expliquer maintenant.
Tout ce que Dieu avait fait était très bon. Il avait créé un homme et une femme. L’homme s’appelait Adam, la femme Ève. Afin qu’ils puissent être heureux sur la terre, Dieu avait planté un merveilleux jardin, le jardin d’Éden, aussi appelé le paradis terrestre. Le chapitre 2 de la Genèse nous en donne la description.
Il y avait des arbres agréables à voir, qui portaient des fruits bons à manger. Ces fruits étaient pour la nourriture de l’homme. Les animaux se nourrissaient de l’herbe verte de la terre.
Ce jardin était arrosé par quatre rivières. Voulez-vous vous souvenir de leurs noms ? La première s’appelait Pishon, la deuxième Guihon, la troisième Hiddékel, et la quatrième, l’Euphrate. Les deux premières de ces rivières ont disparu, nous ne savons pas ce qu’elles sont devenues, la troisième coule encore : c’est le Tigre ; la quatrième porte encore le nom d’Euphrate. Vous la trouverez facilement sur une carte de l’Asie.
Le livre de l’Apocalypse, au ch. 16. 12, nous apprend que les eaux de cette rivière tariront bientôt. Dieu fait ce qu’Il veut dans les cieux et sur la terre. Il change les fleuves en désert et les sources d’eau en sol aride (Ps. 107. 33).
Vous remarquez en lisant votre Bible que, souvent, elle nous parle des fleuves, des rivières, des torrents, et même des ruisseaux. Nous n’avons pas le temps aujourd’hui de nous occuper de ce sujet, mais vous pouvez vous-même, un jour que vous en aurez le temps, prendre une concordance et rechercher tous les passages où il est question des cours d’eau. Cela vous intéressera. Vous remarquerez que plusieurs d’entre eux sont une image de la grâce de Dieu. Elle coule comme un fleuve qui ne s’épuise et ne tarit jamais, dit un cantique bien connu.
Dieu avait placé Adam dans le beau jardin pour le cultiver et le garder. Vous voyez que, même dans le paradis, le travail est une bonne chose, une chose ordonnée de Dieu. La paresse est toujours malsaine et elle est la source de bien des maux.
Le livre des Proverbes, qui nous enseigne comment nous avons à nous conduire sur la terre, nous met souvent en garde contre ce vice. Je vous citerai un passage où il en est question : « Va vers la fourmi, paresseux ; regarde ses voies et sois sage. Elle n’a ni chef, ni surveillant, ni gouverneur, elle prépare en été son pain, elle amasse pendant la moisson sa nourriture. Jusques à quand, paresseux, resteras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir, et ta pauvreté viendra comme un voyageur, et ton dénuement comme un homme armé » (Prov. 6. 6 à 11).
Nous ne savons pas comment Adam a cultivé le jardin, mais hélas ! nous savons qu’il l’a bien mal gardé. Depuis longtemps il est perdu et nul ne saurait le retrouver. Il est inutile de vouloir chercher le bonheur sur la terre.
Mais il y a un paradis céleste dans lequel le Seigneur Jésus va introduire les Siens dans peu de temps. Tous ceux qui ont trouvé en Lui leur Sauveur y seront pour toujours avec Lui.
Vous trouverez la description de ce paradis dans les premiers versets du chap. 20 du livre de l’Apocalypse. Vous verrez que nous y retrouvons plusieurs des choses qui étaient dans le jardin d’Éden : le fleuve, l’arbre de vie, les fruits. J’aime à penser que vous vous réjouissez tous à la pensée d’y entrer bientôt. Comme tout y sera beau ! Plus de maladies, plus de malédiction, plus de nuit. Le Seigneur Dieu fera briller Sa lumière sur tous les bienheureux habitants de ce saint lieu. Je vous ferai remarquer que l’Éternel Dieu du livre de la Genèse, c’est le Seigneur Dieu du livre de l’Apocalypse.
Dieu fit venir vers Adam tous les animaux, pour voir comment il les nommerait, et tout nom que l’homme donna à un être vivant fut son nom. Vous voyez par ce fait quelle était la sagesse et l’intelligence extraordinaires d’Adam. Aujourd’hui, des savants étudient les animaux, mais quelle peine cela leur donne ! Ils passent toute leur vie dans cette étude.
Dieu a établi Adam seigneur sur toute la création. C’est lui qui dominait sur toutes les œuvres de Dieu. En cela il était une image de Christ qui est appelé le dernier Adam (1 Cor. 15. 45.) et qui régnera bientôt sur tout l’univers. Lisez à ce sujet le Psaume 8 qui nous parle de ces temps heureux. Vous remarquerez que ce sont les petits enfants qui loueront le Seigneur dans ce jour glorieux. En attendant, employez la voix qu’Il vous donne pour chanter des cantiques à la gloire de Son nom.
J’aimerais avoir toujours d’heureuses histoires à vous raconter ; malheureusement pour aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Au contraire, c’est un bien triste récit que je dois vous faire. Malgré votre courte vie, vous avez vu déjà bien des choses douloureuses. Il vous est arrivé de verser des larmes. Vous avez vu des personnes malades, et d’autres qui étaient dans le deuil. Vous êtes-vous demandé d’où cela pouvait provenir, quelle était la cause de toute la souffrance qui est sur la terre ?
Cette souffrance peut vous paraître étrange, et cela d’autant plus que la dernière fois que je vous ai parlé, je vous avais dit que Dieu a voulu que l’homme soit heureux sur la terre et qu’il avait planté un beau jardin dans lequel Adam avait tout ce que son cœur pouvait souhaiter. Pourquoi ne sommes-nous plus dans le paradis ? Pourquoi la mort, la souffrance et les larmes ? Y avez-vous songé ? Cela ne provient que d’une seule chose : la désobéissance d’Adam.
Auriez-vous pensé que de désobéir une seule fois pouvait avoir de telles conséquences ? Certainement pas, et même je crains bien que vous n’ayez déjà désobéi à vos parents plus d’une fois.
Lisez vous-même le chapitre 3 du livre de la Genèse ; là vous verrez qu’un ennemi redoutable, Satan, s’est introduit dans le beau jardin d’Éden, sous la forme d’un serpent, et a engagé Ève à manger du fruit d’un arbre qui était au milieu du jardin, et dont l’Éternel avait défendu de manger le fruit. Probablement qu’il semblait à Ève que c’était peu de chose que de prendre du fruit qui ne lui appartenait pas, et d’en manger alors même que cela lui était défendu. En faisant ainsi, elle méprisait la sainteté de l’Éternel. Elle aurait dû obéir et dire : L’Éternel l’a défendu. Je ne le ferai pas.
Jamais nous ne sommes trop simples en présence du mal. Souvenez-vous de cette parole qui se trouve dans l’épître aux Romains, ch. 16. 19 : Soyez simples quant au mal. Lorsque vous voyez du mal ou lorsque vous pensez qu’il y en a, détournez-vous-en avec horreur. Le mal est une offense à la sainteté de Dieu ; il a les yeux trop purs pour voir le mal. Le mal, quel qu’il soit, porte toujours avec lui ses funestes conséquences déjà dans le monde, et bien plus dans l’éternité. Ayez en horreur le mal.
Ève a donc mangé du fruit défendu et elle en a donné à son mari, qui, lui aussi, en a mangé. Souvent, lorsque nous faisons le mal, nous entraînons aussi d’autres personnes à faire de même – et quelles peuvent en être les conséquences ? Nous ne le savons pas.
Adam a été grandement coupable. Au lieu de reprendre sa femme, il a fait comme elle. Hélas ! Les conséquences en furent bien tristes pour tous deux ! Ils furent chassés du paradis ; et voici des épines et des ronces qui ont poussé sur la terre ; le travail devient pénible, la souffrance vient gâter toutes nos joies, et la mort nous ravit ceux que nous aimons.
Voici bientôt dix mille ans que l’homme pleure loin d’un paradis perdu et d’un bonheur qu’il ne peut retrouver.
J’espère que ce que je viens de vous dire aura pour résultat de vous amener à avoir peur du mal, à fermer vos oreilles aux insinuations de Satan, qui vient souvent nous dire : Tu peux bien faire ceci, cela. Ce n’est pas très mal ; nul ne le verra. Criez au Seigneur ; Lui seul peut vous garder. Faites comme le divin Modèle qui disait : Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi » (Ps. 16. 1).
Maintenant, je ne veux pas vous laisser sous le coup d’une trop grande tristesse, et je veux terminer en vous parlant du Dieu d’amour qui, malgré tout, veut que nous soyons heureux.
Pour cela, Il a préparé un autre paradis, non pas sur la terre, mais dans les cieux. Vous en trouverez la description dans les premiers versets du ch. 22 du livre de l’Apocalypse Vous y retrouverez le fleuve ; ses eaux donnent la vie à ceux qui s’y désaltèrent.
L’arbre de vie y est aussi ; ses fruits nourrissent les heureux habitants de ce saint lieu, ses feuilles guérissent de toutes les maladies que la désobéissance d’Adam et Ève ont amenées dans ce pauvre monde. Comme tout y est beau ! Plus de souffrances, plus de mort, plus de cris, plus de larmes. Pour pouvoir entrer dans le paradis de Dieu, il faut être lavé de tous ses péchés dans le sang de l’Agneau qui est mort pour nous sur la croix.
Adam a eu deux fils après avoir été chassé du paradis. L’aîné s’appelait Caïn, le second Abel. Abel paissait le menu bétail et Caïn était laboureur. Ces deux fils d’Adam étaient ce que nous appellerions des hommes religieux ; mais chacun d’une manière bien différente.
Caïn, oubliant ce qui s’était passé lorsque son père avait désobéi à l’Éternel, oubliant aussi ses propres péchés et la sainteté de ce Dieu qui avait été offensé par ces choses mauvaises, vient se présenter devant Lui comme si tout allait bien, et apporte des fruits de la terre qui était maudite.
Vous comprenez vous-même que l’Éternel ne pouvait pas le recevoir ainsi ; aussi, nous est-il dit : À Caïn et à son offrande, il n’eut pas égard (Gen. 4. 5).
Si vous aviez offensé un de vos voisins, pensez-vous que, quelques jours après, vous pourriez aller chez lui comme si tout allait bien entre vous ? Vous savez bien que cela ne serait pas possible. Il faudrait auparavant qu’une réconciliation ait lieu entre vous.
Tôt ou tard, il vous faudra avoir affaire avec Dieu, car nous devons tous être manifestés devant le tribunal de Dieu (Rom. 14. 10). Y avez-vous pensé ? Que Lui apporterez-vous dans ce jour solennel ? Vos bonnes œuvres ? Le fruit de votre labeur ? Si vous n’avez que cela, vous êtes perdus ; Dieu ne pourra que vous rejeter, vous et ce que vous apportez, comme Il l’a fait pour Caïn.
Tout au contraire, Abel offre à Dieu les premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. Pour pouvoir offrir cette graisse, il a dû nécessairement sacrifier ces premiers-nés et répandre leur sang. En agissant ainsi, Abel reconnaissait toute la sainteté de Dieu, toute l’horreur du péché, et la nécessité de la mort d’une victime prenant sa place, pour qu’il puisse s’approcher de Dieu.
L’épître aux Hébreux nous apprend que c’est par la foi qu’Abel a fait ces choses. Il ne s’agissait donc pas de savoir ce que Abel avait fait, mais de ce qu’il avait cru. Si Dieu avait rendu témoignage à Abel, il aurait dû dire qu’Abel était un pécheur, comme tous les hommes, car il est écrit qu’il n’y a point de juste, pas même un seul (Rom. 3. 10).
Mais Dieu, nous est-il dit, rend témoignage à ses dons. Le sang des premiers-nés qui avaient été offerts parlait d’avance du sang précieux de Christ qui purifie de tout péché. Dieu voyait une image du sang de Son propre Fils et Il a tenu Abel pour juste à cause de ce sacrifice qu’Il a pu agréer. Ainsi Abel, étant mort, nous parle encore, et nous enseigne comment nous pouvons être justes devant le Dieu saint et par conséquent en paix devant Lui.
Qu’en est-il de chacun de vous ? Savez-vous que vous êtes des pécheurs ? Il y a deux témoins qui sont là pour vous accuser. Le premier, c’est Dieu, qui connaît les cœurs, et qui dit qu’il n’y a point de juste, ainsi que nous l’avons déjà dit plus haut. Le second, c’est votre conscience qui vous accuse d’avoir fait plusieurs choses mauvaises.
Peut-être que vous avez une fois désobéi à vos parents, que vous vous êtes mis en colère, que vous avez eu de mauvaises pensées ou d’autres choses encore. Dieu le sait, vous ne pouvez rien Lui cacher, Je pense donc que vous êtes d’accord et que vous reconnaissez que vous êtes un pécheur. C’est une chose profondément humiliante que d’être obligé d’en venir là, mais Dieu veut que nous soyons vrais devant Lui.
Ceci étant établi, il vous faut simplement croire ce qu’Il dit au sujet du sang de Son Fils : Il purifie de tout péché (1 Jean 1. 7). Ayant cru cela, vous pourrez chanter avec joie ce beau cantique :
Lavés dans ton sang, ô Jésus !
Ils sont blanchis, sans nulle tache.
Ils étaient autrefois perdus,
Et maintenant ton sein les cache.
Qui les ravirait de tes bras ?
Qui troublerait leur confiance,
Quand ils ont la ferme assurance
Que ton amour ne change pas ?
En terminant, je veux encore vous dire que Caïn était irrité et que, comme ils étaient aux champs, Caïn se leva contre son frère et le tua. Pauvre Caïn, qui n’avait pas voulu se reconnaître comme un pécheur devant Dieu et qui est devenu un meurtrier. La haine dans le cœur est le premier pas vers le meurtre. Il est écrit que celui qui hait son frère est un meurtrier. Ayez donc en horreur toute pensée de haine. Criez au Seigneur, Lui demandant de vous garder de tout mal. Lui seul peut le faire.
J’espère que vous vous souviendrez de ces choses et que vous ferez votre profit de l’histoire de ces deux frères, dont l’un était un juste, l’autre un meurtrier.
Je pense que vous vous souvenez de Caïn qui a tué son frère, et que vous vous êtes demandé ce qu’il a fait depuis lors et ce qu’il est devenu. Au lieu de s’humilier de son crime, de le confesser à Dieu et de Lui en demander pardon, il s’en est allé de devant la présence de l’Éternel et a cherché à être le plus heureux possible loin de Lui. En agissant ainsi, il s’est grandement trompé, car on ne peut pas être heureux en ayant sur soi ses péchés et en ayant une mauvaise conscience.
Si vous avez mal agi en que chose, je vous conseille de le confesser à Dieu sans retard. Il est écrit : Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. Cherchez même ce passage, il se trouve dans le premier chapitre de la première épître de Jean. Nous lisons aussi ailleurs : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine (És. 1. 18).
Caïn, une fois qu’il a été loin de Dieu, s’est construit une ville qu’il appela du nom de son fils. Il pensait que dans une ville, il serait plus heureux qu’à la campagne. Dans les villes il y a bien des choses qui plaisent aux regards et qui, dans une mesure, satisfont aux convoitises du cœur de l’homme, mais soyez bien assurés que la ville cache bien des misères et de la souffrance, plus que vous ne sauriez le penser. Si je vous disais tout ce que j’y ai vu, vous auriez peut-être de la peine à me croire.
Caïn pensait aussi acquérir du renom et de la gloire en donnant à la ville le nom de son fils. Certainement vous connaissez des rues qui portent des noms de quelques grands hommes. Pensez-vous cela les a rendus heureux ? Certainement pas, peut-être qu’ils en ont eu un instant de satisfaction, qui ne les a pas empêchés de mourir, et s’ils sont morts sans Sauveur, leur gloire passagère n’atténuera en aucune manière leur tourments éternels.
Les descendants de Caïn marchèrent dans le même chemin que leur père. Tous ne furent pas des meurtriers, mais nous ne les voyons pas revenir à Dieu. L’un d’entre eux prit deux femmes, désobéissant ainsi à ce que Dieu avait « établi ». C’est lui qui nous a laissé le premier poème que nous connaissons. Il n’est pas long, mais il nous en dit suffisamment pour nous faire connaître l’état de son cœur. Le voici :
Ada et Tsilla, écoutez ma voix ;
Femmes de Lémec, prêtez l’oreille à ma parole :
Je tuerai un homme pour ma blessure,
Et un jeune homme pour ma meurtrissure.
Si Caïn est vengé sept fois,
Lémec le sera soixante-dix fois.
Comme vous le voyez, c’est un misérable poème que celui-ci. Au lieu de louer l’Éternel comme le fit le roi David, qui était le doux psalmiste d’Israël, Lémec étale dans ses vers la méchanceté et le meurtre qui étaient dans son cœur.
Si vous aimez lire la poésie, lisez, je vous prie, le livre des Psaumes.Si vous saviez combien de milliers de personnes ont été consolées, encouragées, et même ont versé des larmes de bonheur en lisant ce livre, cela vous encouragerait certainement à en faire votre lecture habituelle.
La Bible de votre grand père a les feuilles toutes jaunies là où se trouve ce livre, tant il en a tourné et retourné les pages, pages qui sont toujours nouvelles pour lui. Puissiez-vous, vous aussi, y trouver autant de joie qu’il en a trouvé pour lui-même.
Un autre des descendants de Caïn habita dans des tentes et eut des troupeaux. Dans la maison d’un autre, on jouait de la flûte et de la harpe. Un autre enfin fut forgeur de tous les outils en airain et en fer. Ce sont des choses qui ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, mais souvenez-vous qu’elles ne peuvent pas rendre l’homme heureux .sur la terre.
Salomon était un grand roi qui a fait de grandes choses, et il les a faites avec sagesse. Après avoir tout essayé, il a dû dire : « Vanité des vanités ! tout est vanité et poursuite du vent. Quel profit a l’homme de tout son labeur dont il se tourmente sous le soleil ? » Lisez vous-même les deux premiers chapitres du livre de l’Ecclésiaste et là vous verrez ce que Salomon a fait et quel en a été le résultat pour lui-même. Après cela, lisez le psaume 32, et dès les premiers versets, vous verrez comment un homme peut être bienheureux. Vous verrez aussi le contraste entre les choses de la terre et le bonheur que Dieu seul peut donner.
Aujourd’hui je vous dirai des choses qui vous étonneront un peu, mais que vous pouvez croire sans arrière-pensée, car c’est Dieu Lui-même qui me les a apprises dans Son saint Livre. Or Dieu est le Dieu de vérité, Il ne trompe personne. Vous pouvez mettre en doute la parole des hommes, mais vous n’avez jamais le droit d’émettre la moindre objection au sujet de ce qui est écrit dans la Bible.
Les hommes d’autrefois vivaient beaucoup plus longtemps que maintenant. Le chapitre 5 du livre de la Genèse nous donne les noms de plusieurs hommes dont la vie fut extraordinairement longue : Adam qui vécut 930 ans, son fils Seth 912 ans, un autre, Methushélah, 969 ans. C’est lui qui, de tous les hommes que nous connaissons, a vécu le plus longtemps. Malgré cette longue vie, il a dû mourir comme tous les autres.
L’histoire de tous les hommes sur la terre se termine par ces mots : puis il mourut. Car il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela le jugement (Héb. 9. 27).
Nul ne peut se soustraire à cette loi inexorable qui est la conséquence du péché de l’homme (Rom. 5. 12). Que l’on soit un grand roi sur la terre ou un pauvre esclave, il faut mourir un jour.
Job, dans son livre, nous en parle d’une manière poétique et si merveilleuse que je ne puis faire autrement que de vous transcrire ce passage : « Là les méchants ont cessé leur tumulte, et là ceux dont les forces sont épuisées par la fatigue sont en repos ; les prisonniers demeurent ensemble tranquilles, ils n’entendent pas la voix de l’exacteur. Là sont le petit et le grand, et le serviteur libéré de son Maître » (Job 3. 17 à 19).
Mais ce qui est le plus extraordinaire dans le chapitre qui nous occupe, c’est que, parmi tous les hommes qui y sont mentionnés, il y en a un qui fait exception à la règle commune, c’est Énoch.
De lui il n’est pas écrit qu’il mourut, mais que Dieu le prit. Il fut enlevé pour qu’il ne vit pas la mort, nous dit l’épître aux Hébreux (ch. 11. 5).
Quelle chose extraordinaire : ne pas avoir eu besoin de mourir ! Quelle part précieuse au-delà de toute expression ! Si la fin d’Énoch a été différente de celle des autres hommes, c’est qu’aussi sa vie avait été différente de celle du grand nombre.
Il y a eu un changement radical dans sa vie. Depuis l’âge de 65 ans, il a marché avec Dieu. C’est ce qu’il n’avait pas fait auparavant. Ce fut là le moment de sa conversion. Depuis ce moment-là, toute sa vie s’est passée avec Dieu. Tout en étant encore sur la terre, il était un homme céleste. Il n’est donc pas surprenant que Dieu l’ait recueilli dans le ciel.
La part d’Énoch est bien digne d’envie. N’aimeriez-vous pas, vous aussi, aller ainsi au ciel sans avoir à passer par la mort ? Que ne donneraient pas certaines personnes pour ne pas avoir à rencontrer un jour cette messagère qui les effraie ? Eh bien ! si vous croyez que le Seigneur Jésus est mort pour vous, qu’Il a été puni à cause de vos péchés, vous pouvez L’attendre du ciel chaque jour, car Il a dit à Ses disciples : Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi.
« Car le Seigneur Lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 16 et 17).
Lorsqu’on croit au Seigneur Jésus, on a la vie éternelle, et quand on possède la vie éternelle, on n’attend plus la mort mais, ainsi que nous venons de le voir, on attend le Seigneur qui nous introduira dans le ciel.
En attendant, il se peut que le croyant déloge pour être avec Christ, ce qui est de beaucoup meilleur. Là, dans le repos, tous ceux qui nous ont devancés attendent le grand jour glorieux où tous ensemble nous serons introduits dans le séjour éternel de la paix et du bonheur. Attendez le Seigneur chaque jour. Il vient bientôt : Il l’a promis. Cela vaut beaucoup mieux que de vivre mille ans sur la terre et finir par mourir.
Je pense que plus d’une fois vous avez contemplé l’arc aux brillantes couleurs qui se montre parfois dans le ciel dans un jour de pluie : l’arc-en-ciel, comme nous l’appelons. Je ne saurais vous dire combien j’aime à le voir et comme mon cœur se réjouit en le contemplant. Savez-vous que cet arc rappelle de grandes choses ? Il y a bien longtemps qu’il a brillé pour la première fois dans la voûte céleste.
La terre avait été détruite par les eaux du déluge. Je suis certain que la plupart d’entre vous ont entendu parler de ce cataclysme, et que même plusieurs d’entre vous ont lu le récit que Dieu nous en a fait dans les chapitres 6 à 9 du livre de la Genèse. Je ne vous le répéterai pas ici, vous pouvez encore le relire vous-même.
Souvenez-vous que jamais on ne perd son temps en lisant les Écritures. Je ne vous cache pas qu’il m’arrive assez souvent de relire la même portion de la Bible pendant des semaines consécutives. C’est là le vrai moyen pour trouver les richesses qu’elle contient. L’apôtre Paul disait à son enfant Timothée : Considère ce que je dis, et le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses.
La méchanceté de l’homme avant le déluge était si grande que Dieu s’en est affligé dans Son cœur et a dû détruire toute âme vivante à cause de Sa sainteté, qui ne peut supporter le mal. C’est une pensée bien solennelle qui est propre à nous faire haïr le mal sous toutes ses formes. Il y a aussi quelque chose qui est bien propre à nous réjouir, c’est que Dieu a les yeux sur les justes, et qu’Il est fidèle pour les délivrer même dans les plus grandes calamités.
Lors même que le déluge a dû venir sur toute la terre, Dieu a donné à un homme qui se nommait Noé un moyen pour échapper à la mort qui allait atteindre tous les hommes de son temps. Noé, nous est-il dit, était juste, il était parfait parmi ceux de son temps, et il marchait avec Dieu comme son arrière-grand-père Énoch dont je vous ai parlé. Dieu dit à Noé de faire une arche et lui a donné toutes les indications nécessaires pour sa construction et sur ce qu’il avait à faire pour échapper au terrible jugement qui allait fondre sur toute la terre. Noé a obéi et a été sauvé, lui, sa femme, ses fils et les femmes de ses fils.
Qu’ils devaient être heureux au jour où tous sont sortis de l’arche sains et saufs ! Après cela Dieu a promis à Noé que jamais il ne détruirait plus la terre par les eaux du déluge, et que tant que dureraient les jours de la terre, les semailles et les moissons, le froid et le chaud, l’été et l’hiver, et le jour et la nuit, ne cesseraient pas. Comme signe de cette alliance, il a mis l’arc dans la nuée. Dieu le voit et Il se souvient de Sa promesse.
Ce fait n’est-il pas de toute beauté ? Depuis si longtemps, Il met Son arc dans la nuée lorsque la pluie vient sur la terre, et Il se souvient de Sa promesse. Lorsque vous verrez l’arc-en-ciel, vous vous souviendrez de ce que je viens de vous raconter.
Maintenant, je ne puis pas terminer sans vous avertir que si Dieu a dit qu’il n’y aurait plus de déluge sur la terre, Il a dit aussi, et cela longtemps après, que la terre serait de nouveau détruite, non plus avec de l’eau, mais par le feu.
Dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement, et cela à cause de la méchanceté de l’homme qui a mis à mort le Fils de Dieu et aussi à cause du refus de Sa grâce, grâce qu’il fait annoncer depuis bientôt deux mille ans.
Le moyen d’échapper à ce jugement plus terrible que le premier, c’est de se repentir et de croire à la bonne nouvelle que le Seigneur est mort pour nous sauver, et que celui qui croit en Lui a la vie éternelle et ne vient pas en jugement. J’aime à penser que vous tous vous échapperez ainsi à ce jugement. Lorsque vous verrez de nouveau un arc-en-ciel, vous vous souviendrez des enseignements que votre grand-père vous a donnés aujourd’hui concernant le merveilleux phénomène qui se voit dans le ciel lorsque la pluie vient sur la terre.
Vous savez que tous les hommes ne parlent pas le même langage. Presque chaque pays a une langue différente, et même quelques-uns en ont plusieurs. Par exemple en Belgique on en entend deux, en Suisse trois ou quatre. Dans le monde entier, on en compte plus d’un millier. Vous êtes-vous demandé pourquoi toutes ces langues, et si elles ont toujours existé ?
Il n’en a pas toujours été ainsi : le commencement du chapitre 11 du livre de la Genèse nous apprend qu’autrefois toute la terre avait une seule langue et les mêmes paroles. Ce devait être bien agréable et beaucoup plus facile qu’aujourd’hui où il nous faut étudier longuement avant de pouvoir parler deux ou trois langues, pour nous faire comprendre dans d’autres pays que celui dans lequel nous sommes nés.
Voici donc ce qui est arrivé. Dieu avait dit à Noé et à ses fils de multiplier et de remplir la terre. Malheureusement, l’homme n’aime pas à obéir, les enfants non plus. Je suis bien certain que plus d’une fois vous avez désobéi à vos parents.
Après que les fils de Noé eurent eu une nombreuse postérité, les hommes se dirent l’un à l’autre : Bâtissons une ville et une tour dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux, et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre.
Leur volonté bien arrêtée était donc de désobéir à l’ordonnance de l’Éternel et de ne pas remplir la terre. Souvenez-vous qu’on ne peut jamais désobéir impunément à Dieu. C’est ce que durent apprendre à leurs dépens les hommes de ce temps-là, et bien d’autres après eux. Alors l’Éternel confondit leurs langages et alors tous parlaient des langues différentes les unes des autres, et ils étaient incapables de se comprendre les uns les autres. Ce que ces pauvres gens devaient être surpris et confus !
C’est pourquoi leur ville a été appelée « Babel » ce qui veut dire confusion. Ne pouvant donc plus se comprendre entre eux, ils cessèrent de bâtir leur ville. Alors l’Éternel les dispersa sur toute la surface de la terre. Au lieu d’être dispersés par un acte d’obéissance, ils l’ont été par un jugement de Dieu. C’est de ce moment-là que datent les nations et les langues que nous voyons encore aujourd’hui dans le monde entier.
Maintenant je vais encore vous raconter au sujet des langues, une chose merveilleuse qui a eu lieu lorsque le Saint Esprit est descendu sur la terre, le jour de la Pentecôte. Il est descendu sur chacun des apôtres sous la forme de langues divisées, comme de feu, et depuis ce moment-là ils purent parler les langues des personnes qui étaient avec eux et leur annoncer le merveilleux évangile de Dieu, et cela sans avoir appris ces langues. Le Seigneur voulait que cette bonne nouvelle puisse être entendue par tous sans aucun obstacle. À ce moment-là les conséquences de la folie de l’homme à Babel avaient disparu pour un temps.
Quel témoignage était ainsi rendu par ces pauvres pécheurs illettrés, mais remplis de la puissance du Saint Esprit ! Lisez à ce sujet le chapitre 2 du livre des Actes. Ce pouvoir miraculeux a duré un certain temps chez les disciples ; puis il s’est perdu. Du reste, l’apôtre Paul l’avait annoncé d’avance, en disant : « Y a-t-il des langues ? elles cesseront » (1 Cor. 13. 8).
Autre chose : ce qui est à la confusion de l’homme, Dieu s’en sert pour Sa propre gloire. Bientôt des hommes de toutes tribus, et langues, et peuples, et nations seront réunis autour du trône du Seigneur Jésus et Lui donneront gloire. Que ce sera beau et merveilleux d’entendre ainsi toutes ces langues diverses qui, à l’unisson, loueront le Seigneur. Ce sera un concert comme jamais on n’en entendit de pareil dans toute l’histoire du monde.
Votre vieux grand-père sera du nombre de ceux qui chanteront les gloires de l’Agneau. Il se réjouit en pensant à ce moment, et son ardent désir est de voir là-haut aussi tous les lecteurs de la Bonne Nouvelle, et d’y entendre leurs voix. C’est pourquoi chaque mois il vous donne ces courtes leçons.
Je vous ai déjà parlé de plusieurs hommes remarquables : Adam, Abel, Énoch, Noé. Aujourd’hui, j’ai l’intention de vous faire faire connaissance avec un des hommes que Dieu s’est plu à honorer, Abraham. Ce nom veut dire père d’une multitude. Dieu lui avait promis une postérité comme les étoiles en nombre et comme le sable qui est sur le rivage de la mer, lequel ne peut se compter.
Abraham, autrefois, habitait la ville d’Ur en Chaldée. C’était une grande ville, une ville extraordinaire de laquelle on retrouve maintenant des ruines remarquables qui nous font connaître son ancienne splendeur. Cette cité a été détruite, et pendant fort longtemps on ne connaissait même plus son emplacement.
Dieu a voulu que ces dernières années elle soit retrouvée. Les fouilles qui s’y font amènent au jour bien des choses qui viennent confirmer les enseignements de la Parole de Dieu. Nous ne pouvons pas en parler ici, peut-être y reviendrons-nous dans une autre circonstance. A Ur on adorait les idoles. Quelle folie que de se prosterner devant des figures de bois, de pierre, d’argent ou d’or ! C’est Satan qui se sert de ce moyen pour détourner les hommes du seul vrai Dieu, ce Dieu qui a fait les cieux et la terre, qui donne à tous la vie et la respiration et qui a envoyé Son Fils bien-aimé dans le monde pour nous sauver.
C’est du milieu de cette idolâtrie que Dieu est venu tirer Abraham. Il l’a appelé, lui a fait de grandes et précieuses promesses. Abraham a cru Dieu, il Lui a obéi. Il a tout quitté et il est parti, ne sachant pas où il allait, se laissant conduire par le Dieu Tout-Puissant. Ce n’était pas peu de chose que de quitter le lieu de sa naissance, ses parents, ses amis, mais la parole de l’Éternel lui a suffi, et jamais il n’a regretté d’avoir écouté cette parole.
Abraham avait soixante-quinze ans lorsqu’il est allé dans le pays de Canaan, et c’est à l’âge de cent soixante-quinze ans qu’il y est mort – de sorte que, s’il s’était souvenu du pays d’où il était sorti, s’il avait regretté de l’avoir quitté, il aurait eu du temps pour y retourner.
Lorsqu’il fut arrivé dans le pays, l’Éternel lui dit de regarder vers les cieux et de compter les étoiles s’il pouvait les compter ; et il lui dit : Ainsi sera ta semence. Il crut l’Éternel, qui lui compta cela à justice, ou si vous préférez, l’Éternel le tint pour juste puisqu’il L’avait cru. S’il s’agit de ce que nous avons fait, il n’y a pas de justes, non, pas même un seul. Mais Dieu, dans Sa grâce, veut bien justifier ou tenir pour justes ceux qui croient Sa parole. Abraham donc a cru ce que Dieu lui avait dit, et maintenant ce même Dieu demande aux hommes de croire en Son Fils bien-aimé, et celui qui croit est justifié par Lui, ainsi qu’il est écrit : Il justifie celui qui est de la foi de Jésus.
La foi peut être soumise à diverses épreuves pour la fortifier. Celle d’Abraham a dû traverser de rudes épreuves, mais jamais il n’est revenu en arrière. Aussi Dieu s’est plu à l’honorer.
Lisez le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux. Là vous verrez les noms de plusieurs hommes que Dieu s’est plu à honorer en parlant de leur foi. C’est comme la liste des grands hommes de foi de l’Ancien Testament. Au milieu de ces noms, nous voyons briller celui d’Abraham.
Là il nous est dit que Dieu n’a pas honte d’eux, savoir d’être appelé leur Dieu, car Il leur a préparé une cité, la cité céleste de laquelle Il est l’architecte et le fondateur.
Vous pouvez lire la description de cette cité dans le chapitre 21. 9 à 27 du livre de l’Apocalypse. Elle est merveilleuse : tout ce qu’il y a de riche, de beau, de précieux est employé pour nous en faire connaître les splendeurs. Certes elle vaut mille fois mieux qu’Ur de Chaldée qui n’a subsisté que pour un temps et qui a été détruite. Abraham et tous ceux qui croient y auront leur part pendant l’éternité.
Certainement vous désirez y entrer. Faites comme Abraham, croyez Dieu et Sa Parole.
Avant de terminer notre leçon, j’aimerais que vous chantiez le petit cantique bien connu :
Cité d’or, ô ville sainte !
Qui foulera tes parvis ?
Qui, dans ta céleste enceinte,
Près de Dieu peut être admis ?
Le pécheur, de ses souillures,
Dans le sang du Christ lavé,
Seul franchit tes portes pures,
Il est saint, il est sauvé.
Nous avons déjà parlé ensemble d’Abraham, de sa foi, de son obéissance à l’Éternel. Nous reviendrons plusieurs fois sur ce sujet, car c’est lui qui occupe la plus grande place dans le livre de la Genèse. Nous voulons parler aujourd’hui d’une des circonstances les plus heureuses de sa longue vie.
Vous vous souvenez que l’Éternel lui avait promis une postérité nombreuse. Mais voilà qu’il devenait âgé, très âgé, Sara, sa femme aussi et ils n’avaient pas d’enfants. Sa foi était ainsi mise à l’épreuve pendant bien des années. Malgré cela, l’Éternel n’oubliait pas Ses promesses envers Son serviteur.
Ce fut lorsqu’il était âgé de cent ans que ce fils longtemps attendu fit son entrée dans le monde. Quelle joie et quelle reconnaissance devaient remplir le cœur de ces deux pieux vieillards !
Oui, Dieu ne trompe personne. Il fait bon se reposer sur les déclarations de Sa parole. Ne doutez jamais de Lui, quelles que soient les circonstances par lesquelles Il trouvera bon de vous faire passer. Soyez bien assurés que jamais vous ne serez confus si vous vous confiez en Lui.
Votre vieux grand-père pourrait vous, raconter bien des délivrances dont il a été l’objet, et bien des réponses qu’il a reçues de la part de Dieu pendant sa longue vie. Aussi il peut vous dire : croyez la parole du Seigneur et vous vous en trouverez toujours bien. Espérez en Lui contre toute espérance et vous verrez des merveilles.
Abraham appela son fils Isaac, ce qui veut dire « Rire ». Il y a plusieurs choses qui provoquent le rire chez les hommes. Souvent nous entendons le rire des moqueurs : misérable rire que celui-là. Dans le chapitre 21 de la Genèse qui nous rapporte la naissance d’Isaac, nous voyons le fils de la servante d’Abraham qui se moquait d’Isaac. Certes Dieu se moque des moqueurs.
Il y a aussi le rire de l’incrédule. On ne croit pas ce que Dieu dit et on rit. C’est aussi un misérable rire que celui-là. Sara elle-même a eu ce rire à un moment donné. Lisez à ce sujet le chapitre 18 du livre de la Genèse.
L’Éternel venait annoncer à Abraham qu’il allait accomplir Sa promesse, et Sara, qui écoutait vers la porte de la tente, a ri en elle-même, pensant sans doute qu’elle était trop âgée pour avoir des enfants, comme si une chose était trop difficile pour Dieu. Mais lorsque Isaac est né, c’était le rire de la foi que celui d’Abraham et de Sara. Elle dit : Dieu m’a donné sujet de rire, quiconque l’entendra rira avec moi. C’est un rire de joie, le rire de la récompense de la foi.
Nous pouvons être assurés, si nous nous confions en Dieu, que tôt ou tard nous pourrons dire avec le psalmiste : Quand l’Éternel rétablit les captifs de Sion, nous étions comme ceux qui songent. Alors notre bouche fut remplie de rire et notre langue, de chants de joie; alors on dit parmi les nations : l’Éternel a fait de grandes choses pour ceux-ci l’Éternel a fait de grandes choses pour nous ; nous en avons été réjouis.
Abraham, lui aussi, commençait à voir de grandes choses et le commencement de l’accomplissement des promesses de l’Éternel ; aussi la joie remplissait sa maison et il fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré. C’était un jour de fête, tandis que pour la servante et son fils, ce fut un jour de tristesse. Ils furent tous deux chassés de la maison d’Abraham.
Il faut que je m’arrête pour aujourd’hui. Si le Seigneur n’est pas venu, nous aurons de nouveau l’occasion de reparler d’Abraham et d’Isaac son fils. Je vous engage à lire le récit que Dieu nous en donne dans le livre de la Genèse et je vous ferai remarquer plusieurs choses que Dieu veut nous enseigner par ce moyen.
Lorsque vous lisez la Parole, il arrive souvent que vous y trouvez des choses que vous ne comprenez pas. Que cela ne vous arrête pas, lisez quand même, et tôt ou tard, au moment où cela vous sera utile, ces pages s’éclaireront et vous comprendrez pourquoi elles ont été écrites. Ne riez jamais du rire de l’incrédulité parce que vous ne comprenez pas.
Première manifestation de Jésus devant Pilate (Mat. 27. 1 et 2. 11 à 14 ; Marc 15. 1 à 5 ; Luc 23. 1 à 5 ; Jean 18. 28).
Voici le lever d’un jour à nul autre semblable dans l’histoire du monde. Le corps des anciens du peuple, principaux sacrificateurs et scribes, tiennent conseil contre Jésus pour le faire mourir. Précédemment le sanhédrin l’avait accusé de blasphème, car il avait confirmé qu’il était le Christ, le Fils de Dieu (Mat. 26. 63 à 66).
Après l’avoir lié, ils le conduisent au prétoire où se trouve Pilate, le gouverneur romain détenteur de l’autorité civile. Lui seul peut prononcer la mise à mort. Ces chefs du peuple ne veulent pas entrer au prétoire pour ne pas se souiller chez un incirconcis, car ils voulaient manger la pâque (Jean 18. 28).
Pour eux la souillure cérémonielle est plus grave que le meurtre de leur Messie. Ils observent les formes d’une religion instituée par Dieu, tout en résistant à la vérité, à tel point qu’ils mettront à mort, ce jour même, celui qui est le véritable Agneau de Dieu, Christ notre pâque.
Mais les chefs religieux, dans leur ruse, comprennent qu’ils ne peuvent pas invoquer des motifs religieux auprès du procureur romain pour l’inciter à condamner Jésus. Ils l’accusent de pervertir la nation, de défendre de donner le tribut à César, se disant être lui-même le Christ, un roi.
Avec de tels arguments dont les deux premiers étaient faux, ils pensaient exciter la jalousie de Pilate, accusant Jésus d’être un rival de César. Quelques jours auparavant le Seigneur avait répliqué qu’il fallait rendre les choses de César à César (Luc 20. 25).
Parmi toutes les allégations exprimées, Pilate ne retient que celle relative à la royauté. Il lui dit : « Toi, tu es le roi des Juifs ? » Et répondant, il lui dit : « Tu le dis ». En présence de l’autorité religieuse, Jésus s’est déclaré Fils de Dieu et fils de l’homme, et devant l’autorité civile il reconnaît être le Roi d’Israël.
Malgré la réponse affirmative Pilate ne semble pas convaincu d’avoir en face de lui un usurpateur du pouvoir romain. Bien plus, frappé par la noblesse morale de l’accusé silencieux, il le déclare innocent : « Je ne trouve aucun crime en cet homme » (Luc 23. 4).
Craignant de ne pas réaliser leur dessein meurtrier, les Juifs renforcent leur insistance, apprenant à Pilate que leur accusé était galiléen. Aussitôt le gouverneur saisit cette occasion pour se dérober et renvoyer Jésus à Hérode, tétrarque de Galilée.
Comparution devant Hérode (Luc 23. 8 à 12).
Cet événement n’est rapporté que par l’évangéliste Luc. Ayant entendu parler de Jésus, de son ministère de grâce en Galilée, auprès des pauvres du troupeau, Hérode espérait voir quelque miracle opéré par lui. Ce n’était pas par un besoin de sa grâce qu’il désirait cette rencontre, mais bien poussé par une curiosité à laquelle s’ajoutait de la crainte.
Au moment où le Seigneur avait envoyé ses disciples en mission pour évangéliser et guérir les infirmes, la rumeur en était parvenue à la connaissance d’Hérode qui éprouva un certain malaise dans sa conscience. Elle lui reprochait d’avoir décapité Jean, homme juste et saint. Plus tard Jésus qualifie Hérode de renard, lorsque les pharisiens Lui révèlent son dessein de le tuer. Mais c’est l’occasion pour Jésus de parler de sa mort à Jérusalem (Luc 13. 31 à 34).
Bien qu’interrogé longuement par Hérode, Jésus reste silencieux. Et malgré les véhémentes accusations des principaux sacrificateurs et des scribes, le tétrarque de Galilée, tout comme le procureur romain, rendent témoignage à l’innocence de Jésus.
Cependant Hérode avec ses troupes le traite avec mépris, se moquant de lui. En signe de dérision, il le revêt d’un vêtement éclatant et le renvoie à Pilate. Dès ce jour Pilate et Hérode deviennent amis, alors qu’ils étaient auparavant en inimitié.
Voilà une amitié fondée sur des sentiments de haine communs à l’égard du Fils de Dieu, homme parfait dont ils ont proclamé l’innocence. N’est-ce pas une preuve suffisante de l’inimitié foncière du cœur de l’homme contre Dieu ?
Deuxième comparution devant Pilate.
Barabbas libéré, Jésus condamné (Mat. 27. 13 à 25 ; Marc 15. 6 à 14 ; Luc 23. 13 à 24 ; Jean 18. 29 à 40).
Pilate reste perplexe devant l’accusé dont la dignité et l’innocence lui inspirent une certaine crainte. Il a la conviction d’être en présence d’un juste, surtout après le témoignage de sa femme et celui de sa conscience (Mat. 27. 19 à 24). Il sait aussi que les chefs du peuple, assemblés auprès de lui, l’ont livré par envie, avec une haine implacable. « Qui subsistera devant la jalousie ? » (Prov. 27. 4)
Jean précise que Pilate est sorti trois fois vers les Juifs pour les apaiser (18. 29 à 38 ; 19. 4) alors que Luc, à trois reprises, présente le témoignage de l’innocence de Jésus par Pilate (23. 4, 14 et 22).
Il ne voudrait pas commettre l’infamie de condamner un innocent. C’est pourquoi il utilise un subterfuge : selon la coutume, de relâcher à la fête un prisonnier. Et par quatre questions posées aux Juifs, excités par la jalousie des chefs religieux, le choix de relâcher Barabbas, un meurtrier et un rebelle, est fixé (Mat. 27. 17, 21 à 23).
La crucifixion de Jésus est exigée par Son peuple, qui peut revendiquer les conséquences du crime le plus odieux de l’histoire de l’humanité (Mat. 27. 25). En livrant Jésus à leur volonté, pour contenter la foule, Pilate, représentant le pouvoir absolu de Rome, étouffe la voix de sa conscience. Le juge, par lâcheté, condamne un innocent à être crucifié.
Ainsi tous les hommes, aussi bien les Juifs que les nations, unis dans une haine commune, sont responsables d’avoir crucifié le Seigneur de gloire. Jésus a rendu témoignage à la vérité (Jean 18. 37). Il a été condamné par l’homme pour la vérité.
Mais selon les conseils de Dieu, Jésus devait porter nos péchés en Son corps sur la croix pour nous racheter par Son sang précieux, qui purifie de tout péché.
Est-il ton Sauveur ?
La fin de Judas (Mat. 27. 3 à 10).
Les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple viennent de tenir conseil contre Jésus pour Le faire mourir. Au moment où ils Le livrent à Ponce Pilate, le gouverneur, Judas se présente. Par son moyen ils ont pu réaliser leur dessein pervers.
Constatant que son Maître était condamné, Judas tourmenté par un vrai remords, reporte les trente pièces d’argent, somme pour laquelle il avait livré le Seigneur. Il fait sa confession : « J’ai péché en livrant le sang innocent ».
D’autres hommes ont formulé un aveu semblable, sans la vraie repentance, fruit de la foi. On peut citer le Pharaon (Ex. 9. 27), Balaam (Nomb. 22. 34), Acan (Jos. 7. 20), Saül (1 Sam. 15. 24). Comme Judas, tous ces hommes sont morts dans leurs péchés.
La réplique des interlocuteurs de Judas est cinglante et sans pitié : « Que nous importe ! tu y aviseras ». Judas pouvait supposer que Jésus se dégagerait sans peine de ceux qui voulaient se saisir de Lui, comme ce fut plusieurs fois le cas (Jean 8. 59 ; 10. 39). Mais cette fois Jésus est condamné, et Judas est saisi d’un désespoir fatal. Jetant l’argent dans le temple, le misérable va se pendre, perdant sa vie et son âme immortelle.
Avertissement solennel pour notre conscience : voilà où peut conduire l’amour de l’argent. Pierre décrit cette fin en Actes 1. 17 à 20.
Insensibles au remords de Judas et à l’innocence de Jésus, dans la dureté de leur cœur, les principaux sacrificateurs ont maintenant un scrupule. Ils ne veulent pas que l’argent du traître soit affecté au trésor sacré, car c’est le prix du sang. Ils décident alors d’acheter le champ du potier pour la sépulture des étrangers. Il est appelé le champ du sang, pour proclamer que du sang innocent a été versé par des coupables.
Ainsi ces hommes misérables réalisent une prophétie les concernant (Zach. 11. 12 et 13). Mais ce champ inculte et stérile sera destiné à être un cimetière. Pourtant, lorsque les Juifs ont mis à mort leur Messie, il n’y a plus lieu d’observer une séparation d’avec les étrangers. Dieu allait bientôt disperser Son peuple parmi les nations.
Outrages des soldats (Mat. 27. 26 à 31 ; Marc 15. 15 à 20 ; Jean 19. 1 à 7).
Pilate vient de déclarer devant les Juifs qu’il ne trouve aucun crime en Jésus (Jean 18. 38). Cependant il le fait fouetter par ses soldats qui se moquent de Lui. Par dérision, ayant tressé une couronne d’épines, ils la mettent sur Sa tête avec un roseau dans Sa main droite. Puis ils Le revêtent d’un vêtement de pourpre en Lui adressant un hommage cynique : « Salut, roi des Juifs ! ». Et ils Lui donnent des soufflets.
Dans cette scène d’outrages, nous pouvons considérer « Celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même » (Héb. 12. 3). « Il a été opprimé et affligé… comme une brebis muette devant ceux qui la tondent, et il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7). Et les soldats du gouverneur, ayant craché contre Lui, prirent le roseau et Lui en frappaient la tête.
Ces hommes avilis et durs, sans cœur et sans conscience, mettent le comble à leur iniquité à l’égard du saint Fils de Dieu. Ainsi se vérifie la parole de Job : « le juste parfait est un objet de risée » (12. 4).
N’oublions pas de quoi est capable notre cœur naturel, sous l’influence de Satan. Que notre prière soit sans cesse : « Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi » (Ps. 16. 1).
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. Et Pilate dit aux Juifs : « Voici l’homme ». C’est notre Sauveur, honni de tous et rejeté, mais aussi l’Homme des conseils de Dieu qui, sous le jugement inexorable de Dieu, représente l’homme perdu, coupable et souillé.
Par la mort de Jésus sur la croix, Dieu en a fini avec l’homme en Adam, et exalte à Sa droite l’Homme Christ Jésus auquel sont associés pour l’éternité des hommes sauvés et parfaits. Quelle réponse glorieuse est donnée à la question du Psaume 8. 4 !
Quand les principaux sacrificateurs et les huissiers virent Jésus, ils s’écrièrent : « Crucifie, crucifie-le ! » Une nouvelle fois Pilate proclame Son innocence, mais les Juifs insistent : « selon notre loi il doit mourir, car il s’est fait Fils de Dieu » (Jean 19. 7).
Jésus condamné par Pilate (Jean 19. 8 à 16).
Cette révélation que Jésus pourrait être le Fils de Dieu, après la proclamation de Sa royauté, ne fait qu’accroître les craintes de Pilate. Il redoute de condamner un tel prisonnier.
Les paroles mêmes du Seigneur sont revêtues d’une autorité morale attestant qu’Il est le maître de la situation. Pilate, malgré sa mauvaise conscience et tout en évoquant son autorité, doit entendre cette affirmation : « Tu n’aurais aucun pouvoir contre moi, s’il ne t’était donné d’en haut » (v. 11). Le magistrat païen apprend alors par quelle autorité il est établi (Rom. 13. 1).
Encore une fois, Pilate tente de relâcher Jésus à la suite de Ses dernières paroles. Il n’a aucune prise sur cet accusé extraordinaire. Mais les Juifs renforcent leurs cris en présentant un dernier argument : « Si tu relâches celui-ci, tu n’es pas ami de César ; quiconque se fait roi, s’oppose à César » (v.12).
Le gouverneur, assis sur le tribunal, à la sixième heure du jour de la Préparation de la Pâque, pose une dernière question : « Crucifierai-je votre roi ? » Les chefs religieux répondent : « Nous n’avons pas d’autre roi que César ». Ils ont fait leur choix, qui met en évidence leur apostasie.
Redoutant les représailles des Juifs et le blâme de César, Pilate sacrifie délibérément l’Innocent. Il a préféré plaire aux hommes et renier sa responsabilité devant Dieu. Il commet ainsi l’acte le plus ignoble et le plus injuste de l’histoire de l’humanité. Ainsi les Juifs, comme les nations, partagent la responsabilité du crime le plus odieux qui ait jamais été commis.
Toi qui es accablé par une souffrance injuste, que cette parole te console : « Christ à souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pier. 2. 21).
Jésus crucifié (Mat. 27. 32 à 56 ; Marc 15. 21 à 41 ; Luc 23. 26 à 49 ; Jean 19. 17 à 37).
Jésus conduit au supplice et crucifié (Mat. 27. 32 à 38 ; Marc 15. 21 à 28 ; Luc 23. 26 à 34 ; Jean 19. 17 à 24).
Dans le récit de Jean, où le Saint Esprit excelle à présenter la dignité du Fils de Dieu, il précise que « Jésus sortit portant sa croix ». Il se dirige vers Golgotha, le lieu où il va être cloué sur cette croix. Les autres évangélistes signalent, sans en donner la raison, que les soldats contraignirent un certain homme, Simon, Cyrénéen… qui passait par là, venant des champs, de porter sa croix. Cela fait penser à ces paroles prononcées par Jésus : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix chaque jour, et me suive » (Luc 9. 23).
Écoutons ce que Paul enseigne au sujet de la croix : « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Gal. 2. 20).
Sur le chemin conduisant au Calvaire, une grande multitude du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et pleuraient, le suivaient (Luc 23. 27). Avaient-elles l’intuition des graves conséquences résultant de la condamnation à mort d’un innocent ? Certes, elles manifestent une certaine sympathie, prises de pitié devant un tel spectacle. Mais le Seigneur les invite à pleurer sur elles-mêmes et sur leurs enfants, à l’annonce du jugement à venir.
La repentance était le seul moyen d’y échapper. Christ a souffert pour nous sous le jugement de Dieu, évoqué à propos du « bois vert », et le feu inextinguible dévorera « le bois sec » des Juifs apostats.
Maintenant, l’homme met le comble à sa haine contre Dieu, en crucifiant Jésus entre deux malfaiteurs. Il est compté parmi les iniques (Marc 15. 28), comme Ésaïe l’avait prophétisé (53. 12).
Alors que Jésus avait refusé le vinaigre mêlé de fiel, au moment même où Il éprouve en Son corps les premières douleurs de la crucifixion, Il intercède pour Ses bourreaux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34). A l’outrage cruel des hommes répond une expression sublime de la grâce. Le Seigneur donne à leur meurtre le caractère d’un homicide par mégarde, pour lequel une ville de refuge était accessible (Jos. 20 ; Act. 3. 17).
Cette intercession, révélant les compassions divines, trouvera sa réponse quelques jours plus tard, lorsque des milliers d’âmes, par la prédication des apôtres, seront amenées à la repentance envers Dieu et à la foi au Seigneur Jésus (Act. 2. 41 et 47 ; 4. 4).
Enfin les soldats font le partage des vêtements, sauf de la tunique qui était sans couture, tissée tout d’une pièce depuis le haut jusqu’en bas, et sur laquelle le sort est jeté selon la prophétie du Psaume 22. 18. Quelle image saisissante de la parfaite justice de Christ, dans Sa marche, Son témoignage, Son service !
De plus, l’écriteau placé sur la croix, tout en soulignant la culpabilité des Juifs exigeant la mort de leur roi, met l’accent sur ce qu’est le Seigneur : Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs (Jean 19. 19 à 24). Et malgré l’opposition des chefs du peuple, Pilate maintient son inscription, accomplissant à son insu le dessein de Dieu.
Jésus exposé aux injures de tous (Mat. 27. 39 à 44 ; Marc 15. 29 à 32 ; Luc 23. 35 à 43).
Toutes les classes de la société humaine sont représentées aux abords de la croix de Jésus. Elles sont unanimes pour l’insulter par des sarcasmes, provenant de cœurs remplis d’une haine implacable attisée par Satan. L’humiliation du saint Fils de Dieu est complète, mais Il souffre en silence tout ce qu’Il endure de la part des hommes, physiquement et moralement.
À la croix, la perversité de l’homme, vile créature, atteint son point culminant (Act. 2. 23 ; 5. 30). Jésus a enduré la croix, la contradiction de la part des pécheurs contre Lui-même, mais Il a méprisé la honte (Héb. 12. 2 et 3). Malgré tout, l’Esprit donne ces récits avec sobriété, et c’est l’esprit prophétique qui nous traduit ce que le Seigneur éprouvait dans Son âme (Ps. 22. 11 à 21).
Ceux qui passaient par là, les gens ordinaires, assistent à ce spectacle qu’est le scandale de la croix (Gal. 5. 11). A partir d’un faux témoignage émis devant le sanhédrin (Mat. 26. 61), leur défi moqueur concerne en réalité le corps du Seigneur lorsqu’Il déclara : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2. 19). Il annonçait ainsi Sa mort et Sa résurrection.
L’autre défi de cette foule anonyme touche à la gloire divine de Jésus : « Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix » (Mat. 27. 40). Mais Jésus reste là par amour pour tous ceux qu’Il voulait sauver.
Associés à la foule, les chefs religieux, la classe cultivée du peuple, ajoutent leurs propres moqueries : « Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même ». Ils profanent la gloire du Sauveur du monde (Jean 4. 42). Cloué sur une croix infâme, « le fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10).
Puis ils adressent un défi insolent à la gloire royale de Jésus : « Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! » (Marc 15. 32 ; Mat. 27. 42). Or la foi est de ce qu’on entend par la Parole de Dieu et non de ce qu’on voit (Rom. 10. 17). Si Jésus était descendu de la croix à ce moment-là, nous serions encore morts dans nos péchés.
Enfin, le dernier défi est relatif à la gloire morale de Jésus : « Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant, s’il tient à lui » (Mat. 27. 43).
Quelle provocation de mettre en doute l’amour de Dieu pour Son Fils bien-aimé, qui s’est toujours confié en Lui (Ps. 16. 1). À deux reprises ce défi est démenti dans la vie de Jésus (Mat. 3. 17 ; 17. 5), bien qu’il soit annoncé prophétiquement (Ps. 22. 8). C’est précisément parce que Dieu trouvait Son plaisir en Christ qu’Il L’a délivré de la mort et ressuscité par Sa gloire (Ps. 18. 19 ; Rom. 6. 4).
De plus les brigands, qui avaient aussi été crucifiés avec lui, l’insultent de la même manière. Condamnés avec raison par les hommes à cause de leurs crimes, ils osent joindre leurs propos grossiers à ceux des blasphémateurs. Soutenu par un amour invincible, le Seigneur reste muet. Il était là pour offrir Sa vie en rançon pour plusieurs.
Fais-tu partie de ces bienheureux rachetés, sauvés par la grâce et par la foi ?
Jésus crucifié (Luc 23. 39 à 43 ; Jean 19. 25 à 27 ; Mat. 27. 45 à 49 ; Marc 15. 33 à 36).
Conversion du brigand (Luc 23. 39 à 43).
Deux brigands ont été crucifiés avec Jésus, un de chaque côté, alors que Lui est au milieu. Malgré les douleurs et la honte d’un tel supplice, malgré la voix atténuée de sa conscience endurcie, et sachant qu’il est au terme de sa vie, l’un des malfaiteurs continue d’injurier Jésus disant : « N’es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ».
Même un mourant peut mépriser le Seigneur. Il représente la classe des hommes impénitents, refusant la grâce de Dieu s’offrant à eux dans le Sauveur mourant à leur côté. Il est perdu pour l’éternité.
Mais soudain le langage du deuxième malfaiteur change complètement. Il traduit une profonde conviction de péché, en se condamnant lui-même tout en justifiant Jésus. Sa conscience réveillée, il devient à l’égard de son compagnon d’infortune un prédicateur de justice. Il le reprend : « Et tu ne crains pas Dieu, toi, car tu es sous le même jugement ? » (v. 40)
Tout à coup il est animé par la crainte d’un Dieu juste et saint qui, tout en haïssant le péché, aime le pécheur. Cette crainte de Dieu, commencement de la sagesse et de la connaissance, mène à la vie (Prov. 9. 10 ; 1. 7 ; 19. 23). Sans hésiter il reconnaît sa propre culpabilité : « Et pour nous, nous y sommes justement, car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises ». Ce sont les signes évidents du travail de Dieu dans une âme.
Maintenant qu’il a rendu son témoignage à son compagnon, il se tourne vers son Sauveur proclamant Sa sainteté et Sa justice. Il parle comme s’il avait connu toute la vie de Christ. « Celui-ci n’a rien fait qui ne se dût faire » (v. 41). Au moment où tous les hommes étaient d’accord pour condamner le Seigneur, il répond de Lui et revendique Sa gloire, malgré la honte d’une croix, car il Le connaît. Par l’action de l’Esprit, son cœur et son esprit sont absorbés par la Personne de Christ.
Il exprime alors sa demande : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume » (v. 42). Qui, dans la honte d’une croix, oserait demander qu’on se souvienne de lui ? Toutefois il reconnaît Jésus comme Seigneur et croit en Sa résurrection, pour qu’Il puisse lui donner une part dans Son royaume.
Selon Romains 10. 9 il confesse Jésus comme Seigneur et croit dans son cœur que Dieu le ressuscitera d’entre les morts. Il est sauvé par la foi en la grâce du Seigneur donnant sa vie en rançon pour plusieurs, et il croit en la gloire à venir de Son royaume. Cette parole du brigand repentant a dû être un baume pour le cœur meurtri de Jésus (Ps. 110. 7).
La réponse du Seigneur surpasse ce qu’il espérait : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (v. 43). Encore quelques instants de souffrance intense, mais il n’en parle pas, car Jésus remplit son cœur de grâce. Le jour même, son âme rachetée sera avec Christ dans le paradis, c’est-à-dire le troisième ciel, comme l’indique Paul (2 Cor. 12. 2 à 4).
Cette parole révèle pour la première fois que l’âme d’un croyant après la mort du corps, connaît un état conscient de bonheur ineffable avec Jésus (2 Cor. 5. 8 ; Phil. 1. 23).
Jésus et sa mère (Jean 19. 25 à 27).
Près de la croix de Jésus se tenaient quelques femmes, parmi lesquelles se trouvait sa mère. Elles ont le cœur brisé par la souffrance, assistant impuissantes à ce spectacle de la crucifixion de Jésus. Elles savent bien qu’Il est victime de la haine implacable du monde. Selon la prophétie de Siméon, une épée transperce l’âme de Marie (Luc 2. 35).
Jésus savait ce qui se passait dans son cœur. Maintenant que Son heure est venue, dans un calme parfait, Il prend soin de sa mère, donnant essor à Ses sentiments humains. « Voyant sa mère et le disciple qu’il aimait se tenant là, il dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère » (v. 26 et 27).
Celui qui jouissait de l’amour du Seigneur pouvait comprendre la douleur de cette mère, sympathiser avec elle et la consoler en lui parlant de ce qu’II avait fait et enseigné. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. « L’amour est plein de bonté » (1 Cor. 13. 4).
L’abandon de Dieu (Mat. 27. 45 à 49 ; Marc 15. 33 à 36).
Après tant de blessures physiques et morales subies de la part d’hommes méchants, Jésus va connaître l’abandon de Dieu pendant les trois dernières heures de la croix. C’est la souffrance suprême, infiniment plus profonde que tout ce qu’Il a enduré jusque-là. Il porte « l’éternité de notre châtiment ».
Au moment où le soleil brille de tout son éclat, depuis la sixième heure (midi), il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu’à la neuvième heure. Un voile de ténèbres dérobe cette scène à tous les regards. Dans une solitude totale, fait péché pour nous, alors qu’Il n’avait pas connu le péché, notre cher Sauveur rencontre la colère inexorable d’un Dieu juste et saint. Obéissant jusqu’à la mort, victime parfaite, Christ endure l’abandon de Dieu.
La nature sainte de Dieu est glorifiée dans la nécessité d’un tel sacrifice, et Son amour est exalté dans l’offrande volontaire d’un tel don. Qu’est-ce qui soutenait notre cher Sauveur lorsqu’Il traversait ces heures terribles et insondables de l’expiation ? – La perfection de Son amour invincible pour Son Père et pour Ses élus.
Matthieu et Marc sont les seuls évangélistes rapportant le cri d’angoisse poussé par Jésus vers la neuvième heure : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mat. 27. 46 ; Marc 15. 34). C’est la parole centrale, la quatrième parole de la croix, annoncée environ dix siècles auparavant par l’Esprit prophétique (Ps. 22. 1). Une réponse à ce cri est donnée au verset 3 du même psaume : « Et toi, tu es saint, toi qui habites au milieu des louanges d’Israël ».
Seuls des hommes sauvés par la grâce et par la foi en l’œuvre de Christ sont appelés à être de vrais adorateurs. N’oublions jamais ce que le rachat de nos âmes précieuses Lui a coûté, et que désormais nous puissions offrir, par Lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges ! (Héb. 13. 15)
Jésus crucifié.
J’ai soif (Mat. 27. 47 à 49 ; Marc 15. 35 et 36 ; Jean 19. 28 et 29).
Quelques-uns de ceux qui se tenaient aux abords de la croix ont entendu le cri chargé d’angoisse de Jésus, au terme des trois heures de l’expiation. Toute la rigueur du jugement de Dieu pesait sur Lui, qui était abandonné de Celui en qui Il se confiait toujours.
Sans comprendre les paroles sorties de la bouche de notre cher Sauveur, ces hommes donnent une interprétation à ce cri : « Il appelle Élie, celui-ci ! Et aussitôt l’un d’entre eux courut et prit une éponge, et l’ayant remplie de vinaigre, la mit au bout d’un roseau », pour Lui donner à boire.
Il devait supposer que Jésus était tourmenté par la soif intense des crucifiés. C’est à ce moment-là que le Seigneur prononça la cinquième parole : « J’ai soif » (Jean 19. 28). Ainsi se réalisent les Écritures (Ps. 22. 15 ; 69. 21), par le moyen des soldats et à leur insu.
Ayant pris le vinaigre, Jésus est bien conscient que toutes les prophéties le concernant sont accomplies et que l’œuvre de la rédemption est achevée pour la gloire de Dieu. Il a bu la coupe que le Père lui avait donnée, avant d’entrer dans la mort.
« C’est accompli » (Jean 19. 30).
Maintenant Jésus peut prononcer une parole, la sixième, d’un prix inestimable : « C’est accompli ». Il met ainsi le sceau de son approbation divine à son œuvre par laquelle nous avons le salut éternel. « Par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14).
De telles affirmations éliminent les doutes qui pourraient ébranler une âme faible. L’expression : « C’est accompli » était aussi utilisée pour déclarer qu’une dette était acquittée. Dieu est glorifié et le pécheur sauvé par la foi en cette œuvre accomplie une fois pour toutes. Quiconque croit au Fils de Dieu a la vie éternelle ; ses péchés sont expiés.
La mort du Seigneur et ses conséquences immédiates (Mat. 27. 50 à 53 ; Marc 15. 37 et 38 ; Luc 23. 45 et 46 ; Jean 19. 30).
Enfin, ayant reçu ce commandement de Son Père, Jésus va donner Sa vie par un dernier acte d’obéissance. Il entre volontairement dans la mort. Luc indique la septième parole prononcée par le Seigneur sur la croix : « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (23. 46), alors que Jean précise : « Ayant baissé (ou reposé) la tête, il remit son esprit » (19. 30).
Au moment où la communion avec Son Père est exprimée, par un acte divin, Il détache Son esprit de Son corps pour le lui remettre en toute confiance. Ayant jeté un grand cri, Jésus expire, non pas à la manière des hommes, mais en pleine possession de Ses forces. Cette mort est surnaturelle. Ainsi par le cri de victoire de Jésus, la défaite de Satan est proclamée. « Par sa mort, Jésus a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable ».
À ce moment-même, différents événements extraordinaires se produisent. Le voile du temple se déchire en deux par le milieu depuis le haut jusqu’en bas, donnant accès au lieu très saint, dans la présence immédiate de Dieu.
Ce privilège est désormais accordé à tout pécheur sauvé par la foi en l’œuvre de Christ. Il peut user de cette pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair (Héb. 10. 19 et 20). Par cet acte divin se termine l’économie de la loi.
Matthieu ajoute que la terre trembla et que les rochers se fendirent. À la voix puissante de son Créateur dont les hommes ont décidé la mise à mort, la terre est ébranlée. Mais, fondé sur l’œuvre de Christ à la croix, un royaume inébranlable sera établi un jour.
Enfin les sépulcres s’ouvrirent : et beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent après la résurrection de Christ, « prémices de ceux qui sont endormis » (1 Cor. 15. 20). Ils apparurent à plusieurs. Ainsi la mort est vaincue et libère quelques-uns de ses prisonniers. La puissance de Dieu en résurrection est exaltée comme le Seigneur l’avait annoncé (Jean 12. 28).
Témoignage du centurion (Mat. 27. 54 ; Marc 15. 39, Luc 23. 47).
Le centurion, chargé de veiller sur Jésus avec ses soldats, est frappé de constater comment cette mort anormale s’est produite. Jésus avait expiré avec force, alors que les crucifiés succombent à la suite d’une longue et douloureuse agonie. Il ne peut que s’écrier : « Certainement cet homme était Fils de Dieu ».
Ce païen, touché dans sa conscience, attribue une telle mort à la puissance divine. Cette expression met en relief le mystère de l’incarnation. Seul Jésus, vrai homme et vrai Dieu, pouvait accomplir l’œuvre de la rédemption.
Luc rapporte un autre témoignage du centurion qui glorifie Dieu, face à cette mort impressionnante, disant : « En vérité, cet homme était juste » (23. 47). Il joint sa voix à celle du brigand repentant pour proclamer la justice de Celui que Luc présente comme le Fils de l’Homme.
Dieu se sert de deux hommes, un brigand et un païen, pour rendre un témoignage complet à la gloire morale de Son Fils crucifié.
Que peux-tu déclarer au sujet du Seigneur Jésus ?
Jésus crucifié.
Dernier outrage au corps de Jésus (Jean 19. 31 à 37).
A l’approche du sabbat, et dans le but de respecter le rituel de leur religion, les Juifs demandent à Pilate de hâter la fin des suppliciés en leur rompant les jambes. Ce sabbat était grand, car il succédait au jour où l’agneau pascal était sacrifié et il coïncidait avec le premier jour de la fête des pains sans levain.
La loi prescrivait qu’on devait ensevelir le jour même un condamné à mort qu’on avait pendu à un gibet, pour ne pas souiller le pays (Deut. 21. 22 et 23).
Venus pour rompre les jambes des crucifiés, par leur geste brutal les soldats accomplirent, à leur insu, la parole prononcée par Jésus au brigand converti (Luc 23. 43). Mais voyant que Jésus était déjà mort, ils ne mutilèrent pas Son corps comme pour les deux malfaiteurs. Cependant « l’un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau ».
Le coup de lance du soldat romain est le dernier outrage de l’homme en révolte contre Dieu. Il met en évidence que Jésus était bien mort pour sauver des pécheurs, par les deux signes que la grâce de Dieu offre à tout homme.
Le sang expie les péchés, fait propitiation pour l’âme (Héb. 9. 14 ; Lév. 17. 11). Il évoque la mort dans son caractère expiatoire et répond aux exigences de la justice divine à l’égard de notre culpabilité. Dieu déclare juste celui qui a la foi au sang de Christ (Rom. 3. 24 et 25).
L’eau, symbole de la Parole de Dieu, purifie le pécheur (Tite 3, 5). Elle parle de la mort de Christ mettant fin à notre état de souillure et de mort morale. Elle répond aux exigences de la sainteté de Dieu (Jean 15. 3, Éph. 5. 26 ; 1 Jean 5. 6 à 8).
Témoin oculaire de cette scène, Jean affirme la véracité de ce qu’il exprime à son lecteur pour qu’il s’approprie, par la foi, l’efficace du sang de Christ purifiant de tout péché.
Croire en un Sauveur mort, ce que souligne le sang séparé du corps, est le moyen divin pour obtenir la vie éternelle. « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle » (Jean 6. 54).
Au moment où le corps inanimé de Jésus est encore cloué sur la croix, Dieu parle par les Écritures de l’Ancien Testament : « Pas un de ses os ne sera cassé » (Ex. 12. 46 ; Ps. 34. 20). Et une autre écriture dit : « Ils regarderont vers Celui qu’ils ont percé » (Zach. 12. 10).
Cette dernière parole peut faire penser à tous ceux qui jettent aujourd’hui un regard de foi au Calvaire (Nomb. 21. 9 ; Jean 3. 14 et 15), et elle aura un accomplissement futur (Apoc. 1. 7). A la fin, Israël repentant se lamentera sur Lui, comme sur un fils unique.
L’ensevelissement du corps de Jésus (Mat. 27. 57 à 61 ; Marc 15. 42 à 47 ; Luc 23. 50 à 56 ; Jean 19. 38 à 42).
Le prophète Ésaïe annonce cet événement en ces termes : « On lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort » (53. 9). Dieu veille à ce qu’il soit pris soin du corps de Son Fils bien-aimé par deux disciples de Jésus qui jusque-là ne s’étaient pas manifestés ouvertement pour Lui. Maintenant ils sont remplis de hardiesse face au crime odieux commis par leur nation.
Joseph d’Arimathée était un homme riche (Mat. 27. 57), un conseiller honorable (Marc 15. 43), un homme de bien et juste qui attendait le royaume de Dieu (Luc 23. 50), disciple de Jésus, en secret toutefois par crainte des Juifs (Jean 19. 38).
Animé de courage, il obtient de Pilate la permission d’ôter le corps de Jésus. Au début du ministère de Jésus, Nicodème, chef des Juifs, était venu à Lui de nuit pour l’interroger. Plus tard il avait essayé de Le défendre devant les pharisiens (Jean 7. 50 à 52). Maintenant il vient à Golgotha, apportant une abondance d’aromates pour embaumer le corps de Jésus avec un saint respect et selon tous les honneurs dus à un descendant de David.
Ainsi le corps du Seigneur n’est pas mis au rang des transgresseurs, ni avec les méchants. Mais les mains de ces deux honorables fils d’Israël l’enveloppent de linges avec les aromates, l’entourent d’un linceul et le déposent dans un sépulcre neuf, taillé dans le roc et proche de Golgotha.
Dieu se sert des personnes et des circonstances au moment opportun, en faveur des Siens, pour accomplir Sa volonté.
Puis Joseph roula une pierre contre la porte du sépulcre. Et des femmes étaient là, assises et regardant où on mettait le corps de Jésus (Marc 15. 47).
La garde du sépulcre (Mat. 27. 62 à 66).
Le jour du sabbat, le corps de Jésus reste dans la tombe. Les chefs du peuple se souviennent d’une parole prononcée par Jésus et qui les inquiète. Aussi s’assemblent-ils auprès de Pilate en lui rappelant que ce « séducteur » disait : « Après trois jours je ressuscite ».
Jésus ne leur avait-il pas donné le signe de Jonas ? (Mat. 12. 40). N’avait-il pas ressuscité Lazare ? La haine de ces hommes religieux mais incrédules, poursuit Jésus jusque dans le sépulcre qui sera scellé et gardé par leurs soins.
Vaines précautions qui ne serviront qu’à mettre en relief l’éclatante réalité de la résurrection, la mort ne pouvant retenir le Prince de la vie, le Fils du Dieu vivant qui avait déclaré : « Moi, je suis la résurrection et la vie » (Jean 11. 25) et aussi : « À cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne » (Jean 10. 17). En la reprenant, Il donne la vie à tous ceux pour lesquels Il est mort.
Fais-tu partie de ces bienheureux rachetés ?
Résurrection du Seigneur Jésus (Mat. 28. 1 à 7 ; Marc 16. 1 à 9 ; Luc 24. 1 à 12 ; Jean 20. 1 à 16).
Apparition de l’ange (Mat. 28. 1 à 4).
Marie de Magdala et Marie, mère de Jacques, étaient présentes lors de l’ensevelissement de Jésus (27. 61). Observant le repos du sabbat, elles s’empressent de venir au sépulcre, au « crépuscule du premier jour de la semaine ». La journée juive s’achevait au coucher du soleil. Tout paraît être dans le même état que la veille : la garde est en place et la pierre obturant le tombeau est scellée. Non sans inquiétude, elles reviendront de bonne heure le lendemain pour embaumer le corps de Jésus.
Pendant la nuit, un grand tremblement de terre se produisit, et un ange du Seigneur, descendant du ciel, vint et roula la pierre, et s’assit sur elle. Son aspect était comme l’éclair, et son vêtement blanc comme la neige. La terre tremble lorsque Jésus, Son créateur, entre dans la mort, et de nouveau elle est ébranlée lorsqu’Il ressuscite par la puissance de Dieu.
Comme était vaine la précaution des Juifs faisant sceller la pierre tombale ! Dès que l’ange est là, le sceau est rompu et la pierre roulée. Le tombeau est ouvert afin que des témoins puissent se succéder et constater que le corps de Jésus n’est plus là.
La mort est vaincue, c’est le triomphe de la résurrection. Devant un tel spectacle, les gardiens tremblèrent et devinrent comme morts de peur.
Témoignage de l’ange aux femmes (Mat. 28. 5 à 7 ; Marc 16. 1 à 8 ; Luc 24. 1 à 11).
Revenant au sépulcre de bon matin avec leurs aromates, les femmes découvrent que la pierre est roulée. Étant entrées, elles ne trouvent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient en grande perplexité, voici deux anges en vêtements éclatants de lumière. Elles s’épouvantèrent mais furent rassurées, malgré leur ignorance, par les paroles de l’ange : « N’ayez point de peur… vous cherchez Jésus le crucifié… il est ressuscité, comme il l’avait dit… allez promptement, et dites à ses disciples qu’il est ressuscité des morts » (Mat. 28. 5 à 7).
Elles constatent que le corps n’était plus là. Puis elles sont chargées d’un message pour les disciples, afin qu’ils aillent en Galilée où ils rencontreraient le Seigneur.
Le Seigneur ressuscité, mais invisible (Luc 24. 12 ; Jean 20. 1 à 10).
Ici l’évangéliste Jean, sous l’inspiration divine de l’Esprit, fixe son attention sur Marie de Magdala, parmi les autres femmes citées dans les autres évangiles. Comme il faisait encore nuit, elle vint au sépulcre dès le matin, toute seule.
Marie est attachée à Celui qui l’a délivrée d’un terrible esclavage. Si elle ne trouve pas son Seigneur, ce monde n’est plus pour elle qu’un véritable désert. Quand elle voit que la pierre est ôtée du sépulcre, elle court aussitôt vers les disciples Pierre et Jean pour les informer.
Ses paroles révèlent son ignorance, son manque d’intelligence et de foi, malgré son dévouement de cœur pour Celui qu’elle aimait : « On a enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où on l’a mis ». Pierre et Jean accourent immédiatement au sépulcre pour vérifier ces propos. Comme elle, eux non plus n’avaient pas saisi que Jésus devait ressusciter d’entre les morts.
Pierre entrant dans le sépulcre voit, à terre, les linges qui enveloppaient Son corps, et le suaire qui avait été sur sa tête, plié en un lieu à part. Pas de précipitation, tout est rangé avec soin.
Jean aussi entre dans ce tombeau vide, « vit et crut ». Et il est précisé : « ils ne connaissaient pas encore l’Écriture, qu’il devait ressusciter d’entre les morts ». Manquant d’intelligence spirituelle, ils peuvent retourner chez eux.
Comme eux, ne sommes-nous pas parfois « lents de cœur à croire » ? (Luc 24. 25)
Marie et les anges (Jean 20. 11 à 13).
« Mais Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait ». Sans son Seigneur, le monde n’est pour elle qu’un sépulcre vide. Comme elle se baissait dans le tombeau, elle voit deux anges, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Ils expriment un témoignage divin à la résurrection de Christ. Aussitôt ils interrogent Marie, qui ne paraît pas effrayée par leur présence, tellement elle est absorbée par son deuil et son amour. « Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Sa réponse spontanée est touchante, malgré son ignorance : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis ». Jésus ne peut que répondre à un attachement aussi fort.
Marie rencontre Jésus (Marc 16. 9 ; Jean 20. 14 à 16).
En se retournant, Marie voit Jésus, qu’elle ne reconnaît pas et Il lui pose la même question que les anges, tout en ajoutant : « Qui cherches-tu ? ». Prenant Jésus pour le jardinier, elle répond : « Si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, je l’ôterai ».
Sans le nommer, elle pense que son interlocuteur connaît qui est l’objet de son cœur. Comme l’a exprimé un homme de Dieu : « Son affection lui donne le droit de disposer du Seigneur ».
Aussitôt le bon Berger appelle Sa brebis par son nom : « Marie ! » Elle reconnaît Sa voix et la réponse est immédiate : « Rabboni, c’est-à-dire Maître ! » Elle cherchait parmi les morts Celui qui est vivant. Ce court dialogue souligne l’amour parfait de Jésus pour Marie, mais aussi tout l’amour de Marie pour son Seigneur. Elle a été la première à voir le Seigneur ressuscité (Marc 16. 9).
Pouvons-nous dire en vérité : « Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier » ? (1 Jean 4. 19)
Seigneur Jésus ne t’aimerions-nous pas ?
Toi qui donnas pour nous ta vie.
Jésus à la rencontre des deux disciples d’Emmaüs (Luc 24. 13 à 35 ; Marc 16. 12 et 13).
Sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24. 13 à 24).
En ce premier jour de la semaine proclamant la victoire de Jésus ressuscité, deux disciples, tournant le dos à Jérusalem, s’en allaient sur le chemin conduisant à Emmaüs. Le cœur rempli de tristesse, ils s’en retournent à leurs champs.
Avec la mort de leur Messie, ils avaient perdu toute espérance terrestre pour Israël. Tout en cheminant, ils s’entretiennent et raisonnent ensemble au sujet des événements récents qui s’étaient déroulés à Jérusalem.
« Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux ». Ils ne le reconnurent pas parce que « leurs yeux étaient retenus ». Leurs cœurs étaient absorbés par leurs propres raisonnements.
Et voilà que ce mystérieux compagnon s’intéresse à eux, à leur affliction. N’est-il pas Celui qui lit dans les cœurs ? Il leur dit : « Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? » Quelqu’un pouvait-il ignorer ce qui venait de se passer ? Il s’agissait de Jésus le Nazaréen, prophète puissant en œuvre et en parole qui venait d’être condamné à mort et crucifié.
Ils espéraient qu’il délivrerait Israël du joug des Romains et qu’Il établirait Son règne glorieux sur la terre. Pourtant, à plusieurs reprises le Seigneur avait parlé, au cours de Son ministère, de la nécessité de Sa mort et de Sa résurrection, mais ces propos n’avaient pas été saisis par la foi. Ils sont étonnés aussi par le message de quelques femmes qui ont trouvé le sépulcre vide, et de plus, des anges leur ont assuré qu’Il était vivant.
Alors Jésus ne peut que constater leur ignorance liée à leur incrédulité : « O gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? » (v. 26). C’était une nécessité que Jésus donne Sa vie pour l’abolition du péché par Son sacrifice, et pour expier les péchés de tous Ses rachetés (Héb. 9. 26 à 28).
Jésus révélé dans toutes les Écritures (Luc 24. 25 à 27).
« Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent ». Nul autre ne pouvait parler ainsi. « Qui enseigne comme lui ? » (Job 36. 22). Il leur ouvrait les Écritures.
C’est le thème le plus précieux que de découvrir Christ à travers toute la Parole. Il est en particulier la clé de l’Ancien Testament. Lui-même pouvait dire : « Sondez les écritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39).
Comment connaître le Seigneur si ce n’est en recevant avec douceur cette parole vivante ?
Tous les glorieux conseils de Dieu et ce qu’espéraient les disciples, c’est-à-dire le règne du Messie sur la terre, étaient fondés sur ce fait unique : la mort de Christ, offert comme victime expiatoire.
Tous les sacrifices qui avaient précédé n’étaient que des types de celui de Christ. Dieu Se devait, pour Sa gloire, d’exercer Son juste jugement sur l’homme pécheur, car personne n’aurait été sauvé sans l’œuvre de la rédemption.
Il fallait donc que Jésus souffrît sur la croix, sous le jugement divin et pour la gloire de Dieu, pour ouvrir le ciel à des pécheurs sauvés par la grâce et par la foi. Il fallait aussi qu’Il entre dans Sa gloire, dans le ciel, et non dans Son royaume terrestre qui sera établi après l’enlèvement de l’Église.
Jésus à Emmaüs (Luc 24. 28 à 35).
Ils arrivent à l’endroit prévu et vont s’arrêter, mais « Jésus fit comme s’il allait plus loin ». Il ne s’invite pas comme dans le cas de Zachée (Luc 19. 5). Néanmoins, ces cœurs éprouvent un attrait irrésistible pour cet étranger qu’ils supplient : « Demeure avec nous, car le soir approche et le jour a baissé ».
Ils ont besoin de jouir de Sa présence, d’écouter Ses paroles qui leur font du bien. Ils Le forcèrent. Le Seigneur ne peut que répondre à une telle insistance. « Et il entra pour rester avec eux ».
Pendant qu’ils étaient à table, Lui étant leur invité, Il remplit cependant le rôle de maître de maison. C’est Lui qui rendit grâces, rompit le pain et le leur distribua. À ce moment précis « leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible et disparut de devant eux » (v. 30 à 32).
Ils le reconnurent dans cet acte que le Seigneur avait déjà accompli quelques jours auparavant, leur disant : « Faites ceci en mémoire de moi ». À Emmaüs, ce n’était pas la Cène dominicale, mais le pain rompu ne rappelait-il pas la mort du Seigneur nécessaire pour le salut de l’homme ?
Leurs yeux sont ouverts, ils Le reconnaissent comme le Christ ressuscité. Mais s’Il devint invisible, la flamme de leur amour pour Lui a été ravivée. C’est ce qu’ils éprouvent, disant entre eux : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? » (v. 32)
Que la Parole de Dieu produise de tels effets dans nos cœurs, sous l’action du Saint Esprit !
A l’heure même, ils comprirent qu’ils devaient retourner à Jérusalem où les disciples étaient assemblés, et leur transmettre le témoignage de la résurrection du Seigneur qui S’était révélé à eux dans la fraction du pain. Ils peuvent parler de ce qu’ils ont vu et entendu (Act. 4. 20). Jésus remplit leur cœur.
Le message de Marie de Magdala aux disciples de Jésus (Jean 20. 17 et 18).
Dès que Jésus s’est révélé à Marie, il lui déclare : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ».
Le Seigneur doit arrêter l’élan spontané de Marie qui, l’ayant retrouvé vivant, pensait reprendre des relations juives avec lui. Elle ignorait tout des conseils de Dieu, de la nouvelle relation et de la nouvelle position dans lesquelles sont introduits désormais les saints, fondées sur la mort et la résurrection de Jésus.
Ils auront communion par la foi avec un Christ élevé dans le ciel et glorifié. Tant que l’œuvre de la rédemption n’était pas accomplie, Dieu ne pouvait pas établir de telles relations avec l’homme naturel.
Le Seigneur confie à Marie ce précieux message à transmettre aux disciples. Elle doit leur annoncer Sa résurrection et la nouvelle relation établie entre Dieu et les hommes.
Comme homme, Jésus seul possédait cette relation, et par la foi en Sa mort et Sa résurrection, des hommes pourront jouir d’une telle part. Dès lors il dit : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges » (Héb. 2. 12).
Marie s’acquitte promptement de sa mission. Elle transmet ce qu’elle a vu et entendu à « ceux qui avaient été avec lui, qui étaient dans le deuil et pleuraient » (Marc 16. 10). Apprenant qu’Il vivait et qu’Il avait été vu d’elle, ils ne le crurent point.
Comme Marie, n’avons-nous pas quelque chose à communiquer du Seigneur après avoir vécu dans Son intimité ?
Le Seigneur apparaît aux disciples (Marc 16. 14 ; Luc 24. 36 à 43 ; Jean 20. 19 à 23).
Venu au milieu des disciples, le Seigneur leur donne la paix (Luc 24. 36 ; Jean 20. 19).
C’est le soir du premier jour de la semaine, jour mémorable où le Seigneur Jésus a été ressuscité d’entre les morts. Les portes du lieu où les disciples se trouvaient réunis, ont été fermées par crainte des Juifs qui venaient de crucifier le Seigneur. Les disciples d’Emmaüs ont fait le récit des choses qui étaient arrivées.
Tout à coup « Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! ». Son corps spirituel n’est pas soumis aux lois de la nature, de même qu’à Emmaüs, où Il devint invisible et disparut de devant les deux disciples.
Quoique courante chez les Juifs, cette salutation est pleine de signification en relation avec l’œuvre de la rédemption. Il a fait la paix par le sang de sa croix (Col. 1. 20). C’est lui qui est notre paix (Éph. 2. 14).
Avant d’aller à la croix, Il a prononcé ces paroles : « Je vous donne ma paix » (Jean 14. 27). Au soir de ce premier dimanche, quel beau tableau de la première assemblée autour du Seigneur, comme Lui-même l’a exprimé : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20) !
Les preuves de la résurrection du Seigneur (Luc 24. 37 à 43 ; Jean 20. 20).
Tout effrayés et remplis de crainte, les disciples croyaient voir un esprit. Mais le Seigneur les rassure en leur montrant Ses mains, Ses pieds et Son côté. Il n’y avait pas de doute possible, Il était bien Celui qui avait été crucifié. Les marques de Ses souffrances permettent de L’identifier comme Celui qui a donné Sa vie pour eux.
Il en sera de même du résidu juif des derniers jours lorsqu’il reconnaîtra Celui qu’ils ont percé (Zach. 12. 10 ; 13. 6). Et dans le ciel, la louange des rachetés sera entretenue par la contemplation de l’Agneau qui apparaîtra comme immolé (Apoc. 5. 6).
Le corps de Jésus, homme ressuscité, est désormais spirituel (1 Cor. 15. 44). Il dit à Ses disciples : « Touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai ». Ce corps était ainsi identifié avec le corps dans lequel il avait participé « au sang et à la chair », pour souffrir et mourir en rançon pour plusieurs (Héb. 2. 14).
Et le Seigneur mangea devant eux un morceau de poisson et quelque peu d’un rayon de miel. Il était bien ressuscité corporellement, au milieu d’eux. Dès lors la joie remplit leur cœur. Pour la deuxième fois, Il prononce ces paroles si précieuses : « Paix vous soit ».
Le Seigneur donne une vie nouvelle et confie une responsabilité à Ses disciples (Jean 20. 21 à -23).
Ayant la paix avec Dieu (Rom. 5. 12), les disciples sont envoyés par le Seigneur dans le monde, comme Lui-même l’avait été par le Père. Alors Il souffle en eux la vie de résurrection qui, en vertu de Sa mort, est une vie nouvelle, car « le Fils vivifie ceux qu’il veut » (Jean 5. 21). Ressuscité, Il devint un esprit vivifiant (1 Cor. 15. 45). Il insuffle la vie du nouvel homme à ceux qui avaient cru en Lui.
Toutefois ce n’était pas le Saint Esprit comme Personne, qui descendra le jour de la Pentecôte et les remplira, mais c’était la puissance de la vie de Jésus ressuscité, leur accordant la capacité d’agir et de servir.
Puis le Seigneur confère à Ses disciples l’autorité de remettre ou de retenir les péchés. Ainsi ils pourront certifier que les péchés de tous ceux qui reçoivent Jésus comme Sauveur sont pardonnés, et déclarer à ceux qui ne croient pas que leurs péchés ne le sont pas.
Ainsi Pierre retient les péchés de Simon, le magicien, en Actes 8. 20 et 21 et remet ceux de Corneille en Actes 10. 47. Il reste toujours vrai que Dieu seul a le pouvoir de pardonner les péchés. Mais les disciples sont rendus capables de discerner celui qui a cette vie ou ne l’a pas. (Le Seigneur seul connaît ceux qui sont siens ; nous possédons bien la vie de l’Esprit, mais il nous est difficile de dire d’un chrétien si c’est un croyant ou pas).
Possèdes-tu le pardon de tes péchés ?
Message du Seigneur ressuscité aux disciples (Luc 24. 44 à 49).
C’est dans un corps spirituel que Jésus, ressuscité, est apparu aux disciples qui ont été rassurés en voyant les marques indélébiles de Ses souffrances. Il leur rappelle ce qu’Il leur avait déjà dit avant Sa mort, comme aussi aux deux disciples d’Emmaüs, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de Lui dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les Psaumes soient accomplies. Tout était arrivé selon les Écritures.
« Alors il leur ouvrit l’intelligence pour entendre les Écritures ».
Jean rapporte que le Seigneur ressuscité souffla en Ses disciples, et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ». Ayant une vie nouvelle communiquée par le Saint Esprit, ils comprendront désormais les Écritures divinement inspirées (Jean 16. 14 ; 2 Tim. 3, 16).
Témoins des faits qu’ils avaient vus et des paroles qu’ils avaient entendues, les disciples sont chargés d’une nouvelle mission par le Seigneur : « Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem ».
L’économie de la loi avait pris fin, et ce n’était pas le temps d’établir le royaume en gloire. L’évangile de la grâce et de la gloire, annonçant la mort expiatoire et la résurrection de Christ, devait être prêché à toutes les nations, à partir de Jérusalem, la ville qui a tué bien des prophètes et crucifié son Messie.
Du côté de l’homme ce qui est ordonné, c’est la repentance (Act. 17. 30). La repentance est un profond travail de conscience dans le jugement que l’on porte, avec Dieu, sur soi-même et sur ses actions passées, avec l’abandon de son ancienne conduite. C’est une manifestation de la foi. Elle est un don de Dieu pour accéder à la vie (Act. 11. 18).
Convaincue de péché, se reconnaissant perdue, l’âme reçoit alors, par la foi, l’efficace de l’œuvre de Christ accomplie à la croix. Le croyant peut ensuite jouir du pardon de ses péchés sur la base du sacrifice de Christ.
Enfin le Seigneur annonce la venue prochaine du Saint Esprit comme Personne divine et comme puissance, pour agir et s’acquitter de la nouvelle mission de la grâce avec sagesse, et selon la connaissance qui leur était révélée. Ils devaient demeurer à Jérusalem jusqu’à ce qu’ils soient revêtus de cette puissance d’en haut, présentée ici comme la promesse du Père.
Cette venue, vérité essentielle du christianisme, est aussi attribuée au Seigneur après Sa glorification (Jean 15. 26) et au Saint Esprit Lui-même (Jean 16. 8). Cet événement se produira en Actes 2.
Le deuxième dimanche.
Le soir du dimanche où Jésus ressuscité était venu au milieu des disciples réunis, Thomas, l’un des douze, était absent. Les autres disciples s’empressent de lui dire : « Nous avons vu le Seigneur ». Il avait manqué l’occasion bénie de Le voir et d’entendre Ses paroles : « Paix vous soit », prononcées à deux reprises.
Son cœur reste incrédule et raisonne : « A moins que je ne voie en ses mains la marque des clous, et que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai point ».
La première rencontre de Jésus avec les disciples, le jour de Sa résurrection, évoque l’économie actuelle de la grâce. Le Seigneur au milieu des Siens leur communique la paix acquise par le sang de la croix, une vie nouvelle par la puissance du Saint Esprit, puis Il les envoie dans le monde comme témoins pour Lui.
Huit jours après, Thomas est présent avec les autres disciples réunis. Il préfigure le résidu juif qui, plus tard, reconnaîtra son Messie comme Celui qu’ils ont percé (Zach. 12. 10). Il croira en Le voyant. Par son incrédulité, Thomas s’est privé des privilèges de l’Église que Christ ressuscité lui avait communiqués.
En considérant les marques des clous et la trace de la lance du soldat romain, les doutes du résidu juif comme ceux de Thomas disparaîtront, et il prononcera ces paroles sublimes : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » C’est le langage de la foi reconnaissant la divinité de Jésus.
Enfin Jésus dit à Thomas : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru ». Ceux que le Seigneur déclare bienheureux ont le privilège d’appartenir à l’économie présente de la grâce et ils croiront en se reposant uniquement sur Sa Parole.
Comme l’exprime Pierre, ils aiment Celui qu’ils n’ont pas vu, ils croient en Lui dans le temps de Son rejet (1 Pier. 1. 8). Il est leur Sauveur et leur Seigneur qu’ils attendent du ciel pour qu’Il les introduise dans la Maison du Père. Leur part est céleste avec Jésus dans la gloire. Déjà ils Le contemplent par la foi (2 Cor. 3. 18).
Fais-tu partie de ces bienheureux qui n’ont point vu et qui ont cru ?
Troisième manifestation du Seigneur ressuscité aux disciples (Jean 21. 1 à 14).
La pêche miraculeuse (v. 1 à 3).
Avant Sa crucifixion Jésus avait déclaré à Ses disciples : « Après que j’aurai été ressuscité, j’irai devant vous en Galilée » (Mat. 26. 32). Sept d’entre eux sont bien arrivés en Galilée, près de la mer de Tibérias, mais ne semblent pas préoccupés par cette rencontre fixée par le Seigneur.
Ils vont reprendre leurs occupations antérieures, au point de départ où le Seigneur les avait rencontrés. Il leur avait adressé Son appel au moment où ils jetaient un filet dans la mer : « Venez après moi, et je vous ferai pécheurs d’hommes » (Mat. 4. 19).
Mais la chair est faible et impatiente. Elle ne peut pas attendre que le Seigneur Se présente. Pierre entraîne les six autres disciples sur une barque pour la pêche. Les efforts de ces sept hommes expérimentés, leur capacité de marins, ne servent à rien. « Cette nuit-là ils ne prirent rien ». Comment serait fructueux un travail accompli sous l’impulsion de la propre volonté ? Au matin, près du rivage ils arrivent fatigués, découragés et affamés.
Une nouvelle apparition du Seigneur (v. 4 à 7).
C’est à ce moment-là que le Seigneur Se présente sur la rive du lac, sans qu’ils Le reconnaissent et Il les interroge avec compassion, connaissant leur déception : « Enfants, avez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non ». Alors Il leur indique l’endroit précis où ils devaient jeter le filet qui se remplit aussitôt de gros poissons. C’est le côté droit de la barque désigné par le Seigneur, à deux cents coudées environ de terre, près du Maître.
Ils avaient travaillé péniblement toute la nuit en vain, sans Lui, et maintenant, quand ils obéissent à la parole de Jésus, le filet renferme une grande quantité de poissons. Quelle leçon pour nous ! Les disciples ont reconnu la stérilité de leurs efforts. Ils ont écouté Jésus leur indiquant le lieu où jeter le filet et ils recueillent une provision surabondante.
Le dîner avec Jésus ressuscité (v. 8 à 14).
Arrivés sur la berge, que voient les disciples ? De la braise, et du poisson mis dessus, et du pain. Jésus leur a préparé ce repas. Il leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre ». Et après que Pierre eut tiré le filet, ils sont accueillis par ces paroles : « Venez, dînez ».
Le Seigneur n’avait pas besoin de leurs poissons ; il daigne néanmoins partager avec eux le fruit de leur travail. C’est la communion avec le Maître ressuscité, reconnu en premier par le disciple que Jésus aimait, c’est-à-dire Jean.
Cette scène au bord de la mer de Tibérias a un caractère prophétique. Les poissons sur la braise symbolisent le résidu juif subissant l’épreuve de la grande tribulation, avant que les nations reçoivent l’évangile du royaume (ce qu’évoque la prise de poissons par les disciples). Alors pourra s’établir sur la terre le règne millénaire de Christ.
Complète restauration de Pierre (Jean 21. 15 à 17).
Pierre avait renié trois fois le Seigneur dont le regard plein de grâce et de vérité avait produit les pleurs amers du repentir (Luc 22. 61 et 62). Puis il avait eu un contact intime et personnel avec le Seigneur ressuscité (Luc 24. 34 ; 1 Cor. 15. 5).
Mais pour accomplir en toute liberté le service qui lui serait confié, une restauration publique devant les autres disciples était nécessaire. N’oublions pas que le Seigneur avait prié pour Pierre afin que sa foi ne défaille pas, et qu’il puisse après son retour fortifier ses frères (Luc 22. 32).
Après le dîner, le divin Pasteur, avec une délicatesse parfaite, sans lui faire de reproches à l’égard des fautes passées, va sonder le cœur de Son disciple à trois reprises en l’appelant par son ancien nom : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne font ceux-ci ? ». Le Seigneur veut l’amener à juger la source du mal, la confiance en soi (Marc 14. 29). La réponse de Pierre est immédiate : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime », marquant ainsi son attachement pour lui.
Et il donne la même réponse aux deux premières interrogations du Seigneur qui lui confie Ses brebis et Ses agneaux pour en prendre soin.
Mais la troisième question du Seigneur attriste Pierre qui, profondément remué, s’en remet à l’appréciation de Celui qui sonde les reins et les cœurs : « Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime ».
La chair en nous doit être jugée constamment pour éviter des rechutes, et permettre au Saint Esprit d’agir avec puissance sur la vie divine pour manifester les gloires morales de Christ.
Délivré de toute confiance en lui-même, jouissant sans entraves de l’amour du Seigneur, il entend la voix de son Maître : « Pais mes brebis ». Désormais il pourra dispenser tous les soins dont le troupeau du bon Berger aura besoin, le conduire et lui donner la nourriture appropriée. C’est dans la mesure où nous jouissons de la grâce que nous pouvons en parler à d’autres.
Retenons de cet entretien que l’amour pour le Seigneur est le vrai motif pour tout service utile. Tous les croyants ont besoin de soins pastoraux et de nourriture spirituelle, qu’ils soient jeunes ou plus avancés dans la foi.
Ceux qui composent le troupeau du Seigneur, agneaux ou brebis, Lui appartiennent. Il les forme pour le service auquel Il les destine, et Il met à l’épreuve leur engagement de cœur pour Lui (Jér. 30. 21 fin).
Fais-tu partie du troupeau du Seigneur ?
Pierre et Jean (Jean 21. 18 à 23).
Dans un élan de confiance en lui-même, Pierre avait déclaré au Seigneur qui l’avertissait des intentions de Satan : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort » (Luc 22. 33). Peu de temps après, ces paroles avaient été démenties par un triple reniement. Mais le Seigneur a sondé à fond le cœur de Son cher disciple après avoir prié pour lui.
Ayant perdu toute confiance en lui-même, Pierre a reçu une marque de confiance du Seigneur, qui remet à ses soins pastoraux les agneaux et les brebis de Son troupeau, ce qu’Il avait de plus précieux sur la terre.
Maintenant l’occasion est renouvelée à Pierre de glorifier Dieu dans sa mort, en suivant son Maître, après avoir accompli son ministère auprès des chrétiens d’origine juive, comme il le fait dans ses deux épîtres.
Puis le Seigneur adresse à Pierre une injonction : « Suis-moi » (v. 19). Tout comme Lui, l’apôtre allait connaître la souffrance du rejet de la part de la nation juive, après lui avoir adressé plusieurs appels à recevoir Celui qu’elle avait renié et crucifié. Au terme d’un ministère consacré au Seigneur, il allait laisser sa vie pour Lui, pour entrer dans le paradis et être avec Lui.
Ainsi le ministère de Pierre parmi les Juifs prend fin avec l’histoire de ce peuple placé sous le jugement de Dieu pour avoir mis à mort son Messie et rejeté le témoignage des apôtres.
Enfin Pierre, se retournant, voit suivre le disciple que Jésus aimait et il demande : « Et celui-ci que lui arrivera-t-il ? » Le Seigneur répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?
Le ministère de Jean se prolongera jusqu’à l’apparition du Seigneur pour établir son règne sur la terre. C’est lui qui adressera les lettres aux sept assemblées d’Asie en Apocalypse 2 et 3, mettant en évidence la faillite de l’Église responsable sur la terre tout au long de son histoire qui se termine par son jugement et celui du monde. Alors s’accomplira pour Christ cette parole : « Il faut qu’il règne » (1 Cor. 15. 25).
Apparition de Jésus en Galilée (Mat. 28. 18 à 20 ; Marc 16. 15 à 18).
Jésus ressuscité a fixé à Ses disciples un rendez-vous en Galilée, et l’ange avait déclaré aux femmes : « Là vous le verrez ». Le Seigneur se présente à ces quelques-uns qui L’aiment pour leur confier une mission de toute importance. Toute autorité Lui a été donnée dans le ciel et sur la terre, et l’évangile de la grâce sera prêché à toute la création.
Les apôtres devaient aller faire disciples toutes les nations et les baptiser pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. De plus, ils devaient les enseigner à garder toutes les choses que Jésus leur avait commandées. (De jeunes âmes comme les vôtres peuvent bien saisir la nécessité d’obéir aux paroles de Jésus).
Enfin le Seigneur ajoute une précieuse promesse : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle », c’est-à-dire jusqu’à l’établissement du royaume en gloire.
Dans sa prison à Rome, l’apôtre Paul a réalisé cette promesse : « Le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 17). Aujourd’hui encore, l’Évangile est annoncé à toutes les nations et le baptême chrétien pratiqué. « Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas cru sera condamné » (Marc 16. 16).
Crois-tu au Seigneur Jésus ?
L’ascension du Seigneur (Marc 16. 19 et 20 ; Luc 24. 50 à 53).
Jésus mena Ses disciples dehors jusqu’à Béthanie, et « levant ses mains en haut, il les bénit. Et il arriva qu’en les bénissant, il fut séparé d’eux, et fut élevé dans le ciel ». Dans les derniers jours de Son ministère, le Seigneur se retirait dans ce village en dehors de Jérusalem, c’est-à-dire du système juif.
Il y avait dans ce lieu des cœurs qui jouissaient de son amour (Jean 11. 5), dans une communion intime avec Lui. Là, plus que partout ailleurs, Il avait été compris et honoré. En ce lieu et au moment où Il bénit Ses chers disciples, le ciel s’ouvre pour Le recevoir. « Et eux, lui ayant rendu hommage, s’en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie ».
Ils devaient attendre là que se réalise la promesse de la venue de l’Esprit. « Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu ». Leur cœur est rempli de joie et de louange.
Maintenant, le Seigneur élevé dans le ciel est assis à la droite de Dieu. Sur la terre Il a glorifié le Père en accomplissant l’œuvre de la rédemption. Et dans le ciel Il remplit un service sacerdotal dans Son intercession toujours efficace pour les Siens encore sur la terre.
Marc précise qu’Il coopère avec Ses disciples, confirmant la parole par des signes qui l’accompagnaient (16. 20). Si les signes spectaculaires sont bien plus rares aujourd’hui, il y a encore des miracles de la grâce transformant des vies et des caractères à la suite d’une conversion authentique.
Conclusion (Jean 20. 30 à 31 ; 21. 24 et 25).
En terminant son évangile, Jean précise que ces choses ont été écrites pour que la foi les saisisse. Par le témoignage des Écritures et l’action du Saint Esprit, il importe de croire que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et de recevoir la vie par Son nom.
Toutes les paroles et les actes de Jésus ont une portée infinie. La Personne du Fils de Dieu est insondable (Mat. 11. 27). Ce qui est fini ne peut contenir ce qui est infini. Dans les quatre évangiles divinement inspirés, Dieu nous a révélé Son Fils bien-aimé, l’Homme Christ Jésus, notre Sauveur et notre Seigneur.
Il est glorieux au regard de la foi et se tient tout près de ceux qu’Il a rachetés par Son sang précieux et qui attendent Sa venue pour les introduire au ciel.
Parfaitement sensible à la trahison de Juda, qui vient de sortir après avoir reçu le morceau trempé de son Maître, Jésus est désormais tout occupé de la croix où serait glorifié le Fils de l’homme. C’est pourquoi Il déclare : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui » (v. 31).
C’est un évènement unique dans les annales de l’histoire de l’éternité qui s’est déroulé à la croix où, dans la honte, brille d’un éclat sans pareil la gloire morale du Fils de l’homme, de notre cher Sauveur. Les bénédictions qui en découlent nous transportent jusqu’aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre. Et Dieu est parfaitement honoré dans Sa nature par cette œuvre unique de la rédemption.
Comment concilier la justice, la sainteté, la vérité d’un Dieu qui a en horreur le péché, avec Son amour infini envers le pécheur ? Cela était absolument impossible en dehors de la croix, où ce que Dieu est a été parfaitement révélé. Jésus y a subi le jugement de Dieu qui devait atteindre les hommes coupables dont la haine était attisée par Satan.
En Christ fait péché, nous découvrons la perfection de Son obéissance, et dans l’abandon de Dieu ressort la plénitude de Son amour invincible. Christ seul, dans Ses souffrances, met en évidence la perfection dans l’Homme, tout en magnifiant Dieu dans Sa nature et Ses attributs. Satisfait dans Sa justice et Sa sainteté, Dieu peut déployer Sa grâce envers le pécheur repentant.
Dieu ayant été glorifié dans l’œuvre du Fils de l’homme, va Le glorifier en Lui-même sans attendre l’établissement de Son règne futur. Trois jours après la mort de Jésus, Dieu Le ressuscite, et quarante jours plus tard Il L’exalte à Sa droite comme homme dans le ciel.
Ayant été fait péché sous le jugement de Dieu, après avoir traversé la mort, le Fils de l’homme, le dernier Adam, occupe Sa place en justice à la droite de Dieu, couronné de gloire et d’honneur. Dieu démontre ainsi Sa suprême satisfaction dans l’œuvre parfaite de Son Fils.
Dans l’immédiat, personne ne pouvait suivre Jésus. Lui seul pouvait subir le jugement d’un Dieu juste et saint, Lui seul pouvait affronter la mort et vaincre cette puissance de Satan, puis être admis comme l’Homme des conseils de Dieu dans Sa gloire. Ce qui était vrai pour les Juifs (Jean 7. 34 à 36), l’était aussi pour les disciples (13. 33).
Conséquence glorieuse de Son œuvre à la croix, Jésus ne restera pas seul comme homme dans le ciel. Bientôt Il sera entouré de cette multitude de rachetés qui célébreront, dans l’éternel accord, les gloires de Sa Personne et de Son œuvre expiatoire (Apoc. 5. 9 et 10).
Le commandement nouveau (13. 34 à 38).
Lorsque Jésus ne sera plus avec eux, comment donc pourront être reconnus Ses disciples ?
Un signe caractéristique le permettra : l’amour des uns pour les autres. C’est ce qui ressort de Ses paroles : « Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous » (v. 34 et 35).
Quel exemple parfait, le Seigneur étant auprès d’eux, ne leur avait-Il pas donné ? Avec un amour inlassable, Il les avait écoutés, supportés, gardés, enseignés. Ils n’avaient manqué de rien, étant les témoins et les bénéficiaires de ses nombreux bienfaits. Jésus restait pour eux l’expression et le modèle du commandement nouveau.
Sous la loi il était prescrit d’aimer son prochain comme soi-même (Lév. 19. 18 et 34). Mais l’homme naturel dans son égoïsme foncier, a démontré qu’il était incapable d’aimer ainsi. Et aujourd’hui, seule la vie divine communiquée à la nouvelle naissance peut, avec la puissance du Saint Esprit répondre à ce commandement du Seigneur. « L’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rom. 5. 5).
C’est ainsi que l’amour de Jésus est manifesté dans la vie des Siens, dans leurs rapports mutuels. Christ est leur vie. C’est ce qui apparaissait parmi les disciples d’Antioche qu’on nomma chrétiens (Act. 11. 26). Relisons les caractères de cet amour en 1 Corinthiens 13. 4 à 8.
Au lieu de se laisser imprégner par les dernières paroles du Seigneur, Pierre fait valoir son propre dévouement dans le désir de suivre le Seigneur dès maintenant. Et Jésus doit l’avertir solennellement : « Tu laisseras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te dis : Le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois » (v. 36 à 38).
Dans sa nature spontanée, tout en aimant sincèrement le Seigneur, Pierre était loin de se connaître lui-même. Il n’était pas conscient de sa faiblesse, de sa vulnérabilité, et ce peut être aussi notre cas dans certaines circonstances. Son langage trahit sa confiance en lui-même, en son amour pour le Seigneur. Et il apprendra la leçon humiliante de ce que vaut la chair sous l’impulsion de Satan.
Elle nous conduit toujours à renier le Seigneur. Mais grâce à la victoire de Christ sur le péché et sur la mort, et à la perte de toute confiance en lui-même, il sera accordé au disciple restauré, selon son désir, de suivre son Maître dans le sentier de l’obéissance où il laissera sa vie pour Lui.
Es-tu un disciple de Jésus, et désires-tu répondre à son appel : « Toi, suis-moi » ?
Les consolations de Christ pour Ses disciples (Jean 14. 1 à 14).
Le Seigneur, à la fin du chapitre 13, vient de faire plusieurs révélations à Ses disciples : Il va les quitter bientôt, Judas va Le trahir et Pierre Le renier. De tels événements atteignent douloureusement leurs cœurs troublés et les plongent dans le désarroi. C’est pourquoi, au chapitre 14, le Seigneur leur communique réconfort et consolation dans des entretiens pleins de tendresse qui les concernent directement, mais aussi tous ceux qui croiraient en Lui par leur parole.
Attirés par les grâces de Christ, ils étaient heureux dans Sa présence, mais attristés à la pensée de Son départ. L’absence de Christ dans un monde mauvais ne pouvait qu’affliger des cœurs attachés à Lui. Il veut les unir à Lui par la foi dans la nouvelle place qu’Il va occuper auprès du Père dans Sa maison, les mettre en relation avec le Père dans le ciel et les placer sous la conduite et l’assistance du Saint Esprit sur la terre.
La maison du Père (v. 1 à 3).
Discernant la tristesse de cœur des disciples laissés dans ce monde alors qu’Il n’avait pas établi Son royaume en gloire, le Seigneur va les rassurer en fixant leur cœur vers Lui, là où Il s’en allait. Il se présenterait désormais à eux comme l’objet de foi. « Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi » (v. 1).
Ils croyaient bien en Dieu qu’ils n’avaient jamais vu, et maintenant le Seigneur allait disparaître à leurs regards pour entrer comme homme dans la gloire. C’est là qu’ils pourront Le contempler par la foi (2 Cor. 3. 18), et en L’aimant, se réjouir d’une joie ineffable et glorieuse (1 Pier. 1. 8). Ainsi, dans la gloire, Christ devient le soutien du cœur de Ses disciples, leur réconfort infaillible, quelles que soient leurs circonstances.
Maintenant, autre source de consolation, Jésus parle de la maison du Père : « Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s’il en était autrement, je vous l’eusse dit, car je vais vous préparer une place » (v. 2). La maison du Père réservée à des pécheurs sauvés par grâce, quelle bénédiction ineffable !
Plusieurs demeures, cela signifie qu’il y aura de la place pour tous les rachetés, et qu’ils ne les quitteront plus jamais dès que le Seigneur les y aura introduits. Ils y seront avec lui, dans Son intimité, là où rien ne viendra plus troubler le bonheur des élus. C’est un lieu béni, la retraite cachée de l’amour.
Par Son sacrifice sur la croix Christ a préparé les Siens pour cette place dans la maison de Son Père, et par Sa présence dans la gloire Il prépare la place pour les Siens.
Puis le Seigneur annonce Son retour pour prendre les Siens auprès de lui, dans la maison du Père (v. 3). Après les souffrances, les épreuves, les combats, les misères de la terre, le bonheur suprême ne sera-t-il pas d’être pour toujours avec Lui ? Et Lui-même exprime l’intime désir de Son cœur, avoir les Siens, Son trésor, en Sa compagnie.
Jésus, le chemin pour aller au Père (v. 4 à 14).
Alors que nous sommes en chemin n’ayant pas encore atteint la maison du Père, nous avons le privilège de connaître le Père, de Le voir, de venir à Lui pour Lui présenter nos requêtes, au nom de Christ. Mais les disciples ne comprennent pas que Jésus est la révélation de Dieu comme Père, sujet essentiel de l’évangile de Jean. C’est pourquoi Il leur dit : « Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (v. 6).
Jésus est le seul chemin pour aller au Père et pas seulement au ciel. « Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). Il est la vérité, car Il révèle le Père dans Sa personne, Ses paroles et Ses œuvres, tout en manifestant à la lumière ce qu’est l’homme, le monde, le bien et le mal. Et Il est la vie pour que nous jouissions de tout ce qu’Il nous révèle, ce qui est inaccessible à l’homme naturel.
En venant au Père par Christ, nous possédons la vie éternelle, et une place nous est préparée dans la maison du Père. Connaître le Fils, c’est connaître le Père. C’est pourquoi le Seigneur déclare : « Dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu » (v. 7).
« Celui qui m’a vu, a vu le Père » (v. 8 à 14).
Les propos de Thomas et de Philippe mettent en évidence leur ignorance, car ils se bornent à des considérations matérielles. Et le Seigneur voudrait les entretenir de ce qui est saisi par la foi. Aussi va-t-Il sonder le cœur de Son disciple et le nôtre en même temps. « Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ? » Puis Il ajoute : « Celui qui m’a vu, a vu le Père » (v. 9).
Le Père est révélé dans le Fils. C’est l’identité parfaite du Père et du Fils. « Moi je suis dans le Père, et… le Père est en moi » (v. 10). Personne divine distincte du Père, Jésus, tout en étant homme sur la terre, manifestait le cœur du Père, par la grâce, la sagesse et la puissance s’exprimant librement dans Ses paroles et Ses œuvres.
Puis le Seigneur révèle à Ses disciples qu’après Son départ celui qui croirait en Lui ferait les œuvres qu’Il a faites et même des œuvres plus grandes. C’est ce qui s’est passé dans le livre des Actes, par la puissance du Saint Esprit envoyé par Christ glorifié (Act. 2. 41 et 43 ; 4. 4 ; 5. 15 ; 19. 12). Enfin le Seigneur fait une précieuse promesse : « Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (v. 13).
Il ne s’agit pas d’une vaine redite. Ce qui est demandé au nom du Seigneur implique son accord, en vue d’une réponse selon Sa volonté, mais suppose aussi Son absence. Et le motif par excellence de toutes nos prières ne devrait-il pas être que le Père soit glorifié dans le Fils ?
Les consolations de Christ pour ses disciples (Jean 14. 15 à 31).
La venue du Consolateur (v. 15 à 20).
Attristés par le prochain départ de Jésus, les disciples avaient besoin d’être consolés. Le Seigneur s’y emploie avec amour et patience. Au lieu de s’affliger, le moyen de Lui prouver leur amour était d’obéir à Ses commandements.
Toutefois, conscient de leur peine, Il leur fait une des plus précieuses promesses, source d’une vraie consolation, en leur annonçant la venue d’un autre Consolateur pour être avec eux éternellement, « l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ».
La présence du Saint Esprit sur la terre comme Personne divine est le grand fait du christianisme. Il a été envoyé par le Père à la suite de l’œuvre de la rédemption et de la glorification de Jésus (Jean 7. 39). Le Seigneur précise : « Il demeure avec vous, et il sera en vous » (v. 17). Ainsi les disciples connaîtraient ce Consolateur, comme ils avaient dû connaître le Père dans le Fils, lorsque Jésus avait été au milieu d’eux. L’Esprit Saint remplacerait Christ auprès des disciples pour les consoler, les soutenir, les fortifier.
Le Seigneur l’appelle un autre Consolateur parce que Lui demeure le Consolateur céleste, l’Intercesseur dans la gloire (Héb. 7. 25).
Le Seigneur vient de présenter les caractéristiques morales préparant l’âme à bénéficier de la présence du Saint Esprit : la foi qui croit en Jésus (v. 12), la dépendance s’exprimant par la prière en Son nom (v. 13 et 14), l’amour qui s’attache à Sa personne et l’obéissance en gardant Ses commandements (v. 15). Dès lors, des effets bénis sont produits par la présence de l’Esprit.
Jésus déclare à Ses disciples : « vous me verrez » (v. 19). Christ serait révélé à l’âme rachetée comme l’objet de sa foi, une Personne vivante dans le ciel. C’est Sa présence spirituelle. En Le voyant ainsi les croyants vivraient, ce qui nécessitait Sa mort expiatoire pour qu’ils obtiennent, par la foi, la vie éternelle, une vie nouvelle découlant de la Sienne.
Un autre effet de cette présence de l’Esprit est annoncé par le Seigneur. « En ce jour-là, vous connaîtrez que moi je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous ». C’est la nouvelle position des disciples : être en Christ dans la gloire, et Christ en eux, ce qui implique leur responsabilité de témoins.
Aimer le Seigneur, lui obéir, et recevoir l’enseignement de l’Esprit Saint (v. 21 à 26).
Envisageant la responsabilité de Son disciple, le Seigneur met l’accent sur les communications de la grâce dépendant de sa conduite. Celui qui aime vraiment le Seigneur obéit. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime… il sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui » (v. 21).
Ces bénédictions, accessibles à chaque croyant, dépendent néanmoins de sa marche dans le renoncement à soi-même et la séparation du monde.
Jude, occupé de l’espérance juive, s’arrête à une manifestation extérieure du Messie, alors qu’Il est déjà rejeté de Son peuple. Cette intervention permet au Seigneur de renforcer ses affirmations : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (v. 23).
Les commandements du Seigneur trouvent leur expression dans toute Sa vie, Ses paroles et Ses actes. Il reste le modèle incomparable pour tous ceux qui possèdent Sa vie, par la foi.
Puissions-nous croître dans la connaissance de Sa personne, appréciant la parfaite harmonie de Ses gloires morales.
Rappelons qu’il y a quelque chose de plus intime dans la parole du Seigneur que dans Ses commandements, qui impliquent l’obéissance positive quant aux détails de notre marche. Sa Parole s’adresse à l’intelligence spirituelle qui discerne la volonté du Seigneur pour Lui plaire à tous égards (Col. 1. 9 et 10).
Sa parole est aussi celle du Père (v. 24). Elle déclare tout ce que Jésus est venu révéler de Son Père, de Ses conseils pour le ciel et le monde à venir. L’attachement à Sa parole prépare la demeure du Père et du Fils dans le cœur des disciples.
Dans cet heureux état, l’Esprit Saint envoyé sur la terre au nom de Christ est libre de leur enseigner toutes choses, et de leur rappeler toutes les choses que Jésus leur a dites (v. 26). Il liera leur cœur à Christ dans la gloire, exaltant Sa personne, éveillant leurs affections pour Lui (ch. 14), ouvrant leur bouche en témoignage envers Lui (ch. 15), et les soutenant face à l’opposition du monde (ch. 16).
Le Seigneur marque ici de Son sceau la divine inspiration des évangiles. Le Saint Esprit a composé chaque évangile à partir d’un thème exaltant les gloires de Christ, les auteurs ne s’étant pas bornés à une restitution de leurs souvenirs.
Ainsi Matthieu présente le roi, le Messie promis à Israël, Marc, le serviteur parfait, le prophète, Luc, le Fils de l’homme, et Jean, le Fils de Dieu. Le Saint Esprit est toujours sur la terre et dans le croyant pour l’instruire.
Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix (v. 27).
Jésus a fait la paix par le sang de Sa croix (Col. 1. 20) et la conscience du racheté est rendue parfaite. Tous ceux qui ont la foi en Son œuvre expiatoire, ont la paix avec Dieu. Puis le Seigneur désire les introduire dans la jouissance de Sa propre paix.
Il s’agit de la paix du cœur qu’Il éprouvait en communion constante avec Son Père, étant ici-bas, en dehors de l’abandon de Dieu sur la croix. Il nous donne Sa gloire, Sa paix, Sa joie, tout en continuant à en jouir Lui-même. C’est pourquoi Il ne donne pas comme le fait le monde qui ne possède plus ce qu’il a donné.
Enfin le Seigneur confie à Ses disciples que le vrai amour pour Lui ne peut que se réjouir de Son propre bonheur en allant au Père, comme homme véritable, tout en étant un avec le Père. Il annonce la venue de Satan, chef de ce monde, pour que soit annulée sa puissance à la croix. Son obéissance parfaite au commandement de Son Père jusqu’à la mort est la preuve éternelle de Son amour infini pour Lui et pour Ses chers rachetés.
Si tu appartiens au Seigneur, montres-tu que tu l’aimes en lui obéissant ?
Instructions du Seigneur à ses disciples dans le monde (Jean 15. 1 à 15).
Le Seigneur vient de communiquer de vraies consolations à Ses disciples attristés par l’annonce de Son prochain départ. Après Son œuvre rédemptrice, ils pourront jouir de la communion avec Lui dans la gloire, avec le Père révélé par le Fils, et avec le Saint Esprit envoyé d’auprès du Père. A la fin du chapitre 14 il leur dit : « Levez-vous, partons d’ici » (v. 31). Il va poursuivre Son entretien avec Ses disciples comme étant vus dans le monde où Il allait les laisser.
Du fruit porté pour la gloire du Père (v. 1 à 8).
Le Seigneur se présente à Ses disciples par ces paroles : « Moi, je suis le vrai cep, et mon Père est le cultivateur ». Enseignés par les psaumes et les prophètes, ils pouvaient savoir qu’Israël était un cep transporté d’Égypte (Ps. 80. 8 et 9), une vigne dont l’Éternel avait pris soin (És. 5. 1 à 7), un cep exquis (Jér. 2. 21).
Ayant mis de côté les nations idolâtres, Dieu appela hors d’Égypte Israël, Son peuple, à la suite de la rédemption, et l’introduisit en Canaan pour le combler de Ses faveurs. Placé dans de telles conditions il devait rapporter du fruit en obéissant à la loi donnée par Moïse.
Mais cette vigne ne rapporta que des raisins sauvages, image des fruits que l’homme pécheur produit dans sa mauvaise nature. Il n’y avait rien pour Dieu. Des prophètes se sont alors levés, envoyés par l’Éternel, pour proclamer les jugements de Dieu sur ce peuple, en différentes étapes.
A la croix, par la mort de Christ, Dieu a prononcé le jugement sur l’homme en Adam responsable de ses actes, mais aussi sur Israël dans la chair.
Dès lors Christ est le vrai cep, remplaçant Israël sur la terre. Et les sarments attachés au cep représentent tous ceux qui font profession d’être Ses disciples. C’est pourquoi le Seigneur parle de deux espèces de sarments, évoquant ceux qui ont la vie éternelle révélée par le fruit, et ceux qui ne l’ont pas et sont jetés dehors et brûlés. Ne produisant pas de fruit, ils sont inutiles (Éz. 15. 3 et 4).
Dans son sens spirituel, le fruit est la manifestation de Christ dans le croyant. Alors que Christ a été élevé dans le ciel, Dieu est glorifié lorsque les traits moraux de Christ sont reproduits dans la vie des Siens sur la terre. C’est un privilège pour tout croyant, quel que soit son âge, de refléter les grâces de Christ en Le contemplant dans la gloire (2 Cor. 3. 18). La Parole mentionne les neuf traits du fruit de l’Esprit en Galates 5. 22.
Mais comment ce fruit est-il produit ? Le Seigneur indique différents moyens. Tout d’abord il y a les soins du Père, le divin cultivateur qui nettoie le sarment pour qu’il porte plus de fruit. C’est Sa fidèle discipline pour éliminer ce qui nuit à la manifestation des grâces de Christ. Le but de Dieu est de produire le fruit paisible de la justice en ceux qui lui sont soumis, avec la paix et la sainteté, tout en jouissant de la grâce de Dieu (Héb. 12. 10, 11, 14 et 15).
C’est ainsi qu’à travers des épreuves amères, la souffrance, résultat des circonstances adverses, et le brisement de la volonté propre, du fruit est produit, plus de fruit, beaucoup de fruit, pour la gloire du Père.
De plus le Seigneur ajoute : « vous, vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai dite » (v. 3). Il les avait entretenus de la nécessité d’être nés d’eau et de l’Esprit (3. 5), déclarant aussi : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et sont vie » (6. 63). Par l’opération de la Parole et du Saint Esprit ils étaient en relation vitale avec Jésus, condition essentielle pour porter du fruit.
En lavant les pieds de Ses disciples, Il les avait rendus attentifs au fait que « celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ». Et Il avait précisé à Pierre : « Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi » (13. 10, 8). C’est la purification pratique opérée par la Parole afin de jouir de la communion avec Lui.
Enfin le Seigneur indique un secret pour que la vie de Ses disciples soit féconde : « Demeurez en moi, et moi en vous » (v. 4 et 5). Il ne suffit pas d’être un sarment, c’est-à-dire de porter le nom de chrétien. Seul le fruit prouve l’existence de la vie nouvelle. Bois de peu de valeur, le sarment est léger, poreux, brûlant facilement ; sa seule utilité est de laisser passer la sève pour que du fruit soit produit. Aussi le Seigneur précise-t-il : « séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (v. 5).
Demeurer en Christ, n’est-ce pas l’intime proximité de cœur, une communion continue avec Lui, comme l’objet absorbant les pensées et les affections. Si tel est le cas, les fruits exquis de la vie divine apparaîtront spontanément, quelques traits de ressemblance morale avec le parfait Modèle. Cela suppose une vie de dépendance de Christ. D’un côté le sarment reste attaché au cep nourricier, et de l’autre il laisse circuler la sève abondante alimentant le fruit.
Effets bénis de la communion avec Jésus (v. 9 à 15).
Le vrai disciple de Jésus, vivant dans une communion habituelle avec Lui, va connaître de précieuses bénédictions. S’attachant à Ses paroles, il sera rempli de la connaissance de Sa volonté pour exprimer des prières en accord avec ce que Lui désire, dans l’assurance de leur exaucement (v. 7 et 16). Beaucoup de fruit sera porté pour glorifier le Père (v. 8).
Le Seigneur donne ensuite une condition pour demeurer dans Son amour : c’est de garder Ses commandements, obéir comme Lui à l’égard du Père (v. 9 et 10). Amour et obéissance sont indissociables. Il en résulte alors une joie accomplie, parfaite, pour le disciple comme pour le Seigneur lui-même.
Puis le Seigneur donne un commandement précis : « Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés » (v. 12 et 17). La mesure est élevée puisqu’il s’agit de l’amour du Seigneur, manifesté dans le don de Sa vie pour les siens. Quel renoncement absolu ! (1 Jean 3. 16). Mais comme est précieuse alors la marque de Son approbation pour ceux qu’Il appelle Ses amis ! (v. 14 et 15).
Instructions du Seigneur à Ses disciples dans le monde (Jean 15. 16 à 27).
Mettant de côté le système juif, terrestre, auquel avaient été attachés les disciples, le Seigneur s’applique désormais à les préparer en vue de cette nouvelle compagnie chrétienne dont ils feraient partie, comme le fruit de Ses souffrances et de Sa mort expiatoires.
Laissée pour un temps sur la terre, cette compagnie céleste aurait pour but de Le représenter comme Homme dans la gloire.
Le Seigneur a souligné quelques traits moraux de cette compagnie, composée exclusivement de tous ceux qui sont sauvés par la grâce et par la foi.
Elle est aimée de Christ comme le Père L’a aimé (v. 9 et 10).
Elle possède la joie accomplie de Christ, indépendante des circonstances (v. 11).
L’amour de l’un pour l’autre, selon Son commandement, peut s’exprimer jusqu’à laisser sa vie pour ses amis (v. 12 et 13). Par leur obéissance au Seigneur, de tels disciples sont déclarés être Ses amis, auxquels Il témoigne toute Sa confiance en leur livrant Ses secrets (v. 14 et 15). Ils ont été choisis par Lui pour porter du fruit qui demeure (v. 16) – et parce qu’ils connaissent la volonté du Père, leurs prières au nom du Seigneur sont exaucées.
Quel tableau admirable ! C’est ce que réalisaient les apôtres et ceux qui, au début de l’ère chrétienne, ayant cru, étaient un cœur et une âme (Act. 4. 32).
La haine du monde contre les disciples (v. 18 à 21).
Tout en jouissant de privilèges inestimables, les disciples étaient chargés par le Seigneur d’une mission dans le monde où Il allait les laisser. Il les prévient qu’ils y rencontreraient la haine et la persécution des hommes révoltés contre Dieu.
Le monde, dont Satan est le chef, est un vaste système organisé par l’homme pécheur ayant rejeté Dieu. Très tolérant pour toute fausse religion, il se caractérise par l’éloignement de Dieu et la haine contre Christ. Lors du ministère du Seigneur, il y avait le judaïsme corrompu, et aujourd’hui les croyants rencontrent surtout l’opposition du monde d’une chrétienté également corrompue.
Pourquoi une telle haine ? Le Seigneur avertit Lui-même Ses disciples : « Vous n’êtes pas du monde… moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait » (v. 19). Puis Il donne un autre motif : « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi… Ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom » (v. 20 et 21). Voilà les souffrances auxquelles pouvaient s’attendre ceux qui confesseraient le nom de Jésus.
Les manifestations de la grâce souveraine de Christ déclenchent l’irritation implacable de l’homme religieux, qui pense être agréable à Dieu par ses efforts et ses mérites. Cela ressort tout à fait dans la parabole du fils prodigue envers lequel la miséricorde et la grâce du père excitent toute la haine du fils aîné (Luc 15. 11 à 32). Ne soyons pas surpris si le monde nous hait et nous persécute à cause de notre conduite dans l’amour du prochain et la séparation du mal, et à cause d’un témoignage sans équivoque rendu au Seigneur Jésus, notre Sauveur, comme étant l’Envoyé du Père. « L’esclave n’est pas plus grand que son maître » (v. 20).
Est-ce que nos vies attestent que nous avons été choisis par le Seigneur, hors du monde, de ses attraits, de ses plaisirs et de sa méchanceté ?
Avons-nous honte de confesser ce beau nom ? « Si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui » (2 Tim. 2. 12). Méditons ces passages : Matthieu 5. 10 à 12 ; 1 Pierre 3. 14 à 17 ; 4. 14 et 16 ; 1 Jean 2. 15 et 16 ; Jacques 4. 4 ; Romains 12. 2.
La mise en évidence du péché du monde (v. 22 à 25).
A travers tous les moyens mis en œuvre par Dieu pour produire quelque bien dans l’homme, il s’est avéré que son état est irrémédiablement mauvais (És. 2. 22). L’épreuve ultime de Dieu a été l’envoi dans ce monde de Son « unique Fils bien-aimé » (Marc 12. 6 à 8).
Les paroles et les œuvres du Seigneur ont laissé les hommes, et le peuple juif en particulier, sans excuse pour leur hostilité, leur persécution, ou leur ignorance. « Maintenant ils n’ont pas de prétexte pour leur péché, … ils ont, et vu, et haï et moi et mon Père ». Ainsi une parole écrite dans la loi s’accomplissait : « Ils m’ont haï sans cause » (v. 23 et 24 ; Ps. 35. 11).
C’est au moment où Dieu manifeste Sa grâce parfaite en Christ que l’homme Lui exprime toute son inimitié en crucifiant « le Juste par excellence » (Job 34. 17).
La puissance divine pour rendre témoignage (v. 26 et 27).
Ceux qui composent la compagnie chrétienne paraissent peu nombreux, si faibles et si vulnérables ! Au début, le Seigneur les envoyait comme des agneaux au milieu des loups (Luc 10. 3). Le témoignage pour Christ pourra-t-il se perpétuer dans un tel monde rempli de haine vis-à-vis de Christ et de Son Père ? Le Seigneur affirme que ce sera possiblepar la toute-puissance de l’Esprit de vérité, Personne divine envoyée par le Père, de Sa part, après Sa résurrection et Son exaltation dans le ciel.
Le Seigneur précise : « Celui-là rendra témoignage de moi ». Malgré toute la faiblesse et les défaillances des disciples, l’opposition acharnée du monde, le Saint Esprit rendra témoignage sur la terre – où Il est descendu le jour de la Pentecôte – de la gloire du Fils dans le ciel. Et le Seigneur ajoute : « Vous aussi, vous rendrez témoignage ; parce que dès le commencement vous êtes avec moi ». Ils seront les témoins oculaires de Sa vie ici-bas devant les hommes.
C’est bien ce qu’exprime l’apôtre Jean dans sa première épître (1. 1 à 4). Et les Actes des Apôtres mentionnent ce double témoignage rendu à Christ (5. 32 ; 7. 55, 56 et 52, 53). Il y aura donc un témoignage rendu à Christ tant que les chrétiens seront laissés dans ce monde, car le Saint Esprit demeure avec eux et en eux, dans toute Sa puissance divine.
Jésus envoie le Saint Esprit (Jean 16. 1 à 15).
Au chapitre 13 de l’évangile de Jean, Jésus a lavé les pieds de Ses disciples pour qu’ils jouissent de la communion avec Lui. Au chapitre 14 Il a consolé leurs cœurs, attristés par l’annonce de Son départ. Au chapitre 15, Il ouvre leurs lèvres pour qu’ils Lui rendent témoignage.
Enfin au chapitre 16, l’Esprit de vérité les instruira pour qu’ils ne soient pas découragés par les persécutions inévitables dans le monde qui allait crucifier leur Maître.
L’hostilité du monde religieux (v. 1 à 4).
A la fin du chapitre 15, le Seigneur vient d’avertir Ses disciples qu’ils seront haïs du monde et persécutés à cause de Son Nom. Comme ce serait humiliant si, après s’être engagés comme Ses témoins, ils étaient scandalisés, trouvant à travers leurs combats et leurs souffrances une occasion de chute, en reniant leur foi.
L’exclusion de la synagogue des Juifs, la perspective d’une mort violente sous l’effet d’un fanatisme religieux sont prédites par le Seigneur. Le Juif aussi bien que le chrétien de nom, dans leur orgueil, ne veulent pas accepter la grâce que Dieu offre à tout homme, en reconnaissant Jésus comme Sauveur et Seigneur, auquel est due l’obéissance. Se contentant d’une religion rituelle dont l’homme déchu peut se glorifier, tout en prétendant servir le vrai Dieu, ils refusent la nécessité de la mort de Christ à la croix ; après les trois heures de l’expiation où Il porta l’éternité de notre châtiment.
Combien de chrétiens, confessant Jésus comme leur Sauveur, ont été persécutés et mis à mort par des Juifs, des païens, mais aussi par des chrétiens de nom. Au sein d’un christianisme corrompu, cette parole solennelle du Seigneur s’est souvent réalisée : « Quiconque vous tuera pensera rendre service à Dieu… parce qu’ils n’ont connu ni le Père, ni moi » (v. 2 et 3).
Le départ de Jésus avantageux pour les disciples (v. 5 à 7).
Dès que Jésus leur annonce Son départ, la tristesse envahit le cœur des disciples, car selon la nature ils sont occupés de ce qu’ils vont perdre. Certes, pour le moment, tout était perdu pour Israël à cause du rejet de son Messie. Mais, pour tous ceux qui recevraient Jésus par la foi, quels avantages inestimables seraient leur part après l’œuvre de la rédemption.
Cependant, aucun d’entre les disciples ne songe à lui demander : Où vas-tu ? Aller auprès du Père sera un gain pour leur foi, car le Saint Esprit, divin Consolateur envoyé du ciel par Jésus glorifié, sera ici-bas avec eux et en eux. Il s’emploiera à proclamer le témoignage de Sa gloire céleste, de Son amour envers eux, et à entretenir Ses relations avec eux.
Nous aussi, nous sommes affligés au moment où certaines épreuves nous surviennent, et nous oublions que Dieu, dans Son amour, veut nous faire du bien à la fin.
Témoignage du Saint Esprit envers le monde (v. 8 à 11).
La présence du Saint Esprit ici-bas, après la Pentecôte, entraînera de graves conséquences pour le monde démontré coupable d’incrédulité vis-à-vis de Christ. « Le Saint Esprit convaincra le monde de péché… parce qu’il ne croit pas en moi » (8. 9).
Ce n’est pas ici la conviction qui atteint la conscience individuelle pour vivifier un pécheur. L’Esprit est venu dans le monde pour démontrer son état d’incrédulité dans le rejet de Christ. De la part de Dieu, Il adresse au monde cette question : Qu’as-tu fait de mon Fils ?
Tout pécheur, qui reçoit par la foi Jésus comme Sauveur, est né de Dieu, mais il n’y a point de salut pour le monde qui, comme système, a rejeté Christ. Le Saint Esprit convainc le monde de justice parce que Jésus s’en va à son Père et qu’on ne Le voit plus ici-bas.
Jésus, le Saint et le Juste, a été couvert d’opprobres et condamné comme méritant la mort, aussi bien par la foule que par les autorités religieuses et le pouvoir civil et militaire. Ce fut la suprême injustice ! Le Saint Esprit venu dans ce monde est le témoin que Dieu a reçu dans la gloire l’Homme Christ Jésus. Le monde ne verra plus le Christ en grâce, mais en jugement.
Un troisième témoignage du Saint Esprit, c’est de convaincre le monde de jugement, parce que le chef de ce monde est jugé. A l’instigation de Satan, le monde a mis à mort le Seigneur de gloire. Mais c’est dans la mort de Christ que Satan a perdu son pouvoir (Héb. 2. 14). Sa tête a été brisée (Gen. 3. 15). Après le règne de Christ il sera jeté définitivement dans l’étang de feu et de soufre avec tous ceux qu’il aura entraînés à la perdition éternelle (Apoc. 20. 10 et 15).
Le témoignage du Saint Esprit à l’égard des chrétiens (v. 12 à 15).
Délivrés de ce présent siècle mauvais, les disciples de Jésus seront instruits par le Saint Esprit. Étant présent sur la terre, dans le corps de chaque croyant et dans l’assemblée, Il conduira les rachetés dans toute la vérité (Jean 14. 6 ; 17. 17), les mettant en relation avec un Christ vivant et céleste.
De plus, Il annoncera les choses qui vont arriver (v. 13). Ainsi, tous les livres du Nouveau Testament sont divinement inspirés : les évangiles (14. 26), les Actes (15. 26-27), les épîtres (16. 13) et l’Apocalypse (16. 13, fin).
La fonction de prédilection de l’Esprit sera de glorifier Christ. « Il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce qu’a le Père est à moi » (v. 14 et 15). Il se plaît à déployer devant les yeux de notre cœur les gloires et les richesses insondables de Christ, comme Fils, comme Roi, comme Fils de l’homme, comme « Chef sur toutes choses à l’assemblée » (Éph. 1. 22). Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment, nous est révélé et communiqué par Son Esprit. Puissions-nous réaliser cette heureuse disposition de l’âme :
Fermant l’oreille à tout vain bruit,
En silence mon âme écoute
La douce voix de ton Esprit.
Les dernières paroles de Jésus à Ses disciples (Jean 16. 16 à 33).
Après la promesse de l’envoi du Saint Esprit, Jésus revient à l’instant présent, en évoquant Son départ signifiant Sa mort. Car le Seigneur devait retourner à Son Père pour que Ses chers disciples, laissés dans le monde, puissent profiter du ministère du Saint Esprit. Il prépare leurs cœurs aux changements qui suivraient les grands événements dont Il les entretient.
Tristesse et joie des disciples (v. 16 à 22).
Les disciples ne comprennent pas les paroles du Seigneur, car ils raisonnent : « Nous ne savons ce qu’il dit ». S’en aller, Le revoir ; aller auprès du Père, ces paroles leur paraissent incompréhensibles. Pourtant Jésus leur avait clairement annoncé Son élévation auprès du Père pour leur envoyer le Saint Esprit, et ainsi ils Le reverraient par la foi en entrant dans une communion intime avec Lui (7. 39 ; 14. 18, 19 et 28 ; 16. 7, 13 à 15).
Mais le Seigneur répond à leur besoin d’explications en leur déclarant que leurs cœurs seraient d’abord envahis par la tristesse, puis peu de temps après, remplis de joie. En effet quelle affliction mêlée de pleurs serait la leur, lorsqu’ils perdraient Celui pour qui ils avaient tout abandonné, et ainsi leur espérance juive s’effondrerait. Par contre, le monde se réjouirait de s’être débarrassé du Témoin fidèle à la vérité, aimant mieux les ténèbres que la lumière (3. 19).
Puis en leur disant qu’ils Le reverraient, le Seigneur ajoute : « mais votre tristesse sera changée en joie », de même qu’une femme toute réjouie de mettre un enfant au monde oublie son angoisse au moment de la naissance.
En revoyant le Premier-né d’entre les morts ressuscité et vivant, le cœur des disciples se réjouirait (20. 19) d’une joie permanente que personne ne pourrait leur ravir. Une telle joie est en relation avec la vie qui a triomphé de la mort pour toujours, introduisant la nouvelle création (2 Cor 5. 17). Seuls les disciples revirent Christ, après Sa résurrection.
Bientôt les rachetés ressuscités ou transmués verront le Seigneur de gloire dans le ciel. Dans cette attente les Siens se réjouissent maintenant de Le contempler par la foi, sous l’action du Saint Esprit demeurant en eux (14. 19). « Nous voyons Jésus… couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9).
Le Père Lui-même vous aime (v. 23 à 27).
L’objet du Seigneur est de mettre Ses disciples en relation directe avec Son Père. C’est ce que confirme le message dont Il charge Marie de Magdala le jour de Sa résurrection (20. 17). Il les entretient d’une grâce ineffable qui serait le fruit de l’Esprit en eux : « toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera… demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie ».
Ayant la même vie que Christ et le Saint Esprit, ils partageraient Ses pensées, Ses désirs et pourraient obtenir tout ce qu’ils demanderaient au Père. Faisant appel aux ressources inépuisables de Son Père, ils goûteraient une plénitude de joie dans les réponses divines.
Jusque-là le Seigneur avait présenté Son enseignement à l’aide de paraboles et d’allégories. Mais dès l’apparition du jour nouveau introduit par la résurrection, il leur parlerait ouvertement du Père. Unis au Père dans une relation d’amour, ils pourront formuler directement leurs demandes au Père au nom de Son Fils, avec la certitude d’être exaucés.
Et Jésus précise : « Le Père lui-même vous aime ». Ils sont aimés du Père comme Lui-même. Ils n’ont pas besoin d’un médiateur entre Dieu et eux. Ils pouvaient être assurés de tout l’intérêt de Dieu pour eux. Ils avaient aimé Christ, et avaient cru qu’il était sorti d’auprès de Dieu comme le Messie.
Enfin le Seigneur prononce dans un verset qui pourrait être le résumé de l’évangile de Jean, une déclaration capitale : « Je suis sorti d’auprès du Père, et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde, et je m’en vais au Père ». Ainsi Il affirme Son origine divine, Sa mission dans le monde et Son retour auprès du Père.
Venu du Père qu’Il avait pleinement révélé, Il a accompli l’œuvre de la rédemption pour que Ses disciples, par la foi, possèdent la même relation que Lui. Ayant glorifié son Père sur la terre, Il retournerait auprès de Lui. Ainsi les Siens pourraient comprendre qu’il était avantageux qu’Il s’en aille auprès du Père pour leur envoyer le Consolateur, l’Esprit Saint.
Dernier avertissement et précieux encouragement (v. 29 à 33).
Les disciples ont l’impression de comprendre les paroles ouvertes du Seigneur. Mais comme ils saisissaient peu ce que signifiait Sa mort, et les souffrances qu’Il endurerait pour eux sur la croix !
Tout en croyant, comme le reconnaît Jésus, ils étaient assez inconscients de leur propre faiblesse. C’est pourquoi ils sont avertis qu’ils seraient dispersés chacun chez soi, laissant le Seigneur seul, à l’heure de Son épreuve. Mais Lui se réfugie en Son Père : « Je ne suis pas seul, car le Père est avec moi ». Le Père et le Fils sont ensemble à l’approche du sacrifice de Golgotha.
En les quittant, le Seigneur donne aux Siens une parole de réconfort. Il ne leur promet pas une vie exempte d’épreuves. Que de sujets de trouble aussi bien en eux-mêmes que dans le monde persécuteur ! Mais une certitude leur est donnée au sein même de leur tribulation, ils auraient en Christ une paix parfaite.
Cette parole bienfaisante adressée aux disciples nous concerne aussi : « Ayez bon courage, moi, j’ai vaincu le monde ».
Au cours des trois chapitres précédents, Jésus a préparé Ses disciples à Son prochain départ, à une communion spirituelle avec Lui. Il leur a parlé du Père, et maintenant Il va intercéder pour eux auprès de Lui. Il épanche Son cœur dans le sein du Père au sujet de ceux qu’Il Lui a donnés. Ils sont identifiés avec Lui dans Sa propre position devant le Père et à l’égard du monde. Il considère l’œuvre de la rédemption, base d’une telle bénédiction, comme étant achevée.
Cet entretien sublime est peut-être sans égal dans toutes les Écritures, par son intimité, sa profondeur et sa portée. Le Seigneur y exprime trois désirs essentiels :
– que le Père soit glorifié dans le Fils,
– que Christ soit glorifié dans les Siens encore sur la terre, et enfin
– que Ses rachetés soient glorifiés avec Lui.
Jésus demande d’être glorifié (Jean 17. 1 à 5).
Levant les yeux vers le ciel, et se situant au-delà de Sa mort, le Seigneur évoque l’heure de Sa glorification. Ayant parfaitement glorifié Dieu sur la terre dans l’humiliation, Il désire le glorifier dans la nouvelle position qu’Il va occuper dans le ciel. Aussi formule-t-Il Sa demande à Son Père : « Père glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie ». Il sera l’homme parfait dans la gloire.
Dieu lui avait donné autorité sur toute chair, c’est-à-dire la puissance, avec le droit de l’exercer. C’est ainsi que la gloire de Dieu s’est déployée lors de la résurrection de Lazare. Jésus a fait usage de Sa puissance pour la seule gloire de Dieu.
Certes Il exercera Son autorité en jugement pour établir Son règne (Jean 5. 27). Mais maintenant Il l’emploie pour donner la vie éternelle à ceux que le Père Lui a donnés. Rien ne pourra L’empêcher d’accomplir les conseils divins pour communiquer cette vie à tous ceux qui doivent être sauvés.
Ceux qui possèdent la vie éternelle, ayant cru en l’œuvre de la croix, connaissent le seul vrai Dieu et Son Fils Jésus Christ. Ils jouissent d’une communion intime avec les Personnes divines. Cette vie éternelle, c’est Christ lui-même (1 Jean 5. 20). Par leurs infidélités, ces disciples peuvent perdre la jouissance de la communion avec le Père et avec son Fils, mais pas la relation vitale d’enfants de Dieu.
Seul le Seigneur peut dire : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre ». En Lui Dieu a été manifesté en chair. Dieu a trouvé Son plaisir dans Son Fils bien-aimé, révélant en perfection Sa grâce, Sa lumière, Sa justice, Sa sainteté et Sa vérité. Et sur la croix Il a glorifié Dieu dans tous Ses attributs.
Par anticipation Il déclare : « J’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ». La justice de Dieu est satisfaite vis-à-vis du péché, et Dieu révèle Son amour pour le pécheur.
Maintenant Jésus demande à être glorifié de la gloire éternelle qu’Il possédait comme Fils unique auprès de Son Père avant de venir dans ce monde. Mais désormais, c’est avec Sa gloire de Fils de l’homme, acquise par Son obéissance jusqu’à la mort de la croix, qu’Il S’assiéra à la droite de Dieu dans le ciel.
Les hommes que le Père a donnés à Jésus (v. 6 à 8).
Quels sont ces hommes que Dieu a donnés à Son Fils ? Ils sont tirés du monde où, tout en appartenant au Père, ils étaient privés de toute relation avec Lui. Ils sont appréciés par Christ comme le don du Père. Il leur a révélé le nom du Père, tout ce qu’est le Père. Il les a introduits dans une relation d’amour comme Ses enfants (1 Jean 3. 1).
Le Seigneur se plaît à souligner les traits caractéristiques de cette compagnie. Ils ont gardé la Parole du Père, révélant qui Il est.
Ils ont connu que tout ce que Jésus leur avait donné venait du Père.
Ils ont reçu Ses paroles, les communications divines.
Ils ont connu que Jésus était sorti d’auprès du Père, Lui le Fils de Dieu.
Ils ont cru que c’était le Père qui L’avait envoyé.
Le propos de Dieu était d’avoir des pécheurs sauvés par grâce placés avec Lui dans la même relation que son Fils.
Les demandes de Jésus pour les Siens (v. 9 à 13).
Tout d’abord le Seigneur indique les motifs pour lesquels Il prie au sujet de ceux que le Père Lui a donnés. Ils sont à Toi, et je suis glorifié en eux. Ils n’ont pas cessé d’être au Père, vu que le Père les avait donnés au Fils, dans un intérêt commun ; car ce qui est au Père est au Fils, et ce qui est au Fils est au Père.
Avec quelle grâce insondable le Seigneur affirme qu’Il est glorifié dans les siens laissés dans un monde impie que Lui-même allait quitter ! Comme il importait que le Père prenne soin d’eux pour qu’ils reproduisent les traits de Sa parfaite humanité.
Le Seigneur exprime Sa première demande pour les Siens : « Père saint, garde-les en ton nom ». Laissés dans un monde de corruption et de violence, les disciples de Christ avaient besoin d’être gardés dans la sainteté que la nature de Dieu requiert (1 Pier. 1. 16). Le nom de Dieu ne peut être associé au mal.
Jésus prononce ensuite Sa deuxième requête : « qu’ils soient un comme nous ». C’est l’unité de pensée, de but et d’action des disciples. La mesure en est élevée, puisqu’il s’agit de l’unité du Père avec le Fils dans tout ce qu’Il a pensé et fait.
Seul le Saint Esprit, envoyé par le Seigneur glorifié, pourrait réaliser une telle unité. Quand Il était auprès d’eux, le Seigneur avait protégé Ses disciples dans un monde mauvais, à l’exception de Judas, le fils de perdition, pour que l’Écriture soit accomplie. Mais élevé dans la gloire, Il ne cessera pas de les garder. Ils sont remis aux tendres soins de l’amour du Père, afin qu’ils possèdent la joie accomplie de Christ.
Jésus s’adressant au Père (Jean 17. 14 à 26).
Les disciples et le monde (v. 14 à 19).
Jésus vient d’exposer les relations des disciples avec le Père, quand Il ne serait plus avec eux ici-bas. Maintenant Il évoque leurs rapports avec le monde. En les envoyant dans le monde, Il leur confie la Parole du Père en témoignage, pour Le révéler en grâce, et faire connaître le Père Lui-même et Son Fils.
Leur présence dans le monde mettait en évidence qu’il y avait des hommes en relation avec le Père. Cette parole vivante, c’est Christ, la vérité. Identifiés à Jésus, ils n’étaient pas du monde et le monde les haïssait. Christ, comme l’Étranger céleste, n’avait rien de commun avec le monde.
Placés devant le Père dans la même position que celle du Fils comme Homme sur la terre, les disciples avaient la révélation du nom du Père, le don de la Parole du Père, l’assurance de Ses soins et la joie de Christ, mais aussi l’opprobre de Christ de la part du monde.
Après avoir demandé que les disciples soient gardés dans la sainteté et manifestent l’unité, comme le Père et le Fils sont un, le Seigneur exprime deux autres requêtes.
Il désire qu’ils soient gardés du mal qui règne dans ce monde, dont Satan est le Chef. Une mission leur était confiée dans ce monde, c’est pourquoi Il ne demande pas qu’ils soient ôtés du monde.
Le monde présente un danger permanent pour tout disciple de Jésus appelé à Le représenter ici-bas, ce qui excite la haine de Satan. Le monde est un vaste système organisé par le diable pour satisfaire toutes les convoitises de l’homme naturel. Aussi le Seigneur demande-t-Il : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité… Je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux soient sanctifiés par la vérité ». Il s’agit ici de la sanctification pratique, par laquelle le croyant progresse dans le dépouillement de tout ce qui n’est pas selon Dieu dans les pensées, les habitudes et la marche.
Le Seigneur présente ici deux moyens à cet effet : l’obéissance à la Parole qui est la vérité, et Jésus lui-même comme l’objet du cœur de Ses rachetés qui peuvent Le contempler dans la gloire où, Homme ressuscité, Il allait prendre place. La vérité vivante est en Lui (Éph. 4. 21), car Il révèle le Père.
Mais n’oublions pas qu’en vertu de la foi en l’œuvre de Christ, nous avons en premier lieu, et pour toujours, la sanctification de position devant Dieu, c’est-à-dire une mise à part pour Lui (1 Cor. 1. 30 ; 6. 11 ; Héb. 10. 10).
Jésus fait des demandes pour ceux qui croiront par la parole des disciples (v. 20 et 21)
Maintenant, Jésus prie pour ceux qui croiront en Lui par le témoignage des apôtres qu’Il envoyait dans le monde. A travers les siècles qui se succéderont, Il pense à tous ceux qui constitueront Son assemblée, fruit de Ses souffrances endurées à la croix. A ce propos Il formule de nouveau une requête pour l’unité des Siens composant un cercle plus vaste.
L’Évangile sera annoncé à toutes les nations, à des hommes de toutes conditions. Ceux qui le recevront par la foi posséderont en commun la nature divine, les distinguant du reste de l’humanité. Ils seront tous un comme le Père est dans le Fils et le Fils dans le Père.
Ils auront communion avec le Père et avec le Fils, et les uns avec les autres selon 1 Jean 1. 3 et 7. C’est l’unité de communion de la famille de la foi, qui devait être rendue visible au monde, pour qu’il croie que le Père a envoyé le Fils. Si une réponse trop brève a été donnée à cette prière en Actes 4. 32, nous restons humiliés en pensant aux divisions des chrétiens.
Les saints glorifiés avec Christ (v. 22 à 26).
Enfin, considérant la gloire à venir, le Seigneur demande que les Siens soient glorifiés avec Lui. Il déclare : « La gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée ».
Glorifié sur la terre par Son Fils, Dieu L’a glorifié comme Fils de l’homme (Jean 13. 31). Et c’est cette gloire qui leur est attribuée. En vertu de Son œuvre rédemptrice, ils jouissent d’une même position et des mêmes privilèges que Lui. Ce sera leur part à toujours, réalisant parfaitement cette unité en gloire, comme le Père et le Fils sont un. Christ seul sera vu dans les Siens, de même que le Père a été pleinement manifesté dans le Fils.
Si longtemps divisés sur la terre, les saints seront consommés en un dans la gloire où ils apparaîtront avec Christ durant le règne millénaire.
Alors le monde connaîtra que Celui qu’il a méprisé et haï sur la terre, est l’Envoyé du Père. De plus il verra que les rachetés, quoique ayant été persécutés, sont aimés du Père selon l’amour qu’Il a pour Son Fils.
Mais les saints seront placés dans une sphère de bénédiction bien plus intime dans le ciel, que celle de la gloire du règne millénaire manifestée au monde. Le Seigneur l’affirme par ces paroles. « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire ».
Voilà tout le désir du cœur du Seigneur pour les Siens. Certes, comme Fils, il a une place unique auprès du Père. Il y a un amour et une connaissance du Père qui lui appartiennent exclusivement, dès avant la fondation du monde. Mais les Siens, ayant discerné que le Fils était l’envoyé du Père pour Le faire connaître, auront une part ineffable dans l’intime relation avec le Père et avec le Fils.
Que Christ, Celui que le Père aime, ait toute sa place dans nos affections ! Qu’Il soit visible dès maintenant dans la vie des Siens, c’est là tout Son désir, en attendant que cela soit pleinement réalisé dans la gloire céleste !
Derniers avertissements aux disciples (Mat. 26. 30 à 35 ; Marc 14. 26 à 31 ; Luc 22. 31 à 39, Jean 13. 36 à 38).
Lorsqu’ils sortent de Jérusalem pour aller à la montagne des Oliviers, Jésus annonce à Ses disciples qu’ils seraient tous scandalisés et que Sa mort entraînerait leur dispersion, selon la prophétie de Zacharie : « frappe le berger, et le troupeau sera dispersé » (13. 7).
Dans Son amour immuable le bon Berger avait pris soin de Son petit troupeau. Mais maintenant Il devait mourir, être frappé de Dieu, subissant Son jugement à la place des rachetés, afin qu’ils possèdent la vie en abondance. Dès lors, ces brebis faibles et craintives, voyant le Berger frappé, se disperseraient dans leur désarroi. Cependant, plein de sollicitude pour les Siens, le Seigneur leur fixe un rendez-vous en Galilée lorsque, vainqueur de la mort, Il sera ressuscité.
Seul l’évangile de Luc donne quelques détails particuliers de l’entretien de Jésus avec Pierre. Son caractère naturel portait ce disciple à se confier en la chair, malgré un réel amour pour son maître. Aussi le Seigneur le prévient-il en l’interpellant deux fois par son ancien nom.
Satan a demandé de pouvoir cribler les disciples comme le blé. Par cette image, le Seigneur évoque la nécessité d’une pénible épreuve, pour éliminer la balle, ce qui est vain, et conserver le froment, ce qui est de Dieu. Et le Seigneur ajoute au disciple vulnérable : « Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ».
Si la chute de Pierre, dans son reniement du maître paraissait alors inévitable, à travers les larmes d’une vraie repentance, la restauration serait le résultat de l’intercession du Souverain Sacrificateur. Désormais il pourra fortifier ses frères, jouissant pour lui-même de la parfaite grâce de Christ.
Mais pour le moment, il est plein de confiance en lui-même dans son amour pour le Seigneur : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort ». Son énergie naturelle ne peut lui permettre de résister au moment de la tentation. Et le maître doit lui annoncer son triple reniement avant le chant du coq. Quelle solennelle leçon pour nous !
Dans son amour inlassable, le Seigneur avertit Ses disciples des événements douloureux devant se produire au cours de cette nuit mémorable. Jusque-là ils n’avaient manqué de rien, comme ils doivent le reconnaître, bien qu’ayant été envoyés sans ressources humaines. Le maître avait pourvu à tous leurs besoins et avait gardé ceux que le Père lui avait donnés (Jean 17. 12).
Mais quel changement lors de Son départ, Lui qui allait être compté parmi les iniques et les laisser seuls dans un monde qui L’a crucifié ! Ils devraient assumer eux-mêmes les difficultés du chemin, prévoir leurs provisions et assurer leur protection.
Prenant Ses paroles à la lettre, ils ne discernent pas pour le moment l’esprit de ce qu’il leur disait. Sans leur faire de reproche, le Seigneur termine par ces paroles : « C’est assez ».
L’angoisse de Gethsémané (Mat. 26. 36 à 46 ; Marc 14. 32 à 42 ; Luc 22. 40 à 46).
Traversant le torrent du Cédron, Jésus arrive selon Sa coutume au jardin de Gethsémané de la montagne des Oliviers, et Il y entre avec Ses disciples. Après les avoir invités à s’asseoir, Il leur dit : « Priez afin que vous n’entriez pas en tentation » (Luc 22. 40). Implorer le secours divin en cette heure solennelle était une nécessité pour ceux qui accompagnaient leur maître.
Puis Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, qui avaient été témoins de sa puissance en résurrection (Luc 8. 51) et de Sa gloire de Fils de l’homme lors de Sa transfiguration (Luc 9. 28). Et Il commença à être saisi d’effroi et fort angoissé. Et Il leur dit : « Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez » (Marc 14. 33 et 34).
C’est le moment où Il va donner la preuve suprême de Sa consécration à la volonté du Père. Cette volonté avait toujours fait les délices de l’homme parfait. Et Son âme n’est-elle pas saisie d’effroi en sachant qu’Il allait passer par la mort, salaire du péché ?
Son angoisse infinie n’est-elle pas liée au fardeau du péché qu’Il devra porter en Son corps sur le bois de la croix ?
Et cette profonde tristesse qui étreint Son âme jusqu’à la mort n’est-elle pas en relation avec l’abandon de Son Dieu pendant les trois heures de l’expiation ?
Puis Il s’éloigne des trois disciples encore d’un jet de pierre et se met à genoux, tombant sur Sa face pour prier à trois reprises, comme le soulignent Matthieu et Marc. Luc met l’accent sur la profondeur de la souffrance de Christ par anticipation des heures terribles de la croix.
Satan qui détient le pouvoir de la mort, se présente de nouveau pour empêcher Jésus d’entrer dans sa forteresse. Il veut L’effrayer. Et l’homme parfait ne pouvait désirer boire la coupe de la colère de Dieu contre le péché. Mais dans Son obéissance absolue Il ne pouvait que désirer accomplir toute Sa volonté.
Il exprime ainsi Sa prière : « Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » (Marc 14. 36). En réponse à une telle soumission : « un ange du ciel lui apparut, le fortifiant » (Luc 22. 43). Et Celui qui souffrait ainsi était le Créateur des anges.
« Et étant dans l’angoisse du combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre ».
Luc seul donne ces détails faisant ressortir l’humanité du Seigneur dans l’intensité de Ses souffrances à Gethsémané. S’étant levé de Sa prière, Il vint vers Ses disciples endormis de tristesse – ce qu’il constate les trois fois. Et Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez ».
Il reste seul pour traverser les angoisses de la mort, ici en communion avec Son Père. Soumettant Sa volonté d’homme parfait à la volonté parfaite de Son Père, Il accepte de boire la coupe reçue de Sa main, ce que traduisent ces paroles : « Que ta volonté soit faite ». Jusqu’au bout, les perfections de Jésus brillent d’un éclat incomparable.
N’est-il pas digne que nous nous attachions à Lui, ce cher Sauveur, de tout notre cœur ?
L’arrestation de Jésus (Mat. 26. 47 à 56 ; Marc 14. 43 à 52 ; Luc 22. 47 à 53, Jean 18. 2 à 11).
Trahison de Judas (Mat. 26. 47 à 50 ; Marc 14. 43 à 45 ; Luc 22. 47 et 48 ; Jean 18. 2 et 3).
Sachant ce qui devait Lui arriver, Jésus vient de déclarer à Ses disciples : « Le fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs… voici, celui qui me livre s’est approché ».
Alors que les autres disciples s’étaient endormis de tristesse à Gethsémané, Judas a déployé une activité diabolique pour livrer son maître, moyennant trente pièces d’argent (Luc 22. 3 ; Mat. 26. 15). Le voici à la tête d’une grande foule avec des épées, des bâtons, des lanternes et des flambeaux, de la part des principaux sacrificateurs, des scribes et des anciens. Pour désigner le Seigneur, le traître a choisi un signe convenu avec ses hommes. Il met le comble à sa perfidie. Il s’approche en disant : « Rabbi, Rabbi ! » et lui donne le baiser empressé de l’hypocrite.
Jésus adresse encore à Son disciple deux questions formulées avec grâce et vérité : « Ami, pourquoi es-tu venu ? » (Mat. 26. 50), et « Judas, tu livres le fils de l’homme par un baiser ? » (Luc 22. 48). Mais le cœur du traître dont Satan avait déjà pris possession paraît insensible. Il était trop tard.
Quel solennel avertissement est donné par Judas, « le fils de perdition » ! (Jean 17. 12)
Jésus entre les mains des hommes (Mat. 26. 51 à 56 ; Marc 14. 46 à 52 ; Luc 22. 49 à 54 ; Jean 18. 4 à 11).
Le Seigneur, présenté comme le Fils de Dieu dans l’évangile de Jean, s’avance vers cette compagnie de soldats et les huissiers. Ils sont venus Le chercher, Le connaissant sous le titre méprisé de Nazaréen. Par deux fois Il se présente avec l’autorité divine : « C’est moi ». Sa puissance souveraine accomplit la prophétie du Psaume 27. 2 : « Ils reculèrent et tombèrent par terre ».
Mais Jésus ajoute pour protéger Ses chers disciples : « Si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci ». Dépassant Sa propre souffrance, il veille avec soin sur Ses brebis.
En voyant cette troupe menaçante mettre les mains sur Jésus, ceux qui l’entouraient lui disent : « Seigneur, frapperons-nous de l’épée ? » Et selon son impulsion naturelle, Pierre sort son épée, frappe Malchus, l’esclave du souverain sacrificateur et lui emporte l’oreille. Mais le Seigneur plein de grâce, en guérissant le blessé, reprend Pierre : « Remets l’épée dans son fourreau ».
Il lui révèle aussi que le Père aurait pu mettre à Sa disposition plus de douze légions d’anges. Or un seul ange, en une nuit, a pu détruire cent quatre-vingt-cinq mille hommes (2 Rois 19. 35). Mais avec une parfaite dignité, Jésus accomplit les Écritures qui disent qu’il faut qu’il en arrive ainsi.
Son obéissance par amour et Son entière soumission ne s’expriment-elles pas dans ces paroles : « La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18. 11) Alors tous les disciples Le laissèrent et s’enfuirent comme Il le leur avait annoncé en Jean 16. 32. Devant une telle épreuve ils succombent.
Ensuite Marc seul mentionne le cas d’un jeune homme vêtu d’une toile de fin lin, désirant suivre Jésus. Ne sera-t-il pas traité comme le Seigneur Lui-même ? Au moment où ils le saisissent, cette toile reste entre leurs mains et il leur échappa dans sa nudité. La seule profession chrétienne représentée par le vêtement ne suffit pas pour suivre un Christ rejeté. La foi est nécessaire avec la puissance du Saint Esprit.
Comparution devant Caïphe (Mat. 26. 57 ; 27. 1 ; Marc 14. 53 ; 15. 1 ; Luc 22. 54, 66 à 71 ; Jean 8. 12 ; 14. 19 à 24).
Le Seigneur vient de prononcer ces paroles solennelles à ceux qui Le saisirent et Le lièrent : « C’est ici votre heure et le pouvoir des ténèbres » (Luc 22. 53). Ils l’amenèrent premièrement à Anne, beau-père de Caïphe, souverain sacrificateur cette année-là.
Jésus se présente comme « la brebis muette devant ceux qui la tondent » (És. 53. 7). Il se livre lui-même comme le parfait Serviteur, obéissant jusqu’à la mort de la croix. Dans l’excellence de Sa dignité il comparaît devant Caïphe qui l’interroge sur Ses disciples et Sa doctrine. Sachant que Son rejet entraîne la mise de côté du système judaïque, Jésus s’en réfère à Son ministère public : « J’ai toujours enseigné dans la synagogue, et dans le temple… Pourquoi m’interroges-tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m’ont entendu » (Jean 18. 20 et 21).
Le témoignage rendu et le service accompli étaient terminés. De même dans la chrétienté le temps est proche où l’évangile de la grâce ne sera plus proclamé. Quel sort terrible sera la part de l’âme qui l’aura rejeté !
Pensant que Jésus avait manqué de respect envers le souverain sacrificateur, l’un des huissiers lui donne un soufflet. Aussitôt un appel est adressé à sa conscience : « Si j’ai mal parlé, rends témoignage du mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jean 18. 23). Méprisé et maltraité, Jésus domine moralement tous ceux qui le jugent.
Dans le dessein bien déterminé de le faire mourir, le sanhédrin (conseil et tribunal suprême des Juifs) cherche un motif pour le condamner. Mais l’Homme parfait demeure irréprochable et il ne leur reste plus qu’à trouver « quelque faux témoignage » ayant une apparence de crédibilité. Deux faux témoins se présentent déclarant : « Celui-ci a dit : je puis détruire le temple de Dieu, et en trois jours le bâtir » (Jean 2. 19 à 22). Jésus garde le silence devant cette fausse assertion.
Mais ce qui entraîne la condamnation de Jésus, c’est Son affirmation solennelle devant Caïphe qui vient de l’adjurer de dire s’Il est le Fils de Dieu. De plus, comme Fils de l’Homme assis à la droite de la puissance, Il viendra sur les nuées en gloire (Mat. 26. 63 et 64).
La sentence est prononcée à l’unanimité : « Il mérite la mort ». Alors ces cœurs remplis de haine et de mépris donnent libre cours à leur méchanceté : « Ils lui crachèrent au visage et lui donnèrent des soufflets ; et quelques-uns le frappèrent » (Mat. 26. 67).
Considérons Celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre Lui-même, afin que nous ne soyons pas las, étant découragés dans nos âmes (Héb. 12. 3).
Sommes-nous déterminés à suivre les traces d’un tel Modèle ? (1 Pier. 2. 21 à 23)
Le reniement de Pierre (Mat. 26. 69 à 75 ; Marc 14. 66 à 72 ; Luc 22. 55 à 62 ; Jean 18. 15 à 18, 25 à 27).
Si les quatre évangiles nous entretiennent du triple reniement de Pierre, cela met en évidence tout l’intérêt attaché par le Saint Esprit à ce récit, non pas pour accabler ce cher disciple, mais pour sonder nos cœurs et manifester le caractère trompeur de la chair.
Un jour ou l’autre nous devons apprendre que notre cœur naturel est trompeur par-dessus tout et incurable (Jér. 17. 9), mais aussi comme est grande la bonté du Seigneur dans Ses soins à l’égard des Siens pour les restaurer !
Qu’est-ce qui a conduit Pierre au reniement du Seigneur qu’il aimait ? malgré les avertissements du Seigneur, certains propos ou comportements de Pierre trahissaient la confiance en soi. Si nous ne nous jugeons pas nous-mêmes, Satan sait très bien exploiter nos tendances pour nous faire tomber.
Pierre a été entraîné dans une contestation avec les autres disciples pour savoir lequel serait estimé le plus grand (Luc 22. 24). En contraste, le Maître, humble de cœur, se présente comme Celui qui sert.
Alors que le Seigneur priait instamment en Gethsémané, Pierre, manquant de vigilance, s’était endormi de tristesse. Et le Maître doit lui dire : « Simon, tu dors ? Tu n’as pas pu veiller une heure ? Veillez et priez afin que vous n’entriez pas en tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible » (Marc 14. 37 et 38).
Puis, lorsque Jésus se livre Lui-même, restant muet comme un agneau devant celui qui le tond, Pierre, sous l’effet d’une violence charnelle, tire son épée et frappe Malchus, l’esclave du souverain sacrificateur, lui coupant l’oreille droite. Et Matthieu note que tous les disciples laissèrent Jésus et s’enfuirent (Mat. 26. 56).
Enfin lorsque le Seigneur professe la vérité avec calme et détermination devant Ses ennemis, Pierre Le renie à trois reprises. Outre les insultes et les outrages des hommes méchants qui lui crachent au visage et Le frappent de leurs mains, Jésusdoit éprouver douloureusement, dans Sa sensibilité parfaite, le reniement de Son disciple qu’Il avait déjà prévenu. Satan avait demandé à cribler les disciples comme le blé. La prompte réplique de Pierre avait révélé cette confiance en lui-même : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort » (Luc 22. 33).
Le reniement : « Je ne connais pas cet homme ».
Quand les soldats emmenèrent et conduisirent Jésus dans la maison du souverain sacrificateur, « Pierre suivait de loin » (Luc 22. 54). Jean, qui connaissait le souverain sacrificateur, fut admis dans le palais, mais sortit pour demander à la portière de laisser entrer Pierre. Arrivé dans la cour intérieure, Pierre vit un feu allumé par les esclaves et les huissiers, car il faisait froid ; et il s’assit pour se chauffer avec eux, dans la compagnie des ennemis de Christ.
La portière fut la première à défier Pierre, venant à lui, alors qu’il était assis dehors, dans la cour, devant le feu. Elle le regarda et dit : Et toi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. Et il le nia, disant : Je ne sais ni n’entends ce que tu dis (Marc 14. 66 à 68).
Mal à l’aise dans sa conscience, Pierre sort dehors dans le vestibule au moment où le coq chante, premier avertissement annoncé par le Seigneur (Marc 14. 68).
La seconde fois, c’est encore une servante qui le vit et dit aux autres qui étaient là : « Celui-ci est de ces gens-là » (Marc 14. 69). Et il le nia de nouveau avec serment : « Je ne connais pas cet homme ! » (Mat. 26. 72)
Enfin, environ une heure après, c’est le troisième assaut de l’ennemi dont les instruments sont « ceux qui se trouvaient là ». Ils lancent leur défi au pauvre disciple qui se chauffait avec eux : « Certainement, toi, tu es aussi de ces gens-là ; car aussi ton langage te fait reconnaître ; car aussi tu es Galiléen ».
Et un dernier témoin, parent de Malchus, se présente : « Ne t’ai-je pas vu, moi, dans le jardin avec Jésus ? » ; « Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme ! » (Mat. 26. 73 à 75). Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois. Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comment il lui avait dit : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois.
Brisé dans son cœur, atteint dans sa conscience par le regard attristé du Seigneur, regard de grâce et de vérité, Pierre sort dehors et pleure amèrement. (Marc 14. 72 ; Luc 22. 60 à 62). Il verse les larmes d’une vraie repentance.
C’est le début du travail de la grâce en restauration pour le disciple qui prend conscience de la gravité de son iniquité. L’intercession d’amour du Seigneur a permis que sa foi ne défaille pas. Il est gardé du désespoir qui atteindra Judas. Avec quelle promptitude Jésus ressuscité désire une rencontre personnelle avec Pierre pour lui montrer tout l’intérêt qu’il lui porte (Luc 24. 34), en attendant sa restauration complète en Jean 21.
Nous sommes tous concernés par le reniement de Pierre. Nous ne pouvons pas éviter le contact avec le monde, qu’il s’agisse de l’école, du travail ou de toute autre occasion de rencontre.
Puissions-nous, comme le jeune Daniel, arrêter dans notre cœur de ne pas nous souiller ! Le chemin selon Dieu n’est-il pas de fuir les compagnies mondaines, et les lieux où nous ne pouvons pas rendre témoignage au Seigneur ?
Conscients de notre faiblesse, comptons sur le Seigneur pour ne pas le renier par nos actes, nos paroles ou nos silences. Il veut nous enseigner par Sa Parole et Son Esprit à Lui être fidèles. Lui-même est le témoin fidèle et véritable (Apoc. 3. 14).