LES ENSEIGNEMENTS D’UN GRAND-PÈRE (6)

Probablement que depuis la dernière fois vous avez plus d’une fois repensé à Joseph et que vous vous êtes demandé si ce pauvre Joseph a dû rester encore longtemps en prison avant d’être délivré.

Aujourd’hui, nous lirons le chapitre 41 de la Genèse qui nous apprend comment Dieu est intervenu miraculeusement en sa faveur pour le tirer de cette maison où il était si injustement captif.

Pendant deux longues années il a dû encore attendre le moment voulu de Dieu pour sa délivrance. Deux ans. C’est bien long quand on est dans la souffrance. Pourquoi Dieu a-t-il attendu si longtemps ? C’est qu’Il voulait éprouver la foi de Joseph par ce moyen.

La foi qui compte sur Dieu et qui s’attend à Lui, Lui est précieuse. Lisez, dans la première épître de Pierre, chapitre 1. 6 et 7. Là vous verrez que la foi est plus précieuse que l’or, et que Dieu l’éprouve par divers moyens. Il le fait dans Sa sagesse et le résultat en est glorieux. Ne soyez donc pas surpris ni découragés si vous rencontrez des choses qui semblent vous être absolument contraires, qui viennent à l’encontre de vos désirs et de vos projets, qui vous font souffrir d’une manière ou d’une autre.

Souvenez-vous que rien n’arrive sans la volonté de Dieu, car « qui dit une chose et elle arrive, quand le Seigneur ne l’a pas commandée ? » Cherchez ce passage dans les Lamentations de Jérémie. C’est dans Son amour et dans Sa sagesse que Dieu éprouve ainsi, et Son but est de bénir à la fin.

Joseph en a fait l’heureuse expérience plus tard mais, en attendant, la parole de l’Éternel l’éprouva, nous est-il dit dans le Psaume 105. 19. Il pouvait se dire : Pourquoi toutes ces choses ? Pourquoi le grand échanson n’a-t-il rien fait pour moi ? Que deviennent les songes merveilleux que j’ai eus et que j’ai racontés à mon père et à mes frères ?

Dieu a tout en mains et Il se sert de qui Il veut pour l’accomplissement de Ses desseins d’amour envers les Siens, rien n’est trop difficile pour Lui. C’est le Pharaon lui-même qu’il a employé pour tirer Joseph de la prison.

Au bout de deux ans, ce grand roi eut un songe qui troubla son esprit. C’est Dieu lui-même qui a voulu lui parler par ce moyen. Le Pharaon voulut avoir l’interprétation de son songe, mais nul d’entre les sages et les devins de l’Égypte ne put lui donner la réponse désirée. Toute la sagesse de l’homme est folie lorsqu’il s’agit des choses de Dieu.

Ces circonstances firent rentrer en lui-même le grand échanson, qui se souvint de Joseph et parla de lui au Pharaon. Il lui raconta que Joseph avait interprété son songe et celui du panetier. Le Pharaon envoya et fit sortir Joseph de prison. On lui changea ses vêtements et il vint vers le Pharaon. En peu de temps, quel changement dans sa condition. Le jour précédent il était un pauvre prisonnier oublié de tous, maintenant le voici qui se tient devant un grand roi. Le Seigneur « abaisse et il élève aussi. De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre pour les faire asseoir avec les nobles ; et il leur donne en héritage un trône de gloire ; car les piliers de la terre sont au Seigneur, et sur eux il a posé le monde » (1 Sam. 2. 7 et 8).

Les songes de Joseph allaient avoir leur accomplissement. Ses frères ne pensaient pas, lorsqu’ils vendirent Joseph aux Madianites, qu’ils ne faisaient autre chose que de l’envoyer en Égypte pour qu’il y fût élevé en dignité, et pour qu’eux y descendent afin de se prosterner devant lui. Vous vous souvenez que lorsqu’ils complotaient contre lui pour le faire mourir, ils ont dit : Jetons-le dans une des citernes et nous verrons ce que deviendront ses songes. Le méchant fait une œuvre qui le trompe.

Pour aujourd’hui, je dois m’arrêter, car ce serait trop long si je vous racontais les songes du Pharaon et ce qui est résulté de toute cette scène. Souvenez-vous bien que ce que Dieu dit arrive infailliblement. Sa parole s’accomplira à la lettre. Il peut attendre, Il le fait même dans le but d’éprouver la foi de Ses bien-aimés, mais quoi qu’il en soit, nous savons qu’Il mène tout à bonne fin pour les Siens et qu’aucun de ceux qui se confient en Lui ne sera confus.

Voici donc Joseph hors de prison et devant le Pharaon ; ce dernier lui conte ses songes, et il dit à Joseph : « J’ai songé un songe, et il n’y a personne pour l’interpréter ; et j’ai entendu dire de toi que tu comprends un songe pour l’interpréter. Et Joseph répondit au Pharaon, disant : Cela n’est pas à moi ; Dieu donnera une réponse de paix au Pharaon ».

Vous remarquez l’humilité de Joseph, il ne cherche en aucune manière à se donner de l’importance, bien au contraire, il donne toute gloire à Dieu. Autre chose, il ne craint pas de confesser le nom de son Dieu même devant les grands de ce monde.

N’ayez jamais honte de prononcer le nom du Seigneur Jésus devant les hommes. « Quiconque me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux », a dit le Seigneur Jésus. Cherchez vous-même ce passage, vous le trouverez dans les dix premiers chapitres de l’évangile selon Matthieu.

Vous remarquez aussi que Joseph dit au Pharaon que Dieu lui donnera une réponse de paix. Dieu a un message de paix à l’adresse de tous les hommes. Il est le Dieu de paix. Vous savez que la paix a été faite par le sang de la croix de Son Fils ; c’est pourquoi nous avons à prier pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont haut placés, car « cela est bon et agréable devant notre Dieu Sauveur qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 1 à 4).

Vous voyez que même un enfant peut être employé par le Seigneur dans ce précieux service de la prière en faveur de tous les hommes. Évidemment il ne convient pas à un enfant ou à un jeune homme d’enseigner des personnes âgées, mais par contre, c’est le privilège du plus petit de prier pour tous les hommes.

Vous lirez vous-même le récit des songes du Pharaon ; je ne veux pas vous les raconter ici, ce serait allonger inutilement. Vous remarquez que le Pharaon eut deux songes, qui de fait n’en étaient qu’un seul. Ils annonçaient ce qui allait arriver en Égypte : sept années de grande abondance suivies de sept années de famine ; choses qui eurent lieu exactement comme Joseph l’avait prédit. C’est Dieu seul qui peut faire connaître d’avance ce qui arrivera dans la suite.

Maintenant Il le fait par le moyen de Sa Parole dans laquelle Il nous a donné une pleine révélation de Ses pensées et de Ses voies envers le monde ; Il nous a donné à connaître tout ce qui peut nous être utile. Lisez beaucoup la Parole et vous serez instruits dans toutes Ses pensées.

L’Éternel a parlé au Pharaon par le moyen d’un songe, car à ce moment-là la Parole n’avait pas encore été donnée aux hommes. Bienheureux maintenant celui qui lit, et ceux qui entendent la parole de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites (Apoc. 1. 3).

Si Dieu a fait connaître au Pharaon ce qui allait arriver en Égypte, de même aussi, Il nous fait connaître maintenant ce qui va arriver dans le monde. Vous savez que, depuis la croix de Christ, Dieu fait annoncer à tous les hommes un salut parfait et gratuit pour tous ceux qui croient en Son Fils qui est mort pour sauver des pécheurs. Il ne repousse personne, pas même un brigand qui s’adresse à Lui. C’est le temps de la grâce qui dure depuis bientôt deux mille ans. Il est comme les sept années de l’abondance.

Après cela ce sera le temps du jugement qui, de même que les années de famine, succédera à l’abondance de la grâce que Dieu a si richement répandue sur la terre depuis si longtemps. L’énergie de l’erreur, qui fera que les hommes croiront le mensonge, remplacera la grâce et la vérité qui sont venues par Jésus Christ et dont les hommes n’ont rien voulu. Ce sera un temps plus effrayant que les sept années de famine qui sont venues sur l’Égypte.

Joseph, après avoir annoncé ce qui devait arriver, a conseillé au roi de se chercher un homme intelligent qui rassemble le blé de ces années d’abondance afin qu’il serve de réserve pour les années de famine qui viendraient. Et la chose fut bonne aux yeux du Pharaon et de tous ses serviteurs. Ainsi Joseph a été l’instrument choisi de Dieu pour sauver l’Égypte de la mort. Il est encore ici une image du Sauveur du monde.

C’est lui que le Pharaon établit sur tout le pays d’Égypte afin de recueillir toute cette abondance et c’est entre ses mains que tous les produits de ces bonnes années furent rassemblés. Ce fut aussi lui qui les distribua lorsque la famine vint dans le pays. Il est bien une image de Celui qui est le Sauveur du monde, car il n’y a de salut en aucun autre qu’en lui.

Vous vous souvenez de quelle manière Joseph fut tiré de sa prison et comment il a annoncé ce qui devait arriver à l’Égypte, soit les sept années d’abondance suivies des sept années de famine ? Le Pharaon dit : « Trouverons-nous un homme semblable à celui-ci, en qui est l’esprit des dieux ? » Dieu a ainsi incliné le cœur du grand roi d’Égypte en faveur de ce pauvre prisonnier et s’est servi de lui pour l’accomplissement de Ses conseils envers Joseph. Il l’établit sur sa maison, le revêtit d’une grande autorité, de telle manière que sans lui, nul ne levait la main ou le pied dans tout le pays.

Le Psaume 105 nous dit que le roi l’établit seigneur sur sa maison et gouverneur sur toutes ses possessions, pour lier les princes à son plaisir et, pour rendre sages ses anciens. C’était donc un changement complet dans sa position.

Lui qui avait été méprisé de ses frères, haï et vendu comme esclave, qui avait été mis injustement en prison, le voici élevé en dignité, tellement haut qu’un seul était au-dessus de lui, le Pharaon. Il fut appelé d’un nom merveilleux : Tsaphnath-Pahnéak, ce qui signifie : Révélateur des secrets, sauveur du monde et soutien de la vie. Il est ainsi une belle image de Celui que les hommes ont rejeté, ont mis à mort, et qui maintenant est élevé au plus haut des cieux, Lui le Sauveur du monde.

Le Pharaon revêtit Joseph de byssus et lui mit un collier d’or à son cou. Vous avez sûrement remarqué que plusieurs fois dans les Écritures il est question de collier. On a mis au cou de Daniel un collier d’or (cherchez dans son livre et vous le trouverez facilement).

Ici Joseph reçoit la même distinction. Pensez-vous que ce soit pour satisfaire la vanité d’un prophète ou d’un homme fidèle que Dieu a voulu qu’ils reçoivent cet ornement ? Évidemment non, car, après tout, l’or et l’argent sont des choses périssables.

Le cou, dans l’Écriture, nous parle de soumission à la volonté divine, de l’obéissance à la Parole. Il nous est dit que les principaux d’entre les Thékohites ne plièrent pas leur cou au service du Seigneur (Néh. 3. 5) : ils étaient bien différents d’un Daniel qui avait arrêté dans son cœur qu’il ne se souillerait pas par les mets délicats du roi, ou de Joseph qui a été obéissant à la volonté de son père et à celle de l’Éternel, qui même a souffert à cause de son obéissance.

L’or est l’expression de la justice divine. Or cette justice a voulu que Joseph et Daniel aient ainsi à leur cou un témoignage rendu à leur obéissance, une récompense publique de leur fidélité.

Je me demande si, en entendant parler des gloires de Joseph, vous n’avez pas pensé aux gloires qui l’emportent de beaucoup, d’un plus grand que lui, Celui dont il n’est qu’une image, le Seigneur Jésus, le divin Joseph. Lui a été abaissé et humilié plus que personne ; couronné d’épines, mis au rang des malfaiteurs, il a été mis à mort sur une croix. Dieu L’a haut élevé et Lui a donné un nom au-dessus de tout nom, un nom plus merveilleux que celui qu’on a donné à Joseph.

J’aime à voir, en pensée, Joseph sur son char parcourant le pays d’Égypte ; on criait devant lui : Abrec ! ce qui signifie, qu’on s’agenouille ; et bon gré, mal gré, tous devaient s’agenouiller sur son passage. Cela fait penser à ce jour, qui est proche, où Jésus reviendra dans Sa gloire. Alors « devant Lui se ploiera tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, et toute langue confessera qu’il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 10 et 11). Le psalmiste dépeint cette scène en disant : « Ceins ton épée sur ton côté, homme vaillant, dans ta majesté et ta magnificence, et prospérant dans ta magnificence, mène en avant ton char, à cause de la vérité, de la débonnaireté et de la justice, et ta droite t’enseignera des choses terribles » (Ps. 45. 3 et 4).

Vous réjouissez-vous du jour de Son triomphe ? L’appelez-vous Seigneur et Lui obéissez-vous ? Si vous ne le faites pas maintenant, il faudra le faire plus tard, quand Il viendra comme Juge. Alors, il sera trop tard pour être sauvé, et de Sa bouche qui vous invite aujourd’hui à venir à Lui, vous entendrez votre propre condamnation. Vous vous souviendrez trop tard que votre vieux grand-père vous a avertis maintes fois.

Ce que Joseph avait annoncé arriva et s’accomplit à la lettre, car c’était Dieu Lui-même qui, par le moyen des songes du Pharaon, avait fait connaître ce qui allait arriver en Égypte. Joseph recueillit tout le blé de ces années d’abondance. Il était en quantité comme le sable de la mer ; on cessa même de le compter parce qu’il était sans nombre. Mais si ces années d’abondance eurent lieu, de même aussi les années de famine vinrent après. Ce que Dieu annonce arrive infailliblement et cela aussi bien quand Il parle de grâce que lorsqu’Il annonce des jugements.

Vous savez que, depuis bientôt deux mille ans, Dieu fait proclamer une grâce pleine et entière à quiconque croit au Seigneur Jésus et Le reçoit comme son Sauveur. Il ne met point dehors celui qui vient à Lui et Il ne repousse personne. C’est le temps dans lequel Dieu met à la disposition du coupable les richesses insondables de Sa grâce. Quelle grande abondance ! Elle est le résultat de l’œuvre que Christ a accomplie en mourant sur la croix du Calvaire.

Les années d’abondance ont commencé sitôt que Joseph a été tiré de sa prison et, de la même manière, le temps de la grâce a commencé lorsque le Seigneur Jésus a été ressuscité d’entre les morts et exalté au plus haut des cieux. L’apôtre Paul nous dit qu’il a été envoyé pour annoncer parmi les nations les richesses insondables du Christ (Éph. 3. 8).

Ce temps, de même que le temps d’abondance de l’Égypte, prendra fin. Le Seigneur Lui-même, va venir sur les nuées, pour chercher les Siens et les introduire dans les demeures célestes. Alors, le temps de la grâce aura pris fin pour toujours et le temps du jugement aura commencé. Des événements effrayants se dérouleront sur la terre. Le livre de l’Apocalypse, en particulier, nous en dépeint toute l’horreur. Alors, malheur aux habitants de la terre ! Ce qui est écrit devra s’accomplir.

L’Évangile ne sera plus annoncé, les messagers de la bonne nouvelle, qui parcourent encore la terre, ne seront plus là pour donner une parole de paix à ceux qui cherchent la délivrance. Voici, nous est-il dit, « des jours viennent, dit le Seigneur, l’Éternel, où j’enverrai une famine dans le pays ; non une famine de pain, ni une soif d’eau, mais d’entendre les paroles de l’Éternel. Et ils erreront d’une mer à l’autre, et du nord au levant ; ils courront çà et là pour chercher la parole de l’Éternel, et ils ne la trouveront pas » (Amos 8. 11 et 12).

Maintenant ce sont les serviteurs du Seigneur qui parcourent la terre et la mer pour annoncer l’évangile ; bientôt ceux qui n’en ont pas voulu maintenant courront pour trouver une parole de paix, de salut, mais il n’y en aura plus. Les hommes rendront l’âme de peur à la vue des choses qui arriveront.

Nous sommes à la veille de ces jours effrayants. Le Saint Esprit est encore ici-bas et habite dans les croyants ; quand nous partirons avec Lui, il n’y aura plus d’obstacles à ce que ces temps affreux viennent sur la terre habitée tout entière. Alors se réalisera ce que dit le prophète Ésaïe : « Je ferai qu’un mortel sera plus précieux que l’or fin, et un homme plus que l’or d’Ophir » (ch. 13. 12), tant il restera peu de vivants après ces destructions en masse.

Vous voyez comme il est important d’être prêts et de pouvoir dire, du fond de son cœur : Viens, Seigneur Jésus ! Il est écrit : « Que celui qui entend dise : Viens ! »

J’aimerais vous faire remarquer encore en terminant que, avant les années de la famine, le Pharaon a donné à Joseph une épouse : Asnath, fille de Potiphéra, sacrificateur d’On ; elle lui enfanta deux fils : l’un fut appelé Manassé, ce qui veut dire : Oubli ; l’autre Éphraïm, ce qui veut dire : double fertilité. Car Dieu lui a fait oublier toute sa peine et toute la maison de son père, et Dieu l’a fait fructifier dans le pays de son affliction. Nous avons dans cette femme une image de l’Église qui est l’épouse de Christ et qui Lui a été donnée à la suite de Ses souffrances et de Sa mort. Il oublie pour un moment Son peuple Israël, pour s’attacher à ceux que le Père Lui a donnés, tous Ses rachetés qu’Il aime et qui sont précieux à Son cœur.

Après l’abondance vint la famine qui avait été annoncée par Joseph ; et il y eut famine dans tous les pays ; mais dans tout le pays d’Égypte il y avait du pain. C’était donc une grande bonté de Dieu d’avoir donné à Joseph la révélation des songes du Pharaon et de lui avoir aussi donné la sagesse nécessaire pour la conservation du blé en vue de ces temps de famine.

Quand le peuple avait faim et criait au Pharaon pour du pain, il disait : Allez à Joseph ; faites ce qu’il vous dira. Il était bien le Sauveur du monde et le soutien de la vie. Ici encore, je pense qu’il est à peine nécessaire de vous le dire, il est une image du Seigneur, car c’est à Lui qu’il faut aller pour avoir la vie. Il n’y a. pas d’autre nom sous le ciel qui soit donné aux hommes par lequel il faille être sauvé.

Il fallait obéir à Joseph et faire ce qu’il disait, de même aussi aujourd’hui c’est à Jésus qu’il faut obéir en toutes choses, il est le Seigneur et toute autorité Lui a été donnée dans les cieux et sur la terre. « Que toute la maison d’Israël sache certainement que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié », dit l’apôtre Pierre quand il parle à ceux qui étaient à Jérusalem le jour de la Pentecôte (Act. 2. 36).

Vous connaissez aussi certainement le passage qui se trouve en Romains 10. 9 : « Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé ». Donc, puisqu’il faut le confesser comme Seigneur pour être sauvé, c’est qu’il faut Lui obéir. Je ne saurais trop insister auprès de vous sur l’importance de l’obéissance au Seigneur, car nos cœurs naturels n’aiment pas obéir, puis, dans les jours auxquels nous sommes parvenus, un esprit d’indépendance se manifeste de plus en plus parmi les hommes et surtout dans la jeunesse.

Lisez dans la deuxième épître à Timothée, au commencement du chapitre 3, la description de ce qui caractérise les hommes des jours dans lesquels nous vivons et vous y verrez entre autres mauvaises choses la désobéissance aux parents, car désobéir aux parents, c’est désobéir au Seigneur, puisqu’il a dit : « Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur » (Éph. 6. 1 à 3). J’ai souvent pensé au cantique qui dit :

Oui, le souverain bien-être,

Le vrai bonheur ici-bas,

C’est d’avoir Jésus pour maître,

De le suivre pas à pas.

Puisque Jésus est le Maître, c’est donc à Lui qu’il faut obéir en toutes choses.

Mais revenons à Joseph. De toute la terre on venait à lui en Égypte pour acheter du blé, car la famine sévissait par toute la terre. La famille de Jacob, elle aussi, connut la disette, « et Jacob dit à ses fils : Pourquoi vous regardez-vous les uns les autres ? Voici j’ai appris qu’il y a du blé en Égypte ; descendez-y, et achetez-nous-en là, afin que nous vivions et que nous ne mourions pas ».

Dix des frères de Joseph descendirent pour acheter du blé en Égypte. Ils ne pensaient guère qu’ils allaient vers ce Joseph qu’ils avaient vendu comme esclave, et que c’était lui qui vendrait le blé.

Le moment était arrivé où leurs gerbes sans fruit viendraient se prosterner devant celle de Joseph qui, seule, contenait de la nourriture en abondance. Joseph était gouverneur du pays et vendait le blé à tout le peuple. Les frères de Joseph vinrent et se prosternèrent devant lui la face contre terre. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas. Alors Joseph se souvint des songes qu’il avait songé à leur sujet. Pauvres frères de Joseph ! Ils avaient dit : « Nous verrons ce que deviendront ses songes », et voici que, selon la parole de leur frère, ils se prosternaient devant lui la face contre terre.

Ne méprisez personne et ne laissez pas la haine entrer dans vos cœurs, vous ne savez pas à quoi vous vous exposez en le faisant, ni par quel moyen Dieu vous châtiera. Le Dieu des cieux agit avec une parfaite justice et une parfaite sagesse ; on ne se moque pas de Lui, et ce qu’un homme sème, il le récolte aussi.

Les frères de Joseph, dans leur dureté de cœur, avaient vendu leur frère pour l’Égypte, et voici qu’ils doivent y descendre eux-mêmes et se prosterner devant celui qu’ils avaient traité d’une manière si injuste. Nous verrons dans la prochaine leçon de quelle manière Joseph les a reçus et traités.

Malgré toute la méchanceté qu’ils avaient montrée envers lui, Joseph aimait ses frères, et il leur a donné maintes preuves de son amour. Mais vous savez que l’amour vrai va avec la vérité, ce sont deux choses qui ne peuvent être séparées. Or Joseph voulait savoir quels étaient leurs sentiments et quel était l’état de leurs cœurs et de leurs consciences. Il était nécessaire qu’ils soient amenés à juger leurs fautes, qui étaient nombreuses, et surtout le crime qu’ils avaient commis en vendant leur frère comme un vil esclave. Joseph a agi envers eux avec une parfaite sagesse ; il a fait l’étranger vis-à-vis d’eux. Cela n’aurait été, ni de l’amour, ni de la sagesse de sa part, de les recevoir comme si tout avait été très bien entre eux.

De la même manière, Dieu aime le pécheur, mais pour que celui-ci puisse jouir de Son amour, il faut qu’il reconnaisse sa culpabilité et confesse ses fautes. « Repentez-vous, et croyez à l’évangile », nous est-il dit (Marc 1. 15), et « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).

Ces pauvres frères de Joseph avaient bien peu conscience de leur culpabilité lorsqu’ils disent : Nous sommes d’honnêtes gens. D’honnêtes gens qui avaient vendu leur frère et avaient indignement trompé leur père ! Seule, l’œuvre de Dieu dans un cœur d’homme peut lui faire voir sa misère et l’horreur de son péché. C’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît qui vient éclairer un cœur et une conscience. Souvent, de longs et douloureux exercices sont nécessaires pour qu’un coupable soit amené à reconnaître son péché et à en faire une pleine confession.

Les frères de Joseph ont dû ainsi être exercés et passer par les grandes eaux de l’affliction avant qu’il puisse les faire jouir d’un plein pardon.

Pour commencer, il les fit mettre ensemble sous garde pendant trois jours. Joseph avait été dans la prison en Égypte, ils doivent, eux aussi, connaître quelque chose de la souffrance qu’il a endurée à cause d’eux. Pendant ces trois jours ils ont pu repenser à bien des choses. Plusieurs années s’étaient écoulées depuis qu’ils avaient vendu Joseph, ils pouvaient croire que tout était oublié ; ils n’en avaient plus entendu parler, mais voici que, sous le coup de l’épreuve, ils se disent l’un à l’autre : « Certainement nous sommes coupables à l’égard de notre frère ; car nous avons vu la détresse de son âme quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons pas écouté ; c’est pourquoi cette détresse est venue sur nous ».

N’oubliez jamais cette parole du livre des Proverbes : « Le méchant, ses iniquités le saisiront, et il sera tenu par les cordes de son péché ». Cherchez vous-même le verset, il se trouve dans le chapitre 5 de ce livre ; notez-le soigneusement afin de bien vous en souvenir pendant toute votre vie. Ayez en horreur le mal sous toutes ses formes.

Vous avez sans doute vu une mouche prise dans une toile d’araignée. Pauvre mouche ! Elle a passé étourdiment près de ce dangereux filet tendu par son ennemie. C’est peut-être seulement le bord de son aile qui a frôlé cette toile meurtrière mais, oh ! malheur ! elle est prise, tenue comme par une corde plus puissante qu’elle. La voici incapable de se délivrer. Elle se débat, pensant pouvoir se dégager, il semble que le fil qui la retient est si ténu qu’il finira par se rompre, mais non, elle est captive, tenue comme par une corde dont elle ne peut être délivrée. Puis voici l’araignée elle-même qui vient promptement, se précipite sur la pauvre prisonnière et lui jette un nouveau fil, puis un second et un troisième ; bientôt, liée de toutes parts, elle ne peut plus même faire un mouvement. Hélas ! pauvre imprudente, elle va être dévorée sans pouvoir opposer la moindre résistance, si une main secourable ne vient là promptement pour la délivrer.

Il en est de même du malheureux qui se laisse séduire par le péché : il est tenu par de puissants liens dont il ne peut se dégager. Les frères de Joseph commencent à voir l’horreur de la condition dans laquelle ils se trouvent et Ruben leur dit : « Voici, son sang est redemandé ». Comment se sortir de là ?

Gardez au plus profond de votre cœur les choses que vous avez entendues aujourd’hui.

Les épreuves des frères de Joseph ne faisaient que commencer, et l’œuvre de repentance dont nous avons vu le début lorsqu’ils disaient : « Nous sommes coupables à l’égard de notre frère », devait se continuer jusqu’au plus profond de leur conscience.

Certainement, vous aussi, vous avez des fautes à vous reprocher ; probablement qu’elles ne sont pas aussi graves que celles des frères de Joseph, malgré cela Dieu veut que vous ayez affaire avec Lui au sujet de ces choses, et Il ne vous laissera pas avant que tout soit mis bien en règle avec Lui. S’Il est amour, Il est aussi lumière. Il faut que nous soyons amenés, comme Job, à dire : « Je suis une créature de rien », et : « J’ai horreur de moi ». Vous remarquez qu’il ne dit pas : J’ai horreur de mes fautes, mais bien : horreur de moi. Le travail de conscience est pénible et souvent long, mais il vaut la peine d’y passer.

Souvent j’ai entendu, dans mon jeune âge, de fidèles serviteurs du Seigneur qui disaient : Une conversion vaut ce qu’elle coûte. Ne vous découragez donc pas, si vous ne trouvez pas immédiatement la paix après laquelle vous soupirez, si vous avez des moments de détresse, de désespoir, s’il semble que votre sentier devient de plus en plus obscur, s’il semble que la réponse à vos prières ne vient pas ou se fait attendre, si vous passez par de profonds exercices de conscience, si le fardeau de vos péchés vous écrase sans que vous puissiez vous en délivrer, si vous ne trouvez rien de bon en vous. Ces choses sont comme le labourage de Dieu, il veut que le résultat de tout cela soit pour vous une riche récolte de bénédictions.

Autre chose. Joseph comprenait ce que ses frères disaient, mais eux ne le savaient pas. II y avait entre eux un interprète. Il en est de même quand un coupable gémit sur ses fautes et mène deuil sur elles ; souvent il ne se doute guère que le Seigneur est là tout près de lui, qu’Il entend ses paroles et recueille ses larmes et les inscrit même dans Son livre. La tendresse de Son cœur est plus grande que celle de Joseph qui a pleuré lorsqu’il a entendu ses frères dire qu’ils étaient coupables à son égard.

Lisez dans le livre du prophète Jérémie, chapitre 31, versets 18 à 20. Là vous verrez l’Éternel qui a très bien entendu Éphraïm se lamenter sur ses fautes et lui demandant qu’il le convertisse. Le Seigneur est plein de compassion pour tous ceux qui sentent leur misère et Il ne méprise pas un cœur brisé et humilié.

Maintenant Joseph va renvoyer ses frères vers son père et lui faire parvenir les vivres dont il a besoin, mais il garde Siméon auprès de lui et le fait lier devant leurs yeux. Il avait un but en prenant Siméon plutôt qu’un autre. C’était lui qui, avec Lévi, avait fait mourir les habitants de la ville de Sichem. Ils avaient agi avec tromperie et une indigne violence. « Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! » dit Jacob à la fin de sa vie. Il semble que Siméon avait un cœur particulièrement endurci.

Joseph commande et fait remplir de blé les sacs de ses frères et remettre l’argent de chacun dans son sac. Les voici qui s’en vont. Que de choses ils ont vues dans ce premier voyage en Égypte. Maintenant ils ont dans leurs sacs des provisions pour le chemin, mais, malgré cela, ils étaient bien loin d’être heureux : Siméon n’était plus avec eux, le souvenir de ce qu’ils avaient fait à Joseph pesait sur leurs consciences ; et voici un nouveau sujet de trouble : ils retrouvent l’argent de leur blé à l’ouverture de leurs sacs.

Au lieu de se réjouir de ce témoignage de la bonté de Joseph envers eux, ils sont saisis de peur, et se disent l’un à l’autre : Qu’est-ce que Dieu nous a fait ? Ils ne connaissaient pas encore la grâce de Dieu qui est absolument gratuite. Ils savaient bien qu’ils avaient besoin de Joseph, mais ils voulaient tout payer. Ils n’avaient pas encore appris qu’ils étaient ruinés et sans ressources. L’homme a bien quelque peu conscience de ses besoins, mais jamais il ne veut reconnaître sa ruine absolue. La grâce de Dieu est la chose la plus inconnue à son cœur. Il veut faire, faire, et faire encore. Pourtant il faut venir, comme le dit un petit cantique :

Tel que je suis, sans rien à moi,

Sinon ton sang versé pour moi,

Et ta voix qui m’appelle à toi,

Agneau de Dieu, je viens, je viens.

Ces pauvres frères de Joseph ont encore bien des choses à apprendre ; mais Dieu est fidèle et Il saura bien les conduire au but qu’Il s’est proposé envers eux. Quand Il a commencé une bonne œuvre dans un cœur, Il l’achève à Sa gloire et pour le bonheur de ceux dont Il s’occupe.

Les frères de Joseph donc revinrent vers leur père et lui racontèrent tout ce qui leur était arrivé. Ils lui dirent aussi qu’en retournant en Égypte ils devaient amener avec eux Benjamin, leur plus jeune frère.

De nouveau Jacob est dans la détresse. Pour lui, Joseph n’était plus, puis Siméon était captif en Égypte, et voici que le seul fils qui lui restait de Rachel, sa femme bien-aimée, devait le quitter et faire ce long voyage : si un accident allait lui arriver en chemin ! Pauvre Jacob ! Lui, de même que ses fils, devait avoir affaire avec un Dieu juste et saint, un Dieu qui l’aimait, mais qui voulait l’amener à juger un long passé bien ténébreux. C’était un croyant, et il appréciait vraiment les promesses divines, mais il avait employé des moyens charnels pour obtenir ce qu’il désirait.

Considérez, je vous prie, l’histoire de Jacob ; elle est pleine d’enseignements pratiques dont vous pouvez faire votre profit. Gardez-vous de toute sagesse humaine, sachant qu’elle est folie aux yeux de Dieu et qu’Il prend les sages dans leurs ruses. Faites intervenir le Seigneur dans toutes vos circonstances. Prenez, dès votre jeune âge, la bonne habitude de Le faire intervenir en toutes choses ; parlez-Lui de tout ce qui vous concerne, demandez-Lui directions et sagesse en toutes choses. Ainsi vous éviterez bien des fautes, des peines et des larmes. Lisez souvent les dix premiers versets du chapitre 3 du livre des Proverbes. Vous remarquerez que les choses qui nous sont enseignées dans cette portion des Écritures, sont des choses qu’il ne faut pas oublier.

En somme, ce premier voyage des frères de Joseph en Égypte a eu pour résultat de soulager momentanément Jacob et ses fils de la misère dans laquelle ils se trouvaient, mais il en résulte aussi une aggravation de la détresse qui se trouvait au fond de leur cœur, car on ne peut être que misérable quand on a un fardeau de péché sur ses épaules.

À cela s’ajoutait le souci d’une nouvelle rencontre avec Joseph : qu’adviendrait-il des uns et des autres quand ils retourneraient en Égypte ? Nul ne le savait. Tous devaient ressentir d’une manière plus pénible le mauvais état dans lequel ils se trouvaient et la crainte d’un avenir qui certainement devait leur paraître bien sombre.

Le temps passait, les provisions s’épuisaient et la famine continuait à sévir dans le pays. Hélas ! La délivrance ne viendra-t-elle pas ?

Ce sont les exercices par lesquels passent plus ou moins les personnes dans lesquelles s’opère une œuvre de Dieu, un travail de conscience. Ces personnes ont le sentiment de leurs besoins, et le poids de leurs fautes sur leur conscience. Elles peuvent avoir entendu parler du Sauveur du monde, le divin Joseph, elles pensent qu’il faut Lui apporter au moins quelque chose : de bonnes dispositions, de fermes résolutions, des bonnes œuvres, et d’autres choses semblables. Tant qu’elles sont dans de tels sentiments, elles ne trouveront ni paix ni délivrance.

Souvent le Seigneur, dans Sa miséricorde, leur accorde quelque soulagement momentané, même quelquefois un peu de paix en les faisant penser à Sa bonté, mais cela ne dure pas et il semble que les ténèbres deviennent plus obscures après ce rayon de lumière qui a éclairé leur sentier. De nouveau ce sont des craintes et de la détresse au fond du cœur. Dieu qui est sage ne veut pas donner la délivrance avant que le coupable ait entièrement jugé son être tout entier et en ait fini avec ses ressources et ses bonnes résolutions.

Comme je désire qu’une œuvre profonde de repentance envers Dieu s’opère en chacun de vous, car c’est par ce moyen seulement que vous arriverez à jouir d’une paix durable, et que vous serez rendus capables de glorifier le Seigneur pendant le temps qu’il trouvera bon de vous laisser dans le monde. Je suis profondément pénétré de l’importance de ces choses, et souvent je dois constater combien peu maintenant on voit ce travail de Dieu dans le cœur des jeunes.

Ayez beaucoup affaire avec le Seigneur, demandez-Lui de vous éclairer et de vous bénir. Alors seulement vous pourrez connaître le bonheur qui nous est dépeint dans le Psaume 32. Lisez-le.

Les provisions que les fils de Jacob avaient rapportées de l’Égypte s’épuisaient rapidement. Chaque jour ils pouvaient constater avec angoisse qu’elles diminuaient, et que le jour où il faudrait retourner en Égypte vers Joseph approchait rapidement. Ils connaissaient bien peu sa bonté et son ardent désir de les voir parfaitement heureux. Il en est ainsi de tout homme qui ne connaît pas le Seigneur Jésus, il a peur de Lui et n’ose pas s’approcher de Lui car il pense qu’Il est un homme dur.

Pourtant Il a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes, car mon joug est aisé et mon fardeau est léger » (Mat. 11. 29 et 30).

La famine continuait à peser sur le pays, elle devait durer encore longtemps. La parole de l’Éternel doit nécessairement avoir son accomplissement, et ce que Sa bouche a dit aura lieu, il ne peut en être autrement : les sept années de famine suivront leur cours. Il en est de même aujourd’hui : si Dieu donne un temps de paix et de tranquillité relative dans le monde, il n’en sera pas toujours ainsi, le temps de jugement qui est annoncé va bientôt commencer et rien ne pourra arrêter la main de Dieu quand elle frappera la terre.

Alors, l’Évangile ne sera plus annoncé aux pécheurs ; il sera remplacé par une énergie d’erreur qui fera que les hommes croiront le mensonge. Dans ce temps-là, il n’y aura plus de serviteurs de Dieu pour donner de Sa part une parole de paix et de salut pour les âmes angoissées et dans la détresse. Les puissances des cieux seront ébranlées ; les nations s’élèveront les unes contre les autres et les hommes rendront l’âme de peur à la vue des événements qui se dérouleront sur la terre.

Vous remarquez que déjà maintenant les nations font de grands préparatifs pour la guerre, qu’en sera-t-il quand toutes ces armes serviront et que la paix sera ôtée de la terre ? C’est encore aujourd’hui le jour du salut, et Dieu veut que tous les hommes viennent à la connaissance de la vérité. Celui qui croit au Seigneur Jésus est mis à l’abri du jugement, et cela pour toujours. Il n’a rien à redouter de la colère qui vient sur la terre habitée tout entière.

Je vois que je m’écarte de l’histoire de Joseph et de ses frères, mais il est bon que je vous avertisse de ce qui va venir, car le temps presse. Voici les vivres qui sont épuisées. Il n’y a plus qu’une seule ressource : retourner vers Joseph. C’est ce que dit Jacob à ses fils : « Retournez et apportez un peu de vivres ». Pourquoi donc ont-ils tardé si longtemps ?

Pourquoi aussi, aujourd’hui, rester dans le besoin et la misère quand on sait qu’il y a des ressources infinies dans Un plus puissant que Joseph, Jésus Lui-même ? Il délivre et sauve les plus misérables pécheurs. On peut aller à Lui quelle que soit sa misère. Jamais personne n’a regretté de s’être adressé à Lui, mais nombreux sont ceux qui regrettent d’avoir tardé aussi longtemps pour venir lui confesser leur misère. Je vois que je me suis un peu allongé et je ne pourrais pas, dans ce moment, vous raconter le voyage des frères de Joseph. Ce sera pour notre prochaine leçon si le Seigneur Jésus n’est pas venu chercher ceux qui L’attendent.

Voici donc les fils de Jacob qui sont à bout de ressources et, dans cette extrémité, ils se décident à retourner vers Joseph, mais cela ne va pas tout seul, et bien des difficultés se présentent devant eux. Premièrement, il faut faire un long voyage ; puis Joseph les a traités durement une première fois ; qu’en sera-t-il cette fois ? Leur mauvaise conscience leur reproche aussi bien des fautes. Hélas ! Quand on est dans la détresse, bien des choses, oubliées souvent depuis longtemps, nous reviennent en mémoire.

Et puis, il faut que leur plus jeune frère descende avec eux en Égypte, et jamais il n’a quitté son père, et ce père l’aime. Consentira-t-il jamais à se séparer de lui ? Les dangers du voyage sont là, il pourrait rencontrer des choses pénibles et douloureuses ; le cœur du vieux père saigne en y pensant ; consentira-t-il à se séparer de son fils ?

Pourtant, c’est une question de vie ou de mort pour les uns et pour les autres. Toutes ces choses nous font nécessairement penser à ce qui devait se passer dans le cœur du Père quand Il a dû envoyer dans un monde méchant Son Fils unique et bien-aimé, monde dans lequel Il a dû souffrir la contradiction de la part des pécheurs contre Lui-même et mourir sur la croix du Calvaire.

Vous remarquez que, dans l’Ancien Testament, aussi bien que dans le Nouveau, le Saint Esprit nous parle de l’excellence de la Personne du Seigneur Jésus et de la valeur inestimable de Son œuvre en notre faveur. Lorsque vous lisez la Parole de Dieu, cherchez-y avant tout les choses qui Le concernent. Il a dit : « Sondez les Écritures, ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39).

Jacob, après bien des luttes, se décide à envoyer Benjamin. En le faisant, il dit : « Et moi, si je suis privé d’enfants, j’en serai privé ». Quelle parole dans la bouche d’un père ! Sa volonté était entièrement brisée ; c’était précisément là où Dieu voulait l’amener. C’est dans ce but qu’Il a permis toutes les épreuves et les disciplines qu’il a dû traverser. Notre propre volonté va toujours à l’encontre des pensées de Dieu, et c’est elle qui nous prive de la jouissance des bénédictions que Dieu se plaît à répandre richement sur nous.

Le Seigneur Jésus, divin modèle, a dit, en entrant dans le monde : « Voici, je viens, il est écrit de moi dans le rouleau du livre, pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10. 7). Malgré toute la souffrance qui a été Sa part dans le monde, Il a été bienheureux, car Il avait mis sa confiance en l’Éternel et ne s’était pas tourné vers les orgueilleux et ceux qui se détournent vers le mensonge (Ps. 40. 4). Il n’avait pas d’autre volonté que celle de Dieu et Il se confiait pleinement en Lui pour toutes choses. En toutes choses prenez-Le pour modèle. Plusieurs hommes ont glorifié Dieu dans leur vie : des Abraham, des Joseph et d’autres, mais ce ne sont pas eux que nous avons à imiter et à suivre, le Seigneur Jésus est le seul et unique parfait modèle, le seul que nous pouvons suivre sans crainte.

Voici donc les frères de Joseph qui se remettent en route pour aller une seconde fois en Égypte. Certainement ils espèrent que tout ira bien pour eux pendant ce voyage. On pourrait dire qu’ils ont pris toutes les précautions possibles pour que tout aille bien pour eux. Dans leurs mains ils ont de l’argent en double ; ils peuvent donc tout payer.

Malheureusement ils n’ont pas encore appris la grande leçon qu’ils auraient dû savoir : qu’avec Joseph, de même qu’avec Dieu, tout est gratuit, Il faut venir à Lui sans argent et sans aucun prix. L’un et l’autre ne demandent rien, ils donnent ! et même avec abondance. Ces pauvres fils de Jacob auraient dû l’apprendre quand ils ont retrouvé leur argent dans leurs sacs. Mais le cœur de l’homme a une peine infinie à s’élever à la hauteur des pensées de Dieu. N’apportez jamais à Dieu autre chose que votre misère et l’excellence de la Personne du Seigneur Jésus.

Israël, leur père, leur avait aussi préparé un présent pour Joseph, pensant ainsi les rendre agréables à cet homme dont ils avaient une certaine crainte, et qui pourtant ne leur voulait que du bien. Il était en cela une image de personnes très nombreuses qui croient se rendre agréables à Dieu en faisant de bonnes œuvres, et beaucoup de choses qui paraissent excellentes à leurs propres yeux, mais qui, de fait, ne font que manifester combien peu elles connaissent leur ruine et la sainteté de Dieu.

Avec tout cela, les frères ont Benjamin avec eux, comme Joseph le leur avait ordonné. Ainsi, tout était bien en ordre extérieurement. Ils se lèvent, descendent en Égypte et se tiennent devant Joseph. Celui-ci les reçoit bien, et même les fait conduire dans sa maison pour manger avec lui à midi. C’était un témoignage d’une faveur toute spéciale, car Joseph était un grand seigneur et un homme très haut placé en Égypte.

Avez-vous pensé qu’un plus grand Seigneur que Joseph vous invite à venir dans Sa maison et à y jouir des délices qu’on trouve dans une telle demeure ? Le Seigneur Jésus, le Roi de gloire, a une maison sur la terre ; Il demeure au milieu des deux ou trois que Son nom a assemblés dans divers endroits ici-bas. Il est là au milieu d’eux. C’est là Sa demeure, c’est là qu’Il vient pour être avec les Siens, et là qu’Il les bénit.

Je suis persuadé que le plus grand nombre d’entre vous ont le privilège de pouvoir assister au rassemblement des enfants de Dieu, d’entendre les prières qui montent devant Lui et d’unir vos voix aux chants de louanges de Ses rachetés. Vous avez vu là des personnes de condition bien différentes. Vous êtes-vous demandé pourquoi elles se rencontraient ainsi ? Eh bien ! c’est simplement parce que le Seigneur leur a promis qu’Il serait au milieu d’eux.

C’est là Sa maison sur la terre comme autrefois Il avait une maison à Jérusalem, maison qui a été détruite à cause de l’infidélité de Son peuple. Il est évident que nous ne Le voyons pas de nos yeux corporels, mais Il est présent et, malgré tout, l’œil de la foi Le contemple. Ceux qui sont là présents jouissent de Sa personne et sont conduits par Lui dans le chant de la louange et dans tout le service qui s’accomplit. Cela vaut mieux encore que le festin que les frères de Joseph mangèrent dans sa maison.

Malgré tous les témoignages de la bonté de Joseph, ses frères ont peur quand on les mène dans sa maison. Cela provenait de deux causes : la première, de leur mauvaise conscience. C’est toujours ce qui a lieu quand on n’a pas confessé ses fautes. La seconde, c’est parce qu’ils ne connaissaient pas encore l’amour de Joseph pour eux.

Il en est de même de tout homme qui n’a pas dit comme le psalmiste : « Je confesserai mes transgressions à l’Éternel », et tant qu’on ne connaît pas l’amour du Seigneur Jésus, qu’on n’en jouit pas dans son âme. Dans cet état, on ne peut qu’être dans l’inquiétude et dans l’anxiété, même en présence des témoignages de la bonté de Dieu. Il faut être vrai et droit devant Lui. Il est amour, mais Il est aussi lumière ; or dans la lumière on ne peut rien cacher.

Je pense que vous avez lu le chapitre 43 de notre livre de la Genèse qui nous raconte quel fut ce repas de Joseph avec ses frères. Plusieurs choses devaient leur paraître étranges. Dans ce repas il y avait trois tables : une pour Joseph, une pour ses frères et une pour les Égyptiens qui étaient aussi à ce repas. Joseph ne pouvait pas encore les faire asseoir à la même table que lui. Il leur témoignait sa bonté en les invitant à manger avec lui, mais il ne pouvait pas encore être en pleine communion avec eux, ni se faire connaître à eux, car il y avait encore des choses en eux qui n’étaient pas pleinement jugées.

Ils avaient bien dit entre eux : « Certainement nous sommes coupables à l’égard de notre frère ; car nous avons vu la détresse de son âme quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons pas écouté ; c’est pourquoi cette détresse est venue sur nous ». Mais ils n’avaient pas fait une pleine confession de leurs fautes, et bien des choses ténébreuses obscurcissaient leurs cœurs. Ils n’étaient donc pas encore en état de recevoir un plein pardon.

Malgré cela, Joseph ne les met pas au même rang que les Égyptiens. Malgré tout, il y avait une grande différence entre ses frères et des Égyptiens qui sont une image des gens du monde. De fait, Joseph, dans ce repas, était seul à table, mais une chose devait passablement les mettre mal à l’aise et les troubler. C’est qu’il les avait fait mettre à table selon leur âge, le premier selon son droit d’aînesse et le plus jeune selon sa jeunesse. Il devait donc les connaître. Tout cela devait paraît étrange aux fils de Jacob, et bien des pourquoi devaient monter dans leurs cœurs.

L’homme stupide ne connaît pas les pensées de Dieu, il ne peut s’élever à leur hauteur. Et tant qu’il n’a pas été scellé du Saint Esprit, tout ce qui est du Seigneur lui paraît étrange, mystérieux, incompréhensible. L’ennemi de l’homme a obscurci son entendement et les choses qui sont de l’Esprit de Dieu lui sont folie et mystère. Il faut que le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, vienne faire briller Sa lumière dans les cœurs : alors tout est clair, simple, lumineux, merveilleux.

Pauvres fils de Jacob ! Que de questions embarrassantes devaient les troubler pendant ce repas. Malgré cela, ils mangent, boivent et font bonne chère. Près de Joseph, malgré tout, on oublie sa misère et la famine qui est dans le pays. Chez lui il y a une grande abondance, de même que près du divin Joseph, le Seigneur Jésus.

Il commande de remplir les sacs de ses frères autant qu’ils en peuvent porter, et il les renvoie au matin. Les voici tous ensemble, avec Siméon et Benjamin, qui prennent le chemin de la maison ; probablement qu’ils sont pleins de joie ; car il semble que leur voyage a prospéré au-delà de toute espérance Ils avaient fait tout ce que Joseph leur avait ordonné et il les avait reçus favorablement , ils pouvaient remonter vers leur père en pleine paix.

Cette scène nous fait penser à bien des personnes qui, sous l’empire de la détresse de leur âme, viennent pour écouter la Parole de Dieu, la bonne nouvelle de l’évangile et qui, ayant entendu parler de l’amour de Dieu et du don de Son Fils, s’en retournent toutes joyeuses, croyant qu’elles sont vraiment converties, et pourtant elles n’ont jamais confessé leurs fautes au Seigneur et n’ont jamais vu la grandeur de leur misère dans la lumière de la présence de Dieu. Ces personnes sont comme les semences qui ont reçu la Parole sur le roc où il n’y a pas une terre profonde.

Il faudra passer par de nouvelles détresses plus grandes que les premières et traverser des angoisses plus grandes que celles qu’ils ont éprouvées jusqu’à ce jour : un nouveau labourage de Dieu est nécessaire avant que la Parole puisse porter du fruit à maturité. Mais Dieu est fidèle. Il ne laisse pas une œuvre qu’Il a commencée sans la mener à bonne fin.

Si les frères de Joseph avaient vraiment écouté ses paroles, ils auraient compris que d’autres choses devaient encore se passer. Lorsqu’il voit son plus jeune frère, il lui dit : « Dieu te fasse grâce, mon fils ». Que voulaient dire ces paroles ? C’est ce que nous verrons dans notre prochaine leçon.

D’après La Bonne Nouvelle 1939

UNE ARMÉE INVISIBLE

Jésus dit : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » Matthieu 28. 20.

« Ne crains pas, moi je t’aiderai » Ésaïe 41. 13.

UNE ARMÉE INVISIBLE

Lire 2 Rois 6. 8 à 23

Une armée qui dispose d’un bon service de renseignements a un avantage décisif sur ses adversaires. Il y a bien longtemps, le roi de Syrie en a fait l’expérience. Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi son ennemi, le roi d’Israël, réussissait à anticiper tous ses mouvements stratégiques. Y aurait-il un traître parmi ses officiers ? Mais l’un de ses serviteurs lui dit : « Personne, ô roi, mon seigneur ! Mais Élisée, le prophète qui est en Israël, déclare au roi d’Israël les paroles que tu dis dans ta chambre à coucher » (v. 12). Afin de neutraliser cet informateur gênant, le roi de Syrie vient assiéger la ville de Dothan où se trouve le prophète Élisée.

Quelle frayeur ressent le jeune serviteur du prophète lorsqu’il s’aperçoit que la ville est encerclée par l’armée ennemie ! Élisée, au contraire, reste calme. Son regard d’homme de Dieu était dirigé vers la grande force de l’armée céleste. Il dit à son serviteur : « Ne crains pas », et il demande à Dieu d’ouvrir les yeux de ce serviteur afin qu’il voie, lui aussi, ce qui les protégeait des Syriens : « et voici la montagne était pleine de chevaux et de chars de feu autour d’Élisée ». Ils étaient envoyés par Dieu, et c’était des anges !

Dans combien de circonstances devons-nous avoir les yeux de notre foi bien ouverts pour distinguer les soins du Seigneur et les moyens par lesquels Il nous protège ! Au moment du danger, écoutons Sa voix qui nous dit : « Ne crains pas, car je suis avec toi » (Gen. 26. 24). Quand nous ne savons pas quelle décision prendre, Son Esprit, qui habite en nous qui avons cru en Jésus, peut nous guider. Quand les difficultés nous pressent, apprenons à discerner la présence du Seigneur, à rechercher Ses pensées et à nous laisser pénétrer de Sa bonté. Et n’oublions jamais de Le remercier et de Le louer pour les bonnes choses qu’Il nous donne, les privilèges qu’Il nous accorde, et Ses merveilleuses délivrances.

D’après « Il buon seme » octobre 2023

RIEN N’EST CACHÉ

« Il n’existe aucune créature qui soit cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire » Hébreux 4. 13.

« Dieu jugera par Jésus Christ les secrets des hommes, selon mon évangile » Romains 2. 16.

RIEN N’EST CACHÉ

Aucun d’entre nous ne supporterait que tout notre voisinage sache ce que nous faisons, disons ou pensons dans le cours d’une seule journée. Quelle honte si nos pires secrets étaient révélés et propagés au grand jour ! Cependant, tout ce qui se passe en nous, et quoi que nous disions ou fassions, tout est connu de Dieu.

Ce qu’Il pense de nous-mêmes devrait nous préoccuper beaucoup plus que ce que pensent de nous nos voisins et tous ceux qui sont comme nous. Un jour vient où nous devrons rendre compte de tous les détails de l’existence que Dieu nous a accordée.

La connaissance parfaite que Dieu a de toutes choses remplissait d’inquiétude le cœur de l’auteur du Psaume 139 : « Où irai-je loin de ton Esprit ? et où fuirai-je loin de ta face ? » (Ps. 139. 7)

Une telle anxiété, cependant, peut être changée en une joie incomparable. Ce sera le cas si l’on prend conscience que l’on est un pécheur, qu’on le reconnaît et qu’on le confesse sincèrement devant Dieu. Nous sommes alors d’accord avec Lui et nous prenons la place qui nous convient : celle d’une personne coupable. Dieu peut alors se révéler comme le Dieu de toute grâce et de pardon, le Dieu Sauveur.

Le croyant peut dire alors : « Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu !… Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ; éprouve-moi et connais mes pensées… et conduis-moi dans la voie éternelle » (Ps. 139. 17, 23 et 24).

À partir de là, il peut avancer sur le chemin de la vie, un pas après l’autre, avec l’aide de Dieu.

D’après « The Good Seed » septembre 2023

LES ENSEIGNEMENTS D’UN GRAND-PÈRE (5)

Le séjour à Sichem n’a pas été profitable à Jacob ni à sa famille, bien au contraire. Au lieu d’y passer seulement, comme je vous l’ai dit dans notre précédente leçon, il s’y est établi, il a acheté un champ, il y a dressé sa tente et même bâti un autel au Dieu d’Israël, le Dieu de son père. En apparence, tout allait bien : il était riche, il avait des troupeaux, il possédait des terres, il adore le Dieu qu’adorait son père, mais dans tout cela il ne jouissait pas de la communion avec Dieu, et Dieu ne pouvait pas le bénir ni le faire jouir de Sa faveur.

Le chapitre 34 de la Genèse nous fait le récit de choses profondément tristes qui se sont passées pendant que Jacob était établi dans ce lieu où il n’aurait dû être qu’un étranger et un voyageur. Sa fille Dina sortit pour voir les filles du pays. La voici dans le monde.

Hélas ! Le monde est trompeur et méchant, Satan en est le prince. Oh ! N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Ne jetez jamais un regard de convoitise sur les choses que le monde vous offre, et surtout, ne vous associez jamais avec le monde, que ce soit sous une forme ou sous une autre, pas même avec le monde religieux.

Je pourrais vous raconter de bien tristes histoires qui se sont passées dans beaucoup de familles de chrétiens parce que les enfants ont voulu aller voir ce qui se passait dans le monde. Croyez que je vous aime et que je veux votre bien en vous avertissant ainsi. Dina en a fait l’amère expérience.

Un mal en engendre un autre, et voici Siméon et Lévi, les frères de Dina qui, furieux de l’outrage fait à leur sœur, usent de violence et de ruse. Ils deviennent des meurtriers et attirent sur eux la malédiction de leur père. Lisez à ce sujet dans le chapitre 49 de la Genèse les v. 5 à 7.

Enfin, Jacob doit s’enfuir d’un lieu où il n’aurait jamais dû s’arrêter. Il s’en va chassé par la peur et y abandonne le champ qu’il avait acheté à prix d’argent. Qu’a-t-il donc récolté à Sichem ? De la honte, de la crainte et de la frayeur.

Le voici qui reprend son voyage et, malgré tout, la main de Dieu est sur lui pour le protéger ; il met la frayeur sur les villes qui l’entourent et on ne le poursuit pas. Mais quel déshonneur la famille de Jacob a jeté sur le nom du Dieu d’Abraham et d’Israël dans les lieux où il a voulu séjourner. A quoi servait la belle profession religieuse qu’il avait faite en dressant un autel à Sichem ?

Nous ne pouvons que déshonorer le nom du Seigneur si notre conduite n’est pas en rapport avec la sainteté du Dieu que nous professons servir. Souvenez-vous sans cesse que c’est votre manière d’être et de faire qui seule peut être en témoignage autour de vous. A quoi servirait, par exemple, de distribuer des traités, de parler de Jésus, si votre conduite ne glorifie pas le Seigneur ? Il vaut mieux montrer sa foi par ses œuvres que par des paroles.

Aujourd’hui vous lirez le chapitre 35 de notre livre de la Genèse. La première chose sur laquelle je veux attirer votre attention, c’est sur la fidélité invariable de Dieu envers son pauvre serviteur Jacob. Malgré toutes ses fautes, malgré les choses pénibles et humiliantes qui se sont passées à Sichem, le Dieu plein de bonté s’occupe de lui pour son bien.

Nous aurions pensé que Dieu aurait dit : Maintenant, que Jacob aille seul un bout de chemin et qu’il récolte un peu les conséquences de sa folie… Non ! « Lève-toi, monte à Béthel, et habite là », lui dit-il.

Vous vous souvenez sans doute de Béthel dont le nom veut dire : « Maison de Dieu ». Il y avait donc en ce moment-là une maison où l’on pouvait rencontrer l’Éternel, un lieu où Il habitait. C’était là qu’Il s’était révélé à Jacob lorsqu’il s’enfuyait de devant Ésaü, son frère. Je pense que vous n’avez pas oublié ce que je vous ai dit au sujet de l’échelle de Jacob au chapitre 28 de notre livre. Béthel est souvent mentionné dans l’Ancien Testament. Chaque fois que vous en trouvez le nom en lisant les Écritures, pensez à ce que ce nom signifie. Cela vous aidera à comprendre l’enseignement que Dieu veut vous donner dans ce passage.

Dieu a voulu habiter au milieu des hommes, il prend Son plaisir en eux et Il veut les bénir. Lorsque le peuple d’Israël a été délivré de l’Égypte et introduit dans le désert, l’Éternel a donné des ordres à Son peuple afin qu’il lui construise un tabernacle. Il voulait ainsi habiter au milieu d’eux. Les chapitres 25 à 40 du livre de l’Exode nous donnent les ordonnances concernant le tabernacle : il était merveilleux !

Une fois entré dans le pays de la promesse, Salomon a bâti un temple magnifique et la gloire de l’Éternel l’a rempli. Lisez le livre des Psaumes et notez les passages où il est question de cette maison et des bénédictions qui s’y rattachent, et qui sont la part de ceux qui sont dans cette maison. Vous verrez comme elles sont grandes.

Lisez beaucoup la Parole de Dieu, elle est remplie de merveilles !

Dans le Nouveau Testament nous trouvons aussi une maison de Dieu, un lieu où Dieu habite et où nous pouvons jouir de Sa présence et des bénédictions qui sont dans Son sanctuaire. Ce n’est pas une maison matérielle comme celle que Salomon a bâtie, mais une maison spirituelle composée de pierres vivantes. Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus sont les pierres vivantes de ce glorieux édifice. Ils sont unis les uns aux autres par le Saint Esprit, et lorsque deux ou trois, et naturellement aussi un plus grand nombre, sont assemblés au nom de Jésus, Il est là au milieu d’eux. Lisez quelques passages à ce sujet : Matthieu 18. 19 à 20, puis 1 Corinthiens 14. 23 à 25, dans 1 Pierre aussi, chapitre 2. 5 et 6. Vous trouverez des enseignements concernant cette maison. Il y en a aussi beaucoup d’autres que vous trouverez au fur et à mesure que vous lirez les épîtres.

Il y a bien des choses que je ne puis vous enseigner dans ce moment concernant cette maison, cela prendrait trop de temps et il y en a plusieurs que vous auriez encore de la peine à comprendre, mais soyez bien pénétrés de cette pensée que l’assemblée est la maison de Dieu sur la terre, et que là où deux ou trois sont assemblés au nom de Jésus, Il est là au milieu d’eux et là, par son Saint Esprit, Il bénit, réjouit et console ceux qui viennent chercher Sa présence.

J’aimerais aussi que vous lisiez les trois premiers versets du chapitre 5 du livre de l’Écclésiaste. Vous verrez là qu’il y a donc une maison de Dieu sur la terre, ou si vous aimez mieux, sous le soleil, comme nous le dit ce livre. Il est dit de s’approcher pour entendre. Qu’entend-on dans une telle maison, si ce n’est la voix de Dieu Lui-même ? Nous comprenons que nous devons nous approcher avec un saint respect, conscients de la grandeur de Dieu, nous qui sommes de pauvres mortels, pécheurs et coupables.

Jacob, en allant à Béthel, a compris qu’il devait purifier sa maison de tout ce qui était incompatible avec la sainteté de Dieu. C’est pourquoi il a dit : « Ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et purifiez-vous, et changez vos vêtements ». Souvent il arrive qu’il y a dans notre vie ou dans nos maisons bien des choses qui sont peu en harmonie avec la gloire de Dieu. Nous avons à les juger, à les confesser et à nous en débarrasser si nous voulons jouir de la bénédiction du Seigneur.

Mais, je vois que je m’allonge beaucoup aujourd’hui. Il faut que je m’arrête et nous reviendrons sur ce chapitre la prochaine fois.

Nous avons laissé Jacob à Béthel, la maison de Dieu, dans le pays de Canaan, où il est monté et tout le peuple qui était avec lui. Là il bâtit un autel au Dieu qui s’était révélé à lui ; il est ainsi devenu un adorateur. C’est le glorieux privilège de tous les rachetés de pouvoir adorer Dieu dans la mesure où Il s’est révélé à leurs âmes.

Jacob connaissait le Dieu qui s’était révélé à Abraham comme le Dieu Fort tout-puissant ; nous, maintenant, nous connaissons le Dieu qui s’est révélé à nous dans la Personne de Son Fils sous le nom de Père. C’est Lui que nous pouvons adorer en esprit et en vérité.

J’aime à penser que le plus grand nombre d’entre vous connaissent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur ; mais permettez-moi .de vous demander si vous avez pensé que, en vous amenant à lui, Dieu a voulu faire de vous des adorateurs ? Il veut que tous ceux qui sont à Lui accomplissent ce précieux service dans Sa sainte présence. L’adorer, c’est L’aimer par-dessus toutes choses, c’est Lui témoigner sa reconnaissance par des actions de grâces et le chant de Ses louanges. C’est Lui parler de Son Fils bien-aimé, de ce qu’Il a fait, de Son amour et de Sa grâce, rappeler Son œuvre à la croix, Ses souffrances et Sa résurrection glorieuse. Si nous faisons cela, Dieu est glorifié et Son cœur est réjoui.

Jacob à Béthel pouvait rappeler à l’Éternel comment Il s’était révélé à lui lorsqu’il s’enfuyait de devant son frère, comment Il lui avait fait de précieuses promesses, comment Il avait pris soin de lui pendant son long séjour chez Laban, comment Il l’avait comblé de richesses et ramené dans le pays de la promesse.

N’avez-vous rien à dire au Seigneur pour tous les bienfaits dont Dieu vous a comblés dès votre enfance ? N’avez-vous pas à Le bénir pour le don du Seigneur Jésus et pour la glorieuse espérance d’être bientôt pour toujours avec Lui dans le ciel même ? Ne pouvez-vous pas vous réjouir de ce que ce divin Sauveur a glorifié Dieu sur la terre et a accompli le plus grand des sacrifices pour nous délivrer de notre misère et pour glorifier Dieu, là où nous l’avions déshonoré de tant de manières ?

Pendant que Jacob séjournait à Béthel, Débora, la nourrice de sa mère, meurt et il faut l’enterrer sous un chêne, en pleurant. Vous vous souvenez que Rebecca, lorsqu’elle a quitté sa famille pour aller à la rencontre d’Isaac, a pris sa nourrice avec elle (Gen. 24. 59). Jacob, qui avait cette femme avec lui dans ce moment, est dépouillé de ce dernier souvenir de sa mère ; une mère qu’il ne devait plus revoir ici-bas. Il y avait bien de quoi pleurer.

Ici-bas les choses les plus précieuses nous sont reprises les unes après les autres. Ce que nous aimons doit tôt ou tard nous être retiré, et c’est ainsi, dépouillés d’une chose puis d’une autre, que nous avançons dans la vie. Mais il est un Ami fidèle, plus attaché qu’un frère, qui nous reste et qui ne fait jamais défaut. Il demeure le même lorsque tout passe, et Il suffit à tout en toutes circonstances : c’est Jésus. Puissiez-vous l’avoir pour l’Objet suprême de vos cœurs.

Ce chapitre 35 du livre de la Genèse contient de telles richesses que nous nous en occuperons encore aujourd’hui.

Vous vous souvenez que nous avons laissé Jacob enterrant la nourrice de sa mère, Débora, sous un chêne dont le nom fut appelé Allon-Bacuth, ce qui veut dire : Chêne des pleurs. Souvent, après une épreuve, Dieu répand sur nous de nouvelles bénédictions ; du reste s’Il éprouve, Son but est toujours de nous bénir.

Or, voici Dieu qui apparaît de nouveau à Jacob et qui le bénit. Il lui rappelle que son nom ne sera plus Jacob, mais Israël, ce qui veut dire : prince de Dieu. Quelle grâce de lui avoir ainsi changé son nom, faisant pour ainsi dire disparaître ce qu’il avait été autrefois, un supplanteur, de telle manière qu’on ne voyait plus rien de ce que la grâce de Dieu avait produit en lui. Dieu est un Dieu de grâce, Il se plaît à bénir ceux qui reconnaissent devant Lui leur culpabilité. Vous savez que la grâce n’est que pour les coupables ; confessez-Lui donc vos fautes et demandez-Lui toutes les choses dont vous avez besoin. En venant ainsi à Lui, jamais vous ne serez confus. Peut-être qu’Il vous fera attendre la réponse à vos prières afin d’éprouver votre foi et afin de voir si vous savez vous confier pleinement en Lui, mais ne doutez jamais de Sa fidélité.

L’Éternel renouvelle les promesses qu’Il a faites à Jacob, Il lui en fait encore d’autres et Il lui annonce que des rois sortiraient de lui. Vous savez que David, Salomon et d’autres grands rois sont des descendants de Jacob, mais le plus glorieux de tous est sans conteste le Seigneur Jésus, le Roi de gloire qui a bien voulu naître de Marie qui était de la postérité de Jacob, par le roi David.

De nouveau Jacob érige une stèle, un monument qui rappelle ce qui s’est passé dans ce lieu. Son cœur devait être bienheureux en pensant à tout ce que Dieu avait fait pour lui et à tout ce qu’il avait vu et entendu à Béthel. Il part de là et continue son chemin ; mais voici une nouvelle épreuve plus douloureuse que la première, c’est Rachel, son épouse chérie, qui meurt à Bethléhem. Elle lui laisse un fils qui sera pour lui un souvenir précieux de cette femme qu’il a aimée et pour laquelle il a été serviteur pendant sept ans. Il doit enterrer Rachel sur le chemin d’Éphrath.

Vous lirez dans le prophète Michée, ch. 5. 2, ce qui nous est dit d’Éphrath. Vous lirez aussi le commencement du chapitre 2 de l’évangile selon Matthieu et vous verrez que c’est là que le Seigneur est né, chose qui a été annoncée par le prophète plus de sept cents ans à l’avance. Comment donc les incrédules lisent-ils les Écritures ? Qui peut dire à l’avance ce qui doit arriver si ce n’est Dieu seul ?

Rachel, en mourant, appelle son fils Ben-Oni, ce qui veut dire : « fils de ma peine » ; mais la foi de Jacob dans ce moment s’élève au-dessus des choses visibles et l’appelle : Benjamin, « fils de ma droite ». Nous pouvons dans toute cette scène distinguer des rayons de la gloire de Christ : si Sa venue a été un grand sujet de souffrance pour la nation juive, et cela à cause de leur incrédulité, nous savons par contre que Jésus est le Fils de la droite du Père et que par Lui tous Ses conseils auront leur plein accomplissement.

A la fin de sa vie Jacob rappelle ce qui s’est passé dans ce moment-là (ch. 48. 7). C’est une douleur qui l’a accompagné pendant le reste de sa vie ; une blessure qui ne s’est jamais cicatrisée. Que de choses pénibles nous portons souvent avec nous pendant notre voyage ici-bas. Dieu se sert de toutes ces choses pour notre profit et pour nous amener à prendre conscience que le bonheur n’est pas ici-bas, mais bien là-haut, dans la maison du Père.

Pour finir Jacob arrive à Mamré, à Kiriath-Arba où était son père. Il le retrouve vivant, après un si long temps d’absence. Ce devait être une bienheureuse rencontre, mais ici-bas rien ne dure ; son père meurt et il doit l’enterrer.

Souvenez-vous que tout passe dans ce monde et que, tôt ou tard, vos parents vous seront repris si le Seigneur tarde encore. Dans ce jour-là, que Dieu veuille que vous n’ayez pas le regret d’avoir causé du chagrin à ces parents qui ont pris soin de vous dans votre enfance.

Vous remarquez que dans ce chapitre nous n’avons pas moins de quatre enterrements : Le premier au v. 4 où Jacob enterre les idoles, le second au v. 8 où il enterre Débora, le troisième au v. 7 où il enterre Rachel, enfin le quatrième au v. 29 où il enterre son père. Que d’enseignements dans ce chapitre ! Soyez bien certains qu’il en contient encore beaucoup d’autres que nous n’avons pas su voir. La Parole de Dieu est infinie.

En continuant la lecture de notre livre de la Genèse, nous arrivons au chapitre 36 que nous considérerons un peu aujourd’hui. Peut-être que plus d’un d’entre vous va dire : « Mais, ce chapitre ne contient guère que des noms, quel profit retirerions-nous de sa lecture ? » C’est vrai, il y a beaucoup de noms, mais puisque Dieu s’est donné la peine de nous écrire ce chapitre, le moins que nous pouvons faire est de nous donner la peine de le lire, et de le lire avec attention. J’ajouterai même que souvent j’ai pensé que les enfants et les jeunes gens devraient le lire fréquemment, il est rempli d’instructions pour eux.

Nous avons donc laissé Ésaü et Jacob enterrant leur père. Maintenant nous allons voir ce que firent ces deux frères une fois qu’ils sont laissés à eux-mêmes. Ils vont montrer le véritable état de leurs âmes et quelles sont les relations qu’ils ont avec Dieu. Jusqu’à ce jour ils peuvent peut-être avoir marché sur les traces d’Isaac ou, par égard pour lui, avoir agi comme lui ; maintenant que vont-ils faire ?

Notre chapitre commence par ces mots : « Et ce sont ici les générations d’Ésaü », de même que le v. 2 du chapitre suivant nous dit : « Et ce sont ici les générations de Jacob ».

Donc, dans notre chapitre, Dieu va nous faire connaître ce qu’ont été les générations d’Ésaü, qui est Édom.

Pourquoi Dieu nous rappelle-t-il ici que le nom d’Ésaü a été changé en celui d’Édom ? Vous vous souvenez que ce nom lui a été donné après le marché qu’il a fait avec Jacob, lorsque, pour un plat de lentilles, il a vendu son droit de premier-né. Ce nom rappelle donc qu’il était un profane et que les promesses divines n’avaient pas de prix pour son cœur.

Hélas ! ce chapitre qui est devant nos yeux nous le montre tout du long. Ce n’est pas dans un moment de défaillance qu’il a montré ce qu’il était en vendant son droit de premier-né, mais toute sa vie en a été la manifestation. Ici nous voyons qu’il prend ses femmes d’entre les filles de Canaan. Ce que son père Abraham avait dit à propos des filles des Cananéens n’avait pas de sens pour lui (ch. 24. 3). Par ses mariages, il montre qu’il ne possédait pas la foi de ses pères.

Maintenant, il va plus loin dans le chemin de l’incrédulité et il prend ses femmes, et ses fils, et ses filles, et toutes les personnes de sa maison, et ses troupeaux, et tout son bétail et tout le bien qu’il avait acquis dans le pays de Canaan, et s’en va loin de son frère, loin du pays de la promesse, loin de la terre que l’Éternel avait donnée à Abraham et à sa postérité. Pour Ésaü, le bon pays que l’Éternel avait choisi pour Son peuple ne valait pas mieux que la montagne de Séhir.

Pauvre Ésaü ! Il ne comprenait rien aux choses qui sont du domaine de la foi. Pour lui, le présent seul avait de l’importance ; il était le même que lorsque, pour un seul mets, il avait vendu son droit de premier-né.

Il pouvait alléguer de bonnes raisons pour agir ainsi : ses troupeaux étaient nombreux, ceux de son frère aussi ; il semblait même faire preuve de désintéressement en s’en allant ainsi, mais le fond de tout cela était simplement de l’incrédulité. C’est, pourquoi il nous est dit : « Et Ésaü habita dans la montagne de Séhir : Ésaü, c’est Édom (un profane).

Là, dans ce pays, il a prospéré, et sa famille aussi. Ses fils, qui étaient nombreux, sont tous devenus des chefs ainsi que vous le voyez dans les versets 15 à 19. Il est de nouveau répété : « Ésaü, c’est Édom ». Triste refrain, comme une complainte sur Ésaü et sur sa famille.

Dans ce pays de Séhir on trouve des sources chaudes. Elles ne désaltèrent guère, bien loin de ressembler aux eaux de Siloé qui coulent dans le pays de la promesse. Des sources chaudes ! On peut mourir de soif auprès de sources pareilles.

Dans ce pays aussi, on a régné avant qu’il y eut un roi sur Israël. Là on règne et là on meurt. Nous lisons : « Et il mourut et un autre régna à sa place, et il mourut, et un autre régna à sa place ». C’est là ce qu’ont trouvé Ésaü et sa postérité : c’est là la part qu’ils ont eue. Ils sont bien loin d’avoir confessé qu’ils étaient étrangers et forains sur la terre et qu’ils attendaient la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur. Ils n’ont pas eu une tente et un autel, comme Abraham, qui est mort dans la foi et qui régnera avec Christ. Nous ne voyons ni Ésaü, ni aucun des siens enterrés dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté des fils de Heth.

Vous voyez que ce chapitre contient plus d’un enseignement important. Que voulez-vous choisir pour vous-même : les choses présentes qui passent ou une part avec un Christ rejeté et, dans l’avenir, la gloire éternelle avec Lui ? C’est une question importante entre toutes ; il y va de votre bonheur éternel. Les choses qui se voient : troupeaux, richesses, honneurs ne sont que pour un temps, mais les choses qui ne se voient pas : Christ et Sa gloire, sont éternelles.

Maintenant nous arrivons à l’histoire de Joseph, récit merveilleux que, sans doute, plus d’un d’entre vous a lu avec intérêt. Puissions-nous recevoir ensemble beaucoup de joie et de bénédiction par la lecture de la fin de ce livre de la Genèse qui nous fait connaître ce fils bien-aimé de Jacob, et par ce moyen nous amène à mieux connaître le Seigneur Jésus ; le divin Joseph, car toutes les Écritures nous parlent de Lui.

Le Seigneur, étant sur la terre, a dit : « Sondez les Écritures, ce sont elles qui vous parlent de moi ». Essayez donc de lire cette histoire de Joseph en mettant le nom de Jésus à la place du nom de Joseph, et vous verrez comment ce récit deviendra merveilleux, et comment, par ce moyen, vous apprendrez à connaître bien des choses concernant ce divin Sauveur.

C’est donc le chapitre 37 qui commence ce récit au v. 2. Le premier verset nous dit que Jacob habita dans le pays de Canaan où son père avait séjourné. Ceci est en contraste avec ce que nous avons vu dans le chapitre précédent où Ésaü est allé habiter dans la montagne de Séhir. Malgré toutes ses fautes, Jacob appréciait les promesses divines ; elles avaient du prix pour son cœur, et le pays de la promesse valait mieux pour lui que toute autre partie du monde entier. Lorsqu’il était à Charan chez Laban, son désir était de revenir dans le pays de ses pères. Il montre sa foi aux promesses divines en agissant ainsi.

Maintenant, au v. 2, ainsi que nous venons de le voir, commence le récit de la vie de Joseph : « Ce sont ici les générations de Jacob : Joseph, etc. » Je pense que si je vous avais demandé de mentionner les générations de Jacob, vous auriez certainement commencé en mentionnant Ruben, Siméon, Lévi, Juda, etc., et vous auriez terminé en mentionnant les deux plus jeunes, Joseph et Benjamin. Dieu nous parle d’une tout autre manière. Pour Lui, il n’y a ici qu’un seul des fils de Jacob qui compte comme génération : c’est Joseph, car il est un type de Christ.

Au milieu de la multitude d’hommes qui ont été sur la terre, il y en a un seul qui compte devant Lui, un seul dans lequel Il a trouvé toute Sa satisfaction, tout Son bon plaisir : c’est Jésus ! Lui seul a glorifié Dieu sur la terre, sur Lui le ciel s’est ouvert lorsque le Père a fait entendre Sa voix, disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 3. 17).

J’aimerais que vous vous réjouissiez en pensant à ce fait, qu’il y a eu un Homme qui a glorifié Dieu sur la terre. L’évangile nous fait connaître Sa personne et toute l’excellence de cette vie qui a commencé dans la crèche de Bethléhem et qui s’est terminée sur la croix du Calvaire. Dans Sa vie et dans Sa mort Il a toujours fait les choses qui étaient agréables à Dieu : c’était comme un parfum précieux et de bonne odeur qui montait continuellement vers le ciel.

Joseph ici, au v. 2, nous est présenté comme paissant le menu bétail. Certainement, en lisant ce verset, vous avez pensé au bon Berger, le souverain Pasteur dont nous parle souvent la Parole. Vous connaissez le Psaume 23, le ch. 10 de Jean et d’autres portions des Écritures qui nous parlent de Lui.

J’aime à penser que tous vous pouvez dire : Le Seigneur est mon Berger. Il ne faut pas dire : Il est notre Berger. C’est trop général ; il nous faut quelque chose de plus positif, de plus sûr, de plus personnel. Il est mon Berger ! Que c’est précieux ! Si peut-être parmi les lecteurs de la « Bonne Nouvelle » il y a un enfant qui ne puisse pas dire avec certitude qu’il est une brebis du bon Berger, je l’engagerais à lire avec attention dans l’évangile de Luc les v. 4 à 7 du chapitre 15. Là nous entendons le Seigneur qui nous parle de Ses brebis. Vous remarquerez qu’il nous est dit une seule chose de sa brebis : c’est qu’elle était perdue.

En considérant la chose, nous pouvons savoir si nous sommes une de ses brebis. Avons-nous, un jour dans notre vie, dit : Je suis perdu ? Il est évident que c’est une découverte effrayante lorsque nous apprenons que nous sommes perdus. Cela remplit le cœur de frayeur ; mais quelle joie lorsque nous apprenons que le bon Berger est précisément venu chercher cette brebis parce qu’elle était perdue !

Il n’y a pas de bonheur comparable à celui-ci. Qui peut dépeindre le bonheur que l’on éprouve en sachant que l’on est sur les épaules du bon Berger, Lui qui nous porte, bien joyeux, jusque dans la maison du Père ?

Vous voyez ainsi que dès les premiers mots du récit de la vie de Joseph, le Saint Esprit veut nous occuper de la Personne du Seigneur Jésus. Nous Le voyons comme au travers des ombres de l’Ancien Testament. Mais lorsque nous arrivons dans le Nouveau Testament, ces ombres fuient et nous pouvons Le contempler dans toute Sa gloire.

Avant de continuer l’histoire de Joseph, je dois attirer votre attention sur la conduite des fils de Bilha et de Zilpa, les frères de Joseph : ils avaient une mauvaise renommée. Leur conduite jetait du déshonneur sur le nom de l’Éternel que Jacob invoquait.

Il arrive souvent que les enfants des chrétiens se conduisent plus mal même que les enfants qui n’ont pas le privilège d’entendre parler du Seigneur dans leur maison. Soyez bien pénétrés de la pensée que votre manière d’être, de faire, que vos paroles et vos actions peuvent être en bénédiction, ou aussi des pierres d’achoppement pour les personnes qui vous voient et vous entendent. « Même un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure et si elle est droite » (Prov. 20. 11).

Joseph rapporta ces choses à leur père. Évidemment il ne le fit pas dans un esprit de critique ou de supériorité vis-à-vis de ses frères, mais il souffrait de voir leur conduite. Ce n’est pas bien de cacher le mal pour favoriser ceux qui le font. L’amour ne peut pas supporter ce qui n’est pas bien, surtout chez ceux que l’on aime.

Cela nous fait penser au divin Joseph, Lui le saint et le juste ; II était dans un monde méchant. Ainsi qu’il est écrit : « Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui, et le monde ne l’a pas connu. Il vint chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu ». Il a été haï de Son peuple Israël, malgré toute Sa bonté envers eux. Israël était loin de Dieu, malgré toutes ses prétentions religieuses et il nous est dit que le nom de Dieu est blasphémé à cause d’eux (Rom. 3. 24). Lorsque le Seigneur est venu au milieu de Son peuple, il n’y a trouvé que des transgresseurs de la loi.

Israël aimait Joseph plus que tous ses fils. Nous voyons ici un des rayons merveilleux de la gloire du Seigneur Jésus. Jésus est le Fils bien-aimé de Son Père. Nous sommes incapables de connaître la satisfaction, le bon plaisir que le Père a trouvé dans le Fils de Son amour, Celui qui a toujours fait les choses qui Lui plaisent.

Nous lisons dans Jean 3. 35 : « Le Père aime le fils ». Vous êtes-vous demandé pourquoi Il nous le dit ? C’est afin que nous aussi nous L’aimions et que nous trouvions nos délices et notre joie en Lui. Notre communion est avec le Père, est-il dit en 1 Jean 1. 3, ou, si vous comprenez plus facilement, nous avons une part en commun avec le Père ; et quelle est cette part sinon son Fils lui-même ? Dieu nous l’a donné. Vous réjouissez-vous en Lui chaque jour ?

Nous pouvons bien L’aimer, car c’est Lui qui nous a aimés le premier. Dans Son grand amour, Il est descendu sur la terre pour nous sauver par Ses souffrances et par Sa mort, cette mort qu’Il a endurée sur le mont Calvaire.

Jacob a revêtu Joseph d’une tunique bigarrée, ou si vous préférez, d’une tunique de diverses couleurs. Cette tunique devait être fort belle puisque c’était son père qui la lui avait faite : elle était un témoignage de tout son amour pour lui. Elle nous fait penser aux gloires variées de la Personne du Seigneur. Combien ces gloires sont diverses : Il est le Roi de gloire, le Messie d’Israël, l’Homme parfait, l’Homme des conseils éternels de Dieu, Celui qui doit régner sur tout l’univers, Il est le Fils unique et bien-aimé du Père, Il est le parfait Serviteur…

Je n’en mentionne que quelques-unes, vous pouvez vous-même regarder tous les titres glorieux qui lui sont donnés dans les Écritures. Tout, dans Sa personne adorable est amour, grandeur et beauté, chantons-nous quelquefois.

Voyez vous-même dans le chapitre 28 du livre de l’Exode la description des vêtements de gloire et de beauté d’Aaron, le grand souverain sacrificateur. Tout ce que nous connaissons de plus beau et de plus précieux était employé dans la confection de ces vêtements précieux qui nous parlent, eux aussi, des gloires de notre divin Seigneur.

Les frères de Joseph virent que leur père l’aimait plus que tous ses frères et ils le haïssaient et ne pouvaient lui parler paisiblement. De même, les Juifs qui haïssaient le Seigneur Jésus L’entendant lorsqu’Il leur parlait de Son Père, prirent des pierres pour Le lapider.

Mais nous ne faisons que commencer l’histoire de Joseph. Vous voyez que, dès le début, nous pouvons y voir quelque chose du Seigneur Jésus, car Lui est le vrai, le divin Joseph, Celui que le Père aime de toute éternité. Lisez ce récit et notez d’avance ce qui vous semble parler de Jésus, et vous verrez si vos notes sont justes et si elles correspondent avec ce que je vous dirai de Lui dans la suite.

Voici déjà bien longtemps depuis que je vous ai parlé de Joseph la dernière fois. Depuis lors bien des choses se sont passées sur notre pauvre terre. Avez-vous un peu pensé à la quantité de larmes qui coulent pendant une seule journée : que d’accidents, que de morts, et que de cris de détresse qui montent vers le ciel dans un seul jour. Dieu voit tout cela, rien n’échappe à Son œil et à Son oreille. Il connaît aussi toutes les fautes de Ses créatures, Il entend tous les blasphèmes que les hommes impies profèrent chaque jour. Sa patience est grande. Il nous est dit, dans la seconde épître de Pierre, que cette patience est salut. Ce qui veut dire que, s’Il attend, c’est qu’Il veut que des âmes soient sauvées.

Dieu ne vous demande peut-être pas d’annoncer l’évangile pendant que vous êtes jeunes, mais vous pouvez néanmoins collaborer à son travail d’amour en priant pour ceux qui périssent, afin que Dieu les sauve pendant qu’il en est encore temps.

Mais je vois que je ne vous parle pas encore des songes de Joseph comme je vous avais promis de le faire lors de notre dernière leçon. Certainement vous avez eu des songes et même plusieurs fois. Ces songes sont souvent oubliés, mais d’autres fois ils ont produit sur vous une impression plus ou moins profonde ; vous y avez repensé, peut-être même que vous les avez racontés. Dieu se sert quelquefois de ce moyen pour parler aux hommes. « Car Dieu parle aux hommes dans un songe, dans une vision de nuit, quand un profond sommeil tombe sur les hommes, quand ils dorment sur leurs lits », lisons-nous dans le livre de Job, ch. 33. 14 et 15.

Joseph eut deux songes qui produisirent sur lui une profonde impression, puisqu’il les raconta à ses frères. Dans le premier, il était à lier des gerbes au milieu des champs ; et voici, sa gerbe se leva et les gerbes de ses frères l’entourèrent et se prosternèrent devant sa gerbe. Il raconta le songe à ses frères et ceux-ci le haïrent encore davantage. Ce songe annonçait d’avance la gloire future de Joseph, et il s’est réalisé à la lettre lorsque ses frères, poussés par la famine, descendirent plus tard en Égypte pour y chercher du blé ; alors ils se prosternèrent en terre devant Joseph, car lui seul pouvait leur donner du blé. C’étaient bien les gerbes de ses frères qui se prosternaient devant la sienne.

L’autre songe parlait d’une gloire plus grande encore : le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant lui. Un jour, plus tard, ainsi que nous le verrons dans une autre leçon, Joseph parcourait l’Égypte monté sur son char et on courait devant lui en criant : Abrec ! ce qui veut dire : Qu’on s’agenouille et, bon gré, mal gré, tous devaient s’agenouiller lors de son passage.

Certainement en lisant ces choses, vous pensez à un plus grand que Joseph, le Seigneur Jésus Lui-même. Oui, longtemps à l’avance, le Saint Esprit faisait connaître quelques rayons de Sa gloire. C’est Lui que Dieu a haut élevé et auquel Il a donné un nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, et que toute langue confesse que Jésus est seigneur à la gloire de Dieu le Père (Phil. 2. 9 à 11).

Ceux qui confessent le nom de Jésus et le reconnaissent comme Seigneur maintenant, c’est pour leur délivrance et leur bonheur éternel. Car : « Si tu confesses Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 9). Mais ceux qui ne le font pas maintenant seront forcés de le faire plus tard dans le jour du jugement. Alors de Sa bouche, il faudra entendre prononcer une condamnation éternelle. J’aime à penser que nul d’entre vous ne devra entendre une telle sentence de Sa bouche. Vous repenserez, je l’espère, aux songes de Joseph.

Aujourd’hui, nous voulons encore nous occuper de Joseph tel que nous le trouvons dans le chapitre 37 du livre de la Genèse. Je pense que vous vous souvenez de ce que je vous ai déjà dit à son sujet et que vous avez repensé à sa robe bigarrée et à ses songes.

Les frères de Joseph faisaient paître le menu bétail de leur père à Sichem. Ce nom ne vous est pas inconnu. C’est là que Jacob avait acheté une portion de champ pour cent késitas. Le késita est un morceau d’or ou d’argent servant de monnaie et dont on ignore la valeur, nous le trouvons encore mentionné clans le livre de Job au dernier chapitre. Cherchez-le vous-même et vous le trouverez facilement.

Jacob possédait donc à Sichem une portion de champ et c’est là évidemment que Jacob pensait que son troupeau se trouvait. Il dit à Joseph, son fils : « Tes frères ne paissent-ils pas le troupeau à Sichem ? Viens, et je t’enverrai vers eux. Et il dit : Me voici ». Vous remarquez l’empressement dont fait preuve Joseph pour obéir à son père. Immédiatement il est prêt à répondre à sa volonté, et cela sans tarder.

Je ne saurais trop vous recommander une obéissance absolue à vos parents. Jamais vous ne regretterez de l’avoir fait. Il est aussi important de le faire sans tarder. Si vous remettez à plus tard, il est fort probable que vous ne ferez jamais ce qu’on attend de vous : l’ennemi aura vite fait de trouver un empêchement à ce que vous le fassiez : un oubli, un jeu qu’on ne veut pas interrompre, des raisonnements, etc., il est rusé pour conduire dans le chemin de la désobéissance.

N’oubliez jamais l’exhortation du Seigneur aux enfants : « Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement avec promesse, afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre » (Éph. 6. 1 et 2).

Jacob lui dit : « Va, je te prie, voir si tes frères se portent bien, et si le bétail est en bon état, et rapporte-m’en des nouvelles ». Et il l’envoya de la vallée d’Hébron ; et il vint à Sichem. Joseph savait parfaitement quels étaient les sentiments de ses frères à son égard, et qu’ils le haïssaient, mais il va. Puisque son père l’avait envoyé, il a obéi sans faire d’objections. Quelle belle leçon il nous donne à chacun de nous.

Ce qui est dit ici nous fait penser à Celui que le Père a envoyé dans un monde méchant. Obéissant à la volonté de Celui qui l’avait envoyé, Il a dit : « Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre : c’est mes délices, ô Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 7 et 8). Divin Sauveur ! Pour Lui, obéir c’était souffrir ; mais rien ne L’a arrêté dans le chemin où Il a marché en glorifiant Dieu depuis la crèche de Bethléhem jusqu’à la croix du mont Calvaire. Vous remarquez ici de nouveaux rayons de la gloire du divin Joseph, le Seigneur Jésus. Ayez constamment devant vos yeux ce divin modèle, afin que vous puissiez suivre Ses traces, et faire comme Il a fait.

Joseph ne trouva pas ses frères au lieu où son père l’avait envoyé ; il aurait pu dire : Puisque je ne les trouve pas, je vais rentrer à la maison ; j’ai fait ce que mon père m’a commandé. Au lieu de cela, il erre dans les champs et s’informe où sont ses frères. Il ne veut pas s’en retourner sans avoir accompli sa mission. Souvent, lorsque vous accomplissez une tâche qui vous a été confiée, vous vous découragez à la première difficulté que vous rencontrez.

Joseph a persévéré jusqu’au bout et a atteint le but que son père lui avait assigné. Mais, pauvre Joseph ! son obéissance lui a coûté cher. C’est ce que nous verrons la prochaine fois, si le Seigneur n’est pas venu.

Nous avons laissé Joseph allant vers ses frères. Vous vous demandez sans doute comment il fut reçu par eux. Il les trouva en Dothan, loin du lieu où il pensait qu’ils étaient. C’est là qu’ils faisaient paître le troupeau. Ils le voient venir de loin ; et, au lieu de se réjouir de voir leur frère qui venait de la part de leur père s’enquérir de leur bien-être, ils complotèrent contre lui pour le faire mourir. Cela nous fait penser au passage bien connu que nous trouvons dans le premier chapitre de l’évangile de Jean en rapport avec le Seigneur Jésus : « Il vint chez soi et les siens ne l’ont pas reçu ».

Une pensée de haine gardée dans le cœur peut conduire aux choses les plus affreuses, même au meurtre. Du reste il est dit que celui qui hait son frère est un meurtrier (1 Jean 3. 15). Les frères de Joseph parlent de le jeter dans une citerne et de tromper leur père en lui disant qu’une mauvaise bête l’avait déchiré.

Malgré tout, Dieu veillait sur Joseph et il s’est servi de Ruben pour le délivrer de leurs mains. Il semble qu’un travail de conscience s’opérait dans le cœur de ce fils aîné de Jacob. Non seulement il cherche à délivrer Joseph, mais, quand il trouve la citerne vide, il dit : L’enfant n’y est pas, et moi, où irai-je ? Quelle question solennelle : Où allait-il ? Il avait de graves péchés sur la conscience. Qu’en serait-il de lui lorsqu’il faudrait rendre compte de ses fautes ?

Vous êtes-vous posé cette question un jour dans votre vie ? Où pensez-vous que vous allez ? Dieu, le Dieu miséricordieux pouvait faire de Ruben un objet de Sa grâce ; il ne repousse pas le plus grand des coupables qui vient à Lui et qui reconnaît sa misère.

Les frères de Joseph le jettent dans une citerne qui ne contenait pas d’eau, et sans se soucier de sa détresse, le laissent là. Après cela ils s’assirent pour manger le pain comme si tout allait bien. Nous pouvons bien penser qu’ils n’ont pas rendu grâce à Dieu pour ce pain qu’Il leur donnait. Quand on est dans le mal, on ne se soucie pas de Dieu. J’aime à penser que jamais vous n’oubliez de témoigner à Dieu la reconnaissance qui lui est due pour tous les bienfaits qu’Il vous dispense chaque jour.

Après cela, voici une caravane de chameaux conduits par des Ismaélites qui se rendaient en Égypte pour y vendre leurs marchandises. Ils tirèrent Joseph de la citerne et le vendirent à ces marchands. Voilà Joseph emmené bien loin de sa maison paternelle. Ses frères avaient dit au v. 20 : Nous verrons ce que deviendront ses songes. Ces malheureux ne pensaient guère qu’en envoyant Joseph en Égypte, ils préparaient ainsi le chemin pour l’accomplissement de ces songes, et que bien des années plus tard ils devraient eux-mêmes descendre en Égypte pour y chercher du blé, et qu’ils s’y prosterneraient en terre devant Joseph. Alors leurs gerbes seraient bien prosternées devant la sienne. Le méchant fait toujours une œuvre qui le trompe ; et toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu.

Voici Joseph en Égypte. Les frères se sont débarrassés de lui, et Jacob pleure son fils bien-aimé. Nous pouvons un peu nous représenter la douleur de ce vieillard. Pauvre Jacob ! Il récoltait les conséquences de ses fautes. Il avait trompé son père, trompé Laban, et voici que ses propres fils le trompent sans cœur et sans conscience, ils lui mentent et lui rapportent la tunique bigarrée de Joseph toute ensanglantée. Hélas ! Que de larmes versées ! Pendant bien des années Jacob mène deuil. Dieu doit se servir de ce moyen douloureux pour l’amener à juger tout un passé dans lequel il n’a pas glorifié le Dieu qui l’avait comblé de bienfaits. Lorsque Dieu a commencé une œuvre dans le cœur et la conscience de quelqu’un, Il ne le laisse pas jusqu’à ce que le but qu’Il s’est proposé soit pleinement atteint. Il lui faudra peut-être des années pour y arriver, mais un jour celui dont Il s’occupe pourra, comme le roi David, dire : « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée et dont le péché est couvert ! » (Ps. 32. 1).

Vous remarquez que Dieu, dans Sa parole, nous donne un récit véridique de la vie de ceux dont Il nous raconte l’histoire. Il ne nous cache pas leurs fautes, car Il est le Dieu de vérité. En le faisant, Il nous montre ce que nous sommes, et de quoi nous sommes capables. Sa Parole est comme un miroir qui nous montre ce que nous sommes. En la lisant, nous sommes amenés à dire : « Garde-moi, car je me confie en toi ! »

Je suis certain qu’il vous tarde de savoir ce qu’est devenu Joseph lorsqu’il a été emmené en Égypte. Les marchands l’ont vendu à un nommé Potiphar, officier du roi d’Égypte. Les rois d’Égypte possédaient le titre de Pharaon. Vous trouverez souvent ce nom dans la suite, mais généralement ce sont des personnages différents, car les Pharaons ont été très nombreux.

Joseph pouvait se demander le pourquoi de toutes ces choses qui lui arrivaient. Pourquoi ces songes ? Pourquoi les épreuves qu’il devait traverser ? C’était Dieu qui par ce moyen voulait éprouver sa foi.

Si parfois dans votre vie les choses semblent aller tout à l’encontre de ce que vous avez pensé, si des épreuves douloureuses surviennent, si tout semble devenir obscur et ténébreux sur votre chemin, ne soyez jamais découragés et ne doutez jamais de l’amour de Dieu. C’est dans Sa fidélité qu’Il soumet votre foi au feu ardent de l’épreuve. Il a un but d’amour en le faisant, un but digne de Lui. Les résultats en seront d’autant plus précieux que l’épreuve aura été plus grande.

J’aimerais pouvoir vous raconter bien des choses que j’ai vues, mais cela n’est pas possible maintenant ; du reste, je pense qu’elles ne vous seraient pas d’un grand profit ; il vaut mieux que vous-mêmes vous ayez affaire personnellement avec le Seigneur ; nul n’enseigne comme Lui. Son plan est bien tracé dans le ciel en faveur de chacun de nous et Il l’accomplit fidèlement pour notre bien et en vue du but qu’Il s’est proposé, en vue de Sa gloire et de notre bonheur éternel.

Lisez, je vous prie, quand vous aurez un moment disponible, le psaume 77. Vous verrez qu’au v. 13 Sa voie (le chemin qu’Il a tracé d’avance) est dans le lieu saint : là, Son plan est établi avec une parfaite sagesse ; puis au v. 19 « sa voie est dans la mer, ses sentiers dans les grandes eaux ; et ses traces ne sont pas connues ».

C’est bien ce qui en était de Joseph dans ce moment-là. Dieu voulait l’élever dans une grande gloire ; Il lui en avait même fait entrevoir quelque chose dans ses songes, mais pour arriver là il fallait qu’il traverse les grandes eaux de l’affliction et de la souffrance. Vraiment, les traces du chemin dans lequel Dieu le faisait passer n’étaient pas connues. Il semblait que tout allait à l’encontre de ce que Dieu s’était proposé en sa faveur. Au lieu de la gloire, c’était la souffrance ; au lieu de l’autorité, c’était l’esclavage.

Malgré tout, Dieu veillait sur Joseph avec une tendresse infinie. L’Éternel était avec lui et faisait tout prospérer sous sa main. Il trouva grâce aux yeux de son seigneur qui lui confia tout ce qui était dans sa maison. Certainement il avait vu que Joseph était fidèle. S’il n’en avait pas été ainsi, il ne lui aurait pas confié ses biens. S’il s’était révolté, prétextant qu’il avait été volé, vendu et envoyé injustement en Égypte, son maître n’aurait pas pu avoir une confiance illimitée dans son esclave, et Joseph n’aurait pas glorifié l’Éternel, le Dieu des Hébreux, dans ce milieu où il n’était pas connu.

Soyez bien assurés pour vous-mêmes que si vous êtes fidèles dans les petites choses qui vous sont confiées, et même en présence de l’injustice, vous en serez récompensés et le Seigneur vous en confiera de plus grandes. Soyez toujours fidèles en tout temps et en toutes circonstances.

De nouvelles épreuves devaient atteindre Joseph. Vous avez à vous souvenir que le monde dans lequel vous êtes est un monde souillé par le péché et la corruption, et que Satan a divers moyens pour faire broncher. Ici, c’est la femme même de Potiphar qui est l’instrument choisi par l’adversaire pour essayer de le faire tomber. Chaque jour elle renouvelle ses assauts. Comme la position de Joseph était dangereuse ! Il n’y a que ceux que le Seigneur garde qui peuvent échapper aux dangers sans nombre qui assaillent la jeunesse. Tenez-vous bien près de Lui et priez-Le jour et nuit. Ayez en horreur le mal sous toutes ses formes. Non seulement le monde est plein de corruption, mais aussi de mensonges. Celui qui est le prince de ce monde est aussi le père du mensonge.

Or voici Joseph qui est accusé bien à tort. Cette femme se sert du mensonge pour assouvir sa vengeance, car elle n’a pu arriver à ses desseins. Pauvre Joseph ! Il semble que, de nouveau, tout est contre lui. Dieu l’a-t-il oublié ? Non. Il veut encore éprouver sa foi. Maintenant, le voici dans la tour, enfermé avec des malfaiteurs : « On lui serra les pieds dans les ceps, son âme entra dans les fers. Jusqu’au temps où arriva ce qu’il avait dit : la parole de l’Éternel l’éprouva » (Ps. 105. 18 et 19). Dieu l’avait-il trompé par ses songes ? N’accomplirait-II pas Ses promesses ? Sa foi était soumise à une rude épreuve.

De la même manière que dans la maison de Potiphar, Dieu avait les yeux sur lui et Il ne l’abandonnait pas. Bien au contraire, Sa main était sur lui pour le protéger et le bénir.

Voici donc Joseph en prison, souffrant injustement. Que de choses pénibles il a dû traverser et qui étaient bien propres à éprouver sa foi ! Il a pu souvent repenser à son père, à ses frères ; que de souvenirs devaient souvent se presser dans son cœur ! La plupart d’entre vous avez encore des parents qui prennent soin de vous et qui vous entourent d’affection. Savez-vous apprécier un tel privilège ? Vous pouvez leur témoigner votre reconnaissance en leur obéissant en toutes choses ; cela réjouit leur cœur et c’est agréable au Seigneur.

Pendant que Joseph était en prison, deux des officiers du Pharaon, le grand échanson et le grand panetier, furent enfermés dans la même prison à cause de leurs fautes. Tous deux avaient offensé leur seigneur, le Roi d’Égypte. Dieu, par le moyen de songes, leur révéla en une même nuit ce qui devait leur arriver.

Ce fut Joseph qui leur interpréta leurs songes. Il annonça au grand échanson l’heureuse nouvelle de sa prochaine délivrance et au grand panetier un jugement effrayant : dans trois jours il devait être pendu à un bois. Or il est écrit : Maudit quiconque est pendu au bois. Ce passage se trouve même deux fois dans les Écritures ; le premier dans le livre du Deutéronome, chapitre 21. 23 ; vous trouverez facilement l’autre dans l’épître aux Galates. Pour l’un, Joseph a donc été un messager de bonnes nouvelles, pour l’autre il n’a eu qu’une parole de condamnation.

Ces deux hommes sont ici une image de toute l’humanité en rapport avec la Personne du Seigneur Jésus. Pour les uns, il est le Sauveur qui annonce de bonnes nouvelles aux coupables, pour les autres, bientôt, Il sera le Juge et c’est de Sa bouche que les perdus entendront leur propre condamnation.

Nous pouvons nous demander pourquoi ces deux hommes ont eu une fin si différente l’un de l’autre, puisqu’ils étaient coupables tous deux. Il nous est donné peu de détails sur ce qui les concernait, mais nous en avons néanmoins assez pour nous rendre compte de l’état de chacun d’eux. Le grand échanson, dans le chapitre suivant dit : « Je rappelle aujourd’hui mes fautes ». Il savait donc qu’il était coupable, il le reconnaissait.

C’est tout ce que Dieu réclame de l’homme. C’est une parole certaine et digne de toute acceptation que le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs (1 Tim. 1. 15). Le Seigneur n’est pas venu chercher des justes, mais des pécheurs. Si nous reconnaissons nos fautes, Dieu nous pardonne ; Il trouve sa satisfaction en le faisant, car Il aime le pécheur.

Par contre, celui qui se justifie lui-même, Dieu ne peut que le condamner. On ne fait grâce qu’à des coupables. Dans le grand panetier nous ne voyons rien qui montre une œuvre de repentance. Les oiseaux qui venaient manger les mets qui étaient dans la corbeille qui était sur sa tête nous font penser aux oiseaux de la parabole du semeur qui venaient dévorer ce qui avait été semé sur le chemin. Puis il nous est dit qu’il vit que Joseph interprétait favorablement, et il a raconté son songe. Il semble qu’il ne se souciait que d’une interprétation favorable, comme ceux qui reçoivent la Parole aussitôt avec joie. Il faut que la Parole pénètre dans la conscience et y opère un profond travail, autrement elle est sans fruit. Il semble aussi qu’il n’avait aucun souci de la vérité : une parole favorable lui suffisait. Il était comme ces personnes nombreuses encore aujourd’hui qui aiment entendre des prédicateurs qui plaisent aux oreilles et ne leur parlent jamais de péché, de jugement, de condamnation. Pour ceux-là, il n’y a qu’une condamnation inévitable.

Ce que Joseph avait dit arriva à ces deux hommes, et certainement ce que le Seigneur a annoncé va arriver : la délivrance pour les uns, le jugement pour les autres. Avec lequel de ces deux hommes vous trouverez-vous ? Attendez-vous avec joie le moment de la délivrance qui est assurée, ou n’avez-vous devant vous qu’un jugement certain, la malédiction éternelle d’un Dieu que vous avez offensé par vos nombreux péchés ? C’est une question solennelle entre toutes. Il faut qu’elle soit réglée aujourd’hui même. Qui sait si vous avez encore trois jours d’attente comme ces deux hommes.

Maintenant, encore un mot en terminant. Joseph avait dit au grand échanson : Tu te souviendras de moi quand tu seras dans la prospérité. Mais le grand échanson ne se souvint pas de Joseph et l’oublia. Quelle ingratitude dans son cœur ! Tâchons de ne pas lui ressembler, et que le souvenir d’un Sauveur qui a souffert pour nous et qui nous a annoncé de bonnes nouvelles soit précieux à tous nos cœurs. Voulons-nous oublier le divin Joseph ?

D’après La Bonne Nouvelle 1938

LES ENSEIGNEMENTS D’UN GRAND-PÈRE (4)

C’est de Juda et de sa tribu que je désire vous parler aujourd’hui.

Probablement que plus d’un d’entre vous a remarqué qu’il est question de Juda dans les Écritures beaucoup plus que de toutes les autres tribus d’Israël. Cela provient du fait que Juda est le chef de la tribu royale et que c’est d’elle qu’a surgi Jésus Christ notre Seigneur, Lui qui est le Roi de gloire.

Juda est le quatrième fils de Jacob et de Léa. Son nom signifie louange. Lors de sa naissance, Léa a dit : « Cette fois, je louerai l’Éternel ». Nous verrons qu’en cela elle a été conduite par l’Éternel.

Dans Juda, peut-être plus que dans toutes les autres tribus d’Israël, nous voyons briller la merveilleuse grâce de Dieu. Il se plaît à glorifier Sa grâce envers des coupables qui ne méritent que Sa colère et Sa condamnation.

Souvenez-vous que Dieu est un Dieu de grâce, que ce n’est qu’en vertu de cette grâce que nous pouvons subsister devant Lui, et que ce n’est que par Sa grâce que nous pouvons Le servir. C’est pourquoi il est dit : « Veillez de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu » ; et : « Retenez la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte » (Héb. 12. 15 et 28).

Certes, Juda, comme ses frères, était un coupable ; le chapitre 38 de la Genèse nous en dit long sur ce qu’ont été bien des années de sa vie.

Mais nous pouvons avoir la certitude que Dieu a opéré une œuvre de repentance dans son cœur, lorsqu’il a plaidé auprès de Joseph en faveur de son frère Benjamin, au chapitre 44 de la Genèse. Il demande à être serviteur auprès de Joseph à la place de Benjamin. C’est la grâce de Dieu qui seule pouvait mettre de tels sentiments dans son cœur.

Cette même grâce se plaît à bénir et nous la voyons dans sa merveilleuse bonté lors de la bénédiction de Jacob à ses fils. Je vais vous la citer dans son entier, car il en vaut la peine :

« Toi, Juda, tes frères te loueront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu es monté d’auprès de la proie, mon fils. Il se courbe, il se couche comme un lion, et comme une lionne : qui le fera lever ? Le sceptre ne se retirera point de Juda, ni un législateur d’entre ses pieds, jusqu’à ce que Shilo vienne, et à lui sera l’obéissance des peuples. Il attache à la vigne son ânon, et au cep excellent le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement, et dans le sang des raisins son manteau. Ses yeux sont rouges de vin, et ses dents blanches de lait » (Gen. 49. 8 à 12).

C’est une bénédiction merveilleuse ; comme Juda devait être heureux en entendant son père la prononcer. Si nous considérons de plus près cette bénédiction, il ne nous sera pas difficile d’y voir de brillants rayons de la gloire de Christ Lui-même. De fait tout nous parle de Lui dans ce passage. Certainement il n’y a que Lui qui sera loué éternellement et cela de la bouche de tous ceux qu’Il n’a pas honte d’appeler Ses frères.

Nous pouvons Le louer déjà maintenant. J’aime à penser que vous le faites chaque jour. Que ce sera beau lorsque toutes les bouches seront ouvertes pour Le louer éternellement. Il dominera sur le monde entier ; alors, Il aura sa main sur la nuque de tous Ses ennemis, et sans Lui, nul ne pourra lever la main ou le pied, et tous se prosterneront devant Lui. Tous les bouts de la terre se tourneront vers Lui et toutes les familles se courberont devant Lui, car à Lui est le royaume pour l’éternité. Il est le lion de la tribu de Juda, le roi contre qui personne ne peut se lever. Son repos sera éternel et rien ne pourra le troubler. Sous Son sceptre régnera la justice et la paix, et à Lui sera l’obéissance des peuples.

Il est venu une première fois dans l’abaissement et dans la souffrance. Lorsqu’Il a fait Son entrée dans Jérusalem, la ville dont Il est le grand roi, Il était humble et débonnaire, monté sur le poulain d’une ânesse. Bientôt Il reviendra dans Sa gloire avec les anges de Sa puissance en flammes de feu, pour exercer la vengeance contre ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à Son évangile.

Vous réjouissez-vous en pensant que ce jour est proche ?

Je dois vous quitter pour aujourd’hui, il y aurait beaucoup d’autres choses à vous dire de Juda et de sa tribu. Lisez vous-même les passages qui nous parlent de lui ; certainement vous ne regretterez pas de l’avoir fait.

La liste des fils de Jacob est longue ; malgré cela, j’aime à penser que vous ne vous fatiguez pas d’entendre mes récits au sujet de cette famille. De plus, je pense que par ce moyen vous recevez des enseignements qui vous seront utiles, que cela vous mettra en garde contre les dangers qui vous guettent, que cela aussi vous encouragera à servir le Seigneur dès votre jeune âge par la grâce et le secours qui viennent de Lui.

Il faut vous souvenir que tout ce que Dieu dit de l’homme dans Sa Parole, Il le dit de chacun de nous – non que nous soyons tombés dans toutes les fautes dont elle nous parle, mais dans notre cœur il y a le germe de toutes ces mauvaises choses, et Sa grâce seule peut nous en garder. N’oubliez jamais, chaque matin, en ouvrant les yeux, de dire : « Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi » (Ps. 16. 1).

Aujourd’hui, je vous parlerai de Dan. Il est le cinquième fils de Jacob, il est né de Bilha, servante de Rachel. Cette dernière l’a appelé de ce nom qui veut dire juge.

Il ne nous est rien dit de lui concernant son enfance, sauf ce que nous trouvons au chapitre 37 de la Genèse, v. 2, concernant sa mauvaise renommée, mais dans la bénédiction de Jacob à ses fils il nous fait savoir qu’il aurait un caractère de juge mauvais, un caractère diabolique, comme un serpent et une vipère.

Hélas ! C’est dans la tribu de Dan que l’idolâtrie a été établie en premier lieu au milieu du peuple de Dieu. Les fils de Dan ont dressé pour eux l’image taillée qu’ils avaient volée à Michée dans la montagne d’Éphraïm, et Jonathan, fils de Guershom, fils de Moïse, lui et ses fils furent sacrificateurs de cette idole pour la tribu des Danites.

L’idolâtrie est une chose affreuse entre toutes. Le premier commandement la défend d’une manière absolue (Ex. 20. 1 à 6).

Sitôt que cette tribu de Dan est entrée dans le beau pays que l’Éternel lui avait donné elle se détourne de Lui et se met à servir une image taillée, une idole qu’ils avaient volée. En le faisant ils se moquaient ouvertement de l’Éternel, de Sa sainteté et de Sa loi sainte, juste et bonne.

On a de la peine à croire que l’homme puisse être aussi insensé : avoir un dieu fait de main d’homme qui ne voit ni n’entend, et qui ne peut être d’aucun secours. C’est Satan, le prince des ténèbres, qui a aveuglé le cœur de ceux qui désobéissent à la volonté de Dieu, ils deviennent ses esclaves et les misérables jouets de sa malice.

Oh ! que rien ne vous détourne d’une simple et absolue obéissance à tous les enseignements qui nous sont donnés dans la Parole. C’est en la gardant, en la méditant dans vos cœurs et en la mettant en pratique que vous serez gardés de tout le mal dont l’homme est capable, et de toutes les ruses et les séductions de l’adversaire de nos âmes.

Vous prendrez garde aussi à ce fait que c’était un petit-fils de Moïse, ce fidèle serviteur de l’Éternel, qui a été le sacrificateur des Danites auprès de cette idole. Pauvre jeune homme ! Pour de l’argent il a consenti à servir des faux dieux dans la maison de Michée, et il a entraîné sa famille après lui dans l’idolâtrie.

Il n’a pas écouté les enseignements de son grand-père, ni considéré sa foi et sa conduite et, en conséquence, il est tombé bien bas dans le mal. Vous qui avez des parents chrétiens, prenez garde aux enseignements qu’ils vous donnent ; si vous les oubliez, vous ne savez pas jusqu’où l’ennemi vous conduira et où il vous fera tomber. Soyez bien assurés que Satan s’acharnera contre vous.

Que l’exemple de ce petit-fils de Moïse mette dans vos cœurs une crainte salutaire. Lisez vous-même ce qui nous est dit à ce sujet dans les chapitres 17 et 18 du livre des Juges.

En terminant, je vous ferai remarquer que nous ne trouvons pas le nom de Dan parmi les scellés du chapitre 7 de l’Apocalypse, ni celui d’Éphraïm qui, sous Jéroboam, a aussi établi l’idolâtrie en Israël (1 Rois 12. 26 et 33).

Nephthali, dont je veux vous parler maintenant, était le second fils de Bilha et le sixième fils de Jacob. Son nom signifie « ma lutte ». Nous savons peu de chose de son jeune âge sauf que, avec ses frères, les fils de Bilha et de Zilpa, il avait une mauvaise renommée.

N’oubliez pas que même un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure (Prov. 20. 11). En marchant fidèlement, vous pouvez, par votre manière de faire, honorer le nom du Seigneur Jésus.

Ce devait être un sujet de tristesse pour Jacob de savoir que ses fils déshonoraient ainsi le nom de l’Éternel au milieu des nations qui ne connaissaient pas le Dieu d’Abraham.

Le livre des Proverbes, dont je viens de vous tirer cette citation, est d’une grande importance pour les jeunes. Il a été écrit, entre autres choses, pour donner aux simples de la prudence et au jeune homme de la connaissance et de la réflexion (ch. 1. 4). Il est de toute importance de ne pas aller étourdiment selon ses propres pensées ou selon les désirs de son cœur ou les convoitises de ses yeux car, en le faisant, on peut sombrer dans de graves fautes dont les conséquences peuvent se faire sentir pendant toute une vie.

Nous pouvons penser qu’il y a eu un profond changement dans la vie et dans la conduite de Nephthali, car en le bénissant son père dit de lui : « Nephthali est une biche lâchée ; et il profère de belles paroles ». Une biche lâchée est une image qui nous parle d’une conduite qui glorifie Dieu.

Vous savez qu’une biche a le pied complètement divisé, ce qui, dans les Écritures, nous parle d’une marche selon Dieu. La biche a une marche si légère et rapide que, semble-t-il, elle touche à peine le sol quand elle court.

Vous savez que Dieu se sert souvent d’images dans Sa Parole pour nous faire comprendre Ses pensées. Il nous faut, lorsque nous en avons l’occasion, considérer ces images avec beaucoup d’attention. Si, par exemple, Il nous parle d’un agneau, nous avons à en regarder un lorsque l’occasion se présente : nous comprendrons ainsi mieux ce qu’Il veut nous faire connaître concernant la douceur et l’innocence de la sainte Victime qu’a été l’Agneau de Dieu.

La marche de Nephthali était donc belle aux yeux de Dieu, mais aussi ses paroles lui étaient agréables. Vous comprendrez ainsi que nous avons à prendre garde, non seulement à nos actes, mais aussi à nos paroles si nous voulons glorifier le Seigneur.

Je pense que de belles paroles aux yeux de Dieu sont des paroles de confession et d’humiliation. Le cœur de Dieu est touché de compassion lorsque nous reconnaissons humblement nos fautes et que nous nous en humilions devant Lui, que nous les Lui confessons avec un cœur vrai. C’est ainsi que nous pouvons être bénis par Lui.

C’est ce qui fut la part de Nephthali lors des bénédictions de Moïse. De Nephthali, il dit : « Nephthali, rassasié de faveurs et comblé de la bénédiction de l’Éternel, possède la mer et le Dârom » (Deut. 33. 23), ou si vous préférez, possède l’occident et le midi. Ce sont des bénédictions qui s’étendent au loin. Dieu se plaît à répandre Ses biens sur ceux qui marchent dans l’humilité ; mais aussi, Il résiste aux orgueilleux.

Plus tard, nous voyons du dévouement chez Nephthali pour les intérêts de l’Éternel et de Son peuple. Dix mille hommes de Zabulon et de Nephthali se sont rassemblés autour de Barak pour aller combattre Sisera, alors que Ruben était resté, comme vous vous en souvenez, entre les barres des étables à écouter le bêlement de ses troupeaux.

Dieu n’est pas injuste pour oublier ce qui a été ainsi fait pour Son peuple, aussi, dans le cantique de Débora, il nous est dit que Zabulon est un peuple qui a exposé son âme à la mort, Nephthali aussi, sur les hauteurs des champs. Ce qui a été fait dans ce jour-là par ces deux tribus a été ainsi consigné dans les Écritures pour toujours. C’est donc une chose qui ne sera jamais oubliée pendant l’éternité.

Nephthali a ainsi glorifié le nom qui lui a été donné par Rachel. Il a lutté pour le peuple de Dieu.

Plus tard encore, nous le trouvons dans la lutte en 1 Chroniques 12. 34. De Nephthali, mille chefs, et avec eux trente-sept mille hommes portant le bouclier et la lance sont venus en ordre de bataille et d’un cœur droit pour établir David roi sur tout Israël. Dans le même chapitre, v. 40, nous voyons des hommes de Nephthali qui apportaient des vivres pour le peuple de Dieu. Ils ont ainsi lutté pour le peuple et ils ont eu du dévouement pour lui. Le résultat fut qu’il y eut de la joie en Israël. Lors même que vous n’êtes encore que des enfants, vous pouvez au moins prier pour les rachetés du Seigneur. En faisant ainsi vous combattez pour eux. Lisez en terminant Colossiens 4. 12.

Zilpa, servante de Jacob, elle aussi donna deux fils à Jacob. Le premier fut nommé Gad, ce qui signifie la bonne fortune.

Gad a possédé son héritage de l’autre côté du Jourdain avec les fils de Ruben et la demi-tribu de Manassé. C’est dans les limites de son territoire que fut enterré Moïse, le libérateur du peuple de Dieu. C’est de ce fait qu’il est parlé dans les bénédictions de Moïse au chapitre 33. 21 du livre du Deutéronome, lorsqu’il dit de Gad : Béni soit celui qui élargit Gad. Il habite comme une lionne, et il déchire le bras, et même le sommet de la tête. Et il s’est choisi la première partie du pays ; car là était réservée la part du législateur ; et il est allé avec les chefs du peuple ; il a accompli avec Israël la justice de l’Éternel et ses jugements (ou ses ordonnances ; le mot hébreu a les deux sens).

Ses limites sont élargies, car Dieu est infiniment riche et Il se plaît à nous bénir. Israël était béni sur la terre de bénédictions matérielles ; nous, nous sommes bénis de toutes bénédictions spirituelles en Christ. Pourrions-nous désirer davantage et mieux ?

Mais nous avons besoin de diligence pour prendre possession de toutes ces richesses et pour être rendus capables d’en jouir. C’est Dieu qui peut aussi élargir, pour ainsi dire, nos limites et nous faire mieux connaître l’excellence de la Personne de notre Seigneur et des biens que nous avons en Lui.

Moïse dit , non seulement que les limites de Gad sont élargies, mais il montre aussi qu’il habitera en paix et en sécurité en détruisant tous ses ennemis. Pour nous, les ennemis qui cherchent à nous ravir nos richesses, ce sont Satan, ses agents et le monde. Nous avons à veiller avec un soin jaloux sur les richesses que nous avons en Christ, de manière que rien ne vienne nous entraver dans la communion avec le Seigneur.

Parmi les bénédictions qui étaient la part de Gad, il en était une qui avait un prix tout particulier pour l’âme pieuse. C’était le souvenir de la mort de leur libérateur, Moïse, qui les avait sauvés de l’Égypte et de la main du Pharaon. Ainsi que nous venons de le voir, c’était dans les limites de l’héritage de Gad que Moïse avait été enterré par l’Éternel. C’était ce qui est appelé ici la première partie du pays.

Il y a pour celui qui connaît le Seigneur Jésus une part précieuse entre toutes : c’est le souvenir de la mort de son Sauveur et Seigneur.

Nous trouvons aussi des fils de Gad qui viennent pour se joindre à David. C’était des hommes forts et vaillants, des hommes exercés pour la guerre. Ils étaient armés de boucliers et de piques, leurs faces étaient comme des faces de lions, et ils étaient prompts comme des gazelles sur les montagnes; leurs noms nous sont donnés. Ils sont ainsi conservés dans le livre de Dieu. Ces hommes étaient chefs de l’armée, le moindre était chef de cent hommes, le plus grand, de mille. Ce sont eux qui traversèrent le Jourdain au premier mois quand il regorge par-dessus tous ses bords, et qui mirent en fuite ceux de toutes les vallées, vers le levant et vers le couchant. Nous comprenons que des hommes pareils devaient être précieux au cœur de David.

Ces choses sont écrites pour nous servir d’instruction. Jésus est notre roi, notre divin David. Il va bientôt régner dans les cieux et sur la terre ; sommes-nous de cœur pour Lui au milieu d’un monde qui Le rejette ? Avons-nous revêtu les armes de la justice et possédons-nous le bouclier de la foi ? Allons-nous devant nous comme des lions qui ne se laissent arrêter par aucune difficulté ? Lorsqu’il s’agit de faire la volonté de Dieu, sommes-nous prompts comme des gazelles pour obéir ?

Toute la Parole de Dieu est écrite pour notre profit. Qu’il nous soit accordé la grâce d’être de ceux qui aiment le Seigneur Jésus et qui Lui montrent cet amour en Lui obéissant en toutes choses avec autant de zèle que s’Il était déjà sur le trône de Sa gloire. On peut Le servir dès son jeune âge.

Samuel, jeune garçon, servait l’Éternel. Son service était peut-être peu de chose aux yeux des hommes, mais l’Éternel savait l’apprécier. Nous voyons, dans 1 Samuel 3. 15, qu’il ouvrait les portes du temple de l’Éternel. C’était un service bien simple, service qu’un jeune garçon peut accomplir. Il le faisait pour l’Éternel. Ayant été fidèle dans ce petit service, l’Éternel lui en a confié de plus grands une fois qu’il est devenu un homme fait.

Zilpa, servante de Léa, a donné un autre fils à Jacob, qui a été nommé Aser, ce qui veut dire heureux. C’est un joli nom. Puissiez-vous, vous aussi, être heureux.

Le secret du bonheur se trouve dans le Psaume 32. Lisez-le vous-même. Vous remarquerez que ce psaume a un titre remarquable : « Instruction ». Par son moyen, Dieu veut nous instruire et nous apprendre comment nous pouvons être heureux et même bienheureux.

La première chose qui est nécessaire, c’est d’avoir ses péchés pardonnés, et pour qu’ils soient pardonnés, il faut que nous les confessions. Le roi David, qui a écrit ce psaume, a dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (v. 5). « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité », lisons-nous en 1 Jean 1. 9. Pour être bienheureux, il faut aussi se laisser entièrement conduire par le Seigneur Lui-même. Il nous enseigne le chemin dans lequel nous avons à marcher, et nous avons à ne pas être comme le cheval fougueux qui veut courir là où bon lui semble ; ou comme le mulet rétif qui s’obstine dans sa propre volonté et n’obéit pas à la voix de son maître.

Aser était donc heureux. Son père dit de lui dans sa bénédiction : « D’Aser viendra le pain excellent ; et lui il fournira les délices royales »

Je n’ai pas besoin de vous dire que le roi dont il est question ici, c’est le Seigneur Jésus, le Roi de gloire. Aser fera donc les délices du Seigneur. Pour cela il faut que les cœurs soient remplis de Lui et que les Siens marchent dans une sainte obéissance à Sa parole. Un fils obéissant est un sujet de joie pour le cœur de son père.

Le Seigneur nous a laissé un moyen de Lui témoigner notre amour pendant le temps de Son absence. C’est de garder Sa Parole. Ainsi qu’Il l’a dit Lui-même : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas ma parole.

Moïse dit d’Aser : « Aser sera béni en fils, il sera agréable à ses frères, et il trempera son pied dans l’huile. Tes verrous seront de fer et d’airain, et ton repos sera comme tes jours ».

Le voici béni dans sa famille. Un père peut-il désirer chose plus précieuse ? Quel sujet de joie pour les parents lorsque les enfants marchent bien, ainsi qu’il est écrit : « Un fils sage réjouit son père, mais un fils insensé est le chagrin de sa mère » (Prov. 10. 1).

Puissiez-vous vous en souvenir et chaque jour être des sujets de joie pour vos chers parents, qui se donnent tant de peine pour vous élever et qui vous comblent de bienfaits. Pensez un peu à la somme de labeur que vous leur avez donnée dès votre entrée dans le monde. Jamais vous ne pourrez leur rendre tout ce qu’ils ont fait pour vous.

Il sera agréable à ses frères. C’est toujours le cas lorsqu’un croyant marche fidèlement. Il reflète, en cela même, les rayons de la gloire du divin Modèle, le Seigneur Jésus qui, enfant, avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes (Luc 2. 52). On est heureux en marchant dans une telle voie, on y est aussi en sécurité et en paix.

C’est ce dont nous parlent les verrous de fer et d’airain derrière lesquels on est en sécurité et en repos. Chaque jour sur la terre est un jour de repos.

C’est bien différent de ce que nous trouvons dans le prophète Ésaïe : « Il n’y a pas de paix, dit mon Dieu, pour les méchants » (És. 57. 21). Repos et bonheur, voilà des choses bien précieuses que nous pouvons posséder dès ici-bas.

Dans le Nouveau Testament, nous trouvons une femme de la tribu d’Aser qui était bienheureuse : c’était Anne. Elle était fort avancée en âge, elle était veuve depuis fort longtemps. Il semblait qu’elle n’avait eu qu’une longue vie de souffrances et n’avait rien à attendre ici-bas. Malgré cela, elle possédait un grand sujet de joie ; elle connaissait le Seigneur, elle L’attendait dans Son temple. Elle a dû l’attendre fort longtemps, mais un jour elle L’a vu, Il est venu, porté par Ses parents. Quelle sainte joie remplissait le cœur d’Anne ! Bonheur inexprimable ! Nous comprenons qu’elle parlait de Lui à tous ceux qui dans Jérusalem attendaient la délivrance.

Possédez-vous le même sujet de joie ? Attendez-vous le Seigneur chaque jour ? Il va venir ; bienheureux ceux qui seront trouvés veillant et L’attendant quand Il viendra. Puissiez-vous tous ensemble dire : Viens, Seigneur Jésus !

Aujourd’hui, je veux vous parler d’une des tribus d’Israël qui occupe le moins de place dans les Écritures, celle au sujet de laquelle nous avons le moins de renseignements, une tribu qui est presque toujours dans l’ombre. II s’agit d’Issacar, le cinquième fils de Léa et le neuvième de Jacob. Son nom signifie : il y a salaire.

Nous n’avons aucun renseignement sur ce qu’a été sa jeunesse. Mais ce qui est au moins précieux à constater, c’est qu’il n’y a pas de grandes fautes qui nous soient rapportées de lui, comme ce fut malheureusement le cas pour plusieurs de ses frères. Il vaut mieux être un inconnu que de faire parler de soi à cause de ses manquements.

Ce qui est précieux, c’est de savoir qu’il faisait partie du peuple de Dieu, et Dieu lui-même se plaît à le rappeler dans Sa parole. Chaque fois que les fils d’Israël sont mentionnés, le nom d’Issacar s’y trouve. Vous pouvez vous-même le voir dans de nombreux passages : Genèse 35. 23 ; 46. 13 ; Exode 1. 3 ; Nombres 1. 8 ; 26. 23 ; 1 Chroniques 7. 1 ; Ézéchiel 48. 25 et 33 ; enfin nous trouvons le nom d’Issacar dans le chapitre 7 de l’Apocalypse, parmi ceux qui sont scellés du sceau du Dieu vivant.

Faire partie du peuple de Dieu et être reconnu comme tel par Lui, vaut mieux que toutes les grandes choses qu’on peut raconter de l’homme. Il nous est dit, dans la 2ème épître à Timothée, chapitre 2. 19 : « Le Seigneur connaît ceux qui sont siens ».

Avant d’aller plus loin, je veux vous demander à chacun de vous : Faites-vous partie du peuple de Dieu ? Êtes-vous un de Ses enfants ? Si vous n’en avez pas la certitude, lisez, je vous prie, les v. 12 et 13 du premier chapitre de l’évangile de Jean. Ils sont assez simples pour que chacun de vous puisse savoir s’il est vraiment un enfant de Dieu. « A tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom, lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu ».

Maintenant, nous revenons à Issacar. Jacob, sur son lit de mort, dit de lui : Issacar est un âne ossu, couché entre deux parcs. Il voit que le repos est bon et que le pays est agréable, et il incline son épaule pour porter, et il s’assujettit au tribu du serviteur (Gen. 49. 14 et 15).

De ce que nous venons de lire, nous pouvons conclure qu’il y avait eu de la paresse chez Issacar et peu d’énergie pour la recherche des bénédictions que l’Éternel a mises à la disposition de la foi. C’est probablement pourquoi nous ne voyons pas non plus de grandes choses dans sa vie. Comme on le dit quelquefois : il se laissait vivre, oubliant que la main des diligents enrichit. En se laissant aller ainsi à la paresse, on devient nécessairement pauvre et dépendant des autres, et leur serviteur, ces choses vont toujours ensemble. Lisez dans le livre des Proverbes et vous verrez comme nous sommes souvent mis en garde contre la paresse.

Dans les bénédictions de Moïse, nous voyons qu’il est encore ici à l’ombre de son frère Zabulon : « Et de Zabulon, il dit : Réjouis-toi, Zabulon, en ta sortie ; et toi, Issacar, dans tes tentes ! Ils appelleront les peuples à la montagne ; là ils offriront des sacrifices de justice, car ils suceront l’abondance des mers et les trésors cachés du sable » (Deut. 49. 18 et 19).

Il y aura donc pour Issacar de la joie, du repos et de l’adoration lorsque la bénédiction sera répandue avec abondance dans la terre d’Israël et que toutes les nations viendront adorer l’Éternel.

Plus tard, nous voyons Issacar combattant pour le peuple de Dieu et marchant sur les traces de Barak. Il se trouve aussi parmi les hommes forts qui ont apporté du secours à David lorsque le royaume allait lui être donné (1 Chron. 12). Il nous est dit que les hommes de cette tribu savaient discerner les temps pour savoir ce que devait faire Israël : leurs chefs, deux cents, et tous leurs frères à leur commandement.

C’est chose précieuse lorsque, parmi les enfants de Dieu, il se trouve des serviteurs qui, ayant de l’expérience et du discernement, peuvent enseigner à leurs frères comment il faut agir dans les circonstances dans lesquelles ils se trouvent.

En terminant, nous trouvons aussi du discernement chez les hommes d’Issacar dans ce chapitre 12 du premier livre des Chroniques. Avec Zabulon et Nephthali, ils apportent des vivres pour le peuple de Dieu. Oui, il y aura un salaire pour Issacar, car Dieu n’est pas injuste pour oublier ce qu’il a fait pour Son peuple.

Il me semble qu’il y a de grandes leçons pour vous dans ce que nous venons de considérer ensemble. Premièrement, ne cherchez pas à devenir grands dans le monde ; souvent ce n’est que de l’orgueil qui fait agir ceux qui cherchent à se faire remarquer parmi leurs semblables.

Ne soyez pas paresseux, et faites simplement ce que le Seigneur met sur votre chemin chaque jour, sans chercher de l’importance aux yeux de vos semblables. Le Seigneur saura récompenser publiquement ce qui a été fait pour lui dans l’ombre, ignoré de tous.

Nous arrivons au dixième fils de Jacob, Zabulon. Il est le sixième de Léa.

Vous savez que Jacob a eu une nombreuse famille, car il a encore eu deux fils de Rachel. Nous aurons souvent l’occasion de parler de ces deux fils en continuant notre lecture du livre de la Genèse, de sorte que je ne vous en dirai rien maintenant et, après avoir parlé de Zabulon, ce dixième fils de Jacob, nous continuerons notre lecture du livre de la Genèse.

Zabulon signifie habitation. Vous verrez que Léa a été conduite par l’Éternel lorsqu’elle lui donna ce nom. Il est fort probable que sa foi ne fut pas à la hauteur des glorieuses prophéties qui, plus tard, furent faites au sujet de ce fils, prophéties qui se sont réalisées d’une manière merveilleuse lorsque le Seigneur Jésus est venu dans ce monde, comme nous allons le voir.

Néanmoins nous voyons la foi de Léa qui se montre dans cette circonstance comme dans d’autres, malgré sa faiblesse. Nous avons déjà mentionné plusieurs fois Zabulon, comme associé à ses deux frères Issacar et Nephthali. De fait son histoire est passablement liée à celle de ses deux frères et diffère peu de la leur.

Mais, sans contredit, la chose la plus merveilleuse qui nous est dite de lui se trouve dans l’évangile de Matthieu au chapitre 4. 12 à 16. « Or ayant ouï dire que Jean avait été livré ; Jésus se retira en Galilée ; et ayant quitté Nazareth, il alla demeurer à Capernaüm qui est au bord de la mer sur les confins de Zabulon et de Nephthali, afin que fut accompli ce qui avait été dit par Ésaïe, le prophète, disant : terre de Zabulon, et terre de Nephthali, chemin de la mer au-delà du Jourdain, Galilée des nations ; le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ; et à ceux qui sont assis dans la région et dans l’ombre de la mort, la lumière s’est levée sur eux ».

Nous y trouvons donc une citation du prophète Ésaïe, chapitre 9. 1 et 2. C’était une chose remarquable que Dieu annonçait d’avance par son serviteur le prophète. Ces deux passages nous apprennent donc que Zabulon habitait dans les ténèbres et dans le pays de l’ombre de la mort. C’est du reste là que sont tous les hommes dans leur état naturel. Tout est ténèbres pour eux, et la mort projette son ombre sur leur chemin. Toute leur science et toutes leurs recherches ne peuvent dissiper les ténèbres qui les enveloppent, et leurs efforts ne peuvent chasser l’ombre de la main de la mort qui est sur eux, prête à les emporter. L’avenir est comme un abîme couvert de ténèbres épaisses que rien ne peut enlever.

Mais Christ est venu dans le monde, le divin Sauveur a dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12). Et encore : « Moi, je suis venu dans le monde, la lumière, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres ».

Sur cette scène de ténèbres qui caractérisait la terre de Zabulon, la lumière venait briller et faire connaître la parfaite grâce de Dieu, Son amour, Son salut, et une habitation merveilleuse, non plus dans les lieux bas de la terre, mais dans les demeures célestes, dans la maison du Père. C’est là que le Seigneur Jésus, après avoir accompli l’œuvre de notre salut, est allé nous préparer une place.

Pouvez-vous chanter le beau cantique ? :

Tandis qu’au ciel ma place est prête,

Ici-bas, j’ai la paix du cœur.

Loin des flots et de la tempête,

J’ai pour y reposer ma tête

Le sein béni de mon Sauveur.

Ceux qui peuvent le chanter de tout leur cœur sont dans la lumière. Ils ne sont plus dans les ténèbres ; ils ne redoutent plus la mort. Ceux-là peuvent traverser la terre comme des étrangers et des pèlerins, car ils se dirigent vers leur céleste patrie.

C’est merveilleux, on sent Jésus tout près de soi, on a en Lui la lumière de la vie. Puissiez-vous jouir de ces choses dès votre plus jeune âge.

Nous continuerons donc notre entretien, si le Seigneur n’est pas venu, en nous occupant de nouveau de Jacob. Je pense que vous n’avez pas oublié ce que je vous ai déjà raconté de lui.

Ainsi que je vous l’ai dit la dernière fois, nous nous occuperons des deux derniers fils de Jacob plus tard et nous continuerons la lecture du livre de la Genèse.

Pour aujourd’hui, nous lirons la fin du chapitre 30, en commençant au verset 22.

Mais auparavant, j’aimerais vous demander si vous pourriez me répéter les noms des dix fils de Jacob dont je vous ai déjà parlé et si vous pourriez raconter quelque chose de chacun d’eux ? C’est en repassant dans vos cœurs ce que vous entendez, comme le faisait Marie (Luc 2. 19) que vous ferez des progrès dans la connaissance des choses que Dieu vous révèle dans Sa parole. En faisant ainsi, vous acquerrez à la longue des choses qui vous seront utiles pendant votre voyage ici-bas et qui seront aussi pour vous des richesses dont vous jouirez pendant l’éternité.

À ce sujet, j’aimerais vous rappeler un verset qu’un de mes chers amis m’avait écrit sur un petit traité, il y a bientôt cinquante ans : « Occupe-toi de ces choses, sois-y tout entier afin que tes progrès soient évidents à tous » (1 Tim. 4. 15).

Les versets 22 à 24 de notre chapitre nous racontent la naissance du premier fils de Rachel, Joseph. Son histoire occupe une grande place dans la fin du livre de la Genèse, et nous aurons amplement l’occasion d’en reparler.

Après sa naissance, Jacob dit à Laban de le renvoyer dans son pays. Malgré toutes ses fautes, Jacob avait un grand attachement pour le pays de la promesse, et son cœur était là. Seulement le moment voulu de Dieu pour y rentrer n’était pas encore arrivé. Jacob avait encore d’autres leçons à apprendre dans le pays où il séjournait, et pendant six longues années il devait y garder les troupeaux.

Souvent nous ne pouvons pas faire ce que nous désirons, et nous avons à être soumis à la volonté divine. Dieu est plus sage que nous et Il conduit tout pour notre plus grand bien.

Laban s’était aperçu que l’Éternel l’avait béni dans ses biens matériels depuis que Jacob était chez lui, aussi il désirait le garder auprès de lui. Vous avez à vous souvenir que Dieu a, dans Sa main, les richesses, les troupeaux et tous les biens matériels et qu’Il les donne à qui Il veut. Ces biens ne sont pas les vraies richesses, et ceux qui y mettent leur cœur se trompent grandement.

Voici l’oncle et le neveu qui se mettent à rivaliser de zèle, de ruses et de tromperies pour acquérir des troupeaux. Chacun fait de son mieux pour en avoir le plus grand nombre possible. Jacob s’accroît extrêmement : il devient riche et possède du bétail en grand nombre, des servantes et des serviteurs, et des chameaux et des ânes. Pensez-vous que ces choses l’ont rendu heureux ? Certainement non.

Il s’est beaucoup fatigué, n’ayant de repos ni jour ni nuit ; le sommeil fuyait ses yeux. Plus tard, il a dit au Pharaon que ses jours avaient été courts et mauvais.

Les richesses périssables qui sont dans le monde ne rendent pas heureux, de loin s’en faut. Il se peut qu’elles procurent une satisfaction passagère et de courte durée, mais un beau jour, comme le gypaète, elles s’envolent vers les cieux et ne laissent qu’amertume et déception.

D’autres fois, il faut mourir après s’être fatigué pour les acquérir, et les laisser à d’autres personnes qui les disperseront souvent en moins de temps qu’il n’en a fallu pour les acquérir.

Je pourrais vous raconter bien des choses que j’ai vues de mes propres yeux, qui vous montreraient combien les biens matériels sont des choses vaines et fugitives. Par contre, il y a les richesses insondables du Christ qui sont à la disposition de tous les hommes et qui ne causent aucune déception, bien au contraire. Elles durent éternellement. C’est dans la Parole de Dieu qu’elles sont contenues, et elles sont mille fois plus précieuses que de l’or, de l’argent et des troupeaux.

Le psalmiste disait : « J’aime tes commandements plus que l’or et que l’or épuré » (Ps. 119. 127), et : J’ai de la joie dans ta parole comme un homme qui trouve un grand butin (v. 162). Par contre : « c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs » (1 Tim. 6. 10). Chers enfants, dès votre jeune âge, souvenez-vous que Judas, qui a trahi le Seigneur, aimait l’argent.

Lors de notre dernier entretien, nous avons laissé Jacob et Laban à leurs troupeaux et à leurs ruses. Ils sont bien l’image des hommes tout occupés des choses qui passent et qui ne sont que vanité. Ils se fatiguent pour acquérir des biens qu’il faudra laisser tôt ou tard. Ce qui est le plus triste dans ce récit, c’est que Jacob qui était un croyant et que Laban qui avait une certaine connaissance de l’Éternel, sont tout absorbés dans ces choses comme des hommes qui ont leur part aux choses de la terre.

Aujourd’hui vous lirez ce chapitre 31 dans son entier, et je vous ferai quelques remarques sur son contenu. La première chose que vous pouvez y constater, c’est que la possession des biens matériels engendre la jalousie dans les cœurs. Tant que Jacob ne possédait rien et que Laban tirait profit de lui, leurs relations étaient bonnes, mais lorsque Jacob a eu des troupeaux, le visage de Laban ne fut plus le même à son égard ; il reflétait la jalousie qui remplissait son cœur.

Par contre, la possession des biens spirituels et la jouissance des choses du ciel ne produisent jamais le même effet. Bien au contraire, elle augmente la joie de tous ceux qui y ont une part. Plus un croyant en jouit, plus les autres en sont heureux.

Vous vous souvenez qu’au chapitre précédent, Jacob avait désiré rentrer dans le pays de ses pères, mais que le moment voulu de Dieu n’était pas encore arrivé. Maintenant l’Éternel, qui dispose de toutes choses, lui dit : Lève-toi, sors de ce pays et retourne dans le pays de ta parenté. Ce même Dieu lui rappelle les promesses qu’Il lui avait faites lorsqu’il était à Béthel. Vingt années s’étaient écoulées, et ce Dieu fidèle n’avait pas oublié Son pauvre serviteur, alors même que celui-ci n’avait guère été fidèle pendant tout ce temps.

Pendant toute votre vie, si votre foi est mise à l’épreuve et que parfois il semble que Dieu vous oublie, ne doutez jamais de Sa fidélité à Ses promesses et confiez-vous en Lui, même contre toute espérance. Comme le dit un cantique : « Ce que sa bouche a dit, sa main l’accomplira ».

Une autre chose triste à constater, c’est que l’amour des richesses a détruit dans le cœur de Laban, même les affections naturelles, et il n’a pas mieux traité ses propres filles que de vulgaires servantes. Voici le témoignage qu’elles rendent de lui : « Nous avons été réputées comme des étrangères, il nous a vendues et a même toujours mangé notre argent ». Certes, il n’a pas trouvé sa joie à faire le bonheur de sa famille.

Enfin, voilà Jacob qui se met en route et s’enfuit avec toutes ses richesses. Encore une fois, il trompe Laban, ainsi que la chose nous est rapportée. Malgré cela Dieu veille sur Son pauvre serviteur et a averti Laban en lui disant : Garde-toi de parler à Jacob, ni en bien, ni en mal.

Mais que de choses tristes dans cette maison où Jacob avait séjourné ! Nous y trouvons même des idoles, et Rachel qui vole les dieux et les emporte en s’en allant. Un mal en engendre un autre ; et lorsqu’on s’éloigne de Dieu, on ne sait jamais où cela s’arrêtera.

Soyez bien assurés que les idoles ne sont pas si éloignées que vous ne le pensez. Elles ne se trouvent pas seulement dans les pays païens où les missionnaires vont annoncer l’Évangile. L’apôtre Jean, le disciple bien-aimé, termine sa première épître par ces mots : « Enfants, gardez-vous des idoles ». Vous voyez ainsi que, tout en connaissant le Seigneur Jésus, nous sommes exposés au danger d’avoir des idoles. De fait, tout ce qui, dans nos cœurs, vient prendre la place que le Seigneur est en droit de posséder devient une idole. On peut se faire une idole d’un simple jouet.

Nous terminons ces quelques remarques en constatant que Dieu a aplani toutes les difficultés qui étaient sur le chemin, et qu’enfin Jacob et Laban se sont séparés sans que rien de fâcheux ne se passe entre eux. Au contraire, ils ont mangé ensemble et ont dressé un monument qui était comme un témoin entre eux, témoignant que Jacob serait bon envers les filles de Laban et que Laban, de son côté, ne viendrait pas faire du mal à Jacob. C’est Dieu qui a ainsi incliné les cœurs et qui a tout préparé pour le retour de Jacob dans son pays.

Vous vous souvenez que Jacob s’est mis en route pour rentrer dans le pays de ses pères. Dans son voyage qu’il a fait en plusieurs étapes, il a fait plusieurs rencontres importantes et a appris bien des choses. Au commencement du chapitre 32 nous lisons : « Et Jacob alla son chemin. Et les anges de Dieu le rencontrèrent. Et Jacob dit, quand il les vit : C’est l’armée de Dieu. Et il appela le nom de ce lieu-là Mahanaïm », ce qui veut dire : deux armées, ou deux camps. Il avait déjà vu les anges sur l’échelle de Béthel, et maintenant il les retrouve ici pour le protéger dans son voyage.

Les anges sont des serviteurs puissants que Dieu emploie en faveur de ceux qui doivent hériter du salut. Nous ne les voyons pas des yeux de la chair, mais sans cesse ils nous entourent de leur puissante protection.

Souvent, dans les prophètes et ailleurs, nous trouvons cette expression : l’Éternel des armées. Il ne s’agit pas là des armées sanguinaires des hommes, mais bien des anges qui sont les messagers du Dieu de paix.

Vous vous souvenez qu’une multitude de l’armée céleste acclamait le Seigneur Jésus lors de Sa naissance dans le monde et disait : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ; et, sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes (Luc 2. 14).

Les dangers ne manquaient pas sur le chemin dans lequel Jacob marchait. Mais l’Éternel, qui lui avait dit de rentrer dans son pays, voulait bien le protéger dans son voyage, et pour cela, il envoyait ses anges comme des serviteurs pour le garder et le protéger.

Un premier sujet d’inquiétude se présentait devant Jacob, c’était son frère Ésaü. Il avait dit qu’il tuerait Jacob ; sa colère s’était-elle détournée de lui ? Il pouvait se le demander avec anxiété : sa mauvaise conscience évidemment ne le laissait pas en repos à cet égard. Le temps n’efface pas les fautes, et ces vingt années n’avaient rien changé aux choses qui s’étaient passées lorsqu’il avait trompé son père.

Aussi, il envoie des messagers à son frère pour lui dire qu’il désirait trouver grâce à ses yeux. Il se fait humble et petit devant Ésaü ; il l’appelle son seigneur et se dit être son serviteur. Ce moyen qu’il emploie, au lieu de lui donner du repos ne fait que d’accroître sa crainte, car ses serviteurs reviennent vers lui en lui disant qu’Ésaü venait à sa rencontre et quatre cents hommes avec lui. Que faire en pareille circonstance ?

Il semble que Jacob a déjà oublié l’armée de l’Éternel. En tout cas, il ne sait pas se confier dans le Dieu qui venait de lui donner un si éclatant témoignage de l’intérêt qu’Il lui portait et de la puissance qui était là pour le protéger. Comme de coutume, Jacob commence par se servir d’un des moyens nombreux qu’il avait à sa disposition pour se tirer d’affaire.

Son cœur, comme le nôtre, était lent à se confier simplement en Dieu et en Ses promesses. Que pouvaient Ésaü et les quatre cents hommes contre les armées de l’Éternel que Jacob venait de rencontrer à Mahanaïm ? Jacob craignit beaucoup et fut dans l’angoisse. Il partage le peuple qui était avec lui, et de même les troupeaux, et il dit : Si Ésaü vient à l’une des bandes et la frappe, l’autre pourra échapper.

Qu’aurait dû faire Jacob dans de telles circonstances ? Pouvez-vous me le dire ? Il me semble que j’entends l’un de vous, peut-être le plus jeune, qui répond : Il fallait prier. En effet, c’est par cela qu’il fallait commencer. Ensuite, il fallait rester bien tranquille, puisque l’Éternel et Ses armées étaient là pour le protéger.

Lorsque vous vous trouvez dans quelque difficulté, même des difficultés que vous vous êtes attirées par votre propre faute, avant toutes choses, priez ! Dieu entend la plus humble, la plus pauvre, la plus misérable prière de celui qui s’adresse à Lui avec confiance. Même un soupir qui monte devant Lui n’est pas oublié, et dans Sa grâce Il y répond.

Jacob, lui, commence par faire des arrangements, et ensuite il prie. Nous comprenons qu’une prière faite dans de telles conditions ne lui a apporté ni paix, ni consolation. De nouveau, il recommence ses arrangements. Comme si Dieu avait besoin de sa sagesse pour le délivrer.

Il oubliait que le Dieu qui tient les cœurs des hommes dans Sa main, et qui les incline comme des ruisseaux d’eaux, pouvait incliner le cœur d’Ésaü en sa faveur. L’Éternel n’avait pas besoin des présents de Jacob pour le faire. Du reste, les arrangements et les présents de Jacob n’ont été d’aucune utilité.

Mais je vois que l’heure se prolonge, il nous faudra nous arrêter pour aujourd’hui et nous reviendrons une autre fois sur Jacob dans son voyage.

Nous avons laissé Jacob dans sa détresse et dans ses arrangements. Maintenant, il prépare un présent pour son frère, et pense par ce moyen apaiser sa colère. Ces choses naturellement ne lui ont donné aucune tranquillité et aucun repos. Il ne pouvait en être autrement, car toutes nos ressources ne sont que vanité et déceptions. Par contre, ceux qui se confient en Dieu ne seront jamais confus, et les justes sont pleins d’assurance comme de jeunes lions.

La nuit même, Jacob ne reposait pas en paix, puisqu’il se lève cette nuit-là et prend de nouveaux arrangements. Il fait passer le torrent de Jabbok à sa famille et à tout ce qui était à lui.

Il ne ressemblait guère à l’apôtre Pierre qui dormait profondément la nuit même qui devait précéder son supplice, alors qu’il était en prison, gardé par quatre bandes de quatre soldats chacune. Cherchez ce récit dans le livre des Actes. Prenez la bonne habitude de chercher dans votre Bible, lorsque vous trouvez une citation quelconque des Écritures, vous acquerrez ainsi une connaissance qui vous sera utile toute votre vie.

Malgré tout, Dieu avait les yeux sur ce pauvre Jacob, et cette même nuit il montre Sa sollicitude envers lui d’une manière toute particulière : « Et Jacob resta seul ! » C’est quelque chose de profondément solennel d’être seul avec Dieu au sein de la nuit. Quelquefois Il nous isole complètement, afin de pouvoir nous parler et nous enseigner de grandes leçons que nous aurions de la peine à apprendre si nous étions distraits par quelque chose.

C’était la seconde fois que Jacob était seul avec Dieu. Une première fois à Béthel où il avait vu l’échelle qui touchait aux cieux. Je pense que vous vous souvenez de ce que je vous ai dit à ce sujet. Là il avait appris qu’il y a un chemin pour aller au ciel. Maintenant il se trouve de nouveau seul à Peniel. Ce nom veut dire « Face de Dieu ».

Dans ce lieu il a dû apprendre à connaître sa faiblesse, et depuis ce jour-là il a dû boiter sur sa cuisse, sentant cette faiblesse à chaque pas qu’il faisait. Un homme a lutté avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Par le prophète Osée, nous savons que cet homme était un ange, un messager même de l’Éternel. Dans cette lutte, la hanche de Jacob fut luxée.

Depuis lors, ne pouvant plus compter sur sa propre force, il a compris que ce dont il avait besoin c’était la bénédiction de l’Éternel. Toute sa sagesse, toute sa force, tous ses arrangements n’avaient aucune valeur, n’étaient que néant et vanité.

Tôt ou tard il nous faut en arriver là, et c’est alors que notre âme est délivrée, et que la lumière céleste peut éclairer notre chemin. Le soleil qui s’était couché à Béthel éclaire maintenant le sentier du patriarche.

Depuis ce jour-là Jacob a été appelé Israël, ce qui veut dire « Prince de Dieu ». Ce n’était plus le vieux Jacob, le supplanteur, le faiseur de marchés, qui était en activité ; son histoire était pour ainsi dire terminée. Maintenant on voyait en lui un homme nouveau, un prince de Dieu.

Dans les Écritures, un prince est toujours un homme qui a remporté des victoires. Or nous ne pouvons être victorieux par notre propre force, mais seulement par la force que Dieu fournit. Jacob, depuis Péniel, a dû prendre un bâton sur lequel il devait s’appuyer et sur le bout duquel il s’appuyait encore en terminant sa vie pour adorer l’Éternel qui avait été son Berger depuis sa naissance jusqu’au jour de sa mort. Il est évident que, dans la vie de Jacob, il y a eu encore bien des faiblesses et des manquements ; malgré cela il a eu conscience que sa force était en Dieu et non en lui-même.

Je me demande si vous avez bien compris les leçons difficiles que j’ai voulu vous enseigner aujourd’hui. Elles s’apprennent plutôt par l’expérience que de toute autre manière. Quoi qu’il en soit, souvenez-vous que toute votre force n’est que faiblesse ; que vos bons désirs, votre zèle, vos bonnes résolutions ne sont rien si Dieu ne vous accorde la capacité et la sagesse pour accomplir ce qui Lui est agréable.

Sur cela, votre vieux grand-père vous invite à un nouveau partage au mois prochain si le Seigneur n’est pas venu.

Vous lirez aujourd’hui le chapitre 33 de notre livre de la Genèse. Vous voyez qu’insensiblement nous avançons dans la lecture de ce livre et que les enseignements que nous pouvons en retirer se multiplient. La chose importante pour chacun de nous est de ne rien oublier de ce que nous avons entendu et de mettre en pratique les choses que nous connaissons.

J’ai souvent pensé que ceux qui lisent assidûment les Écritures sont comme les banquiers qui accumulent de petites sommes provenant des intérêts qu’ils perçoivent et qui, les ajoutant les unes aux autres, finissent par posséder de grands capitaux qui se chiffrent souvent par millions. Puissiez-vous, dans votre jeunesse, mettre toute diligence pour acquérir ainsi des biens qui demeurent jusque dans l’éternité. Souvenez-vous que la main des diligents enrichit (Prov. 10. 4).

Maintenant voici Jacob qui lève ses yeux et voit son frère Ésaü qui vient à sa rencontre. Pauvre Jacob ! Malgré toutes les choses qu’il avait vues et entendues, et malgré même la bénédiction qu’il avait reçue de l’Éternel à Péniel, il a peur en voyant son frère et recommence ses arrangements, en mettant en avant ce qu’il avait de moins précieux et en arrière ce qui lui était le plus cher, Joseph et Rachel.

Nous avons de la peine à nous confier simplement dans le Seigneur et à compter sur Sa fidélité, surtout si nous avons marché dans le chemin de notre propre volonté avec une conscience plus ou moins mauvaise. Croyez-moi : ne gardez jamais quelque chose sur votre conscience. Si vous avez manqué en quelque chose, ne tardez pas à le confesser au Seigneur.

Vous vous souvenez sans doute de ce précieux verset : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité ». Cherchez-le dans votre Bible, il se trouve dans la première épître de Jean. Vous le noterez afin de le retrouver facilement.

Tous les arrangements de Jacob ne lui ont servi à rien, car c’est Dieu Lui-même qui a incliné le cœur d’Ésaü qui, s’avançant vers son frère, le baisa. Il l’a reçu comme un frère, et un frère qu’il n’avait pas revu depuis fort longtemps. Nous remarquons qu’Ésaü avait ce que nous pourrions appeler d’aimables qualités naturelles, mais ces choses ne servent de rien lorsqu’il faut paraître devant le Dieu saint, si la foi ne se trouve pas dans celui qui les possède.

Malgré tout, Jacob est encore craintif et veut offrir un présent à son frère pour l’apaiser. Ce pauvre Jacob dit encore un mensonge à son frère en l’assurant qu’il irait à Séhir. Le but de son voyage n’était pas Séhir, mais bien la terre d’Israël, le pays de la promesse. Nous ne voyons pas que Jacob soit jamais allé à Séhir. Et Ésaü s’en retourne chez lui sans avoir fait de mal à Jacob. C’est Dieu lui-même qui a délivré Son enfant de la main d’Ésaü et de Laban ; il était Son libérateur.

Ce chapitre se termine par deux courts paragraphes dans lesquels nous voyons Jacob qui s’établit dans les lieux où il n’aurait dû faire que passer comme un voyageur. Il se bâtit des cabanes pour son bétail, s’y achète des terres comme si Succoth et Sichem avaient été le but de son voyage. Notre patrie est le ciel, la maison du Père. Tant que nous ne sommes pas arrivés là, nous avons à nous conduire comme des étrangers ici-bas.

Il se peut que nous ayons des troupeaux, des richesses et des occupations, mais ce n’est jamais que pour un temps que Dieu nous les donne ; tôt ou tard, il faudra les laisser ; ce n’est qu’en passant que nous pouvons en jouir.

D’après la Bonne Nouvelle 1937

LES ENSEIGNEMENTS D’UN GRAND-PÈRE (3)

Nous voici au commencement d’une nouvelle année, la dernière peut-être avant que le Seigneur Jésus vienne chercher ceux qui L’attendent. Il vient promptement, et tout dans le monde nous parle de Sa prochaine venue.

J’aime à penser que tous les petits lecteurs de la « Bonne Nouvelle » attendent ce précieux Sauveur, et se réjouissent à la pensée de Le voir.

Je me souviens d’un temps, bien éloigné déjà, où, pour la première fois, j’ai dit : Viens, Seigneur Jésus ! Depuis lors, jamais je n’ai douté de Sa fidélité concernant l’accomplissement de Sa promesse, et je sais qu’Il viendra dans peu de temps, car Il l’a dit : Attendez-Le chaque jour, et certainement vous ne serez pas confus.

Si le Seigneur le permet, nous reviendrons plus tard à l’histoire d’Isaac que nous avons déjà commencée. Pour aujourd’hui, je veux vous parler de la naissance du Sauveur telle qu’elle nous est racontée dans les premiers versets du chapitre 2 de l’évangile de Luc.

Ce Sauveur précieux est venu dans le monde comme un petit enfant, né dans la pauvreté, un enfant qui a été emmailloté et couché dans une crèche, Lui, le Roi de gloire. Il n’y avait pas de place pour Lui dans l’hôtellerie.

Aimez-vous ce Sauveur ? Puisqu’Il n’a pas trouvé de place dans l’hôtellerie, ne trouvera-t-Il pas au moins une place dans votre cœur ? N’est-Il pas digne de posséder votre cœur dès votre jeune âge puisqu’Il est venu sur cette pauvre terre pour y souffrir et y mourir pour vous ?

Pour pouvoir s’attacher à Lui, il faut premièrement faire comme les bergers, croire les choses qui nous sont dites de Lui. Vous remarquez que dans le cœur de ces humbles bergers il n’y a pas l’ombre d’un doute concernant les choses qui avaient été annoncées par les anges. Ils n’ont pas dit : « Allons pour voir si les choses sont bien ainsi ». Mais : Allons et voyons. Ils savaient qu’en allant ils verraient, puisque les anges le leur avaient assuré.

Il faut aussi, comme Marie, repasser ces choses dans nos cœurs et même faire comme le psalmiste qui disait : « Je médite de toi durant les veilles de la nuit » (Ps. 63. 6).

A quoi pensez-vous le matin en vous éveillant ? Vous souvenez-vous que dans cette journée qui commence, le Seigneur peut venir chercher les Siens et êtes-vous prêts pour ce moment solennel ?

Recherchez-vous les choses de ce monde ? Y avez-vous vos pensées ? Si ces choses remplissent votre cœur, soyez bien assurés qu’elles ne vous apporteront qu’amertume et déception, car ici-bas, tout est ainsi.

Par contre, si vous cherchez le Seigneur de tout votre cœur, vous serez bienheureux. Il est le grand sujet de joie qui a été annoncé par les anges aux bergers.

Les saints de l’Ancien Testament attendaient le Seigneur. Le psalmiste disait : « Mon âme attend le Seigneur, plus que les sentinelles n’attendent le matin, que les sentinelles n’attendent le matin » (Ps. 130. 6). Leur attente a été longue, mais elle a eu sa fin.

Rien ne faisait prévoir cette venue pour cette nuit-là plutôt qu’une autre. Les bergers, comme de coutume, ont fait sortir leurs troupeaux. Ils auraient pu dire : Nous avons devant nous une nuit de veille et de fatigue. Mais, cette même nuit, le Seigneur est venu et ils l’ont vu, et ont entendu le concert des armées célestes. Que ce devait être merveilleux et quelle joie devait remplir leurs cœurs !

De la même manière le Seigneur va apparaître non dans l’abaissement, mais dans toute Sa gloire, et nous Le verrons. Quelle sainte allégresse remplira tous les cœurs de ceux qui L’auront attendu, et quel concert de louanges s’élèvera vers Lui ; jamais concert pareil n’aura été entendu. Attendez donc le Seigneur, attendez-Le chaque jour et réjouissez-vous, car Il vient bientôt, Il vient promptement. C’est là le vœu le plus ardent que peut vous adresser votre grand-père en commençant cette nouvelle année.

A la fin de l’année passée, je vous ai parlé d’Isaac en rapport avec l’histoire d’Abraham, son père. Aujourd’hui, je veux vous dire quelques mots de ses deux fils dont la naissance nous est rapportée à la fin du chapitre 25 du livre de la Genèse.

L’aîné s’appelait Ésaü, le plus jeune Jacob. A vue humaine, le premier devait être l’héritier des promesses faites par l’Éternel à Abraham et à Isaac ; malgré cela, jamais nous ne voyons que l’Éternel soit appelé le Dieu d’Ésaü. Par contre, souvent il est appelé le Dieu de Jacob. Vous êtes-vous demandé pourquoi ?

Voici la raison : Ésaü, par toute sa manière de faire, a montré que les promesses divines n’avaient aucun prix pour son cœur.

Dans notre chapitre, nous voyons qu’il méprise son droit de premier-né, et pour un seul mets, un plat de lentilles, il vend ce droit qu’il possédait par naissance.

Plus tard, après la mort de son père, il prend tout ce qu’il possédait, tout ce qu’il avait acquis dans le pays de Canaan et il s’en va bien loin de la terre de la promesse pour habiter dans la montagne de Séhir. Pauvre Ésaü ! La montagne de Séhir valait mieux à ses yeux que le pays que l’Éternel avait promis à Abraham et dont il aurait hérité s’il avait cru aux promesses divines.

Il commence par vendre son droit de premier-né, ensuite, il s’en va loin du lieu de la bénédiction, et enfin sa postérité devient un ennemi du peuple de Dieu, ainsi que nous le montre le prophète Abdias.

Lisez ce petit prophète et vous remarquerez qu’il ne parle que d’Ésaü et annonce le jugement qui doit l’atteindre à la fin. Sept fois il dit de lui : « Tu n’aurais pas dû ». Cherchez vous-mêmes ces passages et notez-les dans votre cœur. Un jugement particulier sera la part d’Ésaü à la fin : son peuple sera retranché et il n’y aura pas de reste d’Ésaü pour le beau règne de mille ans.

Le dernier des prophètes, Malachie, déclare que l’Éternel a haï Ésaü (Mal. 1. 3). Son mépris de: la bénédiction de l’Éternel et de Sa longue patience envers lui, ainsi que sa haine contre le peuple de l’Éternel ont attiré sur lui la haine de Dieu et Sa colère.

Après avoir vendu son droit de premier-né, le nom d’Ésaü a été changé en celui d’Édom, ce qui veut dire « roux », allusion au potage roux que lui avait donné son frère. Depuis ce jour-là, le nom d’Édom rappelle qu’Ésaü a été un profane. Dieu a voulu qu’ainsi son nom rappelât sa faute. Cela ne veut nullement dire qu’Ésaü ait été ce que nous appelons un mauvais homme, loin s’en faut. Il aimait la vie au grand air, son père l’aimait. Il savait même à l’occasion pardonner une faute, comme il le fit à l’égard de son frère, mais Dieu et Ses promesses n’avaient aucune valeur pour son cœur. Il voulait jouir du présent sans se soucier de l’avenir.

Ils sont nombreux aujourd’hui ceux qui lui ressemblent. Ce sont peut-être des enfants de chrétiens, aimables, bons envers leurs parents, même respectueux lorsqu’ils entendent parler des choses de Dieu, mais leurs cœurs sont ailleurs.

Une belle course en perspective, une partie de sport, une rencontre avec des amis qui leur parleront de mille choses intéressantes, mais qui ne leur diront pas un mot du Seigneur : voila ce qui réjouit leurs cœurs, ce qui les attire.

Pensez-y. Dieu regarde à ce qui est dans le cœur et Il voit tout ce qui s’y passe. C’est pourquoi il est écrit : Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie (Prov. 4. 23).

Vous commencez à envier les choses du monde, vous n’aimez pas aller écouter la parole de Dieu, vous préférez aller vous amuser avec des amis mondains, etc. – sans que vous vous en rendiez compte, vous méprisez ainsi la bénédiction que Dieu met à votre disposition. Qui vous dit que, pour finir, vous ne deviendrez pas un ennemi de l’évangile ? Sans que vous vous en doutiez, vous amassez sur votre propre tête la colère divine, et si Dieu Lui-même n’intervient pas en miséricorde en votre faveur, vous serez en fin de compte perdus pour l’éternité.

Le chemin d’Ésaü est le chemin de la perdition. J’aime à penser que nul ne suivra un tel chemin.

Aujourd’hui nous continuerons la lecture du livre de la Genèse, et nous nous occuperons ensemble du chapitre 26. Il contient plusieurs choses intéressantes concernant Isaac.

Tout d’abord vous remarquez une famine dans ce bon pays que l’Éternel avait promis à Abraham et à sa postérité. Vous comprenez que ce devait être une grande épreuve pour la foi d’Isaac. Comment aurait-il pu dire : c’est ce pays que l’Éternel nous a promis, et voici j’y trouve la famine ?

Il faut nous souvenir qu’en tout temps la foi des fidèles a été soumise à l’épreuve d’une manière ou de l’autre. Il ne peut pas en être autrement.

Nous l’avons vu à propos d’Abraham, nous le voyons ici et nous le retrouverons tout du long des Écritures. La foi est plus précieuse que l’or qui pourtant est éprouvé par le feu. On éprouve le métal pour le débarrasser de tout alliage et de toute matière étrangère (1 Pier. 1. 7).

De la même manière, Dieu ne permet pas que notre confiance en Lui soit mélangée avec de la confiance en nous-mêmes, en nos ressources et en moyens humains. Il veut être notre unique confiance. Ce qui L’honore, c’est lorsque nous Lui remettons en toute simplicité tout ce qui nous concerne et que nous restons tranquilles, sachant qu’Il a soin de nous et qu’Il mène tout à bonne fin pour nous.

N’oubliez jamais que Dieu vous aime et qu’Il s’occupe des plus petits détails de votre vie. Il sait quels sont vos travaux, vos peines, vos difficultés, vos alarmes, vos détresses, rien n’échappe à Son œil paternel.

Dans notre récit, l’Éternel savait que la foi de Son serviteur Isaac pouvait être chancelante et que des craintes pouvaient l’assaillir, qu’il était même en danger de descendre en Égypte comme l’avait fait son père Abraham ; Il vient donc l’enseigner et lui dire de demeurer dans le pays et Il lui renouvelle les promesses qu’il avait faites à son père. Ce devait être un grand encouragement pour Isaac.

Malgré cela, Isaac craint et dit un mensonge au sujet de sa femme. Hélas ! Dieu nous rappelle la faute de Son serviteur afin de nous avertir en nous montrant de quoi nous sommes capables, et combien nous avons besoin d’être gardés en tout temps, et surtout lorsque survient une difficulté quelconque.

Lisez le premier verset du Psaume 16 ; là vous verrez le Seigneur Jésus, divin modèle que nous avons à imiter et qui dit : « Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi ». J’aimerais que ce soit là votre première prière chaque matin en ouvrant les yeux. Jamais vous ne regretterez de l’avoir faite.

De ce mensonge d’Isaac il aurait pu résulter de fâcheuses conséquences, tant pour lui que pour Rebecca ; mais Dieu, dans Sa miséricorde, a veillé sur Son pauvre serviteur. Malgré cela, combien ce devait être humiliant pour lui lorsque Abimélec a dû le reprendre à cause de sa faute !

Lorsqu’un croyant tombe dans quelque faute, il déshonore le Seigneur en présence des ennemis de Dieu et il donne aussi aux ennemis des occasions de blasphémer Son nom, comme nous le voyons dans l’histoire du roi David. Lisez à ce sujet 2 Samuel 12. 14.

Après cela, Isaac sème dans cette terre et y recueille le centuple. L’Éternel le bénit de bénédictions matérielles. Ces bénédictions-là, le monde nous les envie et cherche à nous les ravir, tandis que les bénédictions spirituelles, personne ne cherche à nous les prendre.

Maintenant, que voulez-vous rechercher ? Désirez-vous devenir grand dans le monde, avoir des richesses, des troupeaux, des serviteurs et des servantes ? Ou bien, désirez-vous jouir de l’amour du Seigneur Jésus, faire des progrès dans la connaissance de l’excellence de Sa personne et de Ses gloires ? Désirez-vous Lui ressembler, être pauvre peut-être, mais riche en foi ?

Combien j’aimerais que de cette lecture vous gardiez dans vos cœurs trois grands enseignements :

1° Désirer posséder cette foi qui croit Dieu et qui se confie en Lui en tout temps.

2° Avoir en horreur le mal sous toutes ses formes, et surtout le mensonge quel qu’il soit.

3° Rechercher les bien éternels qui sont en Christ, et qu’Il soit, Lui, votre seul trésor, votre vie, votre tout.

C’est ce que votre grand-père va demander au Seigneur en terminant sa leçon.

C’est de la fin du chapitre 26 du livre de la Genèse que je veux vous parler aujourd’hui. Je pense que vous, vous souvenez de ce que je vous ai dit du commencement de ce chapitre au mois passé. Nous le lirons depuis le v. 17 à la fin du chapitre.

Avant d’entrer dans quelques détails, je vous dirai que ces versets m’ont beaucoup encouragé il y a déjà un certain nombre d’années. Pendant longtemps j’ai eu le privilège d’aller voir souvent un serviteur de Dieu. Comme il était âgé et ne pouvait guère sortir de la maison, je me rendais dans son cabinet de travail et là il profitait de ces rencontres bénies pour m’enseigner beaucoup de choses. Il était pour moi comme un père. Que d’heures précieuses j’ai passées avec lui, seul dans cette chambre qui était comme un vrai sanctuaire pour nous deux.

Si vous avez l’occasion d’être en relation avec d’anciens chrétiens fidèles, ne manquez pas de profiter le plus possible des enseignements que vous pourrez recevoir d’eux. Ne craignez pas de les interroger ; ainsi vous profiterez de leurs connaissances et de leur expérience. Cela pourra vous être utile pour toute votre vie.

Je reviens à mon récit. Lorsque le Seigneur eût recueilli auprès de lui le cher vieillard dont je vous ai parlé, j’en ressenti un grand vide dans mon cœur, et souvent j’aurais aimé aller le voir et m’entretenir encore avec lui. Mais, hélas mes visites chez lui étaient finies pour toujours. Tout passe ici-bas.

C’est à ce moment que ces versets se présentèrent à moi comme une source de consolations précieuses. Mon vieil ami, comme Abraham, avait creusé des puits. Abraham l’avait fait dans la terre que l’Éternel lui avait donnée en héritage. Le cher ami qui venait de me quitter en avait creusé en sondant la Parole et il y avait trouvé de l’eau qui l’avait désaltéré, lui et ceux qui l’avaient écouté. Ce que j’avais à faire était de faire comme Isaac : retourner aux sources qui avaient désaltéré son père et, comme lui, j’y trouverais de l’eau. Lui en avait trouvé pour son corps, moi j’en trouverais pour mon âme.

C’est dans les Écritures que se trouve la source des eaux vives ; comme nous le chantons quelques fois : C’est la source abondante où se puise la vie, ce fleuve de la grâce aux salutaires eaux.

Pour nous, creuser des puits, c’est se donner de la peine pour chercher les richesses insondables qui sont contenues dans ce saint livre. Pour cela il faut de la diligence et de la persévérance. Le monde et les choses de ce monde sont souvent un obstacle pour en jouir, elles sont comme la terre avec laquelle les ennemis d’Isaac avaient bouché les puits.

Vous remarquez la persévérance d’Isaac et de ses serviteurs ; persévérance qui a été récompensée. Après avoir creusé un puits et trouvé de l’eau, ils en creusent encore d’autres et chaque fois leurs efforts ont été couronnés de succès.

Abraham n’était plus, mais les puits étaient encore dans le pays. Les serviteurs de Dieu peuvent disparaître, mais les sources abondantes auxquelles ils ont puisé existent encore. Puissiez-vous, comme Isaac, être des creuseurs de puits !

Nous avons vu Isaac dans la force de l’âge et creusant des puits dans le pays de la promesse. Aujourd’hui, en lisant le chapitre 27, nous le trouvons, un vieillard aveugle et s’attendant à la mort d’un jour à l’autre. Souvenez-vous que nous vieillissons rapidement, beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez.

Isaac veut bénir son fils Ésaü avant de quitter cette terre. Pauvre Isaac ! Il avait oublié que c’était à Jacob qu’appartenait la bénédiction de l’Éternel.

Puis, au lieu de chercher auprès de l’Éternel la force qui lui était nécessaire pour accomplir ce service, il pense qu’il lui fallait un mets savoureux, comme il l’aimait, pour le fortifier. Le gibier était sa viande, et son fils Ésaü, qui était un habile chasseur, pouvait lui procurer facilement ce qui était nécessaire pour satisfaire sa gourmandise. Jusqu’à sa vieillesse, il l’avait gardée sans la juger. C’est pourquoi il préférait son fils aillé et, si Dieu n’était pas intervenu, il aurait béni Ésaü sans tenir compte de la volonté de l’Éternel.

Vous voyez, par cela, que tant que nous sommes dans le monde nous avons besoin d’être gardés du mal. Notre cœur ne change pas ; même après avoir marché longtemps avec Dieu, nous sommes capables des mêmes fautes que dans la jeunesse.

Ce chapitre qui est devant nous est rempli de choses profondément tristes. D’un côté, nous voyons Isaac dans un des moments les plus solennels de son existence et manquant de communion avec Dieu ; de l’autre, Rebecca, qui avait si bien commencé, et qui dans ce moment ne sait pas se confier en l’Éternel pour l’accomplissement de ses promesses.

Au lieu de l’invoquer et de le supplier avec son fils Jacob, elle lui enseigne à mentir et à tromper son père pour obtenir sa bénédiction et elle lui fournit les moyens pour le faire, en lui préparant un mets savoureux et en revêtant ses mains et son cou de la peau des chevreaux. Toutes ces choses sont humiliantes et cela d’autant plus qu’elles se passent dans une famille où l’on connaissait l’Éternel. Il semble que la piété s’était enfuie de cette maison.

Cela nous fait penser à cette parole de la première épître à Timothée : Poursuis la piété (ch. 6. 11).

Dieu nous raconte ces choses non dans le but de dire du mal de ses serviteurs, mais afin de nous avertir en nous montrant de quoi nous sommes capables, même après avoir marché fidèlement pendant de longues années.

Lorsque Isaac a vu combien il s’était trompé, il a été saisi d’un grand tremblement. Il y avait bien de quoi. Il allait bénir un profane qui pour un seul mets, un plat de lentilles, avait vendu son droit de premier-né ; bénir celui qui, plus tard, devait être haï de l’Éternel.

Lisez à ce sujet le v. 3 du chapitre 1 de Malachie, le dernier des prophètes. Évidemment l’Éternel n’a haï Ésaü que lorsqu’il s’est montré parfaitement haïssable, lui et sa postérité. Pendant plus de mille ans ils ont montré une haine implacable contre le peuple de Dieu, aussi, tout à la fin, il doit dire : J’ai haï Ésaü. Quelle chose effrayante !

Vous lirez à ce sujet le livre du prophète Abdias. Tout du long il nous raconte ce qu’a été cette haine d’Ésaü contre son frère. Haine qui s’est bien vite manifestée puisque nous lisons à la fin de notre chapitre : « Et Ésaü eut Jacob en haine… et Ésaü dit en son cœur : Les jours du deuil de mon père approchent, et je tuerai Jacob, mon frère. ». Lui, le fils d’Isaac, le petit-fils d’Abraham, devenir un meurtrier ! Quelle chose effrayante. Si Dieu ne l’avait pas gardé, certainement il l’aurait fait. Ainsi que je vous le disais en commençant, tout ce chapitre est profondément triste. Après en avoir fait la lecture, nous pourrons bien nous écrier, vous et moi, avec le psalmiste : Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi…

Vous n’avez pas oublié, je l’espère, ce que nous avons vu et j’aime à croire qu’elle a produit en vous une crainte salutaire de toute tromperie et propre volonté.

Aujourd’hui, nous allons voir quelques-unes des conséquences des fautes dont je vous ai parlé lors de notre dernière rencontre. C’est le sujet qui est traité dans le chapitre 28 de notre livre de la Genèse. Jacob, craignant les menaces faites par son frère Ésaü, doit s’en aller loin de la maison paternelle. Pauvre Rebecca !

Nous pouvons penser combien son cœur de mère devait être déchiré lorsqu’elle a vu partir son fils bien-aimé, et cela sans savoir si jamais il reviendrait sous le toit paternel. Nous savons que, de fait, elle ne l’a jamais revu puisqu’elle est morte pendant son absence. Ainsi elle n’a pas même eu la consolation de recevoir un dernier baiser sur son lit de mort de ce fils qu’elle aimait tant.

Souvenez-vous de la parole qui se trouve dans l’épître aux Galates : « On ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair, moissonnera de la chair la corruption ». Cherchez-le vous-même et vous le trouverez facilement ; notez-le dans votre Bible et surtout mettez-le en pratique.

Rebecca en a fait l’amère expérience. Isaac, lui aussi, a dû porter les conséquences de sa faute et a été fort longtemps sans revoir son fils : plus de vingt années. Que furent pour Isaac ces longues années dans lesquelles, vieillard aveugle, il a pu repasser devant Dieu sa longue vie Moins coupable que sa femme, il a eu la joie d’entendre du moins la voix de son fils s’il n’a pas pu revoir son visage. Voyez Genèse, chapitre 35. 27 à 29.

Jacob, lui aussi, a dû porter les conséquences de sa faute et s’en aller loin de la maison paternelle. Pauvre Jacob ! Le voici s’en allant dans un pays inconnu auprès d’un oncle qu’il ne connaissait pas et qui de fait l’a traité durement.

Longtemps il a dû garder ses troupeaux : là il souffrait de la sécheresse de jour et de nuit de la gelée ; le sommeil fuyait ses yeux, car, sans cesse, il avait à veiller contre les voleurs et les bêtes sauvages. Bien des fois il a sans doute repensé aux soins dont il était autrefois entouré par une mère qui l’aimait. Puissiez-vous vous souvenir de ces choses et en faire votre profit. Que cela produise dans vos cœurs une crainte salutaire de tout mal.

Nous avons affaire avec un Dieu qui nous aime ; et précisément parce qu’il nous aime, il ne peut pas tolérer en nous ce qui est incompatible avec sa gloire. Devrait-il nous tenir de longues années sur un lit de maladie, il le fera si cela est nécessaire pour nous amener à juger nos fautes et à les lui confesser ; car si nous confessons nos fautes, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité. Si au moins Jacob avait profité de la discipline que le Seigneur lui dispensait dans ce moment !

Nous savons qu’il a dû rencontrer bien d’autres choses pénibles pendant sa vie jusqu’à ce que sa volonté fût brisée et qu’il pût entièrement mettre sa confiance en l’Éternel. Si sa vie fut orageuse, sa fin, par contre, fut de toute beauté. En terminant sa vie il adora appuyé sur le bout de son bâton. Certainement, dans ce moment-là, il ne regrettait pas d’avoir été l’objet des soins de Dieu et d’avoir été maintes fois sous sa discipline. Son Dieu l’avait fait pour son profit.

Pour aujourd’hui, je m’arrête et je réserve la fin du chapitre pour la prochaine fois. Là nous trouverons des choses plus réjouissantes, que celles qui nous ont occupés ces derniers temps.

J’ai hâte d’arriver au sujet qui nous occupera aujourd’hui, car c’est une des pages de l’Ancien Testament qui s’est gravée le plus profondément dans mon cœur dès mon jeune âge. Certainement, la vision de l’échelle de Jacob est un de mes plus anciens souvenirs. Lors même que les années se sont accumulées, il me semble qu’il y a peu de scènes plus merveilleuses que celle qui nous est racontée à la fin du chapitre 28 de la Genèse.

Ce pauvre Jacob, dont je vous ai déjà parlé, est maintenant bien loin des siens, dans un lieu inconnu Bien des pensées diverses devaient se presser dans son cœur en songeant à tout ce qui s’était passé et à ceux qu’il avait laissés à la maison.

Que devait-il rencontrer dans le chemin où il marchait ? Sa conscience aussi ne devait guère lui laisser de repos : quand on a menti et trompé son père on ne peut pas être heureux, et, quand il faut fuir devant une colère qu’on n’a que trop méritée, on doit nécessairement regretter bien des choses. Mais les regrets ne servent de rien tant qu’on n’a pas confessé ses fautes à Dieu et qu’on ne s’en est pas humilié devant lui. Jacob ne l’avait pas encore fait.

Voici que le soleil s’était couché ; la nuit devait envelopper son âme aussi bien que son corps : tout était obscur pour lui. De fait, de profondes ténèbres ont enveloppé son âme pendant vingt longues années, et il semble que l’aurore d’un nouveau jour ne s’est levé pour lui que lorsqu’il a passé à Peniel.

Voyez à ce sujet le chapitre 32 de la Genèse. Maintenant Jacob est seul dans la nuit, et le voici couché dans ce lieu inconnu, ayant une dure pierre pour oreiller. Il est probable qu’il avait oublié que les cieux même étaient sa couverture et que le Dieu Tout-Puissant prenait soin de lui, et pourtant avec quelle tendresse ce Dieu veillait sur lui.

Pensez-vous à ce Dieu le soir quand vous vous livrez au repos ? Savez-vous que, de jour et de nuit, il veille sur vous ?

Voici que Jacob, dans son sommeil fait un songe merveilleux. Il voit une échelle dressée sur la terre et son sommet touchait aux cieux. Vous êtes-vous demandés pourquoi l’Éternel lui faisait voir cette échelle ? Il voulait, par ce moyen, lui faire comprendre que, malgré toute sa misère et ses fautes, il pouvait aller au ciel. Quand il y a une échelle, on peut par son moyen atteindre le lieu touché par son sommet. C’est comme s’il lui disait : Tu peux y monter.

Gravez, je vous prie, au plus profond de votre cœur cette pensée que Dieu veut que vous montiez aux cieux, il vous y convie, il vous y offre une place gratuitement. Le Seigneur Jésus lui-même étant ici-bas, a dit : « Je suis le chemin, nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6).

Sur cette échelle montaient et descendaient les anges de Dieu. Ils sont des esprits administrateurs employés par Dieu en faveur de ceux qui vont hériter du salut. Il les emploie pour nous garder, pour nous protéger et nous conduire. Il le fait souvent à notre insu. Ce sont des êtres puissants en force et en dignité et ils lui obéissaient sans cesse.

Enfin l’Éternel lui-même était sur l’échelle. Vous êtes-vous demandés si c’était pour monter ou pour descendre ? Il me semble que j’entends un tout petit qui me dit : C’est pour descendre. Oui, c’est bien cela : quand on est en haut on ne peut que descendre.

Jacob, dans son songe, ne contemple que des merveilles. Voici sous ses yeux une révélation de ce glorieux mystère que celui qui est dans les cieux allait descendre sur cette terre sous la forme de l’humble Jésus de Nazareth : ce Jésus qui allait de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance. Il devait descendre sur la terre afin de délivrer les coupables et afin de porter le châtiment que nous avions mérité à cause de nos péchés. Si Jésus n’était pas venu sur la terre, ni Jacob, ni vous, ni moi n’aurions jamais eu de place dans le ciel. Dans ce songe de Jacob, nous entrevoyons les grandes vérités de l’évangile de Dieu.

Dans ce moment l’Éternel a fait à Jacob de grandes et précieuses promesses, et cela gratuitement et sans même lui faire aucun reproche au sujet de ses fautes. Pauvre Jacob ! Il était bien peu en état de comprendre toutes ces choses. Nous aurions pensé qu’en se réveillant il ait pu se réjouir d’une fort grande joie. Hélas, non ! au contraire, il est tout effrayé et dit : Certainement l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas !

Il avait donc oublié que Dieu est présent partout et qu’il n’y a pas de lieu pour se cacher loin de lui. Malheureusement Jacob n’est pas seul à oublier la présence du Dieu Tout-Puissant. Je crains bien que vous ne l’ayez oublié plus d’une fois lorsque vous faites ou dites quelque chose de mal.

Que ce lieu ci est terrible ! ce n’est autre chose que la maison de Dieu et c’est ici la porte des cieux. Mais, allez-vous dire, la porte des cieux est-elle un lieu terrible ? Oui, mes enfants, elle est effrayante pour ceux qui ont une mauvaise conscience ; et c’était le cas pour Jacob.

Vous voyez qu’il y a bien des leçons importantes dans ce récit qui est devant nos yeux. Ayez donc bien soin d’avoir affaire avec Dieu chaque jour au sujet de tout ce qui vous concerne. Parlez-lui de toutes vos peines, de vos joies, de vos espérances, de vos désirs et surtout de vos fautes, autrement, un jour ou l’autre vous serez saisis d’effroi comme ce pauvre Jacob.

Il dresse maintenant la pierre dont il avait fait son chevet, comme un monument qui rappelait ce qui s’était passé clans cette nuit mémorable. Mais il semble qu’il n’a rien compris à toutes ces choses qu’il a vues et à toutes ces promesses que l’Éternel lui avait faites, car il prononce un vœu et demande une partie des choses que l’Éternel venait de lui promettre gratuitement. Il lui faudra voir d’autres choses et faire d’autres expériences.

Souvent ce n’est pas en un seul jour que nous apprenons les grandes leçons que Dieu veut nous enseigner. Nous sommes lents à croire ce que Dieu nous dit et lents à n’avoir pas d’autre volonté que la sienne. Jacob appelle le nom de ce lieu-là Béthel, ce qui veut dire : « maison de Dieu ». Après cela, il continue son chemin.

Bien des années plus tard, il est retourné à Béthel. Nous verrons la chose une autre fois. J’ai été un peu long aujourd’hui, mais malgré cela, j’espère que vous m’avez bien compris et que vous vous souviendrez toute votre vie de l’échelle de Jacob et des enseignements qu’elle nous donne.

Je pense que plus d’un d’entre vous a repensé à l’échelle de Jacob dont nous avons parlé lors de notre dernière leçon.

Après cette nuit mémorable, Jacob a continué son chemin. Dieu, dans sa grâce et dans sa fidélité à ses promesses, a conduit Jacob auprès d’un puits d’eau où Rachel, sa cousine, fille de Laban, menait son troupeau pour l’abreuver.

J’aimerais que, avant d’aller plus loin, vous regardiez dans votre Bible les passages où nous trouvons des voyageurs auprès d’un puits. Vous vous souvenez du serviteur d’Abraham qui, près d’un puits, a rencontré Rebecca. Ici, c’est Jacob qui trouve Rachel ; au chapitre 2 du livre de l’Exode, c’est Moïse qui y rencontre Séphora ; enfin dans le chapitre 4 de l’évangile de Jean, nous trouvons le Seigneur de gloire qui y rencontre la femme samaritaine. Ce furent chaque fois d’heureuses rencontres.

Vous pouvez penser combien Jacob devait être heureux, en arrivant ainsi au terme de son voyage, d’avoir été conduit auprès de la famille de sa mère et de rencontrer là sa cousine qu’il ne connaissait pas encore. Nous comprenons qu’il éleva la voix et pleura. Que de sentiments divers devait éprouver ce pauvre voyageur. L’Éternel avait été bon pour lui malgré ses fautes.

Ne doutez jamais de la bonté du Seigneur envers vous, même en présence de vos fautes et de vos manquements. Si même il doit châtier un des siens, il le fait toujours dans son amour. Voyez les v. 11 et 12 du chapitre 3 des Proverbes, et lisez ensuite dans l’épître aux Hébreux, chapitre 12, les v. 5 et 6. Que Dieu se donne la peine de nous répéter deux fois la même chose nous en montre l’importance.

De la même manière que vos parents, qui vous aiment tendrement, sont obligés quelquefois de vous punir, le Dieu tendre et bon châtie ceux qu’il aime et cela pour leur profit et pour les rendre participants de sa sainteté. Souvenez-vous-en toujours.

Jacob n’était pas au bout de ses peines. Il avait trompé son père et il fallait qu’il soit amené à juger profondément sa faute. Pour arriver à ce but, l’Éternel s’est servi de son oncle. Vous vous souvenez, sans doute, que Laban aimait les choses matérielles.

Puisque nous nous sommes déjà occupés de lui, je ne veux pas vous répéter ce que je vous ai déjà dit à son sujet, et cela d’autant plus que ce sont des choses plus tristes que réjouissantes. Les chapitres 29 et 30 de notre livre de la Genèse sont remplis des tromperies de Laban et de son neveu Jacob. L’un et l’autre se trompaient à qui mieux mieux. Laban trompe son neveu et lui change dix fois son salaire. Jacob use de ruse afin de s’enrichir au détriment de son oncle.

Ce sont des choses bien tristes que le Dieu de vérité nous enseigne dans ces pages. L’amour des richesses avait étouffé dans ces deux cœurs tout bon sentiment. Qui aurait pensé que ces deux hommes connaissaient l’Éternel, en les voyant agir d’une telle manière ?

Lorsque les croyants se laissent entraîner par leurs convoitises, ils deviennent souvent pires qu’un incrédule, et tombent plus bas dans le mal que ceux qui sont sans espérance. Privés de la communion avec Dieu, ils ne jouissent de rien, ni des choses terrestres, ni des choses célestes ; et, ce qui est plus grave encore, ils déshonorent le nom du Seigneur Jésus qu’ils prétendent connaître et servir.

Souvenez-vous que l’amour de l’argent est une racine de toutes sortes de maux. Lisez en terminant, dans la première épître à Timothée, chapitre 6, les versets 9 à 12. Que Dieu vous garde d’être obligé de faire les mêmes expériences que Jacob.

Les chapitres 29 et 30 du livre de la Genèse dont nous nous sommes occupés lors de notre dernière leçon nous rapportent aussi la naissance de onze des fils de Jacob. Le dernier, Benjamin, est né plus tard. Comme ces hommes occupent une grande place dans les Écritures et sont les chefs des douze tribus d’Israël, je veux vous donner un petit aperçu de leur vie et de ce qui a caractérisé chacune de ces tribus. Il est évident que ces récits seront bien incomplets, car entrer dans beaucoup de détails nous prendrait trop de temps. Une fois devenus grands, vous pourrez vous-mêmes chercher ce qui nous est dit de chacun d’eux, vous souvenant que c’est Dieu lui-même qui nous a donné ces récits afin de nous instruire et pour notre profit.

Ruben est le premier-né, il est fils de Léa. Son nom signifie : voyez un fils. Il est comme l’exclamation joyeuse poussée par sa mère lors de sa naissance. Cette joie était bien légitime, non seulement pour elle-même, mais aussi à la pensée que son mari l’aimerait puisqu’elle lui avait donné un fils.

Ruben devint grand, mais malheureusement il causa un grand chagrin à son père. Hélas ! Il était un pécheur, et à cause de sa faute il perdit son droit de premier-né qui fut donné à Joseph, ou plutôt à ses fils. C’est ce qui nous est enseigné au chapitre 5 du premier livre des Chroniques.

Plus tard, un travail de conscience s’est opéré en lui. Nous en avons la preuve lorsqu’il a cherché à délivrer Joseph des mains de ses frères qui voulaient le faire mourir. Nous l’entendons dire lorsqu’il trouve la citerne vide : L’enfant n’y est pas, et moi, où irai-je ? (Gen. 37. 21 et 22 ; 29 et 30).

Où irai-je ? Voici une question solennelle pour un coupable. Vous êtes-vous demandés une fois dans votre vie, où vous irez ? Tôt ou tard il nous faut nous en aller. Où donc allez-vous ? C’est là la chose la plus importante qui existe, la seule qui compte vraiment.

Moïse, dans la bénédiction qu’il donne aux fils d’Israël (Deut. 33. 6), dit : « Que Ruben vive et ne meure pas, et que ses hommes soient en petit nombre ». Qu’il vive ! Voici une parole précieuse pour un coupable qui méritait la mort. C’est la voix de la grâce de Dieu qui se faisait entendre dans ce moment-là. Cette grâce est encore proclamée aujourd’hui, car Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive.

Pour posséder la vie, il suffit de croire à la bonne nouvelle de l’évangile, qui nous apprend que le juste est mort pour des injustes afin de nous amener à Dieu comme de bien-aimés enfants. J’aime à penser que tous les petits lecteurs de la « Bonne Nouvelle » croient en toute simplicité ce que Dieu nous dit.

Il est aussi ajouté : « Que ses hommes soient en petit nombre », car la foi n’est pas de tous. De fait, tous les descendants de Ruben ne sont pas des croyants et un petit nombre relativement sont sauvés.

Lorsque les fils d’Israël sont entrés dans le pays de Canaan que l’Éternel leur avait donné, Ruben, et avec lui les fils de Gad et la demi-tribu de Manassé, ont demandé à avoir leur héritage dans le pays de Galaad. Ils avaient des troupeaux en grand nombre. Ils virent que ce pays était propre pour les troupeaux et ils ont désiré le posséder. Pour eux, les bons pâturages valaient mieux que le pays dans lequel les fils d’Israël allaient entrer.

Souvent les biens matériels sont un obstacle à ce que les croyants mettent de l’énergie pour acquérir des biens spirituels. Avoir des troupeaux et de gras pâturages, de l’argent et de l’or leur suffit, et valent mieux que la jouissance des choses célestes. Nous comprenons que, plus tard, lorsqu’il a fallu aller combattre pour le peuple de Dieu, Ruben ait préféré rester auprès de ses troupeaux, ainsi que nous le lisons dans le cantique de Debora (Jug. 5) : « Aux divisions de Ruben, grandes considérations de cœur ! Pourquoi es-tu resté entre les barres des étables, à écouter le bêlement des troupeaux ? Aux divisions de Ruben, grandes délibérations de cœur ! « Ruben aurait bien aimé aller, puisque le devoir le commandait, mais comment laisser ses troupeaux ? Les intérêts matériels lui tenaient, plus à cœur que la gloire de l’Éternel et le bien de son peuple. D’un côté le devoir, de l’autre les troupeaux qui bêlaient, et après avoir bien délibéré, il n’est pas allé. Aussi il n’a participé ni à la lutte ni à la victoire.

Hélas ! Il en est toujours ainsi lorsque le cœur est attaché aux choses périssables. Nul ne peut servir deux maîtres. Lequel des deux désirez-vous servir ? Le Seigneur ou Mammon ?

Aujourd’hui je vous parlerai de Siméon, le second fils de Jacob. Comme Ruben, il était fils de Léa. Son nom signifie : entendu. Sa mère savait que la naissance de cet enfant était la réponse de l’Éternel à son affliction.

Nous voyons ici la foi de cette femme ; foi faible peut-être, foi qui ne dépassait guère les choses visibles, mais néanmoins foi réelle en l’Éternel, le Dieu qui entend les prières et qui est fidèle pour y répondre. Nous pouvons même remarquer de légers progrès chez cette femme.

Lors de la naissance de Ruben, elle dit que l’Éternel a regardé son affliction ; ici, à la naissance de Siméon, elle dit que l’Éternel a entendu. Ce sont évidemment des progrès lents, mais néanmoins, ils sont précieux à constater. Elle en a fait d’autres et nous sommes réjouis à la pensée qu’elle a été enterrée plus tard dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté des fils de Heth, en compagnie du père des croyants et de Sara, sa femme, d’Isaac, de Rebecca et de Jacob son mari (Gen. 49. 31 à 32).

Vous pouvez peut-être vous trouver dans l’affliction, peut-être que la réponse à vos prières se fera longtemps attendre ; ne doutez jamais de la fidélité de Dieu. Il répondra au temps fixé par sa sagesse. S’il trouve bon d’éprouver votre foi, soyez bien assurés qu’il le fait pour votre profit.

Siméon, devenu grand, de même que Ruben, son frère, manifesta la méchanceté de son cœur. Il prit son épée ; et, avec Lévi, son frère, il mit à mort les hommes de Sichem. Ruben avait montré de la corruption, Siméon de la violence. Ce sont les deux formes que revêt le mal. Nous trouvons ces deux choses déjà lors du déluge où il nous est dit que la terre était corrompue devant Dieu et que la terre était pleine de violence (Gen. 6. 11).

La violence de Siméon est vivement blâmée par Jacob, son père, lorsque, sur son lit de mort, il bénit ses fils. Il dit : « Siméon et Lévi sont frères, leurs glaives ont été des instruments de violence. Mon âme n’entre pas dans leur conseil secret ; ma gloire, ne t’unis pas à leur assemblée ! Car dans leur colère ils ont tué des hommes, et pour leur plaisir ils ont coupé les jarrets du taureau. Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël » (Gen. 49. 5 à 7).

Il semble que dans Siméon nous voyons un cœur particulièrement endurci. Nous ne voyons en lui aucun des signes de repentance qu’on est heureux de constater chez Ruben et d’autres de ses frères. Nous comprenons que Joseph, avec une sagesse divine, le garda en prison lorsqu’il descendit en Égypte pour acheter des vivres. Conduit par Dieu et connaissant sans doute le caractère de son frère, il l’a soumis à une rude épreuve.

C’est ainsi que Dieu souvent est obligé d’agir afin de nous amener à juger nos fautes afin de pouvoir nous bénir. Tant qu’un travail de conscience n’a pas eu lieu dans le cœur d’un homme, il est incapable de profiter de la grâce de Dieu et d’en jouir.

Autre chose à considérer. Moïse, dans les bénédictions qu’il a données aux fils d’Israël avant sa mort passe entièrement sous silence Siméon. Il n’a pas une seule bénédiction pour lui : c’est un fait bien sérieux à constater.

Jacob le maudit. Moïse n’a pas une bénédiction pour lui. Il est une image de ce qu’est l’homme dans la chair ou, si vous préférez, de l’homme qui n’est pas né de nouveau. Il ne peut être béni et il n’a sur lui que la malédiction et la colère divine. La grâce de Dieu, sa pure grâce, peut intervenir en faveur de l’homme et le sauver malgré toute sa méchanceté et sa dureté de cœur, et le délivrer des conséquences éternelles de ses fautes. Ainsi, malgré tout ce qu’a été Siméon, nous voyons que sa tribu aura un héritage dans le beau règne de Christ sur la terre. Vous trouvez cela dans le prophète Ézéchiel (ch. 48. 24). Puis dans le chapitre 7 de l’Apocalypse, nous trouvons douze mille scellés du sceau du Dieu vivant appartenant à la tribu de Siméon.

Que ce petit récit vous amène à avoir la crainte du mal et à réprimer toute pensée de colère ou de vengeance, car vous ne savez pas où cela peut vous conduire. Du reste, il nous est dit que celui qui hait son frère est un meurtrier (1 Jean 3. 15).

Vous vous souvenez sans doute de ce que je vous ai dit de Siméon. Lévi, son frère, lui est plusieurs fois associé dans les premiers récits qui nous sont donnés. Plus tard, nous ne les voyons plus ensemble ; une séparation bien marquée s’est manifestée entre eux ; nous en comprendrons le pourquoi dans le cours de ce que nous allons considérer ensemble maintenant.

Lévi est le troisième fils de Jacob et de Léa ; son nom signifie attachement. Léa l’appela ainsi, pensant que cette fois son mari s’attacherait à elle.

Avec Siméon, son frère, il avait pris l’épée pour mettre à mort les hommes de Sichem. Hélas ! L’aîné souvent entraîne son plus jeune frère dans le mal. Que ceux d’entre vous, qui avez des frères ou des sœurs plus jeunes que vous y pensent. Vous pouvez leur faire beaucoup de mal en vous permettant des choses mauvaises ; par esprit d’imitation, ils peuvent être conduits dans un mauvais chemin dont la grâce de Dieu seule peut les retirer. De la même manière, un enfant fidèle et pieux peut avoir une profonde influence bénie sur toute une famille.

Si Lévi a suivi son frère dans le mal, il a dû comme lui aussi porter les conséquences de sa faute. Comme ce pauvre Siméon, il a dû entendre ces paroles : Siméon et Lévi sont frères. Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël.

Dans ce moment solennel, il ne recevait que le juste châtiment dû à ses crimes. Combien ce devait être pénible pour Jacob de devoir prononcer de telles paroles et aussi pour le cœur de Lévi d’entendre de la bouche d’un père qui l’aimait une sentence aussi solennelle. Ce qu’un homme sème, tôt ou tard il devra le moissonner.

Plus tard, nous voyons que Moïse, le libérateur du peuple de Dieu, est né d’un homme qui était de la tribu de Lévi, de même que sa femme. Cette famille est caractérisée par la foi, aussi nous lisons dans le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux : « Par la foi, Moïse étant né fut caché par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau ; et ils ne craignirent pas l’ordonnance du roi ». Ici encore, la foi s’élève au-dessus de toute la culpabilité de l’homme, s’élève à la hauteur des pensées de Dieu, du Dieu d’amour.

Plus tard encore, lors de l’affaire du veau d’or, lorsqu’il s’agissait de revendiquer la gloire de l’Éternel qui avait été livrée à l’opprobre à cause de l’infidélité du peuple, Moïse se tint à la porte du camp et dit : « À moi quiconque est pour l’Éternel ». Alors tous les fils de Lévi se rassemblèrent vers lui, et il leur dit : « Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée sur sa cuisse ; passez et revenez d’une porte à l’autre dans le camp et que chacun de vous tue son frère, et chacun son compagnon, et chacun son intime ami. Et les fils de Lévi firent selon la parole de l’Éternel ; et il en tomba d’entre le peuple, ce jour-là, environ trois mille hommes. Et Moïse dit : Consacrez-vous aujourd’hui à l’Éternel, chacun dans son fils et dans son frère, afin de faire venir aujourd’hui une bénédiction ».

Dans ce jour-là, l’épée qui avait autrefois été employée pour faire le mal, se trouva dans la main de Lévi, pour revendiquer la gloire de l’Éternel au milieu de son peuple.

Les fils de Lévi ont été consacrés d’entre toutes les tribus d’Israël pour faire le service du sanctuaire. Vous lirez à ce sujet au chapitre 1 du livre des Nombres, v. 47 à 53, puis le chapitre 18 du même livre. Cela nous prendrait trop de temps si nous voulions les regarder ensemble maintenant. Vous pouvez aussi lire Esdras chapitre 8. 15 à 20, et Néhémie 8. 7 et 8. Du reste, un grand nombre de passages nous parlent de ce précieux service qui a été confié aux fils de Lévi.

Aussi Moïse, dans sa bénédiction aux fils d’Israël, dit de Lévi : « Tes thummim et tes urim sont à l’homme de ta bonté, que tu as éprouvé à Massa, et avec lequel tu as contesté aux eaux de Mériba ; qui dit de son père et de sa mère: je ne l’ai point vu ; et qui n’a pas reconnu ses frères, et n’a pas connu ses fils. Car ils ont gardé tes, paroles et observé ton alliance ; ils enseigneront tes ordonnances à Jacob et ta loi à Israël ; ils mettront l’encens sous tes narines, et l’holocauste sur ton autel. Éternel, bénis sa force ; et que l’œuvre de ses mains te soit agréable ! Brise les reins de ceux qui s’élèvent contre lui, et de ceux qui le haïssent, en sorte qu’ils ne puissent plus se relever » (Deut. 33. 8 à 11).

Tout à la fin de l’Ancien Testament, le prophète Malachie parle encore de la fidélité de Lévi dans ces termes : « Et vous saurez que je vous ai envoyé ce commandement, afin que mon alliance subsiste avec Lévi, dit l’Éternel des armées. Mon alliance avec lui était la vie et la paix, et je les lui donnai pour qu’il craignit ; et il me craignit et trembla devant mon nom. La loi de vérité était dans sa bouche, et l’iniquité ne se trouva pas sur ses lèvres ; il marcha avec moi dans la paix et dans la droiture, et il détourna de l’iniquité beaucoup de gens » (Mal. 2. 4 à 6).

Vous voyez que la grâce de Dieu s’élève au-dessus de toute la misère de l’homme ; que ce Dieu pardonne, restaure et même permet à ceux qui reçoivent cette grâce de pouvoir le servir et l’honorer. Que ce soit notre part à chacun de nous.

D’après La Bonne Nouvelle 1936

LES GESTES DE COMPASSION DE JÉSUS

« On lui apportait (à Jésus) des petits enfants pour qu’il les touche… après les avoir serrés dans ses bras, il posa les mains sur eux et les bénit » Marc 10. 13 et 16.

LES GESTES DE COMPASSION DE JÉSUS

On peut voir sans être vu, entendre sans être entendu, mais on ne peut certainement pas toucher sans être touché. Le toucher est le sens qui exprime le mieux la relation humaine, en rapport avec la proximité et la réciprocité. Le toucher est aussi le sens privilégié dès le début de la vie, comme on le constate par le fait que les petits enfants sont souvent pris dans les bras et caressés. C’est une réaction spontanée dans des moments chargés d’émotion. Le toucher est aussi le dernier de nos sens à disparaître.

Les Évangiles nous rapportent plusieurs occasions où Jésus a touché des personnes, leur rendant ainsi un témoignage très fort de Son humanité. Ce geste montre la compassion et l’amour de Jésus : Il a touché un lépreux pour le guérir (Luc 5. 13) ; la femme qui a touché le bord de Son vêtement a été guérie de son hémorragie (Luc 8. 44). Jésus a accueilli les petits enfants qu’on Lui amenait, puis Il les a serrés dans Ses bras, a posé Ses mains sur eux et les a bénis (Marc 10. 16). Afin de rassurer Ses disciples effrayés et de les convaincre de Sa résurrection, Il leur a dit qu’ils pouvaient Le toucher (Luc 24. 39).

Au moment où on a arrêté le Seigneur, l’un des disciples a blessé Malchus, l’esclave du souverain sacrificateur, lui coupant une oreille. Mais Jésus a touché l’oreille amputée et l’a guérie (Luc 22. 51). Il répare le mal commis par l’impétuosité de Son disciple et montre Sa bonté envers cet esclave dont le nom est mentionné dans l’Évangile. Nous ne savons pas si, à la suite de ce geste de compassion du Seigneur, Malchus s’est converti, mais ce geste révèle l’immense grâce du Seigneur envers l’un de Ses ennemis, envoyé pour l’arrêter !

D’après « Il buon seme » septembre 2023

LE BON SAMARITAIN

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » » Luc 10. 27.

« Personne n’a un plus grand amour que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis » Jean 15. 13.

LE BON SAMARITAIN

Lire Luc 10. 30 à 37

Dans cette parabole édifiante, le malheureux voyageur, dépouillé et laissé à demi- mort sur le chemin, représente, en figure, l’homme tombé entre les mains de Satan. Dans le sacrificateur et le Lévite qui passent par le chemin sans s’arrêter, nous voyons le secours vain de la religion formaliste. Mais dans le Samaritain charitable, nous reconnaissons le Sauveur qui s’est penché sur l’homme misérable pour l’arracher à son destin désespéré.

Le Seigneur Jésus raconte cette parabole pour amener son interlocuteur à trouver lui-même la réponse à sa propre question : « Qui est mon prochain ? ». La réponse vient spontanément : Mon prochain est celui qui a manifesté de la miséricorde envers moi.

Notre prochain, c’est tout d’abord le Seigneur Jésus, qui est descendu du ciel sur la terre pour s’approcher de nous. Il y a des hommes de bonne volonté, qui s’efforcent d’aimer leurs semblables, pensant ainsi obéir au commandement de Dieu. Cependant, en agissant ainsi, ils abordent la question du mauvais côté. En effet, à cause de notre nature caractérisée par le péché, nous sommes bien souvent incapables d’aimer d’une manière désintéressée et fidèle.

Un seul a pu le faire : Jésus Christ ! Il est venu du ciel pour nous révéler Son amour pour nous, et Il a donné Sa vie pour nous sauver. Quelle preuve plus grande aurait-Il pu nous donner ?

Maintenant, le Seigneur n’est plus sur la terre, mais Il continue à tendre la main à tous pour guérir les blessures morales. Il donne la vie éternelle à quiconque L’accepte comme Sauveur et Seigneur, et lui donne le désir et la capacité d’imiter Son dévouement et Sa compassion.

Le Seigneur Jésus conclut le dialogue en disant : « Va, et toi fais de même ». Tout dépend donc de ce que le Seigneur Jésus a fait. Imitons-Le !

D’après « Il buon seme » septembre 2023

BERACA 30 : JOSUÉ

De même que la Mer Rouge empêchait les fils d’Israël de sortir d’Égypte, le Jourdain leur fermait l’accès à Canaan. Le bras de l’Éternel les avait délivrés des Égyptiens, onze journées de marche les séparaient de l’entrée en Canaan, mais à cause de leur incrédulité, ils vécurent quarante ans dans le désert. Moïse ayant été recueilli, attendant la résurrection, c’est Josué qui va les introduire dans le pays promis et désiré. Ils campèrent près du Jourdain trois jours, et « les officiers passèrent au milieu du camp, et commandèrent au peuple, disant : Aussitôt que vous verrez l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu, et les sacrificateurs, les Lévites, qui la portent, vous partirez de là où vous êtes, et vous marcherez après elle. Seulement, il y aura entre vous et elle une distance de la mesure d’environ deux mille coudées » (Jos. 3. 2 à 4).

La puissance de Dieu les avait délivrés de la mer Rouge puis nourris dans le désert. Le prophète Ésaïe, sept siècles plus tard, le rappellera à l’Éternel par ces mots : « N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand abîme ? qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés ? » (És. 51. 10).

Pour la traversée du Jourdain, c’est l’arche de l’alliance, représentant par anticipation notre Seigneur Jésus-Christ, qui ouvre les eaux lorsque le fleuve « regorge par-dessus tous ses bords » (Jos. 3. 15). La force des eaux aurait emporté ceux qui s’y seraient aventurés, c’est pourquoi on peut parler du fleuve de la mort. Pour nous délivrer de la mort éternelle, Christ y est entré à la place de quiconque croit en Lui.

L’arche entre dans les eaux : Christ est mort pour nos péchés, « livré pour nos fautes » ; les eaux sont retenues : Christ « est ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). « Venez, et voyez les œuvres de Dieu : … Il changea la mer en terre sèche ; ils passèrent le fleuve à pied : là nous nous réjouîmes en lui » (Ps. 66. 5 et 6).

Quelle joie habite le cœur de ceux et celles qui sont pardonnés de tous leurs péchés ! Quelle part est celle du racheté ! Nous avons « été achetés à prix » (1 Cor. 7. 23) ! Un prix immense payé par notre Sauveur, Lui le Prince de la vie, quand Il livra « son âme en sacrifice pour le péché » et qu’Il « livra son âme à la mort » (És. 53. 10 à 12). Le livre de Jonas et plusieurs psaumes donnent un aspect prophétique sur les souffrances de Christ : « Le courant m’a entouré ; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Jonas 2. 4 ; Ps. 42. 7) ; « Sauve-moi, ô Dieu ! car les eaux me sont entrées jusque dans l’âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge » (Ps. 69. 1 et 2).

L’entrée de Christ dans la mort nous a ouvert un chemin nouveau et vivant. Pour démontrer cela, Dieu a déchiré, « depuis le haut jusqu’en bas », le voile dans le temple à Jérusalem (Marc 15. 38 ; Héb. 10. 20). Ce voile faisait séparation entre Sa présence sainte et nous pécheurs.

L’arche est restée dans le lit du fleuve « jusqu’à ce que toute la nation eut achevé de passer » (Jos. 3. 17). Quelle garantie pour notre salut ! La mort ne peut nous engloutir, Christ s’y est tenu à notre place. L’amour de Christ fut « fort comme la mort » des fleuves ne l’ont pas submergé (Cant. 8. 6 à 8). La croix de Christ représente trois grandes délivrances, vues dans la Pâque, la traversée de la Mer Rouge et celle du Jourdain : la pâque : nous sommes délivrés du jugement de Dieu ; la traversée de la mer Rouge : nous sommes libérés de nos ennemis extérieurs, Satan et le monde ; le Jourdain : nous sommes morts avec Christ.

Et, « si nous sommes morts avec Lui, nous vivrons aussi avec lui « (2 Tim. 2. 11). « Dieu, qui est riche en miséricorde, … alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ… et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le christ Jésus » (Éph. 2. 4 à 6).

Pour les fils d’Israël, la traversée du Jourdain fut l’entrée en Canaan, le pays offrant des bénédictions matérielles. Mais ils devaient le conquérir et cela au prix de bien des efforts.

Pour les croyants, de la Pentecôte à l’enlèvement, l’apôtre inspiré écrit : « Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3). Savoir cela est une chose, en jouir en est une autre. « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 1 à 3).

L’enfant de Dieu, « né de nouveau », possède une nouvelle nature, la nature divine, mais il reste dans son corps mortel et pécheur appelé « notre vieil homme » qui « a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne soyons plus asservis au péché » (Rom. 6. 6). Écrivant aux Galates, Paul dit : « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; – et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).

Sur l’ordre de l’Éternel, Josué dressa douze pierres au fond du fleuve (Jos. 4. 8) ; il en a aussi fait retirer douze pierres pour les transporter sur l’autre rive, celle du pays promis (v. 20). « Et ces douze pierres qu’ils avaient prises du Jourdain, Josué les dressa à Guilgal. Et il parla aux fils d’Israël, disant : Lorsque dans l’avenir vos fils interrogeront leurs pères, disant : Que sont ces pierres ? vous instruirez vos fils, en disant : Israël a passé ce Jourdain à sec » (v. 20 à 22). Les douze pierres, une par tribu, rendent témoignage à l’unité du peuple.

En voici l’application : savoir que douze pierres sont au fond du fleuve, c’est être conscients que nous avons « été ensevelis avec Christ par le baptême, pour la mort » ; le monument à Guilgal nous dit : « comme Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Rom. 6. 4). Marchons donc, par Sa force et pour Sa gloire !

TRADUCTION DE FEUILLETS (61)

« Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux ; et faisons-nous un nom ». Genèse 11. 4.

« Je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction ». Genèse 12. 2.

SE FAIRE UN NOM

Les gens voulaient se faire un nom en construisant la Tour de Babel. Mais Dieu n’était pas inclus dans leurs pensées. Est-ce différent pour les projets d’aujourd’hui ? C’est peu probable. Dieu voit les actions et les motivations des gens aujourd’hui comme Il le faisait dans ce temps-là. Il voit aussi leur fierté et leur arrogance. À cette époque, Dieu est intervenu par la confusion des langues, et en conséquence la construction s’est arrêtée. Les gens qui n’écoutaient pas Dieu ne comprenaient soudain plus leurs semblables ! Celui qui ne veut pas écouter Dieu ne comprend plus son prochain. Quiconque se sépare de Dieu perd également son lien avec ses semblables. Cela ne s’applique-t-il pas encore aujourd’hui ?

Mais Dieu ne veut pas laisser les gens dans cette confusion. Cela apparaît lorsqu’Il appelle Abraham d’Ur en Chaldée et le conduit au pays de Canaan (Gen. 12). Il semble qu’Abraham allait maintenant perdre tous ses liens et toute sécurité, mais en réalité Dieu le conduit vers un pays où il y a un avenir glorieux pour lui.

La promesse de Dieu de magnifier le nom d’Abraham signifie spécifiquement qu’Il voulait faire de lui l’ancêtre de nombreux peuples et – à travers lui et ses descendants – apporter la bénédiction de Dieu à tous les hommes. Le plus grand accomplissement de cette promesse divine est la venue de Jésus-Christ, qui est le descendant même d’Abraham. Par Jésus-Christ, Dieu appelle encore aujourd’hui les gens à sortir de la confusion du mutisme et de l’impuissance. Mais, voulons-nous nous faire un nom, ou sommes-nous prêts à être appelés « enfants de Dieu » par la foi en Christ (Jean 1. 12) ? De même que Dieu avait appelé Abraham hors d’un pays lointain, Dieu nous appelle aujourd’hui à croire au Seigneur Jésus et à Le suivre.

D’après die gute Saat janvier 2024

« Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde ». Jean 16. 33.

LA FOI CHRÉTIENNE

Certains croient que s’ils devenaient chrétiens,

– ils seraient désormais épargnés de tout fardeau,

– ils seraient libérés une fois pour toutes de tous les problèmes et difficultés,

– ils ne seraient plus jamais touchés par la maladie, le chômage ou les accidents.

Mais Jésus-Christ n’est pas une assurance-accidents, ni une garantie d’emploi, ni une assurance-maladie. Les chrétiens subissent également des accidents, se retrouvent au chômage ou tombent malades, mourant d’un cancer ou d’une crise cardiaque.

Lorsque Jésus-Christ dit à Ses disciples : Vous avez des difficultés dans le monde, Il veut dire que dans le monde il y a des peines, des peurs et des heures sombres – aussi pour vous. Mais vous pouvez avoir « bon courage » car Il a connu tout cela et a « vaincu le monde » C’est pourquoi Il peut comprendre vos peurs et vous aider à les Lui confier.

La foi en Jésus-Christ nous est nécessaire tout d’abord en tant que pécheurs. Nous sommes perdus à jamais si nous ne croyons pas en Lui comme notre Sauveur. De plus, la foi signifie avoir la confiance en Jésus, qu’Il est à nos côtés et que nous pouvons traverser la vie avec Lui, qui est le grand Vainqueur. Les accidents, les maladies et le chômage, ainsi que les soucis, les peurs et les angoisses ne sont pas éliminés – mais sont plus faciles à supporter avec Lui. Parce que Lui-même se soucie de nous. Il réconforte et soutient, aide et guérit, cherche et ramène, relève et fortifie (1 Pier. 5. 7 ; Éz. 34. 16).

Il pense particulièrement à nos âmes, pour que nous puissions avoir la paix dans un monde plein de détresse. Et la meilleure chose pour les croyants vient après la mort : Être avec Christ au ciel pour toujours.

D’après die gute Saat février 2024

« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : pour vous, lui qui était riche, a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis ». 2 Corinthiens 8. 9.

TOUT LUI APPARTIENT – ET IL NE POSSÉDAIT RIEN

Jésus est le Créateur et en tant que tel, le monde entier Lui appartient : « C’est par lui que tout a été créé… : tout a été créé par lui et pour lui » (Col. 1. 16). Mais en devenant homme, Jésus s’est fait néant.

Il est né dans une famille pauvre. Son premier lit a été une crèche dans laquelle sa mère l’a couché car il n’y avait pas de place pour eux dans l’auberge (Luc 2. 7).

Adulte, il a prêché au bord du lac et emprunta un bateau à un pêcheur, afin qu’une grande foule au bord du lac puisse L’entendre clairement (Luc 5. 1 à 3).

Entouré d’une foule affamée, Il a accepté le repas d’un petit garçon, dont Il a nourri une foule (Jean 6. 9 à 11).

Pour qu’Il puisse payer l’impôt du temple, un poisson pêché lui a fourni une pièce de monnaie, car Lui-même n’avait pas d’argent (Mat. 17. 24 à 27).

Lorsqu’Il est apparu comme roi à Jérusalem, Il était monté sur un âne qui appartenait à quelqu’un d’autre (Marc 11. 1 à 10).

Lorsqu’Il a célébré la Pâque avec Ses disciples, peu avant Sa mort, et a institué la Cène du Seigneur, Il l’a fait dans une chambre qu’un ami avait mise à sa disposition (Mat. 26. 17 à 19).

La pauvreté a été une constante tout au long de Sa vie. Jésus, pauvre et humble s’est approché de gens de tous horizons : pauvres ou riches, simples ou instruits. Beaucoup le méprisaient à cause de cela, mais Lui ne méprisait personne. Enfin, Il a donné Sa vie sur la croix pour racheter tous ceux qui croiraient en Lui – et ainsi les rendre infiniment « riches » !

D’après die gute Saat février 2024

« Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis, celle qui était perdue. Je vous dis qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance ». Luc 15. 6 et 7.

CHRIST EST MORT AUSSI POUR VOUS

Un vieillard, qui n’avait pas souhaité de cérémonie religieuse lors de ses funérailles, est enterré dans le cimetière d’un petit village. Une fois le cercueil descendu dans la tombe, un silence oppressant s’installe. Il semble impossible de quitter cet endroit sans un mot de réconfort. Le silence perdure.

Un ami s’avance et demande à la famille s’il peut dire quelques mots. Il ouvre sa Bible et lit Jean 3. 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle ». Il prie ensuite brièvement pour la famille et les autres personnes présentes.

Un peu plus tard, le jardinier du cimetière le rencontre et lui demande : Excusez-moi, êtes-vous prêtre ou pasteur ?

– Non, je ne suis ni l’un ni l’autre. Je suis simplement un chrétien croyant, et je sais que Jésus-Christ est mort sur la croix pour moi.

Le jardinier a les larmes aux yeux.

– Ne pleurez pas, Christ est mort aussi pour vous.

– Pour moi, qui ai fait tant de choses mauvaises ? Incompréhensible ! Pourtant, je veux y croire.

Devant une tombe ouverte, la Parole de Dieu a, une fois de plus, démontré sa puissance vivifiante : une personne a accepté Jésus-Christ comme son Sauveur et a reçu la vie éternelle. Il y a eu de la joie au ciel à ce sujet.

D’après die gute Saat février 2024

LA REINE VICTORIA OBTIENT LA CERTITUDE DE SON SALUT

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Jean 3. 16.

« Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu sera sauvé. Car du cœur on croit pour la justice, et de la bouche on en fait la déclaration pour le salut ». Romains 10. 9 et 10.

La reine Victoria (1819-1901) d’Angleterre a régné sur un vaste empire pendant 64 ans. Toute une époque porte son nom.

Après un service à la cathédrale Saint-Paul de Londres, la reine a demandé au prédicateur si l’on pouvait être absolument sûr d’avoir la vie éternelle. Il lui répondit qu’il ne connaissait aucun moyen d’en être absolument certain.

Lorsqu’un chrétien simple et pieux nommé John Townsend apprit cela, il écrivit la lettre suivante à sa reine : « À Sa Majesté, notre bien-aimée reine Victoria, de la part de l’un des moindres de ses sujets : d’une main tremblante, mais d’un cœur plein d’amour, je vous écris : je sais que nous pouvons être absolument certains de notre vie éternelle dans la maison céleste préparée par Jésus. Par conséquent, je voudrais demander à Votre Très Gracieuse Majesté de lire les passages suivants : Jean 3. 16 et Romains 10. 9 et 10. Ces passages prouvent qu’il existe une pleine assurance du salut pour ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ et comptent sur son œuvre accomplie.

Environ quinze jours plus tard, il reçut une réponse de la reine : « À John Townsend. J’ai reçu votre lettre. En réponse, je tiens à vous dire que j’ai lu attentivement et avec prière les Écritures citées. Je crois en l’œuvre que Christ a accomplie pour moi, et j’espère que par la grâce de Dieu je vous rencontrerai dans cette patrie dont Christ a dit : « Je vais vous préparer une place ». Victoria Guelph.

D’après die gute Saat février 2024

« Lorsque j’étais en chemin, l’Eternel m’a conduit à la maison des frères de mon seigneur ». Genèse 24. 27.

PAS DE HASARD, MAIS LA MAIN DE DIEU

Alors que l’Europe était encore divisée entre l’Est et l’Ouest par le rideau de fer (1961-1989), un chrétien s’est rendu en Russie avec des Bibles. Une femme lui a alors demandé une Bible en roumain. Elle est allée partout et a parlé de Jésus-Christ aux Sinti et aux Roms, mais elle-même n’avait pas de Bible en roumain. Le chrétien a affirmé qu’il n’avait emballé que des Bibles en russe. Mais la femme n’a pas renoncé : « Je n’arrive pas à y croire. C’est tellement important pour moi. N’avez-vous pas au moins une Bible en roumain avec vous ? » Elle a feuilleté une par une les Bibles que le chrétien avait posées dans le coffre de sa voiture. Soudain, interloquée, elle s’est écriée : « Mais voici une Bible en roumain. Dieu a pensé à moi. Il savait à quel point j’en avais besoin.

Le chrétien était sans voix, car il avait chargé lui-même les Bibles dans sa voiture – et avait probablement pris involontairement une seule Bible en roumain. Un accident ? Non, Dieu Lui-même avait fait en sorte qu’il l’emporte avec lui, parce qu’il rencontrerait quelqu’un qui en aurait besoin.

Peut-être pensez-vous aussi que c’est une coïncidence lorsque vous avez pris une Bible… ou lu un verset biblique sur une affiche… ou entendu un message de l’évangile, ou reçu ce calendrier en cadeau, ou que vous avez justement lu le texte d’aujourd’hui. Vous pouvez être sûr que ce n’est pas un hasard : Dieu vous parle – très personnellement et maintenant !

D’après die gute Saat février 2024

« Le troisième ange sonna de la trompette : il tomba du ciel une grand étoile, brûlant comme une torche ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux… le tiers des eaux devint absinthe, et beaucoup d’hommes moururent des eaux, parce qu’elles avaient été rendues amères ». Apocalypse 8. 10 et 11.

EAU POTABLE MORTELLE

Le tableau est choquant : on voit une fontaine de rue, une pompe à eau pour l’eau potable, devant elle des enfants et des adultes buvant l’eau qui coule ou la versant dans des cruches et des seaux… et au niveau de la poignée de la pompe il y a un squelette, une image de la mort.

C’est exactement la cruelle réalité de 1854, lorsque le choléra se propagea à Londres à cause de l’eau potable contaminée et mortelle. Les agents pathogènes contenus dans l’eau entraînent des nausées, des diarrhées et une perte massive de liquides, voire la mort dans de nombreux cas. Lorsque la maladie atteignit Hambourg en 1892, 17000 personnes tombèrent malades, dont plus de la moitié moururent.

Même aujourd’hui, en 2024, l’approvisionnement en eau potable n’est pas assuré toujours et partout. Il suffit de penser à l’époque où les inondations catastrophiques de juillet 2021 ont inondé de nombreuses régions d’Allemagne et détruit des conduites d’eau.

L’eau, qui promet rafraîchissement et vie, peut entraîner la mort. Au sens figuré, cela s’applique également aux influences malsaines dans les médias, qui promettent la vie et le succès, mais qui finissent par entraîner la mort spirituelle. Jésus-Christ, quant à Lui, parle de « l’eau vive » qui, pour quiconque la boit, « sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). Quel contraste !

Ce que Jésus nous offre par Ses paroles, Sa vie et Sa mort – décrites dans la Bible – c’est une eau saine, pure et rafraîchissante qui sanctifie la vie et les relations des gens entre eux. Cette eau est encore accessible à tous aujourd’hui. Mais seuls ceux qui en boivent en ressentent ses effets salutaires.

D’après die gute Saat février 2024

Élisée lui dit : « Que ferai-je pour toi ? » 2 Rois 4. 1 et 2.

DIEU RÉPOND AUX PRIÈRES – ENCORE AUJOURD’HUI !

La guerre en Yougoslavie faisait rage au début des années 1990. Peu avant Noël, il devait y avoir un transport de secours que mes amis et moi souhaitions entreprendre. Des camions et des fourgonnettes ont été chargés et finalement un four devait être récupéré et chargé auprès d’une femme âgée de notre village, un grand poêle à bois en fonte, lourd comme du plomb. Nous avons eu du mal à le placer en sécurité, en nous plaignant de ce monstre encombrant, mais le propriétaire voulait vraiment que nous emmenions le four avec nous.

Quelques jours plus tard, nous avons commencé notre voyage vers la zone de guerre et, à notre arrivée, nous avons distribué nos secours à de nombreuses personnes dans le besoin. Les besoins étaient grands et la joie des choses qu’ils recevaient était encore plus grande. Seulement, personne ne semblait avoir besoin du four, il était toujours dans le camion à la fin, apparemment nous l’avions emporté en vain. Mais Dieu avait un autre plan.

Peu avant notre voyage de retour, nous avons rencontré une vieille femme dont le fourneau ne fonctionnait plus. Elle n’avait donc aucun moyen de se chauffer par ce temps glacial. Mais ce qui était étonnant, c’est que « notre » monstre s’intégrait parfaitement dans sa cuisine, même le vieux tuyau de poêle semblait préparé pour le raccordement à la cheminée ! Même si nous ne pouvions communiquer qu’avec des gestes, nous voyions la joie dans les yeux de cette femme et dans ses mains jointes. Elle avait probablement déjà beaucoup crié à Dieu – et maintenant, Il avait entendu sa prière. Il s’était assuré que le four dont elle avait tant besoin viendrait d’Allemagne.

Les pensées de Dieu étaient « plus élevées » que nos pensées (És. 55. 9). Il a de si merveilleuses façons de réjouir Ses enfants !

D’après die gute Saat février 2024

« Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre ». Ésaïe 45. 22.

LA PUISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU

Au début de l’ère victorienne, en Irlande, vivait un travailleur, Andrew Dunn, qui recherchait sincèrement la paix avec Dieu. Le prêtre de l’endroit ne pouvait lui donner de réponses satisfaisantes à son questionnement.

Andrew reçut alors un Nouveau Testament. Il commença à le lire avec intérêt. Quand il arriva au passage de Luc 15, où le fils prodigue dit : « Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils », il tomba sur ses genoux, s’appliquant ce passage à lui-même et criant de son cœur à Dieu pour être sauvé. Quand il eut fini cette prière, son premier regard tomba sur les mots : « Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers » (Luc 15. 20). Et un autre passage biblique ne le quitta pas : « Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).

Le fait que Dieu le Père attende que les gens se sondent eux-mêmes et se repentent, et qu’il court même pour les rencontrer, toucha profondément Andrew. Il se confia dans la miséricorde de Dieu et en ce même moment fit l’expérience de la paix qu’il avait recherchée si longtemps.

Dès lors, l’évangile se répandit rapidement dans l’entourage d’Andrew, et d’abord dans sa propre famille. Puis un voisin, connu pour être un étrangleur, qui voulait attaquer Andrew, devint son meilleur ami et frère dans la foi. Ensuite, une douzaine de familles trouvèrent la foi dans le Seigneur Jésus et répandirent beaucoup de bénédiction dans leur entourage.

Ce récit authentique montre la puissance de la Parole de Dieu pour changer la vie des hommes. Et elle a encore la même puissance aujourd’hui.

D’après the good Seed janvier 2024