Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi. Jean 14. 2 et 3.
COMMENT EST-CE AU PARADIS ?
– Non, je ne veux pas aller au paradis, dit une femme âgée lorsqu’un chrétien s’approche d’elle. Et elle ajoute : Je n’ai pas envie de me promener éternellement en chemise de nuit blanche. En plus, il fait trop froid pour moi là-haut.
Malheureusement, de telles idées erronées sur le paradis ne sont pas rares. Que nous dit la Bible sur le paradis avec Dieu ?
Il y a de la place au ciel pour tous ceux qui acceptent Jésus-Christ comme Sauveur. Jésus lui-même l’a dit dans le verset d’aujourd’hui.
Ce sera beau au ciel, car il n’y aura plus de péché là-haut. Par le péché, le mal est entré dans le monde et avec lui les maladies, la haine, les séparations, la solitude, la guerre, la misère et la mort. Tout cela n’existera plus au ciel : « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus : il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine » (Apocalypse 21. 4).
Jésus, le Fils de Dieu, sera le centre du ciel. Tous ceux qui ont cru en Lui pendant leur vie verront là-haut leur Sauveur et Seigneur : joie indescriptible ! « Moi, je verrai ta face en justice… je serai rassasié de ton image » (Ps. 17. 15).
Toutes les questions actuelles trouveront leur réponse au ciel, et il sera clair que Dieu n’avait commis aucune erreur. « Ne jugez rien avant le temps, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, lui qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et manifestera les intentions des cœurs » (1 Cor. 4. 5).
Avez-vous déjà une place assurée au ciel ?
D’après die gute Saat septembre 3023
Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers. Proverbes 3. 5 et 6.
LÂCHEZ LES COMMANDES !
Dans le cadre de sa formation de pilotage, Susan Smart effectuait son troisième vol en solo. Alors qu’elle effectuait une certaine manœuvre à une altitude de 1500 mètres, le Cessna 150 est parti en vrille ; il tourna en spirale autour de son propre axe et se précipita vers le sol. Susan tenta un instant en vain de reprendre le contrôle de l’avion. Mais ensuite, elle s’est souvenue du conseil de son instructeur, exactement pour cette situation : Lâchez les commandes !
Mais il faut du courage pour lâcher prise. Susan a dû se crier plusieurs fois : « Lâche prise ! ». Finalement, elle a levé les mains et les a tenues devant son visage dans l’anticipation et l’anxiété. Et en quelques secondes, l’engin s’est stabilisé en l’air. Le Cessna avait perdu environ 1000 mètres d’altitude, mais il restait en vol.
Susan a exprimé plus tard qu’elle avait appris une leçon importante ce jour-là : Quand tout semble hors de contrôle en temps de crise, Dieu me rappelle Ses promesses et m’ordonne de lâcher les commandes de la vie et de Lui faire confiance. Il me guidera toujours dans la bonne direction. C’est une promesse ferme : elle vient du ciel !
« Lâchons les commandes ! » Laissons Dieu prendre la direction dans notre vie – et pas seulement lorsque surviennent des problèmes !
« Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui ; et lui, il agira » (Ps. 37. 5).
D’après die gute Saat octobre 2023
Celui qui sacrifie la louange me glorifie ; et à celui qui règle sa voie, je ferai voir le salut de Dieu. Psaume 50. 23.
LA CÉRÉMONIE D’ADIEU DES MILITAIRES EN ALLEMAGNE
Le Grand Coup est la cérémonie militaire la plus élevée de la Bundeswehr (l’armée allemande). Il est organisé pour honorer les hauts fonctionnaires sortants. C’est probablement le rappel d’un « coup » sur le robinet d’un tonneau, qui servait autrefois à annoncer la fin du service, et ainsi à inaugurer le repos nocturne.
Le Grand Coup, dans sa forme actuelle, a été créé dans la première moitié du 19ème siècle, sous le roi de Prusse Friedrich Wilhelm 3. Cela impliquait de présenter le fusil, de dire une prière silencieuse et de chanter une chanson. Le choral « Je prie pour la puissance de l’amour » de Gerhard Tersteegen (1750) s’est rapidement imposé. Cela fait encore partie de la cérémonie aujourd’hui.
Lorsqu’en décembre 2021 la chancelière allemande de longue date, Angela Merkel, a fait ses adieux avec le Grand Coup elle a également souhaité que soit chanté le choral « Grand Dieu, nous te louons » de Franz Ignaz (1768).
Ces deux chants expriment bien plus qu’une cérémonie d’adieu. On les retrouve dans d’innombrables recueils de cantiques et ils sont encore chantés par de nombreux chrétiens aujourd’hui. Ce serait bien si chacun chantait de tout son cœur l’amour de Dieu qui est devenu visible dans la vie et la mort de Jésus :
Je prie pour la puissance de l’amour révélé en Jésus ;
Je m’abandonne à la libre décision de Dieu par laquelle j’ai été aimé moi aussi ;
Au lieu de penser à moi, je veux nager dans la mer de l’amour.
D’après die gute Saat octobre 2023
Voici, au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction, car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos. Ésaïe 38. 17.
LE MIRACLE DE LA FOI EN JÉSUS CHRIST
Le futur pasteur de la jeunesse Wilhelm Busch a eu son premier pastorat dans une région minière. Les nombreuses tâches comprenaient des visites à domicile assez difficiles, par exemple chez un mineur victime d’un grave accident. Un grand morceau de roche s’était détaché dans le puits et lui avait brisé la colonne vertébrale. Le mineur avait survécu, mais était resté paralysé et confiné dans un fauteuil roulant.
Pire que la misère physique, il se posait pour lui la question lancinante de savoir pourquoi il devait endurer ce sort.
Lorsque Busch lui rendit visite, il rencontra également quelques anciens camarades du mineur et il y avait des bouteilles d’alcool sur la table. Lorsque l’accidenté invalide a vu le pasteur, toute l’amertume qui était refoulée en lui a éclaté. Il lança accusations et reproches à son visiteur : « Où était votre Dieu quand cela m’est arrivé ? » – « Pourquoi Dieu se tait-il ? »
Busch raconta cette expérience dans son groupe de chrétiens. Ils prièrent beaucoup pour le malheureux et l’invitèrent régulièrement à leurs réunions. Au fil du temps, le message de l’amour de Dieu a brisé son amertume : après quelques mois, le mineur a cru au Fils de Dieu, mort sur la croix pour lui.
Désormais, ce mineur n’a plus eu besoin d’alcool pour oublier sa misère. Malgré son grave handicap, il est devenu un chrétien heureux. Et si quelqu’un s’étonnait qu’il puisse être si calme et même joyeux malgré sa situation si difficile, il expliquait de manière convaincante : Il vaut mieux être paralysé, mais appartenir à Jésus et être un enfant de Dieu, que de finir en enfer avec deux jambes valides.
D’après die gute Saat octobre 2023
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Matthieu 6. 33.
POURSUIVI PAR UN VERSET BIBLIQUE
Dwight L. Moody (1837-1899), un prédicateur américain, raconta que, à la fin d’une prédication sur Matthieu 6. 33, un homme s’approcha de lui, visiblement agité, et lui dit : « M. Moody, quand j’ai quitté mes parents il y a quarante ans, ma mère m’a supplié de me donner à Christ. Mais je n’en avais ni l’envie ni le temps. Mais je lui ai promis que, si possible, j’irais à l’église tous les dimanches.
Lorsque j’ai défait ma valise, j’ai découvert que ma mère y avait mis une Bible et avait souligné Matthieu 6. 33. Le dimanche suivant, je suis allé à l’église et le pasteur a parlé sur Matthieu 6. 33. Quelques semaines plus tard, je suis allé à une autre église, et encore une fois un prédicateur a parlé sur le même texte. Au début, j’étais bouleversé, mais ensuite je me suis calmé en sachant que je pourrais encore devenir chrétien plus tard. Ensuite, je n’ai pas entendu de sermon sur ce verset biblique pendant quarante ans. Et maintenant, j’entre dans votre congrégation – vous ne me connaissez pas et je ne vous connais pas – et sur quoi avez-vous prêché ? – sur Matthieu 6. 33 !
M. Moody, pensez-vous que Dieu veut toujours me pardonner et me sauver ? » Moody lui assura que la porte du salut était toujours ouverte. L’homme a pris la chose au sérieux et il s’est converti. Dieu avait eu de la patience avec lui pendant quarante ans, et enfin les prières de la mère de cet homme ont été exaucées.
Peut-être que vous aussi avez un verset biblique qui vous poursuit, qui vous hante, et dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser. Ou bien vous savez que quelqu’un prie pour vous depuis de nombreuses années. Pourquoi ne vous tournez-vous pas vers Christ, le Sauveur, qui vous attend ? Ne laissez pas passer le temps : venez à Jésus aujourd’hui !
D’après die gute Saat octobre 2023
Or Daniel, quand il sut que l’écrit était signé, entra dans sa maison ; et, ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâces devant son Dieu, comme il avait fait auparavant. Daniel 6. 10.
LA LEÇON DU CHAMEAU
Depuis nos lits dans un hôpital militaire dans le désert du Sinaï, nous regardions les caravanes de chameaux qui passaient chaque jour devant nos portes. Tous les matins, chaque chameau devait transporter un fardeau. On ne pouvait pas charger l’animal debout, aussi on le faisait agenouiller. Son maître alors posait le fardeau sur lui et le voyage commençait. A mesure que les heures passaient et que la chaleur se faisait plus forte, le fardeau, quelquefois, se déplaçait. Les cordes avaient du jeu. Le fardeau n’était plus bien équilibré, et la pauvre bête commençait à se plaindre. Aussi, à midi, le maître le faisait s’agenouiller. Le fardeau était remis bien en place et les cordes resserrées. Le voyage reprenait alors dans de bonnes conditions. Peu avant le coucher du soleil, l’animal recommençait à se plaindre. On le faisait s’agenouiller, mais cette fois le fardeau était enlevé, et le chameau pouvait se reposer.
Le chameau s’agenouillait le matin pour recevoir le fardeau, à midi pour que celui-ci soit bien replacé, le soir, pour qu’on le lui enlève. Nous lisons au Psaume 55. 17 : « Le soir, et le matin, et à midi, je médite et je me lamente ; et il entendra ma voix ». Dieu ne nous retire pas les fardeaux nécessaires, mais Il nous aide à les porter quand nous nous agenouillons.
D’après The Lord is near juillet 1983
En lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, et, par lui, à tout réconcilier avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix. Col. 1. 19 et 20.
LE SOUHAIT DE LA BÉNÉDICTION
Shalom est une salutation habituelle en Israël, comme nous disons : Bonjour. Mais la signification de ce mot hébraïque est beaucoup plus riche et profonde qu’on ne le pense en général. A l’origine il signifiait : compléter, remplir ce qui manque, expier un péché, équilibrer. Ce n’est pas seulement l’absence de guerre, mais aussi la bénédiction, la prospérité, l’harmonie parfaite, la paix véritable.
On trouve aussi ce mot dans le sacrifice de paix ou de prospérité de Lévitique 3. Il suggère quelque chose qui est complètement réglé, qu’on ne peut pas améliorer. Nous pouvons finir une guerre et appeler cela la paix, mais tous les traités de paix ont prouvé être la base d’une nouvelle guerre. Dans la présence de Dieu, au ciel, il règne une parfaite harmonie. Et quand Dieu a terminé la création de la terre, Il a pu se reposer le septième jour. Ce repos, toutefois, a été gâché par le péché de l’homme. Et aussi longtemps que l’homme reste dans l’ignorance du pardon des péchés, il ne peut jouir de Shalom. La paix réelle et profonde est inconnue de tous ceux qui ne connaissent pas Christ comme leur Sauveur.
Christ est venu du ciel pour être l’Homme parfait sur la terre. Quand Il est mort sur la croix, Il avait accompli une œuvre parfaite. Il a crié : « C‘est accompli » dans Sa propre langue : Nishlam, dans lequel se trouvent les lettres « sh l m » de Shalom. Cela a été le cri de victoire du Seigneur Jésus. Cela signifiait que l’œuvre était terminée – l’œuvre de réconciliation était complète. C’était la garantie d’une paix parfaite. Par ce sacrifice de paix, un repos parfait est la portion de quiconque trouve la paix avec Dieu par cette œuvre accomplie. Jésus Christ, comme Messie, en résultat de cette même œuvre, apportera un jour Shalom à Son peuple Israël dans le règne de paix à venir.
D’après The Lord is near juillet 1983
Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur. Jérémie 15. 16.
UNE LEÇON PRATIQUE
Un groupe de dames d’une congrégation chrétienne se réunissait régulièrement dans une maison. Il se trouva que c’était le jour où une femme venait habituellement faire le ménage, mais ce jour-là elle était malade. Elle avait téléphoné à l’hôtesse qu’elle envoyait son amie Mattie faire le travail à sa place.
Au moment où la réunion allait commencer, la responsable découvrit qu’elle n’avait pas sa Bible. Très contrariée, elle dit qu’elle l’avait posée sur la table et l’avait oubliée en partant. Elle demanda à l’hôtesse : Pouvez-vous me prêter la vôtre ?
Cette dernière alla rapidement chercher sa Bible, qu’elle savait bien où trouver – mais elle n’y était pas ! Elle fit des recherches partout, ouvrant et refermant des tiroirs – tout en se disant : Qu’est-ce qu’elles vont penser de moi ? Prise de panique, elle descendit rapidement l’escalier qui menait à la pièce où travaillait la dame du ménage.
– Mattie, n’auriez-vous pas par hasard aperçu ma Bible ?
– Dieu soit béni ! s’exclama l’aide ménagère.
– Mattie, que voulez-vous dire ?
– Dieu soit béni ! La première chose que je fais quand je vais travailler quelque part, c’est de cacher la Bible.
– Mais pourquoi ?
– Simplement pour savoir combien de temps cela prend aux gens pour qu’elle leur manque.
– Eh bien, où avez-vous mis la mienne ? insista la maîtresse de maison.
– Dans le placard du linge, sous les draps.
Quand la Bible attendue finit par arriver, et que la bonne dame eut donné l’explication, les femmes se regardèrent l’une l’autre. Elles avaient reçu une leçon biblique qu’elles n’étaient pas près d’oublier.
D’après The Lord is near juillet 1983
Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés. Apoc. 18. 4.
LA CHRÉTIENTÉ : LA FAUSSE ÉGLISE
La chrétienté ! C’est un mot terrible : elle amène devant nos yeux cette grande masse de professants baptisés qui se nomme elle-même l’église de Dieu, mais qui ne l’est pas – qui se nomme elle-même le christianisme, mais qui ne l’est pas. La chrétienté est une anomalie sombre et terrible. Ce n’est ni une chose ni l’autre. Ce n’est pas les Juifs, ou les Gentils, ou l’Église de Dieu. C’est un mélange corrompu et mystérieux, une malformation spirituelle, le chef-d’œuvre de Satan – qui est le corrupteur de la vérité de Dieu, et le destructeur des âmes humaines – une trappe, un piège, une pierre d’achoppement, la tache morale la plus sombre dans l’univers de Dieu. C’est la corruption de la toute meilleure chose, et en conséquence, la pire des corruptions. Elle est pire, et de loin, que le judaïsme, bien pire que toutes les autres formes de paganisme, parce qu’elle a la lumière la plus éclatante et les privilèges les plus riches, fait la profession la plus élevée, et occupe le haut de l’échelle. Enfin, c’est cette terrible apostasie à laquelle sont réservés les plus lourds jugements de Dieu.
Il est vrai, et Dieu en soit béni, qu’il y a quelques noms, même dans la chrétienté, qui, par grâce, n’ont pas souillé leurs vêtements. Il y a quelques braises brillantes qui, au milieu des cendres, sont des pierres précieuses parmi les débris. Nous doutons que les chrétiens, en général, aient un sens juste du caractère véritable et du destin inévitable de ce qui les entoure. S’ils l’avaient, cela toucherait leur esprit de manière solennelle et leur ferait ressentir le besoin urgent de se tenir loin, dans une sainte séparation, des voies de la chrétienté, et de rendre un témoignage clair contre son esprit et ses principes.
D’après The Lord is near juillet 1983 (C.H.M.)
Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous. Exode 12. 13.
L’ASSURANCE DU SALUT
J’ai connu une personne qui, pendant des années, était profondément anxieuse au sujet de son âme. Elle désirait ardemment être certaine qu’elle avait la rédemption par le sang de Christ, et le pardon de ses péchés. Elle sentait que si elle mourait sans cela, elle serait perdue pour toujours. Elle allait d’un endroit à l’autre écouter prêcher la Parole. Son anxiété croissait, et cependant rien de ce qu’elle entendait ne lui donnait la paix. Elle pensait continuellement qu’il fallait qu’elle fasse quelque chose avant de pouvoir avoir la rédemption. Elle essayait de s’attacher aux promesses, mais cela ne lui donnait pas d’assurance. Elle essayait de servir Dieu et de garder Ses commandements, mais elle s’apercevait qu’elle manquait continuellement. Elle essaya des formes et des cérémonies, mais tout cela en vain. Elle pensa alors qu’il fallait qu’elle ait une foi plus forte, et elle essaya de comprendre plus clairement la valeur du sang de Jésus ; et tout restait encore dans l’ombre. Dieu ne voulait même pas prendre sa foi comme prix pour sa rédemption. Elle était désespérée : elle ne pouvait rien faire de plus.
C’est alors qu’elle était dans cet état de désespérance qu’elle entendit ces paroles : « Et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous » (Ex. 12. 13). Le Saint Esprit, à ce moment-là, parla à son âme, et lui dit : C’est Dieu qui a prononcé ces paroles. A l’instant elle comprit l’immense différence entre le fait qu’elle voie le sang de Jésus et que Dieu Lui-même le voie. Elle pensa : Oui, Dieu voit une telle valeur dans le sang de Jésus qu’Il passera par-dessus moi, et le destructeur ne me touchera pas. A partir de ce moment-là elle crut ce que Dieu avait dit au sujet du sang de Jésus, et elle eut la paix par Son sang.
D’après The Lord is near juillet 1983
Mais toi, Éternel, tu es un bouclier pour moi ; tu es ma gloire, et celui qui élève ma tête… Je me suis couché, et je m’endormirai : je me réveillerai, car l’Éternel me soutient. Psaume 3. 3 et 5.
ATTENDRE LA RÉPONSE AVEC PATIENCE
Lorsque David écrivit ce Psaume, il était poursuivi. Un adversaire était derrière lui pour lui faire quitter la place qui était la sienne de droit, et pour le retenir loin de l’arche. N’est-il pas étonnant, alors, que David puisse se coucher et dormir, et cela avec confiance ? D’où trouvait-il la capacité de se reposer ? Qu’est-ce qui lui permettait de dormir pendant la nuit sans crainte ?
Notons l’équilibre : David ne se contentait pas de s’asseoir et d’attendre que l’inévitable se produise. Quand une action était nécessaire, il s’avançait. La confiance de David était en Dieu. Son Dieu était réel et assez grand pour résoudre tous les problèmes les plus graves du roi.
David parlait de Dieu, dans son cantique, comme d’un bouclier devant lui. Il pouvait, avec confiance, se reposer, sachant que Dieu était entre lui et les difficultés. Nous remarquons que David louait d’abord, avant de demander, et Dieu répondait à cela. Cela suffisait : David dormait.
Cette expérience qui dura pendant de nombreuses nuits produisit chez David cette remarque triomphante : « Le salut est de l’Éternel ». Elle est formulée ailleurs ainsi : « Le salut vient de l’Éternel ». Avant même que toute la question soit résolue, David pouvait remercier Dieu.
C’est une leçon pour nous aussi. Notre grand Dieu est au courant de toutes nos circonstances. Cela, et rien d’autre, est la vraie espérance du chrétien, la vraie espérance de l’Église.
S’attendre à l’amélioration du monde n’est pas du tout l’espérance chrétienne. Vous pourriez aussi bien attendre l’amélioration de la chair, car il y a le même espoir pour l’un comme pour l’autre. Et quant à la mort – elle peut bien sûr intervenir – elle n’est pas une seule fois présentée comme étant la propre et véritable espérance du chrétien. Il n’y a pas un seul passage, dans tout le Nouveau Testament, où il soit parlé de la mort comme étant l’espérance du chrétien. D’autre part, l’espérance de la venue de Christ est intimement liée à tous les problèmes, à toutes les relations de la vie.
D’après The Lord is near juillet 1983 (C.H.M.)
Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus. Romains 3. 23 à 25.
LA GRÂCE A APPORTÉ LE REMÈDE AU PÉCHÉ
Dans la dispensation de Sa grâce, Dieu pourvoit, pour le pécheur, à une réponse à Ses propres exigences envers lui. Il lui donne la sécurité dans le jour de Son juste jugement. Car Dieu juge le péché. Il ne peut pas passer par-dessus. La justice exige que le péché soit jugé. Mais dans Sa grâce Dieu pourvoit pour le pécheur à une réponse et un abri. Et cela devient le devoir d’obéissance d’un pécheur, d’user de cet abri – et cela, c’est la foi.
Le Seigneur, de cette manière, avait donné à Noé une réponse à Sa propre justice avant que le jugement vienne sur le monde : « Fais-toi une arche de bois de gopher » (Gen. 6. 14). Noé fit cela, ayant foi en la parole, aussi bien du jugement que du remède, et il eut la vie sauve.
L’Éternel protégea Israël en Égypte contre un autre jour de jugement. Israël fit usage de cette protection, mettant le sang sur les poteaux et sur le linteau des portes, et ils furent abrités de l’épée de l’ange.
De la même manière, Dieu a pourvu à une protection pour Rahab au jour du jugement de Canaan, comme Il l’avait fait pour Israël au jour du jugement de l’Égypte. Et Rahab échappa, simplement parce qu’elle reçut la parole par la foi et qu’elle employa la ressource divine, mettant le cordon d’écarlate à sa fenêtre .
Et il en est encore ainsi.
D’après The Lord is near août 1983 (J.G.B.)
Israël fut très appauvri à cause de Madian ; et les fils d’Israël crièrent à l’Éternel. Juges 6. 6.
LES CHOSES TERRESTRES REPOUSSENT LES CÉLESTES
Les Madianites sont une figure frappante des choses terrestres. Ils privaient les Israélites de la jouissance de leur héritage donné par Dieu et faisaient de leur vie un fardeau et une misère. C’est exactement ce que font les choses terrestres pour le chrétien quand il est dominé par elles.
Les choses de la terre ne sont pas nécessairement mauvaises, ni des péchés grossiers. Ce sont des choses qui peuvent être justes et à propos quand elles sont tenues à leur vraie place, et elles peuvent inclure des grâces temporelles que nous accorde Dieu. Mais si elles deviennent notre objectif dans la vie, elles repoussent les choses de Christ et du ciel, et en conséquence la lumière du soleil disparaît de la vie, le cantique, des lèvres, et l’âme ne prospère plus.
De manière résumée, les choses de la terre représentent les soucis, les richesses, les plaisirs, et les choses nécessaires de cette vie. Elles embrassent le doux et l’amer, la joie et le chagrin, la prospérité et l’adversité de notre existence ici-bas. On les trouve dans les cercles de la famille, de la vie sociale, et du travail. Si elles absorbent l’esprit, la semence de la Parole est étouffée dans le cœur et ne porte pas de fruit (Luc 8. 14). Ceux qui ne connaissent pas Dieu et dont la vision est limitée dans le présent recherchent ces choses terrestres (Luc 12. 39).
Mais comme l’aigle déploie ses larges ailes et plane au-dessus de la terre, se baignant dans la lumière du soleil, de même le chrétien a reçu le droit et la capacité de s’élever au-dessus des choses de la terre pour jouir de trésors précieux de la place où Christ a la prééminence. Si, au lieu de répondre à l’appel élevé de Dieu, il est trouvé se terrant dans le monde, il n’y a ni fruit pour Dieu ni lumière pour les autres, car ces deux choses sont intimement liées par le Seigneur. (Luc 8. 15 et 16).
D’après The Lord is near août 1983 (J.T.M.)
Comme il arriva aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il aussi aux jours du Fils de l’homme : on mangeait, on buvait, on se mariait, on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; alors le déluge vint et les fit tous périr. Luc 17. 26 et 27.
UN AVENIR SOMBRE
Si ces paroles n’étaient que des opinions humaines, nous pourrions ne pas en tenir compte, mais parce que ce sont les paroles du Fils de Dieu, elles doivent s’accomplir, et elles le seront à la lettre. Mais comment était-ce aux jours de Noé ?
« Et l’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps. » (Gen. 6. 5). Oui, Dieu vit. On ne trompe pas Dieu. Dieu voit tout ce qui se passe sous le soleil. Pensez que Dieu voit l’imagination des pensées du cœur. Supporteriez-vous d’être en présence d’un humain qui connaîtrait toutes les pensées que vous avez dans le cœur ? Et qu’était la méchanceté de l’homme alors, comparée à ce qu’elle est aujourd’hui ? L’homme n’a-t-il pas mis à mort le Fils de Dieu, qu’il continue à rejeter depuis deux mille ans ? Et ce rejet impie de Lui se poursuivra jusqu’au jour où Christ reviendra.
Les jours de Noé étaient considérés, à n’en pas douter, comme des jours de progrès. Mais « la terre était corrompue devant Dieu, et la terre était pleine de violence » (Gen. 6. 11). Qu’en est-il maintenant ? Les journaux disent qu’un acte de violence succède à l’autre. Et qu’en sera-t-il bientôt, quand la vraie église de Dieu aura été enlevée au ciel à la rencontre de Christ, et que Satan trompera le monde entier ? Il n’y aura plus de paix sur la terre, et les hommes se tueront les uns les autres dans ce jour de tribulation. Il en sera comme aux jours de Noé, et bien pire.
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7) – la voix de Jésus Christ, qui vous appelle à croire en Lui.
D’après The Lord is near août 1983
Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus. Colossiens 3. 17.
FAIRE LES CHOSES POUR LE SEIGNEUR JÉSUS : UN PROGRAMME POUR CHAQUE JOUR
– Je ne peux rien faire pour Dieu, dit Marion. Je n’ai pas d’argent, je n’ai pas de talents. A quoi sert-il d’essayer ? – Tu es juste comme tout le monde, lui dit sa tante Clara. Je ne vois pas de quoi tu te plains, alors que tu as beaucoup d’occasions de faire des choses pour Lui. Il y avait ta petite sœur, ce matin, dont la poupée était toute tachée par des groseilles. L’enfant pleurait, et cela t’a seulement énervée. Tu lui as dit de rester tranquille, mais tu n’as pas lavé la poupée. Cela ne t’aurait pris que cinq minutes, pas vrai ?
– Mais ce n’est pas exactement ce que je voulais dire, dit Marion. Je voudrais faire quelque chose de spectaculaire, quelque chose de grand.
– Sais-tu, Marion, que Dieu a mis chacun de nous exactement à la place où Il veut que nous soyons. Il y a des choses qui doivent être faites là où nous sommes, et Il veut que nous les fassions. Il a dit « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir » (Éccl. 9. 10). Chaque matin, quand tu te réveilles, demande au Seigneur Jésus de te donner des yeux pour voir toutes les choses que tu pourrais faire pour Lui à la maison ce jour-là. Tu seras étonnée du nombre de choses que tu trouveras. Tu aurais pu aider ta petite sœur ce matin pour plaire au Seigneur Jésus, et cela L’aurait réjoui. Il voit toutes les choses que nous faisons pour Lui. On n’a pas besoin d’argent ou de talents pour faire des choses pour Jésus – seulement un cœur plein d’amour pour Lui.
Marion se rappela ce que sa tante lui avait dit, et cela rendit les jours très heureux dès lors qu’elle se rappela que tout peut être fait par amour pour le Seigneur Jésus.
D’après The Lord is near septembre 1983
Christ est entré… dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Ce n’est pas… afin de s’offrir lui-même plusieurs fois… Mais maintenant… il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice. Hébreux 9. 24 à 26.
LE SALUT EN CHRIST EST PRÉSENT ET ABSOLU
Même un lecteur occasionnel de l’épître aux Hébreux ne doit pas manquer de remarquer l’insistance de l’apôtre sur le fait que le sacrifice de Christ est suffisant et final, en contraste avec les offrandes répétées de l’Ancien Testament, en particulier le sacrifice pour le péché au grand jour des expiations. Si Son sacrifice n’était comparable qu’à ceux-là, Il devrait alors s’offrir toujours à nouveau, sans espoir que cela cesse ! Mais comme l’épître aux Hébreux l’illustre si clairement, parce que Christ est une Personne infinie, en conséquence, Son seul sacrifice a une valeur infinie. Il n’est pas limité par la grandeur du péché de l’homme, ni par un problème de temps – c’est-à-dire si les péchés ont été commis avant ou après l’offrande : sa valeur est pleinement suffisante. C’est le fondement parfait pour que le péché soit complètement ôté de dessous les cieux, comme cela sera connu dans l’état éternel. Et ainsi les péchés des croyants sont maintenant ôtés par la foi dans ce sacrifice béni : la foi anticipe ainsi l’éternité.
Cela eut lieu à la consommation du siècle – à la fin de la période probatoire de l’Ancien Testament – qui a prouvé que l’homme est pécheur, sans aide et sans espoir. Et ainsi, le grand Créateur Lui-même devint le Sauveur, d’une perfection totale et infinie.
D’après The Lord is near septembre 1983
La loi de l’Éternel est parfaite, restaurant l’âme ; les témoignages de l’Éternel sont sûrs, rendant sages les sots. Psaume 19. 7.
LA BIBLE EST LA RÉFÉRENCE MAJEURE
De toutes les aides pratiques données au chrétien, qu’il soit jeune ou âgé, la première et la plus importante, c’est la Parole de Dieu. Lisez votre Bible, et lisez-la bien. Faites-lui la place principale dans votre bibliothèque. Vous pouvez trouver utiles d’autres livres, en particulier ceux qui se réfèrent continuellement à la Bible. Mais ne permettez jamais à ceux-là de supplanter, dans votre lecture, la Parole de Dieu elle-même.
Nous vivons dans des jours de grande infidélité, et l’une de ses grandes forteresses est l’ignorance des Écritures (cf. Mat. 22. 29). Équipons-nous donc, dans la prière, d’une connaissance intime avec le Livre.
S’il est une route royale pour la compréhension de la Bible, c’est de lire la Bible elle-même, avec prière, et dans la dépendance de l’enseignement du Saint-Esprit. Lisez-la en suivant : ne sautez pas çà et là, et n’ayez pas des passages favoris que vous relisez toujours, en négligeant d’autres parties. Lisez-la de manière à la comprendre, pas assez vite pour ne pas la comprendre, mais assez vite pour garder à l’esprit l’enchaînement de tout le passage ou l’argument, pour avoir une sorte de vue à vol d’oiseau de l’ensemble du passage.
Sondez les Écritures en même temps que vous les lisez. Il y aura souvent, dans votre vie, des moments où vous devez rechercher la pensée de Dieu. Quelquefois vous trouverez un passage se rapportant exactement à la chose en question, d’autres fois, ce ne sera pas le cas. Vous devez alors rechercher un principe donné par Dieu, qui s’appliquera à votre cas et apportera de la lumière sur votre sentier. La Bible est avant tout un livre de principes. Soyez comme les Béréens, qui « examinaient chaque jour les Écritures pour voir s’il en était bien ainsi » (Act. 11. 17)
D’après The Lord is near octobre 1983 (F. B. Hole)
Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang. Romains 3. 24 et 25.
C’est lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus le Christ, non seulement dans la puissance de l’eau, mais dans la puissance de l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité. 1 Jean 5. 6.
LA VALEUR INFINIE DU SANG DE CHRIST
Nous avons ici le sang de l’expiation. Nous le retrouvons, sous une forme ou une autre, tout au long du Nouveau Testament. Il est tissé dans la chaîne et la trame elles-mêmes du Nouveau Testament. C’est le fondement de tous les détails de la bénédiction qui vient au pauvre homme déchu.
C’est la chose la plus étrange, la folie la plus aveugle, de la part de l’homme, qu’il refuse la seule chose qui peut lui assurer une bénédiction éternelle – qu’il puisse renier ce qui est tellement mis en évidence dans toute la Parole de Dieu, du début à la fin.
Si un homme niait l’existence du soleil brillant à midi dans un ciel sans nuages, nous en conclurions qu’il est complètement aveugle et absolument dément en refusant le témoignage universel de l’existence du grand astre du jour, dont dépend notre existence elle-même – en fait, nous ne pouvons pas imaginer qu’un tel homme puisse exister. Et pourtant nous trouvons des professeurs très instruits d’écoles théologiques, des discoureurs éloquents dans leur chaire, niant ce qui est évident, le caractère expiatoire de la mort de Christ.
De tels hommes sont, non seulement aveugles, mais aveuglés par Satan. Leur esprit charnel est inimitié contre Dieu. Ce sont des aveugles, conducteurs d’aveugles – sur eux repose une terrible responsabilité. Étant eux-mêmes sur la voie d’un enfer éternel et sans espoir, hélas ! ils en entraînent d’autres avec eux-mêmes.
« Je les tirais avec des cordes d’homme, avec des liens d’amour » Osée 11. 4.
L’AMOUR DE DIEU NOUS ATTIRE ET NOUS REMPLIT
L’amour de Dieu est infini. De nombreux passages de l’Ancien Testament nous présentent Dieu comme un tendre Père, ou comme une mère pleine d’affection, ou encore comme un mari : « Quand Israël était jeune, je l’ai aimé… j’ai enseigné à Éphraïm à marcher, Il les a pris sur ses bras… Je les tirais avec des cordes d’homme, avec des liens d’amour… et j’étais pour eux comme ceux qui… leur donneraient doucement à manger » (Osée 11. 11 à 14) ; « Une femme oubliera-t-elle son nourrisson, pour ne pas avoir compassion du fils sorti de son ventre ? Même celles-là oublieront ; … mais moi, je ne t’oublierai pas » (És. 49. 15) ; « Celui qui t’a faite est ton mari… » (És. 54. 5).
Si nous passons au Nouveau Testament, nous voyons que Jésus dit que l’amour de Dieu était actif avant que le monde ait été créé : « Père… tu les as aimés comme tu m’as aimé… tu m’as aimé avant la fondation du monde… afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » (Jean 17. 23 à 26).
Nous pouvons avoir pleine confiance en Lui, étant certains que nous ne serons pas déçus : « … l’espérance ne rend pas honteux, car l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs… Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 5 à 8).
L’amour de Dieu est actif, et riche de projets pour Ses créatures : « En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).
Nous devons approfondir chaque jour notre connaissance de Dieu, Lui qui est « lumière et amour » (1 Jean 1. 5 ; 4. 8 et 16) : la lumière dissipe les ténèbres et nous révèle l’amour de Dieu.
« Vous-mêmes, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu » Marc 6. 31.
« Comme le pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé entre les fils ; j’ai pris plaisir à son ombre, et je m’y suis assise » Cant. 2. 3.
GOÛTER LA PRÉSENCE DU SEIGNEUR JÉSUS
O-hanani : cette expression japonaise désigne la coutume des retrouvailles au printemps, en famille ou avec des amis, afin d’admirer les cerisiers en fleur.
La Bible nous parle de moments de repos et de recueillement. Le pommier, cité dans le verset du Cantique des cantiques, représente le Bien-aimé, c’est-à-dire notre Seigneur. Il nous invite à venir à l’écart afin de nous reposer auprès de Lui, « à Son ombre ».
Dans le texte de Marc 6, Jésus avait envoyé Ses disciples prêcher (v. 7 à 13) et ils sont revenus fatigués et tristes, parce que Jean le Baptiseur venait d’être mis à mort par le méchant roi Hérode. Ils ont cependant une bonne réaction : ils se rassemblent autour de Jésus et ils Lui racontent tout. Apprenons à passer du temps avec le Seigneur ; Il est toujours disponible pour nous écouter.
« Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce… pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4. 16).
Moïse parlait souvent avec Dieu lorsqu’il conduisait le peuple d’Israël à travers le désert. Il nous est dit aussi que Dieu parlait avec lui comme avec un ami (Ex. 33. 11). C’est une autre dimension. Souvent, nous prions Dieu pour Lui parler de nos besoins, mais savons-nous L’écouter ? Faisons taire nos pensées, nos préoccupations, et demeurons dans le silence ! Restons aux pieds de Jésus pour goûter Sa présence. Près de Lui, la fatigue et le découragement disparaissent. Dans le calme de Sa présence, comme sous un arbre en fleur, nous pouvons tout oublier et goûter la paix que Lui nous donne.
Moïse, à 80 ans,est appelé par l’Éternel, qui l’envoie délivrer les fils d’Israël, esclaves en Égypte. La vision d’un buisson enflammé, qui ne se consume pas, lui fait savoir que Dieu va s’occuper de Son peuple. Mais Moïse se trouve sans force devant une telle mission. L’Éternel va le réconforter en lui montrant Sa puissance par des signes. Le premier est son bâton devenu serpent, un serpent qui lui fait peur mais qui, au commandement de l’Éternel, redevient un bâton dans la main de Moïse. De même Satan, le serpent ancien, est sous le contrôle de Dieu, et le Pharaon aussi. Le second signe est la lèpre, image du péché, qui s’est attachée à la main de Moïse, et qui va disparaître au commandement de l’Éternel. Moïse devait connaître son état de pécheur et la puissance de Dieu pour ôter la souillure du péché.
Le premier signe, donné en Exode 4. 2 à 7, est opéré par Moïse et Aaron devant le Pharaon et une partie de ses serviteurs. Le Pharaon appela les magiciens qui, eux aussi, « jetèrent chacun son bâton, et ils devinrent des serpents ; mais le bâton d’Aaron engloutit leurs bâtons » (Ex. 7. 12). C’est une image forte du jour dans lequel les puissances de méchanceté seront jetées « dans le feu éternel » (Mat. 25. 41). À la croix, Jésus a vaincu Satan (cf. Héb. 2. 14). Dieu demandait au Pharaon de laisser partir les fils d’Israël afin qu’ils servent l’Éternel. Comme ce roi impie s’y opposa, dix jugements successifs sont tombés sur l’Égypte. Jetons un regard sur les signes opérés par Moïse et Aaron avec la puissance de Dieu.
L’eau devient du sang : l’eau parle de ce qui donne la vie, mais le sang répandu signifie la mort. Dans la Bible, parfois, l’eau symbolise la Parole de Dieu : « en elle était la vie » ; « la Parole devint chair et habita au milieu de nous » (Jean 1. 4 et 14). Dans ce contexte, la Parole, c’est le Seigneur Jésus ! Celui qui Le reçoit dans son cœur a la vie éternelle, celui qui Le rejette, « la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36). Les paroles qui donnent la vie au croyant seront, pour l’incrédule, le jugement et la mort. Jésus a dit : « C’est la parole que j’ai dite qui le jugera au dernier jour » (Jean 12. 48).
2. Les grenouilles : sur l’ordre de l’Éternel, Aaron étend sa main et ce sont des grenouilles qui montent et envahissent le pays. Dans un temps futur, quand l’Église aura été recueillie auprès de son Seigneur, au temps de la grande tribulation, sortira de la bouche du dragon (Satan), de la bête (le chef de l’empire romain) et du faux prophète (l’Antichrist), « trois esprits impurs, comme des grenouilles » (Apoc. 16. 13 et 14). Sans l’intervention de Dieu, les grenouilles ne pouvaient pas quitter l’Égypte. Il faudra l’apparition de notre Seigneur, en gloire, pour que toute la corruption qui règne dans le monde soit abolie ; alors seulement, après les jugements, le règne de Christ s’établira sur la terre : « un matin sans nuages » (2 Sam. 23. 4).
3. Les moustiques : «ils remplissent l’Égypte. Les devins qui, à trois reprises, avaient imité Aaron, cette fois-ci se trouvent arrêtés. Leur folie est rendue manifeste. L’apôtre Paul nous apprend leurs noms : Jannès et Jambrès (2 Tim. 3. 8) ; ils sont obligés de dire au Pharaon : « C’est le doigt de Dieu » (8. 19). Ils représentent les chrétiens de nom, ceux qui ont la forme de la piété, sans la foi véritable. Pour être chrétien, il ne suffit pas d’imiter ce que font les véritables enfants de Dieu. On peut assister aux réunions, lire la Bible, faire beaucoup de bonnes œuvres… et ne pas être du tout un chrétien. Rien n’est plus facile que de faire croire qu’on est au Seigneur en trompant les autres – et peut-être en se trompant soi-même. Amis, avez-vous la foi véritable ou bien seulement son apparence ? Votre sort éternel en dépend » (J.K.).
4. Les mouches venimeuses : pour la quatrième plaie, Dieu envoie d’abondantes mouches venimeuses.
« Elles pénètrent dans les maisons et ruinent l’Égypte, à l’exception du pays de Goshen. Moralement ces mouches venimeuses nous font penser aux médisances, aux jalousies et à toutes les sources d’irritation qui enveniment les relations domestiques et sociales des gens du monde, mais qui ne doivent pas trouver place dans les maisons des enfants de Dieu. Ce jugement amène le Pharaon à faire certaines concessions : « Allez, dit-il, et sacrifiez à votre Dieu dans le pays ! » (Ex. 8. 25). Mais cela ne pouvait se faire. L’Éternel avait commandé d’aller le chemin de trois jours dans le désert (Ex. 3. 18). Trois jours : c’est le temps que Jésus a passé dans le tombeau entre Sa mort sur la croix et le matin de Sa résurrection. Or l’Ennemi voudrait nous enlever ces vérités, qui rappellent sa défaite. Au contraire, un culte sans le souvenir de la croix et de la résurrection ne le gêne pas du tout. Le monde admire la vie de Jésus et honore les gens de bien. Il a sa propre religion et verra d’un bon œil que nous ayons aussi la nôtre. Mais la croix et la présence dans le ciel d’un Christ vivant, bases de notre culte, condamnent le monde et nous séparent absolument de lui (Gal. 6. 14) » (J.K.).
5. La peste : par Moïse, l’Éternel parle très fort au Pharaon : « Si tu refuses de les laisser aller, et que tu les retiennes encore, voici, la main de l’Éternel sera sur tes troupeaux… il y aura une peste très-grande ; et l’Éternel distinguera entre les troupeaux des Israélites et les troupeaux des Égyptiens… Et l’Éternel assigna un temps, disant : demain l’Éternel fera cela dans le pays » (Ex. 9. 1 à 7). La grâce de Dieu est encore présente en ce qu’un jour de réflexion est donné. Le Pharaon va-t-il plier ? Un délai est assigné à ce monde mais, combien de jours reste-t-il avant l’enlèvement, avant les grands jugements qui suivront et qui tomberont sur ceux qui refusent l’amour de la vérité pour être sauvés ? Prenons ce délai au sérieux et profitons-en pour annoncer la Bonne Nouvelle et avertir ceux ou celles que Dieu place sur notre route.
6. La poussière : la cendre de la fournaise « devenue fine poussière », élevée et répandue « vers les cieux » provoque des ulcères infectieux.
« Il y a encore quelque chose de frappant dans ces plaies sur les Égyptiens : c’est qu’ils avaient une déesse spéciale pour les grenouilles ; mais toutes les prières qu’on lui adresse ne peuvent les écarter ; dans d’autres parties de l’Égypte, on les adorait, et voilà que l’objet de leur culte devient un fléau : tout cela aurait dû leur parler. Ensuite, le bœuf qu’ils adorent est frappé de la peste. Ils doivent voir que leurs divinités sont impuissantes, tandis que l’Éternel Dieu tient tout entre ses mains. Maintenant, les devins mêmes sont frappés, malgré tous leurs enchantements » (A. L.).
7. La grêle : Dieu parle encore plus fort en s’adressant au Pharaon. Jusqu’ici il n’a pas été frappé directement dans sa chair ; mais, il lui est dit : « J’envoie toutes mes plaies dans ton cœur » (Ex. 9. 14).
« Quoiqu’il l’eût, sans doute, peu manifesté, il devait sentir tous ces fléaux, pour ses serviteurs, pour son peuple, pour tout ce qui lui appartenait. Nous voyons quelquefois que Dieu frappe des pécheurs pour les amener à Lui, Il les frappe dans leurs biens ou dans ceux qui leur sont chers ; et s’il en est qui se soumettent, d’autres se raidissent pour ne pas se convertir. À ces derniers, il est bon de présenter l’exemple du Pharaon, pour leur montrer à quels dangers ils s’exposent : « … afin que tu saches que nul n’est comme moi, sur toute la terre » ; Dieu affirme sa gloire et sa majesté, et fait tout passer devant le Pharaon » (A. L.).
Dernièrement, combien de tremblements de terre et d’ouragans dévastateurs ? En septembre 2023, en l’espace d’une semaine, le Maroc est frappé par l’un, et la Libye par l’autre. Que de dévastations, de morts, de blessés ! Des hommes, des femmes et des enfants pleurent des proches, des orphelins cherchent refuge. Dans tous les temps, Dieu parle. Il appelle pour le salut, Il appelle pour le service. Sachons Lui rendre grâces et Lui dire : « Me voici » (És. 6. 8).
Nous voyons les caractères négatifs de l’amour, inhérents à notre vieille nature ; et ses caractères positifs, propres à la nouvelle nature des croyants (v. 4 à 7).
Le v. 7 doit être pris dans son contexte : « il supporte tout », comme le Seigneur, venu en grâce, a tout supporté de la méchanceté des hommes, de leur réjection, jusqu’à Sa crucifixion. « L’amour croit tout » : il est prompt à croire tout ce qui est vrai, et à voir le bien chez nos frères.
« Il espère tout », en ce qui concerne les promesses de Dieu ; mais aussi, il attend patiemment que Dieu produise, chez un frère ou une sœur, quelque bien spirituel.
Enfin, « il endure tout », des épreuves et des souffrances, et l’action de l’Ennemi, en restant fidèle. Colossiens 3. 12 à 15, nous exhorte solennellement, de façon pratique, à user de miséricorde entre nous, comme le Seigneur est miséricordieux envers nous – à nous supporter et à nous pardonner, comme nous-mêmes, nous avons été pardonnés par Dieu, car nous avons été « appelés en un seul corps ». Nous devons donc laisser « l’amour de Dieu qui a été versé dans nos cœurs », se manifester entre nous. « La paix du Christ » présidera alors dans nos cœurs, et au sein de l’assemblée. Nous devons, cependant, rester fermes quant au mal qui peut se manifester parmi nous : la miséricorde n’est pas l’indulgence, et la patience n’est pas le laxisme.
Zacharie 8. 16 nous donne ce commandement : « Parlez la vérité chacun à son prochain », mais avec amour.
L’histoire de Joseph est un exemple pour nous. À l’image du Seigneur, il a travaillé patiemment à la restauration de ses frères qui lui avaient fait tout le mal qu’ils avaient pu. Et Joseph a fait cela avec un amour que rien n’a découragé. « L’amour couvre une multitude de péchés » (1 Pier. 4. 8).
Enfin, l’amour ne périt jamais » : il est l’essence même de la nature de Dieu, car Dieu est amour, et Il est éternel. Quant à nous, nous sommes appelés à aimer nos frères comme le Seigneur nous a aimés (Jean 13. 34). C’est de Lui que le Cantique des cantiques dit : « Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves ne le submergent pas » (Cant. 8. 7).
A partir du v. 8, Paul revient sur les dons. En ce qui concerne les prophéties et la connaissance, il emploie l’expression : « elles auront leur fin » ; cela se produira lorsque le Seigneur enlèvera son Église pour être toujours avec Lui.
Quant au don des langues, « elles cesseront » (v. 8). En réalité, elles ont cessé très vite. Dans les Actes, la dernière fois où il en est fait mention, c’est au ch. 19. 6. Certes, Dieu peut, s’Il le veut, produire encore un tel don, de façon ponctuelle, afin de répondre à un besoin particulier. Mais ce don, que les églises charismatiques prétendent pratiquer encore, n’est qu’une manifestation charnelle, sans aucune nécessité spirituelle. Si ce don des langues a été donné par Dieu, au début des Actes, c’est parce que les nombreux Juifs, venus à Jérusalem pour la Pentecôte, de toutes les nations où ils étaient dispersés, ne parlaient plus l’hébreu. Il fallait qu’ils comprennent, selon la volonté de Dieu, la prédication des apôtres. Ce jour-là, trois mille d’entre eux se sont convertis (Act. 2. 41) ! Peu d’années plus tard, ce don des langues a été interrompu. Paul, quant à lui, a été « ravi dans le paradis où il a entendu des choses ineffables qu’il n’est pas permis à l’homme d’exprimer » (2 Cor. 12. 1 à 4).
Quant à la connaissance, elle ne sera complète que lorsque nous serons dans le ciel, avec le Seigneur. Sur la terre, nous sommes limités, comme le sont les enfants quant à leur connaissance des choses de la vie. Au ciel, « nous connaîtrons à fond, comme aussi nous avons été connus » (v. 12).
Mais, la connaissance sans l’amour, n’est rien.
La fin du chapitre met en relief le contraste entre notre état actuel (comparé à l’enfant), et ce que nous serons, dans le ciel, où « nous verrons face à face » (v. 12), étant alors dans la pleine lumière divine, contrairement au temps de la terre, où nous apprenons peu à peu à connaître la Parole. Malgré tout, notre connaissance reste partielle.
Mais le Seigneur nous encourage : « Sondez les Écritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi ». Les v. 9 et suivants se rapportent au v. 8. Destinés aux Corinthiens qui se glorifiaient de leurs connaissances, ils nous concernent également. Tout le savoir que nous sommes capables d’acquérir, sur la terre, en rapport avec la Parole, n’est rien comparé à l’omniscience de Dieu – ni même avec notre compréhension des choses divines, lorsque nous serons au ciel (ch. 8. 1 et 2). Sur la terre, en relation avec notre état spirituel, la Parole distingue trois niveaux. Ceux que la Parole appelle « enfants », jouissant seulement du pardon des péchés, ceux qu’elle reconnaît comme des « pères », et qui connaissent « Celui qui est dès le commencement ». Enfin, ceux qu’elle qualifie des « jeunes gens », qui ont « vaincu le méchant » (1 Jean 2. 12 à 14). Cependant, dans notre chapitre, tous les croyants sont comparés à des enfants, quant à la connaissance, car « nous voyons au travers d’un verre, obscurément », notre vision étant obscurcie par notre état moral, contrairement à la vision de Dieu, qui est pure. Cherchons à « grandir » spirituellement, sans nous décourager. La Parole est notre nourriture dans le chemin terrestre. Ici-bas, nous devons tendre, avec efforts, pour atteindre « l’état d’hommes faits ». Nous n’y parviendrons qu’au ciel, où nous verrons le Seigneur « comme Il est » (cf. 1 Jean 3. 2). Nous contemplerons Sa gloire comme Fils de l’homme, et nous en serons revêtus (Jean 17. 22 à 24). Dieu seul connaît notre cœur (2 Chron. 6. 30). Lorsque nous serons au ciel, notre cœur, alors, sera pur, et nous verrons sans ombre, à notre tour, l’amour du Seigneur qui nous occupera dans l’éternité. L’amour de Golgotha nous sera révélé dans toute sa gloire ! Ici-bas, la foi nous tire en avant dans la vie chrétienne. L’espérance nous fait attendre la réalisation des promesses de Dieu : notre enlèvement au ciel à la venue du Seigneur, pour nous introduire dans la maison du Père. Enfin, l’amour du Seigneur, dont nous jouissons, nous soutient et nous permet d’aimer nos frères, avec « l’amour de Dieu qui est versé dans nos cœurs » (Rom. 5. 5).
Au ciel, la foi et l’espérance disparaîtront, car nous posséderons ce qui nous est promis : « une espérance qu’on voit n’est plus une espérance » (Rom. 8. 24). Dans le monde, une espérance est un désir qu’on aimerait voir se réaliser, mais dont on n’est pas sûr. La foi chrétienne, qui est « l’assurance des choses que l’on espère », « attend » l’obtention de ce qui est promis . L’amour, lui, demeure éternellement. « C’est pourquoi… nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ » (2 Cor. 5. 9 et 10). Cette perspective est sanctifiante dans notre vie pratique. Mais la plénitude de la grâce envers nous nous sera révélée, et nous serons « d’accord » avec notre Seigneur. « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 8. 39). L’amour est la nature même de Dieu.
Ch. 14
Selon 2 Timothée 1. 7, le ch. 12 concerne la doctrine des dons s’exerçant dans l’Assemblée : on y trouve « l’Esprit de puissance ».
Le ch. 13 introduit « l’Esprit d’amour » sans lequel les dons seraient stériles.
Le ch. 14 indique la manière convenable d’exercer les dons, au profit de tous, par « l’Esprit de conseil », de sobre bon sens. Notre chapitre se divise en deux parties : les v. 1 à 25, parlent de l’exercice des dons pour « l’édification, l’exhortation et la consolation ». Les v. 26 à 40, donnent l’ordre voulu de Dieu dans l’assemblée, car « Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix » (v. 33). Poursuivons l’amour, et désirons « avec ardeur de prophétiser » (v. 1 ; ch. 12. 31 ; 1 Tim. 3. 1), pour l’utilité. C’est un saint désir, s’il débouche sur la recherche du bien pour tous. Le prophète, dans l’assemblée, n’annonce plus des choses nouvelles, car la Parole est complète ; mais il applique les vérités et touche les cœurs au bon moment. Le « docteur » explique la Parole et la fait comprendre spirituellement.
La fin du ch. 13 met l’accent sur ce qu’il y a de plus grand, dans la vie chrétienne et dans l’Assemblée : l’amour. Sans l’amour, l’exercice des dons les meilleurs n’a pas l’impact souhaitable sur les âmes. Le ch. 14. 1, en tire les conséquences : « Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les dons spirituels, mais surtout de prophétiser ». Nos relations, comme les dons en activité, doivent être empreints d’amour. Lorsque les Corinthiens parlaient en langues dans l’assemblée, ils ne manifestaient pas d’amour pour leurs frères, car nul ne les comprenaient ! Un ministère exercé dans l’amour a toute son utilité. La prophétie est mise en contraste avec le don de langues ou de guérison, en ce que le premier est donné pour les croyants, alors que le second est suscité pour les incrédules (v. 22). Bien qu’à notre époque il n’y ait plus ce don de langues, il est important que l’exercice de tous les dons (de prophète, ou de docteur), se fasse de façon à se faire comprendre clairement, dans le seul but d’édifier l’assemblée (v. 12). Par opposition avec la prophétie, le don des langues, s’il n’y avait pas d’interprète, n’apportait aucune édification, mais de la confusion, et était inutile.
Le v. 4 montre que celui qui parlait en langues sans qu’il y ait d’interprète, s’édifiait lui-même. Sans doute, savait-il, seul, ce qu’il voulait dire, conduit par l’Esprit, mais il était sans fruit pour l’assemblée. Dieu veut l’édification des Siens, d’où l’importance du don de prophète conduit par l’Esprit Saint. Cela doit être notre désir ardent (v. 2), afin qu’il y ait de l’édification pour tous. Plusieurs versets, dans ce chapitre, mettent l’accent sur cette nécessité (v. 3, 5, 12, 19 et 26).
Le don de prophète se caractérise par trois effets complémentaires : « l’édification, et l’exhortation, et la consolation » (v. 3), et même la répréhension, et s’adresse au cœur et à la conscience ; tandis que le docteur explique la Parole, et fait comprendre le sens profond de la pensée de Dieu. Le Seigneur est le seul « fondement » sur lequel nous devons édifier l’assemblée (ch. 3. 11). Nous devons apporter de bons matériaux : « de l’or, de l’argent, des pierres précieuses », toutes choses émanant directement de l’action du Saint Esprit. Le « bois, le foin, le chaume », produits par des pensées humaines, seront brûlés au feu du jugement, au tribunal de Christ. Prions afin que nous soyons attentifs et soigneux, pour apporter ce qui vient du Seigneur. Un enfant de Dieu est un canal qu’utilise le Saint Esprit ; mais ce « canal » ne doit pas être obstrué par les pensées de la chair.
Paul s’appliquait à donner ce qui était bon pour l’édification de l’assemblée ; et il exhorte les croyants à rechercher la même chose, ajoutant que « celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues » (v. 5). Certes, il n’est pas question de grandeur personnelle, mais de grandeur spirituelle des dons exercés devant Dieu, dans la fidélité et l’humilité.
Ce n’était pas pour le bien des frères si les Corinthiens parlaient en langues, mais pour se faire valoir aux yeux de tous. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu ? » Devant l’ampleur du mal, Paul prend l’exemple d’instruments de musique qui rendraient des sons confus : impossible de reconnaître ce qui est joué. De même, si l’on ne distingue pas le sens de l’appel de la trompette, « qui se préparera pour le combat ? » (v. 8) Elle est inutile en pareil cas. Puis, il les exhorte à parler l’un après l’autre, et deux ou trois tout au plus, si toutefois, il y a un interprète ; sinon, cela ne sert à rien, bien que cela fût un don de l’Esprit, mais que l’apôtre s’efforçait de canaliser pour l’utilité. Ces dons-signes avaient pour but de révéler la puissance de Christ accompagnant la prédication de l’évangile par les apôtres (ch. 13. 8 ; Marc 16. 19 et 20). Dieu peut toujours susciter de tels dons, dans un cas particulier. Mais Il donne souvent la facilité d’apprendre la langue du pays, à ses missionnaires qu’Il envoie.
Dans des milieux chrétiens, on prône le parler en langues, appuyant la réalité du salut sur cette manifestation-là ! Beaucoup de croyants en ont souffert. Mais ces choses ne sont pas selon la Parole. Un frère qui prie ou qui prend la parole dans l’assemblée doit être compréhensible pour tous. Au v. 19, Paul remet les choses à leur vraie place. De même, dans un pays étranger, il n’est pas sage de prendre la parole, s’il n’y a pas d’interprète.
Le désir des Corinthiens, de posséder des dons de grâce, était louable, et l’apôtre les y encourage. Cependant, il y met cette condition : que ce soit pour l’édification de l’assemblée (v. 3, 12 et 26). C’est le seul motif approuvé de Dieu et justifiant pleinement l’exercice des dons dans l’assemblée. Chaque frère doit sonder son propre cœur, afin de discerner ses vrais motifs. Édifier l’assemblée signifie participer à sa construction spirituelle. Parler dans une langue que personne ne comprenait restait donc stérile (v. 8 et 9), s’il n’y avait pas d’interprète (v. 28). Quoique en faiblesse, dans l’exercice des dons, ayons à cœur d’être utiles à l’assemblée, en tenant compte du niveau spirituel de celle-ci, mais en apportant quelque chose d’un peu plus élevé, afin d’aider à progresser. Cela vaut aussi dans notre étude personnelle de la Parole.
Philippe a commencé par « servir aux tables », puis est devenu évangéliste (Act. 6. 1 à 6 ; 21. 8). Étienne, également, a servi aux tables, et, quel témoignage a-t-il eu comme martyr (cf. Act. 6. 8 à 60) ! La vie de Paul donnait un poids moral exceptionnel à son enseignement (Phil. 4. 9). Dans ses nombreux voyages, placé devant des publics différents, il savait adapter son enseignement à chacun d’eux, en restant fidèle à la Parole, qui demeure la même pour tous. De même, il est indispensable que l’enseignement, dans l’assemblée, soit adapté à son état, le Saint Esprit seul nous le fait discerner.
Paul avait à cœur d’affermir et de consoler ceux qu’il avait évangélisés (Rom. 1. 11 et 12). Un don de grâce doit être employé « les uns pour les autres » (1 Pier. 4. 10 et 11), « en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service » c’est-à-dire : pour être utile à la formation du serviteur (Éph. 4. 12).
Nulle part la Parole n’émet la pensée qu’un frère ou une sœur ne recevrait aucun don de grâce. Nous avons tous reçu un don spirituel que nous sommes responsables d’exercer pour le bien de tous, même si les sœurs ne peuvent le faire valoir durant les réunions. Servir l’assemblée, c’est servir le Seigneur, non seulement durant les réunions, mais en tout temps. Timothée, bien qu’il n’ait pas reçu le don spécial, devait « faire l’œuvre d’un évangéliste » (2 Tim. 4. 5).
Il nous faut être fidèle dans les « petites choses », et le Seigneur nous en confiera de plus importantes (Luc 16. 10). Parler « en langues » devait donc se faire « avec l’esprit » mais aussi avec « l’intelligence » (v. 14 à 16). Quelque don que l’on exerce, il doit se réaliser par notre esprit formé et dirigé par le Saint Esprit, mais « les esprits des prophètes sont assujettis aux prophètes. Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre mais de paix, comme dans toutes les assemblées des saints » (v. 32 et 33). Notre esprit doit contrôler, en permanence, si ce que nous disons provient bien du Saint Esprit, et nous devons rester compréhensibles pour tous. Nul ne peut dire, après avoir parlé : « je n’ai pas pu m’en empêcher ! »
Un simple cantique spirituel, indiqué au début d’une réunion, est primordial, car si nous sommes à l’écoute de l’Esprit Saint, Il nous indiquera le bon cantique qui introduira la pensée que Dieu veut placer devant nous, concernant Son Fils. L’intelligence nous conduit, même dans la manière de chanter (Ps. 47. 6 ; 1 Chron. 15. 20 à 22). Cantiques, lecture de la Parole, prières ou actions de grâces doivent être dirigés par l’Esprit, mais chacun doit contrôler ses propres interventions.
Un silence fervent fait partie de l’adoration. L’action spirituelle, dans une réunion, n’a rien de miraculeux, mais doit provenir d’une ferme conviction que la pensée qui est formée dans notre esprit est utile à ce moment-là. Moment solennel, dans la présence de Dieu, devant lequel nous avons « la liberté d’un fils devant son Père, mais aussi, le saint tremblement d’un mortel devant Dieu ». Notre liberté doit rester sous notre propre contrôle. Dans une réunion de prières, tous les frères connaissant les nombreux besoins dans l’assemblée, devraient être entendus, et s’exprimer avec simplicité. Et les « Amen », affirmant l’approbation de l’assemblée, seraient plus encourageants, s’ils étaient prononcés bien distinctement par les frères et les sœurs.
Parmi les dons que l’apôtre exerçait, il usait de celui des langues à bon escient, pour annoncer l’évangile aux nombreux peuples qu’il avait visités. Le grec, langue internationale de son époque, n’était pas forcément compris par les populations auxquelles il s’adressait. Au contraire de Paul, les Corinthiens en usaient de façon désordonnée. Un don exercé pour les croyants, non édifiant, n’a pas sa place. « Dans l’assemblée, j’aime mieux prononcer cinq paroles avec mon intelligence, afin que j’instruise aussi les autres, que dix mille paroles en langue » (v. 19), dit Paul, voulant être compris par tous. Cette disposition, pour nous, est selon la volonté de Dieu. Paul dit aux Corinthiens qu’il parlait en langues plus qu’eux tous, mais lui n’en usait qu’en cas de nécessité absolue, leur ôtant toute occasion de jalousie. Il s’efforçait, simplement, de canaliser l’abus que les Corinthiens en faisaient.
Nous devons toujours, conduits par l’Esprit Saint, présenter la Parole de façon compréhensible pour tous. L’édification est à ce prix. Mieux vaut une réunion courte qui édifie, qu’une longue intervention qui n’apporte rien. Les Corinthiens ne « manquaient d’aucun don de grâce » (ch. 1. 7), mais ils gâtaient tout par l’usage désordonné qu’ils en faisaient, car ils étaient « enflés d’orgueil » (ch. 5. 1). Tout, dans l’assemblée, doit se faire en vue de l’édification. Rien de l’homme ne doit transparaître (v. 26).
Parler ou se taire doit être accompli sous la seule direction de l’Esprit, sans lequel nous ne pourrions pas apporter « de l’or, de l’argent, des pierres précieuses », mais « du bois, du foin, du chaume » (ch. 3. 12 à 15).
Au sujet des dons exercés dans l’assemblée même, l’apôtre n’en a pas fini avec ses exhortations, qui sont aussi pour nous. Quant à notre entendement spirituel, il veut que nous soyons « des hommes faits », non « des petits enfants » comme les Corinthiens, qui « jouaient » avec les dons de l’Esprit ! Quant au mal, au contraire, nous devons être simples, c’est-à-dire, nous éloigner du mal, en toute simplicité, afin de nous attacher au bien, sans raisonnement (Rom. 16. 19). Nous avons besoin de progresser dans la connaissance de la grâce de Dieu dont nous sommes les objets, et dans la compréhension de la Parole. Dieu nous destine tous à être des « hommes faits », ce que nous serons en perfection dans le ciel (Éph. 4. 12 et 13). Mais c’est le but que Dieu place devant chacun de Ses enfants, dès ici-bas, malgré notre vieille nature qui s’y oppose : c’est le témoignage qu’Il a placé entre nos mains.
Nos « entendements », c’est la faculté qui nous permet de discerner la pensée de Dieu. Au contraire, le monde a son « entendement obscurci » (cf. Éph. 4. 17 et 18) ; et Paul, s’adressant aux croyants, dit, dans le Seigneur : « que vous ne marchiez plus comme le reste des nations marche » (v. 17). Juste après « vos entendements », l’apôtre parle de la « malice ». Elle nous est naturelle, mais il faut la « rejeter » (1 Pier. 2. 1 et 2). Demandons au Seigneur qu’Il nous donne la force morale de le faire. Quant à « l’entendement », les chrétiens hébreux étaient devenus « paresseux à écouter » : Paul ne pouvait leur donner que du « lait » pour seule nourriture spirituelle, car ils étaient comme de petits enfants qui ne peuvent pas supporter la nourriture solide (Héb. 5. 12).
« Il est écrit dans la loi », dit Paul au v. 21, en citant Ésaïe 28. 11 et 12. Comme le Seigneur, en Luc 24. 44 le démontre, « la loi » désigne, d’une manière générale, tout l’Ancien Testament. Paul cite ces versets d’Ésaïe, en relation avec notre paragraphe, montrant la réalisation de cette prophétie, en ce que les Juifs, en Actes 2, avaient entendu l’évangile « en d’autres langues », et l’avaient rejeté. Le don des langues était donc « donné non à ceux qui croient, mais aux incrédules » (v. 22). Ce qui était annoncé pour les Juifs, en Ésaïe, avait une projection prophétique pour l’ère chrétienne. Paul ne diminue en rien le don des langues, mais il montre que ce don n’a été donné que pour un temps limité. Dans l’assemblée, nous avons besoin de prophètes. L’exercice des langues au milieu des croyants, sans nécessité, ferait dire à un incrédule présent que nous sommes « fous » (v. 23). La prophétie exercée avec ordre, est pour l’édification des croyants (v. 30 et 31). Et, un incrédule l’entendant, se prosternerait, dans le sentiment que Dieu est là au milieu de nous (v. 24 et 25).
Au ch. 2 des Actes, les apôtres, dans la puissance de l’Esprit Saint, avaient parlé dans les langues de tous les Juifs nés dans les pays d’alentour, annonçant les merveilles de Dieu, et avaient été compris de tous. « La multitude s’assembla, et fut confondue… et ils étaient tous hors d’eux-mêmes » (v. 6 et 7). Mais aussitôt, le diable intervient et cherche à détruire l’effet béni de cette action puissante de l’Esprit, en suggérant que les apôtres étaient ivres (v. 13). Du v. 23 à 25 de notre chapitre, Paul met l’accent sur la nécessité de l’édification qu’il doit y avoir, dans l’assemblée. Les Corinthiens qui parlaient en langues, tous à la fois et de façon incompréhensible, seraient passés pour fous, si un incrédule était entré à ce moment-là. Si, au contraire, ils avaient tous prophétisé, le même incrédule aurait été convaincu par tous, jugé par tous, les secrets de son cœur étant rendus manifestes ; et ainsi, tombant sur sa face, il aurait rendu hommage à Dieu, publiant que Dieu était véritablement au milieu des Corinthiens.
Si quelqu’un parlait en langues, il devait y avoir un interprète, sinon, le silence était requis dans l’assemblée (v. 27 et 28), afin de garder un bon témoignage.
Du temps des Corinthiens, l’Assemblée de Dieu, sur la terre, n’était pas encore divisée, comme elle l’est aujourd’hui. Tous les croyants pouvaient se réunir « ensemble » (en un même lieu), et représentaient l’Assemblée de Dieu, à Corinthe.
Malgré la situation humiliante qui découle de la division, nous avons le privilège d’apprécier les réunions autour du Seigneur, reconnaissant Sa seule autorité.
Sous la direction de l’Esprit, les « docteurs » enseignent la Parole et la font comprendre.
Les « prophètes » s’en servent pour toucher les cœurs et les consciences des saints ; et un incrédule qui entrerait, pourrait être touché et convaincu que Dieu est là ! Et il y aurait de la gloire pour Lui. Dans nos réunions, lorsque l’Esprit est libre d’agir, il y a de la gloire pour Dieu, et de la bénédiction pour nous. Même les incrédules, convaincus dans leur conscience que Dieu est parmi les croyants, et que ceux-ci font le bien, alors qu’ils sont accusés de faire le mal, peuvent Lui rendre gloire (1 Pier. 2. 12). Et Dieu peut accepter la louange de ceux qui, d’abord incrédules, sont touchés dans leur conscience par la conviction de Sa présence parmi les croyants. C’est un premier pas vers la conversion.
Si le Seigneur n’a jamais accepté l’hommage des démons, il n’en est pas moins vrai que « tout genou » devra se ployer devant le Seigneur de gloire (Phil. 2. 10). Dans le livre de Jonas, les marins des nations ont rendu grâces à Dieu (Jonas 1. 16). Le Seigneur ne se fie pas à ceux qui prétendent Le suivre, mais dont le cœur n’est pas engagé avec Lui (Jean 2. 23 à 25) ; cependant Il apprécie la sincérité d’un cœur qui lui rend hommage. L’exemple de Nébucadnetsar, d’abord châtié par Dieu, pour son orgueil incrédule, revenu à la raison après une période d’épreuve dégradante, a fini par rendre gloire à Dieu, acceptant Sa domination.
En Luc 23. 47, le centurion rend gloire à Dieu, convaincu que le Seigneur qui venait d’expirer, après avoir remis Son esprit à haute voix entre les mains du Père, déclare : « en vérité, cet homme était juste ». Dans le millénium, même les nations viendront à Jérusalem pour rendre gloire à Dieu (Zach. 8. 21 à 23).
Nous réalisons la présence du Seigneur, lors de nos réunions, dans la mesure où nous sommes vraiment réunis « à Son nom », sous Son autorité, dans l’obéissance à Sa Parole.
Les Juifs, autrefois répétaient : « C’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel », mais l’Éternel n’y était plus.
Dans la conscience que le Seigneur est parmi nous, le frère qui parle à l’assemblée, doit le faire « comme oracle de Dieu » : c’est Sa pensée qui doit s’exprimer, et non celle du frère. Par contre, lorsque l’assemblée est en prière ou dans l’adoration, c’est la pensée de l’assemblée tout entière qui doit s’exprimer, par la bouche du frère qui prend la parole. Nous pouvons attrister le Saint Esprit en exprimant ce qu’Il n’a pas donné, ou en n’exprimant pas ce qu’Il veut donner. « Chacun de vous » (v. 26), montre que tous, nous sommes appelés à apporter quelque chose, sous la direction de l’Esprit.
Même les jeunes frères doivent y être attentifs : « cinq paroles », selon les capacités, prononcées au bon moment, peuvent ouvrir la voie aux autres, pour aller plus loin. Un silence obstiné n’est pas selon Dieu.
Dieu avait discerné « avoir « un grand peuple » à Corinthe (Act. 18. 10), et avait fait aux Corinthiens la grâce particulière de ne manquer « d’aucun don de grâce » (1 Cor. 1. 7). Et il semble que tous les frères avaient quelque chose à apporter ; mais ils le faisaient dans un grand désordre qui déshonorait Dieu, parlant en langues ou prophétisant tous à la fois, sans souci d’être compris. Paul pose donc des limites quant au nombre des actions, obligeant les frères à intervenir « chacun à son tour » (v. 27), et de manière à édifier l’assemblée, et à être compris de tous ; ce qui n’était pas le cas à Corinthe (v. 8).
Les dons que Dieu nous accorde sont un pur effet de Sa grâce, et cela doit nous tenir dans l’humilité. N’en faisons pas un mauvais usage. Dès que l’orgueil se manifeste, le désordre s’installe. Agissons donc de manière à « ne pas avoir une haute opinion de nous-mêmes… mais selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun » (Rom. 12. 3). L’attitude des Corinthiens était contraire à la pensée du Seigneur, et faisait fi de la crainte qui Lui est due. Paul n’interdit pas l’usage des langues, mais tout devait se faire de manière à être compris de tous. En Néhémie 8. 4 à 8, Esdras lisait « distinctement » la loi aux oreilles du peuple ; les lévites la faisaient clairement comprendre, et chacun était attentif. Nous avons, maintenant, la Parole complète, et seule la direction de l’Esprit nous la rend intelligible, si elle nous est présentée clairement, pour l’édification, avec bienséance, avec ordre, avec amour (v. 26, 33 et 40).
Prendre de l’action dans l’assemblée doit se faire avec mesure et avec ordre, dans l’amour et au nom du Seigneur (ch. 16. 14 ; Col. 3. 17).
L’interprétation des langues était donnée par l’Esprit de Dieu, qui doit diriger tout ce qui se fait dans l’assemblée. Et, s’il n’y avait pas d’interprète, c’était un signe clair que Dieu ne permettait pas qu’on parlât en langues. Dieu ne donne jamais un ordre sans donner aussi les moyens d’y obéir.
Au v. 39, Paul encourage les Corinthiens – nous-mêmes – à rechercher le don précieux de prophétie, par lequel le Seigneur nous encourage, nous exhorte ou nous reprend. Mais, là aussi, « deux ou trois, et que les autres jugent » (v. 29), et sous le contrôle de notre esprit (v. 32) : personne ne peut dire : j’ai été poussé par le Saint Esprit, et je n’ai pas pu me maîtriser. Seuls, les prophètes de l’Ancien Testament, étaient poussés par l’Esprit, et ne pouvaient s’y dérober (2 Pier. 1. 21 ; Jér. 20. 7 à 9). Il n’en est plus ainsi, aujourd’hui, et nous sommes responsables de nos actions dans l’assemblée. Ceux qui écoutent doivent juger, avec la Parole, si ce qui est présenté est conforme aux Écritures (v. 29 ; Act. 17. 11). Jean 4. 1 nous exhorte à « discerner les esprits ». Au contraire d’un abus d’action dans l’assemblée, aucun frère ne doit rester toujours passif. On peut attrister le Saint Esprit en « donnant » ce qu’Il n’a pas donné ; mais aussi, en ne donnant pas ce qu’Il veut donner pour le bien de l’assemblée.
Bien que nous ne devrions pas avoir un esprit critique envers les frères, en particulier sur la manière dont les choses sont présentées (chacun a son vocabulaire et sa tournure d’esprit), nous devons, cependant, veiller à ce que ce qui est présenté soit selon les Écritures. Une erreur peut se glisser par inadvertance, mais n’est grave que dans la mesure où elle serait répétée par la suite, plusieurs fois par le même frère. Alors, il faudrait le lui dire pour le bien de tous.
Lorsque plusieurs frères sont susceptibles de prendre la parole, il convient de laisser du temps aux autres, et de ne pas prendre toute la place : « N’éteignez pas l’Esprit » (1 Thess. 5. 18 à 21).
Au temps de Paul, la Parole n’était pas encore complète, et un frère pouvait encore avoir une « révélation » (v. 30). Il n’en est plus ainsi pour nous. Nous pouvons, pourtant, lorsque nous présentons la Parole, avoir, à un certain moment, cette conviction qu’il est temps de nous arrêter, afin de laisser la place à un autre. Souvent, lorsqu’un autre frère parle, en reprenant le même sujet, il y a une heureuse complémentarité.
Un frère de passage peut, ou non, avoir un message à donner de la part du Seigneur. Quoi qu’il en soit, nous devons lui en laisser le temps. Le danger, ce serait que nous ne soyons pas conduits par l’Esprit pour nous lever, et de donner, dès lors, ce que le Seigneur n’a pas donné. En toutes circonstances, recherchons la pensée de l’Esprit qui, seul, peut et veut nous conduire dans la pensée du Seigneur.
Les v. 32 et 33 sont en contraste avec l’action de l’Esprit de Dieu qui, dans l’Ancien Testament, survenait sur un homme, et le contraignait à délivrer le message que Dieu lui confiait. C’était, pour lui, une obligation absolue, parfois très lourde à assumer. Il arrivait que Dieu oblige certains hommes du peuple à prophétiser, malgré eux (Balaam le devin, Saül le roi profane).
Dans le Nouveau Testament, les prophètes ont cette liberté de contrôler le message que Dieu leur confie. « Ayant cru, nous sommes scellés du Saint Esprit de la promesse », dont l’activité est de « prendre de ce qui est à Christ, et de nous le communiquer » (Jean 16. 12 et 13). Il agit, dans le chrétien, comme un fleuve tranquille.
Les Corinthiens se conduisaient de façon anarchique ; Paul doit leur rappeler que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ». Recherchons la paix, dans l’assemblée, dans notre comportement et dans nos paroles, afin d’éviter les contestations (1 Cor. 11. 16), dans l’assemblée locale, et dans toute l’Assemblée de Dieu, corps de Christ : que tout se fasse sans précipitation et sans tumulte. Dieu est un Dieu de paix, et nous sommes appelés à « garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Éph. 4. 1 à 3). La paix divine, inaltérable, nous est donnée, dans nos cœurs et au milieu de nous, dans la mesure où nous laissons le Saint Esprit nous conduire en toutes choses : c’est « l’unité de l’Esprit » qui nous garde du désordre. Ayons davantage conscience de la présence du Seigneur, lors de nos réunions, et de ce qu’Il est le directeur de tout ce qui s’y passe. Là où Il est, il y a la liberté, certes, mais aussi la crainte. Si nous sommes ainsi conduits, « le fruit de l’Esprit », (dont la paix), sera produit.
En contraste avec les fruits de la chair, toujours prête à se manifester, le fruit de l’Esprit est formé de « grains exquis » (Gal. 5. 22). C’est en nous laissant conduire par l’Esprit, avec humilité (Mat. 11. 29), que nous serons édifiés et fortifiés. Le v. 34 s’adresse aux sœurs, et leur enjoint de se taire dans les réunions. Il semble que les sœurs, à Corinthe, participaient au désordre, en prenant la parole pour enseigner. L’apôtre les rappelle à l’ordre établi de Dieu, dès le commencement. Adam a été créé le premier et « Ève, ayant été trompée est tombée dans la transgression » (1 Tim. 2. 13 et 14). De plus, Adam et Ève sont une image symbolique de Christ et de Son Épouse, l’Assemblée (Éph. 5. 32).
Or, ce n’est pas l’Assemblée qui enseigne le Seigneur, mais le Seigneur qui enseigne l’Assemblée. Les sœurs peuvent enseigner dans des réunions entre femmes, ou avec des enfants, mais pas dans les réunions d’assemblée. Dans la chrétienté, cette pensée de Dieu a largement été remplacée par des pensées humaines. Quant à l’égalité des frères et des sœurs, aux yeux de Dieu, elle est exprimée en Galates 3. 27 et 28. Mais sa réalisation prendra corps dans l’avenir, où « il n’y a ni Juif, ni Grec… ni esclave ni homme libre… ni mâle ni femelle ; car vous tous vous êtes un dans le christ Jésus ». Mais pour le temps de la terre, il y a un ordre, établi de Dieu, qu’il faut respecter, contrairement au monde qui revendique l’égalité entre hommes et femmes.
Il n’est pas selon Dieu, non plus, que l’homme cherche, par orgueil, à dominer la femme. Une sœur qui veut apprendre quelque chose, doit interroger son mari chez elle (v. 35). Et celle qui n’a pas de mari, peut interroger un frère, en privé.
La responsabilité des frères est absolument sérieuse : ils doivent se laisser conduire par l’Esprit, lorsqu’ils enseignent, et dans toutes leurs interventions. Chacun, alors, doit contrôler, avec la Parole, et s’assurer que ce qui est présenté est selon la pensée de Dieu. Conduits par l’Esprit, les Corinthiens pouvaient reconnaître que ce que Paul leur écrivait, était « l’enseignement du Seigneur » (v. 37). Paul était plein de douceur pour eux, mais, par l’Esprit, il savait aussi se montrer incisif, quand il le fallait. Il fustige leur orgueil, eux qui étaient richement pourvus de dons de l’Esprit, en leur rappelant que la Parole ne procédait pas d’eux, et qu’elle n’était pas parvenue qu’à eux seuls (v. 36) !
Laissant l’Esprit agir, nous devons chercher à connaître et à comprendre toujours mieux la Parole, qui possède une grande richesse. Et Dieu veut que nous croissions tous, spirituellement, jusqu’à « l’état d’hommes faits » (Éph. 4. 11 à 13).
Les v. 39 et 40 sont la conclusion du chapitre. Tout doit être fait « avec bienséance et avec ordre ». Les contestations viennent de « l’esprit d’erreur » (1 Jean 4. 6).
Les jeunes frères peuvent apporter, selon leur mesure spirituelle, et contribuer à l’édification de tous. À Timothée, Paul écrit : « Que personne ne méprise ta jeunesse » (1 Tim. 4. 12). Tout serviteur commence « petit », et reçoit ensuite un service plus grand. Philippe a commencé par « servir aux tables », puis est devenu évangéliste (Act. 6. 1 à 6 ; 21. 8). Étienne, également, a servi aux tables, et, quel témoignage a-t-il eu comme martyr (cf. Act. 6. 8 à 60) ! La vie de Paul donnait, à son enseignement, un poids moral exceptionnel (Phil. 4. 9). Dans ses nombreux voyages, placé devant des publics différents, il savait adapter son enseignement à chacun d’eux, en restant fidèle à la Parole qui demeure la même pour tous. De même, il est indispensable que l’enseignement, dans l’assemblée, soit adapté à son état. Seul, le Saint Esprit nous le fait discerner. Paul avait à cœur d’affermir et de consoler ceux qu’il avait évangélisés (Rom. 1. 11 et 12). Un don de grâce doit être employé « les uns pour les autres » (1 Pier. 4. 10 et 11), « en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service » signifie : pour être utile à la formation du serviteur (Éph. 4. 12).
Ch. 15
Certains Corinthiens niaient le principe même de la résurrection (v. 12). C’était, anéantir tout le plan de Dieu quant au christianisme : toute l’œuvre du Seigneur à la croix : rédemption, vie éternelle, introduction des croyants dans la présence divine, était rendue vaine, par l’impossibilité, pour Christ Lui-même, d’être ressuscité. Une simple pensée humaine peut détruire, dans le cœur, le fondement de la vérité. Paul a réservé pour la fin de l’épître, de démontrer l’erreur de cette négation.
Si Christ n’était pas ressuscité, les piliers mêmes du christianisme étaient anéantis. Dès les premiers versets, Paul rappelle les fondements de l’évangile : que « Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures, et qu’Il a été enseveli, et qu’Il a été ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (v. 3). Puis, qu’il y a eu de nombreux témoins de sa résurrection (v. 5 à 8). La mort et l’ensevelissement du Seigneur sont facilement admis ; mais la résurrection heurte l’intelligence humaine, et conduit les incrédules à la négation de cette vérité. D’autres fausses doctrines existaient : les Thessaloniciens, eux, pensaient que la venue du Seigneur avait déjà eu lieu ; et Paul leur rappelle la saine doctrine, que nous devons garder (2 Thess. 2. 1 à 12). La doctrine est comme un support, un fondement stable sur lequel toute vérité est fondée : sans cela, la vérité se dilue dans l’erreur des pensées humaines. Les premiers chrétiens « persévéraient dans la doctrine (en premier) et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » (Act. 2. 42). Le Seigneur, le « fils de l’homme qui a la vie en lui-même », ne pouvait que ressusciter : Il est « le vivant ». Et, s’Il a été « mort », Il est « vivant au siècle des siècles » (Apoc. 17. 18).
Jean 10. 18 montre qu’Il avait le pouvoir de donner sa vie et de la reprendre. Dieu nous a donné la vie du corps. Le Seigneur ressuscité, nous communique la vie éternelle. Dans les évangiles, le Seigneur ressuscité a pris soin de se montrer à ses disciples durant quarante jours, avant de remonter au ciel, sous leurs yeux (Act. 1. 9).
Quant à Paul, il était le seul apôtre à avoir vu le Seigneur déjà dans la gloire (cf. Act. 9. 3 et suivants). Paul rappelle aux Corinthiens ce qu’il leur avait enseigné, et qu’ils avaient reçu, l’évangile dans lequel ils étaient, et par lequel ils étaient sauvés, s’ils tenaient ferme son enseignement (v. 2). Lui-même était resté au milieu d’eux durant « un an et six mois » (cf. Act. 18. 11). Certains avaient peut-être adhéré superficiellement aux vérités du christianisme, sans que le cœur soit engagé : ils auraient « cru en vain » (Mat. 13. 20 et 21 ; Héb. 6. 4 à 6).
Mais le salut est fermement assuré à ceux qui ont cru en l’œuvre du Seigneur, et ils ont la vie éternelle ; sinon ses souffrances auraient été vaines.
Dans nos réunions, tous les assistants sont-ils convertis ? L’enseignement de l’apôtre reposait sur ce qu’il avait « reçu » (v. 3) « par révélation de Jésus Christ » (Gal. 1. 11 et 12). La mort du Seigneur, son ensevelissement et sa résurrection, indispensables afin d’assurer le salut aux croyants, étaient annoncés par les écritures de l’Ancien Testament. Dans Ésaïe 53, par exemple, dans les Psaumes etc… il y a un danger, si l’on est mal affermi dans la vérité, d’écouter ou de participer à des polémiques sur la Parole mal comprises (1 Tim. 6. 20 et 21). « Ces discours vains et profanes » conduisent « à l’opposition de la connaissance faussement ainsi nommée », et aboutissent à « s’écarter de la foi » (la vraie connaissance). Ayant toute la Parole, laissons-nous conduire par le Saint Esprit, seul capable de nous faire comprendre la pensée de Dieu, et non les raisonnements « vains et profanes », relevant des pensées humaines. La résurrection du Seigneur est attestée par les Écritures ; par Céphas ; par les douze ; par cinq cents frères à la fois ; par Jacques ; par tous les apôtres ; et enfin, par Paul lui-même (v. 5 à 8). Ces sept témoignages constituent un témoignage complet. Dans leurs prédications, les apôtres ont toujours prêché la résurrection du Seigneur sur laquelle l’évangile est fondé : ils en étaient les témoins de visu (1 Jean 1. 1 à 3). C’est sur cette vérité qu’est fondée notre foi. Sans la résurrection du Seigneur, notre foi est vaine (v. 19) ; et nos seules perspectives seraient celles des incrédules (v. 32). Christ est « les prémices » de la résurrection, gage de notre « justification » (Rom. 4. 25) ; et la promesse de notre propre résurrection (cf. Rom. 8. 11).
Conscient de ce que le Seigneur avait fait de lui, Paul, qui s’estimait être « le premier des pécheurs » (1 Tim. 1. 12 à 16), était humilié de ce qu’il avait, autrefois, persécuté l’Assemblée (Act. 8. 3 ; 9. 1), et il le confesse (cf. Act. 22. 1 à 5 ; 26. 9 à 11). Mais, il reconnaissait qu’il était un objet de la grâce de Dieu, et qu’il était un « apôtre appelé de Jésus Christ par la volonté de Dieu » (1 Cor. 1. 1). Ainsi, son service découlait de la miséricorde de Dieu envers lui (v. 10). De plus, c’est à lui que le Seigneur a révélé le grand mystère de l’Assemblée.
Notre position d’enfants et de serviteurs de Dieu est un fruit béni de Sa grâce envers nous, et nous devons tenir ferme les vérités du christianisme, ainsi que le mystère de l’Assemblée révélé à Paul. Une de ces vérités concerne la réalité de la résurrection du Seigneur, gage de notre propre résurrection future : sinon, nous avons « cru en vain » (v. 2) – notre « foi est vaine » (v. 14 et 17). Ce serait le résultat d’une fausse hypothèse. Mais la résurrection du Seigneur est attestée par de nombreux témoins (v. 6 à 8), de sorte que notre foi repose sur des certitudes.
Paul reconnaît humblement que, s’il a beaucoup travaillé pour Christ, c’est par pure grâce de Dieu, « grâce qui n’a pas été vaine » (v. 10) ; et il a pu porter beaucoup de fruits pour la gloire de Dieu. Sa grâce nous donne la vie, car Il est notre Père, et la force de faire des œuvres pour Christ. Au contraire, la loi exigeait de faire des œuvres pour vivre sur la terre. Paul, conscient de la grâce dont il était l’objet, avait « travaillé beaucoup plus qu’eux tous » ; c’est-à-dire que tous les autres apôtres et les nombreux témoins de la résurrection de Christ. Les Actes et les épîtres qu’il a écrites en attestent la réalité ; et cela s’est accompagné de beaucoup de souffrances, comme le Seigneur l’avait révélé (Act. 9. 16). Paul, objet de nombreuses persécutions, avait, en outre, travaillé de ses propres mains pour subvenir à ses besoins, tout en prêchant l’évangile.
Si nous désirons servir le Seigneur, à notre mesure, comme Paul, nous devons être appelés, formés, et envoyés par notre Maître. Mais avant tout, il nous faut être humbles, comme l’apôtre l’était ; car s’il met plusieurs fois en avant ce qu’il avait fait, c’est toujours en s’effaçant derrière le Seigneur, et il nous exhorte à l’imiter, comme lui-même imitait son Seigneur (cf. 1 Cor. 10. 33). Quant à la résurrection, donc, Paul prêchait la même chose que les autres. On peut penser que le Seigneur ne serait pas venu sur la terre pour y mourir, si la résurrection n’existait pas. Car Il déclare Lui-même : « Moi, je suis la résurrection et la vie » (Jean 11. 25 et 26). Dans l’éternité, nous jouirons pleinement de la vie de résurrection que le Seigneur nous a donnée par Sa propre résurrection, Lui, les prémices de la nouvelle création.
Si la résurrection n’existe pas : Christ n’est pas ressuscité ; notre prédication est vaine ; votre foi est vaine ; nous sommes de faux témoins ; nous sommes encore dans nos péchés ; ceux qui sont endormis ont péri. Conclusion : « nous sommes plus misérables que tous les hommes » (v. 13, 14, 15, 17, 18 et 19). Nous serions sans espérance, n’ayant, devant nous que la terrible perspective de comparaître devant le grand trône blanc (Apoc. 20. 11 à 15) ! Dans les évangiles, contrairement à notre chapitre, les premiers témoins de la résurrection du Seigneur étaient des femmes (Jean 20. 13 à 16 ; Luc 24. 1 à 6 ; Marc 16. 9 ; Mat. 28. 1 à 9).
Sa résurrection prouve que Dieu est pleinement satisfait de l’œuvre de Christ. Le Seigneur, ressuscité, par Sa propre puissance ; par la gloire du Père ; par l’Esprit Saint (Jean 10. 18 ; Rom. 6. 4 ; 8. 11), conserve ce titre de « crucifié » (cf. Mat. 28. 5). On trouve aussi les déclarations mêmes du Seigneur, concernant Sa résurrection en Matthieu 27. 63, en Jean 2. 19. Étant Lui-même, à la fois Dieu et homme, Il avait le pouvoir de reprendre Sa vie de Lui-même, et Il dépendait du Père et de l’Esprit pour cela.
Nier le principe de la résurrection, ce serait laisser Christ dans la mort ! La rédemption, la grâce, la vie éternelle pour les croyants et l’Assemblée de Dieu, reposent sur la mort du Seigneur, Son sang versé et Sa résurrection. Les croyants morts, sont « endormis en Christ » (v. 18). On trouve cette douce pensée en Jean 11. 11 ; en 1 Corinthiens 11. 30 et en 1 Thessaloniciens 4. 13 et 14, où une pensée encore plus douce se trouve : « endormis par Jésus ».
Les v. 20 à 28 sont une parenthèse interrompant la démonstration de l’apôtre, sur les conséquences de la négation de la résurrection. Il reprend ce sujet au v. 29, où il met en lumière les ultimes conséquences d’une telle assertion : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (v. 32).
Mais les v. 20 à 28 affirment la réalité de la résurrection de Christ. Les disciples L’ont vu, L’ont touché et entendu. Il a mangé devant eux, non qu’Il en ait besoin, quant à Lui, mais les disciples, lents à croire, avaient besoin de comprendre que Son propre corps était bien ressuscité (Luc 24. 42 et 43).
Cette parenthèse développe, en peu de mots, les plans de Dieu, quant à l’homme Christ Jésus, qui doit régner mille ans, et auquel Dieu assujettira tous les ennemis, puis, à la fin du millénium, le « jugement des morts », et le dernier ennemi (la mort), jetés dans l’étang de feu (Apoc. 20. 29) – ensuite, l’état éternel, où « Dieu sera tout en tous » (v. 28).
Ces versets confirment que, sans la mort et la résurrection de Christ, aucun des plans de Dieu n’aurait pu se réaliser ! Christ est « le premier-né d’entre les morts » (Col. 1. 18), « le premier-né d’entre plusieurs frères », de ceux qui sont « préconnus » (Rom. 8. 28 et 29), ayant ainsi toute autorité sur ceux qui ressusciteront.
Deux familles humaines sont rappelées aux v. 21 et 22 : descendants d’Adam, (le premier homme qui a péché, et par qui la mort est entrée dans le monde). Nous sommes assujettis à la mort, ayant nous-mêmes péché (Rom. 5. 12). Cette « famille » est caractérisée par la mort.
Mais le v. 18, montre que la seule justice de Christ, ouvre la voie à la « justification de vie », à la portée de tous les hommes. Les croyants hériteront de la résurrection de vie. Comme la résurrection de Christ, la nôtre est définitive. Les ressuscités des évangiles ont connu de nouveau la mort. Job avait une foi clairvoyante, ayant discerné la réalité d’un rédempteur vivant, et le « dernier, debout sur la terre » (Job 19. 25). Le Seigneur dit : « Moi je suis le premier et le dernier, et le vivant ». « Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin » (Apoc. 1. 17 ; 21. 6). En Jean 11. 25, le Seigneur se révèle à Marthe, comme étant en Lui-même « la résurrection et la vie ».
Aux sadducéens incrédules quant à la résurrection, le Seigneur leur rappelle la déclaration de Dieu : « Moi, je suis le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mat. 22. 32). L’homme Christ Jésus, ayant été fait semblable à nous (à part le péché), a pu mourir. Mais la mort ne pouvait retenir dans ses liens Celui qui était le seul juste sur la terre. Il y est entré en vainqueur, ayant « goûté la mort pour tout », et Il en a triomphé. La mort, cet ennemi de Dieu et des hommes, sera « abolie » (v. 26). C’est la gloire de Dieu de vaincre tous les ennemis, définitivement, afin de pouvoir établir, à la fin du millénium, l’état éternel.
Dans ces versets, Christ est vu comme homme, chef de la famille de la foi. En tant qu’Il est Dieu Lui-même, Il a pu ressusciter par Sa propre puissance ; mais en tant qu’homme, Dieu L’a ressuscité. Prémices de la résurrection, Il communique la vie à « ceux qui sont du Christ, à sa venue » (venue pour enlever les croyants de la terre, et sa deuxième venue en gloire). Puis, « la fin », où les incrédules seront ressuscités pour le jugement, après le millénium. A Sa venue en grâce, les croyants morts de l’Ancien Testament et de l’Église seront ressuscités ensemble. Puis, les martyrs mis à mort pour avoir accepté l’évangile du royaume, prêché après l’enlèvement des croyants, et ceux qui seront mis à mort pour leur refus de prendre la marque de « la bête » (Apoc. 6. 9 à 11 ; 7. 4 à 17). Ceux-là aussi feront partie de la première résurrection, mais dans un deuxième temps, et « ils régneront avec Christ, mille ans » (cf. Apoc. 20. 6). Les derniers, dans la résurrection, les incrédules de tous temps, seront jugés. Ces deux catégories sont rappelées en Jean 5. 28. Les jugements du monde commencent au ch. 6 de l’Apocalypse, par le Fils de l’homme, méprisé et crucifié (cf. Apoc. 1. 12). Durant Son règne, on montera à Jérusalem, de toutes les nations, pour y adorer Dieu (Zach. 14. 16).
Le v. 25 affirme la nécessité, pour Christ, de régner, lorsque le temps sera venu, pour Lui, de voir Ses ennemis mis « sous ses pieds ». Celui-là même qui a été méprisé, rejeté, haï et crucifié, le Fils de l’homme (Apoc. 1. 13), doit juger et détruire les adversaires, avant de régner. Puis, durant Son règne millénaire, chaque matin, Il détruira tous les méchants du pays (Ps. 101. 8). Ce ne sera plus le temps de la grâce actuel, mais le temps de la justice inflexible de Dieu, s’exécutant en permanence.
Enfin, à l’issue du règne, les derniers ennemis seront anéantis, et tous les incrédules de tous les temps, ressuscités pour être jugés par le Fils de l’homme (Apoc. 20. 11 à 15). Adam, en Éden, devait dominer sur la terre, de la part de Dieu (Gen. 1. 26). Mais, ayant péché, il a été déchu de sa « royauté », et chassé d’Éden. Cette domination qu’il s’est montré incapable d’assumer, c’est Christ qui l’accomplira, Lui, le vrai Homme. Il régnera selon la justice et la sainteté de Dieu, en perfection. Celui qui a été mis à mort par la haine des hommes, montrera, ainsi, qu’Il est au-dessus de tout, et manifestera Sa toute-puissance et Sa gloire (Luc 24. 46). Deux fois, il est écrit : « Il faut » (v. 25 et 53). Nécessairement, ces deux impératifs de la volonté de Dieu, se réaliseront. Maintenant, « Dieu ordonne » à tous les hommes de se repentir, car Il a destiné le Seigneur Jésus à juger la terre, de quoi Il a donné une preuve certaine, en le ressuscitant d’entre les morts (Act. 17. 30 et 31). Ce verset montre que les hommes ne sont pas libres de faire selon leurs idées : Dieu ordonne. Quiconque ne se repent pas de ses péchés, est destiné à comparaître en jugement, sans appel, devant le grand trône blanc. Quant aux croyants, ils régneront avec Christ ; car, souffrant pour leur foi, comme Lui-même, lorsqu’Il était sur la terre, ils sont identifiés avec Lui, et dans Ses souffrances et dans Son règne futur (2 Tim. 2. 12).
Pour le présent, le Seigneur est « assis à la droite de Dieu » (Héb. 1. 13), attendant le moment où Il s’assiéra sur Son propre trône, et où Ses ennemis seront « sous ses pieds ». Et, « le dernier ennemi qui sera aboli, c’est la mort » (v. 26 ; Apoc. 20. 14 ; 21. 4). Le diable aussi est un ennemi que Christ a rendu impuissant (Héb. 2. 14). Ce qui a déjà eu lieu, à la mort et à la résurrection de Christ, c’est que le pouvoir de la mort a été annulé (1 Tim. 1. 10). Après le règne millénial de Christ, elle « sera engloutie en victoire » (1 Cor. 15. 54). La mort est un ennemi des hommes. Le Seigneur, Fils de Dieu, Fils de l’homme, a dû entrer dans la mort. Il avait le pouvoir de ressusciter ; mais le fait que le « Prince de la vie » ait dû « goûter la mort pour tout » L’a plongé dans de terribles souffrances morales : la mort est aussi un ennemi de Dieu.
Nous sommes encouragés par le fait que Christ est le grand vainqueur de tous les ennemis. Quant à la seconde mort, elle est une séparation éternelle des incrédules d’avec Dieu. L’âme est immortelle, et ne peut être anéantie. Les croyants de tous les temps iront au ciel pour l’éternité – et les incrédules, dans l’étang de feu, la seconde mort (Apoc. 20. 14 et 15). Le côté percé du Seigneur nous rappelle Son œuvre accomplie, Son sang versé, qui ont des conséquences se prolongeant dans l’éternité. Notre salut est la première de ces conséquences. Mais notre enlèvement de la terre, pour être toujours avec le Seigneur, les noces de l’Agneau, le jugement des méchants, le règne de Christ, l’anéantissement de la mort, l’état éternel, la gloire de Dieu et de Son Fils, sont autant d’accomplissements des plans complets de Dieu, résultats glorieux de l’œuvre du Seigneur.
Ce chapitre montre que le Seigneur Jésus est vu, ici, comme le Fils de l’homme, et non comme Dieu le Fils. Mais, c’est un Homme vainqueur, ressuscité, glorifié dans le ciel. En Genèse 3. 14 et 15, « la semence » de la femme c’est Christ. Et, s’Il a eu « le talon » brisé (sa marche sur la terre a été interrompue par la mort), Lui a brisé « la tête » du serpent (le diable). C’est un ennemi qui fait encore du mal, et il en fera encore plus, après l’enlèvement des croyants, mais il est définitivement vaincu. Christ a rendu possible Sa victoire sur tous les ennemis, par Sa mort et Sa résurrection : « Ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16. 33 ; Col. 2. 15). A l’issue de Son règne, le Seigneur S’assujettira Lui-même à Dieu, afin que « Dieu soit tout en tous » (v. 27 et 28). Il nous remplira de Lui-même et de Sa gloire dans l’éternité.
Du v. 12 à 19, Paul reprend les Corinthiens, dont certains niaient la résurrection des corps. Les v. 20 à 28 confirment que « Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis ».
Mais au v. 29, l’apôtre reprend le cours de sa démonstration, de l’absurdité de nier la résurrection des morts. Si la résurrection n’existe pas, Christ n’est pas ressuscité (v. 13) : Il est donc mort pour rien ! Ainsi, tous les hommes sont voués à la destruction définitive.
Le v. 29 n’a rien de mystérieux : « ceux qui sont baptisés pour les morts » sont les nouveaux chrétiens qui, baptisés pour Christ, remplacent, sur la terre, les chrétiens déjà morts, peut-être dans le martyre. Nier la résurrection des corps, c’est renverser tout le christianisme. Dans Ses plans éternels, Dieu a préparé des choses bien plus merveilleuses encore. Le Seigneur dit, en Jean 14. 2 : « Je vais vous préparer une place… je vous prendrai auprès de moi afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi ». Cela suppose la résurrection des corps. C’est le fondement même de l’espérance chrétienne.
Être baptisé, à cette époque, exposait à la persécution et à la mort. Si les morts ne ressuscitaient pas, à quoi aurait servi de se convertir et de risquer la mort (v. 29) ? Paul en démontre l’absurdité : alors, « votre foi est vaine » (v. 17). « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (v. 32).
Dans les Actes, les apôtres ont beaucoup insisté sur cette vérité fondamentale de la résurrection. Les apôtres ont tous bravé « le péril à toute heure », en prêchant la résurrection de Christ, et Paul en particulier (2 Cor. 1. 8). Ces dangers sont toujours actuels, dans certains pays. Dans un pays d’Amérique latine, la participation à la cène suit immédiatement le baptême, car tous les liens naturels sont brisés, et on cherche à se débarrasser du nouveau croyant. Toutes ces souffrances seraient injustifiées, sans la foi en la résurrection. Paul, touché par le Seigneur ressuscité, sur le chemin de Damas, a affronté tous les périls, avec une foi inébranlable (cf. 2 Cor. 11. 22 à 28).
Nier la résurrection appartient à la folie des incrédules, ne vivant que pour les plaisirs de la terre. Le christianisme ne se réduit pas à une « sagesse » à l’usage de la terre. La destination des croyants est le ciel, et cette vérité repose sur Christ mort et ressuscité. Pour l’espérance chrétienne, Paul avait « combattu contre les bêtes (au figuré), à Éphèse » (Act. 19). Ces « bêtes » sont les incrédules du monde (2 Pier. 2. 12). Ayant comparu devant le tribunal de Néron, Paul dit : « J’ai été délivré de la gueule du lion » (2 Tim. 4. 17). La vie du chrétien est dirigée vers la gloire du ciel, mais elle est, sur la terre, un témoignage à cette gloire.
« Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (v. 33). Il s’agit de l’influence que peut avoir, sur nous, la fréquentation, soit de personnes incrédules, auprès desquelles, cependant, nous devons être des témoins de Christ, en apportant la vérité – soit de croyants ayant des doctrines erronées, et même de fausses doctrines. Dans ces cas, il est indispensable d’être soi-même très affermi dans la saine doctrine, et de rester ferme quant à la vérité, car on peut se laisser entraîner aux plaisirs de ce monde, en compagnie d’incrédules ; et cela corrompra, à coup sûr, nos « bonnes mœurs », car la chair est encore en nous (Prov. 4. 14 ; ch. 13. 20).
Mais plutôt, que nous puissions dire, avec le Ps. 119 : « Je suis le compagnon de ceux qui te craignent », en nous laissant avertir par 1 Pierre 4. 3. Demandons à Dieu qu’Il nous en donne la force, la sagesse, et que nous soyons exercés pour cela. En 1 Corinthiens 10. 27, si nous sommes conviés par un incrédule, Dieu nous demande simplement de garder notre caractère de croyants et, par notre attitude ou nos paroles, de témoigner que nous appartenons à Christ. Le Seigneur Lui-même ne s’est pas trouvé que dans le temple. Il a aussi mangé avec des pécheurs. Mais quel témoignage a-t-Il rendu là ! A la table de Simon, le pharisien, Il a pu dire : « Simon, j’ai quelque chose à te dire ». Le Seigneur dit de nous, à Son Père : Ils ne sont pas du monde comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17. 16). Mais étant encore dans ce monde, nous devons y être des témoins du Seigneur.
« Réveillez-vous pour vivre justement » (v. 34). « Nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres. Ainsi donc ne dormons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres » (1 Thess. 5. 6).
En Matthieu 25. 5, toutes les vierges (même celles qui avaient de l’huile dans leurs lampes), s’étaient endormies. Nous sommes, nous aussi, en danger de dormir spirituellement. Le Seigneur attend que notre conduite soit la démonstration de ce que nous professons. Le relâchement de la communion avec le Seigneur, dû au sommeil spirituel des Corinthiens, produisait, parmi eux, du mal moral et doctrinal. C’est un sérieux avertissement pour nous (Éph. 5. 14) : dès lors, « le Christ luira sur toi ».
Les premiers chrétiens débordaient de zèle ; et aujourd’hui, des croyants, peu instruits des vérités, ou dans le dénuement matériel, montrent une plus grande fidélité. Nous devons conformer notre conduite à notre position, quant à la vérité. Les Corinthiens étaient « dans l’ignorance de Dieu » (v. 34). Sans doute, ne voyaient-ils pas la sainteté du caractère de Dieu ! Si nous dormons, le témoignage est très affaibli, ou même éteint. Seule, la lumière de Dieu doit luire sur nous, afin que nous reluisions « comme des luminaires dans le monde » (Phil. 2. 15). De plus, il faut tenir ferme la saine doctrine, rejetant tout ce qui n’est pas « juste », appelé « l’iniquité » en 2 Timothée 2. 19. Gardons le bon dépôt.
Tite 2. 11 à 13, nous exhorte à vivre « sobrement », quant aux joies terrestres ; « justement », dans les affaires de la vie ; et « pieusement » vis à vis de Dieu.
Paul dit aux Corinthiens : « je le dis à votre honte », montrant ainsi son amour pour eux en leur manifestant son intérêt, dans sa répréhension. Si nous aimons nos frères, nous devons les aider par nos avertissements affectueux, quand cela est nécessaire.
Au v. 35, Paul place les Corinthiens dans l’hypothèse où l’un d’eux poserait, par curiosité ou par dérision, cette double question du v. 35. L’apôtre répond à la seconde aux v. 36 à 50 ; et à la première, aux v. 51 à 58. Il est légitime de se poser des questions, pour nous instruire, et non pour satisfaire de mauvais sentiments. Les comparaisons entre les graines que l’on sème pour obtenir les plantes utiles, d’aspect différent des graines semées, sont des exemples matériels pour nous instruire de la réalité de la résurrection.
Le Seigneur Lui-même, en Jean 12. 24, se compare au grain de blé qui, s’il est semé, et meurt, produit beaucoup de fruit. Ressuscité, Il garde ce corps humain qu’Il a pris, mais glorifié par Sa résurrection. Il en sera de même pour les croyants qui sont Ses fruits. Chaque plante possède ses caractères propres, et sa semence détermine chacune d’elles (Gen. 1. 12), donnant naissance, en mourant, à une plante à l’aspect bien différent de la graine. En passant par la mort, le corps du croyant ressuscité aura un corps glorifié, semblable à celui du Seigneur (1 Jean 3. 2), portant du fruit à la gloire de Dieu : « Dieu lui donne un corps comme Il a voulu » (v. 38). Ces versets montrent que ce qui meurt, se transforme en quelque chose de tout différent. « A chacune des semences son propre corps », semble montrer que les croyants ressuscités seront, chacun, identifiable. Dans la scène de la transfiguration du Seigneur, les disciples identifient Moïse et Élie, qu’ils n’avaient jamais vus.
Le v. 40 montre la différence et la supériorité des corps ressuscités, sur les corps encore terrestres. Dans les v. 22 à 24, différentes phases de la première résurrection sont indiquées. « Ensuite la fin » : soit, la résurrection des incrédules qui ne sera pas pour la vie, mais pour le jugement et pour la seconde mort.
Par la conversion, nous avons changé de Maître : le Seigneur Jésus, le second Adam. La Parole nous enseigne que notre corps qui, déjà sur la terre est le temple du Saint Esprit, ne doit pas être méprisé : s’il est encore terrestre, il sera vivifié éternellement (Rom. 8. 11). Notre âme, notre esprit et notre corps appartiennent à Dieu. Il fallait la rédemption pour que nous, croyants, nous entrions au ciel. Dans l’hypothèse impossible où Adam n’aurait pas péché, il n’aurait pu entrer au ciel avec son corps de « chair et de sang » (v. 50). Le Seigneur ressuscité est « les prémices » des croyants qui ressusciteront lorsque le Seigneur viendra les chercher.
Dans les v. 42 à 44, Paul montre la différence entre le corps terrestre, et le corps que nous aurons dans le ciel : glorieux, puissant, incorruptible, spirituel, alors qu’il est « semé en corruption, en déshonneur, en faiblesse, corps animal » (v. 42). C’est la grâce de Dieu opérant en faveur d’Adam qui, en Éden, a désobéi à Dieu. Et la même grâce s’étend à tous les croyants.
Cette transformation des corps est rendue possible par la résurrection du Seigneur, qui est aussi la part de tous les rachetés. Dieu retrouvera leur poussière, et les croyants encore vivants à la venue du Seigneur, seront changés. « Le premier homme, Adam devint une âme vivante » (Gen. 2. 7), « le dernier Adam, un esprit vivifiant » (v. 45). Il s’agit du Seigneur qui communique la vie spirituelle, pour le ciel, alors que le premier Adam avait reçu la vie pour la terre. Et nous portons d’abord ce caractère terrestre, avant de revêtir, par la foi en Christ, le caractère céleste. Christ a la vie en Lui-même et la communique à ceux qu’Il veut (Jean 5. 21 et 22). Pierre a répondu au Seigneur : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mat. 16. 16) : Celui qui donne la vie.
Entre le premier Adam, et le dernier Adam, il y a toute la succession des hommes naturels qui ne peuvent plaire à Dieu. Seul, le dernier Adam Le glorifie. Le premier homme, fait de la poussière du sol, est pour la terre ; le second homme (Christ) est venu du ciel, et est remonté au ciel. S’il y a le premier homme qui n’a pas plu à Dieu, il y a le second qui, Lui, L’a glorifié, et il n’y en aura pas d’autre. Il y a donc deux lignées : celle qui descend d’Adam, pour la terre, et celle qui est du ciel à la suite de Christ. Il n’y a aucune commune mesure entre ces deux lignées d’hommes (Jean 3. 31).
La part des croyants est merveilleuse : par la puissante grâce de Dieu, nous qui L’avons déshonoré, nous porterons l’image de Christ, l’Homme céleste, car nous Lui serons rendus conformes ! Que cela nous pousse à Le suivre plus fidèlement, dans notre marche, en nous imprégnant d’avantage des choses célestes. En Jean 20. 16 et 17, le Seigneur ressuscité se montre à Marie de Magdala. Dans sa joie, elle est prête à reprendre les mêmes relations qu’avaient les disciples, tant qu’Il vivait avec eux ; Jean est vu couché dans son sein (Jean 13. 23) ; et il écrira : « ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché » (1 Jean 1. 1). Mais Marie doit comprendre que, désormais, tout est changé : le Seigneur ayant « goûté la mort pour tout », et ressuscité, dès lors, Sa place n’est plus sur la terre, mais dans le ciel pour être glorifié par le Père. Les relations ne peuvent plus être les mêmes. Désormais, le chemin dans lequel nous marchons conduit au ciel, où « nous porterons l’image du céleste » (v. 49 ; Rom. 8. 29). Ayant en nous, en puissance, la vie de résurrection de Christ, nous devons porter Ses caractères (2 Cor. 3. 18). Sauf nos corps, encore terrestres, tout en nous, spirituellement, porte déjà les caractères célestes que nous devons manifester.
Que le Seigneur nous aide à vivre comme des citoyens du ciel. « Notre bourgeoisie est dans les cieux » (cf. Phil. 3. 20), et nous attendons le salut complet, la rédemption de nos corps, tandis que nos âmes sont déjà sauvées. Le v. 50 montre que nos corps de chair, tels qu’ils sont, ne peuvent entrer au ciel. Il faut qu’ils soient glorifiés par la résurrection, incorruptibles, et rendus conformes à celui de Christ glorifié, pour entrer dans le royaume de Dieu. La Parole, très claire à ce sujet, nous donne une espérance certaine.
Par Sa naissance sur la terre, le Seigneur avait un corps semblable au nôtre. Mais Il ne devait pas, dans la mort, connaître la corruption. Ressuscité, Il possédait le même corps, visible, touchable ; et Il a mangé devant eux (Luc 24. 39 et 43). Cependant, désormais, Ses caractères célestes se manifestent : les portes fermées ne l’empêchent pas d’entrer (Jean 20. 19). Étant sans péché, Il ne pouvait être assujetti à ses conséquences. S’Il a « porté nos maladies » (Mat. 8. 17), la Parole ne dit pas qu’Il ait jamais été malade Lui-même. Venant de Dieu qui domine les lois physiques, tout est miracle : la création, la rédemption, notre réception au ciel, glorifiés avec Son Fils, à la fois Dieu et Homme, projettent un jour divin, où l’homme incrédule ne voit qu’impossibilités.
Les croyants de Thessalonique ignoraient le sort réservé aux croyants déjà morts (1 Thess. 4. 13 à 18). Les Corinthiens, eux, avaient besoin d’être instruits quant à la transformation des corps des croyants, à la résurrection. Paul les instruit à ce sujet, et nous instruit aussi.
La résurrection dont il est question, ici et dans les Thessaloniciens, s’applique à tous les saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, qui ressusciteront ensemble, en un clin d’œil (v. 52). La grâce de Dieu s’applique ainsi à tous les saints de tous les temps. Ceux de l’Ancien Testament ne feront pas partie de l’Église, l’Épouse de l’Agneau : ils sont les amis de l’Époux qui se réjouiront aux noces de l’Agneau. Le Seigneur nous a révélé ce mystère (v. 51), qui nous fortifie, en nous encourageant à attendre Sa venue pour nous prendre avec Lui, au ciel.
Le Nouveau Testament révèle quelques mystères ; mais bien des vérités restent mystérieuses pour nous.
Au ch. 13. 2, Paul dit, par hypothèse, que même s’il connaissait tous les mystères, mais qu’il n’ait pas l’amour, il ne serait rien. Il établit, ainsi, la suprématie de l’amour sur la connaissance. Dieu nous instruit des choses que nous pouvons comprendre.
Ressusciter nos corps en les rendant conformes à l’image de Christ glorifié, en un instant, ne sera pas plus difficile, pour Dieu, que de créer Adam. Quelle gloire, alors, pour nous !
Au v. 52, Paul s’identifiait aux croyants encore en vie, à la venue du Seigneur qu’il attendait : nous qui sommes vivants, nous attendons aussi le Seigneur, d’un instant à l’autre, et cela doit avoir des conséquences sur notre conduite.
En Matthieu 25, les dix vierges, même celles qui possédaient de l’huile dans leurs lampes, se sont endormies. Le cri : « Voici l’Époux ; sortez à sa rencontre » les réveille.
La venue du Seigneur pour enlever Son Église, a été remise en lumière, il y a à peu près deux siècles. Que l’attente de Sa venue nous tienne éveillés, occupés à « trafiquer » à son service. Quelle déception, pour Lui, s’Il venait et que nous ne L’attendions pas !
Ne pensons pas, comme les incrédules, que le Seigneur tarde à venir, (Mat. 24. 48 ; 2 Pier. 3. 3 à 9). Il attend que le Père le Lui commande, et que, dans Sa préconnaissance, la dernière âme qui doit se convertir, soit venue à Lui. Cette vérité a-t-elle perdu de sa force, pour nos cœurs, avec le temps qui a passé, depuis le 19ème siècle ? Le Seigneur dit : « Je viens bientôt » (Apoc. 22. 20), nous invitant par ce mot « bientôt », à L’attendre avec patience (cf. Apoc. 3. 10). Mais le Saint Esprit travaille en nous pour nous pousser à dire, avec Lui : « Viens » maintenant !
En attendant, préparons-nous à Sa venue pour Ses noces avec Sa chère Église (ch. 19. 7 ; 21. 2). Les croyants entendront tous le son éclatant de la « dernière trompette », « la trompette de Dieu » (1 Cor. 15. 52 ; 1 Thess. 4. 16). Ce ne sera plus l’appel pour le combat, tandis que nous sommes sur la terre, mais le signal du grand départ de tous les croyants (Nomb. 10. 1 à 5), pour être toujours avec le Seigneur. Alors, les morts – corruptibles – seront ressuscités ; et les vivants – mortels – revêtiront l’immortalité. Cela se fera « en un clin d’œil » ; le Seigneur ne nous laissera pas le temps de réfléchir, que tout sera consommé ! C’est alors, que « la mort sera engloutie en victoire » (v. 54). Elle l’est déjà, n’existant plus pour les croyants. Mais elle demeurera en vigueur pour les incrédules, jusqu’à ce qu’elle soit jetée dans l’étang de feu (Apoc. 20. 14) : « Le dernier ennemi qui sera aboli, c’est la mort » (1 Cor. 15. 26).
Elle « ne sera plus » (Apoc. 21. 4). Elle « a été annulée (2 Tim. 1. 10). Seul ce dernier verset place cet événement dans le passé, comme victoire du Seigneur sur la mort, par Sa résurrection. La mort a perdu ses « terreurs » pour les croyants : elle est, désormais, le passage vers un état meilleur.
Le Seigneur mort, « est descendu dans les parties inférieures de la terre » (Éph. 4. 9) : mis au tombeau, Il n’a pas vu la corruption (Ps. 16. 10) ; mais, ressuscité, les croyants, rachetés de la mort (Osée 13. 14), L’attendent. Les incrédules connaîtront la mort, puis le jugement (Héb. 9. 27). Sur la croix, le Seigneur a confessé à Dieu nos péchés, et a anéanti « le corps du péché » (Rom. 6. 6). Ainsi, les croyants sont pardonnés. Les incrédules, refusant la grâce de Dieu, comparaîtront devant le Juge, avec tous leurs péchés, et seront condamnés (Apoc. 20. 11 à 13).
Après avoir aboli le péché, le Seigneur est entré dans la mort, mais en vainqueur. Sa résurrection prouve que la mort a « été engloutie en victoire » (v. 54). Dieu, autrefois, avait dit : « l’âme qui aura péché, c’est celle-là qui mourra ». Mais, la mort, cet ennemi de Dieu et des hommes, a été vaincue définitivement par l’amour de Dieu, et les croyants sont désormais au bénéfice de cette victoire sur ce terrible ennemi. Nous sommes délivrés de l’étang de feu, qui est la seconde mort.
Les v. 55 et 56, comparent la mort et le péché à un scorpion dont le dard apporte la mort. La mort est intervenue à cause du péché ; et la puissance du péché, c’est la loi qui a été donnée par Dieu. La loi est bonne, parfaite, mais sa présence a rendu le « péché excessivement pécheur » (Rom. 7. 7 à 13). Depuis Adam jusqu’à la loi donnée par Moïse, le péché et la mort ont régné sur la terre (Rom. 5. 14) : la mort était la sentence qui pesait sur le pécheur. Mais dès que la loi est intervenue, le péché est devenu transgression du commandement ; désormais, la mort sévit toujours à cause du péché, mais il s’y ajoute le jugement à cause de la transgression de la loi, sur tous les incrédules refusant la grâce de Dieu. A la condition épouvantable du pécheur, s’oppose la grâce qui donne la victoire aux croyants (v. 56 et 57). La croix du Seigneur est le moyen par lequel Dieu offre le salut à quiconque croit : « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Rom. 8. 37).
Le v. 57 montre que la victoire nous est déjà donnée : Dieu nous « donne » la victoire. La conséquence de cette victoire qui nous est donnée, c’est notre résurrection lorsque le Seigneur viendra nous chercher. « Où est ô mort, ta victoire ? » (v. 55). Tous les ennemis : le péché, la mort et Satan sont vaincus. Il en résulte cette exhortation de l’apôtre, du v. 58, à rapprocher de 2 Pierre 3. 14. Rester ferme dans notre vie pratique, car notre foi repose sur le rocher inébranlable, qui est Christ mort et ressuscité. Ayant de sûres promesses pour nous encourager, nous pouvons abonder « dans l’œuvre du Seigneur », qui aura sa récompense dans le ciel.
Le temps est court, utilisons-le pour servir le Seigneur avec les forces qu’Il donne, et chacun recevra sa propre récompense selon son travail. Une telle invitation pour les Corinthiens, dont l’état spirituel était si faible, est encourageante. Bien que leur conduite n’ait pas pu plaire à Dieu, ils étaient des « bien-aimés », et pouvaient encore être « fermes » (v. 58), selon la grâce de Dieu. L’apôtre, semblable au Seigneur, les aimait malgré leur mauvaise conduite.
Après avoir tout remis en ordre chez les Corinthiens, Paul rappelle la victoire du Seigneur sur les ennemis, et les invite à travailler pour le Seigneur, pour Sa gloire, en apportant des « matériaux » fondés sur le Seigneur. Quelqu’un a dit que, au ciel, il y aura le prix et des primes. Dans l’œuvre du Seigneur, il y a ce que le Seigneur fait, et ce qui est fait pour Lui (v. 58 ; 16. 10).
Ch. 16
La collecte est un sujet exerçant pour chacun. Dieu prend plaisir à de tels sacrifices (Héb 13. 15 et 16). La veuve de l’évangile, qui avait donné « deux pites » au trésor, avait donné, selon l’estimation du Seigneur, plus que tous les riches qui donnaient de leur superflu.
Sous la loi, les Israélites devaient donner, obligatoirement, la dîme de leurs revenus. Sous la grâce, les croyants doivent donner « selon ce qu’on a, et non selon ce qu’on n’a pas » (2 Cor. 8. 11 à 13). L’exercice est permanent : « chaque premier jour de la semaine ».
L’argent récolté sert à faire face aux besoins, pour l’œuvre du Seigneur ou la bienfaisance. Tout ce que nous avons appartient au Seigneur.
« Le premier jour de la semaine », pour les croyants, c’est le dimanche, jour du Seigneur, qui doit Lui être consacré : c’est le jour de Sa résurrection (Jean 20. 19 ; Act. 20. 7).
Pour les Juifs, le jour mis à part était le samedi (le sabbat). Dans nos calendriers, le premier jour de la semaine est le lundi. Mais les rachetés du Seigneur doivent se conformer à la Parole, et garder le dimanche, comme le premier jour. C’est une question d’amour pour Lui.
On peut rappeler que le Seigneur est apparu à Jean (Apoc. 1. 9 et 10), dans la « journée dominicale ».
Dans l’Ancien Testament, il est parlé du « huitième jour », après l’accomplissement des sacrifices de la semaine complète. C’est le premier jour, pour nous, symbole de Christ ressuscité, prémices de la nouvelle création, le Jour éternel.
Il est important qu’il y ait de l’ordre dans l’assemblée, pour que la pensée du Seigneur s’accomplisse dans la communion des frères (v. 3), afin de « garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Éph. 4. 3). L’apôtre dit avec humilité : « Ceux que vous approuverez ». Loin d’user de son autorité apostolique, ne voulant pas « dominer sur des héritages » (1 Pier. 5. 3), il laisse le choix aux Corinthiens, d’envoyer porter la collecte aux frères de Jérusalem par ceux qu’ils approuveraient.
Paul avait très à cœur ses frères de Jérusalem, très pauvres, et il exhortait les assemblées à exercer leur libéralité envers eux. Les Macédoniens, très pauvres, eux aussi, avaient insisté pour participer à cette collecte. Les Corinthiens, quant à eux, en avaient bien eu l’intention, mais avaient tardé à s’y décider (2 Cor. 8. 11). C’est un exemple pour nous, quant au zèle, pour que ce soit la volonté du Seigneur qui s’accomplisse, et non la nôtre. En 2 Corinthiens 8. 18 et 19, nous avons un exemple d’un frère « très zélé » qui avait été un compagnon d’œuvre de Paul. Ces collectes, au profit d’autres assemblées, produisent des actions de grâces, par ceux qui donnent et par ceux qui reçoivent (cf. 2 Cor. 9. 12 à 14).
Tout serviteur, dans la dépendance du Seigneur, doit agir dans la communion avec les frères. Ici, les serviteurs choisis pour porter la collecte à Jérusalem, dépendaient de l’assemblée qui les envoyait. « Ceux que vous approuverez » : c’est le fonctionnement normal d’une assemblée, comme en Actes 6. 3, où les frères étaient amenés à choisir ceux qu’ils connaissaient comme les plus capables d’assurer un service particulier, bien qu’il y ait eu, auparavant, quelques désordres. Quant à la question de l’argent de l’assemblée, il est bon que plusieurs frères s’en occupent, car il y faut de la sagesse et de l’équilibre moral. De plus, dans certains pays, il est prudent d’être plusieurs à partager ce service délicat.
Dans l’assemblée, chaque frère et chaque sœur doit participer. Elkana, en 1 Samuel 1. 4 et 5, avait donné une portion à toute sa famille. Mais, il convient de donner « selon ce qu’on a et non selon ce qu’on n’a pas » (2 Cor. 8. 11). Un étudiant, démuni de revenus, peut donner selon son pouvoir. Quoi qu’il en soit, c’est toujours un exercice devant Dieu, qui regarde à ce que l’on donne, mais aussi à ce que l’on garde.
Paul continue son voyage vers Jérusalem, espérant que, plus tard, il pourrait visiter les Corinthiens (v. 5). Mais, pour l’heure, il hésitait à s’y rendre, à cause de leur mauvais état spirituel. Auparavant, il désirait aller à Jérusalem, pour y porter les libéralités de la Macédoine et de l’Achaïe. Et il projetait d’aller également visiter les chrétiens de Rome, désireux de servir le Seigneur, là aussi (Rom. 15. 24 et 27). L’apôtre fait part de ce projet afin que les saints prient pour lui, et non dans la pensée exprimées en Jacques 4. 13 à 15. Il se laissait conduire dans ses circonstances, dans la dépendance du Seigneur. Il est un modèle pour nous.
Et, au v. 9, constatant qu’une « porte grande et efficace lui est ouverte », à Éphèse, il ne se laisse pas arrêter par les adversaires, car les difficultés ne prouvent pas que Dieu ferme la porte – de même que la facilité n’est pas la preuve de l’approbation de Dieu. C’est une question de recherche de la pensée de Dieu, dans Sa communion.
Si nous réalisons que le Seigneur peut nous reprendre à Lui à tout moment, ou qu’Il peut revenir d’un instant à l’autre, nous ne ferons pas de projets à long terme, mais dans cette pensée de dépendance : « Si le Seigneur le permet » (1 Cor. 16. 7). Paul était rempli d’amour pour les Corinthiens, et désirait, s’il se rendait auprès d’eux, qu’ils lui fassent la conduite (v. 6). Les serviteurs visitant les assemblées ont besoin que des frères leur « fassent la conduite », les accompagnant dans leurs visites, selon les besoins connus. C’est un moyen de réaliser que nous sommes « membres les uns des autres ». En 2 Corinthiens 7. 9 à 16, Tite, ayant visité les Corinthiens, en avait rapporté de bonnes nouvelles à Paul qui, alors, en avait éprouvé beaucoup de joie. En 1 Thessaloniciens 2. 17 et 18, Satan a empêché Paul de visiter l’assemblée de Thessalonique. En Actes 16. 6 à 8, c’est le Saint Esprit et l’Esprit de Jésus qui l’ont empêché de visiter l’Asie et la Bithynie. Le Seigneur voulait qu’il annonce l’évangile en Macédoine, en Europe. Jonas, lui, s’opposait au Seigneur. Si notre chemin s’oppose à la Parole, il n’est pas selon la volonté de Dieu.
Paul recommande Timothée aux Corinthiens, comme étant fidèle au service du Seigneur, comme l’apôtre lui-même. Timothée était jeune (1 Tim. 4. 12), peut-être craintif, et avait besoin d’être fortifié (2 Cor. 1. 6 à 8). Mais l’apôtre l’estime son égal, (v. 10) et ici, c’est aux Corinthiens que Paul enjoint de ne pas le mépriser (v. 11), et de veiller à ce qu’il soit sans crainte parmi eux, mais qu’il reçoive les soins d’amour auxquels a droit tout serviteur visitant une assemblée.
Paul avait envoyé Timothée à Corinthe (cf. ch. 4. 17), dès qu’il avait appris les difficultés affectant cette assemblée. Mais il semble que Timothée y était parvenu après la lettre de Paul à Corinthe.
Puis, Tite, de son côté, avait apporté des nouvelles rassurantes à Paul, et l’apôtre fait état de sa joie aux Corinthiens, d’apprendre leur repentance (2 Cor. 7. 6). Paul se savait peu apprécié par certains, à Corinthe ; et sans doute Timothée risquait-il d’être mal reçu, de sorte que les recommandations de Paul n’étaient pas superflues. Les paroles du v. 11 sont pesées, selon la direction de l’Esprit : toutes les difficultés de Corinthe rendaient nécessaire de leur recommander de recevoir les serviteurs comme il convient. Dans son ministère apostolique, Paul use de grâce, mais aussi de fermeté.
Apollos, doué pour présenter la Parole avec éloquence (Act. 18. 24 et 25 ; 19. 1), que Paul avait beaucoup prié pour qu’il visite les Corinthiens (v. 12), avait refusé dans un premier temps, se souvenant que les Corinthiens l’avaient opposé à Paul (1 Cor. 1. 12). Il ne voulait pas raviver cette opposition. Chaque serviteur ayant un service différent, ils avaient, tous, leur utilité pour l’œuvre du Seigneur. Chacun doit avoir affaire directement au Seigneur, même s’il doit agir en communion avec l’assemblée. Humblement, Paul n’était pas tombé dans le piège de l’opposition que les Corinthiens avaient voulu établir entre Apollos et lui (cf. 1 Cor. 1. 12). Il y avait eu, au contraire, complémentarité et harmonie entre les deux apôtres (ch. 3. 6).
Les apôtres étaient humbles. Pierre, sévèrement repris par Paul (Gal. 2. 11), n’avait gardé aucune rancune envers lui (2 Pier. 3. 13 à 16). Chacun d’eux se tenait à sa place, reconnaissant la valeur des autres. Qu’en est-il de nous ? L’Esprit nous pousse à l’humilité, tandis que notre tempérament naturel s’y oppose. Le Seigneur est notre modèle (Mat. 11. 29).
Les v. 13 et 14 sont des exhortations pour nous : veiller à notre marche, à notre état moral ; tenir ferme dans la foi : c’est-à-dire, garder fermement toute la vérité que nous avons dans la totalité de la Parole : « La somme de ta parole est la vérité » (Ps. 119. 130). « Soyez hommes, affermissez-vous » : tendons à devenir des pères, comme en 1 Jean 2. 13 et 14 – mais aussi à garder précieusement toute la vérité, nous opposant ainsi aux multiples fausses doctrines répandues dans la chrétienté : seule la connaissance de la Parole nous en préservera, en nous permettant de les identifier.
Les Corinthiens étaient demeurés de « petits enfants » dans la foi, et ils avaient encore besoin de « lait » spirituel, et non de nourriture solide (cf. ch. 3. 1). La foi initiale qui nous donne le salut (Luc 7. 50), est suivie de la foi pratique (la confiance en Dieu) nécessaire pour notre marche quotidienne (Héb. 11. 1). Enfin, la foi consiste à garder soigneusement toute la vérité de la Parole enseignée (Jude 3). Le Seigneur seul peut et veut nous en donner la force.
Ces exhortations ont un « couronnement » : « Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour » (v. 14). Cette ultime exhortation nous renvoie au ch. 13, où il nous est démontré que, sans l’amour, les meilleures choses que nous pourrions faire ne sont rien et ne profitent de rien : ce sont des choses négatives (ch. 13. 1 à 3). Les caractères positifs de la présence de l’amour se trouvent aux v. 4 à 7. L’amour en question, qui doit s’exercer entre nous, est « l’amour de Dieu versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rom. 5. 5). C’est Dieu qui aime chacun de nous à travers nos frères. Tout doit se faire « pour l’édification » ; « avec bienséance et avec ordre » (ch. 14. 26 et 40) ; « dans l’amour » (ch. 16. 14). C’est l’ordre qui doit régner dans la maison de Dieu. Le rachat de nos âmes et de l’Assemblée est un fruit de l’amour divin. Dieu nous invite à nous aimer (Jean 13. 34 et 35) pour répondre à Son amour (1 Jean 4. 19), en gardant Sa parole (Jean 14. 21 à 23).
Ce qui touchait à « la maison de Stéphanas » (v. 15), est un encouragement : il est heureux, dans un foyer, que toute la famille, père, mère et enfants, s’engagent ensemble pour suivre et servir le Seigneur en servant les saints. Cette famille était formée des premiers convertis, en Achaïe. Nous pouvons ne pas avoir un service très en vue, mais nous sommes encouragés à servir les frères et les sœurs, en nous dévouant pour eux.
Peut-être Stéphanas n’était-il pas très doué pour présenter la Parole, et de ce fait, était-il exposé à un certain mépris de la part des Corinthiens. Mais l’apôtre leur enjoint de se soumettre, eux aussi, « à de tels hommes » (v. 16). L’apôtre ne fait pas de distinction : « à tous ceux qui coopèrent et travaillent ». Nous devons aimer tous les frères, et spécialement ceux qui s’activent dans un service. C’est une exhortation à aimer tous nos frères d’un amour égal, quels que soient les dons qu’ils possèdent. L’amour est le moteur de la vie chrétienne, sans lequel elle n’existe pas vraiment.
Si peu en vue que soit le don confié à un frère, il est important qu’il y prenne garde de l’exercer. Colossiens 4. 17, exhortait Archippe à exercer le don qu’il avait reçu. Le v. 19 signale encore le dévouement d’Aquilas et de Priscilla sa femme, qui recevaient l’assemblée chez eux. Individuellement, en couple ou en famille, nous pouvons servir le Seigneur en nous dévouant pour l’assemblée.
L’épître est muette quant à la présence probable des « anciens », auxquels nous devons être soumis. Mais elle exhorte chacun à se soumettre à ceux qui sont fidèles dans leur service. L’orgueil des Corinthiens rendait nécessaires ces exhortations de Paul ; car la soumission n’est possible que dans l’humilité. Le v. 17, montre le dévouement de trois frères de Corinthe venus visiter l’apôtre Paul, et qui avaient « suppléé » à ce qui avait manqué » de la part de la plupart des Corinthiens vivant dans de grands désordres, en assemblée : l’affection pour Paul. L’apôtre en avait eu son esprit « récréé » et en avait éprouvé de la joie (v. 18). Les Corinthiens devaient se soumettre « à de tels hommes ».
Éphésiens 5. 21 nous engage à être « soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ ».
Phil. 2. 25 à 29, au sujet d’Épaphodite et des compagnons de Paul, enjoint « d’honorer de tels hommes ». L’apôtre avait besoin d’encouragement, comme chacun de nous. En Actes 28. 15, approchant de Rome et voyant les frères venir à sa rencontre, « Paul rendit grâces à Dieu et prit courage ». Les serviteurs du Seigneur ont besoin des soins des frères, plus que quiconque.
Les salutations terminant la lettre sont des liens indispensables entre les frères. Les apôtres s’y attachaient dans toutes leurs épîtres. Ne les banalisons pas en les considérant comme « secondaires », ou en oubliant de les transmettre. Ici, ces salutations provenaient des « assemblées de l’Asie » ; puis d’Aquilas et Priscilla avec l’assemblée qui se réunit dans leur maison », ainsi qu’ils l’avaient fait à Rome. Enfin, de la part de « tous les frères ». Puis « Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser » : personne ne doit être exclu. Et enfin, pour terminer : « La salutation, de la propre main de moi, Paul ». Il signait ainsi ses lettres, authentifiant leur contenu. On retrouve ces mêmes salutations en Romains 16. 3 à 16.
A Corinthe, Paul Aquilas et Priscilla, étant du même métier, faisaient des tentes ensemble. Il est frappant, que ce soit à Paul qui faisait des tentes, qui sont des abris précaires, que le Seigneur ait confié les révélations concernant l’Assemblée, « l’habitation de Dieu par l’Esprit » ; indestructible, éternelle ! – maison faite de pierres vivantes, bâties sur la « Pierre précieuse » Christ.
Le v. 19 parle d’une assemblée locale, expression de l’Assemblée universelle.
Le v. 22 est solennel et devrait faire réfléchir les chrétiens professants et les incrédules. On ne peut dire « Seigneur Jésus » que par le Saint Esprit. Mais on ne peut pas dire « Anathème à Jésus » par l’Esprit Saint (ch. 12. 3). Les démons reconnaissent le Seigneur comme le Fils de Dieu, mais ne peuvent jamais Le reconnaître comme Seigneur. Incrédules et professants sont destinés à l’enfer, s’ils ne se convertissent pas. « Maranatha » : le Seigneur vient, nous encourage à L’attendre.
L’épître, commencée par l’invocation de la grâce de Dieu (ch. 1. 3), s’achève sur la grâce et sur l’amour de l’apôtre pour « tous » (v. 23). C’est « la vraie grâce de Dieu » dont nous avons besoin.
« Entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur ». (Éph. 5. 19).
« Vous tenez ferme dans un seul esprit ». (Phil. 1. 27).
S’ENCOURAGER
Lecture proposée : 1 Rois 19.
Le prophète Élie vient de vivre une victoire bouleversante sur le mont Carmel. En réponse à ses prières, le feu est descendu du ciel et a consumé le sacrifice sur l’autel de manière surnaturelle, et la pluie est arrivée après trois ans et demi de sécheresse. Élie a défié plus de 400 prophètes du faux dieu Baal, qui ont été mis à mort.
Mais la reine Jézabel, adepte du culte de Baal, menace Élie de lui infliger le même sort que celui des prophètes de Baal. Élie prend alors la fuite et s’isole. Amer, il rappelle à Dieu son zèle, puis se plaint du peuple en lui reprochant d’avoir abandonné le Seigneur. Il affirme aussi un peu présomptueusement être la seule personne fidèle à Dieu en Israël. Alors Dieu le trouve, l’interpelle et lui rappelle que 7000 hommes ne se sont pas agenouillés devant le dieu Baal.
Parmi ces 7000, il semble qu’aucun n’a encouragé ou soutenu Élie. Pourquoi n’y a-t-il eu personne ? Manque de courage ? Attitude du « chacun pour soi » ? L’apôtre Paul exhorte les Éphésiens à s’encourager mutuellement (texte du jour). Chrétiens, nous qui sommes dans un monde de plus en plus hostile à Christ, prêtons-y attention, cherchons les occasions pour nous faire du bien en nous retrouvant pour chanter, partager nos découvertes dans la Bible et nous réjouir ensemble. Nous avons besoin de contacts fraternels, d’être encouragés « chacun par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12).
« Courons avec patience… fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement » Héb. 12. 1 et 2. « Je peux tout en celui qui me fortifie » Phil. 4. 13.
À QUI REGARDEZ-VOUS ?
Si vous regardez à ceux qui réussissent dans la vie et font fortune, ne les enviez pas : les richesses sont des biens trompeurs et nous éloignent de la Parole de Dieu : « la tromperie des richesses… étouffe la Parole, et elle est sans fruit » (Marc 4. 19).
Si vous comptez sur des conditions de vie aisées, soyez réalistes : elles peuvent changer tout à coup et elles ne donnent aucune stabilité à votre vie spirituelle.
Si vous dirigez vos regards sur le monde qui poursuit sa course descendante sans Dieu, il ne vous apportera que déception et vous fera de nombreuses propositions qui ne pourront que vous amener à pécher.
Si vous n’êtes occupés que de vous-même, vous deviendrez égoïste, orgueilleux, ou alors vous vous découragerez. La source du bonheur ne se trouve pas en vous-même.
Levez les yeux vers le Seigneur. Il est le but de notre vie et notre force. Avec Lui, nous pouvons tout affronter par la foi.
Soyez reconnaissant envers les autres croyants quand leur foi vous encourage, car il est bon que « nous soyons ensemble encouragés… chacun par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12).
Mais, avant tout, regardez à Christ. Il vous donnera la force de poursuivre avec patience le chemin de la foi, jusqu’au but où « nous le verrons comme il est » (1 Jean 3. 2).
« Qui est l’homme qui prenne plaisir à la vie ? » Ps. 34. 12.
UN BUT ET UN SENS À LA VIE
Que vaut ma vie ? Vaut-elle la peine d’être vécue ? On exprime rarement ce genre de questions à haute voix, cependant presque tout le monde se les pose à un moment ou un autre.
Il y a des gens qui partagent l’opinion de l’écrivain français Albert Camus : Tout le monde sait que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. D’autres soutiennent la façon de voir du compositeur Franz Lehar. Un personnage de l’une de ses opérettes chante : mes amis, la vie vaut la peine d’être vécue. Ce sont là deux déclarations contradictoires, mais seule l’une d’entre elles peut être vraie.
Il semble quelquefois que rien n’a de sens. Quand mes plans échouent, que mes amis me lâchent, quand la maladie ou la mort d’un être aimé éteint ma joie, quand personne ne s’intéresse à moi, alors, que peut m’offrir la vie ?
Il y a cependant Quelqu’un qui s’intéresse à ceux qui sont découragés. Pour Dieu, nous ne sommes pas, chacun de nous, simplement un individu perdu dans la foule. Dieu voit chacun de nous, et Il désire pour chacun le bonheur et une vie en harmonie avec Lui, notre Créateur. Il a envoyé son Fils, Jésus Christ, sur la terre, et à la croix, montrant ainsi la valeur que nous avons pour Lui. Il veut nous donner une vie qui ait un sens et un but.
Un homme a autrefois écrit une lettre alors qu’il était emprisonné à Rome. C’était l’apôtre Paul, qui avait été accusé par ses compatriotes et abandonné par la plupart de ses amis. Comment ressentait-il cela, et qu’a-t-il écrit ? Eh bien, chose extraordinaire, dans les circonstances vraiment terribles qu’il connaissait, il a écrit aux croyants de Philippes au sujet de la joie, de la joie en Jésus Christ !
Seul celui qui a trouvé Jésus Christ comme but pour sa vie, et puise sa force en Lui, peut parler comme Paul.
« Réjouissez-vous dans le Seigneur ; je vous le dirai encore : réjouissez-vous » Phil. 4. 4.
Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longue attente, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Romains 2. 4.
LA BONTÉ ET LA PATIENCE DE DIEU
Beaucoup de gens ont une fausse idée de Dieu. Ils tirent de fausses conclusions des choses difficiles et tristes qu’ils vivent personnellement ou qu’ils voient dans le monde. Ils blâment Dieu pour cela et demandent : Est-ce cela, un Dieu d’amour ?
Il y a en réalité beaucoup de besoins et de misère sur terre et dans la vie des individus. Mais Dieu n’est pas responsable de cela. La raison en est que nous, les humains, avons tourné le dos à notre Créateur. Par la désobéissance du premier homme, le péché est entré dans le monde avec toutes ses tristes conséquences. De plus, nous avons tous nous-mêmes péché contre Dieu. Néanmoins, Il veut le meilleur pour nous.
Dieu est bon. Nous vivons cela tous les jours. Il nous donne du travail et des revenus. Il nous donne suffisamment à manger. Il nous protège lorsque nous voyageons à pied, à vélo ou en voiture. Il assure un gouvernement stable qui maintient l’ordre dans notre pays.
Dieu est patient. Il use de patience pour accomplir le jugement qu’Il a annoncé depuis longtemps. Il continue à nous inviter à revenir à Lui et à croire au Sauveur Jésus-Christ. Si nous ne l’écoutons pas, Il nous parlera même une deuxième et une troisième fois.
Comment réagissons-nous à la bonté et à la patience de Dieu ? Acceptons-nous qu’Il nous pousse à la repentance ? Lui avons-nous confessé nos péchés afin de recevoir son pardon ?
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).
D’après Näher zu Dir septembre 2023
L’Écriture dit : « Quiconque croit en lui ne sera pas confus » Romains 10. 11.
CE NAVIRE NE PEUT PAS SOMBRER !
En 1911, le Titanic était le plus grand navire du monde, le guide disait qu’il était insubmersible.
Un magazine technique concluait : Le capitaine peut immédiatement fermer hermétiquement toutes les cloisons du navire et rendre le navire insubmersible.
Un passager, qui demandait si le navire était vraiment insubmersible, s’est fait dire par les porteurs qui chargeaient le navire : même le bon Dieu ne pourrait pas faire couler le navire.
Peu de temps après que le Titanic ait été heurté par un iceberg, un passager a été surpris de constater que le navire tanguait. Son voisin, le président d’un chemin de fer américain, a déclaré : « Eh bien, je ne sais qu’une chose, c’est que ce navire ne peut pas couler. »
Encore le lendemain matin de la catastrophe, le vice-président de la compagnie maritime assurait aux journalistes enthousiastes : « Nous avons une confiance illimitée dans le Titanic. Nous savons que ce navire est insubmersible ».
Mais le Titanic a coulé et a entraîné la mort de plus de 1 500 personnes.
Beaucoup sont convaincus : Dieu n’existe pas ! D’autres croient cela avec plus ou moins d’assurance : Il n’y a pas de vie après la mort ! Mais… si Dieu existait ? Et s’il y avait une vie après la mort ?
Il n’y en a qu’Un sur lequel vous pouvez compter, Celui qui a dit : « Je leur donne la vie éternelle ; ils ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main » (Jean 10. 28). Jésus-Christ ne déçoit jamais, Il donne au croyant le salut pour la vie et une sécurité éternelle.
D’après Die gute Saat septembre 2023
Un peuple ne s’enquiert-il pas de son Dieu ? Ésaïe 8. 19.
L’œuvre de la justice sera la paix, et le travail de la justice, repos et sécurité à toujours. Ésaïe 32. 17.
LE CHANGEMENT DE VIE : JOUER AVEC LE FEU ET LA LIBÉRATION
Rose Warmer est née en Slovaquie de parents juifs. En 1939, à l’âge de trente ans, elle a cru en Jésus-Christ et Lui a consacré sa vie. Elle a parlé aux Juifs de Hongrie et de Slovaquie de ce que Jésus de Nazareth signifiait pour elle et des prophéties trouvées dans l’Ancien Testament et accomplies en Lui.
Puis, dans les horreurs des camps de concentration d’Auschwitz, Gelsenkirchen-Horst et Bergen-Belsen, la foi de ces croyants juifs en Christ et aux promesses de Dieu dans la Bible est devenue un soutien pour beaucoup.
Plus tard, elle a pu témoigner du Fils de Dieu comme son Sauveur et Seigneur pendant de nombreuses années en Israël.
Les choses avaient été autrefois très différentes dans la vie de Rose Warmer. Elle s’était engagée dans le spiritisme, étant en relation avec des artistes et intellectuels de son entourage. Depuis longtemps, elle croyait que les esprits allaient et venaient selon ses ordres. Mais soudain, elle découvrit que c’était l’inverse : les démons exerçaient sur elle une contrainte terrible, jusqu’à des pensées suicidaires.
Puis le groupe est devenu plus « prudent » : ils lisaient désormais la Bible avant leurs séances, afin que seuls les « bons esprits » puissent les contacter. Mais cela s’est aussi vite révélé être une terrible tromperie.
À l’époque, aucun membre de ce groupe ne croyait que la Bible fût réellement la Parole de Dieu. Et pourtant, ils se sont tournés vers la Bible pour obtenir de l’aide. Ils sont tombés « par hasard » sur le verset : « Et s’ils vous disent : Enquérez-vous des évocateurs d’esprits et des diseurs de bonne aventure, qui murmurent et qui chuchotent… un peuple ne s’enquiert-il pas de son Dieu ? Ira-t-il aux morts pour les vivants ? » (És. 8. 19). Cela leur a posé un choix crucial !
Rose Warmer avait ressenti le pouvoir des démons. Et elle voulait être libre. Elle a commencé à lire la Bible, mais elle n’avait aucune instruction et tant de choses lui restaient étrangères. Même si elle avait une idée de la grandeur et de la bonté de Dieu, elle ne parvenait pas à accéder à Lui. Mais ce qui lui est devenu de plus en plus clair, c’était ses péchés, à quel point elle s’était éloignée de Dieu C’est pourquoi elle cherchait quelqu’un qui lui explique le chemin vers Dieu à partir de la Bible.
En septembre 1939, une amie emmena Rose avec elle lorsqu’un missionnaire américain prêchait à Budapest. Cette soirée et d’autres conversations avec le missionnaire lui ont donné des réponses à de nombreuses questions. Plus tard, Rose a lu chez elle dans l’Évangile de Jean comment Jésus dit à Nicodème qu’il devait « naître de nouveau ».
Naître de nouveau ! Si seulement cela était possible ! Elle avait envie de recommencer sa vie. Ce soir-là, Rose s’agenouilla et confessa à Dieu tous ses problèmes, sa culpabilité, son désespoir. Elle rapporte : de toutes les fibres de mon être, j’ai donné mon cœur au Messie, au Sauveur, au Seigneur Jésus-Christ. À ce moment-là, je lui ai aussi donné ma vie.
Ce soir-là, elle est née de nouveau. Elle a reçu le pardon et la libération de tous les fardeaux occultes. Elle a lu avec joie le verset 17 d’Ésaïe 32.
Rose connaissait le pouvoir déchaîné des démons, mais elle a ensuite appris que Dieu est plus fort que n’importe quelle force au monde. Cette expérience lui a donné un nouveau courage encore plus tard, dans les camps de concentration.
D’après Die gute Saat septembre 2023
Jésus s’approcha et leur parla ainsi… et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle. Matthieu 28. 20.
L’ANCRE DE MON ESPÉRANCE
Deux amis avaient organisé régulièrement un stand biblique dans le but de faire connaître l’Évangile. Un jour, ils reçurent le message suivant :
Je vous encourage à continuer à faire connaître votre position aux personnes sans espoir et à diffuser la bonne nouvelle. Beaucoup de gens se portent bien matériellement, mais n’ont pas d’objectif clair dans la vie. J’en faisais partie aussi.
Je viens d’une famille chrétienne et j’avais de bons amis. Matériellement, je ne manquais de rien, mais pendant des années j’ai été malheureux. Finalement, j’ai décidé de tourner le dos à la communauté chrétienne fréquentée par mes parents. Je n’étais tout simplement plus convaincu que la vie dans une telle communauté avait un sens.
Au lieu de cela, je pensais que croire en Dieu suffirait. Je me suis intéressé à différentes religions et philosophies, mais je n’en ai rien retiré ; cela ne m’a apporté aucun soutien intérieur.
Cependant, il y a environ deux ans, j’ai vécu une crise qui m’a laissé sans forces. J’ai alors étudié l’Évangile et j’ai découvert que seul le Dieu de la Bible est capable de nous libérer du péché. Et tout ce qui me séparait de Lui, Jésus-Christ l’a pris sur Lui.
Cette ferme conviction est l’ancre de mon espérance. J’en ai maintenant la certitude : Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est mort sur la croix pour endurer le châtiment de mes péchés. Puis Il est ressuscité des morts et vit à toujours. Savoir cela me rend infiniment heureux.
Aujourd’hui, le stress et les soucis quotidiens ne me privent pas de la certitude que Jésus me conduira en toute sécurité pendant toute la vie qu’Il m’accordera, avant de me prendre auprès de Lui. Votre service pour le Seigneur m’a beaucoup aidé.
D’après Die gute Saat septembre 2023
Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. 1 Timothée 1. 15.
L’HOMME QUI A SAUVÉ LE MONDE
Durant la guerre froide (1947-1989), hormis la crise des missiles de Cuba, il n’y a pas eu de moment plus dangereux que la nuit du 26 au 27 septembre 1983. Peu auparavant, l’armée de l’air soviétique avait abattu un avion sud-coréen, tuant 269 personnes. Et ensuite, peu après minuit, un satellite de reconnaissance russe a signalé cinq lancements de roquettes américaines : cinq roquettes dotées d’ogives plus destructrices que les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki étaient en route vers la Russie. Il restait encore 25 minutes avant la contre-attaque.
Cette nuit-là, le colonel Petrov était de service. Il a décidé de ne pas transmettre cette observation aux dirigeants russes. Et il avait raison, car un peu plus tard, il s’est avéré que le satellite avait confondu les reflets de la lumière solaire au-dessus des États-Unis avec des lancements de fusées. Le colonel Petrov était « l’homme qui a sauvé le monde ».
De Petrov, mes pensées se tournent vers Jésus-Christ. La Bible dit de Lui qu’Il « est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ». Et Il dit de lui-même qu’Il est venu « pour sauver le monde » (Jean 12. 47).
Le colonel Petrov a empêché des choses terribles, cela ne fait aucun doute, mais Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs de la mort éternelle. Quelle immense différence ! Petrov a ensuite été honoré pour avoir « sauvé le monde ». Mais Jésus-Christ, L’avez-vous déjà remercié d’être venu mourir pour vous, pour vous sauver ? Vous a-t-Il déjà sauvé ?
D’après Die gute Saat septembre 2023
Qui es-tu, Seigneur, demanda-t-il (Saul). Je suis Jésus que tu persécutes. Actes 9. 5.
Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors. Jean 6. 37.
LE SERMON PRÈS DE LA MINE
Quelques mineurs étaient ensemble, attendant leur paie de la semaine. L’un d’eux dit : Fred, j’ai entendu dire que tu es devenu religieux la semaine dernière. Nous avons encore à attendre pendant cinq minutes. Fais-nous un sermon. Les autres opinèrent : Oui, un vrai sermon à partir de la Bible. Ce sera quelque chose !
Fred hésita d’abord ; puis il commença :
Mon texte, c’est la parole que Jésus a dite à Saul de Tarse : « Je suis Jésus que tu persécutes ». A présent, écoutez, les gars !
Il y a deux semaines, je maudissais et jurais qu’il n’y avait pas de Dieu. Maintenant, je sais qu’Il existe, et Il est mon Père. Et je sais aussi qu’il y a un Sauveur, et qu’Il m’a sauvé. Je vais vous dire comment cela est arrivé.
Mercredi dernier, j’étais sur la dernière équipe, et j’ai manqué le dernier bus pour rentrer chez moi. J’ai donc dû faire à pied les dix kilomètres. Il faisait froid, et le ciel était d’un noir d’encre. Il était difficile de reconnaître le chemin. Tout en avançant péniblement dans les ténèbres, je me suis souvenu tout à coup d’une parole de ma mère : elle parlait de deux voies dans la vie : l’une conduisant à Dieu, l’autre à la destruction (Mat. 7. 13 et 14).
Je me suis tout à coup rendu compte que j’étais sur le chemin de la destruction. Je me suis écrié, dans mon cœur : c’est tout à fait vrai. Ô Dieu, sauve-moi !
Alors je me suis souvenu d’un autre texte biblique que ma mère m’avait enseigné. C’était ce que Saul de Tarse avait entendu : « Je suis Jésus que tu persécutes » (Act. 9. 6). Et cela m’a bien frappé. J’ai compris que Dieu me parlait à moi personnellement.
Et puis deux autres textes, que j’avais entendus de ma mère, me sont revenus à l’esprit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28), et aussi cette phrase : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37).
La lumière a éclairé mon âme, car j’avais persécuté Jésus, me moquant de son Nom. Mais sur le chemin de retour chez moi, je suis venu à Lui et je lui ai confessé mes péchés. Maintenant je sais qu’Il m’a reçu et que je suis sauvé.
Camarades ! Je ne suis pas un prédicateur, mais je souhaiterais toucher votre cœur afin que vous connaissiez ce merveilleux Sauveur. Il m’a aidé à vous parler, et Il vous dit : « Je suis Jésus que tu persécutes ». Jésus veut dire Sauveur. Et tout comme Il a sauvé Saul, le persécuteur, Il m’a sauvé. Et il fera la même chose pour vous.
Le sermon de Fred était terminé. Dans le silence qui suivit, l’un des mineurs dit : Fred, tu as mentionné que Jésus a dit : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors ». Je veux maintenant vous dire à tous que moi aussi, je veux aller à Lui.
D’après The good Seed septembre 2023
Vous savez discerner l’apparence du ciel ; et les signes des temps, vous ne le pouvez pas ? Matthieu 16. 3.
Cherchez l’Éternel tandis qu’on le trouve ; invoquez-le pendant qu’il est proche. Ésaïe 55. 6.
LES ANIMAUX BAROMÈTRES
Isaac Newton passait une journée dans la campagne quand un jeune berger lui dit : Abritez-vous, Monsieur, sinon vous serez mouillé. Surpris, le scientifique qui, depuis longtemps, étudiait les prévisions du temps, regarda le ciel sans voir le moindre nuage, et continua sa promenade sans tenir compte du conseil reçu. Mais peu de temps après il tomba une pluie abondante et inattendue. Le scientifique se tourna alors vers le jeune berger et lui demanda comment il avait su qu’il allait pleuvoir.
C’est facile, répondit le garçon, quand mon mouton noir tourne les épaules vers le vent, je sais qu’une heure après, il pleuvra.
Ceux qui observent la nature reconnaissent des signes qui annoncent un changement de temps. Mais la Bible nous annonce un autre changement de temps : la fin du temps de la grâce de Dieu. Savons-nous le reconnaître ?
Dieu nous avertit que sa patience aura un terme, et que « dans les derniers jours » ses jugements terribles tomberont sur ce monde plein de violence et d’immoralité.
Les signes précurseurs sont de plus en plus visibles : la condition morale qui se dégrade, la différence entre le bien et le mal qui a presque disparu, et les pires comportements qui sont banalisés. Dieu, pourtant, nous offre encore aujourd’hui le moyen d’être sauvés : croire en Jésus, « qui nous délivre de la colère qui vient » (1 Thess. 1. 10).
D’après Il buon Seme septembre 2023
L’Éternel m’a possédée au commencement de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté. Dès l’éternité je fus établie, dès le commencement, dès avant les origines de la terre. Proverbes 8. 22 et 23.
L’ÉTERNITÉ
Rien ne rebute autant l’esprit de l’homme que la conception de l’éternité avant la création du monde. L’homme ne peut rien en savoir sauf ce que Dieu en a révélé. La Bible est relativement silencieuse au sujet de l’éternel passé.
Même dans le Nouveau Testament, où brille la lumière de la révélation de Dieu la plus claire et la plus complète, très peu de passages remontent au-delà de la fondation du monde et du début des périodes de temps. Mais ces quelques allusions, de la plus grande valeur, nous dévoilent un peu des desseins de Dieu, formés par Lui avant qu’Il donne forme à l’univers par sa Parole toute-puissante et qu’Il le meuble par sa sagesse illimitée.
La « fondation du monde » est souvent mentionnée dans l’Écriture comme marquant l’extrême limite du passé, depuis laquelle l’histoire de l’humanité est comptée.
Les noms inscrits dans le livre de vie ont été écrits « depuis la fondation du monde », comme le déclare l’Apocalypse. Le relevé divin de ces personnes élues commença à ce moment-là.
Mais que se trouve-t-il au-delà de cette ligne-frontière, en-deçà du début de la création, quand Dieu était tout ? Qu’est-ce qu’il advenait quand la Déité était absolue, et sans relation avec l’univers qui n’existait pas ?
De ce que Dieu a bien voulu nous faire connaître dans sa Parole, nous apprenons quelque chose de son amour, de sa pré-connaissance, de son élection, et de sa promesse de la vie éternelle ; et nous savons, en conséquence, que ses desseins d’amour infini ont été formulés avant la fondation du monde.
Les conseils de grâce existaient dans la Déité depuis l’éternité, mais leur existence factuelle, alors, a été nécessairement révélée à l’homme dans le temps.
D’après The Lord is near avril 1983
Ce sont là les eaux de Meriba, où les fils d’Israël contestèrent avec l’Éternel ; et il se sanctifia en eux. Nombres 20. 13.
NE PAS NOUS EXPOSER AUX TENTATIONS
Trois évènements particuliers sont rappelés en Nombres 20. Il commence avec la mort de Marie, et se termine avec la mort d’Aaron.
L’autre évènement important, dans ce chapitre, est celui de Moïse frappant le rocher au lieu de lui parler comme Dieu le lui avait commandé. Parce que Dieu voyait d’avance le rocher comme un type de Christ, il ne pouvait être frappé qu’une fois, comme cela avait été fait en Exode 17, au début de la traversée du désert.
Que Moïse l’ait frappé une seconde fois était une faute tellement grave aux yeux de Dieu que Moïse ne put pas entrer dans le pays promis. Mais il lui fut permis de voir le pays dans toute son étendue, avant sa mort, depuis le sommet du Mont Nebo.
Cependant, Dieu n’est jamais injuste. Il ne néglige pas ce qui avait poussé Moïse à frapper le rocher : comment Israël avait murmuré maintes fois contre l’Éternel, et aussi contre Moïse.
Moïse, l’homme le plus doux sur la face de la terre, avait été irrité par cela. Dieu rappelle ces faits clairement dans son récit de cet évènement, au Psaume 106. 32 et 33 : « Et ils l’irritèrent aux eaux de Meriba, et il en arriva du mal à Moïse à cause d’eux ; car ils chagrinèrent son esprit, de sorte qu’il parla légèrement de ses lèvres ». Nous voyons que Dieu ne passe pas par-dessus le fait que le peuple avait provoqué Moïse à faire cette faute grave.
Trop souvent nous ne blâmons que celui dont la faute est évidente, tout en tenant pour innocents ceux qui y ont contribué. La grâce nous enseigne à vivre sobrement, justement et pieusement dans le présent siècle. Un jugement juste fait partie de cela.
Apprenons de notre Seigneur bien-aimé à ne pas nous laisser provoquer par les nombreuses attaques quotidiennes. Il est dangereux, et déshonorant vis-à-vis de Dieu, de nous laisser aller à être provoqués.
D’après The Lord is near avril 1983
Quel profit y aura-t-il pour un homme s’il gagne le monde entier et fait la perte de son âme ; ou que donnera un homme en échange de son âme ? Marc 8. 36 et 37.
LES VRAIES VALEURS
La grande question du jour, c’est : Qu’est-ce que cela rapporte ? Lorsqu’on a fait tous les calculs, qu’est-ce que telle ou telle transaction rapporte ? Qu’est-ce que j’y ai réellement gagné ?
Un millionnaire américain disait, sur un lit de maladie : l’homme le plus pauvre que je connaisse est celui qui n’a rien d’autre que de l’argent.
Un autre a dit : Bien que celui qui n’a pas d’argent soit pauvre, l’homme qui n’a que de l’argent est encore plus pauvre ! Les possessions matérielles ne peuvent pas empêcher les esprits de défaillir et de se tourmenter quand les ennuis et les épreuves arrivent, pas plus qu’un mal de tête ne peut être soulagé par une couronne d’or, ou une rage de dents par une chaîne de perles.
Augustin a fait une fois la remarque : les richesses terrestres sont pleines de pauvreté. C’est certainement beaucoup plus près des faits que l’idée qu’un homme qui possède 100 000 dollars est deux fois plus heureux que celui qui en a 50 000. Il n’y a jamais eu de plus grande erreur que celle-là, et pourtant, c’est ce qu’on croit bien souvent.
Il est beaucoup plus correct de dire que l’argent permet de se procurer tout sauf le bonheur, et qu’il est un passeport universel pour aller partout, sauf au ciel.
Le mot employé habituellement, dans l’Ancien Testament, pour les richesses, est souvent traduit par le poids. C’est très significatif, car celui qui possède d’abondantes richesses est celui qui sait le mieux quelles charges elles représentent.
Quelqu’un a dit au sujet des richesses : c’est un poids de souci pour les obtenir, de crainte pour les conserver, de tentations pour les employer, de culpabilité si l’on en abuse, de peine en les quittant, et une charge pour en rendre compte à leur égard à la fin.
D’après The Lord is near mai 1983
Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l’abîme. Et l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux. Genèse 1. 1 et 2.
LA CRÉATION
Le premier chapitre de la Genèse nous donne le récit divin de l’origine de toutes les choses visibles créées. Ce chapitre touche, en conséquence, à des questions dont la prétendue science voudrait avoir le monopole. Ce chapitre, par suite, a depuis longtemps été assailli avec moquerie par l’incrédulité.
Les attaques formulées par l’incrédulité sont toutefois en réalité un compliment à la vérité qui est attaquée. Elles s’appuient toutes sur ce mélange étrange d’un très petit nombre de faits avec un grand nombre de suppositions, de déductions, de spéculations qui tiennent lieu de science quand la Bible est mise en question.
Si nous commençons à épurer jusqu’à ce que le petit nombre de faits réels et exacts, des faits qui sont hors de discussion – comme le fait qu’il y a un soleil dans le ciel – on ne trouve pas un seul fait qui ne coïncide pas absolument avec la vérité merveilleuse, communiquée divinement, de Genèse 1.
Le premier verset nous donne le grand acte de Dieu en création. Le verset 2 reprend le récit beaucoup plus tard, quand la terre était dans une condition bien éloignée de la perfection de l’œuvre originale de Dieu, résultant apparemment de quelque catastrophe dont l’origine ne nous est pas révélée.
A partir de là, Dieu recommence à œuvrer, et nous ne lisons plus seulement que Dieu crée (v. 21 et 27), mais qu’Il fait (v. 7, 16 et 25), et finalement, qu’Il forme l’homme (ch. 2. 7). Ces deux derniers mots sont employés quand il est question, non pas de produire quelque chose à partir de rien, mais plutôt de façonner dans de nouvelles formes d’ordre et de beauté la matière déjà en existence.
D’après The Lord is near mai 1983 (F.B.Hole)
Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Jean 1. 1 et 2.
JÉSUS CHRIST EST LA PAROLE
Le terme Parole est la traduction du mot grec Logos. C’était un mot déjà bien connu des intellectuels quand notre Seigneur est apparu sur la terre. Partout où l’on parlait grec, dans le monde, les écrits de Platon circulaient.
Il avait parlé de nombreux mystères insolubles, mais en exprimant l’espoir qu’un jour viendrait où une Parole (logos) de la part de Dieu éclaircirait tout. Il est même possible que Jean ait eu cette pensée quand, dirigé par le Saint Esprit, il écrivit la phrase magnifique par laquelle débute cet évangile. C’est comme si Dieu disait : la Parole a maintenant été prononcée.
En Christ, la pensée de Dieu est pleinement révélée. Celui qui l’écoute, écoute Dieu, car en Lui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.
La Parole n’a jamais eu de commencement. Le Fils est absolument autant éternel que le Père. Enseigner autre chose, c’est renier la fondation même de notre foi. Il ne pouvait pas avoir de commencement, puisque Lui-même est le Commencement et la Fin.
D’après The Lord is near juin 1983
Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ; car il est écrit : « Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, pour te garder ».
Ils se levèrent, le chassèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’au bord escarpé de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à l’en précipiter. Luc 4. 9 et 29.
LA GLOIRE VOILÉE DE JÉSUS
Le diable n’avait pas du tout l’idée que le Seigneur mourrait en bas du faîte du temple. Il Le tentait, comme il avait tenté la femme dans le jardin, pour se donner de l’importance, pour se faire égal à Dieu. Il essayait de corrompre les sources de motivation en Christ, comme il les avait corrompues en Adam, et pour faire entrer en Lui l’orgueil de la vie comme un ressort puissant.
Mais Jésus gardait la forme d’un serviteur. Il ne voulait pas se jeter en bas, mais rappelait, avec obéissance : « Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu » (Luc 4. 12).
De même à la colline de Nazareth. Cette colline n’était pas plus haute que le faîte du temple. Jésus n’était pas plus en danger à un endroit qu’à l’autre. Il serait arrivé sans aucune blessure au pied de la colline aussi bien qu’à la base du temple. Mais alors, comment l’Écriture aurait-elle été accomplie, qu’Il n’était pas venu pour chercher de l’honneur pour Lui-même ?
En conséquence, Il « s’en alla en passant au milieu d’eux ». Il s’en alla, sans être remarqué ni reconnu, remplissant son rôle de Serviteur. Nous n’osons pas parler de telles choses comme étant faites pour sauver sa vie. Cette pensée est contraire à la gloire de sa Personne, « Dieu manifesté en chair ».
Jésus fut, maintes fois, aux jours de sa chair, rafraîchi dans son esprit quand la foi découvrait sa gloire sous le voile. Et de même maintenant, quand la forme d’un Serviteur est à nouveau présentée à nos pensées, Jésus Christ se réjouit quand les saints découvrent sa gloire sous le voile.
D’après The Lord is near juillet 1983 (J.G.Belett)