TRADUCTION DE FEUILLETS (150)

« Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce » Actes 20. 32.

DIEU ET SA PAROLE

Lorsque l’apôtre Paul fit ses adieux aux anciens d’Éphèse par un discours émouvant, il les confia à Dieu et à la parole de sa grâce.

Aujourd’hui, nous arrivons au terme d’une année. Peut-être envisageons-nous l’avenir avec une certaine appréhension, car nous ignorons ce que la nouvelle année nous réserve. En Dieu et dans sa Parole écrite, nous trouvons tout le réconfort nécessaire pour poursuivre notre vie de foi.

Dieu est le même en cette nouvelle année qu’au cours de l’année écoulée. Son amour pour ses enfants demeure inchangé. Sa grâce, qui nous soutient chaque jour dans la foi, nous sera toujours accessible. Dieu reste fidèle à lui-même et à ses promesses. Il est un roc inébranlable dans lequel nous trouvons appui et repos. Il veut toujours notre bien, car sa bonté est éternelle. Il ne nous déçoit jamais lorsque nous plaçons notre confiance en Lui.

La Bible demeure pleinement valable en cette nouvelle année. Elle montre aux pécheurs perdus le seul chemin du salut et nous guide, nous qui croyons au Seigneur Jésus, sur la manière d’honorer Dieu. La Parole de Dieu reste la lampe qui éclaire notre chemin pas à pas dans un monde obscur. Dans la Bible, nous trouvons la nourriture spirituelle dont la vie nouvelle en nous a besoin. Les promesses bibliques fortifient notre foi. Si nous nous appuyons sur la Parole de Dieu, nous ne serons jamais déçus.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [c’est-à-dire] à ceux qui croient en son nom » Jean 1. 12.

LES ENFANTS DE DIEU

Jésus-Christ ne vit plus sur la terre, mais au ciel. Néanmoins, nous pouvons encore apprendre à Le connaître. Lorsque nous lisons la Bible, nous entrons en contact avec Lui.

Nous apprenons qu’Il est le Fils de Dieu et qu’Il nous connaît parfaitement. « Tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire » (Héb. 4. 13). Il connaît toute notre vie et les péchés que nous avons commis. Il voit comment nous cachons nos fautes et, en même temps, comment nous gémissons sous le poids de notre culpabilité.

La Bible nous apprend aussi que le Fils de Dieu est le Sauveur. Il est venu sur la terre comme un homme, Jésus-Christ, et Il est mort sur la croix pour racheter les pécheurs. Mais Il n’est pas resté dans la mort ; Il est ressuscité et est monté au ciel. Depuis lors, quiconque croit au Seigneur Jésus peut recevoir le pardon de ses péchés et être sauvé du jugement divin.

Le verset du jour nous explique cela. Lorsque nous accueillons Jésus-Christ, le Fils de Dieu, dans notre cœur, nous acceptons le jugement qu’Il porte sur nous et sur notre vie sans Dieu. Cela signifie aussi L’accepter comme notre Sauveur personnel et croire que, par sa mort, Il a expié nos péchés devant Dieu. Ainsi, nous devenons des enfants de Dieu, et nous avons un Père céleste qui nous aime pour l’éternité.

D’après Näher zu Dir janvier 2026

« Samuel prit une pierre qu’il plaça entre Mitspa et le rocher ; il l’appela du nom d’Eben-Ezer, et dit : l’Éternel nous a secourus jusqu’ici » 1 Samuel 7. 12.

DU MONUMENT AU MÉMORIAL

Eben-Ezer, pierre de secours !

Nous l’érigeons avec gratitude,

car Dieu nous a aussi secourus

jusqu’ici dans l’épreuve et la course.

Jusqu’à présent, nos propres armes

nous ont fait défaut.

Nos forces s’épuisent rapidement,

mais la force de Dieu est immense.

Ce monument, cette pierre, témoigne de sa fidélité.

Il nous le rappelle :

Dieu veut nous secourir.

Mais Eben-Ezer

nous rappelle aussi,

à moi, l’auteur, et à vous, le lecteur, un message important :

Ayez confiance en Dieu, cette année encore !

Oui, tournons tous, avec gratitude, nos cœurs et nos esprits vers Lui, le fidèle secours, en ce début d’une nouvelle année.

D’après Näher zu Dir janvier 2026 (Paul Waltersbacher)

« Comprends-tu ce que tu lis ? » Actes 8. 30.

LA MISSION DE L’ÉVANGÉLISTE

Philippe l’évangéliste était en Samarie, bien occupé à prêcher l’évangile, quand la parole du Seigneur vint à lui, lui disant : « Lève-toi, et va vers le midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza ; il est désert » (Act. 8. 26). Quelle mise à l’épreuve de son obéissance : il est appelé à quitter une œuvre d’évangélisation prospère pour un endroit désert ! Mais il obéit immédiatement, car nous lisons : « Il se leva et s’en alla » (v. 27). Philippe regrettait certainement les foules qui avaient écouté sa prédication, pour s’en aller dans un endroit désert quand il prêchait en Samarie, et se demandait pourquoi il avait été appelé si soudainement loin d’un champ de service aussi plein de résultats. Quelle mise à l’épreuve !

Mais quoiqu’il ait pu penser, il vit bientôt un véhicule approcher – un char dans lequel voyageait un homme d’Éthiopie, visiblement important, entouré de ses gardes. Il se trouva que c’était « un eunuque, homme haut placé à la cour de Candace, reine des Ethiopiens, intendant de tous ses trésors ». Et soudain Philippe entendit l’Esprit lui dire : « Approche-toi de ce char et rejoins-le ».

Que son obéissance est belle et prompte ! – car nous lisons : « Philippe accourut et l’entendit qui lisait le prophète Ésaïe ; il (Philippe) dit : – Mais comprends-tu ce que tu lis ? ». En réponse à cette question, l’eunuque invita Philippe sur son char pour qu’il le lui explique, et Philippe, « commençant par cette Écriture, lui annonça Jésus ». Le résultat glorieux fut qu’il fut converti, baptisé selon son propre désir, et qu’il « continua son chemin tout joyeux ».

Que Philippe a dû être heureux de n’avoir soulevé aucune difficulté, mais d’avoir obéi promptement aux directives d’en-haut, quand il vit cet étranger important continuer son voyage pour rentrer dans son pays, rempli de joie d’être le porteur des bonnes nouvelles du salut à ses compatriotes !

D’après the Lord is near juillet 1988

« Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » Jean 10. 9.

PORTRAITS DE CHRIST

La peinture varie suivant l’artiste, mais le sujet reste le même. Les tableaux traditionnels L’ont présenté comme le doux Jésus – d’un style presque efféminé. Il y a maintenant une forte réaction à cela.

Pour plusieurs raisons, j’ai des doutes quant à ces représentations de cette Personne que j’adore comme étant le Fils de Dieu. Malgré les capacités et la sincérité de plusieurs de ces artistes doués, je pense que le résultat de leurs efforts a plutôt été de cacher que de clarifier leur sujet. Ce n’est pas seulement que ses traits physiques sont inconnus, mais que s’en occuper peut facilement obscurcir ce que Lui-même nous a donné dans la Bible.

Par exemple, Jésus a dit : « Je suis la porte ». Dessinez une porte d’entrée et vous avez l’image mentale d’une entrée. C’est ce que Christ devient pour ceux qui Lui font confiance – l’entrée dans la vie éternelle, la communion avec Dieu, et la vie en abondance. Une deuxième implication d’une porte, c’est que c’est le seul moyen d’entrer dans un endroit. Ceux qui essaient d’entrer par la fenêtre peuvent en être confus. Christ est le seul chemin vers Dieu. Troisièmement, une porte implique une action. Elle ne sert qu’à ceux qui l’emploient. La regarder, ou même l’admirer, est ridicule si l’on veut entrer. Avez-vous bien regardé ce « portrait de Christ », et êtes-vous entré ?

D’après the Lord is near juillet 1988 (G.W. Steidl)

« Quel profit a l’homme de tout son labeur dont il se tourmente sous le soleil ? » Ecclésiaste 1. 3.

« Car à beaucoup de sagesse, beaucoup de chagrin ; et qui augmente la connaissance, augmente la douleur » Ecclésiaste 1. 18.

« Mais la sagesse d’en-haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie » Jacques 3. 17.

JÉSUS CHRIST, LA SAGESSE DE DIEU

Ces trois passages sur la sagesse font ressortir la supériorité du céleste sur le naturel, la transcendance du don de Dieu sur les actions de l’homme. Aucune étude dans les sciences naturelles ne peut se comparer avec ce que Dieu enseigne par le moyen du Saint Esprit. L’homme pense, investigue, classifie, théorise, conclut – mais Dieu, et Dieu seul, connaît réellement.

Dieu ayant aussi parlé aux hommes qu’Il avait créés à sa propre image « à bien des reprises et de bien des manières, … à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans [le] Fils » (Héb. 1. 1 et 2). Le Fils est la Parole de Dieu, la vérité, la sagesse de Dieu. En Lui et par Lui – et d’aucune autre manière, nous connaissons qui est Dieu et ce qu’Il est : lumière et amour.

Le verset de l’épître de Jacques décrit la sagesse d’en haut, du ciel. Le premier de ces attributs est la pureté – l’absence de lien avec le mal sous quelque forme que ce soit. Ensuite viennent six caractères, tous étant le fruit de l’Esprit – qui étaient vus si parfaitement dans la vie du Seigneur Jésus quand Il était ici-bas sur la terre. En fait, dans leur perfection, ils ne peuvent être vus et appris d’aucune autre manière et d’aucun autre enseignant que notre Seigneur.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Ils prirent aussi Lot, fils du frère d’Abram… Car Lot habitait dans Sodome » Genèse 14. 12 et 14.

COMMENT AIDER À UN FRÈRE DÉFAILLANT

La manière dont on réagit à une attaque de l’ennemi dépend de l’endroit où on habite. Lot habitait dans Sodome, qui signifie embrasement, alors que Abram demeurait près des chênes de Mamré, une figure de force, de fermeté et de vigueur. Aussi, quand vint l’attaque, Lot fut une victime facile, un apostat piégé dans un pays de trouble. Abram d’autre part était capable de protéger son neveu, parce qu’il vivait où l’Éternel pouvait développer son caractère de pèlerin et sacrificateur, une condition essentielle pour être un soldat et un serviteur utile.

Quand quelqu’un est lui-même en sujétion, comme Lot l’était, moralement, à Sodome, il est impuissant à se sauver lui-même, et encore moins à sauver ceux dont il est responsable (Gen. 14. 16). Ce juste égaré était plein de ses propres voies (Prov. 14. 14) – des voies de captivité et de mort. En contraste, Abraham était à même de servir, à cause du lieu où il vivait et de Celui avec qui il vivait. Premièrement, il pouvait voir clairement les besoins : son neveu (v. 13) devint un frère (v. 14) quand il est nécessaire de le délivrer de l’ennemi. Deuxièmement, il pouvait se procurer les ressources nécessaires : un frère devient l’objet des soins des nombreux serviteurs qui cherchent à l’aider (1 Cor. 12. 26) quand il tombe aux mains de l’ennemi. Troisièmement, lui comme ses serviteurs sont armés et entraînés : ceux qui vivent près du Seigneur seront à même de guérir. « Frères, même si un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, relevez un tel homme » (Gal. 6. 1).

Demeurons-nous là où nous pouvons être en aide, ou sommes-nous sans forces à cause de l’endroit où nous habitons ?

D’après the Lord is near juillet 1988

« Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 17.

IL FAUT TOUJOURS TOUCHER LE CŒUR

Le fouet et le bâton peuvent être justifiés, mais on ne gagne pas le cœur de l’homme par eux. Ce n’est pas non plus la justice qui règne parmi les enfants de Dieu, mais la grâce par la justice pour la vie éternelle. Hélas ! Combien de péchés auraient pu être lavés (Jean 13) qui ont été retenus ! Combien de frères ont été abandonnés, qui auraient pu être gagnés à nouveau à Dieu et à nous, parce que nous avons seulement frappé leur conscience, sans gagner leur cœur – presque sans avoir recherché leur cœur !

Nous n’avons pas surmonté le mal, parce que nous ne l’avons pas surmonté par le bien. Nous avons bien pris la chaire du juge, et avons prononcé le jugement ; mais nous avons peu accompli le travail humble du Maître. Mais comme nous comprenons encore peu qu’une action de pure justice – si juste qu’elle puisse être – n’accomplira pas la restauration des âmes ; – que le jugement, même tempéré, et quoique juste, ne touchera pas, ni n’attendrira, ni soumettra les cœurs pour recevoir l’instruction – des cœurs qui, précisément dans ce cas, ne se trouvent visiblement pas à leur juste place devant Dieu.

L’homme n’est pas que conscience ; et la conscience atteinte, avec le cœur éloigné, fera ce qu’elle fit avec le premier pécheur d’entre les hommes : elle le repoussera au milieu des arbres du jardin pour échapper à la voix malvenue.

D’après the Lord is near juillet 1988 (J.N. Darby)

« Les bénédictions de ton père surpassent les bénédictions de mes ancêtres jusqu’au bout des collines éternelles ; elles seront sur la tête de Joseph, et sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères » Genèse 49. 26.

JACOB BÉNIT JOSEPH

Dans cette prophétie de Jacob concernant ses fils, il est parlé de beaucoup plus de choses sur Joseph que des autres fils. Joseph est un beau type du Seigneur Jésus dans son affliction et sa réjection, avant qu’Il soit élevé sur le trône. Jacob se considérait plus béni que ses ancêtres en ayant pour fils celui dont l’histoire était remplie de chagrins, mais qui vaincrait à la fin. C’est pourquoi il bénit son fils de tout son cœur. Il parle de lui comme étant un arbre portant du fruit, dont les branches passent par-dessus la muraille – celui qui ne garde pas ses bénédictions pour lui-même, mais les partage volontairement. C’est ainsi que, lorsqu’il gouvernait en Égypte il avait partagé le produit du pays avec des étrangers venant de pays éloignés.

Quand toutes les nations du monde gardent jalousement leurs possessions, qu’il est précieux de voir, dans le Seigneur Jésus, Celui qui agit en grâce sans égale ! Il ne bénit pas seulement sa propre nation, Israël, mais Il dirige ses branches de riche bénédiction par-dessus le mur de clôture, afin que les nations puissent partager le salut éternel de Dieu. Couronné aujourd’hui de gloire et d’honneur à la droite de Dieu, Il est béni au-dessus de tous les autres, Lui qui a été autrefois à part de ses frères. Mais Il trouve son plaisir à partager ces grandes bénédictions avec ceux qu’Il appelle maintenant ses frères en Hébreux 2. 12.

Maintenant et pour l’éternité Il n’est plus séparé de ses frères, mais uni à eux par un lien beaucoup plus proche que cela n’aurait jamais pu être possible dans une relation naturelle. Nous qui Le connaissons, nous nous souvenons de ses souffrances avec reconnaissance, le cœur soumis, en nous réjouissant des bénédictions qui en sont résultées.

D’après the Lord is near juillet 1988 (L.M. Grant)

« Voici mon serviteur… Il fera valoir auprès des nations le jugement… Il ne se lassera pas et ne se hâtera pas, jusqu’à ce qu’il ait établi le juste jugement sur la terre ; et les îles s’attendront à sa loi » Ésaïe 42. 1 et 4.

UNE PÉRIODE À VENIR

Au verset 4, il nous est dit ce que serait la relation entre le Serviteur modèle et le monde. Nous voyons que le Serviteur ne serait pas découragé ni écrasé par les pressions du système du monde. Il est très significatif que ces deux mots, en hébreu, sont les mêmes que les termes « qui brûle à peine » et « brisé » dans le verset 3. Autrement dit, tandis que le parfait Serviteur s’approcherait de ceux qui, dans le monde, sont tels, Lui-même ne serait pas brisé ni brûlant à peine. Le système du monde, avec toutes ses déceptions et ses découragements, et les pressions du mal, ne seraient pas nuisibles à son ministère. Quel Serviteur tel pourrait-Il être, sinon Dieu Lui-même !

Le monde dans lequel l’humble Serviteur viendrait serait un monde où la justice et la loi de Dieu ne seraient pas maintenues. Mais le Serviteur de Dieu prêcherait et mettrait en pratique les principes du ciel, même s’il n’y avait pas de résultats spectaculaires immédiats. Il est promis dans ce verset que sa vérité triompherait à la fin. Lorsqu’Il reviendra dans ce monde, ses justes jugements et ses lois parfaites, non seulement seront établies, mais on les attendra réellement.

Pensez à la patience de notre Seigneur, alors qu’Il attend dans le ciel de voir les pleins résultats de son œuvre sur la terre. Ici il nous est enseigné à nouveau la bonne attitude du serviteur. Nous ne devons pas être découragés parce que les résultats de notre service ne sont pas immédiats ou spectaculaires. Suivons le parfait exemple placé pour nous par notre Seigneur Jésus Christ, le Serviteur modèle.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Car l’Éternel, ton Dieu, te fait entrer dans un bon pays, un pays de ruisseaux d’eau, de sources, et d’eaux profondes, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes ; un pays de froment et d’orge, de vigne, de figuiers et de grenadiers, un pays d’oliviers à huile et de miel ; un pays où tu ne mangeras pas [ton] pain dans la pauvreté, où tu ne manqueras de rien ; un pays dont les pierres sont du fer, et dont tu pourras extraire le bronze des montagnes » Deutéronome 8. 7 à 9.

L’EAU, INDISPENSABLE POUR LA VIE

Tous les pays, s’ils doivent nourrir leurs habitants, doivent être bien arrosés. La Palestine faisait un contraste avec l’Égypte, bien que, naturellement, l’Égypte elle-même devait son eau à Dieu, qui donnait de la pluie loin au sud de l’intérieur de l’Afrique – ce qui, au temps propre, faisait déborder le Nil.

Dans les noms d’endroits en Israël, qu’il est souvent parlé de « En », qui signifie une fontaine – un beau mot qui, en hébreu, fait penser à un œil (par exemple : « En-Hakkoré » : fontaine- de celui qui crie – Jug. 15. 19). En Hébreux 4. 12, la Parole de Dieu est dite « vivante et opérante », et au verset 13 : « Tout est nu et découvert aux yeux de Celui à qui nous avons affaire. » Il y a là une suggestion concernant l’eau. C’est dans un sens très réel des yeux de Dieu, car non seulement Il nous pénètre, mais Il le fait parce que c’est la Parole de Dieu. C’est un œil qui regarde, tout comme les Hébreux donnèrent ce nom à leurs sources, où ils allaient se rafraîchir. Cette fontaine d’eau les regardait depuis la vallée, et ils l’appelèrent un œil.

De même, tout rafraîchissement que nous avons, ce qui rend bonne notre nourriture, ce qui nous donne la joie, le rafraîchissement et le bonheur, c’est l’eau – la Parole de Dieu qui nous est donnée par l’Esprit de Dieu. L’Esprit de Dieu n’est pas une encyclopédie de vérité divine ; mais ce qui la rend vivante et puissante, c’est que c’est l’œil de Dieu, que l’Esprit de Dieu apporte à l’âme et qui la rend vivante.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions dans le Christ Jésus et qui n’avons pas confiance en la chair » Philippiens 3. 3.

ADORER DIEU, LE PRIVILÈGE DU CHRÉTIEN

Quel privilège peut-il être plus élevé que le service de l’adoration ? C’est le privilège de ceux qui sont dans la présence de Dieu, marchant dans la lumière comme Il est dans la lumière, délivrés de la propre volonté sous toutes ses formes, et purifiés par le sang qui efface tous les péchés. C’est le privilège de ceux qui adorent le Père, le seul vrai Dieu, pour exprimer notre reconnaissance pour toute la grâce qui nous a atteint, pour Le louer en esprit avec tous les saints pour tout ce qu’Il est et ce qu’Il a fait, et qu’Il nous a donné de recevoir et de connaître.

Christ est le fondement et la matière de tout cela. C’est pourquoi cette louange est sans nuage ni changement. Le Saint Esprit est donné afin qu’une puissance et un caractère divins puissent se trouver dans des corps qui sont encore terrestres. Cela est un merveilleux avant-goût de la louange éternelle qu’il y aura au ciel pendant l’éternité. Cette adoration est due à Dieu maintenant, et elle est invitée maintenant, non pas seulement comme un titre, mais comme une occupation heureuse, en particulier quand nous sommes réunis en son nom. Elle sera parfaite et sans défaut au jour de la gloire sur lequel nous fixons les yeux. Il nous convient donc d’y abonder ici-bas, puisque la lumière et l’amour et la connaissance de cette œuvre accomplie qui assure la bénédiction pour tous à la gloire de Dieu sont déjà nôtres – et que Christ nous est révélé dans cette gloire comme le parfait témoin et l’assurance que cela est à nous.

D’après the Lord is near juillet 1988 (W. Kelly)

« Et Juda s’en alla contre le Cananéen qui habitait à Hébron… et ils frappèrent Shéshaï, Akhiman et Thalmaï » Juges 1. 10.

L’ATTITUDE DU CHRÉTIEN SELON DIEU

Qu’il est important d’avancer dans le monde dans une dépendance totale du Seigneur Jésus Christ ! En Jean 15. 5, le Seigneur a dit : « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ». Comprendre cela devrait nous amener à une attitude de dépendance, nous attendant à Lui. Nous avançons trop facilement avec nos propres forces au lieu d’attendre la direction divine. Notre orgueil et notre propre volonté empêchent si souvent l’œuvre du Saint Esprit en nous.

« Juda s’en alla contre le Cananéen ». L’Éternel avait indiqué que cette tribu devait avancer (Jug. 1. 2). Ils devaient maintenant faire face à trois ennemis puissants, des fils du géant Anak (Jos. 15. 14). La puissance de Satan est très forte. Nous ne sommes jamais capables de lui résister par nos propres forces, dans l’indépendance du Seigneur. Quand un croyant marche dans la communion avec le Seigneur (dont Hébron est le type), l’ennemi se mobilise et cherche à empêcher une telle communion bénie. Les ennemis, comme l’orgueil et l’action dans le manque de dépendance de notre Seigneur, doivent être surmontés. Il y avait l’ennemi Sheshaï, qui signifie blanc. Nous voyons dans ce nom notre propre-justice – un grand écueil nous amenant dans la pleine jouissance de l’œuvre de Christ. Le deuxième était Akhiman, ou mon sillon – ce qui parle de ce que nous avons accompli. Notre cœur trompeur recherche à être reconnu des autres. Nous aimons être admirés. Le troisième ennemi, c’est Thalmaï. Et quel ennemi ! Son nom signifie : Qui est mon frère ? Personne n’est aussi important que moi ! Souvent nous ne le disons pas, mais nos actes montrent que le moi vient en premier lieu.

C’est là que nous avons de vrais ennemis. Où se trouvent-ils ? Dans le lieu même de la fraternité et de la communion ! Mais Dieu donne de la grâce aux humbles. Entrons dans une relation intime avec le Seigneur. Le fruit en sera vu dans notre vie, pour la gloire et l’honneur de son nom.

D’après the Lord is near juillet 1988

RIEN D’EXTRAORDINAIRE

« Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait » Marc 14. 8.

« Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit est fidèle aussi dans ce qui est grand  » Luc 16. 10.

Beaucoup de personnes sont mentionnées dans la Bible qui ont agit d’une manière qui ne paraît pas extraordinaire. Et pourtant, bien qu’ils aient été méconnus de leurs contemporains, ils étaient bien connus de Dieu, qui en a fait écrire les noms dans sa Parole, afin qu’on s’en souvienne. Leurs actions, quoique modestes, avaient de la valeur aux yeux de Dieu.

Onésiphore, par exemple, avait rendu beaucoup de services à l’église d’Éphèse. Ce qu’étaient ces services, nous ne le savons pas, mais le Seigneur ne l’a pas oublié. Paul dit de lui : « Il m’a souvent réconforté » (voir 2 Tim. 1. 16 à 18). Onésiphore avait cherché soigneusement dans les prisons de Rome le vieil apôtre abandonné de tous, et l’avait encouragé, lui apportant du réconfort de la part de Dieu : un service discret mais risqué, accompli avec fidélité et efficacité.

Cet exemple devrait nous stimuler à accomplir les tâches, apparemment simples ou qui nous paraissent peu gratifiantes, que le Seigneur nous confie : chacun de nous est utile ; il n’est pas nécessaire d’avoir un don exceptionnel ou des capacités particulières, mais plutôt un cœur dévoué, obéissant, prêt à servir le Seigneur là où Il le veut.

Une petite pierre lancée dans un étang produit une série d’ondes qui se propagent sur toute la surface de l’eau ; il en est de même pour tout service rendu au Seigneur, à commencer par la prière. Les moyens dont nous disposons sont tous modestes aux yeux de Dieu, mais Lui est puissant. Il veut se servir de nous et c’est notre devoir de Lui obéir et d’être prêts à le servir. Il peut aussi accomplir de grandes choses en se servant de nous. Chaque croyant doit garder à l’esprit l’avertissement de l’apôtre Paul à Archippe : « Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses » (Col. 4. 17).

D’après « Il buon seme » – février 2025

OUVRE MES YEUX

« Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » Psaume119. 18.

« Et il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; puis il le rompit et le leur distribua. Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent » Luc 24. 30 et 31.

« Ouvre mes yeux… ». C’est une prière que nous devrions toujours faire quand nous ouvrons la Bible, la Parole de Dieu.

À la « loi » et aux « prophètes », qui constituent l’Ancien Testament, ont été ajoutés les Évangiles et les enseignements du Nouveau Testament ; et c’est ainsi qu’ont été complétées les merveilles de la révélation divine. Toutefois, ces merveilles nous demeureraient inconnus si Dieu Lui-même n’ouvrait pas nos yeux.

« Ouvre mes yeux… ». La Bible est universellement reconnue comme étant un Livre inégalable, sans commune mesure avec une quelconque œuvre humaine. Tout esprit sincère reconnaît le grand intérêt que présentent ses récits historiques, la poésie éternelle des Psaumes, la sublime beauté de l’histoire de Jésus, la force de raisonnement d’un apôtre comme Paul… mais si nous nous arrêtons à cela, nous n’en tirerons aucun profit. Les « yeux ouverts » sont les yeux de la foi. Ce sont eux qui découvrent les merveilles divines.

La Bible n’est pas seulement un document historique et moral, ni un miroir de l’humanité plus clair que quelque œuvre littéraire que ce soit, mais elle est, surtout, la révélation du Dieu qui se fait connaître à ses créatures. La Bible nous montre tout ce que Dieu a fait pour amener l’homme à Lui-même. Elle nous communique ses pensées sur sa créature privilégiée, qui s’est égarée, et à laquelle Il offre le salut. Elle nous dit au sujet de Dieu ce que les choses créées ne peuvent nous faire connaître : sa sainteté, sa justice, mais aussi sa grâce.

La Bible nous enseigne que Dieu est lumière et amour.

D’après « Il buon seme » – mars 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (149)

« Moi-même je ferai paître mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai » Ézéchiel 34. 15 et 16.

(Jésus a dit) : « Moi, je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis. Mes brebis écoutent ma voix,; moi je les connais, et elles me suivent ; et moi je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main » Jean 10. 11, 27 et 28.

CHRIST, LE BON BERGER

À l’époque biblique, l’image du berger et de son troupeau était bien connue. Avant de devenir roi d’Israël, David avait été, dans sa jeunesse, un berger dévoué, prenant soin de son troupeau et le défendant contre les lions et les ours au péril de sa vie. Plus tard, en tant que roi, il devait guider et conduire le peuple de Dieu. De même qu’un berger prend soin de son troupeau, il devait, en tant que roi, prendre soin de ses sujets (1 Sam. 17. 34 et 35 ; Ps. 78. 70 à 72). David est également l’auteur du célèbre Psaume 23, dans lequel il loue Dieu comme le bon berger qui prend soin de lui avec force, prévoyance et bonté.

Bien que Dieu fût le berger suprême de son peuple, il avait également délégué la responsabilité de veiller sur lui aux rois et aux chefs religieux, qui devaient agir comme bergers sous sa direction. Cependant, le prophète Ézéchiel, parlant au nom de Dieu, déplore que ces bergers ne se soucient pas du troupeau, mais seulement d’eux-mêmes, l’exploitant au lieu de le guider. C’est pourquoi Dieu annonce qu’il « recherchera ses brebis et il en prendra soin » (Éz. 34. 11).

Dieu veille avec soin au bien-être de tout son peuple et de chacun d’entre eux. Sa sollicitude de berger est sans limites. Dieu a merveilleusement accompli sa promesse du livre d’Ézéchiel lorsque Jésus-Christ est venu sur terre comme le bon Berger. Puisque Jésus-Christ est Dieu le Fils, le Nouveau Testament fait fréquemment référence à lui comme à ce qui est dit de Dieu dans l’Ancien Testament.

Jésus-Christ est le Bon Berger, profondément soucieux de son troupeau. En face de Lui se trouvent, d’un côté, des « voleurs » qui poursuivent sans scrupules leurs propres intérêts, et de l’autre, des ouvriers qui abandonnent leurs brebis en danger. Jésus, Lui, a donné sa vie pour ses brebis afin de leur donner « la vie en abondance » (v. 10).

Jésus-Christ, le bon Berger, sait exactement qui Lui appartient ; Il « connaît ses brebis ». Et il cite des caractéristiques permettant de reconnaître les chrétiens : elles « écoutent sa voix » et « le suivent ».

Le Bon Berger connaît ses brebis ; cela signifie aussi que Jésus-Christ connaît ses disciples, leurs besoins, et y pourvoit Lui-même. En Lui, le profond désir de sécurité de l’humanité trouve son accomplissement.

Christ donne la vie éternelle aux croyants. Et bien qu’ils soient faibles intérieurement, ils n’ont pas à craindre d’être un jour perdus ; car Jésus Christ leur promet que rien ni personne ne peut les arracher de sa main.

Parce que le bon Berger prend soin de son peuple avec amour, les chrétiens peuvent envisager l’avenir avec une confiance totale et dire : « L’Éternel est mon berger ; je ne manquerai de rien » (Ps. 23. 1).

D’après die gute Saat décembre 2025

« Pour peu de temps encore la lumière est au milieu de vous ; … Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière » Jean 12. 35 et 36.

PEU DE TEMPS

Ces paroles du Seigneur Jésus-Christ nous invitent à la réflexion. L’occasion de croire en Lui ne sera pas éternelle. Lorsque Jésus a prononcé ces paroles, son temps sur terre touchait à sa fin.

Jésus-Christ était venu dans le monde comme la lumière, afin que quiconque croit en Lui ne demeure pas dans les ténèbres. Certains L’ont accepté, tandis que d’autres « ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 19). Il allait donner sa vie sur la croix de Golgotha et retourner auprès de Dieu son Père.

Les paroles d’avertissement de Jésus-Christ nous montrent également que le temps le plus propice, le jour du salut, touche bientôt à sa fin (cf. 2 Cor. 6. 2).

Une année de plus s’est écoulée. Chaque jour a offert à chacun la possibilité d’être pardonné par Dieu. Son offre de salut demeure. Combien de temps encore ? Combien de temps encore pour vous, et combien de temps encore pour tous ? Bientôt, Christ reviendra pour emmener les croyants auprès de Lui au ciel. Tous ceux qui sont morts dans la foi ressusciteront auparavant. Après cela, les ténèbres viendront et s’empareront à jamais de tous ceux qui n’ont pas voulu accepter Christ comme leur Sauveur. Quiconque n’a pas cru à la vérité sera jugé par Dieu (voir 2 Thess. 2. 12).

Cette année, Dieu nous a parlé de multiples façons, principalement à travers la Bible, mais aussi par des événements mondiaux et dans nos vies personnelles. C’est pourquoi, n’attendez plus et accueillez sa grâce dès aujourd’hui.

D’après die gute Saat décembre 2025

« Voici mon serviteur… Il ne criera pas, il n’élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue » Ésaïe 42. 1 et 2.

LA MANIÈRE SELON DIEU D’ANNONCER L’ÉVANGILE

Au verset 2, nous avons la pensée personnelle du Serviteur modèle. Il ne rechercherait pas à attirer l’attention des foules sur Lui-même par des discours publics retentissants et enflammés. Sa manière d’agir tranquille et réservée ne viendrait pas d’un manque de courage ou du sens de sa mission, mais plutôt de ce qu’Il ne chercherait pas à se faire un nom pour Lui-même.

Même s’Il enseignait de grandes foules, Il dédaignerait de faire sensation, ostentation, et fanfares. Matthieu cite cette prophétie d’Ésaïe pour expliquer que Jésus demande aux foules qu’elles ne Le fassent pas connaître (Mat. 12. 18 à 21). Comme étant le parfait Serviteur, Il évitait les feux et la publicité.

Que nous sommes différents ! Cela ne nous fait rien que nos bonnes œuvres attirent l’attention. Et nous ne nous opposons pas à ce qu’on parle de nous, et que des gens remarquent notre service pour le Seigneur.

Le royaume n’est pas mieux avancé par des serviteurs caractérisés par l’enthousiasme des foules. Des progrès réels résultent de serviteurs caractérisés par leur présentation personnelle de l’amour de Christ aux nombreuses personnes que Dieu place dans notre vie – des collègues de travail, des camarades dans les études, des voisins, ou des personnes qui, par hasard, sont assises à côté de nous dans le bus. Proclamer le message chrétien en le criant dans la rue peut n’être qu’une manière d’attirer l’attention sur nous-mêmes ! Nous, comme serviteurs, devons être caractérisés plus par le fait de vivre le message chrétien dans les rues plutôt que de l’y crier. Nous avons besoin de suivre les voies modestes et réservées du Serviteur modèle.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Au-delà de notre espérance, ils se sont donnés eux-mêmes d’abord au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu » 2 Corinthiens 8. 5.

« Jonathan se dépouilla de la robe qui était sur lui, et la donna à David, ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, son arc, et sa ceinture » 1 Samuel 18. 4.

JONATHAN AIMAIT DAVID : UN EXEMPLE

Ceci est du dévouement envers un autre, d’un très haut niveau. David avait lutté avec Dieu dans le secret, et vaincu en public un ennemi puissant. Dans le premier cas, il avait sauvé un mouton, et dans le second, toute la nation. Jonathan avait vu cette grande œuvre et le triomphe de David, et se réjouissait d’être sauvé des Philistins. Il reconnaît volontiers David comme étant leur sauveur.

1 Samuel 18 nous montre un bel exemple de dévouement – une action de profonde affection sans égoïsme. Jonathan met aux pieds de David tout ce qui, dans sa position, pouvait avoir de l’importance pour lui : sa robe, ses vêtements, son épée, sa ceinture, et son arc. Qu’aurait-il pu céder de plus à David ? Tout est mis aux pieds de David ; rien n’était trop bon pour lui « parce qu’il l’aimait « comme son âme » (v. 3). L’amour personnel pour notre Sauveur – pour notre David (bien-aimé) est une leçon. C’est là un bel exemple de ce qui peut nous inspirer à nous donner tout entiers au Seigneur de vie et de gloire.

L’apôtre Paul a écrit : « Les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai considérées, à cause du Christ, comme une perte » (Phil. 3. 7). Nous trouvons là un exemple, dans le Nouveau Testament, qui est même plus proche de nous. Ce dévouement de Jonathan était un nouveau départ pour lui – un peu semblable à ce que Saul de Tarse commença après avoir vu le Seigneur, et qu’il poursuivit et termina dans sa carrière. Ils étaient tous deux des hommes « ayant les mêmes penchants que nous », ce qui peut nous encourager à suivre leur exemple de dévouement à Celui qui s’est donné Lui-même pour nous.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Ton repos [durera] autant que tes jours » Deutéronome 33. 25.

VIVRE LA PATIENCE

Un médecin fut interrogé une fois par un patient qui avait eu un grave accident : Docteur, combien de temps devrai-je rester couché ici ? La réponse : Seulement un jour à la fois, enseigna au patient une leçon précieuse.

Dieu enseigna la même leçon à son peuple, et à tous les peuples depuis lors, par le moyen de sa provision pour Israël pendant la traversée du désert. « Chaque jour la portion d’un jour » (Ex. 16. 4). La manne tombait jour après jour, assez pour chaque jour, ni plus, ni moins.

Ainsi Dieu nous promet le repos, non pas, comme tes semaines – ou, comme tes mois, mais « comme tes jours ». Et cela signifie ; la grâce du lundi pour le lundi, celle du mardi pour le mardi, et ainsi de suite. Pourquoi alors se faire du souci pour l’avenir ? Le Seigneur nous dit spécialement de ne pas se faire de souci pour le lendemain. La bonne règle, c’est de vivre le jour d’aujourd’hui, de vivre une vie de confiance.

La loi de la grâce divine, c’est : Assez pour le jour. La loi de la délivrance divine, c’est : « Un secours… toujours facile à trouver ». La loi de la direction divine, c’est : Un pas après l’autre.

Celui qui, de nuit, tient une lanterne sur une route sombre, ne voit qu’un pas devant lui. S’il fait ce pas, il porte la lanterne en avant et cela éclaire un nouveau pas. À la fin il atteint sa destination de manière sûre sans jamais avoir marché dans les ténèbres. Le chemin entier a été éclairé pour lui, bien que seul un pas ait été éclairé à la fois. C’est la méthode de la direction de Dieu – un pas à la fois.

C’est un secret béni, de vivre un jour à la fois. Chacun peut porter son fardeau, même s’il est lourd, jusqu’à la tombée de la nuit. Chacun peut accomplir son travail, même fatigant, chaque jour. Et avec la force de Dieu, n’importe qui peut vivre avec confiance, affection, et pureté jusqu’au coucher du soleil. Et c’est ce que toute la vie signifie réellement pour nous – juste un jour à la fois.

D’après the Lord is near juillet 1988 (A.J. Pollock)

« Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, qu’il a acquise par le sang de son propre Fils. Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau ; et du milieu de vous-mêmes se lèveront des hommes qui annonceront des doctrines perverses pour entraîner les disciples après eux. C’est pourquoi veillez » Actes 20. 28 à 31.

PRENDRE GARDE À PROTÉGER L’ASSEMBLÉE

Quand l’apôtre Paul avait planté l’évangile dans un pays, il n’abandonnait pas les personnes converties, mais y retournait avec une sollicitude pleine d’affection, les instruisait, les exhortait, les édifiait, et veillait sur la semence qu’il avait plantée, afin qu’elle puisse être protégée et croître dans la connaissance de Christ. Il ne négligeait pas le jardin du Seigneur, sachant bien que les épines peuvent germer où pousse la bonne semence, et que l’ennemi peut gâter la moisson, si le jardin n’est pas bien gardé. Il est nécessaire, maintenant plus que jamais, de faire cela, quand nous sommes dans les temps dangereux des derniers jours. Bien que l’ennemi ne puisse jamais arracher les brebis de la main du bon Berger, il peut cependant les disperser. Elles peuvent subir l’attaque de toute sorte de mauvaises doctrines, qui empêchent leur croissance, qui piétinent la gloire du Seigneur, détruisent le témoignage qui Lui est rendu, et ôtent les chandeliers. Que les serviteurs du Seigneur prennent garde !

D’après the Lord is near juillet 1988 (J.N. Darby)

« Se tournant vers la femme, il (Jésus) dit à Simon : – Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers. Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum » Luc 7. 44 à 46.

LE PARDON DE DIEU POUR LE PÉCHEUR REPENTANT

Ce récit est très touchant pour l’âme, et très significatif. Tout ce que nous savons de cette femme, c’est que c’était une pécheresse, qu’elle avait les cheveux longs, et qu’elle pleurait en entrant dans la maison du pharisien. Il ne nous est pas dit pourquoi elle était venue, ni pourquoi elle pleurait, mais les raisons ne sont pas difficiles à voir. Ce n’était visiblement pas, comme dans la plupart des autres récits, pour rechercher de l’aide ou la guérison. Non ! C’était simplement la puissance d’attraction qui l’attirait à Lui, quelque misérable femme qu’elle ait été. Sans prononcer un seul mot, elle sortit de toutes les limites pour venir dans la présence de Celui qui était la douceur et la bonté dont elle avait entendu parler.

Que trouva-t-elle aux pieds de cet Ami des pécheurs ? Il le lui dit : « Ta foi t’a sauvée, va en paix ». Le fier pharisien ne pensait pas avoir besoin de cette bénédiction, bien qu’il ait été un pécheur comme la femme.

Lequel d’entre vous qui lisez ceci ne s’est jamais trouvé dans la présence de Dieu comme l’a fait cette femme ? Souvenez-vous qu’elle ne pleurait pas pour avoir de l’aide dans la maladie ; elle vint en pleurant, sentant la misère du lourd fardeau de ses péchés, attirée par la grâce du Seigneur. Vous est-il arrivé de pleurer en vraie repentance à cause de la grâce du Seigneur ? Si c’est le cas, le Seigneur a apprécié ces larmes, les a acceptées comme une preuve de votre repentance, et vous a pardonné.

D’après the Lord is near juillet 1988

« L’un meurt en pleine vigueur, entièrement tranquille et à l’aise ; ses flancs sont garnis de graisse, et la moelle de ses os est abreuvée. Et l’autre meurt dans l’amertume de son âme et n’a jamais goûté le bonheur » Job 21. 23 à 25.

LA SAGESSE DE DIEU DANS NOS CIRCONSTANCES

Job était plus attentif que ses trois amis à observer les faits durs et froids de l’expérience humaine. Ils prétendaient que les méchants était punis dans leur vie à cause de leurs mauvaises actions, et que les justes étaient récompensés par des circonstances agréables sur la terre – donc, que Job avait dû être un méchant puisqu’il souffrait. Cette doctrine ne correspondait pas du tout aux faits, comme Job le leur répondit aussitôt. L’un peut être juste et beaucoup souffrir ; un autre peut être méchant et sembler avoir tout en sa faveur, et cela jusqu’au bout, quand il meurt sans avoir souffert du tout. Si nous considérons tous les cas de manière raisonnable, nous ne pouvons que conclure qu’il n’y a pas de modèle constant.

D’autre part, l’un peut avoir des circonstances des plus agréables et beaucoup de bénédictions, et sa fin ne sera que désillusion, vide, et regret. Un autre peut avoir eu une vie de grandes souffrances et de grandes épreuves, et pourtant être plein de joie et de paix débordantes dans la connaissance du Seigneur Jésus.

Le Dieu de la création est-Il au-dessus de toutes les circonstances ? Oui, absolument ! Alors, est-Il injuste dans toutes les choses qu’Il permet ? Non, Dieu ne peut pas être injuste, car Il est absolument juste, et un Dieu d’amour. Nous ne comprenons pas cela parce que nous voyons les choses seulement du point de vue étroit de notre expérience. Dieu considère tout depuis un niveau beaucoup plus élevé – en fait, celui de l’éternité. En réalité, il faudra l’éternité pour amener tout en équilibre, comme nous le verrons à la fin.

Dans l’intervalle, la foi – la confiance simple et spontanée dans le Seigneur Jésus Christ – est indispensable pour donner la tranquillité et la paix du cœur, dans quelques circonstances que nous devions traverser.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Vous entretenant par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur » Éphésiens 5. 19.

« Que la Parole du Christ habite en vous richement, vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu » Colossiens 3. 16.

CHANTEZ DES CANTIQUES !

Il y a peu de chrétiens intelligents, à l’esprit stable, qui auraient l’idée de mettre en question l’emploi d’un recueil de cantiques. La plupart d’entre nous avons appris à l’apprécier comme une grâce spéciale accordée par le Seigneur Lui-même pour notre réconfort et notre bénédiction, non seulement dans les réunions de l’assemblée, mais aussi dans la vie privée. Chanter des cantiques est l’un de nos exercices les plus heureux, et nous sommes pleinement assurés que des chants de louanges, montant du cœur des enfants de Dieu, Lui sont agréables. L’Écriture abonde, non seulement en conseils et suggestions, mais avec l’enseignement le plus clair et le plus positif sur ce sujet intéressant et important. Elle ne laisse pas la moindre place pour mettre en question l’à-propos, la place morale, et la valeur précieuse de cantiques, aussi bien dans le culte en commun que dans la lecture en famille.

Ainsi, en Matthieu 26 et en Marc 14, il nous est dit que le Seigneur et ses apôtres chantèrent une hymne à la fin du dernier souper, avant d’aller au Mont des Oliviers. L’Esprit ne nous a pas dit quel cantique fut chanté en cette occasion mémorable et solennelle ; mais Il a rapporté le fait pour notre instruction, et cela nous suffit. Cela nous donne avec autorité, mais aussi comme exemple aussi intéressant que possible, l’habitude du chant. Si notre Seigneur béni et ses apôtres ont chanté une hymne après le souper, nous n’avons pas besoin d’une autre autorité sur le sujet. Un tel exemple doit être suffisant pour nous encourager à faire de même.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir … Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas la mèche qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité » Ésaïe 42. 1 et 3.

SERVIR LES AUTRES AVEC L’AFFECTION CHRÉTIENNE

Nous voyons ici l’action, du point de vue de l’homme, du Serviteur modèle. Les deux images, du roseau froissé, et de la mèche qui brûle à peine, insistent sur la bonté et la douceur des actions de notre Seigneur avec les hommes. Un roseau froissé est pratiquement sans valeur, et on le met de côté. Mais ce n’est pas ainsi que le Seigneur agit avec les hommes. Personne n’est sans valeur, ou privé de sa sympathie, quelque abattu qu’il puisse être, du point de vue physique, spirituel, ou psychologique. Des mèches qui brûlent à peine sont faibles, fragiles, et facilement éteintes. Qui prendrait le temps et aurait la force de ranimer une telle lumière vacillante ? Le Seigneur ! Il est tendre et patient avec nous. Il sait comment nettoyer la mèche et ranimer la faible étincelle en une flamme de pleine lumière.

Vous sentez-vous maintenant, quant à votre foi, comme un roseau froissé ou une flamme qui brûle à peine ? Peut-être êtes-vous tellement accablé que vous êtes presque détaché de la foi. Peut-être que votre flamme est presque éteinte quant à tout service chrétien. Pensez à la manière dont le Seigneur a agi avec la femme samaritaine, ce roseau froissé, ou avec la flamme vacillante de Nicodème. Le Serviteur modèle est toujours occupé à soigner et aider les roseaux froissés et les flammes qui brûlent à peine. Soumettez-vous à ses mains tendres. Ne renoncez pas !

Et ceux d’entre nous qui avons connu son toucher d’affection quand nous étions froissés et que notre lumière brûlait à peine, nous devons comprendre comme il est important de suivre son exemple dans la manière dont nous traitons nos compagnons de service et d’autres personnes qui sont souffrantes.

D’après the Lord is near juillet 1988

TRADUCTION DE FEUILLETS (148)

« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » 2 Corinthiens 5. 17.

NOUS AVANÇONS TOUS VERS L’ÉTERNITÉ

Certains d’entre nous avancent à grands pas, et d’autres en hésitant et lentement, mais nous nous habituons tous à l’idée qu’un nouvel ordre de choses va se produire. C’est lorsque nous demandons quel genre de nouvel ordre ce sera, qu’apparaissent des divergences.

Êtes-vous conscient du fait qu’un nouvel ordre est pleinement prédit dans la Bible ? L’évangile déclare clairement que Dieu « a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 31). Or la justice est l’opposé exact du péché. Il est donc certain que, lorsque Dieu établira son nouvel ordre, Il ne fermera pas les yeux sur le fait terrible du péché, quoi que fassent les hommes. Prenez garde de ne pas fermer les yeux devant cela – en particulier le fait de vos propres péchés, qui souillent tellement de pages du récit de votre vie.

La résurrection de Christ est la preuve que le nouvel ordre sera établi par Dieu quand le moment sera venu – et cela peut être très bientôt. C’est aussi la preuve que l’œuvre de l’expiation du péché, qu’Il a accomplie dans sa mort sur la croix, est non seulement parfaite, mais aussi acceptée par Dieu en notre faveur. En conséquence, il vous est offert, en ce moment même, dans l’évangile, le pardon et le salut en son nom : « Par lui vous est annoncé le pardon des péchés, et de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, quiconque croit est justifié par lui » (Act. 13. 38 et 39).

D’après the Lord is near juillet 1988 (F.B. Hole)

« Tes témoignages sont aussi mes délices, mes conseillers » Psaume 119. 24.

LA BIBLE, PAROLE DE DIEU

Prenons la Parole de Dieu et cherchons-y un trésor caché, en l’étudiant soigneusement et méthodiquement pour en apprendre plus sur son Auteur béni.

Nous allons dans le Pentateuque comme dans la source des semences, pour y apprendre les différents commencements, lois et commandements. Tout le récit, de la Genèse à Esther, nous donne des exemples de vies, mêlés à des types et des allégories.

Dans les livres poétiques, nous avons des chants dans la nuit, avec Christ et sa croix comme thème central. Les Proverbes nous fournissent de la sagesse pour la vie quotidienne. La prophétie nous annonce à l’avance des évènements à venir : Christ le Messie-Roi, l’espérance dernière.

Les Évangiles nous montrent la vie parfaite du Sauveur au milieu des hommes, et nous donnent son enseignement. Les Actes versent de la lumière sur la présence et la puissance du Saint Esprit agissant au travers des apôtres, et montrent l’Église dans ses premiers jours.

Suivent les vingt-et-une épîtres, avec de l’enseignement pour le croyant, individuellement – et pour l’Église, collectivement. Après avoir lu les quatre Évangiles et les Actes, il est très important d’étudier avec prière les épîtres, car le corps de l’enseignement chrétien y est exposé. Elles décrivent notre position et notre relation par la grâce souveraine, la vie pratique correspondant à notre appel élevé et céleste, et l’avenir des croyants de notre dispensation.

Le livre de l’Apocalypse termine le volume inspiré. Nous y trouvons la vérité sur les derniers jours pour l’Église, pour les Juifs et les nations de la terre. C’est la lumière pour les justes « qui croît toujours plus jusqu’au plein jour », la fin et le terme de toutes choses.

La Bible entière est vraiment une table bien fournie, pleine de bonnes paroles et de délices royales.

D’après the Lord is near juillet 1988 (A.E. Booth)

« Des fils d’Issacar, qui savaient discerner les temps pour savoir ce que devait faire Israël : leurs chefs, deux cents, et tous leurs frères à leur commandement » 1 Chroniques 12. 33.

« Fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » Hébreux 12. 2.

TOUS LIÉS DANS L’OBÉISSANCE AU CHEF

En Israël, tous étaient en rangs sous leur drapeau et sous leur capitaine. Mais il y a une grande différence entre la guerre physique et le combat spirituel. Dans le premier cas, la responsabilité assumée par le conducteur supprime en partie la responsabilité de ceux qui le suivent. On admire le dévouement sans hésitation de ceux qui marchent devant, même au risque de leur vie, suivant la volonté d’un autre – sachant très bien, peut-être, que quelqu’un a fait une erreur.

Dans le combat spirituel, la responsabilité du conducteur ne supprime pas celle de celui qui le suit. S’il est mal dirigé, il en est coupable. Il n’a pas compromis seulement lui-même, mais toute la cause avec laquelle il est identifié. Il est coupable, parce qu’il n’y a qu’un Conducteur infaillible pour son peuple, dont la voix doit être entendue partout au milieu du bruit du champ de bataille ; et tout chef subordonné doit faire entendre aux hommes cette voix – tous doivent dire : Suivez-moi, comme moi aussi je suis Christ.

Ne permettez à personne de se placer entre votre âme et Christ. Lui seul est votre Maître ; c’est à Lui seul que vous devez rendre des comptes. La vigueur, la clarté, la fidélité de votre vie dépendent de la manière dont vous demeurez seulement à la place de dépendance de Lui seul. Ce n’est pas, bien sûr, que vous deviez refuser l’aide qu’Il vous donnerait par quelqu’un autre ; ce ne serait que pur orgueil et un esprit de suffisance. Dieu nous a donnés les uns aux autres pour toute l’aide que nous pouvons nous donner l’un à l’autre.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui » Ésaïe 42. 1.

JÉSUS CHRIST, LE PARFAIT SERVITEUR

Dans la prophétie d’Ésaïe, cette vérité extraordinaire apparaît clairement : le Messie viendrait comme un Serviteur, apparaît clairement. De nombreuses prophéties de l’Ancien Testament prédisent que le Messie viendrait comme un grand Prophète, un Sacrificateur parfait, et un Roi puissant. Mais le prophète Ésaïe insiste sur le fait que le Messie viendrait aussi comme un humble Serviteur. Cette idée était tellement choquante pour les Juifs que le Judaïsme a écarté cette vérité. Le concept du Messie, dans le judaïsme orthodoxe, aujourd’hui, n’accepte pas qu’un humble serviteur, comme Jésus de Nazareth, soit un type du Messie.

Le Seigneur Jésus Christ était le parfait Serviteur, pour nous un modèle à suivre. Tout au long des jours de son ministère terrestre, Il était entièrement occupé à servir les autres ; toutes ses actions, tous ses motifs étaient conduits par l’Esprit, et ainsi plaisaient à Dieu. Remarquez que la même puissance du Saint Esprit est à notre disposition pour le service aujourd’hui, si nous agissons comme le faisait le parfait Serviteur.

Souvenez-vous de la déclaration du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ». Pourrait-il y avoir quelque louange plus élevée de la part de Dieu que ce : « en qui j’ai trouvé mon plaisir » ? Le Serviteur modèle ne manqua jamais à son obéissance ou à sa soumission au Père. Comment pouvons-nous réjouir notre Seigneur quand notre dévouement est souvent si faible et vacillant, ou quand nous sommes plus gouvernés par notre plaisir ou notre prestige que par le désir de plaire à Dieu, ou quand nous nous soucions plus de notre image publique que de refléter son image ? Puisse notre service chrétien être plus tourné vers Dieu, comme celui du parfait Serviteur !

D’après the Lord is near juillet 1988

« Jésus lui dit : – En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » Luc 23. 43.

DEUX AVENIRS TRÈS DIFFÉRENTS

Les deux malfaiteurs mourants avaient été tous les deux coupables de se moquer du Seigneur Jésus quand Il était pendu entre eux sur la montagne du Calvaire. Cependant l’un d’eux, tandis qu’il était pendu là, fut merveilleusement transformé dans son attitude, comme ôté du seuil de la destruction éternelle par la grâce du Seigneur Jésus. Lorsqu’il changea et se jugea digne d’être crucifié à cause de ses péchés, il fit appel au Seigneur, pour qu’Il se souvienne de lui quand il viendrait dans son royaume. La foi avait été allumée dans son âme, pour qu’il croie que Jésus prendra un jour le royaume d’une grande gloire.

Mais le Seigneur Jésus lui dit qu’il recevrait une beaucoup plus grande bénédiction que cela. Et il n’avait même pas à attendre pour cela. Jésus lui assura que, ce même jour, il serait avec Lui dans le paradis. Le corps du Seigneur fut mis dans le tombeau, et ceux des malfaiteurs jetés dans la fosse commune. Le malfaiteur incrédule, malheureusement, n’allait que dans les ténèbres et le jugement. Le Seigneur Lui-même remit son esprit à son Père – et la présence du Père, c’est le paradis, le troisième ciel (2 Cor. 12. 2 à 4), où Il alla immédiatement après sa mort. Par la grâce de Dieu, il ne fait pas de doute que le malfaiteur croyant fut aussi immédiatement dans le paradis, avec le Seigneur Jésus.

Ceci ne contredit pas les paroles du Seigneur : « Tu ne laisseras pas mon âme en hadès et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption » (Act. 2. 27). Car le hadès est l’état invisible dans lequel l’âme et l’esprit du Seigneur Jésus étaient après sa mort. Les corps des malfaiteurs virent certainement la corruption, mais celui du Seigneur Jésus fut ressuscité, et Il est, sous forme corporelle, dans le paradis aujourd’hui. L’esprit et l’âme des croyants sont aussi là, et attendent la venue du Seigneur, quand leur corps sera ressuscité pour être aussi avec Lui.

D’après the Lord is near juillet 1988 (L.M. Grant)

« J’ai vu la fin de toute perfection. Ton commandement est très étendu » Psaume 119. 96.

SE NOURRIR DE LA PAROLE DE DIEU

Élargissez votre monde. Lisez un journal à l’heure du repas. C’est l’annonce qu’on lit sur le côté d’un véhicule livrant des périodiques. Soit que notre monde implique du jardinage ou des échanges de nouvelles, des sports ou des savons, des automobiles ou des engins spatiaux, nous pouvons certainement l’élargir en lisant le dernier périodique sur le sujet.

Mais supposez que notre monde implique d’atteindre ceux qui sont perdus, d’encourager les croyants, d’enseigner la Parole de Dieu et, de manière générale, de vivre pour la gloire de Dieu. Pour cela, nous aurons besoin de quelque chose de plus que du dernier périodique – même s’il peut être utile à sa place. Pour élargir notre monde dans le sens de vivre pour Christ, nous avons besoin de la précieuse Parole de Dieu.

Je suis frappé de la description du psalmiste au sujet du commandement de Dieu comme étant très étendu. Mais je n’en suis pas surpris : ce qui est de Dieu doit toujours dépasser ce qui est de l’homme. Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi ses pensées sont plus élevées que les nôtres, et ses voies, plus que nos voies. Les pensées de l’homme nous conduisent toujours à la fin de toute perfection ; les pensées de Dieu nous conduisent à une jouissance plus grande de ses perfections. Il n’est pas étonnant que le psalmiste poursuive en s’exclamant : « Combien j’aime ta loi ! tout le jour je la médite ».

Remarquez l’expression « tout le jour ». Un journal, ou quelques versets de la Bible élargiront un peu notre monde. Mais, sommes-nous intéressés seulement par un peu de largeur, ou par une grande étendue ? Alors la réponse n’est pas un peu, mais un festin ; non pas une pensée passagère, mais une méditation de tout le jour. Il en résultera un esprit vraiment large.

D’après the Lord is near juillet 1988 (G.W. Steidl)

« Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement, – ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, sans avoir à faire avec le péché, à ceux qui l’attendent, pour le salut » Hébreux 9. 27 et 28.

SERVIR PAR AMOUR

La mort est ainsi l’appel de Dieu à l’homme pour qu’il vienne devant son jugement, et personne ne peut échapper là à la condamnation, sauf ceux qui confessent Christ comme leur Sauveur, et sa mort sur la croix comme leur propre condamnation, supportée par leur Substitut. La condamnation ne peut éviter la croix de Christ, car là Il a souffert le plein jugement sur le péché, de sorte que tous ceux qui ont trouvé leur refuge à la croix sont au-delà des droits de la justice. Ils sont blanchis de leur culpabilité et sont désormais purs comme Christ Lui-même. Ils sont acceptés en Lui, le Bien-aimé, et l’amour de Dieu repose sur eux comme il le fait en Christ, non pas à cause de quelques mérites qu’il y ait en eux, mais à cause de la valeur que Dieu trouve en Christ, avec Lequel ils sont unis par l’Esprit.

Il n’y a donc pas de variations dans l’amour de Dieu envers nous, puisqu’il repose entièrement sur la valeur immuable et sans changement du sacrifice de Christ. Et il ne peut pas y avoir non plus de changement dans l’acceptation du croyant, car il est « accepté dans le Bien-aimé ».

Le croyant ainsi libéré du souci quant à son acceptation par Dieu peut se dévouer sans distraction et plein d’adoration à quelque service que le Maître considère à propos de lui confier. Service béni ! Puissions-nous y abonder jusqu’à ce qu’Il revienne !

D’après the Lord is near juillet 1988

« De même que le sarment ne peut pas de lui-même porter du fruit, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus vous ne le pouvez pas, à moins que vous ne demeuriez en moi » Jean 15. 4.

LE FRUIT DE L’ESPRIT CHEZ LES CROYANTS

Dieu s’attend à trouver du fruit produit par sa grâce. Il n’en trouve pas sauf dans le cœur qui est soumis à Christ. Une telle soumission à Christ, toutefois, n’est ni un effort religieux, ni le rite extérieur du baptême, ni l’appartenance à une église, ni un titre ecclésiastique. Il est bien mis en vue dans l’image que le Seigneur Lui-même donne dans le verset ci-dessus – l’union vitale du sarment avec le cep. Cette union rend possible le flux de la sève, qui ensuite produit du fruit.

Le Seigneur dit : « Mon Père est le cultivateur ». Le Père regarde depuis le ciel, recherchant du fruit de tous ceux qui, sur la terre, professent le nom de son Fils – ce Fils en qui Il trouve tellement son plaisir. Lui seul sait si cette déclaration est réelle ou une prétention. Si elle est réelle et non pas simulée, Il cherche à stimuler la production de toujours plus de fruit. Quand Il voit qu’il y a quelque fruit, Il se sert de sa soigneuse habileté comme un cultivateur pour nettoyer une telle branche, pour la rendre plus fertile.

Nous ne sommes pas non plus laissés dans l’ignorance au sujet de ce qui constitue le fruit : « le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 22 et 23).

Soyons donc clairs à ce sujet : Le Seigneur, ici, ne parle pas du salut ou de la vie éternelle. Il désire que ses disciples qu’Il laisse sur la terre pendant qu’Il retourne à son Père, assument leur responsabilité de reproduire ses propres traits moraux. Nous-mêmes, comme eux, avons cette capacité, cette responsabilité, et le privilège de porter du fruit en restant continuellement en communion avec Lui.

D’après the Lord is near juillet 1988

« Tu feras sur ses bords des grenades de bleu, de pourpre, et d’écarlate, tout autour, et des clochettes d’or entre elles, tout autour » Exode 28. 33.

LE TÉMOIGNAGE DU CROYANT

Ce verset nous dit que les clochettes étaient en or, et que les grenades étaient de bleu, de pourpre, et d’écarlate. L’or parle des choses divines, et les clochettes d’or font retentir devant l’homme le témoignage divin de l’œuvre du Saint Esprit en nous. Les grenades, en même temps, sont une preuve du témoignage, chaque couleur indiquant le fruit.

Le bleu des grenades représentait le fruit d’un caractère céleste, le bleu étant la couleur principale dans le tabernacle. Cela convenait au sacrificateur saint qui entrait dans la présence de Dieu, au-delà du voile, avec du fruit pour Lui – c’est-à-dire « le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15), « des sacrifices spirituels » (1 Pier. 2. 5). Pour nous, cela parle d’adoration.

La pourpre des grenades dépeint le fruit royal, nous rappelant le Roi qui portait un vêtement de pourpre et la couronne d’épines. Le sacrificateur royal sortait de la présence de Dieu avec quelque chose de Lui. Nous devons annoncer les vertus de Christ dans ce monde (cf. 1 Pier. 2. 9).

L’écarlate des grenades peut nous rappeler le caractère terrestre de notre Seigneur, montré alors qu’Il marchait devant les hommes. De même, notre fruit écarlate provient de son Saint Esprit qui habite en nous et produit ce fruit, qui est « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 22 et 23).

D’après the Lord is near juillet 1988

« Tire-moi : nous courrons après toi. – Le roi m’a amenée dans ses chambres. – Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi » Cantiques des cantiques 1. 4.

ATTIRÉS VERS LUI POUR LE SUIVRE

L’enfant de Dieu, parce qu’il possède une vie nouvelle en Christ, a des désirs nouveaux et des capacités nouvelles. Cependant la chair est faible, et il a besoin d’être tiré par le Seigneur Jésus Lui-même pour pouvoir jouir de la douceur et de la bénédiction de sa présence. Ce n’est pas une action automatique, mais qui exige un exercice de cœur et d’âme dans la prière, pour la douce action du Seigneur Lui-même, qui nous amène dans la communion avec Lui.

Les résultats de cela sont pleins d’intérêt : « Nous courrons après toi ». Être tiré est très personnel, mais les autres, maintenant, sont inclus dans l’heureux empressement à Le suivre. Quelle influence précieuse nous aurons sur d’autres si nous sommes vraiment attirés au Seigneur ! Car eux aussi seront encouragés à Le suivre de tout leur cœur.

Le pronom personnel est à nouveau employé : « Le roi m’a amenée dans ses chambres ». La communion secrète du cœur avec Lui, dans le sanctuaire de sa propre présence, est certainement ce que chaque croyant devrait désirer et cultiver profondément. Rien ne peut remplacer le fait d’être seul avec Lui.

Mais nous nous réjouissons aussi d’en voir d’autres entrer dans tout ce qu’ils peuvent de la bénédiction de la Personne de Christ. En conséquence : « Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi ». Cela ne nous encourage-t-il pas beaucoup quant au privilège de nous souvenir du Seigneur dans la fraction du pain avec ses chers croyants ? Être d’abord seul avec le Seigneur est précieux mais ensuite, un cœur élargi qui inclue d’autres croyants est aussi quelque chose de profondément précieux. Dans ce cas-là nous ne disons plus « Je » dans la prière ou l’action de grâces, mais « Nous ». Jouissons-nous tellement de la communion avec le Seigneur que nous en encourageons d’autres à Le suivre et à L’adorer ?

D’après the Lord is near juillet 1988 (L.M. Grant)

UNE OBSERVATION ERRONÉE

« Tu as dit : Personne ne me voit » Ésaïe 47. 10.

Quand nous lisons la Bible, nous faisons l’expérience de la manière dont Dieu place un miroir devant nous et nous fait remarquer quelque chose qui ne va pas. En faisant cela, Il révèle aussi nos pensées et nos réflexions secrètes.

C’est le cas, par exemple, avec ce verset : « Tu as dit : Personne ne me voit ». Il y a certainement eu des moments où nous avons voulu faire quelque chose de mauvais, et nous avons pensé : Personne ne peut me voir ! Mais cela n’est pas vrai. Dieu voit tout ce que nous faisons, disons ou pensons. Au Psaume 33, nous lisons : « L’Éternel regarde des cieux ; il voit tous les fils des hommes » (v. 13). Et en Hébreux 4, il est dit : « Il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire » (v. 13).

Ainsi, Dieu a aussi vu tous les péchés que nous avons pu cacher aux autres. De plus, Il n’oublie rien. Par conséquent, il est préférable que nous confessions sincèrement nos méfaits devant Dieu et, si nécessaire, devant les hommes. Nous ferons alors l’expérience que Dieu nous pardonne et nous purifie de toutes nos injustices.

Deux versets de la Bible nous encouragent à confesser les péchés que nous avons commis :

« Heureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! » Psaume 32. 1.

« Celui qui cache ses transgressions ne prospérera pas, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » Proverbes 28. 13.

D’après « The Good Seed » Février 2025

TENTATIONS ET ÉPREUVES

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été à la mesure de l’homme ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez [supporter], mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » 1 Corinthiens 10. 13.

Chacun de nous connaît des tentations et des mises à l’épreuve dans sa vie sur la terre. La Bible nous montre que toutes les tentations n’ont pas la même origine. Selon d’où elles proviennent, la Parole de Dieu nous donne différentes instructions sur la façon de nous comporter. C’est ainsi que nous pouvons être préservés tout au long du voyage de la foi.

– Il y a des tentations qui viennent de l’intérieur. Elles sont issues de notre vieille nature mauvaise et cherchent à nous pousser à pécher. La Bible nous dit que, lorsque cela arrive, nous devons être conscients que nous sommes morts au péché (Rom. 6. 11). Nous ne devons pas acquiescer à ces tentations.

– Les tentations nous approchent aussi de l’extérieur. Ce sont les incitations à pécher qui viennent du monde. Autrefois, Joseph a été tenté de commettre la fornication dans la maison de Potiphar. Selon la Bible, lorsque nous rencontrons cette sorte de tentation, il n’y a qu’une seule chose à faire : fuir immédiatement ! (1 Cor. 6. 18 ; 10. 14).

– Quelquefois, le diable aussi nous attaque. C’est une tentation qui vient d’en-bas. Il veut semer le doute dans nos cœurs au sujet de Dieu et de sa Parole, et nous éloigner du droit chemin. Dans ce cas, la Bible nous appelle à résister à l’ennemi par la Parole de Dieu. Il s’enfuira alors de nous (Jac. 4. 7).

– Il y a aussi dans nos vies des épreuves qui viennent d’en-haut. C’est lorsque Dieu Lui-même nous met à l’épreuve. Il le fait, dans sa sagesse, pour nous éduquer pour Lui-même. Il veut que notre foi devienne plus visible. Dans cette mise à l’épreuve, nous devons persévérer avec humilité. (Jac. 1. 2 et 3 ; 1 Pier. 5. 6).

D’après « The Good Seed » Février 2025

RICHES ET PAUVRES (Selon le livre des Proverbes)

Les richesses : une idole potentielle

« Les biens du riche sont sa citadelle ; la ruine des misérables, c’est leur pauvreté » Proverbes 10. 15.

« Celui-là tombe qui se confie en ses richesses ; mais les justes verdissent comme la feuille » Proverbes 11. 28.

Autrefois les cités fortifiées étaient des lieux sûrs. C’était les plus riches qui y habitaient, parce que les pauvres n’en avaient pas les moyens. Habiter en ville signifiait avoir un rang social élevé. Le verset de Proverbes 10. 15 ne dit pas seulement que le riche habite dans la ville fortifiée, mais il affirme que sa fortune est comme cette ville fortifiée. En quelque sorte, notre richesse peut devenir notre identité et, en conséquence, notre idole. Dans le récit de l’homme riche et Lazare (Luc 16. 19 à 31), le nom de l’homme riche ne nous est pas donné. Il est appelé « le riche » parce que tout ce qu’il était se résumait dans sa richesse et son statut social. Si nous identifions une personne avec ses biens, nous risquons de considérer le pauvre comme réellement inférieur au riche. Quelle pensée honteuse !

Si nous nous définissons par rapport à nos biens et que, tout à coup, nous en sommes privés, il ne reste plus rien de notre personnalité. Au contraire, celui qui est sage possédera toujours un trésor : « La crainte de l’Éternel » (És. 33. 6). Pour ceux qui croient au Seigneur Jésus, le Sauveur est le bien le plus précieux (voir 1 Pier. 2. 7).

– Seigneur, il suffit de peu pour que je fasse de mon statut social mon identité personnelle. Mon travail, mon compte en banque, mon cercle d’amis, peuvent prendre trop de place dans mon cœur. Aide-moi à ne me confier qu’en toi seul !

La vraie richesse : pouvoir donner -1

« Tel disperse, et augmente encore ; et tel retient plus qu’il ne faut, mais ne fait que s’appauvrir. L’âme qui bénit sera engraissée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé. Celui qui retient le blé, le peuple le maudit ; mais la bénédiction sera sur la tête de celui qui le vend » Proverbes 11. 24 à 26.

« Celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et celui qui sème largement moissonnera aussi largement » 2 Corinthiens 9. 6.

Le texte ci-dessus affirme que, plus nous distribuons nos richesses, plus nous en accumulons ; au contraire, plus nous cherchons à les garder égoïstement pour nous, plus elles s’évanouissent. Comment cela est-il possible ? Un exemple tiré de l’agriculture nous aidera à comprendre ce qui semble être un paradoxe : plus on répand de semence, plus la récolte sera abondante. Les petites graines se transforment en une riche moisson de produits consommables et commercialisables. De la même manière, nous comprenons que l’argent est une semence qui peut être transformée en vraie richesse, mais seulement s’il est dépensé généreusement – « Celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et celui qui sème largement moissonnera aussi largement » (2 Cor. 9. 6).

Cela ne signifie pas que plus nous donnons d’argent, plus nous en gagnerons. En fait, ce que nous donnons avec sagesse, que ce soit matériellement ou spirituellement, pour aider notre prochain en difficulté, c’est ce qui produira une vraie richesse : une vie transformée pour les autres, et une meilleure santé spirituelle pour nous-même. C’est ainsi que nous marcherons sur les traces de Celui qui a tout donné, jusqu’à sa propre vie, afin de nous attirer à Lui.

– Seigneur Jésus, tout ce que tu m’as donné en mourant sur la croix a eu pour résultat la résurrection et la vie éternelle, et m’a procuré une bénédiction immense et éternelle. Donne-moi la foi pour suivre tes traces, pour savoir donner une partie de mes biens, mais aussi pour consacrer une partie de mon temps aux autres. Je pourrai ainsi voir ta grâce et ta vie se développer dans ceux qui nous entourent.

La vraie richesse : pouvoir donner -2

« [Celui qui a] l’œil bienveillant sera béni, car il donne de son pain au pauvre » Proverbes 22. 9.

« Qui méprise son prochain pèche, mais heureux celui qui use de grâce envers les malheureux ! » Proverbes 14. 21.

En quoi consiste la bénédiction de celui « qui a l’œil bienveillant » ? En premier lieu, celui qui porte sur les autres un regard bienveillant et généreux éloigne de nous l’égoïsme et l’envie de posséder nos biens exclusivement pour notre propre usage. En outre, la bénédiction dont parle ce verset de Proverbes 22 consiste avant tout à vivre concrètement l’amour selon Dieu. Nous nous sentons riches et satisfaits quand nous aimons et que nous sommes aimés. La générosité est un acte d’amour envers Dieu et envers les autres ; si nous la mettons en pratique, l’argent ne sera plus une monnaie d’échange permettant d’obtenir un certain statut social ou le pouvoir, mais il deviendra un moyen d’exprimer notre amour.

Nous aimons le Seigneur lorsque nous considérons nos biens comme étant sa propriété et que nous les utilisons pour des projets selon son cœur.

Nous aimons notre prochain lorsque nous nous servons de nos biens pour guérir et fortifier les autres.

Plus nous donnerons à ceux qui sont dans le besoin, plus nous ressemblerons à Jésus Christ, qui a donné par amour sa propre vie.

– Seigneur, il n’y a qu’une seule « monnaie d’échange » qui ait une grande valeur : c’est l’amour. Ne permets pas que je privilégie la sécurité financière aux dépens de l’amour. Aide-moi à utiliser mon argent par amour pour les pauvres, ceux qui ne te connaissent pas, les membres de ma famille et les croyants qui sont dans le besoin.

La vraie richesse : pouvoir donner -3

« Qui donne au pauvre ne manquera de rien, mais qui détourne les yeux sera comblé de malédictions » Proverbes 28. 27.

« Qui opprime le pauvre outrage Celui qui l’a fait, mais celui qui l’honore use de grâce envers l’indigent » Proverbes 14. 31.

Si un croyant est généreux, il ne sera jamais dans le besoin, « il ne manquera de rien ». De la même manière, dans les Évangiles, Jésus promet que si nous perdons des biens à cause de Lui, nous en retrouverons beaucoup d’autres, « en ce temps-ci, cent fois autant » (voir Marc 10. 29 à 31). Cela ne veut pas dire que ceux qui font preuve de générosité s’enrichissent, mais plutôt que Dieu ne reste pas débiteur envers ceux qui acceptent de faire des sacrifices pour aider les autres, et qu’Il pourvoira à leurs besoins. Ces donateurs éprouveront même la joie qui découle du partage de leurs propres biens avec les frères et sœurs de l’Assemblée, montrant ainsi, d’une manière pratique, l’amour chrétien. La générosité qui les anime leur procure des bénédictions qui ne sont pas nécessairement de caractère matériel, mais certainement spirituel – « un trésor dans le ciel » (Marc 10. 21).

L’Église primitive nous montre l’exemple d’une vie communautaire vécue sous le signe de l’amour et de la générosité réciproques, de sorte que personne n’était dans le besoin : « La multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme ; et personne ne disait d’aucun de ses biens qu’il lui appartenait en propre ; mais tout était commun entre eux » (Act. 4. 32).

– Seigneur, ce n’est pas ta volonté que je vive de manière individualiste, d’autant plus que cela me rend vulnérable. Change mon cœur et fortifie l’Assemblée, afin que nous, ton peuple, nous puissions montrer réellement que nous sommes membres les uns des autres.

Simplicité, satisfaction et générosité

« Éloigne de moi la vanité et la parole de mensonge ; ne me donne ni pauvreté ni richesse ; nourris-moi du pain qui m’est nécessaire, de peur que je ne sois rassasié, et que je ne te renie et ne dise : Qui est l’Éternel ? et de peur que je ne sois appauvri, et que je ne dérobe, et que je n’outrage le nom de mon Dieu » Proverbes 30. 8 et 9.

L’argent peut nous égarer, soit que nous en ayons, soit que nous n’en ayons pas. Les pauvres peuvent être tentés de commettre un délit pour obtenir de l’argent. Se sentant injustement exclus de la prospérité économique, ils pourraient éprouver le désir, selon eux justifié, d’obtenir leur « part du gâteau » d’une manière illégale ou violente.

Le Seigneur parle de notre pain quotidien (Mat. 6. 11) et l’apôtre Paul nous exhorte à être contents d’avoir de quoi nous nourrir et nous vêtir (1 Tim. 6. 7 et 8), ce qui signifie estimer suffisant le fait d’avoir un style de vie modeste. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que les chrétiens devraient se dépouiller de tout ce qui n’est pas strictement indispensable ? Pas nécessairement, parce qu’il faut qu’il y ait des chrétiens à tous les niveaux et dans tous les domaines de la société. Mais nos maisons, nos vêtements et notre style de vie devraient refléter, dans notre environnement, une certaine forme de sobriété, et nous permettre d’être généreux.

Considérer ce que nous possédons comme un instrument au service des autres, est un comportement conforme aux enseignements bibliques. Et nous, vivons-nous sobrement afin de pouvoir être généreux avec ceux qui sont dans le besoin ?

– Seigneur, ne permets pas que je considère mes biens comme des trésors personnels, ni ma relation avec toi comme un moyen d’obtenir des avantages matériels. Incite mon cœur à faire de toi mon trésor le plus précieux et à considérer mes biens comme un moyen d’être à ton service.

Une dette envers notre prochain

« Ne refuse pas le bien à celui à qui il est dû, quand il est au pouvoir de ta main de le faire. Ne dis pas à ton prochain : Va et reviens, et je te donnerai demain, quand tu as de quoi donner » Proverbes 3. 27 et 28.

Est-ce que nous connaissons une personne âgée qui n’a pas les moyens de payer quelqu’un pour l’aider dans les travaux domestiques, ou un voisin qui ne peut pas assumer le coût des études de ses enfants ? S’il nous est possible d’aider ces personnes financièrement, ou par des services que nous pourrions leur rendre, notre responsabilité est de le faire. Pourquoi ? Dans les versets ci-dessus, l’expression « à qui il est dû » implique que nous avons des devoirs envers les personnes qui sont dans le besoin.

Le monde appartient à Dieu. S’Il nous accorde des biens matériels, des facultés intellectuelles ou des dons spirituels, cela ne signifie pas que ces choses nous appartiennent. Nous devons gérer ce que Dieu nous a confié comme Il le désire. « Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme de bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu » (1 Pier. 4. 10).

On attribue les paroles suivantes à l’évêque Basile de Césarée (329-379) : « Le pain que nous conservons appartient à ceux qui ont faim ; les vêtements dans nos armoires, à ceux qui sont nus ; l’or que nous avons caché… à ceux qui sont dans le besoin. C’est pourquoi, chaque fois que nous avons eu l’occasion d’aider les autres et que nous avons refusé de le faire, nous leur avons fait du tort ».

– Seigneur, l’avis général m’assure que tous mes biens m’appartiennent, mais je viens de comprendre que c’est une erreur. Fais que j’en sois bien persuadé, afin que je puisse marcher sur les traces de ton Fils, qui a distribué sa richesse aux autres sans limite : « Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).

D’après « Il buon seme » novembre-décembre 2025

BERACA 68 : LE ROI DAVID

Et David « alla avec ses hommes à Jérusalem contre les Jébusiens, habitants du pays ; ceux-ci dirent à David : Tu n’entreras pas ici ; mais les aveugles et les boiteux te repousseront ; – pour dire : David n’entrera pas ici. Mais David prit la forteresse de Sion ; c’est la ville de David… David habita dans la forteresse, qu’il appela ville de David ; et David bâtit tout autour, depuis Millo vers l’intérieur. David allait grandissant de plus en plus ; et l’Éternel, le Dieu des armées, était avec lui » (2 Sam. 5. 6 et 9 et 10).

Le règne de David est établi sur toutes les tribus d’Israël, et déjà l’intérêt des peuples avoisinant Jérusalem se manifeste – les uns pour reconnaître sa domination, les autres pour se révolter, et plus tard se soumettre temporairement (voir : 8. 6 et 10. 6). Le roi de Tyr, envoie « des messagers à David, avec des bois de cèdre, des charpentiers, ainsi que des tailleurs de pierres pour les murailles ; et ils bâtirent une maison à David » (5. 11). Contrairement, les Philistins cherchent à se saisir de lui mais l’Éternel les livre en sa main. Lors d’une deuxième attaque, David interrogea l’Éternel qui lui dit : « Tu ne monteras pas ; contourne-les par derrière, et tu viendras contre eux vis-à-vis des mûriers. Dès que tu entendras sur le sommet des mûriers un bruit de gens qui marchent, alors tu t’élanceras, car alors l’Éternel sera sorti devant toi pour frapper l’armée des Philistins. Et David fit ainsi, comme l’Éternel le lui avait commandé » (v. 23 et 24).

Nous sommes édifiés en constatant que David consulte l’Éternel pour savoir comment agir en face des difficultés – mais aussi attristés de constater qu’après de grandes victoires, il s’appuie sur lui-même, sur son propre jugement, pour ramener l’arche de la maison d’Abinadab à Jérusalem. Cette dernière attitude nous caractérise si facilement, c’est pourquoi veillons à rester attachés au Seigneur pour être dirigés par Lui.

« La première pensée de David, inaugurant son règne, est pour l’arche de l’Éternel. Il rassemble trente mille hommes, l’élite d’Israël, … pour escorter dignement l’arche jusqu’à Jérusalem. Jamais nous ne rendrons trop d’honneur à la Personne du Seigneur Jésus. Seulement cet hommage, ce culte, il faut le Lui rendre avec intelligence et obéissance. Selon l’ordre divin, l’arche aurait dû être « portée sur l’épaule » (Nomb. 7. 9). Mais David et le peuple n’en ont pas tenu compte. À leur avis, un chariot neuf, comme celui qu’avaient employé les Philistins ignorants, ferait beaucoup mieux l’affaire. N’était-ce pas plus pratique que le transport à pied ? Et voilà qu’Uzza, qui a touché l’arche est frappé à mort. Consternation ! Nous ne l’aurions pas cru si coupable. Eh bien, oui ! Dieu veut nous faire comprendre, à nous comme à David, combien il est grave de remplacer ses enseignements par nos bonnes intentions et par nos propres arrangements, spécialement quand il s’agit du culte » (J.K.).

Uzza mort, « David eut peur de l’Éternel en ce jour-là et il dit : Comment l’arche de l’Éternel entrerait-elle chez moi ? David ne voulut pas prendre l’arche de l’Éternel chez lui, … il la fit détourner dans la maison d’Obed-Édom, le Guitthien » (2 Sam. 6. 9 et 10).

Il y a une différence entre la crainte et la peur de l’Éternel. La peur paralyse : Adam après avoir péché dit « : J’ai entendu ta voix, … et j’ai eu peur, … et je me suis caché » (Gen. 3. 10) ; Lot habita dans une caverne car « il eut peur d’habiter dans Tsoar » (19. 30) ; Moïse, après avoir tué l’Égyptien, « eut peur, et… s’enfuit » (Ex. 2. 14). En contraste, pour les enfants de Dieu, dans la crainte de l’Éternel, « il y a la sécurité de la force, et… un refuge pour ses fils » (Prov. 14. 26). Par avance, l’Esprit Saint parle de Christ : « son plaisir sera la crainte de l’Éternel » (És. 11. 3). Lorsqu’Il « habita au milieu de nous », il pouvait dire, en regardant à son Père : « Je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 1. 14 ; 8. 29). Pour nous, la crainte de l’Éternel, c’est le respect et le souci de ne pas déshonorer Celui qui nous a créés et rachetés. « La conséquence de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, c’est la richesse, et la gloire, et la vie » (Prov. 22. 4).

« L’arche de l’Éternel demeura trois mois dans la maison d’Obed-Édom, le Guitthien ; et l’Éternel bénit Obed-Édom et toute sa maison » (2 Sam. 6. 11). L’arche représentait la présence de l’Éternel au milieu de son peuple. Elle était faite de bois de sittim, plaquée d’or au-dedans et au-dehors avec un couronnement d’or tout autour. Elle représentait par avance la parfaite humanité de Christ, le bois de sittim, et sa divinité, l’or. Moïse devait mettre « dans l’arche « les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu » (Ex. 31. 18). Quant à Christ, nous lisons : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 8).

Comme couvercle pour l’arche : « un propitiatoire d’or pur » et au-dessus, deux chérubins faits « d’or battu ». Ils étaient placés, étendant leurs ailes en haut et « couvrant de leurs ailes le propitiatoire » ; leurs faces, l’une vis-à-vis de l’autre, « tournées vers le propitiatoire » (voir : Ex. 25. 17 à 20). À Moïse, l’Éternel dit : « … je me rencontrerai là avec toi et je parlerai avec toi de dessus le propitiatoire » (v. 22).

Le sang d’un taureau pour la maison d’Aaron et le sang d’un bouc pour le peuple étaient aspergés une fois par an « sur le propitiatoire et devant le propitiatoire » (Lév. 16. 14 à 16). En image, les péchés étaient couverts et Dieu pouvait être propice ou favorable à son peuple. L’arche et le propitiatoire sont pour nous une image frappante de Christ, dans sa personne et dans son œuvre. Dans sa vie, Il a magnifié la loi et l’a rendue « grande et honorable » (És. 42. 21) ; par sa mort, Il est la propitiation – ou présenté ainsi : « pour propitiatoire, par la foi en son sang ». C’est ainsi que Dieu est juste quant à sa sainteté pour justifier « celui qui est de la foi en Jésus » (Rom. 3. 25 et 26).

Les chérubins représentent les gardiens de la sainteté de Dieu. David et le peuple étaient allés à Kiriath-Jéarim « pour en faire monter l’arche de Dieu, l’Éternel, qui siège entre les chérubins, et dont le nom est placé là » (1 Chron. 13. 6). Dans une première tentative, ils sont rappelés à la sainteté de Dieu. Trois mois plus tard, ils s’y prendront de façon convenable. Pour nous, en application, honorons la présence du Seigneur dans nos vies, par une marche fidèle – et dans l’assemblée, que tout soit à sa gloire, car Il a promis sa présence, une présence bénie. Oui, « L’Éternel bénit Obed-Édom et toute sa maison ».

UNE RENCONTRE INOUBLIABLE AVEC JÉSUS (5)

Chers frères et sœurs, pour terminer ce sujet et commencer l’année, j’aimerais m’attarder sur le disciple et apôtre Jean.

La première rencontre mentionnée est celle-ci : « Il passa plus loin et vit deux autres frères, Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, dans la barque avec Zébédée leur père, en train de raccommoder leurs filets, et il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent » (Mat. 4. 21 et 22). Jésus vient d’appeler deux pêcheurs, Simon et son frère André, et maintenant il en appelle deux autres, Jacques et Jean. À l’appel du Messie, ils quittent tout pour le suivre. Quelle confiance, quelle foi, quelle détermination ! Nous retrouvons ce quatuor de frères un peu plus tard : « Et aussitôt, en sortant de la synagogue, ils allèrent avec Jacques et Jean dans la maison de Simon et d’André. Or la belle-mère de Simon était couchée, avec de la fièvre ; aussitôt ils lui parlèrent d’elle. S’approchant, il la fit lever en la prenant par la main ; aussitôt la fièvre la quitta  ; et elle les servait » (Marc 1. 29 à 31). Ils assistent à la sollicitude de leur maître et à cette guérison instantanée.

« Puis il monte sur une montagne et appelle à lui ceux qu’il voulait ; ils vinrent à lui, et il en établit douze pour être avec lui, pour les envoyer prêcher et pour avoir autorité de guérir les maladies et de chasser les démons  : Simon (il le surnomma Pierre)  ; Jacques le [fils] de Zébédée et Jean le frère de Jacques (il les surnomma Boanergès, ce qui signifie : fils de tonnerre) » (Marc 3. 13 à 17). Étonnant ce surnom de fils du tonnerre ! Cela concerne-t-il leur caractère ?

Plus tard, au ch. 5. 35 à 43, nous trouvons la résurrection de la fille de douze ans de Jaïrus, le chef de la synagogue. Moment privilégié pour trois disciples. « Il ne permit à personne de le suivre, sinon à Pierre, à Jacques, et à Jean le frère de Jacques » (v. 37). Ils ont assisté à ce miracle extraordinaire. Nous retrouvons ces trois mêmes disciples au milieu d’un tableau exceptionnel. « Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux  ; ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir » (Marc 9. 2 et 3). Ils ont vu Moïse et Élie, puis ils ont entendu Dieu dire : « - Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (v. 7). En commençant « son » évangile, Jean pourra témoigner : « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). L’apôtre Pierre écrira dans sa deuxième épître (1. 16 à 18) : « En effet, ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. Car il reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir. Cette voix venue du ciel, nous-mêmes nous l’avons entendue quand nous étions avec lui sur la sainte montagne ». Ils ont vu quelque chose de la gloire du Fils de Dieu, un moment inoubliable pour eux !

Un peu plus tard, nous entendons Jean s’adresser au Seigneur : « Jean lui répondit : –  Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait des démons en ton nom et qui ne nous suit pas ; nous le lui avons défendu, parce qu’il ne nous suit pas. Jésus leur dit : -  Ne le lui défendez pas  ; car il n’y a personne qui fasse un miracle en mon nom et qui puisse, aussitôt après, mal parler de moi  ; en effet, celui qui n’est pas contre nous est pour nous » (Marc 9. 38 à 40). Gardons-nous de mépriser, de rejeter ceux qui « ne nous suivent pas », ceux qui « ne marchent pas avec/comme nous » !

Dans l’épisode suivant, nous avons une demande étonnante venant de Jacques et de Jean (et de leur mère – cf Mat. 20. 20). « Alors Jacques et Jean, fils de Zébédée, viennent à lui et lui disent  : -  Maître, nous voudrions que tu fasses pour nous tout ce que nous te demanderons. Il leur dit  : -  Que voulez-vous que je fasse pour vous  ? Et ils lui dirent : -  Accorde-nous d’être assis, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire » (Marc 10. 35 à 37). Les autres disciples en sont indignés. Le Seigneur les remet tous à leur place et nous donne à nous aussi une leçon : « et celui d’entre vous qui voudra devenir le premier sera l’esclave de tous. Car aussi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre » (Marc 10. 44 et 45).

En Marc 13, nous voyons de nouveau les deux couples de frères ensemble, poser une question au Seigneur concernant les choses qui vont arriver après. Il va leur parler de la destruction du temple, des tribulations futures, du retour en gloire du Seigneur. Et il nous dit encore à tous : « Prenez garde, veillez et priez (v. 33).

Nous arrivons maintenant au 3ème moment particulier entre le Seigneur et les trois disciples déjà mentionnés. « Ils arrivent à un endroit appelé Gethsémané. Il dit à ses disciples  : –  Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que j’aie prié. Puis il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean » (Marc 14. 32 et 33). On peut dire que c’est un rendez-vous manqué, parce que ces trois disciples choisis par le Seigneur se sont endormis. Par la voix prophétique, le Seigneur dit dans Psaume 69. 21 : « L’opprobre m’a brisé le cœur, et je suis accablé  ; j’ai attendu que [quelqu’un] ait compassion [de moi], mais il n’y a eu personne… et des consolateurs, mais je n’en ai pas trouvé ». Voilà l’état de notre cœur !

Penchons-nous maintenant sur deux moments touchants entre Jean et son maître. Le premier se trouve dans Jean 13. 21 à 26 : « Ayant dit cela, Jésus fut troublé dans [son] esprit et rendit témoignage  : –  En vérité, en vérité, je vous le dis  : l’un de vous me livrera. Les disciples se regardaient donc les uns les autres, perplexes, [se demandant] de qui il parlait. Or l’un de ses disciples, que Jésus aimait, était à table, tout contre le sein de Jésus. Simon Pierre lui fait alors signe de demander qui était celui dont il parlait. Lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit  : –  Seigneur, qui est-ce  ? Jésus répond  : -  C’est celui à qui je donnerai le morceau après l’avoir trempé ».

Avez-vous vu où se trouve Jean ? Il est dans le sein du Seigneur ! N’est-ce pas la plus belle place ? Les autres disciples sont agités, craintifs, dans l’incompréhension totale, pendant que Jean jouit du calme et de la tranquillité près de son Seigneur. C’est à Jean que s’adressent les disciples. N’est-il pas le disciple qui se nomme à cinq reprises « le disciple que Jésus aimait » ? (Jean 13. 23 ; 19. 26 ; 20. 2 ; 21. 7 et 20).

Chers amis, il y a, là sur son cœur, de la place pour chacun d’entre nous !

Le Seigneur nous invite tous : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).

La tendresse du Seigneur se voit aussi en Marc 9. 36 et 10. 16 : « Il prit alors un petit enfant, le plaça au milieu d’eux ; et l’ayant pris entre ses bras… » ; « Puis, après les avoir pris entre ses bras, il posa les mains sur eux et les bénit ».

Ta divine tendresse,

Jésus, puissant Berger,

M’entoure en ma détresse…

Sur ton cœur tu me portes,

Faible et souvent lassé ;

Tes mains douces et fortes

Me tiennent enlacé.

Près de toi je veux vivre,

Cœur qui souffris pour moi !

(Hymnes et Cantiques n°133)

Dans tes bras éternels,

Dieu Fort d’éternité,

Tu nous tiens à l’abri…

(Hymnes et Cantiques n°196)

… Pour nous brûle son cœur,

ce cœur plein de tendresse

(ancien Hymnes et Cantiques n°63)

Tiens-nous près de ton cœur…

De toi nous approcher est toute notre envie

(Hymnes et Cantiques n°61)

Même en la sombre vallée,

Tu te tiens tout près de moi,

Et mon âme est consolée

De se sentir avec toi.

(Hymnes et Cantiques n°189)

Mon Dieu, plus près de toi…

C’est le cri de ma foi…

Dans le jour où l’épreuve

Déborde comme un fleuve,

Garde-moi près de toi !

Tout près de toi !

Tiens-moi, dans ma douleur,

Tout près de toi.

Alors que la souffrance

Fait son œuvre en silence,

Toujours plus près de toi,

Seigneur, tiens-moi !

Plus près de toi, toujours…

Donne-moi ton secours,

Soutiens ma foi.

Que Satan se déchaîne,

Ton amour me ramène

Toujours plus près de toi,

Plus près de toi !

Mon Dieu, plus près de toi

Dans ton chemin !

Garde-moi près de toi

Tenant ta main.

Pèlerin, prends courage !

C’est la fin du voyage…

(Hymnes et Cantiques n°248)

Le deuxième moment touchant, surprenant, entre Jean et son Seigneur a lieu dans un endroit inattendu…

« Et il sortit, portant sa croix, [et alla] au lieu [dit] le Crâne, appelé en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix, avec cette inscription  : Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs. Cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, parce que le lieu où Jésus avait été crucifié était près de la ville ; il était rédigé en hébreu, en grec, en latin. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent alors à Pilate  : –  N’écris pas  : Le roi des Juifs, mais que lui a dit : Je suis le roi des Juifs. Pilate répondit  : -  Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. Les soldats, quand ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. [Ils prirent] aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée tout d’une pièce depuis le haut. Ils dirent donc entre eux  : –  Ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour savoir à qui elle sera. Afin que soit accomplie l’Écriture : Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils ont jeté le sort. C’est ce que firent les soldats.

Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, [femme] de Clopas, ainsi que Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère et le disciple qu’il aimait se tenant à côté, dit à sa mère  : -  Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple  : –  Voilà ta mère.

Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jean 19. 17 à 27).

Oui, c’est au pied de la croix que se passe cette scène insolite. Jésus est cloué sur la croix, dans de grandes souffrances physiques, et là, il pense à sa mère qui a besoin de réconfort et de soutien. Il la remet aux bons soins de Jean. Pourquoi ne recommande-t-il pas sa mère à ses frères et sœurs, les autres enfants de sa mère… n’était-ce pas à eux de s’occuper d’elle ? Il préfère confier sa mère au disciple qui vivait dans son amour, qui vivait de son amour, qui se savait être aimé par Lui et qui croyait en Lui. Ses frères et sœurs ne croyaient, à ce moment-là, pas encore en Lui. Quel honneur, quelle marque de responsabilité, de confiance et d’amour de la part du Seigneur envers son disciple !

Ces deux moments de tête-à-tête entre le Seigneur et son disciple Jean me touchent profondément : voir le cœur humain du Seigneur partager des moments d’intimité, au milieu de moments douloureux, avec un disciple, dont il apprécie les sentiments et à qui il peut faire confiance. Je pense que le plus grand bonheur du Seigneur, c’est de trouver des cœurs qui apprécient grandement – je voulais écrire « à sa juste valeur », mais cela ne sera possible qu’au ciel – son amour et la grandeur de son sacrifice ; en voyant des âmes réaliser qu’elles sont perdues et se confier en son amour ; en voyant des chrétiens vivre pleinement dans son amour, et répondre à son amour en le faisant aussi rayonner autour d’eux. Est-ce que je réalise à quel point le Seigneur m’a aimé et m’aime en ce moment même ? Puis-je dire avec l’apôtre Paul : « l’amour du Christ nous étreint » ? (2 Cor. 5. 14) => MERCI, Seigneur.

Quelle profonde tristesse, pour lui, de voir si peu d’amour, si peu de reconnaissance, quand ce n’est pas une ingratitude totale, si peu de zèle, si peu de cœurs brûlants parmi ses rachetés !

« Jésus répondit  : - Les dix n’ont-ils pas été rendus nets ? Et les neuf, où sont-ils ? »(Luc 17. 17).

Cher racheté du Seigneur, qu’en est-il de toi ? Quel est ton « degré » de reconnaissance, de louange et d’adoration pour ton Sauveur, pour ton Dieu et Père ? En quoi se traduit-il dans ta vie de tous les jours ? Et chez moi ?

« pour que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs, [et que vous soyez] enracinés et fondés dans l’amour, afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur et la profondeur et la hauteur – et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance -, afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éph. 3. 17 à 19).

« –  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » (Luc 10. 27).

« Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 15,16 et 17).

Tu m’as aimé, Seigneur,

avant que la lumière

Brillât sur l’univers…

Mon Dieu, tu m’as aimé,

quand, sur la croix infâme,

On vit de Jésus-Christ le corps inanimé ;

Quand, pour me racheter de l’éternelle flamme,

Ton saint Fils a porté les crimes de mon âme,

Mon Dieu, tu m’as aimé !

Tu m’aimeras toujours !

Ni Satan, ni le monde,

De cet amour jamais n’arrêteront le cours ;

Où le mal abonda, la grâce surabonde :

À ton amour, ô Dieu,

que mon amour réponde,

Toi qui m’aimes toujours !

(Hymnes et Cantiques n°151)

Recevez toute mon affection en Jésus Janvier 2026.