JÉSUS EST RESSUSCITÉ

« Jésus notre Seigneur… a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » Romains 4. 24 et 25.

« Nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité » 1 Thessaloniciens 4. 14.

Il y a environ 2000 ans, à l’aube d’un dimanche, premier jour de la semaine, s’est produit le glorieux évènement que nous allons rapporter tel qu’il nous est décrit dans les Évangiles.

Quelques femmes, apportant des aromates, se dirigent vers le tombeau où leur Seigneur, le Christ, a été déposé après sa mort, trois jours auparavant. Mais quelle surprise ! La lourde pierre qui fermait l’entrée est roulée sur le côté et le tombeau est ouvert, mais vide ! Deux hommes, en vêtements éclatants de lumière, se tiennent devant elles et leur demandent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité » (Luc 24. 5 et 6). La puissance de Dieu, celle de la vie, a ressuscité Jésus.

Ce ne sont pas les apôtres qui ont entendu ce premier message, mais bien ces femmes qui voulaient honorer Celui qui les avait libérées. Afin d’apaiser leurs craintes, les anges ajoutent les mêmes paroles que celles qu’elles avaient déjà entendues du Seigneur Jésus : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour » (Luc 24. 7).

Un nouveau jour s’est levé pour l’humanité, le point de départ du joyeux message proclamé aujourd’hui encore. Jésus nous dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11. 25). La foi en Jésus ne s’arrête pas seulement à sa vie parfaite, à son ministère caractérisé par la grâce et l’amour, ni à ses souffrances et à sa mort sur la croix. « Si Christ n’a pas été ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine… Mais maintenant, Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis » (1 Cor. 15. 14 et 20).

D’après « Il buon seme » – juin 2024

JÉSUS ÉLEVÉ

« Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3. 14.

« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que c’est moi » Jean 8. 28.

« Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même » Jean 12. 32.

Trois fois, dans l’évangile selon Jean, le Seigneur utilise l’adjectif « élevé » en faisant allusion à sa mort sur la croix.

Et cela peut nous étonner parce que ce terme semble plus adapté pour décrire l’honneur ou la haute position que l’on donne à un homme, plutôt que l’humiliation, comme celle de la croix. Ce n’est pas pour rien que Jean, pressentant la difficulté, tient à préciser que le Seigneur « disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir » (12. 33).

Paul écrit que le Seigneur, « s’est anéanti lui-même… étant fait à la ressemblance des hommes… s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 7 et 8). Lui, le Messie, le vrai roi des Juifs, ne méritait certainement pas une croix. Le peuple aurait dû l’accueillir à bras ouverts, le porter en triomphe, l’acclamer avec des cris de joie, le faire asseoir au-dessus de tous sur un trône de gloire. Mais au contraire, Il a été condamné à mort comme un malfaiteur. La crucifixion a été un horrible affront fait à sa sainte Personne, un signe évident de la haine qui couvait dans le cœur des hommes opposés à Dieu.

Aucun apôtre n’a écrit dans ses épîtres que Jésus a été « élevé », en faisant allusion à la croix. Cependant, le jour de la Pentecôte, Pierre a proclamé à haute voix devant des milliers de Juifs qui s’étaient rassemblés à Jérusalem, que Jésus avait « été exalté (ou « élevé » ; c’est le même terme dans l’original) à la droite de Dieu » (Act. 2. 33) ; et il le répète dans le discours du chapitre 5 : Dieu « a exalté [Jésus] par sa droite Prince et Sauveur » (v. 31). C’est vrai : « Dieu l’a élevé très haut et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se plie tout genou… et que toute langue reconnaisse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 9 à 11).

D’après « Il buon seme » – octobre 2024

VINGT ANNÉES PERDUES

Un chrétien ayant à cœur le salut des pécheurs consacrait ses vacances à répandre l’Évangile en distribuant des traités. Dans ce but, il avait choisi, comme champ d’activité, un bateau faisant le service de la rivière Clyde, en Écosse.

Comme il tendait une brochure à l’un des voyageurs, ce dernier lui fit observer que ses efforts n’avaient que fort peu d’espoir de porter des fruits. « Je ne méprise nullement ce genre de travail », ajouta-t-il, « j’en ai fait autant dans ma jeunesse, étant moi-même un croyant, mais je n’en ai jamais récolté le moindre fruit ». Le colporteur fut un peu surpris de cette remarque, mais le souvenir de sa propre conversion dissipa bien vite cette impression. Elle avait résulté de la lecture d’un traité reçu dans la rue, lorsqu’il avait douze ans. Par une froide soirée d’hiver, le jeune garçon passait devant une salle d’évangélisation, lorsqu’un inconnu l’arrêta et lui tendit un traité tout en l’invitant à entrer pour écouter l’Évangile. Il accepta et entendit là des paroles qui réveillèrent sa conscience, l’amenant à penser à l’éternité et à son état de péché devant Dieu. Rentré chez lui, très troublé dans son âme, il lut le traité et trouva la paix.

Le colporteur raconta tous ces détails au voyageur, qui témoigna un vif intérêt en entendant ce récit. « Puis-je vous demander où cet épisode émouvant s’est passé ? » Lorsqu’il connut le nom de la rue, la maison et la date précise, ses yeux se remplirent de larmes, et s’emparant de la main de son interlocuteur, il lui dit avec une profonde émotion : « Je me souviens parfaitement du jeune garçon aux yeux brillants, que j’engageai à entrer, ce soir-là, dans la salle ; car c’est à moi qu’avait été confié, pendant plusieurs soirées, le service d’inviter les passants et de leur remettre des traités. J’étais alors tout jeune converti et, comme je ne voyais aucun fruit de mon service, je finis par l’abandonner. Il y a vingt ans de cela, et Dieu me montre aujourd’hui que mon service pour Lui n’a pas été vain. Je reprendrai, avec son aide, l’œuvre qu’Il m’avait confiée, que par infidélité et manque de foi, je n’avais pas jugé digne d’être accomplie ».

Les vingt ans étaient perdus pour toujours. Bientôt l’occasion de servir prendra fin pour nous aussi. « Ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas » (Gal. 6. 9).

D’après Le Salut de Dieu 1961

LE DON DE DIEU

L’express entrait en gare de P. Sur le quai, les dernières salutations s’échangeaient, et chacun se pressait en se bousculant pour essayer d’obtenir une bonne place dans les voitures déjà remplies de voyageurs. Un évangéliste de passage, à l’écart, prenait congé de quelques amis, jetant un regard sur le train qui allait l’emmener dans une ville voisine où il devait tenir une réunion le soir même. Du fond de son cœur il élevait une prière pour être conduit dans le compartiment où son Maître désirait qu’il soit assis.

Il se dirigea bientôt, résolument, vers l’une des voitures, et prit place en face d’une ouvrière âgée dont le visage reflétait une joie extraordinaire. Après peu de temps le serviteur de Dieu engagea la conversation, désirant savoir ce qui créait une telle joie chez sa compagne de voyage.

« C’est le plus beau jour de ma vie », répondit-elle à ses questions ; « aujourd’hui va s’accomplir le rêve de bien des années ; je pourrai ensuite quitter cette vie tout à fait paisiblement. Je vais au pèlerinage de Z. et je suis sûre d’être bien reçue et d’avoir l’entrée du ciel assurée. Je porte là-bas toutes mes économies, amassées sou par sou pendant quarante ans. Oh ! je suis certaine de trouver là la bénédiction ».

Plein d’intérêt pour une âme aussi ardente, l’évangéliste chercha à lui présenter le salut gratuit que Dieu offre à tous les pécheurs par la foi au sang de Jésus. Mais la dame âgée était si remplie de l’accueil qui lui serait réservé au pèlerinage de Z., que rien ne pouvait la distraire de son idée. N’avait-elle pas supporté des années de privations pour rassembler enfin la somme nécessaire afin que ceux auxquels elle allait s’adresser puissent faire le nécessaire pour le salut de son âme ? Combien d’heures d’un travail pénible n’avait-elle pas passées pour arriver enfin au but de toute sa vie ? Et maintenant elle allait y toucher ; elle allait voir le fruit de tant de nuits de veille, de tant d’années d’attente et de labeur, pendant lesquelles, petit à petit, elle avait réussi à amasser la somme voulue. Comment notre ami aurait-il pu lui dire le néant de tant de peines pour obtenir la vie éternelle ! Comment pouvait-il briser la joie si intense qui faisait briller les traits décharnés de cette femme ? Sentant son impuissance, il se rejeta dans son coin en faisant monter vers Celui qui peut tout une ardente prière pour qu’Il révèle à cette âme précieuse l’inutilité de ses propres efforts, et l’immensité de la grâce. Mais il était attristé de devoir la quitter sans avoir pu lui faire saisir le don de Dieu.

Le lendemain soir, fatigué d’une journée de travail absorbant, l’évangéliste s’apprêtait à retourner à P., où ses amis l’avaient prié de revenir.

Il venait de prendre place dans le train, quand, sur la banquette en face de lui, il fut tout surpris de reconnaître l’ouvrière âgée du jour précédent. À demi-affaissée, elle se tenait prostrée dans son coin, les yeux baissés, les mains tremblantes. Avec bonté, il s’informa du résultat de sa visite au pèlerinage de Z : « Oh ! répondit-elle, tandis que de grosses larmes coulaient sur ses joues flétries, ils ne m’ont pas reçue. Ils ont pris tout mon argent, mais ce n’était pas assez. Et maintenant je suis trop âgée pour amasser la somme qui manque encore ; je n’en ai plus la force ; tout est fini pour moi. Ils m’ont dit que mes économies ne suffisaient pas, qu’il faudrait revenir plus tard. Mais je ne le pourrai pas. Il ne me reste plus rien du tout… ». La désolation de la pauvre femme faisait peine à voir. Des années de labeur avaient creusé des rides profondes sur tout son visage, et au soir de ce jour de douleur, comme elle paraissait plus âgée encore, brisée devant l’anéantissement de tous ses efforts !

L’évangéliste avait ouvert sa Bible et, tandis qu’il lisait, un certain intérêt se peignait sur les traits désolés de la pauvre femme. « Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait » (És. 55. 1 et 2). Vous qui n’avez pas d’argent… c’était justement son cas. Mais qui était-il donc, celui qui l’invitait à venir sans rien apporter, pour tout recevoir ? La voix continuait : « Car les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). Jamais ses oreilles n’avaient entendu pareille chose : la vie éternelle était un don de Dieu ? Elle avait toujours cru qu’il fallait faire beaucoup pour l’obtenir. Aujourd’hui même, ne lui avait-on pas dit que le fruit de son long travail était insuffisant ?

Elle écouta encore : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 8 et 9). Elle buvait les paroles du Seigneur et la grâce de Dieu, que l’évangéliste pouvait maintenant avec bonheur lui présenter. Ainsi, il n’y avait pas besoin de rien faire ; Dieu ne demandait rien du tout de sa part, aucune expiation, aucune offrande, aucune pénitence pour ses nombreux péchés. Christ avait souffert pour elle ; Il avait porté à sa place le jugement sur la croix, son sang la purifiait de tous ses péchés. Il suffisait de croire à cette œuvre accomplie par un Autre, et Dieu était juste en la recevant.

Le Seigneur ouvrit ses yeux. Elle vit la grâce immense du Dieu d’amour. Elle avait fait l’expérience amère de la vanité de toute religion humaine ; elle avait dû apprendre que, en effet, tous ses efforts précédents étaient inutiles. Mais maintenant, une joie beaucoup plus grande que celle qu’elle éprouvait la veille avait rempli son cœur. Telle qu’elle était, sans rien apporter d’autre que sa misère, elle était venue au Sauveur des pécheurs. Jésus Christ l’avait accueillie dans ses bras ouverts pour la recevoir. Il avait rempli son cœur de sa paix infinie. Il lui avait donné la vie éternelle.

D’après Le Salut de Dieu 1961

UN REMÈDE SÛR

II y a bien des années, un homme alla consulter un grand spécialiste des maladies mentales. L’homme était riche, entouré d’affection par sa famille, estimé de ses amis ; son bonheur était sans nuage. Était-il heureux ? Non, car une grande tristesse l’accablait, que ni sa famille, ni ses importantes occupations ne parvenaient à dissiper.

Sa famille s’alarma et, sur les conseils des siens, il consulta plusieurs médecins. Ils lui ordonnèrent de changer d’air, de faire une cure, d’écouter de la musique, de se distraire, mais tout cela fut en vain !

C’est alors qu’un de ses amis lui recommanda un spécialiste, qu’il alla aussitôt consulter.

Le médecin examina soigneusement le malade et lui dit : – Rien, Monsieur, dans votre état n’explique votre mélancolie.

– Et cependant, dit l’homme, elle met en danger ma raison. Aidez-moi, docteur.

– Cette tristesse est-elle causée par une ambition inassouvie ?

– Non, je ne désire rien, ma situation me satisfait pleinement.

– Avez-vous des chagrins de famille ?

– Aucun, docteur, une parfaite harmonie règne chez moi, et le cercle de famille est au complet.

– Avez-vous des ennemis ?

– Aucun, à ma connaissance.

– Quel est le principal objet de vos préoccupations ?

– Vous touchez un sujet, docteur, dont je n’aime pas parler. Je suis libre-penseur, les cérémonies de la religion sont, à mon avis, aussi contraires au bon sens que ses mystères répugnent à ma raison. Je ne crois pas à une révélation divine. Cependant, une vision me hante. Je veux croire que c’est seulement le résultat d’un cerveau déséquilibré, mais mon esprit en est constamment occupé.

– Voulez-vous me dire ce que c’est ?

– C’est le jugement dernier. La fin de toutes choses semble être arrivée. Je vois un Être assis sur un trône, son regard sévère me terrifie. J’essaie d’échapper à ses yeux perçants, mais ces mots terribles retentissent à mes oreilles : « Allez-vous-en, maudits, au feu éternel ! ».

– Pourquoi avez-vous peur de ce jugement ?

– Aux yeux des hommes, ma vie semble peut-être irréprochable, mais en face de ce juge pur et intègre, mes meilleures actions m’apparaissent coupables. Je me sens condamné, perdu.

– Est-ce là la cause de votre incurable tristesse ?

– Je le crois, car cette scène terrible est toujours devant mes yeux.

– J’ai là dans ma bibliothèque un vieux livre où vous trouverez le remède qu’il vous faut, dit le docteur avec confiance.

Il prit le livre qui portait les marques d’un usage de longue date. Il en tourna quelques pages et, le tendant au malade, le pria de lire à l’endroit indiqué en Ésaïe 53 :

« Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé  ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat  ; quand nous le voyons, son apparence n’a rien qui nous le fasse désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la souffrance, et comme quelqu’un de qui on se détourne  ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime ».

– De qui est-il question dans ces paroles ? demanda l’homme.

– Du Seigneur Jésus, Fils de Dieu, venu sur la terre pour expier nos péchés sur la croix :

« Certainement, lui, a porté nos souffrances et s’est chargé de nos douleurs  ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités  ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous ».

– Qu’est-ce que cela veut dire, docteur ?

– Que le Fils de Dieu a pris la place du pécheur et que nous n’avons plus à craindre le châtiment.

– Est-ce possible, docteur ? Le juste peut-il mourir pour le coupable ?

Lisez toujours :

– « Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent  ; et il n’a pas ouvert sa bouche. Il est ôté de l’angoisse et du jugement  ; et sa génération, qui la racontera  ? Car il a été retranché de la terre des vivants  ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé ».

– Je comprends maintenant, docteur, c’est aussi clair que possible. Je suis justifié par la mort d’un Autre ! Quel amour Dieu a pour nous ! Je n’ai plus à craindre le jugement. Christ a été jugé pour moi.

– Si vous croyez au Seigneur Jésus, Il vous le dit Lui-même, vous aurez la vie éternelle :

« En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).

L’homme accepta la vérité de l’Évangile, et il quitta, transformé, le cabinet du docteur – puis il vécut, à partir de cet heureux jour, pour la gloire de Celui qui l’avait tant aimé et qui s’était donné pour lui.

D’après Le Salut de Dieu 1960

TENEZ-VOUS LÀ OÙ LE FEU EST PASSÉ

Le jour était chaud, une brise légère avait permis aux habitants de la ferme de moissonner leur petit champ au milieu de l’immense prairie américaine.

Les fermiers se sentaient heureux de leur sort. Soudain ils aperçurent à l’horizon un nuage suivi d’une flamme livide. À quarante kilomètres de la ferme, la prairie brûlait. Malgré la distance immense qui les séparait du terrible fléau, le cœur des fermiers se serrait d’angoisse : le vent soufflait dans leur direction, ils seraient bientôt au milieu des flammes.

L’incendie se propageait à la vitesse de vingt cinq kilomètres à l’heure, dévorant l’immense prairie. Rien ne pouvait l’arrêter.

Je voudrais, lecteur, que vous vous représentiez cet affreux tableau : les animaux terrorisés fuyaient, tous les quadrupèdes affolés ne songeaient plus à se combattre entre eux ; ils étaient tous menacés du même ennemi implacable.

Si jamais vous étiez en pareilles circonstances, vous sauriez que vous n’avez plus qu’une ressource : le fermier prit une allumette et mit le feu à l’herbe qui l’entourait. Le feu se répandit rapidement, consumant tout autour des pauvres gens ; la trombe de flammes, en arrivant à grande vitesse, ne trouva plus rien à consumer. Elle fit un cercle autour de la ferme et de ses habitants. Tous furent sauvés, même les pauvres bêtes pantelantes, arrivées hors d’haleine à ce refuge. On comprend la recommandation si souvent répétée dans des cas pareils : « Tenez-vous là où le feu a déjà passé ».

Ce n’est là qu’une faible image de ce que sera le jour de la colère de Dieu. Il vient rapidement. Plaignez ceux qui, ce jour-là, ne se tiendront pas à l’endroit « où le feu a déjà passé ».

Il est facile de prendre une allumette, de mettre le feu à l’herbe qui vous entoure ; il encore plus sûr de s’abriter près du Sauveur, à l’ombre de sa croix. Dieu a fait passer le feu de son jugement sur son Fils bien-aimé. Il a promis que tous ceux qui se réfugieraient en Lui auraient une sécurité éternelle. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Nous engageons gravement notre responsabilité si nous négligeons un si grand salut. Il ne nous restera qu’à fuir, épouvantés, avec la foule éperdue des incrédules. Nous ne pourrons échapper.

Si la colère de Dieu est tombée sur notre Substitut, peut-elle en toute justice nous frapper aussi ?

Ami, tiens-toi là où « le feu a déjà passé », et tout ce que tu auras à faire sera de louer éternellement Celui qui a été consumé pour que tu sois à l’abri. Engage-toi à le servir et l’aimer comme Il le mérite.

D’après Le Salut de Dieu 1960

LE SAINT ESPRIT (4)

Être rempli du Saint Esprit

Éphésiens 5. 18 à 21 ; Actes 13. 52 ; 7. 55 ; 11. 24.

Le croyant est scellé de l’Esprit, il fait sa demeure en lui, cela ne changera pas, c’est un état de fait, il est dans l’Esprit et n’est plus dans la chair : Romains 8. 5.

Dans les autres passages, il est question de notre marche et de la manière dont le Saint Esprit va agir dans nos cœurs. Va-t-il avoir toute la place ? Va-t-il nous diriger ? Ou va-t-il se sentir à l’étroit ?

Pour remplir un vase il faut qu’il soit vide, il est nécessaire que notre cœur soit vidé de nous-même pour que le Saint Esprit le remplisse, ce n’est pas quelque chose d’acquis mais toujours à renouveler, un exercice de tous les jours.

Tous les croyants sont scellés du Saint Esprit mais pour autant tous n’en sont pas remplis. On le voit en Actes 6. 5 où des disciples remplis de l’Esprit sont choisis : c’est que tous ne l’étaient pas.

Jusqu’à quel degré laissons-nous la place à l’Esprit Saint ? Ce n’est pas seulement le dimanche pour parler dans l’assemblée – prier, indiquer un cantique, lire un passage de la Bible, exposer la Parole de Dieu – mais un exercice de tous les jours, c’est une habitude de se laisser diriger par l’Esprit.

Soyez remplis de l’Esprit ou laissez-vous remplir, dans une décision volontaire.

L’âme et l’esprit sont deux choses immatérielles. L’esprit nous permet de communiquer avec Dieu. En 1 Corinthiens 12. 2, l’homme naturel est mené par l’esprit du monde, selon le chef de l’autorité de l’air, Satan ; il n’a pas le choix.

Mais le croyant a le Saint Esprit en lui : il ne s’impose pas, il agit dans la mesure où on le laisse agir, où on lui laisse de la place, il veut nous conduire, nous remplir de joie et de paix. La pensée de l’Esprit est vie et paix, Romains 8. 6.

Quand mes pensées ne sont pas vie et paix, je peux être sûr que ce n’est pas de l’Esprit.

Dans quel but être rempli ? Pour que notre marche soit à la gloire de Dieu.

Les disciples remplis de l’Esprit Saint pouvaient rendre témoignage avec puissance. C’est un état qui devrait nous caractériser.

Comment en être rempli ? Éphésiens 5. 19 à 20. C’est en nous occupant de choses spirituelles, en chantant des cantiques, en priant, en échangeant que ce soit en famille ou quand on se retrouve, que nous serons remplis.

En Actes 13. 52, la joie et l’Esprit remplissaient les disciples. De l’état du cœur découle la marche et le témoignage.

Un contraste est fait entre être rempli de vin et rempli de l’Esprit. Quand quelqu’un est ivre, la boisson gouverne son comportement, lui procure une joie éphémère et lui fait perdre le discernement, à sa honte. En contraste le fait d’être rempli de l’Esprit va impacter la vie du croyant dans sa façon d’agir, il aura un comportement à la gloire de Dieu. C’est comme si l’apôtre disait : faites le bon choix, soyez remplis de l’Esprit.

Comment vider le vase ? On ne peut pas le faire par nos propres forces. S’infliger des peines, la philosophie… mènent à l’échec. C’est en mettant des choses de l’Esprit dans notre cœur que la place va se faire. On l’oublie souvent et on lutte en vain. On donne l’image d’une tasse remplie de café dans laquelle on verse de l’eau, le café verse et l’eau la remplit.

L’Esprit peut remplir quelqu’un pour accomplir une certaine tâche pour la gloire de Dieu ou il remplit le croyant dans sa vie, comme un mode de vie. Le Seigneur était toujours rempli de l’Esprit, Luc 1. 15 ; 4. 1.

Un croyant rempli de l’Esprit est vidé de lui-même, il laisse ses propres désirs pour viser seulement la gloire de Dieu.

Qu’est-ce qui caractérise celui qui est rempli de l’Esprit ? Y-a-t-il des manifestations spectaculaires ? Les cantiques spirituels, le fait de rendre grâce, de s’entretenir ensemble contribuent à être remplis de l’Esprit mais en découlent aussi (Éph. 4. 19 à 21).

C’est un chrétien qui chante, qui est reconnaissant, qui est soumis, qui porte le fruit de l’Esprit. Ce fruit n’est pas quelque chose de spectaculaire mais a des caractères paisibles que portait le Seigneur, notre modèle.

L’Esprit de Dieu veut nous transformer pour que nous ressemblions au Seigneur Jésus.

« Rendant toujours grâce pour toutes choses », ce n’est pas seulement au moment des repas mais c’est être reconnaissants de ce que le Seigneur nous donne. Dans ce monde qui n’est jamais content, le croyant est distingué par le contentement, Colossiens 3. 15.

La dissolution est la débauche, un fruit de la chair. Le vin nous fait perdre le contrôle de nous même, l’Esprit nous élève.

Colossiens 3. 16 mentionne aussi la Parole, qu’elle habite richement en nous. Chantant de nos cœurs, c’est important de laisser nos cœurs s’exprimer. Un cantique chanté avec le cœur est une action de l’Esprit. Notre cœur a besoin d’être rempli de l’amour de Dieu qui est la source de la connaissance de Dieu, Colossiens 2. 1 et 2.

Il est essentiel que notre cœur soit vraiment engagé.

Nous entretenant : il y a une stimulation collective. C’est important de nous entretenir ensemble par des cantiques, cela enrichit notre vie spirituelle.

On peut se demander : à quel niveau faut-il être rempli de l’Esprit pour porter du fruit ?

Le fait d’être rempli de l’Esprit est lié à notre état de cœur. On peut être rempli, on peut attrister ou éteindre l’Esprit. Le Seigneur permet qu’on puisse porter du fruit même si on n’est pas rempli et nous avons à rechercher que la part de l’Esprit augmente pour porter plus de fruit.

C’est très difficile de contrôler le remplissage, et c’est s’occuper de soi-même. Ce que nous avons à faire est de nous occuper des choses spirituelles et le reste va se faire naturellement. La Parole nous donne des exhortations, des directions ; il faut marcher et agir en fonction de la liberté de l’Esprit en nous.

Parfois une pensée nous vient pour faire quelque chose que nous n’avions pas prévu, une visite par exemple, il nous faut avancer et accomplir ce que l’Esprit nous demande. Parfois nous pouvons nous tromper, eh bien, on apprend ainsi peu à peu à reconnaître la voix de l’Esprit. Quand un enfant tombe, on ne lui en veut pas ; pour nous c’est pareil, nous nous relevons et nous apprenons. À force de ne pas faire ce que l’Esprit nous demande, nous pouvons l’éteindre.

Marcher par l’Esprit

Galates 5. 16 à 18 ; 1 Corinthiens 3. 1 ; Colossiens 3. 5 à 10 ; Éphésiens 4. 22 à 24, 30 ; 1 Thessaloniciens 3. 1 ; Jean 3. 6 ; Romains 7. 22 et 23 ; 8. 4 à 9, 13.

Marcher par l’Esprit est tout ce que Dieu attend des siens dans leur vie dans les grandes décisions comme dans les toutes petites de la vie quotidienne.

La Parole donne les principes divins mais n’englobe pas toutes les situations de nos vies. Par l’Esprit, Dieu veut nous dire comment vivre les enseignements de la Parole, il va les appliquer à nos cœurs, nous serons alors conduits à aller dans un chemin ou à ne pas y aller.

Marcher par l’Esprit ce n’est pas suivre des règles et se remettre sous la loi. Il nous conduit quand on cherche son chemin. C’est un bon état de cœur de vouloir comprendre ce que le Seigneur attend de nous.

Comme le vin, le présent siècle est un obstacle à discerner la volonté de Dieu, Romains 12. 2.

L’Esprit va former nos pensées, notre intelligence, et notre esprit va être modelé pour toujours plus ressembler au Seigneur ; nous discernerons alors quelle est la volonté de Dieu.

C’est important de distinguer un croyant porté par ses émotions et celui qui prend contrôle de lui-même par sa conscience qui est le centre de l’intelligence, de la connaissance et qui a besoin d’être nourri de la Parole de Dieu.

Jonas est un exemple d’un croyant porté par ses émotions, il est heureux sous le kikajon et dès qu’il sèche il s’irrite. Un tel croyant peut penser être conduit par l’Esprit mais il l’est par les circonstances (voir Ps. 32. 9).

Celui qui est conduit par l’Esprit est nourri de la Parole de Dieu. On ne peut pas vivre dans l’Esprit sans la Parole. Une lecture régulière, quotidienne, va nous nourrir et permettre d’être conduits par l’Esprit.

Quand on est dominé par ses émotions, on n’a plus envie de lire, plus envie de venir aux réunions, les choses du monde vont nous remplir et l’action de l’Esprit va diminuer. Il n’y a pas de croissance si on ne lit pas la Parole de Dieu.

Jonas n’a pas marché par l’Esprit, il s’est enfui quand Dieu lui a demandé d’aller à Ninive. C’est important de ne pas confondre notre propre volonté avec la volonté de Dieu.

On marche par l’Esprit, on est conduit par l’Esprit, on vit par l’Esprit : Galates 5. 16, 18 et 25.

Si nous laissons agir la chair, elle a des désirs opposés à ceux de l’Esprit, il nous faut donc veiller à la laisser dans la mort.

Le fruit de l’Esprit, Gal. 5. 19 à 26

Un fruit est quelque chose qui se voit, les caractères du fruit de l’Esprit se traduisent concrètement dans nos relations avec les autres.

On est toujours heureux de voir du fruit dans la vie d’un croyant. C’est un principe biblique, on connaît l’arbre à son fruit par exemple. Une absence de fruit peut amener à se questionner sur la vie divine de cette personne.

Nous sommes scellés du Saint Esprit mais nous pouvons l’attrister en manifestant les caractères nommés au v. 31 de Éphésiens 4.

C’est une affaire de cœur, de comportement. Dans la vie quotidienne nous pouvons attrister le Saint Esprit par l’irritation ou la colère ou au contraire montrer la longanimité, la douceur, la bienveillance.

Pour porter du fruit il nous faut demeurer dans le Seigneur, dans sa communion, Jean 15. Par l’épreuve le Seigneur désire que nous portions plus de fruits (v. 2).

Pourquoi et pour qui porter du fruit ?

Porter du fruit fait toujours du bien aux autres mais en tout premier lieu c’est pour le Seigneur Jésus, pour sa gloire, pour qu’il soit honoré dans notre vie.

L’Esprit va nous aider à ressembler au Seigneur Jésus cela glorifiera Dieu car il est le seul à l’avoir glorifié.

C’est le fruit de l’Esprit avec plusieurs caractères que nous sommes appelés à manifester ensemble, en même temps. On ne pourrait pas dire d’une personne qu’elle porte le fruit de l’Esprit si elle ne manifestait que la patience par exemple.

– Amour, paix, joie, caractères que nous trouvons en Dieu dans sa communion.

– Bienveillance, bonté, longanimité, caractères à manifester envers les autres.

– Fidélité, douceur, tempérance, caractères dans le contrôle de soi.

Si de semblables exhortations nous sont données c’est que nous sommes capables de faire les œuvres de la chair, par notre nature adamique.

Ce que le Saint Esprit produit en nous est un fruit complet que Dieu va développer. Il nous faut aussi le désirer.

Le v. 26 est un miroir de ce que nous pouvons faire, en effet comment réagissons-nous quand nous sommes contrariés, quand on nous coupe la route en voiture, par exemple ?

Nos chutes nous tiennent dans l’humilité mais nous pouvons grandir pour plaire au Seigneur, que ce soit le but de notre vie !

1 Corinthiens 3. 1 signale que nous pouvons être charnel. Si nous ne cultivons pas notre relation avec le Seigneur par la lecture, la prière, les cantiques spirituels… nous allons être charnels. C’est humiliant car cela nous met au niveau de ceux qui n’héritent pas du royaume de Dieu, Galates 5. 21. Cela nous montre la gravité de marcher par la chair.

« Soyez hommes, affermissez-vous », 1 Corinthiens 16. 13, dit alors l’apôtre. Soyez des hommes et des femmes spirituels, affermissez-vous dans le Seigneur, ayant revêtu le nouvel homme, Colossiens 3. 10.

Se réjouir de voir du fruit chez nos frères est l’opposé de la jalousie.

En Romains 8. 13, il est question de faire mourir les actions de la chair et en Colossiens 3. 5 de mortifier c’est-à-dire de ne pas nourrir la chair.

Si je passe ma vie à me nourrir de choses qui contiennent de la fornication, de la violence, de la colère, j’ouvre la porte à ces choses là.

C’est pour cela qu’il est important de lire la Parole de Dieu, pas à la va-vite mais profondément, de méditer tout au long de la journée ce que nous avons lu le matin pour qu’elle habite richement en nous. Les fils d’Israël travaillaient la manne (Nomb. 11. 8), Éhud s’était fait une épée à sa taille, il faut nous approprier la Parole pour qu’elle porte du fruit : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

La lire, se l’approprier pour que nos cœurs débordent.

« N’éteignez pas l’Esprit… retenez ce qui est bon », 1 Thessaloniciens 5. 19 à 21

Ce qui est bon, ce qui vient de la Parole, ce qui vient d’en haut, ce qui est céleste. Dans nos relations, retenons ce qui est bon.

C’est aussi une exhortation dans le rassemblement. À force de vouloir tout contrôler, de vouloir tout analyser dans les réunions, de retenir ce qui nous semble mauvais, on éteint l’Esprit. On fait taire des frères qui parlaient par l’Esprit avec des maladresses peut-être et on fait taire l’Esprit.

TRADUCTION DE FEUILLETS (108)

« La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » Jean 1. 17.

GRÂCE ET VÉRITÉ

Lorsque le Fils de Dieu est devenu homme et a vécu en Israël il y a environ 2000 ans, la grâce divine est apparue sur terre. Cela a entraîné un changement majeur. Jusqu’à ce moment, Dieu exigeait du peuple d’Israël l’obéissance à ses commandements. Mais depuis lors, Il a offert gratuitement le salut éternel à tous les hommes.

Cette grâce, qui cherche à sauver les coupables et les perdus, va de pair avec la vérité. Dieu ne ferme pas les yeux sur les péchés commis par ses créatures. Il ne change pas non plus son critère du bien et du mal pour être miséricordieux envers eux. Il maintient sa vérité.

C’est pourquoi Jésus-Christ a dû souffrir et mourir sur la croix pour les péchés des autres. Par sa mort sacrificielle, il a accompli les justes exigences de Dieu en matière de punition des péchés. Ainsi, Dieu peut déployer sa grâce et offrir aux hommes le salut gratuit sans négliger la vérité.

Celui qui reçoit la grâce pour le salut confesse aussi la vérité. Il se soumet au jugement de Dieu sur sa vie et admet sa culpabilité devant Lui. Il reconnaît également qu’il mérite la punition de Dieu. Il accepte avec foi que la mort du Rédempteur était nécessaire et entièrement suffisante pour expier sa culpabilité.

Quiconque s’appuie sur la grâce divine de cette manière-là et croit au Seigneur Jésus sera sauvé. Il reçoit le pardon de ses péchés et est réconcilié avec Dieu.

D’après Näher zu Dir mars 2025

« L’homme… ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs ; car le vent passe dessus, et elle n’est plus » Psaume 103. 15.

QUE LA VIE EST COURTE !

Chaque printemps, nous sommes étonnés de voir avec quelle vigueur l’herbe commence à pousser. Les prairies pleines de pissenlits sont particulièrement impressionnantes. En un rien de temps, tout est recouvert de fleurs jaunes. Mais la période de floraison ne dure pas longtemps. Bientôt, nous voyons les parapluies de graines blanches emportés par le vent.

Dans la Bible, l’homme est comparé à l’herbe ou aux fleurs, pour illustrer la brièveté de sa vie. Il grandit, termine un apprentissage et se retrouve bientôt au milieu de sa vie professionnelle. Certaines personnes s’épanouissent comme une fleur : elles réussissent et sont très appréciées par beaucoup. Mais le temps passe. Bientôt, elles devront quitter la scène de la vie.

Moïse était conscient de la brièveté de la vie humaine (Ps. 90. 10). Il en conclut : « S’ils avaient été sages, … ils auraient considéré leur fin » (Deut. 32. 29). Une parole bien vraie ! La fin signifie la mort. La mort met fin à notre vie sur la terre. Mais la vie continue dans l’au-delà – soit au ciel avec le Seigneur, soit en enfer.

C’est pourquoi il est bon de penser en temps utile à notre fin et de se préoccuper de ce qui vient après la mort. Si nous acceptons Jésus-Christ comme notre Sauveur, nous passerons l’éternité avec Lui. Il a payé de sa vie pour expier nos péchés devant Dieu et pour nous sauver de l’enfer. Prenez une décision pour Lui aujourd’hui, en croyant en Lui personnellement !

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7)

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est plongé dans le mal » 1 Jean 5. 19.

QU’EST-CE QUI NOUS DÉTERMINE ?

L’apôtre Jean écrit que le monde entier est plongé dans le mal. C’est pourquoi nous, chrétiens, sommes exposés à de nombreuses influences mauvaises. Nous devons donc veiller à ce que nos pensées et nos actions ne soient pas influencées négativement. Parallèlement, nous souhaitons prendre des mesures positives pour contrer ces dangers. Comment est-ce possible ?

En Romains 12. 2, nous trouvons une réponse : « Ne vous conformez pas à ce monde, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour que vous discerniez ce qu’est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu ». Notre façon de penser doit être réajustée toujours à nouveau afin que nous ne nous adaptions pas imperceptiblement au monde. En renouvelant notre esprit, nous ne prenons pas seulement conscience du mal dans le monde. Nous reconnaissons également la volonté bonne, agréable et parfaite de Dieu pour nos vies.

Comment renouveler notre façon de penser ? Le premier outil est la lecture régulière de la Bible. Lorsque nous étudions la Parole de Dieu, nous nous concentrons intérieurement sur Lui. La deuxième aide est la prière. Prenons le temps de parler à Dieu. Nous acquérons alors la bonne attitude envers ce qui nous entoure. Un troisième outil, c’est d’être avec d’autres enfants de Dieu pour nous édifier et nous encourager les uns les autres dans notre marche de foi.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Il sera comme un arbre planté près des eaux, et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra ; et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit » Jérémie 17. 8.

COMME UN ARBRE

En plusieurs endroits de la Bible, Dieu compare le croyant à un arbre fruitier. Ce symbole a beaucoup à nous dire. Le verset du jour mentionne les racines, les feuilles et les fruits d’un arbre. Ils ont une signification spirituelle pour nous :

Les racines donnent à l’arbre la stabilité nécessaire pour qu’il puisse rester debout par temps orageux. Elles lui fournissent également la nourriture nécessaire. Ainsi, comme croyants, nous devons vivre en relation constante avec notre Seigneur. Il peut alors nous donner stabilité et nourriture à travers la Parole de Dieu. Sans racines intactes, il n’y a ni beau feuillage ni bons fruits.

Les feuilles parlent du témoignage que nous rendons en tant que chrétiens. Que voient nos semblables lorsqu’ils nous observent ? Peuvent-ils reconnaître les caractéristiques de Dieu dans notre comportement ? Les dirigeons-nous vers Jésus-Christ ? Ou bien montrons-nous dans nos vies une grande partie de ce qui vient du monde ? Alors nous n’avons pas étendu nos racines au bon endroit.

Les fruits sont tout ce que Dieu estime et dont Il se réjouit dans nos vies. Cela ne peut être que quelque chose qui Lui correspond et qui a été réalisé par Lui. Dieu veut voir dans notre comportement le fruit de l’Esprit (Gal. 5. 22 et 23), qui a également caractérisé la vie du Seigneur Jésus. Dieu attend de nous des fruits valables – pour sa gloire.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » Hébreux 10 .14.

RENDUS PARFAITS

Celui qui croit au Seigneur Jésus et à son œuvre sur la croix reçoit, d’après le verset biblique d’aujourd’hui, la certitude d’être sauvé pour le temps et l’éternité.

La mort du Sauveur est un sacrifice qui ne doit jamais être répété. Sur la croix, Jésus Christ s’est donné pour expier les péchés de ceux qui croient en Lui. Il a payé le prix fort pour eux lorsqu’Il a pris sur lui la punition divine pour leurs péchés et a donné sa vie pour eux. Puis il il a été ressuscité des morts et est monté au ciel. Là, il a pris place à la droite de Dieu. Cela confirme qu’Il a tout réglé par sa mort en sacrifice.

Ceux qui confessent leurs péchés devant Dieu et s’appuient avec foi sur l’œuvre que le Seigneur Jésus a accomplie sur la croix seront rendus parfaits. Ils ont maintenant le pardon de leurs péchés et se tiennent devant Dieu comme s’ils n’avaient jamais péché. Ils ne se sont pas sanctifiés eux-mêmes, mais ils ont été sanctifiés par Dieu, à cause du sacrifice de leur Rédempteur. Ils ont ainsi une position parfaite devant Lui – par pure grâce.

Le sacrifice du Seigneur Jésus sur la croix du Calvaire demeure éternellement valable. La valeur de son sang qu’Il a donné demeure éternelle aux yeux de Dieu. C’est pourquoi les croyants sont rendus parfaits pour toujours. C’est leur position inviolable devant Dieu. Que Dieu en soit béni.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Alors Samuel pria l’Éternel » 1 Samuel 8. 6.

SAMUEL – UNE PRIÈRE

La prière tenait un rôle majeur dans la vie de Samuel. Sa mère Anne pria Dieu dans sa détresse. Elle a expérimenté comment Dieu lui a d’abord donné la paix dans son cœur, puis a répondu à sa demande d’avoir un fils.

Samuel a prié dans sa jeunesse. Alors qu’il était jeune garçon, il vint avec ses parents à Silo, où se trouvait le tabernacle, pour servir Dieu. Il est écrit : « Il se prosterna là devant l’Éternel » (1 Sam. 1. 28). Même les enfants croyants peuvent prier le Seigneur Jésus et Le remercier pour leur salut. S’ils ont un problème, ils peuvent le Lui dire en toute confiance.

Samuel a prié au milieu de sa vie. Son ministère prophétique en Israël était exigeant. Un jour, les Philistins arrivèrent avec une grande armée. Alors les Israélites eurent peur et dirent à Samuel : « Ne cesse pas de crier pour nous à l’Éternel, notre Dieu » (1 Sam. 7. 8). Nous aussi, nous voulons prendre du temps pour la prière au milieu de notre vie. Que de soucis dans la famille et parmi les croyants !

Samuel a prié dans sa vieillesse. Au cours de ses dernières années, il ne fut plus en mesure d’exercer ses fonctions de juge et de prophète. Mais il était toujours capable de défendre le peuple de Dieu dans la prière. Il déclara : « Loin de moi que je pèche contre l’Éternel, que je cesse de prier pour vous » (1 Sam. 12. 23). Prenons Samuel comme exemple pour être des personnes de prières jusque dans la vieillesse.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » Luc 11. 28.

LA JOURNÉE DU LIVRE

Le 23 avril, c’est la Journée mondiale du livre. Cette journée d’action a été instaurée par l’Unesco il y a 30 ans dans le but de sensibiliser à l’importance du livre et d’encourager la lecture.

La Bible est un livre d’une importance toute particulière, et pas comme les autres : ses paroles ont de la puissance et changent des vies ! Il s’agit d’une bibliothèque entière de livres à laquelle ont contribué de nombreux écrivains de classes sociales très diverses et à des époques différentes. Néanmoins, elle est cohérente, parce que la Bible est la Parole de Dieu.

Pour le philosophe Emmanuel Kant (1724-1804), Dieu n’était que le Dieu Créateur et non un Dieu personnel, et il ne croyait pas non plus en Jésus-Christ. Néanmoins, il a dit de la Bible : « La Bible est le livre dont le contenu lui-même témoigne de son origine divine. La Bible est mon trésor le plus précieux, sans lequel je serais malheureux ».

Parce que la Parole de Dieu n’est pas liée à une culture particulière, la Bible a quelque chose à dire à chacun. Elle a donc été traduite (en tout ou en partie) dans plus de 3 300 langues. Soyons reconnaissants pour l’invention de l’imprimerie, qui a permis de diffuser largement la Bible, et soyons reconnaissants de ce que la Bible ait été traduite dans notre langue maternelle afin que nous puissions lire et comprendre la Parole de Dieu !

À travers la Bible, nous apprenons comment Dieu a créé une relation avec l’humanité et comment l’homme, qui s’est éloigné de Dieu par la chute, peut revenir à Dieu.

Si vous avez une Bible, nous vous encourageons chaleureusement à la lire. La Bible est comme un médicament : il ne suffit pas de l’avoir ; il faut aussi le prendre pour bénéficier de ses effets.

« Ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17).

D’après die gute Saat avril 2025

« La voie du fou est droite à ses yeux, mais celui qui écoute le conseil est sage » Proverbes 12. 15.

SE LAISSER CONSEILLER

Nous pouvons regarder ce passage de deux manières. D’une part nous pouvons le voir comme une observation pratique que le Seigneur place devant nous. Les fous qui disent dans leur cœur « Il n’y a pas de Dieu », pensent toujours que leur parole est la seule vraie. J’espère que vous ne lisez pas de livres écrits par de tels fous – mais si vous en avez lu quelques-uns, vous vous serez rendu compte comment les philosophes – ceux qui ont été instruits ainsi, et aussi ceux qui se proclament tels eux-mêmes – estiment toujours que leur manière de penser et d’évaluer est la norme pour tous.

Combien sont différent ceux qui sont venus au Seigneur comme pécheurs ! Ils acceptent aussi de prendre conseil du Seigneur. Et Lui, qui est le Conseiller par excellence, leur donne son bon conseil dans sa Parole. D’autre part ils ont l’aide du Saint Esprit demeurant en eux. Quel avantage !

Mais nous pouvons aussi lire ce passage d’une autre manière. Cela nous rappelle comment nous devons nous comporter. Malheureusement il y a un grand nombre de chrétiens qui ont du mal à renoncer à leurs vieilles habitudes. Ils ont reconnu la vérité de l’affirmation du Seigneur : Tous ont péché. Mais il leur semble plus difficile d’admettre leur déchéance totale, et le fait, en conséquence, qu’ils n’ont pas de sagesse en eux-mêmes. On les trouve souvent se vantant de leur propre sagesse, et cela même au milieu des chrétiens. Ce sont vraiment des fous, et leur conduite trouble sérieusement la paix au milieu des chrétiens. Trouvez-vous de l’agitation parmi les frères et sœurs ? Reconnaissez que c’est souvent parce qu’il y a des fous à l’œuvre.

Un chrétien devrait être toujours prêt à tenir compte du conseil de la Parole de Dieu. Y a-t-il des problèmes de relations, de comportement, et de services dans l’Église ? Tournez-vous vers la Parole de Dieu, car là il y a conseil. Les hommes et les femmes sages seront heureux de le recevoir.

D’après the Lord is near juin 1987

« Les douze étaient avec lui (Jésus), et aussi quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités : Marie, qu’on appelait Magdeleine, dont étaient sortis sept démons, … qui l’assistaient de leurs biens » Luc 8. 1 à 3.

« Près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, ainsi que Marie de Magdala » Jean 19. 25.

« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vint le matin au tombeau, comme il faisait encore sombre ; et elle voit la pierre enlevée de l’entrée du tombeau… Marie se tenait près du tombeau, dehors, et pleurait » Jean 20. 1 et 11.

MARIE DE MAGDALA

Où que ce soit que nous lisions dans le Nouveau Testament, nous trouvons Marie de Magdala en relation avec un récit concernant le Seigneur Jésus, à partir du moment où elle fit l’expérience de sa puissance pour la délivrer. Il l’avait délivrée – Il avait fait sortir d’elle sept démons – et Il était son Sauveur. Par cette relation elle avait été attirée à Lui, et ensuite elle recherchait constamment sa présence. Elle s’attachait à Lui autant dans ses souffrances, son opprobre et sa honte sur la croix que dans toutes autres circonstances.

La véritable mise à l’épreuve du dévouement, c’est qu’une personne reste près de Christ dans un jour mauvais. Le jour vient où Christ aura toutes choses dans sa propre voie, et il est heureux de porter nos regards vers ce jour à venir. Mais combien sont ceux qui, de cœur et d’esprit, sont avec Lui maintenant, alors qu’Il n’a pas pris ses propres droits et titres ? Question solennelle !

Ceux qui sont pieux, ce sont ceux qui demeurent avec Christ pendant qu’Il est rejeté et repoussé par cette génération. Jusqu’à quel point nous tenons-nous avec Lui ? Sommes-nous prêts à nous tenir près de Lui en ce moment-même, quels que soient le coût, la perte, la souffrance, et la honte ? C’est la mise à l’épreuve de toute loyauté et piété envers Lui.

D’après the Lord is near juin 1987

« Que la parole du Christ habite en vous richement, vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu » Colossiens 3. 16.

CHANTER POUR LA GLOIRE DE DIEU ET L’ÉDIFICATION DES CROYANTS

La Parole de Dieu est composée en perfection dans le but même de demeurer dans le cœur de l’homme. Dieu, qui connaît le cœur, sait ce qui lui est nécessaire pour le satisfaire et le remplir – et à cause de son profond intérêt pour l’homme, Il nous a donné sa merveilleuse Parole, précieuse et vivante. C’est pourquoi il ne nous est pas dit de faire habiter la Parole dans notre cœur, comme si cela était difficile – mais qu’elle habite, car rien n’est plus normal et juste que cela. C’est seulement si l’on préfère le péché et la propre volonté que cela est un empêchement. Bien entendu, prendre du temps pour lire la Parole et la méditer exigera de la fermeté dans la décision et de l’assiduité, mais c’est une chose heureuse quand nos yeux sont ouverts pour voir qu’elle est précieuse parce qu’elle donne à Christ sa place suprême d’honneur et de dignité. La Parole ne sera pas, alors, seulement lue et oubliée ; elle aura une place permanente dans notre cœur, comme étant une nécessité vitale pour notre vie elle-même.

Plus que cela, elle fera déborder notre cœur envers les autres. Chaque croyant aura à cœur d’enseigner et de conseiller sagement l’autre, de partager la vérité de Dieu qui aidera à nous édifier les uns les autres, et de faire usage de cette même Parole pour nous inciter l’un l’autre à une plus grande diligence, en agissant avec la simplicité de la foi.

Ensuite, toutefois, les besoins émotionnels des croyants sont pleinement envisagés. Chanter avec la grâce dans le cœur est très encourageant. La grâce dans le cœur est plutôt en contraste avec une simple excitation émotionnelle et une stimulation qui pense plus à la musique qu’aux paroles. Mais la douceur du chant sera beaucoup augmentée quand des paroles de vérité, précieuses, sont chantées du cœur à Dieu.

D’après the Lord is near juin 1987 (L.M. Grant)

« Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Luc 24. 41.

LES NOURRITURES DU CROYANT, QUI PEUVENT RETOURNER AU SEIGNEUR JÉSUS

Quel privilège particulier, pour nous, de pouvoir donner quelque chose à notre Seigneur, de partager quelque chose avec Lui pour Lui plaire. Quelle grâce merveilleuse de la part du Seigneur, de poser cette question à ses disciples. Il voulait les assurer de sa présence corporelle réelle, mais aussi s’associer avec eux. Il se mettait même à leur niveau, afin qu’ils puissent partager avec Lui ce qu’ils avaient. Évidemment, quand nous pouvons partager quelque chose avec le Seigneur, c’est parce qu’Il nous a d’abord enrichis. Mais qu’Il est heureux de recevoir de nous ce qu’Il nous a donné d’abord !

Sans nous écarter aucunement du sens littéral de ces versets, nous pouvons les appliquer spirituellement comme un message pour nous. Le poisson représente les hommes ; les disciples étaient appelés à être des pêcheurs d’hommes. C’est seulement par la grâce souveraine de Dieu que le poisson a été envoyé dans le filet (comp. Luc 5 et Jean 21). Mais les pêcheurs doivent accomplir leur tâche selon les directives du Seigneur. Nous ne pouvons pas comprendre tout le processus ; nous ne pouvons pas assimiler le point de vue de Dieu dans le récit : c’est pourquoi les disciples donnent au Seigneur seulement « un morceau de poisson cuit ». Il y a aussi un deuxième point à remarquer : le Seigneur ne peut l’accepter qu’après que ce morceau soit passé par le feu. Cela parle du fait d’identifier la valeur de son œuvre à la croix, et d’être en accord avec la justice et la sainteté de Dieu.

Puis il y a le rayon de miel, qui suggère une structure ingénieuse contenant quelque chose de doux. Cela représente l’Assemblée selon la pensée de Dieu, si précieuse pour Lui. Combien le Seigneur désire que nous Lui apportions quelque chose en retour, en actions de grâce et en adoration, de la douceur de ces relations dans la famille de Dieu, qui sont basées sur sa résurrection ! Cela est aussi la preuve que, dans notre mesure limitée, nous avons compris ses pensées au sujet de cet organisme merveilleux, l’Assemblée.

D’après the Lord is near juin 1987

« Et les fils d’Israël firent selon tout ce que l’Éternel avait commandé à Moïse : ainsi ils campèrent selon leurs bannières, et ainsi ils partirent, chacun selon leurs familles, selon leurs maisons de pères » Nombres 2. 34.

L’ORDRE DANS LE CAMP DES ISRAÉLITES, FIGURE DE L’ORDRE DANS L’ASSEMBLÉE

Après que Dieu ait racheté les fils d’Israël de l’Égypte, Il a établi un lieu au milieu d’eux, où Il pouvait demeurer Lui-même. Ensuite Il leur a donné des directives sur la manière de s’approcher de Lui avec des sacrifices acceptables. Dans les Nombres, Il les a comptés et les a placés en ordre de marche, en ne laissant à aucun d’entre eux le choix de sa propre place suivant ses propres idées. L’arche du témoignage était le centre autour duquel ils étaient disposés.

Tout cela a une signification profonde pour la véritable Église, l’habitation de Dieu par l’Esprit aujourd’hui. On peut déplorer que l’ordre primitif ait été si rapidement détourné dans une question de formes extérieures, qui ont détruit le bel ordre spirituel. Et on ne peut pas non plus comparer avec raison les nombreuses dénominations dans la chrétienté aux tribus d’Israël campant autour du tabernacle, car la tendance aux divisions parmi les chrétiens est explicitement condamnée en 1 Corinthiens 1. Prenons garde, également, à ne pas chercher à substituer, à l’ordre spirituel, un arrangement artificiel et des règles humaines.

Il était nécessaire, pour toutes les personnes, les familles, et les tribus, en Israël, de prendre leur place indiquée par l’Éternel, et cela exigeait soumission et obéissance à Dieu. Des essais de rébellion contre cet ordre étaient sévèrement punis. Mais même un ennemi d’Israël, le faux prophète Balaam, admirait la beauté qu’il voyait en Israël demeurant dans des tentes suivant leurs tribus, et disait « Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! Et tes demeures, ô Israël ! Comme des vallées elles s’étendent, comme des jardins près d’un fleuve » (Nombres 24. 5 et 6).

D’après the Lord is near juin 1987

PLUS QU’UN AMI

L’épisode suivant se situe à l’époque de la guerre de Sécession. Dans un cimetière du sud des États-Unis, quelqu’un vit un étranger occupé à couvrir de fleurs la tombe d’un soldat.

« Votre fils est-il enterré là ? » lui demanda-t-il en posant sur lui un regard compatissant.

« Non, monsieur ».

« Un frère ? »

« Non plus ».

« Quelqu’un de votre parenté ? »

Il reçut de nouveau une réponse négative.

« Alors, si j’ose vous le demander, de qui chérissez-vous la mémoire avec tant de fidélité et de tendresse ? »

L’étranger se tut un instant, puis il raconta d’une voix émue : « Lorsque la guerre a éclaté, j’ai été recruté. N’ayant pas de remplaçant, je n’ai pas eu le choix : il a fallu me préparer à partir pour la guerre. Au moment où j’allais quitter la maison et rejoindre mon régiment, un jeune homme du quartier se présenta et me dit : « Vous êtes père d’une famille nombreuse. Votre femme ne pourra jamais subvenir à ses besoins, à elle seule. Moi, je suis célibataire et n’ai personne à ma charge. Laissez-moi partir à votre place ». Et c’est ce qu’il a fait. Grièvement blessé au cours d’un engagement, il a succombé bientôt après, et on l’a enterré ici. Depuis que j’ai appris sa mort, j’ai souhaité visiter sa tombe ».

Après avoir fait ce récit bref et touchant, il planta ses dernières fleurs, puis il posa au pied du tertre une plaque sur laquelle on pouvait lire ces mots :

« Il est mort pour moi ».

Ton cœur bat sans doute de penser qu’un homme ait pu en aimer assez un autre au point de donner sa vie pour lui. Es-tu tout aussi ému en songeant à Celui qui est mort pour toi, ayant été cloué à la croix à ta place ? Ou bien cela t’est-il indifférent de savoir qu’il a tant souffert pour toi ?

Comme ce jeune soldat qui s’est sacrifié pour son voisin, Jésus a donné sa vie pour toi. Il est même allé bien plus loin que lui. En partant pour la guerre, le jeune homme pouvait toujours espérer en revenir sain et sauf. Mais Jésus n’ignorait pas, en venant dans ce monde, qu’Il allait mourir pour toi. Plus encore, Il savait que tu ne L’aimais pas, que l’avenir de ton âme était sans doute le moindre de tes soucis. Il te voyait courir tête baissée à ta perte. Aussi s’est-il sacrifié pour toi, et Il a souffert à ta place. Et toi, n’aurais-tu pas même une pensée émue pour Lui ?

As-tu peut-être pu croire que parce qu’Il est le Fils de Dieu, cela ne le touche pas ? Si c’est le cas, tu te trompes gravement. Lis comment Jésus a pleuré sur Jérusalem, comment Il a été peiné de voir que son propre peuple, vers lequel Dieu l’avait envoyé, ne voulait rien savoir de lui (Luc 19. 41). Ou pense à ses paroles, la veille de sa crucifixion : « Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort », et « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi » (Mat. 26. 38 et 39).

Pour nous qui entendons ces choses depuis notre petite enfance, nous risquons bien, hélas, de les avoir en mémoire comme on connaît les fables de La Fontaine…

Seigneur, que ton sacrifice et ton amour SI GRAND puissent toucher nos cœurs chaque jour, comme si c’était la première fois que nous en entendions le récit !

D’après La Bonne Nouvelle 2003

SUR LES TRACES DE LA BIBLE

LES MANUSCRITS DE LA MER MORTE QUMRAN – 1947

Un jeune Bédouin vit avec ses parents dans le désert.

Aujourd’hui, il garde un petit troupeau de chèvres dans la région de Qumran, près de la mer Morte. La lumière du soleil brûlant se réverbère sur les rochers couleur de sable. Tout à coup, notre jeune berger remarque qu’une chèvre a disparu. Sans doute s’est-elle glissée dans une caverne pour trouver un peu d’ombre. Par cette chaleur, il n’a aucune envie de partir à sa recherche. Il ramasse donc quelques pierres et les jette en direction de l’entrée d’une des grottes qui l’entourent. Il sait bien viser, et déjà la première pierre pénètre à l’intérieur de la caverne. Mais à la place du bêlement attendu, il entend un bruit d’argile qui se brise. Très excité, il croit avoir peut-être découvert un trésor. Cette pensée lui fait oublier la chaleur et ses chèvres. Vite, il se précipite à l’intérieur de la caverne.

Ses yeux s’habituent rapidement à l’obscurité. Il découvre alors, dans un coin à même le sol, de grandes cruches d’argile. Un trésor ? Il exulte !

Il fouille les débris de la cruche brisée par sa pierre, et en retire un paquet noir et sale, qui dégage une forte odeur de cuir. Il l’examine avec précaution. Comme cela sent mauvais ! Il y découvre une écriture qu’il ne connaît pas. Pour lui, aucun doute : ce n’est pas de l’arabe. S’agit-il d’un ancien manuscrit ? Il sait que certaines personnes payent très cher ces vieilles pièces de cuir qu’elles collectionnent ! Il décide donc d’emporter sa découverte. Il sort de la grotte, redescend prudemment le long de la paroi rocheuse et rentre vite au campement pour raconter son aventure !

Les jours suivants, les Bédouins examinent consciencieusement la caverne. Ils découvrent beaucoup de cruches d’argile contenant des rouleaux de cuir portant cette écriture étrange. Ils décident de montrer ces écrits à un cheik qui séjourne près de Bethléhem. Mais pour lui, l’origine de ces manuscrits est un mystère. Il se rend avec quelques exemplaires chez un de ses amis antiquaire. Ce dernier, enfin, est d’avis que ces rouleaux ont une valeur importante.

De retour à Jérusalem, le cheik en vend un au prêtre d’un monastère. Celui-ci a immédiatement reconnu que ces manuscrits sont écrits en ancienne langue hébraïque. Il suppose même que ce sont de vieux textes de la Bible. Ce serait une découverte extraordinaire, vu l’ancienneté de ces rouleaux !

Quelques semaines plus tard, le prêtre rencontre un savant expert en langues hébraïques. À l’aide d’une loupe, ce dernier examine avec soin une partie des rouleaux. Quelques minutes lui suffisent pour poser son diagnostic : il s’agit d’une ancienne copie d’un extrait du livre du prophète Ésaïe ! En revanche, ce savant n’est pas capable d’en déterminer l’âge exact. Il poursuit ses recherches. Un an plus tard, il envoie des photos des manuscrits à un collègue américain. La réponse est immédiate : ils ont été écrits 100 ans avant Jésus Christ !

Au cours des semaines suivantes, cette nouvelle sensationnelle est révélée par les journaux et les magazines spécialisés.

Par la suite, des archéologues se mettent à examiner en détail onze grottes dans lesquelles sont retrouvés près de 800 rouleaux ; 200 contiennent des textes bibliques qui ont été écrits entre 250 et 100 ans avant notre ère. On a pu identifier des parties de tous les livres de l’Ancien Testament (excepté celui d’Esther). Le plus ancien texte biblique trouvé à Qumran est probablement un fragment des livres de Samuel, datant de la fin du 3ème siècle av. J.-C. La découverte la plus importante est celle du manuscrit du livre du prophète Ésaïe, qui est la plus ancienne copie, connue à ce jour, d’un livre entier de la Bible. Le texte est écrit avec beaucoup de soin, en cinquante-quatre colonnes, sur dix-sept pièces de cuir cousues bout à bout, et dont la longueur totale est d’environ 7,30 mètres. Cette copie date du 2ème siècle av. J.-C.

Les historiens expliquent de la façon suivante ce qui s’est réellement passé dans la région de Qumran. Vers l’an 70 de notre ère, les armées romaines ont envahi la Palestine. Les Juifs de l’époque, de peur de voir les précieux écrits de l’Ancien Testament disparaître, les cachèrent dans des cruches d’argile qu’ils déposèrent au fond des cavernes de cette région.

Pour vous, la découverte des manuscrits de la mer Morte est fondamentale. Vous avez peut-être parfois entendu, soit un camarade, un voisin, un intellectuel ou un journaliste, affirmer que les textes bibliques se sont déformés au cours du temps et que, par conséquent, la Bible n’est pas la Parole de Dieu. Erreur ! L’étude approfondie des manuscrits de Qumran a prouvé au monde entier, et vous le prouve aussi, que Dieu a gardé sa Parole et que celle-ci n’a pas été déformée. Alors qu’Il était parmi ses disciples, le Seigneur Jésus a dit :

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Marc 13. 31). La Bible que vous lisez chaque jour est véritablement la Parole de Dieu, inspirée de Dieu et préservée jusqu’à aujourd’hui afin que vous puissiez y rencontrer la Personne du Seigneur Jésus qui veut vous instruire et vous bénir.

LE PARCHEMIN P52

Nous sommes en Égypte, en 1920, dans l’oasis de Fayoum, à l’ouest du Nil.

La mère d’Ahmed et de Fatima est en train de préparer un banquet pour le mariage de son fils aîné. Il faut maintenant emporter des corbeilles d’épluchures de légumes à la décharge publique. Les adultes n’aiment pas beaucoup aller vers ce tas d’ordures puantes derrière l’oasis. C’est pour cela que c’est encore au tour d’Ahmed et de Fatima d’accomplir cette corvée. En approchant, ils aperçoivent deux hommes qui semblent chercher quelque chose. Ce ne sont pas des Arabes : à leurs habits, Ahmed reconnaît immédiatement qu’il s’agit d’Européens.

Fatima s’arrête. « Mais c’est complètement fou ! » s’exclame-t-elle. Seules les personnes les plus pauvres – et parfois les moins fréquentables – fouillent les ordures à la recherche de nourriture. « Regarde comme les rats sautent là où ces hommes ont déjà remué les ordures ! C’est absolument incroyable ! » Ahmed sourit. « Ils ne font pas cela parce qu’ils sont pauvres, au contraire ! Ils fouillent les ordures car ils sont riches ! »

« Salam aleikum ! » Ahmed salue les deux hommes en costume européen. « Aleikum salam », répondent-ils. « Que faites-vous donc ici ? » demande Ahmed. L’un des hommes rit. « Je suis M. B.P. Grenfell », se présente-t-il. « Et voici mon collègue M. A.S. Hunt. Nous creusons votre tas d’ordures car nous recherchons celles qui sont les plus anciennes ! » « Nous ne sommes pas des collaborateurs de la décharge de Fayoum », plaisante M. Hunt, « nous sommes des archéologues. Notre profession nous amène à fouiller ce que les ancêtres – les vôtres et les nôtres – ont laissé. Nous fouillons la terre, les débris, le sable et, dans le pire des cas, les ordures des gens qui nous ont précédés ».

« Et… que cherchez-vous là ? » risque timidement Fatima.

M. Grenfell explique : « Depuis des millénaires, les habitants de l’oasis de Fayoum apportent leurs déchets à cet endroit. Nous recherchons d’anciens supports d’écritures, comme des papyrus. Le climat de ce pays contribue à maintenir le papyrus au sec et le sable permet aux vieilles écritures de ne pas se décolorer au soleil ».

Ahmed et Fatima sont très surpris par ce qu’ils viennent d’entendre. Ces messieurs si sérieux passent leur temps au milieu des ordures ! Le comble, ils recherchent des vieux supports d’écritures… du papier en fait ! Et du papier, Ahmed en a beaucoup dans son cartable…

MM. Grenfell et Hunt continuent à creuser et s’enfoncent de plus en plus dans les montagnes de déchets. Leurs recherches sont bientôt couronnées de succès. Ils découvrent de grandes quantités de lambeaux de papyrus très bien conservés sous des couches de détritus. Ces papyrus vont être envoyés en Angleterre pour être analysés.

Un des morceaux de papyrus découverts, de la grandeur de la paume d’une main, est tout à fait remarquable. C’est en effet la copie la plus ancienne, connue à ce jour, d’un livre du Nouveau Testament. Comme nombre de documents découverts à cette époque, il reçoit un nom de code scientifique : le papyrus P52. Mais en 1920, la signification précise de ce manuscrit n’est pas encore déterminée.

En 1935, le chercheur C.H. Roberts l’examine, déchiffre les lignes tracées au recto et au verso de ce document et en découvre le contenu : il s’agit de versets de l’évangile de Jean.

Un dernier examen chimique permet de déterminer l’âge de ce manuscrit. Le résultat est sensationnel : le papyrus P52 a été écrit entre 100 et 125 après J. C., c’est-à-dire peu après le décès de l’apôtre Jean !

Cette histoire nous fait penser au verset : « Qui cherche trouve » (Luc 11. 10). Les archéologues sont pour vous des exemples de persévérance. Vous pouvez demander au Seigneur cette qualité qui vous sera en aide dans tous les domaines de la vie. De la persévérance, vous en avez besoin pour lire la Bible, pour y rechercher la volonté du Seigneur. Ainsi vous pourrez réaliser un autre verset :

« J’ai de la joie en ta Parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162).

LA DÉCOUVERTE DU CODEX SINAÏTICUS

Nous sommes en 1844, en Allemagne. Konstantin von Tischendorf est un savant, spécialiste des vieux manuscrits bibliques, qu’il recherche et étudie avec la volonté de prouver que la Bible que nous avons correspond bien aux textes originaux. Un certain nombre de scientifiques de cette époque commencent à affirmer que la Bible ne peut pas être d’inspiration divine, car ils pensent que, au fil des millénaires, les copistes ont petit à petit dénaturé le texte original.

Tischendorf est persuadé qu’il existe encore de vieux documents écrits à la main datant du début du christianisme. Il pense que ces textes doivent se trouver dans d’anciens monastères éloignés et imagine déjà ces trésors enfouis sous la poussière, à moitié dévorés par les souris ! D’après lui, c’est en Égypte qu’il faut les chercher.

Le 12 mai 1844, notre héros quitte le Caire à dos de chameau. Au bout de dix jours d’un voyage périlleux à travers monts et déserts, il atteint les premiers rochers abrupts de la montagne du Sinaï. En contrebas, il découvre le monastère de Sainte-Catherine. Ses murs sont impressionnants : massifs, hauts, sans aucune porte… Pour y pénétrer, Tischendorf doit emprunter un « ascenseur » : c’est un panier attaché à une corde, elle-même fixée à une grosse poutre, qu’un moine actionne par le moyen d’une poulie. Notre ami grimpe donc dans cette nacelle et se laisse emporter jusqu’au sommet du mur d’enceinte.

Une fois à l’intérieur, Tischendorf peut commencer ses recherches. Jour après jour, il passe dans toutes les pièces, explore tous les recoins. Rien, il ne trouve désespérément rien. Un jour, dans la bibliothèque, il heurte une corbeille pleine de papier. Il s’agit d’une poubelle dont le contenu est destiné à être brûlé. Sous une bonne couche de poussière, il découvre une feuille de parchemin écrite en grec ancien. En cherchant davantage, il découvre un deuxième parchemin. Puis un autre, et ainsi de suite. En tout, ce ne sont pas moins de 129 feuillets qu’il trouve dans cette corbeille !

Ces manuscrits sont une copie d’une ancienne traduction de l’Ancien Testament. « Certainement la copie la plus ancienne connue à ce jour », pense Tischendorf. Le grand intérêt de Tischendorf pour ces feuillets a éveillé la curiosité et la méfiance des moines. Ils commencent à entrevoir leur importance et refusent de les lui céder. Konstantin parvient tout de même à les persuader de lui prêter 43 feuillets. Il passe la nuit à les recopier en vue de les faire expertiser. En repartant du monastère, Tischendorf sent que l’avenir de ces manuscrits restés dans la corbeille est incertain.

En 1854, Tischendorf pense encore aux 86 autres feuillets non copiés qui sont restés dans le cloître. Il décide donc de repartir. Arrivé au monastère de Sainte-Catherine, le temps ne semble pas avoir eu d’impact sur les lieux. En revanche, il ne retrouve pas les manuscrits et les moines présents ne semblent pas être au courant de leur existence.

Quatorze ans plus tard, Tischendorf entreprend son troisième voyage au Sinaï, sur ordre du Tsar de Russie. À nouveau, il ne trouve rien. Le soir précédent son départ, le supérieur du monastère lui montre fortuitement une très vieille bible grecque dans laquelle il a l’habitude de lire. Konstantin est stupéfait : les 129 feuillets provenaient de cette bible manuscrite complète ! Elle a été écrite 350 ans après Jésus Christ. Chaque page vaut une fortune : il n’existe pas de bible plus ancienne !

Tischendorf s’installe au Caire, dans un autre cloître, pour recopier cette bible, soit 110 000 lignes de grec ancien ! Plus tard, l’original sera offert au Tsar par le monastère. Cette bible s’appelle le Codex Sinaïticus. En 1933, le British Museum de Londres achètera ce précieux document pour 100 000 livres sterling.

Aujourd’hui encore, on peut y admirer ce Codex. Il ne s’agit que d’une copie, l’original étant soigneusement conservé à l’abri de la lumière… et de vols éventuels ! En effet, la valeur du Codex Sinaïticus est inestimable. Avec ce document, le monde scientifique possède un témoin authentique du début de l’ère chrétienne. Après de nombreuses heures d’études, les spécialistes ont constaté que le texte biblique copié en l’an 350 est le même que celui que nous pouvons lire dans la Bible. Dieu a veillé sur sa Parole !

Tischendorf est un bel exemple de persévérance. Il a passé sa vie à rechercher de vieux écrits pour prouver au monde scientifique et à chacun que la Parole de Dieu que nous avons entre nos mains correspond aux textes inspirés, et qu’elle a été divinement gardée pendant de nombreux siècles. Voilà une leçon pour nous : quelle portion de nos capacités, de notre temps, mettons-nous au service du Seigneur ? Prenons-nous le temps de chercher les trésors que contient la Parole de Dieu, conservée miraculeusement jusqu’à nos jours ?

Voici deux versets du Psaume 119 (v. 17 et 18) qui devraient être notre prière quotidienne. Que le Seigneur nous aide à le réaliser !

« Fais du bien à ton serviteur, et je vivrai et je garderai ta parole. Ouvre mes yeux, et je verrai tes merveilles qui sont dans ta Loi ».

D’après La Bonne Nouvelle 2002

LE PLUS ANCIEN MANUSCRIT

« Celui qui… a vu rend témoignage, et son témoignage est véritable (lui sait qu’il dit vrai) afin que vous aussi vous croyiez » Jean 19. 35.

Pendant les années durant lesquelles des fouilles ont été effectuées à Oxyrhynchus, en Égypte, les scientifiques Anglais B.P. Grenfell et A.S. Hunt ont trouvé à plusieurs reprises d’anciens textes écrits sur des papyrus.

Dans cet endroit aride, ce matériel délicat avait été épargné de l’humidité et les bancs de sable avait empêché les rayons du soleil d’effacer ce qui avait été écrit.

Les deux chercheurs ont apporté leurs trouvailles en Angleterre où elles ont été progressivement déchiffrées. Cela a permis d’apporter un éclairage tout à fait nouveau et intéressant sur la vie de tous les jours des Égyptiens d’il y a environ 2000 ans.

Mais c’est un fragment de papyrus qu’ils trouvèrent en 1920 qui est devenu célèbre dans le monde entier. En 1935, lorsque le chercheur C.H. Roberts a passé au crible le matériel découvert, ce fragment a attiré son attention. Il présentait, au recto et au verso, sept lignes écrites en Grec ancien, ce qui fut suffisant pour déterminer de manière concluante qu’il s’agissait de quelques versets de l’évangile selon Jean. L’âge du papyrus put aussi être établi avec une grande certitude : environ 125 ans après J.C. Ainsi, on avait découvert le plus ancien manuscrit du Nouveau Testament !

Vers 1920, beaucoup de critiques étaient d’avis que l’évangile de Jean avait été rédigé si tard qu’il n’était pas possible qu’il ait été écrit par l’apôtre Jean lui-même. Selon la tradition, l’apôtre serait mort à un âge très avancé, vers la fin du 1er siècle après J.C. Cependant, si une copie de l’évangile était utilisée en Égypte quelques années plus tard seulement, cet argument des critiques s’effondre.

Relisez, s’il-vous-plaît, le verset de ce jour en gardant cela à l’esprit.

D’après « The Good Seed » avril 2025