Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait [de] nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père -, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » Apocalypse 1. 5 et 6.
Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, annonce la victoire finale de Jésus Christ. Dans l’original grec, le mot « apocalypse » ne signifie pas « catastrophe », mais « révélation ». Dès le début du livre, nous trouvons une description glorieuse de la Personne du Seigneur, « Celui qui nous aime » (1. 5), présenté dans sa majesté de Juge. Depuis le ciel, Il sonde le cœur de tous les hommes et connaît la condition réelle de tous ceux qui se disent chrétiens. Personne ne Lui échappe.
– Les chapitres 1 à 3 donnent une vision prophétique de l’histoire du christianisme.
– Les chapitres 4 et 5 nous transportent au ciel, où nous contemplons des scènes de louange à Dieu et à Jésus Christ. Tous ceux qui, grâce à la foi en Lui, ont leurs péchés effacés par son sang, seront au ciel autour de son trône.
– Les chapitres 6 à 20 décrivent, dans un langage souvent figuré, les terribles jugements qui tomberont sur le monde jusqu’à ce que Jésus revienne sur la terre pour y établir son règne de justice et de paix.
Actuellement, le monde est dominé par un usurpateur, Satan. Dans le temps présent, Dieu supporte cet abus et fait proclamer sa grâce à tous ; mais bientôt, Il permettra que son Fils, Jésus Christ, fasse valoir ses droits, comme Créateur et comme Sauveur.
À la fin du chapitre 20, nous trouvons le jugement final des incrédules, puis la disparition définitive du monde que nous connaissons aujourd’hui.
– Les deux derniers chapitres, 21 et 22, nous donnent une description figurée de « l’état éternel », où il n’y aura plus « ni deuil, ni cri, ni peine » (21. 4) – et de l’Église (l’ensemble de tous les vrais croyants) dans le ciel. Le livre se termine avec la promesse du Seigneur : « Oui, je viens bientôt ».
Que chacun de nous puisse répondre : « Amen ; viens, Seigneur Jésus ! » (ch. 22. 20).
(Jésus dit : ) : « … il fallait que soit accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures. Et il leur dit : Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffre, qu’il ressuscite d’entre les morts le troisième jour » Luc 24. 44 à 46.
Par les récits de la crucifixion de Jésus rapportés dans les Évangiles, nous apprenons que, durant les heures où Il était sur la croix, Il a prononcé sept paroles. Chacune d’entre elles est liée aux caractères spécifiques de l’évangile qui la rapporte et, dans leur ensemble, elles constituent une sorte de testament spirituel du Sauveur, et en outre une synthèse magistrale du christianisme.
En étudiant et en confrontant les récits bibliques, nous pouvons reconstituer avec une bonne approximation l’ordre dans lequel ces paroles ont été prononcées. Jésus a été crucifié à la 3ème heure (selon la manière de compter les heures par les Juifs), c’est-à-dire à 9 heures du matin (Marc 15. 25). Nous notons :
– Trois déclarations durant les trois premières heures de la crucifixion : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34) ; « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43) ; « Femme, voilà ton fils… voilà ta mère » (Jean 19. 26 et 27).
– Une phrase centrale, citée dans deux évangiles, à la fin des trois heures de l’expiation durant lesquelles des ténèbres ont recouvert tout le pays : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mat. 27. 46 ; Marc 15. 34).
– Trois paroles après les heures de ténèbres, alors que l’expiation des péchés est accomplie : « J’ai soif » (Jean 19. 28) ; « C’est accompli » (Jean 19. 30) ; « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23. 46).
Nous allons étudier ces sept paroles prononcées par le Seigneur sur la croix.
1. « Père, pardonne-leur »
« Quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » Luc 23. 33 et 34.
Jésus vient d’être cloué sur la croix. Ses douleurs physiques sont extrêmes, cependant ses pensées sont tournées vers Dieu, son Père, témoin silencieux de cette scène cruelle. Conscient de l’immense amour du Père, Jésus est le seul qui soit capable de mesurer la terrible gravité de la faute dont l’humanité s’est souillée devant Dieu en tuant son Fils bien-aimé par la crucifixion. Jésus prie alors le Père de leur pardonner ce crime.
Plus tard, Pierre, témoin de la résurrection de Jésus et de son élévation dans le ciel, se tournera vers le peuple qui a refusé le Crucifié comme son Messie. Sur la base du pardon que Jésus a demandé au Père, Pierre déclarera : « Maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, comme aussi vos chefs » (Act. 3. 17). Dieu, dans sa miséricorde, accordait les circonstances atténuantes à leur ignorance, et un temps pour se repentir. Au cours des siècles, l’annonce de la bonne nouvelle (l’évangile) pour le salut de tous les hommes sera aussi fondée sur la réponse de Dieu à la prière de Jésus, le Sauveur, parce que Dieu est un Dieu de pardon pour tous ceux qui, repentants, se tournent vers Lui.
Jésus sur la croix incarne aussi l’exemple parfait pour ceux qui croient en Lui. Condamné injustement et soumis à une indicible souffrance, Il n’exprime ni plainte, ni protestation, ni menace, mais seulement des paroles de grâce et de pardon.
L’apôtre Paul, imitateur de Christ, écrit : « Vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même » (Col. 3. 13).
2. « Dans le paradis »
« Et il (le second malfaiteur) disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume. Jésus lui dit : En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » Luc 23. 42 et 43.
L’un des deux malfaiteurs crucifiés aux côtés de Jésus l’insulte. L’autre le reprend, parce que le comportement de Jésus crucifié le frappe ; sa conscience est touchée. Ce malfaiteur reconnaît publiquement qu’il mérite ce qui lui arrive, mais il proclame aussi la perfection de Jésus : « Celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire » (Luc 23. 41). Sa foi naissante lui fait discerner en Jésus le roi des Juifs. Il appelle « Seigneur » cette victime qui va mourir, et parle de son règne à venir. N’ayant aucun mérite personnel à faire valoir, il fait appel à la seule grâce du Sauveur. Sa foi est récompensée. Jésus lui promet que, ce même jour, il sera avec Lui dans le paradis.
Ces deux hommes, crucifiés aux côtés du Seigneur, peuvent représenter toute l’humanité.
– Le premier, quoique étant témoin des souffrances, de l’amour et de la grâce de Jésus, a montré qu’il ne s’est pas repenti. S’il n’a pas reconnu en Lui le Sauveur, son sort est fixé : la condamnation éternelle, loin de Dieu.
– Le second, touché par la grâce, a reconnu ses propres péchés et la justice de Jésus Christ. Il s’est repenti et a placé toute sa confiance en Lui. Sa foi lui fait aussi entrevoir, au-delà de la mort, la venue de Jésus pour instaurer son règne. La réponse de Jésus va encore plus loin : c’est la promesse d’être immédiatement avec Lui dans le paradis.
Le malfaiteur repenti représente tous ceux qui sont sauvés par le moyen de la grâce de Dieu, par la foi, car ils reconnaissent mériter le jugement de Dieu et ils placent leur confiance en Jésus. Pour eux, ce qui suit la mort est une certitude : c’est « être avec Christ » (Phil. 1. 23), dans l’attente de la résurrection.
3. « Femme, voilà ton fils »
« Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, [femme] de Clopas, ainsi que Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère et le disciple qu’il aimait se tenant à côté, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui » Jean 19. 25 à 27.
Près de la croix de Jésus, Marie, sa mère, et Jean, son disciple, profondément affligés, observent la scène. Ce qui les lie, c’est l’amour du Sauveur pour eux et leur amour commun pour Lui. La mission pour laquelle Jésus était venu dans ce monde allait s’accomplir. Dans ce moment suprême, le Fils de Dieu exprime son affection pour Marie, sa mère. Il la confie aux soins de Jean, qui répond immédiatement à la confiance du Maître et l’accueille dans sa maison.
Cette scène a une valeur pour tous les croyants : comme Marie et Jean, chacun de nous est aimé du Sauveur ; et ainsi, dans une certaine mesure, nous l’aimons. Comme Jean l’écrira par la suite : « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19). Et, en conséquence, parce que « lui a laissé sa vie pour nous, nous aussi nous devons « laisser notre vie » pour les frères » (c’est-à-dire ceux qui ont Jésus comme leur Sauveur – 1 Jean 3. 16).
L’amour que les chrétiens se doivent les uns aux autres est une conséquence de l’amour du Seigneur. Cet amour est le caractère distinctif qui unit les enfants de la famille de Dieu. Il témoigne de la présence de Dieu en eux : « l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu » (1 Jean 4. 7).
Jésus, quelques heures avant la crucifixion, a laissé à ses disciples ces paroles comme principe de vie : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous l’un l’autre. À ceci tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous » (Jean 13. 34 et 35).
4. « Mon Dieu, pourquoi… ? »
« Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27. 46.
Pendant trois heures, le pays est plongé dans l’obscurité. Le Sauveur, caché aux regards, est seul devant le Dieu saint. Au terme de ces heures terribles, Il crie d’une forte voix, prononçant les mêmes paroles douloureuses que le roi David au Psaume 22 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
Oui, durant ces trois heures, Dieu a abandonné son Fils bien-aimé qui avait pris sur Lui nos péchés. Parce que Dieu ne peut supporter le péché, sa colère s’est déversée sur Lui. La justice du Dieu saint et le salut des hommes sont la réponse à cette terrible question du Fils de Dieu. Par ce cri déchirant, Jésus semble donner raison à ses ennemis, qui avaient défié Dieu, en disant : « Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Mat. 27. 43). Mais Dieu ne délivre pas son Fils bien-aimé et Il l’abandonne, malgré toute la confiance qu’Il plaçait en son Dieu…
Le cri poignant de Jésus n’est cependant pas désespéré et s’ouvre sur la certitude de la gloire. « Ainsi il fallait que le Christ souffre et qu’il ressuscite d’entre les morts le 3ème jour ? », dira Jésus ressuscité aux deux disciples, sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24. 46).
Certains ont pensé, à tort, que ce cri exprimait le doute ou même la rébellion envers le Père. Dieu n’a pas pu répondre pendant ces trois heures d’obscurité parce que Jésus a été « fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21) et que la colère de Dieu contre le péché pesait sur Lui. Oui, Jésus est parfait dans ses sentiments envers Dieu, même durant ces heures terribles : « Le juste est plein de confiance, dans sa mort [même] » (Prov. 14. 32).
En réponse, Dieu a montré qu’Il a accepté le sacrifice de son Fils en le ressuscitant et en le faisant asseoir à sa droite (Marc 16. 19). Si ce cri n’avait pas résonné dans le silence de Golgotha, nous ne saurions pas jusqu’où est allé l’amour du Père et du Fils pour nous sauver. Dans sa souffrance en obéissance au Père, le Seigneur Jésus a traversé l’abandon et la mort, pour revenir à la vie et la donner à tous ceux qui croient en Lui.
5. « J’ai soif »
« Après cela Jésus, sachant que tout était déjà accompli, dit, afin que l’Écriture soit accomplie : J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre : ils remplirent de vinaigre une éponge, et, l’ayant mise sur de l’hysope, ils la lui présentèrent à la bouche » Jean 19. 28 et 29.
La soif est l’une des souffrances physiques extrêmes de la crucifixion. Le Créateur des sources d’eau, devenu homme, a éprouvé dans son corps la soif intense que subissent les crucifiés. Au terme des heures où Il fut abandonné de Dieu, Jésus dit, afin d’accomplir la prophétie de l’Ancien Testament : « J’ai soif ». On Lui a donné du vinaigre à boire, qu’on Lui a présenté sur une éponge, au bout d’un rameau d’hysope. Ainsi Jésus réalisa chaque détail de ce que la Parole de Dieu avait prophétisé par les paroles du psalmiste : « Dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre » (Ps. 69. 22).
Mais les mots « J’ai soif » témoignent aussi de l’intense soif morale que Jésus ressentait dans son cœur après avoir traversé les heures de l’abandon.
Les textes de certains Psaumes expriment cette profonde soif : « Comme le cerf brame après les courants d’eau, ainsi mon âme crie après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du *Dieu vivant. Quand viendrai-je et paraîtrai-je devant Dieu ? » (Ps. 42. 1 et 2). Et encore : « Ma langue est attachée à mon palais » (Ps. 22. 16).
Ces trois heures, interrompant la parfaite et heureuse communion avec le Père, ont « desséché » de manière indicible l’âme de Jésus sur la croix.
Oui, le Sauveur a eu soif afin de pouvoir donner l’eau de la vie à quiconque a soif. Dans son immense amour, Jésus nous adresse maintenant cet appel : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7. 37). La Bible se termine par cet ultime appel : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apoc. 22. 17).
6. « C’est accompli »
« Après avoir dit cela, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : Père, l’heure est venue… Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » Jean 17. 1 à 4.
« Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Puis, ayant baissé la tête, il remit son esprit » Jean 19. 30.
Après avoir pris le vinaigre, Jésus dit : « C’est accompli ». Ce terme, en grec, signifie qu’une facture a été payée. La mission de Jésus, pour Dieu et pour sauver les hommes, était achevée.
Le péché est une offense à Dieu et constitue une dette de l’homme envers son Créateur. Dieu ne peut ouvrir son ciel et accueillir l’homme dans sa sainte présence que si cette dette est soldée. Et Jésus l’a payée définitivement, prenant sur Lui les innombrables fautes des croyants de tous les temps. Lui seul pouvait régler la dette en supportant toute la colère de Dieu que nous méritions.
Mais, plus encore, ces deux mots annoncent l’accomplissement définitif de toute la volonté de Dieu, de tout ce qui était annoncé dans les Écritures.
La gloire de Dieu avait été ternie par le péché et par la désobéissance de l’homme, mais, par Jésus, elle a retrouvé sa splendeur. Tout ce que le Père Lui avait confié, tout ce pour quoi Il était venu dans le monde, est maintenant accompli par Lui dans l’œuvre de la croix, et cela pour toujours. La promesse de Dieu, et spécialement « l’espérance de la vie éternelle » (Tite 1. 2) pour ceux qui croient, le règne et la gloire pour son Fils, accompagné de son épouse (l’Église), les nouveaux cieux et la nouvelle terre dans lesquels Dieu habitera avec les hommes… tout est définitivement assuré, même si la réalisation complète de tout cela n’est pas encore effective. Jésus seul a pu dire : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ».
« C’est accompli » : cette déclaration du Sauveur crucifié est un glorieux cri de triomphe.
7. « Père, entre tes mains… »
« Ayant crié d’une voix forte, Jésus dit : Père ! entre tes mains je remets mon esprit » Luc 23. 46.
« Le centurion qui était là en face de lui, voyant qu’il avait expiré en criant ainsi, dit : Véritablement, cet homme était Fils de Dieu » Marc 15. 39.
Avant d’expirer, Jésus pousse un grand cri. Habituellement, la mort d’un crucifié se produit par une lente asphyxie qui empêche de parler. Ce grand cri démontre que ce ne fut pas seulement la crucifixion qui causa sa mort, mais avant tout le fait que Jésus a donné sa vie volontairement. En assistant à cette scène, le centurion romain est étonné. Il comprend que Jésus n’est pas un crucifié comme les autres. Même Pilate, ensuite, s’étonnera lorsqu’il apprendra que Jésus est déjà mort.
Jésus crie, puis remet son esprit entre les mains de son Père. C’est un acte de puissance divine, parce qu’aucun homme n’a le pouvoir de séparer son propre esprit de son corps pour le remettre à Dieu. Le Fils de Dieu expire, c’est sa décision souveraine. Il accomplit ainsi ce qu’il avait dit : « Moi je laisse ma vie afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10. 17 et 18).
Personne n’a pu enlever la vie à Jésus. Il l’a donnée volontairement, par amour pour son Père et par amour pour nous, les créatures qu’Il était venu sauver (Jean 14. 31).
Ces dernières paroles du Sauveur nous enseignent aussi que la mort, et Satan qui en détenait le pouvoir, sont vaincus. Jésus, le grand Vainqueur, entre dans la mort et ressuscite le troisième jour. Et tous ceux qui croient en Lui ressusciteront à son prochain retour (1 Thess. 4. 16).
Cette dernière prière de Jésus, Homme parfait, soumis et obéissant au Père, en couronne la vie. Quel exemple pour chacun de nous !
Conclusion
« Pour moi, qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde » Galates 6. 14.
À sept reprises, la voix de Jésus crucifié nous interpelle :
– Sa prière en faveur de ceux qui le crucifiaient ;
– La promesse du paradis au malfaiteur repentant ;
– Les paroles par lesquelles Il établit un lien précieux, de nature divine et céleste, entre ceux qui Lui appartiennent ;
– Son cri d’angoisse, après les trois heures de l’abandon, durant lesquelles Il a supporté la colère de Dieu ;
– L’expression de sa soif morale, qui provient de la souffrance de l’expiation du péché ;
– Le cri de victoire qui annonce que tout ce que Dieu attendait de Lui est accompli ;
– Enfin, les dernières paroles du Sauveur qui, dans une parfaite dépendance du Père, Lui remet son esprit.
La croix de Jésus ne représente-t-elle rien pour vous ? Elle est l’expression de son amour infini et dit encore au cœur de tous : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).
« Le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur » (Éph. 5. 2).
« Aucune prophétie de l’Écriture ne s’interprète elle-même. Car [la] prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » 2 Pierre 1. 20 et 21.
« Rends hommage à Dieu. Car l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus » Apocalypse 19. 10.
Dieu domine le temps et l’espace : Il peut parler en même temps du passé, du présent et de l’avenir. Des 66 livres de la Bible, 17 sont entièrement prophétiques, et beaucoup d’autres le sont en partie.
Avant la venue de Christ, les prophètes annonçaient des évènements à venir qui se sont souvent réalisés de leur vivant, mais ils parlaient aussi d’évènements beaucoup plus lointains. Ils étaient inspirés par l’Esprit Saint et transmettaient la Parole de Dieu. Ils ont même parlé par avance du Messie, témoignant de ses souffrances et de ses gloires (1 Pier. 1. 10 et 11). Chaque prophète avait son propre message, mais tous annonçaient un fait particulier en rapport avec le Messie : l’un a précisé le lieu de sa naissance (Michée 5. 2), un autre, l’époque et les circonstances de sa venue (Dan. 9. 26), un troisième, les caractères de son ministère public (És. 42. 1 à 4). Presque tous ont entrevu sa divinité et sa mort.
Ce qu’il y a de merveilleux dans les prophéties, c’est qu’elles se complètent toutes et jettent par avance une lumière sur la Personne et sur l’œuvre du Seigneur Jésus. Elles constituent donc un témoignage certain, rendu par Dieu Lui-même, à l’authenticité de la Bible comme étant sa Parole. La prophétie est comme « une lampe qui brille dans un lieu obscur », dans l’attente de la venue du grand jour du Seigneur (2 Pier. 1. 19).
Cette lumière est suffisante pour illuminer notre vie, alors que nous traversons le monde, endirigeant nos regards vers Jésus Christ qui en est le centre.
« Il aura compassion du misérable et du pauvre, et il sauvera les âmes des pauvres » Psaume 72. 13.
QUAND ON N’ARRIVE PLUS À SUIVRE LE RYTHME DE LA VIE…
La fête de la ville a lieu aujourd’hui ! Il se passe beaucoup de choses là-bas. Des étudiants enthousiastes, des fonctionnaires dignes, des invités de marque, des retraités détendus – tous se retrouvent pour le défilé annuel. Arthur marche aussi. Mais à mi-chemin, il doit quitter la foule en liesse. « Ils vont trop vite. Je n’arrive plus à suivre ! » Il se plaint. Haletant lourdement, il s’appuie sur une clôture de jardin tandis que les autres s’éloignent sans prendre garde à lui.
La vie est comme un défilé : les personnes en bonne santé et qui ont réussi avancent sans souci et avec satisfaction. Et les autres qui n’arrivent pas à suivre ? Ils sont laissés derrière.
Lorsque le Seigneur Jésus parlait à la foule, il s’adressait à tous : « Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Luc 8. 8). Qui a accédé à cette demande ? Il s’agit principalement de personnes marginalisées, oubliées et méprisées.
Jésus-Christ a quelque chose à dire surtout à ceux qui ne peuvent plus suivre le rythme de la vie. Êtes-vous l’un d’entre eux ? Alors écoutez ses paroles :
« Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal ; « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Luc 5. 31et 32).
« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12).
D’après Näher zu Dir avril 2025
« Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes » Colossiens 3. 23.
TRAVAIL PROFESSIONNEL
Dieu a donné du travail à l’homme. Et c’est une bénédiction. Avant sa chute, Adam avait reçu la tâche de cultiver le jardin d’Éden et de donner des noms aux animaux (Gen. 2. 15 et 19). La première tâche est un travail physique, la seconde, une activité mentale.
Après qu’Adam eut transgressé le commandement du Créateur, Dieu lui déclara : « À la sueur de ton visage tu mangeras du pain » (Gen. 3. 19). Depuis lors, le travail a exigé beaucoup d’efforts. Même les progrès technologiques ne peuvent pas éliminer ce problème.
Dans notre vie professionnelle quotidienne, nous voulons penser à ces deux aspects : d’une part, il est bon pour nous de pouvoir travailler. La Bible nous met en garde contre la paresse et l’inaction (Prov. 6. 6 à 11). En revanche, nous ne voudrons pas démissionner ou nous rebeller si l’activité est ardue et pénible.
En tant que chrétiens, nous ne travaillons pas seulement pour l’entreprise ou pour notre propre subsistance. Le verset du jour ajoute un motif plus élevé : « Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur. » Que le travail soit ennuyeux ou difficile, nous le faisons pour le Seigneur Jésus. Avons-nous encore besoin d’être exhortés à accomplir fidèlement notre devoir ?
Lorsque nous faisons le travail pour notre Seigneur, nous pouvons aussi lui demander un bon résultat, comme Moïse l’a fait un jour : « Établis sur nous l’ouvrage de nos mains ; oui, l’œuvre de nos mains, établis-la » (Ps. 90. 17).
D’après Näher zu Dir mai 2025
« Tout athlète s’impose un régime strict ; eux, pour recevoir une couronne corruptible ; mais nous, pour en recevoir une incorruptible » 1 Corinthiens 9. 25.
L’APÔTRE PAUL NE RECHERCHAIT AUCUN BÉNÉFICE POUR LUI-MÊME
Puisque les chrétiens de Corinthe avaient été gagnés au Seigneur par Paul, il n’a pas à défendre son apostolat devant eux – ils en étaient le sceau et la preuve. Toutefois, chaque apôtre avait reçu des droits, des responsabilités, et des récompenses de la part du Seigneur qui les avait engagés. Apparemment, de faux apôtres, envieux, avaient insinué que Paul accomplissait son service principalement pour ces bénéfices.
Il poursuit en déclarant qu’il préfère renoncer à tous ces droits afin de rendre le message de l’évangile, comme la grâce du Seigneur elle-même, gratuits, et ne comportant aucun avantage pour le prédicateur. En faisant cela, Paul montre qu’il était d‘abord et avant tout un disciple de Christ, et seulement ensuite un prédicateur. Comme celui qui court pour avoir une distinction dans l’arène, il se dévoue sans distraction à la course. Dans ce but, non seulement il ferait usage des vastes dons qui lui avaient été faits. Il éviterait aussi de faire quoi que ce soit qui puisse y devenir un empêchement. Son but était une conscience sans péché. Il n’exigeait aucun bénéfice ou identification de la part des saints, ce qu’il aurait pu faire de bon droit ; son Maître, c’était le Seigneur qui l’avait appelé : Lui le récompenserait.
Renoncer à ses droits aurait pu paraître comme un effort pour affirmer son indépendance vis-à-vis des saints. En réalité, cela était motivé par un réel souci pour eux. Il désirait qu’ils apprennent de lui, l’apôtre du Seigneur, à rechercher la couronne incorruptible que le Seigneur donnera quand Il viendra – afin qu’ils puissent apprendre par sa conduite que cela avait plus d’importance pour lui qu’aucun de ses droits comme apôtre.
D’après the Lord is near juin 1987
« Peut-être l’Éternel regardera mon affliction, et l’Éternel me rendra le bien pour la malédiction qui tombe aujourd’hui sur moi. Et David et ses hommes allèrent leur chemin ; et Shimhi marchait sur le flanc de la montagne, vis-à-vis de lui, et en marchant il maudissait et lançait des pierres contre lui, et jetait de la poussière » 2 Samuel 16. 12 et 13.
NOTRE SEIGNEUR, NOTRE SEUL APPUI
David regardait uniquement à Dieu, calmement et paisiblement. Il se disait : Dieu me délivrera de cela. En conséquence il n’était pas en colère contre Shimhi. Il ne désirait pas lui couper la tête ou une chose semblable : Dieu prendra soin de ces choses.
Si un homme garde cette disposition d’esprit, qu’est-ce qui peut le troubler ? Même si les montagnes étaient jetées au milieu de la mer et que la terre soit remuée, il continuerait avec patience à posséder son âme et à rester calme. D’un tel homme il est dit : « Son âme habitera au milieu du bien, et sa descendance possédera la terre » (Ps. 25. 13). Dieu a donné à ses anges une charge concernant un tel homme – de le garder dans toutes ses voies : car c’est l’homme qui demeure dans la place secrète du Très-Haut, et il restera à l’ombre du Tout-puissant. Le Seigneur dit, à son sujet : « Parce qu’il a mis son affection sur moi, je le délivrerai ; je le mettrai en une haute retraite, parce qu’il a connu mon nom » (Ps. 91. 14). Le croyant l’a éprouvé en se confiant dans le Seigneur et seulement en Lui ; c’est pourquoi le Seigneur ne lui fera jamais défaut.
Confiez-vous toujours dans le Seigneur ; car en Lui il y a force éternelle. Mettez tous vos souhaits en Lui. Ne vous appuyez pas sur ceci ou cela. Vous seriez recroquevillé, et ce sur quoi vous vous appuyez deviendra une épée qui vous percera. Reposez-vous entièrement sur Dieu, et comme Il est partout, vous vous tiendrez debout en vous appuyant sur Lui.
D’après the Lord is near juin 1987
« Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! C’est comme l’huile précieuse, répandue sur la tête, qui descendait sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descendait sur le bord de ses vêtements ; comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité » Psaume 133. 1 à 3.
LA JOIE DE L’UNITÉ RÉALISÉE DANS L’ASSEMBLÉE
Quel beau tableau d’unité – l’unité que le Saint Esprit produit dans le peuple de Dieu – nous est donné dans le Psaume 133. De même que l’huile précieuse et odorante était versée sur la tête du souverain sacrificateur au jour de son onction, de même le Saint Esprit descend depuis Christ jusqu’au bord de ses vêtements – jusqu’à la terre où nous sommes.
Différentes épices étaient combinées dans cette huile d’onction précieuse, de la même manière qu’il y a variété de dons dans le ministère de l’Esprit aux enfants de Dieu. Sur l’ourlet de la robe bleue du souverain sacrificateur – tout autour – étaient fixées des clochettes d’or – et des grenades y étaient brodées (Ex. 28. 34). Quel spectacle et quel son agréables cela donnait à chaque mouvement, à chaque action du souverain sacrificateur à son entrée et à sa sortie du sanctuaire ! Et que la vue et le son du ministère du Seigneur pour son peuple, par le moyen des dons qu’Il donne, avec les fruits dont parlent les grenades, sont précieux !
Puis viennent les consolations de Christ, le réconfort de l’amour, la communion de l’Esprit. Les croyants en jouissent comme de la rosée du mont Hermon rafraîchissant le pays d’Israël.
Seigneur, donne-nous de connaître la réalité vivante de ce tableau.
D’après the Lord is near juin 1987
« Lui, que, sans l’avoir vu, vous aimez ; et croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse » 1 Pierre 1. 8.
LE SECRET D’UNE JOIE DURABLE
Il n’y a pas longtemps, notre frère Georges perdit sa femme ; puis il perdit la vue ; et tout récemment il fallut l’amputer d’une jambe. Autrefois très actif pour le Seigneur, et étudiant avidement la Parole de Dieu, il est maintenant confiné dans sa chambre. Bien qu’un frère attentif fasse tout ce qu’il peut pour nourrir Georges et lui assurer du confort, ses circonstances ne sont pas agréables, et il est seul la plupart du temps.
Et cependant il est plein de joie et de dynamisme ! Nous avons découvert cela récemment quand nous sommes allés lui rendre visite et qu’il nous a accueillis avec un sourire chaleureux. Quelques-unes de ses premières paroles ont été : Je suis assis sous son pommier et son fruit est doux à mon palais. Il n’y aura pas, au ciel, de Georges aveugle ou avec une seule jambe, Son nom en soit béni. Toute sa conversation était de cette veine, sans une seule plainte. D’autres amis qui l’ont visité ont trouvé la même chose.
Nous lui avons demandé comment il faisait depuis qu’il ne pouvait plus lire sa Bible. Sa réponse : J’en avais mis de côté pour le jour de pluie. Il avait trouvé que la Parole de Dieu était la joie et l’encouragement pour son cœur quand il était fort et actif, il l’a trouvée être de même quand il fut faible et infirme.
Quel exemple ! Nous parlons facilement de la toute-suffisance de Christ, mais là il y en avait un qui la vivait. Est-ce que je veux ainsi glorifier Georges ? Pas du tout ; mais je voudrais exercer nos cœurs par son exemple. En fait, il est possible d’avoir une vie heureuse, en contemplant Celui qui est glorieux, que nous avons appris à aimer. Puissions-nous connaître plus d’une telle vie !
D’après the Lord is near juin 1987
« Les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement, lui, qui à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu » Hébreux 12. 2.
GARDER LES YEUX FIXÉS SUR JÉSUS
Gardez les yeux fixés sur Lui. Voyez son cœur et sa main derrière tout ce qui arrive, et cela vous gardera en paix et sans crainte.
Est-ce que je vais regarder en haut ou en bas ? Est-ce que je vais me focaliser sur mes problèmes, ou est-ce que je verrai le cœur et la main du Bon Berger derrière eux, et que j’entendrai sa voix me conduisant à travers eux vers de grandes hauteurs et de riches profondeurs ? Est-ce que je ferai confiance au Seigneur, qui est mort pour me sauver, ou est-ce que je laisserai Satan garder mon regard attaché aux choses d’ici-bas, remplissant mon âme de crainte, de pitié de moi, et de plaintes, et me rendant misérable, et désagréable à tous autour de moi ?
Il y a des épreuves dans le sentier de la foi, assurément, mais chaque épreuve est une ouverture sur une expérience plus riche de joie et de paix en Christ. Ne tentez pas de l’éviter. Si vous le faisiez, vous trouveriez qu’il y a des épreuves plus grandes dans le sentier de l’incrédulité et du manque de confiance, avec toujours de l’amertume – et ne procurant aucune joie à la fin. Le sentier de l’incrédulité vous laisse sans rien pour vous soutenir ou vous réconforter.
D’après the Lord is near juin 1987
« Montez à la montagne et apportez du bois, et bâtissez la maison ; et j’y prendrai plaisir, et je serai glorifié, dit l’Éternel » Aggée 1. 8.
ANNONCER L’ÉVANGILE POUR ÉDIFIER LA MAISON DE DIEU
La maison de l’Éternel était en ruines à cause de la désobéissance d’Israël ; mais Dieu, dans sa grâce, avait ramené quelques-uns de son peuple hors de la captivité. Découragés par l’état de ruine, ils se souciaient plus de bâtir leurs propres maisons que de restaurer le temple.
Quel modèle pour nous aujourd’hui ! La vérité de l’Église, la maison de Dieu, nous a été, par grâce, rappelée par Dieu après de nombreuses années d’ignorance et de désobéissance de la part de son peuple. Beaucoup ont été conduits à ré-estimer l’extraordinaire merveille de cette vérité, et à l’apprécier. Nous avons pourtant tendance à nous décourager parce que la ruine est grande, à nous contenter de nous accommoder de la ruine, et à nous concentrer sur notre confort plutôt qu’à travailler pour la restauration et la bénédiction de la maison de Dieu.
« Montez à la montagne et apportez du bois ». Ils ne devaient pas s’attendre à ce que le bois vienne à Jérusalem. S’ils étaient appelés à aller dans des endroits rocailleux, qu’ils acceptent d’y aller, prêts à travailler en mettant leur hache à la racine des arbres. Ces grands arbres sont, bien sûr, des types de l’homme dans son orgueil et sa hauteur, qui doit être abaissé par la lame acérée de la Parole de Dieu.
Dans notre cas, la montagne peut être très près de nous, à la porte voisine ou en face dans la rue. La montagne peut paraître être un grand obstacle, et il peut être plus difficile pour nous de parler de Christ à un proche voisin qu’à quelqu’un à cent kilomètres de nous. Puisse Dieu nous donner la grâce de ne pas être dépassés par les obstacles. Si nous croyons réellement à la vérité de l’Église, la maison de Dieu, ne désirons-nous pas employer toute notre énergie à l’édifier ? Évangéliser est certainement le premier élément de la construction. L’amour pour Dieu et pour les hommes poussera certainement nos cœurs à être diligents pour chercher à gagner des âmes au Seigneur Jésus.
D’après the Lord is near juin 1987 (L.M. Grant)
« Ayant dit cela, il souffla en eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint. À quiconque vous remettrez les péchés, ils sont remis ; et à quiconque vous les retiendrez, ils sont retenus » Jean 20. 22.
LE SAINT ESPRIT DONNÉ AUX CROYANTS
Ce fait se produisit la première fois que le Seigneur vint vers ses disciples après sa résurrection. Le Seigneur, non seulement leur parla, mais accomplit en plus un acte symbolique de grande signification. Il souffla en eux. Cela nous rappelle la scène du Jardin d’Éden. Là, Dieu, soufflant dans l’homme, en avait fait une âme vivante, consciente de la présence de Dieu. Ici, les disciples reçurent la vie de résurrection de la part du Seigneur. Dès lors, chacun d’eux aurait pu dire : Christ, qui est ma vie.
Ce jour de la résurrection, le Seigneur, Celui qui donne la vie de l’Esprit, leur donna la vie que, seul, Il possédait – qu’Il était Lui-même. Cette vie ne pouvait être donnée qu’à ceux qui étaient des disciples du Seigneur, ceux qui étaient nés de nouveau. Ils recevaient maintenant cette vie dont le Seigneur avait parlé en Jean 10. 10, quand Il avait dit : « Je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance ».
La vie qu’ils reçurent alors les rendit capables de recevoir la bénédiction qui serait bientôt la leur. Après l’ascension du Seigneur vers le Père, Il leur enverrait le Saint Esprit, qui les mettrait à part. L’Esprit serait la source de leur puissance, par laquelle ils seraient rendus capables d’accomplir le ministère auquel le Seigneur les appellerait.
La bénédiction donnée là par le Seigneur ressuscité n’était pas limitée aux apôtres, car un examen soigneux de cela, et les passages parallèles, montrent que d’autres disciples du Seigneur étaient présents en plus des onze. Cette bénédiction n’a donc rien à faire avec une autorité ou un privilège apostoliques, mais elle est le bien commun à tous ceux qui sont au Seigneur.
D’après the Lord is near juin 1987
« Après avoir entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints, à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux » Colossiens 1. 4 et 5.
LA FERME ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN
La foi, l’espérance, l’amour, ont été avec raison appelés les trois temps chrétiens. Ils sont les caractères principaux de la vie chrétienne, et ils correspondent à trois temps : le passé, le présent, et l’avenir.
Le chrétien, en regardant en arrière, trouve le but de sa vie, non seulement dans le fait qu’il est né dans ce monde comme un être humain, mais aussi dans le fait qu’il est né de nouveau quand il a mis sa confiance dans le Seigneur Christ. Quand il regarde en arrière, il voit la croix du Calvaire, où il est mort avec son Sauveur. Il contemple aussi le Seigneur ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ce qui lui permet de marcher en nouveauté de vie. Il est enraciné et édifié dans le Seigneur Jésus Christ, qui a promis : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20).
La vie présente du chrétien est aussi différente de la vie des hommes naturels. Elle n’est pas caractérisée par l’égoïsme, mais par l’amour, et en particulier par l’amour envers ceux de la maison de la foi, les enfants de Dieu. Cet amour agit pour leur bien et il est, en fait, l’amour de Dieu versé dans leur cœur par le Saint Esprit.
Le chrétien a, non seulement un fondement ferme pour sa vie passée, et une belle activité dans le présent, mais aussi une perspective pour l’avenir, qui le motive : regarder vers le but, pour le prix de l’appel céleste dans le Christ Jésus. Il n’est plus sous l’esclavage par la crainte de la mort, parce qu’il sait qu’il a la vie éternelle. Maintenant le Seigneur sera avec lui tous les jours, et ensuite il sera avec le Seigneur pour toujours.
« Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même et notre Dieu et Père, qui nous a aimés et [nous] a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce, veuille consoler vos cœurs et vous affermir en toute bonne œuvre et en toute bonne parole » 2 Thessaloniciens 2. 16 et 17.
Le véritable réconfort vient du Dieu éternel parce que, étant le Créateur, Il sait comment nous pouvons être consolés. Par la foi au Seigneur Jésus, nous demeurons dans une relation avec Dieu qui est celle d’enfants avec leur Père. Aucune religion humaine ne connaît une telle relation d’amour et de confiance.
Notre Dieu nous a aimés lorsqu’Il a donné son Fils afin qu’Il meure pour nous. Cet amour divin, qui a payé le prix fort pour notre rédemption, nous permet de connaître les consolations divines. Combien de paroles de la Bible nous encouragent dans notre chemin de foi, nous élèvent intérieurement et sont comme un baume pour nos cœurs blessés ! Ainsi, notre Père céleste a, pour chacun de nous, une parole de réconfort qui est exactement adaptée à notre situation de vie et à notre condition intérieure.
Notre Dieu et Père nous donne aussi une bonne espérance par grâce. Souvent, Il ne change pas nos conditions difficiles, mais Il dirige notre regard vers le glorieux avenir afin de remplir nos cœurs d’une confiance renouvelée. Le Seigneur Jésus va revenir et nous prendre auprès de Lui. Là, dans la gloire éternelle, il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cri, ni peine. Dieu essuiera toute larme de nos yeux et Il fera toutes choses nouvelles (Apoc. 21. 4 et 5).
Cette espérance peut vraiment consoler nos cœurs et fortifier nos mains pour faire le bien.
« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » Philippiens 4. 4.
Nous aimerions énumérer quelques choses qui nous donnent de la joie, à nous, chrétiens :
– En Luc 10. 20, le Seigneur Jésus dit : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux ». Par la foi en Lui, nous possédons le pardon de nos péchés. Quelle joie pour nous d’être éternellement sauvés et d’avoir une place assurée dans le ciel !
– Nous pouvons expérimenter aussi ce qu’exprime le Psalmiste : « J’ai de la joie en ta parole, comme un [homme] qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162). Quand nous lisons la Bible, nous pouvons découvrir une affirmation qui nous parle personnellement, nous encourage, ou nous présente le Seigneur Jésus. Cela n’est-il pas une grande joie ?
– Paul déclare, en Philippiens 1. 18 : « Toutefois, de toute manière, soit comme prétexte, soit en vérité, Christ est annoncé, et je m’en réjouis. J’aurai encore sujet de me réjouir… ». Jusqu’à aujourd’hui, l’évangile de la grâce est proclamé et annoncé dans le monde. Quelle grande joie pour nous, lorsque Jésus Christ est donné à connaître comme Sauveur !
– L’apôtre Paul nous exhorte : « Réjouissez-vous dans l’espérance » (Rom. 12. 12). Nous attendons la venue du Seigneur Jésus pour nous enlever au ciel. Nous le verrons alors comme Il est (1 Jean 3. 2). La pensée de notre glorieux avenir avec Lui remplit nos cœurs d’une joie profonde.
Chrétiens, la joie a sa source dans le Seigneur Jésus. Il est notre Sauveur, le thème principal de la Bible, le contenu de l’Évangile, et notre espérance.
« Et il arriva que, lorsque Samuel fut vieux, il établit ses fils juges sur Israël ». Ils étaient deux qui « jugeaient à Beër-Shéba » (1 Sam. 8. 1 et 2).
À cause de l’égarement du peuple, tout était en désordre. L’arche n’était pas retournée à Silo dans le tabernacle où « toute l’assemblée des fils d’Israël » s’était réunie pour « dresser la tente d’assignation » dans les jours de Josué (Jos. 18. 1). Samuel avait bâti un autel à Rama, l’arche était à Kiriath-Jéarim, le tabernacle et l’autel d’airain à Silo. Dieu n’avait pas dit qu’on replaçât l’arche dans la tente, car il fallait attendre des temps nouveaux, ceux des rois David et Salomon. Après Kiriath-Jéarim, l’arche séjourna trois mois dans la maison d’Obed-Édom, que l’Éternel bénit à cause de la présence de l’arche. Elle fut enfin amenée, par le roi David, dans sa ville, « avec joie » (2 Sam. 6. 11 et 12).
Aux jours de Samuel, tout dépendait de lui. Il soutenait le peuple, en marchant par la foi devant Dieu. Il était en même temps le prophète, le sacrificateur, et celui qui gouvernait. Ses forces diminuant à cause de l’âge, il se déchargea en nommant ses fils comme juges. Nous ne voyons pas qu’il se soit adressé à Dieu avant de les établir sur Israël. S’il a été un type de Christ dans son service multiple, il est marqué par l’imperfection. Un seul sur la terre a été parfait en toutes choses, c’est notre Seigneur.
« Et ses fils ne marchaient pas dans ses voies ; mais ils se détournaient après le gain déshonnête, et prenaient des présents, et faisaient fléchir le jugement » (1 Sam. 8. 3). Et pourtant, le lieu où ils officiaient était digne de respect. C’était le lieu où Abraham avait « invoqué le nom de l’Éternel, le Dieu d’éternité » – où il avait habité après Morija quand « étant éprouvé…, il offrit son fils unique » (Gen. 21. 33 ; 22. 19 ; Héb. 12. 18). « Samuel avait sans doute cédé à son cœur paternel. Il avait peut-être très bien élevé ses fils, et peut-être aussi avaient-ils été des fils soumis ? Il pouvait donc penser que c’était un bon choix ; mais ce n’était pas le choix de Dieu qui seul lit dans les cœurs. Et puis, être fils de Samuel ne leur donnait pas la foi de Samuel. Et c’est la foi qui seule nous fait marcher dans le chemin de Dieu. Aussi qu’arriva-t-il ? C’est que, dans leur nouvelle position, l’amour de l’argent se développa dans leur cœur et, au lieu de rendre la justice équitablement, ils favorisaient ceux qui leur faisaient des présents quand bien même leur cause n’était pas juste » (A.L.).
Il y a deux grandes leçons à tirer pour nous, concernant l’Assemblée (l’Église) : 1) Tout service est ordonné de Dieu et non de l’homme. C’est Dieu qui « a donné les uns, … et les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs » (Éph. 4. 11). « Il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : et il y a diversité de services, et le même Seigneur ; et il y a diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous » (1 Cor. 12. 4 à 6). C’est Dieu qui, par l’Esprit Saint, donne les dons pour le service, appelle et établit l’un ou l’autre, pour surveiller le troupeau (Act. 20. 28). « Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité » (1 Cor. 12. 7).
2) Chacun est responsable devant Dieu, de rester dans les limites qu’il a reçues, en marchant humblement et fidèlement. Ce que les fils de Samuel faisaient était contre l’ordonnance de Dieu : « Tu ne feras pas fléchir le jugement ; tu ne feras pas acception de personnes ; et tu ne recevras pas de présent ; car le présent aveugle les yeux des sages et pervertit les paroles des justes » (Deut. 16. 19). Leur situation s’est aggravée au point que le peuple murmura contre eux et que les anciens sont venus vers Samuel en réclamant un roi. « Et la chose fut mauvaise aux yeux de Samuel, qu’ils aient dit : Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l’Éternel » (1 Sam. 8. 6).
Âgé, connaissant l’état moral du peuple, Samuel « pria l’Éternel ». S’il avait réagi charnellement, il aurait pu les condamner et renvoyer les anciens, mais, quelle belle attitude il manifeste en s’adressant à son Dieu, Celui qu’il avait servi tant d’années ! Il devait en être très affecté, mais l’Éternel lui dit : « Ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux. Selon toutes les actions qu’ils ont commises, depuis le jour où je les ai fait monter d’Égypte, jusqu’à ce jour, en ce qu’ils m’ont abandonné et ont servi d’autres dieux : ainsi ils font aussi à ton égard » (v. 7 et 8). Ainsi, l’Éternel console son serviteur et lui communique ce qu’il doit dire au peuple.
« Et Samuel dit toutes les paroles de l’Éternel au peuple » (v. 10). Porte-parole de Dieu, il avertit, annonçant ce qui arrivera sous le gouvernement d’un roi. « Et le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel ; et ils dirent : Non, mais il y aura un roi sur nous, et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations » (v. 19).
L’Éternel révéla le nom de Saül pour être roi ; un homme selon ce que les fils d’Israël désiraient, un homme d’élite et beau, fils d’un homme fort et vaillant. Un jour, il vient à la rencontre de Samuel selon que l’Éternel le lui avait montré. Ils mangèrent ensemble et passèrent la nuit. « Et comme l’aurore se levait, Samuel appela Saül sur le toit… Et Saül se leva, et ils sortirent les deux dehors. Comme ils descendaient au bout de la ville, … Samuel prit une fiole d’huile et la versa sur la tête de Saül, et il le baisa, et dit : L’Éternel ne t’a-t-il pas oint pour prince sur son héritage ? » (1 Sam. 9. 26 à 10. 1).
Ensuite, Samuel l’envoie au sépulcre de Rachel, ce lieu où la mère de son ancêtre Benjamin était morte en donnant naissance à son fils cadet ; puis à Béthel, la maison de Dieu et, en continuant, au coteau de Dieu pour rencontrer une troupe de prophètes. Après qu’il ait passé le coteau, en entrant dans la ville, l’Esprit de l’Éternel l’a saisi et il prophétisa. Lorsque ces signes furent accomplis il dut se rendre à Guilgal pour retrouver Samuel offrant des holocaustes et des sacrifices de prospérités. Ces quatre lieux avaient chacun une signification. Ils auraient dû marquer à jamais cet homme choisi pour être roi, mais sa vie a démontré qu’il n’était pas entré dans ces choses. Hélas, plusieurs participent à des rites religieux sans avoir la vie. Il faut passer par la nouvelle naissance, Guilgal, pour voir le royaume de Dieu et pour y entrer. Ce royaume est « justice, et paix, et joie dans l’Esprit Saint » (Rom. 14. 17). Honorons donc le Seigneur qui nous « conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen » (2 Tim. 4. 18).
« Si vous ne croyez pas que c’est moi, vous mourrez dans vos péchés » Jean 8. 24.
VOTRE DETTE EST-ELLE REMBOURSÉE ?
Le Fils de Dieu est venu sur la terre comme un homme il y a plus de 2000 ans pour résoudre le problème de notre culpabilité devant Dieu. Sur la croix, Jésus-Christ a payé, au prix de sa vie afin que tous ceux qui croient de leur cœur en Lui soient acquittés du châtiment divin.
Malheureusement, tous les humains ne sont pas prêts à croire au Seigneur Jésus. Certains pensent que leur culpabilité devant Dieu n’est pas si grande qu’ils aient besoin d’un Sauveur. D’autres croient qu’ils peuvent réparer leurs torts par des œuvres de charité. Mais tous ceux qui rejettent Jésus-Christ comme leur Sauveur restent coupables devant Dieu.
Lorsqu’ils meurent, ils emportent leurs péchés avec eux dans l’au-delà. Cela a des conséquences tragiques. Dieu les tiendra responsables de leur vie. Alors, chaque tort qu’ils ont commis sera révélé au grand jour. Quelle montagne de dettes s’élèvera !
Mais ce qui est encore pire, c’est qu’ils se tiendront alors devant le Dieu saint, sans aucun espoir d’un Sauveur. Personne ne paiera pour eux, puisque durant leur vie sur la terre ils ont rejeté le seul qui aurait pu payer leur dette. Dieu les condamnera au châtiment éternel en enfer.
Mais il n’est pas nécessaire d’en arriver là. Aujourd’hui encore, Dieu offre sa grâce à tous les hommes. Il pardonne tous ceux qui viennent à Jésus-Christ avec leurs péchés et L’acceptent avec foi comme leur Sauveur personnel.
D’après Näher zu Dir avril 2025
« Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, priant toujours pour vous, après avoir entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints » Colossiens 1. 3 et 4.
LES CARACTÈRES D’UNE PRIÈRE SELON LA VOLONTÉ DE DIEU
Il y a beaucoup d’enseignements, dans ces versets, sur la manière de prier de Paul et de Timothée – que nous ferions bien de peser et d’appliquer dans notre vie.
Ils priaient d’un cœur reconnaissant, parce que, par le Saint Esprit, ils étaient capables de discerner ce qui se passait autour d’eux. Ils regardaient derrière la scène et voyaient la main de Dieu là où l’incrédule ne percevait que les circonstances de la vie.
Ils jouissaient de leur relation avec Dieu. Le tableau entier du Calvaire et de la résurrection est devant nos yeux, car c’était notre Seigneur ressuscité qui a dit « Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17).
La prière était pour eux une habitude. Ils étaient caractérisés par une prière continuelle. Ils ne pouvaient pas s’en passer.
Leurs prières étaient aussi pleines d’intercession. Ils ne priaient pas seulement pour eux-mêmes, en apportant leurs besoins et leurs difficultés devant Dieu, mais les joies et les besoins de leurs frères dans la foi concernaient une partie de leurs prières.
Et de plus, ils s’intéressaient aux progrès de l’évangile. Ils avaient entendu parler des chrétiens de Colosse, de leur foi en Jésus Christ, et de leur amour pour tous les saints. Et alors ils commencèrent à prier, et leurs prières étaient précises.
Quelles leçons il y a pour nous dans ces versets – si seulement nous les lisons soigneusement et méditons sur leur signification.
D’après the Lord is near juin 1987
« Si quelqu’un n’est pas né d’eau et de l’Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu » Jean 3. 5.
RENAISSANCE
Dans le verset d’aujourd’hui, le Seigneur Jésus parle de la nouvelle naissance. C’est une œuvre de Dieu dans une personne qui se repent et croit au Fils de Dieu. Les deux mots « eau » et « esprit » désignent l’instrument et la personne impliquée.
L’eau est souvent une image de la Parole de Dieu dans la Bible. Le Saint-Esprit utilise la Parole de Dieu pour l’appliquer personnellement à une personne. Cela la place dans la lumière de Dieu et lui apprend comment Dieu pense à tout. Maintenant, elle reconnaît sa culpabilité devant Dieu et sa perte. Il s’agit sans aucun doute d’un processus sérieux et douloureux. Cependant, lorsqu’il est accompagné d’une humble perspicacité et d’une foi authentique, il mène à la vie. Dieu utilise sa parole comme un instrument pour créer une nouvelle naissance chez une personne qui l’accepte avec foi.
L’Esprit de Dieu donne au croyant une vie nouvelle qui vient de Lui-même et qui Lui correspond. Jean 3. 6 le dit clairement : « Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit ». La « chair » fait référence à la nature pécheresse que l’homme a reçue de ses parents par la naissance naturelle. Elle ne peut pas être améliorée ou raffinée. C’est pourquoi quiconque croit au Seigneur Jésus reçoit une nouvelle nature. Cette nouvelle vie est parfaite et bonne parce qu’elle est réalisée par le Saint-Esprit. Quel cadeau !
D’après Näher zu Dir avril 2025
« De sa plénitude en effet, nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce » Jean 1. 16.
PLUS À VENIR !
Un homme riche avait stipulé qu’après sa mort, une certaine somme devrait être transférée à un ami qui vivait dans des conditions modestes. Lorsque sa veuve a mis en œuvre cet ordre, elle a pensé qu’il serait préférable d’envoyer l’argent à l’ami de son mari en versements réguliers. Il recevait donc chaque mois une somme avec le commentaire : « Plus à venir ! »
C’est ainsi que le Seigneur Jésus agit avec nous qui croyons en Lui. Il nous donne sa grâce chaque jour afin que nous puissions Le suivre et vivre pour Lui. Ce qu’Il nous donne est entièrement suffisant pour la situation actuelle. En même temps, nous savons qu’il y a encore beaucoup à venir ! De son abondance, Il peut nous accorder ce dont nous avons besoin demain et après-demain.
Sa capacité à répondre à nos besoins spirituels et matériels est illimitée. Nous n’avons pas à craindre que la source de sa grâce se tarisse un jour. Dans la Parole de Dieu, nous trouvons de merveilleuses promesses :
« Ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin » (Lam. 3. 22 et 23).
.« L’Éternel est bon ; sa bonté demeure à toujours, et sa fidélité de génération en génération » (Ps. 100. 5).
Le Seigneur ne nous donne rien d’avance, mais exactement ce dont nous avons besoin. Nous restons donc dépendants de Lui. Nous pouvons Lui demander sa grâce chaque jour dans l’assurance qu’il y en aura encore pour nous demain.
D’après Näher zu Dir avril 2025
« Mais, maintenant, Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis » 1 Corinthiens 15. 20.
LE PREMIER
Nous sommes profondément reconnaissants au Seigneur Jésus de ce qu’Il est mort sur la croix pour nos péchés. Il a ainsi posé les bases de notre salut éternel. Trois jours plus tard, Il est ressuscité des morts. Tandis qu’il n’en était pas ainsi des autres personnes mortes, Lui fut ressuscité pour ne plus jamais mourir.
Christ est les « prémices de ceux qui se sont endormis ». Ce titre a une signification particulière. Le Seigneur Jésus est le premier être humain à être ressuscité d’entre les morts pour vivre éternellement. Mais d’autres le suivront et connaîtront la même résurrection que Lui. Ce sont les rachetés qui sont unis à Lui par la foi.
Lorsque le Seigneur Jésus viendra, lors de l’enlèvement, Il ressuscitera d’entre les morts tous les croyants endormis. Tandis que ceux qui sont morts sans être réconciliés avec Dieu resteront dans la tombe, tous les rachetés ressusciteront à la vie éternelle.
Il y a une belle image de cela dans l’Ancien Testament. Au début de la moisson des céréales, les Israélites apportaient la première gerbe au sacrificateur (Lév. 23. 10). Cela parle de Christ, qui fut le premier à ressusciter d’entre les morts. Par la suite, la moisson a continué sur le terrain et de nombreuses autres gerbes du même genre ont été collectées. Celles-ci parlent des croyants qui seront ressuscités d’entre les morts lors de l’enlèvement.
D’après Näher zu Dir avril 2025
« Le cœur joyeux fait du bien à la santé, mais un esprit abattu dessèche les os » Proverbes 17. 22.
L’AMOUR DE DIEU, CONNU ET APPRÉCIÉ, FONDEMENT DE LA JOIE POUR LE CROYANT
Toutes les fois que je lis ce verset, je pense à un frère, en particulier, dont la vie débordait de la joie du Seigneur. Maintenant qu’il est avec Celui qu’il aimait et qu’il servait, sa vie parle encore. Toute ma famille se souvient encore de l’ambiance de ce foyer où nous étions quelquefois. Et nous nous rappelons en particulier son cœur heureux plein d’une joie contagieuse.
Qu’est-ce qui produit un tel cœur heureux ? Pourquoi la vie de certains croyants déborde-t-elle de la joie du Seigneur, alors que d’autres résonnent du bruit d’os secs d’un esprit abattu ? Qu’est-ce qui produira, dans notre vie, ce caractère et cette fête continuelle qui apporte de la gloire à Dieu et de la bénédiction à ceux qui nous entourent ?
Est-ce simplement une question de bonne disposition, un sens aigu de l’humour, une attitude optimiste ? Je ne le pense pas. De telles choses sont des caractères humains, et peuvent être observés chez des incrédules aussi bien que chez des croyants. De plus, les croyants d’un caractère mélancolique seraient privés du remède d’un cœur joyeux si ce n’était qu’une question de tempérament. Il y a aussi de graves épreuves sur le sentier du chrétien, qui peuvent dessécher rapidement même le cœur le plus rayonnant.
Non, le cœur joyeux résulte plutôt du fait de se tenir proche de la seule source de vraie joie : Dieu Lui-même. Souvenez-vous de la réception du père quand il accueillit le fils prodigue de retour à la maison : les baisers pleins de compassion, la plus belle robe, l’anneau à sa main, les sandales à ses pieds, et le veau gras. Puis le père a dit : « Mangeons, et réjouissons-nous ». Et ils commencèrent à se réjouir et il n’est pas dit qu’ils aient jamais arrêté de le faire ! C’est ce qu’expérimentent les fils prodigues qui se tiennent près du Père et mangent à sa table. Êtes-vous un de ceux-là ?
D’après the Lord is near juin 1987
« Moi, je suis le chemin, et la vérité et la vie » Jean 14. 6.
LA VÉRITÉ RÉVÉLÉE EN CHRIST
Christ est la vérité : la vérité, comme la grâce, vinrent par Jésus Christ. Mesurées par rapport à Christ, toutes autres choses révèlent leur caractère véritable. La vérité quant à Dieu, son caractère, ses attributs, son amour saint, se trouvent en Lui, et brillent en Lui qui est la Vérité. La vérité triste et honteuse au sujet de l’homme tombé, de son péché, et de l’horreur que Dieu en a, cette vérité a été bien mise en évidence lorsque Christ est venu vers les hommes. La vérité merveilleuse, qu’il y a un autre Homme, un Homme qui plaît à Dieu, saint, fidèle, d’une piété sans faille, est vue parfaitement en Lui.
Mais toute l’ampleur de la vérité manifestée en Christ ne peut pas être exposée dans toute son étendue. Les vastes éléments de la création – le bien et le mal, le temps, l’histoire, la rédemption, la grâce souveraine, les effets du propos éternel, l’Église et sa destinée : comment la disposition de toutes choses est rendue visible, prend cohérence, nous devient réel (quoique nous n’en appréciions que peu), à mesure que nous voyons que l’Écriture nous la présente. Lui est la clé de toute vérité, Celui qui assure la vérité sur tout l’enseignement biblique. Certainement, c’est une vérité vivante, centrée sur une Personne. Et nous vivrons aussi dans la vérité si nous sommes guidés par l’Esprit de vérité, dont la mission est d’attirer notre attention sur Lui.
D’après the Lord is near juin 1987
« Et Moïse acheva l’œuvre. Alors la nuée couvrit la tente de rassemblement, et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle » Exode 40. 33 et 34.
LA NUÉE SUR LE TABERNACLE
Quel moment extraordinaire cela a dû être de voir le tabernacle dressé, et L’Éternel en prendre possession. De toute éternité Dieu avait eu le désir de demeurer avec les hommes. Quand Israël a été racheté de l’esclavage, et conduit dans le désert pour servir Dieu, l’Éternel leur a fait connaître son désir : « J’habiterai au milieu d’eux » (Ex. 25. 8). Maintenant, sous la direction de Moïse, la tente d’assignation avait été terminée, et l’Éternel vint habiter au milieu de son peuple. La nuée remplit le tabernacle.
Quand nous lisons soigneusement ce chapitre, nous voyons que la nuée correspondait à deux aspects de la présence de Dieu. Elle parlait de sa gloire, mais sa gloire est encore largement voilée. La gloire de Dieu a été vue de manière bien plus pleine et merveilleuse quand « la Parole devint chair et habita au milieu de nous » (Jean 1. 14). Alors les hommes ont pu contempler sa gloire. Comme elle brille clairement quand nous regardons l’œuvre du Seigneur Jésus !
La nuée montrait aussi que la présence de Dieu guide son peuple. Quand la nuée se levait, le peuple devait se mettre en route. Aujourd’hui nous avons la présence de l’Esprit de Dieu avec nous, à la fois dans l’assemblée et dans le croyant individuellement. C’est un point fondamental du christianisme. L’œuvre de Christ est terminée. Il est maintenant au ciel comme un homme, et par la foi nous pouvons Le voir là-haut. En même temps nous jouissons de la présence de Dieu par le Saint Esprit dans la compagnie de croyants sur la terre. Qu’il est triste que ces précieuses vérités soient tellement négligées, et qu’on n’agisse pas selon elles.
Prions pour que, aujourd’hui, nous puissions voir un peu de cette gloire du Seigneur Jésus, et en même temps, faire l’expérience de la direction du Saint Esprit nous guidant à travers le désert.
D’après the Lord is near juin 1987
« En ce temps-là, Jésus, répondant dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants » Matthieu 11. 25.
SE SOUMETTRE À LA VOLONTÉ DE DIEU SANS DISCUTER
Si le Seigneur nous exhorte à rendre grâces en toutes choses, Il ne nous demande pas quelque chose qu’Il n’ait pas fait. Nous ne devrions jamais oublier qu’Il a parcouru cette scène en étant fatigué et éprouvé à tous égards comme nous le sommes.
Voyez-Le en Matthieu 11. 16 à 30, éprouvé par cette génération inconstante, qui ne se repentait encore pas, après toutes les œuvres d’amour et les grands miracles de puissance du Seigneur. Ces circonstances étaient pourtant propres à déprimer une personne quelconque ; il semblait que toutes ses œuvres avaient été faites en vain. Mais comment réagissait-Il à tout cela ? Il louait et remerciait selon le verset ci-dessus. Et quand nous voyons la même occasion rappelée en Luc 10. 21, nous voyons que « Jésus se réjouit en esprit ».
Remarquez qu’il est dit : « Jésus prit la parole et dit : Je te loue, ô Père ». À quoi répondait-Il ? Ah ! ici comme toujours Il voyait la main de son Père dans ces circonstances pénibles, et Il semblait entendre la voix de son Père disant : Cela est de par moi – et Il Lui répond du milieu de l’épreuve : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre » parce que c’est ce qui a été bon à tes yeux. Il reconnaît que son Père est Seigneur du ciel et de la terre, qu’Il a le pouvoir sur toutes choses et, avec actions de grâce, Il se courbe devant son ordre divin de ces circonstances douloureuses.
Que votre volonté soit soumise à votre Père, et vous trouverez vous aussi un grand réconfort malgré la pression de toutes les circonstances déprimantes. Vous recevrez une force renouvelée dans votre âme, et la joie dans l’Esprit chaque fois que vous répondrez à Dieu : Je te loue, ô Père. Quel encouragement de savoir que, quelque difficiles que puissent être les circonstances, le Seigneur ne se trompe pas en les ordonnant de manière divine.
D’après the Lord is near juin 1987
« Alors j’ai dit : Voici je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » Psaume 40. 8 et 9.
LE FILS DE DIEU, PARFAITEMENT DÉPENDANT DE SON PÈRE
Ce Psaume a été appelé avec raison le Psaume de l’holocauste. Quand toutes les offrandes, tous les sacrifices, à travers l’Ancien Testament, eurent complètement échoué à plaire au cœur de Dieu, que ces paroles de calme décision, venant de la bouche du bienheureux Fils du Père, sont douces et rafraîchissantes ! Quand nul autre ne pouvait accomplir le bon plaisir de Dieu, il y en avait Un qui pouvait parler de cette manière merveilleuse, sans qu’il soit possible que ces paroles perdent en rien leur valeur. Il est venu dans sa grâce sans pareille pour accomplir parfaitement tout ce qui avait été écrit de Lui dans l’Écriture.
Non seulement Il ferait le bon plaisir de Dieu : mais c’était pour Lui un pur délice de le faire. Quelle affirmation, alors qu’Il était pleinement conscient que cela impliquerait beaucoup plus qu’un service dévoué et parfait envers Dieu dans un monde hostile – beaucoup plus qu’une bonté constante envers les hommes – qui ne Lui rendirent que le mal pour sa bonté. Car Il était venu pour s’offrir Lui-même en sacrifice volontaire en faveur de ses ennemis – mais plus encore, pour la gloire éternelle de Dieu. Les souffrances et l’agonie de cette grande offrande sont infiniment au-delà de notre capacité à les discerner et à les apprécier dans notre esprit.
Il ne pouvait certainement pas trouver son plaisir dans les souffrances d’une telle mort ; mais Il acceptait d’y entrer parce qu’Il trouvait ses délices, par dessus tout, à faire la volonté de son Père. C’est le caractère précieux de l’holocauste qui, comme on le voit en Lévitique 1, était entièrement brûlé, tout montant vers Dieu dans le feu. Si nous voyons ici ses délices de faire la volonté de son Père, nous devons voir aussi les délices de son Père dans la valeur de ce sacrifice précieux, incomparable. « A cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie » (Jean 10. 1).
Le célèbre prédicateur anglais Rowland Hill prêchait, un jour, dans une grande ville d’Angleterre. De près et de loin, on était venu pour l’entendre. Au milieu de son discours, une voiture s’arrêta devant la maison et l’on vit arriver Lady Erskine, grande dame bien connue dans la ville pour ses immenses richesses et son amour du luxe. Pas un bal, un concert ou une représentation théâtrale qu’elle n’honorât de sa présence, mais on ne la voyait guère à l’église ou dans une réunion où l’évangile était annoncé. Elle avait souvent entendu parler de Rowland Hill et voulait l’entendre elle-même, pour « s’amuser ».
Soit qu’elle ne fût pas habituée à se mouvoir sans attirer l’attention, soit que ses habits somptueux aient attiré tous les regards, son entrée fut aussitôt remarquée par Rowland Hill, qui la connaissait et qui, de son regard pénétrant, saisit tout de suite l’état d’esprit de ses auditeurs. Une pensée lui vint, rapide comme l’éclair : voilà une occasion unique pour être utile à cette âme.
Interrompant soudain son discours, il étendit le bras et cria d’une voix forte : « Voici Lady Erskine. Allons, vendons-la aux enchères ».
La surprise de cette dernière fut indescriptible, et lorsque tous les yeux se fixèrent sur elle, elle aurait aimé disparaître sous terre. Mais elle ne pouvait plus reculer. Déjà le prédicateur s’adressait à l’assemblée : « Qui veut acheter l’âme de Lady Erskine ? »
Après cette étrange question, il s’arrête un moment, puis continua : « Je vois plusieurs amateurs qui tous la mettent à prix :
MONDE, QUE DONNES-TU ?
– « Je donne toute la magnificence et la gloire qui sont à ma disposition : honneur et considération, bien-être et jours faciles ».
« C’est tout ? Rien d’immortel ? Et la vie éternelle ?
– « Je ne l’ai pas moi-même ».
– « Alors ton prix est trop bas. Monde, tu ne l’auras pas ! Car que servirait-il à Lady Erskine de gagner le monde entier et de perdre son âme ? »
ET TOI, SATAN, QUE DONNES-TU ?
« Je donne la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie. Elle pourra faire sa volonté, satisfaire ses désirs et ses passions et vider jusqu’au fond la coupe des plaisirs du monde ».
– « Et que demandes-tu pour cela ? »
– « Que son âme me soit entièrement livrée ! »
– « Le prix est beaucoup trop élevé ; Satan, tu ne l’auras pas non plus. Car tu es un meurtrier dès le commencement, un menteur et le père du mensonge ! »
SEIGNEUR JÉSUS, QUE DONNES-TU ?
« J’ai déjà donné ma propre vie pour Lady Erskine. Mon cœur a saigné pour elle, lorsque j’ai payé sur la croix la rançon du monde entier. Je ferai descendre dans son âme la paix qui surpasse toute intelligence. Je lui donnerai des joies que le monde ne peut ni lui procurer, ni lui reprendre. Je la revêtirai des vêtements blancs de la justice et la parerai de l’or de la foi. Je la garderai comme un joyau très précieux, et personne ne la ravira de ma main ; et quand elle aura terminé sa course dans la foi, je la prendrai auprès de moi, car là où je suis, là sera aussi mon serviteur ! »
– « Et que demandes-tu pour ces dons glorieux ? »
– « Ses péchés, sa mauvaise conscience ; tout ce qui l’oppresse et la tourmente intérieurement : voilà ce que je demande ».
– « Tu l’auras, Seigneur Jésus, elle est à toi ! Et elle restera à toi toujours et éternellement ».
– Lady Erskine êtes-vous d’accord ?
– « Oui » répondit-elle, d’une voix haute et ferme, tandis qu’une profonde émotion secouait toute l’assemblée.
Et Lady Erskine tint parole. Dès cet instant, son esprit et sa vie furent entièrement transformés. Elle abandonna le luxe et renonça aux amusements et aux sociétés mondaines. Elle devint la mère et l’amie de tous les pauvres, des malades, des miséreux et des malheureux. Il n’y eut dès lors personne aux alentours qui eût un tel zèle pour la cause de Jésus Christ et qui fit un sacrifice aussi complet de sa vie que cette ancienne femme du monde. Elle loua sans cesse l’amour de Dieu qui l’avait cherchée, qui l’avait amenée dans cette réunion et qui l’avait arrachée d’une manière si puissante aux griffes du monde et de son prince.
Oui, Satan, le prince de ce monde, et Jésus Christ, le Fils de Dieu, sont les deux puissances qui se disputent la possession de chaque âme. Cher lecteur, ce combat se livre aussi pour votre âme. Vous avez certainement senti dans votre vie ce conflit, ces tiraillements, cette double attraction. Le monde vous vante bien hautement ses plaisirs et ses gloires et vous promet le bien-être, de beaux jours et des joies sans fin. Des millions se laissent séduire, mais le jour vient où ils s’aperçoivent qu’ils ont été amèrement trompés. Voulez-vous être trompé ?
Le Seigneur Jésus a payé le prix pour nous racheter. Depuis longtemps vous êtes racheté par le sang de Jésus. Il n’est pas besoin pour vous de continuer à être l’esclave du péché ; vous pouvez, à l’instant même, vous libérer de cet esclavage et suivre Jésus. Il vous appelle avec amour au moyen de ces lignes qu’Il a placées sous vos yeux. N’attendez pas une occasion plus favorable. N’essayez pas non plus de vous améliorer d’abord. Ce serait en vain. Non, aucune occasion, aucune heure n’est aussi favorable que la présente. C’est pourquoi, ne tardez pas, mais confiez-vous en Lui et donnez-vous à Lui pour le temps et l’éternité. Jésus peut et veut faire de vous une nouvelle créature.
Vous n’êtes pas trop pauvre pour posséder le bien le plus précieux qui puisse être acquis durant cette courte vie ici-bas. Le Dieu vivant et vrai vous promet, après cette vie terrestre, une vie sans luttes, sans épreuves, sans chagrins, sans soucis, sans misère, ni mort – une vie de bonheur et de joie auprès de laquelle les joies de la terre ne sont que vanité. Et cette perspective glorieuse vous est offerte librement et gratuitement : « Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous, qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix » (És. 55. 3).
« Inclinez votre oreille et venez à moi ; écoutez et votre âme vivra » (És. 55. 3). C’est ainsi que Dieu veut donner à tous les hommes ce qu’il y a de plus grand et de plus précieux. La clef de ces trésors divins est la foi. « Car du cœur on croit à justice. » « Quiconque croit en Lui ne sera pas confus » (Rom. 10. 10 et 11). « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apoc. 22. 17).
Oui, tout vous est offert gratuitement. Ne voulez-vous pas l’accepter ? Prenez la décision, en cet instant, de recevoir ce don si grand et si précieux.
« Jésus notre Seigneur… a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » Romains 4. 24 et 25.
« Nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité » 1 Thessaloniciens 4. 14.
Il y a environ 2000 ans, à l’aube d’un dimanche, premier jour de la semaine, s’est produit le glorieux évènement que nous allons rapporter tel qu’il nous est décrit dans les Évangiles.
Quelques femmes, apportant des aromates, se dirigent vers le tombeau où leur Seigneur, le Christ, a été déposé après sa mort, trois jours auparavant. Mais quelle surprise ! La lourde pierre qui fermait l’entrée est roulée sur le côté et le tombeau est ouvert, mais vide ! Deux hommes, en vêtements éclatants de lumière, se tiennent devant elles et leur demandent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité » (Luc 24. 5 et 6). La puissance de Dieu, celle de la vie, a ressuscité Jésus.
Ce ne sont pas les apôtres qui ont entendu ce premier message, mais bien ces femmes qui voulaient honorer Celui qui les avait libérées. Afin d’apaiser leurs craintes, les anges ajoutent les mêmes paroles que celles qu’elles avaient déjà entendues du Seigneur Jésus : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour » (Luc 24. 7).
Un nouveau jour s’est levé pour l’humanité, le point de départ du joyeux message proclamé aujourd’hui encore. Jésus nous dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11. 25). La foi en Jésus ne s’arrête pas seulement à sa vie parfaite, à son ministère caractérisé par la grâce et l’amour, ni à ses souffrances et à sa mort sur la croix. « Si Christ n’a pas été ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine… Maismaintenant, Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis » (1 Cor. 15. 14 et 20).