CE QUE LE SEIGNEUR FAIT POUR NOUS MAINTENANT

Bonjour à tous,

Le mois passé nous avons vu des versets qui nous parlaient des souffrances et de la mort du Seigneur Jésus ainsi que des bénédictions qui en découlent pour nous.

2) Arrêtons-nous maintenant sur ce que le Seigneur continue de faire pour nous, maintenant.

Le Seigneur a dit en Matthieu 28. 20 : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle », et en Matthieu 11. 28 : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos ».

Notre Seigneur s’occupe de nous pendant notre pèlerinage ici-bas. Il ne nous laisse pas nous débrouiller tout seul. Il veut être notre Guide, notre Réconfort, notre Consolateur, notre Rocher, notre Refuge, notre Ami, celui qui combat pour nous, qui nous protège, qui nous encourage, celui qui nous nourrit, nous abreuve, nous fait reposer dans de verts pâturages.

Celui qui réunit ces caractéristiques, c’est le bon Berger. Nous voyons l’amour du bon berger en Jean 10. Il met sa vie pour les brebis (v. 11), il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix (v. 4), il leur donne de la pâture (v. 9), il est en souci pour elles (v. 13) et ne laisse pas le loup s’en emparer (v. 12). « Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent ; et moi, je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un » (v. 27 à 30).

En effet, « moi et le Père, nous sommes un ». Nous connaissons sans doute le Psaume 23, qui commence par « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien ». David connaissait Dieu comme son berger personnel. Il le connaissait comme tel alors que lui-même était un berger. Dieu est resté son berger même en fuite devant Saül, et ensuite tout au long de sa vie de roi.

En tant que brebis il dit : « il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles. Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice… ». C’est Dieu, c’est le Seigneur, qui nourrit ses brebis, qui les abreuve, qui les fait reposer, qui leur donne la paix, qui les conduit, qui les aime tendrement et fidèlement.

Il les accompagne (il se mit à marcher avec eux – Luc 24. 15) dans les difficultés, les console dans les deuils (Jean 11), les encourage et ranime leur foi (notre cœur ne brûlait-il pas… Luc 24), les tranquillise au milieu des ennemis, et leur a donné le Saint Esprit (tu as oint ma tête d’huile…) pour les combler de bonté et de grâce, en leur donnant une espérance glorieuse (Ps. 23).

Chaque jour, le Seigneur s’occupe de toi… mais peut-être ne t’en rends-tu plus compte ! Tu oublies d’aller à lui dans tes difficultés, tes combats, ta faiblesse, ta tristesse, tes inquiétudes…

De nombreuses fois dans l’Ancien Testament, l’Éternel rassure son peuple :

« L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles » (Ex. 14. 14).

« Ne les craignez pas ; car l’Éternel, votre Dieu, est celui qui combat pour vous » (Deut. 3. 22).

« Et je vous ai dis : Ne vous épouvantez pas, et ne les craignez pas ; l’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux, en Égypte, et dans le désert, où tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci » (Deut. 1. 29 à 31).

Et toi, qui a 70, 80, 90,100 ans, peux-tu aussi affirmer que Dieu t’a porté (e) tout au long de ta vie comme un père porte son fils ? Peux-tu le dire haut et fort ? Avec sincérité ?

Si c’est le cas, lui es-tu pleinement reconnaissant ? Cette gratitude, se manifeste-t-elle par une joie rayonnante, par une confiance, une foi croissante en Dieu ? N’hésite pas à en témoigner autour de toi, aux plus jeunes et à ceux qui ne connaissent pas « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Cor 1. 3), qui ne connaissent pas la voix du bon berger…

Mais si tu es quelqu’un qui se plaint toujours, qui n’est jamais content (e), qui voit tout en noir, c’est probablement que tu ne connais pas bien le Seigneur Jésus comme appui, comme un tendre ami, comme un confident, comme LE bon berger. N’est-ce pas un triste témoignage vis-à-vis des autres croyants, notamment de ceux et celles qui ont vécu ou vivent des situations encore plus graves que toi, mais aussi par rapport aux plus jeunes, sans parler des non-croyants !

Qu’avec des cheveux blancs – ou sans cheveux (😊) – nous puissions dire comme David : « J’ai été jeune et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné » (Ps. 37. 25). Peux-tu affirmer : « C’EST VRAI, MOI AUSSI JE PEUX TÉMOIGNER QUE JE N’AI JAMAIS ÉTÉ ABANDONNÉ (E), QUE JE SUIS COMBLÉ (E) ». Si cela n’est pas, c’est sans doute parce que c’est toi qui as « abandonné ton premier amour » (Apoc. 2. 4) pour lui ! Car « ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel ! » (Ps. 9. 11).

J’aimerais encore relever une tâche du bon Berger, que nous voyons en Luc 15. Lorsqu’une brebis ne le suit plus et s’égare, il va chercher « celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée, et l’ayant trouvée, il la met sur ses épaules, bien joyeux ». Nous revenons à l’allégorie du mois de février « Des pas dans le sable ».

Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver (Ps. 46. 1), ma force, et ma forteresse, et mon refuge au jour de la détresse ! (Jér. 16. 19), une forte tour (Ps. 61. 4), une protection contre le vent et un abri contre l’orage, comme des ruisseaux d’eau dans un lieu sec, comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays aride (És. 32. 2).

Voilà tout ce que le Seigneur veut être pour nous, tout ce qu’il fait en notre faveur chaque jour et chaque nuit de notre vie. J’aime bien le cantique n°141 :

En toi seul est ma confiance,

En toi seul est tout mon bonheur…

De ton Esprit la vive source

Me rafraîchit quand je suis las ;

Et, dans le danger, ma ressource

Est dans la force de ton bras.

Le jour, je suis sous ta lumière ;

La nuit, je repose en ta main.

Au matin, ton regard m’éclaire

Et me guide dans mon chemin ;

Et chaque soir, ô tendre Père,

Tu prépares mon lendemain.

Nous venons de voir les soins quotidiens du Seigneur pour nous dans toutes nos circonstances.

Mais le Seigneur a d’autres occupations en notre faveur, qui sont d’une importance capitale et que nous oublions souvent, c’est sa médiation, son intervention, son intercession pour nous vis-à-vis de Dieu. Il endosse le rôle d’avocat pour nous auprès du Père, et celui de souverain sacrificateur devant Dieu.

« Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, [l’]homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5).

« Car ce n’est pas dans les lieux saints faits de main, copies des vrais, que le Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24).

Arrêtons-nous d’abord sur son rôle spécifique d’avocat.

« Mes enfants, je vous écris cela afin que vous ne péchiez pas ; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le Juste » (1 Jean 2. 1).

Ce rôle d’avocat devant le Père est en faveur d’un croyant qui a péché. Pas pour lui rendre le salut, – car un vrai chrétien ne peut en aucun cas perdre son salut ; lors de sa conversion, il reçoit la vie éternelle, qui ne peut pas se perdre sinon elle ne serait pas éternelle ! – mais pour qu’il puisse retrouver la communion avec Dieu, la jouissance et la paix de sa présence.

Dans la traduction Darby, il y une note à 1 Jean 2. 1 concernant le terme « avocat » : plutôt intercesseur, celui qui vient au secours ; ailleurs (Jean 14 à 16) : Consolateur ; c’est quelqu’un qui soutient la cause d’une personne et lui vient en aide et l’assiste.

« Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? – C’est Dieu qui justifie ; qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, mais bien plus qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous » (Rom. 8. 33 et 34).

Lisons Zacharie 3. 1 à 5 : « Et il me fit voir Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan (comme Job 1. 6) se tenant à sa droite pour s’opposer à lui. Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te réprimande, Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te réprimande ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? Et Joshua était vêtu de vêtements sales, et se tenait devant l’Ange. Et [l’Ange] prit la parole et parla à ceux qui se tenaient devant lui, disant : Ôtez-lui ses vêtements sales. Et il lui dit : Regarde, je t’ai enlevé ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Et je dis : Qu’ils mettent une tiare pure sur sa tête ; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ; et l’Ange de l’Éternel se tenait là ».

Lorsque nous avons (lourdement) péché et que nous le regrettons, nous pourrions nous en vouloir jusqu’à ne pas nous pardonner ces vilaines actions ou paroles. Ou avoir des accusateurs qui veulent nous troubler et aller jusqu’à nous faire croire que nous avons perdu notre salut et que nous ne pourrons jamais relever la tête. Celui qui est appelé diable et Satan, est l’accusateur de nos frères, « qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc. 12. 9 et 10). Il n’aura de cesse de nous écarter et nous garder le plus longtemps possible loin de Dieu et de ses bénédictions. Il s’en est pris à Job, mais dans les limites permises par Dieu, qui, lui, voulait bénir son serviteur, et pour cela, il devait passer par ces épreuves formatrices. « Maintenant mon œil t’a vu ». « Et l’Éternel bénit la fin de Job plus que son commencement » (Job 42. 5 et 12).

Notre avocat, qui est mort pour nous, qui a payé notre dette, effacé nos péchés passés, présents et futurs, nous dit : « Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? – C’est Dieu qui justifie ». Nous avons été justifiés une fois pour toutes et personne ne peut nous faire douter de notre salut ! En tant qu’avocat, il intervient auprès du Père en vue du rétablissement de la communion. Lui est la propitiation pour nos péchés (1 Jean 2. 2 ; 4. 10). Dieu ne peut pas tolérer le péché chez ses enfants. En vertu de son œuvre à la croix, et parce qu’il est notre justice devant lui, notre Seigneur intercède pour nous afin que notre âme soit de nouveau restaurée, et il agit en nous pour que nous confessions nos péchés.

Savoir que notre avocat, celui qui nous soutient, qui nous assiste, qui est notre intercesseur auprès du Père, est son Fils, mais est aussi un homme, qui « a été tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché, et qui peut sympathiser à nos infirmités » (Héb. 4. 14 à 16), c’est une grâce, une faveur, un privilège, un réconfort, un honneur incomparables, et la certitude d’être « bien représenté à la barre pour notre défense » !

Lorsque nous réalisons le nombre de péchés que nous commettons encore, nous nous rendons compte que le Seigneur a une activité constante, quotidienne à notre égard. « Celui qui te garde ne sommeillera pas » (Ps. 121. 4). Combien nous pouvons lui être reconnaissants !

Et en considérant que le Seigneur a souffert pour chacun de nos péchés lors de leur expiation, et sa charge de travail journalière pour nous ramener dans la communion avec notre Père, ne devrions-nous pas être bien plus vigilants pour ne pas pécher, pour rejeter catégoriquement le mal, pour ne pas succomber aux tentations… ? En reconnaissance d’un si grand amour !

La frontière entre son rôle d’avocat et celui de sacrificateur n’est pas toujours bien définie. Avant que Pierre ne le renie, le Seigneur lui dit : « j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22. 32). Il intercède devant Dieu pour que Pierre n’abandonne pas sa foi, il va intercéder lorsque Pierre va le renier, il va lui lancer un regard qui va bouleverser Pierre et le faire pleurer amèrement. Pierre, en se souvenant que le Seigneur lui avait dit qu’il allait prier pour lui, sera certainement soulagé et encouragé. Le Seigneur s’occupera personnellement de lui (Luc 24. 34), d’abord pour le rétablir dans la communion, ensuite pour le restaurer pour son service (Jean 21).

Voici donc quelques aspects de la sacrificature de Christ. Nous allons les détailler, Dieu voulant, en mai.

C’est dans les cieux qu’est Jésus, notre vie,

Notre Avocat, notre Chef, notre Époux,

Jésus en qui notre âme se confie.

Ah ! quelle gloire et quel bonheur pour nous !

Hymnes et Cantiques n°95

Souverain Sacrificateur

Dans l’inaccessible lumière,

Il est aussi, ce cher Sauveur,

Notre Avocat auprès du Père.

Mis à part, scellés de son sceau,

Nous possédons l’Esprit de vie

Par lequel son Église crie :

Gloire à l’Agneau, gloire à l’Agneau !

Hymnes et Cantiques n°160

Avec mes salutations en Jésus, Marco. Avril 2025

CE QUE LE SEIGNEUR À FAIT POUR MOI… FAIT ENCORE POUR MOI… FERA POUR MOI

Chers frères et sœurs.

Nous qui nous plaignons (trop) souvent, qui sommes surtout préoccupés de nous-mêmes, qui cultivons si peu de reconnaissance envers notre Seigneur, réalisons-nous tout ce que le Seigneur :

  1. … a fait pour nous, ce qu’il a fait pour toi, pour moi ???
  2. ET… CE QU’IL CONTINUE DE FAIRE POUR NOUS, POUR TOI, POUR MOI !
  3. Ce qu’il fera dans le futur …

Beaucoup de versets nous parlent de la mort du Seigneur et des conséquences pour nous ! C’est une œuvre conjuguée du Père et du Fils.

Au sein du Père, en sa présence,

Ses délices de chaque jour,

Un avec lui dans sa puissance,

Un avec lui dans son amour,

Tu voulus, mystère insondable !

Quittant la gloire du saint lieu,

Venir dans un monde coupable

Pour y mourir, Agneau de Dieu !

Hymnes et Cantiques n°45

Jésus, ton Bien-aimé, l’objet de ton délice,

Un avec toi dans tes desseins,

Voulut s’offrir lui-même en parfait sacrifice

Pour sauver d’indignes humains.

Hymnes et Cantiques 172

1) Relevons ces nombreux versets qui nous parlent de ce que le Seigneur a fait pour nous, de sa mort passée et des bénédictions qui en découlent.

– « Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous… » (1 Jean 3. 16).

– « Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur » (Éph. 5. 2).

– « car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre seigneur Jésus Christ, qui est mort pour nous » (1 Thess. 5. 9).

– « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous » (Rom. 8. 32).

– « qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il nous rachetât de toute iniquité et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis… » (Tite 2. 14).

– « il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (És. 53. 5).

– « lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25).

– « Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures » (1 Cor. 15. 13).

– « qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (Gal. 1. 4).

– « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois) » (Gal. 3. 13).

– « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor 5,21).

– « lui est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier » (1 Jean 2. 2).

– « en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils [pour être la] propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 10).

– « mais nous parlons la sagesse de Dieu en mystère, la [sagesse] cachée, laquelle Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire » (1 Cor. 2. 7).

– « Car vous connaissez la grâce de notre seigneur Jésus Christ, comment, étant riche, il a vécu dans la pauvreté pour vous, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).

– « car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pier. 2. 21).

– « pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour vous » (1 Pier. 1. 4).

– « Christ donc ayant souffert pour nous dans la chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée, que celui qui a souffert dans la chair s’est reposé du péché » (1 Pier. 4. 1).

– « En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).

– « Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 Jean 4. 16).

– « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; – et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, la [foi] au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).

Le Seigneur a souffert pour nous jusqu’à la mort pour nous ôter nos péchés, pour nous délivrer de l’emprise de Satan, pour nous sauver de l’enfer, pour nous soustraire à la colère de Dieu et nous donner la paix avec Lui. Il a vécu dans la pauvreté pour nous enrichir, et tous ces plans élaborés avant même la fondation du monde était pour notre gloire.

Quel immense privilège, pour ceux qui le peuvent, de se réunir le dimanche matin et de répondre au désir du Seigneur en se souvenant de lui en prenant la cène !

– « Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19).

– « de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous »(Luc 22. 20) ;

– « Après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (1 Cor. 11. 14).

« À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; – à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

« Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Cor. 9. 15).

Dieu nous a donné son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur a donné sa vie pour nous, mais beaucoup de dons, de bénédictions découlent de ce don immense.

– « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » (Rom. 8. 32)

 = > « Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce… en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, afin que nous soyons à la louange de sa gloire… » (lire Éph. 1. 3 à 14) ; « … étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, rendant grâces au Père qui nous a rendus capables (dignes) de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ; et il est le chef (la tête) du corps, de l’assemblée… ayant fait la paix par le sang de sa croix… Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à vos pensées, dans les mauvaises œuvres, il vous a toutefois maintenant réconciliés dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui… » (lire Col. 1. 11 à 22).

« Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Rom. 5. 1 et 2).

Nous avons été « pardonnés » (Col. 2. 13 ; 3. 13), « justifiés », « glorifiés » (Rom. 8. 30). « Vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11).

Il veut nous donner un « abondance de joie », (Jude 24), « une joie ineffable et glorieuse » (1 Pier. 1. 8), nous avons une « espérance vivante » (1 Pier. 1. 3), un avenir glorieux… « Nous avons été adoptés par Dieu et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ » (Rom. 8. 17) ; nous sommes « rois et sacrificateurs » pour notre Dieu (Apoc. 5. 10).

N’avons-nous pas de très nombreux sujets de reconnaissance et de louange !!! Ai-je encore le droit de gémir, de me lamenter, de me plaindre, de ne pas me réjouir dans le Seigneur ???

Nous avons pu voir un faible aperçu de ce que la mort du Seigneur nous a apporté. Mais à ça, on peut rajouter ce que sa résurrection nous a apporté : « Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification »(Rom. 4. 25).

Et il fallait aussi qu’il quitte la terre et retourne dans le ciel, pour pouvoir nous envoyer le Saint Esprit. « Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai (Jean 16. 7) ; lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites (Jean 15. 26) ; vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous (Act. 1. 8).

Voilà une aide précieuse que chaque croyant a en lui, pour l’aider quotidiennement dans sa marche dans le monde, et dans sa communion avec Dieu.

Mais nous verrons, Dieu voulant le mois prochain, ce que le Seigneur continue de faire pour nous pendant notre marche ici-bas, en attendant de venir nous chercher pour le ciel.

Il s’est livré pour nous en sacrifice ;

Rien n’arrêta son ineffable amour :

Pour nous sauver du ténébreux séjour,

Il vint s’offrir aux coups de la justice.

Blessé, meurtri : tel fut alors le Christ.

Hymnes et Cantiques n°26

Ô Dieu ! tu l’as donné dans ton amour immense.

Il a tout accompli pour notre délivrance :

Il est notre justice et notre sainteté,

Sa vie est notre vie, – et pour l’éternité.

Hymnes et Cantiques n°29

L’amour de Dieu nous a donné Jésus,

Et par Jésus la paix fut faite ;

De la justice satisfaite

Les droits sur nous ne s’exigeront plus.

Seigneur Jésus, ne t’aimerions-nous pas ?

Toi qui donnas pour nous ta vie… ?

Hymnes et Cantiques n°70

Tu nous as tout donné, ô Dieu,

En Jésus-Christ, suprême don.

Par lui nous entrons au saint lieu,

Par lui nous bénissons ton nom.

Hymnes et Cantiques n°234

Tu nous as donné Jésus,

À Jésus ton cœur nous donne :

En Lui tu nous as élus

Pour l’éternelle couronne.

Ô notre Dieu ! sois béni par ton peuple réuni.

Hymnes et Cantiques n°7

Oui, ton cœur de Père

A donné Jésus,

Jésus, la lumière,

Jésus, le salut.

Son sang purifie

Notre iniquité ;

Nous avons la vie

Pour l’éternité.

Ce don magnifique

Est pour tout croyant ;

Quelle part unique

D’être tes enfants !

Notre chant s’élance

Au divin séjour,

En reconnaissance,

Vers toi, Dieu d’amour.

Hymnes et Cantiques n°236

Salutations fraternelles, Marco.

Courrier Mars 2025

COURIR ET MARCHER AVEC PERSÉVÉRANCE

« Courons avec patience la course qui est devant nous… » (Héb 12. 1 à 3).

« Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés … ? » (Gal. 5. 7).

Chers frères et sœurs en Christ,

Une nouvelle année a commencé mais rien de nouveau dans votre vie quotidienne, marquée par la souffrance, les handicaps, la solitude, la faiblesse, les peines de toutes sortes… Vous êtes découragés, comment continuer à avancer ? « PAR L’ÉTERNEL les pas de l’homme sont affermis, et il prend plaisir à sa voie : s’il tombe, il ne sera pas entièrement abattu ; car L’ÉTERNEL lui soutient la main » (Ps. 37. 23 et 24). « Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent pas » (Ps. 17. 5). « Il prit courage dans les voies de l’Éternel »(2 Chron. 17. 6).

À cette question « qui (ou qu’) est-ce qui vous a arrêtés… ? », vous allez peut-être répondre « je n’ai plus de force, je n’ai pas de bonne perspective pour mon état qui ne va que s’aggraver, je suis las de gémir, je ne peux plus rien faire, je ne sers à plus rien… ».

Humainement parlant, vous avez raison, il n’y a plus d’espoir de retrouver sa jeunesse. Mais j’aimerais m’adresser à vous « chrétiennement parlant », et parler à votre cœur et pour votre foi, en dirigeant votre regard vers le ciel. C’est d’ailleurs ce que dit la suite d’Hébreux 12. 1 : « fixant les yeux* sur Jésus, « le chef et le consommateur de la foi » (Héb. 12. 2), c’est-à-dire : *avec le sens de détourner ses regards d’autres objets et les fixer exclusivement sur un seul.

Vous ne pouvez pas changer vos circonstances, mais vous pouvez changer la direction de votre regard ; ne plus regarder derrière vous avec nostalgie, ne plus regarder autour de vous en vous attardant sur vos misères, sur la journée de demain ou sur les semaines qui vont suivre, mais les diriger vers le ciel, sur la merveilleuse personne du Seigneur Jésus, lui, qui est le chef et le consommateur de la foi (note : celui qui mène à son terme et achève parfaitement). Nous sommes appelés à PERSÉVÉRER dans la foi… (1 Tim. 2. 15). Et, « sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il récompense ceux qui le recherchent » (Héb. 11. 6). Et pour que notre foi grandisse, nous devons donc rechercher Dieu, c’est à dire, nous approcher « avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). C’est là, par nos prières, par les versets de la Bible, dans la communion avec notre Père céleste que nous seront fortifiés, rafraîchis, encouragés. Tant que Pierre a regardé le Seigneur, il a pu marcher sur l’eau ; mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria, disant : Seigneur, sauve-moi ! Et aussitôt Jésus, étendant la main, le prit et lui dit : – « Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mat. 14. 29).

 => « Seigneur : Augmente-nous la foi ».

Peut-être allez-vous rétorquer, oui, c’est facile à dire, mais personne ne peut me comprendre, je suis seul (e) dans ma situation…. Le verset d’Hébreux 12 commence par : « C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entourent… » Ces témoins se trouvent dans la liste des hommes et des femmes de foi du chapitre précédent. La plupart de ces croyants ont beaucoup souffert, et certains ont même perdu la vie. Tu n’es donc pas seul (e) à souffrir. Et si tu regardes autour de toi, tu verras bien des épreuves parmi les autres chrétiens.

Mais rappelons à nos cœurs Romains 8. 18 : « Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée ». Tournons nos pensées vers notre cité céleste, et encourageons-nous à l’idée de cette éternité de bonheur qui nous attend… et que nous n’avons pas méritée ! Pour les non-croyants âgés et ceux qui souffrent d’une maladie ou d’un handicap incurable, aucune perspective agréable, aucun espoir de changement favorable. Il ne leur reste qu’à attendre la mort, et certains se la donnent eux-mêmes, ne supportant pas cette situation. Mais après la mort, il y aura le jugement ! Le croyant, lui, n’attend pas la mort, il attend le retour de son Sauveur… qui peut arriver d’un instant à l’autre. Quelle heureuse perspective, diamétralement opposée au milieu des mêmes épreuves ! Nous, nous avons une espérance vivante (1 Pier. 1. 3). Que « nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2. 12 et 13), nous réjouissant dans l’espérance ; patients dans la tribulation ; persévérants dans la prière (Rom. 12. 12).

Le verset précédent de Romains 8. 17 nous dit : « si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui ».

Et s’il y en a bien un qui sait ce que sont les épreuves et la souffrance, c’est l’apôtre Paul ; relisez 2 Corinthiens 4. 8 à 10 ; 6. 4 et 5 ; 11. 23 à 27.

Christ a enduré les souffrances de la croix, d’abord de la part des hommes, ensuite, pendant les trois heures de ténèbres, de la part de Dieu. Mais il a aussi souffert la faim, la soif, la fatigue, l’incompréhension des siens, le rejet des hommes, la trahison d’un disciple, le reniement de son disciple le plus « bouillant ». Et que dire de ses souffrances morales dans le jardin de Gethsémané, où nous voyons le Fils de Dieu dans toute son humanité ! Il a souffert, comme nous, des conséquences du péché, alors que lui n’a jamais commis de péché.

Lisons dans un profond respect et avec adoration Hébreux 5. 7 et 8 : « le Christ… qui, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver (hors) de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, quoiqu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ». Comment comprendre un tel abaissement, un tel amour, de telles souffrances pour des êtres tels que nous !

Revenons à Hébreux 12 et lisons la suite au verset 2 : « lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte… » Le Seigneur regardait au-delà des souffrances et se réjouissait en sachant qu’il allait sauver une foule innombrable d’hommes et de femmes afin d’en faire des rois et sacrificateurs pour… Dieu (Apoc. 5. 20) ; – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; – à lui la gloire et la force… » (Apoc. 1. 6).

Notre joie, à nous, réside dans le fait que nos noms sont écrits dans les cieux (Luc 10. 20), et que notre avenir est là-haut dans la présence de notre Seigneur. En Philippiens 3 et 4, nous lisons à trois reprises les paroles d’un prisonnier nous disant « réjouissez-vous dans le Seigneur ».

Que 1 Pierre 1. 8 soit notre part à tous et à toutes : « Jésus Christ, lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse ». Cette joie, c’est pour maintenant sur la terre !

Si vous êtes découragés, ne regardez plus à vous-mêmes, mais « considérez (regardez, fixez les yeux, voyez, contemplez) celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 3).

Ce passage d’Hébreux 12. 1 à 3 que nous avons considéré jusqu’ici nous indique encore une chose importante : « rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience… » Les fardeaux que nous portons nous-mêmes plutôt que de les confier au Seigneur nous empêchent d’avancer. Acceptons l’invitation du Seigneur : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).

Nous ne commettons sans doute plus de « gros » péchés, mais il y a tout une série de comportements, parfois de petites choses, qui ne sont pas à la gloire de Dieu, et qui nous handicapent moralement et spirituellement. Nous devons pour cela, nous laisser sonder par sa Parole. Parler sur le dos des autres, toujours se plaindre, être impatient et manquer de reconnaissance, être grognon et mal répondre… continuez votre propre liste vous-mêmes…

Vous n’êtes plus dans une attitude de veille et de prière en attendant le retour du Seigneur (« l’attente des justes est une joie » – Prov. 10. 28), vous ne vous nourrissez plus des Saintes Écritures…, tout cela vous affaiblit, vous rend morose et vous éloigne de Dieu.

Ressaisissons-nous, et imitons l’apôtre Paul : « [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus » (Phil. 3. 14) ; « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul reçoit le prix ? Courez de telle manière que vous le remportiez » (1 Cor. 9. 24).

Cette course n’est pas un sprint, mais un marathon, elle demande de l’endurance, et voilà pourquoi Hébreux 12 nous dit de courir avec patience. Écoutons l’exhortation de Paul à Tite (2. 2) : « que les vieillards soient sobres, graves, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience ».

Et Jacques 5. 7 et 8 nous disent : « Usez donc de patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le laboureur attend le fruit précieux de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison. Vous aussi, usez de patience ; affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche ».

Vous allez peut-être me dire, je ne me sens plus capable de courir, je n’ai plus l’énergie ! PAS DE PROBLÈME, vous pouvez avancer vers le ciel en marchant avec l’énergie du Saint Esprit.

« Marchez par l’Esprit… ; si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal. 5. 16 et 25), laissons-nous conduire par l’Esprit (18).

Marchons par la foi, non par la vue (2 Cor. 5. 7) ;

Marchons dans la lumière (1 Jean 1. 7) ;

« Marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés » (Éph. 5. 2) ;

« Marchez dans la sagesse » (Col. 4. 5) ;

« Fais-moi marcher dans ta vérité » (Ps. 25. 5) ;

« Dieu nous a appelés [à marcher] dans la paix » (1 Cor. 7. 15) ;

« Prenez donc garde à marcher soigneusement » (Éph. 5. 15)

En résumé, nous avons à marcher d’une manière digne :

– « de l’évangile du Christ » (Phil. 1. 27) ;

– « de l’appel dont vous avez été appelés » (Éph. 4. 1) ;

– « de Dieu » (1 Thess. 2. 12 – 3 Jean 6) ;

– « du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu : étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, rendant grâces au Père » (Col. 1. 9 à 12).

« Avançons vers l’état d’hommes (ou de femmes) faits » (Héb. 6. 1).

Disons avec foi ce que David a exprimé dans le Psaume 23 : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent ».

« Quand tu marcheras, il te conduira ; quand tu dormiras, il te gardera ; et quand tu te réveilleras, il s’entretiendra avec toi » (Prov. 6. 22).

Tu es lassé(e) du chemin ? Pense à Gédéon… et aux trois cents hommes qui étaient avec lui, ils étaient « fatigués, mais poursuivant toujours » (Jug. 8. 4), par la force que Dieu fournit (1 Pier. 4. 11).

Oui, « ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas » (És. 40. 31). « C’est pourquoi nous ne nous lassons pas ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour » (2 Cor. 4. 16).

Bien-aimés, nous pouvons être dans l’inquiétude, dans la tristesse, dans le découragement, sans force : pensons alors aux deux disciples tristes et découragés de Luc 24 : « Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux ». Il les a écoutés, et leur a ouvert les Écritures. Résultat : leur cœur s’est réchauffé, l’énergie leur est revenue !

Et si vous vous dites, je ne peux plus courir et je ne peux même plus marcher, pensez à Luc 15. 5 (et l’ayant trouvée – sa brebis -, il la met sur ses propres épaules) et à Ésaïe 46. 4 : « Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai ».

Chers amis, je vais clôturer ce sujet en vous laissant un texte et quelques strophes de cantiques rafraichissants pour l’âme.

Que le Seigneur vous bénisse et vous fortifie dans le chemin : il vient bientôt ! 😊

Affectueusement, Marco.

Quand, dans ma course, à la borne arrivé,

D’où je revois le chemin de ma vie,

Je laisse au loin, de ce poste élevé,

Mes yeux errer sur la route suivie,

Ni larme, ô Dieu, ni regret, ni soupir

Ne vient troubler mon âme qui déborde :

Pour ton enfant il n’est qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde.

Ah ! s’il est vrai que mes pieds ont laissé

Mille faux pas empreints sur la poussière ;

Sur mon sentier, si l’obstacle dressé

À, trop souvent, ralenti ma carrière,

Combien de fois, au lieu de me punir,

Tes tendres soins, ta pitié qui déborde,

N’ont, dans mon cœur, laissé qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde !

La sombre nuit pâlira désormais :

Demain le but apparaîtra sans voiles !

Le chemin monte, et vers les purs sommets

Semble déjà rejoindre les étoiles.

Là-haut, joyeux, dans l’immense avenir,

J’exalterai ton amour qui déborde,

Car, dans le ciel, il n’est qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde !

Hymnes et Cantiques n°209

Avançons-nous joyeux, toujours joyeux,

Vers le séjour de tous les bienheureux,

Vers la demeure où Jésus pour nous prie ;

Marchons, marchons, c’est là notre patrie ;

Avançons-nous joyeux, toujours joyeux,

Vers le séjour de tous les bienheureux.

Heureux bientôt, dans un monde nouveau,

Nous chanterons les gloires de l’Agneau ;

Là plus de deuil, plus de cris, plus de larmes,

Plus de péché, dans ce lieu plein de charmes ;

Avec Jésus, joyeux, toujours joyeux,

Dans son amour nous serons bienheureux !

Hymnes et Cantiques n°102

Amis, prenons courage !

Bientôt va se lever

Un matin sans nuage :

À l’éternelle plage

Nous allons arriver.

Hymnes et Cantiques n°201

Je vis un pèlerin marcher joyeusement,

D’un pas ferme et léger,

le front calme et content.

Où vas-tu, pèlerin,

pourquoi ne pas choisir

Dans ces prés embaumés un endroit de loisir ?

Refrain : – Des choses d’ici-bas Il faut se détacher ;

Oui, par la foi je vois déjà

Mon Sauveur bien-aimé.

Voilà pourquoi je chante,

Pensant à l’infini.

La cité permanente

N’est pas bien loin d’ici.

Je vis un pèlerin marcher joyeusement,

Sur un chemin poudreux,

sous un soleil ardent.

Où vas-tu, pèlerin,

toujours rempli d’espoir,

Suivant fidèlement le sentier du devoir ? Refrain

Je vis un pèlerin marcher plus que vainqueur

Dans un chemin rugueux de lutte, de douleur.

Où vas-tu, pèlerin, toujours si confiant,

Si certain que les pleurs ne durent qu’un instant ? Refrain

Venez à Moi n°202

Marcher en ta présence,

Fidèle et doux Sauveur,

Dans une humble assurance

En ton bras, en ton cœur ;

Ne chercher qu’à te plaire

En tout ce que l’on fait :

C’est le ciel sur la terre,

C’est le bonheur parfait.

Hymnes et Cantiques n°79

C’est vers ton ciel que, dans ma course,

Je vois aboutir tous mes pas…

Le jour, je suis sous ta lumière ;

La nuit, je repose en ton sein.

Au matin, ton regard m’éclaire

Et me guide dans mon chemin

Je vois ainsi venir le terme

De mon voyage en ces bas lieux.

Hymnes et Cantiques n°141

« La fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier » (1 Pier. 4. 7).

« Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apoc. 3. 11).

Février 2025

BERACA 57 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

En terminant ces réflexions sur Samuel, nous avons vu qu’il a été le premier prophète donné au peuple installé dans le pays promis. Moïse, en son temps, l’avait été de même. L’Esprit de Christ dit de lui : « Et il ne s’est plus levé en Israël de prophète tel que Moïse, que l’Éternel ait connu face à face » (Deut. 34. 10).

Lorsque l’Éternel s’adressa à Samuel, dans sa jeunesse, il rapporta à Éli, le sacrificateur âgé, toutes les paroles que l’Éternel lui avait communiquées. « sans rien lui cacher. Éli dit : C’est l’Éternel, qu’il fasse ce qui est bon à ses yeux. Samuel grandissait ; l’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Et tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, sut que Samuel était établi prophète de l’Éternel. L’Éternel continua d’apparaître à Silo ; car l’Éternel se révélait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel » (3. 18 à 21).

En considérant le sujet des prophètes, nous remarquons qu’il y a eu, par moments, plusieurs hommes qui ont prophétisé. Ce fut le cas quand Moïse « assembla soixante-dix hommes des anciens du peuple, et les fit se tenir tout autour de la tente. L’Éternel descendit alors dans la nuée et lui parla ; il ôta de l’Esprit qui était sur lui et le mit sur les soixante-dix anciens. Dès que l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne continuèrent pas. Deux hommes étaient restés dans le camp ; le nom de l’un était Eldad, et le nom du second, Médad ; et l’Esprit reposa sur eux (ils étaient de ceux qui avaient été inscrits, mais ils n’étaient pas sortis vers la tente), et ils prophétisèrent dans le camp » (Nomb. 11. 25 à 26).

Alors Josué, scandalisé, rapporta à Moïse qu’Eldad et Médad prophétisaient dans le camp. Et Moïse lui répondit : « Es-tu jaloux pour moi ? Ah ! que plutôt tout le peuple de l’Éternel soit prophète ! Que l’Éternel mette son Esprit sur eux ! » (v. 29) Bientôt Dieu fera cela, parce que, aux « derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair : vos fils et vos filles prophétiseront » (Act. 2. 17 ; Joël 2. 28). Dans les jours de Samuel, lorsque Saül persécutait David, il envoya des messagers pour le prendre. Ces messagers « virent une assemblée de prophètes qui prophétisaient, et Samuel debout à leur tête. L’Esprit de Dieu vint sur les messagers de Saül, et eux aussi prophétisèrent » (1 Sam. 19. 20).

Le peuple devait discerner entre les vrais et les faux prophètes : « Quand le prophète parlera au nom de l’Éternel, et que la chose n’aura pas lieu et n’arrivera pas, … ; tu n’auras pas peur de lui » (Deut. 18. 21 et 22). La loi ordonnait aux fils d’Israël de mettre à mort les faux prophètes qui chercheraient à les détourner après d’autres dieux (Deut. 13. 5). Ils devaient craindre l’Éternel, écouter sa voix, s’attacher à Lui seul en gardant ses commandements, et Le servir. Après Moïse, il ne s’est pas levé de prophète aussi grand. Les ordonnances que Dieu devait révéler à son peuple l’ont été par Moïse. Le ministère des prophètes qui ont suivi fut de ramener le cœur du peuple à son Dieu.

Mais un plus grand devait venir selon ce que l’Éternel avait révélé à Moïse : « Je leur susciterai un prophète comme toi, du milieu de leurs frères, et je mettrai mes paroles dans sa bouche » (Deut. 18. 18 ; Act. 3. 22 et 23). Au temps convenable, le Fils est entré dans le monde, et si « la Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17). Pour Israël, le Fils promis par Ésaïe (És. 9. 6), le Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec (Ps. 110. 4), le Roi annoncé par Zacharie (Zach. 9. 9), est venu ! Un Prophète plus grand que Moïse ! Qu’ont-ils fait de Lui ? Ont-ils écouté sa voix ? Le Messie a été retranché (Dan. 9. 26 ; És. 53. 8 ; Luc 13. 34).

Entre Samuel et l’entrée dans le monde du Seigneur de gloire à Bethléhem (Mich. 5. 2), les prophètes ont été donnés pour avertir un peuple désobéissant et le ramener à la communion avec leur seul vrai Dieu. Ils ont été donnés pour consoler et édifier les fidèles « qui soupirent et gémissent à cause de toutes les abominations qui se commettent » (Éz. 9. 4). Ils ont rendu « par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pier. 1. 11).

Moïse et Samuel ont eu une relation particulière avec l’Éternel. Lorsque Moïse sortait de la tente, « la peau de son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec Lui » (Ex. 34. 29 ; Nomb. 7. 89). Pour Samuel, l’Éternel se révélait à lui, « à Silo, par la parole de l’Éternel » (1 Sam. 3. 18 à 21). Si Moïse a été le conducteur pour sortir Israël de l’esclavage de l’Égypte, il a aussi été sacrificateur, tout comme Samuel, mais sous un aspect différent.

Si Aaron et sa descendance ont reçu le service de la sacrificature pour offrir les sacrifices, Moïse, comme conducteur, et Samuel, comme juge et prophète, remplissaient un rôle supplémentaire, lié à la sacrificature. Ils représentaient le peuple devant Dieu et Dieu devant le peuple. Il fallait à la fois Moïse et Aaron pour remplir une partie des fonctions de notre Seigneur. En cela, nous voyons comme ils étaient inférieurs à Christ. Samuel, tout en étant Juge et prophète, à cause de l’éloignement du peuple fonctionnait comme sacrificateur, cumulant les trois tâches. L’intercession caractérisait Moïse et Samuel. À deux reprises, l’Éternel propose à Moïse de détruire le peuple en disant : « j’effacerai leur nom de dessous les cieux ; et je ferai de toi une nation plus forte et plus nombreuse qu’eux » (Deut. 9. 14 ; Ex. 32. 11 ; Nomb. 11. 11). Alors, Moïse prend la défense du peuple dans un plaidoyer tel que l’Éternel revient de l’ardeur de sa colère.

Quand Samuel dit aux fils d’Israël dans la détresse, « … loin de moi que je pèche contre l’Éternel, que je cesse de prier pour vous » (1 Sam. 12. 23), il met en évidence son service d’intercesseur. Cinq siècles plus tard, l’Éternel dira à Jérémie : Même si Moïse et Samuel se tenaient devant moi, mon âme ne serait pas tournée vers ce peuple » (Jér. 15. 1). Notre Seigneur, qui « demeure éternellement, a le sacerdoce qui ne se transmet pas. De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant afin d’intercéder pour eux » (Héb. 7. 25). Il est plus grand que tous ! Imitons la foi de serviteurs tels que Moïse et Samuel, mais fixons bien plus « les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » (Héb. 12. 2).

LES VINGT-QUATRE HEURES QUI MANQUAIENT

« Alors Josué parla à l’Éternel, le jour où l’Éternel livra les Amoréens entre les mains des fils d’Israël ; il dit en présence d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon ; et toi, lune, en la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune demeura où elle était, jusqu’à ce que la nation soit vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre de Jashar ? Le soleil demeura au milieu des cieux et ne se hâta pas de se coucher, environ un jour entier. Il n’y a pas eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel ait écouté la voix d’un homme, car l’Éternel combattait pour Israël » (Josué 10. 12 et 14).

Les astronomes, par leurs calculs si exacts, découvrirent qu’il manquait vingt-quatre heures dans le cours du temps. Où étaient-elles passées ? Était-ce une erreur de compte ? Quelle en était la cause et comment cela avait-il pu se produire ? C’est bien en vain qu’ils cherchèrent la réponse dans la science et la sagesse humaine.

En 1890 parut un livre, écrit par le professeur C.A. Totten, qui donne la solution à ce problème, sans laisser subsister le moindre doute.

Voici, en résumé, l’essentiel de ce que nous communique l’auteur.

Il parle d’un de ses collègues qui fit lui aussi la surprenante découverte que la terre avait vingt-quatre heures de retard sur les calculs du temps ; vingt-quatre heures s’étaient donc perdues. Au cours d’une discussion à ce sujet, Totten engagea son interlocuteur à lire la Bible et à admettre son inspiration divine.

– Vous-même, poursuivit-il, vous ne recevez pas la Bible comme étant la Parole de Dieu, moi, je la reçois comme telle. Maintenant, une excellente occasion se présente à vous de vérifier si la Bible est inspirée ou non. Commencez par le début, lisez aussi loin que cela sera nécessaire, et voyez si la Bible peut vous éclairer quant à ces heures qui manquent.

L’astronome accepta et se mit à lire. Lorsque, plus tard, les deux hommes se rencontrèrent, Totten s’informa si son ami avait trouvé la solution.

– J’ai constaté d’une manière nette, répondit ce dernier, que la Bible n’est pas la Parole de Dieu. Au chapitre 10 de Josué, j’ai trouvé les vingt-quatre heures qui me manquaient. J’ai immédiatement vérifié la chose par mes calculs, et j’ai trouvé qu’au temps de Josué il ne manquait que vingt-trois heures et vingt minutes. Si la Bible se permet une erreur de quarante minutes, elle n’est pas le Livre de Dieu.

– Vous avez raison, répartit Totten, mais en partie seulement. La Bible ne dit pas « un jour entier », mais « environ un jour entier ».

Le mot « ENVIRON » changeait toute la situation, et l’astronome reprit sa lecture. Le prophète Ésaïe, au chapitre 38, relate la saisissante histoire du roi Ézéchias qui, malade et près de la mort, supplie l’Éternel de lui accorder un prolongement de vie. Dieu exauça sa prière en promettant d’ajouter quinze années à l’existence du roi. Pour confirmer la véracité de cette convention, l’Éternel donna un signe. « Voici, dit-Il, je ferai retourner en arrière, de dix degrés, l’ombre des degrés qui est descendue sur le cadran d’Achaz, par le soleil. Et le soleil retourna sur le cadran de dix degrés, dont il était descendu ».

Le mystère était éclairci, car dix degrés sur le cadran solaire sont équivalents à quarante minutes sur le cadran d’une pendule… L’exactitude du Livre fut ainsi établie à la pleine satisfaction du critique si précis dans ses calculs.

En recevant ainsi la réponse à la question qui le préoccupait, l’astronome leva ses yeux du Livre, et adora Celui qui en était l’Auteur, et s’écria : Seigneur, je crois !

Après ces considérations d’un savant de 1890, dont les connaissances étaient loin d’atteindre celles de nos contemporains, écoutons les expériences des ingénieurs de l’espace (1973). Voici ce qu’écrivait Monsieur Harold Hill, président de la Curtis Company : L’une des choses les plus étonnantes que Dieu nous réserve aujourd’hui est arrivée à nos astronautes et ingénieurs de l’espace à Green Belt, Maryland. Ils déterminaient exactement la position du soleil, de la lune et des planètes durant les cents ou mille prochaines années. Nous devons savoir cela pour éviter de lancer un satellite qui risquerait de s’écraser sur l’un de ces astres. Nous devons déterminer l’orbite en fonction de la durée présumée de l’existence du satellite et de la position des planètes, afin d’éviter des heurts. Ils chargèrent l’ordinateur de calculer les coordonnées célestes en remontant le cours des siècles. Soudain la machine se bloqua ; l’apparition d’un voyant rouge indiquait qu’elle avait reçu une information fausse – à moins qu’il ne s’agisse d’un désaccord entre les résultats de ses calculs et l’observation astronomique. Appelés à le vérifier, les spécialistes ne purent que constater le parfait fonctionnement du cerveau électronique.

– Qu’est-ce qui ne va pas ? interrogea le chef des opérations.

– Nous venons de constater la défection d’une journée sidérale au cours des temps passés.

Toute l’équipe demeura fort perplexe, incapable de trouver une explication – jusqu’au moment où l’un d’eux éleva la voix pour dire :

– Quand je fréquentais l’école du dimanche, on parlait du soleil qui s’était arrêté.

Personne ne le crut ; il alla chercher une Bible et l’ouvrit au livre de Josué, chapitre 10 et lut les versets en tête de cet article. L’ingénieur de l’espace conclut : Voilà le jour manquant.

L’ordinateur reprit les calculs des conjonctions planétaires de cette époque et révéla une lacune dans la précision des données. Une question subsistait ; Josué dit bien « environ un jour », il manquait quarante minutes. Ils avaient beau chercher, faire d’autres calculs, les 40 minutes manquaient. Le même membre de l’équipe se souvint alors qu’il est dit quelque part que « l’ombre retourna ». Il reprit la Bible, trouva en 2 Rois 20. 9 et 11, l’histoire du roi Ézéchias près de mourir, et qui demanda un signe, ainsi que nous l’avons relaté selon Ésaïe 38, (les deux sont semblables). Dix degrés font exactement quarante minutes. Notre Dieu confond les savants en les mettant en face de SA VÉRITÉ !

D’après Le Salut de Dieu 1990

CEUX QUE DIEU CONDUIT

L’épisode de voyage suivant est tiré de la biographie de César Malan, de Genève (1787-1864), un pasteur d’ardente piété et un compositeur de cantiques demeuré vivant au souvenir de tous les chrétiens de langue française.

Nous montions, par une soirée resplendissante, la route qui s’élève de Bienne en suivant les gorges profondes de la Suze. Arrivé à l’auberge de Sonceboz, mon père, décrochant son sac, dit à la maîtresse de maison qu’il ferait, après souper, la lecture du soir avec nous, et qu’elle serait la bienvenue si elle voulait y assister avec ses gens. On n’a pas besoin de tout ça par ici, répondit cette femme, très affairée… Aussitôt mon père reprend son sac et, saisissant son bâton : – Te sens-tu encore des jambes pour une heure, mon garçon ? me dit-il ; puis, sans s’arrêter à l’étonnement de notre hôtesse qui s’apprêtait à nous retenir : Venez, mes enfants, ajouta-t-il, je ne passerai pas la nuit sous un toit où l’on méprise la prière, et où l’on ne craint pas Dieu ! (On poussa en effet jusqu’à Tavannes).

Le lendemain, nous étions de très bonne heure en route. Après avoir marché environ deux heures, nous entrâmes dans le café d’un petit hameau pour y prendre le café. Pendant que nous attendions qu’il soit servi, mon père remarqua que la jeune femme qui l’apprêtait s’interrompait de temps en temps pour porter son tablier à ses yeux.

– Vous me paraissez avoir du chagrin, lui dit-il.

– Hélas ! Monsieur, reprit la montagnarde en fondant en larmes ; il n’y a que quelques jours que j’ai perdu mon pauvre mari, et je suis bien malheureuse.

Mon père, faisant alors place à côté de lui, sur le banc :

Venez vous mettre ici, dit-il, ma pauvre femme, et je vous rappellerai les consolations de l’Évangile.

Il n’avait pas parlé bien longtemps que son interlocutrice l’interrompit en lui disant : Permettez, Monsieur, que j’aille chercher mon amie Jeannette, c’est elle qui sera bien contente de vous entendre ! Elle me parle souvent, elle aussi, de ces belles choses ! Peu après, nous la vîmes revenir avec une jeune paysanne, et mon ami et moi nous sortîmes, laissant mon père en conversation avec ces deux femmes.

Au bout d’un moment, il ouvrit la fenêtre, et nous invita à aller avec lui, à deux pas de là, voir le père de Jeannette qui était malade. Arrivés vers un chalet en bois, nous fûmes introduits dans une grande chambre, au fond de laquelle, près de la fenêtre, était couché un vieillard à cheveux blancs.

– Père, dit-elle, je vous amène un ministre de l’Évangile. – Dieu soit béni ! répondit le malade. Dans la conversation, ayant remarqué sa piété touchante et sincère, mon père lui demanda comment il était arrivé à la connaissance de son Sauveur.

C’est dans ce lit, où je suis couché depuis bien des années, répondit le malade, et par la lecture d’un livre qui a été écrit par un M. Malan, de Genève. Ah ! si je n’étais pas si vieux et infirme, il y a longtemps que je serais allé le trouver à Genève ! Voyez, Monsieur, j’ai tellement demandé à Dieu de voir cet homme avant de mourir ! J’ai longtemps cru qu’il m’accorderait ma prière ; mais je vais devoir y renoncer.

Je portai les yeux sur mon père qui regardait ses mains en silence.

– Comment s’appelle le livre dont vous parlez ? dit-il tout à coup au malade en relevant la tête.

– Tenez, fit celui-ci, je l’ai toujours là, il ne me quitte pas ! En même temps, le vieillard tira de dessous son oreiller un exemplaire fort usé d’une des premières éditions des Chants de Sion… Puis il ajouta, comme se parlant à lui-même : Si seulement je pouvais le voir, le cher monsieur qui les a écrits, ces beaux cantiques !

– Écoutez, dit alors mon père, nous venons de Genève, ces jeunes gens et moi…

– Vous venez de Genève, interrompit le vieillard ; est-ce que vous y auriez peut-être vu ce M. Malan ?

– Sans doute, reprit mon père, nous le connaissons tous les trois, et je puis bien vous assurer que, s’il était ici, il vous rappellerait qu’il n’a été pour vous qu’un pauvre et imparfait instrument…

La conversation se prolongea encore quelques moments : mon père fit la prière. Après que nous eûmes chanté tous ensemble un des cantiques que savait Jeannette, il s’apprêta à partir… Arrivé près de la porte, cependant, il s’arrêta, puis, retournant vers le lit où le vieillard était encore assis, les mains jointes :

– Mon père, lui dit-il avec émotion, Dieu Lui-même que vous allez bientôt rejoindre, vous a accordé votre prière ! Je suis Malan, de Genève, votre frère dans la foi de notre Sauveur !

Le vieillard, fixant sur celui qui lui parlait un long regard noyé de larmes, et levant lentement ses mains tremblantes :

– Bénissez-moi ! bénissez-moi avant que je meure ! s’écria-t-il…

Mon père, se mettant à genoux devant le lit, et d’une voix qui trahissait une profonde émotion, lui dit :

– Ce serait à vous de me bénir, car vous pourriez être mon père ! Mais toute bénédiction vient de Dieu seul, et nous voulons encore une fois la Lui demander ensemble !

Alors, serrant dans ses bras l’humble frère qu’il savait quitter pour ne plus le revoir que dans la patrie céleste, il implora sur lui la paix que Jésus donne, et nous quittâmes le hameau.

Le lendemain, mon père prêcha le matin à Moutier, et le soir au village de Grandval. À Moutier, nous vîmes arriver au culte Jeannette, sa voisine, et toute une compagnie des habitants de leur village, qui avaient fait plus de trois heures de chemin pour venir entendre le ministre étranger…

D’après Le Salut de Dieu 1990

LE DÉFI

Dominant la foule, un homme criait d’une voix forte et sur un ton de profonde conviction : Prier ? C’est pure imagination. Vous n’obtiendrez pas de réponse à vos prières. Ne vous laissez pas bercer d’illusions. Un peu de bon sens ! L’au-delà n’existe pas ; après la mort tout est fini !

Cela se passait dans l’un des parcs d’une grande ville. L’homme se tenait debout sur le socle d’un monument. Il possédait un vrai talent d’orateur et savait convaincre son auditoire. Beaucoup d’hommes et de femmes s’étaient arrêtés pour l’écouter. Il cherchait avec insistance à prouver que Dieu n’existe pas et que, par conséquent, prier ne sert à rien. Il termina en proposant un débat avec un contradicteur, s’il s’en trouvait un.

Aussitôt un homme se fraya un chemin vers lui, en disant : Je relève le défi. Les gens s’empressèrent de faire place à ce défenseur de la prière. En un instant il se trouva sur les marches du monument, face à une foule impatiente de l’entendre. Sa personne inspirait le respect, mais il n’avait ni l’assurance, ni l’éloquence de son adversaire. Pendant quelques secondes son regard parcourut le cercle des visages tournés vers lui ; la sueur perlait sur son front.

– Mes amis, cria-t-il, je n’ai pas l’habitude de parler en public ; et je ne suis pas venu ici avec l’intention de prendre la parole. Mais puisque ce monsieur veut nier l’efficacité de la prière et nous met au défi de prouver le contraire, je me sens obligé de faire connaître mon expérience.

La foule applaudit cette entrée en matière franche et modeste. Il continua : Vous avez devant vous un homme qui a compté parmi les plus misérables de la ville. J’étais adonné à la boisson et au jeu ; je battais ma femme. Bref, j’étais une brute. Ma femme et ma fille avaient peur dès qu’elles m’entendaient approcher. Pourtant, ma femme a prié pendant des années, sans que je le sache, pour l’être mauvais et méchant que j’étais. Et elle avait aussi enseigné à notre enfant à prier pour moi.

Un soir, je rentrais à la maison à l’improviste, plus tôt que d’habitude. Pour une fois, je n’étais pas ivre. Quand j’ouvris la porte, ma femme venait de monter pour mettre la petite au lit. Je ne fis aucun bruit, et tendis l’oreille… Ma fille priait pour son père ! Cher Seigneur, sauve mon cher Papa ! Sauve mon cher Papa, Seigneur ! Cher Seigneur Jésus, sauve mon cher Papa ! Et pendant qu’elle adressait au Seigneur ces paroles enfantines, j’entendis ma femme ajouter, dans un sanglot : Seigneur Jésus, réponds à sa prière !

Elles ne s’étaient pas rendu compte que j’écoutais. Sans bruit, je quittai la maison, sous le coup d’une profonde émotion. La prière de ma petite fille résonnait encore à mes oreilles : Seigneur Jésus, sauve mon cher Papa. Étais-je donc encore cher à mon enfant ? Je ne sais pas si je lui avais jamais donné un baiser. Ma gorge se serra ; mes yeux se remplirent de larmes ; je criai : Seigneur, aide-moi. Réponds à la prière de mon enfant ! Et le Seigneur a répondu.

Mon passé est effacé par le sang de Christ. Aujourd’hui, avec la force que Dieu me donne, je peux être un vrai mari et un vrai père à la maison. Nous sommes maintenant une famille heureuse. Qu’en pensez-vous ? N’aurais-je pas été un lâche si je n’avais pas parlé, maintenant ? Puis-je faire autrement que de croire qu’il y a un Dieu, et que ce Dieu, non seulement entend les prières, mais aussi les exauce ?

Sans un mot, l’athée disparut – et les auditeurs se dispersèrent.

« L’insensé a dit en son cœur, il n’y a point de Dieu… Dieu a regardé des cieux sur les fils des hommes pour voir s’il y avait quelqu’un qui soit intelligent, quelqu’un qui recherche Dieu » (Ps. 53. 2 et 3).

D’après Le Salut de Dieu 1989

TRADUCTION DE FEUILLETS (112)

« En ce temps-là, Jésus, répondant, dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Matthieu 11. 25 et 26.

DIEU PARLE PAR UN PETIT ENFANT

Bill et Jenny Morris, un jeune couple missionnaire venant d’Amérique, étaient allés dans un champ de mission particulièrement difficile, à la frontière du Tibet, où presque personne ne s’était aventuré. La population, là, était plongée dans l’idolâtrie la plus profonde, la morale et les conditions de vie étaient misérables. Voici ce qu’ils en dirent :

– Pendant sept ans nous avons annoncé Christ, sans voir aucune conversion. Nous avons, à grand peine, appris leur langue, et avons tout essayé pour montrer à ces gens que nous les aimions, mais ils ne nous ont jamais montré de la confiance.

Pourtant, après sept années, il se passa quelque chose : c’était la naissance de notre premier enfant, une petite fille. Quand notre petite Betsy commença à se promener à quatre pattes, les villageois la regardèrent et sourirent. Et quand Betsy apprit à parler, elle parla facilement avec les enfants du village. Un jour nous l’avons entendue répéter à ses petits camarades les versets de la Bible et les cantiques qu’elle avait appris de nous.

Ce fut comme un miracle. Alors que nous avions presque abandonné tout espoir d’atteindre le cœur de ces gens, ils reçurent, de la bouche de notre petite fille, le témoignage concernant le Seigneur Jésus Christ. Dieu employa cette enfant pour accomplir la première conversion. Et bientôt, huit jeunes chrétiens lurent ensemble l’Évangile, et se préparèrent à l’annoncer aux gens de leur tribu.

D’après der Herr ist nahe mai 2025

« Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu » Ésaïe 41. 10.

JE SUIS AVEC TOI

Il y a beaucoup de choses dans la vie quotidienne qui peuvent nous faire peur. Nous avons peur d’une situation inconnue, d’une conversation difficile, ou d’une tâche dont nous nous sentons incapables. Mais notre Dieu, que nous connaissons comme notre Père céleste par la foi au Seigneur Jésus, est avec nous et veut nous encourager.

Les jeunes chrétiens sont confrontés à de nombreuses décisions qui affectent le reste de leur vie. Ils ont peur de choisir la mauvaise voie. Mais ils ne sont pas seuls. Dieu veut les aider : « Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » (Ps. 32. 8).

Les croyants dans la fleur de l’âge ressentent la pression des responsabilités, au travail ou dans la famille. Souvent, ils ne savent pas comment tout gérer. Dieu veut aussi les aider : « Ne sois pas effrayé ; car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras » (Jos. 1. 9).

Les chrétiens plus âgés voient leurs forces diminuer et leur vie devenir plus solitaire. Ils ont peur de quitter leur environnement familier et de devoir compter sur une aide extérieure. Dieu le sait et les encourage : « Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai » (És. 46. 4).

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité » Jean 17. 17.

NOUS SANCTIFIER NOUS MET À PART POUR DIEU

Pour un esprit spirituellement intelligent, la Parole de Dieu a une autorité sans faille.

Plus vous nourrissez votre âme de la Parole de Dieu, plus il est probable qu’Il vous emploiera.

La vue des yeux tend continuellement à affaiblir l’estimation que forme la foi ; et si la foi n’est pas nourrie par la Parole, elle diminue et disparaît. Si je ne me nourris pas de la Parole, la foi n’est pas nourrie, car elle ne peut pas être nourrie par la vue des choses qui nous entourent.

La seule chose qui demeure à toujours, c’est la Parole de Dieu. La sagesse de ce monde lui est opposée – les raisonnements humains sont contre elle ; mais c’est la seule chose sur laquelle il soit digne de s’appuyer diligemment ; et si des chrétiens raisonnent au sujet des choses de Dieu, au lieu de s’appuyer sur la Parole, il est certain qu’ils failliront.

Quand l’Esprit de Dieu apporte la vérité avec puissance, il n’y a pas d’incertitude à son sujet.

« Prenez donc garde à la manière dont vous entendez : car à quiconque a, il sera donné » (Luc 8. 18). Si, en entendant, je prends possession de ce que j’entends, cela devient une partie de la substance de mon âme, et j’en obtiendrai plus car, quand la vérité est devenue partie de mon âme, il y a de la place pour en recevoir plus.

Si la vérité est retenue en communion avec Dieu, elle sépare pour Lui. La vérité, c’est de produire du fruit, et il n’y a pas de vérité qui ne produise pas de fruit. Christ devient précieux dans la vérité et par la vérité que j’apprends ; et si elle n’a pas cet effet, elle diminue, disparaît, et nous est ôtée.

Plus nous sommes près de Dieu, plus précieuse nous est toute la vérité de Dieu et tout ce qui près de son cœur.

D’après the Lord is near juillet 1987

« C’est par Silvain qui est un frère fidèle – je l’estime ainsi – que je vous ai écrit brièvement pour vous encourager et vous assurer que cette grâce dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu » 1 Pierre 5. 12.

NE PAS PERDRE COURAGE DANS LES AFFLICTIONS : LA DÉLIVRANCE EST PROCHE

Nous ne savons pas absolument si ce Silvain, auquel Pierre a dicté cette épître, adressée aux croyants juifs d’Asie Mineure, est le même Silvain (ou Silas) qui accompagna Paul lors de son deuxième voyage missionnaire. Quoi qu’il en soit, il était plus que seulement le secrétaire de l’apôtre, car il partageait son profond intérêt pour le bien-être de ces brebis de Christ dispersées et souffrantes. Silvain n’était pas seulement fidèle à l’égard de l’apôtre avec qui il œuvrait diligemment, mais aussi à l’égard des croyants dans les cinq provinces d’Asie Mineure auxquels l’épître était adressée. « La fraîcheur de la neige au temps de la moisson, tel est le messager fidèle pour ceux qui l’envoient : il restaure l’âme de son maître » (Prov. 25. 13).

Ces chrétiens de la dispersion avaient besoin d’encouragement. Leur foi dans les promesses de Dieu devait être fortifiée et réaffirmée, car ils étaient frappés par différentes afflictions. Certains d’entre eux étaient plus directement le résultat de leur fidèle témoignage chrétien. Il était également possible que leurs souffrances aient eu pour cause leurs propres erreurs – quoique cela ne devrait pas se trouver parmi les chrétiens. Christ a souffert une fois pour les péchés, le Juste pour les injustes, afin que n’ayons jamais à souffrir pour eux. Et nous ne désirons certainement pas poursuivre selon notre vie de péché précédente, comme croyants qui apprécions l’œuvre de Christ.

Pierre et Sylvain rendaient témoignage aux croyants, les exhortant à tenir ferme dans la vraie grâce de Dieu, aussi dures qu’aient pu être leurs circonstances – qui n’étaient que pour peu de temps, ils en étaient assurés. Bientôt le Seigneur apparaîtrait et leurs souffrances prendraient fin, et ils jouiraient de sa gloire éternelle avec Lui.

D’après the Lord is near juillet 1987 (E. Gast)

« L’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà entendu parler dans la parole de la vérité de l’évangile. Cet évangile, qui est parvenu jusqu’à vous » Colossiens 1. 5 et 6.

LA MISSION DU CHRÉTIEN : ANNONCER L’ÉVANGILE

Dieu ne montre pas de favoritisme. Son jugement sera juste, et Il rendra à chacun selon ses œuvres. Pour le pécheur sans Christ, cela signifie une condamnation certaine et une punition éternelle. Mais le nom du croyant est écrit dans le livre de vie ; la partie débitrice de son compte est annulée parce que Christ a payé la dette de ses péchés. En conséquence, l’apôtre Paul n’écrit pas au sujet du jugement du péché, mais assure aux croyants de Corinthe : « pour chacun, la louange viendra de Dieu » (1 Cor. 4. 5) ; et aux frères à Colosse il écrit : « Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » (Col. 3. 4).

C’est vraiment une bonne nouvelle ! Oui, nous avons été sauvés en espérance, et « une espérance qu’on voit n’est pas une espérance : ce que quelqu’un voit, pourquoi l’espère-t-il ? (Rom. 8. 24). Toutefois, il y a une certitude absolue à ce propos, car c’est la parole de la vérité des bonnes nouvelles. Tout ce que nous espérons est centré sur Celui qui est mort et ressuscité, qui est à la fois la Parole et la vérité.

La bonne nouvelle était venue à Colosse. Dieu soit béni pour ceux qu’Il a envoyé prêcher l’évangile, car « la foi vient de ce qu’on entend, – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10. 17), et par conséquent tout dépend de Dieu Lui-même. « Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler sans quelqu’un qui prêche ? Et comment prêcheront-ils, s’ils ne sont pas envoyés ? » (Rom. 10. 14 et 15).

Dans un sens, tout croyant est un prédicateur. La prédication de notre vie est-elle un sermon continuel sur les bonnes nouvelles de Dieu ? Que révélera le jour de la manifestation sur nous à cet égard ?

D’après the Lord is near juillet 1987

SE NOURRIR DE JÉSUS

« Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » Jean 6. 35.

« Le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. Ils lui dirent : Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. » Jean 6. 33 et 34.

Jésus a prononcé les paroles citées dans ces versets le lendemain du jour où Il a nourri miraculeusement 5000 personnes sur les rives de la mer de Galilée. Ce miracle, connu sous le nom de « la multiplication des pains » annonçait que Jésus est le seul qui puisse répondre à notre besoin de vie éternelle.

Les interlocuteurs de Jésus étaient prêts à être nourris de pain par Lui, mais accepter qu’Il soit « le pain vivant qui descend du ciel » pour eux, était inadmissible. Ils le reconnaissaient comme étant le fils de Joseph, mais non pas comme le Fils de Dieu venu du ciel. C’est pourquoi Jésus va plus loin : « Le pain que moi je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6. 51). Pour ses auditeurs, c’en était trop… le fils de Joseph, le charpentier, ne pouvait pas donner la vie éternelle !

Par sa « chair », Jésus ne veut pas dire la substance de son corps, mais Lui-même dans sa condition humaine. Lui, « la Parole », est « devenu chair » (Jean 1. 14). Quand Il affirme qu’Il « donne sa chair », cela se réfère à sa mort, au don de sa vie. La foi ne voit pas seulement le Seigneur Jésus comme « le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6. 51), c’est-à-dire son origine divine, mais elle reconnaît en Lui Celui qui est passé à travers la mort et l’a vaincue en faveur de ceux qui croient en Lui.

Symboliquement, « manger la chair » et « boire le sang » de Jésus (Jean 6. 54), c’est le signe d’une foi réelle et profonde ; cela signifie croire en Jésus qui s’est fait homme pour moi, qui est mort pour moi. Par sa vie donnée sur la croix, par son sang versé, Jésus a effacé tous les péchés que j’avais commis contre Dieu. Cela, c’est le mystère et la gloire de la croix !

D’après « Il buon seme » – juillet 2024

PRENEZ GARDE AU MONDE !

« N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde » 1 Jean 2. 15.

Pour un « terrien », c’est une grande expérience que de partir pour la première fois en pleine mer à bord d’un navire. Où que ce soit que vous regardiez, vous ne voyez rien d’autre que l’eau. Cela peut engendrer une sensation d’oppression. Mais il n’y a aucun danger tant que le bateau est étanche et que l’eau n’y pénètre à aucun endroit. Le bateau sur l’eau, cela ne craint rien. Mais de l’eau dans le bateau, cela peut signifier la mort, si la voie d’eau n’est pas fermée rapidement ou si une aide extérieure n’apparaît pas rapidement.

Il en est ainsi de la vie du croyant. Il vit dans le monde et il est entouré par de multiples dangers. Cependant, les dangers ne peuvent l’atteindre aussi longtemps que le monde ne pénètre pas son être intérieur. Mais dès que des pensées mondaines et des tentations s’insinuent dans son cœur, le danger est très grand. Combien rapidement il se détourne alors du Seigneur Jésus dans son être intérieur, et s’engage dans un mauvais chemin ! Si le monde a réussi à pénétrer en lui, la fuite doit être immédiatement localisée et bien colmatée.

Veillons donc soigneusement à ne pas adopter des pensées et des habitudes mauvaises. Mais comment savons-nous que le monde commence à s’introduire dans notre vie de foi ? La réponse est simple : c’est lorsque nous ne sommes plus exactement alignés sur la Parole de Dieu.

C’est pourquoi nous devons nous demander, toujours à nouveau, et en toutes choses : Que dit la Bible à cet égard ?

D’après « The Good Seed » août 2024