LA VENUE ET LA MORT DE JÉSUS

1. La venue de Jésus : un échec ?

(Jésus dit : ) « En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » Jean 12. 24.

Dans un monde dans lequel tous aiment être servis, Jésus est venu pour servir, faisant du bien, mais sans adopter l’attitude détachée d’un bienfaiteur qui veut montrer sa supériorité. Jésus est venu comme un ami. Lorsqu’Il a rencontré une femme de la Samarie, venue chercher de l’eau au puits, Il lui a demandé à boire (Jean 4). Il était notamment l’ami des humbles et des pauvres.

Si Jésus, à sa naissance, n’avait pas été déposé dans une crèche, mais accueilli dans un palais, les bergers auraient-il pu venir l’adorer ? Cet abaissement volontaire nous touche : nous sentons que nous pouvons nous approcher de Lui. Il est toujours le même, dans sa patience, sa douceur et son humilité.

Les paroles du prophète Ésaïe semblent donner un aspect négatif au résultat de la visite de Jésus à l’humanité : « J’ai travaillé en vain… » ; mais le prophète s’empresse d’ajouter que c’est Dieu qui évaluera son œuvre. Et voici la réponse divine : « … Je te donnerai aussi pour [être] une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (És. 49. 4 et 6).

Il est heureux de savoir que nous pouvons nous tourner vers Lui quand nous ressentons que nous avons échoué – ce dont nous faisons tous l’expérience. C’est parfois de notre faute – comme dans le cas d’un étudiant qui ne travaille pas assez, et en conséquence échoue à son examen. Mais parfois nous subissons une défaite malgré tous nos efforts. Il y a plusieurs sortes d’échecs : professionnels, familiaux, sentimentaux… Qui de nous n’a jamais connu l’un d’eux ?

2. La croix de Jésus : un triomphe sans précédent

« … le Christ Jésus, lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé très haut » Philippiens 2. 5 à 9.

Sur la terre, le Seigneur Jésus a anobli même ce qui est peu estimé par les hommes ; Lui, « qui était riche a vécu dans la pauvreté » (2 Cor. 8. 9). Quelle noblesse, cependant, émane de sa vie ! le Fils de Dieu, le Créateur de l’univers, a été un charpentier. Il était sobre dans ses discours, Il ne cherchait pas la popularité ou l’attention du monde des érudits. Il était noble dans sa vie d’humilité.

Au terme de cette vie parfaite, Il a été arrêté, puis crucifié. Un échec total, apparemment… Jésus est resté digne devant les outrages des hommes qui ridiculisaient sa bonté et son humilité. Ils ont craché sur son noble visage, ils l’ont fouetté. Insulté, Il a tout supporté, par amour pour ces hommes méchants qu’Il voulait sauver. Sa dignité et sa majesté ont resplendi lorsque, sous la couronne d’épines tressée par des hommes iniques, Il a prié pour eux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34).

Sur la croix, dans ces ténèbres qui ont obscurci la terre, de midi à trois heures de l’après-midi, Jésus a pris sur Lui et expié le péché de rébellion de l’humanité. À la fin de ces trois heures, Il a dit : « C’est accompli » (Jean 19. 30). Il avait mené à son terme l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire ; ainsi, Dieu peut accorder la grâce même au plus grand des pécheurs, s’il reconnaît son état et se repent.

Jésus dit enfin : « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23. 46). Il est entré volontairement dans la mort, en vainqueur, puis Il est ressuscité et s’est assis à la droite de Dieu. Il a triomphé de la mort et de Satan. Quiconque croit en Lui est délivré de la puissance du péché et de la mort, il est désormais capable d’aimer Dieu et son prochain… Quel triomphe !

D’après « Il buon seme » janvier 2025

BERACA 64 : LE ROI DAVID (Psaume 142)

David, en fuyant Saül, était venu « vers Akish, roi de Gath » (1 Sam. 21. 10 à 15). Là il avait pris peur et s’était déshonoré en se faisant passer pour fou. C’est certainement à la suite de ces tristes circonstances que furent composés les Psaumes 56 et 34 que nous avons considérés précédemment.

Ensuite, « … David partit de là et se sauva dans la caverne d’Adullam » (1 Sam. 22. 1). C’est probablement dans cette caverne que David composa le psaume 142. L’auteur fait partie de ces hommes et femmes de foi desquels il est écrit, qu’ils allaient « errant dans les déserts et les montagnes, les cavernes et les grottes de la terre » (Héb. 11. 38). Profondément éprouvé, il dit : « À pleine voix, je crie à l’Éternel ; à pleine voix, je supplie l’Éternel. Je répands devant lui ma plainte, je déclare ma détresse devant lui. Quand mon esprit était accablé en moi, toi tu as connu mon sentier » (Ps. 142. 1 à 3). Ses paroles sont celles du juste accablé, elles rejoignent celles de Job qui, en son temps, parlant de son Dieu pouvait dire : « Mais il connaît la voie que je suis ; il m’éprouve, je sortirai comme de l’or » (Job 23. 10).

David sait que l’Éternel compte « ses allées et ses venues » (Ps. 56. 9), qu’Il connaît son sentier mais son cœur est oppressé : « Sur le chemin par lequel je marchais, ils m’ont caché un piège. Regarde à droite, et vois ; il n’y a personne qui me reconnaisse ; tout refuge est perdu pour moi ; il n’y a personne qui s’enquière de mon âme » (Ps. 142. 4 et 5).

Ce « … il n’y a personne » exprime la solitude ressentie dans les circonstances adverses. Notre Seigneur, Lui aussi, l’a connue et combien plus en des moments tels que ceux qui ont suivi la mort ignoble de son précurseur, Jean le baptiseur. «L’ayant entendu, Jésus se retira de là en barque dans un lieu désert, à l’écart ». La foule ne lui laissa pas le temps de vivre ce deuil, et l’ayant trouvé, elle le sollicite. Lui, ému de compassion, guérit leurs infirmes et les nourrit. « Quand il eut renvoyé les foules, il monta sur la montagne, à l’écart, pour prier ; et le soir étant venu, il était là, seul » (Mat. 14. 13 et 23). Seul, à l’écart, seul en Gethsémané, cependant son Père était avec Lui ; mais lors des trois heures de ténèbres, quand, chargé de nos péchés, il fut jugé à notre place, il s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (27. 46).

David sait à qui s’adresser : « J’ai crié vers toi, Éternel ! j’ai dit : Tu es mon abri, ma part dans la terre des vivants. Sois attentif à mon cri, car je suis très-misérable ; délivre-moi de mes persécuteurs, car ils sont plus forts que moi. Fais sortir mon âme de la prison, pour célébrer ton nom » (Ps. 142. 1 à 7). La réponse est venue, semblablement aux expériences du Psaume 107 où, dans quatre situations différentes, « ils crièrent à l’Éternel dans leur détresse, et il les délivra de leurs angoisses ». David, dans sa caverne anticipe la délivrance : « Les justes m’environneront, parce que tu m’auras fait du bien » (Ps. 142. 8). Il sait que l’Éternel qui l’a choisi amènera toutes choses à bonne fin. Quel soulagement quand « ses frères et toute la maison de son père… descendirent là vers lui » (1 Sam. 22. 1). Dans les épreuves, avoir à ses côtés ses proches qui peuvent dire simplement : – Nous sommes avec toi, quelle consolation !

Lisons les réflexions d’un frère ancien au sujet de ce psaume : « Ici le fidèle exprime une détresse extrême ; tout refuge lui manque et aucun homme ne s’inquiète de son âme. De sa voix, il crie à l’Éternel. C’est plus que de se confier en Lui. Dieu est connu selon la révélation de Lui-même ; et ainsi nous regardons au Seigneur et à l’amour d’un Père. Mais en criant de sa voix à Dieu, il y a confession de son Nom ; le fidèle reconnaît pleinement sa dépendance et se confie dans le Seigneur. Au lieu d’être inquiet, son cœur peut s’ouvrir devant le Seigneur et lui présenter ses requêtes. C’est un signe certain de confiance lorsque nous lui communiquons nos peines. C’est aussi une grande chose que de les laisser à Dieu. Mais ici nous trouvons une autre consolation ; le fidèle est dans le chemin de Dieu, et de là découle un sentiment d’une immense importance dans les temps d’épreuve, c’est que Dieu sait, reconnaît, et observe de son regard pour l’approuver, le chemin de l’homme fidèle. C’est une source de force et de consolation. Cela suppose de la foi ; il nous suffit de réaliser que notre chemin plaît à Dieu. L’esprit peut être accablé sous le poids de l’inimitié et de l’abandon, mais l’âme est en paix, se reposant sur l’approbation de Dieu » (J.N.D.).

Revenons à David dans la caverne d’Adullam : déjà sa famille l’a rejoint, ensuite « tout homme qui était dans la détresse, et tout homme qui était dans les dettes, et tout homme qui avait de l’amertume dans l’âme, s’assembla vers lui, et il fut leur chef ; et il y eut avec lui environ quatre cents hommes » (v. 2). Quelque temps après, ils seront six cents, et d’autres encore viendront à lui « pour l’aider, jusqu’à ce que le camp fut grand, comme un camp de Dieu » (1 Chron. 12. 22).

Que de beaux moments ils doivent avoir connus aux côtés du rejeté, « le doux psalmiste d’Israël » (2 Sam. 23. 1). Là, ils ont appris à connaître ses pensées, à prier et à chanter des psaumes. Ainsi lorsque « trois des trente chefs descendirent… vers David, dans la caverne d’Adullam » et que David leur ouvre son cœur en disant : « Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ?… les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ; ils la prirent et l’apportèrent à David ; il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel » (v. 13 à 17).

Notre Seigneur est aujourd’hui rejeté par beaucoup dans ce monde, le jour où Il nous appellera à Lui approche. En ce jour-là, Il nous introduira dans sa gloire et avec Lui nous apparaîtrons à ce monde. « Je suis vivant, dit le Seigneur : tout genou se ploiera devant moi, et toute langue me reconnaîtra comme étant Dieu » (Rom. 14. 11), elles confesseront aussi que « Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 11). Dans cette attente, que notre âme aspire à apporter l’eau du puits de Bethléhem à notre Seigneur. David l’avait bue et appréciée dès l’enfance, notre Seigneur a connu l’amour du Père de toute éternité. Ainsi cette eau désirée nous fait penser à l’engagement d’amour que nous Lui devons, en retour de son amour infini qui L’a conduit à la mort de la croix.

TRADUCTION DE FEUILLETS (137)

« Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » Romains 1. 16.

CHANGEMENTS

Dans une province nigériane, des musulmans fanatiques avaient attaqué leurs voisins chrétiens. De nombreuses maisons et églises étaient en ruines. Les chrétiens se rassemblèrent en masse, et les musulmans craignirent une violente campagne de vengeance. Mais quelque chose de complètement différent se produisit.

Là où leurs ennemis avaient semé le chaos, les chrétiens chantaient des hymnes de louanges à Dieu et imploraient son pardon pour leurs persécuteurs. Ils se déclaraient eux-mêmes prêts à pardonner à leurs agresseurs. Cette attitude était incompréhensible pour les musulmans. Un chef de tribu fut tellement surpris et impressionné qu’il demanda aux chrétiens d’expliquer les raisons de leur comportement. Après un certain temps, il témoigna publiquement de sa conversion au christianisme.

Après avoir « apostasié » la foi musulmane, il dut faire face à la colère et à la vengeance de ses compatriotes. Mais il les rassembla et déclara : « Vous pouvez me destituer, me chasser, et même me tuer. Je n’y résisterai pas. Mais vous ne pouvez plus me priver de ma foi en Jésus-Christ. Je l’ai reconnu comme un Sauveur qui pardonne les péchés des hommes et les rend capables de pardonner les erreurs de leurs semblables ».

Le peuple ne reconnaissait pas son chef. Lui, autrefois si cruel et autoritaire, se tenait maintenant devant eux avec douceur et patience. La foi chrétienne semblait avoir un sens, après tout !

L’Évangile de Jésus-Christ possède la puissance divine du salut. Lorsqu’une personne l’accepte avec foi, son cœur est profondément transformé en bien, et prêt à pardonner les offenses.

D’après die gute Saat octobre 2025

« J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » Psaume 119. 162.

LE COURSIER À QUATRE PATTES

Shanghai, Chine, début du 20ème siècle : un chien furette dans la cour d’un hôpital missionnaire et fouille une poubelle à la recherche de nourriture. Il tombe sur les morceaux d’un vieux livre déchiré. Il les ramasse et les porte dans sa gueule jusqu’à un camp militaire voisin.

Les soldats remarquent le fait. Curieux, ils volent le livre au chien et commencent à le lire. Il s’avère que ce livre ancien fait partie de la Bible en chinois, plus précisément de l’Ancien Testament.

Les soldats lisent les histoires bibliques anciennes avec beaucoup d’intérêt et sont étonnés de la manière merveilleuse dont Dieu a guidé les hommes et les femmes de foi, ainsi qu’Israël dans son ensemble, il y a bien longtemps.

Malheureusement, le livre est incomplet. Ils soupçonnent le chien de l’avoir trouvé dans la cour de l’hôpital missionnaire voisin. Ils demandent donc un livre complet, une Bible entière. Le directeur de l’hôpital en donne plusieurs exemplaires aux soldats, mais ils ne suffisent pas pour permettre que chacun puisse lire la Parole de Dieu. Il faut leur procurer des Bibles une deuxième, puis une troisième fois.

Peu à peu, de nombreux soldats intéressés commencèrent à assister aux études bibliques organisées à l’hôpital. Plus tard, un missionnaire est invité à passer plusieurs jours parmi eux pour leur expliquer la bonne nouvelle de Jésus-Christ. De nombreux soldats acceptent Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Et tout commença lorsqu’un chien trouva un vieux livre en lambeaux…

D’après die gute Saat octobre 2025

« Nous ne marchons pas avec ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu ; au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu » 2 Corinthiens 4. 2.

CONSCIENCE ET NON PAS RAISON

Le message de Paul s’adressait à la conscience de ses auditeurs. Lorsqu’il parla du jugement de Dieu sur l’Aréopage d’Athènes, beaucoup se moquèrent de lui, car ses propos leur semblaient trop peu intellectuels. Mais ils réagirent avec irritation et colère lorsqu’il fit appel à leur conscience (Act. 17. 32 ; 18. 6).

Aujourd’hui encore, la conscience est au cœur du message de Dieu. Ce n’est pas l’intellect qu’il s’agit de stimuler, mais plutôt la conscience qu’il faut placer dans la lumière de la Parole de Dieu. Alors que le pasteur Wilhelm Busch (1897-1966) s’adressait un jour à un grand groupe d’étudiants, on lui demanda s’ils pouvaient ensuite en discuter. Il répondit : Pas avec moi ! Je vous ai présenté la vie et la mort. Maintenant, vous devez choisir. Mais il n’y a plus rien à discuter !

Nos esprits fonctionnent au maximum lorsque nous discutons de la Trinité, de la naissance virginale ou des prétendues contradictions de la Bible. Mais cela passe à côté du message essentiel. Il faut toucher la conscience. Les gens doivent prendre conscience qu’ils sont pécheurs, qu’ils ne peuvent se tenir devant un Dieu saint, et qu’ils ont donc besoin du salut. Ils doivent être avertis que, s’ils rejettent l’amour de Dieu, ils passeront l’éternité en enfer.

Nous avons besoin de l’intelligence que Dieu nous a donnée pour entendre, parler et comprendre – mais tenter de connaître Dieu par la seule intelligence est insuffisant. Pour Le connaître et connaître le chemin de notre vie, il faut atteindre le cœur et la conscience. Ce n’est qu’alors que notre relation avec Dieu pourra être rétablie.

D’après die gute Saat octobre 2025

« L’âme rassasiée foule aux pieds les rayons de miel, mais pour l’âme qui a faim, tout ce qui est amer est doux » Proverbes 27. 7.

VOIR LES CHOSES SOUS UN AUTRE ANGLE

Ce proverbe peu courant nous enseigne que nous sommes facilement gâtés par l’abondance.

Cela s’applique, non seulement à la nourriture, mais aussi à nombre d’autres choses. Nous manquons souvent à exprimer notre reconnaissance envers Dieu pour sa bonté – une réponse qu’Il apprécie beaucoup de la part de ses enfants. Et une telle ingratitude ne se limite pas à la nourriture pour le corps ! Elle concerne aussi notre attitude quant à notre nourriture spirituelle. Des bénédictions précieuses, venant de la Parole de Dieu, deviennent une routine, et elles perdent leur fraîcheur pour notre âme.

La Bible contient des exemples de cet état ; et elle donne aussi des remèdes. Israël commença bientôt à haïr la manne céleste, bien qu’elle ait été nouvelle et fraîche chaque matin. Dans un sens figuré, ils la piétinèrent dans leurs plaintes, de sorte que Dieu dut les punir sévèrement.

Dieu peut aussi rendre douces les eaux amères de Mara, et permettre qu’elles étanchent la soif, en conduisant notre âme vers les souffrances de Christ sur la croix. Anne, la mère de Samuel, répandait en prière l’amertume de son âme, et cela eut pour résultat qu’elle put bientôt s’exclamer, comme le fit le roi Ézéchias plus tard : « Au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction » (És. 38. 17)

Pour l’âme qui a faim de la volonté de Dieu, beaucoup de ce qui semble amer devient doux quand Dieu est vu comme étant avec nous et pour nous. Sa présence peut adoucir tout ce qui est amer.

D’après the Lord is near mars 1988

« Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité… Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » Jean 17. 16 à 18.

DANS LE MONDE MAIS PAS DU MONDE

Jésus de Nazareth était comme un exilé dans la contrée de sa naissance ! Il était bien un étranger, parce que toute sa manière de penser était étrangère au système des valeurs, des attitudes et des pratiques qui gouvernaient les hommes de son pays. Il était mis à part du peuple par la vérité, car Il était Lui-même la Parole de Dieu ! Nous aussi serons sanctifiés et serons des exilés dans le pays de notre naissance lorsque nous aurons appris la vérité et la mettrons en pratique.

Le Seigneur nous envoie comme Lui a été envoyé, non pas pour atteindre une sainteté personnelle – car Il était déjà saint – mais pour proclamer la vérité. Parmi les nombreuses vérités qu’Il enseignait, beaucoup pourraient être appelées les valeurs chrétiennes : l’amour chrétien, la moralité chrétienne, et l’éthique chrétienne. Nous avons donc une responsabilité de proclamer ces mêmes valeurs, en pratique, dans notre monde moderne. Ces valeurs étaient reconnues dans la culture occidentale depuis des siècles, mais maintenant elles sont rapidement abandonnées.

Notre réaction devant cette baisse des valeurs ne devrait pas être de rechercher un remède politique ou légal, mais plutôt, comme le faisait le Seigneur, de gagner l’âme et l’esprit des hommes à ses valeurs. Pour pouvoir agir ainsi, nous aussi devons être des étrangers. Comme le dit un auteur : Un touriste voit souvent des choses qu’un habitant ne remarque pas parce qu’elles sont devenues parties naturelles de sa vie. Pour les gens du Livre… l’exil est, bien sûr, leur lot normal et inévitable sur la terre. Le message fondamental, c’est que notre chez-nous est ailleurs. Ou, comme l’a dit notre Seigneur : Nous « ne sommes pas du monde ».

D’après the Lord is near mars 1988 (A.H. Crosby)

« Et David mit la main à son sac, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front ; la pierre s’enfonça dans son front, il tomba sur sa face contre terre » 1 Samuel 17. 49.

DIEU FORME SES INSTRUMENTS

Il y a en tout cela une leçon pour les croyants aujourd’hui. Dieu a-t-Il besoin d’instruments pour accomplir son œuvre ? Il recherche ceux qui conviennent à sa main, ceux qui ont été sous sa formation, dans son école, enseignés par Lui – qui ont été sous l’action et la puissance de sa Parole, dont l’eau est une image – qui mettent la chair de côté et dont la volonté est soumise – des instruments propres à accomplir ses desseins.

Le Maître choisit ceux-là. Ils Lui conviennent, et conviennent à son service. Ils peuvent être restés dans l’eau pendant longtemps – l’action de la Parole de Dieu a agi, peut-être, pendant des années ; mais maintenant Il plonge ses mains dans le ruisseau et les en sort et les emploie. Il est souverain en cela, et pourtant il y a une capacité morale dans ceux qu’Il choisit. D’autres, que l’homme pourrait estimer plus à propos, ne sont pas pris – et ceux-là sont employés avec une grande utilité pour sa gloire.

Nous voyons souvent cela illustré dans la Parole de Dieu – chez Moïse par exemple. Qu’il était peu adapté quand il se croyait lui-même bien utile – et comme il s’estimait peu lui-même utilisable alors que Dieu l’avait réellement rendu efficient ! Quarante années au loin dans le désert fut un long temps pour émousser les arêtes et faire de lui une pierre polie – « l’homme le plus doux que la terre ait porté », et adapté pour porter les charges qui pesèrent sur lui comme étant le sauveur choisi pour délivrer le peuple de Dieu. De même pour Josué, le jeune homme qui ne s’éloignait pas du tabernacle. David était un autre cas. Quelle formation secrète il eut comme jeune homme ! Et pendant tout son chemin il semble qu’il était sous la main de Dieu en discipline, quand il semblait que « l’eau de la Parole » coulait toujours sur son âme. C’est là la manière d’agir de Dieu.

D’après the Lord is near mars 1988

« Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » Apocalypse 22. 7.

LA VENUE DU SEIGNEUR JÉSUS POUR ENLEVER LES CROYANTS

L’annonce du prochain retour du Seigneur nous prévient que, pendant que nous l’attendons, nous devons, avec un esprit vigilant, obéissant et soumis, prendre garde à ses paroles.

« Voici je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (v. 12). Cela nous encourage à être diligents, en nous disant que, si nous employons nos talents maintenant pendant son absence, Il nous donnera des honneurs lors de son retour promis et proche.

« Oui, je viens bientôt » est répété au verset 20. C’est simplement une promesse. Ce n’est ni un avertissement ni un encouragement. Rien n’y est ajouté, comme il arrive dans d’autres occasions. C’est simplement la promesse de venir Lui-même vers les siens qui L’attendent. Mais c’est la chose la plus élevée, la plus chère. Il se peut que le cœur soit silencieux devant un avertissement et devant un encouragement, ces paroles étant reçues secrètement par la conscience. Mais cette promesse, du retour personnel de Christ, reçoit sa réponse de la part des croyants. « De l’abondance du cœur la bouche parle ». – « Amen ; viens, Seigneur Jésus ». Ainsi le Seigneur, de sa manière variée et merveilleuse, fait l’œuvre de l’Esprit. Sa propre voix, dans ces annonces différentes et frappantes, encourage les croyants à demeurer dans une attitude d’attente du Seigneur.

Il se passe de grandes choses. L’Église, les Juifs, et les nations, sont tous actifs, se préparant et attendant. Mais la foi attend ce qui ne vient pas avec de telles choses. L’enlèvement des croyants est une partie d’un mystère, une partie de la sagesse cachée. La venue du Fils de Dieu depuis le ciel est un fait – comme je le pense – complètement indépendant de l’histoire ou de la condition du monde alentour.

D’après the Lord is near mars 1988 (J.G. Bellett)

« Et Josué les envoya ; et ils allèrent se mettre en embuscade, et se tinrent entre Béthel et Aï, à l’ouest d’Aï. Josué passa cette nuit au milieu du peuple » Josué 8. 9.

LE SEIGNEUR JÉSUS EST TOUJOURS AVEC LES SIENS

Quel encouragement pour le peuple dans la présence de Josué pour le peuple à un tel moment ! Ils avaient vu, dans le passé, dans de nombreuses occasions, de multiples interventions de la grâce et de la puissance de Dieu. Des victoires passées, cependant, ne donnent pas de puissance pour un conflit ultérieur. Aï, où Israël avait subi une défaite, était devant eux. Ayant beaucoup de crainte et de tremblement, ils avaient besoin de la compagnie de Josué et de sa présence auprès d’eux. À ce moment critique il est écrit : « Josué passa cette nuit au milieu du peuple ». Il était leur chef désigné par Dieu – leur capitaine.

Le fait qu’il ait passé la nuit avec eux nous montre la grâce touchante de notre Seigneur Jésus Christ, qu’Il exprime dans ces mots « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du siècle ». Il s’associe à nous dans toutes les luttes et les épreuves du chemin. Quel encouragement pour ceux dont le premier devoir est de marcher avec Dieu ici-bas. Voyez l’heureuse occasion où notre Seigneur s’associe avec les siens. Deux disciples étaient en chemin avec Lui vers Emmaüs. Ils désiraient la compagnie du Seigneur et Lui dirent : « Reste avec nous, car le soir approche et le jour a baissé… Il entra pour rester avec eux » (Luc 24. 29).

D’après the Lord is near mars 1988

« Courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » Hébreux 12. 1 et 2.

LA COURSE DE LA FOI

C’était le début de la saison des courses, et les coureurs faisaient plusieurs essais pour voir celle qui leur convenait le mieux. L’entraîneur surveillait un nouveau coureur, qui essayait d’être un coureur sur haies – mais qui avait de la difficulté dans tous les problèmes de cette course. Non seulement il était derrière les autres, mais il commençait à renverser les haies et à trébucher.

Après l’avoir surveillé pendant un moment, l’entraîneur l’appela à sortir et lui demanda de regarder les autres, en particulier leur course régulière entre les haies. Puis il lui demanda : Quelle est la relation entre leur course et les haies ? Le jeune coureur répondit avec un sourire : Ils les incluent dans leur course. L’entraîneur lui dit alors : La clé, pour être un bon coureur, ce n’est pas de se concentrer sur le fait de surmonter les obstacles, mais plutôt de se concentrer pour garder une course régulière, en visant toujours le but. Avec l’expérience, vous apprenez à passer les haies sans même ralentir votre course. Si vous regardez les haies, vous trébuchez ; si vous regardez vers le but, vous passerez facilement par-dessus chaque haie en vous dirigeant vers le but.

L’application spirituelle de cela, pour le croyant, doit être évidente. Si nous avançons avec le Seigneur, quand des obstacles se présentent, nous serons capables de les dépasser, parce que notre marche est régulière, assurée, forte, et dirigée vers Lui. Si, au contraire, nous regardons chaque obstacle dans notre sentier, notre course sera irrégulière, mais de plus, les haies nous feront trébucher.

D’après the Lord is near mars 1988

« Même mon intime ami, en qui je me confiais, qui mangeait mon pain, a levé le talon contre moi » Psaume 41. 9.

TRAHISON PAR UN AMI

Avez-vous déjà été trahi ? Par un ami ? Par un intime ami ? – par quelqu’un en qui vous aviez pleine confiance ? Nous savons tous ce que nous ressentons quand quelqu’un abuse de nous ou que des personnes sans principes nous écrasent. Mais être trahi par un ami de confiance nous blesse beaucoup plus. Notre Seigneur Jésus a été trahi – par un ami proche, Judas. Pendant trois ans, Jésus avait partagé avec Judas des temps de joie et de peine. Pensez à toute l’affection que le Seigneur avait dû connaître avec Judas. Pensez aussi à la salutation finale de Judas et à son baiser de trahison. Que cela avait dû blesser l’âme tendre et sensible du Seigneur, de regarder dans les yeux le traître et de lui dire : « Judas, tu livres le Fils de l’homme par un baiser ? »

Nous avons là devant nous une occasion de la longanimité incroyable que le Seigneur montre envers nous. Quelle humiliation nous avons apportée sur Celui qui a donné sa vie pour nous ! Quelle peine nous avons causée au cœur de notre Sauveur par nos actions – ou notre manque d’action ! Combien de fois avons-nous compromis notre foi et trahi notre Seigneur pour moins de trente pièces de l’argent du monde ? Nous devons certainement reconnaître que, si ce n’était la grâce extraordinaire de Dieu, chacun de nous aurait pu être à la place de Judas.

Quand nous réfléchissons à la trahison de notre Seigneur, puisse notre cœur se porter vers Lui avec plus d’amour et de piété pour tout ce qu’Il a souffert. Que nous sondions aussi notre cœur et notre vie, quant aux occasions où nous sommes coupables d’avoir apporté de l’humiliation sur le nom de Christ. Que cessent réellement nos occasions de trahison de notre Seigneur pour des raisons de profit mondain ou de popularité !

D’après the Lord is near mars 1988

« Jacques, esclave de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la Dispersion, salut ! » Jacques 1. 1.

RENDRE TÉMOIGNAGE AU SEIGNEUR

Il ne pourrait pas être accordé à aucun mortel une plus grande dignité, un plus grand privilège, que d’être appelé « esclave de Dieu et du Seigneur Jésus Christ ». Mais, d’être ici sur la terre, où notre Seigneur a été rejeté, comme ses témoins et pour servir ses intérêts, c’est certainement un privilège que les anges pourraient envier.

Un seul a pu être appelé le Parfait Serviteur. Sur Lui seul l’Éternel attire notre attention, en disant : « Voici mon serviteur » (És. 42. 1). Le caractère béni de ce service est bien placé devant nous dans l’évangile de Marc, l’évangile du Serviteur. Il était écrit de lui, prophétiquement : « Il ne crie pas, et il n’élèvera pas sa voix » (És. 42. 2), et dans l’évangile de Marc nous voyons notre Seigneur béni dans le service le plus actif, et pourtant toujours retiré loin de la foule peu sûre. Il savait ce qui était dans l’homme.

La nécessité, pour le parfait Serviteur, c’est d’être obéissant. Le Seigneur l’a été, dans sa grâce. En Ésaïe 50. 4, Il dit, en esprit : « Le Seigneur l’Eternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est fatigué. Il me réveille chaque matin, Il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne ». Toujours prêt à écouter la voix de Celui qu’Il était venu glorifier, Il pouvait dire : « Je ne fais rien de moi-même », et « Ma viande est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». Ce sentier d’obéissance glorifiait pleinement Dieu, et depuis la gloire magnifique la voix du Père fut entendue : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ».

D’après the Lord is near mars 1988

« Réveille-toi, nord, et viens, sud ; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent ! Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis » Cantique des cantiques 4. 16.

AGIR EN TOUTES CHOSES POUR RÉJOUIR NOTRE SEIGNEUR

Quand le jardin est planté et qu’il croît, alors les vents du nord de l’adversité ou les vents du sud de circonstances agréables peuvent être accueillis de la même manière par celui qui connaît le Seigneur Jésus et qui L’aime. Les deux feront ressortir le parfum des épices du caractère chrétien chez le croyant, un parfum suave par-dessus tout pour la joie du Bien-aimé. Ce n’est pas la question de savoir combien nous en faisons pour le Seigneur, mais de dévouement personnel envers Lui. Il apprécie certainement un service qui est accompli réellement pour Lui ; mais Il apprécie encore davantage l’atmosphère elle-même des affections des siens, le parfum de leur propre communion personnelle.

Le jardin de notre vie personnelle nécessite des soins diligents et du temps, afin que les graines du péché et de l’égoïsme soient arrachées et que les plantes de grande valeur soient fortifiées et se développent. Si nous ne prenons pas bien soin de notre jardin, pouvons-nous dire d’aussi bon cœur : « Que mon bien-aimé vienne dans son jardin ». Remarquez qu’elle a dit d’abord « mon jardin », mais que maintenant elle l’appelle « son jardin », prenant conscience qu’elle n’en prend soin que pour Lui ; c’est réellement à Lui qu’il appartient.

Elle avait attendu que les fruits soient mûrs pour parler ainsi ; elle invite maintenant son bien-aimé à manger de ses fruits précieux. Sommes-nous capables d’inviter avec autant de joie notre Seigneur bien-aimé à manger des fruits du jardin que nous avons soigné, avec la confiance que cela sera une réelle joie pour son cœur ?

D’après the Lord is near mars 1988

« Et l’Esprit et l’Épouse disent : Viens. Que celui qui entend dise : Viens. Que celui qui a soif vienne : que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » Apocalypse 22. 17.

UNE FONTAINE D’EAU FRAÎCHE DANS LA VILLE

À dix minutes de marche de la cathédrale Saint Paul à Londres se trouve une vieille église. À côté de l’entrée, la fontaine de beau marbre blanc est remarquable, avec cette inscription :

Don de Sir James Duke, Lord Maire de Londres et membre du Parlement, Élu en 1848 et 1849. Don à la ville.

Tandis que, au-dessus de la fontaine étaient également gravés, pour être lus de tous les passants :

Le Seigneur est une fontaine de vie

La fontaine avait un grand intérêt pour nous ce jour-là, car nous avons été rafraîchis, et notre soif a été étanchée par cette eau en abondance – en même temps qu’elle nous a fourni une illustration d’une leçon beaucoup plus profonde.

La fontaine était un don à la ville pour les nombreux habitants et les étrangers passant par là jour après jour. Elle est toujours pleine, toujours gratuite, en libre accès pour tous. Nous avons vu des enfants qui en buvaient – des hommes et des femmes jeunes en profiter, allant au travail ou en revenant, et même des personnes âgées aux cheveux blancs.

Cette fontaine est semblable à l’évangile glorieux, la bonne nouvelle que le Nouveau Testament prêche au monde entier au sujet du Fils bien-aimé de Dieu, le Seigneur Jésus, le Sauveur. Le témoignage de l’Écriture montre maintes fois : « Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu… Tu les abreuveras au fleuve de tes délices ; car auprès de toi est la source de la vie » (Ps. 36. 8 à 10). Le Fils de Dieu par qui ont été créés les mondes devint un Homme, Il vint sur la terre.

Il n’est pas maintenant sur la terre. Sa gloire remplit les cieux. Il est le Fils de Dieu et le Fils de l’Homme sur le trône de grâce ; et il y a vie, il y a pardon des péchés et salut pour toute créature assoiffée de la race d’Adam. Il est encore la fontaine de vie.

D’après the Lord is near mars 1988

« Avant que je te forme… je t’ai connu… je t’ai sanctifié… je t’ai établi » Jérémie 1. 5.

LES DESSEINS DE DIEU ACCOMPLIS EN NOUS

Bien que l’Éternel ait adressé ces paroles directement à Jérémie, nous pouvons les appliquer aussi à notre propre vie. Remarquez comment elles répondent à quatre questions de base, communes à tous les hommes :

– Je t’ai formé. Cela répond à la question : Qui suis-je ? Étant formé par Dieu avec une individualité et une personnalité, je peux faire écho aux paroles du psalmiste : « J’ai été fait d’une étrange et admirable manière ». Parce que je ne suis pas une collection de molécules faite par hasard, mais un être humain créé à l’image de Dieu, je peux me réjouir de ce qu’Il m’a créé pour son plaisir.

– Je t’ai connu. Cela répond à la question : Qui s’en soucie ? Dieu ! Il connaît tout ce qu’il en est de notre faiblesse et de nos peines ; Il connaît aussi la profondeur de notre péché et de notre dégradation ; Il connaît même notre ignorance volontaire de Lui-même, cependant Il en a été assez touché pour envoyer son Fils unique dans le monde pour qu’Il meure pour nous.

– Je t’ai sanctifié. C’est la réponse à la question : Ai-je de l’importance ? La grâce extraordinaire, non seulement rachète des pécheurs de leur culpabilité et du jugement, mais les met à part comme un peuple particulier pour Lui-même. Il se réjouit de les rendre conformes à l’image de son Fils.

– Je t’ai établi. C’est la réponse à la question : Y a-t-il un but dans la vie ? De même que Dieu avait un but pour la vie de Jérémie, Il a un but pour nous. Et ce but est adapté à chaque personne individuellement. Quelle joie de recevoir le but de Dieu pour notre vie, et de le reconnaître comme étant bon, agréable, et parfait.

D’après the Lord is near mars 1988 (G.W. Steidl)

Dieu tient la clé de tout l’inconnu,

Et j’en suis heureux ;

Si d’autres mains tenaient la clé

Ou s’Il me la confiait,

Je serais attristé.

Je ne peux pas lire ses plans pour l’avenir ;

Mais je sais ceci :

J’ai le sourire de son visage,

Et tout le refuge de sa grâce

Pendant que je suis ici-bas

J. Parker

« Ils lui dirent (à Jésus) : – Rabbi, … où demeures-tu ? Il leur dit : – Venez et voyez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là » Jean 1. 38 et 39.

VERS LA MAISON DU PÈRE

L’équivalent du mot « foyer » ne se trouve pas dans le texte du Nouveau Testament, bien qu’il ait été introduit dans certaines versions. Sa meilleure signification, c’est en particulier dans les paroles du Seigneur à ses disciples : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3). C’est là l’espérance chrétienne.

Nous n’oublierons pas la grande bénédiction du pardon des péchés. L’apôtre bien-aimé nous dit : « Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom » (1 Jean 2. 12). Nous ne pouvons jamais oublier cela, ni le jugement de Dieu qui est tombé sur l’âme de Celui qui était notre substitut sur le Calvaire afin que cette grande bénédiction puisse être nôtre. Le Fils de Dieu nous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous ; cela nous remplira toujours d’émerveillement.

Mais le pardon des péchés n’est pas la fin. Jésus Christ n’a pas souffert seulement pour effacer notre terrible passé, mais pour nous amener à Dieu, et pour cela Il a souffert pour nous amener à la maison, loin de nos errances, à la maison vers Dieu.

Alors que nous vieillissons, la maison nous attire davantage. Ceux d’entre vous qui ont les forces et la vigueur de la jeunesse ne ressentent peut-être pas cet attrait de la maison comme certains d’entre nous. Ils pensent au service, ils ont l’espoir d’accomplir des exploits pour leur Seigneur et Sauveur, et cela est bien. Puisse le Seigneur répondre à vos plus grands désirs de Le servir, mais ne perdez pas de vue la maison ! La maison est là où est votre Sauveur, où est votre Père, et c’est la maison du Père.

D’après the Lord is near mars 1988

LES BÉNÉDICTIONS DU CHRÉTIEN

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » Éphésiens 1. 3.

Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus sont richement bénis. Le verset biblique ci-dessus nous l’explique clairement :

1. La source de la bénédiction, c’est le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dès l’éternité, Il a conçu un plan afin d’avoir près de Lui des hommes qui conviennent à sa présence et soient dans une heureuse relation avec Lui. Ainsi, la bénédiction du croyant provient du cœur de Dieu, ce qui lui donne une immense valeur.

2. Cette bénédiction a un caractère spirituel. Elle ne concerne pas une richesse matérielle ou une joie terrestre, mais c’est quelque chose dont on jouit dans le cœur. Par exemple, le fait que nous sommes de bien-aimés enfants du Père ne peut pas être vu ni touché, cependant c’est une bénédiction dont nous pouvons vraiment nous réjouir.

3. La sphère de bénédiction, ce sont les lieux célestes. Ainsi nos bénédictions appartiennent au ciel. Nous les apprécions maintenant, comme ayant déjà été amenés dans une position céleste. Nous en jouirons pleinement quand nous serons glorifiés dans le ciel.

4. La pleine assurance de la bénédiction chrétienne est en Christ. En Lui, nous avons été enrichis. Le Seigneur Jésus a si parfaitement glorifié son Dieu et Père par l’œuvre de la croix, qu’une bénédiction incommensurable en découle maintenant vers nous. Toutes les bénédictions spirituelles que nous possédons comme croyants nous sont assurées en Christ.

D’après « The Good Seed » décembre 2024

BIENHEUREUX LES MISÉRICORDIEUX

« Heureux les miséricordieux, car c’est à eux que miséricorde sera faite » Matthieu 5. 7.

« Qui méprise son prochain pèche, mais heureux celui qui use de grâce envers les malheureux » Proverbes 14. 21.

Dans sa vie sur la terre, Jésus a montré une profonde compassion à plusieurs occasions : envers une foule affamée, envers une personne aveugle, envers un homme lépreux, envers une mère en deuil de son fils unique… Ses compassions devant la souffrance s’exprimaient non seulement en paroles, mais aussi concrètement, par ses actes.

Le mot « miséricorde » vient du latin « misereo » – avoir pitié, et « cor, cordis » – cœur. Ce mot exprime un sentiment dans lequel la misère des autres touche notre cœur et nous fait éprouver de la pitié, nous poussant à soulager cette misère.

Jésus a donné un exemple de miséricorde véritable dans la conclusion de la parabole du « bon Samaritain », avec l’exhortation : « Va, et toi fais de même » (Luc 10. 37). Bien des fois, malheureusement, nous sommes égoïstes et nous répondons avec dureté à celui qui nous fait du tort. N’oublions jamais les paroles de Jésus : « Aimez vos ennemis, et faites du bien, prêtez sans rien espérer en retour ; votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, Lui, envers les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux » (Luc 6. 35 et 36).

N’oublions jamais la grandeur du pardon de Dieu et de sa miséricorde envers nous, qui avons bien besoin de son aide. Nous comprendrons mieux les sentiments que Jésus éprouvait devant la misère et le désespoir des autres, et nous pourrons y répondre par des actes de véritable bonté. Dieu nous montrera de nombreuses occasions et de nombreuses manières de pouvoir manifester notre sympathie envers notre prochain : par un service, par un don, par une visite… Si nous Le laissons agir, Il nous remplira du sentiment de la miséricorde, et nous pourrons devenir des instruments dans sa main.

D’après « Il buon seme » décembre 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (136)

« L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu » Psaume 14. 1.

DIEU EXISTE-T-IL OU NON ?

Cette question a occupé l’esprit des humains depuis le début du temps. Si vous questionnez les gens, vous obtenez des réponses contradictoires. Les uns disent : Oui, il y a un Dieu. D’autres, avec autant d’assurance, disent : Non, il n’y a pas de Dieu.

La meilleure chose à faire, c’est de demander à Dieu Lui-même s’Il existe. Il déclare : « Je suis celui qui suis » (Ex. 3. 14) et « Voyez maintenant que c’est moi, moi, le Même, et il n’y a pas de Dieu à côté de moi » (Deut. 32. 39). La réponse ne pourrait être plus claire. Maintenant nous savons qui nous pouvons croire. Comment peut-Il parler s’Il n’existe pas ?

Soit Dieu est ce qu’Il dit être, ou Il est le plus grand des menteurs. Cependant, Tite 1. 2 dit que Dieu ne peut pas mentir. Dieu dit toujours la vérité. Du reste, d’innombrables fois, dans la Bible, il est écrit : « Dieu dit ». Comment peut-Il parler s’Il n’existe pas ?

Qu’arrive-t-il quand Il parle et que nous n’écoutons pas ? Il rendra tous, un jour, responsables de cela. Alors, chacun fera l’expérience pour lui-même que Dieu existe. Mais alors, il sera trop tard pour se ranger de son côté.

L’appel de la Bible est assez clair : « Prépare-toi… à rencontrer ton Dieu » (Amos 4. 12) et « C’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2). Chacun doit se décider pour Dieu pendant sa vie, sinon il se sera inévitablement décidé contre Lui – et devra en subir les conséquences.

Ne pas croire en Dieu est la plus grande folie qu’une personne puisse commettre.

D’après the good Seed octobre 2025

« Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon » Psaume 49. 8.

« Chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu » Romains 14. 12.

PERDU PAR MA FAUTE

Benjamin est découragé. Il vient d’apprendre la mort tragique de Vincent, un camarade d’école. Et il se reproche de ne lui avoir jamais parlé du Seigneur Jésus, le Sauveur. Vincent se moquait toujours de Dieu et Benjamin l’évitait parce que ses remarques lui déplaisaient. Mais maintenant, c’est trop tard, il n’aura plus l’occasion de lui parler. Benjamin ne peut se consoler, et finalement il va en parler à son grand-père et lui raconte tout.

– Grand-père, tu sais, c’est ma faute si Vincent n’a jamais entendu l’évangile.

Le grand-père l’arrête : Il est vrai que tu es responsable de saisir les occasions que Dieu te donne pour parler de Jésus. Si tu manques ces occasions, tu perds le privilège d’être employé par Dieu, qui se servira de quelqu’un d’autre. Si Dieu te fait l’honneur de t’employer, tu dois faire simplement ce qu’Il te dit de faire. Tu sais certainement que Dieu ne te demande pas de convertir personne : cette œuvre est toujours la sienne, pas la tienne, ni même celle du meilleur prédicateur. Dieu ne fera jamais dépendre de ta fidélité le salut de ton compagnon – et s’il est perdu, ce ne sera pas par ta faute. Si c’était le cas, ton salut dépendrait de tes efforts. Mais le salut est un don de la grâce de Dieu, tu le sais bien ! D’une manière ou d’une autre, Dieu a parlé à Vincent. L’a-t-Il écouté ?

Vous qui lisez ces lignes, si vous n’avez pas encore donné votre cœur au Seigneur Jésus, vous êtes personnellement responsable devant Dieu, pour vous-même, d’accepter son invitation d’amour. Ne tardez pas, la vie est courte !

D’après Il buon Seme octobre 2025

« Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » Jean 1. 18.

JÉSUS CHRIST, LE FILS ÉTERNEL DE DIEU

Oui, Dieu a un Fils depuis l’éternité. Même un croyant, dans l’Ancien Testament, et donc avant l’incarnation, pouvait lui-même demander : « Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu ? Qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains ? Qui a serré les eaux dans un manteau ? Qui a établi toutes les bornes de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son Fils, si tu le sais ? » (Proverbes 30. 4).

Comment pouvait cet Agur pouvait-il, inspiré par l’Esprit de Dieu, poser cette question, si Dieu n’avait pas déjà un Fils de son temps ?

Mais ce même livre des Proverbes confirme que Dieu avait un Fils dans l’éternité. Le chapitre 8 des Proverbes nous présente la Sagesse personnifiée. Et les versets 17, 22, 23, 30 et 31 confirment que ces passages concernent effectivement une Personne. Et nous savons, par le Nouveau Testament, que cette Personne était Christ. Colossiens 2. 3 nous dit que, en Lui « sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance », tandis que 1 Corinthiens 1. 24 parle de Christ comme étant « la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu ». Proverbes 8. 30 et 31 nous présente cette Personne comme un nourrisson avec Dieu, Ses délices tous les jours, se réjouissant toujours en Lui – et cela avant l’incarnation. Vu cela, qui oserait affirmer que le sein du Père, dont il est parlé dans le verset ci-dessus, n’est pas éternel, et que le Père et le Fils, en conséquence, ne sont pas également éternels ?

D’après The Lord is near février 1988

« (Le Fils,)… Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il (Dieu) est, il soutient tout par la parole de sa puissance. Ayant fait par lui-même la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux » Hébreux 1. 3.

LA GLOIRE DE LA SUPRÉMATIE ÉTERNELLE DE JÉSUS CHRIST

Ce chapitre, en termes précis, présente la magnificence de la grandeur de la gloire de Dieu telle qu’elle est manifestée dans son Fils. Ce n’est pas sur la grâce humble de son œuvre qu’il est insisté en Hébreux, mais sur sa majesté et sa grandeur. C’est une œuvre digne de Celui dont la dignité est tellement grande. La gloire infinie de cette Personne donne une valeur infinie à son œuvre.

Il est Lui-même le resplendissement de la gloire de Dieu, l’éclat même de cette gloire, comme la lumière du soleil révèle la merveille du rayonnement et de la chaleur de cet astre. Il ne reflète pas simplement cette lumière : Il est le resplendissement-même de cette lumière. Il n’exprime pas simplement quelque chose à propos de Dieu : Il est l’expression de la substance de Dieu. Il est impossible de parler trop hautement de la grandeur de la majesté qui est sienne. Il n’est pas seulement le Créateur de toutes choses : Il soutient toutes choses par la parole de sa puissance. Sans l’action constante de sa propre puissance, rien dans l’univers ne pourrait rester en existence comme c’est le cas.

Ce grand Créateur et porteur de l’univers a fait par Lui seul l’œuvre immense de la purification des péchés, dans l’offrande sans égale de Lui-même en sacrifice sur la croix du Calvaire. Aucun autre ne pouvait accomplir cela. Il en aura la gloire pour l’éternité, avec des multitudes de cœurs de bonne volonté répondant dans la louange et l’adoration devant sa face. Il est, à bon droit, exalté à la droite de la Majesté en-haut, étant descendu Lui-même sur la terre et dans la mort pour remporter une victoire parfaite sur la puissance de Satan et du mal – étant maintenant l’Objet de l’adoration et de la louange de son peuple bien-aimé, toute la création se courbant à la fin devant ses pieds bénis !

D’après The Lord is near février 1988 (L.M. Grant)

« Le soleil s’arrêta, et la lune demeura où elle était, jusqu’à ce que la nation se soit vengée de ses ennemis… le soleil demeura au milieu des cieux et ne se hâta pas de se coucher, environ un jour entier. Il n’y a pas eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel ait écouté la voix d’un homme, car l’Éternel combattait pour Israël » Josué 10. 13 et 14.

LES ANNÉES BISSEXTILES

Tous les quatre ans, notre calendrier imparfait doit ajouter un jour entier pour rattraper le calendrier parfait de Dieu, de la création – l’année solaire, qui est 348 minutes, 46 secondes plus longue que notre année de 365 jours par an. Il y a environ 5000 ans, les premiers fabricants de calendriers ajoutaient 5 jours à la fin de chaque année pour compenser la différence entre leur calendrier de 12 mois de 30 jours et l’année solaire. Les différences subsistèrent toutefois. Il y a environ 3600 ans, le roi Hammurabi dut ajouter un mois entier au calendrier babylonien, parce que [leur année avait un grand décalage], comparé aux changements de saison.

Environ 238 ans avant J.C., Ptolémée Auguste, souverain de l’Égypte, proposa la première année bissextile, comme nous la connaissons aujourd’hui. Mais la classe religieuse rejeta l’idée. En 46 avant J.C., le calendrier était tellement décalé par rapport aux saisons que Jules César dut ajouter 90 jours à une année. Il décréta alors que l’année bissextile, comme nous la connaissons aujourd’hui, devait se perpétuer dans le calendrier. Son ajout systématique est encore appliqué aujourd’hui.

Alors que l’homme doit continuellement agir pour garder son calendrier synchronisé avec la création parfaite de l’Éternel, le Créateur modifia sa création à volonté, pour l’adapter à son propos – pour sauver son peuple. Remarquez ceci : Ceux qu’Il a choisis, ceux qui crient à Lui, sont plus importants pour Lui que l’ordre même de son univers ! Au moment où nous ajoutons ce jour supplémentaire, souvenons-nous de l’Éternel, qui écouta la voix d’un homme plaidant pour son peuple.

D’après The Lord is near février 1988 (L.J. Ondrejack)

« Dès l’enfance tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » 2 Timothée 3. 15.

LA BIBLE RÉVÈLE LE PASSÉ ET LE FUTUR

Par la Parole de Dieu nous recevons non seulement de la lumière au sujet de notre vie passée, mais notre temps présent, la période de l’Église, est éclairé par la lumière du Nouveau Testament ; et de plus, la lumière du Nouveau Testament pénètre dans ce qui est autrement inconnu – les choses à venir.

Car, par la lumière qui nous est ainsi donnée, nous voyons que le temps présent, la période de l’Église, laissera bientôt la place à la période de la Grande Tribulation. La période du Millénium lui succédera. Même les années du Millénium, bien que caractérisées par la bénédiction pour l’homme, les animaux, et la terre, feront place, au temps propre, à l’état éternel bienheureux, où Dieu sera tout et en tous pour toujours.

D’autre part, nous identifions un fil d’or, un fil d’argent, et un fil écarlate au travers du Livre entier, de la Genèse à l’Apocalypse : Christ, notre Seigneur, se discerne du début à la fin. Sa Personne est présentée dans sa parfaite déité et sa parfaite humanité. Son œuvre ressort en sacrifice, en substitution et en rédemption. Ses gloires personnelles, éternelles, divines, sont à Lui de droit. Ses gloires acquises, le résultat de tout ce qu’Il fit depuis le moment où Il vint du ciel jusqu’à ce qu’Il retourne au ciel, sont montrées comme Lui étant justement dues. Ses gloires officielles, gloires associées à sa nouvelle position comme étant le Fils, que ce soit dans l’Église ou dans le Royaume, au ciel ou sur la terre, sont manifestées. Il porte plusieurs couronnes. Il est la colonne centrale autour de laquelle tout le corps est formé ; toutes les parties Lui rendent témoignage. Un type après l’autre est tissé, par le Saint Esprit, dans le beau tissu de l’histoire sainte, une prophétie après l’autre, un psaume après l’autre. Puis, dans le Nouveau Testament, dans les évangiles ou dans les épîtres, Christ est le thème central. Finalement, dans l’Apocalypse, nous entendons sa voix et voyons sa face du premier au dernier chapitre.

D’après The Lord is near mars 1988

« Et Dieu leur dit : Fructifiez, multipliez-vous , remplissez la terre et assujettissez-là  ; dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre » Genèse 1. 28.

L’ORDRE SUR LA TERRE SELON DIEU

Ce passage, la Parole de Dieu à l’homme avant la chute, est la base pour l’attitude du chrétien quant à l’usage de la terre, de ses plantes et de ses animaux. Quand Dieu a dit à l’homme de se multiplier et de remplir la terre, Il savait que les multitudes qui naîtraient auraient besoin d’être nourries – et dans les climats froids, vêtues et logées. Il savait que ces besoins ne pouvaient être assurés qu’en assujettissant la terre. Ne nous faisons pas l’illusion que tout le travail est la conséquence de la chute, car l’homme avait à faire, non pas une corvée, mais du travail, même en Éden, « pour le cultiver et pour le garder » (Gen. 2. 15).

Assujettir la terre signifie bêcher le terrain de la prairie originale pour en faire des champs pour cultiver le blé, abattre des arbres dans la forêt vierge pour avoir du bois de construction, creuser des trous dans la terre pour en retirer des pierres pour construire des bâtiments, et miner la terre pour en sortir des métaux pour faire des outils. Beaucoup de personnes passionnées pour l’environnement comprennent ce passage clairement et se rebellent contre cela. Étant anti-bibliques, et anti-chrétiens, ils voient l’enseignement de l’autorité de l’homme sur la nature et son besoin de dominer sur la terre comme la racine et la cause d’un désastre écologique imminent.

Mais le désastre ne peut pas résulter de la soumission aux instructions de Dieu ! Ainsi, même s’il y aura un emploi sans précédent des ressources de la terre pendant les mille ans du règne de Christ, il n’en résultera pas une catastrophe, parce qu’il n’y aura pas les abus que nous voyons maintenant. Dieu ne dit pas à l’homme de piller la terre pour satisfaire son appétit, mais de la soumettre pour répondre à son besoin !

D’après The Lord is near mars 1988 (A.H. Crosby)

« Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation » 2 Corinthiens 5. 19.

LE PLAN DE SALUT DE DIEU POUR LES HOMMES PÉCHEURS

Certains enseignent que le Seigneur Jésus, par sa mort, a trouvé le moyen d’apaiser Dieu quant aux pécheurs, afin que Dieu puisse user de grâce envers eux. Mais cela n’est pas l’évangile ; car l’évangile commence dans le cœur de Dieu Lui-même. Dieu n’a jamais été l’ennemi de l’homme ; toute l’inimitié est du côté de l’homme. L’homme s’est détourné de Dieu en rébellion et en péché, déterminé à avoir sa propre voie volontaire ; il n’avait ni le désir ni la capacité de franchir la barrière que le péché avait dressée entre lui et son Dieu.

Dieu Lui-même a donc commencé l’œuvre merveilleuse de ramener l’homme à Lui-même. Il a envoyé son Fils pour qu’Il soit la propitiation pour les péchés de l’homme. En fait, « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même ». Christ était le représentant de bonne volonté de Dieu dans cette œuvre sans égale, la représentation même du grand cœur de Dieu, car Lui-même n’est rien de moins que Dieu sur toutes choses, béni à toujours. C’est l’homme qui avait besoin d’être réconcilié, car il était l’ennemi ; mais Dieu seul pouvait accomplir l’œuvre nécessaire pour cela, et Il l’a fait parfaitement dans le don de son Fils bien-aimé. La propitiation a été faite au profit du monde entier, car c’était dans le cœur de Dieu de réconcilier le monde avec Lui-même.

Les hommes, maintenant, sont invités à être réconciliés avec Dieu, à trouver la paix avec Dieu par le Seigneur Jésus Christ. Cette parole de réconciliation a été confiée aux apôtres, et par extension aux enfants de Dieu aujourd’hui. Nous savons que le cœur des hommes, par nature, est inimitié contre Dieu. Pour cette raison même, nous sommes appelés à exhorter les hommes perdus à être réconciliés avec Dieu en se confiant dans Celui qui a été fait péché pour nous, qui amène des pécheurs à Dieu, afin qu’ils manifestent la justice de Dieu en Christ.

D’après The Lord is near mars 1988 (L.M. Grant)

« Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste » Genèse 22. 8.

« Vous avez été rachetés de votre vaine conduite… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache… manifesté à la fin des temps pour vous » 1 Pierre 1. 18 et 19.

JÉSUS CHRIST, LE SAINT AGNEAU DE DIEU

Il y a environ deux mille ans, un agneau très spécial est né à Bethléhem. Il était né pour mourir comme l’agneau du sacrifice à Jérusalem. Il était né sans défaut et fut soigneusement observé pour qu’on soit sûr qu’il était le parfait agneau pour être sacrifié. Au temps propre, cet agneau fut amené par Dieu Lui-même à la place du sacrifice – un sacrifice pour les péchés du peuple qu’Il aimait. Ainsi, comme Jean le baptiseur l’annonçait, Jésus était l’Agneau de Dieu « qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).

L’Agneau de Dieu était sans défaut. Deux fois, pendant la vie terrestre de notre Seigneur Jésus, la voix du Père fut entendue depuis les cieux quand Il regardait son Agneau sans défaut : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai trouvé mon plaisir ». Remarquez que cette déclaration divine fut faite, non seulement dans la dernière année du ministère public de notre Seigneur, mais qu’elle a été prononcée aussi à son baptême, avant le début de son ministère public.

D’après The Lord is near mars 1988 (D.R. Reid)

« Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » Ésaïe 53. 7.

« Et je vis, au milieu du trône… un agneau qui se tenait là, comme immolé » Apocalypse 5. 6.

L’AGNEAU DE DIEU, VICTIME PUIS TRIOMPHANT

L’Agneau de Dieu était silencieux. Quand Il était maltraité, le Seigneur Jésus ne prononçait pas de paroles inconvenantes ou de menaces. Quand Il était faussement accusé, Il ne se plaignait pas et n’exprimait pas d’amertume ou d’appels pour une réparation immédiate – même s’il était en son pouvoir de le faire. Notre Seigneur était extraordinairement différent de nous dans son silence. Trop souvent nous sommes tellement remplis de pitié pour nous-mêmes et tellement désireux d’être justifiés, que nous trouvons impossible de nous retenir de parler. Nous sommes appelés à suivre l’exemple de notre Seigneur, et à ne pas protester même quand nous sommes traités injustement (1 Pier. 2. 19 à 23).

L’Agneau de Dieu a été sacrifié. La mort de Christ n’était pas un incident de l’histoire. Vu de la manière naturelle, il semblait que Jésus de Nazareth se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Si seulement Il était resté en Galilée ! Si seulement Il s’était défendu ! Si seulement Il s’était échappé quand Il en avait l’occasion ! Mais dans la perspective divine, tout était conforme au plan, et juste quant au programme.

L’Agneau de Dieu se tient maintenant debout. Quand l’épître aux Hébreux dit que Christ, comme sacrificateur, s’est assis, nous comprenons que le sacrifice de Christ pour nos péchés était suffisant. Son œuvre en sacrifice comme notre substitut est accomplie ! La question de nos péchés est réglée, et il n’y a pas besoin d’un nouveau sacrifice sanglant. Gloire à Dieu ! Et la vision de l’agneau se tenant debout comporte la même vérité. L’Agneau de Dieu ne repose plus, mis à mort, sur l’autel. Ayant été mis à mort une fois pour toutes, Il se tient maintenant debout dans le triomphe de la résurrection !

D’après The Lord is near mars 1988 (D.R. Reid)

« Il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit Saint » Tite 3. 5.

MIRACLE PHYSIQUE OU CONVERSION ?

Ceux qui ne comprennent pas le sens de l’évangile pensent que « conversion » ou « régénération » signifient simplement un éveil de puissances qui sont en attente chez tous les hommes.

Même des chrétiens au service du Seigneur emploient quelquefois, pour illustrer une vérité spirituelle, des incidents qui ne sont pas adaptés comme véritables illustrations. Comme exemple de cela, voici ce que publia un périodique chrétien bien connu.

– Une petite fille qui avait été sourde-muette depuis sa naissance, fut emmenée par son père pour être témoin de l’éclatement d’un grand rocher. Quand l’énorme choc eut lieu, l’enfant tressauta, puis fit sortir de ses lèvres le premier son clair qu’elle eût jamais formé. Le père l’emmena chez un spécialiste. Depuis ce jour-là ses capacités de parler et d’entendre se développèrent progressivement. Le choc avait fait vibrer des nerfs qui étaient restés passifs jusque-là.

On tira de cette expérience impressionnante la leçon que : quand le Saint Esprit tout-puissant remplit notre cœur, cela réveillera des puissances et des facultés qui étonneront les hommes.

Mais cela n’est pas la signification de la conversion chrétienne ou régénération. Celle-ci va bien au-delà de tout ce que les capacités naturelles de l’homme peuvent effectuer ; cela ne peut pas s’expliquer par des lois de psychologie. Car ce n’est pas le réveil de puissances en sommeil ou non exprimées ; c’est le don d’une vie entièrement nouvelle.

Le mot régénération, bien sûr, signifie simplement nouvelle naissance. La conversion signifie effectuer un demi-tour – se tourner vers Dieu par la foi. Quand une personne est ainsi « convertie », ou se tourne vers Dieu par la foi en son Fils comme Sauveur, une chose tout à fait surnaturelle se produit – quelque chose que l’homme est incapable de faire, quelque chose que Dieu seul peut faire. Le Saint Esprit crée une vie entièrement nouvelle dans cette personne. Elle est née de nouveau d’en-haut.

D’après The Lord is near mars 1988

« Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours » 1 Samuel 17. 36.

DAVID FORMÉ DANS LE SECRET

Un secret de la vie de David nous est révélé dans ces paroles. Au début de sa vie, il avait pris soin des brebis de son père et les avait nourries de la même manière que Jésus, plus tard, était « aux affaires de son Père ». Ce premier service de la part de David est heureux à contempler. Dieu, à ce moment-là, formait et préparait son jeune serviteur pour un service futur et public. Au milieu des brebis, il apprit ces leçons importantes qui lui donnèrent courage et confiance en Dieu quand il fut élevé par l’Éternel pour guider son peuple, pour les délivrer de leurs ennemis. Nous savons aussi qu’il remit à leur juste place l’arche et le culte de l’Éternel en Israël.

Loin de la vue des hommes, occupé avec les brebis, il était avec Dieu. C’est alors qu’apparurent le lion et l’ours, et qu’ils furent vaincus par le jeune David. En ce temps-là, rien ne fut rendu public au sujet de ce combat et de cette victoire de David. Le secret en apparaît plus tard, au temps opportun. « Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ».

En fait, une telle préparation des serviteurs de Dieu est rapportée dans de nombreux cas. Nous voyons Josué, comme jeune homme, servant Moïse avant que Dieu l’amène à être conducteur de son peuple. Timothée, depuis l’enfance, avec sa pieuse mère, avait connu « les Saintes Lettres », et cela le rendit propre à être le compagnon proche et fidèle de Paul, plus tard dans sa vie. Il en est de même pour nous aujourd’hui. Nous avons besoin de commencer tôt dans la vie – le plus tôt est le mieux – à apprendre dans le secret à combattre les premières batailles et à surmonter l’ennemi dans la présence secrète de Dieu ; et quand l’âme est ainsi établie dans la communion avec Lui, un état moral est formé, qui permet à Dieu d’être avec nous plus tard dans un service à venir. Souvenons-nous toujours que la première période prépare la seconde.

D’après The Lord is near mars 1988

« Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Ils dirent : Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » Actes 16. 30 et 31.

UNE CONVERSION REMARQUABLE

En 1880, D.L. Moody prêcha une série de sermons à Saint-Louis. Le journal de la ville publia les messages avec des titres typiques du journalisme. Quand Moody prêcha sur le geôlier de Philippes, cela parut dans le journal démocrate sous le titre : Le geôlier à Philippes prisonnier.

Ce titre, par la grâce de Dieu, attira l’attention de Valentin Burke, le criminel le plus notoire du jour à Saint-Louis. À l’âge de 40 ans, il avait déjà passé la moitié de sa vie derrière les barreaux, et attendait une nouvelle sentence. Burke lut d’abord l’article parce qu’il crut qu’il s’agissait d’un geôlier corrompu à Philippes, une ville qu’il connaissait. Il oublia tout ce qu’il pensait de l’article sauf les versets ci-dessus qui avaient touché son cœur.

Pour la première fois, Burke s’adressa à Dieu par la prière. Le dimanche, il questionna, au sujet du salut, des chrétiens qui faisaient une réunion dans la prison. Burke fut sauvé, et cela fut prouvé par le changement de son attitude. Au début, le shérif crut que Burke feignait la piété pour être traité avec faveur ; mais, sans aucune aide, il fut libéré légalement. La nouvelle conduite de Burke impressionna le shérif, mais ayant des soupçons, ce dernier le fit surveiller. Les rapports montrèrent qu’il restait continuellement fidèle au Seigneur, et le shérif prit contact avec lui et lui offrit un poste de travail. Dix ans plus tard, il était monté de poste en poste jusqu’à être trésorier du bureau du shérif, et il était son employé le plus respecté – tout cela par l’œuvre de Christ.

Si la grâce de Dieu peut changer le cœur d’un geôlier et d’un criminel, elle peut en faire autant pour quelque incrédule que ce soit, si seulement il veut poser la question, écouter la réponse, remettre sa vie au Seigneur et Le laisser accomplir son œuvre.

D’après The Lord is near mars 1988 (L.J. Ondrejack)

« Jésus lui dit : – Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : – Seigneur, si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterais » Jean 20. 15.

LES FEMMES DANS LA BIBLE

La part que prennent les femmes dans toute l’histoire de Christ est très instructive, en particulier pour elles. L’activité du service public, ce qu’on peut appeler l’œuvre (tout ce qui fait partie de ce qu’on appelle en général le ministère), relève naturellement des hommes, bien que des femmes aient en cela une activité très précieuse en privé. Mais il y a un autre côté de la vie chrétienne qui est particulièrement à elles, c’est le dévouement personnel et la piété envers Christ. C’était une femme qui a oint le Seigneur alors que les disciples murmuraient ; des femmes qui étaient près de la croix alors que tous, sauf Jean, L’avaient abandonné ; des femmes qui allèrent au sépulcre, et qui furent envoyées pour annoncer la vérité aux apôtres (qui, après tout ce qui était arrivé, étaient retournés chez eux) – des femmes qui avaient répondu aux besoins du Seigneur. Et en fait cela va plus loin.

Le dévouement dans le service est peut-être la part de l’homme ; mais l’affection instinctive, ce qui vient plus intimement en relation avec les sentiments, en communion plus proche avec les souffrances du cœur – cela, c’est la part de la femme – certainement une part heureuse. L’activité du service pour Christ sort un peu hors de cette position, au moins si le chrétien ne veille pas. Cependant, tout a sa place ; car il y a des femmes qui ont plus servi, et des hommes qui ont plus ressenti. Notez aussi que le cœur attaché au Seigneur Jésus est la position où les communications de connaissance véritable sont reçues. Le premier évangile complet est annoncé à la pauvre femme qui était une pécheresse, et qui lava les pieds du Seigneur, l’embaumement pour sa mort, à Marie, notre position élevée, à Marie de Magdala.

D’après The Lord is near mars 1988 (J.N. Darby)

« Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance ; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme » Psaume 143. 8.

LA PARFAITE DÉPENDANCE DU SEIGNEUR JÉSUS

Cette prière de dépendance exprimée par David aurait pu être celle de l’homme Christ Jésus. Tous les croyants savent que la seule voie, pour le bonheur et la prospérité de l’âme, c’est la communion avec le Seigneur. Mais trop souvent, nous manquons d’avoir conscience que nous ne possédons pas la puissance pour maintenir cela. Le psalmiste ressentait cela, et priait que Dieu lui fasse entendre sa bonté dès le matin, au début de la journée. Il ne demande pas des règles et des directives pour gouverner sa vie, mais désire entrer dans la douceur de la nature même de son Seigneur – car sa confiance est en Lui personnellement, non pas dans les lois qu’Il peut prescrire.

Nous pourrions penser qu’une telle foi devrait caractériser ceux qui ont connu la merveilleuse grâce du Seigneur Jésus ; mais David, le psalmiste de l’Ancien Testament, pouvait regarder au-delà de la Loi, à Celui qui l’avait donnée, et désirer sa propre présence et sa bénédiction fidèles.

Que les croyants d’aujourd’hui ont plus de raisons d’avoir cette attitude, ayant connu le salut éternel qui est dans le Christ Jésus, la valeur précieuse de sa grande œuvre de rédemption, la gloire de la puissance de sa résurrection, et son œuvre actuelle d’intercession en grâce à la droite de Dieu ! Ne désirons-nous pas nous trouver dans sa présence sainte, pour connaître sa bonté au début de chaque jour, en nous confiant continuellement en Lui ?

Mais David est aussi exercé pour savoir dans quel chemin il doit marcher ; car il n’est pas donné à l’homme d’être capable de diriger convenablement ses pas. Nous aussi avons besoin d’être dirigés un matin après l’autre. Si nous prions avec une foi sincère pour cela, nous réjouirons certainement le cœur du Seigneur Jésus car, sur la terre, c’était son habitude d’avoir l’oreille ouverte chaque matin pour entendre, comme Celui qu’on instruit.

D’après The Lord is near mars 1988 (L.M. Grant)

« J’ai le désir de partir et d’être avec Christ, car c’est, de beaucoup, meilleur » Philippiens 1. 23.

LA MORT D’UN ENFANT : LE PRIVILÈGE ET LA SAGESSE DE DIEU

Johnny, âgé de sept ans, dormait souvent dans la véranda ouverte. Un matin, il s’élança vers ses parents en s’exclamant : – J’ai vu Jésus la nuit passée !

– Oh, c’était un beau rêve, répondirent ses parents.

– Non, protesta-t-il, ce n’était pas un rêve. J’étais couché, et réveillé. Les nuages se sont ouverts, et Il était là. Il était jeune et merveilleux.

Le soir suivant, il demanda s’il pouvait aller au lit de bonne heure, pour voir Jésus de nouveau. Puis, le matin suivant, il demanda à ses parents : – Si je demande à Jésus de me prendre pour être avec Lui, est-ce qu’Il le fera ?

Son père répondit avec sagesse : Il ne te prendra que quand ce sera son moment.

Peu de temps après Johnny tomba malade, et en trois jours il était parti pour être avec Jésus. Pendant sa maladie, sa maman lui avait dit : Nous t’emmènerons en vacances quand tu iras mieux.

Johnny avait répondu : Je ne vais pas aller mieux. Je vais aller voir mon Seigneur.

Johnny avait été enseigné au sujet du Seigneur Jésus depuis l’enfance, son amour pour Lui fut visible très tôt. Étant encore un bambin, il se tenait à la haie devant la rue, et demandait aux passants s’ils connaissaient Jésus. Ses parents pensaient qu’il deviendrait peut-être un missionnaire, mais le Seigneur avait en vue quelque chose de meilleur pour lui. Étant le Jardinier divin, Il était entré dans son jardin et avait cueilli cette fleur particulière, dans la fraîcheur et le parfum de son enfance. N’est-ce pas son privilège de faire cela ?

D’après The Lord is near mars 1988

LA RÉSURRECTION

« Car comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants » 1 Corinthiens 15. 22.

« Si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n’a pas été ressuscité ; et si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés » 1 Corinthiens 15. 16 et 17.

Voilà un sujet essentiel, parce que la mort, conséquence du péché dans ce monde, détermine la fin de la vie terrestre. Et qu’y a-t-il après la mort ?

Les Évangiles attestent la résurrection de Jésus Christ, confirmée par de nombreux témoins. « Or si Christ est prêché comme celui qui a été ressuscité d’entre les morts, comment certains parmi vous [peuvent-ils] dire qu’il n’y a pas de résurrection de morts ? » (1 Cor. 15. 12)

La Bible dit que tous les hommes ressusciteront – mais pas tous au même moment ni pour la même finalité. « Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, et ils sortiront ; ceux qui auront pratiqué le bien, pour une résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement » (Jean 5. 28 et 29).

Ceux qui auront refusé l’offre de Dieu ressusciteront pour être jugés. Cela se passera après le règne glorieux de Christ sur la terre. Ce sera à ce moment-là que se réalisera la vision terrifiante de l’apôtre Jean : « Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert, qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres » (Apoc. 20. 12 et 13).

Avant cet évènement, tous ceux qui, alors qu’ils étaient encore en vie, auront reconnu qu’ils étaient pécheurs et auront accepté Jésus comme leur Sauveur personnel, ressusciteront au moment où Il viendra prendre les croyants vivants sur la terre. « Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air : et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4. 16 et 17).

D’après « Il buon seme » – décembre 2024

DÉVELOPPEMENT SPIRITUEL

« Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ » 2 Pierre 3. 18.

« Que la parole du Christ habite en vous richement » Colossiens 3. 16.

Dans les Saintes Écritures, l’histoire de Ruth, à laquelle un livre est dédié, nous offre un bel exemple de la grâce de Dieu. Originaire du pays de Moab, dans la Jordanie actuelle, Ruth était une étrangère pour le peuple de Dieu. Elle était la belle-fille de Naomi qui, comme elle, était veuve.

Quand Naomi, après de nombreuses épreuves, décide de quitter Moab pour revenir dans son pays d’origine, en Israël, Ruth, qui lui était affectionnée, choisit résolument de la suivre. Et elle lâche tout : sa famille d’origine, ses amis et ses idoles, pour se confier dans le Dieu de Naomi, le Dieu vivant et vrai. Unies par une foi et une espérance communes, les deux femmes arrivent ensemble à Bethléhem, appauvries, et sans aucune nourriture. C’était l’époque de la moisson.

Mais Dieu veillait sur elles. En Israël, pendant la moisson, les bords des champs devaient être laissés au pauvre et à l’étranger. Ruth, conduite par la main de Dieu, alla glaner dans le champ de Boaz, qui la prit sous sa protection, parla à son cœur, et lui donna à manger. Toute la journée, Ruth récolta des épis d’orge en abondance, puis elle les battit pour en récolter les grains précieux. Et elle en mangea et en donna à sa belle-mère.

Cela nous parle de la nécessité, après la conversion, de lire chaque jour la Parole de Dieu, pour trouver la nourriture spirituelle qu’elle contient, et en particulier la Personne de Christ. Amis chrétiens, faisons l’effort d’étudier la Sainte Écriture avec prière, humilité et persévérance. Étant ainsi nourris des pensées de Dieu, nous ferons des progrès dans la connaissance du Seigneur et de sa volonté, afin de Lui plaire dans notre vie et de transmettre aux autres ce que nous avons reçu de Lui.

D’après « Il buon seme » – décembre 2024

BERACA 63 : LE ROI DAVID

David, en fuyant Saül, était venu « vers Akish, roi de Gath » (1 Sam. 21. 10 à 15). Là il avait pris peur et s‘était déshonoré en se faisant passer pour fou. C’est certainement à la suite de ces tristes circonstances que fut composé le psaume 56 que nous avons considéré lors du numéro 62, et aussi le psaume 34. L’Esprit de Christ s’est servi de cet épisode vécu dans la vie de David pour lui dicter les paroles de ces deux psaumes. Cela nous montre que toutes nos expériences, mêmes les plus humiliantes, peuvent nous amener à bénir Dieu. Ce psaume est écrit par une âme restaurée qui invite le lecteur ou celui qui le chante à louer le Seigneur.

« Je bénirai l’Éternel en tout temps ; sa louange sera continuellement dans ma bouche. Mon âme se glorifiera en l’Éternel ; les humbles l’entendront, et se réjouiront. Magnifiez l’Éternel avec moi, et exaltons ensemble son nom » (Ps. 34. 1 à 3).

L’épreuve a été bénéfique, en ce qu’elle a amené celui qui avait failli à revenir en contact avec le Seigneur et à être à même d’écrire et de chanter : « J’ai cherché l’Éternel ; et il m’a répondu, et m’a délivré de toutes mes frayeurs » (v. 5).

Notre Seigneur enseigna ses disciples dans ce sens : « Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et il vous sera ouvert ; car quiconque demande reçoit ; et celui qui cherche trouve ; et à qui frappe, il sera ouvert » (Luc 11. 9 et 10). Telle doit être notre attitude, celle qui consiste à se tourner vers le Seigneur : « J’ai cherché l’Éternel ; et il m’a répondu » (Ps. 34. 5).

Les enfants de Dieu, seuls ou assemblés au nom du Seigneur, qu’ils soient deux ou trois ou plus, réalisent la pensée du verset 6 de ce psaume : « Ils ont regardé vers lui, et ils ont été illuminés, et leurs visages n’ont pas été confus ». De tout temps, des croyants ont éprouvé cette béatitude. Ce fut le cas d’Abraham à Morija, de Moïse en face du buisson ardent, ou sur le mont Sinaï – ou encore dans la tente d’assignation, quand « la peau du visage de Moïse rayonnait » (Ex. 34. 35). Étienne, à l’heure de son martyre, rayonnait. Saul de Tarse fut terrassé et sauvé par « une lumière plus éclatante que la splendeur du soleil » (Act. 6. 15 ; 26. 13).

Le prophète Ésaïe annonça cette lumière : « Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière » (És. 9. 2 ; Mat. 4. 16), des bergers l’ont vue : « Et voici, un ange du Seigneur se trouva avec eux ; et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux » (Luc 2. 9). Ensuite, trois disciples, sur la montagne, quand Jésus « fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Mat. 17. 2). Le résidu juif, au temps de la fin, la verra : « Venez, maison de Jacob, et marchons dans la lumière de l’Éternel ! » (És. 2. 5). Un jour nouveau se lèvera pour Israël et pour la terre, il mettra un terme à la grande tribulation. Notre Seigneur apparaîtra dans sa gloire et la prophétie sur Jérusalem sera enfin réalisée : « les nations marcheront à ta lumière, et les rois, à la splendeur de ton lever » (És. 60. 3).

Cette lumière sera celle de « la ville du grand roi », éclairée par la Jérusalem céleste illuminée de la gloire de Dieu (Ps. 48. 2 ; És. 60. 1 à 3 ; Apoc. 21. 23 et 24).

Par la foi, les fidèles contemplent : « à face découverte la gloire du Seigneur » pour être, « transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18). Pour traverser les difficultés, les épreuves, les persécutions même, nous avons, dans le ciel, la présence d’un Sauveur glorieux intercédant pour les saints (Rom. 8. 34) ; Il entre en sympathie avec ceux qui sont éprouvés car Il a été éprouvé, étant « tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché » (Héb. 4. 15).

« Cet affligé a crié et l’Éternel l’a entendu, il l’a sauvé de toutes ses détresses. L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et les délivre » (Ps. 34. 7 et 8). Quelle précieuse réalité ! Oui, apprécions la bonté du Seigneur, confions-nous-en Lui, marchant dans la crainte de Lui déplaire « car rien ne manque à ceux qui le craignent » (v. 9 et 10). La suite du psaume démontre la restauration de l’auteur. Oui ! il est conduit par l’Esprit de Christ pour l’écrire, mais le fait d’avoir jugé sa conduite devant Dieu lui permet d’exhorter : « Garde ta langue du mal, et tes lèvres de proférer la tromperie ; retire-toi du mal et fais le bien ; cherche la paix et poursuis-la » (v. 14 et 15).

Les versets 15 et 16 expriment cette réalité, que l’Éternel voit tout et connaît tout, qu’Il écoute et répond : « Les justes crient, et l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses. L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. Les maux du juste sont en grand nombre ; mais l’Éternel le délivre de tous » (v. 18 à 20). Le verset 21 est particulier, en ce qu’il dirige nos pensées sur une prophétie qui concerne Christ : « Il garde tous ses os, pas un d’eux n’est cassé ». Déjà, dans la loi donnée par Moïse aux fils d’Israël, une ordonnance concernant l’agneau pascal parlait de cela : « vous n’en casserez pas un os » (Ex. 12. 46).

Qu’est-il arrivé à la mort de Jésus ? « … une fois venus à Jésus, quand ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; mais l’un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » (Jean 19. 33 et 34). La croix de Christ est le fondement de la rédemption, l’Agneau était connu « dès avant la fondation du monde », quiconque croit en lui est racheté par son sang précieux (1 Pier. 1. 20 et 21). C’est la pensée du psaume : « l’Éternel rachète l’âme de ses serviteurs ; et aucun de ceux qui se confient en lui ne sera tenu pour coupable » (v. 23). L’apôtre Paul confirme qu’il n’y a « aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).

Un autre aspect, découlant de la mort de Christ, est aussi annoncé : « Le mal fera mourir le méchant ; et ceux qui haïssent le juste en porteront la peine » (Ps. 34. 22). D’une part les Juifs porteront la peine d’avoir rejeté leur Messie, jusqu’au jour où ils se tourneront vers « celui qu’ils auront percé » (Zach. 12. 10 ; Jean 19. 37). Jésus reviendra et « le méchant » – c’est-à-dire l’antichrist – sera jugé et « jeté vivant dans l’étang de feu embrasé par le soufre » (Apoc. 19. 20). Dans l’attente de son retour « exaltons ensemble son nom » !

JUGES 2

Il semble que, avant de méditer sur ce chapitre 2 du livre des Juges, on puisse dire au moins un mot sur le livre précédent, le livre de Josué, et un mot sur le chapitre 1 du livre des Juges. Nous le savons, le livre de Josué est un livre de victoires. Le peuple conduit par Josué entre dans le pays de Canaan et en prend possession. Dans les douze premiers chapitres, le peuple prend possession du pays ; dans les chapitres suivants, le pays est divisé entre les douze tribus.

Le livre des Juges, nous l’avons lu dans ce chapitre 2, est un livre de défaites. Et si nous lisons le livre suivant, le livre de Ruth est un livre merveilleux où l’on voit la puissance de Dieu qui intervient.

Ce livre des Juges, on pourrait dire que c’est une vallée au milieu de deux montagnes, où la lumière divine a brillé. Il y a une distinction très nette à faire entre le livre de Josué où le peuple entre dans le pays et en prend possession, et ce qui lui reste à faire ; et le sujet du livre des Juges est de s’approprier les bénédictions que Dieu a pour son peuple – ici c’est Israël, mais nous comprenons la portée pour le peuple céleste aujourd’hui.

Dieu, dans sa grâce, nous a révélé toutes les bénédictions qui découlent pour nous de l’œuvre accomplie à la croix par le Seigneur Jésus. Et quand nous lisons la Parole de Dieu avec le secours du Saint Esprit, nous connaissons toutes ces bénédictions. Mais connaître n’est pas suffisant, nous avons besoin de nous les approprier, pour qu’elles pénètrent dans nos cœurs et que nous puissions les vivre.

C’est ce qui est placé devant nous dans le livre des Juges. Quand nous lisons ce livre, nous discernons ce que nous savons bien par expérience, combien il est difficile pour nous-mêmes de ne pas se contenter de savoir, mais de se laisser pénétrer par tout l’enseignement de la Parole et vivre selon cet enseignement.

Quand nous lisons le premier chapitre du livre des Juges, nous voyons – on peut dire – un bon début pour ce peuple. Josué est mort. Ce peuple d’Israël a été conduit jusque-là par ceux que l’Éternel avait mis à leur tête : Moïse pour la sortie d’Égypte et la traversée du désert, Josué pour entrer dans le pays.

Ce peuple avait eu devant les yeux deux conducteurs, deux hommes de Dieu, que Dieu avait préparés et disposés pour son peuple. Et, l’un après l’autre, ces deux hommes de Dieu meurent. On pourrait comprendre combien ces fils d’Israël auraient pu être découragés, disant : Voilà, maintenant il n’y a plus rien à faire, ceux qui nous conduisaient ont disparu. Comment allons-nous nous conduire ? Ils auraient pu dire : Allez, il n’y a plus rien à faire, on va tout abandonner !

Non, au début du livre des Juges, au premier chapitre, à la mort de Josué, ces fils d’Israël ont l’attitude qui convient : ils crient à l’Éternel. Et c’est tout le récit du premier chapitre, avec tout ce que Dieu, dans sa grâce, accorde aux siens. Nous voyons comment Dieu entend nos prières et y répond, des prières qui sont bien, quelquefois, marquées par de la faiblesse. La première tribu qui intervient est celle de Juda. Elle crie à l’Éternel, mais elle dit qu’elle va s’associer à la tribu de Siméon. Est-ce que c’était la pensée de Dieu ?

Humainement parlant, c’était faire preuve de sagesse de s’associer à une autre tribu pour être plus fort. Mais la sagesse humaine n’est pas celle de Dieu. Et on voit, s’il y a un bon départ, que malgré cela déjà, une certaine faiblesse et un manque de foi se manifestent. Et quand nous lisons tout ce premier chapitre où l’on voit des victoires mais aussi bien des défaillances, des victoires incomplètes, on voit aussi à plusieurs reprises que l’Éternel a été avec eux. Quelle grâce que, malgré toute la faiblesse de ce peuple, l’Éternel ne les abandonne pas !

Et c’est le premier mot du chapitre 2 du livre des Juges : « l’Ange de l’Éternel monta ». Voilà ! Ce dont nous avons toujours besoin, c’est de jouir de la communion avec le Seigneur Jésus, avec Dieu, de jouir de sa présence. Et cette présence, cette communion, elles nous sont assurées. Le Seigneur est le même, et Il ne nous abandonne jamais. C’est nous qui, trop souvent, pouvons détourner nos regards de sa personne pour les fixer sur d’autres objets. Mais l’Ange de l’Éternel est toujours là pour conduire son peuple.

Une autre remarque d’ordre plus général sur l’importance de la lecture de l’Ancien Testament et comment nous avons à lire et à retenir les instructions de ce livre. Romains 15. 4 : « Toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance ».

Il y a donc dans ces pages, comme dans toute page des écritures de l’Ancien Testament, une instruction à retirer. Il y a une différence d’époque, on dit aussi de dispensation, ce qui fait qu’on n’applique pas ces pages à la lettre, mais on en retire l’esprit. C’est ce que nous lisons aussi : nous sommes des administrateurs, c’est ce qu’on trouve en 2 Corinthiens 3. 5 : « notre capacité vient de Dieu, qui nous a rendus propres aussi pour être des ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie » (2 Cor. 3. 5 et 6).

Ainsi le Saint Esprit, veut nous conduire pour que nous recevions l’instruction de ces pages de l’Ancien Testament. Une instruction pour que que « … par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance » (Rom. 15. 5), l’Écriture nous conduit à la patience et nous donne des consolations ; et c’est bien ce que l’on trouve en particulier dans le livre de Ruth qui prend sa place historiquement et chronologiquement pendant le temps des Juges (voir ch. 1. 1), mais qui donne une porte d’espérance.

Un autre passage que nous voulons souligner concernant l’application que nous devons porter aux écrits de l’Ancien Testament, c’est un passage dans la première épître aux Corinthiens chapitre 10. 11 : « Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints ». Ces choses leur sont arrivées à eux comme types, elles ont été écrites pour nous, pour nous avertir.

Et cela rejoint sans doute cette pensée qui a été exprimée dans plusieurs prières : ces types reflètent ce que nous sommes, et nous instruisent quant à ce que nous sommes, et placent devant nous les dangers auxquels nous sommes exposés, et aussi les ressources que Dieu veut nous donner. Ce sont des avertissements, et ils sont pour nous dans ce temps où les fins des siècles nous ont atteints.

Le cœur de l’homme n’a pas changé, l’histoire de l’homme sur la terre a évolué, nous sommes dans des temps différents, à l’époque de la grâce et non plus sous la loi, mais il y a là des avertissements pour nous et nous devons en retirer ainsi des leçons. Il y a donc dans ces pages une instruction spirituelle et une instruction morale auxquelles nous devons faire attention.

On a souligné encore le contraste entre le livre de Josué et celui des Juges. On pourrait dire aussi que le livre de Josué est caractérisé par un lieu et celui des Juges par un autre lieu. Et c’est ce que nous trouvons au début de notre lecture.

– Le livre de Josué est caractérisé par Guilgal, la mise de côté de la chair, de ce qu’est l’homme dans sa nature. C’est l’image que nous en avons. C’est la circoncision ; et quand la chair est mise de côté, on va de victoire en victoire, non pas par ses propres forces mais parce que Dieu a agi en faveur de son peuple, en faveur des siens, pour donner la victoire. Et on voit cela dans plusieurs pages de l’Écriture où il est bien dit que ce n’est pas l’épée d’Israël qui a remporté la victoire mais Dieu qui était allé au-devant d’eux. Cela apparaît d’une façon claire dans la conquête de Jéricho.

– Le livre des Juges est caractérisé par un autre lieu, Bokim, c’est le lieu des pleurs. Et ils pleurent ; pourquoi ? Parce qu’ils ont manqué de foi pour s’approprier les bénédictions que Dieu donne, et ce manque de foi fait qu’on a perdu quelque chose que Dieu voulait nous donner et qu’on ne peut pas retrouver.

Ce manque de foi apparaît clairement dans le chapitre 1 de ce livre des Juges. On a souligné cette façon de faire de Juda qui fait appel à Siméon. C’était son frère – faire appel à un frère dans une circonstance difficile, est-ce qu’il peut y avoir quelque chose de mauvais en cela ? Absolument pas ! Mais il y avait sans doute ce manque de foi chez Juda pour aller avec la puissance du Seigneur uniquement, au lieu de s’appuyer sur son frère qui, tout spirituel qu’il soit, n’était quand même pas le Seigneur.

Et puis, si on lit attentivement ce premier chapitre, on voit que les victoires ne sont que partielles, il y a des lieux qui ne sont pas conquis parce qu’on a peur des chars de fer (1. 19). Benjamin dépossède le Jébusien à Jérusalem, mais il ne le dépossède pas en entier – c’est assez frappant : Jérusalem était le lieu où Dieu voulait faire habiter son nom – ils ont été à la porte de ce lieu et ils ne l’ont pas conquis. Ils durent attendre pratiquement quatre cents ans pour que ce lieu soit bien habité. Ce manque de foi pour s’approprier ce que Dieu avait donné parce qu’on a craint les chars de fer, parce qu’on a craint la puissance de l’ennemi, fait que l’Ange de l’Éternel doit monter de Guilgal à Bokim.

On souligne ce fait que Dieu n’abandonne pas son peuple, mais Il le laisse apprécier les conséquences de son manque de foi. Et c’est quelque chose que nous devons retenir. On ne peut pas revenir en arrière, bien qu’il faille que nous apprenions ce que signifie Guilgal. Mais il y a dans les circonstances qui concernent le peuple de Dieu, et l’assemblée aujourd’hui, des choses qui nous font pleurer. Il n’est pas dit que le Seigneur va rétablir ce qui était au commencement, mais Il veut nous apprendre à discerner quel est son chemin dans les circonstances auxquelles nous sommes parvenues.

Une remarque encore concernant les livres de Josué et des Juges. Nous avons été enseignés autrefois par nos prédécesseurs et c’est la grâce du Seigneur, c’est tout. Le livre de Josué, nous disaient-ils, c’est l’épître aux Éphésiens : Christ est dans le ciel ; l’Esprit de Christ combat en moi, à travers ce que je suis, pour que je m’empare du bonheur du ciel. Le bonheur du ciel, c’est Jésus. Mon bonheur présent, le vrai, le seul, c’est Jésus.

L’épître aux Éphésiens, le livre de Josué, la conquête. Le pays m’est donné, et je dois combattre, par la foi les murs de Jéricho sont tombés. Les fils d’Israël revenaient toujours à Guilgal. On a demandé dans une prière la mise à mort de la chair. C’est fondamental. Et puis ce livre des Juges, on nous l’a enseigné, c’est la seconde épître à Timothée.

Chers amis, l’Ange de l’Éternel monte de Guilgal à Bokim. Aujourd’hui la Parole se fait encore entendre. C’est Jacques qui nous le dit dans son épître : « Sentez vos misères, et menez deuil et pleurez » (Jac. 4. 9). Pourtant là, il y a le sentiment de ce que nous avons fait, que nous n’avons pas été à la hauteur de ce que Dieu attendait et pourtant, on l’a remarqué dans la lecture, ils ont sacrifié à Bokim. Il y a ce qui demeure, la fidélité de notre Dieu. Jésus dans le ciel est notre joie, Il est notre force, Il est notre victoire.

Josué est mort et le peuple est laissé à lui-même. Et quelque part, pour nous aussi, on peut dire que nous sommes laissés à nous-mêmes. Nous avons réellement à nous l’appliquer à nous-mêmes Deutéronome 31. 6 : « Fortifiez-vous et soyez fermes, ne les craignez pas, et ne soyez point épouvantés devant eux ; car c’est l’Éternel, ton Dieu, qui marche avec toi ; il ne te laissera pas et il ne t’abandonnera pas ».

Et combien ces paroles sont pour nous, et nous avons besoin de nous les approprier. Nous avons dit tout de suite que Juda s’est appuyé sur Siméon. C’est sur Dieu seul que nous pouvons nous appuyer. L’Éternel de l’Ancien Testament, c’est le Seigneur Jésus.

Et nous avons besoin de le réaliser et de nous l’approprier, autrement nous serons épouvantés par tout ce qui est devant nous. Et cela a été le cas de ces fils d’Israël. Moïse dit à tout Israël : Fortifiez-vous. Le chapitre 31 du livre du Deutéronome jusqu’à ce verset 6 est plein d’instructions pour nous. L’Éternel, ton Dieu est celui qui marche avec toi : c’est avoir le sentiment de sa présence.

Dans ces livres de Josué, Juges, Ruth, et le début du livre de Samuel, la situation en Israël est la suivante : Dieu est le chef. Il n’y en a pas d’autre.

Il y a des serviteurs qui sont donnés : Josué, ensuite les juges, mais ce sont des serviteurs qui sont à leur place, la place que Dieu leur donne. Nous avons une analogie très importante quant au rassemblement : nous sommes réunis sur le principe de l’unité du corps, c’est-à-dire dépendants du Seigneur Jésus, chef (tête) sur toutes choses à l’assemblée (Éph. 1. 22). C’est ce qui est reconnu.

Dans ces livres nous avons des instructions pratiques pour l’assemblée. Nous avons différents cas qui nous sont donnés, nous avons des cas heureux dans le livre de Josué, à savoir des cas où on s’appuie sur Dieu, où on se laisse conduire par Dieu ; et puis d’autres cas, où l’esprit humain entre en lice, et alors cela produit toujours la détresse. Et il est très important que nous ne nous trompions pas. Il est très facile de nous emparer des choses, par exemple dans ce que nous avons là devant nous, c’est très facile de parler et dire : nous pleurons sur des situations, nous déplorons telle situation mais comment les déplorons-nous ?

Il y a deux manières : il y a la manière charnelle de déplorer la situation, les choses ne sont pas comme nous voulons, les choses ne sont pas comme nous aimerions qu’elles soient ; et puis il y a l’autre manière, c’est une manière entre nous et le Seigneur, il y a là réellement des larmes. Que de fois on entend les choses présentées d’une manière théorique – mes frères et sœurs gardons-nous de cela ! Si nous ne savons pas pleurer devant le Seigneur, nous ne sommes même pas à la hauteur des Israélites dans ce livre. Que le Seigneur nous amène à plus de sérieux, plus de réalité dans notre vie pratique.

Dieu souligne aussi qu’Il est là, qu’Il n’a pas abandonné son peuple. D’ailleurs il y avait beaucoup de points qui, pour le peuple, devaient être des souvenirs vivants, qui devaient rester. On se rappelle bien ce que Josué avait dit : « Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » (Jos. 24. 15). Cela, c’était le grand exemple que le peuple avait devant lui. Et à ce moment-là, Josué avait dit aussi : « Choisissez aujourd’hui ». Choisissez ! Vous avez un choix à faire. Dieu avait permis à Josué de dire ces choses-là au peuple.

Après, Josué avait rappelé au peuple quelles étaient les paroles de l’Éternel, et même érigé une pierre qui devait leur rappeler tout le temps que l’Éternel avait parlé, et que ses paroles étaient des paroles de vérité, et qu’Il attendait d’eux qu’ils les suivent vraiment. C’est un témoignage.

Le deuxième témoignage, nous le voyons ici : « L’Ange de l’Éternel monta de Guilgal à Bokim » (Jug. 2. 1). Donc, l’Ange de l’Éternel paraît être resté à Guilgal. Le peuple était aussi dans leur contrée qu’il avait héritée de la part de Josué, qui avait donné les parties pour le peuple, d’où ils devaient aussi chasser les habitants. Mais l’Ange de l’Éternel paraît être resté à Guilgal pour montrer que c’est là la place où ils allaient trouver sa présence. Nous ressentons la présence de notre Seigneur seulement quand nous avons la chair mise à mort. C’est cela que le premier verset nous apprend.

C’est à Guilgal que l’Ange de l’Éternel était. Maintenant Il monte à Bokim, et alors l’Ange de l’Éternel parle encore. C’est encore un témoignage : « Je vous ai fait monter d’Égypte », et qu’est-ce que c’était d’être sorti d’Égypte ? Cela devrait toucher le cœur du peuple. Il les avait conduits à travers la mer Rouge, Il les avait sauvés de la puissance du Pharaon d’Égypte, Il leur avait fait traverser le désert – ce n’est pas mentionné ici – et Il les avait fait entrer dans le pays.

Et Dieu leur dit : Écoutez ! Je suis le vrai Dieu, ce que je vous avais promis, je l’ai fait. Et alors – n’est-ce pas un appel qui nous touche ? Dieu devait dire, Malheureusement, quant à votre côté de l’alliance : « vous n’avez pas écouté ». Il semble aussi que les sentiments de l’Ange de l’Éternel deviennent visibles ici. Et ces sentiments trouvent maintenant, heureusement, un écho dans le cœur du peuple. On pourrait dire, l’Ange de l’Éternel a été attristé à cause du peuple, et maintenant le peuple commence à pleurer. Voilà l’effet quand Dieu parle.

Espérons que Dieu arrive aussi à avoir un tel effet dans nos cœurs. Il nous voit, Il nous montre, Il nous dit aussi ce qu’Il pense de nous. Sa Parole est pleine d’instructions nous concernant. Et alors, est-ce que nous suivons aussi ce que Dieu pense de nous, est-ce que nous nous soumettons et cherchons à nous humilier devant Lui de tout notre cœur ?

Les sentiments de l’Éternel apparaissent clairement dans cette expression de la fin du v. 2 : « Pourquoi avez-vous fait cela ? ». C’est une parole qui nous touche profondément. Dans ce verset 2, il est dit : « et vous, vous ne traiterez point alliance avec les habitants de ce pays, vous démolirez leurs autels. Et vous n’avez pas écouté ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela ? ».

L’Éternel avait donné des instructions très précises quant à la conduite du peuple à l’égard des habitants du pays. Deutéronome 18. 9 à 12 : « Quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à faire selon les abominations de ces nations : il ne se trouvera au milieu de toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, ni devin qui se mêle de divination, ni pronostiqueur, ni enchanteur, ni magicien, ni sorcier, ni personne qui consulte les esprits, ni diseur de bonne aventure, ni personne qui interroge les morts ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel ; et à cause de ces abominations, l’Éternel, ton Dieu, les dépossède devant toi ».

Dieu avait donné un tableau très précis de l’état spirituel du peuple cananéen qui habitait le pays. Il ne fallait pas traiter alliance avec eux, il fallait les détruire. « Et vous n’avez pas écouté ma voix », dit l’Éternel. « Pourquoi avez-vous fait cela ? » C’est une instruction de toute importance pour nous. Dieu ne cache pas, Il ne nous a pas caché l’état moral du monde. La Parole le décrit. Et elle nous dit que les hommes iront de mal en pis (2 Tim. 3. 13), et ne nous trompons pas sur l’appréciation que nous pouvons avoir des choses qui sont dans le monde, pour nous en séparer.

Le peuple avait à détruire les habitants. Nous ne sommes pas appelés à porter des jugements, mais à nous séparer du monde ; et on peut dire que l’introduction au milieu de nous des principes qui régissent le monde, c’est ce qui amène la ruine. Et le Seigneur peut nous dire : « Pourquoi avez-vous fait cela ? ». Que nous ayons davantage conscience de ce qui caractérise le monde dans son état moral que Dieu condamne !

Parfois nous nous lamentons de l’évolution de ce qui se passe dans le monde. Mais en fait ce n’est que le chemin logique de ceux qui ont rejeté Christ, et Dieu n’avait pas caché l’état moral du monde, ni qui est son chef. Avant de partir à la croix le Seigneur a dit : « Le chef du monde vient, et il n’a rien en moi » (Jean 14. 30). Il ne peut pas y avoir de lien entre ce qui est de Christ et ce qui est du monde, et notre responsabilité est de nous en séparer.

Si nous laissons le monde entrer dans nos cœurs, dans nos maisons, si nous laissons ses principes dans une certaine mesure agir au milieu de nous, cela nous conduit à la ruine. Et ces principes, nous pouvons les laisser agir de plusieurs façons. C’est, par exemple, donner place aux relations de famille dans l’administration de l’assemblée – c’est un principe qui est du monde ; laisser place à des considérations humaines, c’est aussi un principe qui est du monde, alors que nous sommes appelés à être conduits par l’Esprit de Dieu. Que le Seigneur nous aide – on ne veut pas aller trop loin – à discerner ce qui amène la ruine, non pas pour avoir des esprits critiques, mais pour discerner où est le remède pour trouver, dans un temps de ruine, un chemin qui correspond à ce que Dieu désire.

C’est ce que les juges ont fait. On l’a vu à la fin de notre lecture dans cet exemple d’Othniel, fils de Kenaz : il avait réglé sa propre vie, c’était un homme de foi, et un homme qui s’emparait des bénédictions que Dieu lui avait données pour lui-même ; et à ce moment-là il a pu être un serviteur fidèle, pour engager le peuple dans le chemin de la foi et mener le peuple à combattre contre cet ennemi qui avait envahi le pays, et remporter une victoire.

Nous ne sommes pas appelés à rétablir ce qui était au commencement, nous pouvons remporter par la puissance du Seigneur des victoires sur l’ennemi qui cherche à nous entraver dans notre course afin, non pas que nous retrouvions la situation des temps d’autrefois, mais que nous puissions jouir des bénédictions et honorer le Seigneur dans notre marche.

Nous avons ici à bien nous souvenir qu’il y a une différence importante entre ce qui est placé devant nous dans le premier chapitre du livre des Juges et l’instruction que nous avons dans le deuxième chapitre. Dans le premier chapitre, il est question de la situation extérieure des fils d’Israël, leur conduite extérieure. On en a dit un mot, mais nous pouvons juste souligner que, dans les combats qu’ils réalisent, il y a deux endroits qui sont mentionnés : Jérusalem et Béthel.

C’est quand même extrêmement significatif de voir que les combats que les fils d’Israël doivent mener concernent Jérusalem, le lieu où Dieu veut habiter ou pour nous là où Christ est le centre, et Béthel, la maison de Dieu. Et quand nous considérons, dans ce premier chapitre du livre des Juges, la façon dont les fils d’Israël ont mené de manière partielle ces combats, nous comprenons combien nous sommes enseignés à donner au Seigneur toute la place, non seulement dans nos vies mais dans l’assemblée. C’est Lui qui est le centre, c’est Lui qui est le Seigneur, c’est de Lui que tout découle. Si nous ne laissons pas au Seigneur toute la place, nous connaissons le déclin et la ruine.

Concernant la maison de Béthel, la maison de Dieu, nous voyons comment ces fils d’Israël ont voulu entrer dans Béthel en faisant appel à une connaissance humaine qui voulait les enseigner. L’enseignement des hommes est totalement inutile pour entrer dans la maison de Dieu.

Dans le chapitre 2 du livre des Juges, c’est l’état intérieur des fils d’Israël, du peuple d’Israël, qui est placé devant nous. Et c’est quelque chose d’extrêmement sérieux, parce qu’il y a ce que nous pouvons vivre extérieurement, ce que nous pouvons manifester extérieurement, ce qui peut être vu ; mais ce qui est fondamental – c’est la source de tout – c’est notre état intérieur. Si nous vivons quelque chose extérieurement, est-ce que c’est l’intérieur de nous-même qui produit en nous ce qui est visible ?

Concernant les fils d’Israël, il y a un lieu où l’Ange de l’Éternel se trouvait, Guilgal, qui est le lieu où, dans le livre de Josué, le peuple se trouve et remporte la victoire ; et nous arrivons à Josué 10. 15 : « Josué, et tout Israël avec lui, retourna au camp, à Guilgal ». Et à partir de ce moment-là – sauf au chapitre 14 concernant Caleb – le peuple ne retourne pas à Guilgal.

Et quand nous lisons le premier verset de Juges 2, l’Ange de l’Éternel est à Guilgal, mais le peuple n’y est pas. Guilgal est le point de départ et la source de toutes les victoires. Concernant notre état intérieur, c’est la source de toutes nos victoires. Si nous ne nous tenons pas à Guilgal, nous serons défaits comme les fils d’Israël ont connu la défaite. Ce lieu de Guilgal a une signification fondamentale pour notre vie individuelle de tous les jours. C’est le lieu où nous devons nous tenir continuellement, et c’est là la source de toute la force, de tout le discernement, de toute la sagesse, pour résister aux sollicitations du monde, aux sollicitations de Satan.

Ce n’est pas en établissant des règles, en disant : – Nous ne devons pas faire ceci vis-à-vis du monde, nous ne devons pas aller à tel endroit, mais c’est dans la mesure où nous réalisons la signification de Guilgal qu’alors la sagesse nous sera donnée, et nous remporterons les victoires concernant le monde et tout ce qui nous concerne dans notre vie de tous les jours. Nous avons besoin d’y revenir pour vivre cette mise de côté totale de notre vieille nature. . Nous ne voulons pas insister là-dessus, mais cet enseignement est fondamental.

Nous savons bien qu’il y a deux aspects : les fils d’Israël ont traversé le Jourdain dont la signification est la mise à mort de notre vieille nature à la croix, et puis il y a la réalisation pratique, la circoncision de cœur et de chair, qui fait que nous mettons de côté notre vieille nature et que nous vivons dans la puissance du Saint Esprit en nouveauté de vie.

Et il est frappant, de lire dans ce premier verset de Juges 2, que l’Ange de l’Éternel monta de Guilgal à Bokim. En général dans la Parole c’est toujours un aspect positif de s’élever, mais dans ce verset il y a une autre instruction : l’Ange de l’Éternel est obligé de monter de Guilgal à Bokim. Le peuple n’était plus à Guilgal, alors l’Ange va où se trouve le peuple, à Bokim et il faut monter parce que le peuple s’est élevé dans son cœur, il y a eu de la fierté et de l’orgueil dans son cœur.

Quand nous disons qu’il y a eu de la fierté et de l’orgueil dans le cœur du peuple, nous disons : dans mon cœur il y a eu de la fierté, il y a eu de l’orgueil, je me suis élevé et je suis passé de Guilgal à Bokim, et au lieu de connaître la victoire j’ai connu la défaite. À Bokim, que se passe-t-il ? On pleure, c’est une bonne chose de pleurer devant l’Éternel, mais cela ne donne aucune force, et ce n’est pas en pleurant que nous remportons des victoires.

La victoire, nous la remportons quand nous nous tenons à Guilgal, dans la présence de l’Éternel, de l’Ange de l’Éternel, du Seigneur Lui-même. Alors, nous l’avons dit, il y a toute la grâce du Seigneur, le peuple, les fils d’Israël sont à Bokim. Ils pleurent dans la misère qui est la leur, ils n’ont pas de force, ils sont dans la faiblesse, mais ils peuvent sacrifier à l’Éternel. Au milieu de la ruine qui est la nôtre, il nous est encore possible de nous trouver réunis autour du Seigneur et de sacrifier, d’apporter la louange. Quel Seigneur que Celui auquel nous avons à faire, qui ne nous met pas de côté à cause de nos infidélités, mais qui encore s’occupe de nous, et nous parle, et veut nous ramener à Guilgal !

La question qui est posée et dont on a déjà fait mention, « Pourquoi avez-vous fait cela ? », cette question est posée par l’Éternel Lui-même. C’est solennel et en même temps extrêmement encourageant que Dieu qui nous connaît, qui nous voit, qui nous aime, s’intéresse encore à nous individuellement et collectivement. Il y a des moments – et que le Seigneur veuille qu’il y en ait davantage – où nous entendons cette voix d’en haut nous parler à chacun : « Pourquoi avez-vous fait cela ? ».

Sans revenir trop longtemps sur le premier chapitre, nous voyons bien qu’un grand nombre de fois, il est écrit : « il ne déposséda pas ». Puis Israël habite au milieu de ces nations qu’il n’a pas dépossédées. Et ces nations habitent au milieu d’Israël. Si l’Amoréen ne permet pas de rester, puis chasse dans la montagne une tribu, il y a une dégradation visible qui aboutit à Bokim. Entre ces deux paroles de Dieu : « Pourquoi avez-vous fait cela ? », il y a entre cette parole de l’Éternel et ce qu’Il dit ensuite : « Et aussi j’ai dit : Je ne les chasserai pas de devant vous », il y a comme un silence dont nous avons besoin de profiter.

Il y a dans nos vies des moments où le Seigneur nous arrête d’une manière ou d’une autre par un verset, des circonstances. Nous avons besoin de nous arrêter, il nous faut nous arrêter pour écouter cette voix. Il y a beaucoup de jeunes ici qui rencontrent en tant que rachetés du Seigneur des moments tels que celui-là. Ils ont besoin, et nous qui avons un peu avancé combien plus, de s’arrêter, d’écouter. Nous pensons à ce verset du Cantique des cantiques : « Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur » (Cant. 2. 15).

Nous savons bien qu’il y a en chacun de nous des tendances à nous éloigner de Dieu, du Seigneur, la chair n’est pas tenue dans la mort – on l’a rappelé plusieurs fois. Lorsque nous éprouvons cette morsure du péché, cette voix du tentateur, cher jeune comme pour chacun de nous, que le Seigneur nous accorde la grâce de dire : Non ! Nous avons besoin de nous juger devant Dieu tous les jours, et d’une manière particulière bien sûr avant de nous présenter autour du Seigneur Jésus pour prendre part à ce qu’Il a préparé dans son amour pour nous afin que nous nous souvenions chaque premier jour de la semaine de ses souffrances et de sa mort expiatoire de la croix.

Nous avons besoin de nous arrêter, d’écouter, et de reconnaître où nous en sommes devant Dieu. C’est Lui qui voit notre cœur tellement mieux que nous. Et puis nous avons besoin de recevoir ce que Dieu nous dit, et sa Parole, et aussi Jésus, de nous courber devant Dieu en reconnaissant que c’est Lui qui est vrai et que nous, nous ne pouvons que bénéficier de ses avertissements, de sa grâce, Lui qui veut nous soutenir, nous fortifier et nous prendre, pour ainsi dire, par la main pour marcher après Lui. Oui, nous avons perdu bien des choses mais Dieu veut être là avec nous. Le Seigneur désire que nous ne restions pas loin de Lui. Le Seigneur est plein de grâce, de vérité.

Nous avons à avoir conscience de notre vrai état devant Lui et de marcher avec Lui. C’est là la part que Dieu veut pour nous, les pleurs sans doute mais en même temps la communion avec le Seigneur, les choses étant en ordre devant Lui et prenant la place qui est la nôtre, celle qu’Il nous a donnée. Bientôt ce sera la joie de la maison du Père avec le Seigneur Jésus. En attendant nous avons à marcher avec le Seigneur, un pas après l’autre avec Lui, comptant sur Lui. Il est fidèle : ce qu’Il a promis, Il l’accomplira.

Au sujet de pleurs dont il en est question ici au v. 4 : « Le peuple éleva sa voix et pleura » (Jug. 2. 4). Psaume 84. 5 : « Bienheureux l’homme dont la force est en toi, [et ceux] dans le cœur desquels sont les chemins frayés ! Passant par la vallée de Baca, ils en font une fontaine ; la pluie aussi la couvre de bénédictions » (Ps. 84. 5 et 6). Il faut pleurer. Dans le chemin, le croyant a à pleurer mais il a été dit tout à l’heure qu’effectivement ce ne sont pas les pleurs qui donnent de la force.

Nous trouvons les pleurs en méditant sur le chapitre 20 du livre des Actes où il est question des frères qui voient partir l’apôtre et versent beaucoup de larmes. Il y a cette situation-là, et puis il y a des pleurs qui sont bien regrettables parce qu’ils ne sont pas sincères. Nous connaissons la situation de Saül. Il a pleuré, Saül (1 Sam. 24. 17).

Les raisons de ces pleurs ne sont pas trop précisées, mais on peut craindre – et cela peut souvent être le cas pour nous – que ce soit des pleurs parce que bien sûr les conséquences de nos manquements produisent des corrections qui font souffrir.

Un frère avait eu à corriger son enfant qui s’est mis à pleurer, et le papa a dit : En fait il pleure parce qu’il a surtout mal à son amour-propre, mais pas tellement parce qu’il a pris conscience de la faute qu’il a commise. Et pour nous il y a cette sincérité que le Seigneur doit produire dans nos cœurs quand nous avons à pleurer sur un manquement. Et s’il y a cette sincérité – nous pouvons penser à l’exemple de Pierre qui a pleuré et ses pleurs ont été sincères -, il y a pu avoir la restauration après.

Que le Seigneur nous accorde de savoir pleurer sur nos manquements quand ils sont là, mais pleurer réellement, avec sincérité. David eut bien à pleurer, à mener deuil, à jeûner quand il a pris conscience de cette terrible faute qu’il avait commise. Dans le livre du Lévitique après que Nadab et Abihu aient présenté un feu étranger devant l’Éternel, « Moïse dit à Aaron, et à Éléazar et à Ithamar, ses fils : Ne découvrez pas vos têtes et ne déchirez pas vos vêtements, afin que vous ne mouriez pas, et qu’il n’y ait pas de la colère contre toute l’assemblée ; mais vos frères, toute la maison d’Israël, pleureront l’embrasement que l’Éternel a allumé » (Lév. 10. 6).

Moïse avait ainsi demandé à toute la maison d’Israël de prendre conscience de ce qui était arrivé, de la situation de Nadab et Abihu. Et donc, pour nous, il y a inévitablement dans le chemin des moments où nous avons à pleurer pour nos manquements personnels, comme David, comme Pierre. Que le Seigneur nous donne d’être sincères, de trouver les raisons de nos pleurs.

Et puis il y a peut-être des situations où le Seigneur nous a gardés, où nous vivons une bonne période, où nous sentons que nous sommes en heureuse communion – avec certainement quand même encore des choses à juger toujours -, mais où tout semble heureux ; et il se peut que l’on soit dans un rassemblement où peut-être il y a bien des circonstances tristes, qui font pleurer ; alors, combien nous avons besoin de réaliser ce que réalisaient des hommes comme Jérémie, comme Néhémie, comme Esdras, comme Daniel, qui n’étaient pas personnellement dans un mauvais état mais ils prenaient conscience de ce qu’il en était de l’état du peuple.

On a parlé de la question de la séparation et on peut voir que c’est exactement pour cette raison qu’Esdras est assis désolé, et prononce cette prière d’humiliation (au chapitre 9) parce que le peuple ne s’est pas séparé des peuples des pays, quant à leurs abominations. Voilà ce qui le faisait pleurer et ensuite adresser cette prière, comme l’ont fait aussi Daniel, Néhémie, nous le savons. Eh bien, que nous sachions que nous avons à mener deuil sur les situations dans les rassemblements en étant conscients que, de toute manière nous avons une part de responsabilité dans le déclin que nous pouvons constater, et s’il n’y a pas de force dans les pleurs, nous pouvons dire avec ces versets du Psaume 84 que nous avons lus : « Bienheureux l’homme dont la force est en toi ».

C’est là que nous pouvons trouver la force, même quand nous passons par la vallée de Baca – et il est précisé : « … dans le cœur desquels sont les chemins frayés ». C’est un cœur dans lequel Dieu, le Seigneur fraye son chemin à Lui. Il y a dans nos cœurs des obstacles constants qui font que nous ne marchons pas convenablement devant le Seigneur. Mais Il s’occupe de nous et fraye son chemin dans nos cœurs pour que les obstacles soient éliminés. Et en éliminant ces obstacles Il nous fait passer par des pleurs. Mais « ils en font une fontaine ; la pluie aussi la couvre de bénédictions ».

Après les pleurs, et la restauration qui peut ainsi intervenir puisqu’il y a confession et humiliation, il y a la fontaine. On peut penser à ce que dit le Seigneur en Jean 4. 14 : « celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais » – voilà la fontaine. L’eau vive est ici la Parole de Dieu rendue vivante par l’Esprit Saint qui est en nous.

Et plus loin dans ce même évangile de Jean, le Seigneur dit : « Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre », (or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui » (Jean 7. 38 et 39). Ils en font une fontaine, le Saint Esprit est là pour nous aider, nous encourager à persévérer, à tirer bien sûr les leçons de ce qui nous a fait pleurer.

Ensuite il y a la pluie, le secours d’en haut – nous savons aussi qu’il y a le Seigneur Jésus Lui-même, en haut, qui est notre avocat. C’est Lui qui a intercédé pour que nous puissions effectivement prendre conscience de nos manquements ; comme Il l’a fait pour Pierre, Il le fait aussi pour nous, et Il le fait même avant que nous manquions parce qu’Il sait ce qui va se passer. Et maintenant Il est aussi ce souverain sacrificateur qui est capable de sauver entièrement. Nous avons dans ces versets du Psaume 84, cette force qui revient après les pleurs, une fontaine et la pluie qui nous couvre de bénédictions.

Proverbes 28. 13 : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde ». Il peut paraître que le peuple, par les pleurs, montre une confession. Nous avons bien compris que les pleurs peuvent être des pleurs concernant les conséquences que nous devons supporter parce que bien des choses qui sont mauvaises, le mal que nous faisons, tout cela peut entraîner des conséquences. Nous pleurons peut-être sur les conséquences, mais il faut pleurer sur autre chose, il faut pleurer sur ce qui est dans notre cœur, ce qui est la source des maux qui sont là, dont nous souffrons.

Il est dit dans ce passage que ce n’est pas seulement confesser, mais aussi c’est abandonner. Et il est très important de voir ce deuxième côté. Nous pouvons bien confesser quelque chose, mais sommes-nous vraiment prêts à sonder nos cœurs pour dire : c’est là la faute, et je dois faire autrement ? Il faut le retour : ce que nous avons fait était mal, jugeons le mal qui est là. Et cela manque ici, on le remarque. Il apparaît qu’il y a des pleurs, peut-être une confession, mais y a-t-il un vrai retour ?

La suite du chapitre nous montre que ce n’est malheureusement pas le cas. Et cela nous parle aussi. Nous avons peut-être bien souvent confessé quelque chose, mais avons-nous pris aussi cette résolution ferme de faire autrement, de changer nos voies, de changer de direction, et de vraiment suivre la Parole de tout cœur et de ne pas croire : maintenant tout va bien ; parce que j’ai confessé, tout est en ordre. Et tout n’est pas en ordre si je ne prends pas la résolution et que je la suis dans la pratique pour changer de direction. C’est absolument nécessaire. Confesser et abandonner !

Nous devons tous rendre grâce à Dieu de ce que l’Ange de l’Éternel quitte Guilgal pour aller à Bokim, là où les enfants d’Israël étaient. Pourquoi ? Parce que Dieu veut leur retour, Dieu veut leur cœur, Dieu veut leur faire comprendre la distance qu’il y a entre les bénédictions qu’Il a pour eux et la situation qui est la leur maintenant. Et tant qu’ils n’ont pas fait ce chemin – et nous devons le prendre pour nous-mêmes – l’attente de Dieu est toujours là, le cœur du peuple est loin. On peut pleurer, mais qu’est-ce qu’on pleure ? Nous devons nous poser la question pour nous-mêmes.

En Hébreux 12. 17, il nous est dit d’Ésaü : « quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes ». Qu’est-ce qu’il a recherché ? Le retour ? Non. Ésaü a recherché avec larmes la bénédiction qu’il avait méprisée et que Jacob lui avait prise (Gen. 27. 34 à 38).

Et ici qu’est-ce que le peuple recherche ? En Jacques 4. 8 à 10 : « Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs. Sentez vos misères, et menez deuil et pleurez. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera ». Il nous fera monter là où Il veut que nous soyons. Et il faut que nous fassions ce chemin. Les ressources sont là.

Nous avons parlé d’Esdras, de ce qu’il a fait, et nous avons besoin d’avoir un cœur comme le sien, qui sent le déshonneur porté sur le nom du Seigneur, qui sent la volonté de Dieu en faisant revenir Israël de la captivité, en lui redonnant ce qu’il avait presque définitivement perdu.

Et puis cette situation ressemble à la nôtre. Nous pouvons bien comprendre que pleurer ce que nous avons perdu, cela ne nourrit pas. Ce n’est pas ce que Dieu attend de nous. Il attend que nous revenions réellement. Il faut que nous le comprenions.

Une dernière chose aussi sur les pleurs, et elle nous concerne tous aussi. Actes 20. 31 : « C’est pourquoi veillez, vous souvenant que, durant trois ans, je n’ai cessé nuit et jour d’avertir chacun de vous avec larmes ». Il s’agit de l’assemblée. Que voyons-nous ? Sommes-nous indifférents ? Pleurons-nous ? Cherchons-nous à ce que les choses soient guéries ?

Nous avons vu la situation générale du peuple, ses raisons, et ce qu’en éprouvait le cœur de Dieu, avec cette expression que nous soulignons encore : « Vous n’avez pas écouté ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela ? » (Jug. 2. 2). C’est une parole qui nous touche, et qui doit produire dans nos cœurs une réelle et profonde humiliation.

On a parlé des pleurs. Il y a différentes sortes de pleurs : il y a les pleurs de la repentance, ces pleurs amers qu’a versé Pierre après avoir renié le Maître, mais Pierre a abandonné sa mauvaise voie, et au début du livre des Actes il peut dire : « Vous, vous avez renié le saint et le juste » (Act. 3. 14). Comment aurait-il pu le dire s’il n’avait pas abandonné, comme cela nous a été souligné dans ce passage des Proverbes, sa mauvaise voie (Prov. 28. 13) ?

Puis il y a les pleurs parce qu’on a manqué une bénédiction, et ce sont les pleurs d’Ésaü. « (Car il ne trouva pas lieu à la repentance) », est entre parenthèses pour bien montrer que « quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes » (Héb. 12. 17), c’est la bénédiction qu’il avait recherchée, et non pas la repentance. Si on cherche la bénédiction avec larmes, mais sans qu’il y ait la réelle repentance, Dieu ne peut pas bénir. Il faut qu’il y ait la repentance, la confession, et l’abandon de ses mauvaises voies.

Il y a aussi les pleurs dus à l’épreuve, et une épreuve n’est pas toujours une épreuve corrective, elle peut être formative, afin de nous amener à corriger des choses en nous-même et nous rapprocher du Seigneur. On peut bien dire que l’épreuve de Job lui a appris à connaître ce qui était dans son cœur et ce qu’était Dieu.

Puis, la suite du chapitre revient en arrière en parlant de Josué, et comment Josué avait renvoyé le peuple, chacun à son héritage, on trouve cela dans la deuxième partie du livre de Josué, où le pays est distribué par le sort, et chacun est responsable de prendre possession de son pays. Et il y a sans doute un enseignement pour nous tous. Il y a des frères qui nous ont enseignés, puis ces frères deviennent âgés, puis il vient un moment où le Seigneur estime que leur service est terminé et Il les reprend à Lui. Et alors ce qu’ils nous ont enseigné, ce qu’ils ont placé devant nous, nous avons à nous l’approprier, donc à prendre possession de ce que sont nos bénédictions.

Et une chose importante que nous disons, c’est que nous les aînés nous ne pouvons pas prendre possession pour vous les plus jeunes. Il faut que vous vous empariez de ce que la Parole nous dit, que vous la fassiez vôtre, qu’elle s’imprime dans vos cœurs, et que vous en retiriez le profit pour vous-même. Ce qui peut être la part des plus âgés, c’est de vous conduire (si le Seigneur nous l’accorde), vous montrer le chemin, mais nous ne pouvons pas prendre possession pour vous.

Josué avait conduit le peuple, il avait distribué le pays en parts d’héritage, et puis le Seigneur l’a repris, son service était terminé. Ceux qui avaient vu l’œuvre ont continué dans cette même voie, et puis il y eut un jour où le Seigneur a retiré ces anciens en Israël, et le peuple s’est tourné – vers quoi ? vers le Seigneur pour prendre possession des bénédictions qui ont été leur part ? Non, ils se sont tournés vers les Baals et vers les Ashtoreths, vers les idoles.

Ils ont peut-être joui un temps de la bénédiction qui était accordée par la présence de ces anciens, mais ils n’y ont pas mis leur cœur, ils ne s’en sont pas emparé, et alors leur foi a dévié, et c’est une chose qui est là pour notre enseignement à tous. Nous le disons avec affection pour nos plus jeunes, vous avez besoin de vous emparer pour vous-même de ces bénédictions spirituelles qui nous sont révélées dans la Parole de Dieu, de les faire vôtres, et non pas seulement de profiter de l’enseignement qui vous est donné, d’en jouir – on jouit d’une réunion, on jouit du rassemblement – mais il faut s’en emparer pour soi-même parce que, si on n’en jouit que passagèrement, on risque de se tourner ensuite vers des choses vaines, des idoles, ce que la Parole appelle ailleurs des vanités mensongères (Jonas 2. 9).

Le peuple s’égare, alors Dieu laisse faire et les livre dans la main des pillards ; et nous avons tout ce paragraphe de la fin du chapitre 2, qui nous montre comment le peuple s’est égaré et, malgré cela, les soins de Dieu à son égard, car l’Éternel leur suscitait des juges pour les délivrer.

Dieu suscite bien des fois des frères pour nous enseigner et nous sortir de notre état de torpeur, de négligence, de cet état qui fait qu’on s’attache aux choses du monde au lieu de s’attacher aux vraies valeurs, à ce qui est vraiment la vie, à ces trésors que nous avons dans la Parole de Dieu.

Nous voyons que la première chose, c’est qu’ils ont transgressé l’alliance que Dieu avait faite avec eux, et on voit que cette transgression les amène à contracter des alliances contraires à la pensée de Dieu. On verra au chapitre 3 ces alliances par mariage avec les filles du pays, de ceux qu’il aurait fallu exterminer. Il y a là tout un enseignement pour nous, un enseignement moral, un enseignement spirituel que nous recevons, et auquel nous désirons être attentifs pour nous-même et nous rendre attentifs les uns aux autres.

Que le Seigneur nous donne d’y prendre garde. Ce sont des enseignements, nous le comprenons, qui sont tout à fait d’actualité pour nous, et des enseignements que nous désirons recevoir de la main du Seigneur pour les garder dans nos cœurs. On cite encore ce qu’on trouve au Psaume 119. 11 : « J’ai caché ta Parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi ». Je ne l’ai pas cachée dans ma tête, dans mon intelligence, mais dans mon cœur. Et cette expression montre bien que nos affections, les affections profondes de nos cœurs, doivent être engagées pour le Seigneur.

Nous avons et les uns et les autres à avoir à faire à Dieu, chacun pour soi-même. Autrefois, nous avons entendu un serviteur, quand nous étions jeunes, qui nous disait ceci : « Que de fois le Seigneur se sera servi de la souffrance pour entrer dans un cœur ».

Et quand on lit, ne serait-ce que la fin du v. 15 : « Et ils furent dans une grande détresse », oui ils étaient coupables, ils avaient abandonné le Seigneur. Peut-être extérieurement aujourd’hui, voilà, on continue son chemin, on va à la réunion, on essaie d’être fidèle, de ne pas manquer une seule réunion. Pourquoi ? À cause de la présence du Seigneur Jésus. Mais qu’est-ce qu’il y a dans mon cœur ? Est-ce que je vais à la réunion pour Lui réellement ?

Alors bien sûr, tout ce qui vient d’être rappelé, c’est ce que nous avons dans ces versets. Dieu veut nous placer dans sa lumière. « À bénir, Il se complaît ». Mais pour qu’il y ait l’accomplissement de ses promesses d’une manière effective, il faut qu’on apprenne à se tenir devant Lui comme il convient. Il faut bien se souvenir que l’homme n’est rien, rien ! Christ est tout.

Il faut quelquefois passer par cette grande détresse pour abandonner les choses du monde. Un cher serviteur l’a dit autrefois : au jour de notre conversion, avec le Seigneur devant soi, les choses du monde on les a toutes balayées. C’est sa grâce qui a produit cela. Et puis les semaines ont passé, des mois, des années quelquefois, et puis on a repris une chose à droite, et puis on a repris une chose à gauche. Et le Seigneur peut nous laisser. On a parlé de ce fait qu’Il ne nous abandonnait jamais. Dans son cœur, le Seigneur ne nous abandonne jamais mais dans ses voies gouvernementales, Il peut nous abandonner. « L’Éternel est avec vous quand vous êtes avec lui ». C’est écrit ! (2 Chron. 15. 2). On dira : c’est l’Ancien Testament. C’est écrit. « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner » (2 Tim. 3. 16) et il est dit dans ce même passage de 2 Chroniques : « si vous l’abandonnez il vous abandonnera ». Ah oui, la Parole ne se contredit jamais !

Un jour, l’Éternel a dit à son serviteur Jacob : « Je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit » (Gen. 28. 15). Jacob, je ne t’abandonnerai jamais. Mais pendant vingt ans tu vas pleurer. Vingt ans ! Voilà les voies gouvernementales de Dieu : Tu vas pleurer ! Dieu ne l’a pas abandonné car dans son cœur il était pour Lui, mais dans ses voies il était contre Lui. Et à la fin de sa vie, le résultat est qu’ « Appuyé sur le bout de son bâton », il est mort en adorant (Héb. 11. 21). Le travail de la grâce de Dieu !

Nous encourageons encore chacun de nos jeunes ici, chacun de nos enfants, de nos petits-enfants. Chacun pour vous-même, ayez à faire avec le Seigneur Jésus, ouvrez-Lui votre cœur, dites-Lui tout ce qui pèse. Il répondra toujours. Il est saint, Il est amour, Il est fidèle. Quelle grâce de savoir que pour les siens Il aura toujours le dernier mot.

Mais ressaisissons-nous. Nous pouvons peut-être perdre notre course, ne pas l’achever, mais notre place est assurée dans le ciel, c’est sûr ! Mais, comment allons-nous y entrer ? Est-ce que cette entrée nous sera richement donnée ? Chers frères et sœurs, chère jeunesse, ayons à faire au Seigneur pour nous-mêmes, donnons-Lui chaque jour dans notre vie, dans notre cœur la première place. Qu’est-ce que nous verrons dans notre vie ? Parce que dans la mesure de ce qu’Il nous donnera, Lui, nous aurons eu à faire avec Lui, nous aurons eu sa gloire devant les yeux. Il fera pour nous déjà présentement des merveilles. Parce qu’Il est fidèle, Il ne peut pas se renier Lui-même. Ce qu’Il a dit, Il l’accomplira toujours.

Dans les versets 6 à 9 de ce deuxième chapitre du livre des Juges, nous avons probablement la dernière mention de Josué. Il est à la fois un type de Christ, et un serviteur qui marchait dans la puissance de l’Esprit. Nous avons lu dans le premier paragraphe l’état dans lequel se trouvaient les fils d’Israël qui ont abandonné Guilgal pour se trouver à Bokim, le lieu des pleurs, avec ce que l’Éternel a pu leur dire. Il semble que là, les fils d’Israël soient arrivés dans un état le plus bas possible.

Mais voilà que dans sa grâce, l’Éternel place encore devant eux Josué, et ce qui s’est passé dans les jours de Josué. Nous sommes dans un temps de misère, de déclin, mais gardons-nous de nous nourrir de ces paroles. Nous en sommes, et nous devons en être, pleinement convaincus, et ce n’est pas en répétant que nous sommes dans le déclin que nous allons en sortir. Mais dans sa grâce, alors que les fils d’Israël sont dans la misère la plus complète, voilà que l’Éternel vient placer devant eux Josué et l’œuvre que Josué a accomplie devant eux.

Pour nous, c’est toujours la même ressource. Où que nous en soyons dans notre état individuel ou collectif, nous avons toujours devant nous la personne du Seigneur Jésus et ce qu’Il a accompli. Quelle grâce que le Seigneur prenne soin de nous rappeler cela continuellement. Dans ces versets, il nous est dit : « Et le peuple servit l’Éternel tous les jours de Josué, et tous les jours des anciens dont les jours se prolongèrent après Josué, et qui avaient vu toute la grande œuvre de l’Éternel » (Jug. 2. 7).

Il a permis qu’il y ait des serviteurs qui accompagnent Josué, et qui puissent rendre témoignage de ce que Josué avait accompli. Nous avons rappelé combien nous sommes privilégiés d’avoir eu avant nous des générations qui nous ont enseigné la vérité et toutes les beautés de la personne du Seigneur Jésus.

Puis dans ce paragraphe, Josué est retiré et il est mentionné, non seulement la mort de Josué mais que Josué a été enterré, et le lieu où il a été enterré : v. 9, à Thimnath-Hérès. En Josué 24. 29 et 30, il est aussi question de la mort de Josué, de son enterrement, et il nous est dit : « Et on l’enterra dans les limites de son héritage, à Thimnath-Sérakh ». Et d’après ce que nous avons appris, ces deux lieux, Thimnath-Sérakh et Thimnath-Hérès, sont l’endroit où Josué a été enterré, et ces deux noms ont une signification différente : Thimnath-Sérakh signifie héritage abondant, et Thimnath-Hérès portion de terre.

Alors quand le peuple était autour de Josué, qu’ils ont vu Josué partir et qu’ils l’ont enterré, se souvenant de Josué ils avaient devant eux un héritage en abondance, et puis quand le peuple est tombé dans la misère, dans la ruine, dans le déclin, ce lieu n’était qu’une portion de terre. L’héritage que nous avons reçu, l’héritage que nous avons dans la Parole de Dieu, pour nous qu’est-ce qu’il est ? Un héritage en abondance, ou une portion de terre misérable, qui ne vaut pas la peine qu’on s’en occupe, et qu’on s’en préoccupe, et qu’on essaye de l’acquérir ? Nous voyons combien notre état a de l’importance pour nous faire apprécier, écouter les choses de Dieu.

Dans le paragraphe suivant, à partir du verset 10, alors : « Après eux, se leva une autre génération qui ne connaissait pas l’Éternel, ni l’œuvre qu’il avait faite pour Israël ». Quand on lit ce verset, on ne peut pas ne pas être saisi. Comment peut-il se faire qu’il y ait une génération qui ne connaisse pas l’Éternel ni l’œuvre qu’Il avait accomplie ?

Et nous comprenons bien que nous devons nous interroger pour nous-mêmes. Comment peut-il se faire qu’il y ait une génération qui ne connaisse pas le Seigneur et l’œuvre qu’Il a accomplie à la croix ? C’est sûr, probablement que tous, quel que soit notre âge, nous en avons entendu parler, et nous savons que le Seigneur est venu sur la terre. Dans un feuillet du calendrier de la Bonne Semence, il nous est dit qu’une personne a été frappée parce qu’au cours d’une rencontre avec un professeur, celui-ci lui a dit : « Dieu existe, et Jésus Christ est vivant » ; elle pensait que ça suffisait et qu’avec ça on était sauvé.

Il a fallu qu’elle entende une prédication pour qu’on lui dise : Oui Il est vivant, mais avant Il est mort à la croix. Nous voyons bien qu’il ne suffit pas de savoir que Dieu existe, que le Seigneur Jésus a été sur la terre, mais il faut Le connaître Lui dans sa divinité, dans sa perfection, dans l’œuvre expiatoire qu’Il a accomplie à la croix, pour pouvoir jouir de l’héritage qui est entre nos mains.

Alors on se pose la question : comment peut-on en arriver là ? Et nous avons toujours devant nous cette succession de générations. Nous avons entendu, déjà maintenant : une génération est là, elle enseigne ; une génération suit, elle écoute, elle reçoit. Ce que nous entendons, ce qui seulement peut être profitable à nos cœurs, c’est si nous l’entendons et le recevons par la foi. Nous avons besoin de nous approprier par la foi la vérité, tous les enseignements de la Parole de Dieu, et de discerner qui est le Seigneur, et quelle est l’œuvre qu’Il a accomplie.

Nous donnons un exemple pour souligner ceci : 2 Timothée 1. 5 : « me rappelant la foi sincère qui [est] en toi, et qui a d’abord habité dans ta grand-mère Loïs et dans ta mère Eunice, et, j’en suis persuadé, en toi aussi ». Nous avons là, dans ce verset, trois générations placées devant nous : la grand-mère de Timothée, sa mère et Timothée lui-même. Et le lien entre ces générations, c’est la foi. La foi de la grand-mère de Timothée qui lui a permis de s’approprier les pensées de Dieu, la mère de Timothée qui avait la même foi et a pu s’approprier les mêmes bénédictions. Timothée à son tour, a écouté et a eu la même foi.

Et nous avons besoin de recevoir par la foi ces enseignements, ces vérités, tout ce que contient la Parole de Dieu. Nous avons tous été enseignés, nous avons tous pu entendre au cours de réunions, l’évangile et la prédication de la Parole dans tout son ensemble. Dans nos maisons, nos parents nous ont enseigné, mais ni ce que nous avons entendu, ni ce que nos devanciers nous ont présenté, ni ce que nos parents nous ont répété jour après jour dans nos maisons, ils ne peuvent en aucune manière nous obliger à le recevoir. Il est indispensable qu’il y ait ce travail de la foi pour recevoir, pour croire, pour acquérir, pour vivre les enseignements de la Parole.

Et c’est dans cette mesure-là que nous pouvons connaître l’Éternel et l’œuvre qu’Il a accomplie. Et c’est bien parce que nous avons été défaillants à ce niveau-là que nous sommes dans l’état dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. Nous voyons dans ce verset qu’on peut dire qu’il y a deux générations : une première génération qui a connu et qui enseigne, et puis une deuxième génération qui reçoit, et on voit que cette deuxième génération a été défaillante.

La question que nous devons nous poser est : À quelle génération appartenons-nous ? On pourrait dire que, même avancés en âge, nous appartenons aux deux générations, parce qu’il y a eu un moment où nos parents nous ont enseignés, nous avons entendu dans l’assemblée l’enseignement de la Parole, et nous avons sûrement manqué de la foi nécessaire pour recevoir et nous approprier toutes ces bénédictions. Alors ayant été défaillants à cette époque-là, nous avons peut-être changé de génération, mais, n’ayant pas su recevoir pour nous-mêmes comme il convenait tous ces enseignements, nous ne sommes pas aptes à les communiquer dans la puissance de l’Esprit, comme il convient. Nous sommes défaillants à toutes les générations.

Il ne s’agit pas de dire que la génération qui monte ne reçoit pas, mais nous sommes tous défaillants. C’est bien parce que nous ne savons pas enseigner comme il convient, que probablement la génération qui monte a plus de peine à recevoir cet enseignement. Laissons la Parole de Dieu nous sonder et nous montrer ce que nous sommes. Ne regardons pas à droite et à gauche, regardons à ce que nous sommes et à notre cœur.

Un exemple encore pour illustrer cette génération qui ne connaissait pas l’Éternel ni l’œuvre qu’Il avait accomplie, dans laquelle la foi était absente. L’exemple d’Abraham et de Lot. Abraham est appelé à quitter toute sa parenté ; Lot entend, regarde Abraham et le suit. Abraham descend en Égypte, Lot qui était avec Abraham le suit. Abraham remonte d’Égypte ; Lot remonte d’Égypte. Mais si le travail de cœur pour remonter d’Égypte s’était opéré dans le cœur d’Abraham, il ne s’était pas opéré dans le cœur de Lot.

Alors, quand arrive un moment où il faut choisir, Abraham a toute la foi nécessaire, toute la confiance en Dieu, et il laisse Lot choisir ; Lot regarde avec ses yeux, et les plaines, ce qui est agréable et qui plaît aux yeux, et c’est cela qu’il s’approprie. Voilà ce que c’est que ce manque de foi pour nous approprier tout ce que Dieu place devant nous et qui peut seulement nous garder dans un chemin où on peut L’honorer.

Une dernière pensée concernant ces versets : ces fils d’Israël ont d’abord servi l’Éternel, et puis ils servent les Baals. C’est quelque chose ! On peut commencer par servir Dieu, et puis on continue son chemin, et quelques années après on sert les Baals. C’est solennel ! Ils servent les Baals, et puis ils s’égarent progressivement. On s’arrête beaucoup à ces égarements progressifs, on en voit le côté extérieur, et dans le chapitre suivant, il est dit qu’ils prirent les filles des Cananéens pour femmes. C’est quelque chose de visible, c’est un moment où visiblement on s’écarte totalement de la pensée de Dieu.

Mais n’oublions pas que, dans ce chapitre 2 du livre des Juges, c’est le côté intérieur du cœur qui est mis en évidence. Et s’il arrive un moment où extérieurement on en vient à servir Baal et Ashtoreth et à se mêler au monde, c’est parce que, avant, dans notre cœur, il y a eu un éloignement de Dieu, et nous avons oublié les pensées de Dieu ; nous avons laissé les pensées du monde entrer dans notre cœur. Probablement nous sommes peut-être plus vigilants sur le côté extérieur. Nous savons bien qu’aujourd’hui il y a des endroits où il ne convient pas que nous allions. Cela, nous savons probablement le faire.

Est-ce que dans notre cœur nous sommes pleinement convaincus que la pensée de Dieu est que nous fuyions de tels endroits ? Nous ne mesurons pas comment l’ennemi accapare nos pensées et, accaparant nos pensées, chasse de nos esprits la pensée de Dieu, et nous ne sommes plus en accord avec celle-ci, nous ne sommes plus en harmonie avec elle. Et s’il y a un danger subtil aux jours d’aujourd’hui, c’est bien tout ce qui existe par les moyens électroniques qui sont développés d’une manière qui nous effraye.

Nous ne nous imaginons pas comment – appelons les choses par leur nom -, par les réseaux sociaux, l’ennemi arrive à captiver nos pensées et nous amener à nous égarer totalement. Et si nous en sommes arrivés ensuite à servir le monde, c’est parce que dans nos cœurs et dans nos pensées nous avons oublié la pensée de Dieu. Nous savons combien nous sommes fragiles et nous ne donnons de leçons à personne. C’est pour nous-même que nous recevons ces enseignements.

Nous avons certainement compris combien notre responsabilité est grande, la responsabilité de chaque génération. Pour la génération dans laquelle nous nous trouvons, nous sommes responsables de montrer vraiment à ceux qui arrivent, aux générations suivantes, ce que c’est que la vie avec le Seigneur. Nous connaissons nos familles, nous savons que dans nos familles les enfants ont une vue très claire sur ce qui se passe chez nous les parents, chez les grands-parents. Ils savent bien mieux que nous ne le pensons où est notre cœur.

Et alors, quand ils voient où est notre cœur, parce qu’ils voient tant de choses que nous faisons et tant de choses que nous disons, où nous parlons peut-être de quelque chose et nous ne le faisons pas, ils le remarquent très, très vite. Ils voient très bien ce qui est vrai dans nos cœurs et dans nos actions, et ce qui ne l’est pas. Donc la responsabilité nous incombe clairement.

Et quand nous en arrivons à ces mots : « Après eux, se leva une autre génération qui ne connaissait pas l’Éternel, ni l’œuvre qu’il avait faite pour Israël » (Jug. 2. 10), qu’est-ce que cela veut dire : connaître ? Nous pourrions nous poser la question : Est-ce que nous connaissons Dieu ? Est-ce que nous Le connaissons vraiment ? Je le dis dans un certain sens. Oui, oui, je connais le Seigneur Jésus. Oui, oui, je connais aussi Dieu. Est-ce que je sais vraiment qui est Dieu, c’est-à-dire : est-ce que je connais aussi véritablement les traits de caractère de Dieu ?

Je Le connais peut-être comme Celui qui m’a aimé, c’est bien vrai. Je Le connais comme Celui qui est plein de grâce. Oui, parfait ! Mais je Le connais aussi comme Celui qui est saint, je Le connais aussi comme Celui qui me regarde chaque jour, à chaque moment, qui me connaît à fond. Je Le connais dans tous ces traits de caractère. Mais est-ce que vraiment je Le connais ? Et connaître dans le vrai sens profond du mot, veut dire : je suis dans une véritable relation avec Lui. C’est cela connaître Dieu, c’est avoir une relation vivante et vraie avec Lui.

Et dès que je mens à moi-même pour quelque chose, dès que je commence à m’excuser, dès que je commence à dire que tout va bien chez moi, alors je ne montre pas que je suis et que je vis dans cette relation avec Dieu qui est saint, qui me connaît et qui veut me montrer où j’en suis.

Donc ces paroles sont très simples : ils ne connaissaient pas Dieu, ni ce que Dieu avait fait. Ah oui, ce sont ceux qui ne sont pas encore convertis. Chers amis, cela peut être nous, qui ne connaissons pas Dieu, parce que nous ne regardons pas vraiment qui est Dieu dans sa sainteté, dans sa justice, dans tous ses traits de caractère, et n’avons pas égard aussi à Lui dans notre vie, en en étant conscient à chaque moment de notre vie.

Nous savons bien combien nous sommes faibles. Nous parlons aussi pratiquement de notre faiblesse, mais ce n’est pas une chose de laquelle nous pouvons nous excuser parce que Dieu nous le montre. Lui, Il est fidèle. Il me montre qu’il y a là dans mon cœur quelque chose qui ne peut pas Lui plaire. Est-ce que je passe outre en disant : Oui, mais oh Dieu, tu es plein de grâce ! C’est vrai, qu’Il est plein de grâce. Mais attention ! Soyons vraiment aussi, dans ce sens, sobres dans ce que nous pensons de nous et ce que nous savons de Dieu.

Il faut Le connaître vraiment pour être dans une véritable relation vivante avec Lui, dans laquelle Il peut nous conduire, et peut nous montrer ce qui ne Lui plaît pas, Il peut nous donner la direction, et nous donner aussi la force. Tout cela, Dieu veut nous le donner. Et ce que nous venons d’entendre est-ce que cela nous a touchés ? Est-ce que nous remarquons la profondeur de ce qui a été dit, de ce que la Parole présente là avec quelques petits mots devant nous ?

1 Chroniques 28. 9 : « Et toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sers-le avec un cœur parfait et avec une âme qui y prenne plaisir ». Nous le prenons pour nous aussi bien dans les deux sens. C’est David qui parle, nous savons qui il est, et nous savons parfaitement que Salomon connaît Dieu. Nous comprenons que nous n’aurons pas de fin à cela, et quand David parle ici, ce n’est pas une connaissance comme nous l’entendons généralement ; David désire que Salomon soit introduit dans une relation vivante avec Dieu, et marche dans une telle relation vivante avec Lui, une relation intime.

« Toi, Salomon, mon fils, connais », il faut que le cœur soit impliqué et nous le disons pour nous-même. Est-ce que nous en sommes là ? On voit la suite de ce que David dit à Salomon et on comprend maintenant le désir de David que Salomon soit imprégné de tout ce que Dieu est. Que nous nous y appliquions !

Un cœur parfait est un cœur qui est droit devant Dieu, qui ne cache rien. Et puis une âme qui y prenne plaisir. On a dit : on va à la réunion, on peut s’en faire un devoir, mais est-ce que notre plaisir est là, de nous trouver dans le rassemblement autour du Seigneur ? Est-ce que nous le faisons avec une âme qui y prenne plaisir ? On lit la Parole, on peut le faire comme un devoir, prendre le temps tous les matins de lire quelques versets parce qu’on nous a appris à faire comme cela, mais est-ce que nous y trouvons notre plaisir, notre joie ? Et c’est bien ce qui conditionnera notre vie.

Les fils d’Israël ne connaissaient pas l’Éternel, ni l’œuvre qu’Il avait faite, et ils n’avaient pas trouvé leur plaisir dans le rappel et le souvenir de ce que Dieu avait fait à l’égard de son peuple Israël. Est-ce que, pour nous-mêmes, nous trouvons notre joie, notre plaisir à la fois dans la lecture de la Parole de Dieu et aussi dans le rassemblement des saints autour du Seigneur ?

Psaume 119. 162 : « J’ai de la joie en ta parole, comme un [homme] qui trouve un grand butin » ; Psaume 122. 1 : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! »

2 Timothée 1. 12 : « Car je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là ». La note nous dit : « mon dépôt ». « Je sais qui j’ai cru ». On peut dire : j’ai saisi Christ, mais c’est insuffisant. Philippiens 3. 12 : « Non que j’aie déjà reçu [le prix] ou que je sois déjà parvenu à la perfection ; mais je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ ».

« Saisi par le Christ ». Et qui mieux que l’apôtre Paul – qui avait été arrêté sur le chemin de Damas et qui avait entendu la voix du Seigneur : « Je suis Jésus que tu persécutes » (Act. 26. 15) – avait pu saisir ces deux choses qui sont placées devant nous dans le livre des Juges ? Il connaissait le Seigneur et l’œuvre qu’Il avait accomplie pour acquérir son assemblée – ces deux choses intimement liées, et alors l’apôtre Paul peut dire deux fois dans la 1ère épitre à Timothée : « Mais miséricorde m’a été faite » (1 Tim. 1. 13 et 16). Il sentait qu’il avait été un objet de la miséricorde de Dieu.

Est-ce qu’aujourd’hui nous avons ce même sentiment dans le tréfonds, au plus profond, de nos cœurs ? Alors il y a quelque chose, bien-aimés, que nous ne voyons jamais : oublié, ou délaissé. Celui qui est la source de l’eau vive, le Seigneur Lui-même, ne nous laissera ni ne nous abandonnera jamais. Mais ce qui est dit, c’est encore un trait de caractère des versets 1 à 5 du livre des Juges, dans la deuxième épître à Timothée : il y avait donc à s’attacher à l’Éternel et à la Parole de l’Éternel. Qu’y avait-il ici ? L’oubli de la Parole de Dieu, l’oubli de l’autorité de la Parole de Dieu. Elle n’a plus cet effet pratique et bienfaisant.

Non seulement on oublie l’Éternel, mais on L’abandonne, et alors on sert les Baals. Alors, il y a une génération qui nous a enseignés par la grâce de Dieu, de laquelle nous avons abondamment reçu parce que cet enseignement qui nous a été donné par l’Esprit de Dieu qui a conduit ces frères à découper droit la Parole de Dieu et à nous laisser un précieux dépôt que nous devons garder, qui nous a été confié – et il nous sera redemandé par rapport à cela ; il nous a été richement donné, il nous sera redemandé.

« Achète la vérité, et ne la vends point, – la sagesse, et l’instruction, et l’intelligence » (Prov. 23. 23). Nos pères ont acheté la vérité, est-ce que nous serions, nous, prêts à la brader ou à la vendre ? Que nous est-il dit comme conséquence de cette inconséquence ? Juges 2. 14 : « L’Éternel… les vendit en la main de leurs ennemis, et ils ne purent plus se maintenir devant leurs ennemis ». Il les vendit. Ils avaient délaissé la source des eaux vives, la Parole de Dieu.

Encore aujourd’hui il nous faut peut-être rappeler qu’il y avait des puits qui avaient été creusés au temps d’Abraham, puis ensuite ils ont été rebouchés. Ils avaient été bouchés par la terre, par les ennemis, les Philistins (Gen. 26). Et alors que faut-il faire ? Il faut recreuser ces puits et trouver là cette source abondante qu’est la Parole de Dieu, pour y trouver le Seigneur.

2 Timothée 3. 14 à 17 : « Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus. Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre ».

« Sachant de qui tu les apprises », du Seigneur et, au temps de Timothée, de la grand-mère Loïs, de la mère Eunice. Tant de générations nous ont enseignés, par la grâce de Dieu. Avons-nous été saisis par la Parole de Dieu ? Et puis ensuite avons-nous été convaincus par la Parole de Dieu ? Convaincus ! C’est ce qui manque aujourd’hui, cette conviction pour marcher dans le chemin de la foi d’une manière qui honore Dieu.

On s’est déjà arrêté sur le fait que, en suivant sa propre volonté, et ainsi en honorant les Baals et les Ashtoreths, le peuple est livré en la main des ennemis, et pire, Dieu les vendit. Mais ils se vendent eux-mêmes, et alors le peuple est dans une grande détresse. Lorsque nous nous écartons des enseignements de la Parole et que nous suivons un chemin de propre volonté qui veut toujours s’attacher aux choses de la terre, il s’ensuit une détresse spirituelle, des maux qui nous gagnent dans les rassemblements, des peines dont nous pleurons, un manque de ferveur, un manque de nourriture, bien des choses de ce genre.

Alors il nous est dit que l’Éternel suscite des juges. Un peu plus loin, à la fin du verset 18, il nous est dit : « L’Éternel avait pitié, à cause de leur gémissement devant ceux qui les opprimaient et qui les accablaient ». Et plus loin dans ce livre, on a une expression particulièrement touchante, au chapitre 10. 16 : « et son âme [celle de l’Éternel] fut en peine de la misère d’Israël ». Cela touche profondément nos cœurs de penser que, lorsque nous sommes dans une situation affligeante, triste, accablante, à cause de nos propres voies, Dieu en est en peine, et Il est certainement plus en peine que nous. Et Il a pitié de la misère d’Israël, Dieu a pitié de notre misère, et pour les délivrer, il leur a suscité des juges (v. 16).

Si nous comprenons bien ce que c’est, un juge est quelqu’un qui donne la juste appréciation des choses, et qui le fait déjà pour lui-même. Si on considère ce qu’a été la vie de Gédéon, il a donné une juste appréciation des choses. Il a commencé par mettre de côté de la nourriture pour lui et sa propre maison, il la battait dans le pressoir – c’est insolite – mais il avait à cœur de se nourrir lui-même.

Et la première chose à faire est d’avoir à cœur de se nourrir soi-même de la Parole de Dieu dans le secret de notre cœur. Ensuite, quand Dieu lui a parlé et l’a enseigné, il a eu à cœur de démolir l’idole et l’autel qui était à côté, dans la maison de son père. Donc la deuxième chose qu’il a faite c’est qu’il a réglé ce qui se passait dans sa maison, et qu’il en a enlevé les idoles.

Nous savons bien que les idoles, c’est ce qui prend de la place du Seigneur Jésus dans nos cœurs, et on pourrait, si on était honnête, peut-être bien trouver des idoles dans nos maisons, qu’il faudrait démolir. Et puis Dieu lui a montré les ressources qu’il avait pour délivrer le peuple. Et ainsi nous voyons le chemin du juge : d’abord se nourrir, ensuite ôter ce qu’il y a de mauvais dans sa propre maison, et après, avec le secours de Dieu, on peut peut-être être utile au milieu du peuple de Dieu.

C’était pour le bien du peuple qu’Il a suscité des juges mais même leurs juges, ils ne les écoutèrent pas. Et c’est triste de voir que Dieu suscite des instruments pour ramener le cœur des siens à ses voies, et qu’ils ne sont pas écoutés. C’est une cause de larmes pour ceux qui servent le Seigneur, et le verset 31 d’Actes 20, où il nous est dit que Paul a enseigné avec larmes, nous parle justement de cet exercice qu’il y a dans les cœurs pour enseigner alors qu’un peuple ne veut pas écouter. Jérémie en a été un exemple. « Mais, même leurs juges, ils ne les écoutèrent pas » (Jug. 2. 17).

Et alors soulignons un mot au verset 19 : « Et il arrivait que, lorsque le juge mourait, ils retournaient à se corrompre plus que leurs pères, marchant après d’autres dieux pour les servir et pour se prosterner devant eux : ils n’abandonnaient rien de leurs actions et de leur voie obstinée ». C’est ce mot « obstinée » que j’aimerais souligner. 1 Samuel 15. 23 : « La rébellion est comme le péché de divination, et l’obstination comme une idolâtrie et des théraphim ». À force de fermer son cœur aux avertissements que le Seigneur nous donne, on finit par marcher dans une voie obstinée, et la Parole nous dit que l’obstination est comme une idolâtrie.

Et c’est là un des avertissements des plus sérieux pour nous de nos jours. Dieu parle une fois, deux fois, peut-être davantage, et on s’obstine dans son chemin, et Dieu dit que c’est une idolâtrie. Nous n’insistons pas outre mesure mais, ne nous sentons-nous pas repris par cette expression, et par cette façon de parler du Seigneur ? Ajoutons simplement une chose : il est facile de voir chez les autres, peut-être, de l’obstination, mais est-ce que nous nous laissons sonder par Dieu ?

Psaume 139. 23 et 24 : « Sonde-moi, ô Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle ». Est-ce que je suis prêt à reconnaître que j’ai pu marcher dans une voie d’obstination ?

Juges 21. 25 : « En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon à ses yeux ». Voilà le caractère de tout le livre : chacun était son propre maître. L’Éternel était leur roi, ils L’ont rejeté. Même les juges, ils les ont rejetés. Chacun faisait ce qui était bon à ses yeux. Pensant à nos rassemblements, est-ce que nous n’avons pas nos propres pensées plutôt que les siennes ? Il y a la pensée de quelqu’un que nous devons rechercher avant toute chose dans l’assemblée, la pensée de Celui qui est le chef. Est-ce que nous en sommes là ? Nous avons à y réfléchir.

Une remarque concernant l’exemple de Gédéon. Pourquoi Gédéon a-t-il eu une telle appréciation des choses ? Finalement, il a répondu à la pensée de Dieu. Quel était son secret ? C’est une question que nous avons à nous poser. La Parole répond et dit, suite à tout ce qu’il a fait, pourquoi il a été conséquent : « L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme » (Jug. 6. 12). « L’Éternel est avec toi », voilà le secret de Gédéon. Juges 2. 16 : « L’Éternel suscita des juges ; et ils les délivrèrent ». Et puis au v. 18 : « Et quand l’Éternel leur suscitait des juges, l’Éternel était avec le juge ».

Alors nous pouvons nous poser la question : nous avons tous reçu quelque chose. Est-ce que vraiment le Seigneur est avec nous ? On a cité tout à l’heure ce passage : « L’Éternel est avec vous quand vous êtes avec lui » (2 Chron. 15. 2). On pourrait se demander pourquoi l’Ange de l’Éternel avait pu dire à Gédéon : « L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme ». Justement, Gédéon était conséquent. « L’Éternel est avec vous quand vous êtes avec lui ». Le secret aujourd’hui, à travers tout ce que nous sommes, c’est que pour répondre à la pensée de Dieu il faut que Dieu soit là.

Pour agir selon ce que Dieu veut, faire quelque chose qui correspondra à l’attente de son cœur et qui sera pour sa gloire, il faut – c’est une nécessité – que Dieu soit là. « L’Éternel était avec le juge, et les délivrait ». Voilà le secret pour tous. Qu’a dit le Seigneur Jésus ? « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15. 5). Si le Seigneur est là, dans mon cœur, alors je pourrai faire quelque chose. Est-ce moi qui agirai ? Non, c’est Lui. La gloire Lui revient.

L’Éternel était avec le juge. Le millier de Gédéon était le plus pauvre en Manassé, et lui était le plus petit dans la maison de son père (Jug. 6. 15). Mais Dieu qualifie ce que Gédéon reconnaît en lui disant : « L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme ». Et que dit l’apôtre Paul ? « Quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12. 10). Quand l’homme est mis de côté et que Christ seul est vu, alors cela est à la gloire de Dieu.

Et ce qui vient d’être dit, c’est dans le fond l’introduction à la fin de notre chapitre et au début du chapitre 3 : apprendre ce que c’est que la guerre. Bien sûr, il y a une application pour les combats personnels, mais là il s’agit de combats collectifs. Déjà on a vu au verset 10 du chapitre 2 l’œuvre que Dieu avait faite pour Israël. C’est une œuvre collective, et ici est placée devant nous la guerre collective. Quelle situation avons-nous ? Nous avons des nations que Dieu a laissé subsister. Pourquoi ? Pour amener le peuple à s’appuyer sur Lui.

C’est facile de dire qu’on s’appuie sur Dieu, mais c’est une autre chose de le faire. Et c’est là la grande différence : s’appuyer sur Dieu. On vient de citer Gédéon. Et malgré la faiblesse de sa foi, Gédéon s’est appuyé sur Dieu. Il a demandé des confirmations pour sa foi, et Dieu les lui a données parce que Dieu donne toujours ce qui est nécessaire pour notre foi. Alors il y a des nations que Dieu a laissé subsister. Et il ne faut pas s’étonner si, dans le rassemblement selon le Seigneur, Dieu laisse subsister des difficultés. Évidemment, ce ne sont pas des nations physiquement, mais des difficultés de différentes sortes. Et pourquoi sont-elles là ? Pour que nous soyons dans la défaite ? Pour que nous prenions notre parti de ce qui ne va pas ? Pour que nous disions que c’est la faute des autres ? Non, la défaite, c’est parce que nous ne nous appuyons pas sur Dieu.

On a beaucoup parlé de l’idolâtrie. C’est très bien. Mais l’idolâtrie commence quand on s’appuie sur soi-même, quand on s’appuie sur l’homme. Qu’est-ce que c’est qu’une idole ? C’est simplement une divinité imaginée par l’homme, c’est une ressource humaine. Je suis idolâtre quand je m’appuie sur quelque chose qui vient de moi-même. C’est déjà de l’idolâtrie. Et le Seigneur veut nous amener à autre chose, à s’appuyer sur Lui, à se fortifier en Lui et dans la puissance de sa force.

Et alors on découvre que Dieu agit au milieu de l’assemblée. Nous disons souvent que le Seigneur est au milieu de nous. Eh bien, l’un des aspects du Seigneur au milieu de nous, c’est qu’Il agit au milieu de nous. Si dans une assemblée le Seigneur n’agit pas, il faut peut-être se poser la question si on n’est pas en train de mettre le Seigneur à la porte.

Ici, il faut apprendre ce que c’est que la guerre, il faut apprendre à s’appuyer sur le Seigneur. Un frère pouvait dire : Si le Seigneur est honoré, Il peut mettre l’ordre dans le plus grand désordre. Et nous ne pouvons pas dire qu’il n’y a pas de désordre parfois au milieu de nous. Eh bien, nous avons un Seigneur capable de mettre de l’ordre.

Et un autre frère du 19ème siècle, pouvait dire : Si nous croyons que le Seigneur est le Seigneur dans l’assemblée, croyons aussi qu’Il est capable de mettre les choses en ordre.

Il y a des choses qui ne vont pas, et nous ne pouvons pas les régler nous-mêmes, nous n’avons pas les forces. Alors nous avons deux solutions : ou la solution humaine et on prend parti : C’est la faute de ceci, c’est la faute de cela ; ou bien l’autre solution : ayons à cœur les intérêts de Christ dans l’assemblée, ayons à cœur ce que l’assemblée est pour Christ : c’est la plénitude du Seigneur Jésus (Éph. 1). Eh bien, ayons à cœur cela, on en parle, on s’attend à Lui. Et quand on s’attend à Lui, on Le voit faire des miracles. La puissance du Seigneur n’a pas changé. Elle existe. Est-ce que nous savons nous appuyer sur Lui ? C’est ce que c’est que d’apprendre la guerre. Est-ce que nous l’avons appris ?

C’est le combat pour le Seigneur. Rappelons-nous que, quand le Seigneur nous amène dans un combat, c’est toujours pour nous amener, non pas à notre victoire, mais à sa victoire, la victoire du Seigneur. Et quel bonheur quand nous expérimentons que le Seigneur agit au milieu de l’assemblée. C’est un aspect du Seigneur présent au milieu des deux ou trois. Le Seigneur agit à Philadelphie, on comprend pourquoi ; le Seigneur n’agit pas à Laodicée parce qu’Il est à la porte.

Juste un mot encore sur les idoles. Dans le chapitre 2 du livre des Juges, les idoles sont mentionnées : Baal et Ashtoreth. Baal, c’est un maître, et c’est toute l’énergie que nous consacrons pour servir un maître, et nous comprenons que c’est toute l’énergie humaine, charnelle, que nous manifestons pour servir un maître qui nous éloigne de plus en plus de Dieu. Et Astaroth, c’est ce qui prend nos affections, ce qui prend nos esprits. Et aujourd’hui aussi, il y a quelquefois dans certains pays, et ça vient jusque chez nous, des méditations qui sont proposées, qui emportent l’esprit ailleurs, et qui sont d’une dangerosité qu’on n’a pas besoin de souligner. Voilà ce que sont ces deux idoles qui sont soulignées là.

Quand on parle des idoles, on pense au dernier verset de la première épître de Jean qui se termine par : « Enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jean 5. 21). Ce qui est extrêmement sérieux, c’est quand on pense à qui cet avertissement est donné. Dans le deuxième chapitre de la 1re épître de Jean, il est question des petits enfants, des jeunes gens et des pères, et on sait tous les caractères qui leur sont donnés : les petits enfants connaissent le Père, les jeunes gens sont forts parce qu’ils s’attachent à la parole, les pères connaissent « celui qui est dès le commencement ».

C’est à de tels que l’avertissement : « Enfants, gardez-vous des idoles » (ch. 5. 21), est donné. Ce qui veut dire que cet avertissement s’adresse à chacun de nous. Que nous soyons au début de notre carrière ou à la fin du chemin, que nous ayons acquis quelque connaissance de la personne du Seigneur Jésus, que nous connaissions Dieu comme un bon et tendre Père, ou que nous ayons une connaissance plus limitée, l’avertissement est là : « Enfants, gardez-vous des idoles ».

Concernant les idoles, il y a un exemple dans le livre de l’Exode. Nous connaissons bien cette scène qui nous est rapportée au chapitre 32 de ce livre. Pendant que Moïse était sur la montagne et que l’Éternel lui donnait les tables de la loi, le peuple faisait un veau de fonte. Exode 32. 3 à 6 : « Et tout le peuple arracha les pendants d’or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron ; et il les prit de leurs mains, et il forma l’or avec un ciseau, et il en fit un veau de fonte. Et ils dirent : C’est ici ton dieu, ô Israël ! qui t’a fait monter du pays d’Égypte. Et Aaron vit [le veau], et bâtit un autel devant lui ; et Aaron cria, et dit : Demain, une fête à l’Éternel ! Et lendemain, ils se levèrent de bonne heure, et offrirent des holocaustes, et amenèrent des sacrifices de prospérités ».

Dans cette scène, il y a ce qui est manifeste – il n’est pas besoin de le détailler – avec ce veau d’or qui est fondu, une idole ; et cette idole, on l’utilise pour faire une fête à l’Éternel. Cela nous montre ce danger qu’il y a, pour nous, de vouloir mélanger ce qui doit être totalement séparé. Les idoles doivent être mises de côté, exclues, pour s’en séparer totalement, pour ne pas s’en mêler et s’en garder totalement. Quand on s’approche de l’Éternel et qu’on veut Lui sacrifier, évidemment toute idole doit être ôtée.

On comprend qu’il y a une portée morale et spirituelle. Mais il y a toujours un danger, dans nos cœurs, de vouloir le faire, quand on a au fond de notre cœur quelque chose qui n’est pas forcément selon la pensée de Dieu, peut-être ne voulant pas le détruire, peut-être même voulant l’utiliser pour Dieu. Quelle idolâtrie est là devant nous !

Juges 3. 2 : « [et cela] seulement afin que les générations des fils d’Israël connaissent, en l’apprenant, ce que c’est que la guerre ». L’enseignement qui est là aussi, c’est que toutes les générations doivent apprendre ce que c’est que la guerre. La guerre, les combats ne sont pas exclusifs d’une certaine génération. On n’apprend pas le combat, et on ne combat pas seulement quand on est arrivé à un certain âge ou à un certain stade. Non, le combat est pour toutes les générations, et nous avons besoin de revêtir en tout temps l’armure complète qui nous est décrite en Éphésiens 6 pour pouvoir livrer les combats de l’Éternel. Mais nous comprenons bien que cette armure complète pour le combat est étroitement liée à un état moral. C’est dans la mesure où nous sommes dans l’état moral qui convient que nous pouvons combattre les combats de l’Éternel.

Dans le premier paragraphe de Juges 3 (v. 1 à 4), nous avons cet éloignement progressif dans lequel le peuple, les fils d’Israël, sont tombés. Ils habitent d’abord au milieu des Cananéens. Ensuite, la conséquence qui s’ensuit, inévitable, c’est qu’ils s’associent à ces Cananéens, et là ce sont les filles des Cananéens qui sont prises pour femmes. Et puis ils font ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, ils servent leurs dieux, les Baals, les ashères.

Et la colère de l’Éternel s’embrase contre Israël et Il les vend en la main de Cushan-Rishhathaïm. Nous nous souvenons d’où le peuple d’Israël est parti sous la conduite de Moïse. Il était en Égypte, il était dans l’esclavage du Pharaon. Il en a été délivré, il a traversé le désert et est arrivé dans le pays de la promesse. Et là, au bout de quelques temps, qu’est-ce qu’il devient, ce peuple ? Il va servir ce roi, Cushan-Rishhathaïm, il retombe dans l’esclavage.

Nous avons à un moment de notre vie commencé à nous séparer de l’esclavage dans lequel nous étions mais ne pensons pas que, s’il n’y a pas combat, veille et séparation de toutes les idoles quelles qu’elles soient, nous ne soyons pas en danger de retomber sous un autre esclavage. Et le nom de ce roi Cushan-Rishhathaïm signifie : double méchanceté. Nous avons bien là une illustration de l’esclavage sous lequel nous pouvons tomber quand nous nous laissons entraîner par Satan et toutes ses ruses.

Alors un juge est suscité. On a eu l’exemple de Gédéon avec tout ce que l’Éternel a opéré pour le former et l’amener à être utile pour les fils d’Israël. Nous avons avec Othniel un tableau aussi remarquable. Au verset 10, il est dit : « L’Esprit de l’Éternel fut sur lui ». C’est le premier homme dans l’Ancien Testament qui soit mentionné comme celui sur lequel l’Esprit de l’Éternel est venu. Nous ne voulons pas développer cela, mais non seulement c’est un caractère tout particulier d’Othniel, mais nous devons saisir aussi que, si l’Esprit de l’Éternel est venu sur Othniel, c’est qu’Il pouvait se reposer sur lui.

Et quand nous lisons le 1er chapitre de l’évangile selon Jean, nous voyons le témoignage de Dieu à Jean : « Celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur lequel tu verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint ». Et c’est sur le Seigneur que l’Esprit est descendu, sous la forme d’une colombe. C’est un oiseau qui ne peut demeurer que dans un lieu qui est pur. Nous comprenons combien cette colombe, cet Esprit, pouvait demeurer dans la personne du Seigneur Jésus à la pureté parfaite et dans lequel cet Esprit pouvait trouver du repos.

Alors, s’il nous est dit ici que l’Esprit de l’Éternel fut sur Othniel, c’est bien pour nous mentionner le caractère qu’Othniel pouvait présenter à ce moment-là. Et cette histoire d’Othniel nous est déjà décrite dans le 1er chapitre du livre des Juges. Dans les versets 8 à 15, Othniel nous est présenté déjà comme quelqu’un qui combat, à la demande de Caleb, pour remporter une victoire sur une ville, Kiriath-Sépher qui va devenir Débir.

Elle devient pour Othniel une source qui peut jaillir et apporter des encouragements et des bénédictions pour tous ceux qui sont autour de lui. L’enseignement profond qu’il y a dans cette scène c’est que, ayant combattu et ayant remporté la victoire, en récompense Caleb lui donne une épouse, Acsa. Othniel est caractérisé par la fidélité, le combat dans sa vie personnelle et pour acquérir une épouse. Et ce combat, cette victoire qu’il remporte, le qualifient pour que Dieu puisse l’utiliser au chapitre 3 pour délivrer Israël.

Nous voyons le lien qu’il y a entre notre vie individuelle, notre vie dans nos maisons ; et, dans la mesure où, par la grâce de Dieu, nous pouvons manifester quelque fidélité et obéissance à la Parole de Dieu, alors Dieu peut, dans sa grâce aussi, nous utiliser pour un service, comme pour lui, Othniel, au milieu du peuple d’Israël.

Juste une dernière remarque concernant Othniel. Le peuple est tombé, il a servi les dieux, et quand ils sont sous la domination de ce roi, Cushan-Rishhathaïm, il nous est dit au v. 9 du chapitre 3 : « Et les fils d’Israël crièrent à l’Éternel ; et l’Éternel suscita aux fils d’Israël un sauveur », un juge, et il faut attendre huit ans avant que la délivrance avec Othniel apparaisse. Et encore là, il y a un enseignement qui montre la sagesse d’Othniel.

Il a vécu près de l’Éternel qui l’a formé, et l’a qualifié. Il a vu la misère de son peuple Israël, il savait ce qu’il fallait faire, mais il est resté là pendant huit ans à attendre que l’Éternel lui dise : Maintenant c’est le moment, il faut aller livrer bataille. Nous avons encore là une image de la dépendance de ce serviteur qui ne dit pas : Ça y est ! Maintenant je suis fort, je vais aller délivrer le peuple. Non, avec toute dépendance, humilité et confiance en Dieu, il attend huit ans, puis il agit et remporte la victoire.

Une pensée sur les quatre premiers versets de ce chapitre 3. Une première chose, c’est que nous sommes dans le monde, c’est clair. Et comme le Seigneur l’a dit, nous ne sommes pas du monde. Et il faut que ces choses soient bien empreintes dans nos pensées. Nous sommes dans le monde, et nous voyons ici la pensée de Dieu dans le fait que ces peuples sont laissés dans le pays : « [et cela] seulement afin que les générations des fils d’Israël connaissent, en l’apprenant, ce que c’est que la guerre » (Jug. 3. 2).

Donc la guerre n’est pas facultative si nous voulons jouir de nos bénédictions. C’est clair également. Et quand nous en arrivons au verset 4, il nous est dit : « elles étaient [laissées] pour éprouver par elles Israël », et il y a ici la réalité de la foi. Est-ce que nous sommes des hommes et des femmes de foi ? « Pour éprouver par elles Israël, pour savoir s’ils écouteraient les commandements de l’Éternel, qu’il avait commandés à leurs pères par Moïse ».

Alors, de deux choses l’une, soit nous combattons, soit nous laissons aller les choses. Et la pensée de Dieu est que ces nations sont là comme un baromètre quant à la fidélité du peuple. Mais dans le même temps, les ressources pour la fidélité sont là, c’est tout aussi clair. 1 Jean 2. 14 : « Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la Parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le méchant ». Voilà, d’abord, l’adversaire est un adversaire vaincu. C’est ce que nous dit Jean 16.

Si bien que, quand nous partons au combat, si nous sommes dépendants du Seigneur, nous aurons la victoire. Et les jeunes gens, qu’est-ce qui les rend forts ici ? C’est la Parole de Dieu. « Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la Parole de Dieu demeure en vous ». Et nous avons à supplier le Seigneur que cette Parole demeure véritablement en nous comme nous le dit Colossiens 3. 16.

Et rappelons-nous la tentation du Seigneur dans le désert. Si nous nous en tenons à la Parole, le diable s’enfuira de nous comme il s’est enfui du Seigneur Jésus. « Parce que vous êtes forts, et que la Parole de Dieu demeure en vous ». Et nous avons la suite du passage : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde » (1 Jean 2. 15). Nous avons à y prendre garde. Que le Seigneur nous aide !

Le peuple crie, l’Éternel écoute et intervient. Nous pouvons le voir dans la suite des quelques évènements que nous trouvons dans ce chapitre 3, aux versets 9, 10, et 11. D’abord Dieu prend la chose en main et Il suscite un juge.

Ensuite nous voyons qu’Il a un serviteur, celui qu’Il peut employer, Othniel. Le nom d’Othniel veut dire : Dieu est fort, lion de Dieu. Voilà ce qui est important. Un serviteur n’a pas de force en lui-même, mais déjà par son nom il est clair que la force se trouve dans l’Éternel. Et ensuite nous voyons qu’il est le fils de Kenaz, et dans ce nom de Kenaz il y a aussi cette expression de la force. Son nom veut dire : flanc, la chasse.

Puis nous avons : « L’Esprit de l’Éternel fut sur lui ». Cela veut dire que l’Esprit de l’Éternel s’empare de lui. L’Esprit de Dieu vint sur lui pour le conduire. C’est l’Esprit de Dieu qui agit. Et alors Othniel juge Israël. C’est-à-dire que de nouveau les droits de l’Éternel deviennent le principe. Il est simplement dit : « Il jugea Israël ». La loi et les droits de Dieu sont mis en avant et quand c’est le cas, il y a le combat qui commence. Quand l’ennemi voit que les droits de l’Éternel sont mis en avant, alors c’est là qu’il travaille contre le peuple de Dieu, qu’il opère et le combat commence alors. Il y a combat quand les droits de l’Éternel sont revendiqués.

Il y a aussi là un enseignement pour nous. Quand nous restons lâches, alors l’ennemi n’a pas besoin d’être contre nous et il n’y a pas de combat. Quelquefois pour les chrétiens, et nous quand nous ne sommes pas vraiment fidèles, il n’y a pas vraiment de combat contre l’ennemi. Quand nous restons lâches et que nous ne prenons pas la Parole comme notre conducteur, alors l’ennemi est d’accord. C’est quand les droits de l’Éternel sont revendiqués qu’il y a le combat.

Et ensuite il est dit : « il sortit pour la guerre ». Cet homme-là, sur qui est l’Esprit de Dieu, est capable aussi de livrer bataille contre l’ennemi. « Et l’Éternel livra en sa main Cushan-Rishhathaïm ». Là nous voyons que Dieu prend à nouveau les choses en main. C’est la confiance en l’Éternel chez Othniel qui lui fait commencer le combat contre l’ennemi, et Dieu prend son parti. Cela est vrai aussi pour nous : quand nous comprenons que nous avons un combat à livrer et que nous avons confiance en Dieu, Dieu se met de notre côté et prend les choses en main. Ensuite, « sa main fut forte contre Cushan-Rishhathaïm », c’est la victoire, amenée par l’Éternel. Et alors, « le pays fut en repos ».

C’est toute une suite que Dieu opère par Othniel. C’est très beau de voir que d’abord Dieu prend la chose en main, l’Esprit de Dieu prend un homme que Dieu connaît, qu’Il peut employer, Othniel ; et puis Othniel juge, il est responsable et donne de nouveau tous les droits à l’Éternel, aux pensées de l’Éternel. Puis le combat commence en confiance, car l’Éternel sera de leur côté. Il combat et Dieu donne la victoire et le repos pour le peuple pour quarante ans. C’est très beau, quarante ans, et nous connaissons les quarante ans que nous avons quelquefois dans l’Écriture. Et c’est un temps heureux auquel le peuple est amené, par pure grâce, par pure miséricorde de la part de Dieu.

L’Éternel suscita des Juges (Jug. 2. 16). Puis au chapitre 3. 9, l’Éternel suscita un sauveur qui les délivra. Luc 1. 67 à 69 : « Et Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint, et prophétisa, disant : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, et nous a suscité une corne de délivrance ». Dans l’évangile de Jean, l’Esprit est descendu sur le Seigneur Jésus comme une colombe. L’Esprit était sur Lui, ce Sauveur annoncé à l’avance par Othniel qui nous parlait d’un plus grand que lui, le Seigneur Jésus.

Une autre pensée. Il est dit : « Sa main fut forte » (Jug. 3. 10). L’Esprit fut sur lui, ensuite il jugea – il avait le gouvernement qui lui était donné de Dieu. Et nous pensons à ce qui est dit dans le livre d’Ésaïe : « Le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom… Dieu fort » (És. 9. 6). L’Éternel est puissant avec Othniel. Voilà, tout nous parle de la personne du Seigneur Jésus qui allait venir.

Le peuple allait être conduit à la victoire, mais insistons sur un point : il est dit ensuite que sa main fut forte contre Cushan-Rishhathaïm. Pour une victoire complète, définitive, il fallait de l’aide, comme on le voit dans un exemple qui nous est donné : 2 Samuel 23. 10. « Il (Éléazar) se leva, et frappa les Philistins, jusqu’à ce que sa main soit lasse et que sa main reste attachée à l’épée ; et l’Éternel opéra une grande délivrance ». La main attachée à l’épée ! La main attachée à la Parole de Dieu. Et celle-ci est-elle non seulement dans notre main, mais aussi dans notre cœur ?

Voilà l’exemple que nous donne Othniel. Et nous pouvons simplement citer ce qui est dit dans Zacharie 4. 6 : « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit ». Voilà ce qui a caractérisé Othniel. La force n’était pas en lui-même, mais par l’Esprit de Dieu et par ce Dieu qui le fortifiait. Othniel signifie aussi : lion de Dieu. Proverbes 30. 30 : « Le lion, le fort parmi les bêtes, et qui ne se détourne devant qui que ce soit ». Le lion de Dieu.

Le Seigneur Jésus a été le lion qui est de la tribu de Juda et qui a vaincu (Apoc. 5. 5) ? Et lorsqu’on vient se saisir de Lui au jardin de Gethsémané, Il dit : « Si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci » (Jean 18. 8), et les ennemis tombent par terre. Mais le Seigneur Jésus avait dressé sa face résolument pour aller à Jérusalem, s’appuyant sur son Dieu pour ne réaliser qu’une chose : la volonté de son Dieu.

Si nous avons fait attention, en Juges 3. 5, il est parlé de 6 nations qui étaient censées être dépossédées au temps de Josué (Jos. 9. 1 et 2). Elles sont encore là, elles reparaissent de nouveau. Et de quoi nous parlent ces ennemis déclarés ? Les Cananéens, leur nom signifie : trafiquants. Trafiquons-nous pour le Seigneur en attendant sa venue, ou trafiquons-nous pour nous-mêmes ? Et nous avons l’esprit du monde qui nous pénètre aujourd’hui dans tout ce qui est le commerce de sorte que vous allez être très exercés par rapport à des jeunes qui s’engagent dans des études commerciales parce qu’il peut y avoir différents pièges subtils dont l’ennemi pourrait se servir pour détourner les cœurs de Christ.

Puis les Amoréens, dont le nom signifie : parleurs, vantards. Les Héthiens, ou fils de terreur. Voilà tous ces ennemis qui se présentent à nous aujourd’hui. Et en liaison avec ce qui peut être placé devant nous, en 2 Timothée 3. 1 à 5, on voit là ce qui va se passer dans les derniers temps, les temps de la fin : « Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant pas le bien, traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu, ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance ».

Nous avons encore là le côté de l’égoïsme qui peut se traduire dans le fait de trafiquer pour soi-même, pour ce monde qui périt. Et puis en même temps est placé devant nous le côté de la vantardise. L’amour (1 Cor. 13. 4) ne se vante pas. Et ces quatorze traits qui nous sont donnés dans 1 Cor. 13 quant à l’amour nous parlent du Seigneur qui les a pleinement accomplis.

Il est dit « implacables », c’est-à-dire qui ne tiennent pas leurs engagements (qu’on ne peut apaiser, fléchir. Synonyme : impitoyable, inflexible). On ne tient pas toujours ses engagements vis-à-vis de nos frères et sœurs, avec le monde, mais premièrement tenons-nous nos engagements avec le Seigneur ?

Jérémie 30. 21 et 22 dit : « Car qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? dit l’Éternel. Et vous serez mon peuple, et moi je serai votre Dieu ». « Qui est celui qui engage son cœur » – c’est sur le plan individuel – « pour venir à moi », dit l’Éternel. Et en 2 Chroniques 15. 2 : « Écoutez-moi : L’Éternel est avec vous quand vous êtes avec lui ; et si vous le cherchez, vous le trouverez, et si vous l’abandonnez il vous abandonnera ».

Puis on voit la situation au verset 5 : « il y avait beaucoup de troubles… et nation se brisait contre nation, et ville contre ville, car Dieu les troublait par toutes sortes d’angoisses », on a parlé d’une grande détresse. Mais qu’est-il dit ensuite ? Verset 12, pour nous montrer le côté de l’engagement : « Et ils s’engagèrent ensemble à rechercher l’Éternel, le Dieu de leurs pères, de tout leur cœur et de toute leur âme ». Verset 15 : « Et tout Juda se réjouit du serment, car ils avaient juré de tout leur cœur, et ils avaient recherché l’Éternel de toute leur âme, et ils l’avaient trouvé ». Et qu’est-il dit ensuite ? « L’Éternel leur donna du repos ».

Aujourd’hui, dans les exercices présents dans la vie des assemblées, nous pourrions tous dire : nous sommes défaits par l’ennemi. Mais il y a un engagement à avoir, un engagement du cœur pour rechercher l’Éternel, la pensée de l’Éternel, la Parole de Dieu. Il y a un engagement qui doit d’abord se faire individuellement, et qui ensuite doit être un exercice collectif : « Ils s’engagèrent ensemble à rechercher l’Éternel ». Il y a eu ce désir, qui était heureux, mais ensuite il y a eu une concrétisation. Ils L’avaient recherché de toute leur âme, de sorte qu’ensuite la bénédiction est là, le repos est accordé, le repos est dispensé.

Aujourd’hui encore, c’est en nous tenant en repos, en nous appuyant sur le Seigneur que nous goûterons ensemble ce repos que Dieu seul peut nous accorder. Nos cœurs sont-ils disposés et engagés pour suivre le Seigneur et nous attacher à Lui ?

Nous avons vu ces différents ennemis qu’il y a au verset 5 de Juges 3. Et le verset 3 nous parle aussi d’autres ennemis et soulignons simplement un de ces ennemis : « cinq princes des Philistins ». Les Philistins nous parlent des professants qui n’ont pas la vie. Si on cherche dans la Parole, on trouve que les Philistins descendent d’Égypte, ils sont des descendants de Mitsraïm, qui est l’Égypte (Gen. 10. 6), et il est dit dans le livre d’Amos (9. 7) qu’ils sont venus en Palestine en passant par l’île de Caphtor, c’est-à-dire la Crète.

Voilà un peuple qui est venu d’Égypte dans le pays de Canaan, et un peuple qui n’a connu ni la pâque, ni la mer Rouge, ni la traversée du Jourdain. Et ces professants sont mêlés au peuple de Dieu. Et nous faisons référence à 2 Timothée 2. 20, à la chrétienté devenue une grande maison où il y a le mélange ; et le mélange conduit à des situations où le peuple de Dieu est mélangé à ce qui a la forme de la piété mais en a renié la puissance, et c’est une source de faiblesse. Voilà encore un de ces ennemis que nous pouvons rencontrer. Alors méfions-nous de ceux qui n’ont qu’une profession extérieure mais qui n’ont pas la vie.

Et la vie se manifeste par des fruits qui montrent l’attachement au Seigneur, un cœur engagé pour le Seigneur et un cœur qui se défie de lui-même. Prenons garde aussi à ce genre d’ennemi qui peut aussi nous séduire en nous faisant croire que nous avons le même Seigneur, que nous servons le même Maître alors que c’est faux, et que l’on ne peut pas trouver parmi ces professants les fruits de la vie nouvelle.

Nous avons entendu cette exhortation adressée à chacun : Qui est celui qui engagera son cœur pour venir après moi ? Nous avons considéré cet exemple d’Othniel, oh combien encourageant pour notre foi ! L’exemple d’Othniel est-il seulement pour les frères âgés qui ont marché cinquante ou soixante ans avec le Seigneur ? Non ! Il est pour tous ceux qui connaissent le Seigneur Jésus. Alors, avons-nous à cœur de répondre à cet appel que nous avons tous entendu ici : « Qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? » Jér. 30. 21. C’est du cœur dont il est question.

Et le fruit de cet engagement d’Othniel est remarquable. Il a été suscité par l’Éternel Lui-même, mais Othniel, qu’a-t-il permis ? Le peuple a été sous la servitude pendant huit ans, et la délivrance que l’Éternel a accordée par Othniel, ce fut quarante ans de repos. C’est cinq fois plus ! Et ne voyons-nous pas là la miséricorde de notre Dieu ? Il a dû châtier son peuple, Il a dû le faire passer sous la domination de l’ennemi pendant huit ans, et ensuite, en réponse à la foi d’un serviteur, le peuple a joui de quarante ans de repos.

Voilà ce que nous avons à cœur ici tous, qui que nous soyons, d’être utiles pour le peuple de Dieu, de nous tenir dans la lumière du Seigneur Jésus, d’être dépendants, et d’avoir à cœur ce que le Seigneur Jésus a de plus cher sur cette terre, son assemblée. Quel exemple nous avons eu devant nous ! Cet homme, on ne sait pas grand-chose de sa vie, mais le peu que nous connaissons, combien il encourage nos cœurs !

L’Esprit de l’Éternel fut sur lui, il sortit pour la guerre, il a réalisé une victoire complète. Voulons-nous, dans notre toute petite mesure, être des Othniel, réalisant que notre force est exclusivement dans le Seigneur Jésus ? C’est une chose de toute importance. Peut-être que, quand on est jeune avec l’énergie de la jeunesse et les capacités toutes fraîches que le Seigneur a confiées, on peut se dire : Oh ! moi, je peux. Moi je suis prêt, Seigneur, à aller avec toi et en prison et à la mort, je suis prêt ! J’aime le Seigneur ! C’est vrai mais il nous faut faire attention. « Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 17), mais la force n’est pas en moi.

Combien nous avons tous besoin d’apprendre et de réapprendre cette leçon essentielle : la force est dans le Seigneur Jésus. Et si je peux faire quelque chose pour Lui, c’est uniquement par sa grâce, et cela n’enlève en rien notre responsabilité. Si je peux faire quelque chose à la gloire du Seigneur, c’est uniquement par sa grâce. Alors qui engagera son cœur pour venir à Lui ? Cette parole est adressée à chacun. Puissions-nous y répondre avec toute humilité avec des affections renouvelées pour Celui qui pour nous a donné sa précieuse vie.

D’après Réunion d’études à Pau en 2019