« FIXANT LES YEUX SUR JÉSUS » (HÉBREUX 12. 2)

Bien-aimés, je vous invite aujourd’hui à diriger vos yeux et votre cœur sur la personne adorable du Seigneur Jésus. Ce mois-ci, nous allons le considérer dans sa marche sur cette terre et plus tard dans sa gloire et dans le ciel.

Au milieu des dangers et des épreuves qui nous entourent, combien il est important de fixer nos yeux sur Jésus ! Mais parfois, nous ne le distinguons pas, nous le perdons de vue, ou nous détournons nos regards de Lui.

Lisons la scène de Matthieu 14. 24 à 33 : « Or la nacelle était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues, car le vent était contraire. Et à la quatrième veille de la nuit, il s’en alla vers eux, marchant sur la mer. Et les disciples, le voyant marcher sur la mer, furent troublés, disant : C’est un fantôme. Et ils crièrent de peur. Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur. Et Pierre, lui répondant, dit : Seigneur, si c’est toi, commande-moi d’aller à toi sur les eaux. Et il dit : Viens. Et Pierre, étant descendu de la nacelle, marcha sur les eaux pour aller à Jésus. Mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria, disant : Seigneur, sauve-moi ! Et aussitôt Jésus, étendant la main, le prit et lui dit : Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? Et quand ils furent montés dans la nacelle, le vent tomba. Et ceux qui étaient dans la nacelle vinrent et lui rendirent hommage, disant : Véritablement tu es le Fils de Dieu ! »

Le passage identique dans Marc 6 nous dit que Jésus les vit se tourmenter à ramer, car le vent leur était contraire. N’est-ce pas souvent notre cas, nous nous tourmentons en faisant beaucoup d’efforts à essayer de nous en sortir seuls dans nos difficultés, en nous plaignant que les circonstances nous sont contraires et en s’imaginant que pour les autres tout va bien. Et nous oublions qu’il y en a un qui nous voit, qui connaît toutes choses, et qui prie pour nous (voir le verset précédent dans les deux évangiles). Rappelons-nous aussi et faisons nôtres les paroles du Seigneur à Pierre en Luc 22. 32 : « Moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ».

Le Seigneur s’approche des disciples, mais eux pensent que c’est un fantôme. Au milieu du danger, nos esprits sont parfois bien perturbés et nous pouvons vite perdre notre sang-froid et notre raison. Des deux disciples d’Emmaüs, il est aussi dit : « Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas » (Luc 24. 16).

Mais le Seigneur, dans son amour, les rassure aussitôt : « Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur ». Combien de fois ces paroles ne nous ont-elles pas fait du bien !

Chers croyants, si vous êtes en ce moment dans une période difficile, laissez-vous rassurer et encourager par votre Seigneur ; il ne vous veut que du bien et il se tient à vos côtés pour vous soutenir et vous aider.

Nous arrivons ensuite à un moment si merveilleux et à la fois si triste. Pierre demande quelque chose d’incroyable et d’impossible au Seigneur. La tempête fait toujours rage et Pierre accomplit une chose qu’il est le seul humain à avoir pu faire, marcher sur l’eau. Tant qu’il regarde à son maître, il ne coule pas. Mais voyant que le vent était fort, il a peur, et ensuite il s’enfonce. Il a détourné ses regards du Seigneur vers le vent et les vagues, et sa foi l’a quitté. Le doux mais sérieux reproche du Seigneur s’adresse aussi à nous : « Homme (ou femme) de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (v. 31). Jacques 1. 6 nous dit : « Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ».

Il y a une leçon que nous n’avons jamais fini d’apprendre : ce qui doit compter pour nous, ce n’est pas la fin de nos épreuves, mais la conscience et donc la jouissance de la présence réconfortante du Seigneur à nos côtés au milieu même de ces épreuves ! Il n’a pas dit à ses disciples, je vais vous sauver, mais il leur a dit « Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas de peur » (v. 27).

Ta présence est le bien suprême ;

Ton amour ne tarit jamais ;

Ton cœur dispense à ceux qu’il aime

Repos, bonheur, parfaite paix.

(Hymnes et Cantiques n°161)

… Ma délivrance

Dans le danger,

C’est ta présence,

Divin Berger.

(Venez à Moi n°189)

J’ai soif de ta présence

… Dans ma faiblesse immense,

Que ferais-je sans toi ?

Refrain :Chaque jour, à chaque heure,

Oh ! j’ai besoin de toi

… demeure auprès de moi.

Pendant les jours d’orage,

D’obscurité, d’effroi,

Quand faiblit mon courage,

Que ferais-je sans toi ?

Ô Jésus, ta présence,

C’est la vie et la paix ;

La paix dans la souffrance…

(Venez à Moi n°57)

Contre moi, dans ce monde,

Si l’orage en fureur

Enfle ses flots et gronde,

Troublera-t-il mon cœur ?

Non, je n’ai pas de crainte :

Jésus est avec moi,

Et sa présence sainte

Éloigne tout effroi.

(Hymnes et Cantiques 146)

Ayant passé par ces expériences, les disciples sont alors tout disposés à le recevoir dans la nacelle (Jean 6. 21), et c’est seulement après que le vent est tombé.

Ensuite les disciples « lui rendirent hommage ». N’oublions pas de remercier le Seigneur pour ses délivrances :

1°) délivrance de l’épreuve, ou

2°) délivrance de nos craintes, de nos peurs, de nos angoisses alors que l’épreuve est encore là, et

3°) pour les délivrances futures : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces » ; (Phil. 4. 6) et c’est ainsi que « la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (v. 7).

Oui, regardez marcher dans les évangiles, Celui qui « a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces… qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 21 et 23). Dans toutes nos circonstances, plutôt que de nous plaindre, remettons-nous entre les mains de Dieu, disons-Lui nos peines, confions-nous en Lui et regardons à Jésus. « Rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus (avec le sens de : détourner ses regards d’autres objets et les fixer exclusivement sur un seul), le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte… Considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 1 à 3).

Vous souffrez, le Seigneur, Lui aussi, a souffert, et bien plus que vous. Mais Il a enduré toutes ses souffrances « à cause de la joie qui était devant lui… ». Quelle était cette joie ? Matthieu 13. 44 nous en dit quelque chose : « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme, après l’avoir trouvé, a caché ; et de la joie qu’il en a, il s’en va, et vend tout ce qu’il a, et achète ce champ-là » (Mat. 13. 44). Sa joie, c’était de nous sauver de la mort, de nous amener dans le ciel dans la présence de Dieu qui voulait des adorateurs et de nous avoir comme épouse. Luc 15 nous en parle aussi : « Quel est l’homme… qui, ayant cent brebis et en ayant perdu une… ne s’en aille après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? et l’ayant trouvée, il la met sur ses propres épaules, bien joyeux ; et, étant de retour à la maison, il appelle les amis et les voisins, leur disant : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis perdue. Je vous dis, qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent… ».

Et quelle est VOTRE joie ? « Réjouissez-vous parce que vos noms sont écrits dans les cieux » (Luc 10. 20), « vous, qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps ; en quoi vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses tentations, si cela est nécessaire, afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée [tourner] à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 5 à 7). C’est une joie d’honorer Dieu !

Chers frères et sœurs qui passez par l’épreuve, l’âge avancé, la maladie, les handicaps, la solitude, le rejet, la moquerie etc., n’attendez pas d’être au ciel pour vous réjouir, n’attendez pas la fin de vos difficultés pour espérer d’être joyeux, non vous avez déjà maintenant des grands sujets de joie ! « Bien-aimés… en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport… que nul de vous ne souffre comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui ; mais si [quelqu’un souffre] comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom » (1 Pier. 4. 12 à 16). Souffrir comme chrétien, soit en subissant des persécutions, soit en acceptant avec soumission et foi les épreuves permises par Dieu, c’est honorer Dieu, et c’est nous préparer des récompenses pour le ciel. Que cela nous réjouisse déjà maintenant ! « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12). En Jacques 1. 12 nous lisons : « Bienheureux est l’homme qui endure la tentation ; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve, il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment ».

L’apôtre Paul, qui a connu tellement d’épreuves (lisez 2 Cor. 11. 23 à 33), nous exhorte de sa prison, avec insistance : « Réjouissez-vous dans le Seigneur » (Phil. 3. 1). Puis : « Réjouissez-vous TOUJOURS dans le Seigneur » (4. 4) ; « ENCORE UNE FOIS, je vous le dirai : réjouissez-vous » (4. 4). Écoutons-le aussi chanter les louanges du Seigneur avec Silas en prison (Act. 15). Nous, nous serions plus prompts à gémir et à nous plaindre !

En Jean 20, les disciples sont dans la crainte. « Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! … Les disciples se réjouirentquand ils virent le Seigneur ».

Puissions-nous sans cesse

Marcher par la foi,

Et dans la détresse

Regarder à toi !

Hymnes et Cantiques n°77

Que les paroles de Jean 12. 21 soient aussi notre désir constant : « Nous désirons voir Jésus ». Il peut parfois y avoir des « obstacles » qui nous empêchent de le voir et de jouir de sa présence rassurante, ou qui nous éloignent de lui ou affadissent son image. Cela peut être une maladie qui nous affaiblit, qui nous révolte, un deuil qui nous ravage, une méchanceté d’un proche qui nous dévaste, un problème financier qui nous abat, un coup dur familial qui nous atteint, et nous nous trouvons dans la même situation que les disciples confrontés au vent puissant et aux vagues en furie. Que faire ? « Montons sur un arbre » pour nous élever au-dessus des circonstances, tel que le fit Zachée dans Luc 19 : « Il cherchait à voir Jésus, quel il était ; et il ne pouvait, à cause de la foule, car il était petit de taille. Et, courant en avant, il monta sur un sycomore pour le voir » => « il le reçut avec joie ». Il y avait deux obstacles, sa taille et la foule. Mais sa détermination à voir Jésus lui a montré une solution. Recherchons à tout prix à « voir » Jésus, à (re)venir à lui. « Et je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, pour [le] rechercher par la prière et la supplication » (Dan. 9. 3). « Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face » (Ps. 105. 4). « Tu me rempliras de joie par [le regard de] ta face » (Act. 2. 28).

Qu’au milieu de nos tumultes, de nos adversaires, de nos ennuis, notre attitude soit celle-ci : « ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux » (Marc 9. 8). « Le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 17). « Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait… ? » (Luc 24. 32).

Recevez mes salutations chaleureuses, Marco. Juin 2025

BERACA 58 : LE ROI DAVID

Dans les jours des Juges, il y eut une famine. Un homme du nom d’Élimélec, avec sa femme, Naomi, et leurs deux fils, « Makhlon et Kilion, Éphratiens, de Bethléhem de Juda », vinrent aux champs de Moab, et demeurèrent là (Ruth 1. 1 et 2). Cette famille avait quitté la terre promise à Abraham, un pays ruisselant de lait et de miel, dans lequel les fils d’Israël étaient entrés avec Josué. Expatrié, Élimélec mourut dans les champs de Moab. Ses deux fils se marièrent à des femmes moabites, et moururent eux aussi. Veuves et désemparées, Naomi et sa belle-fille Ruth décidèrent de revenir dans la tribu de Juda. Dès leur arrivée, Ruth, l’étrangère, sortit pour chercher de la nourriture, et trouva des épis d’orge laissés sur le champ par les moissonneurs. Le Dieu de Naomi, devenu son Dieu, l’avait dirigée vers un champ qui appartenait à Boaz, un « homme puissant et riche » (Ruth 1. 16 ; 2. 1).

L’Éternel, dans ses voies d’amour, usa de grâce envers Ruth en la conduisant à Boaz qui, découvrant sa foi et sa persévérance, lui dira ensuite : « Ne crains pas ; tout ce que tu me dis, je le ferai pour toi ; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse » (3. 11). Ainsi acceptée, cette étrangère est devenue la femme de Boaz. Leur union nous donne une belle image de l’union de Christ avec l’Église, tirée hors des nations (Act. 15. 14). Notre Seigneur est bien plus qu’un homme puissant et riche, Il est le Tout-Puissant. De cette union, il résulta que Ruth donna naissance à un fils « et les voisines lui donnèrent un nom, disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l’appelèrent du nom d’Obed. Ce fut le père d’Isaï, père de David » (Ruth 4. 17). Une étrangère entre ainsi dans la lignée qui amènera à Israël le Messie (Mat. 1. 2 à 16). Celui qui doit remplacer Saül, le roi selon la chair, est préconnu de Dieu et préparé d’avance. Il naît dans une famille pieuse et sera le roi selon le cœur de Dieu (1 Sam. 13. 14). La première mention de David se trouve être le jour où Samuel, prophète, juge et sacrificateur, obéit à l’ordre reçu de l’Éternel : « Remplis ta corne d’huile, et va : je t’enverrai vers Isaï, le Bethléhémite ; car j’ai vu parmi ses fils un roi pour moi » (1 Sam. 16. 1).

Arrivé chez Isaï, Samuel prépare le sacrifice : un sacrifice de prospérité ou de paix ; un sacrifice partagé comme suit : la graisse, les rognons et le réseau qui est sur le foie : pour l’Éternel, la chair : pour le sacrificateur et la famille ou le peuple. Le sang répandu annonçait « le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19) ; la graisse, les rognons, ou l’intérieur anticipaient tout ce que Dieu seul peut apprécier parfaitement en Christ qui a dit : « Voici, je viens ; … C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Lév. 3. 15 et 16 ; Ps. 40. 8).

Avant de se mettre à table, Samuel demanda à Isaï de lui présenter ses fils. « Et Isaï fit ainsi passer ses sept fils devant Samuel. Et Samuel dit à Isaï : L’Éternel n’a pas choisi ceux-ci ». La question est posée : savoir si tous ses fils sont bien là, et la réponse est : « il reste encore le plus jeune, et voici, il fait paître le menu bétail. Samuel dit à Isaï : Envoie quelqu’un le chercher ; car nous ne nous placerons pas autour de la table avant qu’il ne vienne ici » (1 Sam. 16. 10 et 11). David était-il le moins estimé dans sa famille ? Lorsque Samuel avait vu Éliab, il s’était dit : Certainement l’oint de l’Éternel est devant moi. « L’Éternel dit à Samuel : Ne regarde pas son apparence, ni la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté ; en effet l’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde, car l’homme regarde à l’apparence extérieure, mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Sam. 16. 7). On alla chercher le jeune berger, et dès qu’il fut arrivé, le prophète reçut l’ordre d’en haut : « Lève-toi, oins-le ; car c’est celui-là. Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. Et l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite. Quand à Samuel il se leva et s’en alla à Rama » (v. 13). L’œuvre accomplie, le serviteur s’efface, bel exemple pour quiconque est appelé à servir le Seigneur.

Comme il est touchant de lire ce qui est écrit sur le jeune berger : « Il choisit David, son serviteur, et le prit des enclos des brebis ; il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour faire paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage. Et il les fit paître selon l’intégrité de son cœur, et les conduisit par l’intelligence de ses mains » (Ps. 78. 70 à 72).

« Alors dans une vision tu parlas de ton saint et tu dis : J’ai placé du secours sur un homme puissant, j’ai haut élevé un élu d’entre le peuple. J’ai trouvé David, mon serviteur ; je l’ai oint de mon huile sainte » (Ps. 89. 20 et 21). Bien que le psaume parle par anticipation de Christ, l’Esprit de Christ prend pour image David, qui a été trouvé et pris des enclos des brebis pour être oint en témoignage du choix de Dieu. Quant à David, Dieu dit : « Ma main sera fermement avec lui, et mon bras le fortifiera » (v. 22) ; quant à Christ : « Je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre » (v. 28) ; cela est encore à venir !

David, l’humble berger, oint au milieu de ses frères, retourne auprès des brebis et des agneaux, continuant à servir son père. Dans la solitude des campagnes ou du désert il apprend à connaître son Dieu. Comme Moïse autrefois, il est à l’école de Dieu, et comme Moïse il sera rejeté par les siens : « Qui t’a établi chef et juge sur nous ? » (Ex. 2. 14) Quand David est envoyé par son père vers ses frères, sur le champ de bataille, l’aîné s’adresse à lui méchamment : « Pourquoi donc es-tu descendu ? » (1 Sam. 17. 28). Il en fut de même pour Joseph envoyé, lui aussi par son père, vers ses frères : « Et ils le virent de loin et, avant qu’il ne soit proche d’eux, ils complotèrent contre lui pour le faire mourir » (Gen. 37. 18). Et pour le Fils du Père, notre Seigneur Jésus Christ : « Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu » ; « les Juifs persécutaient Jésus et cherchaient à le faire mourir » ; « … ils crièrent : À mort, à mort ! crucifie-le ! » (Jean 1. 11 ; 5. 16 ; 19. 15).

Joseph et David furent envoyés par leur père vers leurs frères ; notre Seigneur, a dit : « … le Père qui m’a envoyé » (Jean 5. 37). Dans plusieurs psaumes, David exprime ce que seront les souffrances et les gloires de Christ. Dieu s’est servi des expériences qu’Il lui a fait vivre pour annoncer la venue de son Fils dans le monde. David, le berger, fut appelé auprès du roi Saül, aux prises avec un mauvais esprit, pour jouer de la harpe afin de le calmer (1 Sam. 16). « Jésus, … lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38). À notre tour de servir humblement Celui qui a donné sa vie pour nous et qui nous fortifiera pour cela.

LA PARABOLE DU SEMEUR (2)

« En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » Jean 5. 24.

1. Les préoccupations du monde

« [Jésus] leur parla de beaucoup de choses en paraboles ; il leur disait : Voici, le semeur sortit pour semer. Comme il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin ; les oiseaux vinrent et mangèrent tout. D’autres tombèrent sur les endroits rocailleux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre. Aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; le soleil s’étant levé, ils furent brûlés et, parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils séchèrent. D’autres tombèrent parmi les épines ; les épines montèrent et les étouffèrent. D’autres tombèrent sur la bonne terre et donnèrent du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » Matthieu 13. 3 à 10.

« Celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole ; mais les soucis de ce monde et la tromperie des richesses étouffent la Parole, et il est sans fruit » Matthieu 13. 22.

De nos jours, nous sommes constamment exposés à une grande quantité d’informations, qui sont répétées et amplifiées par les médias. Vraies ou déformées, ces informations, sur les sujets les plus variés, rappellent à notre esprit ce que la Bible appelle « les soucis de ce monde ». Leur effet est d’étouffer la Parole de Dieu (Mat. 13. 22).

Le diable (ou : le Méchant v. 19) cherche tout de suite à enlever la Parole de Dieu lorsqu’elle a été semée dans le cœur. Notre refus habituel de Dieu, le fait que nous ne prêtons pas attention à ce qu’Il dit, rend le cœur dur comme « le chemin ».

Enfin, le diable cherche à pénétrer nos esprits et, habilement, il crée du désordre dans nos pensées, en nous faisant confondre les sujets importants avec ceux qui ne le sont pas. Cette saturation de l’esprit par des choses qui n’ont pas de valeur pour Dieu est en croissance constante, notamment à cause de l’influence toujours plus grande d’Internet et des réseaux sociaux.

Fixons notre attention sur ce que la Bible nous enseigne : « Au reste, frères, tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation – s’il y a quelque vertu et quelque louange -, que cela occupe vos pensées : ce que vous avez appris, reçu, entendu, vu en moi, faites-le, et le Dieu de paix sera avec vous » (Phil. 4. 8 et 9).

2. Peur et paix

« Quand ils diront : Paix et sûreté, alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont pas » 1 Thessaloniciens 5. 3.

« Que le Seigneur de paix lui-même vous donne toujours la paix en toute manière. Que le Seigneur soit avec vous tous ! » 2 Thessaloniciens 3. 16.

Notre esprit, quand il est trop imprégné des préoccupations de ce monde, est envahi par l’anxiété, par la peur du lendemain et la crainte de la mort, par laquelle le diable tient l’homme dans un état de véritable esclavage (Héb. 2. 15). Où trouver une aide sûre, un refuge contre le tumulte de ce monde ? Écoutez la voix de Jésus, en lisant les Évangiles : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Les paroles de Jésus sont vivifiantes pour celui qui croit. Nous pouvons alors faire l’expérience du repos promis, et les voix du monde s’évanouissent ou prennent la place qu’elles méritent.

Jésus nous a acquis la paix à grand prix : par sa mort sur la croix. Il la donne à tous ceux qui se confient en Lui : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » (Jean 14. 27).

Mais la Bible dit encore : « Il n’y a pas de paix, dit l’Éternel, pour les méchants » (És. 48. 22). C’est pourquoi le diable cherche à instaurer une paix artificielle pour endormir les hommes par les moyens subtils que nous voyons aujourd’hui tout autour de nous. Et ainsi, un jour, sur la terre, « quand ils diront : Paix et sûreté, alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont pas » (1 Thess. 5. 3). Dieu ne l’a-t-Il pas annoncé pour nous rendre attentifs et nous mettre en garde contre l’immoralité et l’injustice de ce monde loin de Dieu ?

D’après « Il buon seme » mars 2025

JÉSUS CHRIST REVIENT !

« Si donc tu ne veilles pas, je viendrai [sur toi] comme un voleur » Apocalypse 3. 3.

« Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi » Jean 14. 3.

C’est une déclaration très claire de la Bible. Pour certains, Il apparaîtra comme un voleur ; pour d’autres, Il viendra comme Sauveur (Phil. 3. 20).

Ceux qui ne veulent rien avoir à faire avec Jésus Christ, et le rejettent comme Sauveur, le verront venir comme un voleur :

– Ils ne désirent pas sa venue. Ils Lui ont tourné le dos et ne veulent pas entendre parler de Lui. Ils s’estiment très heureux de poursuivre leur vie sans Lui.

– Il viendra d’une manière absolument inattendue pour les incrédules. Parce qu’ils ne tiennent pas compte de ce que dit la Bible – la Parole de Dieu – ils seront surpris par sa venue soudaine.

– Quand Il viendra, Il ôtera tout ce qui est important pour eux. Tout sentiment de propre justice et toute illusion qu’ils auront pu se faire quant à eux-mêmes et à leur avenir éclatera alors comme une bulle de savon.

La venue de Jésus Christ pour ceux qui croient en Lui et le connaissent comme leur Sauveur personnel sera tout à fait différente :

– Ils désirent de tout cœur la venue du Seigneur Jésus, parce qu’ils l’aiment et attendent d’être avec Lui éternellement.

– Ils l’attendent. Peut-être qu’on se moque d’eux en disant : « Où est la promesse de sa venue ? », mais ils demeurent convaincus que « le Seigneur ne tarde pas en ce qui concerne la promesse » qu’Il a faite (2 Pier. 3. 4 et 9).

– Ils seront richement bénis à sa venue. Il transformera leur corps d’abaissement « en la conformité du corps de sa gloire » (voir Phil. 3. 21).

De quelle manière Jésus Christ viendra-t-Il pour vous ? – comme un voleur ou comme un Sauveur ?

D’après « The Good Seed » – septembre 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (113)

« Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » Jean 1. 18.

QUI EST DIEU ?

Il y a quelques années, un groupe de recherche d’une université américaine a mené une enquête auprès des chrétiens sur le thème : Qui est Dieu ? Malheureusement, le résultat n’a pas été celui que l’on aurait pu attendre de chrétiens. Au lieu de donner leur réponse à partir de la Bible, ils ont décrit Dieu selon leurs propres idées. Le résultat dépendait grandement de leur situation de vie et de leur attitude intérieure.

Pour savoir qui est Dieu, nous ne devons pas commencer par nous-mêmes. Si nous formons nos propres pensées à son sujet, nous obtenons une image totalement fausse de Dieu. Ce n’est pas seulement faux, mais aussi maléfique, car cela conduit finalement à créer sa propre idole.

Est-il même possible pour nous, les humains, de connaître le Dieu vrai et éternel ? – Oui, car Il s’est révélé à nous. En créant le monde, Il a montré combien Il est puissant et sage (Ps. 19. 2). Plus tard, Il a donné au peuple d’Israël les dix commandements et a fait ainsi connaître ses justes exigences envers l’humanité (Ex. 20. 1 à 17). Mais la pleine révélation de Dieu est venue avec l’incarnation de son Fils. Jésus-Christ est venu sur la terre et est mort sur la croix pour les pécheurs perdus afin de montrer l’amour de Dieu.

« En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).

D’après Näher zu Dir mai 2025

« De cette ville (Rome), les frères, qui avaient appris tout ce qui nous était arrivé, sont venus à notre rencontre jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois Tavernes ; quand il les vit, Paul rendit grâces à Dieu et prit courage » Actes 28. 15.

QUAND LES CROYANTS SE RENCONTRENT

L’apôtre Paul avait l’intention de rendre visite aux chrétiens de Rome. Il désirait les connaître personnellement, « pour que nous soyons ensemble encouragés au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12). Il ne pensait certainement pas que quelques années plus tard, il se rendrait à Rome en tant que prisonnier.

Néanmoins, son souhait s’est réalisé. Les frères de Rome vinrent même à sa rencontre à mi-chemin. Cela a renforcé et réconforté Paul dans sa foi. On ne rapporte pas ce qu’ils lui ont dit lorsqu’ils l’ont rencontré. Mais le fait même que l’apôtre ait vu les croyants était pour lui un encouragement. Il a remercié Dieu pour cela.

Chaque chrétien parcourt un chemin personnel de foi avec le Seigneur Jésus. Il y a des itinéraires difficiles qui demandent beaucoup d’endurance. Il arrive aussi que le chemin demande une force particulière parce qu’il est raide. Lorsque nous suivons le Seigneur Jésus, nous nous sentons souvent seuls et incompris, car c’est comme de nager à contre-courant.

C’est pourquoi Dieu veut nous donner un nouveau courage en nous faisant rencontrer d’autres croyants. Quand on les voit, on se rend compte : je ne suis pas le seul à vouloir vivre avec le Seigneur ! C’est une grande consolation. La communion avec les autres nous fortifie également sur le chemin de la foi. Remercions donc Dieu pour chaque encouragement qu’il nous donne !

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous au ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel » Actes 1. 11.

LAISSEZ-VOUS SAUVER !

Quarante jours après sa résurrection, Jésus-Christ est monté au ciel. Ses disciples le virent emporté et enlevé dans une nuée. Il les a laissés sur terre pour proclamer aux gens sa vie, sa mort et sa résurrection. Ils ont été chargés de témoigner du Seigneur Jésus comme le Fils de Dieu et le Sauveur du monde.

Il faut que le monde entier sache que Jésus est mort sur la croix pour sauver les coupables du jugement de Dieu. Quiconque croit en Jésus-Christ et en son œuvre de rédemption est acquitté de la punition divine qu’il mérite à cause de ses péchés. Il reçoit la vie éternelle et est réconcilié avec Dieu.

Ce message de grâce est encore proclamé aujourd’hui. Les gens sont invités à reconnaître leur culpabilité devant Dieu et à accepter personnellement le Seigneur Jésus comme leur Sauveur.

Cette étape de foi est de la plus haute importance, car Dieu jugera bientôt la terre. C’est à cet effet que son fils Jésus-Christ viendra du ciel.

Le Seigneur lui-même a annoncé : « Elles (toutes les tributs de la terre) verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec puissance et une grande gloire » (Mat. 24. 30). Il réapparaîtra sur terre, mais non plus comme un sauveur, mais comme un juge. C’est pourquoi nous exhortons sincèrement : Soyez réconciliés avec Dieu.

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Je supplie Évodie et je supplie Syntyche d’avoir la même pensée dans le Seigneur » Philippiens 4. 2.

LE SEIGNEUR JÉSUS, NOTRE DIVIN MÉDECIN

Le lecteur attentif aura certainement observé, au cours de cette épître, des touches délicates de la plume inspirée. Cela nous fait conclure que l’œil de l’apôtre, précis et vigilant, découvrait une certaine racine de mal au sein de l’assemblée bien-aimée à Philippe. Il s’adresse directement à celle-ci, non pas avec un couperet ou un fouet, mais avec un raffinement et une délicatesse bien plus puissants que cela. Les résultats moraux les plus puissants sont atteints par ces touches délicates venant du Saint Esprit.

Mais quelle était la racine que nous avons mentionnée ? – C’était une racine d’envie et de disputes. Le développement de cette racine est vu très clairement dans les heurts entre ces deux sœurs, Évodie et Syntyche, mais cela est mentionné dans des portions précédentes de l’épître, et un remède divin est apporté.

Il est très important, pour un médecin, non seulement de comprendre ce qui ne fonctionne pas, mais aussi d’identifier le bon remède. Certains médecins sont habiles pour reconnaître la source du mal, mais ils sont moins capables de savoir quel remède appliquer. D’autres encore sont très informés dans la connaissance de la médecine, sur l’action des différents remèdes, mais ils ne savent pas comment les appliquer aux cas individuels. Le divin Médecin connaît à la fois la maladie et son remède, Il sait exactement ce qu’il en est de nous, et ce qui nous fera du bien. Il voit les racines du mal, et Il applique le remède approprié. Il ne traite pas les cas superficiellement. Il a un diagnostic parfait. Il n’établit pas un diagnostic sur notre maladie à partir de symptômes seulement superficiels. Son œil vigilant pénètre directement au fond du problème, et sa main habile applique le bon remède.

D’après The Lord is near juillet 1987 (C.H.M.)

« C’est pourquoi nous ne nous lassons pas ; mais, même si chez nous l’homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. Car notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, nos regards n’étant pas fixés sur ce qui se voit, mais sur ce qui ne se voit pas : car les choses qui se voient sont temporaires, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » 2 Corinthiens 4. 16 à 18.

FAIRE CONFIANCE À DIEU, QUI AGIT TOUJOURS POUR LE BIEN DE SES ENFANTS

Avez-vous des difficultés ? Vos biens n’augmentent-ils pas ? Vos amis vous estiment-ils peu ?

Avez-vous de la crainte pour le lendemain ? Êtes-vous dans les dettes, ou malade, ou dans les privations ? Est-ce que ce que vous craignez vous arrive ? Oh, cher enfant de Dieu, pour lequel Christ est mort, ne perdez pas confiance en son amour. Il agit pour vous par ces épreuves-mêmes qu’Il vous a mesurées dans sa tendresse : une joie et un bonheur plus profonds, et un poids éternel de gloire, plus que ce que vous pourriez obtenir autrement.

Satan voudrait se servir de vos doutes et de vos craintes, et les tourner contre vous. Qui suivrez-vous ? Les doutes et les craintes du diable, ou la main aimante de Dieu ? Dans quel sentier marcherez-vous ? – Celui de la vue, qui ne voit que l’orage bousculant vos plans et faisant tomber vos châteaux de cartes ? Ou bien marcherez-vous dans le sentier de la foi, qui voit le cœur aimant et la main de votre Bon Berger en toutes choses, vous enseignant et vous formant pour une vie de communion et de joie plus pleines en Lui-même, et un poids éternel de gloire ?

Nous entendons l’apôtre Paul s’exclamant triomphalement, au milieu de grands troubles et de détresses (voir verset en en-tête). Le langage de la foi est toujours un langage de confiance, parce que les choses visibles n’occupent pas continuellement l’esprit. Elles ne sont vues que comme faisant partie de ce que le cœur et la main pleins d’amour de Dieu emploient pour développer en nous une vie spirituelle plus riche et plus pleine. Dieu produit, pour nous, un poids beaucoup plus grand et éternel de gloire.

D’après The Lord is near juillet 1987

« Des princes m’ont persécuté sans cause ; mais c’est de ta parole que mon cœur a eu peur. J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » Psaume 119. 161 et 162.

RIEN NE REMPLACE LA LECTURE DE LA PAROLE DE DIEU

Il y a quelque temps, un film ayant pour titre : Le Roi David, a été commenté dans la plupart des journaux du pays. Au sujet de cette tentative de rappeler la vie de David, un commentateur a écrit : En choisissant de rester fidèle au texte de l’Ancien Testament, le directeur et les scribes ont négligé de faire de ce récit un film intéressant. C’est peut-être la Bible, mais qu’est-ce qui attire ? C’est plus qu’ennuyeux… !

Alors que la revue ne donnait aucune raison de voir cette vie de David comme étant artificielle, elle a servi à faire ressortir que la relation d’un individu avec Dieu s’exprime dans sa réaction vis-à-vis de la Parole de Dieu. Le croyant accepte la Parole de Dieu comme étant véritable (Jac. 1. 18), tandis que l’incrédule en parle comme d’un conte. Le croyant comprend la Parole de Dieu parce qu’il a le Saint Esprit habitant en lui (1 Cor. 2. 12), tandis que l’incrédule pense que la Bible est confuse, et qu’elle a besoin de l’homme pour être façonnée en quelque chose de plus acceptable. Le croyant est réveillé par la Parole de Dieu – la révélation même, à l’homme, de la pensée de Dieu (Ps. 119. 161 et 162), tandis que l’incrédule pense que la Bible est ennuyeuse Le croyant est attiré par la Parole de Dieu, son sujet central étant son Sauveur bien-aimé (Jean 1. 1 et 14) – qui est le Verbe lui-même. Les yeux de l’incrédule, pendant ce temps, sont assombris devant Celui par lequel il serait captivé s’il regardait dans la Parole de Dieu.

David, le héros de ce film cité plus haut, était peut-être aussi l’auteur des versets ci-dessus. Pratiquement chacun des versets du Psaume 119 parle de la Parole de Dieu, et le croyant les apprécie. Pour être accroché à la Parole de Dieu, lisez-la chaque jour, sans la remplacer par autre chose.

D’après The Lord is near juillet 1987 (L.J. Ondrejack)

« Et non seulement cela, mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; et l’espérance ne rend pas honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » Romains 5. 3 à 5.

TRIOMPHER PAR LA FOI

Bientôt la foi sera remplacée par la vue. Puisse notre cher Seigneur l’accorder ! Ce n’est pas à la mort que cela sera le cas de toute l’Église de Dieu, mais lorsque Jésus reviendra.

Faites-vous de votre expérience le modèle pour votre foi ? Cela est faux

Votre état est-il pour vous votre référence ? C’est faux.

Mais Dieu aimerait que notre position soit notre référence. Cela L’honore. Cela donne de la puissance pour vaincre.

Notre attitude, maintenant, c’est de marcher calmement jusqu’à l’heure où tout ce qui est à nous maintenant, seulement par la foi, sera nôtre de fait et aussi dans notre expérience – alors notre référence sera notre état. Même l’apôtre Paul ne possède pas encore tout : il attend avec le Seigneur et nous avec – non pas d’être dépouillés, mais revêtus « afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie » (2 Cor. 5. 4). C’est pour cela que la résurrection, et non pas la mort, est notre espérance. C’est pour cela que nous attendons la venue du Seigneur pour nous. Nous n’attendons pas seulement le bonheur ; nous attendons ce qui amènera à sa fin le grand paradoxe entre la position et l’état, et mettra fin aussi à cet état invisible des âmes séparées du corps, avec le Seigneur dans le paradis. « Amen, viens, Seigneur Jésus ». « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que, quand Il sera manifesté, nous Lui serons semblables, car nous le verrons comme Il est. Et quiconque a cette espérance en Lui se purifie, comme Lui est pur » (1 Jean 3. 2).

Le monde, le diable, et la chair sont contre vous. Le Père, le Fils, et le Saint Esprit vous donnent le triomphe.

D’après The Lord is near juillet 1987

« Deux aveugles assis au bord du chemin, ayant appris que Jésus passait, se mirent à crier : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David » Matthieu 20. 30.

POUR ÊTRE SAUVÉS PAR JÉSUS CHRIST, IL FAUT LE DÉSIRER ET LE MONTRER

Récemment, en passant à côté d’un arrêt d’autobus, je remarquai un avis intéressant sur l’écriteau : S’il vous plaît, faites signe au chauffeur. Il ne suffit pas de s’asseoir à côté de l’arrêt. Il faut montrer clairement son intention de monter dans l’autobus.

C’est exactement ce que les deux aveugles assis dans la banlieue de Jéricho faisaient. Jésus avait redonné la vue à d’autres aveugles. Le Seigneur a dit aussi : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs ». Il ne fait pas de doute que Dieu agissait dans leur cœur pour accomplir la prophétie d’Ésaïe : « Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ». C’est pourquoi ils criaient à Celui seul qui pouvait répondre à leur besoin – et c’est ce qu’Il fit : « Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; aussitôt ils recouvrèrent la vue et le suivirent » (Mat. 20. 34).

Ceux qui aimeraient monter dans l’autobus doivent le montrer au conducteur, et ceux qui voudraient être sauvés doivent se tourner vers Christ. Criez au Seigneur comme ces deux aveugles l’ont fait, et recevez en retour sa promesse merveilleuse : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37).

D’après The Lord is near juillet 1987

« L’esprit de l’homme est une lampe de l’Éternel ; il sonde toutes les profondeurs du cœur (littéralement : les chambres intérieures du ventre) » Proverbes 20. 27.

SE LAISSER SONDER PAR L’ESPRIT DE DIEU

Tout être humain a reçu de Dieu un esprit qui a des facultés tellement étonnantes. L’esprit de l’homme est appelé une « lampe de l’Éternel ». Par là, Dieu a pourvu l’homme d’une lumière que les animaux ne connaissent pas, une lumière par laquelle il peut scruter toutes les parties intérieures du cœur (litt. du ventre). Cela n’est évidemment pas littéral, mais d’une profonde importance spirituelle. Car le ventre parle des appétits de l’homme naturel. Il y avait des personnes dont l’apôtre Paul écrivait « leur dieu, c’est le ventre » (Phil. 3. 19) – c’est-à-dire qu’ils ne vivent que pour leur satisfaction personnelle présente. Ce sont des hédonistes qui ont décidé de suivre leurs inclinations et leurs désirs propres – les avocats d’une société où tout est permis.

Mais les hommes connaissent quelque chose de mieux : la lampe de l’intelligence et de la conscience repose dans l’esprit que Dieu leur a donné. L’intelligence de tout homme lui dit que c’est de la folie de se bourrer de nourriture riche ou de liqueur, simplement parce qu’il aime cela. Si le ventre désire quelque chose qui n’est pas bon pour lui, l’esprit de l’homme est là pour surveiller les parties intérieures du ventre. Supposez que quelqu’un désire suivre une inclination naturelle qui est moralement mauvaise ; alors la conscience joint sa voix à celle de l’intelligence : la lumière de Dieu brille en cela. Nous pouvons nous débattre et essayer de l’en empêcher, mais l’honnêteté nous pousserait à accepter que la lumière sonde ces motifs cachés, et ne permette pas ce qui n’est pas droit.

Aucun homme, donc, n’a d’excuse honnête pour mal faire, et certainement encore moins que tous, celui qui a été sauvé par la grâce de Dieu. Car le croyant a aussi la bénédiction d’avoir l’Esprit de Dieu en lui. L’Esprit n’est pas seulement l’intelligence, mais la puissance qui permet à chacun de s’élever bien au-dessus des simples désirs d’égoïsme, et de s’engager plutôt dans le service intelligent de présenter nos corps comme sacrifice vivant à Celui qui s’est donné Lui-même en mourant sur la croix comme sacrifice pour nous, notre Seigneur Jésus Christ.

D’après The Lord is near juillet 1987 (L.M. Grant)

« Car notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur » Philippiens 3. 20.

LES CROYANTS TERRESTRES DE L’ANCIEN TESTAMENT ET LES CROYANTS CÉLESTES DE LA PÉRIODE CHRÉTIENNE

Il y a deux groupes de croyants en Dieu, dans l’Écriture, souvent nommés le peuple terrestre et le peuple céleste. La compagnie terrestre, c’est le peuple choisi de Dieu dans l’Ancien Testament, qui combattait un ennemi terrestre (Jos. 3. 10), qui recherchait un héritage terrestre (Act. 1. 6), et qui recevait une récompense terrestre (Deut. 28. 8, 11 et 12). La compagnie céleste, constituée des disciples de Christ du Nouveau Testament, sont les citoyens du ciel (Phil. 3. 20), dont la nouvelle nature est divine (2 Pier. 1. 4), dont le combat est céleste (Éph. 6. 12), et dont les bénédictions (Éph. 1. 3) ne sont pas du monde !

La compagnie à laquelle nous appartenons devrait gouverner tous les aspects de notre vie. Si nous appartenons bien à la compagnie céleste, alors nos désirs, nos possessions, nos actions et nos réactions, nos moyens et nos buts doivent être en harmonie avec notre citoyenneté. La qualité de notre rôle d’ambassadeurs pour Christ (2 Cor. 5. 20), la manière dont nous Le représentons dans ce pays étranger, dépend du degré auquel nous témoignons de notre citoyenneté céleste au milieu de ceux qui sont « étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux » (Éph. 4. 18). Quand les autres nous voient, nous devrions toujours porter l’insigne de la compagnie céleste – l’espérance qui est en nous (1 Pier. 3. 15), et notre carte de visite devrait toujours être l’évangile de la grâce de Dieu.

D’après The Lord is near juillet 1987 (L.J. Ondrejack)

« Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Il ajouta : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : JE SUIS m’a envoyé vers vous. Et Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : l’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous : c’est là mon nom éternellement, et c’est là mon mémorial de génération en génération » (Exode 3. 14 et 15).

JÉHOVAH

Jéhovah est le deuxième nom de Dieu trouvé dans l’Ancien Testament. Il y est employé de nombreuses fois. Il signifie : Celui qui a toujours été, qui est toujours, qui sera toujours, l’Éternel. Il est mentionné beaucoup plus souvent dans l’Écriture que tout autre nom de Dieu.

Le sens du mot « Jéhovah » est donné par Dieu Lui-même. C’est un nom qui fait allusion à la relation d’alliance avec l’homme. Vous pouvez vous souvenir comment l’Ange de l’Éternel – dans ce cas le Fils de Dieu lui-même – parla à Moïse depuis le buisson qui brûlait de feu sans être consumé. Il annonçait qu’Il était descendu pour délivrer les fils d’Israël du cruel esclavage de l’Égypte, et donna à Moïse la mission d’être son serviteur dans ce fait.

Il semble que les Juifs révéraient particulièrement ce nom de Jéhovah, au point qu’ils ne se permettaient pas de le prononcer. Ils le remplaçaient par d’autres noms de Dieu. Puissions-nous, chrétiens, montrer autant de révérence quand nous prononçons le nom sacré de Dieu.

Dans d’autres occasions différentes ce nom merveilleux est présenté devant nous, en ajoutant un deuxième nom à Jéhovah, ce qui montre comment une bénédiction après l’autre vient aux hommes, et cela, par l’humanité de notre Seigneur, sa vie merveilleuse, et sa mort expiatoire sur la croix.

D’après The Lord is near juillet 1987 (A.J. Pollock)

« Et Abraham leva les yeux et vit derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes ; Abraham alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham appela ce lieu-là du nom de Yahvéh-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu » Genèse 22. 13 et 14.

« Isaac parla à Abraham, son père : Mon père ! Il répondit : Me voici, mon fils. Il dit : Voici le feu et le bois. Mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble » Genèse 22. 7 et 8.

JÉHOVAH-JIRÉ

Ce nom composé se trouve en Genèse 22.1 à 14. Nous lisons là que Dieu éprouva Abraham. Il lui commanda de prendre Isaac, l’enfant de la promesse, dont le nom signifie rire, ce seul fils né miraculeusement, et de l’offrir en sacrifice. Nous nous souvenons qu’Abel offrit en sacrifice des premiers-nés de son troupeau. Noé, quand il sortit de l’arche, prit de tous les animaux purs et de tout oiseau pur et offrit des sacrifices par feu à l’Éternel.

Mais c’était la première occasion où il soit indiqué de manière solennelle qu’il dût y avoir un sacrifice humain. Ce sacrifice est ainsi une prophétie du Père offrant Son Fils bien-aimé.

Au moment critique où Abraham allait mettre à mort son fils sur l’ordre de Dieu, sa main fut retenue, et Isaac fut épargné. Et il s’ensuivit ce que nous lisons dans les versets ci-dessus.

Cette scène se produisit sur le Mont Morija. Des siècles plus tard, nous trouvons Jésus mourant sur la croix dans la honte et l’opprobre à Jérusalem en vue du Mont Morija, accomplissant la prophétie prononcée par Abraham.

Dans les versets précédents, Isaac posa une question qui a dû torturer le cœur de son père d’une angoisse profonde. Il y avait le bois et le feu, mais où était l’agneau pour l’holocauste ? La réponse prophétique d’Abraham était que Dieu Lui-même se pourvoirait d’un agneau pour un holocauste.

Comme cela a été vu de manière glorieuse quand Jean le Baptiseur, le précurseur de Christ, contempla Jésus venant à lui, et s’exclama : « Voilà l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ! ». (Jean 1. 29) ! Et cela fut vu de manière plus merveilleuse encore quand notre Sauveur adorable et béni mourut sur la croix du Calvaire pour la gloire de Dieu, et le salut de tous ceux qui mettent leur confiance en Lui.

On voit ainsi que le mot Jiré, ajouté au mot Jéhovah, nous présente ce qui est réservé dans la pensée de Dieu pour la bénédiction du pauvre homme tombé – tout le récit de la manière dont un Dieu faisant une alliance réaliserait son approche des hommes au prix de la mort de son fils unique.

Il ne nous sera jamais permis d’oublier cela. Dans la vision de la sainte cité descendant du ciel – une représentation symbolique de l’Église en relation avec la période à venir du Millénium, il nous est rappelé que Dieu le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple ; que la gloire de Dieu et de l’Agneau en sont la lumière ; que l’Église elle-même est la femme de l’Agneau.

D’après The Lord is near août 1987 (A.J. Pollock)

UNE HEURE D’ENTRETIEN AVEC UN HOMME DE DIEU *

* George Muller a vécu au 19ème siècle (1805-1898)

« Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous : il pria avec instance… » (Jac. 5. 17).

« Dieu… est le père des orphelins » (Ps. 68. 6).

Par une chaude journée d’été, je gravissais lentement le chemin ombragé de Ashley Hill, à Bristol, qui conduit aux célèbres orphelinats fondés par George Muller. Arrivé au sommet de la colline, je me trouvai en face des immenses bâtiments qui abritent plus de mille jeunes personnes, la plupart orphelins.

L’auteur de ces constructions a montré au monde ce que peut faire la foi en la puissance de Dieu. Dans la première maison, à droite, habite, dans un appartement simple et sans prétentions, le chrétien dont le nom est devenu familier à toute la chrétienté.

Franchissant le portail de la loge du concierge, je m’arrêtai un moment pour regarder la grande maison devant moi ; mais elle n’est qu’une partie des cinq bâtiments.

Un des orphelins répondit à mon coup de cloche et me conduisit par un large escalier de pierre à l’appartement particulier du fondateur de l’établissement. George Muller a atteint l’âge remarquable de quatre-vingt-onze ans. Il me reçut avec une cordiale poignée de main et me souhaita la bienvenue.

L’intime communion fraternelle éprouvée pendant cette heure bénie restera à toujours gravée dans ma mémoire. Ce serviteur de Dieu m’ouvrit son cœur, me donna des conseils, pria avec moi.

Je reproduis ici une partie de mon entretien avec George Muller, demandant à Dieu qu’il bénisse ces paroles pour un grand nombre de mes compagnons de route. Pendant cette heure, j’appris à connaître la source de la grande force spirituelle de G. Muller. Le pieux vieillard, en possession de toutes ses facultés, fut éloquent d’un bout à l’autre, éloquent sur un seul sujet : les louanges de Dieu, de Celui qui entend les prières des siens et répond à la foi. Mes propres paroles ne furent pas nombreuses.

– Avez-vous toujours trouvé le Seigneur fidèle à sa promesse ?

– Toujours, répondit-il promptement, et avec ardeur : Il ne m’a jamais fait défaut ! Depuis près de soixante-dix ans, Il a suppléé à tous les besoins de cette œuvre. Il y a eu jusqu’ici, sous ce toit, 9500 orphelins, et jamais ils n’ont manqué d’un repas ; jamais ! Nous avons, des centaines de fois, commencé la journée « sans un sou », mais notre Père céleste a envoyé le secours au moment où il le fallait. Nous n’avons jamais manqué d’une nourriture bonne et saine.

– Pendant toutes ces années, j’ai pu me confier dans le Dieu vivant, et en Lui seul.

Pas un homme ne pourra dire que je lui ai jamais demandé quoi que ce soit. Nous n’avons pas de comités, ni de collectes, ni de dotations ; tout nous a été donné en réponse à la prière de la foi. Ma confiance a été en Dieu seul.

Il y a de nombreux moyens pour émouvoir le cœur des hommes en faveur de son œuvre. Tandis que je prie, Il dit à celui-ci ou à celui-là, dans un continent ou dans un autre, de nous envoyer du secours. L’autre soir encore, pendant que je prêchais, un homme a signé un chèque pour une somme importante destinée aux orphelins, et me l’a remis à la sortie de la réunion.

– Votre foi a été mise à l’épreuve. En est-il encore ainsi maintenant ?

– Oui, me répondit-il, et mes difficultés sont plus nombreuses que jamais. À côté de nos responsabilités financières, il faut toujours trouver des aides capables et des places convenables pour les centaines d’orphelins qui sortent sans cesse de nos maisons. Souvent aussi nos fonds s’épuisent. Ainsi la semaine dernière, nous étions arrivés au bout de nos ressources. Je réunis mes fidèles aides et leur dis : « Prions, frères, prions ! » Immédiatement nous reçûmes l’argent nécessaire. Mais il nous faut toujours prier et toujours croire. Oh ! il fait bon se confier au Dieu vivant qui a dit : « Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas ».

Attendez de Dieu de grandes choses, et vous recevrez de grandes choses.

Il n’y a pas de limite à sa puissance. Loué soit à jamais son nom glorieux ! Bénissez-Le pour tout.

– Je suppose, dis-je, que vous n’avez jamais eu l’idée de former un fonds de réserve ?

– Ce serait la plus grande folie, s’écria G. Muller. Comment pourrais-je prier, si j’avais un fonds de réserve ? Dieu me dirait : « Emploie ta réserve, George Muller, emploie ta réserve ». Oh ! non, je n’ai jamais songé à une pareille chose.

Notre fonds de réserve est au ciel. Dieu, le Dieu vivant, est notre pourvoyeur. Je me suis confié en Lui pour une pièce d’or ; je me suis confié en Lui pour des milliers de francs, et jamais en vain. Heureux l’homme qui se confie en Lui.

Cela m’amena à lui dire :

– Alors naturellement, vous n’avez jamais pensé à mettre quelque chose de côté pour vous-même ?

Je n’oublierai jamais la manière digne avec laquelle cet homme me répondit. Jusque-là il avait été assis en face de moi, penché en avant, les mains jointes, le regard calme et tranquille, le plus souvent fixant le sol ; il se redressa et me regarda longtemps fixement comme s’il avait voulu lire au fond de mon âme. Ma question avait évidemment remué tout son être.

Après une pause, il tira de sa poche une vieille bourse, la plaça dans ma main et me dit :

– Tout ce que je possède est dans cette bourse. Épargner pour moi-même, jamais ! Quand on m’envoie de l’argent pour mes dépenses personnelles, je les remets à mon Dieu. Épargner pour moi-même ! Je n’oserais le faire ; ce serait déshonorer mon bon Père céleste ! Je rendis la bourse à G. Muller, et il me donna encore quelques détails financiers que je n’ai pas la liberté de reproduire.

Je dois expliquer ici que, outre son orphelinat, G. Muller a fondé une Société pour la propagation des connaissances chrétiennes scripturaires, par laquelle 150 missionnaires sont soutenus, 117 écoles ont été fondées, deux millions de Bibles et de Nouveaux Testaments et plusieurs millions de traités ont été distribués.

Sa parole était empreinte d’enthousiasme pendant qu’il me racontait quelques-uns de ses voyages missionnaires dans 42 pays différents. Des centaines de milliers d’hommes et de femmes, de presque toutes les nations du monde sont venus l’écouter, et son sujet principal était d’annoncer le message du salut et d’encourager les croyants à se confier en un Dieu vivant.

Il me dit qu’il priait pour ses prédications de la Parole plus que pour tout le reste, et que souvent le texte ne lui était donné qu’au moment où il allait prendre la parole, quoiqu’il ait prié pour cela pendant toute la semaine. Je lui demandai s’il passait beaucoup de temps à genoux.

« Plus ou moins chaque jour. Mais je vis dans un esprit de prière. Je prie quand je vais et viens, quand je me couche, quand je me lève. Et les réponses viennent toujours. Quand je suis persuadé qu’une chose est bonne et à la gloire de Dieu, je prie jusqu’à ce que j’aie la réponse ».

– La grande chose est de ne jamais cesser de prier jusqu’à ce que la réponse vienne. J’ai prié chaque jour pendant cinquante-deux ans pour deux hommes, les fils d’un ami de ma jeunesse. Ils ne sont pas encore convertis, mais ils le seront ! Comment pourrait-il en être autrement ?

La promesse de Dieu est certaine et je me repose là-dessus. Il faut prier avec persévérance, il faut continuer de prier jusqu’à l’exaucement.

– Oh ! qu’elle est grande, la bonté de Celui à qui nous avons à faire. Il m’a donné, indigne comme je le suis, de manière incommensurable, au-delà de tout ce que j’ai demandé ou pensé ! Je ne suis qu’un pauvre misérable pécheur, mais Il a entendu mes prières des milliers de fois et Il a bien voulu se servir de moi pour conduire un grand nombre d’âmes dans le chemin du salut. Ces lèvres indignes ont proclamé la bonne nouvelle à de grandes multitudes, et beaucoup, beaucoup, beaucoup d’âmes ont été sauvées.

Je demandai à G. Muller si, au moment où il avait entrepris son œuvre, il avait eu l’idée qu’elle prendrait autant d’extension.

– Je savais seulement, répondit-il, que Dieu était dans ce travail et qu’Il conduisait son enfant dans des sentiers nouveaux. L’assurance de sa présence me tenait en repos.

– Je ne puis m’empêcher de remarquer la manière dont vous parlez de vous-même, lui dis-je, sentant bien que je touchais à un sujet intime, celui des relations personnelles de cet homme avec son Dieu.

– Il n’y a qu’une chose que je mérite, s’écria-t-il, c’est l’enfer ! Par nature, je suis un homme perdu, mais je suis un pécheur sauvé par la grâce de Dieu. Quoique je sois par nature un pécheur, je ne vis pas dans le péché, je le hais.

– Je suppose que pendant les longues années de votre ministère, vous avez rencontré bien des choses décourageantes ?

– Oui, répondit-il, mais mon espoir et ma confiance n’ont pas varié. Mon âme se reposait sur les promesses de Dieu. Sa parole ne retourne jamais à Lui sans effet. Il donne de la force à celui qui est las et Il augmente la vigueur de celui qui est affaibli.

Je lui racontai brièvement quelques-unes des choses qui me dérangeaient toujours à nouveau et lui exprimai le désir d’être employé de plus en plus au service de Dieu, et lui demandai de me donner quelques conseils sur mon travail. Il répondit :

Cherchez à dépendre uniquement du Seigneur pour toute chose.

Remettez-vous, avec votre travail, entre ses mains. Avant d’entreprendre quelque chose de nouveau, demandez-vous toujours si cela est agréable à Dieu et si c’est pour sa gloire, puis commencez avec foi et prières, et ne revenez jamais en arrière. Priez, priez ! Ne gardez pas d’iniquité dans votre cœur ; si vous le faites, le Seigneur ne vous répondra pas. Souvenez-vous toujours de cela et confiez-vous en Dieu, attendant de Lui de grandes choses. Ne faiblissez pas si la bénédiction ne vient pas tout de suite. Priez, priez, et par-dessus tout, ne comptez que sur les mérites de notre adorable Sauveur.

Avant de nous séparer, nous nous agenouillâmes pour prier et sa requête fut courte et simple : « Ô Seigneur, bénis Ton cher serviteur qui est maintenant devant Toi, bénis-le de plus en plus, de plus en plus, DE PLUS EN PLUS ».

D’après Le Salut de Dieu 1996

LE SAINT-ESPRIT (5)

L’Assemblée, habitation de Dieu par l’Esprit :

1 Pierre 2. 5 ; Éphésiens 2. 19 à 22 ; 1 Corinthiens 12. 13 ; Éphésiens 4. 1 à 3.

Dans les réunions précédentes nous avons vu que le Saint Esprit est une personne divine envoyé par le Seigneur quand il est monté au ciel, caractéristique de la période de l’Église.

Il est présent dans le croyant, scellant le fait qu’il appartient à Dieu. Cette présence va avoir comme conséquence de pouvoir marcher par l’Esprit pour honorer le Seigneur, ce qui est impossible à la chair. Son but est de faire ressembler le croyant toujours plus au Seigneur.

C’est la base de ce que nous allons voir aujourd’hui, savoir que Dieu habite dans l’Église par l’Esprit avec beaucoup de conséquences.

C’est le même Esprit qui nous fait vivre avec le Seigneur et qui nous conduit dans l’Assemblée.

Éphésiens 2. 19 à 22 nous présente l’Assemblée comme la Maison de Dieu. Une maison porte le caractère de son propriétaire, l’Assemblée doit donc porter le caractère de Dieu.

1 Timothée 3. 15 indique que nous devons savoir comment nous conduire dans la Maison de Dieu. L’assemblée est la colonne de la vérité, elle est là pour montrer la vérité autour d’elle.

Dieu habite dans l’Assemblée par l’Esprit, il agit dans les croyants dans l’assemblée de façon naturelle et continue.

Un croyant qui lit la Parole, qui prie, pourra être conduit par l’Esprit dans l’Assemblée. Si on n’agit pas par l’Esprit on apporte des pensées humaines, l’imagination de l’homme.

L’Esprit n’est pas seulement celui qui rassemble les croyants ensemble mais plus que cela il habite dans l’Assemblée, c’est lui qui conduit, qui dirige. Cela implique qu’on n’a pas besoin de tout organiser car c’est lui qui dirige. Cela a aussi des conséquences. On peut garder ceci à la pensée quand nous sommes réunis.

Notre corps est le temple du Saint Esprit, c’est le côté individuel, 1 Corinthiens 6. 19, et en 1 Corinthiens 3. 16, l’Assemblée est le temple de Dieu où l’Esprit habite, c’est le côté collectif.

Il y a différents aspects de la vie chrétienne, individuelle, de famille, le peuple de Dieu, la maison de Dieu.

Dans l’ancien Testament, la maison de Dieu représentait la présence de Dieu au milieu de son peuple, c’était un bâtiment de pierre où on offrait des sacrifices, où on recevait de la nourriture (sacrifice de prospérité).

Dans le christianisme, le croyant est le temple du Saint Esprit et en même temps tous les croyants sont des pierres liées entre elles pour être localement la maison de Dieu et en même temps ils se rendent à la maison de Dieu, le lieu où on rencontre Dieu collectivement. Il y a un seul édifice composé de tous les croyants. il croît et est bien édifié mais on ne le voit pas car les chrétiens sont dispersés.

Quel témoignage ce serait si tous les croyants se réunissaient au même endroit dans une ville ! Ce n’est pas le cas, nous devons accepter le jugement de Dieu sur son Assemblée.

Nous sommes ici une représentation de l’Assemblée locale de la ville.

Nous sommes appelés à garder l’unité de l’Esprit ou l’unité produite par l’Esprit alors que l’unité du corps est faite.

On peut ne pas garder cette unité en établissant par exemple une religion d’état à laquelle on appartient par naissance, ce serait un mélange de croyants et d’incrédules alors que nous savons que le Saint Esprit habite seulement dans les croyants.

Une autre manière de ne pas garder l’unité de l’Esprit serait d’exclure tous ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, en établissant une charte ; ce serait restreindre cette unité.

Pour différentes raisons on ne peut pas avoir communion avec tous à cause de faux enseignements, de mal moraux. C’est un chemin difficile, un exercice de prière.

Il faut s’appliquer à garder l’unité de l’Esprit. Que le Seigneur nous aide à discerner sa pensée sur ces sujets difficiles !

Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas avoir communion, et en même temps nous ne pouvons pas avoir communion avec seulement des personnes qui pensent comme nous sur tous les sujets.

Le temple était le lieu où on rencontrait Dieu, il représentait Dieu.

Quand nous nous réunissons nous rendons visible ce temple saint, c’est là que nous offrons des sacrifices spirituels, 1 Pierre 2. 5.

On peut adorer individuellement et nous sommes appelés à le faire sans cesse mais dans ce cas on ne rend pas visible le temple de Dieu.

Quand l’assemblée se réunit, on devient le temple visible, soit qu’on apporte la louange, soit qu’on reçoive par l’édification ou qu’on s’adresse à Dieu par la prière. Les croyants qui se ressemblent en un lieu représentent le temple de Dieu. Et le ciment entre eux c’est le Saint Esprit. Il nous lie les uns aux autres, comme des pierres vivantes. On est en communion avec ceux qui partagent ce que nous enseigne la Parole.

L’action de l’Esprit dans l’Assemblée :

Jean 4. 23 ; 1 Corinthiens 12. 1, 4 à 11 ; 1 Corinthiens 14. 12, 26, 32 ; Philippiens 3. 3.

En Jean 4. 23, le Seigneur est au début de son ministère. Il va révéler quelque chose de nouveau à cette femme Samaritaine.

Le juif adorait Dieu selon ce qu’Il avait ordonné dans la loi et Dieu l’agréait. Mais ces choses étaient des ombres qui annonçaient le sacrifice du Seigneur, étaient des ombres. Dieu désirait que l’adoration se fasse par l’Esprit, qu’elle soit produite par l’Esprit dans le cœur. Dieu cherche cela. En Esprit et en vérité, selon la vérité, en contraste avec les ombres de la loi.

En Jean le Seigneur fait des révélations à des personnes auxquelles nous n’aurions pas pensé  : à Nicodème : la nouvelle naissance, à la samaritaine : l’adoration du Père en esprit en vérité et à Marie : Dieu est révélé comme un Père.

Jean 4. 21 indique qu’il n’y a plus de lieu géographique pour l’adoration mais que c’est un terrain spirituel, là où le Seigneur est présent (selon Matthieu 18. 20).

L’adoration n’est plus matérielle mais spirituelle, le croyant adore en Esprit, par l’Esprit s’il se laisse guider. À nous de nous laisser guider par l’Esprit pour apporter ce que Dieu attend. L’adoration est collective quand on est rassemblé autour du Seigneur.

C’est le Père qui cherche des adorateurs. Les juifs ne connaissaient pas Dieu comme un Père.

Quand nous venons adorer – littéralement se prosterner – nous sommes dans cette relation d’enfants devant leur Père, quelqu’un de connu, de proche. Nous rappelons un sacrifice accompli qui nous a conduit jusqu’au Père. Nos cœurs s’élèvent vers Lui et vers Celui qui nous a fait connaître le Père.

Il y a peu de directive par rapport au culte dans la Parole. C’est parce que j’ai vécu dans la communion avec le Seigneur, que je me suis entretenu des choses d’en haut, que je peux adorer.

Les frères sont la bouche de l’assemblée, ils présentent l’adoration des frères et sœurs réunis.

Quand on s’est tous préparé dans nos cœurs à rencontrer Dieu, le culte s’élève. Si au contraire il ne s’élève pas, c’est qu’il y a quelque chose dans nos cœurs qui est un frein.

« Offrons donc par lui… un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent (qui reconnaissent publiquement) son nom » (Héb. 13. 15). Le sacrifice de louange est donc l’expression par notre bouche de ce que l’Esprit produit dans notre cœur.

Un culte est tout ce qui est fait pour Dieu. La vie chrétienne n’est pas cloisonnée, elle forme un tout. Et quand nous nous réunissons pour adorer, c’est le culte d’adoration. C’est une grâce particulière d’être réunis mais ce n’est pas séparé de la vie chrétienne quotidienne. C’est le même Esprit qui agit dans nos vies et quand nous nous réunissons.

Pour adorer ou prier il n’y a pas de don particulier, nous sommes tous sacrificateurs. C’est la liberté de l’Esprit. On a réduit cette liberté en établissant quelqu’un qui fait tout. Cependant si je décide dans les faits que l’Esprit ne passera pas par moi, je réduis la liberté de l’Esprit. C’est pour cela qu’il est important que chaque frère soit exercé pour apporter quelque chose que le Seigneur lui a donné et de le partager avec ses frères et sœurs.

L’Esprit donc, personne divine, agit, distribue, opère, il habite en nous pour que nous connaissions toujours plus Dieu, son plan. Il applique la parole à notre cœur, c’est son action du haut vers le bas. Mais il agit aussi du bas vers le haut en mettant l’adoration dans nos cœurs, qui monte vers Dieu.

Il agit de façon particulière dans l’assemblée, le corps de Christ. Il n’y a pas de qualité particulière pour être plus ou moins un adorateur. Par une prière très courte, la louange peut être exprimée.

Il y a un seul Esprit, un seul corps (1 Cor. 12), mais cela ne veut pas dire uniformité. Au contraire l’Esprit conduit dans la diversité d’expression avec des sensibilités différentes.

Il dirige, opère comme il lui plaît. On peut toujours se demander si on parle par l’Esprit et cela nous bloque. Ce n’est pas quelque chose de mystique. L’Esprit forme notre esprit aux pensées de Dieu si bien qu’ils se confondent.

Que tout se fasse pour l’édification ou la construction, la consolidation.

Les dons de grâce ne sont pas réduits aux dons de pasteurs, docteurs et évangélistes, il y en a beaucoup, diversités de services, diversités d’opérations (1 Cor. 12. 4 à 11). L’Esprit est souverain et distribue à chacun les dons comme Il lui plaît, ce n’est pas nous qui décidons, il donne à chacun et pas seulement à quelques-uns.

« En vue de l’utilité » (verset 7). Cela est un critère pour savoir si une intervention est une manifestation de l’Esprit. Si tout est compliqué, embrouillé ou sape la construction, on peut se demander si cela vient de l’Esprit.

L’Esprit distribue souverainement, c’est le côté de Dieu, et en même temps de notre côté nous avons à désirer ardemment d’édifier (1 Cor. 14. 12).

On n’édifie pas seulement dans les réunions. Une visite, un entretien contribue à l’édification, à la construction, est-ce utile ? Oui. Est-ce que cela fait du bien spirituellement ? Oui.

Désirer avec ardeur n’est pas de l’ambition, ce n’est pas de l’insatisfaction. On désire avec ardeur parce qu’on aime le Seigneur et l’assemblée. Cela demande de la persévérance, un effort. Ce n’est pas quelque chose de passager ou ponctuel.

La vie de l’assemblée ne se résume pas au dimanche ou de temps en temps. Les dons s’exercent dans le corps en prenant soins les uns des autres tout le temps.

Et puis il y a les réunions pour l’adoration, l’édification, la prière. À l’époque elles se faisaient en continu le soir après le travail car le dimanche n’était pas chômé, c’était le jour des chrétiens dans un pays juif.

Dans le culte on s’adresse à Dieu, pas aux hommes : il est pour Dieu.

Il y a des chants, des prières, les dons s’expriment pour l’édification. Le prophète parle de la part de Dieu aux frères et sœurs et à lui-même.

« Chacun de vous a », on ne vient pas à vide. On ne vient pas s’asseoir là pour attendre que ça passe. On se prépare dans son cœur à venir dans la présence de Dieu. Il nous faut toujours être disponible et à l’écoute de la voix de l’Esprit.

Les (jeunes) frères peuvent se demander : – Est-ce que j’agis par l’Esprit ou est-ce mon idée ? Le Psaume 40. 5 nous dit que les œuvres de Dieu sont merveilleuses ; ses pensées envers nous, on ne peut les arranger devant Lui.

Dieu se souvient que nous sommes poussière. Il nous demande de parler avec notre cœur ; Il ne nous demande pas l’excellence. Méfions-nous de vouloir arranger un culte parfait selon nos idées, un ordinateur peut très bien le faire avec l’intelligence artificielle. Mais plutôt exprimons l’écho d’un cantique dans nos cœurs.

Quelle joie pour une sœur d’entendre une pensée de son cœur exprimée par un frère !

Ne nous laissons pas bloquer par des choses que nous n’estimons pas à propos, et on se tait. Pensons plutôt que le frère a été exercé comme nous-même et que ce qu’il a exprimé est une note que nous n’attendions pas. Soyons cependant attentifs à ce que nous disons dans lorsque nous ouvrons la bouche dans l’Assemblée (cantique, prière, lecture). Il se peut aussi que notre action soit une note discordante ; si je veux absolument indiquer un cantique parce que je l’aime, mais que ce n’est ni le moment, ni selon l’Esprit, Il sera attristé. La Parole nous avertit à ce sujet (voir Éph. 4. 29 et 30). Il se pourrait même (exhortation collective), que nous éteignions l’Esprit (1 Thess. 5. 19). C’est sérieux et solennel (voir Eccl. 5. 1).

Ne jugeons pas le culte, il est pour Dieu, pas pour nous. Si nous avons été heureux, réjouissons-nous, sinon posons-nous des questions.

La pensée de l’Esprit est vie et paix.

Avec le temps nous avons aussi des habitudes, des pensées que nous exprimons souvent mais s’il y a plus de diversité exprimée par plus de frères, le culte sera plus diversifié et plus riche pour Dieu.

Par dessus tout c’est l’amour qui doit être le moteur de toutes les activités, culte, prière, édification, sinon cela ne sert à rien.

Poursuivons l’amour, ce n’est pas quelque chose d’acquis, il faut la volonté d’aimer nos frères. Si je viens avec l’idée que mes frères sont comme moi, avec des faiblesses comme moi, alors tout sera différent, je pourrai pardonner, aimer.

Dieu est un Dieu de paix (ch. 14. 33). C’est aussi un critère de l’action de l’Esprit, quelque chose qui produit la paix. Cherchons à être de ceux qui procurent la paix, qui recherchent ce lien de la paix.

SE SAUVER LUI-MÊME, OU NOUS SAUVER ?

« Ceux qui passaient par là l’injuriaient… Toi qui détruis le temple et qui, en trois jours le bâtis, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix. De même aussi les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, disaient en se moquant : Il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ; s’il est le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui » Matthieu 27. 39 à 42.

« Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » 1 Jean 4. 14.

« Celui-ci est véritablement le Sauveur du monde » Jean 4. 42.

Le Seigneur Jésus a supporté les moqueries de ceux qui, passant près de la croix, Lui disaient : « Sauve-toi toi-même… descends de la croix », et répétaient en les tordant les paroles prononcées par le Seigneur, qui, lorsqu’Il avait affirmé que s’ils avaient détruit le temple, Il l’aurait reconstruit en trois jours, faisait allusion à sa propre mort et à sa résurrection. Les moqueurs Lui lançaient ce défi : qu’Il se sauve sans passer par la mort ! En disant cela, ils insinuaient que, s’Il restait sur la croix, Jésus aurait montré qu’Il n’était pas le Fils de Dieu. Le Seigneur, au contraire, est resté sur la croix, parce que telle était la volonté de Dieu, son Père, pour notre salut.

Le plan de salut de Dieu impliquait que le Seigneur prenne sur Lui, à la croix, le péché des hommes, puis qu’Il ressuscite pour être le Sauveur vivant dans le ciel. Les moqueurs étaient poussés par Satan, qui s’opposait à ce plan. Lorsque le Seigneur avait annoncé aux disciples sa mort prochaine, Pierre avait dit : « Seigneur, Dieu t’en préserve, cela ne t’arrivera pas ! ». Une telle pensée venait de Satan (Mat. 16. 22 et 23).

Jésus devait être l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1. 29). Il était nécessaire qu’Il soit mis à mort, et qu’Il ressuscite le troisième jour (Marc 8. 31 ; Luc 24. 46). Jésus avait prié ainsi : « Mon Père, si c’est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi, je veux, mais comme toi tu veux » (Mat. 26. 39). Boire cette coupe signifiait subir le jugement de Dieu contre le péché. Seul « le Fils de Dieu » pouvait accomplir cet acte, et être ainsi le Sauveur du monde.

« Ceux qui passaient par là », les chefs du peuple, les soldats, tous s’étaient moqué de Jésus crucifié et l’avaient provoqué en Lui disant : « Si toi tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même » (Luc 23. 37). Les deux malfaiteurs crucifiés avec Lui l’avaient insulté tous les deux (Mat. 27. 44) mais, alors que l’un d’eux a ensuite changé de comportement, l’autre a défié Jésus, en lui disant : « N’es-tu pas le Christ, toi ? sauve-toi toi-même, et nous aussi » (Luc 23. 39).

Les chefs religieux avaient laissé entendre que si Jésus était descendu de la croix, ils auraient cru en Lui. Mais ensuite ils ont lancé un défi à Dieu Lui-même : « Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Mat. 27. 4). Avec cet outrage, la prophétie s’est accomplie, qui annonçait : « Tous ceux qui me voient se moquent de moi ; ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête : Il se confie à L’Éternel : qu’il le fasse échapper, qu’il le délivre, car il prend son plaisir en lui ! » (Ps. 22. 7 et 8).

Pourquoi le Seigneur n’est-Il pas descendu de la croix ? – Parce qu’Il était venu pour nous sauver. Son sacrifice était nécessaire. Il a prié pour ceux qui Le crucifiaient : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34). Quel contraste avec les outrages de la part de ceux qui l’entouraient !

Il était véritablement « le roi d’Israël », « le Fils de Dieu » le Tout-puissant, le Créateur de ces mêmes hommes qui l’insultaient (voir Héb. 1. 2 et 3). Mais Il est resté sur la croix, silencieux.

Ce que ceux qui le méprisaient disaient de Lui, en se moquant, était vrai : pour sauver les autres, Il ne pouvait se sauver Lui-même. Quelle incomparable et merveilleuse démonstration d’amour et de dévouement !

D’après « Il buon seme » – août 2024

L’ÉGLISE OU L’ASSEMBLÉE

1. Qu’est-ce que l’Église, ou l’Assemblée ?

« Jésus Christ lui-même (est) la maîtresse pierre de l’angle. En lui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, grandit pour être un temple saint dans le Seigneur » Éphésiens 2. 20 et 21.

Jésus dit : « Sur ce roc je bâtirai mon assemblée » Matthieu 16. 18.

Dans le langage courant, le terme « église » définit soit un édifice, dans lequel ont lieu des réunions et des cérémonies chrétiennes soit une communauté de chrétiens. Le mot grec « ecclésia », que nous trouvons dans le Nouveau Testament, a été traduit par « église » ou « assemblée » ; mais il a un sens plus large que celui qu’on lui donne généralement. Quand le Seigneur Jésus l’utilise pour la première fois, en Matthieu 16, Il définit comme « assemblée » l’ensemble des personnes qui placent leur foi en Lui pour être sauvés.

L’Église universelle les englobe tous, depuis la Pentecôte (Act. 2) jusqu’à l’enlèvement des croyants au retour du Seigneur, que nous attendons (1 Thess. 4. 16 et 17).

– Qui la bâtit ? Jésus Christ Lui-même a dit : « Je bâtirai mon assemblée ».

– De qui est-elle composée ? De tous les vrais croyants, « pierres vivantes » liées à la « pierre angulaire » (le fondement) ; « Personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, qui est Jésus Christ » (1 Cor. 3. 11).

– Quelle est la fonction de ceux qui la composent ? Adorer Dieu et être ses témoins. « Comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés en une maison spirituelle – un saint sacerdoce – pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 5). « Vous êtes… un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 9).

Seul Jésus connaît tous ceux qui Lui appartiennent, et bientôt Il les emmènera avec Lui au ciel. Là, pour l’éternité, l’Église entière sera réunie autour de son Chef, Jésus Christ.

2. Être membre de l’Assemblée ou d’une église ?

« Or vous êtes [le] corps de Christ, et [ses] membres chacun en particulier » 1 Corinthiens 12. 27.

(Jésus a dit 🙂 : « Je bâtirai mon assemblée » Matthieu 16. 18.

Nous avons vu que le mot « église » a deux significations bien distinctes. Il désigne couramment un édifice où se déroulent des réunions chrétiennes. Par extension, on parle quelquefois « d’assemblée locale » pour désigner les chrétiens qui se retrouvent régulièrement en divers endroits.

Cependant, lorsque Jésus dit à Pierre : « Je bâtirai mon assemblée », ou que l’apôtre Paul écrit « Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25), ils ne font allusion, ni l’un ni l’autre, à un édifice ou à une communauté particulière, mais plutôt à l’ensemble de tous les croyants « nés de nouveau » (Jean 3. 3), c’est-à-dire ceux qui croient en Jésus Christ comme en leur Sauveur personnel. Cette Église, unique et composée de tous les croyants, est en fait la seule que Dieu reconnaisse.

Depuis 2000 ans, la chrétienté s’est fragmentée en une multitude de groupes, dont chacun revendique une spécificité propre, s’attribuant souvent le nom « Église de… » suivi d’un qualificatif géographique, national – ou même se référant à un rite ou à un point doctrinal particulier. Chacune de ces églises a un nom, une liste de membres, des rites d’admission qui lui sont propres…

Toutefois, si nous regardons à ce qu’enseigne la Parole de Dieu, il apparaît que chaque croyant est membre d’une seule entité : l’Église universelle, « l’assemblée du Dieu vivant » (1 Tim. 3. 15), le « corps de Christ » (Éph. 5. 30 ; 1 Cor. 12. 27). La Bible ne mentionne jamais d’églises de différentes sortes, entre lesquelles les chrétiens devraient se répartir en fonction de leurs sensibilités ou de leur origine : ils font tous partie d’une seule et même Église. Cette vérité fondamentale est toujours actuelle.

3. Maison des chrétiens ou maison de Dieu ?

« … que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » 1 Timothée 3. 15.

Que penserait-on de quelqu’un que vous inviteriez dans votre maison et qui, à peine arrivé, se substituerait à vous pour décider du déroulement de la soirée, de l’ordre des plats, de la place que chacun devra occuper à table, de la musique de fond… ? Vous le considéreriez, à juste titre, comme un hôte importun et mal élevé, qui a pris trop à la lettre l’invitation « Faites comme chez vous ! ».

Mais n’avons-nous pas peut-être le même comportement dans l’assemblée, qui est la maison de Dieu ?

Jésus Christ l’appelle « mon assemblée » (Mat. 16. 18), celle-là même pour laquelle Il a donné sa vie sur la croix. Ce droit de propriété, payé à un tel prix, exclut immédiatement la prétention des hommes à vouloir « construire » leur Église. L’Église est celle de Christ et elle est fondée par Lui.

Ce qui se déroule dans l’Église n’est donc pas laissé à notre libre arbitre : nous sommes appelés à rechercher toujours la volonté du Maître de la maison, Dieu Lui-même, qui nous a laissé dans la Bible les instructions sur la manière « de se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Assemblée du Dieu vivant ».

Comme chrétiens, nous sommes tous interpellés par cette question importante : Voulons-nous vivre l’Église à notre façon, comme si nous y étions chez nous, ou voulons-nous honorer Celui à qui elle appartient ?

4. Organisation ou organisme ?

« … tous les membres du corps, malgré leur nombre, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ.

Dieu a placé les membres – chacun d’eux – dans le corps, comme il l’a voulu » 1 Corinthiens 12. 12 et 18.

L’Église – ou l’Assemblée – est composée de tous ceux qui ont cru au Seigneur Jésus et qui, tous ensemble, sont liés à Lui par la puissance de l’Esprit Saint. L’Église est un organisme vivant, un corps composé de plusieurs membres. La Bible emploie l’image du corps humain pour décrire un ensemble harmonieux, dans lequel tous les membres sont étroitement liés et interagissent, formant ainsi un corps unique. L’Esprit de Dieu agit librement dans cet organisme vivant, l’Église, afin de coordonner l’ensemble de ses composants. Dieu a placé les membres – les croyants – là où Il l’a voulu, chacun avec son propre rôle, ses propres capacités et ses propres responsabilités. Il en est dans l’Église comme dans le corps humain : aucun membre n’est inutile ; même le plus caché est important pour le bon fonctionnement du corps.

Malheureusement, de nombreux chrétiens ont souvent voulu agir de manière autonome, ce qui a été à l’origine de contrefaçons de cet organisme, sous la forme d’organisations hiérarchisées, avec leurs propres règles et traditions. Quoique étant plus ou moins fidèles aux enseignements de la Parole de Dieu, ce sont néanmoins des systèmes organisés par l’homme, même s’ils portent le nom d’« Église… » dans leurs déclinaisons les plus variées. Quoiqu’il y ait en leur sein beaucoup de croyants sincères, qui aiment le Seigneur, sommes-nous certains que ces organisations correspondent toujours à l’enseignement biblique ?

Amis lecteurs, il est encore possible aujourd’hui de vivre et de mettre en pratique la volonté de Dieu quant au Corps de Christ. Christ est le Chef, la « Tête » du Corps et, si nous nous confions en Lui et recherchons ce qu’Il attend de nous comme « membres », Il nous montrera le chemin à suivre.

5. Ne pas rester seul !

(Jésus dit : ) : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 20.

« Jésus allait mourir… pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés » Jean 11. 51 et 52.

La Bible nous montre comment Dieu désire que ses enfants se retrouvent ensemble. Certains chrétiens ne ressentent pas le besoin de se réunir régulièrement, étant convaincus que la vie spirituelle solitaire peut suffire. Cependant, en vivant la vie chrétienne dans l’isolement, ces chrétiens se privent d’une expérience essentielle, ainsi que de privilèges et de bénédictions particulières que Dieu réserve à ses enfants.

La réunion des croyants autour du Seigneur Jésus est un moment de communion qui remplit le cœur et procure une joie et une paix intérieure que l’on ne peut pas expérimenter ailleurs et autrement.

En restant isolé, on prive aussi le Seigneur de sa joie à voir les siens réunis autour de Lui, dans sa présence, pour le louer et se souvenir de sa mort et de sa résurrection. Les disciples du Seigneur Jésus étaient unis dans leur but, leur amour et leurs œuvres. Parmi les bénédictions qu’ils reçurent, il y a eu le fait d’être remplis de l’Esprit Saint, l’accomplissement de miracles, la croissance de l’Église, l’absence de disputes et les bénédictions du Seigneur en toutes choses.

Certains chrétiens se découragent en constatant des comportements incohérents – fautes financières graves et abus sexuels – parmi certaines organisations religieuses. Ces situations exécrables sont effectivement des scandales pour ceux qui aiment vraiment le Seigneur. Mais ne nous isolons pas pour autant ! Demandons à Dieu de nous montrer sa volonté – en Lui exprimant notre désir sincère de nous rassembler avec d’autres chrétiens qui « invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2. 22). Réunissons-nous avec eux en toute simplicité, reconnaissant l’autorité de la Parole et des droits du Seigneur sur son Assemblée.

Celui qui aime le Seigneur et veut sortir de son isolement trouvera un chemin préparé par Lui pour rencontrer d’autres chrétiens qui partagent le même désir.

6. Caractéristiques d’un rassemblement selon Dieu

« Il (le Christ) est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est [le] commencement, [le] Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place » Colossiens 1. 18.

– Comment « choisir » un rassemblement chrétien ? Cette question est posée fréquemment parmi les croyants.

Si nous croyons que Jésus est le Chef de l’Église, le premier critère de choix ne devrait pas être nos sentiments et nos émotions personnelles, ou ce qui est ou n’est pas à notre goût, mais plutôt ce qui est agréable au Seigneur, et qu’Il approuve. Être réunis au nom du Seigneur (Mat. 18. 20), signifie aller vers Lui et reconnaître son autorité absolue.

– Comment tout ceci doit-il se manifester concrètement ? En premier lieu, en ayant un plein respect pour la Bible, la Parole de Dieu, qui est le guide complet et exclusif pour connaître la pensée de Dieu. Cela se traduit par une vie d’assemblée gérée par les enseignements bibliques, sans tomber dans la tentation de les « adapter » afin qu’ils correspondent à nos exigences et nos goûts personnels. Le rassemblement « au nom du Seigneur » se réalise lorsqu’on se confie entièrement en Dieu, de telle manière que le Saint Esprit agisse librement dans l’assemblée, en particulier pendant les réunions. Aucun rituel ou cérémonial ne devrait être prévu, organisé ou délégué à des « spécialistes » religieux qui le célèbrent publiquement. Dans l’assemblée des croyants, l’Esprit Saint doit être réellement libre d’agir : « Mais le seul et même Esprit opère tout cela, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît » (1 Cor. 12. 11).

Enfin, une assemblée chrétienne selon Dieu est responsable de rechercher et de recevoir la vérité, et d’avertir sérieusement ceux qui la renient par leur enseignement ou leur comportement. Elle ne peut pas cautionner l’association du nom du Seigneur avec ce qui n’est pas conforme à sa Parole. Par la prière et l’étude de la Bible, recherchons les enseignements de Dieu concernant la vie de l’Église, et demandons- Lui la force et les capacités pour les mettre en pratique.

D’après « Il buon seme » – mars 2025

JÉSUS NOTRE SOUVERAIN SACRIFICATEUR

Chers amis, dans ce courrier nous allons parler de Jésus en tant que grand sacrificateur et de son rôle en notre faveur. Nous avons déjà vu son rôle d’avocat. Comme sacrificateur, Aaron devait sans cesse offrir des sacrifices apportés par l’Israélite qui avait péché. Mais le Seigneur, « par une seule offrande, a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). Rappelons-nous que notre Seigneur est le souverain sacrificateur et en même temps le sacrifice ! Le sacrifice du Seigneur à la croix nous a rendus justes à toujours dans notre position vis-à-vis de Dieu. Mais notre marche n’est pas toujours (pas souvent ?) à la hauteur de cette position. Nous continuons à pécher, mais nous n’avons plus besoin d’offrir à nouveau des sacrifices pour le péché. Par contre notre communion avec Dieu est interrompue et Christ intercède pour nous afin que cette communion soit à nouveau rétablie. Le but de la sacrificature, c’est donc d’amener notre marche à la hauteur de notre position, afin que nous puissions pleinement glorifier Dieu.

Beaucoup de versets nous parlent du Seigneur comme sacrificateur, et plusieurs mentionnent « selon l’ordre de Melchisédec » (voir Ps. 110. 4 ; Héb. 5. 6 et 10 ; 6. 20 ; 7. 11,17 et 21).

« C’est pourquoi il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il soit un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, en vue de faire propitiation pour les péchés du peuple. Car, du fait qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés » (Héb. 2. 16 et 17) ;

… « nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché » (Héb. 4. 15) ;

le ciel « … où Jésus est entré comme précurseur pour nous, étant devenu souverain sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec » (Héb. 6. 20) ;

« De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant afin d’intercéder pour eux. Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, exempt de tout mal, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux, lui qui n’a pas besoin chaque jour, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, il l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même » (Héb. 7. 25 à 27) ;

« … nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux » (Héb. 8. 1) ;

« … ayant aussi un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu » (Héb. 10. 21).

Notre grand souverain sacrificateur est dans le ciel. Il y officie pour nous en tant qu’homme, et peut donc sympathiser à nos infirmités, ayant connu et expérimenté les difficultés et les souffrances de la terre. Il a connu la faim, la soif, la fatigue, l’hostilité, l’ingratitude, la méchanceté, le reniement, la trahison, l’incompréhension, l’abandon, les tentations (cf. dans le jardin de Gethsémané), les ruses et les attaques de Satan… Au désert, il a été tenté par Satan. Il n’a bien sûr pas succombé, et voilà pourquoi il peut nous aider, étant un modèle pour nous et un intercesseur pour que nous ne péchions pas.

Lisons ce passage remarquable d’Hébreux 5. 6 à 8 : « Tu es sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec » – le Christ, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de (hors de) la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, bien qu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes… ». Cet Homme-là, notre Sauveur, dont les souffrances et son obéissance sont soulignées, connaît donc très bien nos souffrances et nos combats ; c’est lui notre sacrificateur plein de sympathie ! Quel privilège, quel honneur, quel réconfort !

Ses différentes « tâches » sont :

1) nous secourir lorsque nous sommes tentés, pour que nous soyons victorieux,

2) nous faire approcher de Dieu en toute liberté et avec confiance. « Approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure » (Héb. 10. 22) ; « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16),

3) s’occuper de nous par le lavage des pieds en nous mettant en contact avec la Parole de Dieu pour nous purifier (Jean 13), autrement dit de notre sanctification pratique. « Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Thess. 5. 23), « il peut sauver entièrement (jusqu’à l’achèvement) » (Héb. 7. 25).

Pour ce service, il utilise aussi d’autres croyant (e) s. Sommes-nous disposés à les écouter ?

4) Il nous garde, nous encourage, nous console, nous fortifie.

« Vous… êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour un salut (ou délivrance) qui est prêt à être révélé au dernier temps. En cela vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses épreuves, si cela est nécessaire, afin que la mise à l’épreuve de votre foi – bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui pourtant est éprouvé par le feu, se trouve (être un sujet) de louange, de gloire et à d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 5 à 7).

5) Lorsque nous nous approchons de Dieu, c’est « au nom de Jésus » (Héb. 13. 15 ; 1 Pier. 2. 5).

6) Il est aussi un modèle pour nous dans ses combats et ses souffrances.

Savoir qu’un homme, le chef de notre salut (Héb. 2. 10) est notre représentant, notre substitut, notre intercesseur personnel devant Dieu, nous donne beaucoup d’assurance, car « cet » homme (tout en étant toujours resté Fils de Dieu), en mourant à la croix, a payé notre dette vis-à-vis de Dieu et nous a rendu justes. Il est notre justice personnifiée. « Or vous êtes de lui dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Cor. 1. 30). La prière, pleine de sollicitude et d’amour du Seigneur adressée au Père, que nous lisons dans Jean 17, nous montre comment il s’occupe de nous.

« J’ai manifesté ton nom aux hommes… ils ont gardé ta Parole… les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, et ils les ont reçues… Moi, je fais des demandes pour eux… pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi… moi, je viens à toi. Père saint, garde-les en ton nom… afin qu’ils soient un comme nous… maintenant je viens à toi… afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes. Moi, je leur ai donné ta Parole… Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal… Sanctifie-les par la vérité… je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité… Ce n’est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole… afin que tous soient un… Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée… Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux ».

Ce passage nous montre que le rôle de sacrificateur a deux faces, une pour intervenir du côté de Dieu en tant qu’intercesseur et une de notre côté, pour nous secourir de sa part, pour nous garder et nous faire mieux connaître sa Personne.

Nous avons donc, pour nous devant Dieu, un homme dans le ciel, qui sait ce que c’est de souffrir, qui connait la puissance et les tactiques de Satan pour faire tomber les croyants. C’est en connaissance de cause qu’il nous défend, qu’il plaide notre cause devant Dieu, qu’il nous avertit, nous encourage, parle à notre conscience et à notre cœur, nous relève et renouvelle nos forces. Il intercède pour nous garder ou nous ramener dans notre communion avec Dieu. C’est un grand sacrificateur fidèle (« lui-même a dit : Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » – Héb. 13. 5), compréhensif (car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière – Ps. 103. 14), plein de compassion et miséricordieux (Jac. 5. 11).

Cette miséricorde (= sensibilité au malheur d’autrui. ➙ commisération, compassion, pitié. Pitié par laquelle on pardonne au coupable. ➙ clémence, indulgence // Générosité entraînant le pardon, l’indulgence pour un coupable, un vaincu), dont notre grand sacrificateur fait en permanence usage, est une caractéristique de Dieu lui-même, qui est appelé dans 2 Corinthiens 1. 3 « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation », et dont il est dit en Éphésiens 2. 4 « qu’il est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés ».

Voilà pourquoi nous n’avons plus aucune retenue, aucune crainte, aucun obstacle pour nous approcher de Dieu, mais au contraire, nous pouvons aller à Lui en pleine liberté, dans une confiance totale, dans une paix profonde, avec une joie véritable. Alors n’hésitons plus  => approchons-nous donc… (cf. Héb. 4. 16 ; 10. 22 ; Jac. 4. 8).

De toi nous approcher est toute notre envie,

Ô saint Emmanuel !

Ton amour est pour nous la source de la vie,

Car il est éternel.

Hymnes et Cantiques n°61

Oh ! quel bonheur ! Seigneur, par ta bonté,

L’accès aux cieux nous est facile ;

Et le chrétien, d’un cœur tranquille,

S’y rend heureux, car il est racheté.

Hymnes et Cantiques n°70

Le souverain sacrificateur, dans l’ancienne alliance, portait sur ses épaules (= la puissance de Dieu en notre faveur), et sur sa poitrine (= sur le cœur de Dieu) le nom de chacune des tribus d’Israël.

« Et tu mettras les deux pierres sur les épaulières de l’éphod,comme pierres de mémorial pour les fils d’Israël ; et Aaron portera leurs noms devant l’Éternel, sur ses deux épaules, en mémorial » (Ex. 28. 12)

« … Et Aaron portera les noms des fils d’Israël au pectoral de jugement sur son cœur, lorsqu’il entrera dans le lieu saint, comme mémorial devant l’Éternel, continuellement » (Ex. 28. 29). Chaque Israélite, en le voyant, savait que Dieu l’aimait et était avec lui. Et « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8. 31).

Et maintenant, il intervient pour nous devant Dieu. « Car ce n’est pas dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, que le Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24). Il est maintenant là pour nous, et sa présence auprès de Dieu est notre sécurité ; elle est le témoignage que notre place est là.

Nous nous adressons directement à Dieu. Mais nous le faisons « par lui ». « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15). Nous sommes « un saint sacerdoce, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 5). Il déclare lui-même : « Moi, je suis le chemin (pour aller à Dieu), et la vérité, et la vie » (Jean 14. 6).

« Ayant donc un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme [notre] confession » (Héb. 4. 14), puisqu’il est là pour nous aider et nous fortifier.

« Or, à celui qui est puissant pour vous affermir… au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, – à lui la gloire éternellement ! Amen » (Rom. 16. 25 et 27).

Tes saints, dans la lutte,

Et de tous côtés

Ici-bas en butte Aux infirmités,

Sont, dans le ciel même,

Portés sur ton cœur,

Ô notre suprême Sacrificateur !

Plein de sympathies,

De tendre bonté,

Jamais tu n’oublies

Aucun racheté.

C’est toi qui nous aides

Dans chaque combat,

Et pour nous tu plaides,

Divin Avocat !

Pour toute souillure

C’est toi qui te ceins,

Et lavant d’eau pure

Les pieds de tes saints,

Tu dis au fidèle :

« Sois l’imitateur

Du parfait Modèle,

Du vrai Serviteur ».

Fruits de ta victoire,

Sauvés par la foi,

Quand les tiens en gloire

Seront avec toi,

Au parvis céleste,

Sous l’œil paternel,

Ton amour nous reste :

Service éternel !

Hymnes et Cantiques n°122

Si tu savais quel Sauveur je possède !

Quel tendre Ami Jésus Christ est pour moi !

Il me comprend, il m’écoute et il m’aide ;

Oh ! je voudrais qu’il soit aussi pour toi !

Oui, mon Sauveur t’aime,

Viens chercher en lui,

Ton Ami suprême,

Ton fidèle appui.

Hymnes et Cantiques n°261

Et que va faire le Seigneur Jésus pour nous dans le futur ? « Le Seigneur lui-même… descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront… puis nous, les vivants… nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 16 et 17).

« Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12)

« Les noces de l’Agneau sont venues ; sa femme s’est préparée ; et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant [et] pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints » (Apoc. 19. 7).

« Heureux sont ces esclaves que le maître, quand il viendra, trouvera en train de veiller. En vérité, je vous dis qu’il se ceindra, les fera mettre à table et, s’avançant, il les servira » (Luc 12. 37).

Repos, paix, joie, amour, pour toujours !

Recevez mes salutations fraternelles, Marco. Mai 2025