TRADUCTION DE FEUILLETS (142)

« Ézéchias envoya des messagers à tout Israël et Juda, et il écrivit aussi des lettres à Éphraïm et à Manassé, pour qu’ils viennent à la maison de l’Éternel, à Jérusalem, pour faire la Pâque à l’Éternel, le Dieu d’Israël » 2 Chroniques 30. 1.

RÉUNIS AUTOUR DU SEIGNEUR JÉSUS

Les principes concernant le rassemblement des chrétiens au nom du Seigneur Jésus correspondent aux principes de la Maison de Dieu dans l’Ancien Testament – des principes qui ne changent jamais. Dans l’Ancien Testament, la maison de Dieu, que ce soit le tabernacle ou le temple, était construite avec des choses matérielles – des rideaux, des pierres, du bois, des métaux de différentes natures. Dans le Nouveau Testament, c’est une maison spirituelle faite de pierres vivantes. La présence de Dieu fait de cette maison, sa maison. Et « La sainteté convient à ta maison, ô Éternel ! pour de longs jours » (Ps. 93. 5).

Le roi Ézéchias avait bien compris cette vérité. Il était aussi conscient que la maison de l’Éternel était pour tout Israël. Il en est de même aujourd’hui. Le Seigneur habite au milieu des siens. Bien qu’Il désire que tous les croyants jouissent de cette place, ce sont seulement ceux qui profitent de ce privilège de venir ensemble, dans la foi, autour du Seigneur Jésus, et qui agissent selon sa Parole, qui feront l’expérience de la valeur de cela. Là seulement le Saint Esprit a pleine liberté pour accomplir son action dans les enfants de Dieu et au milieu d’eux.

Dans ce temps de confusion et de négligence de la Parole de Dieu, il est bon de nous faire souvenir, les uns aux autres, qu’il y a un endroit où le Seigneur rassemble les siens, où ils peuvent L’adorer en esprit et en vérité. Ézéchias ne limita pas seulement à Juda les bénédictions provenant de la Maison de Dieu à Jérusalem – il invita tout Israël. Mais il avait aussi à cœur la sainteté de l’Éternel et de sa maison. La purification était nécessaire avant qu’ils puissent célébrer la pâque. Se séparer de tout ce qui ne convient pas au Seigneur est nécessaire pour pouvoir jouir d’une pleine communion avec Lui.

D’après the Lord is near mai 1988

« Jésus dit alors aux Juifs qui avaient cru en Lui : Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples » Jean 8. 31.

« Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute » Psaume 119. 165.

LIRE LA PAROLE DE DIEU CHAQUE JOUR

Voici mon plus grand secret pour tout le monde, connu depuis bien longtemps, et devant pourtant toujours être réaffirmé et appris de nouveau à mesure qu’une génération succède à l’autre. Le meilleur moyen d’étudier la Bible, c’est simplement de la lire chaque jour avec attention et prière, pour voir la lumière qui brille de ses pages, pour méditer sur elle, jusqu’à ce que ses enseignements, ses façons de penser, et la manière dont elle présente Dieu et Christ, entrent dans notre âme.

Il n’y a rien de remarquable à ce sujet ; c’est tout à fait simple. Mais cela réussit, et ainsi on arrive à connaître et comprendre la Bible.

Ce qui, pour un débutant, paraît être une grande connaissance de la Bible, n’est ainsi souvent que le résultat normal d’une habitude, avec persévérance, de lire le saint Livre, jour après jour, jusqu’à ce qu’il nous soit familier dans toutes ses pages.

D’après the Lord is near mai 1988

« Heureux l’homme à qui l’Éternel ne compte pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude » Psaume 32. 2.

LA CONFESSION AVANT LE PARDON

David ne disait pas : Bienheureux l’homme qui n’est pas coupable d’iniquité, car il n’aurait pas pu avoir part à cette bénédiction. Il avait été coupable, de manière tragique, d’une iniquité préméditée et terrible. Comment l’Éternel pouvait-Il ne pas lui compter d’iniquité ? Il n’y a qu’une réponse juste : c’est absolument et uniquement à cause de la valeur parfaite du sacrifice de Christ en faveur du pécheur. Bien que Christ ne soit pas encore mort alors, Dieu pouvait déjà attribuer la valeur de sa mort au pécheur qui se repentait honnêtement. David, sans aucun doute, comprenait peu cela, mais sa foi reposait sur Celui qui le comprenait. Il crut que Dieu pouvait le faire, même s’il ne savait pas de quelle manière Il le ferait.

Cela, c’est la justification, une œuvre merveilleuse accomplie pour le pécheur croyant, par laquelle il est constitué juste devant Dieu. Aucune accusation ne peut être faite maintenant contre lui, parce que Christ a répondu à toute accusation à sa place, par son propre sang versé à la croix.

Mais il doit aussi y avoir une œuvre accomplie dans le croyant. David ajoute : « … dans l’esprit duquel il n’y a pas de fraude ». Cela ne veut certainement pas dire qu’il n’y a pas de péché dans la personne, car « si nous disons que n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes » (1 Jean 1. 8). La fraude serait plutôt la tromperie qui prétend qu’il n’y a pas de péché présent. David lui-même avait été coupable de cela pendant quelque temps après son grave péché. Au lieu de le confesser à Dieu, il s’était tu (v. 3), se plaçant lui-même dans un état misérable. C’est seulement quand il fut brisé dans la repentance, confessant tout à Dieu, reconnaissant sa culpabilité, qu’il put être dit que dans son esprit il n’y avait pas de fraude. Mais c’est la bonté de Dieu qui pousse quelqu’un à la repentance (Rom. 2. 4). Par nous-mêmes nous n’aurions aucune tendance à la repentance. C’est l’œuvre de Dieu en grâce dans le croyant. Que sa grâce est infinie !

D’après the Lord is near mai 1988 (L.M. Grant)

« Puis il me dit : … Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai, moi, gratuitement, de la fontaine de l’eau de la vie » Apocalypse 21. 6.

« Et l’Éternel apparut à Abram et dit : je donnerai ce pays à ta descendance. Et Abram bâtit là un autel à l’Éternel qui lui était apparu » Genèse 12. 7.

DIEU, LE GRAND DONATEUR

Le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ donne librement, et par ses dons Il augmente sa richesse, car des louanges remontent vers Lui comme des dons, « des sacrifices de louange » dans l’éternité à venir.

Un prédicateur âgé avait l’habitude de dire, quand il s’adressait à Dieu par la prière : Donner ne t’appauvrit pas, et retenir ne t’enrichit pas.

Quand l’homme, au commencement, fut placé sur la terre, toute la création, au-dessus et autour de lui, rendait témoignage que Dieu est un Donateur plein de bonté.

Ses soins providentiels sur ses créatures, ensuite, ont rendu le même témoignage. « Il n’a pas manqué, pourtant, de rendre témoignage de ce qu’il est par ses bienfaits, en vous donnant du ciel des pluies et des saisons fertiles, rassasiant vos cœurs de nourriture et de joie » (Act. 14. 17).

Et de plus, quand la vérité du Nouveau Testament brille sur nous de sa merveilleuse splendeur, il nous est parlé de son « don inexprimable » ; et aussi « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).

Il y a un lien direct entre Genèse 3. 15, où Christ, « la descendance de la femme » était promis et Jean 3. 16, où Christ, le Fils, est donné.

D’après the Lord is near mai 1988

« Le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui » Ésaïe 53. 5.

LE LIEU DE LA MORT DE JÉSUS

En 1959, une famille juive quitta son domicile de Londres, en destination de Jérusalem. De même que de nombreux émigrants vers Israël, ils se déplacèrent avec de profondes émotions. Leur désir précis, c’était de créer un magnifique jardin sur la montagne de Sion – qui proclamerait la paix à tous ceux qui le visiteraient. Leur but fut réalisé, et on en parla beaucoup quand des personnalités internationales, en plus de multitudes de touristes ordinaires, visitèrent le jardin et apprirent quelle vision de paix l’avait créé.

Il semble normal que la paix ruisselle depuis Jérusalem ; son nom lui-même signifie possession de paix. Cependant, la paix ne peut pas être produite dans les cœurs humains par de beaux sentiments ou de beaux jardins. La séparation de Dieu et les uns des autres, qui commença par le péché d’Adam, exige un remède beaucoup plus profond – celui qui pourvoit à la paix et à la réconciliation en gérant la question du péché.

Dieu en soit béni, un tel remède a été fourni, et cela à la ville de Jérusalem. Là, le Seigneur Jésus Christ pria instamment dans un jardin, alors qu’Il avait devant Lui l’horreur de devenir le porteur du péché ; là Il fut crucifié à Golgotha, et par là « Il a fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Là, Il est ressuscité hors d’un tombeau dans un jardin, ayant aboli l’inimitié entre Juifs et gens des nations, pour pouvoir les réconcilier, les uns et les autres, avec Dieu et les uns avec les autres.

L’Agneau a été crucifié, son sang précieux

A été versé sur le terrible bois de Golgotha ;

Il a pris la place du pécheur coupable,

Et a supporté le jugement à sa place.

Il a fait la paix,

Et maintenant Celui qui a été mort vit à toujours.

D’après the Lord is near mai 1988

« Pourquoi ne détournes-tu pas les yeux de moi, et ne me laisses-tu pas tranquille jusqu’à ce que j’aie avalé ma salive ? J’ai péché. Que t’ai-je fait ? Toi qui observes l’homme, pourquoi m’as-tu placé pour être l’objet de tes coups ? » Job 7. 19 et 20.

LA MISE À L’ÉPREUVE DE LA FOI

Pourquoi moi, Seigneur ? Avez-vous déjà posé cette question à Dieu ? Avouez-le ! Nous avons probablement tous posé cette question, une fois ou l’autre – ou au moins l’avons pensé – spécialement pendant des périodes de pression ou de peine.

« Pourquoi moi, Seigneur ? » est contenu dans une question beaucoup plus vaste qui occupe le livre de Job, c’est-à-dire : Comment un Dieu plein d’amour et de compassion, qui connaît tout et qui est tout-puissant, peut-Il permettre la souffrance – spécialement la souffrance de personnes innocentes et justes ? Est-ce là le caractère d’un Dieu juste et bon ?

Ce n’est pas le but du livre de Job de donner une réponse complète au problème complexe de la souffrance, ou de considérer tous les nombreux moyens dont Dieu se sert de la souffrance pour notre bien. Toutefois, trois réponses certaines à cette question : Pourquoi moi, Seigneur ? ressortent d’une étude du livre de Job. Dieu désire :

  1. Éprouver notre foi pour s’assurer de son authenticité.
  2. Développer notre foi.
  3. Montrer notre foi.

Considérons ce dernier point ; Dieu présentait Job devant les hommes et aussi devant les êtres célestes. Il est évident, d’après les questions de l’Éternel à Satan, que la foi de Job était manifestée devant le monde invisible (ch. 1. 6 à 8 ; 2. 2 et 3). Bien que la foi de Job n’ait pas été parfaite, et était en cours d’être développée, Dieu trouvait encore son plaisir à faire remarquer la foi de son serviteur.

Le fait que les armées angéliques (bonnes et mauvaises !) observent la manifestation de notre foi devrait nous motiver à avoir une marche chrétienne fidèle. Dieu peut-Il aussi trouver du plaisir dans la manifestation de notre foi ?

D’après the Lord is near mai 1988

« Que t’ai-je fait ? Toi qui observes l’homme, pourquoi m’as-tu placé pour être l’objet de tes coups, de sorte que je suis un fardeau à moi-même ? » Job 7. 20.

« Job… était parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal… En tout cela, Job ne pécha pas, et n’attribua rien à Dieu qui soit inconvenant… En tout cela Job ne pécha pas de ses lèvres » Job 1. 1 et 22 ; 2. 10.

LES LEÇONS DU LIVRE DE JOB

Dans le livre de Job, nous voyons que Dieu permet la souffrance en vue d’accomplir ses desseins de bonté dans notre vie.

Quand Dieu permit que son serviteur Job souffre, Il désirait développer la foi de Job. Nous voyons que la foi de Job avait besoin de mûrir, car sa réaction constante au conseil de ses trois amis était essentiellement : Pourquoi moi, Seigneur ? Job ne pouvait pas comprendre pourquoi Dieu permettait que tout cela lui arrive. Dieu savait-Il vraiment ce qu’Il faisait ?

Eliphaz, Bildad, et Tsophar croyaient qu’ils le savaient, eux. Ils affirmaient que toute souffrance est le résultat du péché, mais Job maintenait qu’il était innocent. Sur ce point-là Job avait raison, mais il avait tort de discuter les voies de Dieu et de prendre cette attitude : Pourquoi moi ? C’est dans ce domaine que la foi de Job devait se développer.

Dieu veut aussi que notre foi se développe. « Pourquoi moi » n’est pas un blasphème, mais un signe de manque de maturité, et en fait le signe de notre orgueil inconscient dans notre propre-justice ! Mettre en question les voies de Dieu dans notre vie par une attitude d’insoumission, ou avec l’idée que Dieu n’est pas juste et qu’Il ne sait pas bien ce qu’Il fait, c’est vraiment la base de l’orgueil. C’est la preuve que la foi doit croître, se développer et arriver à une juste compréhension de ce que Dieu est. Pendant des périodes où nous voguons doucement, nous sommes souvent contents de nous-mêmes, et jugeons même les autres. Paradoxalement, c’est au travers de situations du pourquoi moi que notre mauvaise attitude commence à changer. Un chrétien qui mûrit apprend à se soumettre humblement sous la main de Dieu et à faire confiance à ses voies inscrutables.

La raison la plus évidente pour les souffrances du juste Job était que Dieu faisait le diagnostic de la foi de Job. Dieu éprouve la foi des croyants pour faire la preuve de leur sincérité. 1 Pierre 1. 7 affirme qu’une foi éprouvée vaut beaucoup plus que l’or, et qu’elle a pour résultat de la louange, de la gloire et de l’honneur pour Dieu. Que le Père est heureux de voir ses fils tenir ferme dans des circonstances difficiles.

Au début du récit, Job était un homme de grandes richesses et de grande influence, et d’une foi remarquable. Puis deux vagues inattendues de difficultés se déchaînèrent sur lui, le laissant dans un combat pour sa foi. Job perdit d’abord tous ses enfants et toutes ses possessions, et ensuite son propre corps fut tellement atteint qu’il n’avait pas de soulagement de sa fièvre et de ses douleurs intenses. Pensez à de telles souffrances ! Cela dépasse de loin notre questionnement : Pourquoi moi ? Malgré toutes ces pertes tragiques, Job rendit gloire à l’Éternel, en disant : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » Sa réaction à la souffrance montre aussi une foi profondément enracinée en Dieu : « Nous avons reçu le bien aussi de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal ? » (ch. 2. 10).

L’évaluation de Dieu à l’égard de Job et de sa foi, au début, était qu’il était « parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal ». Après la première vague de difficultés, c’était : « En tout cela, Job ne pécha pas de ses lèvres » – et après la deuxième vague, ce fut : « En tout cela, Job ne pécha pas ». Cela nous interpelle ! Dieu pourrait-Il, dans nos temps d’épreuve, formuler de telles affirmations de louange à notre sujet ?

D’après the Lord is near mai 1988

« Fais l’œuvre d’un évangéliste, accomplis pleinement ton service » 2 Timothée 4. 5.

UN MINISTÈRE FIDÈLE DANS L’ÉVANGÉLISATION

Lorsque D. L. Moody mourut, en 1899, pendant une campagne d’évangélisation dans l’état du Missouri, il était considéré comme l’évangéliste le plus efficace de son temps. Le périodique Newsweek parla ainsi de lui : Moody voyagea sur des millions de kilomètres et… réduisit la population de l’enfer d’un million d’âmes. Aussi exagérés que soient les termes, cela confirme que Moody fit l’œuvre d’un évangéliste. D’après les commentaires du début de sa vie, il accomplit aussi son ministère. Dieu se servit du talent naturel de ce marchand de chaussures ambitieux, pour en faire un zèle infatigable pour atteindre les hommes perdus.

À l’école de Dieu, Moody apprit cinq principes qui fortifièrent son don et augmentèrent son efficacité.

– Premièrement, l’évangéliste va où sont les pécheurs perdus. Moody allait vers les perdus au coin des rues bien avant que sa réputation lui donne l’occasion de parler à des milliers de personnes dans de grandes salles.

– Il donnait aussi des messages courts (20 à 40 minutes) et précis, ne parlant que de la bonne nouvelle du salut.

– Troisièmement, l’évangéliste recherche l’efficacité plus que l’éloquence. Aussi agréables ou non que soient les paroles, c’est le cœur qui devait être atteint, touché, et changé par le message.

– Quatrièmement, l’évangéliste vit et prêche toujours la Parole. Quand Moody n’employait pas la Parole pour influencer d’autres vies, il la lisait pour lui-même.

 – Enfin, l’évangéliste doit rester en communion étroite avec Dieu. Avant de pouvoir inviter des personnes à croire ce qu’il leur offrait, il devait leur en montrer l’effet sur sa propre vie.

D’après the Lord is near mai 1988

QUELQUES SYMBOLES DANS LA BIBLE

(Jésus répondit : ) « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu » Luc 4. 4.

« Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie » Jean 6. 63.

Dieu se sert aussi d’images pour nous décrire sa Parole et les effets qu’elle produit en nous.

– La semence qui donne naissance à la vie, et la pluie qui la fait germer : « La semence, c’est la parole de Dieu » (Luc 8. 11). « Car comme la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fait produire et germer, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche » (És. 55. 10 et 11) ;

– Le pain dont notre âme a besoin : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mat. 4. 4) ;

– Le miroir, qui nous montre ce que nous sommes : « Si quelqu’un écoute la Parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui observe son visage naturel dans un miroir : il s’est observé lui-même, s’en est allé, et aussitôt il a oublié comment il était » (Jac. 1. 23) ;

– La lampe pour nous guider dans le droit chemin : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Ps. 119. 105) ;

– L’eau avec laquelle le Seigneur nous purifie : « Le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, afin qu’il la sanctifie, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] Parole » (Éph. 5. 25 et 26) ;

– Une arme pour nous défendre des attaques et chasser l’ennemi : « Prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (Éph. 6. 17).

D’après « Il buon seme » avril 2025

LA BIBLE EST-ELLE LA PAROLE INSPIRÉE DE DIEU ?

« L’Écriture ne peut être anéantie » Jean 10. 35.

Jésus dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » Luc 21. 33.

Jésus Christ affirme sans réserve que la Parole de Dieu, la Bible, ne peut pas être annulée, abolie ou détruite ; et Il confirme cela en se basant, dans ses prédications, sur des citations tirées de l’Ancien Testament (la 1ère partie de la Bible). Voici quatre exemples de récits ou prophéties controversés aujourd’hui :

1. Le récit biblique de la création, auquel Jésus fait expressément référence : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès le commencement, les a faits homme et femme… ? » (Mat. 19. 4).

2. Noé et le déluge. Jésus a dit : « … jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, ils ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge qui les emporta tous » (Mat. 24. 38 et 39).

3. L’authenticité des prophéties de Daniel, écrites, non pas après les évènements prophétisés, comme l’aurait fait un historien, mais bien avant, par l’inspiration de Dieu. Jésus désigne Daniel comme étant « le prophète Daniel » (Mat. 24. 15). « [La] prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » (2 Pier. 1. 21).

4. L’histoire de Jonas et du grand poisson est considérée par de nombreuses personnes comme une fable. Cependant Jésus en parle comme d’un récit authentique qui annonce les trois jours de sa mort jusqu’à sa résurrection. « Comme Jonas fut dans le ventre du cétacé trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Mat. 12. 40).

Les textes bibliques ont été donnés par Dieu Lui-même et ils sont dignes d’une confiance absolue. Jésus a dit à Dieu son Père : « Ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17). « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16).

D’après « Il buon seme » novembre 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (141)

« Si quelqu’un écoute la Parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui observe son visage naturel dans un miroir ; il s’est observé lui-même, s’en est allé et aussitôt il a oublié comment il était » Jacques 1. 23 et 24

UN SPECTACLE EFFRAYANT ?

Dans de nombreux zoos et parcs d’attractions, des panneaux invitent les visiteurs à venir admirer « l’animal le plus sauvage et le plus dangereux du monde ». Ceux qui acceptent l’invitation pénètrent dans un petit enclos, s’attendant à trouver une cage abritant un prédateur. À leur grande surprise, ils se retrouvent face à un miroir reflétant leur propre image. Dans cet espace, de nombreux méfaits commis par l’humanité, le « prédateur », sont dénoncés : destruction de l’environnement et des fondements de la vie, cruauté envers les animaux, exploitation de la nature, et même crimes contre autrui. Impossible de rester insensible face à cette représentation sans concession, confrontés à son propre reflet.

Cependant, il ne faut pas assimiler les humains à des prédateurs. Car leur responsabilité est infiniment plus grande. Alors, pouvons-nous nous regarder en face ? Nous avons un miroir clair et bienveillant dans la Bible, la Parole de Dieu, digne de confiance. Nous y sommes d’abord confrontés à un constat sans appel : « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… Il y a du venin de vipère sous leurs lèvres… Leurs pieds sont rapides pour verser le sang ; la destruction et le malheur sont dans leurs chemins… Tous ont péché » (Rom. 3. 10 à 16, 23).

Mais Dieu ne nous laisse pas seuls face à cette terrible prise de conscience. Par pur amour pour l’humanité, Il a depuis longtemps prévu une issue. Il veut nous pardonner et nous offrir une vie nouvelle. La seule condition nécessaire : accepter notre image, le diagnostic divin, nous reconnaître pécheurs, confesser notre culpabilité et accueillir Jésus-Christ dans notre vie comme Sauveur et Libérateur.

D’après die gute Saat novembre 2025

« Quiconque entend ces paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc… Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable » Matthieu 7. 24 et 26

L’OR FATAL

Seul le « pays des occasions illimitées », pourrait-on penser, aurait pu imaginer une telle histoire : l’aventurier suisse Johann August Sutter (1803-1880) émigra en Californie, acquit de vastes étendues de terre grâce à un concours de circonstances favorables et à son habileté, il amassa une immense fortune comme planteur et éleveur de bétail. C’était un homme accompli ; il semblait ne manquer de rien. En 1848, de l’or fut découvert dans la rivière près de chez lui. Et c’est ainsi que commença son malheur. Lors de la ruée vers l’or qui s’ensuivit, des milliers de prospecteurs occupèrent ses terres et les ravagèrent. Le malheureux Sutter n’eut d’autre choix que de fuir. Des années de tentatives pour faire valoir ses droits par voie légale échouèrent presque entièrement. Finalement, Sutter mourut pauvre et amer en 1880.

Ce rapport, qui invite à la réflexion, souligne l’importance du type de terrain et d’emplacement sur lequel on construit sa maison.

Cela est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de l’endroit où je souhaite, métaphoriquement, bâtir ma « maison de vie ». Dans le verset du jour, Jésus-Christ évoque la diversité des réactions à son message. Certains entendent ses paroles mais n’en tiennent pas compte ; ils finiront par tout perdre. D’autres, au contraire, entendent les paroles du Fils de Dieu, les prennent au sérieux et orientent leur vie en conséquence. Jésus compare ces personnes à un homme « qui a bâti sa maison sur le roc ». Leur existence repose sur un fondement solide, pour le temps et l’éternité.

D’après die gute Saat novembre 2025

« N’oubliez pas l’hospitalité ; car en la pratiquant, certains, à leur insu, ont logé des anges » Hébreux 13. 2.

À LA CARTE

Le concept de repas à la carte n’est pas très ancien. Les restaurants existent certes depuis longtemps, mais ils ne proposaient généralement qu’un seul plat du jour à prix fixe. Même au sein de la noblesse européenne, les invités étaient conviés à la table d’hôte, où le même plat était servi à tous.

Après la Révolution française (1789-1799), de nombreux chefs renommés issus de l’aristocratie se retrouvèrent soudainement sans emploi. Quoi de plus naturel que de proposer leurs mets raffinés à un public plus large et affamé, moyennant rémunération ? Aller au restaurant devint une mode, un véritable art de vivre.

L’hospitalité raffinée, en revanche, n’est pas une invention moderne ; elle jouit depuis longtemps d’un prestige considérable, notamment dans les cultures orientales. Le non-respect des règles de l’hospitalité est considéré comme une faute grave.

Durant ses trois années de ministère, Jésus-Christ se déplaça beaucoup, partageant des repas avec ses disciples. De nombreuses conversations importantes et enrichissantes eurent lieu lors de ces repas. Les treize hommes étaient, aussi, fréquemment invités à des repas et acceptaient avec joie l’hospitalité de leurs hôtes. Et immanquablement, c’étaient finalement les hôtes qui recevaient le don (voir, par exemple : Luc 4. 38 et 39).

Même ceux qui, aujourd’hui, invitent Jésus dans « leur maison », qui confient leur vie, leur famille et leur environnement à Jésus-Christ, seront bénis : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20).

D’après Die gute Saat novembre 2025

« C’est donc ainsi que je cours, non pas à l’aveuglette » 1 Corinthiens 9. 26.

COURIR AVEC ASSURANCE ET CONFIANCE

Que penseriez-vous d’un coureur qui ne saurait pas à quelle équipe il appartient, quelle course il court, où elle commence et où elle se termine, comment elle se court, qui est le juge, et quelle est la récompense ? Cet athlète ne serait-il pas l’image de la confusion ?

L’apôtre Paul savait quelle course il courait : « Je fais tout à cause de l’évangile, afin d’y avoir pleinement part » (1 Cor. 9. 23). Il savait aussi dans quelle équipe il était. Le Seigneur l’avait appelé à changer d’équipe quand Il lui demanda : « Saul, Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? » (Act. 9. 4). Et peu après, il est rapporté qu’il savait où commencer sa nouvelle course : « Et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues » (Act. 9. 20). Il était bien certain du but de la course et écrivait, dans sa deuxième épître à Timothée : « J’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2 Tim. 4. 7).

De plus, il savait qu’il avait terminé la course, et pouvait déclarer avec assurance : « Désormais, m’est réservée la couronne de justice que le Seigneur, le juste juge, me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui aiment son apparition » (2 Tim. 4. 8).

Paul courait bien et il est un modèle de victoire pour tous ceux qui, aujourd’hui, courent la course pour Christ, parce qu’il était assuré quant aux aspects de la course mentionnés ci-dessus. Pouvez-vous en dire autant ? Êtes-vous assuré de votre salut ? Êtes-vous persuadé de ce que vous croyez ? Êtes-vous certain du plan de Dieu pour votre vie ?

D’après The Lord is near avril 1988

« Une fontaine dans les jardins, un puits d’eaux vives, qui coulent du Liban ! » Cantique des cantiques 4. 15.

L’ACTION DU SAINT ESPRIT DANS LES CROYANTS

La fontaine et le puits d’eau vive devaient irriguer le jardin, et pourvoir ainsi à la croissance des fleurs et des arbres. Un puits est une réserve d’eau vive, et une fontaine déborde de courants d’eau.

En Jean 4. 11, il nous est dit que « le puits est profond », ce qui implique la capacité de conserver le flux de sources cachées, tandis que la fontaine coule continuellement. Un puits parle de profondeur, et une fontaine, de courant continuel.

Le jardin du roi avait à la fois un puits et une fontaine qui assurait un flot de vie à toutes les plantes. Le jardin d’Éden avait un fleuve qui arrosait tout le jardin. Dans la nouvelle Jérusalem nous voyons aussi un fleuve de vie « un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l’Agneau » (Apoc. 22. 1). Le fleuve de vie, avec son rafraîchissement continuel, décrit l’œuvre et le rôle du Saint Esprit dans la vie des croyants. C’est ce fleuve d’eau vive qui permettait au jardin de Salomon de produire les meilleurs fruits et la beauté la plus exquise. Les eaux ne provenaient pas du jardin, mais descendaient des hauteurs du Liban.

Si le Seigneur Jésus n’était pas monté au ciel, il n’aurait pas pu y avoir l’envoi du Saint Esprit. C’est pourquoi Il dit : « Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous » (Jean 16. 7). Tout le rafraîchissement spirituel qui coule dans la vie des croyants aujourd’hui est le courant de l’Esprit de vie venant de la présence du Seigneur comme Il nous représente devant le Père, au ciel.

D’après The Lord is near avril 1988

« Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ » 1 Thessaloniciens 5. 23.

LE BON CHOIX

L’être humain est esprit, âme, et corps. Je n’ai pas seulement la Parole pour savoir cela, mais je sais, par expérience, que je suis triple. J’ai souvent employé cette illustration : Supposez qu’il y ait réunion de prières ce soir, et que je me prépare à aller à la réunion de prières. Vous voyez, je suis un chrétien, et si vous êtes un chrétien vous n’auriez pas l’idée de rester à distance d’une réunion de prières, n’est-ce pas ? Vous dites : Les enfants de Dieu vont prier ce soir, et je dois être là.

Supposons que ce soit une chaude soirée d’été. Mon téléphone sonne tout à coup. Une voix me dit : Ne pourriez-vous pas venir chez nous ? Il fait tellement bon ce soir. Nous avons des glaces, du melon glacé, un bon petit repas. Venez donc en profiter avec nous.

Puis on frappe à ma porte – ou la sonnette résonne. Une autre voix dit : Écoutez, venez donc chez nous. Nous avons avec nous un musicien extraordinaire et nous aurons une soirée musicale remarquable.

J’aurais pu ne jamais avoir su auparavant que je suis esprit, âme, et corps. Maintenant, je le sais ! Je le comprends maintenant ! Je comprends tout à coup que je suis tripartite. Mon corps dit : Va manger la glace. Mon âme dit : Va jouir de la musique. Mon esprit me dit : Va à la réunion de prières.

Si je suis le chrétien que je dois être, je dis : Merci beaucoup, mais je vais à la réunion de prières. Donnez-moi un chèque en blanc pour une autre fois. Ce soir j’ai un rendez-vous avec le Seigneur. Et quel est le résultat ? Quand je passe là une heure environ dans la présence du Seigneur, mon corps est reposé, mon âme est rafraîchie, et mon esprit est édifié en Christ.

D’après The Lord is near avril 1988

« Je suis persuadé, mes frères, moi aussi à votre égard, que vous êtes vous-mêmes pleins de bonté, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter l’un l’autre » Romains 15. 14.

RECEVOIR OU DONNER UNE EXHORTATION

Être capable de s’exhorter l’un l’autre est une capacité que les plus doués pourraient envier. N’importe qui peut gronder, trouver en faute, condamner ; mais il faut de la grâce et un esprit humble et affectueux pour exhorter d’une bonne manière un frère qui erre – si nous ne risquons pas de le faire chanceler davantage. C’est pourtant un devoir que nous avons envers notre frère, pour lui éviter de pécher. C’est donc une obligation pour nous de rechercher à ce que son âme soit restaurée. Nous n’osons pas demander comme Caïn, le meurtrier : « Suis-je, moi, le gardien de mon frère ? » Nous ne sommes, ni son maître, ni son enseignant, mais membres avec lui du corps de Christ, ce qui nous donne certainement plus que de l’intérêt pour son bien-être.

Notre exhortation ne doit pas tomber comme un orage violent, accablant, et courbant ceux qu’il est censé rafraîchir. Elle doit descendre comme la rosée sur l’herbe tendre ; plus elle tombe doucement, plus elle restera longtemps et profondément dans l’esprit. S’il y en a peu qui soient assez humbles pour recevoir ce conseil comme ils le devraient, c’est souvent parce qu’il y en a peu qui ont la manière de le donner comme il le faut, et de joindre à la rigueur du reproche un mélange heureux d’ingrédients agréables. Pour bien nettoyer la plaie avec le soin d’un bon chirurgien spirituel, et pourtant avec toute la tendresse d’un ami, cela exige une grande adresse.

D’après The Lord is near avril 1988

« Celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit avec lui » 1 Corinthiens 6. 17.

LE SAINT ESPRIT DANS LE CROYANT

N’imaginez pas, si vous croyez au Seigneur Jésus Christ, que vous n’avez pas le Saint Esprit en vous. Tout croyant au Seigneur Jésus Christ est habité par le Saint Esprit. Vous n’avez pas à Le demander, vous n’avez pas à Le rechercher, vous n’avez qu’à croire au fait que vous L’avez déjà.

L’apôtre Paul dit, dans ce chapitre 6 de 1 Corinthiens : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? Et que vous n’êtes pas à vous-mêmes ? » (v. 19). Et souvenez-vous que l’apôtre s’adresse là à des croyants qu’il avait juste décrits comme étant « charnels ».

Maintenant, quand ce fait, que vous avez le Saint Esprit en vous, est reçu par la foi, sans attendre de le ressentir, vous avez fait un grand pas pour de meilleures choses. Si vous croyez réellement que le Saint Esprit de Dieu habite dans votre corps mortel, une transformation de la vie a commencé. En premier lieu, l’Esprit habite le croyant afin de lui donner la victoire sur la vieille nature. Et deuxièmement, l’Esprit est là pour rendre réelles les choses de Christ. Mais cela ne veut pas dire « montrer », mais rendre les choses de Christ réelles pour nous. Et troisièmement, l’Esprit est là pour rendre réel pour vous que Dieu est votre Père. C’est par le Saint Esprit que vous êtes conscients que Dieu est votre Père. Quatrièmement, l’Esprit prendra chacune des bénédictions que nous avons en Christ et nous en donnera la possession en pratique. Et enfin, l’Esprit s’occupe des problèmes, des difficultés que nous avons dans notre vie, et les règles pour nous selon la volonté de Dieu.

D’après The Lord is near avril 1988

« Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père ; et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu » Jean 14. 7.

LA RELATION DU CROYANT AVEC DIEU LE PÈRE EST PAR LE FILS, JÉSUS CHRIST

Dans certains groupes, il y a couramment un désir sincère de mieux connaître Dieu le Père. Jean 14 nous dit clairement comment cela peut se faire. Si nous désirons venir au Père, connaître le Père, voir le Père, recevoir du Père, et avoir communion avec le Père, c’est seulement et toujours par le Fils.

Ce qui est triste, c’est que certains, dans leur zèle pour entrer dans les lieux célestes où demeure le Père, négligent le moyen qu’Il a fourni : son Fils. En conséquence, quoi que ce soit qu’ils essaient, leurs efforts et les conséquences qui en résultent sont destinés à manquer le but, parce qu’ils sont de la chair et non de Christ. Le Seigneur Jésus nous montre le chemin vers le Père en termes clairs quand Il dit : « Je suis le chemin… ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (Jean 14. 6).

De plus, Il nous dit : « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père » (Jean 14. 21). De même que Christ est Celui qui assure la relation d’amour pour nous avec le Père, Il est aussi Celui qui amène le Père vers nous. « Nous (le Père et le Fils) viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14. 23). Enfin, notre Seigneur nous dit que, lorsque nous L’entendons, nous sommes réellement en conversation avec le Père : « La parole que vous entendez n’est pas la mienne, mais celle du Père qui m’a envoyé » (Jean 14. 24).

D’après The Lord is near avril 1988

« Moïse dit : Fais-moi voir, je te prie, ta gloire » Exode 33. 18.

PASSER DU TEMPS DANS LA PRÉSENCE DE DIEU

Quelles paroles étonnantes, de la part d’un homme qui avait déjà vu beaucoup de la gloire de Dieu !

Plus de quarante années avaient passé depuis qu’il avait refusé d’être appelé le fils de la fille du Pharaon, choisissant l’opprobre du Christ plutôt que les plaisirs de l’Égypte. Depuis lors, Dieu lui avait parlé du milieu du buisson enflammé. Dieu avait démontré sa puissance sur le pharaon dans une série de plaies sur l’Égypte qui se terminèrent pour Israël par la délivrance de l’esclavage. Dieu s’était révélé comme étant la force, le cantique, et le salut de son peuple, en le conduisant miraculeusement au travers de la Mer Rouge. Dieu était descendu sur le Mont Sinaï avec le feu brûlant, une secousse violente, le son de la trompette, et une voix qui secouait la terre. Moïse avait réellement vu quelque chose de la gloire de l’Éternel.

Mais maintenant son peuple bien-aimé, Israël, s’était plongé dans un grand trouble. Ils s’étaient fait un veau d’or, en mélangeant l’idolâtrie avec la corruption dans une orgie qui méritait la violente colère de Dieu. C’est seulement par l’intercession fervente et puissante de Moïse que la colère s’était détournée. Dans ce qui peut être vu comme l’un de ses plus beaux moments, Moïse fit propitiation pour le peuple, offrant d’être lui-même effacé du livre de Dieu pour qu’au moins le peuple soit pardonné.

Dieu pardonna. Le voyage vers la terre promise se poursuivit. Dieu donnerait à Moïse tout ce qui était nécessaire pour conduire le peuple jusqu’en Canaan : sa présence, sa grâce, sa direction. Mais plus que tout cela, Moïse désirait voir la gloire de Dieu. Sage désir, pour Moïse et pour nous. Il n’y a rien pour Dieu, dans la louange ou dans le service, qui ne soit pas en relation avec sa gloire. Le grand besoin du moment, ce sont ceux qui comme Moïse ont le visage qui brille de la gloire de Dieu – dont les paroles et les actes montrent du temps passé dans sa présence.

Seigneur, montre-nous ta gloire !

D’après The Lord is near avril 1988

« Et Édom refusa de laisser passer Israël par son territoire ; et Israël se détourna d’auprès de lui » Nombres 20. 21.

SE DÉTOURNER DE LA CHAIR ET SE TOURNER VERS LE SEIGNEUR

Si Israël avait pu passer à travers Édom, au lieu de faire le détour autour de ce pays hostile, cela leur aurait épargné près de 200 kilomètres de marche. Ils demandèrent qu’il leur soit permis de traverser Édom, en promettant de passer uniquement par la grande route, et de payer pour tout ce qu’ils emploieraient. Mais Édom refusa fermement, et sortit en portant les armes. C’est pourquoi « Israël se détourna d’auprès de lui ».

Édom est en fait le même nom que Adam, avec un changement dans les voyelles. Comme cela a été suggéré, la chair demeure toujours la même, quelle que soit la manière dont elle se déguise. La tentation dangereuse est toujours, pour le croyant, de désirer réaliser ses souhaits plus rapidement, en se servant de la chair. Mais les buts de Dieu ne peuvent pas être accomplis pour le moyen de la chair. Nous devons apprendre que la chair convoite contre l’esprit et ne veut pas se soumettre à Dieu. Cependant, quand la chair en nous montre son hostilité, comme le faisait Édom, que devons-nous faire ? Les Israélites n’ont pas pris les armes et combattu, comme ils furent appelés à le faire dans le pays contre d’autres ennemis. Ils se sont plutôt détournés d’Édom.

De même, les croyants ne sont pas appelés à entrer en guerre contre la chair : ils ne sont pas capables de surmonter cet ennemi au milieu d’eux en le combattant. Dans la lutte avec Satan, il nous est dit de résister et de tenir ferme (Éph. 6. 13), en ayant revêtu toute l’armure de Dieu ; mais dans le cas de la chair, c’est différent : nous nous détournons de ses attaques de séduction, en dépendant plutôt de l’Esprit de Dieu pour mener ce combat, tout en ayant le privilège de fixer notre regard sur Christ, et non pas sur l’ennemi. Quand l’apôtre Paul, en 1 Timothée 6. 9 et 10, met Timothée en garde contre les tentations charnelles, il ajoute, au verset 11 : « Mais toi, homme de Dieu, fuis ces choses-là, et poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d’esprit ». Plutôt que de combattre, dans ce cas, appliquons nos pensées et nos cœurs au caractère positif du bien.

D’après The Lord is near avril 1988 (L.M. Grant)

« Le premier jour de la semaine, comme nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec eux et continua de parler jusqu’à minuit » Actes 20. 7.

LA CÈNE DOMINICALE

Le jour du Seigneur (dimanche) est le jour où les croyants se rencontrent habituellement pour rompre le pain en souvenir du Seigneur Jésus. Le passage ci-dessus le montre. Le récit semble montrer que Paul et ses compagnons de voyage arrivèrent à Troas le lundi. Ils y restèrent sept jours, comme nous pouvons le croire, pour être avec les croyants lors de leur réunion d’assemblée le dimanche. Il nous est dit ensuite que, le premier jour de la semaine, quand les disciples se rassemblèrent pour rompre le pain, Paul prêcha. Ce n’est pas qu’ils se rassemblèrent pour l’écouter prêcher. Mais les frères venant ensemble, comme ils en avaient l’habitude, pour rompre le pain, l’apôtre profita de cette occasion pour leur parler des choses de Dieu. Le passage montre que c’était devenu une habitude régulière des croyants, de rompre le pain ce jour-là. Et le jour est ainsi désigné.

Une dernière fois, nous trouvons ce jour désigné comme « le jour du Seigneur » en Apocalypse 1. 10. L’apôtre Jean fut « en Esprit » ce jour-là, et reçut des communications de la part du Seigneur pour les croyants en Asie. Je désirerais attirer spécialement l’attention sur cette expression. En 1 Corinthiens 11. 20, nous avons l’expression « la cène dominicale ». Quelqu’un peut-il mettre en question le sens de cela ? N’est-ce pas clairement la cène du Seigneur, distinguée de ce que quiconque mange son propre repas au verset 21 ? Or, quand il est parlé du jour, la même expression est employée : le jour du Seigneur. C’est son jour, et sa cène – un jour et un repas qu’Il demande à être siens.

D’après The Lord is near mai 1988

« La crainte de l’Éternel est la discipline de la sagesse, et l’abaissement précède la gloire » Proverbes 15. 33.

L’ORDRE MORAL INSTAURÉ PAR DIEU

Il est impossible à quiconque d’acquérir une vraie sagesse à moins que sa conscience ne soit d’abord réveillée au fait qu’il a à faire avec Dieu – le Dieu qui est assis sur un trône, qui est saint, et qui juge tous les hommes avec justice. Cela a été vrai depuis que l’homme coupable a été chassé du paradis, où il n’était resté que peu de temps, jouissant de la présence de Dieu. Depuis lors, Dieu lui a parlé à plusieurs reprises et de plusieurs manières. En dernier lieu, Dieu a donné son témoignage le plus clair et distinct par son Fils, Le ressuscitant même d’entre les morts, et Le recevant au ciel après que l’œuvre du Calvaire ait été accomplie. Si les hommes ignorent cela ou refusent de le croire, leur culpabilité est maximum. D’autre part, s’ils le reconnaissent, c’est la discipline de la sagesse.

« L’abaissement va devant la gloire » : que cela est vrai ! L’honneur d’être appelé un enfant de Dieu n’appartient qu’à ceux qui s’humilient devant Lui dans la repentance et acceptent son pardon par le sang de Christ. En général l’homme est trop orgueilleux pour faire cela. L’homme naturel, bien sûr, n’a aucun droit d’être appelé un enfant de Dieu.

En résumé, l’action de la sagesse, c’est la repentance devant Dieu, et l’humilité d’accepter l’évangile.

D’après The Lord is near mai 1988

« Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi » Jean 15. 26.

« Mais vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous » Actes 1. 8.

LE RÔLE DU SAINT ESPRIT AU MILIEU DES CROYANTS

Certains ont suggéré que le livre de la Bible intitulé les Actes des apôtres devrait s’appeler les Actes de l’Esprit Saint, et cela avec raison si nous considérons en particulier la présence de l’Esprit. En fait, il est fait référence à Lui directement plus de cinquante fois dans ce livre, soit comme baptisant, ou remplissant, ou dirigeant. Et si nous recherchons la preuve sous-entendue de sa direction, nous Le trouvons encore plus souvent. Cependant il n’est pas en rapport avec le caractère ou le but du Saint Esprit de Le nommer, ou d’attirer l’attention sur Lui, en particulier en ce qu’un livre soit nommé de son nom.

Quand l’Esprit a été envoyé, Il est venu du Père, par notre Seigneur, pour rendre témoignage Le concernant, pour nous enseigner toutes choses (Jean 14. 26 ; 1 Jean 2. 27) et pour être avec nous (Jean 14. 16 à 18). En Jean 14. 16, il est parlé du Saint Esprit comme d’« un autre Consolateur », et par le contexte, nous savons que le Consolateur, c’est Christ Lui-même. De même, tandis que le Saint Esprit est présenté ici comme l’Esprit de vérité, Christ est la vérité elle-même (Jean 14. 6).

Le but de l’Esprit est donc de rendre témoignage à Christ par sa présence, son caractère, et son activité. C’est exactement ce que fait l’Esprit, en étant en nous (1 Cor. 6. 19), et dans le corps de Christ sur la terre (1 Cor. 3. 16). Quand on regarde un membre de ce corps, on devrait voir Christ. Le Saint Esprit ne voudrait pas qu’il en soit autrement. Il ne désire pas que l’attention soit attirée sur des chrétiens, ni même sur Lui-même, mais seulement sur Christ. Ne devrions-nous pas désirer la même chose ?

D’après The Lord is near mai 1988 (L.J. Ondrejack)

TOUJOURS PRÊT

Nous visitions la villa Areconati, sur les bords du lac de Côme, un des sites les plus merveilleux de cette contrée enchanteresse. Un jardinier nous fit parcourir les jardins, admirablement entretenus. Nous avons engagé la conversation avec lui et lui avons demandé :

– Depuis quand êtes-vous ici ?

– Depuis vingt-cinq ans.

– Et combien de fois le propriétaire est-il venu voir les lieux ?

– Quatre fois.

– Quand a-t-il fait sa dernière visite ?

– Il y a douze ans.

– Il vous écrit sans doute de temps à autre ?

– Jamais.

– Qui vous donne donc les instructions nécessaires ?

– Le gérant, qui habite Milan.

– Vient-il vous voir souvent ?

– Jamais.

– N’y a-t-il personne qui s’intéresse à ce que vous faites ?

– On me laisse presque toujours seul. C’est à peine si j’ai de temps à autre la visite d’un étranger.

– Vous entretenez pourtant ces jardins avec un soin si méticuleux qu’on pourrait croire que vous attendez le propriétaire demain matin.

– Je l’attends aujourd’hui même, répondit le vieillard.

Telle devrait être notre attitude chaque jour de notre vie. Notre vie, nos affaires devraient sans cesse être réglées comme si nous attendions notre Maître aujourd’hui même. « Veillez donc ; car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur vient » (Mat. 24. 42) ; « car vous ne savez ni le jour ni l’heure » (Mat. 25. 12) ; « priant en tout temps » (Luc 21. 36). « C’est pourquoi veillez » (Act. 20. 31).

D’après Almanach Évangélique 1949

L’ATHÉE CONFONDU

Un athée tenait des propos blasphématoires sur Dieu en pleine place publique. Il en vint même à provoquer Dieu, l’invitant à le frapper de mort dans les cinq minutes, si ses paroles étaient mal fondées. Un grand silence se fit pendant que les cinq minutes s’écoulaient. Quand elles furent passées, l’athée s’écria : « Vous voyez bien ! Que vous disais-je tout à l’heure ? »

Mais il n’avait pas compté sur une vieille dame qui lui posa cette simple question : « Monsieur, avez-vous des enfants ?

– Mais oui, madame. Pourquoi me demandez-vous cela ?

– Eh ! bien !, monsieur, si un de vos enfants prenait un couteau et vous invitait à le tuer, le feriez-vous ?

– Certainement pas ! Je les aime trop.

– Voilà pourquoi, Monsieur, Dieu vous a épargné et ne vous a pas frappé de mort. Il vous aime trop ».

D’après Almanach Évangélique 1949

UNE BIBLE COUPÉE EN DEUX

C’était dans un joli village de l’ouest de l’État du Massachusetts (États-Unis) , peu après la guerre de Sécession. Bien des familles pleuraient des membres de leur parenté qui avaient laissé leur vie dans les terribles combats. Des cœurs avaient été brisés ; d’autres apprenaient à se soumettre. Presque partout les colporteurs bibliques étaient reçus avec joie.

Une famille pourtant se distinguait par son hostilité ouverte aux choses de Dieu : le mari avait déclaré que jamais un ouvrage religieux quelconque ne passerait le seuil de sa porte. Un colporteur qui se trouvait dans le voisinage, ayant appris la chose, se demandait s’il tenterait l’aventure. À vue humaine c’était peine perdue si l’homme était chez lui ; peut-être sa femme se montrerait-elle plus accueillante, mais jamais elle n’oserait acheter une Bible.

Le colporteur en fit un sujet de prière. Petit à petit la lumière illumina son cœur et il vit que c’était pour lui un devoir urgent que de chercher à faire entrer un exemplaire de la Parole de Dieu dans cette demeure qui n’en possédait pas.

Arrivé près de la maison, il vit la fermière qui travaillait activement. Elle avait l’air aimable et sourit même quand elle vit l’étranger approcher, le prenant pour un de ces colporteurs de librairie, si nombreux en Amérique du Nord. La conversation s’engagea, mais, quand elle vit que le volume dont il s’agissait était une Bible, bien qu’elle eût tendu la main pour le prendre, elle la retira bien vite, sachant quel accueil son mari lui ferait. Le colporteur insista quand même :

« Vous ne savez pas, Madame », dit-il, « ce que pensera votre mari, tant que vous ne l’aurez pas mis à l’épreuve. Avez-vous déjà essayé ? Peut-être avez-vous de lui une opinion trop défavorable et le jugez-vous plus sévèrement qu’il ne le mérite.

« C’est vrai », répondit la brave femme. « Mais en tous cas, je sais ce qu’il pense et ce qu’il dit. Il déclare qu’il hait jusqu’au mot même de religion ».

Sur les instances du colporteur, elle se décida pourtant à faire l’acquisition d’une Bible, se disant qu’elle serait malheureuse si elle s’y refusait. À peine l’eut-elle dans ses mains, tout heureuse, qu’un homme arriva de derrière la maison. C’était le fermier. De haute taille, solidement bâti, il portait une hache sur son épaule. Il répondit poliment à la salutation du colporteur qui le mit au courant de ce qui venait de se passer.

« Alors vous avez vendu une Bible à ma femme ? C’est pour cela que vous êtes venu ici ? Montre-moi ce livre, femme ! »

Toute tremblante, elle lui tendit le précieux volume, surprise néanmoins de ce que le fermier ne se fût pas montré plus violent. Il prit la Bible, l’ouvrit par le milieu, la posa sur un billot qui se trouvait là, puis, d’un coup de sa grosse hache, la coupa en deux. Il tendit une des deux moitiés à sa femme et mit l’autre dans sa poche en disant :

« Nous avons tout partagé en parts égales jusqu’à présent. Faisons-en autant aujourd’hui ».

Puis, sans saluer le colporteur, il tourna sur ses talons et s’éloigna.

Trois jours après, le fermier travaillait dans la forêt à abattre des arbres. Fatigué de son travail, il s’assit sur un tronc pour manger quand, tout à coup, il se rappela le livre mutilé qu’il avait dans sa poche. Il jeta un coup d’œil sur la dernière page et s’avisa, par pure curiosité, d’en lire quelques lignes. C’était le récit du fils prodigue. Le sujet l’intéressa au point qu’il fut tout déçu en voyant qu’il s’interrompait à ces mots : « Je me lèverai, je m’en irai vers mon père » (Luc 15. 18). Rentré chez lui, affectant un air détaché, il se mit à fouiller dans une armoire où l’on mettait tout ce dont on voulait se débarrasser. Ne sachant ce qu’il cherchait, sa femme lui demanda ce qu’il voulait.

« Donne-moi ta moitié de la Bible. Je viens de lire l’histoire d’un garnement qui s’était sauvé de chez lui, puis décida d’y retourner à cause des misères qu’il avait eues à endurer. Ma moitié de la Bible ne contient pas la fin de l’histoire. J’aimerais savoir ce qui lui arriva et comment le vieux l’a reçu ».

La fermière ayant répondu à son désir, il passa une partie de la nuit à lire le Saint Livre et continua tous les jours suivants. Enfin il finit par dire à sa femme :

« Femme, c’est le meilleur livre que j’aie jamais lu ! »

Quelque temps après, ce fut une nouvelle confession :

« Femme, je vais essayer de vivre suivant les instructions de ce Livre ; c’est le meilleur guide qu’on puisse trouver pour se diriger ».

Le fermier américain n’est pas le seul qui ait fait une découverte semblable. Bien des hommes, comme lui, vivent « dans un pays éloigné » et finissent par se lasser du climat moral qu’ils y trouvent. Les choses du monde ne les satisfont plus ; ils souffrent cruellement de la soif que rien ne saurait assouvir. Ils ont pourtant chez eux, sans doute, le Livre qui répondra à leurs besoins urgents. Par son moyen ils apprendront à connaître le chemin qui les conduira au Sauveur.

D’après Almanach Évangélique 1948

À PROPOS D’ORANGES

Un prédicateur chrétien, qui voyageait à bord d’un grand paquebot, parla un dimanche matin des réponses que le Seigneur accorde à ceux qui s’adressent à Lui en toute simplicité et en parfaite confiance. Parmi ses auditeurs il remarqua un passager dont l’expression cynique montrait bien le peu de cas qu’il faisait de ce qu’il venait d’entendre. Aussi, le service terminé, comme un de ses amis lui demandait son opinion sur ce qui avait été dit, il répondit d’un ton de mépris :

« Bah ! Enfantillages que tout cela ! »

L’après-midi, le même prédicateur eut à parler dans l’entrepont et vit devant lui presque tous ses auditeurs du matin. L’incrédule se trouva donc tout à fait seul sur le pont et demanda une orange au garçon de service.

« Servez-vous donc », répondit le jeune homme en montrant une grande coupe pleine de fruits. L’incrédule choisit deux oranges qu’il glissa dans ses poches, puis il se mit à arpenter le pont. Il arriva ainsi tout près du groupe qui écoutait la prédication et remarqua une très vieille femme qui dormait, les yeux fermés levés vers le ciel et ses mains reposant sur ses genoux, la paume ouverte. Voulant jouer un bon tour à la dormeuse, il plaça une orange tout doucement dans chacune de ses deux mains, puis reprit sa promenade. Il finit par revenir vers la vieille femme et la trouva éveillée, savourant une orange avec délices.

« Votre orange est-elle bonne ? » demanda-t-il.

« Exquise ! » répondit-elle. « Figurez-vous que j’avais le mal de mer et souffrais de la soif. Alors j’ai demandé à mon Père céleste de m’envoyer une orange. Je dois m’être endormie, car, au bout d’un moment, quand j’ai ouvert les yeux, j’ai trouvé une orange dans chacune de mes mains. Mon Père céleste est si bon pour moi ».

L’incrédule, très ému, fut amené à réfléchir et, quelque temps plus tard il trouva le chemin du salut.

D’après Almanach Évangélique 1948

LES ARBRES DANS LA BIBLE

1. Une œuvre de Dieu

« Quand tu assiégeras une ville pendant plusieurs jours en lui faisant la guerre pour la prendre, tu ne détruiras pas ses arbres en levant la hache contre eux, car tu pourras en manger : tu ne les couperas pas, car l’arbre des champs est-il un homme, pour être assiégé par toi ? » Deutéronome 20. 19.

« Que les champs se réjouissent, et tout ce qui est en eux ! Alors tous les arbres de la forêt chanteront de joie, devant l’Éternel ; car il vient, car il vient pour juger la terre : il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa fidélité » Psaume 96. 12 et 13.

L’Amazonie est la plus grande forêt de la terre, par ses dimensions et la diversité des espèces végétales et animales qui s’y trouvent. C’est aussi l’écosystème le plus menacé au monde, à cause de la déforestation massive de ces dernières décennies. De 1970 à 2018, la superficie de ses forêts a diminué d’environ 20%, et en 2023, dans certaines zones, elle a atteint 70%.

Même si, dans la Bible, le thème de l’écologie n’est pas explicite, nous pouvons remarquer l’ordre de Dieu donné à Adam de cultiver et de garder le jardin d’Éden (Gen. 2. 15) – ainsi que le conseil de respecter les arbres, donné au peuple d’Israël (Deut. 20. 19). Les arbres sont mentionnés aussi dans des textes bibliques qui concernent l’avenir, inclus dans l’état futur d’une terre restaurée sous l’autorité de Jésus Christ quand Il y régnera. Les arbres « chanteront de joie », c’est-à-dire qu’ils participeront à la louange universelle rendue à Christ.

Les arbres n’apparaissent pas seulement au début et à la fin de l’histoire humaine ; la Bible en parle environ 160 fois, sans compter d’autres termes désignant une grande variété d’espèces : aloès, cèdre, sycomore… mais aussi des arbres fruitiers ; comme le figuier, le grenadier, la vigne, l’amandier, l’olivier, le pommier… L’extrême variété même de ces espèces ne nous parle-t-elle pas de la grandeur de notre Dieu ?

« Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est pleine de tes richesses » (Ps. 104. 24). Plusieurs textes bibliques parlent des arbres. Nous allons chercher à découvrir ce que Dieu veut nous dire sur ce sujet pour notre vie aujourd’hui.

2. Deux arbres mystérieux

« L’Éternel Dieu fit pousser du sol tout arbre agréable à voir et bon à manger, ainsi que l’arbre de vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance du bien et du mal » Genèse 2. 9.

« Heureux ceux qui lavent leur robe, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie » Apocalypse 22. 14.

Les premières pages de la Bible nous parlent du jardin d’Éden, au centre duquel se trouvaient l’arbre de la vie et celui de la connaissance du bien et du mal, dont Adam et Ève ne devaient pas en manger le fruit. Ces deux arbres ont une signification symbolique. Après les chapitres 2 et 3 de la Genèse, on ne parle plus de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Par contre l’arbre de vie est cité encore dans le livre des Proverbes, comme une image de la sagesse, qui est : « … un arbre de vie pour ceux qui la saisissent ; et celui qui la tient ferme est rendu heureux » (Prov. 3. 18), et dans l’Apocalypse, où son fruit est promis à ceux qui « lavent leur robe, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie », et qu’ils entrent dans la cité de Dieu. Pour « laver sa robe », il faut être capable de voir les taches, c’est-à-dire de prendre conscience de ses propres péchés. Si nous les confessons à Dieu, en croyant par la foi que Jésus en a subi la peine, nous recevons la vie éternelle dont nous parle l’arbre de vie.

Quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l’interdiction d’en manger le fruit avait pour but de placer l’homme dans une relation de confiance, de responsabilité et de respect vis-à-vis de son Créateur. En mangeant du fruit défendu, Adam et Ève se sont placés au-dessus de Dieu, en voulant décider eux-mêmes de ce qui était bien ou mal : ils ont rompu leur relation avec Dieu et la mort est entrée dans le monde.

La suite de la Bible révèle ce que Dieu a fait pour réparer cette brèche et sauver de la mort éternelle ceux qui acceptent de Le croire et de se confier en Lui. Cette histoire commence dans le jardin d’Éden où Dieu demande à Adam, pécheur : « Où es-tu ? ». La même question est posée encore aujourd’hui à chacun de nous : « Où es-tu ? Quelle est ta relation avec Dieu ? »

3. Le figuier

« Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier » 1 Rois 5. 5.

« Jésus lui répondit : –  Avant que Philippe t’ait appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. Nathanaël lui répondit : -  Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël » Jean 1. 48 et 49.

Cet arbre, souvent cité dans la Bible, est un symbole de fertilité, de protection et de tranquillité. Sous le règne de paix et de justice du roi Salomon, chacun vivait en sécurité sous son propre figuier. Il est dit la même chose des temps futurs sous le règne de Christ (Michée 4. 4). Mais, dans les temps difficiles que nous traversons, pouvons-nous le réaliser dans notre vie intérieure ? – « C’est en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvés ; dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force » (És. 30. 15). Vivre en sécurité sous son propre figuier, c’est cela : demeurer par la foi dans la présence de Dieu.

« Quand tu étais sous le figuier, je te voyais » dit Jésus lorsqu’Il rencontre Nathanaël. Peut-être que Nathanaël s’asseyait parfois sous son figuier, lieu de réflexion, d’attente, d’espérance pour lui et son peuple, se demandant quand viendrait le Messie annoncé depuis si longtemps. Quelle surprise lorsque Jésus lui dit : « Je te voyais », alors que Nathanaël ne le connaissait pas encore ! Il avait même douté de l’identité de Jésus. Pourtant, lorsqu’il entend ces paroles, il le reconnaît tout de suite comme étant le Messie et aussi étant comme Dieu.

Au temps de Jésus comme Homme sur la terre, le peuple était sous la domination romaine. C’est pourquoi Nathanaël et Philippe pensaient aux promesses de Dieu pour son peuple, à Celui dont Moïse et les prophètes avaient parlé. Symboliquement, nous allons « sous le figuier » nous aussi, dans le silence, sous le regard du Seigneur, pour nous souvenir de qui Il est et pour fortifier notre foi dans ses promesses : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours » (Mat. 28. 20) ; et encore : « Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 3).

4. L’amandier

« Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : –  Que vois-tu, Jérémie ? Et je dis : –  Je vois un bâton d’amandier. Et l’Éternel me dit : –  Tu as bien vu, car je veille sur ma parole pour l’exécuter » Jérémie 1. 11 et 12.

Dans les pays du bassin méditerranéen, les amandiers fleurissent parfois dès le mois de janvier ; en peu de jours leurs branches nues se couvrent de fleurs… Alors que c’est encore l’hiver, cette floraison immaculée apparaît comme une promesse de printemps.

Le mot hébraïque qui définit l’amandier, c’est : « l’arbre qui veille ». Dieu a utilisé l’image de l’amandier afin d’encourager le jeune prophète Jérémie et de lui annoncer que Sa parole s’accomplirait. L’amandier paraît dans l’Écriture comme étant le symbole de nouveauté et de vie dans un paysage hivernal froid et dépouillé. Comme la fleur de l’amandier paraît fragile au cœur de l’hiver, de même les promesses de Dieu paraissent bien incertaines dans le monde froid, hostile et incrédule dans lequel nous vivons. Toutefois, elles s’accompliront. Cette certitude, quoiqu’elle semble être une folie pour certains, est un objet de foi et elle a son fondement en Dieu et dans sa Parole.

Votre vie est-elle froide et désolée comme un jour d’hiver ? Reconnaissez devant Dieu que vous avez besoin de Lui. Il vous a aimé au point de donner son Fils unique pour vous libérer. Pour celui qui se confie en Lui, les promesses divines se réalisent : « Les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2 Cor. 5. 17).

La paix, la joie, l’amour divin se déversent dans le cœur du croyant et, comme une floraison printanière, s’épanouissent sous forme de bonté et de bienveillance autour de lui. « Ceux qui sont plantés dans la maison de l’Éternel fleuriront dans les parvis de notre Dieu » (Ps. 92. 14).

« Demeurez dans la foi, fondés et fermes, sans vous laisser détourner de l’espérance de l’évangile que vous avez entendu » (Col. 1. 23).

5. Le palmier

« Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre dans le Liban. Ceux qui sont plantés dans la maison de l’Éternel fleuriront dans les parvis de notre Dieu. Ils porteront des fruits encore dans la blanche vieillesse, ils seront pleins de sève et verdoyants » Psaume 92. 13 à 15.

L’une des particularités du palmier consiste en ses nombreuses racines qui, regroupées en un faisceau afin d’atteindre les eaux profondes, nourrissent l’arbre tout entier. Le palmier est l’image du croyant qui, déclaré juste par Dieu, s’abreuve à sa Parole et porte ainsi du fruit durant toute sa vie, même pendant les périodes d’aridité et d’épreuve (Jér. 17. 8).

Dans le désert, les palmiers poussent là où se trouve l’eau, et leur présence signale au voyageur une oasis où ils pourront se désaltérer. De manière analogue, la vie d’un croyant devrait être, pour qui le connaît, comme un signal qui indique où se trouve l’eau de la vie, que l’on découvre en croyant en Jésus.

Dans la Bible, les palmiers sont aussi associés à la joie et à la victoire. À l’occasion d’une de ses fêtes annuelles, le peuple hébreu était appelé à construire des cabanes avec les rameaux des palmiers et à se réjouir en se souvenant de son pèlerinage dans le désert (Lév. 23. 39 à 43). C’est un sujet de joie, de découvrir les nombreuses occasions de la bonté de Dieu, en repassant mentalement notre vie passée.

Mais la joie naît aussi lorsque nous anticipons l’avenir : c’est la joie de l’espérance. Quand la foule en liesse accueille Jésus lors de son entrée dans Jérusalem, elle le fait avec des acclamations de joie et des rameaux de palmiers (Jean 12. 13).

La joie que le palmier évoque est liée au souvenir de la bonté de Dieu envers nous dans le passé, à l’action bénéfique de sa parole dans notre présent, et à la perspective de son retour glorieux, lorsqu’une joie éternelle habitera en tous ceux qui auront cru : « Une joie éternelle sera sur leur tête » (És. 35. 10).

6. Le sycomore

« Zachée… cherchait à voir Jésus, qui il était ; mais il ne le pouvait pas, à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut en avant, monta sur un sycomore pour voir [Jésus], car il allait passer là » Luc 19. 2 à 4.

Au Moyen Orient, le sycomore est un arbre commun qui pousse partout, jusqu’aux confins du désert. Il peut vivre plusieurs siècles. Il est très apprécié pour l’ombre de ses rameaux horizontaux et bas. Dans la Bible, le sycomore est un symbole d’humilité, en contraste avec le cèdre qui est un symbole de grandeur et d’orgueil.

Amos, un berger, un habitant des terres rocailleuses où pousse le sycomore, reconnaît avec humilité : « Je n’étais pas prophète, et je n’étais pas fils de prophète ; mais je gardais le bétail, et je cueillais le fruit des sycomores ; et l’Éternel me prit quand je suivais le petit bétail, et l’Éternel me dit : Va, prophétise à mon peuple Israël » (Amos 7. 14 et 15). Amos devait annoncer la Parole de Dieu à son peuple. Dieu choisit souvent ses serviteurs parmi les personnes humbles.

L’évangile nous raconte l’histoire de Zachée, un homme petit de taille, riche et méprisé parce qu’il collectait l’impôt pour le compte des Romains qui occupaient le pays. Cependant, Zachée, qui voulait voir Jésus, monte sur un sycomore sans se préoccuper des convenances sociales. Jésus dit à ce notable qui a grimpé sur un arbre : « Zachée, descends vite, car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. Vite, il descendit et le reçut avec joie » (Luc 19. 5 et 6).

Le sycomore, l’arbre des humbles, devient le symbole de la place d’humilité que le croyant occupe parmi les hommes, comme disciple de Christ, vivant selon le modèle de Celui qui était « doux et humble de cœur » (Mat. 11. 29). Zachée a certainement dû mettre son orgueil de côté, ainsi que son honneur d’administrateur, afin d’avoir le privilège d’entendre les paroles d’encouragement que le Seigneur lui a adressées personnellement : «  Zachée, descends vite, car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison » (Luc 19. 5).

Écoutons cette pressante invitation à accueillir Jésus dans notre cœur !

7. L’olivier

« Mais moi, je suis dans la maison de Dieu comme un olivier verdoyant. Je me confierai en la bonté de Dieu, pour toujours et à perpétuité » Psaume 52. 10.

« Il passait la journée dans le temple, à enseigner, mais il sortait pour passer la nuit sur le mont appelé mont des Oliviers » Luc 21. 37.

L’olivier, un arbre des pays méditerranéens, possède un feuillage persistant vert argenté, et pousse même dans les terrains rocailleux. Il a une grande longévité. Dans l’Écriture, il est l’image du croyant qui se confie en Dieu, inaltérable et renouvelé dans sa foi.

Jésus est allé à de nombreuses reprises jusqu’au Mont des Oliviers, ainsi nommé parce que des oliviers en couvraient les pentes, en face de Jérusalem. Jésus n’avait pas un lieu où habiter, même pas un endroit où reposer sa tête (Luc 9. 58). Un soir, après que tous soient rentrés chez eux, Il s’en alla seul sur cette montagne (Jean 7. 53 et 8. 1). Il y passait parfois la nuit, particulièrement lors de la semaine qui a précédé la crucifixion.

Après la dernière Pâque, lors de laquelle Il institua la cène (le pain et la coupe, mémorial de ses souffrances et de sa mort), Jésus sortit et « alla selon sa coutume au mont des Oliviers » avec ses disciples, pour prier. Là, dans le jardin de Gethsémané (qui signifie pressoir), Il implora Dieu par trois fois, dans une angoisse extrême : « Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! » (Luc 22. 39 et 42). Cette coupe représentait les trois heures de souffrance insondables au cours desquelles Jésus, sur la croix, a accepté d’expier nos péchés, subissant la colère du Dieu saint. Son amour pour son Père et pour chacun d’entre nous l’a conduit jusque-là. Dans ce même moment, Judas accompagnait les gardes pour livrer Jésus aux principaux sacrificateurs (Mat. 26. 15 ; Luc 22. 47).

Après la résurrection, c’est depuis le mont des Oliviers que Jésus a été élevé au ciel (Act. 1. 11), et c’est là qu’Il posera ses pieds lorsqu’Il reviendra pour établir son règne glorieux sur la terre (Zach. 14. 4).

8. Le chêne

« L’Éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré alors qu’il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour » Genèse 18. 1.

« Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ; et il a été appelé ami de Dieu » Jacques 2. 23.

Le chêne est le symbole de la force et d’une longévité exceptionnelle. Il semble que quelques-uns d’entre eux auraient plus de deux-mille ans. Il est dit d’un ancien peuple de la Palestine que sa taille « était comme la hauteur des cèdres… fort comme les chênes » (Amos 2. 9).

Abraham avait dressé sa tente près des chênes de Mamré. C’est là que Dieu l’a rencontré plusieurs fois, et qu’il a écouté Dieu. Là, il a même pu parler à Dieu, l’adorer et le prier – par exemple pour son neveu Lot qui était en danger (voir Gen. 18).

Ce lieu ombragé où Abraham demeurait est aussi le symbole de la communion avec Dieu, de la relation intime entre Dieu et le croyant. Abraham a été appelé « ami de Dieu ». Ce n’était pas Abraham qui osait appeler Dieu son ami, mais le contraire. Abraham a répondu à cet amour divin par sa fidélité. Cet attachement l’a conduit à une relation toujours plus profonde avec Dieu.

Abraham nous montre encore aujourd’hui le chemin pour devenir, à notre tour, « amis de Dieu » : croire à sa Parole et devenir ainsi justes par la foi au sacrifice de Christ mort pour nos péchés ; se confier en Dieu en toutes circonstances, même les plus difficiles ; apprendre à l’écouter, à l’adorer et à prier pour ceux qui nous sont proches, et même pour ceux qui ne nous aiment pas. « Priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent ; ainsi vous serez (encore plus que des amis) les fils de votre Père qui est dans les cieux » (Mat. 5. 44 et 45) !

D’après « Il buon seme » – août-octobre 2025

UN SALUT ÉTERNEL

« Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » Hébreux 10. 14.

Hébreux 9. 22 dit : « Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission ». C’est ce que Dieu exige pour qu’un sacrifice satisfasse sa justice – et pour qu’Il puisse remettre, pardonner les péchés.

En Matthieu 26. 28, lors de l’institution de son souper, le Seigneur Jésus déclare : « Ceci est mon sang, [le sang] de la nouvelle alliance, qui est versé pour un grand nombre, en rémission de péchés ». C’est le fondement sur lequel Dieu peut pardonner les péchés.

Nous lisons, en Actes 10. 43 : « Par son nom, quiconque croit en lui reçoit le pardon (ou : la rémission) des péchés ». C’est ainsi que nous avons reçu le pardon divin à notre conversion. Maintenant, toute personne rachetée peut dire : Grâces à Dieu parce que mes péchés sont pardonnés, car c’est cela que sa Parole me dit.

Mais que se passe-t-il, si je pèche encore ? Serai-je tout de même perdu ? Non ! Le sang précieux du Sauveur a une valeur éternelle. Son application à moi-même et à mes péchés est efficace pour toujours. « Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés ». Cela assure la paix à mon cœur et me donne l’assurance du salut.

Cependant, cela ne me donne pas le droit de pécher. Au contraire ! La conscience de l’amour de mon Sauveur, qui a souffert pour moi de manière si terrible sur la croix, et a versé son sang précieux, cela me gardera de pécher. S’il m’arrive encore de trébucher, ma relation avec le Seigneur Jésus peut être restaurée par une confession simple mais sincère.

D’après « The Good Seed » juin 2025