VOICI CE QU’EST LA FOI

« La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend par la Parole de Dieu » Romains 10. 17.

« Ayant cru, vous avez été scellés du Saint-Esprit de la promesse, qui est les arrhes de notre héritage » Éphésiens 1. 13.

« Or la foi est l’assurance de ce qu’on espère, et la conviction de réalités qu’on ne voit pas. Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage. Par la foi nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait à partir de choses qui paraissent » Hébreux 11. 1 et 3.

Un croyant, voulant un jour faire comprendre aux enfants ce qu’est la foi, sortit de sa poche une montre, et dit : « Je donne cette montre à celui qui la voudra ». Les enfants ne répondaient pas ; ils ne pouvaient croire que le monsieur veuille réellement leur faire un si beau don.

Celui-ci se tourna vers le plus grand, lui présentant la montre ; l’enfant incrédule sourit, mais ne bougea pas. Continuant son offre, il présenta la montre à chacun des enfants et trouva la même incrédulité. Il arriva au dernier, le plus petit, un bambin de quatre ans :

– « Et toi, Henri, veux-tu la montre ? »

– Oui, Monsieur », répondit-il sans hésitation, et s’avançant, il prit l’objet qui fut pour lui un précieux souvenir de son grand ami.

Le sacrifice qu’avait fait ce croyant en donnant sa montre a été bien compensé par l’impression profonde que produisit dans le cœur de tous l’exhortation puissante qu’il sut en tirer pour réveiller ces jeunes cœurs et les amener à recevoir simplement, sans raisonnement et à l’instant même, le don de Dieu.

« Si je vous avais dit, reprit-il : Qui veut acheter cette montre ? personne n’aurait pu l’avoir, car aucun de vous n’a assez d’argent dans sa poche pour cela. J’ai dit : Je donne la montre à qui la voudra, il s’agissait simplement de croire à ma parole ; le petit Henri a cru et il a la montre. Il ne l’a pas payée ; il ne le pouvait pas, mais moi je l’ai payée ».

C’est ainsi que Dieu nous offre le salut. Si nous devions l’acheter, nous ne pourrions jamais l’obtenir.

« En ce temps-là, Jésus, répondant dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants » Matthieu 11. 25.

« Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit (ou ne croit pas) au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » Jean 3. 36.

« Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison » Actes 16. 31.

D’après Le Salut de Dieu 1976

UN MOT AUX PÈRES DE FAMILLE par l’un d’eux

Un homme d’affaires était toujours tellement absorbé par son travail qu’il avait à peine le temps de voir ses propres enfants. Il découvrit un jour que son fils unique, âgé de 15 ans, échappait un peu à la surveillance de sa mère. Craignant que les conseils paternels, si nécessaires à cet âge, n’arrivent trop tard, s’il les repoussait encore, le père décida de prendre son fils avec lui en voyage d’affaires.

Cet homme avisé raconta plus tard son expérience, en ces termes : – Je ne le traitai pas comme un garçon qu’il faut surveiller, mais comme un ami très cher et un invité de marque. Je fus surpris de constater combien mon fils avait de qualités que je n’avais pas soupçonnées et quel agréable compagnon il était pour moi ! Bien plus, après quelques jours d’intimité complète, je fus encore plus étonné de sentir le fardeau de mes propres années glisser de mes épaules, et de me surprendre à revivre mon adolescence depuis longtemps oubliée !

Je n’avais cependant pas prémédité d’atteindre mon but par ce moyen, mais la confiance que je témoignai à mon garçon eut le résultat suivant : lorsque je lui eus raconté quelques-unes de mes escapades de collégien, et qu’il s’en était fallu de peu que ma vie ne fût ruinée par de mauvais conseils, mon fils qui m’avait écouté jusqu’alors, avec un petit air incrédule, quoique soulagé, s’écria soudain : Oh ! papa, que ça me fait plaisir que tu n’aies pas oublié comment sont les garçons et tout ce qu’ils ont à combattre. Maintenant, tu me comprendras mieux !

Alors, très librement, et comme s’il avait eu à faire à un camarade, il me parla de ses propres tentations, et comment elles l’avaient presque vaincu. Il ne s’était pas confié à sa mère, craignant qu’elle ne pût partager le point de vue masculin. Supposant d’autre part que ma propre jeunesse avait été sans défaillance, il en était venu à la conclusion que je ne pourrais pas sympathiser avec lui dans ses luttes.

– Mais papa, s’écria-t-il, en terminant ses confidences, maintenant je sens que je puis marcher de l’avant, sans peur, puisque toi aussi tu as connu les mêmes combats. Seulement, permets-moi une question : Pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? Tu sais, si j’avais pu tout te dire, cela m’aurait évité des heures terribles. Quand je pense que tu m’aurais si bien compris !

– Il y a de cela cinq ans, ajouta cet homme d’affaires, les yeux brillants de larmes de joie, et depuis ce jour jamais cet enfant n’a donné une heure d’anxiété à ses parents. Car je n’ai jamais permis à mes affaires, quelques pressantes qu’elles aient été, de se mettre entre mon fils et moi. J’ai toujours pris le temps de l’écouter, de l’encourager, et de prier avec lui. En conséquence, il vient à moi sans crainte, sachant qu’il y trouvera toujours sympathie et conseils en toutes circonstances. J’ai acquis la certitude que si je n’avais pas obtenu ses confidences juste à ce moment-là, il aurait complètement échappé à mon influence. L’expérience m’a donc convaincu que les pères commettent une grave erreur en laissant croire à leurs fils qu’ils attendent d’eux la perfection. La Bible dit qu’un père a compassion de ses enfants. Cette compassion paternelle produit toujours des fruits de confiance et de sympathie !

Pères de famille qui avez lu le témoignage de cet homme d’affaires, ne permettez jamais que vos occupations se placent entre vos enfants et vous-mêmes. Dieu vous a confié des enfants afin que vous vous occupiez d’eux avec le plus grand soin et la plus affectueuse sollicitude.

Pères de famille chrétiens, l’Écriture sainte vous dit : « Élevez (vos enfants) dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur » Éphésiens 6. 4. – Et vous « Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste ». « Honore ton père et ta mère », (c’est le premier commandement avec promesse), « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». Éphésiens 6. 1 à 3.

D’après Le Salut de Dieu 1984

EN ENFER, PLUS DE CHRÉTIENS

« Où irai-je loin de ton Esprit ? et où fuirai-je loin de ta face ?… Les ténèbres même ne sont pas obscures pour me cacher à toi » Psaume 139. 7 et 12.

Dans un compartiment de chemin de fer, on chantait des cantiques, qui célébraient l’amour du Sauveur, l’efficacité de son sang précieux, la joie de l’âme rachetée.

Ceci énervait considérablement un voyageur incrédule, qui n’aurait rien trouvé à redire à des chansons frivoles ou à des conversations grossières.

À la station suivante, il changea de voiture et se mit à lire son journal. Tout à coup, de la voiture à côté, un chant s’éleva :

« Le nom de Jésus est si doux… » disait le cantique.

« Encore ! » fit l’homme en colère.

Arrivé à destination, il dut prendre un bateau. Se promenant sur le pont, il croise un groupe de jeunes gens, engagés dans une conversation où ils semblaient bien s’impliquer. Il passe ; un nom frappe ses oreilles : JÉSUS CHRIST !

Excédé, le voyageur descend au pont inférieur et, avisant un des hommes de l’équipage, l’interpelle :

– Dites-donc, n’y-a-t-il pas un endroit où je ne risque pas de rencontrer ces imbéciles de chrétiens ?

– Oh ! si, répond l’homme, incrédule lui aussi ; en enfer nous n’en verrons point !

Ces paroles légères et ironiques furent une flèche de l’Esprit de Dieu ; le voyageur sentit que l’heure viendrait où il souhaiterait rencontrer des chrétiens et où il ne le pourrait plus.

Il se mit à les rechercher, et devint, lui aussi, un vrai chrétien.

Ne vous faites pas d’illusions : Si vous fuyez les chrétiens, c’est Dieu que vous fuyez plus encore qu’eux.

En enfer, il est vrai, vous ne rencontrerez plus de chrétiens – mais avant d’y aller, vous aurez rencontré Dieu comme un Juge inexorable.

Prenez garde :

« AUJOURD’HUI, SI VOUS ENTENDEZ SA VOIX, N’ENDURCISSEZ PAS VOS CŒURS » (Hébreux 4. 7).

D’après Le Salut de Dieu 1974

DEUX TRIBUNAUX

« Il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon les actions [accomplies] dans le corps, soit bien soit mal » 2 Corinthiens 5. 10.

« Et je vis un grand trône blanc, et celui qui y siégeait… Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône » Apocalypse 20. 11 et 12.

Dans la Bible, Dieu est appelé « Le juge de toute la terre » (Gen. 18. 25). Nous trouvons aussi, dans la Parole de Dieu, d’autres expressions semblables : « Oui, il y a un Dieu qui juge sur la terre » (Ps. 58. 12) ; « Dieu, juge de tous » (Héb. 12. 23). Dans l’au-delà, chacun devra comparaître devant un tribunal (Héb. 9. 27). Notre vie sera évaluée à la lumière de la présence de Dieu, mais il y aura une grande différence entre celui qui aura reçu le Seigneur Jésus comme Sauveur, et celui qui n’aura pas cru en Lui.

– Le croyant « a la vie éternelle et ne vient pas en jugement » (Jean 5. 24), son nom est écrit « dans le livre de vie » (Phil. 4. 3). Tous les croyants devront paraître devant le tribunal de Christ, mais non pas pour être jugés, car le Seigneur a porté le châtiment qu’ils méritaient ; certainement, ils rendront compte de leur vie, mais ils ne seront pas condamnés, puisqu’ils ont reçu sa grâce. Leurs actions, leurs paroles, et même leurs pensées et leurs motifs, tout sera mis en lumière. Pour certaines choses, ils en éprouveront une « perte » ; pour d’autres, fruits de la grâce divine, ils recevront une « récompense » (1 Cor. 3. 14 et 15).

– Ceux qui ne croient pas et meurent sans avoir accepté la grâce de Dieu comparaîtront devant son tribunal – le « grand trône blanc » et seront jugés sur la base de leur responsabilité, « selon leurs œuvres » (Apoc. 20. 12). Tout ce qu’ils auront fait sera rendu visible par la lumière divine et ne résistera pas devant la sainteté de Dieu. N’étant pas « trouvés écrits dans le livre de vie » (Apoc. 20. 15), ils seront condamnés et leur jugement sera immédiat et sans appel : ils seront « jetés dans l’étang de feu » (Apoc. 20. 25). Il n’y aura pas de grâce pour eux, car ils auront laissé passer le temps lorsqu’ils étaient sur la terre.

Mais aujourd’hui, dans le monde, la grâce de Dieu est encore offerte gratuitement à tous les hommes. « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7) ; « Voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).

D’après « Il buon seme » septembre 2024

DEUX HOMMES

« Le premier homme est tiré de la terre – poussière, le second homme (Jésus) est venu du ciel » 1 Corinthiens 15. 47.

Deux hommes : le premier, désobéissant, qui, sous l’instigation de Satan, met en doute la parole de Dieu ; le second, parfaitement obéissant, qui se confie en Dieu sans vaciller.

– Adam avait été placé par Dieu dans un lieu de délices. Qu’aurait-il pu désirer de plus ? Il était dans les conditions les plus favorables pour résister au tentateur. Hélas ! À peine eut-il commis la faute, qu’il dût se cacher, et la voix de Dieu résonna dans le jardin : « Où es-tu ? » (Gen. 3. 9)

Les pauvres vêtements qu’Adam avait confectionnés lui-même avec des feuilles de figuier, ne pouvaient pas convenir à la présence de Dieu. Tout ce dont l’homme peut se revêtir est incompatible avec sa sainteté ; aussi Dieu, intervenant en grâce, fit pour Adam et Ève des vêtements de peaux d’animaux. Mais, pour cela il fallut la mort d’une victime innocente !

– Le second homme est venu du ciel. Lui aussi rencontra Satan. Mais, après plusieurs tentations, le diable laissa Jésus et s’en alla (Luc 4. 13). Le moment semblait bien choisi pour faire succomber le Sauveur, qui jeûnait dans le désert depuis 40 jours et avait faim (v. 1 à 4). Mais sa nourriture était de faire la volonté du Père qui l’avait envoyé, et d’accomplir son œuvre (voir Jean 4. 34). Toute sa vie fut un triomphe, et sa mort, de même. Aussi, « Dieu l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance soient en Dieu » (1 Pier. 1. 21).

D’après « Il buon seme » juillet 2012

UN PASSÉ RAPPELÉ ET PARDONNÉ

« Vous étiez en ce temps-là sans Christ, … n’ayant pas d’espérance, et étant sans Dieu dans le monde » Éphésiens 2. 12.

« Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier » 1 Timothée 1. 15.

Brownlow North, un grand prédicateur de l’Évangile en Angleterre, avait eu une jeunesse dissipée à l’excès. Un jour qu’il était allé, avec un ami, à la chasse en Écosse, la soirée et la nuit se passèrent en débauches. Mais le compagnon de North tomba subitement mort, et ce fut, de la part de Dieu, un message solennel d’avertissement au pauvre North. Une pensée terrible le frappa : « Si j’avais été rappelé ainsi, au lieu de mon ami, j’aurais été damné ».

Dieu l’amena à ce moment sous l’influence d’une dame chrétienne qui l’éclaira à l’égard de l’Évangile, dont il avait appris la valeur d’une façon si frappante, et Il se convertit. Étant un soir à Inverness, quand il entra dans la salle où il devait prêcher, on lui remit une lettre dont le contenu était à peu près ceci : « Brownlow North, vous êtes un misérable hypocrite. Vous souvenez-vous de telle partie de plaisir en tel endroit, un tel jour, et du rôle que vous y avez joué ? » Des détails suivaient, rappelant ce qui s’était passé à cette occasion, et dans d’autres encore ; et la lettre s’achevait sur ces termes : « Vous savez bien, misérable hypocrite, que tout cela est vrai ; oseriez-vous, maintenant, monter en chaire pour proclamer ce que vous appelez l’Évangile ?

Brownlow ressentit toute la force des reproches contenus dans cette lettre ; mais il la mit dans sa poche, et continua son chemin. Une fois monté en chaire, il prit sa Bible, et lut le passage bien connu : « Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs… » Interrompant sa lecture, il s’arrêta un moment, puis avec émotion, continua… dont moi je suis le premier ».

« Mes amis, dit-il, en entrant ici ce soir, on m’a donné une lettre, dont je ne connais pas l’auteur – mais lui connaît évidemment beaucoup de choses sur mon passé. Cette lettre m’accuse d’avoir participé en trois occasions différentes à des débauches terribles, dont je ne donnerai pas les détails, de peur de vous offenser. Elle se termine par ces mots : « Oseriez-vous maintenant, misérable hypocrite, monter en chaire pour proclamer ce que vous appelez l’Évangile ? » Eh bien ! J’ai trois choses à vous dire à l’égard de cette lettre. D’abord, tout ce qu’elle rappelle est vrai. Plaise à Dieu que je puisse effacer cet humiliant passé ; mais cela est impossible. Dieu sait que tout est vrai ; je le confesse à ma honte, tout est absolument vrai. La deuxième chose, c’est que tout est maintenant pardonné. Dieu sait qu’Il m’a tout pardonné, et moi, par sa grâce, je le sais aussi. « Troisièmement, je puis dire que, si Dieu peut, par l’œuvre de Jésus Christ, pardonner un pécheur tel que Brownlow North, il n’y a pas un pécheur en Écosse – il n’y a pas un pécheur dans le monde entier – qui soit un trop grand pécheur pour que Dieu lui pardonne ».

D’après Le Salut de Dieu 1971

LA RÉCOMPENSE D’UN VERRE D’EAU

« Quiconque donnera aura donné à boire un verre d’eau froide fraîche à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis : il ne perdra pas sa récompense » Matthieu 10. 42.

Alice, une toute petite fille, avait appris pour l’École du dimanche, le verset 42 de Matthieu 10.

« Puisque cela fait plaisir au Seigneur Jésus, qu’on donne un verre d’eau aux gens, se dit-elle, eh bien ! je vais le faire. C’est pourquoi Alice prit l’habitude de se tenir, son verre à la main, devant la fontaine d’eau fraîche qui coulait au bord de la route. Avec un sourire gracieux, elle offrait à boire à tous les passants sans distinction. Les uns se moquaient d’elle, mais d’autres en étaient reconnaissants. Un jour, elle vit arriver un vieil homme barbu, le dos courbé, l’air sombre et triste, qui l’intimidait fort. Elle alla néanmoins vers lui et lui dit gentiment : « Monsieur, peut-être êtes-vous fatigué, et avez-vous soif ? Tenez, voilà un verre d’eau de la part du Seigneur Jésus ».

L’homme s’arrêta, interloqué. Il ne dit pas un mot, mais but d’un seul trait le verre d’eau, tandis que ses larmes coulaient.

Les années ont passé. La petite Alice est devenue une infirmière qui soigne les malades dans un grand hôpital. Un soir, elle demanda à ceux qui assistaient à la lecture de l’Évangile, comment ils étaient venus au Sauveur. Alors un vieillard se mit à raconter son histoire :

« Il y a bien des années de cela, dit-il, j’étais en route vers la forêt, ayant pris la décision de me pendre à un arbre pour en finir avec ma misérable existence. J’étais si malheureux, si seul au monde, qu’il me semblait que la mort me serait préférable à la vie. Mais au moment de quitter la route pour m’engager dans le bois, je rencontrai, au bord d’une fontaine, une charmante fillette qui me tendit un verre d’eau, disant que c’était « de la part du Seigneur Jésus ». Cela m’a tellement touché de penser que Dieu se souciait encore de moi, qu’Il ne m’avait pas abandonné, qu’Il me parlait à travers le sourire de cette enfant, que j’ai renoncé à mon sinistre projet. Je rentrai chez moi, j’ouvris ma Bible que je n’avais plus lue depuis bien longtemps, et je tombai à genoux au pied de mon lit. Alors le Seigneur m’a rencontré, Il m’a montré la croix où Il a été cloué, pour mes péchés, et j’ai compris que Dieu m’avait pardonné. Depuis lors, je suis son enfant et Il m’a toujours aidé et secouru ».

Inutile de dire avec quelle émotion sœur Alice écouta ce récit.

– « Eh bien, cette petite fille qui vous a offert le verre d’eau, c’était moi, dit-elle. Grande est ma récompense de savoir que Dieu s’est servi de ce tout petit acte d’amour pour sauver une âme pour l’Éternité ! »

Grande aussi fut la joie du vieillard en retrouvant, après tant d’années, celle qui avait été le moyen de lui sauver doublement la vie. Oui, tout ce qui est fait par amour pour le Seigneur a de la valeur aux yeux de Dieu. Ne dites jamais : « Je suis trop petit pour faire quelque chose pour Lui. » Il est bien vrai qu’aucune de nos bonnes actions ne peut nous gagner le ciel : c’est par sa mort sur la croix que le Seigneur Jésus nous a sauvés. Mais, connaissant le Sauveur, nous devons montrer notre foi en marchant sur ses traces, dans le chemin du dévouement.

D’après Le Salut de Dieu 1971

CHRIST, NOTRE TOUT

Il est particulièrement précieux, pour le racheté, de méditer les révélations de la Parole de Dieu concernant ce que Christ est pour lui. Il y puise une assurance inébranlable, une joie constamment renouvelée et des motifs de louange des plus élevés. Le cœur, réchauffé en s’occupant de ces « richesses insondables du Christ », s’attache toujours davantage à sa glorieuse personne. Il en résulte aussi des fruits bénis dans la marche du croyant : sanctification et consécration plus réelles, détachement des choses d’ici-bas, attachement croissant aux réalités célestes, attente plus vivante du Seigneur, dont la venue nous introduira dans la jouissance parfaite des bénédictions que nous possédons maintenant en Lui par la foi.

Parmi les déclarations de l’Écriture concernant ce que Christ est pour nous, nous aimerions méditer les quelques passages suivants : « Or vous êtes de lui [c’est-à-dire de Dieu] dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » … « Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » … « Mais maintenant, dans le christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix » … « Le christ Jésus notre espérance » (1 Cor. 1. 30 ; Col. 3. 4 ; Éph. 2. 13 et 14 ; 1 Tim. 1. 1).

Fondés sur ces paroles divines, nous avons l’assurance que Christ est notre sagesse, notre justice, notre sainteté, notre rédemption, notre vie, notre paix, notre espérance, en un mot : notre tout. Toute la doctrine chrétienne se trouve résumée en ces quelques mots : le croyant est « de Dieu dans le christ Jésus » et Christ est tout pour lui de la part de Dieu, de sorte que « celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur ».

1. Christ, notre sagesse. L’homme tombé loin de Dieu a perdu le sens de sa propre destinée. En quête d’une lumière qu’il ne peut retrouver par ses propres efforts, il se pose mille questions auxquelles il tente en vain de répondre à l’aide de multiples systèmes philosophiques et religieux issus de son imagination. Au lieu d’accepter le jugement que Dieu porte sur l’homme pécheur, la philosophie s’arroge le droit de juger Dieu dans son être et dans ses voies.

Aux yeux de Dieu, cette pseudo-sagesse n’est que « discours séduisants » (Col. 2. 4 et 8). S’adressant aux Corinthiens, qui étaient en danger de s’appuyer sur la sagesse « de ce siècle », l’apôtre Paul s’écrie : « Où est le sage ? où est le scribe ? où est le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? » (1 Cor. 1. 20 ; lire également ch. 3. 18 à 20).

Quel privilège est le nôtre d’en avoir fini avec cette sagesse humaine et ses prétentions, et d’avoir trouvé, en Christ, la « sagesse de Dieu en mystère, la sagesse cachée que Dieu avait préétablie avant les siècles pour notre gloire. Cette sagesse, aucun des chefs de ce monde ne l’a connue » (1 Cor. 2. 7 et 8) ! Où trouve-t-on cette sagesse divine ? En Christ, et en Christ seul, crucifié et ressuscité, révélé par l’Évangile, « Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu… le christ Jésus qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu » (1 Cor. 1. 24 et 30). C’était ce message-là que Paul prêchait, bien qu’il fût une « folie » au jugement des chefs de ce siècle ; mais « la folie de Dieu est plus sage que les hommes » (v. 25). Dieu a manifesté sa sagesse par l’œuvre de la croix, qui réduit à néant la sagesse de l’homme. Rien n’humilie autant celui-ci que de devoir reconnaître qu’il a besoin d’un Sauveur, parce qu’il n’est qu’un pécheur perdu méritant le jugement éternel.

Pour le croyant, il n’y a pas d’autre sagesse que Christ. Il est au cœur même du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés « tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col. 2. 3) : tous les conseils et les voies de Dieu l’ont pour grand objet. Et c’est par Lui seul que Dieu s’est révélé comme le Dieu de lumière et d’amour. « Personne n’a jamais vu Dieu : le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître… Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 1. 18 ; 14. 9). Christ est « la Sagesse », établie dès l’éternité (Prov. 8). Aussi « heureux l’homme qui trouve la sagesse…, car son acquisition est meilleure que l’acquisition de l’argent, et son revenu est meilleur que l’or fin » (Prov. 3. 13 et 14).

2. Christ, notre justice. Si la sagesse de l’homme est folie devant Dieu, il ne peut, davantage acquérir par lui-même une justice répondant aux exigences d’un Dieu juste et saint. Quelque louables que puissent être ses œuvres, elles lui procurent une propre justice sans valeur et que Dieu appelle un « vêtement souillé » (És. 64. 5). « L’homme n’est pas justifié sur la base des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ… ; parce que sur la base des œuvres de loi, personne ne sera justifié » (Gal. 2. 16).

Mais Dieu soit loué de ce que, dans sa grâce, il a pourvu à ce qui manquait à l’homme : tout pécheur, qui, par la foi, accepte le pardon que Dieu lui offre en Christ, est justifié. Dieu lui impute la justice de Christ qui est Lui-même notre justice : Christ « nous a été fait justice de la part de Dieu ». Regardant à son Sauveur maintenant glorifié à la droite de Dieu, chaque croyant peut donc s’écrier : Voilà ma justice ! « Christ est là, au ciel, agréé de Dieu, à cause de l’œuvre qu’il a accomplie, et c’est là ce qu’il me faut. La justice a été montrée en ceci, savoir que Christ est assis à la droite de Dieu. Dieu l’a pris hors du monde, il m’en sort aussi et me dit : La justice est là à ma droite. Là est ma justice » (J.N.D.).

Les juges humains acquittent parfois un coupable, le libérant ainsi des sanctions qu’il avait encourues. Mais ce n’est pas la manière de Dieu envers le pécheur repentant. Non seulement il annule la condamnation qui pesait sur lui, mais encore il le déclare juste et fait de lui son enfant bien-aimé. « C’est Dieu qui justifie ; qui est celui qui condamne ? … Justifiés gratuitement par sa grâce » (Rom. 8. 34 ; 3. 24 ; cf. Tite 3. 7).

Cependant, pour que cela fût possible, il a fallu que le Saint et le Juste fût chargé de nos péchés et frappé à notre place. « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui… » (2 Cor. 5. 21). « Seigneur Jésus, s’écriait Luther, tu es ma justice, et je suis ton péché. Tu as, sur la croix, pris ce qui était à moi, et tu m’as donné ce qui t’appartenait. Ce que tu n’étais pas, tu l’es devenu pour l’amour de moi. Ce que je n’étais pas, tu me l’as fait devenir par ta miséricorde ». En effet, « il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (És. 53. 5). Le Seigneur Jésus s’est chargé de nos péchés et a pris sur Lui le jugement que nous avions mérité, et nous, nous recevons le fruit de son œuvre, de sorte que Dieu agrée le croyant selon la valeur du sacrifice de Christ. Quand nous nous approchons de Dieu, nous trouvons donc une justice qui n’est ni de nous, ni en nous-mêmes ; mais nous trouvons Christ devant Dieu, Christ notre justice. C’est ce qui nous donne une entière assurance pour entrer dans les lieux saints et nous tenir en la présence de Dieu sans voile, le cœur en paix, rempli de joie et d’adoration, dans une lumière qui manifeste la perfection absolue de ce que nous sommes « dans le christ Jésus », qui nous a été fait « justice » de la part de Dieu. Son saint nom en soit loué à jamais !

3. Christ, notre sainteté. Si l’homme naturel cherche, comme en tâtonnant, la lumière, et s’efforce d’acquérir une justice par ses propres mérites, il éprouve aussi, au plus profond de son être, un besoin de sainteté. Sa conscience, à moins qu’elle ne soit trop endurcie, ne cesse de l’accuser. Aussi, nombreux sont ceux qui tentent de se soustraire à leur malaise intérieur par un comportement moral et religieux, grâce auquel ils espèrent atteindre un degré suffisant de sainteté envers Dieu. Leurs conceptions quant à ses exigences sont des plus diverses : certains se contentent de quelques actes dévots, d’une honorabilité extérieure, tandis que d’autres s’imposent des règles très strictes, voire ascétiques. Même des croyants peuvent tomber dans ce piège de Satan, ainsi qu’il ressort de Colossiens 2. 20 à 23.

Or, en Christ, Dieu a, sur ce point également, accompli une œuvre parfaite. Christ lui-même est notre sainteté, de sorte que le croyant n’a pas à rechercher une sainteté qu’il possède déjà en Christ. « Il nous a été fait… sainteté » (1 Cor. 1. 30). Nous avons été « élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour » (Éph. 1. 4). Cette part nous est acquise en vertu de l’œuvre de la croix : « Nous avons été sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes… Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 10 et 14).

Telle est la condition du racheté : parce qu’il est en Christ, il est, aux yeux de Dieu, revêtu de la sainteté de Christ. Il est un « saint appelé », c’est-à-dire sanctifié, mis à part pour Dieu, en vertu de l’appel de Dieu et de l’œuvre de la croix. « Nous sommes de Dieu » (1 Jean 5. 19). « Vous êtes de lui dans le christ Jésus » (1 Cor. 1. 30). « Vous avez été sanctifiés » (1 Cor. 6. 11). Cette mise à part, qui a lieu lors de la nouvelle naissance, est le privilège béni et inaltérable de tout racheté.

Nous pouvons donc, en pleine assurance de foi, et dans la puissance de l’Esprit, nous emparer de cette révélation glorieuse entre toutes : Christ, notre sainteté. Ne cherchons rien hors de Lui, mais que notre bonheur soit d’être en Lui, un avec Lui et, par conséquent, de jouir de tout ce qu’il est en Lui-même pour nous. Quel privilège est le nôtre de posséder la sainteté même de Christ ! Nous n’avons donc pas besoin de faire des efforts pour acquérir cette sainteté : nous la possédons déjà en Lui ; nous sommes saints en Lui. Nous n’avons qu’à recevoir ce que Dieu a déjà fait, et l’en bénir. Si nous acceptons ce fait par la foi, la réalité s’en verra dans notre vie quotidienne.

4. Christ, notre rédemption. Le terme « rédemption » comporte une double notion : celle du paiement d’une rançon et celle de la délivrance qui en résulte.

Par sa désobéissance, l’homme est tombé sous l’esclavage de Satan, maître dur et cruel, qui maintient ses captifs sous sa domination par la puissance du péché et de la mort (Héb. 2. 14). Voici en quels termes la Parole décrit la condition désespérée dans laquelle nous étions plongés : morts dans nos fautes et dans nos péchés, assujettis au chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance, marchant dans les convoitises de notre chair, étant par nature des enfants de colère comme les autres (Éph. 2. 2 et 3 ; voir aussi Tite 3. 3). C’est alors que Dieu, « qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés », nous racheta « par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 18 et 19). Le Fils de l’homme vint « pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre » (Mat. 20. 28). C’est en Lui que « nous avons la rédemption par son sang » (Éph. 1. 7). Car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme, lisons-nous en Lévitique 17. 11 « Sans effusion de sang, il n’y a pas de rémission » (Héb. 9. 22). (Le sang est mentionné douze fois dans ce chapitre).

Le sang de Christ est donc la rançon payée pour notre rédemption. Tous ceux qui, par la foi, sont placés sous l’efficace de ce sang, sont mis ainsi pour toujours à l’abri du jugement, étant « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang » (Rom. 3. 24 et 25).

La rédemption s’étendra aussi bientôt à notre corps. « Nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons intérieurement, attendant l’adoption, la délivrance (ou rédemption) de notre corps » (Rom. 8. 23). Cette rédemption du corps s’opérera à la venue du Seigneur « qui transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire, en déployant le pouvoir qu’il a de soumettre absolument tout à son autorité » (Phil. 3. 21). « Alors nous verrons combien est glorieuse et complète la rédemption qu’il a opérée pour son peuple, si complète que rien ne sera laissé entre les mains de l’ennemi, mais que l’esprit, l’âme et le corps seront également délivrés et rendus siens » (E. D.).

Ayant été ainsi « achetés à prix » (1 Cor. 6. 20), nous appartenons tout entiers à Christ, dont le sang a été versé en rançon pour nos péchés et qui a payé notre dette. Mais de ce fait procède notre responsabilité de manifester que nous sommes à Lui, en vivant non plus pour nous-mêmes, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous. « Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier pour lui-même un peuple qui lui appartienne en propre, zélé pour les bonnes œuvres » (2 Cor. 5. 15 ; Tite 2. 14). Rachetés à si grand prix, nous aurons à cœur de marcher d’une manière digne du Seigneur, afin de Lui plaire à tous égards (Col. 1. 10).

5. Christ, notre vie. Dans un monde où régnaient la mort et les ténèbres du péché, Christ est venu apporter la vie et la lumière (Jean 1. 1 à 5). Comme Fils de Dieu, il possédait la vie en Lui-même : « La vie a été manifestée, et nous avons vu et nous témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée » (1 Jean 1. 2). Cette vie divine devait être communiquée à tous ceux qui croiraient en Lui. « Le Fils fait vivre ceux qu’il veut » (Jean 5. 21).

Mais, pour que cela fût possible, il fallait que la question du péché fût réglée à la croix et que les droits de Dieu envers l’homme pécheur fussent satisfaits. Cette œuvre, Christ l’a parfaitement accomplie. C’est pourquoi, se plaçant au-delà de la croix, il pouvait dire : « Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, quant à tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle » (Jean 17. 1 et 2). En vertu de l’œuvre expiatoire de Christ, Dieu peut justifier tous ceux qui croient et les fait passer de la mort à la vie. « En vérité, en vérité, je vous dis : celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Tel est le don gratuit : Dieu fait à tous ceux qui reçoivent son témoignage à l’égard de l’homme pécheur et à l’égard de son Fils. « C’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 11 et 12).

« Cette vie est dans son Fils » : c’est en Christ seul que nous possédons la vie éternelle. Christ est notre vie (Col. 3. 4) et, ayant Christ, nous avons la vie éternelle. Mais elle « est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3). Elle est entièrement hors des atteintes de Satan ; nous ne pouvons donc la perdre. Bien que cachée dans sa source, il faut que la vie de Christ soit visible en nous, puisqu’il est notre vie. Cela n’est possible que si nous appliquons la mort à tout ce qui est de l’homme naturel, de sorte que seule la vie de Jésus soit manifestée en nous. C’est ce que faisait l’apôtre Paul qui pouvait dire : « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Gal. 2. 20). Comme quelqu’un l’a dit : « Comment pourrons-nous jamais apprécier assez l’honneur qui nous est fait ! Et si nous nous associons en quelque mesure à l’affection de Dieu pour Christ, combien nous le louerons d’avoir fait de nous, tels que nous sommes, des instruments pour représenter son Christ au milieu des ténèbres de ce monde » !

Le fait que Christ est notre vie sera manifesté bientôt en gloire à la face du monde. « Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » (Col. 3. 4). Cette manifestation en gloire s’étendra à nos corps, qui auront été ressuscités ou transmués à la venue du Seigneur (1 Cor. 15. 53 et 54). La puissance de vie en Christ est telle que ce qui est mortel en eux sera « absorbé par la vie » (2 Cor. 5. 4). Alors il « transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3. 21). Le but de la rédemption sera pleinement atteint, savoir notre conformité parfaite « à l’image de son Fils, afin qu’il soit premier-né entre plusieurs frères ».

Mais la vie de Christ en nous sera manifestée aussi dans la gloire elle-même, entraînant un changement fondamental de notre condition présente. Certes, nous sommes dès maintenant enfants de Dieu, mais alors nous serons semblables à Christ, car nous le verrons comme il est (1 Jean 3. 2). Nous serons un avec Lui dans la vie éternelle et « nous régnerons en vie par un seul, Jésus Christ » (Rom. 5. 17). « Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14. 19).

6. Christ, notre paix. En Éphésiens 2. 14, Christ est appelé notre paix. En effet, sous la grâce, les distinctions qui opposaient, sous la loi, les Juifs et les nations, sont entièrement effacées en Christ. « Des deux, est-il dit, il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait ; il a aboli dans sa chair l’inimitié ». Dans la période actuelle, tous les croyants, à quelque peuple qu’ils appartiennent, sont unis à un Christ glorifié, en vertu de l’œuvre de la croix. Christ étant notre paix à tous quant aux exigences de Dieu à l’égard de l’homme pécheur, l’est aussi, par là, quant aux relations entre Juifs et nations : sa mort expiatoire est le fondement de la réconciliation des uns avec les autres pour former un seul corps.

Christ ayant pris sur Lui les péchés de tous, il n’y a, pour tous, qu’un seul moyen de salut : la foi en son sang. C’est sur ce seul fondement que le Seigneur Jésus proclame la bonne nouvelle de la paix, et aux Juifs, et aux païens. Étant justifiés sur le principe de la foi, tous ont « la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). « Il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni homme, ni femme ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus » (Gal. 3. 28 ; Col. 3. 11).

Christ a donc fait la paix par le sang de sa croix (Col. 1. 20), puis « il est venu, et a annoncé la bonne nouvelle de la paix » aux Juifs et aux nations (Éph. 2. 17), nous a réconciliés avec Dieu (Col. 1. 22) et, enfin, a fait la paix entre Juifs et nations, en créant « les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau » (Éph. 2. 15). C’est par le sang de Christ que nous avons la paix, une justification parfaite, la justice divine ; c’est Lui qui purifie la conscience, Lui qui nous introduit dans le lieu très saint en la présence même de Dieu, Lui qui nous donne droit à la gloire du ciel. Le sang répandu sur la croix est le repos parfait de la conscience ; l’amour qui s’est révélé à la croix est le repos parfait du cœur ; nous possédons tout cela par la foi, « car nous qui avons cru, nous entrons dans le repos » (Héb. 4. 3).

7. Christ, notre espérance. C’est ainsi que l’apôtre Paul l’appelle en 1 Timothée 1. 1 : « Paul, apôtre de Jésus Christ, selon le commandement de Dieu notre Sauveur et du christ Jésus notre espérance ». L’objet de l’espérance du croyant, c’est Christ lui-même, et ce qui devrait caractériser tout chrétien, c’est l’attente de son retour.

Cette espérance revêt une importance primordiale pour les rachetés, car sa réalisation nous apportera la pleine et entière jouissance de tous les fruits de la rédemption : la délivrance, quant à nos corps, du pouvoir de la mort ; notre identification avec Christ; notre introduction dans la gloire, la joie et le repos de sa présence ; nous le verrons enfin face à face, Lui, l’objet de nos affections, notre bien-aimé Sauveur qui s’est donné Lui-même pour nous ; nous pourrons Lui offrir d’une manière parfaite notre adoration et notre reconnaissance ; nous serons délivrés des épreuves d’ici-bas, ainsi que de la présence et des conséquences du péché; enfin nous régnerons avec Lui. En un mot, la félicité et la gloire de la maison du Père seront nôtres à jamais.

Qu’il est précieux de savoir que le Seigneur, Lui aussi, attend avec joie le moment où il pourra enfin satisfaire le désir de son cœur et avoir pour toujours les siens avec Lui ! « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée » (Jean 17. 24). La promesse de son retour est aussi précieuse au Seigneur Jésus qu’à ses bien-aimés. La joie de la rencontre est aussi grande pour l’Époux qui vient que pour l’épouse qui attend.

Quels effets l’attente du Seigneur doit-elle exercer sur nos vies ?

La perspective d’être bientôt enlevés à la rencontre du Seigneur, notre bien-aimé Sauveur, d’être ainsi délivrés des épreuves du temps présent et introduits pour l’éternité dans la gloire céleste, cette perspective, disons-nous, est un magnifique sujet de joie et de consolation pour le racheté. « Jésus Christ, lui que sans l’avoir vu, vous aimez ; et, croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie indescriptible et glorieuse… Réjouissez-vous,… afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec allégresse » (1 Pier. 1. 8 ; 4. 13).

Mais la proximité du retour du Seigneur implique aussi une grande responsabilité pour le croyant. Il s’agit, en effet, qu’à son retour le Maître ne nous trouve ni endormis, ni enlacés dans les filets du péché, ni embarrassés dans les choses de la terre. De ce triple danger découle une triple responsabilité, savoir la responsabilité d’être vigilant, de réaliser une sanctification constante, de servir le Seigneur avec zèle et fidélité.

L’attente du Seigneur produit-elle réellement de tels fruits en chacun de nous ? Si ces choses sont en nous et y abondent, elles feront que nous ne serons pas oisifs ni stériles pour ce qui regarde la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. « C’est pourquoi, frères, étudiez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection, car en faisant cela vous ne faillirez jamais ; ainsi l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera richement donnée » (2 Pier. 1. 8 à 11).

Nous avons ainsi considéré quelques-unes des richesses que nous possédons en Christ, ce qu’il est pour nous. Puissent nos cœurs désirer ardemment « le connaître, Lui », en qui le Père trouve toutes ses délices, et nous les plus précieuses bénédictions. Contemplant ainsi la personne glorieuse du Fils, nous partageons la joie que le Père goûte en Lui, car « notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3). Seule la personne de Christ peut satisfaire notre cœur. C’est pourquoi le Père, le Saint Esprit et les Écritures placent sans cesse Christ devant nos âmes comme l’objet de notre foi, de notre amour et de notre espérance. Puissions-nous croître ainsi « dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ », et goûter que « toute sa personne est désirable ». « À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen » (2 Pier. 3. 18).

D’après Messager Évangélique 1969 (M.T.)

BERACA 56 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

Saül, roi sur Israël, va conduire les guerres comme le peuple l’avait réclamé, mais quand l’Éternel lui ordonne de détruire entièrement Amalek, il n’obéit qu’à moitié. « Et la parole de l’Éternel vint à Samuel, disant : Je me repens d’avoir établi Saül pour roi ; car il s’est détourné de moi et n’a pas exécuté mes paroles. Et Samuel fut fort attristé, et il cria à l’Éternel toute la nuit » (1 Sam. 15. 10 et 11).

Le prophète est envoyé de Dieu pour mettre en lumière l’état du cœur de Saül. Ce premier roi d’Israël a beau essayer de s’excuser, comme Adam dans le jardin d’Éden quand il a repoussé sa culpabilité sur Ève. Mais Samuel parle et dit : « N’est-ce pas, quand tu étais petit à tes propres yeux, tu es devenu chef des tribus d’Israël, et l’Éternel t’a oint pour roi sur Israël ? » (v. 17). Dans cette confrontation, Samuel dit encore : « L’Éternel prend-il plaisir aux holocaustes et aux sacrifices, comme à ce qu’on écoute la voix de l’Éternel ? Voici, écouter est meilleur que sacrifice, prêter l’oreille, meilleur que la graisse des béliers ; … L’Éternel a déchiré aujourd’hui la royauté d’Israël de dessus toi, et l’a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi » (1 Sam. 15. 22 et 28). En ce qui concerne Saül, la suite n’est qu’actions charnelles, comme nous pourrons le considérer, selon la volonté de Dieu, en étudiant le cheminement d’un jeune homme du nom de David.

Il faut se souvenir que « toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16). Savoir méditer sur ce qui est arrivé à Israël pour en tirer instruction est de la plus haute importance, car « toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » (1 Cor. 10. 11).

Obéissant à la recommandation de l’Éternel, Samuel avait oint Saül pour qu’il soit roi sur son peuple. À cause de sa désobéissance, Saül va perdre la royauté et le prophète doit le confronter avec les paroles que l’Éternel a mises dans sa bouche : « l’Éternel s’est cherché un homme selon son cœur,et l’Éternel l’a établi prince sur son peuple, car tu n’as pas gardé ce que l’Éternel t’avait commandé » (1 Sam. 13. 14). Il s’en est suivi un plaidoyer de la part de Saül, mais à la fin, Samuel doit lui dire : « L’Éternel a déchiré aujourd’hui la royauté d’Israël de dessus toi, et l’a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi. Et aussi, la sûre Confiance d’Israël ne ment pas et ne se repent pas ; car il n’est pas un homme pour se repentir » (15. 28 et 29).

Ce fut la dernière fois que Saül parla avec Samuel, qui « s’en alla à Rama ; et Saül monta à sa maison, … Et Samuel ne vit plus Saül jusqu’au jour de sa mort, car Samuel menait deuil sur Saül, parce que l’Éternel s’était repenti d’avoir établi Saül roi sur Israël » (1 Sam. 15. 34 et 35). Il y a bien eu une autre dernière fois, quand, dans la détresse, serré de près par l’ennemi, Saül utilisa un médium pour faire apparaître Samuel qui était déjà mort. Mais rien ne put faire changer le jugement décrété ; « on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7).

« Et l’Éternel dit à Samuel : Jusques à quand mèneras-tu deuil sur Saül, vu que moi je l’ai rejeté pour qu’il ne soit pas roi sur Israël ? Remplis ta corne d’huile, et va : je t’enverrai vers Isaï, le Bethléhémite ; car j’ai vu parmi ses fils un roi pour moi. Et Samuel dit : Comment irai-je ? Dès que Saül l’entendra, il me tuera. Et l’Éternel dit : Tu prendras avec toi une génisse, et tu diras : Je suis venu pour sacrifier à l’Éternel. Et tu appelleras Isaï au sacrifice, … et tu oindras pour moi celui que je te dirai. Et Samuel fit ce que l’Éternel avait dit, et vint à Bethléhem ; … Et il sanctifia Isaï et ses fils » (1 Sam. 16. 1 à 6).

Les derniers jours de service public de Samuel sont très touchants : il prit la corne d’huile, et « oignit David au milieu de ses frères. Et l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite. Et Samuel se leva et s’en alla à Rama » (1 Sam. 16. 13). Il continue son service et devient un refuge pour David persécuté par Saül, comme on peut le lire : « Et David s’enfuit, et il échappa ; et il vint vers Samuel à Rama, et lui rapporta tout ce que Saül lui avait fait. Et ils s’en allèrent, lui et Samuel, et ils habitèrent à Naïoth » (1 Sam. 19. 18). Quand Saül envoya des messagers pour prendre David, leurs cœurs furent changés et « ils prophétisèrent » (v. 20). « Saül alla, lui aussi, à Rama, … et « il prophétisa… » (v. 23). Ce récit nous montre comment Dieu a le contrôle sur tout. Saül, un persécuteur, ne put accomplir son projet comme autrefois Balaam fut obligé de bénir le peuple, alors qu’il voulait le maudire. Saul de Tarse, persécuteur de l’Assemblée de Dieu, est devenu l’instrument utilisé pour l’édifier, l’exhorter et la consoler.

Lorsque Samuel transféra son rôle de juge au roi que les fils d’Israël avaient demandé, il les questionne : « De qui ai-je pris le bœuf ? ou de qui ai-je pris l’âne ? ou à qui ai-je fait tort ? à qui ai-je fait violence ? ou de la main de qui ai-je accepté un cadeau qui m’ait fait fermer les yeux ? et je vous le rendrai… L’Éternel est témoin contre vous, et son oint (Saül) est témoin aujourd’hui, que vous n’avez rien trouvé dans ma main. Et ils dirent : Il en est témoin » (1 Sam. 12. 3 à 5). De manière semblable, l’apôtre Paul, devant les anciens d’Éphèse, a dit : « Je n’ai convoité ni l’argent, ni l’or, ni la robe de personne. Vous savez vous-mêmes que ces mains ont été employées pour mes besoins et pour les personnes qui étaient avec moi » (Act. 20. 33). Qu’il puisse en être dit ainsi de nous !

« Et Samuel mourut ; et tout Israël s’assembla, et se lamenta sur lui ; et on l’enterra dans sa maison, à Rama » (1 Sam. 25. 1). En des temps difficiles, quand les fils de Samuel ne marchaient pas droit devant Dieu, quel encouragement de savoir qu’Isaï, le père de David, était connu de l’Éternel, et que douze cent portiers œuvrant pour le service du temple, bâti par Salomon, avaient déjà été établis dans leur charge par « David et Samuel, le voyant » (1 Chr. 9. 22). Il est réjouissant aussi de savoir que cinq siècles plus tard il sera dit que, depuis « Samuel, le prophète ; aucun des rois d’Israël n’avait célébré une Pâque comme celle que firent Josias, et les sacrificateurs et les lévites, et tout Juda et Israël » (2 Chron. 35. 18). Dans les jours de Samuel on célébrait la Pâque ! À nous de participer fidèlement à la cène du Seigneur et en Le servant humblement comme ont servi le prophète Samuel et l’apôtre Paul.

TRADUCTION DE FEUILLETS (111)

« Nous voyons Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la souffrance de la mort, couronné de gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour tout » Hébreux 2. 9.

HUMILIÉ ET EXALTÉ

En tant que croyants, nous regardons au ciel avec les yeux de notre cœur et voyons comment Jésus est glorifié et honoré :

Dieu a donné au Christ la gloire spéciale de s’asseoir à sa droite en tant qu’être humain. Ce lieu exalté montre ce que Dieu a encore en réserve pour Lui : Il régnera un jour sur toute la création.

Dieu a donné au Fils de l’homme l’honneur de siéger à sa droite. Quand nous Le voyons là, nous voyons la valeur que Jésus Christ a pour Dieu : Lui seul mérite cette place d’honneur !

Regarder avec foi Christ, au ciel, couronné de gloire et d’honneur, nous donne l’assurance qu’Il sera bientôt reconnu dans tout l’univers.

Mais Jésus fut autrefois abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges à cause de la souffrance de la mort. En tant que Fils éternel de Dieu, Il a dû prendre la forme humaine pour mourir. Il a donc été abaissé au-dessous des anges pour souffrir la mort, car les anges ne peuvent pas mourir. Mais Il avait devant Lui, tout au long de sa vie, les souffrances de la mort.

Sur la croix, Il a « goûté la mort ». Cela fait référence à ses souffrances pendant les trois heures de ténèbres et à sa mort physique. Il a goûté à toute l’amertume de la mort lorsqu’Il a été abandonné par Dieu et a donné sa vie. Heures terribles pour Lui.

Mais Il a ensuite été exalté, et couronné de gloire et d’honneur.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Pour moi, vivre, c’est Christ, et mourir, un gain » Philippiens 1. 21.

« Car moi, par la Loi, je suis mort à la Loi, afin que je vive pour Dieu » Galates 2. 19.

LA VÉRITÉ EN CHRIST, CHANGEMENT COMPLET PAR RAPPORT À LA LOI

Il est merveilleux de contempler les triomphes moraux du christianisme – les victoires qu’il gagne sur le moi et sur le monde, et la manière merveilleuse par laquelle de telles victoires sont obtenues. La Loi disait : Tu feras ceci, et tu ne feras pas cela. Mais le christianisme parle un tout autre langage. Nous y voyons la vie donnée comme un don gratuit – la vie découlant d’un Christ ressuscité et glorifié. C’est quelque chose complètement en dehors du domaine de la loi. La loi disait : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». Une longue vie dans le pays était tout ce que la Loi proposait à l’homme qui pouvait la garder. La vie éternelle dans un Christ ressuscité était quelque chose absolument inconnu sous le système légal – et impossible à concevoir.

Mais le christianisme, non seulement donne la vie éternelle ; il donne aussi un objet dont cette vie peut être occupé – un centre autour duquel les affections de cette vie peuvent se déployer – un modèle sur lequel cette vie peut se calquer. Il gagne ainsi ses grands triomphes moraux – et ses conquêtes sur une nature égoïste et un monde égoïste. Il donne la vie divine et un centre divin ; et à mesure que la vie se déploie autour de ce centre, nous sommes débarrassés de nous-mêmes.

C’est là le secret du renoncement à soi-même. Cela ne peut pas être atteint d’une autre manière. L’homme inconverti trouve son centre en lui-même ; et en conséquence, lui dire de ne pas être égoïste, c’est lui dire de ne pas exister du tout. Et cela se vérifie même dans la question de simple religiosité. Un homme accomplira bien sa religion, comme il le pense, pour obtenir un intérêt éternel ; mais c’est quelque chose tout à fait différent, de trouver un objet et un centre en-dehors de soi-même. Le christianisme seul peut le donner.

D’après the Lord is near juillet 1987 (C.H.M.)

« Et parmi les villes que vous donnerez aux Lévites, seront les six villes de refuge, que vous donnerez pour que l’homicide s’y enfuie » Nombres 35. 6.

NOTRE VILLE DE REFUGE

Pour les Israélites, Dieu avait pourvu à six villes de refuge. Trois d’entre elles étaient dans le désert à l’Est du Jourdain, tandis que les autres étaient dans le pays promis (Nomb. 35. 14). C’était littéralement des refuges, des places de sécurité, où l’homicide était protégé du vengeur du sang (Nomb. 35. 25). Quelle provision d’un Dieu d’amour ! Quelle que soit l’une des nombreuses villes en Israël où il habitait, celui qui était accusé n’était guère qu’à un jour de distance – environ 50 kilomètres – d’une ville de refuge, où il était protégé. Telles étaient les dispositions de Dieu pour son peuple terrestre.

Si l’on applique ces passages en pratique aujourd’hui, ces villes sont des types du foyer et de l’assemblée pour le croyant. Tout comme autrefois, l’une se trouve dans le désert, tandis que l’autre est dans l’endroit où la bénédiction est promise. Aujourd’hui comme alors, nous avons besoin de protection dans toutes les sphères de notre vie, parce que le méchant est actif partout (Éph. 6. 12 ; 1 Pier. 5. 8 et 9).

Tandis que nous marchons dans ce monde qui est un désert, notre demeure devrait être une place de sécurité permanente où l’amour de Dieu est évident et ses principes maintenus, un endroit de protection contre les attaques alors que nous marchons dans le domaine de Satan. De plus, en jouissant, par la foi, de notre portion dans les lieux célestes, nous avons besoin du soutien de l’assemblée. C’est un endroit de vérité et de lumière, l’habitation du Seigneur au milieu de son peuple, et ainsi une place de sécurité au milieu de la déchéance spirituelle tellement évidente dans la chrétienté aujourd’hui.

Nos foyers et les assemblées sont-elles des villes de refuge aujourd’hui ? Nos voisins les voient-ils comme tels ? S’il en est ainsi, soyons-en reconnaissants, et diligents pour les maintenir tels. Sinon, commençons maintenant à en faire des villes de refuge en pratique. Nous avons tous besoin de telles villes.

D’après the Lord is near juillet 1987

« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles, et sur la terre une angoisse des nations en perplexité devant le grand bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de peur dans l’attente de ce qui va atteindre la terre habitée, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire » Luc 21. 25 à 27.

L’ANNONCE DES TEMPS DE LA FIN

Ces choses se rapportent directement à ce qu’on verra dans la période de la grande tribulation. Pourtant, les conditions actuelles semblables ne peuvent manquer de nous persuader que ce jour est très proche. Beaucoup ont le cœur défaillant de crainte maintenant, par exemple devant la frayeur que cause une attaque nucléaire possible – et devant certaines nations renforçant leur force militaire avec assurance. L’expression « les puissances des cieux seront ébranlées » semble impliquer que l’homme s’introduit dans les puissances par lesquelles Dieu a employé les cieux au bénéfice de l’homme – mais que les hommes ébranlent ces puissances de manière maléfique. Le mot pour les cieux, c’est ouranos, d’où vient le mot uranium. Qu’il y ait ici une relation directe avec la fission de l’atome, nous ne le savons pas ; mais tandis que Dieu a depuis longtemps employé la puissance nucléaire du soleil pour la grande bénédiction de l’humanité – lorsque l’homme prend possession d’une petite mesure de cette puissance, il l’emploie immédiatement pour la destruction !

Dans tous les cas, il y a une relation directe entre le fait des pouvoirs des cieux d’être secoués – et le Fils de l’homme venant avec puissance et gloire. Cela n’est pas, bien sûr, sa venue pour les croyants à l’enlèvement, mais au moins sept ans plus tard, à la fin de la Grande Tribulation.

Quand nous regardons ces choses, comme nous pouvons bien attendre la venue du Seigneur à tout moment, pour emmener tous les croyants hors de ce présent siècle mauvais vers la bénédiction de sa présence !

D’après the Lord is near juillet 1987 (L.M. Grant)

« Je me coucherai et aussi je dormirai en paix ; car toi seul, ô Éternel ! tu me fais habiter en sécurité » Psaume 4. 8.

LA PRÉSENCE DU SEIGNEUR JÉSUS CHASSE LA CRAINTE

La petite fille était profondément endormie, mais quand sa mère entra dans la chambre, avec une lampe, pour se coucher, son visage s’éclaira de joie en la reconnaissant, surveillant avec plaisir tous ses mouvements dans la pièce. Mais quand la mère éteignit la lumière, l’obscurité soudaine causa à l’enfant surprise et peur. Sa mère s’approcha tranquillement et mis sa main sur celle de l’enfant. Ses craintes disparurent tout de suite. Puis, mettant sa petite main sur celle de sa mère, confiante dans sa présence et son affection, elle fut bientôt profondément endormie.

C’est une belle illustration de la confiance dans la présence de Christ avec nous. Quelquefois, même après des moments de joie profonde, l’obscurité de l’incrédulité et le sens du péché demeurant en nous, nous remplissent de crainte par les efforts du tentateur. Si des circonstances éprouvantes et difficiles, permises par Dieu, semblent cacher de notre vue la face de notre Sauveur, nous sommes angoissés. Mais dès que nous nous approchons de Lui par une foi simple, sa présence calme notre esprit. Nous sommes élevés hors de nous-mêmes, notre agitation cesse et nous sommes conscients de la vérité des promesses de ses paroles : « Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel pour toujours ; car en Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles » (És. 26. 3 et 4).

D’après the Lord is near juillet 1987

« Le cœur des fils des hommes est plein de mal, et la folie est dans leur cœur pendant qu’ils vivent ; et après cela ils vont vers les morts » Ecclésiaste 9. 3.

DÉCEPTIONS

L’homme d’État Talleyrand, né en 1754, était riche, et estimé comme un grand homme français. Élevé pour être prêtre, il fut, de 1788 à 1791, évêque d’Autun. Son goût pour la politique, toutefois, l’amena dans le cercle des affaires d’État. Pendant la première révolution française, il fut président de l’Assemblée Nationale, et Trésorier-général sous Napoléon. Par des manipulations adroites il survécut à la chute de Napoléon, et demeura dans des places élevées sous les Bourbons, et plus tard, sous Louis-Philippe. Sa fortune était très grande.

Mais il ne connut jamais le secret du bonheur et de la paix véritables. Le jour de sa mort, on trouva un écrit de sa propre main : Pensez donc, quatre-vingt trois ans ont passé ! Quels troubles ! Quelle hostilité ! Quelles mauvaises interventions ! Et tout cela, sans autre résultat que l’épuisement du corps et de l’âme ! Troubles en regardant en arrière vers le passé, et un profond sentiment de découragement et de doute en regardant à l’avenir.

Peut-être que vous aussi, vous avez découvert, comme Talleyrand, comment, par des tactiques adroites et du profit, vous pouvez diriger les circonstances à votre bénéfice pour votre réputation et votre richesse dans le monde. En êtes-vous devenus heureux ? ou devez-vous admettre, avec déception, que votre vie n’était qu’une vaine poursuite après le bonheur et la paix ? Et que vous restera-t-il le jour où vient la mort ? Rien d’autre qu’un soupir plein de trouble, une conscience chargée de péché, et l’attente terrible du jugement après la mort (Héb. 9. 27). Une seule Personne peut vous rendre heureux et vous donner le repos de la conscience et du cœur : Jésus Christ, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde.

D’après the Lord is near juillet 1987

« Mais vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous ; et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » Actes 1. 8.

LA PUISSANCE DE DIEU EST DONNÉE À CEUX QUI L’ATTENDENT AVEC SOUMISSION

C’est une erreur de supposer que nous pouvons être dotés, pour ainsi dire, de puissance spirituelle. Dieu ne donne jamais une réserve de forces à aucun de ses serviteurs, sur laquelle ils puissent puiser de temps en temps jusqu’à ce que tout soit employé. La puissance est toujours en Lui, et non en eux, et elle est seulement fournie un moment après l’autre à ceux qui marchent avec Lui et dans sa dépendance.

Gardez à l’esprit que nous ne devons pas nous attendre à une conscience de puissance. C’est sur ce fait que beaucoup trébuchent. Ils désirent ressentir de la puissance, et ne ressentant pas cela, ils en concluent qu’ils n’étaient pas dans la bonne condition d’âme pour cet exercice. Il n’y a pas de plus grave erreur. D’autre part, le Seigneur doit humilier ses serviteurs pour leur faire prendre conscience de leur complète incapacité, afin qu’ils puissent apprendre cette leçon : que sa force est rendue parfaite dans la faiblesse !

Les arrangements humains interfèrent avec la puissance divine. Lors de conférences, les gens trouvent souvent plus de plaisir à se rencontrer les uns les autres qu’à s’attendre à Dieu, et alors il y a manque de puissance. Depuis de nombreuses années j’ai remarqué que, quand Dieu est sur le point d’agir, Il produit de la tranquillité – un calme solennel – et de l’attente. Et au moment où Il fait cela, Satan s’y oppose et cherche à attirer l’attention des saints. Nous ne devons pas ignorer ses desseins.

D’après the Lord is near juillet 1987

« Éternel ! Ta parole est établie à toujours dans les cieux » Psaume 119. 89.

LA PAROLE DE DIEU DEMEURE ÉTERNELLEMENT – RECEVEZ-LA

Quels beaux mots poétiques que ceux-ci, mais pourquoi ont-ils été conservés pendant trois mille ans, et traduits dans presque toutes les langues et les dialectes des humains ? Pourquoi n’ont-ils pas rejoint les multitudes d’autres mots écrits au cours des âges, qui ont été perdus dans les poubelles de l’antiquité ?

La réponse est simple. David a parlé par l’inspiration du Saint Esprit de Dieu. Ses paroles sont devenues une partie de ce vaste ensemble de littérature que nous appelons la Bible, qui a prédit sa propre persistance par ces mots : « La parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1. 25).

Considérez un instant l’immensité d’une telle affirmation. Supposez que, en écrivant cet article, je conclurais en disant : Tout ce que j’ai écrit ici sera encore imprimé dans cinq cents ans. Ou supposez que j’aille même plus loin et que je dise : tout ce que j’ai écrit depuis toujours durera pour toujours. Vous me renverriez bientôt comme étant un détraqué, ou peut-être comme un prétentieux dont les affirmations avancées ne pourront qu’être désapprouvées par les générations futures.

Mais que feraient de moi ces générations futures si mes affirmations se confirmaient ? C’est la question qui est devant les gens de notre génération qui ne peuvent pas nier la précision impressionnante des affirmations de la Bible. Beaucoup les ignorent simplement, espérant peut-être que cela passera ; mais d’autres ouvrent leur cœur à son message, et reçoivent le précieux Sauveur dont il parle. Comment réagissez-vous ?

D’après the Lord is near juillet 1987

« Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de grâce de guérison ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? » 1 Corinthiens 12. 29 et 30.

L’ORDRE DANS LA MAISON DE DIEU

C’est le Seigneur qui appelle, non pas l’Église. L’Église peut être la sphère de l’exercice des dons, mais elle n’est jamais la source de l’autorité, ni de la puissance – ces deux choses viennent de Christ. C’est Lui qui donne la mission, Lui qui envoie les ouvriers pour semer ou récolter. L’Écriture n’affirme jamais que l’Église soit le bureau qui examine les candidats au ministère – comme on les appelle – et elle n’a pas non plus l’autorité pour prononcer un jugement. Il n’y a pas de rôle prévu pour l’Église, ni pour l’un ni pour l’autre, parce que ce n’est pas l’œuvre ou le devoir de l’Église. Le Seigneur qualifie le serviteur qu’Il appelle pour le service qu’Il lui donne à accomplir, et Il agit par l’Esprit, non seulement dans un seul membre, mais dans tous les autres, pour que son appel, son œuvre et ses ouvriers soient respectés.

Remarquez aussi comment, dans les versets ci-dessus, les questions de l’apôtre supposent la répartition des dons parmi les membres de Christ, et non pas leur concentration dans une personne ou dans tous. Aucun n’a toutes les mêmes fonctions, et aucun n’a toutes les fonctions qui – cela est dit expressément – sont distribuées à chacun des nombreux membres. La folie des Corinthiens n’était pas plus grande, en souhaitant que tous les dons soient en chacun et tous les saints, que la théorie moderne d’attribuer tous les dons à une seule personne officielle. La première erreur était une vanité ignorante avant que la vérité soit pleinement révélée dans une forme écrite ; l’autre erreur est une présomption coupable en présence de l’œuvre reconnue de Dieu, qui condamne tout écart de ses principes, principes où le Saint Esprit agit pour glorifier le Seigneur Jésus.

D’après the Lord is near juillet 1987 (L.M. Grant)

« Tes lèvres, ma fiancée, distillent le miel ; sous ta langue il y a du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban » Cantique des cantiques 4. 11.

LA JOIE DU SEIGNEUR JÉSUS DANS LES SIENS

Quelle joie précieuse trouve le Seigneur Jésus dans les expressions affectueuses et spontanées qui s’adressent à Lui de la part de ceux qui ont connu sa grâce en salut. Le miel est le produit du nectar rassemblé sur toutes sortes de fleurs, digéré par l’abeille pendant qu’elle retourne à la ruche pour le déposer dans les rayons. Nous pouvons de même récolter de tous les livres, les chapitres et les versets de l’Écriture, une certaine quantité de nectar, la méditer, la digérer comme nourriture pour notre âme, et la déposer dans la ruche. Car la ruche indique que nous avons le ministère de la vérité de Dieu ordonné comme des paroles de vérité prêtes à être employées quand l’occasion le requiert. Nos lèvres peuvent alors prononcer notre affection débordante envers le Seigneur Jésus.

Le miel est donc ce que nous avons trouvé personnellement dans la Parole de Dieu. Mais il y a aussi le lait. Le lait parle de la Parole elle-même (cf. 1 Pier. 2. 2). Le Seigneur se réjouit d’entendre, de nos lèvres, sa Parole, que nous avons méditée, basée seulement sur l’Écriture (cf. Ps. 45. 1).

De plus, l’odeur des vêtements a la fraîcheur de la forêt, non contaminée par l’homme. Le Seigneur se réjouit dans la pureté des vêtements, comme dans la douceur des paroles des siens. Puissions-nous apprécier profondément l’approbation du Seigneur, en grâce et en vérité.

D’après the Lord is near juillet 1987 (W. Kelly)

« Il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » Éphésiens 1. 6.

« C’est pourquoi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables » 2 Corinthiens 5. 9.

LA POSITION ASSURÉE DU CROYANT

Tous les croyants sont acceptés, parfaitement et pour toujours – reçus dans la faveur du Bien-aimé.

Dieu les voit en Christ, et comme Christ. Il pense à eux comme Il pense à Lui ; Il les aime comme Il L’aime, Lui. Ils sont toujours devant Lui, parfaitement acceptés dans le Fils bien-aimé de son amour. Et rien ni personne ne peut interférer avec leur position haute et glorieuse, qui repose sur la stabilité éternelle de la grâce de Dieu, sur l’œuvre accomplie par son Fils, et est attestée par le Saint Esprit envoyé du ciel ici-bas.

Mais tous les croyants sont-ils acceptables dans leurs voies de pratique ? Se comportent-ils tous de manière telle que, dans leurs actions, ils supportent la lumière du trône de jugement de Christ ? Œuvrent-ils tous pour Lui être agréables ?

Tout cela est éminemment pratique. Nous sommes appelés, par tous les arguments qui peuvent agir sur le cœur et la conscience, à œuvrer diligemment pour être acceptables à notre Sauveur adorable et béni. Y a-t-il quelque légalisme en cela ? Pas la moindre trace. Tout au contraire. C’est le cadre saint d’une vie de piété, édifiée sur Christ ressuscité et glorifié à la droite de Dieu. Comment pourrait-il y avoir là, la moindre parcelle de légalisme ? C’est impossible. Ce n’est que le pur fruit de la grâce gratuite souveraine, du commencement à la fin.

Oui, demeurons ainsi sur la riche grâce qui brille dans l’acceptation de notre personne à chacun, afin de pouvoir être conduits à un effort diligent et fervent pour être trouvés acceptables dans nos voies.

D’après the Lord is near juillet 1987 (C.H.M.)