LA SOLUTION DE DIEU

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Car il ne pense pas longtemps à un homme pour le faire venir devant Dieu en jugement. Job 34. 23
En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. Jean 5. 24

 

LA SOLUTION DE DIEU

 

Les nouvelles au sujet de la pollution et de la surchauffe de notre planète sont désormais toujours à l’ordre du jour. Un expert a écrit : – La détérioration du capital terrestre rend incertain le futur même de l’homme. Nous avons sous nos pieds une bombe à retardement et nous ne savons pas comment la désactiver… Et pourtant il serait urgent de ralentir la course vers la catastrophe… Le compte à rebours a commencé.
Cette constatation tragique peut soulever beaucoup d’interrogations. Que va-t-il arriver ? N’y a-t-il pas moyen d’interrompre ce processus de destruction ? Les problèmes de notre monde paraissent insolubles.
Nous lisons dans la Bible que le monde est tombé dans les mains de pouvoirs qui le détruisent. La création, par la faute de l’homme, est sous l’esclavage de la corruption. « Nous savons que toute la création ensemble soupire ; elle est en travail (dans le sens de : souffrir les douleurs de l’enfantement) jusqu’à maintenant » (Rom. 8. 20 à 22).
Le Seigneur Jésus a décrit Satan comme « le chef de ce monde ». S’il en était ainsi en ce temps-là, combien plus aujourd’hui, dans un monde qui s’éloigne toujours plus de Dieu, qui ne reconnaît pas Ses droits et qui nie même Son existence. Ainsi, Satan prend toujours plus de pouvoir, la violence et la dépravation morale se répandent, l’idolâtrie, sous différentes formes, se diffuse toujours plus.
Nous sommes certains que Dieu jugera un jour ce monde, et qu’Il le fera d’une manière juste et sévère. La Bible, qui est la Parole de Dieu, nous le dit clairement, nous décrivant même en détail comment les choses se dérouleront.
Pourtant, encore aujourd’hui, à cause de l’amour qu’Il a pour Ses créatures, Dieu propose une merveilleuse solution ; mais cette solution est individuelle, personnelle, mise à la disposition de chacun. A cause de la désobéissance, l’homme a perdu le contact avec son Créateur. Pour cette raison, il ne peut connaître ni paix, ni joie, ni tranquillité durables. Mais le Seigneur Jésus Christ est venu sur la terre pour réconcilier l’homme avec Dieu par le moyen de Son sacrifice à la croix.
Les jugements de Dieu approchent. Il n’y a pas de temps à perdre !
Même vous, cher lecteur, vous devez vous reconnaître pécheur et emprunter la seule voie de salut possible, c’est-à-dire la foi en Jésus Christ. Il n’y a pas d’autre chemin. Le Seigneur Jésus l’a dit Lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14. 6). Si nous mettons notre foi en Christ, Dieu considère que nos péchés sont effacés et Il peut nous accueillir dans Sa sainte présence, où nous passerons l’éternité !
Bien différent sera le sort de ceux qui ne croient pas, parce qu’ils seront jugés et condamnés aux peines éternelles. « Celui qui ne croit pas est déjà jugé… qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 18, 36).
Un jour, notre monde, physiquement et moralement pollué, devra être détruit et remplacé par un autre, comme il est écrit dans la seconde épître de Pierre : « dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit strident, les éléments embrasés seront dissous, et le terre et les œuvres qui sont en elles seront brûlées entièrement » (ch. 3. 10).
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

UN SALUT QU’ON NE PEUT PAS PERDRE

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Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : celui qui a le Fils a la vie.
Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle. 1 Jean 5. 11, 20.

 

UN SALUT QU’ON NE PEUT PAS PERDRE

 

Celui qui a cru au Seigneur Jésus peut-il être certain qu’il ne perdra jamais la vie éternelle que le Seigneur lui promet ? En Jean 1, il est écrit : « Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom » (v. 11 et 12).
Nous sommes certains que quiconque a vraiment cru, et qui est ainsi devenu un enfant de Dieu, le demeurera pour toujours. Un fils qui désobéit à son père ne cesse pas d’être son fils. Si le père est déshonoré par le comportement du fils, il en souffrira et il prendra des mesures : il le reprendra, l’exhortera, et s’il n’obtient aucun résultat, il le châtiera, sévèrement s’il le faut.
Pour celui qui croit, Dieu est un Père qui aime comme aucun père ne saurait le faire. Mais il est vrai que les croyants sont, pendant toute leur vie, à Son école, qui est nécessaire parce qu’elle prévient la correction. « Dieu agit envers vous comme envers des fils, car quel est le fils que le père ne discipline pas ? » (Héb. 12. 7).
Quand nous lisons : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16), nous n’avons aucun doute : la vie éternelle est une vie qui ne finit jamais et qui est garantie par la foi en Lui – « quiconque croit en lui ». Il ne s’agit pas d’une vie qui subsiste pour un temps, puis qui s’évanouit.
« Celui qui croit en lui n’est pas jugé » (Jean 3. 18) : c’est une certitude. Il n’est pas jugé et ne le sera jamais, parce qu’il a cru en Jésus et en Son œuvre expiatoire accomplie à la croix.
Jean écrit, dans sa 1ère épître : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 11 à 13).
Les vrais croyants qui, avant de croire étaient spirituellement « morts » dans leurs fautes et dans leurs péchés, sont « ressuscités avec lui » quand ils ont accepté le Seigneur comme leur Sauveur. Pourraient-ils mourir à nouveau quand Dieu les a « vivifiés » ? (Éph. 2. 1).
L’apôtre Paul écrit : « Je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni pouvoirs, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rom. 8. 38 et 39).
L’Évangile ne laisse personne dans le doute. Les certitudes de l’Évangile sont absolues.
Mais, arrivés à ce point, nous devons vous poser une question, à vous qui lisez ce feuillet : Quel type de foi avez-vous ? Si c’est seulement une foi extérieure, une foi générique, intellectuelle, sans qu’il y ait eu chez vous tout d’abord la repentance de vos péchés, alors la vie éternelle n’est pas pour vous.
La foi superficielle ou intellectuelle, qui ne touche pas le cœur, on peut la perdre d’un jour à l’autre, sous l’influence des circonstances qu’on traverse dans la vie. Mais si vous avez cette vie, soyez-en certains, rien ne pourra vous l’ôter, car le Seigneur Lui-même la gardera au plus profond de votre être par Sa puissance et Son amour !

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

AU PUITS DE SICHAR – JEAN 4

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AU PUITS DE SICHAR
Jean 4

(Jésus) quitta la Judée et retourna en Galilée. Or il lui fallait traverser la Samarie. Il arrive donc à une ville de Samarie nommée Sichar… Il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus, fatigué du chemin, se tenait assis au bord de la fontaine… Une femme de la Samarie vint pour puiser de l’eau. Jean 4. 5 et 6.

Nous avons dans le chapitre 4 de l’évangile selon Jean une scène très belle et tout à fait remarquable. Le Créateur des mondes, le Fils éternel de Dieu, étant devenu Homme, a habité « au milieu de nous… [Lui, La Parole] pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Nous Le voyons poursuivre Sa route à travers le pays d’Israël, non pas dans la dignité royale, mais comme un humble étranger, non pas sur le char d’un roi avec tout son apparat, mais à pied. « Lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté nous soyons enrichis » (2 Cor. 8. 9).
Nous Le voyons assis au bord d’un puits, fatigué et ayant soif. Et pourtant Il est le Dieu éternel, le Créateur de l’univers, « qui ne se lasse pas et ne se fatigue pas » (És. 40. 28). Celui qui a créé chaque goutte d’eau dans l’univers a souffert de la soif dans ce monde.
Une femme s’approche du puits. C’est elle que le Fils de Dieu attendait. Il lui demande à boire en toute simplicité. Le puits était profond, et Il n’avait pas de vase pour puiser de l’eau. N’aurait-Il pas pu accomplir un miracle pour étancher sa soif ? Il l’a fait pour d’autres, mais Il ne le fait pas pour Ses propres besoins. La soif du Seigneur Jésus n’avait pas la priorité dans Ses pensées. Il avait été envoyé pour le salut du monde (3. 17). Aussi, Il s’adresse à une étrangère pour avoir un peu d’eau, afin de lever ses doutes, car « les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains » (v. 9).
Mais quelle surprise pour elle lorsqu’un Juif s’adresse à elle et Lui demande à boire ! Elle le reconnaît comme étant un Juif par la frange qui était au bord de Son vêtement, comme cela était commandé par l’Éternel (voir Nomb. 15. 38).

Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. Jean 4. 10.

La réponse remarquable de Jésus fait clairement apparaître trois choses :
1. Il montre que Dieu est Celui qui donne, ce que la femme ne réalisait probablement pas. Elle connaissait quelque chose de la Loi, mais ici nous apprenons ce que Dieu attend des hommes : c’est qu’ils comprennent que maintenant Dieu S’est révélé dans Son Fils Lui-même, comme un Dieu d’amour qui donne aux hommes beaucoup plus que ce qu’ils peuvent imaginer.
2. Il éveille la curiosité de la femme. Elle parviendra progressivement à la connaissance du Fils de Dieu Lui-même. Qui aurait pu deviner que ce voyageur fatigué était le Fils de Dieu Lui-même ?
3. Le but du Seigneur, en fait, était de donner à la femme quelque chose de bien meilleur que ce qu’Il lui avait demandé. Par « l’eau vive », Il ne faisait pas allusion à de l’eau naturelle, mais Il parlait du Saint Esprit, le don le plus grand qu’un croyant puisse recevoir : « celui qui croit en moi, comme l’a dit l’Écriture, des fleuves d’eau vives couleront du plus profond de son être ; Or il [Jésus] disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en Lui » (7. 38 et 39).

La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? Jean 4. 11.

Cette conversation entre Jésus et la femme Samaritaine était vraiment spéciale. Le Fils de Dieu, voyageant comme un homme humble et dépendant, rencontre dans cette femme une personne dont les désirs sont très éloignés des Siens. Elle ne ressentait peut-être pas une soif physique, mais son âme était dans la souffrance. Si elle avait su que « le Sauveur du monde » était assis là, devant elle, elle Lui aurait confié toutes ses difficultés.
Cette femme, qui n’est pas nommée, était dans une situation semblable à celle de Nicodème, cet homme instruit. Ni l’un ni l’autre ne comprenait que les questions et les réponses du Seigneur avaient en vue les choses spirituelles plutôt que matérielles. Il parle « d’eau vive » ; cela semblait prometteur, mais d’où viendrait-elle ? Les pensées de la femme sont centrées sur le puits, qui datait du temps de Jacob, le patriarche d’Israël. Y puiser était un véritable privilège. Elle appelle même Jacob « notre père » (v. 12). Les grands personnages et les évènements relatés dans les cinq livres de Moïse étaient importants pour les Samaritains aussi.
Est-ce que cet homme Juif qui était devant elle pouvait être plus grand que Jacob ? Elle avait du mal à le croire. Ses sentiments religieux rejetaient cette pensée ; elle était attachée à ses traditions de plusieurs siècles.
Ce n’est pas différent aujourd’hui : les gens respectent les traditions humaines, ne réalisant pas qu’elles les empêchent d’apprécier la grandeur du Fils de Dieu. Jésus lui dit : « Si tu connaissais … ». Il n’est pas seulement plus grand qu’Abraham et Jacob ; Il n’y a personne qui soit plus grand et plus glorieux que Lui !

Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Jean 4. 14.

La conversation que Jésus avait avec la femme Samaritaine avait commencé très simplement. Mais quand le Seigneur a parlé de « l’eau vive », qu’Il pouvait lui donner, la femme a eu du mal à comprendre les paroles de Jésus, parce que ses pensées étaient fixées sur les choses terrestres : ses traditions religieuses, son travail quotidien, ses besoins naturels de base. Que pouvaient signifier ces choses éternelles, spirituelles dont le Fils de Dieu lui parlait ?
L’eau du puits était là pour les choses terrestres, qui ne peuvent jamais étancher la soif de l’âme humaine. Argent, plaisirs, carrière, ou devoirs et liens de famille, peuvent donner une satisfaction temporaire, mais pas de satisfaction permanente.
« L’eau vive », par contre, a un effet puissant sur la vie d’une personne. D’une part l’âme est désaltérée, d’autre part elle est comme une fontaine qui fait bouillonner l’eau de la source. Quand quelqu’un reçoit une vie nouvelle (voir les paroles du Seigneur à Nicodème, au chapitre 3, versets 3 à 8) et le Saint Esprit, son âme ne peut pas trouver de satisfaction et d’accomplissement sur la terre, mais seulement au ciel où sa demeure est en relation avec Dieu Lui-même.
Ceux qui connaissent cela sont vraiment heureux !

Jésus lui dit : Va, appelle ton mari et viens ici. La femme lui répondit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. Jean 4. 16 à 19.

La conversation entre le Seigneur Jésus et la femme Samaritaine semblait tendre à sa fin. Ce que le Seigneur Jésus avait rendu si désirable, les « richesses insondables du Christ » (Éph. 3. 8), avait réveillé ses attentes, mais elle n’était pas parvenue à la compréhension de ces choses. Le Seigneur allait-Il la laisser dans cet état ? Pas du tout ! Même s’il semblait inutile de poursuivre cet entretien, le Seigneur avait vu qu’Il avait gagné la confiance de la femme et qu’elle était réceptive à la bénédiction divine. En conséquence Il changea de sujet. En tant que Fils de Dieu omniscient, Il connaissait tout de la vie de cette femme, et ce n’était pas digne d’éloges. Peut-être était-ce pour cette raison qu’elle ne pouvait pas bien comprendre ce que Jésus lui disait. Elle désirait la bénédiction de Dieu, mais y avait-elle quelque droit que ce soit ? Elle aurait dû avoir mauvaise conscience.
La femme vivait avec un homme sans avoir de certificat de mariage. Pour beaucoup, aujourd’hui, ce n’est pas un problème. Pour Dieu, cependant, c’est un péché. Jésus lui dit qu’elle avait été mariée cinq fois. Mais, quelles que soient ses circonstances, le Seigneur ne lui fait pas de reproches. Sa situation actuelle, cependant, n’était pas en ordre ; elle était en contradiction avec la volonté de Dieu.
Ici, le Seigneur Jésus agit comme un prophète, non pas en disant à la femme quel sera son avenir, mais en touchant sa conscience. Lecteurs, si vous vous sentez coupables à cet égard, vous devriez être aussi francs et honnêtes que la femme de Sichar.

(La femme dit : ) Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer. Jésus lui dit : Crois-moi, femme : l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père… L’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Jean 4. 20 à 22.

« Si tu connaissais… qui est celui qui te dit… » (v. 10), dit le Seigneur Jésus à la femme Samaritaine. Elle ne savait pas bien encore qui était Celui qui était devant elle. Après que le Seigneur Jésus ait mis au jour un point sensible et douloureux, et lui ait clairement fait comprendre qu’Il connaissait sa triste histoire, elle a constaté qu’Il était un prophète. A-t-elle alors changé de conversation et parlé de sujets religieux parce que sa conscience avait été touchée à l’égard de sa situation personnelle ? Ou saisissait-elle l’occasion d’éclaircir une question qui la préoccupait ? Ce qui est frappant, c’est qu’elle, une Samaritaine, se pose des questions sur ses propres traditions : Où faut-il rencontrer Dieu, sur le mont Garizim, ou à Jérusalem ?
Une première vraie rencontre avec Dieu se produisait à ce moment-là : le Fils de Dieu se tenait là avec cette femme en proie au doute. Jésus met en évidence que :
1. Dans un avenir proche, c’est-à-dire dans le christianisme, ce n’est pas le lieu de l’adoration qui serait important, mais la Personne centrale : Dieu le père.
2. Les Samaritains ne connaissaient pas vraiment Dieu, puisqu’ils rejetaient beaucoup de choses que Dieu avait révélées dans l’Ancien Testament. Les Juifs, par contre, savaient que le Christ, « qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5), viendrait de la tribu de Juda.

L’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; et en effet le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. Jean 4. 23 et 24.

Dans sa conversation avec la femme Samaritaine, Jésus annonce que les temps changent : une nouvelle ère a commencé avec Son incarnation. Dieu s’est révélé Lui-même comme Père, dans Son Fils Jésus Christ. Cela dépasse de beaucoup ce qui avait été révélé dans l’Ancien Testament. De plus, Dieu désire maintenant être adoré comme Père par les croyants.
Si l’adoration, autrefois, était faite dans l’ignorance et même peut-être sans véritable engagement de cœur, il y a maintenant de vrais adorateurs, comme Dieu le désire.
La vraie adoration, dans sa nature, est « en esprit », c’est-à-dire qu’il n’y a plus de rites extérieurs ou de sacrifices d’animaux, comme c’était le cas dans l’Ancien Testament. Le Saint Esprit est la puissance qui dirige l’adoration. Il peut conduire l’esprit humain à s’émerveiller devant Dieu et Ses œuvres, à n’importe quel moment et n’importe quel endroit.
« En vérité » signifie que l’adoration doit être en connexion avec la Parole de Dieu dans son entier, car c’est en elle seulement que nous trouvons la vérité concernant Dieu, le monde et l’humanité.
Dieu le Père cherche des adorateurs. A cet égard, nous ne devons pas négliger les mots « il faut ». Dieu nous prescrit de quelle façon nous devons adorer ; Il souhaite être adoré en esprit et en vérité. Ce n’est pas par nos propres pensées et nos idées personnelles que nous devons Lui rendre hommage, de façon indépendante de l’Écriture. Dieu n’accepte que ce qui vient de Lui-même, Lui qui, dans Sa merveilleuse grâce, a donné Son propre Fils, qui est mort sur la croix afin de nous assurer une place dans la maison de Son Père, avec Lui, pour l’éternité ?

La femme lui dit : Je sais que le Messie, qui est appelé Christ, vient ; quand il sera venu, lui, il nous fera tout connaître. Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. Jean 4. 25 et 26.

La femme Samaritaine a posé la question qui la préoccupait : Où est le lieu où il faut adorer ?, mais elle n’a pas bien compris ce que Jésus a dit. Elle a été rassurée par la pensée que le Messie attendu clarifierait tout. Elle sentait qu’elle ne pourrait pas se passer de Lui.
Mais de quoi le Seigneur Jésus avait-Il parlé ? Il avait parlé à la femme d’une bénédiction extraordinaire, l’eau vive qui jaillirait en vie éternelle. Il avait aussi touché sa conscience, car elle vivait dans le péché. Et Il venait de lui parler d’un changement qui allait se produire.
La femme attendait ardemment le Messie. Quel moment émouvant, lorsqu’Il se révèle à elle : « Je le suis, moi qui te parle ». Elle L’avait identifié comme étant un Juif. Elle avait reconnu qu’Il était un prophète, à cause des paroles qu’Il lui avait dites. Mais le fait que ce voyageur assoiffé était le Messie l’a impressionnée, même si elle ne pouvait pas encore le saisir.
Leur conversation est alors interrompue par l’arrivée des disciples avec les vivres qu’ils avaient achetés. Ils sont étonnés de trouver leur Maître parlant avec une étrangère. S’ils avaient connu le sujet de leur entretien, ils auraient été encore plus étonnés ! Ils restent silencieux et gardent leurs distances. C’est regrettable, si nous nous demandons ce que Jésus a pu dire et faire, sans prendre cela à cœur.

Alors la femme laissa sa cruche et revint à la ville ; elle dit aux gens : venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il pas le Christ ? Ils sortirent de la ville et venaient vers lui… beaucoup de Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. Jean 4. 28 à 30, 39.

Les paroles de grâce de Jésus ont ouvert le cœur de la femme Samaritaine. Quand elle découvre enfin qu’il est le Christ, l’effet est instantané. Elle laisse sa cruche et s’en va à la ville.
Elle laisse derrière elle tout ce qui constituait son labeur et ses efforts quotidiens – symbolisés par la cruche. Ce qu’elle avait découvert était beaucoup plus important. Même le puits, avec ses traditions et la religion de ses ancêtres, avait perdu toute signification. Cette Personne, qui était là, devant elle, qui l’avait tellement impressionnée, était incomparablement plus grande que le patriarche Jacob. Quel changement cela opérait dans la vie de cette femme !
« De l’abondance du cœur, la bouche parle » (Luc 6. 45). Ce verset s’est vérifié dans la vie de cette femme. Elle en a invité d’autres à venir connaître le Christ. Le Seigneur lui avait dit : « Va, appelle… et viens ici » (v. 16). Elle a pris ces paroles à cœur et elle a demandé aux gens de la ville de venir. Elle souhaitait les conduire à Christ. Elle est devenue une missionnaire.
Combien sont sortis depuis lors, invitant sans cesse les gens à venir à Christ ! Ils ont tous fait l’expérience de ce qui avait encouragé la femme Samaritaine. Leur vie de péché avait été dévoilée, ils avaient alors confessé leurs péchés et avaient été convertis, la grâce en pardon de Jésus avait tout effacé.
La femme n’a pas eu peur de révéler son passé de pécheresse aux autres. Cela prouvait l’authenticité de sa foi. Ses quelques paroles ont atteint les cœurs et ont eu leur effet : plusieurs sont venus à Jésus.
Si seulement cela pouvait se reproduire, encore à nouveau !

D’après « Pensées sur l’évangile de Jean »
« The Good Seed » avril à juin 2021

 

CORONA 65

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CORONA 65

Le Dieu de mon salut

 

Ils sont descendus dans les entrailles de la terre pour en extraire l’or, l’argent ou les métaux précieux ; ils ont gravi les hautes montagnes de roc dur pour en rapporter des blocs de cristal, aux facettes étincelantes, mais en tout cela les hommes n’ont pas trouvé la sagesse. Telle fut la méditation de Job exposée au chapitre 28 de son livre inspiré.
« La sagesse, où la trouvera-t-on ? et où est le lieu de l’intelligence ? Aucun mortel n’en connaît le prix, et elle ne se trouve pas sur la terre des vivants. L’abîme dit : Elle n’est pas en moi ; et la mer dit : Elle n’est pas chez moi. Elle ne s’échange pas contre de l’or pur, et l’argent ne se pèse pas pour l’acheter. On ne la met pas dans la balance avec l’or d’Ophir, avec l’onyx précieux et le saphir » (Job 28. 12 à 16).
On trouve un bloc de cristal à sept facettes dans la Parole de Dieu, qui contient « toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col. 2. 3).

Ce bloc de cristal s’intitule : « le Dieu de mon salut ».

La première et la dernière mention « du Dieu de mon salut », projettent des éclats de louange semblables aux éclats de lumière qui émanent d’un bloc de cristal sous les rayons du soleil. Ils sont produits par la délivrance de grandes épreuves que Dieu employa et emploiera encore en discipline sur Son peuple, afin de l’amener à s’attendre et à n’honorer personne d’autre que Dieu seul. Les quatre premières mentions du « Dieu de mon salut » sont écrites par le roi David, la cinquième par Héman, l’Ezrakhite, un sage aux jours du roi Salomon (1 Rois 4. 31), la sixième par le prophète Michée, et la septième par le prophète Habakuk.

1) « L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Et que le Dieu de mon salut soit exalté » (Ps. 18. 46). Ce psaume a été composé par « David, qui adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül » (en-tête du psaume). Nous trouvons ce cantique au chapitre 22 du second livre de Samuel. S’il est pénible de considérer certaines circonstances vécues par les saints, il est réjouissant de voir les délivrances : « Les vagues de la mort m’ont environné… les filets de la mort m’ont surpris : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai appelé mon Dieu, et, de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu à ses oreilles… ; il me fit sortir au large, il me délivra, parce qu’il prenait son plaisir en moi » (v. 1 à 7, 20). Entre l’anticipation de la mort et la délivrance, il y a eu le cri, et Dieu qui a entendu. « Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses » (Ps. 34. 6). Sachons crier à Lui !

2) « Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour » (Ps. 25. 5). Le contexte prophétique de ce psaume, comme le premier livre, nous amène au temps de l’oppression que subira le résidu d’Israël dans son pays après l’enlèvement de l’Église. Ce psaume 25 expose la confession des péchés passés, le rappel de la bonté et de la miséricorde de Dieu et la confiance du fidèle en ce que Dieu lui donnera la capacité de marcher dans un chemin droit « de gratuité et de vérité » (v. 10).

3) « Ne me cache pas ta face, ne repousse point ton serviteur avec colère. Tu as été mon secours ; ne me délaisse pas, et ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut ! » (Ps. 27. 9). Le psalmiste débute par : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L’Éternel est la force de ma vie » (v. 1). Mais il pense qu’il pourrait être abandonné. Il arrive si souvent, qu’étant en pleine confiance nous soyons, tout d’un coup, ébranlé par les circonstances. Si Dieu nous a sauvés de la mort éternelle, Il nous délivrera des doutes et des attaques de l’ennemi.

4) « Délivre-moi de la coulpe du sang, ô Dieu, Dieu de mon salut ! Ma langue chantera hautement ta justice » (Ps. 51. 14). Ce psaume est écrit par un homme humilié devant Dieu à cause de son péché d’adultère : « contre toi seul j’ai péché » (v. 4). « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). David confesse et il est restauré, car Dieu « ne méprisera pas un cœur brisé et humilié » (Ps. 51. 17).

5) « Éternel, Dieu de mon salut ! j’ai crié de jour et de nuit devant toi » (Ps. 88. 1). Ce psaume d’instruction décrit les détresses de l’âme devant la colère de Dieu (v. 16) – celles qui seront la part des fidèles d’Israël qui traverseront les tribulations des derniers jours avant l’apparition du Messie pour leur délivrance. Dans ce psaume, nous trouvons aussi la détresse de notre Seigneur qui, durant les jours de Sa chair, a « offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort » (Héb. 5. 7).

6) « Mais moi, je regarderai vers l’Éternel, je m’attendrai au Dieu de mon salut ; mon Dieu m’écoutera » (Mich. 7. 7). Quand tout est devenu sombre dans le pays, quand la corruption s’est installée, que la confiance est perdue, « que le fils flétrit le père, la fille s’élève contre sa mère, la belle-fille contre sa belle-mère ; que les ennemis d’un homme sont les gens de sa maison » (v. 6), le prophète dirige ses regards vers le Dieu de son salut.

7) « Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut » (Hab. 3. 18). Habakuk, cent ans après Michée, fait le même constat et après avoir annoncé le jugement et prononcé cinq malheurs, il s’accroche à son Dieu : « le juste vivra par sa foi » (Hab. 2. 4). Il termine sa prophétie dans une ardente prière remplie d’espérance : « Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut ». Dans le même esprit, le roi David, quatre siècles plus tôt, a loué L’Éternel qui est vivant, disant : « que mon Rocher soit béni ! Et que le Dieu de mon salut soit exalté ». Ce Dieu est aussi notre Dieu ! Il a sauvé notre âme pour l’éternité ! Au travers des circonstances Il nous délivre et nous délivrera encore !

 

LA FOI, L’AMOUR ET L’ESPÉRANCE

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LA FOI, L’AMOUR ET L’ESPÉRANCE

 

 

Ce soir, nous aimerions parler sur trois caractères de la vie chrétienne : la foi, l’amour et l’espérance. J’aimerais d’abord lire une strophe du cantique 183 :

Source de grâce intarissable,
Jésus, fidèle et bon Berger,
Ton amour est inépuisable ;
Pour nous, ton cœur ne peut changer.
Si même l’épreuve nous livre
Ses rudes assauts chaque jour,
Dans nos âmes tu fais revivre
La foi, l’espérance et l’amour.

Lisons deux passages où nous trouvons la foi, l’amour et l’espérance. Il y en a d’autres, mais j’aimerais lire ceux-ci : 1 Cor. 13. 13, le dernier verset de ce grand chapitre de l’amour : « Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande, c’est l’amour » et 1 Thess. 1. 2 et 3 : « Nous rendons toujours grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous souvenant sans cesse de votre œuvre de foi, de votre travail d’amour, et de votre patience d’espérance de notre Seigneur Jésus Christ, devant notre Dieu et Père ».

J’aimerais vous poser une question : – Avez-vous déjà essayé de vous asseoir sur une chaise ayant deux pieds ? C’est impossible, n’est-ce pas ? Nous pouvons être debout sur nos deux pieds que Dieu nous a donnés, mais il est impossible de s’asseoir sur une chaise ayant deux pieds. Nous avons besoin au minimum de trois pieds. Normalement, une chaise a quatre pieds, mais un tabouret, par exemple, peut avoir trois pieds. Ce sont ces trois pieds sur lesquels la vie chrétienne repose : la foi, l’amour et l’espérance.
La foi nous met en relation avec le monde invisible, avec les choses célestes, les choses que nous ne pouvons pas voir avec les yeux de notre corps. Mais nous avons les yeux du cœur, et avec les yeux du cœur – c’est la foi – nous pouvons voir le monde invisible, les bénédictions célestes.
L’amour nous met en relation avec les Personnes divines, avec Dieu notre Père, avec le Seigneur Jésus, et avec le Saint Esprit : le Père, le Fils et l’Esprit.
L’espérance nous met en relation avec la gloire à venir. Il y a un avenir devant nous, et l’espérance fixe nos yeux sur cet avenir, sur la gloire à venir.

Donc trois pieds : la foi, l’amour et l’espérance. Il faut que ces trois pieds soient équilibrés, qu’il y ait la même longueur pour ces trois pieds. Il ne faut pas mettre l’accent sur l’amour en oubliant l’espérance ou la foi. Il faut que les trois soient équilibrés, la foi, l’amour et l’espérance.

D’abord la foi. La foi nous met en relation avec le monde invisible. Nous, comme chrétiens, nous ne vivons pas par la vue. Dans l’Ancien Testament, c’était différent. Il y avait beaucoup de choses à voir, à toucher. Mais les bénédictions spirituelles, les bénédictions chrétiennes, ne sont pas visibles. Nous sommes en relation avec le monde invisible. L’apôtre Pierre nous dit dans sa première épître : « Jésus Christ, lui que, sans l’avoir vu, vous aimez ; et croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, recevant ce qui est le but de votre foi, le salut de l’âme » (1. 7 à 9). La foi fonctionne comme un télescope. Avec un télescope, on peut voir des étoiles qu’on ne peut pas voir de nos yeux sans télescope. La foi est comme un télescope qui nous fait voir des choses invisibles. La foi est nécessaire, bien sûr, pour saisir le salut de Dieu.
Mais la foi, c’est aussi la main qui s’appuie sur toutes les promesses que Dieu nous a données. La foi est une caractéristique du chrétien. L’Ancien Testament ne parle pas souvent de la foi, mais déjà dans le livre du prophète Habakuk il est dit : « le juste vivra par sa foi » (2. 4). C’est une affirmation : « Le juste vivra par sa foi ». Ce verset de l’Ancien Testament est cité à trois reprises dans le Nouveau Testament : dans l’épître aux Romains, dans l’épître aux Galates et dans l’épître aux Hébreux. L’accent est mis à chaque fois sur un point différent. Dans l’épître aux Romains, Paul met l’accent sur le juste qui vivra par la foi. Dans cette épître, il est question de la justification sur le principe de la foi, mais c’est la justification. Nous sommes justifiés, « le juste vivra de foi » (1. 17). Dans l’épître aux Galates, l’accent est mis sur la foi : pas les œuvres, mais la foi : « Le juste vivra de foi » (3. 11). Pour obtenir le salut, il faut la foi, la main qui se confie en ce que Dieu nous dit dans Sa Parole. Et dans l’épître aux Hébreux, l’accent est mis sur vivre : « le juste vivra de foi » (10. 38). Ce qui est caractéristique de la vie, de la marche du chrétien, c’est que c’est par la foi. Il y a une application pratique pour chacun de nous. Est-ce que nous avons vraiment confiance en ce que Dieu a dit ? Par la foi nous saisissons les choses que Dieu a dites. Est-ce que nous réalisons les choses invisibles, les bénédictions spirituelles qu’on ne peut pas toucher ? La Parole de Dieu nous encourage à vivre par la foi et non pas par la vue. Il y a un monde invisible et nous faisons déjà partie de ce monde invisible.

Deuxième caractère : l’amour. L’amour nous met en relation avec Dieu, mais l’amour nous met aussi en relation avec les frères et sœurs, avec ceux qui appartiennent à la famille de Dieu. C’est Dieu qui nous a aimés. Il nous a aimés le premier (1 Jean 4. 19). Mais maintenant nous pouvons donner une réponse à l’amour de Dieu, en aimant Dieu, en aimant les enfants de Dieu. Mais n’oublions jamais que c’est Dieu qui nous aime. L’apôtre Jean dit : « Dieu est amour ». C’est la nature de Dieu d’être amour. Il est aussi lumière, mais à deux reprises il est dit : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16).

Chers amis, combien nous pouvons jouir de l’amour de Dieu ! Dans le passé Il nous a aimés, Il a donné Son Fils pour mourir pour nous. Dieu nous a aimés et Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle (cf. Jean 3. 16).
Dans le présent, Dieu nous aime. Nous sommes des objets de l’amour divin, l’amour de Dieu notre Père, l’amour du Seigneur Jésus. Il nous aime. Et dans l’avenir, Il nous aimera. Nous serons toujours aimés. Dans la maison du Père nous jouirons parfaitement de l’amour que le Père a pour le Fils, mais aussi de l’amour dont nous sommes aimés. Dans Romains 5, nous lisons que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs (v. 5). Nous, des êtres humains, autrefois pécheurs, maintenant l’amour divin est versé dans nos cœurs ! Quelle expression précieuse pour nous ! Mais pourquoi versé dans nos cœurs ? – Pour que l’amour déborde, coule envers Dieu, coule envers nos frères et sœurs. Il ne faut pas être des égoïstes. L’amour pour moi, l’amour pour nous, non ! Il y a une réponse : nous aimons Dieu, nous aimons le Seigneur Jésus, nous nous aimons les uns les autres. Et de nouveau il y a une application pratique. Il nous est demandé de demeurer dans l’amour du Seigneur Jésus. Il nous est demandé de nous réjouir dans l’amour et il nous est demandé d’aimer Dieu, d’aimer les frères : l’affection fraternelle, l’amour les uns pour les autres.

Troisième caractère de la vie chrétienne : l’espérance. L’espérance, comme nous venons de le dire, nous met en relation avec le monde à venir. Nous, comme chrétiens, nous savons très bien que le meilleur reste à venir. J’aimerais lire ce passage bien connu dans le chapitre 14 de l’évangile selon Jean où il est question de notre espérance : « Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (v. 1 à 3). Voilà l’espérance du chrétien. L’espérance est concentrée sur une Personne, non pas tellement sur une chose. C’est bien sûr le ciel, la maison du Père, la patrie de la vie éternelle, où nous serons. Et nous aimons être au ciel. Mais la gloire du ciel, la gloire de la maison du Père, c’est la Personne glorieuse du Seigneur Jésus. Et c’est pourquoi l’espérance chrétienne se concentre sur une Personne. Le Nouveau Testament parle à plusieurs reprises de notre espérance. L’apôtre Pierre nous dit que nous avons une espérance vivante. Pourquoi vivante ? Parce que la Personne que nous attendons est vivante. C’est le Seigneur Jésus. Il vit. Il est le but du chrétien, une espérance vivante. L’apôtre Paul nous dit en Tite 2 que notre espérance est une espérance bienheureuse. Elle nous remplit de joie déjà maintenant dans les circonstances de la vie du chrétien sur la terre. Nous avons cette bienheureuse espérance. L’épître aux Thessaloniciens nous parle d’une bonne espérance (2 Thess. 2. 16) : nous avons une bonne espérance. Une meilleure qualité n’est pas possible. L’espérance est une espérance d’une immense qualité, une bonne espérance. L’épître aux Hébreux appelle notre espérance « une meilleure espérance » (7. 19). L’espérance chrétienne est meilleure que l’espérance dans l’Ancien Testament. Les Israélites avaient aussi une espérance, le pays promis, le pays de la promesse. Mais pour nous, ce n’est pas un pays terrestre, mais c’est le Seigneur Jésus dans la maison de Son Père, une meilleure espérance.
Et de nouveau il y a une application pratique. Est-ce que nous connaissons notre espérance ? Peut-être disons-nous : – Oui. Nous connaissons l’espérance, nous savons que le Seigneur Jésus viendra nous chercher lors de l’enlèvement des croyants (1 Thess. 4). C’est un passage bien connu, c’est une vérité que nous connaissons. Nous savons aussi que le Seigneur Jésus viendra un jour sur la terre de manière visible. C’est l’apparition du Seigneur Jésus pour établir le royaume en gloire, en justice, sur la terre. Nous connaissons la vérité, dans 2 Thess. 2 et dans 1 Thess. 4. Nous connaissons la vérité.
Mais chers amis, cela ne suffit pas ! C’est seulement le premier pas : connaître, savoir quelque chose. Mais quand il est question de notre espérance, la question qui se pose à chacun de nous c’est : est-ce que nous attendons journellement la venue du Seigneur Jésus ? J’aimerais lire dans l’épître à Tite : « que… nous vivions dans le présent siècle sobrement, justement et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nous » (2. 12 à 14). Nous L’attendons. Il peut venir maintenant. Est-ce que nous sommes des esclaves, des serviteurs qui attendent le Maître ? Que dit l’apôtre Paul des jeunes croyants de Thessalonique à la fin du chapitre premier de la première épitre qu’il leur écrit ? « Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient » (v. 9 et 10). Il faut que nous soyons dans une attitude de cœur qui attend le Seigneur Jésus à tout moment.

Nous avons lu à la fin de 1 Cor. 13 : « Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour ». Pourquoi ? L’amour sera encore là quand nous serons dans la maison du Père. Il n’y aura plus besoin de la foi. Nous aurons la vue, nous verrons notre Seigneur comme Il est. Nous n’aurons plus besoin d’un télescope. Nous n’aurons plus besoin de l’espérance dans la maison du Père. L’espérance sera réalisée quand nous serons dans la maison du Père. Mais l’amour est quelque chose qui demeure. « Père juste — et le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ; et eux ont connu que toi tu m’as envoyé. Et Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » (Jean 17. 25-26). L’amour demeure éternellement, et pour cette raison, l’amour est la plus grande de ces trois choses : la foi, l’amour et l’espérance. Nous avons encore lu en 1 Thess. 1. 2 et 3 : « Nous rendons toujours grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous souvenant sans cesse de votre œuvre de foi, de votre travail d’amour, et de votre patience d’espérance en notre Seigneur Jésus Christ, devant notre Dieu et Père ».
Ici nous retrouvons ces trois caractères. Il n’est pas seulement question de la foi, de l’amour et de l’espérance, mais de l’œuvre de foi, du travail de l’amour et de la patience d’espérance. La foi, l’amour et l’espérance, est-ce qu’on peut les voir ou non ? – La réponse c’est peut-être : non. On ne peut pas voir l’amour, on ne peut pas voir l’espérance, on ne peut pas voir la foi, on ne peut pas les toucher, n’est-ce pas ? – Mais la réponse, c’est aussi : oui, on peut les voir. On voit la foi. Comment est-ce qu’on voit la foi ? – Par les œuvres. On voit l’amour. Comment est-ce qu’on peut voir l’amour ? – Par le travail. Et on peut voir l’espérance par la patience. Ces trois choses qui sont mentionnées, les œuvres, le travail et la patience rendent visibles la foi, l’amour et l’espérance.

Les œuvres de la foi, c’est le grand sujet de Jacques. Il parle des œuvres. « Montre-moi ta foi ». Comment ? – Par les œuvres (Jacques 2. 18). Il n’y a pas de contradiction entre Paul dans l’épître aux Romains et Jacques. L’apôtre Paul parle de la justification du pécheur en rapport avec Dieu. Jacques parle de la justification des croyants devant les hommes.
C’est une grande différence. Personne ne peut obtenir la foi chrétienne par des œuvres. C’est impossible. Le témoignage du Nouveau Testament est tellement clair. On ne peut pas obtenir la foi par des œuvres. Mais on peut voir la foi. Les œuvres prouvent la foi devant les hommes. C’est un aspect tout à fait différent. – Montre-moi ta foi par des œuvres. Voilà l’exemple des Thessaloniciens : des œuvres de foi, le travail de l’amour. L’apôtre Jean nous dit qu’il ne faut pas aimer avec des paroles, mais en action et en vérité. C’est ici le travail, les actions, l’activité et la vérité. Bien sûr, on peut dire : – Je t’aime et nous pouvons dire à Dieu : Je t’aime, ô Dieu ! C’est ce que David dit au psaume 18 : « Je t’aimerai, ô Éternel, ma force ! » Bien sûr, mais les paroles n’ont pas de valeur. Il faut qu’il y ait une action et une vérité. « Enfants, n’aimons pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité » (1 Jean 3. 18) – le travail de l’amour. L’espérance est mise à l’épreuve par la patience. Est-ce que nous avons de la patience ? – La patience prouve notre espérance.

Pour terminer j’aimerais faire une comparaison avec ce que nous lisons dans l’Apocalypse au chapitre 2. Il est dit à l’assemblée à Éphèse : « Je connais [dit le Seigneur] tes œuvres, ton travail, ta patience », exactement les mêmes mots que l’apôtre Paul dit en 1 Thess. 1 : les œuvres, le travail et la patience. Mais quelque chose manque. Quoi ? – L’amour et la foi, l’amour et l’espérance. Il n’est plus question des œuvres de la foi, mais seulement des œuvres. Il n’est plus question du travail d’amour, mais seulement du travail. Il n’est plus question de la patience d’espérance, mais seulement de la patience. Les Thessaloniciens, des jeunes croyants, jeunes dans la foi, avaient un beau témoignage : œuvres de foi, travail d’amour et patience d’espérance. Dans le verset de l’Apocalypse, les Éphésiens, des chrétiens, avaient beaucoup d’expérience, beaucoup de connaissance, d’intelligence, de discernement spirituel, mais plus de foi, plus d’amour, plus d’espérance. Ils étaient comme une voiture sans moteur – par contre, les Thessaloniciens, une voiture avec moteur. Chers amis, la question se pose à chacun de nous : est-ce que nous sommes des voitures avec moteur, ayant la foi, l’amour et l’espérance ? Si nous sommes semblables à une voiture sans moteur, de l’extérieur on ne voit pas de différence : on ne peut pas voir si la voiture a un moteur ou non. La voiture sans moteur ne peut pas avancer, mais la voiture avec moteur peut reprendre la route. Est-ce que nous sommes une voiture sans moteur ou avec moteur ?

L’exemple des Thessaloniciens nous est donné comme motivation pour nous montrer les œuvres de la foi, le travail de l’amour et la patience d’espérance. Nous avons pu contempler ces trois caractères, la foi, l’amour et l’espérance et nous aimerions en jouir bien plus. Mais il y a aussi cette application pratique : est-ce qu’on peut voir notre foi, notre amour, notre espérance ? Chers amis, nous sommes tellement bénis. Dieu nous a donné toutes ces ressources : la foi, l’amour et l’espérance. Que faisons-nous de ces trois caractères de la vie chrétienne ?
Nous avons commencé par la lecture du cantique 183, et pour terminer j’aimerais lire la deuxième strophe

La fin de toute chose est proche ;
Les plus belles ne durent pas.
L’heureuse éternité s’approche,
Où les épreuves d’ici-bas
Feront place à la jouissance
Du repos final du grand jour.
La foi, dès lors, et l’espérance
Prendront fin, mais non pas l’amour.

L’amour est la plus grande de ces choses. Chers amis, quelle bénédiction de connaître ce Dieu qui est amour !

D’après edification.bible juin 2021

 

CORONA 64

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CORONA 64

 

Le premier livre des Psaumes décrit les circonstances qui seront celles des fidèles à la fin des jours, au temps de l’apparition de l’Antichrist, c’est-à-dire après l’enlèvement de l’Église. Le résidu juif pieux devra vivre au milieu des méchants. Le contraste entre l’économie de la grâce et celle de la loi est grand : sous la loi, les croyants demandaient à Dieu la vengeance sur leurs adversaires. Dans le temps où l’Église est sur la terre, les enfants de Dieu doivent imiter leur Seigneur « qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23) – le Seigneur qui Lui-même a dit : « Vous avez entendu qu’il a été dit : « Œil pour œil, et dent pour dent ». Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal ; au contraire si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre » (Mat. 5. 38).
En pensant particulièrement à nos frères et sœurs qui souffrent, j’aimerais apporter quelques réflexions sur les psaumes 3 à 7. Ils ont été écrits par le roi David. Dieu s’est servi des circonstances traversées par les fidèles pour nous instruire. Que ce soit les afflictions ou les joies engendrées par les délivrances, les inquiétudes ou la paix connues sous la protection du Très-haut, chaque épreuve, chaque délivrance, trouve une résonance dans nos cœurs. Présentement au-dessus de nous, dans le repos et la lumière, a pris place notre Seigneur, qui Lui-même, plus qu’aucun d’entre nous, a enduré la « contradiction de la part des pécheurs contre lui-même ». Fixons les yeux sur Lui afin que nous ne soyons pas las, « étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 3). Si les psaumes décrivent les peines et les joies des fidèles, ils expriment beaucoup les souffrances qui devaient être la part de Christ et les gloires qui suivraient.
Encadrés par les psaumes 2 et 8, qui sont des psaumes messianiques, et pourraient être le sujet de quelques méditations, ces cinq psaumes vont nous démontrer les combats intérieurs, et la paix qui découle de la communion avec le Seigneur. C’est pourquoi ils sont précieux à lire dans les temps troublés que nous traversons.

Psaume 3. « Éternel ! combien sont multipliés mes ennemis, et sont nombreux ceux qui s’élèvent contre moi… Mais toi, Éternel ! tu es un bouclier pour moi ; tu es ma gloire, et celui qui élève ma tête. Je crierai de ma voix à l’Éternel, et il me répondra de sa montagne sainte » (Ps. 3. 1 à 4). « Je me suis couché, et je m’endormirai : je me réveillerai, car l’Éternel me soutient. Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui se sont mises contre moi tout autour… » (v. 5 et 6).
Soulignons trois états d’âme : « nombreux ceux qui s’élèvent contre moi », le fidèle est menacé, (v. 1-2) ; « je crierai à l’Éternel, il me répondra ; je n’aurai pas de crainte », il est confiant (v. 3 à 6) ; « de l’Éternel est le salut », il est délivré (v. 8).

Psaume 4.
Prière du soir : « Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice ! Dans la détresse tu m’as mis au large ; use de grâce envers moi, et écoute ma prière… L’Éternel écoutera quand je crierai à lui… méditez dans vos cœurs sur votre couche, et soyez tranquilles… Offrez des sacrifices de justice, et confiez-vous en l’Éternel… Je me coucherai, et aussi je dormirai en paix ; car toi seul, ô Éternel ! tu me fais habiter en sécurité » (extraits du Ps. 4). Mettons en évidence les expressions : je crierai, méditez, offrez et comparerons-les avec les exhortations de l’apôtre Paul aux Philippiens : « Exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu… gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6).

Psaume 5.

Prière du matin : « Prête l’oreille à mes paroles, ô Éternel ! Considère ma méditation… Le matin, tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai ma prière devant toi, et j’attendrai »… Mais moi, dans l’abondance de ta bonté, j’entrerai dans ta maison ; je me prosternerai devant le temple de ta sainteté, dans ta crainte… Et tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras ; et ceux qui aiment ton nom s’égayeront en toi. Car toi, tu béniras le juste, ô Éternel ! Comme d’un bouclier tu l’environneras de faveur ».

Psaume 6.
Prière de repentance suivie d’une réponse : « Éternel !… Use de grâce envers moi, Éternel ! car je suis défaillant ; guéris-moi, Éternel ! car mes os sont troublés. Mon âme aussi est fort troublée… Et toi, Éternel ! jusques à quand ?… L’Éternel a entendu ma supplication ; l’Éternel a reçu ma prière.

Psaume 7.
Ce psaume est un appel à la justice et il anticipe la délivrance : « Éternel, mon Dieu ! en toi j’ai mis ma confiance : sauve-moi de tous ceux qui me poursuivent, et délivre-moi… Mon bouclier est par devers Dieu qui sauve ceux qui sont droits de cœur… Voici, le méchant est en travail pour l’iniquité, et il conçoit le trouble et il enfante le mensonge. Il a creusé une fosse, et il l’a rendue profonde ; et il est tombé dans la fosse qu’il a faite (Ps. 7. 1 ; 10 ; 14). « Je célébrerai l’Éternel selon sa justice, et je chanterai le nom de l’Éternel, le Très-haut » (v. 17).
Que la lecture de ces cinq psaumes remplisse nos cœurs de confiance en face de l’adversité. Avec David répétons : « Béni soit l’Éternel, mon rocher !… Ma bonté et mon lieu fort, ma haute retraite et celui qui me délivre, mon bouclier et celui en qui je me réfugie » (Ps. 144. 1).

 

VOUS N’AVEZ PAS BESOIN DE DIEU ?

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Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement. Héb. 9. 27.
Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut. 2 Cor. 6. 2.

 

VOUS N’AVEZ PAS BESOIN DE DIEU ?

 

Une personne avec laquelle j’avais des contacts professionnels m’avait dit plus d’une fois : – Toi, tu as peut-être besoin de Dieu, mais moi, pas. Un jour, il a été trouvé mort au pied de son lit.
Une fin soudaine et inattendue.
« L’homme meurt et gît là ; l’homme expire et où est-il ? » (Job 14. 10).
Où se trouve cet homme ? Qu’en est-il de ses péchés ? Si Dieu n’a pas pu lui pardonner à cause de son indifférence, si le sacrifice de Christ n’a pas pu effacer ses péchés à cause de son incrédulité, il n’y a plus devant lui que la condamnation de Dieu, sans appel, une éternité de tourments.
Salomon a écrit dans le livre de l’Ecclésiaste : « La poussière retourne à la terre… et l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné » (Éccl. 12. 7).
C’est ainsi que cette personne a rencontré le Dieu dont elle s’était détournée pendant toute sa vie.
Peut-on encore prier pour lui, supplier Dieu de lui faire grâce ? Est-ce encore possible ? Est-ce que cela peut servir à quelque chose ?
– Non, il est désormais trop tard !
« Le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés » a dit le Seigneur Jésus (Mat. 9. 6).
En d’autres termes, on ne peut recevoir Son pardon que lorsque l’on est encore en vie sur la terre.
Après la mort, il n’y a plus d’espérance de salut pour quiconque aura délibérément refusé de se repentir de ses péchés et de croire que Jésus Christ, par Son sacrifice sur la croix, peut les effacer.
La Bible s’exprime très clairement : « Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru (quand il était encore en vie) au nom du Fils unique de Dieu. Or voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 18 et 19).
La Bible nous apprend qu’il y a un lieu de bonheur pour ceux qui meurent « dans la foi », c’est-à-dire qu’ils ont reconnu leur état de péché et qu’ils ont cru au sacrifice de Christ pour leur salut – et qu’il existe un lieu de souffrances pour ceux qui n’auront pas cru.
Dans le récit de Luc 16. 19 à 31, le Seigneur parle d’un homme riche, indifférent aux choses de Dieu, et d’un homme pauvre et malade, mais qui craignait Dieu. Ce dernier aurait volontiers mangé les miettes qui tombaient de la table du riche. Tous les deux moururent. Le pauvre est allé dans un lieu de félicité, et le riche dans un lieu de tourments. Le riche a alors imploré qu’il soit permis que le pauvre vienne rafraîchir la soif qui le tourmentait, mais il lui a été répondu qu’entre eux « un grand gouffre » était fermement établi afin qu’on ne puisse passer d’un lieu à l’autre.
Dieu serait-il trop sévère ? – Non : Il a donné Son propre Fils pour notre salut !
Ceux qui ne veulent pas entendre parler de Lui se ferment eux-mêmes la porte du ciel.
Aujourd’hui, elle est encore ouverte à tous. Profitez-en !

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

REMPLIS DE L’ESPRIT

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Soyez remplis de l’Esprit, entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur. Éph. 5. 19.

 

REMPLIS DE L’ESPRIT

 

C’est un fait d’une importance remarquable que chaque vrai croyant possède le Saint Esprit. L’Esprit de Dieu a été « versé » sur les croyants au jour de la Pentecôte (Act. 2. 4). Depuis ce moment-là, comme Personne divine, Il a habité dans tous ceux qui ont foi en Dieu.
Les Saintes Écritures rendent clairement le témoignage que cette habitation est quelque chose qui a eu lieu une fois pour toutes, comme la nouvelle naissance. Il n’y a absolument pas la pensée d’une répétition de ce fait.
Certains, alors, pourraient bien demander : – S’il en est ainsi, pourquoi nous est-il dit, à nous, croyants, d’être remplis de l’Esprit ?
Imaginons un instant une grande et belle maison, superbement meublée, qui fait la joie, la fierté et l’honneur de son aristocratique propriétaire. Un soir, alors que nous passons devant cette maison, nous remarquons que toutes les fenêtres, sauf une, ne sont pas éclairées, Ce faible éclairage nous fait difficilement deviner que le propriétaire est chez lui. A une autre occasion, toutes les lumières sont allumées et on entend une musique festive. L’hôte va d’une pièce à l’autre et salue ses invités. On peut le trouver partout. C’est bien le même propriétaire, mais cette fois il « remplit » la maison.
Donnons à l’Esprit Saint toute liberté pour agir, en ne laissant pas les influences nocives du monde restreindre notre vie spirituelle, mais en suivant sérieusement les enseignements de la Parole de Dieu dans nos pensées et nos actes (cf. Héb. 4. 12). Notre vie tout entière rayonnera alors par l’œuvre de l’Esprit. Elle plaira à Dieu et aura un effet bienfaisant sur notre environnement.

D’après « The Good Seed » mai 2021

 

LE JOUG MAL ASSORTI

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Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle relation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ?… ou quelle part a le croyant avec l’incrédule ? 2 Cor. 6. 14 et 15.

 

LE JOUG MAL ASSORTI

 

Quand l’apôtre Paul, sous la direction de l’Esprit Saint, écrivait ces paroles aux Corinthiens, il pensait sans doute au commandement de la loi, dans l’Ancien Testament : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne [attelés] ensemble » (Deut. 22. 10). Il prend cette illustration pour montrer que nous ne devrions pas nous associer (nous « mettre sous le joug ») avec quoi que ce soit qui est étranger à notre vie spirituelle. Les deux animaux nommés sont de nature complètement différente.
Quand quelqu’un appartenant au Seigneur Jésus s’engage dans des affaires avec un incrédule, en entrant dans une étroite relation avec lui ou en poursuivant des objectifs communs, par exemple par le mariage ou un partenariat d’affaires, alors il se place sous « un joug mal assorti ». Ce sera toujours à son détriment, parce qu’il est le seul qui ait quelque chose à perdre, à savoir la communion avec son Seigneur.
Dans de telles questions, il y a une frontière importante en ce qui concerne les associations avec le monde. Parce que nous vivons dans le monde, nous ne pouvons pas éviter tout contact avec les incrédules. A l’école, dans notre travail, et dans la vie de tous les jours, nous devons avoir affaire et travailler avec des personnes qui ne sont pas croyantes. Mais dès qu’il y a association et obligations réciproques, la frontière est franchie. La communion avec le Seigneur en souffre. Si les principes du monde ont sur nous un effet tel que nous en devenons dépendants, cette relation n’est pas selon la volonté de Dieu.
Il n’est pas toujours facile de se conduire comme il convient dans tous les cas. Mais le Seigneur n’abandonnera pas ceux qui se tournent sincèrement vers Lui.

La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits. Il est plein de grâce, et miséricordieux, et juste. Ps. 112. 4.
Il réserve de sains conseils pour les hommes droits ; il est un bouclier pour ceux qui marchent dans l’intégrité, protégeant les sentiers de juste jugement et gardant la voie de ses saints. Prov. 2. 7 et 8.

D’après « The Good Seed » juin 2021

 

CRÉÉS POUR…

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Moi [dit l’Éternel] j’ai fait la terre, et j’ai créé l’homme sur elle. És. 45. 12.
Depuis que tu es devenu précieux à mes yeux, tu as été glorieux, et moi, je t’ai aimé. És. 43. 4.

 

CRÉÉS POUR…

 

Augustin, un Père de l’Église, a écrit : Ô Dieu, tu nous as créés pour que nous ayons des relations avec Toi, et notre cœur demeure inquiet tant qu’il n’a pas trouvé la paix en Toi.
Nous ne trouvons pas une pleine satisfaction dans les biens matériels, parce que nous n’avons pas été créés pour eux, mais pour le Créateur de toutes choses, qui est la clé du vrai contentement, la clé pour obtenir la vie éternelle. Le désir de donner à notre vie une vraie valeur et un sens, ne peut être satisfait que par Lui !
Mais quelle est notre valeur, à nous, les êtres humains ? Et qu’est-ce qui nous donne de la valeur ? Est-ce que c’est, peut-être, l’amour que nous avons pour notre Créateur ou pour notre prochain ? Ou est-ce notre intégrité, notre honnêteté, notre droiture morale ?
Dans l’actuelle économie de marché, une personne a de l’importance sur la base de ce qu’elle rapporte, de ce qu’elle fait et possède ; puis il y a des valeurs ajoutées qui peuvent provenir d’expériences particulières. Pour citer seulement quelques exemples : avoir voyagé à travers le monde, avoir un hobby insolite, pratiquer un sport qui nécessite de l’adresse et un courage hors du commun, posséder un don artistique spécial ou une position sociale importante ; c’est ce qui rend une personne intéressante.
Mais, dans ce critère d’évaluation, il y a un revers à la médaille : si nous étions appréciés sur la base du profit, de l’argent, des capacités et de l’expérience, l’être humain perdrait sa valeur, parce que les personnes âgées, malades, souffrant de handicap, au chômage, ou pauvres, ne mériteraient aucune estime. Ils n’apportent rien à une société qui fonde tout sur l’efficacité, et dans leur vie ils n’ont rien qui attire, du moins en apparence.
Si les gens sont appréciés sur la base de ces critères, on comprend pourquoi tant de personnes sont tristes et déprimées, sans but et sans perspectives dans la vie, et considèrent que leur existence n’a aucun sens.
Dans la Bible, l’homme est présenté comme une créature unique, dotée de capacités intellectuelles, esthétiques, créatives et morales.
Pour le Créateur, chaque personne possède une immense valeur, comme celle qu’un enfant a pour le cœur de son père. Nous sommes importants pour Lui, non pas parce que nous avons fait quelque chose de bien ou parce que Dieu peut voir en nous des qualités particulières, mais parce que nous provenons de Celui par qui tout a commencé et vers qui tout tend. Il est, Lui, l’origine et le but de la vie, et Il a un projet pour chacun de nous.
La Bible affirme que nous avons été créés pour avoir communion avec Dieu, et elle nous enseigne que le péché – qui est en chacun de nous – nous a inexorablement éloignés de Lui. Mais elle nous apprend aussi que le Seigneur Jésus s’est incarné et est mort sur une croix, où Il a subi le jugement de Dieu sur le péché, précisément pour cela, pour nous ramener à Dieu dans une relation éternelle, ayant effacé tous nos péchés. Mais nous devons croire !
Le pardon et la vie éternelle que Dieu nous offre, sur le fondement du sacrifice de Christ, nous ne les possédons que si nous L’acceptons comme notre Sauveur.
Écoutez ce qui est écrit dans la Bible : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12).
Le choix est ainsi placé devant chacun de nous. Dieu dit : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »