LES CIEUX OUVERTS

PXL_20210405_094851547

 

LES CIEUX OUVERTS

 

Après avoir été baptisé, Jésus remonta aussitôt de l’eau. Et voici, les cieux lui furent ouverts. Mat. 3. 16.

Jésus Christ, l’objet des délices du ciel

Il y a quatre occasions, dans le Nouveau Testament, où les cieux sont ouverts (Mat. 3. 16 ; Jean 1. 51 ; Act. 7. 56 ; Apoc. 19. 11). Toutes les fois qu’un ciel ouvert est cité, le Seigneur Jésus en est l’objet particulier.
La première occasion, qui donne le ton à celles qui suivent, se produit tout au début du ministère de Christ sur la terre. Le Seigneur Jésus vint vers Jean pour être baptisé, mais Jean essayait de l’en empêcher (Mat. 3. 14). Jean déclarait que cela devrait être à l’inverse, que Christ devrait le baptiser ! Mais le Seigneur Jésus répondit : « Il nous est convenable d’accomplir toute justice » (v. 15). En répondant ainsi, en grâce, « Il nous est convenable » d’agir ainsi, Christ s’identifiait avec le ministère de Jean. Mais prenons garde, il n’y avait aucune nécessité que Christ soit baptisé, sauf le fait que c’était « pour accomplir toute justice ». On ne peut insister trop fortement sur cela : c’était la justice qui amenait Jésus là – non pas le péché.
C’est pour cela que les cieux se sont ouverts et que nous entendons la voix du Père exprimant ses suprêmes délices dans Son Fils (v. 16 et 17). Que Christ ait pris cette position d’humilité risquait de permettre aux hommes d’abuser de cette grâce et de mettre Christ au même niveau que les hommes pécheurs. Le ciel ne permettrait pas cela, ou même la pensée de cela, d’où la Voix et les cieux ouverts : Christ était l’objet des délices du ciel !
Il est écrit que lorsque « l’Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui recherche Dieu », la conclusion, c’est : « il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul » (Ps. 14. 2 et 3). Jusqu’à ce que – naturellement – le Fils de Dieu vienne prendre sa place au milieu des hommes – et alors les cieux se sont ouverts avec délices sur un Homme baptisé !

 

Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. Jean 1. 51.

Le Fils de l’homme, objet du service des anges

Le témoignage concernant un ciel ouvert est donné par le Seigneur Jésus lui-même, mais à nouveau, Lui, le Fils de l’homme, est l’objet de ce ciel ouvert. L’affirmation du Seigneur, ici, s’adressait à Nathanaël, « un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude » (v. 47).
Dans ce passage de Jean 1, Nathanaël représente les Juifs pieux qui se tourneront vers Christ dans un jour à venir. Nathanaël confesse le Seigneur en s’exclamant : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu » (v. 49). Cela, en fait, était la vérité même ; Nathanaël, en esprit, confessait le Psaume 2. 6 et 7, le grand psaume messianique. Dans ce psaume merveilleux, nous entendons les paroles prophétiques concernant le Roi de Dieu qu’Il a placé sur la sainte colline de Sion, et ce Roi serait Son Fils, qui hériterait des nations. Nathanaël avait l’assurance que Jésus de Nazareth était l’accomplissement de cela, et il a donc confessé Christ.
Cependant, Christ a dirigé le regard de Nathanaël sur quelque chose d’encore plus grand, « de plus grandes choses que celles-ci » (v. 50), de plus merveilleuses, en fait, que seulement un Messie pour les Juifs et pour la terre. Le Fils de l’homme serait, dès à présent et dans l’avenir, l’objet du ciel ! Le Fils de l’homme régnera sur le ciel et la terre, et non pas seulement sur Israël. Déjà maintenant Il est « à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, autorités et puissances lui étant soumis » (1 Pier. 3. 22 ; cf. Éph. 1. 20 et 21 ; Mat. 28. 18).
Bien entendu, tout cela n’est pas visible maintenant, sauf pour la foi. Aux jours du millénium à venir tout sera révélé, et le Fils de l’Homme sera le grand Administrateur de la bénédiction dans toutes les sphères de l’univers de Dieu, et l’objet du service des anges. Le royaume sera sous Son gouvernement et non sous celui des anges (Héb. 2. 5). Comme le monde, même inconsciemment, désire ardemment et soupire après ce jour !

 

Voici, je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. Act. 7. 56.

Jésus, le Fils de l’homme à la droite de Dieu

Toutes les fois que les cieux sont ouverts, le Seigneur Jésus est l’objet présenté à nos yeux, qu’Il soit sur la terre ou au ciel. Dans le verset ci-dessus, les cieux sont ouverts, mais ici Jésus est dans le ciel, et maintenant il devient l’Objet de la terre dans les cieux. « Jésus n’a pas Lui-même d’objet, mais Il est l’Objet du ciel quand celui-ci s’ouvre, et le croyant Le voit, Jésus Lui-même, au ciel » (J.N.D.)
Le martyre d’Étienne a été un tournant dans l’histoire de la nation d’Israël. Les Israélites, non seulement avaient rejeté et crucifié le Seigneur de gloire venu les visiter en grâce, mais maintenant ils avaient rejeté et mis à mort celui qui était un témoin de la gloire céleste de Dieu. Ceux qui lapidèrent le premier martyr chrétien mirent leurs vêtements aux pieds du jeune Saul de Tarse ; Dieu avait son regard sur celui qui, peu de temps après, deviendrait le témoin prééminent de l’évangile de la gloire de Christ.
Étienne a réellement le caractère du croyant sur la terre, plein de l’Esprit Saint, et contemplant Christ dans la gloire. C’est la position actuelle de tous les croyants : des cieux ouverts, être rempli du Saint Esprit, et, en contemplant la gloire du Seigneur, ils sont transformés en l’image de Christ (2 Cor. 3. 18). Étienne portait l’image de Christ, en Actes 7, quand il pria disant : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (ch. 7. 60). N’était-ce pas comme son Maître, qui avait dit : « – Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34) ? Et, de la même manière que Christ, qui fut rejeté et crucifié, de même Étienne fut rejeté et mis à mort.
Étienne, « étant plein de l’Esprit Saint et fixant les yeux vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu » (Act. 7. 55). Ce privilège appartient à tout croyant – les cieux sont maintenant ouverts, et un Homme dans la gloire est l’objet de notre cœur.

 

Alors je vis le ciel ouvert : et voici un cheval blanc, et celui qui le montait, appelé Fidèle et Véritable. Apoc. 19. 11

Jésus, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs

Les cieux ont maintenant reçu le Seigneur Jésus Christ (Act. 3. 21). D’une certaine manière, Il est caché là de la vue de l’homme, mais bien sûr, non pas caché à la foi. « Car nous marchons par la foi, non par la vue » (2 Cor. 5. 7).
Mais à un certain moment dans l’avenir – un moment, un temps, que Dieu le Père seul connaît, qu’Il « a réservé à sa propre autorité » , Christ apparaîtra au monde (Act. 1. 7 ; Mat. 24. 36 et 44). Les hommes ne s’y attendront pas ; Il viendra « comme un voleur dans la nuit » (1 Thess. 5. 2). C’est exactement ce que nous trouvons en Apocalypse 19, à la différence que là, nous le voyons depuis la perspective du ciel. Il vient « pour juger et faire la guerre contre les hommes moqueurs qui refusent son autorité et qui oppriment la terre » (J.N.D.).
Avant que cela arrive, Christ viendra pour nous lors de l’enlèvement ; alors nous serons révélés avec Lui en gloire, comme on le voit clairement en Apocalypse 19. 14 : « Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs… vêtues de fin lin, blanc et pur » (cf. Col. 3. 4). Les cieux seront ouverts pour révéler le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Il sera le centre et l’objet du ciel et de la terre (cf. Éph. 1. 10).
Mais, merveille des merveilles, nous – l’Église – serons vus en relation avec Lui à Sa venue ; Il sera « glorifié dans ses saints » (2 Thess. 1. 10). Lorsqu’Il viendra en gloire, nous apparaîtrons en gloire avec Lui (Col. 3. 4) ; le monde nous verra dans cette même gloire (Jean 17. 22 et 23).
Il y a une autre référence de cieux ouverts quand nous lisons « une porte était ouverte dans le ciel » (Apoc. 4. 1). Cela, toutefois, était une vision. Quand Jean entendit l’appel : « Monte ici », c’est une image de l’enlèvement. La porte est ouverte pour nous faire entrer dans le ciel. Espérance bénie ! Mais en Apocalypse 19, nous sortirons des cieux ouverts avec notre Seigneur.

 

D’après B. Reynolds The Lord is near octobre 2022

 

LE MYSTÈRE DE LA PIÉTÉ

PXL_20210408_164414785

 

LE MYSTÈRE DE LA PIÉTÉ

 

Incontestablement, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire. 1 Tim. 3. 16.

1. Un grand mystère

Le contenu de ce verset, qui va nous occuper en plusieurs étapes, a suscité émerveillement et adoration parmi de nombreux croyants.
Six déclarations importantes au sujet du Fils de Dieu se trouvent rassemblées sous le titre : « Le mystère de la piété ». Le mot « mystère » apparaît plusieurs fois dans le Nouveau Testament et il se rapporte généralement à ce qui était caché dans les temps de l’Ancien Testament, mais qui a été révélé par Christ et par les apôtres et prophètes du Nouveau Testament, et qui peut maintenant être compris par tous les croyants nés de nouveau.
La piété, telle qu’elle est décrite ici, est le résultat du fait que le Saint Esprit demeure dans les croyants.
Que signifie réellement le mot piété ? Il exprime la révérence pour Dieu, le respect qui Lui est dû. Nous identifions immédiatement un parfait exemple de vie de piété dans le Seigneur Jésus Lui-même. Il n’y a jamais eu sur la terre un homme qui ait cherché plus que Lui à honorer Dieu. C’est par Lui que nous apprenons ce qu’est la vraie piété.
Le Seigneur Jésus n’est plus sur la terre. Ne pouvons-nous donc plus voir de piété ? Bien sûr que si ! Tout d’abord, l’assemblée du Dieu vivant est désignée comme étant « la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15). La vérité est, pour ainsi dire, gravée sur elle pour être vue de tous. La piété en fait partie intégrante.
Puis il y a des croyants, individuellement, qui sont intimement associés au Christ ressuscité et qui font connaître Ses voies sur la terre.
Christ Lui-même – non pas la loi ou des principes – est la puissance et le motif qui dirigent une vie menée à l’honneur de Dieu.

2. Dieu a été manifesté en chair

Le mot « piété » ou crainte de Dieu, n’indique pas particulièrement certaines formes de piété que les gens observent ; la vraie crainte de Dieu s’exprime plutôt par le fait que le Seigneur Jésus est la Personne centrale dans la vie du croyant. Il doit être toujours devant nos yeux, et pas seulement le dimanche ou lors de jours de fêtes religieuses.
La première déclaration au sujet de la Personne du Seigneur Jésus nous révèle quelque chose de merveilleux : le Fils éternel de Dieu est devenu Homme et nous a révélé tous les glorieux caractères de Dieu, comme l’amour, la grâce, la justice et la vérité.
Cependant notre verset nous dit encore plus : le Fils de Dieu était et est le Dieu éternel. Ce n’est qu’à l’incarnation qu’Il est devenu visible et connu, par Sa participation « au sang et à la chair » (Héb. 2. 14). L’apôtre Jean a écrit : « La Parole devint chair » et « Jésus Christ [est] venu en chair » (Jean 1. 14 ; 1 Jean 4. 2).
Ces trois descriptions de Son incarnation ne s’appliquent à aucune personne ordinaire : toutes étaient « chair » dès le début de leur existence, et présentes et visibles seulement physiquement. C’est du Fils de Dieu seul qu’il peut être dit qu’Il a été « manifesté en chair », car Son existence était éternelle.
Reconnaître Jésus Christ comme Dieu et Homme en une seule Personne est une caractéristique essentielle de la vraie piété. Quiconque ne voit en Jésus qu’un bienfaiteur ou un faiseur de miracles, n’a que « l’apparence de la piété », mais il en « renie la puissance » (2 Tim. 3. 5). Le croyant puise la force de sa piété dans une relation personnelle avec le Fils de Dieu, qui est devenu Homme, mais qui vit d’éternité en éternité.

3. Dieu a été justifié en Esprit

Nous avons vu que la vraie piété est associée au Fils éternel de Dieu devenu Homme. Nous apprenons maintenant qu’Il a été « justifié en Esprit ».
« Justifié », dans ce contexte, ne peut pas vouloir dire qu’Il a été disculpé du péché. Cela ne peut s’appliquer qu’à ceux qui sont accusés et trouvés innocents. « Justifié en Esprit » signifie qu’Il a été déclaré juste, ou qu’il a été prouvé qu’Il était juste, comme lorsqu’un juge a trouvé qu’une personne était irréprochable.
Chaque pas de la vie de notre Seigneur sur la terre était pleinement agréable à Dieu. Tout ce qu’Il pensait, disait ou faisait répondait aux justes exigences de Dieu. Le Saint Esprit était actif dans toutes les circonstances de Sa vie : Sa naissance, Sa marche, Ses paroles, Ses miracles et Sa mort sur la croix. « Toute sa personne est désirable » (Cant. 5. 16).
La résurrection de notre Seigneur et Son ascension au ciel sont le témoignage suprême rendu à Sa perfection. Par Sa résurrection, Il a été « démontré Fils de Dieu, en puissance, selon l’Esprit de Sainteté » (Rom. 1. 4). En relation avec Son ascension, le Saint Esprit produit les preuves irréfutables devant le monde au sujet de la justice, comme Jésus l’a dit à Ses disciples : « parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus » (Jean 16. 10).
L’injustice la plus grande a été commise quand « le Saint et le Juste » a été cloué sur la croix. Mais Il est maintenant auprès du Père. Il convenait que la place la plus élevée Lui soit donnée au ciel et que le monde ne puisse plus Le voir, ce monde qui L’a haï sans motif (Ps. 38. 19).

4. Dieu a été vu des anges

Quand le Seigneur Jésus était sur la terre, non seulement le monde visible pouvait Le voir, mais aussi le monde des anges. Les anges avaient été créés bien longtemps avant qu’ils voient leur Créateur pour la première fois, à la naissance de Jésus. Mais alors ils se sont immédiatement réjoui à haute voix : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes ! » (Luc 2.14).
Le Fils de Dieu sur cette terre était l’objet de l’attention constante des anges. Ils désiraient se pencher sur les choses qui Le concernaient, Ses souffrances et Ses gloires qui viendraient ensuite (1 Pier. 1. 12). Ils ont été chargés d’annoncer Sa naissance, Sa résurrection, Son ascension et Son retour (voir Luc 2. 11 ; Mat. 28. 5 et 6 ; Act. 1. 10 et 11).
Les anges sont des « esprits administrateurs » (Héb. 1. 14) habituellement envoyés pour servir en faveur des croyants. Mais quand le Fils de Dieu était sur la terre dans des conditions hostiles, leur service se déployait tout spécialement envers Lui. Ils sont, après tout, toujours à Son service comme étant Ses anges.
Ils l’ont servi quand Il était au milieu des bêtes sauvages dans le désert, tenté par Satan pendant quarante jours (Mat. 4. 11). Plus tard, un ange L’a fortifié lors de Son intense combat à Gethsémané (Luc 22. 43). Ils devaient être heureux de pouvoir Le servir. Les anges ont aussi vu que le Fils de l’homme avait été fait « un peu moindre » qu’eux, « à cause de la souffrance de la mort » (Héb. 2. 9).
Ce n’est pas tout : le Fils de Dieu est remonté au ciel comme l’Homme glorifié. Les anges ont considéré cela avec joie et émerveillement. Et ils Le reconnaîtront à toujours comme étant « l’Agneau qui a été immolé », qui est « digne de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction » (Apoc. 5. 11-12).

5. Dieu a été prêché parmi les nations

Les trois premières déclarations au sujet du Seigneur Jésus concernent Sa vie et Ses œuvres, depuis Sa naissance jusqu’à Son ascension. Nous considérerons maintenant un fait qui a une grande signification depuis que le Seigneur Jésus a été glorifié dans le ciel. C’est « la prédication de Jésus Christ » (Rom. 16. 25).
Il s’agit de l’Évangile, la bonne nouvelle qui a été donnée à connaître : « Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; celui qui n’aura pas cru sera condamné » (Marc 16. 16). C’est en fait Christ Lui-même qui est prêché, non pas une doctrine ou quelque philosophie ou religion. C’est une Personne qui est la substance de l’évangile de Dieu, et Christ doit être donné à connaître et annoncé à toutes les nations. C’est pourquoi nous lisons en Actes 5 : « Philippe… leur prêcha le Christ » (Act. 8. 5) ; et encore en Romains 1 : « … l’évangile de Dieu… concernant son Fils… Jésus Christ » (Rom. 1. 1 à 4).
Christ n’est pas seulement le Roi promis à la nation Juive. Il est en même temps « le Sauveur du monde » (Jean 4. 42). En Lui, « la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes » (Tite 2. 11).
L’évangile est adressé à tous. L’inscription sur la croix de Jésus Christ était en trois langues, ce qui la rendait claire pour tout le monde : en hébreu, pour le monde religieux ; en latin, pour le monde politique et en grec, pour le monde culturel. La Personne et le sacrifice de Jésus Christ sont trop grands pour être limités à un seul peuple. Dieu a fait de Son Christ « une lumière pour toutes les nations », Son « salut jusqu’aux bouts de la terre » (És. 49. 6).
« Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais nous prêchons le Christ Jésus comme Seigneur » (2 Cor. 4. 5).

6. Dieu a été cru dans le monde

« Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché » (1 Jean 1. 1). C’est ainsi que l’apôtre Jean considère le temps que lui et les onze autres disciples ont passé dans la compagnie du Seigneur Jésus. Il était véritablement présent et visible, même si Son apparence n’attirait pas l’attention.
Aujourd’hui, Il est caché à la vue des hommes. Le Seigneur avait préparé Ses disciples pour ce temps-là, lorsqu’Il leur avait dit : « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi » (Jean 14. 1). Il fallait qu’ils apprennent à croire sans voir, ce qui n’était pas facile pour eux. À Thomas, l’un des douze, le Seigneur dira : « Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20. 29).
Cela ne veut pas dire que la foi chrétienne est aveugle. Elle est basée sur des faits historiques qui ne peuvent pas être niés. Dieu s’est clairement fait connaître : dans la création, dans Son Fils Jésus Christ, et dans Sa parole. Si Dieu demande donc que les gens croient en Lui et Le prennent au mot, Il ne demande pas l’impossible.
Comment se crée la foi en Christ ? – Par la prédication : « Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler sans quelqu’un qui prêche ? » (Rom. 10. 14). Ce message peut être accepté par tous. De la même manière que l’évangile ne connaît aucune restriction, nationale, sociale ou intellectuelle – parmi les croyants aussi, aucun n’est exclu : ils viennent de toute tribu, langue, peuple et nation. Quelles conséquences merveilleuses de la grâce de Dieu !

7. Dieu a été élevé dans la gloire

Le mystère de la piété se termine par la déclaration que Christ a été reçu au ciel, dans la gloire. C’est l’apogée de la description de la piété du Seigneur et de sa grande importance pour une vie selon Dieu.
L’expression « élevé » dans le Nouveau testament est souvent employée pour décrire l’ascension de Jésus (par exemple : Marc 16. 19 ; Act. 1. 2). Son ascension n’a pas été un grand spectacle public : le monde n’en a rien vu. Cependant tout, dans le ciel, était impliqué.
La résurrection de Christ a révélé le caractère essentiel de Dieu. C’était comme si le Père avait tout mis en œuvre pour faire sortir Son Christ hors de la mort et L’élever au-dessus de tout. « Celui qui est descendu (dans les parties inférieures de la terre) est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux » (Éph. 4. 9 et 10).
L’ascension est la réponse de Dieu à la croix et aux souffrances expiatoires du Fils de l’Homme. « Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même » (Jean 13. 32). Dieu n’a pas attendu le temps du règne de mille ans pour glorifier Son Fils, Il l’a fait immédiatement, quarante jours seulement après Sa résurrection.
En Israël, la nuée était le signe visible de la présence de Dieu. Il y a eu aussi une nuée lors de l’ascension de Jésus : elle a enlevé Jésus à la vue de Ses disciples (Act. 1. 9). Cela nous rappelle la nuée à la montagne de la transfiguration, d’où était venue une voix disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (Luc 9. 35).
L’ascension de Jésus : quelle manifestation impressionnante de l’honneur que Dieu place sur Son Fils !

D’après « The Good Seed » janvier 2021

 

CORONA 84

PXL_20210405_094851547

 

CORONA 84
Parmi les choses précieuses (2)

 

 

Une demeure dans les cieux (1 Pier. 1. 3 et 4)

Les versets1 et 2 de la première épître de Pierre, chapitre 1er, nous montrent que le croyant a été choisi par Dieu pour obéir à Christ. Moralement, il est séparé du monde qui a crucifié son Seigneur. Il traverse ce monde non seulement comme un étranger mais aussi comme un ambassadeur pour Christ (2 Cor. 5. 20). Dirigé et soutenu par l’Esprit Saint, il rend témoignage à la valeur du « sang précieux de Christ » qui a été versé pour racheter quiconque croit. Sachant que sa citoyenneté est dans les cieux (Phil. 3. 20), il rend grâces à Dieu le Père « qui, selon sa grande miséricorde » lui a donné une vie nouvelle, et a placé dans son cœur « une espérance vivante » fondée sur « la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts ».

« Un héritage incorruptible, sans souillure », est « conservé dans les cieux » pour tous les enfants de Dieu. Cet héritage ne perdra jamais son éclat ! Nous contemplons cette vérité dans la description de la sainte cité qui est l’épouse, la femme de l’Agneau : elle a la gloire de Dieu, cette gloire « l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe » (Apoc. 21. 10 à 27).
« Toute l’espérance du croyant repose sur Christ ressuscité. Notre espérance est sûre et ferme, parce que Jésus est ressuscité. C’est une espérance vivante, parce que Christ est vivant » (H. S.).

« Gardés par la puissance de Dieu par la foi » (1 Pier. 1. 5)

« Non seulement les cieux sont réservés pour nous, mais, pendant notre pèlerinage, nous sommes gardés de tous les dangers inhérents à notre passage dans ce monde. C’est la puissance de Dieu qui nous garde, mais c’est « par la foi » que cette puissance opère. La puissance de Dieu soutient la foi des Siens qui sont ainsi gardés pour le salut qui est prêt à être révélé au dernier temps. Par la foi nous considérons la délivrance finale qui nous introduira dans la pleine jouissance de l’héritage céleste » (H. S.).

Se réjouir « tout en étant affligé,… par diverses tentations ou épreuves » (v. 6)

Les épreuves, « si cela est nécessaire » (v. 6), font partie de la formation des croyants. Elles sont au nombre de ces « toutes choses » qui « travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu » et qu’Il a destinés à être « conformes à l’image de son Fils » (Rom. 8. 28 et 29). Les épreuves sont « pour un peu de temps », ce qui veut dire que Dieu en mesure la durée comme l’intensité. C’est un « Dieu fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez supporter » (1 Cor. 10. 13). Les premiers jours de l’histoire de l’Église furent marqués par la persécution (Act. 8. 1). Les apôtres Pierre et Paul l’ont connue. Animés d’un saint zèle, fidèles jusqu’à la mort, celle des martyrs, ils recevront la couronne de vie (Apoc. 2. 10). Pierre, afin d’encourager ses frères éprouvés et conduit par l’Esprit Saint, a écrit :

« Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous pour vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; au contraire,  réjouissez-vous dans la mesure où vous avez part aux souffrances de Christ, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec allégresse » (1 Pier. 4. 12 et 13). Ce qui revient à dire que la joie peut habiter le chrétien éprouvé, parce que cette joie provient de la contemplation du Seigneur, « lui que, sans l’avoir vu, vous aimez ; et, croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse » (1 Pier. 1. 8). Cette joie est alimentée par la perspective d’être délivré en recevant un salut complet. Nos âmes sont sauvées, elles appartiennent à Dieu qui nous a adoptés « pour Lui par Jésus-Christ » (Éph. 1. 5) ; quant à nos corps, condamnés à la mort physique, ils connaîtront « la puissance de sa résurrection » (Phil. 3. 10). Entretemps, nous sommes gardés « par la puissance de Dieu par la foi » en vue de ce jour merveilleux où Christ apparaîtra en gloire, et nous avec Lui.

Parmi les choses précieuses

« L’épreuve de votre foi – bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui pourtant est éprouvé par le feu –  se trouve être un sujet de louange,  de gloire et à d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 7). « Aux yeux de l’homme, l’or est très précieux ; pour Dieu, la foi des siens est beaucoup plus précieuse que l’or. Si les hommes éprouvent leur or par le feu pour le purifier des scories, pourquoi Dieu ne ferait-il pas passer la foi des siens par l’épreuve du feu, pour en manifester la réalité comme aussi pour la purifier et la fortifier ? Par les afflictions, nous sommes éprouvés. Dieu n’attend pas des siens qu’ils soient impassibles devant les épreuves et indifférents aux afflictions ; mais par les peines et les douleurs il veut manifester notre foi en Lui » (H. S.). Les épreuves sont donc permises du Seigneur, pour tester et faire grandir notre foi. « … mais nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance » (Rom. 5. 3 et 4).
Les fruits produits par les épreuves seront « un sujet de louange, de gloire, et d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1Pier. 1. 7). Bien souvent nous estimons comme du temps perdu la mise à l’écart du service actif pour le Seigneur, pour un temps, à cause d’une maladie ou d’un accident. « Non, dit Dieu, l’épreuve sera trouvée tourner à louange dans la révélation de Jésus Christ. Quelles que soient les épreuves que nous pouvons avoir à traverser sur la terre, nous avons en Christ un Objet pour nos affections, Quelqu’un en qui nous pouvons nous confier, Quelqu’un en qui nous pouvons nous réjouir d’une joie qui est un avant-goût de la gloire à venir. Ainsi, au milieu des épreuves, nous avons en Christ une ressource infaillible » (H. S.). Par la foi en Jésus-Christ, le salut de notre âme est acquis une fois pour toutes. Et si « nous soupirons intérieurement, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps », le jour vient en lequel notre Seigneur « transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Rom. 8. 23, Phil. 3. 21). Quelle heureuse espérance, quelle part à l’héritage !

 

LA PLUS GRANDE TRAGÉDIE

IMG_0745

 

Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Rom. 3. 11 et 22.
Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains. Ps. 19. 1.
Dieu… nous aima et… envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. 1 Jean 4. 10.

 

LA PLUS GRANDE TRAGÉDIE

 

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort et… ainsi la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché… Comme, par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été constitués pécheurs, de même aussi, par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront constitués justes » (Rom. 5. 12 et 19).
Avant tout, il faut préciser que l’humanité n’est pas coupable du péché d’Adam et d’Ève, mais qu’elle a été impliquée dans ce péché en ce qu’elle a hérité, malgré elle, d’une nature corrompue et contaminée par le mal.
Il ne s’agit donc pas, par conséquent, d’être responsables d’une faute commise autrefois par nos premiers parents, mais d’avoir reçu, par le fait des générations, les effets et les conséquences de leurs erreurs. En fait, il y a en tout être humain une tendance innée à désobéir à Dieu, à transgresser Ses lois, à ne pas tenir compte de Sa volonté. Il y a chez tout homme une profonde rébellion, une volonté bien ancrée de se passer du Créateur et de Ses pensées.
Quelqu’un a dit avec raison que ce n’est pas parce que nous péchons que nous sommes pécheurs, mais que nous péchons parce que nous sommes pécheurs. Nous « contractons » le principe du péché, et celui-ci caractérise un état dans lequel se trouve chaque être humain.
En d’autres termes, notre nature, infectée par le mal, nous pousse inévitablement à pécher, c’est-à-dire à penser, parler, et agir d’une façon contraire à la volonté de Dieu ; et c’est ainsi que le péché devient une faute personnelle, consciente et voulue, de laquelle chacun devra rendre compte devant la justice de Dieu.
Mais ce n’est pas encore là la « tragédie » la plus grande de l’homme.
Ce drame plus grand, c’est quand l’homme, qui est pécheur par nature, ajoute à son état de culpabilité le refus de l’invitation de Dieu à se repentir et à croire en Jésus Christ comme Sauveur pour obtenir le pardon et la vie.
Dieu parle à notre conscience qui nous accuse, en mettant à nu notre état de pécheur. Mais Il nous parle aussi par le moyen de la création. Il est écrit :
« La colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité tout en vivant dans l’iniquité ; parce que ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux, car Dieu le leur a manifesté » (Rom. 1. 18 et 19).
Comme cela nous est rappelé dans ce passage, Dieu a donné la preuve de « Sa puissance éternelle et de Sa divinité » (v. 20) par la création, et tout être intelligent peut le discerner ; c’est pourquoi tout être humain qui ne croit pas en Lui et ne se soumet pas à Lui comme Créateur n’a aucune excuse.
Mais il y a ensuite la révélation plus claire, plus brillante : la Parole de Dieu, la Bible, qui nous parle de Sa parfaite justice et de Son amour infini. Elle nous révèle Jésus Christ, le Fils de Dieu, venu sur la terre comme Homme pour nous libérer du poids du péché et de la juste condamnation de Dieu.
Ne pas vouloir écouter la Parole de Dieu, tourner le dos à l’Évangile, c’est là la plus grande tragédie pour l’homme. Ne pas croire à Sa Parole, c’est faire Dieu menteur. Ne pas croire à l’Évangile, c’est refuser le don immense que Dieu nous fait, c’est repousser l’offre de grâce et de pardon que Dieu a faite à l’humanité perdue et coupable.
Mais prenez garde, cette offre ne durera pas toujours, et nous ne vivons pas pour toujours sur cette terre. C’est aujourd’hui que nous devons prendre une décision, pendant que nous sommes en vie et que Dieu nous fait entendre Son appel.
Remettre à demain peut avoir des conséquences fatales et éternelles.

 

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

LA FIN DU MONDE (2)

IMG_6548

 

Le Seigneur ne tarde pas en ce qui concerne la promesse, comme certains estiment qu’il y a du retard ; mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. 2 Pier. 3. 9.

 

LA FIN DU MONDE

 

De nombreux physiciens s’accordent pour soutenir que notre univers a commencé par une sorte de gigantesque explosion. D’autres sont arrivés à la conclusion que, s’il y a eu un commencement soudain, il y aura probablement aussi une fin subite.
Nous n’avons pas besoin des calculs compliqués des scientifiques pour confirmer les déclarations du Créateur. Dans le premier verset de la Bible, nous lisons : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1) ; et à la fin du Livre : « Les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement… dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit strident, les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » (2 Pier. 3. 7 à 10).
Dieu déclare dans sa Parole, que :
– Cette fin sera précédée par le retour du Seigneur Jésus, qui viendra prendre les croyants, ceux qui sont morts, qu’Il ressuscitera, et ceux qui seront encore vivants, pour les introduire tous dans le ciel où ils vivront pour toujours avec Lui (1 Cor. 15. 21 à 57 ; 1 Thess. 4. 15 à 17).
– La venue de Jésus mettra fin au temps de la patience de Dieu et marquera le début d’une période de terribles jugements qui tomberont sur ce monde incrédule. Tout semble montrer que cette venue est proche. Et il n’y aura plus d’espoir de salut pour ceux qui n’auront pas cru auparavant au Seigneur Jésus comme en leur Sauveur.
Jésus nous dit : « Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure » (Mat. 25. 13).

 

D’après « Il buon seme » décembre 2021

 

ÉCOUTEZ, C’EST DIEU QUI VOUS PARLE

PXL_20210403_092455873

 

Écoutez, je vous prie, ce que dit l’Éternel. Michée 6. 1.
Écoutez, car je dirai des choses excellentes. Prov. 10. 6.
Écoutez, et votre âme vivra. És. 55. 3.
Vous qui craignez Dieu, écoutez. Act. 13. 16.

ÉCOUTEZ, C’EST DIEU QUI VOUS PARLE

Les paroles qui suivent sont des passages de la Bible, la Parole de Dieu, que nous vous invitons à lire et à méditer avec sérieux, car elles vous indiquent le chemin de la vie éternelle.

Sache donc aujourd’hui, et médite en ton cœur, que l’Éternel est Dieu dans les cieux en haut, et sur la terre en bas : il n’y en a pas d’autre. Deut. 4. 39.

C’est lui qui a fait la terre par sa puissance, qui a établi le monde par sa sagesse, et qui, par son intelligence, a étendu les cieux. Jér. 51. 15.

Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est pleine de tes richesses. Ps. 104. 24.

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Jean 3. 16.

Quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde. Tite 3. 4 et 5.

Dieu met en évidence (ou : démontre) son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Rom. 5. 8.

Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Rom. 6. 23.

Dieu donc…ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’il a fixé un jour ou il doit juger en justice la terre habitée. Act. 17. 30 et 31.

Il n’y a de salut en aucun autre [qu’en Jésus Christ] ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés… Par son nom, quiconque croit lui en reçoit le pardon des péchés. Act. 4. 12 ; 10. 43.

Le sang de Jésus Christ, son Fils, nous purifie de tout péché… Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. 1 Jean 1. 7 et 9.

Maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix. Éph. 2. 13 et 14.

Seigneur, tu as pris en main la cause de mon âme, tu as racheté ma vie. Lam. 3. 58.
Et maintenant, qu’est-ce que j’attends, Seigneur ? Mon attente est en toi. Ps. 39. 7.
Éternel ! enseigne-moi ton chemin ; je marcherai dans ta vérité ; unis mon cœur à la crainte de ton nom. Ps. 86. 11.

Celui qui m’écoute habitera en sécurité et sera tranquille, sans crainte du mal. Prov. 1. 33.

Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint. Rom. 15. 13.

Ainsi, comme vous avez reçu le Christ jésus, le Seigneur, marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, comme vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces. Col. 2. 6 et 7

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

ADORER DIEU

PXL_20210403_092416628

 

Le Dieu qui a créé le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main ; et il n’est pas servi par des mains d’hommes, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous vie, respiration et absolument tout. Act. 17. 24 et 25.

 

ADORER DIEU

 

Le Dieu que Jésus Christ est venu nous faire connaître ne ressemble en rien aux divinités et aux idoles païennes. Dieu est esprit et Il n’habite pas dans des temples construits par les hommes (1 Rois 8. 27). Il ne demande aucun sacrifice à Ses créatures, mais qu’elles se confient en Lui, et qu’elles Lui rendent la louange et un vrai témoignage à Son amour et à Sa grandeur.
Jésus a dit à la femme samaritaine : « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jean 4. 23). Le désir de Dieu est de sauver les pécheurs et d’en faire Ses propres enfants. Ils pourront alors l’adorer et Lui rendre l’honneur qui Lui est dû.
Dieu n’agrée pas une religion basée sur des rituels vides ; Il attend au contraire un élan du cœur de la part de ceux qu’Il a sauvés.
La plupart des religions enseignent qu’il faut accomplir des œuvres et célébrer des rites pour gagner la faveur de la divinité, calmer sa colère et satisfaire à sa justice. Quand quelqu’un se prosterne devant une idole et dépose une offrande devant elle, elle croit que le pouvoir que la divinité représente lui sera propice et éloignera la souffrance ou le malheur de sa vie. Mais ce n’est pas pour cette raison que le chrétien rend culte à Dieu le Père et à Son Fils Jésus Christ ! Il n’adore pas pour être sauvé, protégé ou libéré. Le culte qu’il rend à Dieu en Lui étant consacré, en étant engagé pour Le servir, pour faire Sa volonté (Rom. 12. 1) et le louer, est l’expression de sa reconnaissance, le moyen de Lui rendre gloire en reconnaissant Sa grandeur et Son amour.
« Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours » (Ps. 106. 1).

 

D’après « Il buon seme » décembre 2021

Espace pour tous
Mots clés : Dieu est esprit, élan du cœur, reconnaissance

QUATRE EXHORTATIONS AUX BIEN-AIMÉS

IMG-20210112-WA0001

 

 

 

QUATRE EXHORTATIONS AUX BIEN-AIMÉS

 

 

Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre ; et, dans l’une comme dans l’autre, je réveille votre pure intelligence en vous remettant tout cela en mémoire, afin que vous vous souveniez des paroles qui ont été dites à l’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur par vos apôtres. 2 Pier. 3. 1 et 2

Souvenez-vous

Le chapitre 3 de la deuxième épître de Pierre contient ses toutes dernières paroles aux croyants. Il leur avait déjà dit qu’il allait bientôt souffrir le martyre (ch. 1. 14 ; cf. Jean 21. 18). L’apôtre, quatre fois dans ce chapitre, s’adresse aux saints avec ce terme d’affection : bien-aimés (v. 1, 8, 14 et 17). Il serait donc d’un grand profit pour nous de considérer ces dernières paroles de ce serviteur du Seigneur.
Pierre exprime ici son but : « Je vous écris déjà, bien-aimés, cette seconde lettre » pour le leur rappeler. Il souhaitait que les bien-aimés se souviennent. C’est un thème qui revient dans cette épître ; il est important pour nous que nous nous rappelions les choses que nous avons entendues (cf. 1. 12, 13 et 15). Ils avaient entendu les paroles des prophètes et du Seigneur Jésus, cependant ils avaient besoin qu’on les leur rappelle. Les chrétiens du début n’avaient pas chacun un exemplaire de la Bible, il était donc important qu’ils se souviennent ; mais cela est également important pour nous qui avons la Bible. Il y a une tendance à devenir satisfait, négligeant ou indifférent à certaines choses, par cela même qu’elles nous sont très familières – nous avons besoin d’être réveillés à cet égard (cf. 1. 13).
Pierre désirait que les saints se souviennent que, aux derniers jours, des moqueurs viendraient et se moqueraient de l’idée de la seconde venue de Christ. Nous vivons actuellement dans ces jours-là.

Il est très courant d’entendre les gens dire : « Où est la promesse de sa venue ? » (v. 4). Notre propre cœur, bien que sans se moquer, peut se refroidir et devenir indifférent à l’égard de cette vérité. Le monde peut faire que notre esprit soit par moments fatigué. Bien-aimés, nous avons besoin de nous souvenir de notre espérance bénie !

 

N’oubliez pas ceci, bien-aimés : c’est qu’un jour est devant le Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas en ce qui concerne la promesse, comme certains estiment qu’il y a du retard ; mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. 2 Pier. 3. 8 et 9.

Ne soyez pas ignorants

Dieu ne désire pas que ses chers enfants, ses bien-aimés, soient dans l’incertitude. C’est le sens du passage ci-dessus « N’oubliez pas ceci » (que cela ne vous soit pas caché). Dieu aime trop ses enfants pour les laisser se débattre dans une misérable ignorance ; c’est pourquoi il s’adresse à eux comme à des bien-aimés ; ils sont ceux qu’il aime.
Il y a une chose en particulier que Dieu ne veut pas que nous ignorions : c’est que le retard apparent de la venue de Christ n’est en fait pas du tout un retard ; c’est seulement les hommes qui le voient de cette manière. Le fait merveilleux et assuré, c’est que « le Seigneur ne tarde pas en ce qui concerne la promesse ». Il ne veut pas que nous soyons comme le « méchant esclave » qui dit « Mon maître tarde à venir » (Mat. 24. 48).
Premièrement, « N’oubliez pas ceci, bien-aimés : c’est qu’un jour est devant le Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour ». Dieu ne compte pas le temps comme nous. Sa perspective est très différente. Pierre, ici, cite en fait le psaume 90. 4 ; ce psaume considère la brièveté de la vie de l’homme, en contraste avec l’Éternel, qui est « d’éternité en éternité » (Ps. 90. 2). L’homme est comme l’herbe qui pousse le matin et qui est coupée le soir (v. 5 et 6).
Deuxièmement, Dieu accomplit son dessein de grâce en appelant des pécheurs à Lui-même. La patience du Seigneur ne doit jamais être comprise comme s’Il tolérait le mal dans le monde, mais plutôt comme une preuve de sa grâce pour sauver des pécheurs.

 

C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui. 2 Pier. 3. 14.

Appliquez-vous

Les deux premières exhortations de Pierre aux « bien-aimés » sont en relation avec la venue du Seigneur ; les bien-aimés étaient exhortés à s’en souvenir et à ne pas l’oublier (v. 1). Cela était en vue des moqueurs qui apparaîtraient aux derniers jours. Les bien-aimés ne devaient pas ignorer ce fait. Dieu ne compte pas le temps comme nous le faisons ; un délai à la venue du Seigneur n’est pas un retard, mais une preuve de la grâce de Dieu (v.8).
Quand nous considérons le verset d’aujourd’hui, nous voyons que l’exhortation aux bien-aimés est aussi en relation avec la venue de Christ : être appliqué dans la piété est nécessaire à la lumière des évènements en relation avec le jour du Seigneur. Ils sont appelés à être appliqués, parce que tout ce que nous voyons autour de nous, dans la création actuelle, sera « dissous », et que « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » vont venir (v. 12 et 13 ; Apoc. 21. 1). C’est une profonde motivation pour nous, pour être « trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix » (v. 14). Vu que tout, ici, va se dissoudre et se fondre, il serait déraisonnable pour les bien-aimés d’être profondément engagés dans les plans, les poursuites et les désirs du monde. Conservons-nous « sans tache » (cf. Jac. 1. 27 ; Jude 23).
La Bible ne pourrait être plus claire qu’elle ne l’est : « la figure de ce monde passe » (1 Cor. 7. 31 ; 1 Jean 2. 16).
Bien-aimés, « quelles gens devriez-vous être en sainte conduite et en piété » (v. 11). Amen !

 

Vous donc, bien-aimés, sachant cela à l’avance, prenez garde, de peur qu’entraînés par l’erreur des pervers, vous ne veniez à déchoir de votre propre fermeté ; mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. 2 Pierre 3. 17 et 18.

Prenez garde

L’apôtre Pierre continue avec les exhortations pratiques dans le cadre de la pensée de la deuxième venue du Seigneur et de la dissolution finale du monde actuel. « Vous donc, bien-aimés, sachant cela à l’avance ».
Quelle pensée remarquable que nous, comme chrétiens, nous sachions à l’avance ce qui va arriver !
Le but de la prophétie n’est pas de nous donner une loupe pour voir dans l’avenir afin de satisfaire notre curiosité ou de prouver la véracité de la Parole de Dieu, comme cela est fait quelquefois dans des enseignements apologétiques.
La prophétie est donnée, comme Pierre lui-même le dit dans cette même épître, pour être « une lampe qui brille dans un lieu obscur » (2 Pier. 1. 19). Elle est une lumière pour notre sentier dans un monde mauvais, réconfortant notre cœur par l’espérance de « l’étoile du matin », et nous donnant la force de régler notre marche si cela est nécessaire.
Dieu ne maintient pas ses bien-aimés dans les ténèbres quant à ses desseins. Il nous les révèle : « Or le Seigneur, l’Éternel, ne fera rien, qu’il ne révèle son secret à ses serviteurs les prophètes » (Amos 3. 7). « Et l’Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? » (Gen 18. 17). « Je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père » (Jean 15. 15). Nous voyons ces choses à l’avance.
Sachant cela « à l’avance », nous devons être attentifs. Il y a des dangers de toute part : le monde, la chair, et le diable. Pierre prévenait les bien-aimés quant au risque de déchoir de leur propre fermeté.
Il savait ce que c’est que de tomber quand on ne prend pas garde.

Comme nous avons besoin de dépendre de la grâce du Seigneur, et de nous défier de nous-mêmes ! Pierre nous met en garde contre l’influence corruptrice des méchants : Ne soyez pas emportés par l’erreur des gens iniques en perdant votre propre stabilité. Dans un temps d’impiété et d’iniquités croissantes, nous avons besoin de trouver de la stabilité en croissant dans la grâce.

 

D’après Brian Reynolds
The Lord is near 2022

 

CHRIST, NOTRE SAUVEUR

IMG_20180223_204638

 

CHRIST, NOTRE SAUVEUR

 

Dieu est mon rocher et mon lieu fort, et celui qui me délivre… je me confierai en lui, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite et mon refuge. Mon Sauveur, tu me sauveras de la violence. 2 Sam. 22. 3.
Moi, moi, je suis l’Éternel, et hors moi il n’y en a point qui sauve. És. 43. 11.
Je suis l’Éternel, ton sauveur, et ton rédempteur, le Puissant de Jacob. És. 49. 26.

Un sauveur merveilleux

Que cela est merveilleux, que nous ayons un Sauveur ! Avec l’aide du Seigneur, nous désirons considérer quelques-uns des passages qui parlent du Seigneur Jésus comme notre Sauveur. Dans l’Ancien Testament, l’idée de salut et d’un Sauveur est liée à la délivrance d’ennemis de sang et de chair. David, d’abord lorsqu’il fuyait Saül, et plus tard comme roi d’Israël, pouvait certainement apprécier l’Éternel de cette façon comme son Sauveur.
Le lecteur, comme l’auteur, ont certainement fait également l’expérience de telles délivrances.
Maintenant encore Dieu nous délivre d’accidents de la route, de problèmes de santé, et d’autres choses semblables et nous protège des nombreux dangers de ce monde.
Les passages d’Ésaïe nous montrent que Dieu seul est le Sauveur de son peuple. Il peut en employer d’autres, comme dans le livre des Juges où quelques-uns, appelés par Dieu, sont nommés « sauveur », par exemple Othniel et Éhud (Jug. 3. 9 et 15).
Toutefois, quand nous venons au Nouveau Testament, nous trouvons que l’idée d’un Sauveur et de son salut est en relation avec le fait d’être sauvés de nos péchés, et de nos ennemis spirituels.
La première annonce concernant le Seigneur Jésus, en Matthieu 1. 21, nous dit : « c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés ».

 

L’ange leur dit : N’ayez pas peur, car voici, je vous annonce une bonne nouvelle, un grand sujet de joie qui sera pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. En voici pour vous le signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. Luc 2. 10 à 12.

Il est venu

L’évangile de Luc met en relief la grâce de Dieu, comme nous le voyons en particulier dans les paraboles que le Seigneur exprime dans les chapitres 14 et 15. La grâce de Dieu est apparue dans le monde lorsque le Fils éternel est devenu chair (Tite 2. 11).
Quelle raison de se réjouir, que Dieu soit intervenu en grâce dans ce monde ! Bientôt le Seigneur Jésus viendra « en flammes de feu, exerçant la vengeance sur ceux qui ne connaissent pas Dieu » (2 Thes. 1. 8). La première fois, cependant, il est venu pour sauver.
C’était aux humbles bergers que la première annonce de la venue du Fils de Dieu dans le monde a été faite. Cela convenait parfaitement, parce qu’il ne venait pas encore avec puissance et gloire, mais comme Celui qui était « débonnaire et humble de cœur » (Mat. 11. 29), et comme étant lui-même le Bon Berger de ses brebis.
L’annonce de l’ange n’était pas seulement qu’il y aurait de la joie, mais « un grand sujet de joie ». Le Sauveur était venu !
L’évangile de Luc commence, et se termine aussi avec cette pensée de « grande joie ». Une grande joie lors de son incarnation, et de même lors de sa résurrection et de son ascension (Luc 24. 52). La venue du Fils de Dieu était certainement une occasion de grande joie ! Non seulement de la joie pour la nation des Juifs, mais pour « tout le peuple ».
ifs ou Gentils, esclaves ou hommes libres, il était venu pour être un Sauveur pour tous ! Comme cela devrait pousser nos cœurs à se réjouir, de savoir que le Fils de l’amour du Père est venu pour être, pas encore le Juge de tous, mais le Sauveur accessible à tous ! Il n’est pas venu alors pour que ses ennemis soient mis sous ses pieds, mais il est venu comme le Sauveur.
Ce salut est encore offert aujourd’hui. Vous êtes-vous confié dans le Sauveur ?

 

Beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous-mêmes nous l’avons entendu, et nous savons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde. Jean 4. 41 et 42.

Le Sauveur du monde

Le chapitre 4 de Jean est magnifique, qui nous présente le Seigneur Jésus comme le Sauveur du monde.
Joseph, dans l’Ancien Testament, reçut le nom de Tsaphnath-Pahnéakh de la part du Pharaon (Gen. 41. 45). L’un des sens de ce nom est : Sauveur du monde. Et maintenant, en Jean 4, il y en a Un qui est plus grand que Joseph !
« Il lui fallait traverser la Samarie » (Jean 4. 4). Les Juifs traversaient souvent le Jourdain pour aller au nord, vers la Galilée, afin d’éviter la Samarie. Mais notre Seigneur béni devait rencontrer une femme là, ainsi que beaucoup de ses compatriotes à Sichar.
Qu’il est merveilleux que notre Seigneur, qui est le digne Objet de l’amour du Père (Jean 3. 35), aille rencontrer ces pécheurs indignes. Mais il en était de même pour chacun de nous. Il est venu à nous avec l’évangile et a sauvé nos âmes. Quelle grâce remplit son cœur !
Dans le livre de la Genèse, Joseph entreprit un grand travail administratif pour sauver les Égyptiens, et en fait sa propre famille. Il avait été dans la citerne et dans la prison avant d’être exalté sur le trône pour être le sauveur.
Et cependant, les souffrances du Seigneur Jésus ont été incomparablement plus grandes ! Il est allé pour nous dans les profondeurs les plus basses, étant abandonné de Dieu, supportant la culpabilité de nos péchés, et entrant dans la mort – cette mort que nous méritions. Il est maintenant exalté sur le trône de Dieu « ayant fait par lui-même la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1. 3).
Joseph distribuait du blé à tous ceux qui venaient vers lui. Aujourd’hui, le Seigneur Jésus donne le salut gratuitement à tous ceux qui viennent à Lui.
Êtes-vous allé à Lui comme au Sauveur ?

 

Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus que vous, vous avez fait mourir, le pendant au bois. C’est lui que Dieu a exalté par sa droite Prince et Sauveur, afin de donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Act. 5. 30 et 31

Exalté

Ici, en Actes 5, Pierre et les autres apôtres ont été mis en prison par les dirigeants juifs (v. 18). Cependant, nous voyons là une illustration du fait que la Parole de Dieu n’est pas liée. Un ange est envoyé pour les délivrer de la prison, et il leur dit : « Allez, tenez-vous dans le temple et annoncez au peuple toutes ces paroles de vie » (v. 20).
Les apôtres sont alors amenés devant le souverain sacrificateur et le conseil. Pierre et les autres apôtres avertissent ces chefs que leur relation est vraiment avec Dieu lui-même. Eux étaient coupables d’avoir mis à mort le Seigneur Jésus et l’avoir cloué sur la croix : « C’est lui que Dieu a exalté par sa droite ». Les fils d’Israël avaient rejeté leur Messie, mais Dieu l’avait reçu ! Quelle chose solennelle !
Cependant, même alors, Pierre peut leur dire qu’Il a été exalté « Prince et Sauveur ». Même alors, pour le peuple d’Israël, Jésus, exalté comme Sauveur, était accessible pour tous ceux qui, en Israël, regarderaient à Lui, « afin de donner à Israël la repentance et le pardon des péchés ».
Joël avait prophétisé à ce sujet : « Quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé » (Joël 2. 32). Alors qu’Israël regardait à la délivrance de la part des Romains, Pierre leur dit que le Seigneur « sauvera son peuple de leurs péchés » (Mat. 1. 21).
Nous savons qu’Israël, comme nation, a refusé l’offre de Christ exalté. Qu’il est merveilleux, alors, que l’évangile soit venu à nous, les nations (És. 49. 6) !
Nous connaissons Christ maintenant comme Sauveur ! Mais quelle miséricorde de la part de notre Dieu que, dans un jour à venir, ceux du résidu d’Israël restauré, recevront leur Messie, et connaîtront à la fois la rémission de leurs péchés et la délivrance de leurs ennemis. La miséricorde qui nous a sauvés les sauvera aussi. (Rom. 11. 30 à 32).

 

David… un homme selon mon cœur, qui fera toute ma volonté. De la descendance de cet homme, Dieu, selon sa promesse, a amené à Israël un Sauveur : Jésus. Act. 13. 22 et 23.

L’accomplissement de la promesse

Pourquoi David a-t-il été appelé un homme selon le cœur de Dieu, qui ferait la volonté de Dieu ?
Nous savons que David a péché, et qu’il a péché gravement. N’est-ce pas parce qu’il a aussi été un pâle reflet de notre Seigneur Jésus Christ ?
David pouvait montrer quelques-uns des traits de l’homme qui plaît à Dieu, mais dans sa descendance, le Seigneur Jésus, nous voyons tout ce qui plaît à Dieu.
Tout ce que faisait notre Seigneur béni était selon le cœur de son Père ; et il faisait toute la volonté de Dieu : « Je suis descendu du ciel pour faire, non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 6. 38).
L’apôtre Paul peut dire à ses auditeurs juifs que c’était selon une promesse que Dieu leur avait envoyé ce Sauveur. Qu’il est merveilleux que notre Dieu et Père soit fidèle, de même que le Seigneur Jésus, et que les promesses divines envers l’Église comme envers Israël soient assurées !
Nous lisons, en 2 Samuel 7 et en 1 Chroniques 17, que l’Éternel promet à David de lui donner « une descendance… un de tes fils » qui s’assiérait sur son trône : « Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils (2 Sam. 7. 14 ; 1 Chron. 17. 13), passages cités dans Hébreux (1. 5), et appliqués au Seigneur Jésus.

En 2 Samuel, qui considère l’homme comme responsable, nous voyons la possibilité de manquements et de discipline – ce qui, comme nous le savons, s’est passé pour les rois qui ont été sur le trône de David après lui.
Cependant, en 1 Chroniques, qui insiste sur les plans souverains de Dieu, sur la grâce et sur les œuvres, il n’est pas fait mention de manquements.
En Actes 13, c’est le Seigneur Jésus, le Fils de David, qui est spécialement en vue. « J’affermirai son trône pour toujours » (1 Chron. 17. 12). Nous savons que, lors de sa première venue, les Juifs ont refusé le Seigneur Jésus : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (Luc 19. 14).
Bientôt, cependant, Il s’assiéra sur son trône terrestre de gloire, et régnera comme le Fils de David sur tout Israël. Car notre Dieu garde Ses promesses !

 

Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. Éph. 5. 23.

Le sauveur du corps

En Éphésiens 5, nous avons la marche du croyant ; autrement dit, la manière dont nous devons nous conduire dans ce monde.
Nous devons marcher dans l’amour (v. 2), nous devons marcher comme des enfants de lumière (v. 8), et nous devons marcher avec sagesse (v. 15).
L’apôtre Paul applique ensuite cette vérité aux relations du mariage. Le grand exemple, c’est la relation de Christ avec l’Église. De la même manière que l’Assemblée est soumise à Christ, les épouses doivent être soumises à leurs propres maris. Comme Christ a aimé l’Assemblée, de même les maris doivent aimer leur épouse.
Christ est le Chef de l’Église. Comme chef, il dirige, il pourvoit à la nourriture, et il contrôle. Malheureusement, de nos jours, nous manquons souvent de « tenir ferme au chef » (Col. 2. 19), et nous manquons de soumission pratique à notre Chef, Christ.
Christ n’est pas seulement le Chef, mais il est aussi le sauveur du corps.
Cela nous amène aux trois aspects de ce que Christ a fait pour son Église. Il l’a aimée et s’est donné Lui-même pour elle (v. 25). Son amour est la source de toutes nos bénédictions !
Il n’a pas donné moins que Lui-même.
Deuxièmement il purifie l’Église avec l’eau de la Parole (v. 26). Cela se passe maintenant. Il emploie Sa Parole pour maintenir l’Église pour son plaisir et ses délices. Puissions-nous écouter sa Parole et les portions qu’il place devant nous, non seulement dans notre lecture personnelle, mais aussi quand nous sommes réunis avec les Siens !
Troisièmement, il se présentera l’Assemblée à Lui-même sans tache ni ride, ni rien de semblable (v. 27). Cela est encore à venir, et nous attendons ce jour. Lui, l’attend plus encore !
Il est le Sauveur parce qu’il s’est donné lui-même pour l’Église. Comme Sauveur, il purifie actuellement les Siens par la Parole, et comme Sauveur il viendra pour prendre les Siens à Lui, hors de ce monde de péché.
Viens, Seigneur Jésus !

 

Car notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire, en déployant le pouvoir qu’il a de soumettre absolument tout à son autorité. Phil. 3. 20 et 21.

L’attendre

Ces versets dirigent notre regard vers l’avenir. Le Seigneur Jésus vient pour nous ! Aujourd’hui déjà, tout croyant peut dire que sa citoyenneté est au ciel. Nous appartenons au ciel. Le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples de se réjouir parce que leurs noms étaient écrits dans les cieux (Luc 10. 20).
Cependant, nous attendons ce jour où le Seigneur viendra. Il vient du ciel comme Sauveur. Nous avons vu déjà qu’Il est le Sauveur du monde, accessible à tous. Mais maintenant il vient comme le Sauveur des Siens pour compléter l’œuvre du salut par celui de nos corps.
Alors que notre esprit et notre âme ont déjà été touchés par sa puissance, nos corps sont encore des corps de faiblesse ou d’abaissement. De nombreux rachetés du Seigneur souffrent de faiblesse physique, mentale, ou émotionnelle, de maladies ou de fractures osseuses. Nos corps sont encore en relation avec cette création déchue.
Lorsque le Seigneur Jésus viendra, il ressuscitera les croyants morts, et changera ceux d’entre nous qui seront encore en vie, afin que ces corps soient conformes au corps de sa gloire. Plus de faiblesse, plus de maladies, plus de fatigue. « Comme nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste » (1 Cor. 15. 49).
Remarquez que ce pouvoir qu’il emploiera pour nous changer est le même pouvoir qu’il emploiera pour soumettre toutes choses à Lui-même. Le pouvoir dont il fera usage pour soumettre les nations en ce jour-là, la Bête et le faux prophète (Apoc. 19. 20), le futur roi du nord (Dan. 8. 25 ; 11. 45), et Gog, le prince de Rosh (Éz. 38. 2) – ce pouvoir sera d’abord employé en bénédiction pour Ses rachetés !

 

Notre Seigneur… qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel… selon son propre dessein et sa propre grâce. Cette grâce nous a été donnée dans le Christ Jésus avant les temps des siècles, mais elle a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile. 2 Tim. 1. 9 et 10

Sa première apparition

Nous voyons ici des bénédictions que notre Seigneur nous a apportées à Sa première venue. L’apôtre nous dit que le propos de Dieu et Sa grâce ont été manifestés, sont devenus visibles, quand Christ est apparu dans ce monde. Il est venu comme notre Sauveur ! Trois résultats de Sa venue et de Son œuvre sur la croix sont placés devant nous.
1) Il a annulé la mort, Il a brisé son pouvoir et, comme nous le dit l’épître aux Hébreux, Il a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable (Héb. 2. 14). Dans un jour à venir, il détruira la mort, le dernier ennemi (1 Cor. 15. 26). Pour le croyant, déjà maintenant, le pouvoir de la mort a été annulé. La mort est à nous – elle nous amène simplement dans la présence du Seigneur (1 Cor. 3. 22). Absents du corps, nous sommes présents avec le Seigneur (2 Cor. 5. 8).
2) Christ, par Sa venue, a fait luire la vie, la vie éternelle. Tous les saints ont la vie de Dieu dès qu’ils ont cru. Mais par la venue de Christ dans le monde, cette vie a été révélée dans sa relation avec Lui-même, le Fils. Nous sommes vivifiés (rendus vivants) avec Christ, ressuscités ensemble, et assis dans les lieux célestes dans le Christ Jésus (Éph. 2. 5).
3) Christ a apporté la vie et l’incorruptibilité. Nous attendons le jour où nous ne serons plus sujets à la corruption. Nos corps sont marqués par la corruption. Le monde autour de nous est marqué par la corruption. Quand Christ viendra, Il ressuscitera les croyants morts, et changera Ses croyants vivants, et alors nos corps ne seront plus sujets à la corruption ! Quand Il reviendra avec puissance sur cette terre, il affranchira la création elle-même de sa servitude à la corruption (Rom. 8. 21). Quel Sauveur !

 

Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes. Tite 2. 11.
Attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ. Tite 2. 13.

Ses deux apparitions

Nous devons tout d’abord remarquer que ce verset 13 insiste sur la déité absolue de notre Seigneur Jésus. Il est « notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ ». Dieu et Homme dans la même Personne bénie !
Remarquez ensuite les deux apparitions dans ces versets. Nous vivons dans l’intervalle entre ces deux venues. Nous regardons en arrière et voyons Sa première apparition dans ce monde. Était-Il venu alors pour juger ?
Non ! Car alors il n’y aurait eu aucune espérance pour aucun de nous ! Il est venu « plein de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Il n’est pas venu comme le Juge mais comme le Sauveur, apportant la grâce de Dieu et le salut offerts à toute l’humanité ! Il est venu comme l’Homme béni qui était doux et humble de cœur, l’Homme dont tous pouvaient s’approcher, qui pouvait les guérir tous.
Remarquez aussi que sa deuxième apparition est en gloire. Nous « attendons » cette apparition. Il viendra alors comme le Juge, et Il exécutera le jugement sur les impies (cf. Jude 14 et 15). Il consumera l’inique (l’antichrist) « par le souffle de sa bouche et il l’anéantira par l’apparition de sa venue » (2 Thess. 2. 8).
Et cependant Il vient comme le Sauveur, car Il délivrera le résidu juif et les innombrables Gentils qui seront sauvés à travers la grande tribulation, quoiqu’ils ne fassent pas partie de l’Église (Apoc. 7. 4 à 9).
Qu’en est-il de nous, qui faisons partie de l’Église de Dieu actuellement sur la terre ? Nous avons l’assurance que la « bienheureuse espérance » se rapporte à Sa venue pour Son Église, pour nous prendre dans la maison du Père avant Son apparition en gloire.
Quelle espérance que celle qui est devant nous ! En un moment proche, bientôt Il nous appellera et Il nous rassemblera vers Lui-même dans la gloire ! (1 Thess. 4. 16 ; 2 Thess. 2.1).

 

Il nous sauva… selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit Saint, qu’il a répandu richement sur nous par Jésus Christ, notre Sauveur. Tite 3. 5 et 6

Le don du Saint Esprit

L’épître à Tite nous montre que les bonnes œuvres ne sont pas ce qui nous donne le salut, mais qu’elles doivent en être le résultat : « Il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites » (Tite 3. 5).
Dans l’Écriture, le salut est vu souvent comme quelque chose qui a été fait en dehors de nous, par exemple : « Tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il opérera pour vous » (Ex. 14. 13).
Dans le passage ci-dessus, nous voyons l’œuvre complémentaire du Saint Esprit en nous. De la même manière qu’en Jean 3, au sujet de la nouvelle naissance, nous voyons deux agents impliqués. Le lavage fait allusion à l’eau de la Parole (Jean 3. 5 ; Éph. 5. 26). Et cela s’accompagne de l’œuvre du Saint Esprit en renouvellement. Ce lavage et ce renouvellement sont faits une fois pour toutes.
De plus, le Saint Esprit Lui-même nous a aussi été donné, à nous qui croyons. Il est « répandu richement sur nous ».
Quel témoignage à l’œuvre accomplie pour nous par le Seigneur Jésus sur la croix, supportant le jugement pour nos péchés, et aussi à l’œuvre correspondante du Saint Esprit en nous, en lavage et en régénération, le Saint Esprit lui-même étant venu pour sceller chacun des croyants et habiter en lui ! Nous sommes vraiment en sécurité !
Dans l’Ancien Testament, le jour où les sacrificateurs étaient consacrés, l’huile n’était versée que sur Aaron, sur ses fils elle était aspergée (Lév. 8. 12 et 30).
Aujourd’hui, chacun des croyants a été scellé du Saint Esprit, qui est venu le jour de la Pentecôte, non dans une faible mesure, mais richement. Quelle grande bénédiction, quelle grâce !
Cela n’est dû qu’à notre Seigneur Jésus Christ, notre Sauveur.
Nous voyons la plénitude du salut qu’il a obtenu pour nous. Nous n’avons pas seulement été sauvés de l’enfer.
Vous réjouissez-vous de ce qu’une Personne divine, le Saint Esprit, soit descendu du ciel pour habiter en nous ?

 

Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen. 2 Pier. 3. 18.

Croître dans la grâce et la connaissance de Christ

Dans ce verset, nous avons les dernières paroles de Pierre adressées au troupeau de Dieu. Que cela est frappant, qu’il exhorte les croyants à croître de deux manières différentes.
1) Nous devons croître dans la grâce. La grâce, c’est Dieu pourvoyant pour nous selon son propre cœur plein d’amour. Nos cœurs sont bien lents à prendre conscience de la plénitude de la grâce de Dieu. Nous pensons toujours que nous sommes capables de faire quelque chose, ou que nous devons faire quelque chose pour que Dieu nous accepte. Non, car nous sommes acceptés dans le Bien-aimé (Éph. 1. 6), et cela, en dehors de quoi que ce soit que nous ayons fait. Nous avons besoin de croître dans la conscience de la grandeur de cette grâce qui nous a sauvés, nous a soutenus, nous a restaurés – comme Pierre le savait bien – cette grâce qui pourvoit pour nous.
2) Nous devons aussi croître dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il est à la droite de Dieu, Homme et Dieu. Il nous communique cette grâce. Il est notre Seigneur, ce qui implique qu’il a l’autorité sur nous. Nous voyons une illustration de cela dans le fait que le Pharaon place Joseph à la tête du pays d’Égypte. Il était donné à Joseph une autorité absolue, dont il faisait usage pour la bénédiction (Gen. 41. 43 et 44). De la même manière, le Seigneur Jésus a aujourd’hui l’autorité absolue (Éph. 1. 20 à 22), mais il en use pour la bénédiction des Siens. Obéissons-Lui ! Il est aussi notre Sauveur. Comme Il lui en a coûté cher, d’être notre Sauveur ! Il a souffert pour nous le jugement de Dieu pendant ces trois heures de ténèbres. C’est ce que nous méritions. Mais il les a endurées à notre place afin de nous sauver.
En contemplant Ses souffrances, puissions-nous nous soumettre avec joie et d’un cœur reconnaissant à son autorité comme Seigneur.
Le jour vient où il sera honoré publiquement dans ce monde.
En attendant ce jour, puissions-nous déjà lui rendre gloire en croissant dans la grâce et dans sa connaissance !

 

Et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde. 1 Jean 4. 14.

Le Père a envoyé le Fils

Dans cette dernière méditation sur le Seigneur Jésus comme notre Sauveur, nous remontons à ce qui était dès le commencement. C’est l’un des thèmes de Jean (1 Jean 1. 1 ; 2. 7). La relation entre le Père et le Fils est éternelle. Le Fils était aimé du Père avant la fondation du monde (Jean 17. 24). Tenons ferme cette vérité !
L’apôtre Jean pouvait dire de « nous » – les apôtres – qu’ils avaient vu et pouvaient rendre témoignage du fait merveilleux que le Fils avait été envoyé par le Père (cf. 1 Jean 1. 3). Nous en voyons une illustration dans l’Ancien Testament lorsque Jacob envoie son fils Joseph vers ses autres enfants : « Il l’envoya de la vallée de Hébron » (Gen. 37. 14). Hébron signifie communion. De l’endroit de la communion avec son père Jacob, Joseph a été envoyé en mission envers ses frères.
Et de la même manière, de la place éternelle d’amour et de communion, le Père a envoyé son Fils bien-aimé dans le monde pour être le Sauveur. Un Sauveur pour les Juifs seulement ? Non, Dieu en soit béni, pour le monde, l’un des autres thèmes des écrits de Jean. Par la grâce de Dieu, chacun d’entre nous, qui a cru, peut inscrire son nom là. Jésus est venu comme Sauveur pour moi.
Maintenant, dans une grâce merveilleuse, de même que le Père a envoyé le Fils, il envoie tous les croyants pour Le représenter dans ce monde (cf. Jean 20. 21).
Aucun de nous n’est un sauveur, mais nous pouvons montrer aux autres le Sauveur que le Père a envoyé.
Qu’en est-il de vous ? Vous êtes-vous tourné vers le Seigneur Jésus comme ce Sauveur envoyé du ciel ?
Les bonnes actions et les cérémonies ne peuvent pas vous sauver. Ce qui sauve, c’est Christ et son œuvre. Et pour ceux d’entre nous qui avons cru, nous pouvons nous réjouir de ce qu’Il est un Sauveur jusqu’à la Maison du Père.
Il nous a sauvés de nos péchés, Il nous sauve des dangers et des tentations dans le chemin, et bientôt, comme nous l’avons vu, Il nous sauvera en nous amenant dans Sa présence.
Alléluia, quel Sauveur !

 

D’après K. Quartell
The Lord is near 2022

 

CORONA 83

PXL_20210403_092317811

 

 

CORONA 83

Parmi les choses précieuses (1)

 

Les épîtres de Pierre sont riches en enseignements reposant sur l’œuvre parfaite de Christ. Ils exposent le salut des pécheurs et le but final, leur entrée dans la gloire. Entre ces deux pôles, il y a la marche du chrétien pour laquelle il a un modèle, Christ ! – Christ qui a souffert, de la part des hommes, pour nous servir d’exemple, et qui a aussi souffert comme sacrifice pour le péché, en glorifiant Son Père, « afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 2. 21 ; 3. 18). La structure de ce message s’inspire d’une présentation écrite par H. Smith sur les épîtres de Pierre.

La position et la part du croyant (Chap. 1. 1 à 13)

Les treize premiers versets constituent l’introduction ; ils présentent la position et la part de celui qui croit au Seigneur Jésus. Cette position constitue la base de toutes les exhortations pratiques qui suivent. Dans cette importante introduction, les croyants sont considérés comme des étrangers sur la terre (v. 1 et 2), en attendant leur demeure céleste (v. 3 et 4). Pendant qu’ils traversent ce monde, ils sont gardés par la puissance de Dieu (v. 5). Éprouvés par des afflictions (v. 6 et 7), ils sont soutenus par Christ, l’objet de leur foi et de leurs affections (v. 8). Ils ont reçu le salut de leur âme (v. 9) et attendent le salut final en gloire à la révélation de Jésus Christ.

Étrangers sur la terre

Le premier verset nous indique que l’apôtre écrivait « à ceux de la dispersion » qui étaient disséminés dans la province de l’Asie mineure. Ces chrétiens étaient des Juifs convertis à Christ. Ils avaient été autrefois « dispersés » parmi les nations. C’est à ces Juifs que les pharisiens faisaient allusion quand, parlant du Seigneur Jésus, ils demandaient : « Ira-t-il dans la Dispersion au milieu des Grecs ? » (Jean 7. 35).
En considérant l’histoire de l’humanité, nous devons constater que l’homme a constamment failli aux responsabilités que Dieu lui confiait. Adam et Ève ont péché et furent chassés du jardin d’Éden où Dieu les avait placés pour le cultiver et le garder ; leur fils Caïn a été chassé de devant la face de Dieu, condamné à être errant et vagabond sur la terre (Gen. 4. 12 à 14). La terre purifiée par le déluge a été confiée à Noé et à ses descendants, qui ont failli et ont été divisés et dispersés « sur la face de toute la terre » (Gen. 11. 9). Les fils d’Israël ont complètement failli et ont été, à leur tour, dispersés parmi les nations, comme Dieu l’avait annoncé (Deut. 28. 64).
Le royaume des cieux, laissé à la responsabilité de l’homme, se trouve être un mélange de croyants et d’incrédules (Mat. 13. 24 à 30) ; il est envahi par l’orgueil (v. 31 et 32), infesté de fausses doctrines (v. 33). De par leur manque de vigilance, ceux que le Seigneur avait investis de responsabilités, ont été, aux cours des années, des instruments de division et de dispersion. L’Église se trouve être, présentement, divisée sur la terre en autant de fractions qu’il y a d’écoles de pensées. Mais, pour Dieu, elle reste une ! Il voit tous Ses enfants, sauvés par la grâce, unis dans Son Fils (Gal. 3. 26 à 28). N’oublions pas que, si les chrétiens sont « dispersés», c’est à cause de nos manquements. Malgré cela, nous avons été « … élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 2).
« Ce verset nous amène directement aux bénédictions qui résultent de la grâce souveraine de Dieu par laquelle nous sommes élus ; et là, il ne peut pas y avoir de manquements. Voilà ce qui rend l’introduction de cette épître tellement précieuse. En commençant par l’élection (v. 2), qui est de l’éternité passée, nous sommes transportés dans la gloire d’une éternité à venir (v. 4). La grâce, qui a eu son début sur la terre, s’achève en gloire en Haut » (H. Smith). L’élection est personnelle et individuelle, et ce verset 2 donne aussi une magnifique description de ce que sont les croyants de la période de la grâce : élus « selon la préconnaissance de Dieu le Père », comme aussi nous lisons : élus en Christ « dès avant la fondation du monde » (Éph.1 v. 4).
« Dieu le Père nous a choisis pour l’obéissance de Jésus, et pour l’aspersion du sang de son Fils. Dans la sainteté de l’Esprit, Il nous a séparés pour ces deux choses. La sanctification, ou : « sainteté de l’Esprit », est une opération effective du Saint Esprit en nous, par laquelle nous sommes nés de l’Esprit ; elle nous communique une vie et une nature nouvelles, il s’ensuit un changement total de dispositions, qui se traduit par un désir nouveau d’obéir. L’apôtre Paul, alors Saul de Tarse, pouvait ainsi dire, avant même d’avoir eu connaissance de l’efficace du sang : « Que dois-je faire, Seigneur ? ». L’obéissance de Christ, ce n’est pas simplement le fait que nous nous plaçons sous un nouveau règlement et obéissons à Christ, mais que nous sommes mis à part pour obéir comme Lui a obéi. Nous avons une nature nouvelle qui se plaît à faire la volonté de Dieu, comme Christ qui pouvait dire : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29).
« La sanctification dont il est parlé dans 1 Pier. 1. 2 n’est pas la sanctification pratique du croyant, qui est traitée dans d’autres passages, mais c’est une sanctification beaucoup plus profonde, qui est absolue. Il s’agit de cette œuvre effective de la grâce divine qui sépare – du monde et pour Dieu – quelqu’un, qu’il soit Juif ou Gentil, … les élus sont mis à part par l’Esprit pour être placés sous l’aspersion du sang de Jésus Christ. Par la foi en Christ, le croyant se met sous la protection du sang précieux qui purifie de tout péché et qui l’introduit devant Dieu en paix. L’opération de l’Esprit de Dieu dans un pécheur a pour but de produire en lui la vie de Christ et de l’amener sous l’efficace de la mort de Christ, cette mort qui ôte tout ce qui est contraire à Dieu. L’Écriture présente d’abord le grand but positif que Dieu a devant Lui lorsque Son Esprit commence à travailler dans l’âme, à savoir, reproduire en elle la vie d’obéissance de Christ » (H. Smith). Qu’il est précieux d’être ainsi mis en relation avec chacune des Personnes divines exprimées comme étant : « la plénitude de la déité » (Col. 2. 9). Nous avons été élus selon la volonté de Dieu le Père, pour obéir à Christ, par l’œuvre de l’Esprit en nous.