NAISSANCE, VIE, MORT ET RÉSURRECTION

NAISSANCE, VIE, MORT ET RÉSURRECTION

1. DEUX ASPECTS DE LA NAISSANCE

Si quelqu’un n’est pas né d’eau et de l’Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Jean 3. 5 et 6.

Vous pouvez trouver étrange ce verset de la Bible, mais parce que c’est une parole du Seigneur Jésus Christ Lui-même, c’est la vérité. Il y a bien, en fait, deux façons tout à fait différentes de naître.
Tout d’abord, toute personne arrive dans ce monde de la même manière : par la naissance naturelle, en sortant du corps de sa mère.
Cependant, parallèlement à cette naissance naturelle, par laquelle chacun de nous est venu au monde, le Seigneur Jésus parle d’une nouvelle naissance : être né « de l’Esprit ».
Parce que l’humanité est par nature sous l’influence du péché, chacun de nous a besoin de vivre cette nouvelle naissance, afin que nous puissions jouir de la communion avec le Dieu vivant. Et quiconque a fait l’expérience de cette nouvelle naissance reçoit une vie éternelle, divine, et devient un membre de la famille de Dieu. Que devons-nous faire pour naître de l’Esprit et recevoir une telle vie ? Nous devons croire en Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui est devenu Homme afin de mourir pour des pécheurs perdus. Jésus est mort afin que ces pécheurs aient « la vie » par Lui (voir Jean 10. 10). « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
En ce qui concerne notre naissance naturelle, par laquelle nous sommes entrés dans le monde, nous n’avions pas le choix. Mais pour entrer dans le royaume de Dieu et recevoir la vie par la nouvelle naissance, c’est à nous d’en décider. Cela dépend du fait que nous acceptions ou non l’offre de Dieu. Le Seigneur Jésus a dit : « Il vous faut être nés de nouveau » (Jean 3. 7).

2. DEUX ASPECTS DE LA VIE

Il (Christ) est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. 2 Cor. 5. 15.

Notre vie se compose de nombreuses tâches et activités de loisirs quotidiennes. En fonction des conditions variées de notre vie, de nos aptitudes et de nos goûts, la vie de chacun de nous évolue d’une façon différente. La Bible nous montre cependant clairement qu’il n’y a en fait que deux façons de vivre.
La première consiste à vivre pour soi-même, comme on le souhaite. C’est l’égoïsme : c’est estimer que la vie nous appartient en propre, que c’est quelque chose dont on peut disposer selon sa propre volonté, sans aucune ingérence de l’extérieur. Mais demandons-nous si une telle attitude a jamais répondu aux espérances de quiconque ?
Dieu nous invite à croire au Seigneur Jésus et ensuite à vivre pour Lui. Au lieu de nos propres intérêts égoïstes, nous avons un autre objectif : vivre pour un autre – pour la Personne à qui j’appartiens, que j’aime et dont je veux, en conséquence, faire la volonté.
Jésus Christ m’a tant aimé qu’Il est mort pour moi afin de me sauver. Il peut donc revendiquer mon affection. Ainsi, je ne suis plus maintenant conduit par des motifs égoïstes, mais par Sa volonté, bonne et sage. Cela n’est pas une soumission pénible, mais la réponse joyeuse de mon cœur à Son amour. Seule une telle vie apporte épanouissement et bonheur.
On peut voir cela chez l’apôtre Paul, comme dans aucune autre, car il disait : « Pour moi, vivre, c’est Christ » (Phil. 1. 21).

3. DEUX ASPECTS DE LA MORT

Si vous ne croyez pas que c’est moi, vous mourrez dans vos péchés ; Jean 8. 24.
Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur. Apoc. 14. 13.

Les statistiques font état de nombreuses circonstances qui causent la mort des hommes, et cependant, qu’ils meurent chez eux, à l’hôpital, sur les routes ou par d’autres accidents, pour Dieu il n’y a que deux possibilités : ou bien on meurt sans la foi au Sauveur Jésus Christ, ou bien on meurt « dans le Seigneur ».
La première manière est le fait de tous ceux qui poursuivent leur vie comme ils sont nés, qui ne se préoccupent pas de ce qui concerne la foi, ou se forment leurs propres opinions et rejettent le salut que Dieu offre par Son Fils Jésus Christ. À quiconque meurt étant un incrédule, Christ adresse une parole solennelle : « Si vous ne croyez pas que c’est moi, vous mourrez dans vos péchés ». Cela signifie que vous devrez comparaître devant le Juge, le Dieu saint, comme un coupable. Alors votre sentence devra être exécutée. Même les péchés que nous avons oubliés ou que nous aurons considérés comme de légères infractions, nous condamneront, et aucun avocat ne nous défendra.
Dieu, dans Sa grâce, a préparé pour chacun la possibilité de mourir différemment, comme étant un vrai croyant. Mourir « dans le Seigneur » signifie appartenir à Christ, être justifié par Lui devant Dieu. Cela seul nous assure une pleine sécurité devant le trône de Dieu.
Ceux qui seront perdus ne sont pas seulement les plus coupables, mais aussi tous ceux qui n’auront pas voulu entendre parler du Sauveur. Ceux qui auront une place au ciel, ce ne sont pas non plus les personnes les plus respectables, mais ceux qui, par la foi en Jésus Christ, « meurent dans le Seigneur ».

4. DEUX ASPECTS DE LA RÉSURRECTION

L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, pour une résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection du jugement. Jean 5. 28 et 29.

Même si la résurrection des morts est au-delà de l’expérience et de la compréhension humaine, c’est un fait. La résurrection de Jésus Christ le prouve, et la Bible rend témoignage que la résurrection est un fait fondamental du christianisme (lisez 1 Corinthiens 15)
La Bible, cela est étonnant, parle de deux résurrections distinctes. La « résurrection de vie » est promise à ceux qui, par grâce, ont reçu la vie éternelle et dont les péchés sont pardonnés par l’œuvre rédemptrice de Christ. Bientôt résonnera le « cri de commandement » du Seigneur Jésus. Alors la mort devra rendre tous ceux qui appartiennent à Christ. Où qu’ils se trouvent, ils seront ressuscités dans un corps nouveau, un « corps de gloire », pour être pour « toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 16 et 17).
La seconde résurrection aura lieu beaucoup plus tard. Elle est appelée « la résurrection de jugement ». Tous ceux qui y seront appelés apparaîtront devant le trône du Juge suprême où ils auront à répondre de leurs péchés et entendront leur sentence : la mort éternelle (Apoc. 20. 12, 13 et 15).
Jésus Christ a dit : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).

D’après « The Good Seed » décembre 2021

LA COMMUNICATION PARENTS-ENFANTS

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LA COMMUNICATION PARENTS-ENFANTS

 

 

[Jean le Baptiseur] ira devant [le Seigneur] dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au Seigneur un peuple bien disposé. (Luc 1. 17).

Les obstacles

La mission que Dieu confie aux parents vis-à-vis de leurs enfants est d’une immense importance. Pourtant, plusieurs obstacles peuvent exister et empêcher une bonne relation entre eux :

L’indisponibilité, une vie trop remplie (travail, loisirs…). Que chaque parent s’interroge sur ce qu’il subit d’une part, c’est-à-dire les activités auxquelles il ne peut pas se soustraire, et d’autre part sur ce qu’il choisit, ce qui est de sa responsabilité. En 2 Rois 4, le père renvoie vers sa femme l’enfant malade (v. 18 et 19) : il était indisponible, et il a fait passer le travail avant sa famille.

Une mauvaise distance par rapport aux enfants. Les parents peuvent être dominateurs, incapables de se remettre en question et de reconnaître leurs torts. Jouer un personnage est une attitude orgueilleuse. Acceptons que nos enfants découvrent nos faiblesses.

Une simple communication fonctionnelle. Va te brosser les dents, va faire tes devoirs, n’embête pas ta sœur. – Combien il est important pourtant d’écouter le cœur de nos enfants et de les laisser entendre le nôtre.

La transmission de nos angoisses de parents aux enfants. Notre foi doit entièrement se diriger vers les ressources de la grâce de Dieu. Nous pouvons nous confier en Celui qui aime nos enfants plus que nous-mêmes.

L’ambiance électrique à la maison. On peut s’observer, on peut s’épier ; on peut manœuvrer : Ne le dis pas à papa… C’est déjà un début de division dans la famille. Si nous voulons que notre maison soit pleine de lumière, nous devons être transparents vis-à-vis de nos enfants. Rebecca, par exemple, a manœuvré avec Jacob pour qu’il soit béni à la place d’Ésaü (Gen. 27) ; un conflit terrible a été créé ainsi entre les deux frères.

Le refus d’aborder ensemble certains sujets. La communication que les enfants n’ont pas avec leurs parents, ils l’auront avec le monde. Il est important de parler de tout avec eux, y compris de la sexualité, pour que ce soit quelque chose de sanctifiant, et non de malsain quand ils chercheront à s’informer par eux-mêmes.

Il fera retourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères (Mal. 4. 6).
Si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous (1 Jean 4. 12).

Les solutions

Après avoir vu hier quelques obstacles à la communication entre les parents et les enfants, voici quelques solutions :

Une atmosphère d’amour. Elle est importante pour la communication entre les parents et leurs enfants. Empreinte de grâce, une bonne communication entre les parents produit une bonne ambiance dans toute la famille. Entourer les enfants d’une telle atmosphère d’amour permettra qu’ils s’ouvrent ; nous ne devons pas être des portes de prison. Par nos paroles, nous pouvons leur manifester notre amour. Des enfants très occupés ne sont pas forcément heureux et épanouis. Les institutions du monde qui les prennent en charge ne leur apprendront pas nécessairement l’amour et la reconnaissance, sentiments si importants dans notre relation avec le Seigneur.

L’écoute. Si nous nous rendons disponibles pour écouter Dieu, nous pourrons l’être aussi pour notre famille. Dans le récit de Genèse 22, Abraham répond par trois fois « Me voici » – en réponse à Dieu, à Isaac et à l’Ange de l’Éternel. Il est ainsi parfaitement disponible envers son fils pour répondre à sa question. Les parents doivent être aussi des interlocuteurs que les enfants peuvent questionner.

La lecture de la Bible en famille. Il est très important de la lire avec nos enfants ; c’est ainsi qu’ils apprendront à connaître le Seigneur, qu’ils s’imprégneront de la Parole. De leur côté, les parents doivent aussi être sages pour adapter la lecture à l’âge de leurs enfants. Il est important également d’échanger sur ce qu’on a pu lire ensemble et de voir avec eux les sujets de prières qui en découlent. Cette lecture peut être un moment d’échange familial où on se retrouve et où chacun peut parler de ce qu’il vit.

Le partage d’un projet de famille. Échanger au sujet de quelque chose à faire ensemble peut encore aider à la communication. En 2 Rois 4, la femme remplit les vases avec ses fils (v. 5).

Les enfants ont aussi un rôle à jouer. Leur attitude dégrade-t-elle l’ambiance ou contribue-t-elle à la paix ? Pour les jeunes qui appartiennent au Seigneur, le premier champ de mission, c’est leur famille.

 

D’autres messages sur https://editeurbpc.com/calendriers/le-seigneur-est-proche
Janvier 2022 – B. Durst

 

L’ÉVANGILE DU PARFAIT SERVITEUR

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Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre. Marc 10. 45.

L’ÉVANGILE DU PARFAIT SERVITEUR

Marc (ou Jean Marc, comme il est aussi appelé – Act. 12. 25) était un collaborateur de l’apôtre Paul. Il était présent quand Paul partit pour son premier voyage missionnaire. Au début, il ne collaborait pas de bon gré dans le service. Nous voyons, d’après Actes 13. 13 et 15. 37 et 38, qu’il ne voulait pas continuer à voyager avec Paul pour l’assister. Il s’est alors séparé de lui.
Mais nous lisons que, plus tard, les choses ont été réglées (2 Tim. 4. 11). Avec un tel précédent, nous pourrions être surpris que Dieu lui ait confié la tâche de présenter le Seigneur Jésus comme le parfait Serviteur – car tel est le sujet de son évangile. Ce doit être son propre échec dans l’œuvre qui lui a ouvert les yeux sur l’incomparable loyauté du fidèle Serviteur de Dieu.
Le mot clé de l’évangile de Marc, c’est « aussitôt », ou « immédiatement ». Une activité incessante pour Son Dieu, c’est ce qui a caractérisé l’Homme Jésus Christ sur la terre.
On ne trouve pas la généalogie de Jésus Christ au début de cet évangile. Pourquoi cela ? – Parce que l’origine d’un serviteur n’a pas d’importance. Marc ne nous rapporte pas les discours du Seigneur. Il n’y a pas de pause : tout s’enchaîne dans la mission que Son Dieu Lui avait donnée : Son œuvre à la croix, Sa résurrection et Son ascension.
À la fin de l’évangile selon Marc, nous trouvons le Seigneur ressuscité prenant place à la droite de Dieu : « Le Seigneur… fut élevé dans le ciel et s’assit à la droite de Dieu » (16. 19). Ses disciples ont continué l’œuvre que leur Maître avait commencée dans le monde. Nous lisons : « Quant à eux, ils allèrent prêcher partout, le Seigneur coopérant avec eux » (16. 20). Ainsi nous Le voyons servir encore, et Il continue à le faire, dirigeant l’œuvre que Ses serviteurs accomplissent à présent : répandre l’évangile, enseigner la doctrine chrétienne et apporter de l’aide pratique là où il en est besoin.

 

D’après « The Good Seed » décembre 2021

 

L’ÉVANGILE À L’ÉPOQUE DU DIGITAL

Le monde entier gît dans le méchant. 1 Jean 5. 19.
L’évangile… est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit. Rom. 1. 16.
Qui croit au Fils a la vie éternelle. Jean 3. 36.

L’ÉVANGILE À L’ÉPOQUE DU DIGITAL

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le monde est agité. De tout temps il y a eu des migrations, des invasions, des révolutions et de grands courants d’idées qui ont eu des répercussions sur la mentalité et le mode de vie de nos prédécesseurs. Mais il ne s’agit plus actuellement d’une transformation lente et progressive : le rythme du « progrès » s’est considérablement accéléré. Le terme « évolution » ne suffit plus pour le définir ; on serait plutôt tenté de parler de bouleversements, de convulsions, de métamorphoses totales…
Nous ne prétendons certainement pas expliquer le mystère qui sous-tend ce grand et rapide progrès, mais nous voulons plutôt réfléchir sur ce qu’est devenu l’homme dans notre civilisation.
On en vient à se demander si vraiment le progrès est bon pour l’homme, cet être toujours plus désorienté et perdu dans un monde qui se transforme si rapidement.
Considérons le corps humain. Le progrès a imposé des conditions de vie toujours plus contre nature : on marche de moins en moins, parce qu’on est transporté partout ; celui qui veut avoir un emploi doit ressembler le plus possible à une sorte de machine, toujours plus précise et sophistiquée…
Et l’âme humaine, a-t-elle évolué ? Non ! Le progrès oppresse l’âme encore plus que le corps. Il la nourrit d’opinions toutes faites, d’exemples pervers, de lectures et de spectacles malsains. Il l’avilit en sapant les notions de pudeur, de respect de la famille, de travail, d’honneur. Il lui impose la mode, la traite d’incapable, s’en moque par des slogans, et finit par la faire glisser jusqu’au plus bas état moral.
Mais l’âme, en elle-même, est exactement comme celles de nos ancêtres, une âme qui, au fond, a peur de ce monde et a aussi peur de Dieu qu’elle sait devoir rencontrer un jour et à qui elle devra rendre compte de toutes ses paroles, ses actes et ses pensées.
Pourquoi, alors, chercher à moderniser le message chrétien ? L’Évangile ne passe pas de mode. C’est le message le plus actuel qui soit, car il annonce des nouvelles angoissantes pour le monde, mais merveilleuses pour celui qui croit. Pourquoi déformer la sainte et éternelle Parole de Dieu ? Pourquoi dire des mensonges, comme, par exemple : Il suffit d’être sincère, peu importe ce que l’on croit ?
C’est la foi au sacrifice de Christ qui nous donne la vie éternelle ; ce qu’il faut faire, c’est obéir à Dieu en croyant en Son Fils, Jésus, et à sa mort expiatoire sur la croix. Pourquoi chercher à faire concurrence au monde en organisant des spectacles et en rassemblant des personnes pour les entretenir de sujets profanes ?
Il n’y a rien dans ces choses qui réponde aux besoins d’une âme encore dans les ténèbres et qui cherche la paix. Laissons ce monde qui suit une mauvaise pente et qui, conduit par l’esprit du mal, se hâte vers le jugement de Dieu et la destruction.
Dieu nous aime mais, ne pouvant nous faire entrer au ciel en tant que pécheurs, Il a donné Son propre Fils, Jésus, et L‘a soumis au châtiment à notre place. Nous voulons dire maintenant à l’homme perdu qu’il y a pour lui un Sauveur, et un seul : Jésus Christ. Lui seul a le droit et le pouvoir de sauver ceux qui se repentent de leurs péchés et croient en Lui, et de leur donner une place dans le ciel pour l’éternité. Il les laisse dans le monde, mais le monde n’a plus d’influence sur eux, parce que « Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5. 5).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (CRIER)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER

 

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 Où se trouve le passage ?

1. A toi, Éternel, je crierai ; car le feu a dévoré les pâturages ……………. Joël
2. les lévites – crièrent à haute voix à l’Eternel leur Dieu ……………………. Néh.
3. le lépreux en qui sera la plaie – criera : Impur ! Impur ! …………………. Lév.
4. Jusques à quand, Éternel, crierais-je, et tu n’entendras pas ? ………. Hab.
5. Lève-toi, crie – répands ton cœur – devant la face du Seigneur …….. Lament.
6. Que fais-tu, dormeur ? Lève-toi, crie à ton Dieu ! ………………………… Jonas
7. quand il criera à moi, je l’écouterai ; car je suis miséricordieux ……… Ex.
8. comme il approchait de la fosse, il cria à Daniel d’une voix triste …… Dan.
9. La voix de l’Eternel crie à la ville ………………………………………………… Michée
10. les paroles que l’Eternel a criées par les premiers prophètes ………… Zach.
11. il cria et dit : Encore quarante jours, et Ninive sera renversée ……….. Jonas
12. Car de la muraille, la pierre crie …………………………………………………. Hab.
13. il cria, disant : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! ……………………. Luc
14. vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions :Abba, Père ! Rom.
15. je criai à haute voix, et je dis : Ah, Seigneur Eternel ! …………………… Ez..
16. Ils me crieront : Mon Dieu, nous te connaissons ………………………….. Osée
17. il cria à haute voix : Seigneur, ne leur impute point ce péché ………… Actes
18. Je suis un homme – criant à Dieu, et à qui il répondra ………………….. Job
19. Du bout de la terre je crierai à toi ………………………………………………. Ps.
20. ils crient à haute voix, disant : Le salut est à notre Dieu ……………….. Apoc.
21. Crie encore, disant : Ainsi dit l’Eternel des armées ………………………. Zach.
22. Et une femme sage cria de la ville : Écoutez, écoutez ! ……………….. 1 Sam.
23. il cria à l’Eternel – fais revenir, je te prie, l’âme de cet enfant …………. 1 Rois
24. Lui me criera : Tu es mon Père, mon Dieu, et le rocher de mon salut . Ps.
25. si ceux-ci se taisent, les pierres crieront ………………………………………. Luc
26. Crie vers moi, et je te répondrai …………………………………………………. Jér.
27. tu appelleras, et l’Eternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici ….. Ésaïe
28. Ne cesse pas de crier pour nous à l’Eternel, notre Dieu …………………. 1 Sam.
29. Jésus – cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive Jean
30. J’ai crié à l’Eternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu ………….. Jonas

 

D’après le recueil de 360 passages 2001

CORONA 82

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CORONA 82

L’Église dans le millénium

 

« Celui qui me parlait avait comme mesure un roseau d’or, pour mesurer la cité, ses portes et sa muraille. La cité est bâtie en carré : sa longueur est aussi grande que sa largeur. Il mesura la cité avec le roseau,  douze mille stades : sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales » (Apoc. 21. 15 et 16). Jean, pour mesurer le temple à Jérusalem, avait reçu « un roseau semblable à une canne à mesurer » (Apoc. 11. 1). C’était sur une terre souillée par le péché, juste avant la grande tribulation. Dieu allait juger tout ce qui n’était pas à sa gloire et épargner « les élus » (Mat. 24. 21 et 22).
En contraste, l’apôtre reçoit un roseau d’or pour mesurer ce qui est pur et parfait. Dieu nous présente la sainte cité par des symboles. Ses dimensions, les pierres précieuses décrivant les fondements de sa muraille, ses portes d’une seule perle et elles-mêmes, d’or pur avec des rues pavées d’or pur transparent comme du verre… Oui, tout exprime la perfection !
Aujourd’hui nous connaissons en partie mais « quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel aura sa fin » ; aujourd’hui nous voyons comme « au travers d’un verre, obscurément, mais alors face à face » (1 Cor 13. 10 à 12) ! Jamais ce qui est parfait ne sera souillé ni détruit ! C’est « une espérance vivante » que le croyant a reçu par la nouvelle naissance et la foi en Jésus Christ ressuscité (1 Pier. 1. 3).
Autrefois, malgré les péchés des enfants d’Israël, lorsque Aaron entrait dans le lieu saint, Dieu le recevait. Par les pierres précieuses, sur le pectoral de jugement, Dieu voyait Son peuple dans tout l’éclat de la perfection. Mais il fallait, année après année, renouveler la purification des lieux saints, des sacrificateurs et du peuple. Au grand jour des expiations, Aaron, entièrement vêtu de lin, certainement blanc et pur, apportait le sang avec l’encens dans le lieu très saint. Il devait purifier ce lieu « des impuretés des fils d’Israël et de leurs transgressions, selon tous leurs péchés » ; ensuite il changeait de vêtements et pouvait offrir l’holocauste (Ex. 28. 15 à 30 ; Lév. 16. 16, 23 et 24). Sur sa poitrine, un tablier appelé « le pectoral » et sur ce dernier, douze pierres précieuses représentant les douze tribus d’Israël, que Dieu voyait parfaites parce qu’au travers de l’œuvre anticipée de la croix. Jésus, « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12).
Dans la Jérusalem céleste qui est l’Église, l’épouse et la femme de l’Agneau, tout est perfection ! « La gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe » (Apoc. 21. 23). Sur la terre, Jésus avait dit « Je suis la lumière du monde » (Jean 9. 5). Il ne s’est pas présenté au monde comme Il a été vu par trois disciples sur la montagne de la transfiguration quand « son visage resplendit comme le soleil, et que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Mat. 17. 2). Abaissé, au milieu des hommes, Jésus manifesta la vraie lumière, une lumière morale ; ayant été glorifié, II apparaît à Saul de Tarse dans une lumière telle que Saul en fut terrassé.
L’homme naturel ne peut pas supporter cette lumière, l’homme régénéré peut contempler la gloire du Seigneur par la foi et particulièrement au travers des Écritures, mais que sera-ce quand nous aurons reçu des corps glorifiés et que nous serons délivrés du vieil homme ? Quelle différence ! Quelle béatitude !
« Et les nations marcheront à sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire ». « Et on lui apportera la gloire et l’honneur des nations » (Apoc. 21. 24 et 26). Nous comprenons facilement que la Jérusalem céleste éclairera la Jérusalem terrestre. Elle sera aussi une lumière morale, pour les nations, tout au long du millénium.

Le prophète Zacharie nous le montre : « Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » (Zach. 14. 16). Quelle bénédiction quand « une nation ne lèvera pas l’épée contre une autre nation, et qu’on n’apprendra plus la guerre » (És. 2. 4 ; Mich. 4. 3). La promesse faite à Abraham, que « toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence », sera pleinement réalisée (Gen. 28. 14).
Il y aura à Jérusalem un temple appelé « la maison » (Éz. 40 à 44). Dans la sainte cité, « Mais de temple, je n’en vis pas en elle ; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple » (Apoc. 21. 22).

« Ce n’est pas une lacune ; au contraire, c’est la preuve de la communion la plus immédiate avec Dieu. Un temple supposerait un intermédiaire ; l’absence de temple est donc un gain et non une perte pour la cité. C’est ce qui établit une grande différence entre la Jérusalem terrestre et la cité céleste ; en effet, s’il y a, dans la description d’Ézéchiel, une chose plus remarquable qu’une autre, c’est le temple. On le comprend : un temple convient à la terre ; mais ici il n’y en a point. La cité céleste, qui est l’expression complète de la bénédiction en haut, n’a pas de temple, parce que tout entière elle est un temple. Pour autant qu’il en est question, le Seigneur Dieu en est le temple, et l’Agneau » (W.K.).
Nous avons déjà vu qu’aucune chose souillée n’entrera dans la sainte cité ; mais « un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal », sortira du trône de Dieu et de l’Agneau. « Au milieu de sa place, et du fleuve, de part et d’autre, était l’arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations. Et il n’y aura plus de malédiction ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle ; ses esclaves le serviront ; et ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit ; on n’aura pas besoin d’une lampe ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu fera briller sa lumière sur eux ; et ils régneront aux siècles des siècles » Apoc. 22. 1 à 5).

En Éden, il y avait deux arbres, l’un apportait la mort, l’autre était l’arbre de vie. Dans la cité céleste, il n’y a plus que celui de la vie, et ses feuilles seront pour la guérison des nations qui seront sur la terre. Que de blessures morales à guérir !

Dans le ciel, la mort a disparu, tout est stabilité. Notre part sera de servir l’Agneau qui a donné Sa vie pour nous racheter. C’est déjà notre privilège ici-bas, alors servons-Le fidèlement !

NOTRE CORPS

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Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ. 1 Thess. 5. 22 et 23.

 

NOTRE CORPS

 

Le corps humain est un organisme merveilleux, « fait d’une étrange et admirable manière » (Ps. 139. 14). L’apôtre Paul définit ce corps comme une simple « tente » (2 Cor. 5. 1), une habitation provisoire ; mais le chrétien est invité à en prendre soin pour le mettre au service de Dieu. Et pourtant, trop souvent, le corps est au service de notre « moi », pour satisfaire à son ambition et à ses convoitises. C’est pour cela que Dieu nous invite à être vigilants quant à tout ce qui nous excite et nous tente, et à reconnaître que le corps du croyant appartient au Seigneur.
« Le corps… est pour le Seigneur » et, en même temps, « le Seigneur [est] pour le corps » (1 Cor. 6. 13). Lui-même s’engage à en prendre soin : « Ne soyez donc pas en souci, en disant : – Que mangerons-nous ? Ou que boirons-nous ? Ou de quoi serons-nous habillés ? Car… votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela » (Mat. 6. 31 et 32).
Non seulement notre âme et notre esprit sont de Christ, mais aussi notre corps, qui est au bénéfice de Son œuvre (Phil. 3. 21). Ainsi, nous ne sommes plus esclaves du péché, et nous pouvons servir et glorifier Dieu dans notre corps. « Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : « Abba, Père » ; de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par Dieu » (Gal. 4. 6).
L’apôtre Paul parlait de notre corps en le comparant à « un vase de terre » contenant un trésor, celui de la connaissance de Dieu et du Seigneur Jésus (2 Cor. 4. 7).
Un jour, le Seigneur reviendra personnellement pour prendre auprès de Lui au ciel tous ceux qu’Il a rachetés. Leurs corps seront transformés et rendus semblables à celui du Sauveur. Les rachetés entreront dans la maison du Père avec corps, âme et esprit.

D’après « Il buon seme » décembre 2021

IL PRÉFÉRAIT MOURIR

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Voici, au lieu de la paix, j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, [la retirant] de la fosse de destruction, car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos. És. 38. 17.
[Dieu] lui fera grâce, et il dira : Délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse : j’ai trouvé une propitiation. Job 33. 24.

IL PRÉFÉRAIT MOURIR

 

Lors d’une nuit orageuse et froide de février, un jeune homme de 18 ans s’attardait au bord d’un fleuve dont les eaux impétueuses, gonflées par les pluies récentes, coulaient tumultueusement. Même en une saison plus douce, le meilleur des nageurs ne se serait pas risqué dans un courant d’une telle violence, aux remous très dangereux.
Découragé, dégoûté de la vie, et de lui-même, Charles avait décidé d’en finir avec la vie et de se jeter dans les flots, espérant trouver, avec la mort, le repos de son âme angoissée et oppressée.
Un dur combat se livrait dans son esprit, devant ce fleuve en furie. Il revoyait toute sa vie malheureuse, remplie de peines et de douleurs, avec bien peu de moments de joie et de satisfaction. Charles était encore très jeune lorsqu’il avait perdu son père ; après quelques années, son frère et sa sœur étaient morts eux aussi. Il ne lui restait plus que sa mère, une mère merveilleuse qui avait tout accepté de la part de Dieu, tout supporté avec soumission, sans un murmure, sans une plainte.
Soudain, il entendit derrière lui la voix de son meilleur ami : – Allons, Charles, viens avec moi, tu n’as rien à faire ici aussi tard.
– Laisse-moi ! J’ai décidé d’en finir et si tu veux me rendre un service, pousse-moi dans l’eau.
Mais après quelques instants d’hésitation, Charles se détourna du fleuve et suivit son ami. Les deux compagnons rentrèrent ensemble à la maison après minuit, et l’ami ne lui fit pas le moindre reproche ; il le regarda seulement avec affection et compréhension. Alors Charles fondit en larmes et raconta tout ce qui avait amené la terrible lutte de son âme blessée, fatiguée, découragée.
L’ami ouvrit alors sa Bible et lui parla de la grâce de Dieu, de la culpabilité de l’homme, du pardon des péchés, de la lutte entre l’Esprit et la nature de l’homme, mais surtout de la victoire de Christ à la croix, de Sa résurrection, de Son appel : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Puis, s’étant mis à genoux, il pria pour Charles, implorant la grâce de Dieu pour lui.
À l’aube, Charles était un autre homme, heureux et serein : il avait répondu à l’appel du Sauveur et Lui avait remis tout le poids de ses problèmes et de ses souffrances !
Jésus Christ sauve et libère. Il sauve du jugement de Dieu qui pèse sur tout homme à cause du péché, et libère l’âme oppressée par le sentiment de la culpabilité, de la peur, des désillusions et des souffrances morales. Celui qui croit en Lui a la certitude de posséder la vie éternelle et un guide sûr dans les épreuves de la vie.
« Jésus Christ… s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (Gal. 1. 4).
« Lui est le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5. 20).
« Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 35)
« Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication… et la paix de Dieu… gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

DES REPAS AVEC JÉSUS

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DES REPAS AVEC JÉSUS

 

[Les deux disciples] le pressèrent, en disant : Reste avec nous… Et il entra pour rester avec eux. Et… il était à table avec eux. Luc 24. 29 et 30

1. « NOUS AVONS MANGÉ ET BU AVEC LUI »

Les pharisiens dirent à ses disciples : Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin d’un médecin, mais ceux qui se portent mal… Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. Mat. 9. 11 à 14.

En parlant du Seigneur Jésus, l’apôtre Pierre rend ce témoignage : « Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Act. 10. 41). Dans la Bible, il y a beaucoup de moments où Dieu invite les Siens à partager un repas en Sa présence. Cet aspect convivial se trouve aussi bien dans l’Ancien Testament (Gen. 18. 8 ; 24. 54 ; Ex. 24. 11) que dans le Nouveau, où Jésus promet à Ses disciples qu’ils mangeraient à Sa table dans Son royaume (Luc 22. 30).
Ceci nous enseigne que Dieu désire avoir une relation étroite et profonde avec ceux qui croient en Lui.
L’évangéliste Luc, toujours prêt à souligner l’humanité de Jésus, mentionne à plusieurs reprises des repas que le Seigneur a partagé avec ceux qui L’invitaient, indépendamment de leurs convictions religieuses ou de leurs motivations. Il a accepté l’invitation de Ses amis, comme Marthe, Marie et Lazare (Luc 10. 38), mais aussi celle d’un homme méprisé, un collecteur d’impôts (ou : publicain), ainsi que celle de quelques pharisiens qui ne croyaient pas en Lui. Tous savaient cela, si bien que l’on disait du Seigneur qu’Il était « un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs » (Luc 7. 34).
Ce qui avait lieu lorsque Jésus était sur la terre peut encore être fait aujourd’hui. Jésus attend de nous que nous « L’invitions » et Il est prêt à venir chez nous. Mais peu nombreux sont ceux qui profitent d’un tel privilège ! Dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, le Seigneur s’adresse à chacun d’entre nous par ces paroles : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20). Jésus, le Sauveur, attend à la porte de notre vie ; Il frappe et nous appelle. La foi consiste à répondre à Son appel, à Lui ouvrir la porte et à Le faire entrer dans notre cœur.

2. LÉVI LUI FIT UN GRAND FESTIN

Jésus sortit et vit un publicain nommé Lévi, assis au bureau des impôts ; il lui dit : Suis-moi. Quittant tout, il se leva et se mit à le suivre. Lévi lui fit un grand festin dans sa maison. Luc 5. 27 à 29.

Le premier repas consigné par Luc dans son Évangile est celui que Lévi offre à Jésus. À Son appel, Lévi, un collecteur des impôts pour le compte des Romains, laisse son travail et ses habitudes, pour suivre Jésus. Puis, juste après s’être engagé dans cette nouvelle voie, il organise un banquet en l’honneur du Seigneur, auquel participent des personnes de toutes origines, parmi lesquelles quelques pharisiens.
Les pharisiens – leur nom signifie « séparés » – étaient des religieux satisfaits et contents d’eux-mêmes ; pour eux, il n’était pas concevable qu’on puisse se mettre à table avec des personnes qui n’observaient pas la loi de Moïse dans les plus petits détails. Ayant de tels préjugés, ils scrutaient et critiquaient sévèrement le comportement de chacun.
Quand ils dirent aux disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs », Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Luc 5. 30 à 32).
La réponse de Jésus projette une lumière inattendue sur Sa mission. Son but, c’est de sauver et de guérir ceux qui sont « malades ». En fait, celui qui se croit en bonne santé ne pense pas avoir besoin du médecin, alors que celui qui se sait malade le cherche et fait confiance à ses soins.
L’affirmation de Jésus a une portée spirituelle : la première chose à faire pour Le rencontrer, c’est de se reconnaître malade ; en d’autres termes, c’est être conscient de ses propres fautes et de sa propre faillite morale, c’est admettre qu’on est atteint de cette maladie qui s’appelle « le péché ». La seconde, c’est de se confier en Jésus afin qu’Il nous accorde le pardon et nous libère du jugement de Dieu. Ensuite, comme Lévi, nous pourrons partager avec d’autres la joie de connaître le Sauveur en les invitant à une lecture de la Bible ou à une rencontre pour la prière, ou à un repas à notre table.
Demandons au Seigneur de nous ouvrir des portes afin de témoigner pour Lui.

3. INVITATION DES PHARISIENS

La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Jean 1. 17.
Au moment où il entrait, un jour de sabbat, dans la maison d’un des chefs des pharisiens pour prendre un repas, ceux-ci l’épiaient. Luc 14. 1.

Les pharisiens, s’engageant à appliquer à la lettre et dans tous ses détails la loi de Moïse, et surtout leurs traditions religieuses, s’étaient fortement opposés à Jésus. Cependant, Luc nous rapporte qu’à trois reprises, Jésus a pris un repas chez un pharisien (Luc 7. 36 ; 11. 37 ; 14. 1). Ces occasions particulières permettaient au Seigneur de montrer qu’Il apportait à tous la grâce et la vérité de la part de Dieu.
À l’une de ces occasions, Jésus accueille une femme, méprisée à cause de sa vie dissolue, et Il lui dit que ses péchés lui étaient pardonnés (Luc 7. 48). À une autre occasion, Il guérit un malade un jour de sabbat (Luc 14. 4). La troisième fois, Il prononce des paroles sévères : « Ainsi, vous les pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au-dedans vous êtes pleins de rapine et de méchanceté » (Luc 11. 39).
Dans ces trois cas, nous voyons la sagesse divine du Seigneur Jésus, qui manifeste la grâce de Dieu en pardonnant et en guérissant, sans négliger le témoignage de la vérité, même dans une ambiance hostile. Les pharisiens étaient confrontés à leur hypocrisie et à leur dureté de cœur. Déjà, lors du banquet dans la maison de Lévi (Luc 5. 27 à 31), leur réaction – murmures et blâme – montrait le danger d’une religion déconnectée de sa source. C’est ce qui les poussera à mettre à mort le Seigneur Jésus, comme avaient fait leurs prédécesseurs, qui avaient tué les prophètes.
Amis lecteurs, un tel comportement nous fait réfléchir. Prions Dieu afin que nos traditions ne soient pas un obstacle à Son amour. La grâce de Dieu veut pardonner et libérer. Invitons Jésus dans notre maison ; Il nous donnera la joie d’ouvrir notre porte à ceux qui Le cherchent, pour leur faire du bien.

4. QUEL EST NOTRE REGARD ?

(Jésus dit à Simon : ) Ses nombreux péchés sont pardonnés – car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné aime peu. Puis il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t’a sauvée, va en paix. Luc 7. 47 à 50.

Jésus est à table dans la maison de Simon, un pharisien qui l’a invité. Et voici, une femme de la ville, d’une moralité discutable – une « pécheresse » selon l’opinion de Simon – ose entrer dans sa maison et vient se mettre aux pieds de Jésus. Elle sait que Jésus de Nazareth a une réponse à sa soif de pardon, à son désir d’être libérée ; et ainsi, en larmes et sans proférer une parole, elle verse un vase de parfum sur les pieds du Seigneur, pour Lui exprimer sa reconnaissance, sa foi et son amour. Elle ne craint pas ; elle sait qu’elle peut être pardonnée et libérée, parce qu’elle a foi en la miséricorde de Dieu manifestée en Jésus. « Tes péchés sont pardonnés », lui dit le Seigneur.
Avons-nous, nous aussi, entendu au plus profond de nous-mêmes, cette parole de Jésus : Ta foi t’a sauvé ?
Ce récit nous présente différentes sortes de « regards » : celui de Simon sur la femme, un regard accusateur ; celui de la femme pécheresse sur Jésus : un regard plein de repentir et d’espérance ; celui de Simon sur Jésus, un regard critique et plein de doutes ; celui de Jésus sur la femme, un regard qui voit tout son amour et sa foi ; celui de Jésus sur Simon, qui le reprend et lui propose de changer, de se convertir.
Simon, lui aussi, avait besoin que Dieu efface la dette de son péché. Il devait changer de regard sur cette femme et admirer sa foi et son amour. Mais surtout, il avait besoin de voir et de reconnaître en Jésus Celui qui connaissait ses pensées les plus secrètes et avait le pouvoir de pardonner ses péchés ; et il devait se repentir.
Et moi, quel regard est-ce que je pose sur moi-même et sur les autres ? – et sur le Seigneur ?

5. QUAND TU ES INVITÉ… QUAND TU INVITES

Quand tu es invité par quelqu’un à des noces, ne t’installe pas à la première place… Quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras bienheureux, parce qu’ils n’ont pas de quoi te le rendre. Luc 14. 8, 13 et 14.

C’est pendant un repas que Jésus a donné ces enseignements sur la conduite à tenir quand on est invité, ou quand on invite quelqu’un.
Quand nous sommes invités, Jésus nous conseille l’humilité. « Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (v. 11) : nous avons là beaucoup plus qu’une règle de bonne conduite en société. Cette nouvelle perspective, à l’opposé des pratiques du monde, est celle du royaume de Dieu. Dans cette sphère morale, Dieu fait grâce et rend honneur à celui qui reconnaît n’avoir aucun mérite à faire valoir.
Quand nous invitons, Jésus nous demande de penser à ceux qui sont exclus de la société. Il veut que nous soyons généreux, désintéressés, sans aucun désir de recevoir quoi que ce soit en échange du bien que nous avons pu faire. Souvenons-nous toujours de la générosité de notre Père céleste envers nous, jour après jour. Nous sommes comme ces pauvres qui n’ont rien à offrir à Dieu ; ces estropiés, blessés de la vie, avec les cicatrices du passé ; ces boiteux qui, quoique connaissant le Seigneur depuis longtemps, vont encore vers Dieu en titubant, sans oser se confier en Son amour ; ces aveugles au sens spirituel, qui ne voient pas et croient peut-être qu’ils voient… Cherchons à imiter le cœur si grand de Dieu. Nous sommes invités, malgré nos différences, à nous asseoir humblement à la dernière place, heureux d’avoir des liens étroits avec Jésus et de pouvoir ainsi, à notre tour, faire participer d’autres personnes à la générosité divine, les amenant à connaître « le Dieu de toute grâce ».

6. QUATRE REPAS DE JÉSUS AVEC SES DISCIPLES

Il (Jésus) se mit à table, et les douze apôtres avec lui. Il leur dit : J’ai fortement désiré manger cette pâque avec vous, avant que je souffre… Puis, ayant pris un pain, ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Luc 22. 14, 15 et 19.

Trois repas témoignent de la bonté de Dieu envers Sa créature : à deux moments distincts, il s’est produit une multiplication de pains (Marc 8 et Luc 9) ; puis la « Cène du Seigneur », avec le pain et le vin (Luc 22. 14 à 20), qui a suivi la Pâque ; et enfin le repas à Emmaüs de Luc 24. 28 à 32. La « cène du Seigneur » est le mémorial (le souvenir) de Jésus, le Fils unique de Dieu, donné pour le salut des hommes.
– Le miracle de la multiplication des pains s’est produit dans une situation où il semblait impossible de trouver de la nourriture : un endroit désert, une foule nombreuse, de minimes provisions… Et pourtant Jésus invite Ses disciples à se confier en Lui : « Vous, donnez-leur à manger » (Mat. 14. 16). Leur foi est mise à l’épreuve ; pour eux, il est impossible de nourrir la foule, mais Jésus est présent, et Son autorité et Sa puissance s’expriment par ces quatre verbes : prendre, bénir (rendre grâces à Dieu), rompre (diviser), et donner.
– Nous retrouvons ces mêmes verbes dans le récit de la Cène (Luc 22. 19) que le Seigneur a instituée après avoir partagé le repas de la Pâque avec Ses disciples, la nuit précédant la crucifixion. Le repas est frugal – du pain et du vin – mais ce qu’il signifie est immense ! La Cène est le symbole de l’amour parfait de Jésus, qui a donné Son corps en sacrifice et dont le sang a coulé pour nous purifier de nos péchés.
– Les deux disciples en chemin vers Emmaüs semblent désorientés. Jésus s’approche et leur explique les Écritures ; mais ils ne Le reconnaissent pas. Quand Jésus prend le pain et le rompt, alors « leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent » (Luc 24. 31).
Amis lecteurs, les yeux du cœur du croyant s’ouvrent quand il participe à la cène du Seigneur, car elle lui rappelle la profondeur de Son amour, et il jouit de Sa présence.

7. LE GRAND SOUPER

Nous aussi, comme eux, nous avons entendu la bonne nouvelle ; mais la parole entendue ne leur servit de rien, n’étant pas mêlée avec de la foi chez ceux qui l’entendirent.
Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. Héb. 4. 2 et 7.

Jésus se servait de récits imagés tirés de la vie quotidienne (les paraboles) pour enseigner ceux qui étaient avec Lui. Lors d’un repas chez un Pharisien, Il leur dit : « Un homme donnait un grand dîner ; il y invita beaucoup de gens. À l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : Venez, car déjà tout est prêt. Mais ils commencèrent tous unanimement à s’excuser » (Luc 14. 16 à 24).
C’est l’histoire d’un homme qui invite des amis, mais aucun d’entre eux ne vient : à cause du travail ou de la famille, ils ont tous une excuse. En fait, aucun d’entre eux n’était intéressé par cette invitation.
Cet homme est une figure de Dieu qui nous invite à nous réjouir dans Sa maison avec tous ceux qui se sont convertis à Jésus Christ. « Tout est déjà prêt » : Dieu a envoyé Son Fils unique souffrir et mourir afin de nous acquérir cette place dans Sa maison. Dieu invite beaucoup de monde parce qu’Il aime tous les hommes et qu’Il désire qu’ils soient sauvés. Dieu veut que Sa maison soit remplie ; aujourd’hui encore Il continue à appeler…
Posons-nous la question : Est-ce que moi aussi je trouverai une bonne excuse pour ne pas écouter Dieu, pour mépriser Son invitation et n’accorder aucune valeur à Son grand amour ? Il désire le bonheur de tous les hommes et Il veut nous faire entrer dans Sa maison, dans le ciel, pour toujours. Dans cet endroit merveilleux, tout resplendit à cause de la présence du Dieu d’amour.
Il habitera avec les hommes, « Il essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort ne sera plus : il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine » (Apoc. 21. 4). Il y aura une paix éternelle.
Croire en Dieu, venir à Lui pour être sauvé donne une joie immense, dès maintenant et pour l’éternité.

D’après « Il buon seme » novembre-décembre 2021

CORONA 81

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CORONA 81

L’Église dans le millénium

 

Les exposés sur la Parole de Dieu qui vont de 1850 à 1920, écrits par – J.N.D. – C.H.M. – W. K. – H. R. – J.G.B – S.P., que nous pouvons lire en français et sur le site : http://www.bibliquest.net sont d’une clarté et d’une cohérence vraiment édifiante. Ces auteurs ont pris conscience « qu’aucune prophétie de l’Écriture ne s’interprète elle-même. Car la prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » (2 Pier. 1. 19 à 21). Par exemple : nous ne pouvons étudier l’Apocalypse sans étudier le livre de Daniel et inversement ; nous ne pouvons comprendre les Psaumes sans prendre en compte les souffrances de Christ qui y sont décrites et vécues dans les Évangiles – ni ce qui touche à Israël prophétiquement sans les lumières apportées par les chapitres 9 à 11 de l’épître aux Romains.

Cela étant dit, nous avons vu, dans le précédent exposé, que les versets 1 à 8 du chapitre 21 de l’Apocalypse décrivent l’état éternel. Le verset 8 annonce un jugement sans retour : « Mais quant aux lâches, aux incrédules,  à ceux qui sont dépravés, aux meurtriers, aux fornicateurs, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort ». Ce sera une issue terrible et irréversible, pour ceux qui ont et auront refusé l’offre de la grâce de Dieu !

Nous sommes tous pécheurs, nous avons tous menti ou même marché dans des péchés plus graves. Quiconque a confessé ses péchés devant Dieu en acceptant Jésus comme son Sauveur personnel, « ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Avec les Corinthiens nous apprenons, par l’apôtre, que « ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs, n’hériteront du royaume de Dieu ». Et si même nous étions de ceux-là, par la grâce et par la foi, nous avons été lavés, sanctifiés, « justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 10 et 11). Le titre d’enfant de Dieu que nous avons reçu à la nouvelle naissance ne nous sera jamais ôté ! Nous avons une destinée céleste, celle d’être pour toujours dans la présence de Dieu qui est amour et lumière.

Quand à celui qui ne croit pas ou « qui désobéit au Fils », il ne verra pas la vie, car « la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36). Sa destinée est : « l’étang brûlant de feu ». En regard de ces passages nous constatons deux destinées : avec Dieu, ou loin de Dieu éternellement ! À sept reprises, Jésus a parlé des grincements de dents liés à ce dernier état ; une image frappante décrivant le remord éternel, quand les anges auront jeté les damnés « dans la fournaise de feu » où « seront les pleurs et les grincements de dents » (Mat. 13. 42). Si des anges seront les exécuteurs des jugements après l’enlèvement de l’Église, à l’aube du millénium, d’autres auront le privilège, aux jours de la gloire de Christ, d’être les portiers aux portes de la cité céleste.

Ces anges n’y entreront pas, mais seront heureux d’avoir une fonction et une mission en dehors de la cité : « En effet ce n’est pas aux anges qu’il a assujetti le monde habité à venir dont nous parlons » (Héb. 2. 5). La cité est entourée d’une « grande et haute muraille » (Apoc. 21. 12) ; le symbolisme est très fort parce qu’il justifie ce qui est écrit : « il n’y entrera aucune chose souillée, ni celui qui commet abomination et mensonge : mais seulement ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau » (v. 27). Aucune attaque ! Aucun combat ! Tout sera paix et joie à l’intérieur de ses murs ! « La muraille de la cité avait douze fondements, et sur eux, les douze noms des douze apôtres de l’Agneau » (v. 14).

Nous avons vu que la sainte cité est l’Église, « l’épouse, la femme de l’Agneau » (v. 9). Elle est édifiée « sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la  pierre maîtresse de l’angle » (Éph. 2. 20). Les apôtres ont été les instruments de Dieu pour révéler toute la vérité concernant le mystère du Christ, qui jusque-là n’avait pas été donné à connaître aux fils des hommes, mais fut « révélé à Ses saints apôtres et prophètes par l’Esprit : c’est-à-dire que les nations seraient cohéritières, feraient partie du même corps et participeraient aussi à la promesse dans le Christ Jésus, par le moyen de l’évangile » (Éph. 3. 5 et 6).

La cité « avait douze portes, et aux portes douze anges, et des noms écrits sur elles, qui sont ceux des douze tribus des fils d’Israël » (Apoc. 21. 12). – « Le chiffre douze dans les Écritures représente la perfection de l’ordre et du pouvoir gouvernemental. Le caractère en est marqué par les noms des douze tribus ; Dieu les avait ainsi gouvernées. Les patriarches (les douze fils de Jacob) ne sont pas les fondements, mais le caractère de ce pouvoir gouvernemental se trouve là. Les douze fondements sont les douze Apôtres de l’Agneau. Dans leur œuvre, ils ont été les fondements de la cité céleste » — (J.N.D.).

La cité est vue comme un cube : « Et la cité est bâtie en carré : sa longueur est aussi grande que sa largeur… sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales » (21. 15 et 16). Ces images illustrent la perfection de la cité « dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Héb. 11. 10). On ne doit pas prendre cette description au sens littéral. C’est un tableau purement symbolique et l’Écriture déclare que la nouvelle Jérusalem est l’épouse, la femme de l’Agneau. Elle est composée des rachetés ! Dieu habite là, et, comme l’Assemblée est présentement la maison de Dieu sur la terre (1 Tim 3. 15), l’Église glorifiée sera l’habitation de Dieu dans le millénium et dans l’état éternel.
Il n’y a pas de temple en elle ; « car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple » (Apoc. 21. 22). La « révélation de Jésus Christ » apporte de nombreux contrastes : – La fausse église, présentée sous le symbole d’une grande cité, « Babylone la grande », sera détruite ; la nouvelle Jérusalem demeure éternellement ! – La fausse église, « mère des prostituées,… assise en reine,… sera brûlée au feu » (Apoc. 17. 5 ; 18. 7 et 8) – l’Église glorifiée, présentée comme l’épouse, la femme de l’Agneau, est vue parfaite dans toutes ses dimensions, « ayant la gloire de Dieu » ! Quel bonheur de savoir que ceux qui croient « au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3 v. 18) en font et en feront partie !