ONÉSIME
(Paul écrit à Philémon : ) Je te prie pour mon enfant que j’ai engendré, étant dans les chaînes, Onésime. (Phil. 10).
ONÉSIME
1. AUTREFOIS ESCLAVE, MAINTENANT FRÈRE
(Jésus a dit à ses disciples : ) Je ne vous appelle plus esclaves, car l’esclave ne sait ne sais pas ce que fait son Maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. (Jean 15. 15).
Onésime, esclave de Philémon, s’est enfui de chez son maître après l’avoir volé. Ayant rencontré l’apôtre Paul au cours de sa fuite, il s’est converti à la foi chrétienne ; ainsi, Paul le recommande maintenant à son maître, lui-même un chrétien, par une lettre dans laquelle il demande à Philémon d’accueillir le fugitif non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé (Phil. 16).
L’histoire de cet esclave illustre le merveilleux changement que Dieu accorde à tous ceux qui reçoivent de Sa part la nouvelle vie. Dans notre condition naturelle, nous ne sommes pas capables de comprendre Ses pensées, tellement elles sont élevées au-dessus des nôtres (És. 55. 9) ! Malheureusement nous sommes même rebelles par nature – « étrangers et ennemis quant à [nos] pensées, dans les mauvaises œuvres » (Col. 1. 21) – et désirant fuir loin de Son regard. Mais lorsque nous acceptons Son pardon par la foi en Jésus Christ, non seulement Il nous donne la vie éternelle, mais Il nous adopte comme Ses fils. « Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : « Abba, Père » ; de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par Dieu ». (Gal. 4. 6 et 7).
Apprécions donc à sa juste valeur l’honneur que Dieu nous fait, et le fait que Jésus Lui-même « n’a pas honte de [nous] appeler frères » (Héb. 2. 11). Cela devrait être pour nous un motif de louange continuelle.
2. AUPARAVANT INUTILE, MAINTENANT UTILE
Soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur. 1 Cor. 15. 58.
Il s’est produit un changement radical dans la vie d’Onésime. Il était auparavant rebelle à son maître Philémon, il ne faisait pas son travail ou il le faisait à contrecœur. Mais il est maintenant utile à son maître comme aussi à Paul (Phil. 11).
Cette histoire ressemble à celle de tout homme dans sa relation avec Dieu. Dès sa naissance, il est opposé à l’autorité de Dieu et inutile pour Son œuvre. La Bible ne nous laisse aucune illusion à cet égard. Dieu, qui connaît ce qu’il y a au plus profond de nos motivations et de nos intentions, affirme : « ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles ; il n’y en a aucun qui pratique la bonté » (Rom. 3. 12). Mais quand quelqu’un accepte le pardon par la foi en Jésus Christ, il reçoit une nouvelle vie et devient capable de plaire à Dieu et de Lui être utile.
Faisons attention, cependant, parce que nous ne serons utiles que dans la mesure où nous agirons sous Sa direction. Il serait illusoire de penser servir Dieu en conservant des pensées et des comportements mauvais, ou en conservant des liens avec des personnes qui se conduisent mal. « Si donc quelqu’un se purifie… il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 2. 21).
Il est merveilleux de penser que nous, croyants, nous pouvons être utiles à Dieu et servir à l’accomplissement de Ses plans ! Dans Sa souveraine puissance, Dieu pourrait se passer de nous, mais au contraire, Il nous fait l’honneur de nous associer à Son œuvre. Ne serait-ce pas une bonne raison pour le servir avec joie et avec zèle ?
D’après « Il buon seme » décembre 2021
MODERNITÉ
Ce qui a été, c’est ce qui sera ; et ce qui a été fait, c’est ce qui se fera ; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Éccl. 1. 9.
Écoutons la fin de tout ce qui a été dit : Crains Dieu, et garde ses commandements ; car c’est là le tout de l’homme. Éccl. 12. 13.
MODERNITÉ
Maman ! Quand est-ce que tu deviendras un peu plus moderne ? C’était la question qu’une jeune fille, d’un ton de supériorité, posait à sa mère. Le comportement très libre de cette jeune fille avec des amis et compagnons « évolués » attristait beaucoup ses parents. Un membre de la famille, qui l’avait entendue poser la question, répondit : La vertu, la décence, la pudeur, ne sont pas des valeurs d’autrefois et ne passeront jamais de mode ; et le mal est ancien, sous quelque forme qu’il se présente.
En fait nous, les êtres humains, nous sommes tentés de suivre le chemin le plus facile, celui dans lequel nous pouvons satisfaire nos passions, nos désirs – le sentier dans lequel il y a le moins possible de contraintes, le moins d’interdits, le moins de barrières… Combien de personnes s’efforcent de se rendre indépendantes de toutes règles, en prenant l’absence de règles pour la liberté, avec l’illusion qu’ils seront plus heureux et qu’ils trouveront ainsi la joie de vivre. Ce n’est pas qu’ils aient l’intention de faire le mal, mais ils veulent être les seuls juges de leurs propres actions, et ils ne tolèrent aucune ingérence dans leur conduite.
Dans la pente d’un tel chemin, beaucoup de jeunes croient qu’ils pourront s’arrêter quand ils le décideront, sans savoir quelle terrible erreur ils commettent en raisonnant ainsi. Si l’on attrape un petit oiseau par le bout de l’aile, on n’en attrape pas qu’une partie, mais on attrape l’oiseau tout entier ! Quand une souris a été atteinte une fois par la griffe d’un chat, elle est déjà entièrement sous son pouvoir, même si le chat, pour s’amuser, la laisse courir un peu.
Sacrifier sa vie au nom de la modernité, d’une morale sans limites ni interdits, c’est vendre la vraie liberté en échange d’une illusion, qui risque de faire tomber toujours plus bas ; c’est aller vers les désillusions les plus cuisantes, en n’ayant plus l’énergie de remonter la pente.
Salomon déjà, il y a trois mille ans, mettait en garde contre un tel risque, et écrivait : « Le pain du mensonge est agréable à l’homme ; mais ensuite, sa bouche est pleine de gravier » (Prov. 20. 17).
Aucun « nouveau » péché n’a été inventé depuis six mille ans ! Les actions qui sont commises aujourd’hui par une grande partie de la société ne sont rien d’autre que des péchés déjà explicitement condamnés par la loi que Dieu a donnée autrefois à Moïse, et que l’on trouve dans plusieurs livres de la Bible. Et les conséquences en sont les mêmes : bouleversement des pensées, pertes des points de références valables, dégradation de l’âme et du corps ; et puis, après la mort, le jugement de Dieu, qui a enregistré toutes les œuvres des hommes dans Son livre (Apoc. 20. 11 et 12).
Dieu n’a pas créé l’homme pécheur, Il l’avait créé pour en faire Son « compagnon ». C’est l’homme qui a abandonné Dieu ; il a refusé de Lui obéir, de se soumettre à Sa volonté, et il est devenu un pécheur perdu. Il s’est laissé aller au mal et il a glissé toujours plus bas. Qui le relèvera ? Qui pourra l’aider à sortir du bourbier dans lequel il est plongé ?
À l’âme fatiguée de sa propre décadence, Dieu offre encore aujourd’hui un remède infaillible, et le seul qui soit efficace pour sortir de l’obscurité et voir la lumière, pour se libérer d’une atmosphère de mort et passer à la vraie vie. Le péché est vieux comme l’homme, mais ce que Dieu fait est nouveau. « Ce que l’œil n’a pas vu, que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (1 Cor. 2. 9). Ce que Dieu propose, c’est la foi en Son Fils Jésus Christ. C’est Lui qui libère. C’est Lui qui s’est chargé de tous les péchés de ceux qui croient en Lui, et qui les a portés sur Lui sous le jugement de Dieu en mourant sur la croix.
La foi en Lui donne une nouvelle énergie, une force intérieure inconnue de celui qui est loin de Dieu. Dieu « nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés » (Col. 1. 13 et 14).
Jésus s’adresse à vous qui lisez ces lignes, avec cette exhortation : « Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes » (Mat. 11. 29).
D’après « Paroles de grâce et de vérité »
DANS LA LUMIÈRE DE DIEU
Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres. 1 Jean 1. 5.
Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché. 1 Jean 1. 7.
DANS LA LUMIÈRE DE DIEU
La lumière est un caractère essentiel de Dieu. Dieu est lumière en Lui-même (v. 5). Dans les temps de l’Ancien Testament, cette lumière était en grande partie cachée. L’arche de l’alliance était le signe de la présence de Dieu au milieu de Son peuple. Mais, aussi bien dans le tabernacle au désert, que plus tard dans le temple à Jérusalem, l’arche était dans l’obscurité. Le péché avait séparé l’humanité de Dieu, et l’œuvre de rédemption de notre Seigneur n’avait pas encore été accomplie. Même les saints de la période de l’Ancien Testament ne pouvaient que partiellement reconnaître Dieu se révélant comme Dieu de lumière à leur époque.
Mais cela a changé lorsque le Seigneur Jésus est venu sur la terre. Il est venu comme la lumière du monde (Jean 8. 12). Il a révélé Dieu dans l’essence de Son être. Par Sa mort, Il a posé pour nous le fondement de la connaissance de Dieu. Dieu, ayant été pleinement révélé, est maintenant dans la lumière. Quand le Seigneur Jésus est mort, le voile du temple a été déchiré depuis le haut jusqu’en bas. La lumière inaccessible de la demeure de Dieu (1 Tim. 6. 16) nous a été révélée ; nous pouvons maintenant apparaître librement devant Lui, et vivre dans la lumière.
C’est l’un des aspects de la position de tout enfant de Dieu. Nous marchons dans la lumière ; la pleine révélation de Dieu dans le Seigneur Jésus fait notre joie. La conséquence pratique en est que nous avons communion les uns avec les autres. Nous constituons ensemble la famille de Dieu et nous nous réjouissons de cela.
Notre communion est basée sur le fait que le sang de Jésus Christ nous a lavés de nos péchés. Notre culpabilité a été ôtée : nous sommes passés des ténèbres à la lumière, et plus nous serons occupés du Seigneur Jésus et de Son œuvre à la croix, plus la lumière dans laquelle nous nous tenons nous sera précieuse.
D’après « The Good Seed » décembre 2021
ATTENTION ! TROMPERIES !
Son assurance sera retranchée, et sa confiance sera une toile d’araignée… il s’y cramponnera, et elle ne restera pas debout. Job 8. 14 et 15.
Le méchant… n’a pas de crainte de Dieu devant ses yeux… les paroles de sa bouche sont iniquité et tromperie. Ps. 36. 1 à 3.
ATTENTION ! TROMPERIES !
La toile d’araignée, quoiqu’extraordinairement résistante, serait un soutien bien misérable pour quiconque voudrait s’y accrocher.
On a récemment entendu à la télévision le témoignage de quelques personnes qui avaient tout perdu en investissant dans des actions à haut risque. Ils avaient eu l’illusion qu’il y avait « une occasion unique » et qu’elles allaient obtenir « un gain assuré » et « de l’argent facile ». Elles n’avaient pas pris soin de lire attentivement les documents qu’ils avaient reçus afin de peser le pour et le contre, mais elles s’étaient uniquement fiées à leurs propres calculs, établis sur des bases incertaines, et aux conseils de personnes qui se déclaraient parfaitement compétentes dans le domaine des spéculations financières.
Ce sont des tromperies ! Et il y en avait même qui avaient vendu leur maison pour avoir plus d’argent à investir. Ils s’étaient appuyés sur une toile d’araignée !
Une autre personne avait écouté un « mage », qui l’avait persuadée de débourser une forte somme, qui correspondait à presque toutes ses économies, pour avoir en échange une bonne santé et la sérénité familiale. Tromperie ! Elle n’a rien obtenu de ce qu’elle cherchait !
Ces personnes ont ruiné leur vie ! Elles ont été trompées par leurs propres pensées, ou par celles des autres, et elles ont tout perdu : la paix, le bien-être et la santé…et quelquefois, tout leur avoir. Ce sont des pertes tragiques et souvent définitives, sans possibilité de retour.
Et pourtant, malgré la gravité de ces choses, ce n’est encore rien par rapport à la perte de leur propre âme ! Ce n’est pas pour rien que le Seigneur Jésus a dit : « Quel profit y aura-t-il pour un homme s’il gagne le monde entier, mais qu’il fasse la perte de son âme ? » (Mat. 16. 26).
Comme l’angoisse sera grande, pour celui qui s’entendra dire par le Seigneur : « Pourquoi ai-je appelé, et il n’y a eu personne qui répondit ? » (És. 50. 2) ; « Parce que j’ai crié et que vous avez refusé d’écouter, parce que j’ai étendu ma main et que personne n’a pris garde, et que vous avez rejeté tout mon conseil » (Prov. 1. 24 et 25) !
Est-ce que vous placez votre confiance en vous-même, en vos propres raisonnements ou en vos bonnes œuvres ? Tromperie ! La Parole de Dieu dit : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi… non pas sur la base des œuvres » ; « Personne ne sera justifié devant Dieu par des œuvres de loi » (Éph. 2. 8 et 9 ; Rom. 3. 20).
Vous croyez que l’enfer n’existe pas et que tout est fini avec la mort ? Vous croyez qu’il n’y a pas d’éternité à venir ? Tromperie ! Le Seigneur parle de « tourments éternels » et de « vie éternelle » (Mat. 25. 46). Il parle de personnes qui seront jetées dans « le feu éternel » ou « dans « les ténèbres de dehors » où il y aura « des pleurs et des grincements de dents » (v. 41 et 30).
Mais Il promet la vie éternelle et établit une condition pour cela : « Car la volonté de mon Père, c’est que quiconque discerne le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » ; « Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (Jean 6. 40 ; 1 Jean 5. 13).
Ne vous laissez pas tromper. Vous recevez aujourd’hui encore l’invitation à accepter le don de Dieu, c’est-à-dire Jésus Christ comme votre Sauveur. Ce n’est probablement pas la première fois que cette invitation vous est adressée, mais ce pourrait être la dernière… Croyez-vous qu’il soit sage de reporter à un autre jour et d’attendre encore, en pensant que vous avez tout le temps devant vous pour vous décider ? Tromperie ! Votre âme a une trop grande valeur pour que vous remettiez au lendemain une décision aussi importante. Demain ne vous appartient pas ! « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).
D’après « Paroles de grâce et de vérité »
TRADUCTIONS DE FEUILLETS (29)
TRADUCTIONS DE FEUILLETS (29)
Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ni ne la met sous un lit ; mais on la place sur un pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière. Luc 8. 16.
Vous serez mes témoins à Jérusalem et… jusqu’au bout de la terre. Act. 1. 8.
LE CAMÉLÉON
Le caméléon est bien connu de la plupart des enfants. Ils savent qu’il a la capacité étonnante de changer de couleur. Il peut alors ne pas se différencier de son entourage. Ainsi, on ne le remarque pas et il échappe à ses prédateurs.
De la part des chrétiens, Dieu attend exactement l’attitude inverse. Il désire que les croyants sur la terre soient bien reconnus comme tels. Le Seigneur Jésus lui-même nous en a donné l’exemple : quand on Lui demandait qui Il était, Il répondait toujours clairement selon la vérité. Ses paroles montraient toujours qui Il était. Par Ses actes et par Ses paroles, Sa présence manifestait tout.
Et qu’en est-il de nous ? Serait-il possible que nous soyons des chrétiens-caméléons ? Peut-être plus souvent que nous ne le pensons ! Même l’apôtre Pierre essaya une fois de cacher sa position de disciple… Quand son Maître était interrogé par ses ennemis, Pierre se chauffait près du feu des gardes. Et là il n’eut pas le courage de se faire reconnaître comme disciple de son Maître bien-aimé. (Mat. 26. 74).
Ce fait ne nous est pas rapporté dans la Bible pour abaisser Pierre, mais pour nous mettre en garde. Dans de nombreux endroits, dans une salle d’attente, au bureau, à la cantine de l’entreprise, dans un auditorium, nous pourrions cacher le fait que nous appartenons à Christ – mais nous pourrions aussi Le confesser ouvertement. Profitons donc des occasions qui se présentent pour être des témoins visibles de la grâce de Dieu !
D’après Der Herr is nahe octobre 2021
Malheur à moi ! car je suis perdu ! És. 6. 5.
L’Éternel des armées sera élevé en jugement, et le Dieu saint sera sanctifié en justice. És. 5. 16.
Jésus leur dit… Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors. Jean 6. 37.
LE RÉCIT D’UNE CONVERSION
Le pasteur et évangéliste Wilhelm Busch (1897-1966) a raconté sa conversion.
J’étais jeune officier pendant la première guerre mondiale. Je n’avais pas besoin de Jésus. J’étais un bon cavalier et, à 18 ans, j’avais le commandement d’une batterie. Je n’avais donc pas du tout besoin de Jésus !
Mais l’heure arriva où l’abîme s’ouvrit devant moi. Ce fut lorsque, à côté de moi, un ami, à qui je voulais dire quelque chose, tomba soudain de son cheval. Une flèche l’avait atteint.
La question me vint soudain : Si c’était toi qu’atteignait le prochain coup – où serais-tu ? Je le sus tout à coup : – Je serais devant Dieu. Et j’ai pensé : – Est-ce que je peux me tenir devant Dieu ? Je me souviens encore comment j’ai commencé à énumérer : – Je suis pourtant courageux, et je me bats pour mon pays, je ne suis pas plus mauvais que les autres… Et il me sembla que Dieu me répondait en tonnant : – Et tes péchés ? Alors l’abîme s’ouvrit devant moi, quand j’ai su, tout à coup : – Je ne peux pas me tenir devant Dieu avec mes péchés ; si un coup arrive sur moi maintenant, je vais en enfer. Nous devons tous passer une fois par ce moment-là.
J’ai alors prié pour la première fois : – Mon Dieu, ne me laisse pas tomber avant que je… je ne savais pas quoi… J’ai alors demandé : – Comment fait-on ? Comment puis-je me mettre en ordre avec Dieu ?
Nous sommes alors arrivés dans une aire de repos. Et dans ma grosse valise, qui restait toujours avec les bagages, se trouvait une Bible. Ma mère, lors de ma dernière permission, l’y avait glissée. Je la pris et la feuilletai. Mes yeux s’arrêtèrent alors sur ces paroles : « Jésus Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs ».
« Jésus Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs ». Je n’oublierai jamais ce moment.
C’était comme s’il m’avait été jeté en face : – Pécheur, c’est ce que je suis ! Être sauvé, je ne savais pas exactement ce que c’est – mais je le désirais. Et si Jésus Christ sauvait des pécheurs, il fallait que je trouve Jésus.
Mais comment faire ? Ni auprès ni au loin ne se trouvait quelqu’un qui puisse me le dire. Pourtant l’abîme était béant devant moi. J’avais peur, terriblement peur d’aller en enfer. Cela vous est-il arrivé ? Quand les gens, aujourd’hui, ne font que de la problématique sur le christianisme, je leur dis : – Vous n’avez jamais ressenti la frayeur de Dieu.
Je devais trouver Jésus. Nous étions maintenant sur le retour. Une ferme en ruines était au bord de la route. Je me dirigeai là, et en cet instant il me sembla voir une grande lumière : – Oui, Jésus vit ! Et je peux parler avec quelqu’un de vivant ! Si Jésus vit, je peux simplement lui dire que je désirerais être sauvé.
Jusqu’à ce moment-là, tout n’avait été que de la théorie. Je suis entré dans la ferme, j’ai tiré le verrou derrière moi, je me suis jeté à genoux, et j’ai prié pour la première fois de ma vie, à peu près ainsi : – Seigneur Jésus, j’ai compris que tu es là. Tu es le seul qui puisse sauver le pécheur. Je suis un pécheur. J’aimerais être sauvé, ici, aujourd’hui, maintenant. J’aimerais devenir un enfant de Dieu. Seigneur Jésus, je me donne à Toi. Et je me souviens que je Lui ai dit : – Seigneur Jésus, je ne peux rien Te promettre, j’ai un caractère très inconstant. Mais me voici. Dès ce moment-là, j’ai eu un Seigneur.
D’après die gute Saat août 2021
Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amasses-vous des trésors dans le ciel… car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. Mat. 6. 19 à 21.
Celui même (Dieu) qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? Rom. 8. 32.
OÙ EST VOTRE TRÉSOR ?
Pendant mon activité professionnelle je fis la connaissance d’un expert en mobilier. Au cours des années, il avait été dans de nombreuses propriétés de millionnaires, et il me raconta : – Un jour je me suis de nouveau trouvé pour mon travail chez un homme très riche. Un mobilier magnifique et de grande valeur m’occupa plusieurs jours. Quand j’ai eu enfin terminé l’estimation, je n’ai pas pu m’empêcher de le complimenter sur sa propriété hors du commun. Alors cet homme âgé, qui approchait de 90 ans, m’a mis la main sur l’épaule, m’a regardé droit dans les yeux, et m’a dit : – Mon jeune ami, à mon âge, tout cela, ce sont des bagatelles.
Ces paroles avaient beaucoup impressionné l’expert, et moi j’étais aussi étonné : si ce vieillard pensait ainsi, pourquoi alors avait-il rassemblé tous ces trésors ? Mais, l’âge avançant, il lui était apparu que le temps de jouir de tout cela se raccourcissait chaque jour, jusqu’au moment X, où l’homme ne peut plus emporter la moindre des choses avec soi. Et il avait bien compris que la richesse matérielle, au seuil de l’éternité, perd toute sa valeur.
Il existe pourtant un placement, un trésor, qui ne perd jamais sa valeur. C’est le trésor dans le ciel, la richesse en Dieu. Celui-là, tous ceux qui se sont, en conscience, décidés pour Christ comme leur Sauveur personnel, le possèdent. Tous ceux qui viennent à Jésus avec leur culpabilité, reçoivent le pardon et la vie éternelle. Ils sont même appelés des enfants de Dieu et des cohéritiers de Jésus Christ. On ne peut pas être plus riche.
D’après die gute Saat septembre 2021
La Loi a été notre conducteur jusqu’à Christ, afin que nous soyons justifiés sur la base de la foi. Gal. 3. 24.
LES DIX COMMANDEMENTS
Bernard, dans sa manière de se conduire, suivait les dix commandements. Il se considérait comme une personne respectable, était engagé dans l’église, allait régulièrement se confesser, et pensait que Dieu pouvait être tout à fait satisfait de sa vie. Sa sœur aînée lui offrit alors une Bible en lui recommandant de la lire. Elle avait récemment cru au Seigneur Jésus comme en son Sauveur et était heureuse d’avoir reçu le pardon de ses péchés.
Bernard commença à lire la Bible. Un jour, il lut Exode 20. Il fut arrêté par le verset 15 : « Tu ne déroberas point ». N’y avait-il pas des choses qu’il s’était appropriées sans permission ? – Peut-être, pensa-t-il. Ce n’était que des bricoles. Est-ce que c’était vraiment voler ? Il lut ensuite le verset 16 : « Tu ne diras pas de faux témoignage contre ton prochain ». Devant la justice, il n’avait encore jamais fait de fausse déposition pour accabler quelqu’un. Mais, quand il était encore à l’école, n’avait-il pas agi souvent pour donner mauvaise opinion des autres et se faire bien voir ? Et plus tard, dans son travail, ne s’était-il pas présenté dans une meilleure lumière que d’autres ?
Bernard lut ensuite le verset 17 : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain ». Qu’en était-il de la voiture chic de son collègue, du talent musical de son camarade à la chapelle, du poste important de son voisin, avec un haut salaire ? Cela était-il vraiment les exigences de Dieu envers lui ? Qu’il avait souvent désobéi à l’un de ces commandements ! Il fut conscient que Dieu ne pouvait pas l’approuver, et cela le mit très mal à l’aise. Finalement il s’en ouvrit à sa sœur, qui lui parla de Jésus Christ, le Sauveur. Bernard confessa ses péchés à Jésus, et il est, depuis de nombreuses années, un heureux enfant de Dieu.
D’après die gute Saat septembre 2021
Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras. Ps. 50. 15.
DÉLIVRANCE MIRACULEUSE
– Et n’oublie pas, mon garçon, quand tu seras en danger, de prier ! C’est avec ces paroles qu’une mère vit partir son fils unique à la mer. Elle était très en souci pour lui, car jusque-là il avait toujours repoussé la demande de sa mère, de mettre sa vie sous la conduite de Dieu. Elle espérait que, au moins quand il serait en péril, il se tournerait vers Dieu !
– Il se passera encore du temps avant que je prie, pensait le jeune homme gai et plein d’énergie. De toute façon, il voulait d’abord conduire lui-même sa vie. Il ne se doutait pas qu’il aurait bientôt besoin de faire appel à ce S.O.S.
Cela arriva quand il effectuait un travail facile sur le pont, qu’un marin expérimenté accomplit sans perdre l’équilibre. A cause d’un mouvement inattendu du bateau il passa par-dessus bord alors qu’il était seul. Pendant sa chute, il pria : – Dieu, si tu existes, montre-le moi maintenant !
Personne n’avait remarqué l’accident, mais Dieu entendit l’appel au secours. A ce moment précis, un matelot vint voir le jeune homme. Ne le trouvant pas sur le pont, il regarda par-dessus bord et l’aperçut à l’instant précis où sa tête apparaissait au-dessus de l’eau. Il réussit à grand peine à le sauver, à la dernière minute. Quand notre ami fut à nouveau sain et sauf sur le pont, il parla de sa prière-éclair. Pourtant il n’y eut pas de changement dans sa vie.
A son retour de cette traversée, il accompagna sa mère à une réunion chrétienne. Il prit alors conscience que ses péchés le séparaient de Dieu et qu’il devait être sauvé. Il confessa enfin ses péchés à Dieu et reçut le pardon et la paix. Il fut alors sauvé pour l’éternité.
D’après die gute Saat septembre 2021
La création a été assujettie à la vanité (non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a assujettie), dans l’espérance que la création elle-même aussi sera délivrée de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Rom. 8. 20 et 21.
L’ORDRE DANS LA CRÉATION
Déjà depuis longtemps, tout n’est pas, dans la nature, tel que cela devrait être. A cause de la civilisation humaine, et en même temps d’une densité de population augmentée, de nombreux faits naturels ont perdu leur équilibre. D’où les grands efforts, de nos jours, pour y remédier.
Mais même sans les conséquences de la civilisation, la création n’est plus telle qu’elle est sortie des mains de Dieu. Ce que nous appelons l’équilibre biologique naturel est en fait un équilibre des dangers. Chaque être vivant est l’ennemi de l‘autre, et veille à ce que l’autre ne se multiplie pas trop. Et l’humanité aussi a ses limites causées par la maladie et les catastrophes.
Mais qui pense au fait que cette « servitude de la corruption » est venue sur la création parce que le premier couple s’est élevé contre Dieu et est tombé dans le péché ? Dieu avait, alors, « maudit le sol » à cause du péché de l’homme (cf. Gen. 3. 17). Un travail pénible et de la sueur au visage dans le travail des champs, doivent dès lors nous rappeler que notre relation avec Dieu n’est pas en ordre.
Toutefois, par la foi en Jésus Christ, le Sauveur, tout homme peut, jusqu’à maintenant, se mettre en règle avec Dieu et trouver la paix.
Et quant à la création, l’espérance et la vive attente de la création pour jouir de la liberté, seront une fois remplies lorsque le Christ viendra régner sur la terre. Le sacrifice de Jésus Christ à la croix a aussi posé le fondement pour cela, qu’une fois, toutes choses seront réconciliées avec Dieu.
D’après die gute Saat octobre 2021
Il les fit ensuite monter dans sa maison et dressa la table ; croyant Dieu, il se réjouit avec toute sa maison. Act. 16. 34.
Un homme m’a raconté qu’un jour un tournant étonnant avait eu lieu dans sa vie :
– J’étais arrivé par moi-même à avoir mon entreprise personnelle. Au début tout allait bien. Ensuite arrivèrent des déboires. Je dus me déclarer en faillite. L’entreprise était en banqueroute. Il ne restait que des dettes et des obligations.
Dans ma misère je me suis tourné vers l’alcool et suis tombé toujours plus bas. Alors ma femme a divorcé. Le désespoir et la dépression se sont emparés de moi. Dans cette situation, je ne voyais qu’une issue. Décidé au pire, je suis allé sur le balcon et j’ai regardé en bas depuis le huitième étage. Un pas de plus, et tous mes problèmes seraient résolus, ai-je pensé.
Alors, brusquement, une pensée m’a traversé : Dieu ! Il y a un Dieu ! Je n’avais jamais pensé à Dieu dans ma vie, je n’avais jamais compté avec Lui. L’idée de Dieu me submergea et depuis, ne me quittait plus.
Maintenant je sais que la grâce de Dieu m’a empêché de faire le saut dans le vide. J’ai commencé à rechercher Dieu, et je L’ai trouvé en Jésus Christ. Un chrétien croyant, dont j’ai fait la connaissance par hasard, m’a montré le chemin. J’ai reconnu ma culpabilité devant Dieu, et je crois maintenant à Jésus Christ comme en mon Sauveur et Seigneur.
Depuis deux ans je n’avais rien appris au sujet de ma femme divorcée. Le cœur battant, je me mis à sa recherche. Un deuxième miracle s’était produit. Elle s’était aussi convertie à Jésus Christ. Nous étions tous deux émerveillés de l’amour et de la grâce de Dieu.
Quand je rencontrai à nouveau cet homme, deux mois plus tard, il avait le visage rayonnant. Une alliance brillait de nouveau à sa main…
D’après die gute Saat octobre 2021
Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Rom. 5. 8.
En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. 1 Jean 4. 9.
FAUCON GRIS
Faucon gris était un Indien… mais aussi un menteur, un trompeur et un meurtrier. Les Blancs avaient mis sa tête à prix, mais il leur échappait toujours. Quand il entendit dire que des missionnaires voulaient se rendre dans une tribu indienne amie, il décida de se joindre à leur convoi sans se faire reconnaître.
Il haïssait les chrétiens, il détestait leurs cantiques et leurs réunions, et il haïssait spécialement leur petit livre noir dans lequel ils lisaient toujours. Cependant il était maintenant en route avec eux pendant des semaines. Le dimanche, quand le convoi se reposait, il attrapait son fusil et partait tout le jour à la chasse. Il ne voulait entendre ni prédication ni cantiques.
On était en juillet, et la chaleur était accablante. Bien que ce soit dimanche, Faucon gris, pour la première fois, n’avait aucune envie de partir à la chasse. Il s’allongea à l’ombre d’un chariot et s’endormit. Quand il se réveilla, on chantait autour de lui. Puis, pour le culte, les missionnaires s’étaient justement rassemblés autour de ce chariot. Il était trop fatigué pour se relever, et resta couché, apparemment sans être touché ni perturbé. Le missionnaire qui prêchait parla de l’amour de Dieu qui avait donné aux hommes tout ce qui leur était nécessaire. Il expliqua que les hommes haïssaient Dieu et le refusaient. Cependant, Dieu aime Ses créatures et envoya sur la terre Son Fils Jésus Christ, qui est mort pour que les hommes puissent être sauvés et aller au ciel.
Faucon gris écouta, même s’il ne le voulait pas, même s’il rejetait Dieu et haïssait la Bible.
Peut-être que, juste maintenant, quelqu’un écoute, bien qu’il ne le veuille pas, que Dieu l’aime et voudrait toucher son cœur…
Faucon gris avait entendu ce qu’avait dit le prédicateur – apparemment sans en être impressionné.
Pourtant, le jour suivant, il parla à un autre missionnaire : – Tout ce qu’on nous a raconté hier, c’était bien des mensonges ? Dieu pourrait-il vraiment aimer des hommes aussi perdus ? Le missionnaire lui expliqua que Dieu « est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés » (Éph. 2. 4).
Faucon gris réfléchit un moment puis il dit : – Mais que le grand Dieu, le Père, ait donné son Fils, c’était un mensonge ? Le missionnaire le nia de nouveau, et expliqua que Dieu a montré Son amour en ce qu’il a envoyé Son Fils unique dans le monde, afin que nous puissions vivre par Lui. Puis vint encore une question : – Que Dieu, pour de tels hommes, ait préparé une place merveilleuse dans le ciel, c’était bien un mensonge ? Le missionnaire nia aussi cela, et lut ce que Jésus lui-même a dit : « Je vais vous préparer une place… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi » (Jean 14. 2 et 3).
Faucon gris resta immobile pendant un long moment. Mais la parole de Dieu l’avait touché. Il se laissa persuader, et crut. Et Dieu le transforma.
Oui, on peut faire confiance à Dieu, parce qu’il est impossible que Dieu mente (cf. Héb. 6. 18). Il nous a montré Son amour en ceci : « Lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8). Cela est vrai – encore aujourd’hui !
D’après die gute Saat octobre 2021
Moïse raconta à son beau-père tout ce que l’Éternel avait fait… et comment l’Éternel les avait délivrés. Ex. 18. 8.
Je suis l’Éternel qui te guérit. Ex. 15. 26.
DEUX VISITES AU MÉDECIN
L’homme qui était assis en face de moi dans le train, fredonnait continuellement un vieux choral. Je finis par lui demander pourquoi ce chant était si important pour lui. Il me raconta alors son histoire.
– Je travaillais dans une grande ferme. Le patron était un chrétien et nous traitait bien. Il nous expliquait souvent l’évangile et nous disait que nous devions nous convertir. Plusieurs de mes amis le firent, mais pas moi. Je n’avais en fait rien contre cela, et en reconnaissais même la nécessité, mais je ne voulais pas changer de vie – du moins, pas encore. Je suis alors tombé malade. Je souffrais tout le jour et ne pouvais plus travailler. A la fin, mon patron s’en est aperçu. Il m’a fait venir et m’a dit : Tom, tu vas maintenant chez le médecin et tu te fais examiner à fond. Ensuite tu me diras ce qu’il t’aura dit.
Le matin suivant, je suis parti à cheval à la ville. Je ne me pressais pas, j’avais tellement de choses en tête. Je m’imaginais que le médecin allait peut-être me dire : Jeune homme, vous n’avez plus longtemps à vivre. Alors je désirerais croire en Dieu. Mais quel genre de foi serait-ce, qui ne résulte que de la peur de la mort ! Mais s’il me disait : Jeune homme, dans quelques semaines, cela ira mieux, alors j’attendrais de nouveau. Il m’apparut clairement que la seule chose juste et honnête serait de me décider avant d’aller chez le médecin.
J’ai fait cela. Je suis descendu de mon cheval et me suis mis à genoux. J’ai confessé mes péchés à Dieu, je lui ai demandé de me pardonner, et aussi de m’aider à changer de vie.
Comment auriez-vous agi ?
Tom m’avait expliqué qu’il avait été malade, et qu’il avait craint le pire, mais s’était converti quand il était en route pour aller chez le médecin.
– Pendant que je continuais à chevaucher, il me semblait que Dieu voulait me parler. J’avais le sentiment qu’il avait l’intention de m’employer, et que pour cela je devais changer de vie. Je devais renoncer à la boisson, car l’alcool en avait déjà ruiné beaucoup. Aussi j’ai dit en moi-même : Seigneur, je ne toucherai plus d’alcool. Puis Dieu m’a encore parlé : Tom, tu devrais aussi parler de moi, mais tu as la voix tout enrouée. Et de plus, tu sais que cela coûte cher, de fumer. J’ai acquiescé intérieurement, et pour montrer que j’étais sérieux, j’ai jeté immédiatement pipe et tabac.
Je suis arrivé chez le médecin, il m’a ausculté et m’a dit : Jeune homme, si vous m’écoutez, vous serez bientôt remis. Mais vous ne devez plus boire d’alcool, et vous devez arrêter de fumer.
– Pas de problème, docteur, lui ai-je dit, c’est exactement ce que m’a déjà recommandé un autre médecin quand j’étais sur la route pour venir à la ville.
Il a relevé la tête : Quel autre médecin ? Je suis le seul à des kilomètres à la ronde.
Je lui ai alors raconté mon histoire, comme je viens de vous la dire. Le cantique que je viens de fredonner est devenu important pour ma foi.
Si nous parlions avec le spécialiste des choses de la foi – avec Dieu lui-même – que nous recommanderait-il ? Et l’appliquerions-nous ?
D’après die gute Saat octobre 2021
Jésus dit… Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Mat. 11. 28.
UN MÉDECIN RACONTE SA VIE :
Ma mère a beaucoup prié pour moi, et n’a jamais perdu l’espoir que je me convertirais à Dieu. Mais déjà pendant ma première année d’études j’ai rapidement baissé. Ma vie de légèreté m’a amené à revendre des choses dont je n’avais pas absolument besoin – entre autres une Bible que ma mère m’avait offerte quand j’avais quitté la maison paternelle.
Plus tard, quand j’ai travaillé comme médecin dans un hôpital, j’ai vu toute sorte de misères. Et quand j’étais parfois en contact avec des chrétiens convaincus, je devais repenser à ma mère et au temps de ma jeunesse.
Un jour est arrivé un maçon gravement blessé. Son état était sans espoir, et il savait lui-même qu’il allait mourir. L’expression heureuse de son visage me toucha profondément, d’autant plus que je voyais qu’il avait des souffrances insupportables.
Le malade n’avait pas de parenté, et quand il fut mort, ses modestes biens furent étalés devant moi. Il y avait aussi une Bible. Quel coup ce fut pour moi, quand je reconnus que c’était la Bible que ma mère m’avait donnée autrefois ! Il y avait encore mon nom et un verset de la Bible écrit de sa main.
Le dernier propriétaire avait visiblement beaucoup lu cette Bible, car de nombreux passages étaient soulignés. Cela me frappa beaucoup, car je vis brusquement toute ma vie de péché devant moi. Je n’eus pas de repos jusqu’à ce que j’accepte Jésus Christ comme mon Sauveur et mon Seigneur.
D’après die gute Saat novembre 2021
Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu ; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice. És. 61. 10.
UN JEUNE HOMME D’UNE VINGTAINE D’ANNÉES RACONTE :
Il y a deux ans que j’ai trouvé le chemin vers Dieu. J’ai reconnu que la Bible tout entière est la vérité.
J’ai grandi dans la maison paternelle athée. Je n’ai jamais entendu quelque chose au sujet de la Bible et de Jésus Christ comme Sauveur. On m’a enseigné qu’il n’y a pas de Dieu. Le seul lien que j’avais avec le christianisme, c’était mes cousins. Ils reçurent un tas d’argent lors de leur confirmation, et m’en parlèrent. Cela me faisait envie. Cependant je ne les entendais jamais parler de la Bible, la Parole de Dieu. Je pensais qu’ils faisaient partie d’une association quelconque, ce qui était tellement courant.
Quand je suis devenu adulte, j’ai remarqué toujours plus que beaucoup de choses autour de moi étaient de la fausseté – que ce soit à l’école, dans l’éducation ou les études. Et il n’en était pas autrement dans les média, dans la politique et dans le commerce. Il y avait partout mensonge et tromperie.
Mais où était la vérité ? Tout désorienté, je devins malade d’âme et de corps. Je recherchai la vérité dans l’occultisme et dans différentes religions.
Puis on m’a offert une Bible et j’ai commencé à la lire. Il y avait beaucoup de choses que je ne comprenais pas. Mais je ressentais que c’était un livre particulier. Plus je la lisais, plus je remarquais que Dieu lui-même me parlait, que la Bible est Sa Parole.
Puis j’ai lu les paroles de Jésus Christ : « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (Jean 14. 6). Et j’ai reconnu alors la vérité. J’ai confessé franchement à Dieu que j’étais un pécheur. Oui, Jésus Christ était mort sur la croix pour porter le poids de mes péchés.
Je suis maintenant libre quant à ma culpabilité, et j’ai trouvé la vérité ! Je vois maintenant clairement combien Dieu m’aime, mais aussi ce qu’Il attend de moi. Je suis tellement heureux de pouvoir le remercier chaque jour et de tout mon cœur, et de vivre consciemment avec Lui.
D’après die gute Saat décembre 2021
Nous n’avons pas de pouvoir contre la vérité. 2 Cor. 13. 8.
MON CHEMIN VERS DIEU
J’ai passé mon enfance dans ce qu’était l’Union soviétique. Bien que j’aie lu là-bas de nombreux livres contre la foi chrétienne, j’ai été frappé un jour par la question : Si Dieu n’existe vraiment pas, pourquoi tous ces efforts pour Le combattre ? Dans la société communiste, tout le système se battait contre la foi : l’école, les media, la science, les artistes. Comment les chrétiens – bien qu’on les poussât hors de la société – pouvaient-ils conserver l’assurance de leur foi et leur paix ? J’avais sous les yeux l’exemple de mes parents. C’était des chrétiens convaincus.
J’ai décidé, un jour, de les accompagner à une réunion chrétienne. Mais pendant la prédication, je me posais la question : Comment peut-on prier quelqu’un qu’on ne voit pas ? Cela me semblait absurde. Pourtant la question ne me laissait pas en repos.
Six mois plus tard, j’ai entendu de nouveau un prédicateur chrétien, et l’évangile m’a beaucoup parlé. Pourtant, de tous côtés, des pensées me venaient, qui voulaient me retenir : Si tu t’engages dans cette voie, tu dois renoncer à tout. Tu perdras tes amis, tes études, tes perspectives d’avenir… Je me suis pourtant mis à genoux, les larmes aux yeux. Non pas parce que je perdrais tout, mais à cause de cette connaissance toute nouvelle, que Dieu m’aime. J’ai crié à Lui et je l’ai prié de me pardonner mon incrédulité. Et Dieu m’a répondu. Il m’a fait don du pardon et de la paix. Maintenant, la vérité que Dieu existe n‘était plus une supposition, mais une certitude. Je reçus l’assurance que Jésus est mon Sauveur et mon Seigneur – ce qu’Il est aujourd’hui.
D’après die gute Saat décembre 2021
Les jugements sont préparés pour les moqueurs. Prov. 19. 29.
LA GRANDE SURPRISE
Dans le train omnibus d’une région de campagne, deux messieurs s’entretiennent sur l’au-delà. L’un affirme avec assurance que, avec la mort, tout est fini. L’autre est incertain et avance prudemment des objections.
Un paysan âgé, assis dans le même compartiment, suit la discussion avec intérêt. Son visage ridé, pour qui l’observe soigneusement, peut en dire long sur le travail et la peine, mais aussi sur la réflexion et l’harmonie intérieure.
Maintenant, le premier voyageur joue la comédie avec emphase : – Ainsi, celui qui veut en rester à la vieille théorie – parce que, à mon avis, il est trop paresseux pour s’en libérer – quant à moi, il peut y croire jusqu’à la fin. Mais alors, quand il est mort, et qu’il apparaît que, quand on est mort, on est bien mort – et qu’aucune porte ne s’ouvre dans l’au-delà… alors, quelle déception ! Et un éclat de rire retentit, plein de moquerie et de méchante malice.
A ce moment-là, le vieux paysan ne peut plus se retenir. – Quand j’entends de telles choses, murmure-t-il d’une voix basse comme se parlant à lui-même, cela me fait honte d’entendre un tel babillage ! Ou bien est-ce peut-être une plaisanterie, que quelqu’un qui est bien mort, puisse encore être très déçu ? – D’ailleurs, il peut aussi se produire l’inverse : Celui qui, jusqu’ici, a nié, meurt, et devant lui s’ouvre pourtant la porte de l’éternité de Dieu – je crois bien qu’alors il éprouve vraiment un grand étonnement ; et il n’aura pas l’occasion de plaisanter là-dessus.
Le silence se fait tout à coup dans le compartiment. Personne ne rit plus.
D’après die gute Saat décembre 2021
Et vous m’invoquerez, et vous irez, et me supplierez, et je vous écouterai ; et vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me rechercherez de tout votre cœur. Jér. 29. 12 et 13.
LA RÉPONSE DE DIEU
Il y a environ 150 ans, un missionnaire a émigré en Afrique du Sud avec sa famille. Il désirait aller dans l’intérieur du pays pour apporter l’Évangile de Jésus Christ aux gens de cette contrée. Les descendants des immigrants d’Europe en Afrique du Sud essayèrent de l’en empêcher et refusèrent de leur donner une aide quelconque. La famille était là, seule, toutes les portes semblaient fermées.
Finalement le missionnaire put se procurer un chariot à bœufs et décida de se mettre en route. Il laissa les bœufs choisir leur chemin ; où que ce soit qu’ils les amèneraient, lui et sa famille, là ils demeureraient. Ils se mirent en route, et parcoururent des kilomètres de pays découvert.
Un jour, il vit quelques personnes, encore loin, venant dans leur direction. Quand ils furent assez près, il les identifia pour des indigènes. Ils étaient en route pour la ville du Cap, où ils désiraient trouver un missionnaire qui revienne avec eux pour leur parler de Dieu. Ils s’étaient mis en route, cherchant à trouver Dieu, et Dieu les avait amenés au missionnaire avec son char à bœufs en pleine nature. Dieu avait entendu leur prière et y avait répondu !
Cela arrive-t-il aujourd’hui, que quelqu’un désire en entendre plus au sujet de Dieu et de sa Parole, et qu’il rencontre celui que Dieu lui a envoyé ? Les gens prient-ils, et font-ils l’expérience d’une telle réponse de la part de Dieu ?
Qu’apprenons-nous du verset ci-dessus ? – Si nous cherchons Dieu de tout notre cœur, nous Le trouverons certainement. Dieu répondra.
D’après The good Seed août 2021
Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, qui l’aura ? Luc 12. 20.
LEÇONS PRATIQUES DE LA PARABOLE
L’histoire du fermier prospère est connue de tous ceux qui lisent la Bible. C’est un sérieux avertissement pour tous ceux qui n’ont pas mis leur vie en ordre avec Dieu en acceptant le Seigneur Jésus comme leur Sauveur. La parabole contient aussi des leçons importantes pour les disciples du Seigneur. Elle relève trois erreurs dans lesquelles nous pouvons facilement tomber, quelle que soit notre richesse.
Erreur 1. L’argent et la richesse donnent de la sécurité. Il est raisonnable et pas du tout faux de faire des provisions pour l’avenir. N’oublions pas, cependant, comme la mite et la rouille (l’inflation ou les crises financières) détruisent facilement notre sécurité imaginaire, que nous ne pouvons pas trouver dans l’argent, mais seulement dans notre Seigneur.
Erreur 2. Les possessions et l’argent apportent du repos à notre âme. Croire cela est extrêmement naïf. Le Seigneur Jésus ne parle pas seulement de mite et de rouille qui ruinent notre richesse, mais aussi des voleurs. Plus grandes sont nos possessions, plus nous avons à les garder. Là encore, c’est seulement dans le Seigneur qu’on peut trouver la paix et le repos pour l’âme.
Erreur 3. A un certain niveau, on en a assez. Il y a un proverbe : Plus on en a, plus on en veut. Les gens qui pensent et qui vivent comme cet homme riche, n’en ont jamais assez. Le cercle dans lequel ils se meuvent tourne toujours plus vite, et finalement, seulement autour d’eux-mêmes. Le paysan riche ne pensait qu’à lui-même et pas aux autres. Avoir assez provient des soins du Seigneur, non pas de nos économies.
D’après The good Seed août 2021
Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon (Car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais). Ps. 49. 7 et 8.
Vous avez été rachetés de votre vaine conduite… non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. 1 Pier. 1. 18 et 19.
LA BANQUEROUTE QUI SAUVE
C’était le titre d’un article de journal qui parlait de quelqu’un qui, après des années de prison pour dettes, pouvait enfin respirer de nouveau. Il était soulagé dans son esprit : il était libéré de ses dettes. Il bénéficiait d’une loi récente concernant les dettes excessives de gens en grand danger financier à cause d’excès de crédits, de chômage, ou d’autres difficultés. Les récriminations contre le système légal, l’angoisse et la dépression sont oubliées. C’est un nouveau départ dans la vie, avec l’espoir de ne pas retomber.
Devant notre Dieu juste et saint, cependant, tous les êtres humains ont une dette dont ils ne peuvent pas se libérer par eux-mêmes. Les fils de Coré (auteurs du Psaume 49) avaient compris cela et l’affirment. Cette dette, héritée dès leur naissance, ne s’allège pas au cours du temps, n’est même pas effacée à la mort, et conduit au jugement éternel. Mais ce que, ni la chance, ni les meilleures qualités morales, ni les bonnes œuvres ne peuvent accomplir, Jésus Christ l’a fait, en payant à notre place, par Sa mort sur la croix, le prix immense de la rédemption. Lui seul efface absolument toute notre dette envers Dieu.
Si nous sentons le poids de notre culpabilité et que nous sommes conscients de notre banqueroute et de notre incapacité à nous en sortir par nous-mêmes, mettons notre confiance en Jésus Christ, et nous recevrons le pardon de Dieu.
D’après The good Seed août 2021
Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Gal. 2. 20.
UN TÉMOIN FIDÈLE
Friedrich Wilhelm Baedeker (1823-1906) naquit en Allemagne, mais passa une grande partie de sa vie en Angleterre, où il fonda une école supérieure à Weston-sur-Mer.
En 1866, il fut invité par un officier de l’armée à des messages d’un évangéliste bien connu, Lord Radstock. La prédication l’intéressa et il continua à assister les soirs suivants. Mais il s’arrangeait soigneusement à ne pas rencontrer le prédicateur.
Un soir, cependant, il ne réussit pas à éviter à temps Lord Radstock. Celui-ci l’invita à aller dans une pièce voisine pour une conversation, au cours de laquelle son cœur fut profondément sondé, puisque un changement remarquable s’ensuivit chez Baedecker. Ses arguments incrédules se fondirent, et il trouva la foi en Dieu. Il se reconnut pécheur, confessa à Dieu sa culpabilité et remit sa vie au Seigneur Jésus Christ. Son cœur se remplit de joie. C’est ainsi qu’il a décrit ces moments : J’entrai comme un incroyant orgueilleux, et ressortit comme un humble croyant et un disciple du Seigneur. Dieu en soit béni ! Peu après, sa femme accepta également Christ comme son Sauveur.
Avant sa conversion, Baedeker avait fait de longs voyages, jusqu’en Australie. Par la suite il fit des voyages dans les pays de l’Est de l’Europe. Il obtint, en Russie, la permission de visiter des camps et des prisons. Il prêcha l’Évangile aux prisonniers et leur apporta des Bibles et de l’aide matérielle.
P.S. Il voyagea même plusieurs fois jusqu’en Russie d’Asie pour annoncer l’Évangile.
D’après The good Seed août 2021
Nous avons cru au Christ Jésus, afin que nous soyons justifiés sur la base de la foi en Christ et non pas sur celle des œuvres de loi : parce que sur la base des œuvres de loi, personne ne sera justifié. Gal. 2. 16.
LES ŒUVRES OU LA FOI ?
On pourrait penser qu’il y a tellement de groupes religieux dans le monde… En fait, il n’y en a que deux. L’un souhaite mériter la grâce. L’autre groupe englobe tous ceux qui acceptent qu’ils ne peuvent rien donner à Dieu, pas même pour un seul de leurs péchés.
Le premier groupe propose que l’homme entreprenne des œuvres méritoires pour effacer sa culpabilité et gagner la faveur de Dieu et le paradis : faire de bonnes œuvres, observer des rites, sacrifier de son temps, de sa fortune, de son énergie, même sa vie – comme un prêté pour un rendu. Qui donc pourrait satisfaire aux exigences de Dieu ? Et qu’en serait-il des pauvres, qui n’ont rien à donner ? Sont-ils destinés à être perdus ?
Le second groupe consiste justement en de tels pauvres, qui ne peuvent dire que : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! ». Ils confessent leur incapacité à gagner la grâce, et se confient en Dieu, qui Lui-même seul peut régler la question de nos péchés. C’est pourquoi Jésus affirme : « Celui-ci descendit dans sa maison, justifié » (Luc 18. 13 et 14). Être justifié, c’était plus que d’être pardonné.
Comment cela ? – « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 8).
Pourquoi cela ? – Jésus Christ, le Fils de Dieu, « qui n’a pas connu le péché », a été fait « péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21).
Dans quel but ? – Afin que nous puissions accomplir « les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance » pour nous. (cf. Éph. 2. 10).
D’après The good Seed août 2021
Moi, je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est et qui était et qui vient, le Tout-puissant. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Apoc. 1. 8 ; 22. 13.
L’ALPHA ET L’OMÉGA
Alpha est la première lettre de l’alphabet grec, oméga, la dernière. Quand Dieu dit qu’Il est l’alpha et l’oméga, cela veut dire qu’Il est à l’origine de l’histoire du monde, et qu’Il décidera de sa disparition. Il a parlé afin de créer l’univers : « Les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11. 3). Et quand le temps fera place à l’éternité, Il parlera de nouveau et dira : « C’est fait » (Apoc. 21. 6).
Il y a eu un commencement pour toutes les choses visibles. Elles sont apparues à la voix du Tout-Puissant. Elles arriveront à leur fin pour laisser la place à ce que nous, aujourd’hui, dans notre condition humaine, ne pouvons contempler. Cette création nouvelle, éternelle, sera introduite par la même voix. Tout le tumulte et l’agitation de la longue histoire de l’homme, ses soupirs, ses cris, ses larmes et ses chants, prennent place entre l’alpha et l’oméga.
« Mais la parole de notre Dieu demeure à toujours » (És. 40. 8).
La science tente d’expliquer le passé. Elle essaie aussi de prévoir l’avenir, mais n’y réussit que partiellement. Seule la Sainte Écriture, la Bible, apporte de la lumière sur notre origine et notre destinée, sur ce qui était avant le commencement, et ce qui sera après la fin de notre univers.
« La Parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1. 25). Ne négligeons pas de la connaître, et d’écouter Celui qui nous a créés !
D’après The good Seed août 2021
Car l’Éternel, votre Dieu, fait grâce et est miséricordieux, et il ne détournera pas sa face de vous, si vous revenez à lui. 2 Chron. 30. 9.
Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. 1 Jean 1. 9.
LES CONDITIONS DE DIEU
Jean, dès son enfance, était difficile et causait beaucoup d’ennuis à ses parents. Ses méfaits, ensuite, devinrent tellement graves qu’il fit plusieurs séjours en prison. Toutes les fois, son père payait pour les dommages faits, et accueillait son fils quand il revenait. Après la mort de ses parents, Jean, pensant qu’il allait hériter d’une partie de la fortune de son père, assista à la lecture du testament.
Le défunt avait commencé par faire une liste de tous les tristes épisodes de son fils qui, incapable de supporter d’entendre lire la liste de tous ses méfaits, se leva et sortit en claquant la porte. L’homme de loi continua à lire : « En dépit de tout cela, c’est mon fils, et je l’aime. Pour cette raison, quoiqu’il ne mérite rien, je lui laisse tout ce que je possède, à une seule condition, c’est qu’il soit présent quand mes dernières volontés seront lues. S’il est encore présent quand la lecture en sera terminée, il héritera de tous mes biens.
Jean perdit ainsi tout ce qu’il avait espéré avoir, non pas à cause de sa mauvaise conduite, mais parce qu’il refusa d’entendre la vérité.
Aujourd’hui encore, nous sommes tous nés pécheurs, et notre vie n’est pas digne de Dieu. Mais Dieu offre Son pardon à ceux qui tiennent compte de Lui. Il nous aime, mais Lui aussi pose Ses conditions : « La volonté de mon Père, c’est que quiconque discerne le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » (Jean 6. 40). « Discerner le Fils », c’est reconnaître Jésus Christ comme le Fils de Dieu, qui est mort puis est ressuscité pour nous.
D’après The good Seed août 2021
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. Luc 21. 33.
Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. Héb. 4. 7.
« JE VIENS BIENTÔT »
Dans son œuvre « Christ reviendra – messages pour l’homme moderne », publié en 1978, Norbert Hugedé, professeur à la Sorbonne, à Paris, affirme : Il faut être aveugle pour nier que nous approchons de la fin de l’histoire de notre planète… Quiconque se donne la peine de réfléchir sur les évènements actuels doit conclure que le monde arrive au bout d’une voie sans issue, au point de vue économique, social, politique, et même religieux.
Depuis 1978, malgré la prospérité, les progrès, et les discours sur la paix, nombreux sont les gens qui voient l’avenir avec de plus en plus d’inquiétude, et qui disent : Qu’est-ce qui nous attend ?
Un évènement d’importance universelle est en effet imminent. Jésus Christ va revenir ! « Le Seigneur Lui-même… descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; puis nous, les vivants, qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air » (1 Thess. 4. 16 et 17).
Certains peuvent se moquer de cela. : « Aux derniers jours viendront des moqueurs qui… diront : Où est la promesse de sa venue ? » (2 Pier. 3. 3 et 4). Mais le jugement fondra sur les habitants incrédules de la terre. Dieu, avec patience, offre encore Sa grâce à tous. Son Fils, Jésus Christ, sauve du jugement ceux qui croient en Lui. Son œuvre les délivre de la condamnation, et les place dans une sécurité éternelle. Quand Jésus reviendra, il sera trop tard. Mais aujourd’hui, vous pouvez encore être sauvé.
D’après The good Seed octobre 2021
Même la cigogne dans les cieux connaît sa saison, et la tourterelle, et l’hirondelle, et la grue, prennent garde au temps où elles doivent venir, mais mon peuple ne connaît pas le jugement de l’Éternel. Jér. 8. 7.
L’ENSEIGNEMENT DES OISEAUX
Par leurs appels sublimes et résonnants comme des trompettes, nous entendons les cigognes avant de pouvoir les voir. Puis elles apparaissent subitement, balayant l’espace dans leurs formations en V, d’un bout à l’autre de l’horizon, et annonçant l’automne par leur musique mélancolique. Les cigognes sont en vol pour retourner vers le Sud.
Les gens ont observé cette scène fascinante depuis des milliers d’années. Quelque six cents ans avant Jésus Christ, le prophète Jérémie a écrit le passage ci-dessus.
La Bible n’est pas un livre d’ornithologie. Ce qu’elle déclare concernant la nature est exact, mais pas dans un langage scientifique. Son but est de nous enseigner plus que de simples faits. Jérémie ajoute à son observation un commentaire sérieux : « Mon peuple ne connaît pas le jugement de l’Éternel ». Dieu dit, ici : Regardez les oiseaux des cieux. Ils ont intuitivement conscience que l’hiver est à la porte. Ils savent qu’ils doivent chercher des endroits plus chauds au Sud. Et personne ne les arrêtera.
Et qu’en est-il de nous ? Dieu n’a-t-il pas placé dans nos cœurs un présage de l’arrivée d’un jugement ? Nous prenons conscience de Dieu au travers de la création et par la Bible. Notre conscience ne nous indique-t-elle pas que quelque chose nous échappe ? Nous avons besoin d’émigrer dans un climat plus chaud, mais où ?
Le cœur plein d’amour du Seigneur Jésus est cette place pour nous. En Matthieu 11. 28, Il nous invite : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos ». Les hirondelles, comme les cigognes, nous donnent un exemple à suivre dans un sens spirituel.
D’après The good Seed octobre 2021
Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler sans quelqu’un qui prêche ? … Ainsi la foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu. Rom. 10. 14 et 17.
UNE CONVERSION À LA ONZIÈME HEURE
Un homme âgé de 90 ans habitait dans mon village. C’était un livre d’histoire ambulant pour la région. Dans ses jeunes années, il avait exercé plusieurs métiers qui n’existent plus. Il avait participé à des célébrations dans des endroits qui ne sont plus maintenant que des décombres. Avec son certificat de fin d’école il devint le secrétaire du maire, et il était responsable de mesures sociales qui sont encore valides dans la commune. Il était, de plus, le meilleur chasseur du district, connaissant parfaitement les lieux et les habitudes des animaux.
J’aimais évidemment lui rendre visite ; ce n’était jamais ennuyeux. C’était un plaisir de le questionner et d’écouter ses aventures.
Un jour, ma conscience m’a repris. Je me suis dit : Tu profites de l’expérience de ce vieillard, mais ce que tu connais du trésor que tu possèdes, tu ne lui en as jamais parlé.
Aussi je lui donnai un Nouveau Testament, qu’il a positivement dévoré. Malgré tout ce qu’il avait accompli dans sa vie, il n’était pas trop orgueilleux pour s’examiner dans la lumière de Dieu et reconnaître qu’il était un pécheur. Il accepta le Seigneur Jésus comme son Sauveur et trouva beaucoup de bonheur dans sa foi en Lui.
Il s’était écoulé quatre-vingt-dix ans avant que l’amour de Dieu pénètre dans son cœur. Il était de ceux qui sont sauvés au dernier moment, car peu après il fut pris pour être avec Christ, son Sauveur, pour l’éternité.
D’après The good Seed novembre 2021
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Jean 3. 16.
SI LES CONTINENTS ÉTAIENT DU PAPIER…
En visite dans un petit village près de la mer, en Hollande, un chrétien parla longuement de l’amour de Dieu devant un auditoire composé de gens simples. Son vocabulaire était compliqué, et les auditeurs avaient du mal à tout comprendre. Dès qu’il eut terminé, un chrétien âgé, ancien pêcheur, se leva. Il avait souvent parlé de l’amour de Dieu autour de lui. On l’appelait avec respect : Jean le bien-aimé, en faisant allusion au disciple Jean, qui aimait se nommer lui-même le disciple que Jésus aimait (Jean 21. 20).
Le vieux pêcheur dit simplement : Si toutes les mers du monde étaient pleines d’encre, et si tous les continents étaient du papier, et si tous les brins d’herbe étaient des plumes, cela ne suffirait pas pour décrire l’amour de Dieu.
Ces quelques mots firent une profonde impression sur un jeune auditeur. Des années plus tard, étant un évangéliste, il prit comme message, dans une réunion, l’illustration de Jean le bien-aimé pour expliquer le texte de Jean 3. 16. Ce fut le moyen de la conversion d’un chanteur d’opéra qui, impressionné par l’amour de Dieu, composa un cantique, reprenant le bref sermon du vieux pêcheur.
La Bible révèle des choses merveilleuses et profondes, mais elle le fait en termes simples et compréhensibles, parce que Dieu veut que Son amour soit proclamé à tous, sans distinctions sociales. « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16) est une phrase des plus simples, et cependant d’une signification extraordinaire dépassant notre compréhension.
D’après The good Seed novembre 2021
Ensuite viennent aussi les autres vierges en disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais il répondit : En vérité, je vous le dis : je ne vous connais pas. Mat. 25. 11 et 12.
TROP TARD !
Robert Scott voulait être le premier à atteindre le Pôle Sud. Après son départ pour cette expédition, il apprit que Roald Amundsen était aussi en route pour atteindre le même but. Une compétition serrée entre eux deux commença.
Les deux explorateurs polaires choisirent des itinéraires et des moyens de transport différents. Scott choisit les traîneaux à moteur et les poneys ; Amundsen se confia dans les chiens polaires. On se rendit rapidement compte que Scott avait fait le mauvais choix. Les traîneaux tombèrent en panne, et les poneys enfoncèrent dans la neige. Il n’était donc pas étonnant qu’Amundsen et ses compagnons atteignent leur but avec cinq semaines d’avance. Le 14 décembre 1911, le drapeau norvégien fut élevé sur le Pôle Sud.
Quand Scott approcha du Pôle Sud, son sang se glaça dans ses veines : il n’était pas le premier à arriver là. Il était trop tard ! Les efforts immenses qu’il avait faits avaient été vains. Déprimé, sentant son honneur offensé, il se mit en route avec ses camarades sur le chemin du retour, mais aucun ne survécut.
Ceux qui n’ont pas reçu Jésus Christ comme leur Sauveur vivront un jour la même expérience que Scott. Après la mort, il sera trop tard pour qu’ils croient. Qui peut imaginer leur horreur et leurs sentiments quand ils seront conscients, pendant l’éternité, que c’est trop tard – trop tard pour se convertir, trop tard pour être réconciliés avec Dieu, trop tard pour le ciel. Aujourd’hui encore, vous pourriez atteindre un but meilleur que celui d’Amundsen il y a 110 ans.
D’après The good Seed décembre 2021
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Jean 3. 16.
AU DERNIER MOMENT
Pendant la guerre civile aux États-Unis, l’évangéliste Moody était actif, comme chapelain, sur le champ de bataille. Un jour il dit à un soldat gravement blessé : Je voudrais pouvoir vous porter au ciel sur mes épaules, mais je ne le peux pas.
– Qui, et qu’est-ce qui peut le faire ? demanda le soldat.
– Jésus Christ seul. C’est pour cela qu’il est venu un jour sur la terre.
Le soldat secoua la tête : Non, il ne peut pas me sauver, j’ai péché toute ma vie…
– Le Seigneur Jésus est venu exprès pour sauver des pécheurs – poursuivit Moody en lui lisant divers passages de la Bible, entre autres Jean 3. 16 (le verset ci-dessus). Le soldat l’interrompit : Est-ce vraiment cela que dit la Bible ?
– Tout à fait. Textuellement.
– Je vous en prie, lisez-le-moi encore.
Moody le relut. Le soldat blessé fit un effort comme pour s’asseoir et dit :
– C’est une bonne nouvelle. Relisez-moi encore une fois ces versets.
Moody reprit le texte et le relut jusqu’à la fin du chapitre. Le visage du soldat était paisible et lumineux, et il murmurait : … afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. C’est tout ce dont j’ai besoin.
Quelques heures plus tard, soutenu par cette promesse du Seigneur Jésus qu’il venait juste d’entendre et qui avait transformé les derniers instants de sa vie, il partit en paix au ciel vers son Seigneur.
D’après Il buon Seme septembre 2021
Jésus a dit : Vous serez mes témoins … jusqu’au bout de la terre. Act. 1. 8.
DANS LA JUNGLE
Un jour, un évangéliste indien fut attaqué par des brigands, qui le traînèrent, les yeux bandés, dans la jungle. Quand ils arrivèrent à une clairière, on lui retira les bandes, et il se retrouva au milieu d’une cinquantaine d’hommes armés. Le chef de la bande pointa un pistolet vers lui et lui intima l’ordre de se mettre à prêcher, en lui reprochant de détourner ses compatriotes vers un Dieu étranger, au lieu de combattre pour la libération de l’humanité. Sans crainte, l’évangéliste rendit témoignage à Jésus, le Fils de Dieu. Le chef l’interpella :
– Je pourrais te tuer, et personne ne peut t’aider.
– C’est vrai, tu peux me tuer. Mais j’ai une arme qui est plus puissante que ton pistolet.
– Ne l’avez-vous pas fouillé ? demanda le chef à ses gens.
– Si. Il n’a rien sur lui, répondirent-ils.
– Je ne parle pas de ce genre d’armes, expliqua le croyant. Mon arme servira seulement quand tu auras tiré.
– De quelle arme s’agit-il ? demanda le chef, incrédule.
– Tu peux me tuer, mais beaucoup de personnes l’apprendront et diront : La foi des chrétiens est solide, si un missionnaire est prêt à mourir pour elle ! Et ainsi beaucoup de personnes croiront en Jésus Christ. C’est cela, mon arme.
Le chef commença à réfléchir. Et finalement il abaissa son pistolet et libéra l’évangéliste.
D’après Il buon Seme octobre 2021
A vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville et nous y passerons une année, nous ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent … au lieu de dire : Si le Seigneur le veut et si nous vivons, nous ferons aussi ceci ou cela. Jac. 4. 13 et 15.
DIEU DANS MA VIE
Dans l’écrit d’un théologien anglais de la première moitié du 20ème siècle, on trouve une anecdote accompagnée d’un commentaire destiné à nous faire réfléchir.
La date du couronnement du fils aîné de la reine Victoria était fixée au mois d’avril 1902. Les préparatifs s’étaient déroulés suivant le cérémonial et tout était prêt pour la célébration fastueuse requise par l’importance de l’évènement. Des souverains et des empereurs de différents pays avaient été invités à assister à la cérémonie royale. Le programme avait été préparé, et le prince aurait dû être couronné avec le titre d’Édouard VII à une heure précise du jour fixé. Mais Dieu intervint pour annuler ces plans définis méticuleusement dans les moindres détails. En fait, juste avant son couronnement, le prince Édouard fut pris d’une grave crise d’appendicite, et la cérémonie fut reportée de plusieurs mois !
La conscience de la souveraineté absolue de Dieu devrait nous pousser à soumettre nos plans à sa volonté. C’est à Dieu de fixer les circonstances de ma vie, richesse ou pauvreté, santé ou maladie, comme aussi de fixer la durée de mon existence terrestre.
Ce texte, loin d’être une invitation à la résignation ou au fatalisme, veut nous rappeler la souveraineté de Dieu, qui ne désire pas nous contrarier, ni nous retirer notre responsabilité, mais plutôt nous pousser à aller à Lui pour Lui confier la direction de notre vie. Notre Dieu, qui a sacrifié Son Fils Jésus Christ pour notre salut, ne pourra certainement pas rester indifférent à nos besoins, mais y répondra selon Sa volonté, Sa sagesse et Son amour infini.
D’après Il buon Seme novembre 2021
Soutiens-moi selon ta parole, et je vivrai ; et ne me laisse pas être confus en mon espérance. Ps. 119. 116.
J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin. Ps. 119. 162.
DIEU PEUT-IL ÊTRE MON PÈRE ?
Madame Li vivait en Chine, dans la maison de l’un de ses fils. Comme ils étaient très pauvres, elle dormait dans l’étable avec les chèvres, mais cela ne l’empêchait pas d’être toujours contente. Elle avait entendu parler de Jésus pour la première fois au début des années 1960, quand elle s’était cassé une jambe en travaillant dans les champs. Elle était restée alitée pendant huit mois. Mais un jour, elle s’est fabriqué deux béquilles, et elle est allée trouver une de ses connaissances dans le village voisin, où elle a eu l’occasion de rencontrer un chrétien. A cette époque, la révolution culturelle était dans sa phase maximale d’expansion, et le christianisme était absolument prohibé. Madame Li fut profondément touchée par le témoignage de ce chrétien. Il s’adressait à Dieu comme à un Père plein d’amour. A la fin d’un temps de prières, la vieille dame posa beaucoup de questions : Qui est ce Dieu ? Peut-il être aussi mon Père ? C’est ainsi qu’elle accepta Jésus comme son Sauveur, et commença à fréquenter régulièrement des réunions secrètes pendant lesquelles on lisait la Bible. Bien qu’elle ne sache pas lire, elle aussi désirait posséder le précieux Livre.
Quelques années plus tard, à près de quatre-vingt-seize ans, ayant appris que, dans une église, on distribuait des Bibles, elle se mit en chemin sans hésiter, malgré son âge avancé et la grande distance. Quand elle eut finalement sa Bible, un grand sourire illumina son visage et elle dit joyeusement : A présent que j’ai ma Bible, je pourrai demander à ceux de ma famille de me la lire chaque jour !
D’après Il buon Seme décembre 2021
JOUR D’INVENTAIRE
Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais. Éccl. 12. 1.
Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut. 2 Cor. 6. 2.
JOUR D’INVENTAIRE
Il y a quelque temps, j’ai eu l’occasion d’échanger quelques pensées avec un jeune qui, se promenant avec ennui sur Internet, avait lu et commenté d’une manière sarcastique un simple verset de la Bible, celui-ci : « Car moi je connais les pensées que je pense à votre égard, dit l’Éternel, pensées de paix et non de mal, pour vous donner un avenir et une espérance » (Jér. 29. 11).
Après un bref échange de pensées, sa conclusion fut la suivante : – Eh bien ! Je vous concède qu’il existe un Dieu et que la Bible est un livre unique, sinon il me semblerait difficile de comprendre que des millions de personnes la suivent. J’admets aussi avoir fait des choses mauvaises dans ma vie, et je suis aussi convaincu que j’en ferai d’autres. Peut-être qu’un jour, quand je serai plus âgé, je deviendrai religieux, mais pas maintenant. Je suis jeune et j’ai toute la vie devant moi. Devenir chrétien m’empêcherait de faire toutes les choses que j’ai encore envie de faire. J’ai quitté la maison pour ne plus entendre les sermons de ma mère, et j’ai aussi laissé ma fiancée pour être plus libre ; maintenant, je ne dois plus de comptes à personne de ce que je fais.
Évidemment, je lui ai répondu en abordant d’abord le côté « humain », pour passer ensuite à ce que dit la Bible ; s’il avait été chrétien, j’aurais fait l’inverse.
Quelles sont les choses qui remplissent le monde ? Quelles sont celles qui occupent principalement nos pensées ? Les distractions, l’argent, la carrière, les personnes qui nous veulent du bien ?
Tu peux voir les choses comme cela. Quand tu seras dans les difficultés, ou plus avancé en âge, qui chercheras-tu ? Quand la maladie, ou un incident traversera ta vie, de qui attendras-tu du réconfort ? Quand la mort se tiendra au pied de ton lit, vers qui te tourneras-tu ?
Embrasseras-tu ton beau diplôme dans son cadre doré ? Demanderas-tu à être installé dans ta nouvelle voiture ? Trouveras-tu du réconfort à voir que tu es invité à une dernière fête ? Ou encore, à consulter ton dernier extrait de compte ?
Bien sûr que non ! Dans de tels moments, ce qui comptera seulement pour toi, ce sera les personnes qui seront autour de toi, celles qui t’aiment, et tu les voudras tout près de toi. À moins que tu ne les aies perdues ou même abandonnées…
Il serait peut-être bon de faire l’inventaire de la vie que nous menons, afin de vérifier si nous ne négligeons pas les choses importantes, pour courir après celles qui n’ont pas de valeur.
Mais, pour l’instant, voyons ce que la Bible dit. Elle reconnaît que le péché donne de brefs plaisirs (Héb. 11. 25), mais beaucoup de ces plaisirs éphémères exigent un grand prix à payer en contrepartie. Ils détruisent les rapports entre conjoints, avec les enfants, entre frères et sœurs, et plus encore avec Dieu.
Quant au fait de ne rendre de comptes à personne, nous lisons : « Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et que ton cœur te rende heureux aux jours de ton adolescence, et marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux ; mais sache que, pour toutes ces choses, Dieu t’amènera en jugement » (Éccl. 11. 9) et Sa condamnation, c’est-à-dire les peines éternelles, est certaine.
Réfléchissez-bien : « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). Si nous acceptons Jésus Christ comme notre Sauveur, nos péchés sont effacés et nous ne comparaîtrons pas en jugement devant Dieu.
Ne remettez pas au lendemain : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).
D’après « Paroles de grâce et de vérité »
DETTES ET PARDON
C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés. És. 43. 25.
J’ai effacé comme un nuage épais tes transgressions, et comme une nuée tes péchés. És. 44. 22.
DETTES ET PARDON
1. EFFACER TOUTES LES DETTES
Ému de compassion, le maître de cet esclave-là le relâcha et lui remit la dette. Mat. 18. 27.
Remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs. Mat. 6. 12.
Lorsqu’Il parle de pardon, le Seigneur Jésus recourt souvent à l’exemple de la remise d’une dette. En effet, quand quelqu’un nous fait du mal, nous sommes enclins à estimer qu’il a une sorte de dette à notre égard et que, par conséquent, nous pouvons exiger des excuses ou une réparation du préjudice subi. Une telle attitude ne peut rien résoudre et ne fait qu’alimenter notre amertume.
Même si une certaine exigence de justice peut sembler légitime, ce n’est pas à nous de régler ces choses par nos propres moyens. Cela ne ferait qu’engendrer de nouvelles rancœurs, sans parvenir à une quelconque solution.
Le Seigneur Jésus nous invite à remettre sans délai notre cause à Dieu, Le laissant agir, Lui, pour qu’Il rétablisse la justice, selon le modèle de prière qu’Il nous a laissé dans l’Évangile : « Remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs ». Le Seigneur Lui-même, « lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23). Refuser de pardonner équivaudrait, au sens figuré, à garder sous le coude le paquet des nombreuses « factures » des torts que nous estimons avoir subis, et qui ne sont pas encore payés. Par contre, tout confier au Seigneur est le choix le meilleur et le plus enrichissant.
Le Seigneur Jésus veut nous amener à nous débarrasser de tels fardeaux, à nous libérer des rancœurs, afin de restaurer une relation pacifique et sereine avec notre prochain.
2. PERSONNE NE ME DOIT RIEN
(Jésus lui dit : ) Vous avez entendu qu’il a été dit : « œil pour œil, et dent pour dent ». Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal ; au contraire, si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Mat. 5. 38.
Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. Mat. 5. 44.
Comme nous l’avons vu précédemment, le Seigneur Jésus nous invite à ne pas exiger le paiement des « dettes », particulièrement les dettes morales, mais plutôt à les effacer. En d’autres termes, le fait qu’une personne nous a fait du tort, ou que nous lui ayons fait du bien, ne nous autorise pas à estimer qu’elle nous doit quelque chose.
Nous savons par expérience que ce n’est ni facile ni naturel, particulièrement si les offenses sont profondes, et ainsi plus douloureuses… Seul le Seigneur peut nous aider à pardonner. Lui-même, dans Son amour immense, est mort sur la croix pour effacer nos péchés.
Souvenons-nous toujours que la dette que nous avons envers Dieu a été réglée par Jésus Christ, par amour pour nous et par obéissance à Son Père. Jésus a même prié pour ceux qui Le crucifiaient : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34). Puis, après avoir subi le châtiment de nos péchés, Il a prononcé ces paroles extraordinaires : « C’est accompli » (Jean 19. 30).
À cette époque, cette expression (un seul mot en Grec), était écrite sur les factures acquittées. Jésus a payé la dette de tous (Rom. 3. 22), mais il nous faut prendre conscience que nous avions envers Dieu une dette énorme et impossible à régler par nous-mêmes. Mais parce que Jésus l’a payée, Dieu pardonne gratuitement les péchés de quiconque fait appel à Sa grâce. Son amour pénètre dans le cœur du croyant et l’Esprit de Dieu lui donne la force de pardonner à son tour.
Connaissant cet amour, nous comprenons le sens des versets 38 et 44 de Matthieu 5, qui autrement pourraient nous surprendre. Ils nous ouvrent un chemin de liberté qui, contrairement à nos calculs, aux mécanismes de défense et aux revendications de notre nature charnelle, nous conduit à la joie d’un amour vrai, libre et gratuit envers notre prochain, semblable à l’amour de Jésus.
D’après « Il buon seme » novembre 2021
LE SANG DE CHRIST
LE SANG DE CHRIST
K. Quartell
Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez ; et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction au milieu de vous. Ex. 12. 13.
Le sang de Christ
Nous désirons considérer quelques-uns des passages qui parlent du sang de Christ et de sa valeur pour Dieu et pour nous. La première mention du sang, dans la Parole de Dieu, est le sang d’Abel, qui réclamait vengeance à cause du meurtre d’Abel par son frère Caïn. Il nous est dit, en Hébreux 10. 14, que le sang du Seigneur Jésus parle de « meilleures choses » que le sang d’Abel. Le sang d’Abel appelait la vengeance, le précieux sang de notre Seigneur demande le pardon pour ceux pour lesquels il est mort.
Dans le verset ci-dessus, nous trouvons, dans le type de la pâque, comment le sang d’un agneau protégeait le peuple du jugement. Toute l’Égypte était sous le jugement de Dieu. Le premier-né, dans chaque maison, que ce soit des Égyptiens ou des Israélites, était sous la sentence de mort. Seul le remède de Dieu – un agneau choisi du troupeau et tué, avec son sang mis sur le linteau et les poteaux de la porte de leurs maisons – pouvait les protéger du jugement. Tous ceux qui profitaient du remède de Dieu étaient en sécurité. Et Dieu avait dit clairement : « Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous » (v. 13). Ce que ressentaient ceux qui étaient dans la maison n’importait pas. Il se pouvait qu’ils se sentent en sécurité, se reposant sur la parole de Dieu – ou qu’ils soient anxieux ; mais ils étaient tous pareillement en sécurité, abrités par le sang de l’agneau. Qu’il est merveilleux d’appliquer ce type au Nouveau Testament, et à l’Agneau de Dieu ! Tous ceux qui croient en lui sont en sécurité pour l’éternité à travers « le précieux sang de Christ » (1 Pier. 1. 19).
Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle. Jean 6. 53 et 54.
Manger sa chair et boire son sang
Ce merveilleux chapitre de l’Évangile de Jean commence par le fait que la pâque était proche. Après avoir nourri la foule, le Seigneur parle ensuite de Lui-même comme le pain de vie.
Le pain de vie parle de l’incarnation du Fils de Dieu. Cependant, Son incarnation – le Fils de Dieu devenant Homme – quoique étant un fait merveilleux, ne pouvait pas par elle-même nous sauver. Sa mort aussi était nécessaire. « A moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12. 24). Et ainsi le Seigneur Jésus continue en parlant de Sa mort dans l’image de Sa chair et de Son sang. Cette image devait être familière à Ses auditeurs alors que le temps de la pâque approchait. En Exode 12, le sang de l’agneau de la pâque était mis sur le linteau et les poteaux de la porte des maisons, tandis que la chair de l’agneau était la nourriture pour les Israélites à l’intérieur.
Se servant de cette image, le Seigneur Jésus dit à Ses auditeurs – et à nous aujourd’hui – que nous devons nous nourrir de Sa chair et de Son sang. Que signifie cela ? – Tout d’abord, le fait que le sang séparé de la chair indique que la mort est intervenue. Deuxièmement, nous devons comprendre que le Seigneur parle de manière figurative. Ce que nous mangeons, nous nous l’approprions ; cela devient partie de nous-mêmes. Nous devons donc nous approprier pour nous-mêmes Sa mort et ce qu’elle signifie. Nous devons la retenir par la foi et la faire nôtre. Au verset 53, le Seigneur parle de manger, une fois pour toutes, ce qui est nécessaire pour avoir la vie (selon le temps du verbe en grec). Dans les versets 54 à 57, c’est le fait de manger continuellement pour entretenir la vie. La vie éternelle qui nous a été donnée dépend de Sa mort. Puissions-nous attacher toujours plus de la valeur à Sa mort et à Lui-même.
L’un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Jean 19. 34.
Le sang et l’eau
Que signifie le fait du sang et de l’eau qui sont sortis du côté du Sauveur ? – On dit toujours que le sang était pour la purification judiciaire, et l’eau pour la purification morale. Mais qu’est-ce que cela signifie ?
Dieu est saint et doit juger les péchés, et par suite nous lisons que « le salaire du péché, c’est la mort » (Rom. 6. 23). Qu’est-ce qui pouvait répondre aux revendications judiciaires de Dieu ? – Déjà dans l’Ancien Testament, il était dit : « C’est le sang qui fait propitiation pour l’âme » (Lév. 17. 11). Et dans le Nouveau Testament, cela est répété de manière légèrement différente : « Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission » (Héb. 9. 22). Dans l’Ancien Testament, le sang des animaux sacrifiés était versé, mais « il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés » (Héb. 10. 4).
Il n’y en a qu’Un dont le sang pouvait ôter les péchés – le saint Fils de Dieu ! Aussi, pour ceux d’entre nous qui sont des croyants, nous lisons : « A Celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang… ! » (Apoc. 1. 5). Il a été répondu à tout ce que Dieu revendiquait de notre part par le sang de Son Fils bien-aimé. Nous ne serons jamais devant Dieu comme notre Juge, car le sang montre que la mort et le jugement sont déjà tombés sur un Autre, notre Sauveur. Grâce extraordinaire !
Pourquoi l’eau ? – L’eau parle de purification morale. Nous n’étions pas seulement coupables devant Dieu à cause de nos actes de péché ; nous étions aussi souillés et impurs dans notre nature elle-même. Nous sommes moralement purifiés une fois pour toutes à la nouvelle naissance. L’Écriture parle aussi d’une purification journalière qui nous est nécessaire, par le lavage d’eau par la Parole (Éph. 5. 26). Cela met pratiquement en ligne nos pensées, nos paroles et nos actions avec ce qui plaît à notre Père et au Seigneur Jésus. L’eau venue du côté du Seigneur nous rappelle que Son sacrifice est la base de toutes nos bénédictions !
L’assemblée de Dieu, qu’il a acquise par le sang de son propre Fils. Act. 20. 28.
Pour acquérir l’Église
Ce verset nous montre le prix que Dieu a payé pour acquérir l’Assemblée. Dans la parabole du marchand cherchant de belles perles, nous trouvons que ce marchand vend tout ce qu’il avait pour acquérir cette perle (Mat. 13. 45 et 46). Cela nous montre, sous forme de parabole, ce qu’il en a coûté au Seigneur Jésus pour acquérir l’Église. Il a dû tout donner : « Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25).
Toutefois, dans le verset ci-dessus, nous trouvons ce qu’il en a coûté à Dieu pour acquérir l’Église, car ici, il s’agit de Dieu – et il est question de son propre Fils. Nous trouvons deux fois une pensée semblable dans l’épître aux Romains : « Ce qui était impossible à la Loi, du fait que la chair la rendait sans force, Dieu – ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché … a condamné le péché dans la chair », et « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous… » (Rom. 8. 3, 31 et 32).
Quelle valeur extraordinaire cela donne à la véritable Église de Dieu, constituée de tous les vrais croyants dans le Seigneur Jésus ! Le prix d’achat, pour Dieu, était le sang, autrement dit la vie donnée dans la mort, de Son propre Fils bien-aimé !
Qu’il est triste et solennel, alors, quand nous pensons à ce que Paul dit aux anciens d’Éphèse au sujet de ce qui arriverait pendant l’histoire de l’Église sur la terre. « Des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau » (Act. 20. 29). Mais pire encore, « du milieu de vous-mêmes se lèveront des hommes qui annonceront des doctrines perverses pour entraîner les disciples après eux » (v. 30).
Nous menons deuil et nous pleurons lorsque nous pensons de quelle manière notre Dieu n’a rien épargné pour acquérir l’Église, puis à ce qu’est devenu le témoignage extérieur, public, dans les mains des hommes. Puissent notre désir et nos prières être d’édifier et de protéger ce qui est précieux pour Dieu, jusqu’à ce que le Seigneur vienne !
Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang… en vue de montrer sa justice dans le temps présent, de sorte qu’il est juste et qu’il justifie celui qui est de la foi en Jésus. Rom. 3. 25 et 26.
A plus forte raison, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui ! Rom. 5. 9.
Pour notre justification
L’épître aux Romains a souvent été comparée à une scène dans une cour de justice. Toute l’humanité, y compris vous et moi, avons été amenés dans la cour de Dieu, et trouvés coupables. « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul » (Rom. 3. 10). Le monde entier est sous le jugement devant Dieu (v. 19). Y a-t-il quelque remède ?
Dans la discussion que Job – qui vivait à peu près au temps d’Abraham – avait avec ses trois amis, la question avait déjà été posée : « Comment l’homme sera-t-il juste devant Dieu ? » (Job 25. 4). L’épître aux Romains nous montre la réponse de Dieu : comment Il peut être juste et justifier celui qui est de la foi en Jésus (Rom. 3. 26).
Le premier passage ci-dessus nous dit que c’est par la foi en son sang. Mes propres œuvres, même des œuvres religieuses, n’auront pas de valeur devant Dieu pour le salut. Je dois croire que l’agneau de Dieu, saint et sans défaut, notre Seigneur Jésus Christ, a pris ma place en jugement sur la croix du Calvaire. Mes propres œuvres pour gagner la faveur de Dieu ne pouvaient pas me sauver, en fait elles ne faisaient que me condamner ! L’œuvre de Christ, sa mort, son sang versé pouvaient seuls ôter mes péchés de devant un Dieu saint. Cela permet à Dieu d’être juste – cohérent avec Lui-même dans tous ses attributs – et aussi d’être Celui qui justifie – capable d’en rendre d’autres en accord avec Lui-même – tous ceux qui croient en Jésus et qui ont la foi en Son sang.
Le deuxième verset nous dit que nous sommes justifiés par Son sang. Dieu est Celui qui nous justifie (Rom. 8. 33), mais le sang de Christ en est le fondement. Son sang versé montre que la mort et le jugement ont eu lieu, et que toutes les revendications de Dieu contre nous ont été satisfaites et réalisées. Alléluia ! Quel Sauveur !
La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? 1 Cor. 10. 16.
La communion de son sang
Ce chapitre de 1 Corinthiens met les croyants de Corinthe en garde contre le danger d’être associés à l’idolâtrie. C’est l’une des choses que l’Écriture nous avertit de fuir (v. 14). On a dit avec raison qu’une idole, c’est une chose quelconque qui se met entre l’âme et le Dieu vivant et vrai.
Pour agir contre cette idolâtrie, l’apôtre est conduit à amener devant les croyants, y compris nous-mêmes, la bénédiction positive dans laquelle nous sommes introduits. Si le monde a ses associations et ses communions, de même le chrétien. Nous avons été amenés dans la communion du sang et du corps de Christ. Le mot communion pourrait aussi être traduit par agrégation, ou même association.
L’expression la plus élevée de cette communion est réalisée quand nous sommes réunis pour nous souvenir du Seigneur Jésus comme cela est mentionné dans le passage ci-dessus, et au chapitre 11. Toutefois, nous pensons qu’il s’applique même à d’autres moments, quand les croyants sont réunis. Tous les croyants font partie de cette communion, bien que le péché puisse empêcher cette participation.
Mais pourquoi la coupe est-elle mentionnée en premier au chapitre 10 ? L’ordre historique réel est placé devant nous dans les récits des évangiles, et dans le chapitre suivant de 1 Corinthiens. Nous pensons que le sang est mentionné en premier parce que c’est ce qui nous sépare du monde idolâtre, tout comme le sang sur le linteau et les poteaux des portes des maisons des Israélites les séparait du jugement qui tombait sur l’Égypte. Le Seigneur Jésus est mort pour nos péchés afin de nous délivrer du présent siècle mauvais (Gal. 1. 4). Ainsi, en reconnaissant que nous sommes séparés du monde, nous sommes capables de participer au pain qui, non rompu, est le symbole du seul corps de Christ composé de tous les croyants.
De même il prit la coupe aussi, après le souper, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites-ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi ».
1 Cor. 11. 25.
Nouvelle alliance en grâce
La nuit même où le Seigneur Jésus fut trahi, vers la fin du souper de la pâque, Il prit du pain et du vin et instaura la Cène comme une fête en mémoire de Lui. Ce mémorial devait être accompli « jusqu’à ce qu’il vienne » (v. 26). Lorsque nous nous souvenons de notre Seigneur Jésus, nous regardons en arrière à Ses souffrances, nous regardons en haut pour Le voir maintenant à la droite de Dieu, et nous regardons en avant, non seulement lorsqu’il reviendra pour nous enlever, mais à son retour pour établir son royaume dans ce monde. Quelle suite merveilleuse de pensées devrait remplir notre cœur et notre esprit quand nous nous souvenons de Lui !
Le pain, bien sûr, lorsqu’il est rompu, nous rappelle son corps saint donné pour nous. La coupe nous rappelle la valeur de son précieux sang. Pourquoi le Seigneur a-t-il parlé d’une « nouvelle alliance » en son sang ? – La nouvelle alliance est introduite en Jérémie 31. L’ancienne alliance, faite avec Israël au mont Sinaï, était une alliance de bénédiction conditionnelle, qui dépendait de la fidélité de l’homme. La nouvelle alliance est une alliance en grâce où tout dépend de Dieu. Notez les affirmations de l’Éternel en Jérémie. Mais comment Dieu pourrait-il introduire une nouvelle alliance pour un peuple qui avait tellement manqué sous l’ancienne alliance ? – C’est par le sang de Christ ! Il a répondu de tous les péchés de ceux qui ont cru en lui, et cela permet à Dieu de reprendre des relations avec son peuple terrestre. Bien que la nouvelle alliance soit faite, dans sa forme, avec Israël dans un jour à venir, la grâce et les bénédictions spirituelles de la nouvelle alliance appartiennent, déjà aujourd’hui, à l’Église. Nous lisons : « Je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché » (Jér. 31. 34 ; cf. Héb. 8. 12). En Hébreux 10, nous voyons que cela est vrai pour nous déjà aujourd’hui. Cela, et toutes les autres bénédictions, sont établis pour les Siens à travers son propre sang qui a été versé. Quel Sauveur !
Rendus agréables dans le Bien-aimé. En lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes selon les richesses de sa grâce. Éph. 1. 6 et 7.
Rédemption et pardon
Les épîtres aux Romains et aux Éphésiens ont souvent, et utilement, été mises en contraste. L’épître aux Romains considère les choses de notre côté, et montre notre ruine complète dans le péché – et nos péchés. L’épître aux Éphésiens commence par le côté de Dieu, et nous présente les conseils de Sa grâce en bénédiction pour nous en Christ. En Romains nous voyons d’abord ce qui était dans notre cœur. En Éphésiens, nous voyons d’abord ce qui était dans le cœur de Dieu.
Les versets ci-dessus nous parlent de trois bénédictions différentes. La première, c’est que nous sommes agréables dans le Bien-aimé, que l’on peut aussi traduire amenés dans la faveur du Bien-aimé. De la manière dont le Père regarde à son Fils avec faveur, il nous voit aussi de même maintenant.
Nous avons aussi la rédemption par son sang. Nous étions esclaves du péché et de Satan, mais le prix entier a été payé pour nous racheter et nous amener à Dieu. Les fils d’Israël furent rachetés hors de l’Égypte par le sang de l’agneau de la pâque. Nous, nous avons été rachetés par le précieux sang de Christ. Quel prix beaucoup plus élevé, pour notre Dieu et Père, pour nous racheter !
La troisième bénédiction, c’est le pardon. Quelle chose merveilleuse de savoir que nous sommes pardonnés ! Cette bénédiction nous est aussi acquise par le sang de Christ. Il a souffert et il est mort pour ôter notre péché de devant un Dieu saint. Souvenez-vous que tous nos péchés, à nous comme chrétiens, étaient encore à venir quand Christ est mort, et il est mort pour tous ces péchés. Nous sommes judiciairement libérés. Comme nous le chantons quelquefois : – Source féconde, Salut du monde, Le sang du Christ est répandu.
Et remarquez que ces bénédictions sont selon les richesses de sa grâce. Quelles richesses de la grâce de Dieu ont été déployées afin de nous bénir ! Le Fils de Dieu lui-même a dû descendre du ciel pour nous donner de telles bénédictions. Puissions-nous Le louer pour cela !
Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. Éph. 2. 13.
Il nous approche
Nous voyons en Éphésiens, chapitre 1, que le sang de Christ nous a donné rédemption et pardon. Au chapitre 2, nous trouvons une autre bénédiction que nous recevons par le sang de Christ : il nous a approchés de Dieu. Dans la première partie de Éphésiens 2, l’apôtre montre que tous, qu’ils soient Juifs ou Gentils, étaient morts dans leurs fautes et leurs péchés. Il montre ensuite que nous sommes vivifiés ensemble avec Christ, ressuscités ensemble, et qu’Il nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ.
Depuis le verset 11, il nous est montré la place différente des pécheurs des nations en contraste avec celle des pécheurs juifs. Les gens des nations étaient sans Christ, sans espérance, et sans Dieu. (v. 12). Mais maintenant, un grand changement a eu lieu ! Les Gentils qui étaient autrefois loin – comme le fils prodigue dans un pays éloigné – sont maintenant approchés. Comment cela se peut-il ?
Notre verset en donne deux raisons. La première, c’est le sang de Christ. Tous nos péchés et toutes nos transgressions, qui nous retenaient loin de la sainte présence de Dieu, ont été ôtés. Le sang versé de Christ est la preuve que l’œuvre est faite, que Christ est mort pour eux tous.
En second lieu, nous trouvons la merveilleuse expression « dans le Christ Jésus ». Cela met devant nos yeux notre Sauveur bien-aimé comme l’Homme glorifié maintenant dans le ciel, et notre place nouvelle devant Dieu en Lui. Il est l’Homme accepté dans la présence de Dieu, comme nous le voyons au chapitre premier, et nous sommes acceptés en Lui. Dans le Christ Jésus il n’y a plus aucune différence entre les Juifs et les Gentils – plus de différence entre le Juif, qui avait une proximité extérieure relative aux temps de l’Ancien Testament, et les Gentils, qui étaient très éloignés. Tous ont été approchés ensemble et il leur a été donné la même place dans le Christ Jésus.
Grâce extraordinaire !
Ayant fait la paix par le sang de sa croix… Vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à vos pensées, dans les mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés. Col. 1. 20 et 21.
Paix et réconciliation
Le premier chapitre de l’épître aux Colossiens nous présente la grandeur de Christ, le Chef de l’Assemblée. Dans les versets 12 à 18, nous avons de nombreuses gloires de notre Seigneur mises devant nous. Il est le Fils de l’amour du Père ; Il est le rédempteur ; Il est l’image du Dieu invisible ; Il est le Créateur ; Il soutient toutes choses.
Puis, dans les versets 20 à 22, nous apprenons quelque chose de sa grande œuvre de réconciliation. Toutes choses, dans les cieux et sur la terre, seront réconciliées par Lui avec la Déité. Dans ce but, il a plu à toute la plénitude de la Déité de demeurer en Lui lorsqu’Il est devenu homme. Qu’il est grand !
La réconciliation de toutes choses attend un jour à venir. Mais nous lisons que nous avons été réconciliés ! Nous étions autrefois étrangers et ennemis dans notre entendement, dans les mauvaises œuvres. Dieu n’était pas notre ennemi, mais nous étions devenus Ses ennemis depuis la chute de l’humanité dans le péché. Cela s’est vu de la manière la plus évidente quand le Fils de Dieu Lui-même s’est abaissé jusque dans ce monde qu’il avait créé, et qu’il est devenu Homme. Le monde a été fait par lui mais ne l’a pas connu. Son propre peuple, Israël, ne l’a pas reçu (Jean 1. 10 et 11). Il est allé de lieu en lieu faisant le bien, mais la foule, à la fin, a crié : « A mort, à mort ! Crucifie-Le » (Jean 19. 15).
Mais dans une grâce infinie, Son rejet et sa mort sur la croix ont, en fait, constitué le fondement pour que la réconciliation ait lieu, de sorte que nous puissions, en paix, être ramenés dans la présence de Dieu, saints, sans blâme et irréprochables. Jouissez-vous de cette paix et de cette réconciliation ?
Dans le second (tabernacle), seul le souverain sacrificateur entre, une fois par an, non sans présenter du sang.
Christ étant venu… non pas avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang… est entré une fois pour toutes dans les lieux saints. Héb. 9. 7, 11 et 12.
Il nous donne l’accès dans le lieu très-saint
L’épître aux Hébreux explique de nombreux types et figures de l’Ancien Testament, et montre comment Christ les a accomplis. Nous trouvons souvent un grand contraste entre ces types de l’Ancien Testament et la réalité spirituelle que nous avons maintenant en Christ. Nous voyons cela dans les versets ci-dessus.
Aaron entrait dans le lieu très-saint, la deuxième partie du tabernacle, une seule fois par an, le jour des propitiations (Lév. 16). Il ne pouvait pas apparaître là sans le sang de taureaux et de boucs, qui étaient tués dans ce but. Mais il ne pouvait pas demeurer dans cet endroit. Comme nous le voyons dans ce chapitre, le chemin dans le lieu très-saint n’était pas encore manifesté. Le sang d’animaux ne pouvait pas protéger le souverain sacrificateur d’Israël à l’intérieur du voile pour le peuple.
Quel contraste avec Christ et son sacrifice ! Il n’est pas entré dans les lieux saints avec le sang d’animaux (Héb. 9. 11 et 24). Mais il est entré en vertu de son propre sang, qui a été versé sur la croix du Calvaire. Comme nous l’avons vu, lorsque le soldat a percé son côté avec une lance, il en est sorti du sang et de l’eau. Cela montrait que la peine due au péché avait été satisfaite, et cela par le Fils de Dieu lui-même, saint et sans tache. Quelle valeur il y a dans son sang précieux ! Et maintenant il reste là pour nous dans la présence de Dieu. « Son propre sang » – quelle expression, quand nous pensons à ce qu’il est ! – nous a assuré une place là, en notre faveur, dans la présence de Dieu, bien que, évidemment, il soit personnellement digne, en lui-même, d’être là. Son sang a aussi ouvert pour nous le sanctuaire céleste.
… des dons et des sacrifices qui ne peuvent pas rendre parfait, quant à la conscience… Car si le sang de boucs et de taureaux… sanctifie pour la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous rendiez culte au Dieu vivant ! Héb. 9. 9, 13 et 14.
Il purifie la conscience
Nous trouvons un autre grand contraste entre ce qu’Aaron était capable de faire avec les sacrifices et le sang qu’il apportait à Dieu, et ce que Christ a eu la capacité de faire par le moyen de son grand sacrifice et par son sang qui a été versé. L’acte d’Aaron n’avait seulement pour effet que de purifier la chair ; autrement dit, il n’y avait qu’un effet extérieur. Il ne pouvait pas purifier la conscience des personnes pour lesquelles les sacrifices étaient offerts.
Combien nous pouvons être reconnaissants quand nous nous tournons pour considérer ce que Christ a fait ! Nous avons ici l’un des endroits où figure l’expression « combien plus » dans l’Écriture. Son sang a une valeur tellement plus grande, parce qu’Il est tellement grand !
L’Écriture nous dit que les sacrifices d’animaux qui étaient offerts à Dieu ne faisaient que rappeler les péchés (Héb. 10. 3). L’adorateur, dans l’Ancien Testament, ne pouvait pas venir à Dieu avec une conscience purifiée. La répétition des offrandes de sacrifices et de sang versé prouvait que le péché, et les péchés commis, n’étaient pas encore ôtés.
Le témoignage de l’Écriture quant à l’œuvre du Seigneur, c’est : « Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés », et le résultat : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Héb. 10. 14 et 17). Quel contraste cela représente pour le chrétien aujourd’hui. Lorsque nous adorons – que ce soit individuellement, dans notre famille, ou en particulier dans notre louange collective – nous ne nous souvenons plus de nos péchés, mais de Celui qui les a ôtés !
Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il a ouvert pour nous à travers le voile, c’est-à-dire sa chair… approchons-nous avec un cœur vrai… ayant les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. Héb. 10. 19, 20 et 22.
Son sang nous donne l’accès à Dieu
Dans ce passage, nous trouvons que le sang de Christ nous donne accès au lieu très-saint, dans la présence même de Dieu. Grâce extraordinaire !
Remarquez que le Saint Esprit nous dit que nous entrons par le sang de Jésus. C’est Son nom qui présente devant nous Son humanité sainte et parfaite, l’Homme béni qui faisait toujours la volonté de Son Père. Dans la signification de Son Nom, il nous est rappelé aussi qu’Il est le Sauveur. Que cela est merveilleux, qu’Il soit venu, non pas seulement pour nous sauver, mais pour nous amener à Dieu (1 Pier. 3. 18). Et ainsi son sang nous donne accès, non seulement dans le parvis, ou dans le lieu saint, mais dans le lieu très-saint, directement dans la présence de Dieu. C’est un chemin nouveau et vivant, en contraste avec le chemin cérémoniel par lequel les sacrificateurs de l’Ancien Testament pouvaient, dans une certaine mesure, s’approcher.
Notez aussi l’exhortation : Approchons-nous. Ainsi, en même temps que chaque croyant, individuellement, peut jouir de cet accès, c’est spécialement le rassemblement collectif des croyants qui est en vue ici.
Pour nous encourager à nous approcher, il nous est rappelé que nos cœurs ont été purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure. Nous pensons que cela se réfère à la consécration des sacrificateurs de l’Ancien Testament (Ex. 29 ; Lév. 8). Mais, alors qu’ils avaient la cérémonie extérieure, nous avons la réalité intérieure ! Ils étaient littéralement aspergés avec du sang. Notre conscience est purifiée par le précieux sang de Christ. Lorsque nous nous approchons de la présence de Dieu, nous n’avons pas besoin d’être occupés de nos péchés, car Christ les a tous ôtés. Le corps lavé d’eau pure rappelle que les sacrificateurs devaient être lavés. Quant à nous, nous sommes nés de nouveau, et nous avons une nature qui désire plaire à Dieu.
Sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous. 1 Pier. 1. 18 à 20
Le sang précieux
L’or et l’argent peuvent acheter beaucoup de choses. Toutefois ils ne pourraient pas nous racheter à la vue de Dieu. « Ils se confient en leurs biens … leurs richesses … Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon, (car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais) » (Ps 49. 6 à 8).
Nous voyons, dans le verset de 1 Pierre, quel grand prix exigeait notre rédemption : elle nécessitait un sang précieux. Le sang d’agneaux sans nombre avait été versé, mais ce sang-là n’est jamais appelé précieux. Ce terme est réservé au sang de l’Agneau céleste, l’Agneau de Dieu, notre Seigneur Jésus Christ. Il était « sans défaut et sans tache ». A l’intérieur comme à l’extérieur, Il était pur et acceptable pour Dieu.
Des prophéties, tout au long de l’Ancien Testament, avaient annoncé le Seigneur Jésus et Son œuvre. Abel, immédiatement après la chute de l’homme dans le péché, apporta son agneau avec la graisse, pour le présenter à Dieu. La nuit de la Pâque, chaque famille israélite devait prendre cet agneau spécial, qu’ils avaient mis en garde pendant quatre jours, – ils devaient le tuer et mettre de son sang sur le linteau et les poteaux des portes de leurs maisons. L’Éternel avait dit : « Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous ».
Avec l’introduction de la Loi, et le tabernacle, et plus tard, le temple, un agneau devait être offert chaque matin et chaque soir sur l’autel de l’holocauste. Mais quel moment particulier cela a été, quand Jean le Baptiseur a pu regarder le Seigneur Jésus et dire : « Voilà l’Agneau de Dieu » (Jean 1. 29). Il est précieux, et Son sang est précieux !
A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père -, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles. Apoc. 1. 5 et 6.
Son sang a fait de nous des sacrificateurs
Qu’il est remarquable de considérer la puissance en purification du sang de Christ ! « Dieu est lumière… Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 5 et 7). Ce passage de la 1ère épître de Jean montre le caractère de ce sang : il purifie de tout péché. Comme nous sommes reconnaissants qu’il n’y ait pas un péché que le sang de Christ ne puisse effacer ! Alors que le sang de Christ a été versé une fois pour toutes, et que sommes purifiés une fois pour toutes, nous avons souvent besoin que nous soit rappelée la valeur de Son sang. Mais nous ne sommes pas purifiés par le sang une deuxième fois, car cela voudrait dire qu’il nous faudrait aller à Dieu de nouveau comme des pécheurs. Mais en confessant notre faute, comme étant des enfants du Père qui ont désobéi, il doit nous être rappelé à nouveau ce qu’il en a coûté pour ôter ces péchés.
Cependant, qu’il est remarquable que, non seulement nous avons été lavés de nos péchés par Jésus, mais que nous sommes maintenant rendus aptes à être des sacrificateurs pour Son Dieu et Père. Cela est vrai de tous les croyants, jeunes et plus âgés. Comme sacrificateurs, nous pouvons adorer et prier, nous pouvons offrir « des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 5). Tandis que, dans les réunions publiques des croyants, ce sont les frères qui parlent au nom des croyants (1 Cor. 14. 34), rappelons-nous toujours que chacun des croyants présents est un sacrificateur pour Dieu !
Remarquez que, dans le verset ci-dessus, il est dit « A celui qui nous aime ». Qu’est-ce qui a poussé le bien-aimé Fils de Dieu à venir pour de tels que nous, pour que Son sang précieux soit versé ? – C’est Son grand amour, « qui surpasse toute connaissance » (Éph. 3. 19) ! Puissions-nous entrer dès maintenant dans l’esprit de ce verset, alors que nous sommes encore ici-bas. « A lui la gloire et la force aux siècles des siècles ». Il est digne de notre louange, et puissions-nous être de ceux qui Lui rendent cette louange !
CORONA 79
CORONA 79
Notre Seigneur, Israël et les nations pendant le millénium
La Parole de Dieu apporte de nombreuses informations concernant le millénium.
Nous devons premièrement mettre en évidence qu’il s’agit du règne de Christ dans les cieux et sur la terre. Les deux sphères du royaume sont bien démontrées dans les livres de Daniel, des Psaumes et de l’Apocalypse, sans oublier les autres prophètes.
Daniel et l’Apocalypse lèvent le voile sur l’aspect céleste : « voici, quelqu’un comme un fils d’homme vint avec les nuées des cieux, et il avança jusqu’à l’Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. Et on lui donna la domination, et l’honneur, et la royauté, pour que tous les peuples, les peuplades et les langues, le servissent » – « Et le royaume, et la domination, et la grandeur des royaumes sous tous les cieux, seront donnés au peuple des saints des lieux très-hauts » (Dan. 7. 13 et 27).
Les chapitres 1 et 5 de l’Apocalypse présentent notre Seigneur, semblable au Fils de l’homme et comme un agneau. Il est dans le ciel et a en Sa main la clef menant à l’aboutissement des conseils de Dieu envers cette terre. Il est sur le point d’établir Son règne de paix et de « le soutenir en jugement et en justice » (És. 9. 7). Il est « le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, qui ferme et personne n’ouvrira » (Apoc. 3. 7). Il utilisera aussi les anges de Sa puissance pour exercer les jugements qui purifieront cette terre de toute la méchanceté et la corruption engendrées par l’homme sous l’influence de Satan « le chef de ce monde », « le dieu de ce siècle » (voir : Jean 12. 31 ; 2 Cor. 4. 4 ; 2 Thess. 1. 7 et 8 ; Apoc. 9. 1 et 2 et 20. 1 à 3).
À la fin de la grande tribulation « paraîtra le signe du Fils de l’homme dans le ciel ; alors toutes les tribus de la terre se lamenteront et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec beaucoup de puissance et de gloire » (Mat. 24. 30).
Comment se représenter Sa gloire ? Elle a été vue : dans la nuée qui éclairait les fils d’Israël poursuivis par le Pharaon ; sur la montagne de Sinaï et dans le tabernacle (Ex. 14. 19 et 20 ; 24. 16 ; 40. 34). Quand Salomon et le peuple firent la dédicace du temple à Jérusalem, personne ne pouvait se tenir à l’intérieur à cause de la gloire de l’Éternel qui le remplissait (1 Rois 8. 10 et 11). Bientôt, notre Seigneur apparaîtra dans toute Sa gloire ! Il ne sera plus le « charpentier », ou « le prophète, qui est de Nazareth », mais le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs » (Marc 6. 3 ; Mat. 21. 11 ; Apoc. 19. 19). Réjouissons-nous, chrétiens ! Nous aurons « part à la gloire qui va être révélée » (1 Pier. 5. 1).
Il y a des images qui nous dépassent : d’une part l’Agneau se trouve dans le ciel (Apoc. 5. 6 à 12) et en même temps sur la terre : « Et je vis : et voici l’Agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leur front. J’entendis une voix venant du ciel, comme une voix de grandes eaux et comme une voix d’un fort tonnerre ; et la voix que j’entendis ressemblait au son des joueurs de harpe, jouant de leurs harpes ; et ils chantent un cantique nouveau devant le trône, devant les quatre Vivants et les Anciens. Mais personne ne pouvait apprendre le cantique, sinon les cent quarante-quatre mille qui ont été achetés de la terre » (Apoc. 14. 1 à 5).
Il y aura dans le ciel la nouvelle Jérusalem « femme de l’Agneau » (Apoc. 21. 9) et en même temps, sur la terre, la Jérusalem terrestre vue comme la ville du grand roi : « belle dans son élévation, la joie de toute la terre » (Ps. 48. 2). « Et moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » (Ps. 2. 6). « Des choses glorieuses sont dites de toi, cité de Dieu » (Ps. 87. 3). – « Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue, et la gloire de l’Éternel s’est levée sur toi… « Lève autour de toi tes yeux, et regarde : ils se rassemblent tous,… tes fils viennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras » ; Jérusalem sera rayonnante, son cœur frissonnera et s’élargira, les richesses des nations viendront vers elle, ceux qui l’ont méprisée se prosterneront à la plante de ses pieds, et l’appelleront « la ville de l’Éternel, la Sion du Saint d’Israël » (lire És. 60). – « Car sur la montagne de Sion il y aura délivrance, et à Jérusalem, comme l’Éternel l’a dit, et pour les réchappés que l’Éternel appellera » (Joël 2. 32). – « Le résidu reviendra, le résidu de Jacob, au Dieu fort » (És. 10. 21).
Aujourd’hui, la majorité des Juifs sont incrédules, dispersés parmi les nations ; bientôt le Saint Esprit touchera leurs cœurs, et ceux des douze tribus d’Israël, qui seront épargnés au travers de la grande tribulation, reviendront dans leur pays. Avec joie ils diront comme David autrefois : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! Nos pieds se tiendront dans tes portes, ô Jérusalem ! » (Ps. 122. 1 et 2).
« L’Éternel régnera sur eux, en la montagne de Sion, dès lors et à toujours » (Mich. 4. 7). Notre Seigneur ne régnera pas seulement sur Israël, car il est écrit : « Je raconterai le décret : l’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré. Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre » (Ps. 2. 7 et 8). « L’Éternel régnera à toujours, — ton Dieu, ô Sion ! de génération en génération. Louez Jah !» (Ps. 146. 10). – « Que les cieux se réjouissent, et que la terre s’égaie, et qu’on dise parmi les nations : L’Éternel règne ! » (1Chr. 16. 31). « L’Éternel règne, il s’est revêtu de majesté ;… il s’est ceint de force : aussi le monde est affermi, il ne sera pas ébranlé » (Ps. 93. 1). « Dites parmi les nations : L’Éternel règne !… Il exercera le jugement sur les peuples avec droiture (Ps. 96. 10).
« L’Éternel règne : que la terre s’égaye, que les îles nombreuses se réjouissent ! » (Ps. 97. 1). « L’Éternel règne : … Il est assis entre les chérubins : que la terre s’émeuve ! » (Ps. 99. 1). « L’Éternel régnera à toujours et à perpétuité ». (Ex. 15. 18).
Les chapitres 40 à 43 d’Ézéchiel montrent que, pendant le règne, à Jérusalem, un temple nouveau sera rebâti, et que des sacrifices y seront offerts. Les chapitres 44 et 45 parlent abondamment du prince, un représentant de l’Éternel, vu assis dans le temple « pour manger le pain devant l’Éternel ». Ce ne sera pas notre Seigneur, car ce prince devra offrir des sacrifices pour ses péchés (Éz. 45. 22). Sur la terre il y aura des sacrificateurs mais pas de souverain sacrificateur, car il est dit de Jésus, qu’Il est « devenu souverain sacrificateur pour l’éternité » (Héb. 6. 20). Lui seul est le Fils unique, il est plus grand que tous ! À Lui revient toute gloire !







