LE FRUIT DE L’ESPRIT

PXL_20210524_110241447

 

 

LE FRUIT DE L’ESPRIT

 

1. Marcher par l’Esprit

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? (1 Cor. 6. 19).
Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. (Gal. 5. 22 et 23).

Après l’ascension au ciel du Seigneur Jésus ressuscité, le Saint Esprit est venu habiter sur la terre dans chaque croyant : « Ayant cru (en Jésus), vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse » (Éph. 1. 13). L’Esprit Saint anime la vie du croyant et produit un fruit qui, par la grâce de Dieu, mûrit en lui.
Ce fruit est l’ensemble des vertus morales énumérées dans les versets 22 et 23 de Galates 5. Si le cœur du chrétien en est rempli, de telles vertus se manifestent dans sa vie et dans son comportement. C’est ce qui faisait dire à l’apôtre Paul, qui s’adressait aux croyants de la Galatie (province de la Turquie actuelle) : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal. 5. 25).
Mais ces chrétiens, convaincus que le fruit de l’Esprit n’était pas suffisant, étaient portés à compléter leur christianisme en y ajoutant la pratique de rites pratiques prévus dans la loi de Moïse.
En agissant ainsi ils perdaient de vue ce qu’offre le vrai évangile : « marcher par l’Esprit » signifie que la force de refuser le mal et d’accomplir le bien leur était librement accordée ; et cela, nous pouvons, par la foi, le réaliser tous les jours.
De la même manière qu’un petit enfant apprend à marcher, ainsi nous, les chrétiens, nous devons apprendre à marcher par l’Esprit. Cette formation, qui dure toute la vie, fait croître le « fruit de l’Esprit », un fruit intérieur qui ne s’exprime pas à travers des actions d’éclat, mais plutôt sous la forme des vertus morales citées en Galates 5, telles que l’amour, la joie, la paix, la patience…
Dans les feuillets suivants, nous allons considérer les différents composants du « fruit de l’Esprit ».

2. L’amour

Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je suis comme un cuivre qui résonne ou comme une cymbale retentissante. Et si j’ai le don de prophétie, si je connais tous les mystères et possède toute la connaissance, si j’ai toute la foi de manière à transporter des montagnes, mais que je n’aie pas l’amour, je ne suis rien. Et même si je distribuais en aliments tous mes biens, et si je livrais mon corps pour être brûlé, mais que je n’aie pas l’amour, cela ne m’est d’aucun profit. (1 Cor. 13. 1 et 2).

Le premier aspect qui nous est présenté du fruit de l’Esprit est l’amour. Le mot grec utilisé ici est « agapé » ; il ne s’agit pas de l’amour passionnel que les Grecs appellent « eros », ni de celui, tendre et serein qu’ils nommaient « philéo », c’est-à-dire l’amour qui lie un mari et sa femme ou des parents à leurs enfants.
L’apôtre Paul utilise le terme « agapé » qui est l’amour qui donne, au lieu de prendre, l’amour qui veut le bien de l’autre. Cet amour ne dépend pas des mérites de l’autre, mais il se manifeste en toutes circonstances, et on le reçoit de Dieu. Il a été « versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rom. 5. 5) ; il est donc produit par l’Esprit. Nous pouvons sans doute témoigner que nos meilleurs souvenirs ont été marqués par cet amour, donné ou reçu. Souvenons-nous que le Seigneur Jésus résume les centaines de pages de la loi de Moïse en un seul mot : Aimer (lire Marc 12. 29 à 31). Et Il en montre la mesure parfaite et suprême quand Il sacrifie Sa propre vie pour sauver Ses ennemis.
Amis chrétiens, c’est l’Esprit Saint, et non pas le fait d’observer des lois, qui doit motiver nos actions et notre comportement ! La vie chrétienne ne se limite pas à une juste compréhension de la doctrine biblique, ni même à sa réalisation pratique. C’est une réalité cordiale et chaleureuse dans laquelle nous sommes totalement impliqués : notre intelligence, notre volonté, nos sentiments, et qui nous pousse à aimer « en action et en vérité » (1 Jean 3. 18). L’amour « se réjouit avec la vérité » (1 Cor. 13. 6).

3. La joie

Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint. (Rom. 15. 13).
La joie de l’Éternel est votre force. (Néh. 8. 10).

Joie et paix : ce sont deux aspects du fruit de l’Esprit Saint, qui embellissent la vie du chrétien et sont porteurs d’espérance. C’est quelque chose de rare dans notre monde, qui est si souvent amer et tourmenté… Évidemment, la joie, comme toute autre émotion, peut provenir d’une bonne ou d’une mauvaise source. Si la cause en est mauvaise, Jacques nous dit : « Que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse » (4. 9). Mais le plus souvent, dans la Bible, la joie est positive, signe d’une étroite communion avec Dieu (Act. 8. 39).
Certains chrétiens ont tendance à penser que la joie n’est pas très importante dans la vie chrétienne. Toutefois, dans cette liste, elle est le second aspect du fruit de l’Esprit. Certainement, dans les circonstances difficiles de la vie, il peut sembler impossible de se réjouir. L’Esprit Saint, cependant, est pour chaque chrétien un intercesseur et un consolateur ; Il fait pénétrer la joie là même où règne la tristesse (Act. 16. 22 à 25), un peu comme les rayons du soleil s’infiltrent dans le brouillard d’une journée d’hiver. C’est ce dont ont témoigné de nombreux chrétiens emprisonnés à cause de leur foi. Ils ont connu les difficultés, les souffrances, mais aussi une joie intérieure profonde, « la joie de l’Esprit Saint » (1 Thess. 1. 6).
L’un d’entre eux, Watchman Nee, mort en cellule après vingt années d’emprisonnement, ayant choisi de demeurer fidèle à Christ au prix de sa vie, écrivait peu avant de mourir : Bien que je sois malade, la joie demeure toujours dans mon cœur.
Chers amis chrétiens, ne nous laissons pas enlever la joie que Dieu nous a donnée. Elle peut amener ceux qui nous entourent à se tourner vers Celui qui en est la source : Jésus Lui-même, qui la renouvelle en nous par l’action de son Saint Esprit.

4. La paix

Retire-toi du mal, et fais le bien ; cherche la paix, et poursuis-la. (Ps. 34. 14).
Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. (1 Cor. 14. 33).
Réjouissez-vous, perfectionnez-vous, soyez encouragés, ayez un même sentiment, vivez en paix : et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. (2 Cor. 13. 11).

Souvent, dans la Bible, il est parlé de la paix en relation avec la conscience ou le cœur du croyant.
– La paix de la conscience est liée à la certitude que Dieu nous a pardonné.
– La paix du cœur résulte de la confiance en Son amour et en Sa sagesse.
Ce fruit de l’Esprit inclut l’une et l’autre : la paix nous remplit, nous donnant la conviction de nous trouver là où Dieu nous veut, c’est-à-dire près de Lui. En conséquence, il se peut que nous traversions des moments de trouble, de peur, d’insécurité, tout en demeurant confiants et tranquilles. En même temps, la paix est reçue comme un don de l’Esprit et comme le résultat d’un engagement actif : « Cherche la paix et poursuis-la ».
La paix que donne l’Esprit Saint n’est jamais limitée à elle-même, ni froide ou indifférente. L’Esprit de Dieu nous conduit à nous ouvrir aux autres et à les aimer, nous libérant de notre nature égocentrique. Dieu est le Dieu de paix, et Il parle et agit dans la paix afin que l’ordre revienne là où il y a trouble ou agitation.
« Bienheureux ceux qui procurent la paix, car c’est eux qui seront appelés fils de Dieu » (Mat. 5. 9). Mais, pour que nous soyons de dignes ouvriers de paix, il faut que notre propre âme soit en paix. « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4, 6 et 7).

5. La patience

Ce qui est dans la bonne terre, ce sont tous ceux qui, après avoir entendu la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bon, et portent du fruit avec patience. (Luc 8. 15).

La patience, un autre aspect du fruit de l’Esprit, est la première qualité de l’amour citée dans le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens : « L’amour se montre patient » (v. 4).
Dans le texte original, le mot traduit par « patience » signifie non pas tellement savoir attendre, mais plutôt supporter les situations et les personnes difficiles. Mais attention ! Être patient ne signifie pas fermer les yeux devant les mauvais traitements et les agressions.
La patience n’est pas de la faiblesse, mais elle est plutôt la force tranquille qui continue à espérer en vue du bien. Si nous attendons quelque chose en tremblant intérieurement, nous ne sommes pas animés de la véritable patience, celle qui permet de vaincre la frustration, l’irritation et le découragement devant l’apparente stérilité de nos efforts.
La patience de l’Esprit Saint nous permet de mûrir, nous enseignant à laisser l’Esprit agir en nous, au moment et de la manière qui conviennent.
La patience nous apprend à maintenir fermement la confiance dans l’attente du fruit à venir. C’est ainsi qu’elle « aura son œuvre parfaite » (Jac. 1. 4).
Faisons nôtre l’exhortation que l’apôtre Paul adressait aux croyants de l’assemblée grecque de Colosses : Marchez « … d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu ; étant pleinement fortifiés, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et toute persévérance, avec joie, rendant grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière » (Col. 1. 10 et 11).
Il n’y a pas de tristesse dans la patience, et elle n’est pas une lourde charge : elle nous incite à semer sans nous lasser, parfois dans la souffrance, mais toujours en comptant sur le Seigneur, le chef de la moisson.
« Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin accordée par le Seigneur – que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).

6. La bienveillance

Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur : marchez comme des enfants de lumière (car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité), éprouvant ce qui est agréable au Seigneur (Éph. 5. 8).

La cinquième caractéristique du fruit de l’Esprit est la bienveillance. Elle est liée à la bonté, car elle est une disposition d’esprit qui amène à accomplir des actes de bonté.
Être bienveillant lorsqu’on est confronté à quelqu’un d’autre signifie, selon l’étymologie du terme, lui vouloir du bien, sans préjugés. La bienveillance est l’opposé de la jalousie ou du ressentiment, c’est une bonne disposition d’esprit envers les autres, elle est faite d’indulgence et de compréhension. Une pensée bienveillante est sans préjudice, elle est libératoire. La bienveillance est rendue visible par des actions généreuses, faites avec bonté ; mais elle se manifeste aussi dans la façon de parler, par des paroles pleines de bonté, de sincérité et de miséricorde.
Il peut exister cependant un côté négatif de la bienveillance, quand elle devient condescendante devant le mal ou, pire encore, manipulatrice. La vraie bienveillance chrétienne laisse à l’autre sa liberté ; elle prend acte des différences de caractère, d’éducation, de culture, mais elle l’accueille comme une personne aimée de Dieu, témoignant ainsi d’un Dieu qui ne s’impose pas mais qui est venu pour nous sauver.
Pour exercer la bienveillance, il est nécessaire de s’intéresser à notre prochain. En outre, nous devons toujours nous souvenir que la bienveillance n’est pas le résultat de nos efforts, mais l’action de l’Esprit de Dieu qui agit dans notre cœur.
« [Celui qui a] l’œil bienveillant sera béni, car il donne de son pain au pauvre » (Prov. 22. 9).

7. La bonté

Ce qui attire dans un homme, c’est sa bonté. (Prov. 19. 22).
Vous êtes vous-mêmes pleins de bonté. (Rom. 15. 14).

La sixième caractéristique du fruit de l’Esprit est la bonté. La bonté est comme la signature de Dieu, la garantie qu’Il est présent « Nul n’est bon, sinon un seul, Dieu » (Luc 18. 19). D’ailleurs, l’Ancien Testament parle très souvent de la bonté de Dieu. David peut dire : « Ta bonté est meilleure que la vie » (Ps. 63. 3). Pour lui, la bonté de Dieu avait plus de valeur que sa vie même ! A son tour, David a voulu donner une preuve de grande bonté, d’une « bonté de Dieu » – par amour pour Dieu – envers le fils de Jonathan, son ami, en l’invitant à manger à sa table tous les jours (2 Sam. 9).
La bonté, dans toute sa dimension, trouve sa source en Dieu : « rends admirable ta bonté » (Ps. 17. 7). Elle est liée à la grâce et pousse l’homme pécheur à la repentance (Rom. 2. 4). C’est dans la mesure où nous goûtons la bonté de Dieu que nous pouvons, à notre tour, la montrer autour de nous.
Nous sommes exhortés à manifester la bonté sans aucun sentiment de supériorité, à être de simples « canaux » par lesquels se diffuse la bonté du Seigneur, une bonté active, qui s’approche de l’autre, se met à son service et, si nécessaire, pardonne. Si le caractère de bonté était plus souvent présent dans notre vie, nous serions plus attentifs aux autres ; dans les situations parfois difficiles qu’ils traversent, nous les aiderions à porter leur charge. « Ne sois pas surmonté par le mal, mais surmonte le mal par le bien », écrivait l’apôtre Paul (Rom. 12. 21). C’est là le signe indéniable de la bonté comme composant du fruit de l’Esprit, une bonté qui, en face de l’hostilité, du mépris, des échecs, révèle le cœur de Dieu.

8. La fidélité

Confie-toi en l’Éternel et pratique le bien ; habite le pays et repais-toi de fidélité, et fais tes délices de l’Éternel : et il te donnera les demandes de ton cœur. (Ps. 37. 3).
Nombre d’hommes proclament chacun sa bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ? (Prov. 20. 6).

La septième qualité du fruit de l’Esprit est la fidélité. Dans la Bible, il est dit plusieurs fois que Dieu est fidèle (1 Cor. 1. 9, par exemple), c’est-à-dire qu’Il est vérité, qu’Il tient Ses promesses et qu’Il accomplit ce qu’Il dit. Nous pouvons donc avoir confiance en Lui et nous appuyer sur Sa Parole et, à notre tour, être fidèles à nos engagements, à la parole donnée, fidèles dans nos relations, fidèles administrateurs de tout ce que Dieu nous a confié (1 Cor. 4. 2).
Cette fidélité se joint à la foi, à la confiance en Dieu, parce que nous n’avons pas de force en nous-mêmes. D’ailleurs, le mot traduit par le terme « fidélité » contient les deux pensées : fidélité et foi. C’est parce que Dieu est fidèle que nous pouvons nous appuyer sur Lui en toute confiance et avoir foi en Lui ; et cette confiance nous donne la force d’être fidèle.
Mais on peut aussi être fidèle à des choses qui ne sont pas bonnes. En tant que chrétiens, qu’est-ce que la fidélité est pour nous ? Fait-elle partie du fruit de l’Esprit, ou est-elle seulement l’attachement à notre éducation, aux traditions, au respect de la société, à des liens d’amitié nuisibles ? C’est à Jésus que nous devons être fidèles. Il y aura alors une confiance totale en Son amour. Il en résultera une bonne conscience, source de paix et de sérénité et, avec le témoignage, fruit lui aussi de l’Esprit, qui démontre notre lien de communion avec le Sauveur.

9. La douceur

Je vous exhorte par la douceur et la bonté du Christ. (2 Cor. 10. 1).
(Jésus dit : ) Je suis débonnaire (doux) et humble de cœur. (Mat. 11. 29).

Le huitième aspect du fruit de l’Esprit est la douceur, un caractère que nous montrons malheureusement trop rarement : elle exclut les grossièretés, les duretés, les aspérités qui témoignent d’un sentiment d’assurance et de supériorité en celui qui les exprime.
Jésus a dit de Lui-même : « Je suis doux », et Il a manifesté ce caractère qui vient au-devant des besoins des autres avec mansuétude et douceur. De plus, par amour pour nous, « opprimé et affligé… Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7).
Dans le Nouveau Testament, la douceur est souvent associée à l’humilité, à la patience, ainsi qu’au fait de ne pas insister sur ses propres droits. « Je vous exhorte… à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés, avec toute humilité et douceur, avec patience… » écrit l’apôtre Paul aux croyants d’Éphèse (Éph. 4. 1 et 2 ; Phil. 3. 5). On ne peut pas être doux si on est orgueilleux !
En tant que chrétiens, nous devrions montrer des preuves de douceur même lorsque nous occupons une position d’autorité, que ce soit dans l’environnement familial, dans les relations professionnelles, ou dans les réunions chrétiennes. Nous devrions agir ainsi lorsque nous témoignons de notre foi devant des personnes qui sont encore loin de Dieu. Les traiter avec suffisance ne serait pas une manifestation de douceur (1 Pier. 3. 15 et 16), mais au contraire une déplorable manifestation d’orgueil. La Bible nous exhorte à redresser « dans un esprit de douceur » ceux qui se sont laissés surprendre par quelque faute (Gal. 6. 1). Nous pouvons être des aides pour eux en contribuant à relever ou à maintenir vive la flamme de la foi. La Bible nous exhorte à manifester cette caractéristique du fruit de l’Esprit : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes » (Phil. 4. 5).

10. La maîtrise de soi

L’homme qui ne gouverne pas son esprit est une ville en ruine, sans murailles. (Prov. 25. 28).
Joignez à votre foi, la vertu ; à la vertu, la connaissance ; à la connaissance, la maîtrise de soi ; à la maîtrise de soi, la patience… (2 Pier.1. 5 et 6).

Les premiers aspects du fruit de l’Esprit – amour, joie, paix – orientent nos pensées vers Dieu. La patience, la bienveillance, la bonté, la douceur et la fidélité, par contre, sont plus en relation avec notre prochain. La maîtrise de soi est une force intérieure, produite par l’Esprit Saint, qui nous permet de vivre avec sagesse et modération. Nous avons besoin de cette énergie spirituelle donnée de Dieu pour être « sages quant au bien et sans compromis avec le mal » (Rom. 16. 19).
La maîtrise de soi est utile au croyant à tout moment de sa vie pour qu’il ne tombe jamais dans des excès, que ce soit dans la nourriture et la boisson, ou dans les plaisirs en général. Mais c’est aussi cette force qui permet de ne pas céder à tout ce qui pourrait déshonorer son témoignage de croyant : certains aspects de la personnalité, des penchants difficiles à contrôler… Dans la vie quotidienne, la maîtrise de soi, fruit de la vie nouvelle qu’il a reçue du Seigneur, lui permettra d’éviter de nombreux pièges de péché.
La maîtrise de soi aide aussi à trouver la vraie harmonie selon Dieu entre les attentes du corps et celles de l’âme. – Voulez-vous que votre corps obéisse à votre esprit ? Alors laissez votre esprit obéir à Dieu, disait Saint Augustin. Une saine maîtrise de soi permet de rester soumis à l’autorité de Christ dans tous les domaines de la vie chrétienne. Elle encadre et protège la vie du croyant ; ce n’est pas une loi que l’on s’impose : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal. 5. 25).

D’après « Il buon seme » avril-juillet 2021

 

UNE VIE TRANSFORMÉE

IMG_20190715_122403

 

 

Réconcilie-toi avec Lui (Dieu) je te prie, et sois en paix : ainsi le bonheur t’arrivera. Job 22. 21
Vous me chercherez, et vous me trouverez, car vous me rechercherez de tout votre cœur, et je me ferai trouver à vous, dit l’Éternel. Jér. 29. 13-14

 

UNE VIE TRANSFORMÉE

 

Harris est un jeune malheureux.
Il ne sait pas pourquoi, mais il y a, au fond de lui, un grand vide. En 2002 il abandonne tout : famille, amis, travail. Il quitte la Grèce et part en Écosse pour recommencer une nouvelle existence. Il espère trouver enfin le bonheur.
Arrivé en Écosse, il trouve tout de suite du travail et un logement, et son horizon s’éclaire. Il semble que ses rêves se réalisent enfin. Il se dit en lui-même : Voilà, maintenant tout ira bien pour moi…
Bien que ses journées soient bien remplies, entre formation et travail, il ressent encore une sensation indéfinissable de vide. Apparemment, il ne manque de rien, au moins quant à ce qui concerne les besoins essentiels, mais pourtant il lui manque quelque chose.
Arrivé à ce point, Harris commence à se poser des questions sur Dieu. Il voudrait en savoir plus, savoir s’Il existe ou non, s’Il peut, oui ou non, lui donner la paix et ce contentement qu’il cherche depuis si longtemps.
Enfant, il a été baptisé dans une église grecque orthodoxe, mais les personnes qui la fréquentaient ne semblaient pas très heureuses. Elles ne lisaient même pas la Bible, car on leur avait dit que le prêtre seul était capable de la lire et de l’interpréter.
Tout d’abord, Harris, sur le conseil d’un ami, se tourne vers le bouddhisme mais, après quelques mois, sa soif de connaître Dieu n’est en rien apaisée.
Mais il arrive qu’un jour il lit un passage de la Bible trouvé sur un site Internet. Puis, encore sur le même site, il lit le témoignage de personnes de toutes sortes, des gens comme il faut, mais aussi des drogués, des personnes menant une vie dissolue, des voleurs : tous étaient devenus chrétiens. Ces personnes assuraient avoir trouvé la paix et une vraie joie, et disaient aussi que leur esprit s’était ouvert comme si une lumière avait pénétré leurs pensées.
Ce qui frappe Harris, c’est la façon dont ces personnes parlent du changement qui est survenu dans leur vie. Elles décrivent leur conversion comme une véritable transformation. Elles sont enfin heureuses ; ce qu’elles disent en est la preuve.
Un tel changement est exactement ce que Harris cherche depuis si longtemps !
Harris s’est mis à lire la Bible, en commençant par les évangiles. Les paroles de Jésus le frappent : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de le mort à la vie » (Jean 5. 24) ; « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu » (Jean 3. 3).
Harris a accueilli le Seigneur comme son Sauveur. Le voici apaisé et heureux ! Il s’est converti, non pas à une religion, mais à une Personne, Jésus Christ.
Aujourd’hui, il témoigne de la transformation qui s’est effectuée dans son cœur et dans sa vie. Depuis qu’il a eu l’assurance que Dieu avait pardonné ses péchés, une paix profonde a inondé son cœur et lui a fait découvrir la joie de vivre pour son Sauveur.

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

NOUS AVONS BESOIN D’UN SAUVEUR

PXL_20201219_130747377

 

 

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu, afin que personne ne se glorifie » Éph. 2. 8-9

 

NOUS AVONS BESOIN D’UN SAUVEUR

 

Un homme se débat, impuissant, contre le ressac ; il n’arrive pas à rejoindre la côte ; il est épuisé ; il va se noyer. Ce n’est plus qu’une question de minutes…
Ah ! si quelqu’un pouvait lui tendre la main ! Il payerait une somme énorme, il donnerait tout ce qu’il a… Et voilà que quelqu’un de fort et d’habile vient à son secours, au péril de sa propre vie, et le tire jusqu’au rivage.
– S’il vous n’aviez pas été là, je serais certainement mort. Merci infiniment ! Vous êtes mon sauveur. Je ne vous oublierai jamais, de toute ma vie ! – Dites-moi combien je vous dois.
Mais non, il ne veut rien ; il l’a fait avec désintéressement, par dévouement.
Et puis, à combien peut-on évaluer la vie d’un homme ?
Celui qui se débat contre les vagues, c’est moi, c’est vous. L’œuvre de sauvetage est un acte d’amour de Dieu. Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes.
Toute la Bible nous le montre de manière absolument claire.
Aucun de nous ne peut effacer un seul de ses péchés. Aucun de nous ne peut se sauver lui-même. Aucune de nos œuvres, aussi bonne soient-elles, ne peut nous rendre juste et nous purifier pour que nous méritions le paradis.
Voyez ce qu’écrit l’apôtre Paul : « Sur la base des œuvres de loi, personne ne sera justifié ». « Personne ne sera justifié devant lui (Dieu) par des œuvres de loi » (Gal. 3. 16 ; Rom. 3. 20).
Dans l’épître aux Hébreux, les œuvres de l’homme sont appelées « œuvres mortes » (9. 14) dans le sens qu’elles ne peuvent pas donner la vie ou, en d’autres termes, permettre à quelqu’un de gagner la faveur de Dieu et le ciel.
Si nous pouvions faire quelque chose pour notre salut, nous aurions des mérites ; mais toute la Bible nous fait comprendre qu’aucun de nous ne peut se prévaloir d’aucun mérite devant le Dieu saint et juste. Paul écrit encore : « … non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 9).
Dans l’épître aux Romains, comme nous l’avons vu, il est dit que nous étions tous « ennemis » et « pécheurs », mais aussi « sans force » (Rom. 5. 6-10), c’est-à-dire sans possibilité de faire un seul pas vers Dieu. C’est pourquoi c’est Lui qui est venu vers nous, dans Son amour infini !
« Mais quand la bonté de notre Dieu et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit saint, qu’il a répandu richement sur nous par Jésus Christ, notre Sauveur » (Tite 3. 4-6).

 

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

DANS QUELLE DIRECTION ?

DSC01678

 

Il y a telle voie qui semble droite à un homme, mais des voies de mort en sont la fin. Prov. 14. 12
(Jésus dit 🙂 Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8. 12

 

DANS QUELLE DIRECTION ?

 

En voiture, on peut parfois prendre une mauvaise direction. Sur l’autoroute, il est impossible de faire demi-tour, il faut continuer jusqu’à la prochaine sortie. Cela représente du temps perdu, mais c’est réparable. Lorsqu’il s’agit de piloter notre vie dans ce monde, prendre une mauvaise direction peut entraîner des conséquences malheureuses et définitives. En voiture, nous sommes aussi tentés de suivre nos impressions jusqu’au moment où des panneaux nous indiquent que nous faisons fausse route.
Est-ce ainsi que nous orientons notre vie, sans nous préoccuper de l’aboutissement de nos choix ?
Dieu, notre Créateur, qui nous aime, nous donne des indications. La Bible est une source de lumière : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Ps. 119. 105). Comme les panneaux indicateurs qui jalonnent nos routes, elle nous aide à faire le point. Elle met en évidence deux directions opposées.
– Soit nous disons : – Je fais ma vie, je suis mon propre chemin, sans relation avec Dieu et loin de Lui. Alors la Bible nous avertit : nous sommes sur le chemin qui mène à la perdition.
– Soit nous reconnaissons que nous sommes sur ce chemin, perdus, et qu’il nous faut en être délivrés. Alors nous trouvons que Dieu, dans la Bible, nous dit que Jésus est venu pour nous sauver, pour nous faire trouver, en croyant en Lui, le chemin de la lumière et de la vie. Dès aujourd’hui, Jésus veut prendre en charge notre vie pour nous conduire sûrement jusqu’à la maison de Son Père.
Si vous êtes sur la mauvaise voie, prenez la première sortie : lisez la Bible, priez : Jésus vous tend la main.

 

D’après « La Bonne Semence » juillet 2017

 

GLANER DANS LE CHAMP DE BOAZ

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

GLANER DANS LE CHAMP DE BOAZ

 

 

Ta grâce atteint, ô Seigneur, jusqu’aux cieux ;
Ta vérité s’élève jusqu’aux nues ;
De ton amour nos âmes confondues
Méditeront tes faits mystérieux.

Rassasiés des biens de ton amour,
Désaltérés au fleuve de ta grâce,
Fais-nous marcher en paix devant ta face,
En te servant humblement chaque jour.

Elle est en toi, la source du bonheur,
En toi qui seul es amour et lumière.
Que ton Esprit, sans cesse, ô notre Père !
Règle nos pas et garde notre cœur.

 

Chers frères et sœurs, chers amis, nous désirons lire ensemble la Parole de Dieu maintenant. Nous lisons, dans le livre de Ruth, le chapitre 2.

« Et Naomi avait un ami de son mari, homme puissant et riche, de la famille d’Élimélec, et son nom était Boaz. Et Ruth, la Moabite, dit à Naomi : Je te prie, j’irai aux champs, et je glanerai parmi les épis, à la suite de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Et elle lui dit : Va, ma fille. Et elle s’en alla, et entra, et glana dans un champ après les moissonneurs ; et il se rencontra fortuitement que c’était la portion de champ de Boaz, qui était de la famille d’Élimélec. Et voici, Boaz vint de Bethléhem ; et il dit aux moissonneurs : L’Éternel soit avec vous ! Et ils lui dirent : L’Éternel te bénisse ! Et Boaz dit à son serviteur qui était établi sur les moissonneurs : À qui est cette jeune femme ? Et le serviteur qui était établi sur les moissonneurs répondit et dit : C’est la jeune Moabite qui est revenue avec Naomi des champs de Moab ; et elle nous a dit : Permettez que je glane et que je ramasse entre les gerbes, après les moissonneurs. Et elle est venue, et est demeurée depuis le matin jusqu’à cette heure ; ce qu’elle a été assise dans la maison est peu de chose. Et Boaz dit à Ruth : Tu entends, n’est-ce pas, ma fille ? ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’en va pas non plus d’ici, mais tiens-toi ici auprès de mes jeunes filles. Aie les yeux sur le champ qu’on moissonne, et va après elles. N’ai-je pas commandé aux jeunes hommes de ne pas te toucher ? Et si tu as soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que puisent les jeunes hommes. Et elle tomba sur sa face, et se prosterna contre terre, et lui dit : Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux, que tu me reconnaisses, et je suis une étrangère ? Et Boaz répondit et lui dit : Tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, m’a été rapporté, et comment tu as quitté ton père et ta mère, et le pays de ta naissance, et tu es venue vers un peuple que tu ne connaissais pas auparavant. Que l’Éternel récompense ton œuvre, et que ton salaire soit entier de la part de l’Éternel, le Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter ! Et elle dit : Mon seigneur, que je trouve grâce à tes yeux ! car tu m’as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante, et pourtant je ne suis pas comme une de tes servantes. Et, au temps du repas, Boaz lui dit : Approche-toi ici, et mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Et elle s’assit à côté des moissonneurs, et il lui tendit du grain rôti ; et elle mangea, et fut rassasiée, et en laissa de reste. Et elle se leva pour glaner ; et Boaz commanda à ses jeunes hommes, disant : Qu’elle glane même entre les gerbes, et ne lui en faites pas de reproche ; et vous tirerez aussi pour elle quelques épis des poignées, et vous les laisserez ; et elle les glanera, et vous ne l’en reprendrez pas. Et elle glana dans le champ jusqu’au soir, et elle battit ce qu’elle avait glané, et il y eut environ un épha d’orge. Et elle le chargea sur elle, et vint à la ville ; et sa belle-mère vit ce qu’elle avait glané. Et elle sortit ce qu’elle avait laissé de reste après avoir été rassasiée, et le lui donna. Et sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd’hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui t’a reconnue ! Et elle raconta à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé, et dit : Le nom de l’homme chez qui j’ai travaillé aujourd’hui est Boaz. Et Naomi dit à sa belle-fille : Béni soit-il de l’Éternel, qui n’a pas discontinué sa bonté envers les vivants et envers les morts ! Et Naomi lui dit : L’homme nous est proche parent, il est de ceux qui ont sur nous le droit de rachat. Et Ruth, la Moabite, dit : Même il m’a dit : Tiens-toi près de mes jeunes hommes jusqu’à ce qu’ils aient achevé toute la moisson que j’ai. Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses jeunes filles, et qu’on ne te rencontre pas dans un autre champ. Et elle se tint auprès des jeunes filles de Boaz, pour glaner, jusqu’à ce que la moisson des orges et la moisson des froments fût achevée ; et elle habitait avec sa belle-mère ».

Cette portion de la Parole de Dieu, qui est devant nous ce soir, est pleine de fraîcheur. Nous apprécions de lire ce livre de Ruth, notamment en pensant au livre qui précède, qui est parmi les livres les plus sombres de l’Ancien Testament, le livre des Juges ; nous trouvons notamment dans les derniers chapitres, un tableau bien sombre. Quand nous arrivons au livre de Ruth, c’est très différent. Dieu nous a donné ce livre aussi pour notre encouragement et pour nous parler. Comme pour toutes les portions de la Parole, et donc de l’Ancien Testament, ce récit a différentes portées. On a donc d’une part l’histoire, qui est intéressante en soi et pleine d’instructions. et d’autre part un côté prophétique, que nous ne désirons pas présenter ce soir, mais qui est quand même important. Il nous parle de la restauration, notamment du peuple d’Israël, après tout ce qui a eu lieu dans son histoire, un peuple vraiment restauré dans son héritage et dans la bénédiction. Mais il y a aussi un côté pratique qui sera devant nous ce soir. Nous pouvons faire bien des applications en considérant Ruth comme une jeune croyante, et en voyant comment nous pouvons faire aussi des progrès spirituellement. Ce chapitre est plein d’instructions pour nous aussi sous ce point de vue.
Nous connaissons l’histoire. Je n’ai pas besoin de raconter, ce qui nous est dit au chapitre 1, quand Élimélec et sa famille se sont éloignés de Bethléhem pour aller au pays de Moab à cause d’une famine, et comment les deux fils d’Élimélec et Naomi se sont mariés là-bas avec des femmes moabites. Élimélec est décédé et ses fils aussi. Finalement c’est Naomi qui rentre dans le pays parce qu’elle a entendu dire que l’Éternel avait visité son peuple pour leur donner du pain. On voit que ses deux belles-filles, Orpa et Ruth, rejoignent Naomi, mais à la frontière, finalement, Orpa la quitte parce que Naomi le lui a conseillé. Mais Ruth s’est attachée à sa belle-mère, et ainsi elles arrivent des champs de Moab et le v. 22 du chapitre 1 nous dit: « elles vinrent à Bethléhem, au commencement de la moisson des orges » – un moment remarquable qui va aussi nous occuper encore un peu.
Le chapitre 2 que nous avons lu commence en nous parlant de Boaz. Dans l’Ancien Testament, Boaz est un très beau type du Seigneur Jésus. Nous désirons regarder cela d’un peu plus près, parce que la Personne du Seigneur Jésus est si glorieuse et notre Seigneur a tellement de gloires, qu’en effet bien des personnages sont nécessaires pour nous montrer les différents aspects des gloires du Seigneur Jésus. Ce qui est important, c’est de saisir ce que Dieu veut nous enseigner en rapport avec un personnage placé devant nous.
La Parole nous dit plusieurs choses sur Boaz. J’aimerais mentionner sept points qui peuvent nous aider à mieux discerner  le côté des gloires du Seigneur Jésus que nous montre Boaz. Tout d’abord son nom. Nous avons l’explication de son nom dans le 1er livre des Rois au chapitre 7 où nous avons la construction du temple. Devant le temple il y avait deux colonnes dont le nom est donné : l’une, c’est Jakin, et l’autre, Boaz – et Boaz, comme le dit la note, veut dire : en lui est la force. Donc nous pouvons dire en rapport avec son nom que déjà Boaz nous présente le Seigneur Jésus comme Celui en qui est la force, qui est en effet le vainqueur. C’est le premier point important.
Boaz vient de Bethléhem. Et là de nouveau il y a un parallèle parce que notre Seigneur est né à Bethléhem, la maison du pain. Le Seigneur Jésus n’est pas seulement né à Bethléhem mais, comme l’évangile selon Jean nous le dit, Il est le pain du ciel (Jean6. 51). Il est vraiment le pain descendu du ciel. Il est Dieu, Il est devenu homme, Il est venu ici-bas, Il est le pain du ciel, Celui qui est vraiment la nourriture pour Son peuple. Bien sûr, on peut voir cela dans l’histoire qui est devant nous en rapport avec les possessions qu’a Boaz, les champs qu’il a, etc. L’instruction qui nous est donnée est très liée à cela : nous nourrir de Lui, du Seigneur Jésus, qui est vraiment le pain du ciel, la nourriture pour le croyant – pour être sauvé d’une part, mais aussi notre nourriture journalière.
Nous lisons aussi qu’il est de la famille d’Élimélec. J’aimerais lier tout de suite cela avec le fait qu’il venait de Bethléhem. J’ai déjà fait allusion au fait que le Seigneur Jésus est devenu homme, mais Il est vraiment devenu notre prochain. Nous connaissons bien la parabole du bon Samaritain. La question est posée par celui à qui le Seigneur parle : « Et qui est mon prochain ? » (Luc 10. 29). Et le Seigneur parle du bon Samaritain, de Celui qui est venu jusqu’à nous, qui nous a vus dans notre misère pour intervenir en grâce en notre faveur. Le Seigneur Jésus est devenu homme, l’Homme venu du ciel. Et comme nous le dit l’épître aux Hébreux : « Puis donc que les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé » (2. 14). Dans ce sens Il est de la famille d’Élimélec. Il est devenu homme. Comme nous le lisons plus tard dans l’épître aux Hébreux, Il est devenu homme, comme nous à part le péché.
Le verset 1er nous dit encore autre chose de Boaz – et je souligne cela : il est un « homme puissant et riche ». Cela rejoint la pensée que j’ai mentionnée tout à l’heure : en lui est la force. Il est puissant et il est riche. En rapport avec cela et avec le commencement de la moisson des orges placé devant nous, cela nous fait penser au fait que le Seigneur Jésus est devenu homme, qu’Il a donné Sa vie sur la croix et qu’Il est ressuscité. Ici nous avons le Seigneur devant nous comme Celui qui a vaincu la mort, qui est ressuscité. Ainsi Boaz nous parle du Seigneur Jésus. J’aimerais lire un verset dans le psaume 80 : « Que ta main [c’est le psalmiste qui parle à Dieu] soit sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi » (v. 17).
Ce beau verset nous montre vraiment ce que Boaz nous dit du Seigneur Jésus. Il est l’homme de la droite de Dieu, Il est Celui que Dieu a fortifié pour Lui-même. En Lui est la force, Il a vaincu la mort, Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu maintenant.
Ainsi donc nous voyons le Seigneur Jésus, et Boaz comme type du Seigneur Jésus. Dans le Nouveau Testament, dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 28, nous lisons au v. 18 : « Jésus, s’approchant, leur parla, disant : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre ». Il a donc toute autorité. Cela le Seigneur le dit étant ressuscité. Ce que la Parole nous dit en rapport avec le Seigneur, figuré dans Boaz est vraiment remarquable : un homme puissant et riche. Pour appliquer cela au Seigneur, j’aimerais lire dans l’épître aux Éphésiens un verset qui nous parle des « richesses insondables du Christ » (3. 8) – cela aussi en rapport avec la place que le Seigneur Jésus a maintenant à la droite de Dieu.
En Éphésiens 3 il est souligné en rapport avec les dispensations de la grâce où l’assemblée est formée sur la terre et où le Seigneur est placé devant nous comme Celui en qui sont les richesses insondables que nous trouvons dans Sa Personne. C’est vraiment quelque chose d’encourageant pour nous d’être ainsi occupés du Seigneur Jésus, des richesses insondables, de la grandeur de Sa personne, de Ses multiples gloires que la Parole place devant nous.
J’aimerais encore mentionner deux aspects que nous trouvons dans ce chapitre 2. C’est d’une part que Boaz – et notamment à partir du v. 4 – est vraiment le seigneur de la moisson, une expression que l’évangile de Matthieu, au chapitre 9 emploie aussi pour le Seigneur Jésus, qui pousse Ses ouvriers dans Sa moisson (v. 38). Ici nous voyons qu’il est vraiment le seigneur de la moisson. Le champ lui appartient. Il y a la personne – et nous allons revenir à cela – qui est établie sur les moissonneurs et il y a tous ces ouvriers qui sont là.
Et finalement, et c’est plus tard dans ce chapitre, nous avons vu cela seulement au v. 20, un septième aspect que j’aimerais souligner. Nous lisons à la fin du v. 20 que Boaz est aussi celui qui a le droit de rachat.
L’expression employée en hébreu a vraiment le sens de rédempteur. Le Seigneur Jésus est aussi notre Rédempteur, Il nous a rachetés, Il a le droit de rachat, une gloire du Seigneur Jésus que nous trouvons dans ce chapitre, dans ce livre de Ruth en rapport avec Boaz, et notamment le chapitre 4 y revient beaucoup – le chapitre 3 déjà et encore plus le chapitre 4 – sur ce côté du rachat et tout ce qui est impliqué en cela. C’est vraiment la traduction du mot : il est le rédempteur. Dans le livre du prophète Ésaïe nous lisons souvent cela. Je lis juste un des nombreux versets : « Notre rédempteur, son nom est l’Éternel des armées, le Saint d’Israël » (47. 4). Et ainsi dans le livre d’Ésaïe, l’Éternel est présenté comme rédempteur de Son peuple. Il a le droit de rachat, Il peut rétablir cette relation avec Son peuple et Il peut donner à Son peuple de nouveau son héritage et vaincre aussi ses ennemis. Donc c’est un sujet très riche.
Au début de cette méditation, je voulais souligner ces différents aspects de Boaz que la Parole nous montre, et combien ils nous parlent du Seigneur Jésus, de Sa personne, de la puissance qu’Il a, et de l’autorité qu’Il a et comme Il est vraiment la source de toute bénédiction. Ainsi nous trouvons dans ce livre que la bénédiction vient de Boaz. Ruth est là , elle est l’heureuse bénéficiaire de ces bénédictions que Boaz a à sa disposition et il les lui donne librement.
Le verset 2 introduit Ruth. Dans ce livre sept fois, Ruth est appelée la Moabite ou il est dit qu’elle vient de Moab. Donc la Parole ne cache pas son origine. Elle n’avait pas de droits, absolument pas. La loi était très claire. Deutéronome 23 dit clairement que les Moabites n’avaient pas une possibilité de jouir, de profiter des bénédictions que Dieu avait promises à Son peuple. Cela, c’est son origine. Elle n’a pas oublié cela. Nous allons voir dans la suite du chapitre qu’elle est la Moabite qui n’a pas mérité la grâce. Mais ce que nous voyons ici, dont nous parle la fin du v. 2, c’est qu’elle est à la recherche de la grâce. C’est tellement beau. Dans le cantique que nous avons lu au début, la grâce atteint jusqu’aux cieux. Les richesses de la grâce nous sont montrées aussi dans ce livre. On voit que Ruth est à la recherche de la grâce.
Elle parle trois fois de cela dans ce chapitre : au v 2, elle cherche la grâce, au v. 10, elle dit : « Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux ? » et de nouveau au v. 13 : « que je trouve grâce à tes yeux ! » : une âme, une personne à la recherche de la grâce.
Ce verset 2 introduit donc Ruth, et nous lisons qu’elle dit à sa belle-mère : « Je te prie, j’irai aux champs, et je glanerai parmi les épis, à la suite de celui aux yeux duquel je trouverai grâce ». Elle prend l’initiative ici. C’est tellement beau qu’elle ait ce désir de glaner, elle a ce désir de glaner parmi les épis. Peut-être que sa belle-mère Naomi lui avait parlé des provisions que Dieu avait données à Son peuple.
J’aimerais lire deux versets dans le Lévitique qui nous disent cela, qui nous montrent ces provisions de Dieu pour son peuple. « Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson » (19. 9). Et au chapitre 23 : « Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson ; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger » (v. 22).
C’est cela qui est exactement arrivé : elle était étrangère et ainsi Dieu avait donné ces provisions dans sa Parole. Il semble que ce qu’elle fait dans ce chapitre se base sur ce que Dieu avait dit dans sa Parole. Mais son zèle est tellement beau et tellement important en même temps, parce qu’il y a la grâce de Dieu, la grâce qui nous a sauvés – et nous sommes sauvés par la grâce, nous n’avons rien ajouté à notre salut, et pourtant il faut maintenant croître dans la foi, il faut de l’énergie spirituelle. Cela, nous le voyons illustré d’une manière remarquable dans cette histoire de Ruth.
J’aimerais lire un verset dans la 2e épître de Pierre qui nous montre aussi cela, qui est si important. Les versets 3 et 4 du chapitre 1er nous parlent de la puissance divine et de la grâce de Dieu envers nous, ce qu’Il nous a donné afin que nous puissions participer à la nature divine, mais après, au v. 5 : « pour cette même raison aussi, y apportant tout empressement ». J’aimerais souligner cela : apporter tout empressement. C’est ce que Dieu désire de nous. Il aimerait voir cette diligence, cette énergie spirituelle qui doit se manifester en nous. Et la suite de 2 Pierre 1 donne quelques détails. Je vais revenir là-dessus.
Mais nous voyons que ce qui est important, c’est l’énergie spirituelle pour ainsi croître dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Nous savons bien que la 2e épître de Pierre se termine avec ce verset : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ ». Pour croître dans la grâce et la connaissance, il faut l’énergie spirituelle et cela nous le voyons avec Ruth. Le chapitre 1er déjà montre la foi qu’elle avait. Les versets 16 et 17 sont un témoignage remarquable de la foi de Ruth, quand elle dit à sa belle-mère : « Où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Là, où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée. Ainsi me fasse l’Éternel, et ainsi il y ajoute, si la mort seule ne me sépare de toi ! » Ce septuple témoignage de Ruth démontre clairement la foi qu’elle avait. Elle ne savait pas du tout ce qui allait arriver. L’énergie spirituelle de Ruth, son zèle, sont soulignés dans ces versets qui sont si encourageants pour nous. Ainsi c’est ce qui est nécessaire aussi pour grandir spirituellement. Que le Seigneur nous aide et nous encourage en rapport avec cela !
A partir du v. 4 nous avons un premier entretien, un dialogue, tout d’abord entre Boaz et ses moissonneurs, et notamment celui qui est établi sur les moissonneurs. Cette personne-là qui est établie sur les moissonneurs est un beau type du Saint Esprit. Donc juste pour expliquer brièvement ce que nous avons dit : Boaz est celui qui est le seigneur de la moisson. Nous le voyons comme celui qui a des ouvriers. Il a aussi une personne qui est établie sur les moissonneurs, qui nous parle de l’Esprit Saint, qui est Celui qui conduit ceux que le Seigneur emploie comme Ses ouvriers dans Sa moisson, dans Son œuvre. On voit que c’est comme un dialogue entre les Personnes divines qui est illustré ici dans cet entretien entre Boaz et celui qui est établi sur les moissonneurs. C’est très touchant. On voit que dans ces entretiens il parle de la jeune Moabite. Son zèle, effectivement, attire l’attention des personnes et nous pouvons dire en figure, des Personnes divines en rapport avec ce que Ruth a fait. Son humilité ressort clairement au v. 7, mais aussi son zèle. Il est beau de voir qu’un tel témoignage puisse être rendu ainsi.
J’aimerais encore souligner un point ici, parce que le v. 5 nous donne la question de Boaz au sujet de Ruth. Il dit : « À qui est cette jeune femme ? ». C’est intéressant, n’est-ce pas. Il ne dit pas : Qui est cette jeune femme ? mais « À qui est cette jeune femme ? » Je ne le dis pas pour aller trop loin en rapport avec les relations qu’elle pourrait avoir avec un autre homme ou pas. J’aimerais juste souligner cela : ce qui est important pour nous : – A qui sommes-nous ? Est-ce que chacun aussi ce soir qui écoute le message peut dire : Je suis au Seigneur ? Il est mon Seigneur. A qui est-ce que j’appartiens ? Ou comme l’apôtre Paul le disait quand il était dans le bateau, qui a plus tard fait naufrage en Actes 27, il parle du Dieu « à qui je suis et que je sers » (v. 23). C’est pour nous quelque chose de bien important de pouvoir dire cela : Je suis au Seigneur, il est à moi. Que nous jouissions vraiment de cette relation !
A partir du v. 8 nous avons un autre dialogue devant nous, c’est entre Boaz et Ruth. Ce dialogue continue jusqu’au v. 13. Il est aussi remarquable. Deux fois dans ce dialogue nous voyons que Boaz parle, et deux fois c’est Ruth qui parle. Boaz, quand il parle pour la première fois, dit trois choses : « Tu entends, n’est-ce pas, ma fille ? ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’en va pas non plus d’ici, mais tiens-toi ici auprès de mes jeunes filles ». Tout d’abord il encourage Ruth à rester là où elle est, où elle a commencé de travailler, à ne pas s’éloigner, à ne pas aller dans un autre champ. C’est une part bien importante aussi pour nous, aussi comme jeunes croyants, si nous désirons croître spirituellement, de rester près du Seigneur Jésus. Près de Lui nous sommes bien gardés et là nous pouvons vraiment grandir dans la foi. Dans le Cantique des cantiques – je mentionne en passant que la bien-aimée s’exprime au chapitre 1, elle pose la question : « Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais ton troupeau, où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ? » (v. 7) Il y a des compagnons aussi, il y avait aussi d’autres champs à Bethléhem. Mais il y a un champ qui est le champ de Boaz et c’est là qu’elle devait rester.
Cela nous parle vraiment de l’endroit où les droits du Seigneur sont reconnus, où Il est vraiment le Seigneur de la moisson. C’est l’endroit où nous pouvons croître spirituellement. Et ainsi nous voyons que Boaz encourage Ruth à rester là. Ensuite il dit : « Aie les yeux sur le champ qu’on moissonne ». Elle doit donc rester là et suivre le travail qui est là devant elle.
C’est aussi un point pratique peut-être : rester occupé avec le champ qui est moissonné si nous appliquons cela à la Parole de Dieu, à l’étude de la Parole de Dieu. Étudier, lire la Parole de Dieu d’une manière systématique, avec ordre, est toujours quelque chose qui nous aide à bien comprendre les pensées de Dieu pour croître dans la foi.
Si nous sautons à gauche et à droite, cela peut nous empêcher de grandir vraiment comme Dieu le désire.
Et troisièmement il dit : « si tu as soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que puisent les jeunes hommes ». On voit que Boaz peut répondre à tous les besoins que peut avoir Ruth.
Quand tu as soif : il y a une source de rafraîchissement et de nouveau l’eau pour nous, c’est la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est là pour nous rafraîchir, également pour nous purifier. C’est aussi le but de l’eau. Ainsi nous pouvons nous encourager à lire la Parole de Dieu, à la méditer. Nous sommes ainsi rafraîchis et la Parole peut avoir toute sa puissance purifiante sur nous. Il a tous ses vases disponibles en attente de la Parole.
Au v. 10 nous voyons que maintenant c’est Ruth qui parle.
Elle dit : « Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux ». Elle est consciente qu’elle est l’objet de la grâce et elle parle de cela. C’est intéressant de voir comment Boaz lui répond au v. 11. Il évoque ce qu’elle a fait.
Il y a donc d’une part la grâce, et d’autre part nous voyons ce qu’elle a fait. Ce qu’elle a fait nous est dit dans ces versets 11 et 12 où de nouveau Boaz parle et il dit : « tu as quitté ton père et ta mère ». On voit qu’il y a une foi en Ruth, similaire à la foi d’Abraham qui a également quitté Ur, même si son père est allé avec lui jusqu’à Charan.
La Parole nous parle de cela, de cette manière d’Abraham aussi : quitter sa parenté pour aller dans un pays que Dieu lui avait promis, mais qu’il ne connaissait pas. Ruth aussi a laissé derrière, elle a quitté (v. 11) et elle est venue vers un peuple qu’elle ne connaissait pas auparavant.
Ensuite au v. 12 nous lisons aussi qu’elle n’est pas seulement venue vers un peuple, mais elle est venue vers le Dieu de ce peuple, « le Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter ! » Cette belle expression que Boaz emploie nous fait penser à ce que nous lisons souvent dans les Psaumes.
Je lis seulement un verset dans le psaume 36 : « Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! Aussi les fils des hommes se réfugient sous l’ombre de tes ailes » (v. 7) – « l’ombre de tes ailes », l’ombre ici des ailes de Dieu où elle s’est abritée.
On trouve là la bonté de Dieu, la grâce de Dieu. Ruth est bien consciente de cela. Dans sa réponse au v. 13 elle dit : « Mon seigneur, que je trouve grâce à tes yeux ! » A la recherche de la grâce, elle trouve la grâce. On voit que Boaz aussi évoque cela et Ruth ajoute : « tu as parlé au cœur de ta servante ». Combien c’est précieux de voir derrière Boaz le Seigneur Jésus qui désire aussi parler à nos cœurs par Sa Parole.
Ainsi Dieu le fera aussi avec Son peuple terrestre. J’aimerais lire un verset dans le livre du prophète Osée au chapitre 2 : « C’est pourquoi, voici, moi, je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur » (v. 14). C’est ce que Dieu va faire pour Son peuple pour le restaurer. Et ici on voit Ruth qui exprime cela : « tu as parlé au cœur de ta servante ». Le Seigneur désire parler à nos cœurs par sa Parole comme ici Boaz le fait pour Ruth. Cela termine cet entretien si touchant entre Boaz et Ruth.
Nous voyons qu’elle cherche la grâce et il y a une abondance de grâce disponible. Ici nous avons vu déjà qu’elle a quitté son peuple, qu’elle est venue vers un peuple qu’elle ne connaissait pas, vers le Dieu de ce peuple. On voit que la grâce a encore plus en réserve.
Et le récit continue au v. 14 : nous voyons là qu’il y a le temps du repas et nous lisons que Boaz dit : « Approche-toi ici ».
On a l’impression que Ruth réalise : je ne mérite rien, et qu’elle entend la voix de Boaz : « Approche-toi ici », viens à ma table.
Nous pensons immédiatement aussi à Mephibosheth, également un homme objet de la grâce illustrée en David. Il l’amène là où est l’Éternel, pour venir à Jérusalem et pour venir à la table de David. Mephibosheth en 2 Samuel 9, s’exprime d’une manière similaire à cette de Ruth : – Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux ? ( voir v 8). Il est aussi touché dans son cœur par cette grâce immense. Le Seigneur est Celui qui est plein de grâce comme Boaz ici, comme David plus tard, dans ces paroles : « Approche-toi ici », viens à ma table. Quelle invitation !
Combien est touchant le désir du Seigneur d’avoir communion avec nous, et cela encore aujourd’hui, à la fin du temps de la grâce !
Le Seigneur a ce désir que nous Le cherchions, que nous soupirions après la communion avec Lui, d’être à table avec Lui et Lui, Il désire nous donner. Il donne ici du grain rôti et d’autres choses mentionnées dans le verset 14, quelque chose qui vient directement de lui.
J’aimerais lire en rapport avec la fin du temps de la grâce la lettre écrite à Laodicée où nous lisons : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20) donc cette communion avec le Seigneur dont nous pouvons jouir encore aujourd’hui. Quelle grâce immense !
Ainsi nous trouvons cela ici. Que le Seigneur nous aide à prendre le temps de nous asseoir ! Ce n’est pas d’un fast-food que le Seigneur désire nous nourrir : Assieds-toi et mange.
Ainsi il donne en abondance puisqu’elle « fut rassasiée, et en laissa de reste ». Et ensuite elle apporte de ce reste à sa belle-mère. Combien c’est beau !
Ensuite, elle continue de glaner nous dit le v. 15, et on voit qu’il y a aussi des choses qui maintenant sont expressément laissées pour elle. Elle peut même prendre directement des gerbes : « vous tirerez aussi pour elle quelques épis des poignées ».
Cela sera laissé pour elle. Que c’est beau quand nous lisons la Parole de Dieu qu’il y ait ces paroles que le Seigneur a laissées exprès pour une âme qui avait besoin juste de ces paroles-là.
Un exemple : quand le Seigneur Jésus est ressuscité, Il est apparu aux femmes qui étaient venues au tombeau et leur a dit : « Dites à ses disciples et à Pierre » que je suis ressuscité. Pierre avait besoin d’entendre cela, et plus tard le Seigneur Jésus lui est apparu. Il a auparavant une parole, à propos, pour lui.
Ainsi quand nous lisons la Parole nous pouvons trouver cela, que le Seigneur a, pour ainsi dire, laissé pour nous, pour nous parler, répondre à nos besoins juste au moment opportun.
Elle glane jusqu’au soir nous dit le v. 17 et après nous lisons qu’elle a battu ce qu’elle avait glané. Là une autre leçon que nous connaissons bien mais que j’aimerais souligner : c’est une chose d’écouter la Parole de Dieu comme nous le faisons ce soir, mais il n’est pas seulement nécessaire de glaner, il faut aussi battre afin que ce que nous avons glané donne de la nourriture pour nos âmes. Il faut méditer vraiment la Parole.
L’autre exemple dans le langage de l’Ancien Testament en rapport avec la nourriture du peuple, ils devaient manger des animaux qui ruminaient. Donc ruminer c’est quelque chose de semblable à battre le blé, qui ainsi devient la nourriture pour l’âme.
Dans le Nouveau Testament nous lisons en Actes 17, en rapport avec les Béréens qu’ils examinaient «chaque jour les écritures pour voir si les choses étaient ainsi » (v. 11). Examiner : c’est une certaine énergie qui est dépensée, afin que la Parole reste avec nous et afin que la Parole puisse vraiment nourrir nos âmes.
Alors elle a beaucoup glané. Nous lisons ici que c’était un épha, à peu près 24 litres. Elle avait donc glané une bonne quantité et elle l’a apportée dans la ville.
A partir du v. 19 on a un autre dialogue, et c’est entre Naomi et Ruth. Sa belle-mère pose des questions à Ruth et tout d’abord : « Où as-tu glané aujourd’hui, et où as-tu travaillé ? » Elle a vu ce que Ruth a apporté et on voit cela au v. 18. Elle a donné à sa belle-mère de ce qu’elle a reçu de la table de Boaz. Déjà Naomi pouvait aussi manger, elle voit évidemment que Ruth était l’objet de la grâce, et elle aimerait savoir où elle a travaillé.
On voit que Ruth répond, au v. 19 : « Le nom de l’homme chez qui j’ai travaillé aujourd’hui est Boaz ». On remarque, simplement en lisant le texte, que quand Naomi entend le nom de Boaz, son état change.
A la fin du chapitre 1 elle avait dit : « Ne m’appelez pas Naomi, appelez-moi Mara » (v. 20) parce que je suis remplie d’amertume. Et cette amertume était là à la fin du chapitre 1er.
Mais ici, à la fin du chapitre 2, quand elle entend le nom de Boaz, on voit une lumière, on voit que les choses changent pour elle, et qu’elle dit : « Béni soit-il de l’Éternel, qui n’a pas discontinué sa bonté envers les vivants et envers les morts ! » (v. 20) Les vivants, bien sûr, Ruth et Naomi elle-même et les morts, c’est Elimélec, et Makhlon qui était le mari de Ruth.
On voit déjà là qu’elle regarde plus loin, et elle exprime cela aussi à la fin du v. 20, parce qu’elle évoque qu’il est proche parent et qu’il est de ceux qui ont sur nous le droit de rachat. Elle a donc vraiment ici cette espérance de ce que Boaz peut faire parce qu’il a le droit de rachat.
Le verset 19 évoque ce que Boaz a déjà fait, selon ce que Ruth a raconté, et le verset 21 évoque ce qu’il est : il est celui qui a le droit de rachat, et la fin du verset évoque ce qu’il a promis.
On voit que Boaz a dit à Ruth : « Tiens-toi près de mes jeunes hommes jusqu’à ce qu’ils aient achevé toute la moisson que j’ai ». C’est la promesse qu’elle peut rester, qu’elle peut glaner jusqu’à la fin. Ces richesses de la grâce qui nous est montrée sont vraiment merveilleuses et sont disponibles avec Boaz. Et ainsi on voit qu’elle aussi reste, et elle a glané à la moisson des orges et à la moisson du froment.
Un chapitre bien touchant, un chapitre qui parle à nos cœurs, un chapitre qui nous montre tout d’abord la gloire du Seigneur Jésus en figure en Boaz, qui nous montre aussi le zèle que Ruth avait pour croître et un encouragement pour nous aussi pour lire, pour être occupés de la Parole de Dieu pour grandir, pour croître dans la connaissance de la grâce et de la Personne du Seigneur Jésus, cela jusqu’au moment où Il vient.
Quel moment ce sera quand nous verrons le Seigneur Jésus, notre Rédempteur ! Déjà maintenant nous pouvons Le connaître en étant occupés de Lui, de Sa Parole, en vivant en communion avec Lui.
Mais quel moment quand nous serons avec Lui pour Le voir comme Il est !

De toi nous approcher est toute notre envie,
O saint Emmanuel !
Ton amour est pour nous la source de la vie,
Car il est éternel.

Gloire à toi, Rédempteur ! ta charité fidèle
Ne peut se démentir ;
Tu nous as recueillis à l’abri de ton aile,

 

D’après edification.bible juin 2021

 

CORONA 67

IMG_20201025_140556

 

CORONA 67

 Psaume 8

 

« Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux !
Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé ta force (ta louange), à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l’ennemi et le vengeur.
Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées :
Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, que tu le visites ?
Tu l’as fait de peu inférieur aux anges, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur ;
Tu l’as fait dominer sur les œuvres de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds :
Les brebis et les bœufs, tous ensemble, et aussi les bêtes des champs,
L’oiseau des cieux, et les poissons de la mer, ce qui passe par les sentiers des mers.
Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ! »

Ce psaume messianique de neuf versets exprime une communion entre les fidèles et l’Éternel. Ce sera aussi la part du résidu d’Israël que Dieu suscitera au « temps de la fin », expression utilisée à cinq reprises dans le livre du prophète Daniel. Le psalmiste inspiré commence et termine le psaume par la louange. Cette louange anticipe le règne millénaire : « ton nom est magnifique par toute la terre » (v. 1 et 9). Présentement, « la création…, assujettie à la vanité… soupire et est en travail » (Rom. 8. 19 à 22) ; elle attend la révélation des fils de Dieu, c’est-à-dire : Christ accompagné des siens (voir : Zach. 14. 5 ; 2 Thess. 1. 10). Alors seulement « la terre sera pleine de la connaissance de l’Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer » (És. 11. 9). Oui, son nom sera vraiment grand et magnifique par toute la terre !

En face du tabernacle dans le désert et du temple à Jérusalem, Moïse et Salomon rendent témoignage à la grandeur de Dieu : « Voici, à l’Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux, et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui est en elle » (Deut. 10. 14). « Mais Dieu habitera-t-il vraiment sur la terre ? Voici, les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent te contenir ; combien moins cette maison que j’ai bâtie ! » (1 Rois 8. 27). David, le doux psalmiste d’Israël, chantait : « tu as mis ta majesté au-dessus des cieux ! ». Le prophète Ésaïe a vu « le Seigneur assis sur un trône haut et élevé » (És. 6. 1) et l’apôtre inspiré a écrit : « … le Fils… s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1. 3). La foi seule peut discerner la grandeur de Dieu ! Pour cela il faut être en relation avec notre Dieu Créateur et Sauveur ; de même, « si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu ; … si quelqu’un n’est pas né d’eau et de l’Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3. 3 à 5).
Le verset 2 du psaume 8 nous montre que le Seigneur va être glorifié par la bouche des petits enfants. Lorsque Jésus approchait de Jérusalem, monté sur un ânon, « toute la multitude des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus » (Luc 19. 37). Aux pharisiens qui le rejetaient et se croyaient supérieurs aux disciples, Jésus leur dit : « Je vous dis que si eux se taisent, les pierres crieront » (v. 40). Ainsi « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes » (1 Cor. 1. 27).
En contemplant la voûte étoilée, nous nous rendons compte de la grandeur de Dieu et nous répétons avec le psalmiste : « Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui » et : « célébrez l’Éternel qui, dans notre bas état, s’est souvenu de nous, car sa bonté demeure à toujours » (Ps. 136. 23). Dans son amour, Dieu a envoyé Son Fils dans le monde, « afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 17). À plusieurs reprises, Jésus se nomme : « le fils de l’homme », alors le psaume continue : « … et le fils de l’homme, que tu le visites ». Ce Fils est notre Seigneur qui est entré dans la mort pour quiconque croit et que Dieu a ressuscité « d’entre les morts » pour notre justification (Rom. 4. 25). C’est en ce sens qu’il a été visité : « le Dieu de paix… a ramené d’entre les morts le grand Pasteur des brebis » (Héb. 13. 20).
Par la foi, les croyants voient Jésus « qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la souffrance de la mort, couronné de gloire et d’honneur » (Ps. 8. 5 ; Héb. 2. 9). « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés…, nous a vivifiés ensemble avec le Christ, … nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » (Éph. 2. 4 à 6). La glorieuse position que Jésus occupe dans le ciel est aussi celle des croyants de la dispensation de la grâce. Ils sont : « l’assemblée de Dieu, qu’il a acquise par le sang de son propre Fils » (Act. 20. 28). Aujourd’hui, elle est sur la terre, et demain, dans la gloire du ciel, elle paraîtra comme épouse de Christ ; quelle vision !

En résumé, le psaume 8 présente Christ :
Dans le passé comme Créateur : « les cieux sont l’ouvrage de tes doigts » (v. 3). « C’est par lui que tout a été créé, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, … tout a été créé par lui et pour lui » (Col. 1. 16).
Dans Son abaissement : « Tu l’as fait de peu inférieur aux anges » (v. 5). « Étant trouvé quand à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8).
Dans le présent : « couronné de gloire et d’honneur » (v. 5).
Dans l’avenir : « tu as mis toutes choses sous ses pieds » (v. 6). « Et il dominera d’une mer à l’autre mer, et depuis le fleuve jusqu’aux bouts de la terre » (Ps. 72. 8). « Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ! »

 

TRADUCTION DE FEUILLETS (27)

PXL_20201126_102003102

 

TRADUCTION DE FEUILLETS (27)

Christ… est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. 2 Cor. 5. 15.

UNE VIE CHANGÉE

Il s’appelle Ricardo, et c’est un des meilleurs travailleurs sur une petite ferme isolée sur la côte du Pérou. Il est grand, fort, et plein d’énergie, et en outre très soigneux des intérêts de Pedro, son employeur.
Les gens des environs lui demandent quelquefois : – Pourquoi est-ce que tu travailles encore chez Pedro ? Tu pourrais gagner plus ailleurs. Sa réponse est toujours la même : – Pedro m’a sauvé la vie. Dix ans auparavant, Ricardo était une loque humaine. Dépressif, et quelquefois violent, il errait dans les environs. Il rencontra alors Pedro. Et il se laissa petit à petit apprivoiser par lui. Car ce dernier se donnait de la peine pour lui. Chaque jour, Ricardo trouvait, au bord de la ferme, quelque chose à manger, qu’on avait déposé pour lui. De la confiance en résulta. Et quand Pedro lui parla ensuite de l’amour de Dieu, Ricardo l’écouta avec beaucoup d’intérêt, et accepta la bonne nouvelle du salut par la foi. Sa vie en fut transformée de fond en comble. Quand Pedro lui offrit un emploi, Ricardo considéra comme un honneur de travailler avec dévouement pour lui.
Pensons que Christ a fait infiniment plus pour nous lorsqu’Il est mort pour acquitter la dette de nos péchés ! N’est-ce pas, pour nous, un honneur tout spécial, de pouvoir mettre toute notre vie à Son service ? Nos désirs, notre force, notre temps et nos biens devraient Lui être consacrés.
Si nous cherchons à faire des compromis entre la vie pour notre Sauveur et la vie pour nos propres intérêts ou pour des buts mondains, nous n’en serons que malheureux. Celui qui vit en se dévouant pour Christ et demeure près de Lui, en a une joie grande et durable.

D’après Der Herr ist nahe mai 2021

 

Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron dans le pays d’Égypte, disant : Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. Ex. 12. 1 et 2.

UN NOUVEAU COMMENCEMENT

Quel changement frappant dans la vie du peuple d’Israël ! Un autre ordre de temps devait commencer. Pour quelle raison ? – Dieu voulait mettre fin à leur état d’esclavage sous le pharaon, le roi d’Égypte. Il voulait, à main forte, retirer Son peuple hors de l’esclavage. Et la dernière des dix plaies allait tomber sur l’Égypte et sur tous ses premiers-nés.
Les Israélites avaient une protection : le sang de l’agneau pascal, qui devait être appliqué sur les poteaux et sur le linteau de la porte de leurs maisons. Dieu leur avait dit : « Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous ». Cela signifiait qu’Il les protégeait du jugement. Et sous la protection de ce sang, ils devaient manger l’agneau (v. 13).
Une nouvelle ère commence aujourd’hui aussi pour toute personne qui vient à la foi au Seigneur Jésus. De la même manière que nous comptons les années de notre vie naturelle depuis la naissance, ce qui compte pour Dieu, ce sont les années depuis le jour de notre nouvelle naissance. Une nouvelle vie commence alors pour le croyant. Il est libéré de l’esclavage de Satan et approché de Dieu pour Le servir avec joie et d’un cœur pur, tout en se dirigeant vers le but, dans la gloire.
Le Nouveau Testament explique cet évènement par rapport à Christ et l’applique à notre vie : « Car aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée : c’est pourquoi célébrons la fête… » (1 Cor. 5. 7 et 8). De la même manière que la fête des pains sans levain était liée à la Pâque, notre vie doit aussi être vécue sans le levain du péché, et à la gloire de Dieu.

D’après Der Herr ist nahe juin 2021

 

Qui a lâché l’âne sauvage ? Qui a délié les liens de l’onagre ? Job 39. 8.

SACHONS RECONNAÎTRE OÙ SE TROUVE LA LIBERTÉ

L’âne sauvage est une figure de l’homme naturel. On le voit déjà en Job 11. 12 : « … quoique l’homme naisse comme le poulain de l’âne sauvage ». Ce n’est certes pas un compliment ! Mais la Bible affirme sans ménagements : « Qui est-ce qui tirera de l’impur un homme pur ? » (Job 14. 4) ; « Je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de bien » (Rom. 7. 18) ; « l’imagination du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse » (Gen. 8. 21) ; « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23).
Par l’éducation, la formation et les lois, l’homme a essayé de maîtriser son état sauvage, mais comme il y a peu réussi ! Quelle image nous faisons-nous de nous-mêmes comme chrétiens ? Ne nous considérons-nous pas souvent comme étant plus nobles ? Ou au contraire ne sommes-nous pas quelquefois effrayés de nous-mêmes – de tout ce qui vient de notre cœur ? – En fait, nous ne sommes pas, en nous-mêmes, meilleurs que les autres. Nous aussi avons encore en nous cette nature sauvage, et sommes en conséquence capables de tout le mal. Si nous sommes conscients de cela, nous nous attacherons au Seigneur, et nous fortifierons la nouvelle nature qui nous a été donnée par une nourriture spirituelle afin qu’elle se développe.
L’âne sauvage veut se rendre libre, se débarrasser de tout lien. C’est exactement la ruse du diable à l’égard de l’homme : – Réalise-toi toi-même, débarrasse-toi des contraintes, alors tu seras libre ! L’homme, alors, est toujours plus égoïste, sans frein et sans Dieu. En réalité il est pris dans les griffes de Satan.
Et qu’en est-il de nous, chrétiens ? Poursuivons-nous notre vie selon nos pensées, ou recherchons-nous en toutes choses la volonté du Seigneur ? La véritable liberté chrétienne, c’est de vivre la volonté de Dieu avec reconnaissance et en communion avec Lui. La volonté de Dieu est la meilleure chose qui puisse nous arriver !

D’après Der Herr ist nahe juin 2021

 

Et ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, mais les justes, dans la vie éternelle. Mat. 25. 46.

EST-CE LÀ L’ENFER ?

Un prédicateur de l’évangile entra un jour dans une discothèque. Le propriétaire vint à lui en lui disant : – Monsieur, il est inutile d’évangéliser ici. – Au contraire, répondit l’évangéliste, ici, justement il est important de montrer aux hommes le chemin vers le vrai bonheur. Et vous aussi, vous devez vous convertir à Dieu, sinon vous serez perdu pour toujours.
Le propriétaire répliqua : – Je ne crois pas à l’existence de l’enfer. S’il existe, c’est ici. – Non, mon cher, l’enfer n’est pas ici, et je vais vous dire pourquoi :
– Premièrement, je crois au Seigneur Jésus, et en enfer il n’y a pas de croyants.
– Deuxièmement, j’ai une Bible, et dans l’enfer il n’y a pas de bibles.
– Troisièmement, ici vous vendez des boissons, mais en enfer il y a une soif que personne ne peut étancher.
– Et enfin, je vais ressortir de cet endroit, mais personne ne peut plus jamais quitter l’enfer.

Personne ne devrait plaisanter au sujet de l’enfer : il existe réellement ! Jésus Christ Lui-même l’a affirmé, et pas seulement dans le verset ci-dessus.
En fait, l’enfer est préparé pour le diable et ses anges (Mat. 25. 41). Au contraire, Dieu veut sauver les hommes de la perdition éternelle (1 Tim. 2. 4). Si donc quelqu’un est perdu, Dieu n’y est pour rien. Il a réellement envoyé Son propre Fils, afin que tous puissent être sauvés et avoir une place au ciel.
« Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé ». (Act. 16. 31)

D’après Die gute Saat mai 2021

 

Car vous avez été achetés à prix ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps. 1 Cor. 6. 20.

SEIGNEUR SUR LA VIE ET LA MORT

On demanda au responsable d’une organisation d’aide au suicide : – A qui appartient votre corps ? Il répondit : – A moi, et à moi seul. Il n’appartient ni à l’Église ni à un parti politique ni à la médecine. Depuis ma naissance je suis un citoyen libre, et en particulier depuis ma maturité. Je n’ai pas l’intention d’y changer quelque chose, aussi longtemps que je vis, et je ne m’y laisserai pas convaincre – ni par des médecins, ni par ma famille ou mes héritiers.
Cette déclaration est compréhensible : personne n’a de droits sur la vie d’une autre personne. Il y a cependant une chose dont on ne tient pas compte : c’est Dieu qui nous a donné la vie, et c’est donc à Lui que nous devons en rendre compte quant à ce que nous en faisons.
Tout homme doit donc savoir qu’il a été créé par Dieu, qui le connaissait avant sa naissance. Et c’est aussi Dieu qui décide du jour de sa mort : « L’Éternel fait mourir et fait vivre » (1 Sam. 2. 6).
Si on me demandait, comme chrétien, à qui appartient mon corps, je pourrais répondre : – Mon corps appartient à mon Dieu, de la même manière que mon âme et mon esprit. Par Son sacrifice sur la croix, Jésus Christ a payé la dette de mes péchés et m’a acheté pour Dieu. En conséquence, les autres, pas plus que moi-même, ne peuvent prendre de décisions quant à ma vie. Les soins et la responsabilité quant à ma vie et ma mort, je les laisse à un Dieu qui est beaucoup plus sage que moi et qui m’aime.
J’ai la certitude que mon corps mortel, un jour, sera changé en un corps glorieux. Et jusque là, je me souviens que je ne m’appartiens plus à moi-même mais à Christ ; et je cherche à L’honorer par ma conduite.

D’après Die gute Saat mai 2021

 

Use de grâce envers moi, ô Dieu ! Selon ta bonté ; selon la grandeur de tes compassions, efface mes transgressions. Lave-moi pleinement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. Ps. 51. 1 à 3.

LUMIÈRE DES ÉTOILES – LUMIÈRE DU SOLEIL

Un homme instruit, dans le Myanmar actuel, trouva une fois le livre des Psaumes (de la Bible) qu’un voyageur avait perdu. Il commença à le lire avec intérêt. Et bien que les psaumes remontent à un temps et une culture tout autres, il fut bientôt conscient qu’il y était question de choses valables hors du temps, du seul Dieu qui a créé les cieux et la terre, de la justice et de l’amour de Dieu, mais aussi des hommes et de leur besoin de pardon et de délivrance.
Avant même d’avoir lu tout le volume, l’homme se débarrassa de ses idoles, afin de servir seulement le vrai Dieu. Le passage ci-dessus, du psaume 51, devint sa prière journalière.
Il rencontra un jour un missionnaire, qui lui donna un Nouveau Testament. Avec beaucoup d’attention et de joie il lut alors l’évangile et apprit à connaître Jésus Christ comme son Sauveur.
Les psaumes lui avaient montré que Dieu était prêt à lui pardonner et à le délivrer. Mais c’est seulement dans le Nouveau testament qu’il put voir clairement sur quel fondement Dieu pardonne les péchés : par Son Fils, Jésus Christ, et Ses souffrances et Sa mort expiatoires sur la croix du Calvaire. Et ayant, par la foi, accepté pour lui-même cette bonne nouvelle, celui qui avait d’abord découvert les Psaumes eut aussi l’assurance que Dieu l’avait reçu. Débordant de joie il témoignait : – Jusque là, j’avais marché à la lumière des étoiles, mais maintenant le soleil s’est levé pour moi !

D’après Die gute Saat mai 2021

 

La loi de ta bouche est meilleure pour moi que des milliers de pièces d’or et d’argent. Ps. 119. 72.
J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin. Ps. 119. 162.

LA DÉCOUVERTE INATTENDUE D’UN TRÉSOR

Il y a plus de vingt ans, au cours des travaux de rénovation d’une maison à Satillieu, dans l’Ardèche, on découvrit 283 pièces de monnaie anciennes en or. Avec sa pioche, un homme avait brisé le récipient dans lequel les pièces du 18ème siècle avaient été cachées.
Ces pièces découvertes pesaient 2,5 kilos, et portaient l’image des rois Louis XV et Louis XVI.
On se représente facilement la joie de l’ouvrier qui découvrit ce trésor dont, selon la loi, il recevait la moitié – l’autre moitié revenant au propriétaire du terrain. Devenir riche tout à coup et de manière inattendue, cela ne doit-il pas réjouir un homme ?
Ceux qui connaissent la Parole de Dieu et la lisent en ont un bonheur plus grand et une joie plus profonde. Ils y ont trouvé, peut-être sans s’y attendre, « un grand butin ».
La valeur de ce trésor est estimée, par l’auteur du psaume 119, plus haute que « des milliers de pièces d’or et d’argent ». Et les psalmistes savaient de quoi ils parlaient. Ils avaient une riche expérience de la vie. Que ce soit David ou Moïse, Asaph ou les fils de Coré, leur vie avait connu des hauts et des bas.
Ils avaient ainsi appris à apprécier la Parole de Dieu à sa valeur permanente : elle montre aux hommes la relation avec Dieu dans le ciel, avec Sa puissance et Ses richesses. Elle donne aussi un appui ferme et des directions claires dans les circonstances changeantes de la vie – ce que des pièces d’or ne seront jamais capables de faire.

D’après Die gute Saat mai 2021

 

(Le) Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Gal. 2. 20

UN SAUVEUR

Isaac B. Singer (1904-1991) était né dans une famille de rabbins. Il a écrit des histoires et des récits, d’abord en hébreu, puis en yiddish – a émigré en 1935 aux U.S.A., et a reçu en 1978 le Prix Nobel de littérature.
Lorsqu’il décrit son enfance à Varsovie, il présente Reb Ascher, le laitier, dans tout un chapitre. En fait, cet homme leur sauva la vie, à lui et à sa famille. Voici ce qu’il raconte :
Chez nous, à la maison, tout était prêt pour la fête des tabernacles. Il se faisait tard, et nous sommes allés dormir. Mais nous avons oublié d’éteindre les bougies. Tard dans la nuit, Reb Ascher roulait vers la gare pour chercher le lait. Il passa alors devant notre maison, et vit, dans le séjour, une lumière inhabituelle. Cela brûlait. Il appela, il fit du bruit, il frappa à la porte, il grimpa l’escalier et se jeta de toute sa force contre la porte d’entrée, qui se fendit. Tous dormaient – pendant que des pupitres et des livres de prières commençaient à prendre feu. Il hurla, chercha des couvertures et éteignit le feu.
Isaac Singer poursuit : Reb Ascher était la seule personne qui était debout à cette heure-là, le seul qui n’ait pas hésité à faire du bruit jusqu’à ce que quelqu’un vienne, et qui était prêt à mettre sa vie en jeu pour nous.
De Reb Ascher, mes pensées se portent vers Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui a, non seulement mis Sa vie en jeu, mais qui « s’est livré lui-même pour moi ». Il était le seul qui puisse me sauver, le seul auquel mon état de pécheur perdu ne soit pas indifférent, le seul qui soit prêt à entrer dans la mort pour moi. Il « m’a aimé », et m’a délivré de la mort éternelle. Je Lui en rendrai grâce éternellement.

D’après Die gute Saat juin 2021

 

Si même notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, les incrédules en qui le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu, ne resplendisse pas pour eux. 2 Cor. 4. 3 et 4.

LA PUISSANCE DE L’ÉVANGILE

Pour Kouri, un marin japonais, la seule chose qui compte, c’est le plaisir. Personne ne doit lui parler de Jésus Christ – pour lui c’est le Dieu des étrangers.
Un soir Kouri est de nouveau dans un des quartiers mal famés de Tokyo. Il sent tout à coup une main qui touche son bras : quelqu’un lui tend un feuillet. Qu’est-ce que c’est donc ? Encore un de ces traités chrétiens ? Il le chiffonne et le jette loin. Peu après, Kouri est de nouveau dans la même rue. Un groupe de chrétiens chante des cantiques parlant de leur foi. Kouri s’approche et écoute. A la fin, un jeune Japonais s’avance et lit : « La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » (1 Cor. 1. 18).
Kouri écoute ; le début du texte, il le trouve intéressant et juste : «La parole de la croix est folie ». Mais alors l’expression suivante est désagréable, qui parle de ceux qui périssent. Et maintenant, le lecteur poursuit encore à haute voix : – Oui, folie pour ceux qui périssent. Si quelqu’un, ici, pense que l’évangile est une folie, c’est le signe certain qu’il va vers la perdition. Les mots frappent Kouri comme un éclair. Il fait donc partie de ceux qui périssent ?
A la fin de la réunion, Kouri va voir le jeune évangéliste. Il a le profond désir d’apprendre à connaître mieux « la parole de la croix ». Il aimerait en savoir plus sur la puissance de Dieu qui peut nous donner le salut.

D’après Die gute Saat juin 2021

 

La parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants : elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit… et elle discerne les pensées et les intentions du cœur. Héb. 4. 12.

LA VALEUR DE LA BIBLE

Pendant des siècles, il fallait être riche ou vivre dans un monastère, pour pouvoir même voir une Bible. Et il fallait savoir le latin pour pouvoir la lire. Puis Johannes Gutenberg (env. 1400-1468) découvrit l’imprimerie avec les lettres mobiles, et imprima la Bible. Elle coûtait près de 70 florins – alors qu’une Bible copiée à la main coûtait 400 à 500 florins. Vers 1500, son prix était de 16 florins, et plus tard, de 1 à 3 florins. Alors de nombreuses personnes purent se la procurer.
Lorsque Martin Luther (1483-1546), quelques années plus tard, traduisit le Nouveau Testament en allemand avec des mots simples et des expressions courantes, les laïcs purent aussi la lire. C’était une révolution de lecture ! – la première en Allemagne. Car alors, lire et étudier la Bible n’était plus le privilège de spécialistes : tout le monde pouvait la lire.
Pour nous aujourd’hui, nous n’avons plus à nous priver de quelque chose pour nous procurer une Bible. Beaucoup d’ailleurs en possèdent une – mais ne la lisent pas. Ce n’est pour eux qu’un document culturel, un héritage familial, ou un nid à poussière. Mais la Parole de Dieu est vivante (non pas antique), opérante (pleine de force agissante), plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants (elle dit la vérité, honnêtement et sans équivoque), et elle atteint et juge les pensées et les intentions du cœur.
Lire la Bible est nécessaire à la vie ! Par elle, Dieu nous parle et nous déclare la vérité sur elle-même et sur nous, les humains.

D’après Die gute Saat juin 2021

 

Que la parole du Christ habite en vous richement, vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce. Col. 3. 16.

CHRÉTIENS HEUREUX

Souvent on se moque des chrétiens ou on les plaint, parce que les gens pensent que leur vie est monotone et sans joie. Le verset de la Bible ci-dessus prouve cependant que c’est tout le contraire qui est vrai.
1. Jésus Christ donne à ceux qu’Il a rachetés une vie enrichissante. En lisant la Parole de Dieu ils découvrent combien leur Sauveur et Seigneur est grand. Ils trouvent dans la Bible des richesses spirituelles qui les rendent réellement et continuellement heureux.
2. Une personne ne devient pas stupide par sa relation avec le Seigneur Jésus. Au contraire, la lecture régulière de la Bible donne de la sagesse aux chrétiens. Cette sagesse d’origine divine a un effet positif sur leur conduite de tous les jours (cf. Jac. 3. 17).
3. Les gens qui croient au Seigneur Jésus n’ont pas une vie inutile. Jésus, leur Seigneur, leur donne des tâches variées à accomplir : certains annoncent l’Évangile, d’autres enseignent et exhortent les croyants. Et la prière est aussi un devoir important pour un chrétien.
4. La vie des rachetés du Seigneur Jésus n’est ni ennuyeuse ni déprimante. Ils ont suffisamment de raisons de se réjouir et de remercier Dieu. C’est pourquoi ils aiment chanter des cantiques de louange pour honorer leur Seigneur. Et cette joie est authentique et contagieuse.
Deux questions se posent maintenant : Ne vaut-il pas la peine de devenir un chrétien, même au prix de perdre l’amitié du monde ? Et nous, vivons-nous en chrétiens heureux, qui en conséquence gagnons des âmes pour le Seigneur Jésus Christ ?

D’après The good Seed avril 2021

 

Reviens,… dit l’Éternel ; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon. Jér. 3. 12.
Au jour de ma détresse, j’ai cherché le Seigneur. Ps. 77. 2.
Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Mat. 11. 28.

COMMENT JÉSUS CHRIST A CHANGÉ MA VIE – LE TÉMOIGNAGE D’UNE JEUNE CHRÉTIENNE

J’ai grandi dans une famille où il y avait beaucoup de violence. Mon père était alcoolique et battait souvent ma mère. Il nous empêchait d’avoir des contacts avec quoi que ce soit qui ait affaire avec Dieu. Il avait l’habitude de nous dire : – Il n’y a pas de Dieu. Cependant ma grand-mère me parla une fois de Dieu, et c’est ce qui me retint de me suicider.
A l’âge de douze ans, je ne pouvais plus supporter la vie. Mais chaque fois que je pensais à m’ôter la vie, il me venait en mémoire la pensée de Dieu, que j’aimais sans même Le connaître. J’étais convaincue que si mon père si brutal ne m’aimait pas et haïssait Dieu, alors Dieu devait être bon.
A dix-neuf ans je me suis mariée, mais les conflits ont continué. Je me disputais continuellement avec mon mari. Nous avons eu un bébé, et je pensais que les choses allaient s’améliorer. Mais elles s’aggravèrent, et j’étais déprimée. J’ai pensé à Dieu, mais j’hésitais à Le prier pour avoir de l’aide.
Un jour mes sœurs sont venues me visiter avec quelques amis. L’un d’eux est revenu le jour suivant. Il avait remarqué mes médicaments et m’a demandé comment je me sentais. J’ai reconnu que je faisais de la dépression. Il a alors commencé à me parler de Jésus Christ, de Dieu et de Son amour pour moi.
Ce chrétien m’a montré que Dieu se souciait de moi. Jusque-là je m’étais considérée comme étant complètement inutile, avec l’idée que je n’intéressais personne. Mais alors j’ai entendu ce fait extraordinaire, que Dieu s’intéressait à moi !

J’ai acheté une Bible, et j’ai écouté l’Évangile à la radio chaque matin à cinq heures. Et un jour, dans le calme de l’heure matinale, j’ai demandé au Seigneur Jésus de me recevoir. Il m’a répondu instantanément. J’ai ressenti si clairement dans mon cœur qu’Il était tout près que j’en ai pleuré. Le Seigneur est tellement merveilleux et plein de grâce. Le fardeau qui m’opprimait a disparu de ma vie.
Cela a été le jour de ma conversion, bien que je n’aie pas pu l’expliquer à ce moment-là. Quand je me suis relevée de ma prière, je me suis sentie tellement déchargée et heureuse. Ma vie a changé alors complètement : j’ai eu le cœur rempli de joie, comme je ne l’avais jamais connu auparavant. Il y a de cela trente ans, et je n’ai pas regretté un instant d’avoir fait ce pas.
Bien sûr qu’il y a eu ensuite des difficultés dans ma vie, mais Dieu a toujours été là pour m’aider, m’encourager et me réconforter. Je bénis le Seigneur de tout ce qu’Il a fait pour moi et pour ma famille, de ce qu’Il fait et fera encore.
Quand cette femme est venue au Seigneur Jésus avec son fardeau, Il lui a donné la paix de la conscience et une joie véritable. Son invitation s’adresse de même à tous nos lecteurs. Nous pouvons aller au Seigneur Jésus avec tous nos fardeaux et tout ce qui nous sépare de Dieu, et le Lui exprimer avec toute franchise. Il nous pardonnera. Il nous prendra par la main pour nous conduire, à travers toutes les épreuves, jusqu’à la Maison de Son Père.

D’après The good Seed mai 2021

 

Tu es le Même, toi seul, ô Éternel ; tu as fait les cieux, les cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qui est en elles. Et c’est toi qui fais vivre toutes ces choses, et l’armée des cieux t’adore. Néh. 9. 6.

LE TÉMOIGNAGE D’UN BIOPHYSICIEN

Nous avons deux révélations : la création, et les Écritures, toutes deux étant au-dessus de l’humanité. J’ai étudié le livre extraordinaire de la création avec admiration pendant soixante ans, et cette longue étude n’a fait que me fortifier dans la certitude que ces deux sources de témoignages s’accordent parfaitement. Nombreux sont ceux qui, étant disposés à croire, sont troublés par l’affirmation, souvent répétée, que le récit de la création donné dans la Bible est incompatible avec la science. En tant que scientifique et croyant tout à la fois, j’insiste en affirmant le contraire. En fait, je suis même arrivé à l’assurance, bien fondée, que la Bible, loin d’être en contradiction avec la science véritable – c’est-à-dire celle qui est fondée sur l’observation des faits et non sur des théories seulement imaginées – est en avant sur la science.
Bien que les expressions employées dans le texte sacré soient absolument simples et compréhensibles pour tous, elles ont été choisies de manière telle qu’elles ont acquis une valeur scientifique certaine. Leur sélection est impressionnante : elles montrent une science précise de la nature des choses, de sorte qu’elle révèle le véritable Auteur de l’exposé : la même Personne que l’Auteur de la création elle-même ».

D’après The good Seed juin 2021 (Henri Devaux, 1862-1956)

 

L’Écriture ne peut être anéantie. Jean 10. 35.

LA BIBLE EST-ELLE LA PAROLE INSPIRÉE DE DIEU ?

Jésus Christ affirme sans réserve qu’elle l’est. Il a dit Lui-même : « L’Écriture ne peut être anéantie », en parlant de l’Ancien Testament, la première partie de la Bible, dans laquelle quatre récits sont actuellement attaqués et rejetés. Et cependant, Jésus Christ déclare que tous les quatre sont véridiques et dignes de confiance.
1. – Le récit biblique de la création du monde est considéré comme un simple mythe ; cependant Jésus s’y réfère : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès le commencement, les a faits homme et femme ? » (Mat. 19. 4). Et à la fin de l’Ancien Testament nous lisons : « L’Éternel… a étendu les cieux… a fondé la terre, et… a formé l’esprit de l’homme au-dedans de lui » (Zach. 12. 1).
2. – Noé et le déluge sont relégués au royaume des fables, bien que Jésus ait dit : « jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche… ils ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge qui les emporta tous » (Mat. 24. 37 à 39).
3. – On affirme que le livre du prophète Daniel a été écrit longtemps après son temps, de manière rétrospective. Pour quelle raison ? – Au cours des siècles qui ont suivi la vie de Daniel, de nombreux évènements qu’il avait décrits se sont produits. Beaucoup affirment que de telles prophéties aussi détaillées ne pouvaient pas être authentiques. Cependant, le Seigneur Jésus ne désigne pas Daniel comme un historien, mais comme « le prophète » (Mat. 24. 15).
4.- L’histoire de Jonas et du grand poisson est considérée comme une histoire fantastique. Cependant Jésus en a parlé : « Comme Jonas fut dans le ventre du cétacé trois jours et trois nuits » (Mat. 12. 40), pour annoncer Sa mort et Sa résurrection.
Jésus Christ a affirmé : « L’Écriture ne peut être anéantie ». Elle est d’inspiration divine, elle a été donnée par Lui-même, et en conséquence digne de confiance en tous points : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16).

D’après The good Seed juin 2021

 

A celui qui a soif, je donnerai, moi, gratuitement, de la fontaine de l’eau de la vie. Apoc. 21. 6.

LA GRÂCE ET LE SALUT NE S’ACHÈTENT PAS

Pendant la guerre hispano-américaine (1898), Théodore Roosevelt était commandant d’un régiment de soldats. Les réserves de nourriture étant réduites, beaucoup d’hommes étaient malades. Roosevelt entendit dire alors que la Croix-Rouge avait pu se procurer des fruits et des légumes frais. Il demanda s’il pourrait en acheter, et se préparait à les payer de sa poche. Pourtant on ne voulut pas lui en vendre. Comme il s’en plaignait, quelqu’un lui dit : – Essayez juste d’en demander ! Roosevelt fut tout surpris, et demanda en souriant : – Est-ce aussi facile que cela ? Alors maintenant je demande des vivres ! Et il en reçut, gratuitement.
Beaucoup de gens font la même erreur en ce qui concerne le don gratuit de Dieu de la vie éternelle (Rom. 6. 23). Ils veulent faire quelque chose pour l’avoir. L’un vient avec une prière apprise, un autre promet de mener dès lors une vie meilleure, un autre encore se figure que son appartenance à une congrégation religieuse peut le sauver.
Mais la rédemption ne peut être obtenue que comme un don. La Parole de Dieu affirme : « Ho ! Quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait » (És. 55. 1).
Notre orgueil résiste, parce que nous préférerions payer, même si le prix de la rédemption était bas. Mais Dieu est trop riche en grâce pour la vendre, et nous sommes trop pauvres pour être capables de la payer. Nous sommes moralement en faillite, mais Dieu est prêt à pardonner et Il reçoit les pécheurs avec amour, grâce et miséricorde (És. 55. 7). Les pécheurs doivent venir les mains vides et être prêts à accepter le salut comme un don.

D’après The good Seed juin 2021

 

Il y a une saison pour tout… un temps de se taire, et un temps de parler. Éccl. 3. 1, 7.

ÉCOUTEZ AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Dieu a parlé à son peuple Israël, autrefois, par des hommes qu’Il avait chargés d’un message. Puis Jésus Christ, le Fils de Dieu, est venu sur la terre, et Dieu a parlé par Lui, de manière plus directe et plus compréhensible que jamais auparavant. Et maintenant ?
– Maintenant Il parle par la Bible, la Parole de Dieu écrite, par ce feuillet de calendrier, par des affiches, des traités et la prédication. Et Il dit à fois répétées : « Repentez-vous… et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés » (Act. 3. 19). Mais un jour viendra où Dieu gardera le silence, un jour où Il ne s’adressera plus à l’humanité avec Son message d’amour.
Le marteau d’un forgeron, dans un petit village, produisait un bruit incessant et très fort, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours par semaine. Ce qui était étonnant, c’est qu’il ne dérangeait personne. A la longue, tout le monde s’était habitué à ce bruit. Une nuit, cependant, les villageois se réveillèrent : le marteau était silencieux. C’était inhabituel et pas naturel : une erreur technique avait entraîné un silence et un calme inconnus.
Aujourd’hui encore, il y a des gens qui entendent souvent le message divin, et qui s’y sont accoutumés. Leur conscience s’est assoupie, n’est plus touchée et ne réagit plus. Mais un jour viendra où Dieu ne parlera plus. Les gens se réveilleront : Dieu garde le silence, et il est trop tard !
N’attendez pas plus ! « Car Dieu parle une fois, et deux fois – et l’on n’y prend pas garde » (Job 33. 14) – malheureusement ! L’affirmation que « c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2) a donc une grande importance.
Écoutez le message de Dieu – maintenant !

D’après The good Seed juin 2021

 

Il a plu à Dieu, par la folie de la prédication, de sauver ceux qui croient. Puisque les Juifs demandent des miracles, et que les Grecs recherchent la sagesse, nous, nous prêchons Christ crucifié… Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. 1 Cor. 1. 21 à 24.

LA FOLIE DE LA PRÉDICATION

Un évangéliste quittait la salle où l’évangile avait été prêché, quand un étranger s’approcha de lui en disant : – J’ai le plus grand respect pour votre conviction et votre sincérité, mais tout l’évangile que vous prêchez n’est que pure folie.
Le prédicateur prit sa Bible et lui dit : – Vous avez parfaitement raison. C’est exactement ce que Dieu Lui-même dit dans Sa Parole. – Vous plaisantez, rétorqua l’étranger. Cela ne se peut pas. La Bible ne peut dire que l’évangile est de la folie. – Mais c’est pourtant vrai, a continué l’évangéliste. Écoutez : « La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » (v. 18). Ainsi, vous voyez, la Parole de Dieu est un miroir reflétant deux genres de personnes : ceux qui sont sauvés et ceux qui sont perdus.
Le prédicateur ferma sa Bible et allait se retirer, mais l’étranger l’arrêta. Il voulait en apprendre davantage. Ce verset de la Bible avait touché en lui une corde sensible. Il reconnaissait qu’il était de ceux qui sont perdus et sur la voie de la perdition éternelle. Peu après, il fut converti à Jésus, le Seigneur et le Sauveur, et put dire alors : « Christ Jésus… nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Cor. 1. 30).

D’après The good Seed juin 2021

 

Tu es grand, et tu fais des choses merveilleuses ; tu es Dieu, toi seul. Ps. 86. 10.
A Celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le Christ Jésus. Éph. 3. 20 et 21.

INFINIMENT PLUS QUE CE QUE NOUS DEMANDONS (Messages de chrétiens persécutés)

– Pasteur à Cuba, j’avais été invité à assister à un congrès chrétien dans un autre pays. En me préparant, je fis une liste des choses que je voulais me procurer à l’occasion de mon voyage à l’étranger, pour les rapporter à Cuba au retour. Les trois choses principales étaient : des Bibles, des tambourins pour le groupe de chant, et quatre microphones pour l’église. Et voilà que je fus informé que je n’avais pas l’autorisation de partir : quelle déception !
Mais Dieu est toujours aux commandes. Trois jours plus tard arrive chez moi, à Cuba, en voyage d’affaires, un jeune venant du pays où devait se dérouler le congrès. – J’ai un cadeau pour vous, Monsieur le pasteur, me dit-il.
Ne le connaissant pas, je fus très perplexe. Il a poursuivi : – Il y a quelques jours, j’ai su que j’aurais à faire ce voyage d’affaires ; je suis donc allé dans un magasin pour acheter différentes choses pour le voyage. Un autre client qui se trouvait dans le magasin, en entendant parler de ma visite prochaine à Cuba, s’est approché en me disant : – Je connais un pasteur à Cuba qui a besoin de beaucoup de choses pour son église. Pourriez-vous aller lui faire visite et lui porter des cadeaux ? Le pasteur dont il parlait, c’est vous, et voici les cadeaux.
J’étais stupéfait… tellement de cadeaux, et entre autre des Bibles, des tambourins et quatre microphones !
Dieu connaît tout de notre situation, Il écoute nos prières et répond à nos besoins. Peut-être pas toujours comme nous l’espérions, mais toujours de manière merveilleuse qui Lui rend gloire.

D’après Il buon Seme mai 2021

 

CORONA 66

IMG_20200917_181611

 

CORONA 66
Le psaume 2

 

Les psaumes messianiques – ou : qui parlent du Messie, font connaître Celui par qui tout fut créé et qui s’abaisserait en prenant un corps d’homme. Dans ces psaumes, l’Esprit Saint, appelé aussi l’Esprit de Christ, Le présente comme le Fils, l’Oint ou le Roi. Ils expriment Sa place au-dessus des anges, Son abaissement, Ses souffrances « et les gloires qui suivraient » (1 Pier. 1. 11). Rejeté par les hommes qu’Il venait délivrer, Il endura la croix, sous le jugement de Dieu, pour sauver de la mort éternelle tous ceux qui avaient placé leur espérance en Lui et quiconque croirait en Lui. Jésus ressuscité, apparaissant à Ses disciples, leur dit : « Telles sont les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous : il fallait que soit accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes » (Luc 24. 44 et 45). Le Seigneur Jésus n’est pas physiquement avec nous mais, comme promis, « le Consolateur, l’Esprit Saint », que le Père a envoyé en Son nom, Lui, nous enseigne toutes choses. Il glorifie le Seigneur et prend de ce qui est à Lui pour nous l’annoncer (voir Jean 14. 26 ; 16. 14). Les apôtres ont « complété la parole de Dieu » (Col. 1. 25) et l’Esprit Saint, selon la place que nous Lui laissons dans notre cœur, l’applique à nos consciences et à nos cœurs pour notre joie.
Le psaume 2 débute par une déclaration impressionnante : « Pourquoi s’agitent les nations, et les peuples méditent-ils la vanité ? Les rois de la terre se lèvent, et les princes consultent ensemble contre l’Éternel et contre son Oint » (v. 1 et 2). Nous retrouvons ce texte dans la bouche des apôtres lorsque Pierre et Jean furent relâchés par les chefs du peuple : « Les rois de la terre se sont trouvés là et les chefs se sont assemblés, contre le Seigneur et contre son Christ. Oui en vérité, se sont assemblés dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, aussi bien Hérode que Ponce Pilate, avec les nations et les tribus d’Israël » (Act. 4. 26).
Les hommes se sont opposés à Dieu, ils ont « renié le Saint et le Juste… et mis à mort le Prince de la vie » (Act. 3. 14 et 15). Pour ceux qui ne se sont pas repentis de leurs péchés, le jour vient en lequel Dieu exécutera cette prophétie : « Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leurs cordes ! Celui qui habite dans les cieux se rira d’eux, le Seigneur s’en moquera. Alors il leur parlera dans sa colère, et, dans sa fureur, il les épouvantera » (Ps. 2. 3 à 5). Ils se cacheront dans les cavernes et dans les rochers des montagnes ; et ils diront « aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de Celui qui est assis sur le trône et de la colère de l’Agneau » (Apoc. 6. 15 à 17).
Que Satan se soit mis en travers du chemin de notre Seigneur pour entraver Sa marche, que les chefs religieux aient voulu Le tuer, rien ne L’a arrêté dans l’accomplissement de la rédemption et rien ne changera à la volonté de Dieu quant à Sa gloire exprimée dans le Fils : « Et moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté. Je raconterai le décret : l’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré » (Ps. 2. 6 et 7). Premièrement nous trouvons les conseils de Dieu : « j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » et ensuite Son Fils entre sur la scène de ce monde ; … et l’ange dit à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi celui qui naîtra, saint, sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1. 35). La présence du Fils dans le monde est la réalisation  de « la promesse qui a été faite aux pères » (Act. 13. 32), comme il est aussi écrit : « … un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix » (És. 9. 6).
Nous savons que l’Éternel a ôté à Israël la première place que ce peuple occupait au milieu des nations, pour la donner à Nébucadnetsar, roi de Babylone (Jér. 27. 6 à 8 ; 2 Rois 25). Par l’ange Gabriel, le prophète Daniel est instruit sur le déroulement des choses qui concernent son peuple. Dès cette rencontre, le temps est compté pour Israël jusqu’à l’apparition du Messie : « pour rétablir et rebâtir Jérusalem, jusqu’au Messie, le prince, il y a sept semaines et soixante-deux semaines ; la place et le fossé seront rebâtis, et cela en des temps de trouble. Et après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché et n’aura rien » (Dan. 9. 21 à 26). Ce sont des semaines d’années et si l’on fait le calcul, nous arrivons exactement à la mort du Seigneur. Dès Son ascension au ciel, une grande parenthèse de temps s’ouvre. Jésus était venu en humilité et en grâce, il a été rejeté mais il apparaîtra une seconde fois en gloire. Entre ces deux venues, Dieu visite « les nations pour en tirer un peuple pour son nom » (Act. 15. 14). Ce peuple, c’est l’Église, que le Seigneur va bientôt Se présenter à Lui-même, glorieuse, sans tache ni ride, mais « sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27). Soixante-neuf semaines d’années se sont écoulées depuis que Daniel a entendu la parole, jusqu’à la mort de Jésus. Il reste une semaine, elle correspond à l’heure de l’épreuve et à la grande tribulation (Mat. 24. 21 et 22 ; Apoc. 3. 10 ; 7. 14 ; 11. 3 ; 12. 14 ; 13. 5), mais l’Église sera enlevée avant (1 Thess. 4. 14 à 17).
Revenons au psaume 2 : « Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre ; tu les briseras avec un sceptre de fer ; comme un vase de potier tu les mettras en pièces » (v. 8 et 9 et Apoc. 2. 26 et 27). Le jour est proche en lequel notre Seigneur établira Son règne de justice et de paix. Pour cela, Il devra premièrement juger tout le mal qui est sur la terre, jeter dans l’étang de feu la bête et le faux prophète qui est l’Antichrist, et enfermer Satan dans l’abîme, pour mille ans (Apoc. 19. 20 à 20. 3). De plein droit, comme Fils de l’homme, notre Seigneur Jésus Christ recevra le royaume (Dan. 7. 13 et 14).
« Et maintenant, ô rois, soyez intelligents ; vous, juges de la terre, recevez instruction : servez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement ; baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère s’embrasera tant soit peu » (Ps. 2. 10 à 12). Les rois sont exhortés à se soumettre avant que le jugement n’arrive sur la terre. Le psaume se termine par : « Bienheureux tous ceux qui se confient en lui ! ». Le jour est proche, réjouissons-nous dans l’espérance de Son retour, aimons Son apparition (2 Tim. 4. 8) !

 

VOUS, QUE DÉSIREZ-VOUS ?

IMG_20200314_153717

 

Malheur à moi ! car je suis comme quand on a fait la cueillette des fruits d’été, comme les grappillages lors de la vendange : pas une grappe de raisin à manger ! aucun fruit précoce que mon âme désirait ! Mich. 7. 1.
Vous avez d’ardents désirs, et vous ne pouvez pas obtenir. Jac. 4. 2.
J’ai ardemment désiré ton salut. Ps. 119. 174.

 

VOUS, QUE DÉSIREZ-VOUS ?

 

Pour approfondir le sens de ce qu’est le « désir », nous devons nous demander : – A quoi voulons-nous vraiment parvenir dans notre vie ? Quelle est notre aspiration la plus profonde ? Un travail rentable ? Une belle maison ? Une relation conjugale heureuse ? Le succès ? Ce sont là des désirs tout à fait légitimes, et beaucoup d’entre nous les entretenons et nous employons à les réaliser.
Dans la vie, rien ne dure, ni la beauté physique, ni la santé, ni même, bien souvent, le confort ou la richesse. L’expérience nous montre très souvent que le désir n’est jamais pleinement assouvi. Beaucoup de personnes restent insatisfaites malgré le succès professionnel, une famille heureuse, la reconnaissance pour ce qu’elles font… il reste toujours un vide qu’on ne parvient pas à expliquer.
Pour quel motif, alors, nous fixons-nous tant d’objectifs ? Pourquoi continuons-nous à désirer des choses qui ne pourront pas réellement combler ce vide ? La réalité c’est que la « faim » qui est derrière ces aspirations représente en fait la faim pour la vie elle-même.
L’être humain possède, au fond de son cœur, un idéal du Créateur dont il s’est éloigné. C’est précisément cette séparation, due au péché – c’est-à-dire à l’incrédulité et à la désobéissance – qui a produit dans le cœur de l’homme ce vide qu’il ne pourra jamais combler, ni par les biens matériels, ni par les loisirs et les distractions, ni même par l’amour ou l’altruisme.
Dieu est cette valeur suprême sur laquelle nous pouvons nous reposer ; le reste ne pourra jamais nous satisfaire. Comment pourrions-nous trouver une entière satisfaction dans les choses terrestres, alors que nous avons été créés en relation avec le Créateur, ce qui est la clé du vrai contentement de l’âme, et surtout la clé de la vie éternelle ? Pour Dieu, chaque personne a une valeur immense. Dieu a tout prévu et nous a dotés de capacités intellectuelles, esthétiques, créatives et morales. Mais la désobéissance et le péché ont créé un gouffre, qui sépare la nature de son Créateur, un abîme qui serait resté à toujours infranchissable, si Dieu Lui-même n’était intervenu.
Par un acte d’amour infini, notre Créateur a envoyé dans le monde son propre Fils, le Seigneur Jésus. C’est sur Lui que Dieu a fait tomber le châtiment de nos fautes, de nos offenses, de nos actes de défi et d’arrogance, d’immoralité et de violence… Il S’est chargé de tout cela sous les coups du jugement de Dieu !
Pour que nous puissions profiter du pardon de Dieu et recevoir la vie éternelle qu’Il nous offre maintenant, Il ne nous demande qu’une chose : la repentance et la foi. Sinon, après cette vie terrestre, nous devrons comparaître devant Lui avec le poids de nos fautes, être condamnés et subir une éternité de souffrances.
Repentance et foi, aveu de notre état de pécheurs perdus, et foi dans la valeur du sacrifice de Jésus Christ à la croix : celui qui croit cela peut répéter ces paroles avec joie :
« Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père -, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

UNE RELIGION OU UN SAUVEUR ?

IMG_20200314_153108

 

Quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde. Tite 3. 4 et 5.

UNE RELIGION OU UN SAUVEUR ?

 

Quand j’ai l’occasion de parler de Dieu, on me répond souvent en parlant de religion. Le dictionnaire définit le mot « religion » comme un ensemble d’actes rituels dont le but est de mettre l’homme en contact avec Dieu.
Mais peut-on réduire ou enfermer le Dieu infini, le Créateur de l’univers, dans une religion ? Toutes les religions du monde ne sont-elles pas l’œuvre de l’homme ? Leurs pratiques et leur credo offrent une structure qui tend à rassurer les fidèles, à déterminer des frontières qui guident et orientent les comportements, en cherchant à encourager les personnes à bien se conduire. Mais Dieu n’est-Il pas infiniment plus grand que tous les systèmes religieux ? Seuls les rites et les pratiques donnés par Moïse à Israël étaient une œuvre de Dieu, mais rapidement l’intervention de l’homme a fait dégénérer les choses et les a remplacées par des traditions en très grand nombre.
La Bible ne propose pas une religion. Le message de l’évangile ne consiste pas à lier à une religion, mais à établir une relation vivante et heureuse entre le Dieu infini et chacun de nous.
Les religions proposent à l’homme, pour arriver à Dieu, un chemin fait de rites, d’œuvres honorables et d’une bonne conduite. L’Évangile, au contraire, présente le chemin de Dieu vers l’homme. En fait, Dieu s’est approché de nous parce que nous ne pouvions pas aller vers Lui. Jésus Christ est devenu un Homme, semblable à nous, mais sans péché. Il est l’unique Médiateur entre nous et Dieu. En mourant sur la croix, Il a fait ôté la barrière du péché, qui nous séparait de Dieu.
Ainsi l’Évangile – un mot qui signifie « bonne nouvelle » – n’est pas l’annonce d’une religion, mais il nous fait connaître un Sauveur.
Et vous, avez-vous une religion, ou un Sauveur ?

 

D’après « Il buon seme » juin 2021