LES BÉATITUDES

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LES BÉATITUDES

Matthieu 5. 1 à 12

 

 

1. LES BIENHEUREUX DISCIPLES DE JÉSUS

Voyant les foules, il (Jésus) monta sur la montagne. Lorsqu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui ; et ouvrant la bouche, il les enseignait. Mat. 5. 1 et 2

Les « béatitudes » sont les neuf paroles par lesquelles Jésus commence à enseigner Ses disciples (Mat. 5 à 7). Ce sont des paroles d’une très grande richesse morale qui vont à contre-courant des comportements humains habituels.
Avant de réfléchir plus profondément sur leur contenu, jetons un regard sur la scène qui est devant nous en Matthieu 5. Jésus est monté sur la montagne, Ses disciples sont près de Lui et une foule de personnes les entourent. Que voient ces personnes ? Elles voient Jésus et Ses disciples. Ceux-ci, peu de temps auparavant, étaient des personnes comme les autres, mais maintenant ils sont devenus des disciples de Jésus. Eux, ils voient les foules auxquelles ils prêcheront bientôt « le royaume des cieux » (Mat. 10. 7). Ils voient aussi Jésus, leur Maître, qu’ils apprendront bientôt à connaître et à aimer.
Nous lisons : Jésus, « voyant les foules ». Et il nous est dit aussi un peu plus tard, que Jésus, « voyant les foules… fut ému de compassion, parce que ces gens étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mat. 9. 36). Mais Jésus regarde aussi Ses disciples : « Alors lui, levant les yeux vers ses disciples… » (Luc 6. 20).
Chaque affirmation de ces « béatitudes » a sa source dans ces regards pleins d’amour de Jésus. Les disciples ont été appelés à Le suivre dans un esprit de simplicité et d’humilité ; ils ont renoncé à leur maison et à leur travail, ils avaient tout quitté pour Le suivre (Mat. 19. 27). Se sentaient-ils vulnérables et sans défense ? Non, avec Jésus, ils ont tout. Et ce sont eux que Jésus, tout d’abord, aimera à nommer « bienheureux », c’est-à-dire heureux !

2. « BIENHEUREUX LES HUMBLES EN ESPRIT »

Bienheureux les humbles en esprit, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux. Mat. 5. 3
Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles. Jac. 4. 6.

La première parole qui sort de la bouche de Jésus dans son « discours sur la montagne » est : « Bienheureux » !
Jésus nous invite à vivre quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus fort qu’un peu de bonheur égoïste centré sur soi. Le Seigneur dit : « Bienheureux les humbles (litt. : pauvres) en esprit ». Il ne s’agit pas de ceux qui peuvent être limités intellectuellement, mais de ceux qui ont un esprit d’humilité, sans vaine gloire ni présomption, et qui sont animés d’une foi qui croit Dieu sur parole, comme le ferait un enfant, en toute confiance, sans discuter. Et Dieu se révèle alors à leur âme (Mat. 11. 25).
Le bonheur dont parle Jésus dépend d’une attitude spirituelle qui permet d’accéder au royaume des cieux. Seuls ceux qui acceptent sans réserve le jugement de la Parole de Dieu sur l’orgueil de l’homme naturel découvrent les richesses du royaume qui nous est destiné.
Tous les orgueilleux, ceux qui sont sûrs d’eux-mêmes, de leurs richesses matérielles ou intellectuelles, ou de leur propre pouvoir, ceux-là n’ont aucune estime pour les « pauvres en esprit » ; et, avec un tel comportement, ils ne feront jamais l’expérience de ce qui caractérise le royaume de Dieu, c’est-à-dire « justice, paix et joie dans l’Esprit Saint » (Rom. 14. 17).
Ceux qui vivent comme des « humbles en esprit » dans ce monde dominé par l’orgueil, seront souvent incompris et même méprisés, mais ils sont « bienheureux » et ont la meilleure part dans le royaume des cieux.
« Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers » (Prov. 3. 5 et 6).

3. « BIENHEUREUX CEUX QUI MÈNENT DEUIL »

Bienheureux ceux qui mènent deuil, car c’est eux qui seront consolés. Mat. 5. 4.
L’Éternel… m’a envoyé pour panser ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, … pour consoler tous ceux qui mènent deuil. És. 61. 1 et 2.

Le Seigneur Jésus a rencontré un jour un cortège funèbre ; un jeune homme était mort, le fils unique de sa mère veuve, et celle-ci pleurait. « Ne pleure pas », lui dit le Seigneur (Luc 7. 13). Dans Son immense sensibilité et Son amour pour le prochain, Jésus a pleuré devant le tombeau de Lazare, Son ami ; Il a pleuré, ému par la douleur de ceux qui pleuraient et qu’Il aimait. Toute perte, et spécialement la perte d’un être cher, produit en nous des peines et des douleurs difficilement surmontées. Lequel d’entre nous, dans le cours de sa vie, n’a jamais éprouvé un tel chagrin ?
Mais pour tous ceux qui ont accepté Jésus comme leur Sauveur personnel, qui croient en Son sacrifice sur la croix et à Sa résurrection, il y a une grande consolation : s’ils doivent passer par la mort, ils ont la certitude qu’ils ressusciteront un jour pour être avec Lui pour l’éternité ! Et si leurs bien-aimés qui sont décédés ont cru au Seigneur Jésus, ils les reverront dans le ciel. C’est pour cela qu’ils sont appelés « bienheureux ». Si nous choisissons d’obéir au Seigneur avec humilité et si nous nous confions en Sa grâce, nous ne serons pas exempts de souffrances, mais Il nous fera certainement éprouver Ses consolations et la joie d’être Ses témoins, conscients de Sa présence constante auprès de nous.
Daniel, déporté à Babylone, et affligé à cause de la dispersion de son peuple, priait trois fois par jour, malgré le décret du roi qui l’interdisait. Jeté dans la fosse aux lions, il en a été retiré indemne le lendemain et a été manifesté comme témoin de la puissance de Dieu dans tout l’empire (Dan. 6).
« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de toute notre affliction » (2 Cor. 1. 3 et 4).

4. « BIENHEUREUX LES DÉBONNAIRES »

Bienheureux les débonnaires (ceux qui sont doux), car c’est eux qui hériteront de la terre. Mat. 5. 5.
Qui est sage et intelligent parmi vous ? Que par une bonne conduite il montre ses œuvres avec la douceur de la sagesse. Jac. 3. 13.
Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Phil. 4. 5.

Cette troisième béatitude rappelle les paroles du Psaume 37 : « Les débonnaires posséderont le pays, et feront leurs délices d’une abondance de paix » (v. 11). Comme toutes les béatitudes, elle fait un contraste complet avec les valeurs d’un monde dominé par les abus de pouvoir des puissants sur les faibles. Mais cette béatitude nous affirme qu’un jour tout cela changera ! Jésus, pendant Sa vie sur la terre, était « débonnaire (doux) et humble de cœur » (Mat. 11. 29) et Il le sera toujours lors de Son règne, à l’égard des humbles qui régneront avec Lui sur la terre (Mat. 5. 5).
Les disciples de Jésus sont donc invités à être doux. Douceur ne signifie pas manque de courage ou faiblesse ; au contraire, la douceur découle de la présence de Jésus en nous, qui nous permet de savoir nous maîtriser nous-mêmes pour le bien des autres. C’est le contraire de l’arrogance et des émotions non contrôlées. Dans certains cas, par exemple quand on entend que le nom du Seigneur est injurié, même celui qui est humble pourra se dresser et protester fortement, mais il ne le fera pas avec un sentiment d’orgueil personnel ! L’homme doux soumet humblement à Dieu ses capacités personnelles et ses émotions, et il reste vigilant afin d’empêcher que les circonstances extérieures, même si elles sont hostiles, ne troublent sa paix intérieure.
Nous ne pouvons être humbles et doux que si la douceur de Christ habite en nous. Notre relation avec Lui dans la prière nous fait découvrir Sa mansuétude infinie qui élimine progressivement de notre cœur la dureté, l’amertume, la rigueur. « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience » (Col. 3. 12). Cet esprit de Christ caractérise-t-il toujours nos rapports dans notre couple, dans notre famille, dans l’église, dans le monde ? (Phil. 4. 5 ; 1 Pier. 3. 4).

5. « BIENHEUREUX CEUX QUI ONT FAIM ET SOIF DE LA JUSTICE »

Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car c’est eux qui seront rassasiés. Mat. 5. 6.
Que je sois trouvé en lui (Christ) n’ayant pas ma justice qui vient de la Loi, mais celle qui est par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu, moyennant la foi. Phil. 3. 9.

Étonnante béatitude que celle-ci, qui compare la justice à un aliment et promet un rassasiement de justice dans un monde qui en est privé – un monde dans lequel beaucoup éprouvent une faim et une soif intenses de « vraie » justice, pour eux-mêmes et dans leurs relations sociales !
Mais de quelle justice s’agit-il ? – De celle de l’homme, basée sur des lois à mettre en pratique dans la vie ? Nous nous sentons troublés à la pensée de vivre dans une société dans laquelle on tend à appeler bien ce qui est mal !
Non, la justice est ici la condition essentielle pour entrer dans le royaume de Dieu (Mat. 5. 20). Ce n’est donc pas la justice des hommes, même s’ils sont religieux, ni une justice basée sur l’observation stricte de lois et de traditions. C’est la justice vécue et démontrée d’une manière parfaite par Jésus Christ lorsqu’Il était sur la terre : « Christ a souffert… le juste pour les injustes » (1 Pier. 3. 18). Et c’est cette justice que Dieu veut donner à tous, sur la base de la foi au sacrifice de Son Fils, mort pour nos péchés. Dieu est juste lorsqu’Il rend parfaitement justes ceux qui croient au Seigneur Jésus : Il est « juste et … il justifie celui qui est de la foi en (ou : de) Jésus » (Rom. 3. 26). Cette justice, que le croyant possède, est la seule qui puisse satisfaire Dieu.
Mais alors, pourquoi devons-nous encore avoir faim et soif de vivre d’une manière juste ? Parce que celui qui a été rendu juste a le désir de conformer sa vie à la volonté de Dieu, en écoutant Sa parole et en y obéissant.
Christ établira bientôt Son règne, dans lequel la justice habitera (2 Pier. 3. 13). Et alors ceux qui ont faim et soif de justice « seront rassasiés ».

6. « BIENHEUREUX LES MISÉRICORDIEUX »

Bienheureux les miséricordieux, car c’est à eux que miséricorde sera faite. Mat. 5. 7.
L’Éternel est miséricordieux, et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté. Ps. 103. 8.

Être miséricordieux signifie regarder à l’autre, au « prochain » qui souffre ou qui peut nous faire souffrir, avec le même regard que celui de Dieu, c’est-à-dire avec douceur et bonté, la bonté de Dieu.
Mais la miséricorde ne doit pas être seulement une attitude intérieure, elle doit se montrer par des actes concrets : donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, consoler les affligés, visiter les malades et les prisonniers…, voilà ce qu’est la miséricorde en action !
Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde moins visibles : conseiller ceux qui doutent, instruire ceux qui sont dans l’ignorance, exhorter ceux qui se laissent dominer par le mal, consoler ceux qui pleurent, intercéder pour tous…
Il est remarquable de constater, dans cette béatitude, la symétrie qu’elle présente entre ce dont nous faisons l’expérience et l’action de Dieu. C’est comme si Dieu nous traitait comme nous traitons les autres. En fait, nous trouvons cette symétrie dans certaines paroles de Jésus, comme, par exemple : « Remets-nous nos dettes comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs » (Mat. 6. 12). Dieu désire que nous manifestions Ses caractères, et pour cela, Il nous a donné la capacité d’agir envers les autres comme Il a agi envers nous.
Mais attention ! Être miséricordieux ne nous fait absolument pas mériter la miséricorde de Dieu. Notre miséricorde est un effet de la pure grâce de Dieu, le résultat de Son œuvre en nous, dans nos cœurs et nos consciences, le reflet de Sa miséricorde. L’apôtre Paul disait volontiers : « Miséricorde m’a été faite » (1 Tim. 1. 13 et 16), et aussi : « Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants » (Éph. 5. 1).

7. « BIENHEUREUX CEUX QUI SONT PURS DE CŒUR »

Bienheureux ceux qui sont purs de cœur, car c’est eux qui verront Dieu. Mat. 5. 8.
Qui est-ce qui montrera en la montagne de l’Éternel ? et qui se tiendra dans le lieu de sa sainteté ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur, qui n’élève pas son âme à la vanité. Ps. 24. 3 et 4.

Les hommes religieux du temps du Seigneur Jésus reprenaient les disciples parce qu’ils ne se lavaient pas les mains avant de manger, et transgressaient ainsi la tradition. Alors Jésus intervient et, quoique ne s’opposant pas à leurs traditions, Il soutient que ce qui souille l’homme, ce n’est pas de manger avec des mains non lavées, mais c’est ce qui provient de notre cœur et de nos pensées (Mat. 15. 18 à 20). La fausse tendance à identifier la pureté intérieure avec le respect des traditions a des origines très anciennes, et elle est encore bien enracinée aujourd’hui.
Une vie pure présuppose avant tout que le cœur soit purifié. Flageller le corps ou l’âme ne sert à rien : la purification du cœur est l’œuvre de Dieu. Notre devoir consiste à accepter avec reconnaissance Son amour, qui nous pardonne et nous purifie de nos péchés. « Crée-moi un cœur pur, ô Dieu ! » demandait David par la prière (Ps. 51. 10). Des siècles plus tard, l’apôtre Pierre dira : « Dieu… n’a fait aucune différence entre nous (les Juifs) et eux (les gens des nations), ayant purifié leurs cœurs par la foi » (Act. 15. 8 et 9).
La pureté de cœur se reconnaît par des manifestations extérieures et des faits concrets. Le croyant au cœur pur met Dieu au centre de sa vie ; et ses pensées, en accord avec sa conduite, sont marquées par la constance et la transparence devant le Créateur et devant les hommes.
Seul le cœur de Jésus est absolument pur, exempt de duplicité. Le croyant est appelé à faire des progrès dans cette recherche de pureté : « Poursuivez… la sainteté » (Héb. 12. 14), et cela par un engagement continu, rendu possible par la puissance de l’Esprit Saint qui agit en lui.
Seuls ceux dont le cœur est pur « verront Dieu ». Aujourd’hui déjà, par les yeux de la foi, ils voient leur Sauveur et Seigneur Jésus Christ, mais un jour ils Le verront « comme il est » (1 Jean 3. 2) et ils Lui seront rendus semblables !

8. « BIENHEUREUX CEUX QUI PROCURENT LA PAIX »

Bienheureux ceux qui procurent la paix, car c’est eux qui seront appelés fils de Dieu. Mat. 5. 9.
Si donc tu présentes ton offrande à l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord, réconcilie-toi avec ton frère. Mat. 5. 23 et 24.

Dans la Bible, le mot « paix » a une signification plus large que celle de l’absence de guerre ou de conflit. Elle exprime une totale absence d’inquiétude, comme conséquence de la pleine confiance en Dieu.
Un chrétien a pu dire : L’un des derniers souvenirs que j’ai de mon frère, alors qu’il souffrait des conséquences d’une grave maladie, c’est la paix qui irradiait de son visage. Il goûtait vraiment la paix que Jésus, son Sauveur, lui avait donnée.
Dieu donne gratuitement la paix avec Lui, mais elle Lui a coûté un prix infini : la mort de Son Fils unique sur la croix. Par la foi en ce sacrifice, le croyant peut, avec l’aide de son Père céleste, expérimenter Sa paix.
Si nous présentons à Dieu, par la prière, toutes nos angoisses, Sa paix gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus (Phil. 4. 7), et le Dieu de paix sera avec nous pour la faire resplendir.
Que signifie « procurer la paix » ? – Un moyen de le faire, c’est d’annoncer, dans un monde ennemi de Dieu, le message de la réconciliation avec Lui, offert par Dieu Lui-même : pour obtenir cette paix, il suffit de croire au Seigneur Jésus et à Son sacrifice expiatoire sur la croix.
Même dans les rapports entre chrétiens, il est nécessaire de procurer la paix. Quand Jésus parle pour la première fois d’une église (ou : assemblée) locale (Mat. 18. 20), Il nous indique le comportement juste que nous devons adopter afin de favoriser la réconciliation en cas de conflit, et d’atteindre au pardon et à la paix (v. 15 à 17). La réconciliation entre frères est une condition nécessaire pour pouvoir rendre culte à Dieu.
Ceux qui « procurent la paix » font connaître, même sans beaucoup de paroles et de bruit, quelque chose de l’essence même de Dieu, qui est le Dieu de paix ; et « ils seront appelés fils de Dieu ».

9. « BIENHEUREUX CEUX QUI SONT PERSÉCUTÉS À CAUSE DE LA JUSTICE »

Bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux. Mat. 5. 10.
Si on vous insulte pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. 1 Pier. 4. 14.

On peut être troublé lorsqu’on lit cette béatitude : « Bienheureux ceux qui sont persécutés ». En effet, dans le temps actuel, beaucoup de chrétiens souffrent pour des questions de justice, c’est-à-dire à cause de leur fidélité à Dieu et à l’obéissance à Sa volonté. Ne les oublions pas dans nos prières ! Leur exemple doit nous encourager à dépasser nos peurs et à être des témoins de Christ. Nous sommes parfois tentés de limiter notre fidélité à Dieu en restant dans le cadre de ce qui nous paraît socialement opportun, pour éviter d’éventuelles moqueries ou persécutions. On ne peut se satisfaire de « cacher son drapeau », mais on doit accepter de suivre franchement Jésus Christ jusqu’au bout.
Les qualités décrites dans les sept premières béatitudes : humilité, sérieux, douceur, pureté de cœur, soif de justice, miséricorde, désir de paix… auraient dû attirer sympathie et bienveillance ; mais, au contraire, les disciples de Jésus ont été rejetés, justement parce qu’ils ressemblaient à leur Maître. Les hommes avaient vu les œuvres que Jésus avait faites parmi eux, mais Il a dû dire : « Ils ont à la fois vu et haï aussi bien moi que mon Père » (Jean 15. 24) ; Il avertissait Ses disciples : « s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15. 20).
La persévérance dans l’épreuve était un effet de l’espérance qui les animait, et leur joie découlait du fait qu’ils avaient reçu courage et liberté de la part du Seigneur. Le Royaume de Dieu leur appartenait déjà. Cette joie qu’ils manifestaient dans l’épreuve était un signe que l’Esprit de Dieu reposait sur eux. Patience, courage et joie leur venaient en fait de l’Esprit Saint.

10. « BIENHEUREUX, VOUS L’ÊTES QUAND ON VOUS INJURIERA »

Bienheureux, vous l’êtes quand on vous injuriera, qu’on vous persécutera et qu’on dira, en mentant, toute espèce de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est grande dans les cieux. Mat. 5. 11 et 12.

Dans cette neuvième et dernière béatitude, le Seigneur Jésus s’adresse directement à Ses disciples. Injuriés, persécutés, calomniés… c’est parce qu’ils sont disciples de Jésus que de tels traitements leurs sont infligés. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui que les fidèles ont été ainsi persécutés. C’était déjà la part des prophètes autrefois, comme le Seigneur Jésus le dit (v. 12 – voir Act. 7. 52).
Et, quant à Lui-même, n’a-t-Il pas connu tous ces outrages de la part de Sa créature lorsqu’Il était sur la terre, au milieu des hommes ? Les Juifs n’ont pas cessé, par leurs paroles injurieuses à Son égard, de dire « toute espèce de mal » contre Lui. On l’a même accusé à plusieurs reprises d’avoir un démon – mais Il répondait calmement et simplement : « Je n’ai pas un démon, mais j’honore mon Père » (Jean 8. 48 et 49).
Les injures, les persécutions, les mensonges à notre égard, tout cela peut paraître bien dur à supporter et pourrait nous rendre malheureux plutôt que bienheureux. Mais ces souffrances que peuvent connaître ceux qui sont disciples de Jésus auront leur contrepartie : une récompense leur est promise dans les cieux (v. 2. Cor. 4. 17). Cette perspective doit les remplir de joie déjà sur la terre ; ils sont bienheureux même dans les mauvais traitements, comme autrefois les disciples de Jésus se réjouissaient « d’avoir été estimés dignes de souffrir des outrages pour le Nom » (Act. 5. 41).
L’apôtre Pierre engage les croyants à poursuivre dans les bonnes œuvres, et à garder toujours une bonne conscience, car Dieu en sera glorifié et ceux qui médisent d’eux et calomnient leur bonne conduite en Christ seront rendus confus (1 Pier. 2. 12 ; 3. 16).
Et l’apôtre Paul, qui nous engage à être ses imitateurs comme lui-même l’était de Jésus Christ, écrit : « injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ; calomniés, nous supplions » (1 Cor. 4. 12 et 13). C’était le comportement de Jésus sur la terre, le parfait exemple pour ceux qui sont Ses disciples.

11. LES BÉATITUDES, UN PORTRAIT DE JÉSUS

(Jésus a dit : ) Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, mais tout disciple bien formé sera comme son maître. Luc 6. 40.
Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Jean 15. 11.

Les béatitudes tracent un portrait « en filigrane » du Seigneur Jésus. Par conséquent, plus elles seront présentes dans notre vie chrétienne, plus nous laisserons voir la Personne de Christ. Sur la terre, Jésus n’avait pas un endroit où Il pouvait reposer Sa tête (Mat. 8. 20), Il a vécu dans la pauvreté (2 Cor. 8. 9), Il a été « doux et humble de cœur » (Mat. 11. 29).
Jésus est, par excellence, Celui qui procure la paix, car Il a « fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Humilié, persécuté, Il a été « l’homme de douleurs » (És. 53. 3). En même temps, Il connaissait la plénitude d’une joie qu’Il communiquait à Ses disciples (Jean 15. 11).
Pour vivre les béatitudes, il faut avoir cru en Jésus. Nous pourrons alors accepter Ses paroles avec joie, conscients qu’elles sont le projet de Dieu pour notre vie, la direction qu’Il nous indique, la promesse qu’Il nous a faite. Nous pourrons écouter ces béatitudes sans être découragés par les exigences requises pour les réaliser, mais comme une invitation à nous engager sur le chemin que Jésus a ouvert.
Les caractères des béatitudes doivent être ceux des disciples de Jésus aujourd’hui. « Nous attendons le Seigneur et il désire nous trouver dans la fidélité et la vigilance lorsqu’il viendra. Cherchons donc tous à réaliser ces caractères, qui sont ceux que le Seigneur a manifestés ici-bas, lui notre parfait modèle » (S. Prod’hom)

D’après « Il buon seme » février-mars 2022

 

LE JOUG DE CHRIST

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 Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est facile à porter et mon fardeau est léger. Mat. 11. 29 et 30.

 

LE JOUG DE CHRIST

 

Le joug de Satan, du péché, est un joug lourd et pénible, mais celui de Christ est heureux. Servir Christ, c’est un service heureux, même s’il faut se charger d’une croix et porter un joug. Nous ne sommes pas traités comme du bétail stupide qu’il faut aiguillonner, mais nous sommes conduits avec amour. Souvenons-nous que le joug que notre Sauveur met sur les Siens est celui qu’Il a porté Lui-même : « Il a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs » (És. 53. 4).
Le grand apôtre Paul s’appelait lui-même un serviteur – littéralement un esclave – de Jésus Christ (Rom. 1. 1). Il semblait même s’en glorifier ! Connaissez-vous cette servitude bénie ? Il est vrai que son joug est vraiment la discipline appropriée qu’Il emploie pour nous former, mais le Seigneur n’est pas un Maître dur ! Ne craignez rien ! C’est sa main pleine de tendresse qui pose le joug sur vous et le maintient là. Il ajustera le joug à votre cou, et votre cou au joug. Il adaptera Sa grâce à vos épreuves. Ceux qui Lui appartiennent ont besoin de sentir le poids de diverses tentations afin d’être gardés dans la douceur et la soumission.
Il n’y a jamais d’amour plus tendre que lorsque Dieu emploie Ses propres moyens pour nous réfréner, nous rendre humbles et nous éprouver – pour nous délivrer de nous-mêmes, de nos désirs personnels, de notre confiance en nous-mêmes, et nous placer sous le joug qui nous est nécessaire.
Personne n’a jamais regretté de vivre une servitude joyeuse. Le Seigneur vous a-t-Il jamais fait défaut ? Son joug a-t-il été trop pénible ? Vos larmes n’ont-elles pas été soulagées, vos tentations ont-elles été au-delà de ce que vous pouviez supporter ? Ah ! N’avez-vous pas plutôt éprouvé que si vous rejetez votre fardeau sur le Seigneur, Il vous soutiendra (Ps. 55. 22) ?
Rappelez-vous que ceux qui prennent son joug sont encouragés par Sa promesse : « Vous trouverez le repos de vos âmes ».

D’après « The Lord is near » janvier 2013

 

CORONA 89

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CORONA 89

 Les résultats de la mort de Christ

 

La Pâque, vécue par les fils d’Israël en Égypte, les mettait à l’abri du jugement qui allait tomber sur le Pharaon et son pays. Le sang d’un agneau, mis sur les poteaux et le linteau de la porte, préservait chaque famille du destructeur. Pour nous, cela correspond à croire que Jésus-Christ, le véritable Agneau de Dieu, a donné sa vie, que son sang a été versé pour nous délivrer d’un jugement combien plus grand, c’est-à-dire : la mort éternelle. La chair de l’agneau devait être rôtie au feu avant d’être mangée « car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair » (1 Pier. 3. 18). Pour les croyants, se nourrir de l’Agneau, c’est prendre conscience de toute la grandeur de Celui qui sacrifia Sa vie pour eux. Dans le Nouveau Testament, l’Esprit Saint mentionne à sept reprises que Christ a dû souffrir une fois ou « une fois pour toutes » en ce qui concerne le ou les péchés. Comme il est édifiant de méditer cette vérité ! De là découle la sécurité éternelle de notre salut, ce qui donne à l’apôtre inspiré le droit d’écrire : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1). L’agneau était mangé « avec des pains sans levain, et des herbes amères » (Ex. 12. 8). Les pains sans levain montrent que notre communion avec le Seigneur se vit en l’absence de pensées charnelles ; les herbes amères rappellent que nous étions pécheurs et que c’est à cause de nous que Christ, l’Agneau de Dieu, a été immolé. L’ensemble de ce repas, c’est-à-dire : l’agneau, les pains sans levain et les herbes amères, forme le contexte et donne la valeur du thème de notre adoration : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

La délivrance de la mer Rouge nous enseigne que nous sommes libérés de nos ennemis extérieurs : Satan et le monde. Satan est, jusqu’à ce qu’il soit enfermé « dans l’abîme », « le dieu de ce siècle », « le chef de ce monde » (Apoc. 20. 3 ; 2 Cor. 4. 4 ; Jean 12. 31). Pour le peuple d’Israël, échapper au Pharaon et à l’esclavage, sous le fouet de ses exacteurs, était une délivrance inespérée. Ensuite, la Mer Rouge apparaît devant eux comme l’annonce d’une mort certaine. Sans l’intervention de Dieu, cette mer était un obstacle infranchissable. Sous l’ordre de l’Éternel, Moïse étend son bâton sur la mer et les eaux se divisent pour laisser passer le peuple. Le prophète Ésaïe le rappellera plus tard : « N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand abîme ? qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés ? » (És. 51. 10). Le peuple élu passe, les puissances adverses entrent à leur suite et sont anéanties par la mer qui reprend sa force en engloutissant le Pharaon et ses armées. Sur le rivage de la délivrance, « les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant : Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait. Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu » (Ex. 15. 1 et 2). Délivré du monde et de sa tyrannie, les israélites entrevoient déjà le pays promis.

Rachetés pour servir : « vous m’appartiendrez en propre d’entre tous les peuples ; car toute la terre est à moi ; et vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 5 et 6). Telle était la volonté de Dieu pour ce peuple, qui connut un beau début en remplissant cette fonction, dans le tabernacle, par ses sacrificateurs. Malheureusement, les fils d’Israël se sont tournés vers les idoles. « … ils péchèrent encore, … Dieu consuma leurs jours par la vanité, et leurs années par la frayeur. S’il les tuait, alors ils le recherchaient, et ils se retournaient, et cherchaient Dieu dès le matin ; et ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais… leur cœur n’était pas ferme envers lui » (Ps. 78. 32 à 37). Concernant les chrétiens, au cours des âges, on constate le même déroulement : très vite le christianisme a introduit un rituel s’inspirant du judaïsme, ensuite les fêtes destinées aux idoles ont été christianisées comme la Toussaint du 1er novembre (fête des morts ou des martyrs) et Noël (fête de Mithra, divinité perse de la lumière). L’empereur Constantin décida en l’an 354 qu’il fallait fêter la naissance du Sauveur le 25 décembre pour ainsi modifier la fête païenne ; nous devrions plutôt dire : paganiser le christianisme. Quel contraste entre les fêtes dites chrétiennes (où tout est devenu commercial) et la nuit en laquelle Jésus fut livré ! Dans « une grande chambre garnie », Il mange une dernière Pâque avec Ses disciples en leur disant : « … je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et distribuez-le entre vous, car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu » (Luc 22. 16 à 18). Jésus leur tend la coupe liée à la tradition juive en faisant référence au jour à venir, où il apparaîtra sur la Montagne des Oliviers près de Jérusalem, « venant sur les nuées du ciel, avec beaucoup de puissance et de gloire » (Mat. 24. 30). Le Seigneur étant rejeté, l’ordre du culte juif va être changé ! Ensuite, Il donne à Ses disciples un mémorial : « Puis ayant pris un pain, ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22. 19 et 20). Dès la descente du Saint Esprit, aucune fête ne sera mentionnée sinon la Cène du Seigneur (1 Cor. 5. 8). « Dieu a commencé à visiter les nations pour en tirer un peuple pour son nom », « Juifs et Grecs » sont sauvés pour former une sainte sacrificature (Act. 15. 14 ; 1 Cor. 1. 24 ; 1 Pier. 2. 5). Ceux qui croient au Seigneur sont appelés par Lui Ses frères, ils portent le titre d’enfants de Dieu (Jean 20. 17 ; Jean 1. 12), ils sont ambassadeurs pour Christ (2 Cor. 5. 20). Aujourd’hui comme aux premiers jours de l’ère chrétienne, les croyants, pour être fidèles au Seigneur et à Sa Parole, ne s’associent pas au monde, même religieux, pour fêter des fêtes liées à l’idolâtrie. Ils se soumettent aux autorités établies par Dieu mais n’interviennent pas dans la politique de ce monde qui a rejeté et crucifié leur Maître. Arrachés à l’emprise de Satan comme Israël à celle du Pharaon, ils représentent et servent Celui qui les a achetés, pour Dieu, par Son sang. Oui, digne est l’Agneau qui a été immolé de recevoir toute notre adoration !

 

CROIRE À LA RÉSURRECTION DE CHRIST

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 Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il a été ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; il a été vu de Céphas, puis des douze. Ensuite, il a été vu de plus de cinq-cents frères à la fois…
Si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine. 1 Cor. 15. 3 à 6 et 17.

 

CROIRE À LA RÉSURRECTION DE CHRIST

 

La résurrection de Jésus Christ n’est pas un mythe, c’est un fait.
Sir Edward Clarke, Juge à la Cour Suprême britannique, a examiné la résurrection par un procédé optique. Voici sa conclusion : – En tant que juriste, j’ai fait une recherche approfondie sur les preuves des évènements qui se sont succédés à la mort de Jésus, et j’en ai conclu qu’elles étaient valides. Comme homme de loi, j’accepte sans réserve ces preuves comme étant des témoignages d’hommes fiables dont je retiens les affirmations pleinement fondées.
Voilà le témoignage d’un homme sage et respectable de ce monde. Précisons toutefois que la certitude de la résurrection de Christ n’est pas basée sur de telles preuves. Sa résurrection constitue le thème central des Saintes Écritures. L’Ancien Testament l’annonce, le Nouveau Testament la raconte avec précision, et rapporte la déclaration des témoins convaincus : « Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24. 34).
Si nous considérons seulement comme « probable » la résurrection de Jésus, nous ne sommes pas de vrais chrétiens. Il faut faire le pas supplémentaire de la foi. L’apôtre Paul écrit : « Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 9). Rejeter le témoignage de la Bible sur la résurrection de Christ équivaut à rejeter toute la Parole de Dieu.
Quand le disciple Thomas, qui était d’abord incrédule, a vu le Seigneur Jésus ressuscité, il s’est exclamé : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20. 28). Faisons de même, nous aussi, avec reconnaissance !

 

D’après « Il buon seme » février 2022

 

CORONA 88

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CORONA 88
Les résultats de la mort de Christ

 

 

« La croix de Christ nous vaut trois grandes délivrances illustrées par la Pâque, la traversée de la mer Rouge et celle du Jourdain. Par la Pâque nous apprenons que nous sommes délivrés du jugement de Dieu. La délivrance de la Mer Rouge nous enseigne que nous sommes libérés de nos ennemis extérieurs : Satan et le monde. La traversée du Jourdain est une figure de notre mort et de notre résurrection avec Christ. Elle nous dit que nous avons le droit et le devoir de tenir pour morte la chair, notre moi, ce tyrannique ennemi intérieur. Les deux premières expériences sont vécues au moment de la nouvelle naissance. La troisième correspond à ce qu’on appelle l’affranchissement » (inspiré de Chaque jour les Écritures par J. K.).

La Pâque : « Parlez à toute l’assemblée d’Israël, disant : Au dixième jour de ce mois, vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison » (Ex. 12. 3)… « mâle, âgé d’un an ; vous le prendrez d’entre les moutons ou d’entre les chèvres ; et vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs. Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront ; et ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères » ; « vous le mangerez ainsi : vos reins ceints, vos sandales à vos pieds, et votre bâton en votre main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la pâque de l’Éternel » (v. 5 à 8, 11).
« Et Moïse appela tous les anciens d’Israël, et leur dit : …égorgez la pâque. Et vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin, vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul d’entre vous ne sortira de la porte de sa maison, jusqu’au matin. Car l’Éternel passera pour frapper les Égyptiens ; et il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, et l’Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper ».
« Et le peuple s’inclina, et ils se prosternèrent. Et les fils d’Israël s’en allèrent, et firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi. Et il arriva, au milieu de la nuit, que l’Éternel frappa tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né du Pharaon qui était assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif qui était dans la maison de la fosse, et tout premier-né des bêtes. Et le Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et toute l’Égypte ; et il y eut un grand cri en Égypte, car il n’y avait pas de maison où il n’y eût un mort » (v. 21 et 22 ; 27 à 30).
La lecture de ces versets rend témoignage du jugement et de la valeur du sang de l’agneau, annonçant par avance la mort de Christ, le véritable « Agneau de Dieu » (Jean 1. 29). « Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » (1 Cor 15. 3) ; « Il a été livré pour nos fautes » (Rom. 4. 25). Pour être épargné du jugement, les maisons israélites devaient croire et obéir.
Ces deux actions sont d’une importance capitale. « Si de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 9). Confesser Jésus comme Seigneur correspond à prendre le bouquet d’hysope pour mettre le sang « sur le linteau et sur les deux poteaux ». Par les prophéties bibliques, nous apprenons que de terribles jugements sont encore à venir : les hommes rendront l’âme de peur « dans l’attente de ce qui va atteindre la terre habitée » ; ce sera « une grande tribulation, telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant et qu’il n’y en aura jamais plus » (Luc 21. 26 ; Mat. 24. 21). L’horreur et la douleur engendrées par la destruction de villes en Syrie et présentement en Ukraine ne sont, chose difficile à dire, qu’un échantillon de ce que notre monde va connaître.
Aujourd’hui, quiconque accepte dans son cœur Jésus comme Sauveur est délivré d’un jugement plus terrible que ces guerres, c’est-à-dire : être épargné de la mort éternelle ! Elle est une condamnation qui pèse sur l’humanité depuis la désobéissance d’Ève et d’Adam au sujet du fruit de l’arbre défendu. Dieu avait dit à Adam : « au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen. 2. 17). Au sein de la souffrance, au cœur de la tempête, tant que le souffle nous est laissé, nous pouvons nous tourner vers le Seigneur : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Act. 16. 31) ; promesse merveilleuse à saisir sans attendre !
En Égypte, la maison qui n’avait pas mis le sang de l’agneau autour de sa porte était frappée par « le destructeur ». Il y avait un moment pour obéir, mais il y avait aussi le point de non-retour. Ce que le roi Salomon a écrit garde toute sa force : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais, et avant qu’arrivent les années dont tu diras : Je n’y prends point de plaisir » ; « Ne te glorifie pas du jour de demain, car tu ne sais pas ce qu’un jour enfantera » (Éccl. 12. 1 ; Prov. 27. 1). L’insensé pense : « mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais bonne chère. Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même, ton âme te sera redemandée » (Luc 12. 19). Il y a un temps pour croire, et obéir. Laisser passer ce temps, et il sera trop tard : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15 ; 4. 7).

La délivrance de la mer Rouge nous montre la puissance de Dieu en action. Les fils d’Israël, délivrés de la tyrannie du Pharaon (représentant Satan), laissent derrière eux l’Égypte (image du monde) où ils avaient été si longtemps esclaves. Délivrés, le cœur joyeux, quand tout semblait radieux, ils aperçoivent le Pharaon et ses armées approchant à grands pas. Devant eux, la mer Rouge leur barre le passage ! La peur s’installe, « ils crient à l’Éternel » tout en accusant leur conducteur. Moïse, type de Christ Sauveur, leur dit : « Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel. Il combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles » (Ex. 14. 13 et 14). Lorsque le Seigneur ressuscité est apparu à Ses disciples dans la chambre haute, fermée par crainte des Juifs, Il leur dit : « Paix vous soit ».

BARTIMÉE

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BARTIMÉE

 

 

Et ils arrivent à Jéricho. Comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une grande foule, Bartimée l’aveugle, le fils de Timée était assis au bord du chemin et mendiait. Ayant entendu dire que c’était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier et à dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! Beaucoup le reprirent pour le faire taire ; mais il criait d’autant plus fort : Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus s’arrêta et dit : Appelez-le. Ils appellent l’aveugle, en lui disant : Bon courage, lève-toi, il t’appelle. Alors, jetant loin son vêtement, il se leva d’un bond et vint à Jésus. Jésus lui répondit : Que veux-tu que je te fasse ? L’’aveugle lui dit : Rabboni, que je recouvre la vue. Jésus lui dit : Va, ta foi t’a guéri. Aussitôt il recouvra la vue et le suivit dans le chemin. (Marc 10. 46 à 52).

Nous avons là l’un de ces nombreux courts récits des évangiles, plein de richesses : une vie avec de grands besoins (Bartimée), des cœurs dépourvus de compréhension (la foule), l’amour et la miséricorde du Seigneur Jésus.
Jésus Christ était à la fin de Son voyage qui le conduisait de Jéricho à Jérusalem, où Il serait crucifié quelques jours plus tard. Une « grande multitude » de gens le suivaient, et parmi eux, certainement quelques-uns croyaient en Lui comme étant le Messie et le Fils de Dieu. D’autres étaient là seulement pour entendre et voir ce Maître si différent de ceux qu’ils avaient vus auparavant. Mais il y avait aussi de nombreuses personnes critiques parmi la foule, qui rejetaient Jésus et cherchaient l’occasion de le calomnier ou de l’accuser.
Puis Bartimée apparaît sur la scène, un aveugle qui mendiait. Il ne distinguait ni les couleurs ni la lumière, tout était ténèbres autour de lui. Il était à la charge de sa famille, étant incapable de gagner de l’argent et de subvenir à ses besoins. Aussi il devait mendier et dépendre de la sympathie et de la générosité des autres.
De quel groupe faites-vous partie ? De ceux qui croyaient en Jésus ? Ou bien de cette sorte de parasites qui n’ont pas encore de relation avec Lui ? Il se peut que vous estimiez que Jésus était une Personne digne d’intérêt, mais que vous Le rejetiez néanmoins à cause de Son honnêteté et de Sa franchise plutôt gênantes. Ou bien, choisiriez-vous Bartimée, quelqu’un qui était marqué par les malheurs de la vie, un paria, et un cas évidemment désespéré ?

Bartimée l’aveugle se rendait compte qu’une grande foule passait devant lui. Il espérait que certains auraient pitié de lui et lui donneraient peut-être quelque aumône. Puis il entendit que Celui qui passait par là était Jésus de Nazareth. Quelle surprise pour lui ! Il se mit alors à crier : « Jésus, Fils de David ! ».
Jésus était Celui qui accomplissait des miracles, le charpentier et le maître qui enseignait. Il venait de Nazareth, un petit village insignifiant au sujet duquel quelqu’un avait dit : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? » (Jean 1. 46). Le terme « Nazaréen » suscitait rejet et dédain. N’est-il pas courant, aujourd’hui aussi, que les récits bibliques de la vie et de la mort de Jésus Christ soient méprisés et rejetés ?
Beaucoup ne voient encore en Lui qu’un homme, différent des autres, bien sûr, mais non pas le Fils de Dieu, le Sauveur du monde.
Bartimée criait : « Jésus, Fils de David ! ». Pour lui Jésus n’était pas quelque descendant du roi David, mais un « Fils » bien particulier, dont les prophètes de l’Ancien Testament avaient parlé : le Messie, le Sauveur qui accomplirait les promesses d’autrefois. Le qualificatif que Bartimée donne au Seigneur montre comme il L’appréciait, et l’espoir qu’il plaçait en Lui. Il ajoute : « Aie pitié de moi ! ». Il croyait vraiment que Jésus Christ pouvait lui venir en aide. La façon dont il L’invoque montre son respect, son extrême souffrance, mais aussi sa confiance et sa foi.
Nous apprenons de Bartimée que nous pouvons solliciter le secours du Seigneur Jésus franchement et avec assurance, dans la conviction qu’Il peut et qu’il veut nous venir en aide.

Nous pouvons bien comprendre pourquoi la foule était en colère contre Bartimée qui criait si fort. Tout le monde voulait entendre ce que Jésus disait, et être témoin de ce qu’Il faisait. Mais les plaintes désespérées de l’aveugle les en empêchaient ; c’est pourquoi ils essayaient de le faire taire. Il aurait mieux valu qu’ils le conduisent simplement à Jésus : il aurait alors cessé de crier. Était-ce l’égoïsme ou l’indifférence qui éclipsait tout sentiment à l’égard du pauvre aveugle ?
La façon dont Bartimée était traité alors ne serait pas différente de nos jours. Quiconque cherche à venir à Jésus avec ses besoins d’aide rencontrera de l’opposition. Plusieurs savent qu’ils sont pécheurs et coupables, ou ne savent plus que faire de leur vie ruinée, sur laquelle ils ne peuvent que pleurer. Mais il y en a d’autres qui sont des obstacles ; ils cherchent à apaiser et consoler ces personnes, ou même à les distraire de leur état ou à les tourner en ridicule. Ils ne prennent pas au sérieux le fardeau des péchés ; aussi, il n’est pas étonnant alors qu’on fasse taire cet appel à un secours spirituel.
Cependant, quoiqu’aveugle, mendiant et sans aide, Bartimée était bien déterminé à être vu et entendu. Aussi, il n’a pas renoncé et a persisté à solliciter par ses cris l’aide de Jésus. Quel exemple pour quelqu’un qui connaîtrait les mêmes difficultés !
Comment le Seigneur Jésus a-t-Il réagi ? Malgré les clameurs qui L’entouraient, Il a entendu et compris le besoin de cet homme. Il s’est arrêté, sachant que ce n’était pas la foule qui avait le plus besoin de Lui, mais celui qui était dans de grandes difficultés.

« Jésus s’arrêta ». Ces quelques mots montrent la compassion du Sauveur. Elle est à la disposition de quiconque prend conscience de son état de pécheur. Le Fils de Dieu est venu sur la terre pour mourir sur la croix pour les pécheurs. Cela montre la grandeur de Sa miséricorde. Bartimée était important pour Lui, comme quiconque se tourne vers Lui avec de profonds besoins.
Jésus dit : « Appelez-le ». La foule transmet ce commandement jusqu’à l’aveugle : « Bon courage, lève-toi, il t’appelle ». Parmi ceux-là, y en avait-il qui, un instant plus tôt, lui demandaient de se taire, ou qui étaient agacés que Jésus s’occupe d’un tel homme ? L’appel et l’invitation du Seigneur Jésus à le suivre doivent être transmises, aujourd’hui encore. Tous ceux qui savent que Jésus est mort pour leurs péchés ont le devoir d’en parler aux autres et de les amener à Lui.
Bartimée n’était pas intimidé par la foule, ni trop timide pour s’avancer. Il jeta loin son vêtement dans sa hâte pour venir auprès de Celui dont il croit qu’Il peut lui rendre la vue, le Sauveur, Jésus Christ.
C’est la même chose aujourd’hui : quiconque a besoin de guérison spirituelle doit ne pas tenir compte de ce que les autres disent, balayer tous les obstacles et venir au Sauveur qui seul peut lui venir en aide.

Bartimée se tient à présent devant Jésus, attendant du Sauveur une réponse à son appel. Jésus l’a entendu et l’a fait approcher de Lui. L’aveugle doit maintenant attendre pour savoir comment Il réagira à sa supplication de recouvrer la vue.
Jésus ne le guérit pas immédiatement. Bartimée fait appel à Sa miséricorde. Le Seigneur Jésus veut qu’il soit plus précis dans sa demande, même s’Il connaît la condition de cet homme. C’est pourquoi Il demande : « Que veux-tu que je te fasse ? ». Quand Jésus Christ a un contact avec une personne, la façon dont Il agit envers elle correspond parfaitement à son besoin personnel.
Bartimée n’hésite pas un instant et déclare quel était son besoin précis. Il était certain que le Fils de David, le Messie promis, pouvait lui accorder ce qu’il désirait. Il avait bien entendu parler des miracles de guérison que le Seigneur avait accomplis précédemment, et Il croyait en Sa toute-puissance.
Ce que les autres avaient pu penser quant à la possibilité que Bartimée recouvre la vue était bien égal au pauvre aveugle. Il désirait ardemment que son handicap soit ôté.
Cet évènement que l’évangile nous rapporte devrait encourager quiconque est conscient du fardeau de péchés qu’il porte, à faire appel à Jésus, le Fils de Dieu, qui a « le pouvoir… de pardonner les péchés » (Marc 2. 10). Il n’a pas déçu Bartimée et Il ne décevra pas quiconque se repent sincèrement.

Bartimée était venu avec foi jusqu’au Seigneur Jésus. Une fois qu’il a eu exprimé son besoin, le Seigneur était prêt à l’assurer que son désir avait été exaucé : « Va, ta foi t’a guéri ». Bartimée était guéri : maintenant, il voyait.
La guérison de cet homme aveugle illustre la façon dont Jésus Christ est toujours prêt à guérir les personnes de leur aveuglement spirituel, c’est-à-dire l’aveuglement concernant Dieu et soi-même, maintenant encore. Le salut n’est pas quelque chose à quoi nous devons travailler, c’est un don de Dieu. Il se produit « immédiatement » et complètement, comme la guérison de l’homme aveugle ; mais c’est une question de foi.
Jésus a entendu le cri de Bartimée, Il a reconnu la réalité de sa foi et l’a guéri. Mais Bartimée n’a pas suivi ensuite « son » chemin. Il « le (Jésus) suivit dans le chemin ».
Et quel chemin c’était ! Jésus était en route vers Jérusalem où Il serait crucifié.
La décision de Bartimée d’aller avec Lui prouvait sa gratitude d’avoir été guéri. Ce devrait être aussi la réaction naturelle des croyants nés de nouveau : suivre Jésus dans Son chemin de réjection par ce monde, dont Il les a séparés par Son œuvre de rédemption accomplie à Golgotha.
Cher lecteur, au début de cette méditation sur Bartimée, l’aveugle, nous avons fait remarquer qu’il y a plusieurs groupes de personnes dont les réactions étaient différentes vis-à-vis des besoins de cet homme aveugle et vis-à-vis de la Personne de Jésus Christ. Est-ce que cette lecture vous a touché et a eu un impact sur votre attitude envers le Fils de Dieu et votre propre condition devant Lui ?

D’après « The Good Seed » février 2022

 

SAISIR L’OCCASION

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(L’apôtre Paul, en prison, déclare :) J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve… En toute circonstance et à tous égards je suis enseigné aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations. (Phil. 4. 11 et 12)

 

SAISIR L’OCCASION

 

Mon ami avait aidé les autres pendant toute sa vie. Maintenant âgé, il dut être hospitalisé. Lorsque je lui rendis visite, il venait de passer la nuit dans le couloir d’un service, parce que toutes les chambres étaient occupées. J’étais indigné  : il avait toujours aidé les autres ; il avait maintenant besoin d’aide – et il n’y avait pas de place pour lui ! Immédiatement je me renseignai et j’appris qu’il allait être rapidement transféré dans une chambre.
Je retournai auprès de lui, et avant que je puisse dire quoi que ce soit, il me dit : – C’est formidable que je sois là dans le couloir. Depuis longtemps je ne pouvais plus parler du Seigneur Jésus à d’autres personnes. J’arrive à l’hôpital, et on me met dans cet endroit stratégique. J’ai déjà pu parler de Dieu à beaucoup de personnes. Le Seigneur a vraiment tout bien dirigé ! Je suis couché ici, et je peux dire aux autres que je suis sur le chemin d’une éternité bienheureuse. Beaucoup me racontent leurs peines, et je prie avec eux. C’est merveilleux de voir comment le Seigneur m’a amené ici !
Comme j’ai eu honte de mon erreur d’appréciation  !
L’apôtre Paul, en prison, était satisfait de sa situation, non pas parce qu’elle était agréable, mais parce que là, il faisait l’expérience de la présence de son Seigneur, et pouvait Le servir.
Demandons au Seigneur Jésus de nous aider à connaître Son but dans toutes les situations éprouvantes qu’Il permet, de nous donner l’humilité pour les traverser avec Lui dans Sa paix. « Fais-moi connaître tes voies, ô Éternel ! enseigne-moi tes sentiers » (Ps. 25. 4).

 

 

D’après La Bonne Semence Avril 2022
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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (PRIER)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (PRIER)

 

Lien pour télécharger le PDF : TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (PRIER)

 

Où se trouve le passage ?

 

1. Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière .. Gen.
2. je te prie de venir et de lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée Marc
3. Souviens-toi, je te prie, que tu m’as façonné comme de l’argile …….. Job
4. Éternel, Dieu d’Israël ! déclare-le, je te prie, à ton serviteur …………… 1 Sam.
5. que ta colère et ta fureur se détournent, je te prie, de ta ville de Jérusalem Dan.
6. que le Seigneur marche, je te prie, au milieu de nous …………………… Ex.
7. Je te prie, que ton oreille soit attentive – pour écouter la prière de ton serviteur Néh.
8. Seigneur Éternel ! souviens-toi de moi, je te prie, et fortifie-moi …….. Jug.
9. Que nous tombions, je te prie, dans les mains de l’Eternel ……………. 2 Sam.
10. fais-moi connaître, je te prie, ton chemin …………………………………….. Ex.
11. Éternel, notre Dieu ! sauve-nous, je te prie, de sa main ………………… 2 Rois
12. priez l’un pour l’autre ………………………………………………………………… Jac.
13. je te prie, que tes paroles, que tu as dites à ton serviteur soient fermes 1 Rois
14. Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel, prie l’Éternel Nomb.
15. Que je passe, je te prie, et que je voie ce bon pays ………………………. Deut.
16. J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande ………… 1 Sam.
17. après avoir prié, ils leur imposèrent les mains ………………………………. Act.
18. Implore, je te prie, l’Éternel, ton Dieu, et prie pour moi …………………… 1 Rois
19. il est prophète, et il priera pour toi, et tu vivras ………………………………. Gen.
20. nous prions aussi toujours pour vous …………………………………………… 2 Thess.
21. nous vous prions, frères, de connaître ceux qui travaillent parmi vous 1 Thess.
22. Esdras priait et faisait sa confession, pleurant et se prosternant ……… Esdras
23. Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, élevant des mains saintes 1 Tim.
24. soyez donc sobres et veillez pour prier ………………………………………… 1 Pier.
25. Seigneur Éternel, pardonne, je te prie ! ……………………………………….. Amos
26. frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur coure …………. 2 Thess.
27. Priez pour nous, car nous croyons que nous avons une bonne conscience Héb.
28. priant – pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole Col.
29. Éternel, je te prie, ouvre ses yeux ……………………………………………….. 2 Rois
30. priant par toutes sortes de prières et de supplications – par l’Esprit ….. Éph.

 

D’après le recueil de 360 passages 2001

 

VOIR QUI ?

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[Jésus dit à Paul :] Je t’envoie vers [les nations] pour ouvrir leurs yeux, pour qu’ils se tournent des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu ; pour qu’ils reçoivent le pardon des péchés et une part avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en moi. Act. 26. 18.
Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois. Jean 9. 25.
Nous voyons Jésus… couronné de gloire et d’honneur. Héb. 2. 9.

 

VOIR QUI ?

 

Monsieur Wells a été aveugle pendant trente-deux ans. Il ne voyait rien du tout, même pas une ombre, même pas une clarté diffuse. Son monde était comme une chambre noire, sa vie remplie seulement de sons et d’odeurs. Il cultivait son jardin, il prenait soin de ses fleurs en les touchant, en en palpant la consistance, les contours, mais sans les voir. Il a travaillé ainsi, à tâtons, pendant trente longues années.
Et puis, un jour, un chirurgien très compétent réussit une opération compliquée et, pour la première fois de sa vie, Wells fut en mesure de voir. Quelle expérience ! Il trouva la chose extraordinaire. Pendant plusieurs jours, il pleura de joie.
– Je n’aurais jamais imaginé que le jaune soit aussi lumineux, que le ciel soit aussi bleu, que le vert ait tant de nuances et que le rouge soit aussi intense. Je ne pensais pas que mes fleurs puissent être aussi belles et aussi colorées.
Il avait raison. Celui qui a toujours eu le don de la vue ne peut pas savoir comme il est merveilleux de voir, et comme la perte est grande pour celui qui n’a jamais rien vu. Mais Monsieur Wells n’est pas le seul qui ait passé une grande partie de sa vie sans posséder la vue, sans voir un seul rayon de lumière. Dans un sens moral et spirituel, nous pouvons dire que le monde est rempli d’aveugles, car nous le sommes tous à cause du péché. Et si notre cécité n’est pas guérie, nous continuons à vivre comme si nous étions enfermés dans une chambre noire.
Voilà ce que nous devons faire : Dans la Bible, qui est la Parole de Dieu, nous trouvons ce conseil : ayons « les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement, lui qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu » (Héb. 12. 2).

La connaissance du Seigneur Jésus et la foi en Lui nous donnent la vue. Sans la foi, nous pourrons savoir ce que les autres voient de Lui, nous pourrons entendre ce que certains assurent qu’Il ait dit… mais tant que nous ne voyons pas de nos yeux, que nous n’avons pas reçu « la vue », nous pouvons avoir l’illusion que nous Le voyons, alors qu’en réalité nous ne voyons rien qu’une forme confuse dans l’obscurité.
Vous qui lisez ces lignes, avez-vous vu le Seigneur Jésus ? L’avez-vous réellement contemplé dans Sa grandeur de Dieu fait Homme, dans Son chemin sur la terre, dans Son sacrifice sur la croix ? Avez-vous cru à ce que les Évangiles disent de Lui ? Sans la foi, vous pouvez avoir vu en Lui seulement un grand sage parmi les sages, un personnage charismatique, ou l’un des prophètes. Ombres confuses, contours indistincts et flous…
Wells n’est pas le seul à avoir traversé une partie de sa vie en passant à côté de nombreuses choses sans pouvoir les voir. On peut vivre au milieu d’un jardin et ne jamais s’être focalisé sur la beauté d’une fleur.
Avez-vous eu un aperçu de la majesté de Jésus Christ ? Avez-vous vu Son amour, manifesté envers vous ?
Nous ne pouvons pas nous contenter de voir en Lui simplement un bon Maître. Ses paroles sont trop élevées pour qu’on puisse le placer seulement au rang des sages de ce monde.
Le Seigneur Jésus est Celui qui affirme qu’Il est, avant même le temps, et qu’Il est plus grand que la mort. Ceux qui autrefois L’ont vu et L’ont entendu ne sont plus jamais restés les mêmes.

Au matin de la résurrection, Marie de Magdala est venue annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur et qu’Il lui avait parlé (Jean 20. 18). En ce même jour, les disciples ont été remplis de joie en Le voyant (Jean 20. 20) ; « Mon Seigneur et mon Dieu ! » s’est écrié Thomas (Jean 20. 28) ; « Nous avons contemplé sa gloire », déclare le disciple Jean (Jean 1. 14) ; « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait ? » (Luc 24. 32), ont pu dire, pleins de joie, les disciples qui se rendaient au village d’Emmaüs ; « Nous avons été témoins oculaires de sa majesté » affirmera l’apôtre Pierre (2 Pier. 1. 16) ; l’apôtre Paul témoigne que tous les apôtres L’ont vu et qu’Il « a été vu de plus de cinq cents frères à la fois ».
Le christianisme, dans sa forme la plus pure, ce n’est rien d’autre que voir Jésus, croire en Lui, annoncer aux autres qu’Il est le seul Sauveur, le seul « médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tim. 2. 5).
Le service chrétien, dans sa forme la plus pure, ne consiste en rien d’autre que d’imiter Celui qui a attiré notre regard et a changé notre vie.
Êtes-vous un vrai chrétien ?

 

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

LES RENDEZ-VOUS DU SEIGNEUR JÉSUS

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(Jésus a dit : ) Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux. Mat. 18. 20.

 

LES RENDEZ-VOUS DU SEIGNEUR JÉSUS

 

Après sa résurrection, Jésus a voulu rassembler ses disciples autour de Lui en Galilée, cette province d’Israël méprisée. Il se tient alors au milieu de ceux qui ont cru en Lui, le Messie rejeté, crucifié, mais maintenant ressuscité.
Les onze sont présents à ce rendez-vous avec le Seigneur et reçoivent une nouvelle mission de sa part, en même temps que sa précieuse promesse : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20).
Dans l’évangile selon Jean, il est écrit que, le dimanche de sa résurrection, le Seigneur s’est présenté aux disciples, dans la « chambre haute » (Act. 1. 13), à Jérusalem, alors qu’ils étaient réunis, les portes étant fermées par crainte des Juifs ; Il les a salués par ces paroles : « Paix à vous ! » (Jean 20. 19 et 26).
Aujourd’hui encore, le Seigneur Jésus groupe autour de Lui, sans rite ni liturgie mais dans la simplicité, ceux qui croient en Lui. Sa Personne et son œuvre ont un attrait plus que suffisant pour gagner et nourrir leurs affections et leurs pensées. Ce qu’Il attend d’eux, c’est leur amour pour Lui.
Bien sûr, cet amour s’exprime individuellement au cours d’une vie qui Lui est vraiment consacrée ; et c’est cet amour qui est la source de leur attachement à tous leurs frères et sœurs en Christ. Mais c’est aussi le motif qui les rassemble autour de Lui, remplis de joie, pour L’écouter, Le prier et, chaque dimanche, Le louer et L’adorer. « Quand vous vous réunissez, chacun de vous a un psaume, a un enseignement… : que tout se fasse pour l’édification » (1 Cor. 14. 26).
« Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 20).

 

D’après « Il buon seme » janvier 2022