SUR LE SABLE OU SUR LE ROC ?

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Quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. Mat. 7. 26.

 

SUR LE SABLE OU SUR LE ROC ?

 

Dans cette parabole, il y a une maison qui ne s’est pas écroulée pendant la tempête, parce qu’elle avait été construite sur le roc. Le Seigneur Jésus dit que mettre sa confiance et chercher la sécurité dans les choses instables et qui n’ont que de l’apparence, qui ne résistent pas à l’épreuve du temps (argent, succès, réputation, prospérité), cela équivaut à édifier sa maison sur le sable. Construire sur le roc, c’est fonder sa vie et son espérance sur Dieu, non pas un dieu que l’on se crée dans sa propre imagination, mais le Dieu unique et vrai qui nous est révélé dans la Bible.
Les deux maisons ont, extérieurement, la même apparence, car on ne voit pas les fondements. Seuls le temps et les intempéries montreront leur solidité ou leur fragilité !
Cette image s’applique très bien à des enfants qui ont grandi dans des familles chrétiennes, qui ont reçu des enseignements bibliques. La question importante, vitale même, c’est de savoir comment chacun retient, garde et applique ces enseignements. Il ne s’agit pas de « ressembler » à un chrétien, mais de l’être réellement de cœur. Il ne s’agit pas seulement de participer régulièrement à des lectures de la Bible, mais de croire qu’elle est la Parole de Dieu et de la mettre en pratique.
Jeunes gens, construisez-vous votre vie sur le sable ou sur le roc ? Vous connaissez peut-être par cœur ce verset de la Bible, très souvent cité, de Jean 3. 16, mais pouvez-vous dire avec une pleine et entière conviction, en mettant votre nom à la place du mot « quiconque » :
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » ? (Jean 3. 16)

D’après « Il buon seme » septembre 2021

 

CORONA 76

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CORONA 76

Au sujet du millénium

 

Pour donner suite à une requête nous demandant de parler du millénium, nous devrons prendre le temps de mettre en perspective le siècle actuel et le siècle à venir. Nous le ferons sur deux ou trois parutions.
Le siècle actuel est présenté comme « le présent siècle mauvais » (Gal. 1. 4), dont « les jours sont mauvais » (Éph. 5. 16). Ce siècle, n’exprime pas cent ans comme sur notre calendrier, mais un espace de temps sur le calendrier de Dieu, car « un jour est devant le Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour » (2 Pier. 3. 8). Il prendra fin par la destruction de la Babylone spirituelle (Apoc. 17 et 18), par le jugement de la bête et du faux prophète (Apoc. 19. 20).
Le siècle à venir est caractérisé par le repos pour Israël, les nations et la terre. Dans le présent siècle, Dieu retire, d’entre les nations, « un peuple pour son nom » (Act. 15. 14) ; c’est l’Église. Dans le siècle à venir, l’Église sera dans le ciel, unie à Christ, « femme de l’Agneau » (Apoc. 19. 9 et 21. 9).
Précisons que nous sommes présentement dans la dispensation de la grâce. Cette « grâce de Dieu qui apporte le salut », elle « est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement » (Tite 2. 11-12).
Le siècle caractérisé par la loi et les prophètes se termina par la mort et la résurrection de notre Seigneur. À la Pentecôte, le Saint Esprit est descendu du ciel pour unir, en un seul corps, « ceux qui devaient être sauvés » (Act. 2. 47 ; 10. 44 à 46). Ils sont tirés hors du judaïsme pour les Juifs ou de l’idolâtrie pour les gens des nations.
La nation d’Israël a rejeté le Seigneur, son Messie ! C’est leur chute ! Mais, « par leur chute, le salut parvient aux nations… Or, si leur chute est la richesse du monde, et leur amoindrissement, la richesse des nations, (une richesse spirituelle) combien plus le sera leur plénitude ! … Car si leur mise à l’écart est la réconciliation du monde, que sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts » (voir : Rom. 11. 11 à 15). Ce dernier passage cité, démontre que la mise à l’écart de la nation d’Israël l’est pour un temps, et que cette mise à l’écart a été, et est encore aujourd’hui, la bénédiction des nations en ce qu’elles peuvent recevoir l’Évangile.
Voilà bientôt deux mille ans que le Seigneur bâtit « son assemblée » (Mat. 16. 18) ; le jour approche en lequel il la prendra auprès de Lui (Jean 14. 3 ; 1 Thess. 4. 17). Il se la présentera « à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable…, sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27).
L’apôtre Paul, conduit par l’Esprit Saint, écrit aux croyants de Rome : « … je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère… : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude (totalité) des nations soit entrée » (Rom. 11. 25). Ce passage montre que, lorsque le Seigneur aura complété son Église (son Assemblée), et qu’il l’aura introduite dans Sa gloire, Il rétablira Sa relation avec Israël ; d’où les mots : endurcissement partiel et plénitude.
Premièrement, Dieu agira en jugement envers le peuple d’Israël : « Et il arrivera dans tout le pays, dit l’Éternel, que deux parties y seront retranchées et expireront ; mais un tiers y demeurera de reste. Et le tiers, je l’amènerai dans le feu, et je les affinerai comme on affine l’argent, et je les éprouverai comme on éprouve l’or. Ils invoqueront mon nom, et moi, je leur répondrai ; je dirai : C’est ici mon peuple ; et lui, dira : L’Éternel est mon Dieu » (Zach. 13. 8 et 9). Nous savons que, au travers de la grande tribulation, Dieu sauvera, par l’évangile du royaume, un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants d’entre les Juifs et d’entre les nations (Lire : Mat. 24. 14 ; Apoc. 10. 8 à 11 ; Apoc. 11. 3 ; Apoc. 7).
Secondement, Dieu agira en justice : « Et il arrivera, après cela, que je répandrai mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront… et aussi sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. — le soleil sera changé en ténèbres… avant que vienne le grand et terrible jour de l’Éternel. Et il arrivera que, quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé. Car sur la montagne de Sion il y aura délivrance, et à Jérusalem, comme l’Éternel l’a dit, et pour les réchappés que l’Éternel appellera » (Joël 2. 28 à 32). Oui ! Dieu les sauvera et montrera Sa justice en « justifiant celui qui est de la foi de Jésus » (Rom. 3. 26 et 30).
En parlant à l’avance de Christ, Ésaïe a écrit : « À l’accroissement de son empire, et à la paix, il n’y aura pas de fin, sur le trône de David et dans son royaume, pour l’établir et le soutenir en jugement et en justice, dès maintenant et à toujours. La jalousie de l’Éternel des armées fera cela » (És. 9. 7). Nous savons aussi que Satan, à la fin de la grande tribulation, sera lié et enfermé dans l’abîme pour mille ans (Apoc. 20. 2). Il n’aura plus d’influence sur les hommes.
Troisièmement, Dieu agira en grâce : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son temps de détresse est accompli, que son iniquité est acquittée » (És. 40. 1 et 2). « Car l’Éternel aura compassion de Jacob et choisira encore Israël, et les établira en repos sur leur terre ; et l’étranger se joindra à eux, et sera ajouté à la maison de Jacob » (És. 14. 1).
– « Exulte, et réjouis-toi, fille de Sion ! car voici, je viens et je demeurerai au milieu de toi, dit l’Éternel. Et beaucoup de nations se joindront à l’Éternel en ce jour-là, et elles me seront pour peuple, et je demeurerai au milieu de toi ; et tu sauras que l’Éternel des armées m’a envoyé à toi. Et l’Éternel possédera Juda comme sa part sur la terre sainte, et il choisira encore Jérusalem » (Zach. 2. 10 à 12). Jérusalem sera reconnue par le monde entier : « Et les fils de tes oppresseurs viendront se courber devant toi, et tous ceux qui t’ont méprisée se prosterneront à la plante de tes pieds, et t’appelleront la ville de l’Éternel » (És. 60. 14). L’influence d’Israël s’étendra au monde entier : « Dorénavant Jacob prendra racine, Israël fleurira et poussera, et remplira de fruits la face du monde » (És. 27. 6). Quelle perspective ! Aujourd’hui, l’Église attend son Époux, ce moment est pour tout croyant : « la bienheureuse espérance » (Tite 2. 13). Dans un prochain message, Dieu voulant, nous continuerons ce sujet.

 

COMMENTAIRE SUR LE PSAUME 23

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COMMENTAIRE SUR LE PSAUME 23

1. Connaissez-vous le Psaume 23 ?

L’Éternel est mon berger. Ps. 23. 1.
(Jésus dit : ) Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens. Jean 10. 14.

Il y a quelques années, un visiteur dit, en s’approchant du stand de la Bible, à la foire du livre de Prague : – Je suis un athée convaincu ! Je ne connais pas la Bible. L’exposant lui répondit alors : – Vous ne connaissez pas le psaume 23 ? Et, à sa grande surprise, il entendit le visiteur lui réciter tout le psaume de mémoire.
Cet homme connaissait bien le texte, mais pouvait-il vraiment dire que l’Éternel était son Berger ? – Non, car il se proclamait athée. Parler du Seigneur présuppose que l’on croit en Dieu, en Celui qui est au-dessus de toute chose. Dire « l’Éternel est mon berger » signifie déclarer que je connais le Seigneur Jésus comme Celui qui m’a sauvé, qui me nourrit, qui me fortifie, qui me protège…
David, l’auteur du psaume, était un berger, et il savait qu’une brebis est attachée à son berger, qu’elle demeure sous sa protection, qu’elle le suit partout et que, si elle reste près de lui, elle n’a aucune inquiétude. David expérimentait la même relation avec son Dieu et l’exprime par cette belle image.
Maintenant, celui que David appelle « l’Éternel » est pour nous le Seigneur Jésus Christ, Celui qui est vivant, le « grand Pasteur des brebis » (Héb. 13. 20), le bon Berger qui connaît tous ceux qui se confient en Lui (Jean 10. 14) et l’invoquent par la prière.
Ce psaume 23 est l’un des textes les plus connus de la Bible et d’innombrables croyants ont trouvé consolation et encouragement en le lisant.

2. Je ne manque de rien

Je ne manquerai de rien. Ps. 23. 1.
(Jésus a dit à ses disciples : ) Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Ils dirent : De rien. Luc 22. 35.

Hervé était en train de ranger sa chambre d’étudiant, à la périphérie du sud de Paris. Sa sœur aînée lui avait fait cadeau d’un tableau avec ce verset : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien ». Mais au moment de l’accrocher au mur, Hervé a hésité quelques instants, puis il a reposé le tableau dans l’armoire ; il ne se sentait pas en mesure d’affirmer « je ne manquerai de rien ». Il pouvait dire « l’Éternel est mon berger », mais il ne pouvait pas ajouter ce qui suit.
Quelques mois plus tard, Hervé a appris à mieux connaître le Seigneur ; il a ressorti le tableau caché dans l’armoire pour l’accrocher bien en vue. Depuis lors de nombreuses années se sont écoulées et ce verset lui est devenu toujours plus précieux.
Nous pouvons tous faire une liste des choses qui nous manquent : l’un n’a pas de conjoint, un autre n’a pas d’enfants, un troisième n’a que peu de moyens pour vivre, et ainsi de suite… toutefois, plein de confiance, le croyant sait par la foi que rien ne lui manquera et qu’il ne sera pas déçu, parce que le Seigneur est fidèle.
Par Ses soins et Sa présence elle-même, le Seigneur sait répondre aux besoins, même les plus profonds, des Siens. Et ils peuvent dire : « L’Éternel nous a secourus jusqu’ici » (1 Sam. 7. 12), avec la certitude qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin de leur vie sur la terre : « Jusqu’à votre vieillesse, je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai » (És. 46. 4).
Le croyant peut connaître des situations tristes et pénibles, mais il n’oublie jamais avec quelle fidélité son bon Berger l’a aidé. Même si l’avenir est incertain, il se remet entre les mains de son Seigneur et il n’a pas peur du lendemain.

3. Des pâturages verdoyants et des eaux paisibles

Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles. Ps. 23. 2.
(Jésus dit : ) Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Jean 4. 14.

Dans le sud d’Israël s’étendent de vastes étendues arides, quasiment désertes. David, qui avait été berger, savait bien ce que c’était que de conduire le troupeau à un endroit dans lequel les brebis pourraient se reposer et se rafraîchir. Quand il évoque les « verts pâturages », cela nous fait penser à un endroit accueillant, au milieu d’un monde troublé et hostile.
Quelle est la signification de ces images, pour nous qui connaissons le Seigneur ? C’est le Seigneur Jésus Lui-même qui est la nourriture de notre âme, « le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6. 51). Il a « les paroles de la vie éternelle », paroles « qui sont esprit et sont vie » (Jean 6. 68, 63), et qui répondent à notre soif spirituelle. Le Seigneur veut rassasier notre âme et nous donner du repos. Il nous dit souvent ce qu’Il disait à Ses disciples fatigués : « Vous-mêmes, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu » (Marc 6. 31).
Quand goûtons-nous véritablement ce repos ? – Dans les moments d’intimité et de communion, seuls avec Lui, en lisant Sa Parole, dans la prière et l’adoration.
Mais une brebis se repose aussi avec le troupeau dont elle fait partie. Ainsi, le Seigneur amène les Siens à se retrouver lors de réunions chrétiennes, pour Le louer, pour chanter des cantiques, pour écouter Sa Parole.
Ce sont là des moments heureux qui restaurent et réconfortent l’âme.

4. Des sentiers de justice

Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom. Ps. 23. 3.
Quand il l’a trouvée (la brebis perdue), il la met sur ses épaules, tout joyeux. Luc 15. 5.

Qu’elle est belle, l’image d’un berger qui porte une brebis sur ses épaules ! Nos enfants aiment beaucoup la regarder dans un livre illustré qui leur parle du Seigneur Jésus comme le bon Berger.
Le berger ne s’occupe pas seulement de nourrir le troupeau, mais il prodigue aussi les soins nécessaires aux brebis malades ou blessées ; puis il les conduit dans de bons chemins.
« Il restaure mon âme ». Nous pouvons nous aussi affirmer, comme l’apôtre Pierre : « Il prend soin de vous » (1 Pier. 5. 7). Comme le berger porte sa brebis, le Seigneur Jésus nous porte sur Ses épaules et sur Son cœur. Il nous aime tels que nous sommes, mais Il veut nous faire faire des progrès dans la vie spirituelle. Il le fera jusqu’à la fin, jusqu’au moment où nous serons dans le ciel avec Lui. « Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre l’amènera à son terme jusqu’au jour de Jésus Christ » (Phil. 1. 6).
« Il me conduit dans des sentiers de justice ». Le Seigneur nous guide dans le chemin de Sa volonté, loin du mal, dans « le chemin de la paix » (Luc 1. 79). Il trace Lui-même ce chemin, qui n’est pas un « chemin spacieux », mais une « porte étroite », un « chemin resserré », parfois même difficile… (Mat. 7. 13 et 14). Mais qu’importe, quand c’est le Berger qui nous conduit ?
Le Seigneur nous pousse à faire ce qui est juste aux yeux de Dieu, ce que Dieu peut approuver. Il le fait afin que notre conduite ne déshonore pas le nom de Christ que nous portons, nous croyants, mais qu’elle soit la démonstration d’une vie qui L’honore comme Il en est digne.

5. Tu es avec moi

Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent. Ps. 23. 4.
(Jésus dit : ) Je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis. Jean 10. 11.

Dans ce beau Psaume, David a parlé de verts pâturages et d’eaux paisibles, puis de sentiers à suivre. Il évoque maintenant la « vallée de l’ombre de la mort », c’est-à-dire ces moments sans lumière dans lesquels nous nous sentons en danger, nous avons peur et nous éprouvons le besoin d’une présence protectrice.
Quand nous sommes frappés par un deuil ou une grave maladie, ou quand la mort projette son ombre angoissante sur nous, nous avons besoin de sentir la proximité du Seigneur. Et Il est là, toujours présent. C’est pourquoi, même dans les moments les plus difficiles, nous pouvons dire avec confiance : « Je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi » !
L’apôtre Paul a été emprisonné à Jérusalem, puis il a dû comparaître devant l’empereur à Rome. Eh bien ! même dans ces deux circonstances, il a fait l’expérience de la proximité du Seigneur. Le Seigneur est venu tout près de Paul et lui a dit : « Aie bon courage » ; « le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (Act. 23. 11 ; 2 Tim. 4. 17). Le Seigneur est fidèle et Il est toujours présent. Quelle pensée rassurante !
Mais il y a aussi d’autres choses qui nous consolent et nous donnent de l’assurance : Son bâton et Sa houlette, deux instruments caractéristiques du berger. Le bâton sert à protéger les brebis, la houlette les rassemble. Ce ne sont pas des instruments quelconques, mais ceux de « mon Berger ». Le Seigneur est là pour nous conduire, pour nous ramener dans le bon chemin, pour nous instruire avec une tendre sollicitude. Nous ne sommes pas laissés seuls avec nous-mêmes. Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ nous a aimés et nous aime toujours, Il prend soin de nous (Héb. 12. 6 à 8). Ne l’oublions jamais !

6. Une table préparée et une joie complète

Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble. Ps. 23. 5.
Notre communion est avec le Père et avec son fils Jésus Christ. Et cela, nous vous l’écrivons afin que votre joie soit complète. 1 Jean 1. 3 et 4.

C’est bientôt la fin du voyage… David vient de parler d’une sombre vallée qu’il a traversée avec son berger. Il mentionne maintenant la présence d’ennemis, mais il le fait avec des accents de triomphe. Les ennemis sont réduits au silence car, « devant leurs yeux » (version Italienne), Dieu invite les Siens à un banquet et leur offre une joie pleine et entière.
David s’adresse plus maintenant vers le Seigneur comme à un berger, mais comme à un ami qui prend soin de lui : « Tu dresses devant moi une table ». Le Seigneur donne la « nourriture » adaptée aux besoins de l’âme et du corps, et Il le fait « dans la présence », ou « en face » des ennemis. Sa bonté se manifeste d’une manière encore plus sensible et attentionnée envers nous lorsque nous devons affronter des situations difficiles : moqueries, opposition, persécution… Nos ennemis sont témoins de Ses soins quand nous disons, pleins de confiance : « Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas : que me fera l’homme ? » (Héb. 13. 6).
Tu « as oint ma tête d’huile ». En Israël, seuls les rois recevaient « l’onction », signe de consécration pour un service particulier. C’est le Seigneur Lui-même qui verse cette huile, c’est Lui qui veut « consacrer », mettre à part pour Lui, faire de nous Ses témoins.
Ainsi David peut dire : « Ma coupe déborde », car rien ne peut être ajouté à son bonheur. C’est l’image d’un croyant, pleinement heureux dans la présence de son Seigneur, rempli de reconnaissance et de louange. Ce bonheur est le prélude à ce que chaque croyant connaîtra bientôt dans le ciel.

7. Dans la maison du Père

Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l’Eternel pour de longs jours. Ps. 23. 6.

(Jésus a dit : ) Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures… Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. (Jean 14. 2 et 3).

Les sentiers escarpés, la vallée obscure, les ennemis…de tout cela, David n’en parle plus. Il regarde maintenant en avant avec confiance, et il a une double certitude : c’est que la bonté de son Berger l’accompagnera toujours et que, à la fin, il habitera dans Sa maison – pour nous « la maison du Père » ! S’il regarde en arrière, le croyant ne peut que constater avec quel amour Dieu l’a conduit, et il peut affirmer qu’il sera, encore et toujours, entouré de cet amour.
Comment peut-il le savoir ? Parce que le Seigneur Jésus a promis d’être avec lui jusqu’à la fin, tous les jours de sa vie (Phil. 1. 6 ; Mat. 28. 20). Il l’aidera et veillera sur lui pendant tout le voyage, jusqu’au but final !
Quel est ce but ? Certainement, David regardait vers le ciel, vers la demeure de Dieu qui l’accueillerait. Pour nous qui connaissons Dieu comme notre Père, Sa maison, c’est le ciel. C’est là que le Seigneur Jésus a préparé un lieu dans lequel nous serons avec Lui pour l’éternité. Nous serons avec Celui qui aura été notre Berger sur la terre, et nous trouverons un repos parfait et éternel.
David parle ailleurs de « la beauté de l’Éternel dans son temple » (Ps. 27. 4 ; 63. 2 ; 65. 4). Il ne se lasse jamais de cette contemplation. Le Seigneur Jésus veut que nous aussi, par la foi, nous voyions Sa gloire dans la maison de Son Père où Il est déjà.
« Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire » (Jean 17. 24).

D’après « Il buon seme » septembre-octobre 2021

 

PÉCHEUR D’HOMMES

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(Jésus dit à Simon : ) Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes. Luc 5. 10.

 

PÉCHEUR D’HOMMES

 

En Angleterre, à une certaine époque, toutes les réunions à caractère religieux étaient interdites, à l’exception de celles de l’Église anglicane. En ce temps-là, quelques prédicateurs prêchaient la Parole de Dieu en cachette, dans les maisons. Richard Baxter (1615-1691) était l’un d’eux. Il avait l’habitude de se rendre le soir précédent au lieu où il devrait tenir la réunion prévue, tôt le lendemain matin.
Un soir, dans l’obscurité complète, il perdit son chemin. Après avoir erré longtemps, il arriva finalement devant une grande demeure distinguée et demanda à être reçu, afin d’obtenir des informations sur son chemin. Un domestique annonça à son maître la visite d’un étranger respectable. Le maître de la maison examina Baxter et l’invita à rester chez lui pour la nuit.
Pendant la soirée, au cours de la conversation, l’hôte fut immédiatement frappé par le comportement et la grande culture de son invité. Et, désirant mieux le connaître, il voulut savoir quel était son métier. Baxter se souvint de la parole du Seigneur Jésus : « Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Mat. 10. 16).
Il répondit alors : – Je suis un pécheur d’hommes. – Vous êtes un pécheur d’hommes ? lui répondit le noble seigneur, alors vous êtes tout à fait la personne dont j’ai besoin. Je suis le juge de paix de ce district et je viens de recevoir l’ordre de faire arrêter un certain Richard Baxter qui, demain matin, devrait tenir une réunion illégale. Venez avec moi demain et ainsi nous n’aurons aucune difficulté à mettre la main sur cet homme.
Baxter accepta. Le lendemain, de bonne heure, ils se rendirent ensemble à l’endroit prévu. Il y avait déjà beaucoup de gens qui se trouvaient devant la maison où devait se tenir la réunion. Voyant arriver le carrosse du juge de paix, ils furent très mal à l’aise et ils n’osaient pas entrer dans la maison. Le juge se rendit compte du malaise des gens et dit à son compagnon : – Baxter aura probablement entendu parler de mon mandat contre lui et il ne se présentera pas. Nous ferions mieux de nous en aller afin que tous ces gens se sentent en sécurité, puis nous reviendrons un peu plus tard. Et ils firent ainsi.
Mais, à leur retour, les gens étaient encore dehors. Le juge de paix, pensant qu’il ne réussirait pas à capturer le prédicateur, dit à Baxter : – Je vous serais très reconnaissant si vous pouviez adresser un message à toutes ces personnes pour les inviter à se soumettre aux ordres des autorités.
Baxter lui répondit : – Comme ces gens sont venus pour assister à un service religieux, ils n’apprécieraient certainement pas un tel sermon. Peut-être que vous, monsieur le juge, pourriez commencer en faisant une prière, et je verrai alors comment poursuivre.
Oh ! répondit le juge, je n’ai pas mon livre de prières avec moi ; mais je suis certain que vous êtes parfaitement capable de prier avec eux et de leur communiquer le message. Je vous en prie, commencez donc.
Cette proposition plut beaucoup à Baxter ; c’était une formidable occasion !
Ils entrèrent alors ensemble dans la maison, et les gens les suivirent. La prière de Baxter fut tellement fervente et pleine d’affection qu’elle fit venir les larmes aux yeux de tous, même du juge. Puis le prédicateur, avec une foi pleine de courage, exposa son sermon.
Il se fit ensuite reconnaître du juge comme étant l’homme qu’il aurait dû arrêter. Mais le juge, encore impressionné par la prière et le sermon, était perplexe…
Peu de temps après, il devint lui-même un vrai croyant et un ami de ceux qui étaient persécutés.

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

DANS LE MONDE MAIS PAS DU MONDE

Eux sont dans le monde… Ils ne sont pas du monde. Jean 17. 11 et 16.

DANS LE MONDE MAIS PAS DU MONDE

Si nous versons de l’huile dans un récipient qui contient de l’eau, nous nous apercevrons bien vite que les deux fluides ne se mêleront pas l’un à l’autre. Même si on les mélange ou les secoue vigoureusement, les deux substances se sépareront rapidement.
C’est une bonne illustration de l’incompatibilité de notre vieille nature pécheresse avec la nouvelle nature que Dieu nous a donnée. Les deux n’ont rien en commun et ne peuvent pas se mêler l’une à l’autre. Notre nouvelle vie qui nous vient de Dieu ne peut pas améliorer notre ancienne nature, et notre ancienne nature ne peut pas affaiblir la vie que nous a apportée le Saint Esprit.
Cette comparaison nous montre aussi ce que sont les relations du chrétien avec le monde. Nous sommes comme l’huile dans l’eau : nous sommes dans le monde, mais pas du monde. L’huile et l’eau sont dissemblables, tels nous sommes avec le monde. À cause de cette différence essentielle, il s’élève une séparation extérieure, visible.
Est-ce que cela se voit distinctement dans notre vie quotidienne, ou est-ce que nous ressemblons au monde sous plusieurs aspects ? Si nous permettons à notre nouvelle nature de prendre le dessus, cette différence essentielle sera visible naturellement dans notre comportement. Mais cela ne nous isolera pas : nous avons un devoir à remplir envers ce monde, même si nous en demeurons séparés. Il sera cependant manifeste que nous possédons la nouvelle vie et que nous avons véritablement « l’huile », figure du Saint Esprit demeurant en nous.
Dans notre vie nouvelle et divine, nous sommes rendus capables de suivre et de servir fidèlement notre Seigneur et Maître, et notre séparation d’avec le monde sera un témoignage convainquant à Son honneur.

D’après « The Good Seed » septembre 2021

CORONA 75

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CORONA 75

Un trésor au milieu des Psaumes 68 et 118

 

Ces deux psaumes possèdent l’un et l’autre un passage clé, un trésor particulier, et ce trésor apparaît au milieu de la description des bontés de l’Éternel et de Ses voies en jugement envers Son peuple Israël. Le psaume 68 décrit ce que l’Éternel a fait pour Son peuple en le sortant de l’esclavage de l’Égypte : « Ô Dieu ! quand tu sortis devant ton peuple » (v. 7) et en le conduisant pour prendre possession du pays promis : « Quand le Tout-puissant y dispersa des rois » (v. 14).
Au cœur de ce psaume, nous trouvons la montagne de Dieu, celle qu’il a désirée pour y habiter. « Oui, l’Éternel y demeurera pour toujours » (v. 16). Pour que cela devienne une réalité, pour que Jérusalem soit restaurée, il fallait la mort de Christ, Sa résurrection et Sa glorification. « Tu es monté en haut, tu as emmené captive la captivité ; tu as reçu des dons dans l’homme, et même pour les rebelles, afin que Jah, Dieu, ait une demeure » (v. 18).
Lorsque ce passage est cité par l’apôtre Paul écrivant aux Éphésiens, il établit clairement que les dons spirituels donnés à l’Église (ou l’Assemblée) ont leur source en un Christ glorifié, mais la deuxième partie du passage n’est pas citée, comme nous lisons seulement : « C’est pourquoi il dit : – « Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a fait des dons aux hommes » (Éph. 4. 8). Nous savons, en examinant les Écritures, que l’Église n’apparaît dans aucune des prophéties de l’Ancien Testament. Elle est présentée par Paul comme « le mystère tenu caché dès les siècles et dès les générations » (Col. 1. 26 ; Éph. 3. 9). Ce qui revient à dire que les rebelles mentionnés au verset 18 sont ceux qui reviendront de cœur à l’Éternel après l’enlèvement de l’Église, en lesquels l’Esprit Saint agira quand Dieu répandra sur eux : « un esprit de grâce et de supplications » ; et quand « ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé » (Zach. 12. 10) ; « ils regarderont vers celui qu’ils ont percé » (Jean 19. 37).
Il faut rappeler que le Seigneur, « étant monté en haut », a donné des dons à « l’assemblée qui est son corps » (Éph. 1. 23). Si les apôtres et les prophètes en ont posé le fondement (Éph. 2. 20 ; 1 Cor. 3. 10), si leur ministère subsiste par les épîtres du Nouveau Testament, les dons d’évangéliste, de pasteur et de docteur, existeront jusqu’à l’enlèvement. Présentement, Dieu habite par son Esprit dans les croyants « nés de nouveau », Il habite aussi dans l’Église (1 Cor. 6. 19). Dès que l’Église sera recueillie dans la gloire, le Seigneur fera aussi Sa demeure dans le cœur des « rebelles » car il est ainsi écrit : « je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau » (Éz. 36. 26) ; et « j’ôterai l’iniquité de ce pays en un seul jour » (Zach. 3. 9). Le psaume 68 continue avec la restauration d’Israël, Son peuple : « Le Seigneur a dit : Je ramènerai les miens de Basan, je les ramènerai des profondeurs de la mer » (v. 22) ; ce qui peut signifier : du milieu des nations. Ils diront, en connaissance de cause : « Béni soit le Seigneur, qui, de jour en jour, nous comble de ses dons, le Dieu qui nous sauve » (v. 19). La louange suit toujours la délivrance, et cette louange émanera aussi des nations : « Royaumes de la terre, chantez à Dieu, chantez les louanges du Seigneur » ( 32). Dans les cieux et sur la terre, la louange sera universelle !…
Le psaume 118 commence par la recommandation au peuple d’Israël et à la maison d’Aaron de célébrer l’Éternel parce qu’ils ont été délivrés ; dans la détresse ils l’ont invoqué et Il leur a répondu (v. 5). Ils sont conscients qu’ils étaient en danger de mort et le fidèle dit : « l’Éternel m’a été en secours. Jah a été ma force et mon cantique, et il a été mon salut » (v.13 et 14). « Je ne mourrai pas, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres de Jah » (v. 17). La conscience que le Seigneur a usé d’une discipline évidente, mais calculée, est bien présente : « Jah m’a sévèrement châtié, mais il ne m’a pas livré à la mort » (v. 18).
« Ouvrez-moi les portes de la justice ; j’y entrerai, je célébrerai Jah. C’est ici la porte de l’Éternel, les justes y entreront. Je te célébrerai, car tu m’as répondu, et tu as été mon salut » (v. 19 à 21). Qu’il est bon de prendre conscience que le pécheur repentant est justifié gratuitement par la grâce de Dieu, « par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang » (Rom. 3. 24 et 25). Les enfants de Dieu sont revêtus de la robe de la justice, des vêtements du salut (És. 61. 10), et c’est un grand sujet de joie ! Ceux qui croiront, après l’enlèvement de l’Église, entreront dans le millénium en vertu du sang de Christ : « ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau » (Apoc. 7. 14).
Quand l’apôtre Pierre écrit sur la vocation des croyants, il reprend le passage clé du psaume 118 : « La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle. Ceci a été de par l’Éternel : c’est une chose merveilleuse devant nos yeux. C’est ici le jour que l’Éternel a fait ; égayons-nous et réjouissons-nous en lui ! » (Ps. 118. 22). Ésaïe en avait déjà parlé : « C’est pourquoi ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, je pose comme fondement, en Sion, une pierre, une pierre éprouvée, une précieuse pierre de coin, un sûr fondement : celui qui se fie à elle ne se hâtera pas » (És. 28. 16).
Le fondement de l’Église est Jésus Christ (1 Cor. 3. 11), la « précieuse pierre » sur laquelle repose « une sainte sacrificature » ; cette « maison spirituelle », est une « pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie et précieuse auprès de Dieu », fondée sur Jésus Christ ! Nous aussi, comme des pierres vivantes, sommes « édifiés en une maison spirituelle,… pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 5). Confronté par des hommes religieux, notre Seigneur Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : « La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, c’est elle qui est devenue la pierre maîtresse de l’angle ; elle est de la part du Seigneur, elle est merveilleuse devant nos yeux » ? (Mat. 21. 42).
En attendant d’adorer notre Seigneur dans le ciel, les croyants, nés « de Dieu » (Jean 1. 13), ont un précieux service d’adorateurs sur la terre. Ils l’exercent dans leur quotidien, ou lorsqu’ils sont assemblés « pour rompre le pain » en mémoire de Lui. Il est le fondement de l’Église qui sera la nouvelle Jérusalem, « l’épouse, la femme de l’Agneau » (Apoc. 21. 9). Il sera la fondation de la Jérusalem terrestre, vers laquelle toutes les nations, dans le millénium, monteront d’année en année pour louer le Seigneur et « célébrer la fête des tabernacles ». (Ps. 87. 1 ; Zach. 14. 16).

LA GRÂCE ÉTERNELLE DE DIEU

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C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » Éph. 2. 8.
Si, par la faute d’un seul (Adam), beaucoup sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don ont-ils abondé envers beaucoup, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ ! Rom. 5. 15.

 

LA GRÂCE ÉTERNELLE DE DIEU

 

Contrairement à ce que proposent les religions des hommes, le point de départ du chemin du salut ne se trouve pas dans les efforts de l’homme. C’est Dieu qui a pris l’initiative, par amour et par pure grâce. Avant même que le monde soit créé, Il avait, dans Sa parfaite connaissance, conçu le plan de notre salut.
Dieu est juste et saint, mais Il est aussi amour. Il ne voulait donc pas que Sa créature aille à la perdition éternelle sans lui offrir le moyen par lequel elle puisse obtenir le salut. Ce moyen, c’est le don de Son Fils Jésus Christ, qui a pris sur Lui la culpabilité de l’homme et en a subi le jugement de Dieu sur la croix.
La grâce est donc cette disposition du cœur de Dieu, qui a voulu tout faire pour sauver l’homme de la situation dans laquelle sa désobéissance et le péché l’avaient placé. « Dieu… nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein et sa propre grâce » (2 Tim. 1. 9). Dieu ne peut être pris à l’improviste, c’est pourquoi c’est « dès l’éternité » que Sa grâce nous a été faite dans le Christ Jésus, avant même que nous ayons été créés et que nous soyons tombés dans le péché.
La manifestation évidente de cette grâce de Dieu s’est révélée au jour de la mort de Christ sur la croix, et chaque fois que l’Évangile est annoncé, cette grâce est offerte à quiconque croit.
Basée sur l’œuvre de Christ qui a porté nos péchés en Son corps sur la croix, la grâce de Dieu ne contredit en rien, ni Sa justice, ni Sa sainteté ; elle témoigne plutôt de la pleine suffisance de cette œuvre et de la parfaite justice du Dieu saint qui a fait tomber le châtiment contre le péché sur Son propre Fils lorsqu’Il s’est chargé de nos fautes.
Bien avant la venue de Jésus, l’Esprit de Dieu faisait pressentir aux hommes de foi que la grâce serait offerte un jour à l’humanité coupable. Élihu, dans le récit du livre de Job, peut dire à son ami découragé et souffrant : « S’il y a pour lui (l’homme) un messager, un interprète, un entre mille, pour montrer à l’homme ce qui, pour lui, est la droiture, il lui fera grâce, et il dira : Délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse : j’ai trouvé une propitiation » (Job 33. 23 et 24). Cet interprète, cet « ange », est une figure du Seigneur Jésus.
Au moment même où Il a donné la loi à Son peuple Israël, l’Éternel a proclamé devant Moïse : « L’Éternel, l’Éternel ! Dieu, miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère, et grand en bonté et en vérité… pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché, et qui ne tient nullement [celui qui en est coupable] pour innocent » (Ex. 34. 6 et 7).
La grâce est donc un caractère de Dieu, un caractère qui a trouvé dans le péché de l’homme l’occasion de se manifester. « La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jean 1. 17).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

APPRENDRE À MÉDITER

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Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège des moqueurs, mais qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! Ps. 1. 1 et 2

 

APPRENDRE À MÉDITER

 

Dans notre monde agité, nous n’avons pas beaucoup de temps pour réfléchir… Les informations sont en continu, la musique et la publicité sont présentes partout. Dans les villes, dans les lieux publics, dans les magasins, tout est fait pour orienter nos pensées et occuper nos esprits. Au milieu de toute cette confusion, nous sommes toutefois incités à « apprendre à méditer » pour vivre d’une manière plus heureuse et plus sereine.
Il est intéressant de voir que la méditation est définie dans le dictionnaire comme l’action de réfléchir, de penser profondément à quelque chose.
Mais quel doit être le sujet de la méditation ? Notre imagination est fantaisiste, mais la Bible dit : « L’imagination du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse » (Gen. 8. 21). Et elle nous invite alors à méditer sur ce que Dieu enseigne.
Dieu recommanda à Josué, au début de son service : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de ta bouche, et médite-le jour et nuit, afin que tu prennes garde à faire selon tout ce qui y est écrit ; car alors tu feras réussir tes voies, et alors tu prospéreras » (Jos. 1. 8). La Parole de Dieu est une source pure et elle nous fait découvrir ce que nous sommes : des pécheurs perdus. En même temps, elle nous révèle que Dieu nous aime et qu’Il veut nous sauver. Ce n’est pas un livre quelconque ! Si nous prenons le temps de la lire et de la méditer, elle nous transformera, parce qu’elle est vivante, qu’elle est active, qu’elle crée une relation avec Dieu et consolide ce lien. Par son moyen, nous pouvons comprendre la volonté de Dieu afin de la mettre en pratique. Quelle source de sérénité pour notre vie !

D’après « Il buon seme » août 2021

 

LA DOCTRINE CHRÉTIENNE

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LA DOCTRINE CHRÉTIENNE

Le mouvement de la Réforme, qui a marqué profondément le 16ème siècle, a permis de retrouver, sur la seule base de la Parole de Dieu, l’essentiel de la doctrine chrétienne : la seule Écriture (Sola Scriptura), la seule foi (Sola Fide), la seule grâce (Sola Gratia), un seul Christ (Solus Christus), la gloire à Dieu seul (Soli Deo Gloria). Encore aujourd’hui, ces déclarations sont un défi pour nous…

1. SOLA SCRIPTURA

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre. 2 Tim. 3. 16 et 17.

L’Écriture seulement ! Beaucoup de voix se font entendre, exprimant chacune sa propre vérité ; elles sont variées, elles évoluent, elles se contredisent parfois. Il est bien difficile de savoir à quelle vérité s’en tenir ! Et on pourrait se demander si la vérité ne serait qu’une question de point de vue ? S’il en était ainsi, ce ne serait pas très rassurant !
Mais il y a une voix qui n’a jamais changé au cours des siècles : c’est celle de la Bible ! Son autorité, son actualité, la façon dont elle répond aux questions et aux besoins de l’homme, son caractère prophétique, tout cela nous fait reconnaître en elle la voix de Quelqu’un qui est au-dessus de tout et de tous. Cette voix ne peut être que celle de Dieu.
Ne vaut-il pas la peine de prêter attention à ce que Dieu dit ? Ne serait-il pas très imprudent de nier Son message ou d’y ajouter nos opinions personnelles, ou encore de n’en retenir que ce qui nous arrange ?
Nous vous invitons à lire la Bible, simplement, sans idées préconçues, sans vous arrêter à ce qui pourrait, à première vue, vous paraître surprenant ou fastidieux. Si vous la lisez en étant conscient que c’est Dieu qui parle par elle, elle sera pour vous un livre vivant. Sa valeur inestimable et son autorité s’imposeront à vous. Elle est la vérité, le Livre de Dieu, qui conduit à Dieu.

2. SOLA FIDE

L’homme est justifié par la foi, sans œuvres de loi. Rom. 3. 28.
Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui aussi nous avons trouvé accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes. Rom. 5. 1 et 2.

La foi seulement ! – Vous dites que Dieu fait grâce, mais alors je n’ai plus rien à faire… Étant donné que je ne peux pas « payer » pour mon salut, et que je n’ai aucun mérite, Dieu seul est Celui qui me sauve ! En est-il véritablement ainsi ? Oui… et non !
Dieu vous sauve, et seulement Lui, si vous L’acceptez, car vous ne pouvez rien Lui donner qui puisse satisfaire Sa justice et « effacer » toutes les désobéissances à Sa volonté dont vous vous êtes immanquablement rendu coupable.
Dieu vous offre ce don : Son pardon et, en conséquence, une relation directe avec Lui comme un père affectionné avec son fils. Mais, comme avec tous les cadeaux, vous ne pouvez profiter de celui que Dieu vous donne qu’à condition de l’accepter, de le « prendre ». Cela n’est possible que par la foi. Un enfant doit tendre la main pour pouvoir prendre le cadeau de ses parents, puis il doit enlever le papier qui l’enveloppe, il le tourne dans tous les sens pour l’admirer, et même s’il est occupé par une autre activité, il pense constamment à son cadeau jusqu’à ce qu’il puisse le reprendre.
C’est la même chose avec le salut de Dieu. Il faut l’accepter par la foi, pour mieux connaître Celui qui en est l’auteur, Jésus, le Fils de Dieu, mort et ressuscité pour nous. La foi est la main qui se tend pour « saisir » le don de Dieu ; c’est dire « oui » à ce que la Bible nous dit de Dieu, « oui » à Dieu Lui-même, un « oui » sans réserve, quoi qu’il en coûte.
C’est un défi, mais il vaut la peine de le relever, car le don de Dieu, c’est la vie éternelle, qu’Il donne à quiconque Le reconnaît personnellement, Lui et Son Fils, Jésus Christ, le Sauveur. « Et la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3).

3. SOLA GRATIA

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie. Éph. 2. 8 et 9.

La grâce seulement ! Il s’agit d’une vérité biblique essentielle, remise en lumière parmi les chrétiens au temps de la Réforme protestante. Pour notre salut, comme pour tout ce qui nous concerne, nous ne pouvons compter que sur l’immense grâce de Dieu, et uniquement sur elle.
Espérer obtenir la vie éternelle par le moyen de nos bonnes œuvres serait comme de monter sur un tabouret pour essayer de toucher le ciel ! Comment pourrions-nous payer quelque chose à Dieu ? « Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon (car précieux est le rachat de leur âme et il faut qu’il y renonce à jamais) » (Ps. 49. 7 et 8). Comme nous ne pouvons rien payer, c’est Lui qui nous offre Sa grâce gratuitement, nous exhortant à faire de même avec nos semblables : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mat. 10. 8).
Nous étions revêtus de haillons, mais Dieu nous a donné le plus beau vêtement : Sa justice. Nous étions chargés de péchés, mais Jésus en a « payé » le prix en mourant sur la croix ; nous étions malheureux, mais Jésus nous a donné Sa paix et Sa joie… C’est cela, « la vraie grâce de Dieu » (1 Pier. 5. 12) : un don, un cadeau totalement immérité, que Jésus a acquis au prix de Sa propre vie. Dieu nous a tout donné en Jésus Christ !
Pour bénéficier de la grâce de Dieu, il suffit de reconnaître que nous en avons besoin, que nous sommes incapables de nous sauver nous-mêmes, par nos propres efforts ; et en croyant au sacrifice de Jésus, nous recevons la vie éternelle comme un don du Père.

4. SOLUS CRISTUS

Car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. 1 Tim. 2. 5 et 6.
Jésus Christ… nous aime, et… nous a lavés de nos péchés dans son sang. Apoc. 1. 5.

Christ seulement ! Il pourrait paraître surprenant que les chrétiens du 16ème siècle aient estimé devoir maintenir fermement cette vérité. Christ était-Il mis de côté ? D’une certaine manière, oui ! Le Seigneur Jésus est en fait l’unique intermédiaire entre Dieu et les hommes, le seul qui puisse prendre cette place. Il a dit de Lui-même : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (Jean 14. 6).
Quoique beaucoup de soi-disant chrétiens comptent sur les autres êtres humains – vivants ou morts – ou sur des symboles religieux, pour faire parvenir leurs prières à Dieu, confesser leurs péchés et « gagner » leur salut, ce rôle d’Intercesseur devant Dieu le Père n’appartient qu’à Jésus Christ et à Lui seul.
En lisant le récit de la mort de Jésus, on remarque que, au moment où Il meurt, le voile du temple de Jérusalem se déchire de haut en bas. Le temple était composé de deux parties, séparées par un rideau, le « voile ». La première partie – le lieu saint – était destinée au service religieux quotidien, la seconde – le lieu très saint – était réservée à Dieu, qui habitait au milieu de Son peuple. Seul le souverain sacrificateur, une fois par an, pouvait y entrer (Héb. 9. 7). Le fait que le voile ait été déchiré – par Dieu Lui-même – démontre que Christ, par Sa mort, nous a ouvert un accès direct et libre jusqu’à Dieu ! « Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints (le voile étant déchiré, le lieu saint et le lieu très-saint ne forment plus qu’un) par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il a ouvert pour nous à travers le voile, c’est-à-dire sa chair… approchons-nous… en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 19 et 20).
L’œuvre de Christ est parfaite et pleinement suffisante, reconnaissons donc Christ comme le seul et unique intermédiaire entre Dieu et nous.

5. SOLI GLORIA DEO

Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la grâce que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui sont la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen. 1 Pier. 4. 11.

La gloire à Dieu seul ! Dieu seul est digne de recevoir notre louange et notre adoration : Dieu est glorieux, Il nous a créés et Il nous a sauvés.
Mais les hommes que Dieu a créés n’ont pas honoré leur Créateur : « ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas non plus rendu grâces, mais ils se sont égarés dans leurs raisonnements… et ont vénéré et servi la créature plutôt que celui qui l’a créée » (Rom. 1. 21 à 25).
Toutefois, notre Créateur n’est pas un Dieu de loin : Il s’est révélé à nous et nous a démontré qu’Il nous aimait d’un amour infini en envoyant Son Fils unique sur la terre pour subir Son jugement à notre place ; Comment pouvons-nous honorer un Dieu si grand et si miséricordieux ?
– Rien, ni personne ne doit occuper la place de Dieu dans notre cœur et dans notre vie : cela équivaudrait à servir une idole. Aucune personnalité célèbre, aucune activité particulière ni aucune cause sociale ne sont dignes d’être servies avant Lui.
– Je ne suis pas le centre du monde ! Dieu est avant tout et avant tous… donc avant moi-même. Ses pensées sont les meilleures, Ses conseils sont ceux que je dois accepter. Sur Ses enseignements, contenus dans la Bible, je peux construire ma vie de croyant.
Avoir foi en Dieu, Lui donner la première place, témoigner de Lui, Lui offrir « un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15), c’est ainsi que nous pouvons honorer notre Créateur et notre Dieu Sauveur.

D’après « Il buon seme » août 2021

LE BESOIN D’OUVRIR NOS BOUCHES POUR PRIER

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Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait monter du pays d’Égypte ; ouvre ta bouche toute grande, et je la remplirai. Ps. 81. 10.

 LE BESOIN D’OUVRIR NOS BOUCHES POUR PRIER

Quel encouragement à la prière ! Nos notions humaines nous conduiraient à demander de petites choses, parce que nos mérites supposés sont petits. Mais le Seigneur nous invite à demander de grandes bénédictions. Prier devrait être un acte aussi simple, aussi naturel, aussi spontané que celui d’ouvrir la bouche. Quand un homme est vraiment fervent, il ouvre sa bouche toute grande, et notre texte nous invite à être fervents dans nos supplications.
Ne craignons pas d’être hardis avec Dieu et de Lui demander des bénédictions grandes et nombreuses.
Lisez la déclaration qui précède : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait monter du pays d’Égypte… ouvre ta bouche et je la remplirai ».
Parce qu’Il lui a déjà beaucoup donné, Dieu invite Son peuple à Lui demander davantage et à attendre de plus grandes choses encore. Voyez comme les petits oiseaux dans leur nid tendent leur bec grand ouvert à leur mère. Faisons de même. Buvons la grâce par toutes les fibres de notre âme, comme une éponge s’imbibe de l’eau où elle est plongée.
Dieu est prêt à nous remplir, si nous, de notre côté, sommes préparés à être remplis.
Que nos besoins nous fassent ouvrir la bouche, nos faiblesses pour soupirer, nos alarmes pour crier comme un enfant. Cette bouche sera remplie par le Seigneur Lui-même.
Qu’il en soit ainsi pour nous aujourd’hui !

 D’après Charles Spurgeon

Les Trésors de la foi