LA PARABOLE DU SEMEUR

Lire Matthieu 13. 1 à 23

LE SEMEUR ET LE TERRAIN

« Voici, le semeur sortit pour semer » Mat. 13. 3.

L’illustration que le Seigneur Jésus utilise dans la parabole du semeur remonte au temps où les agriculteurs avaient l’habitude d’éparpiller la semence en lançant des poignées de graines sur la terre. Peut-être que le Seigneur avait à ce moment-là, devant les yeux, un champ avec un chemin piétiné par les passants sur un côté, quelques parties de terre rocailleuse recouverte d’une mince couche de terre, des endroits couverts d’épines et d’autres avec une bonne terre. La semence tombait sur ces quatre terrains. Quoique ce soit une scène bien connue, les jardiniers, en particulier, ont pu en vivre l’expérience.

La parabole prend en compte trois éléments : deux d’entre eux ne changent pas – le semeur et la semence –, mais le terrain est chaque fois différent.

Le semeur, c’est Jésus Christ. Dans une autre parabole, nous lisons : « Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme » (v. 37) qui prêchait à des personnes de toutes les catégories sociales. Le semeur est ainsi un exemple pour tous ceux qui répandent l’Évangile, la bonne nouvelle de l’offre du salut par Dieu, afin d’amener les hommes à Jésus.

La semence, qui est « la Parole de Dieu » (Luc 8. 11) est de la meilleure qualité et peut être semée partout. Elle est « vivante et opérante », actuelle, utile et à propos aujourd’hui encore (Héb. 4. 12).

Par contre, le terrain est très variable. C’est une image du cœur de l’homme, comme Jésus Lui-même l’explique ensuite : « ce qui est semé dans son cœur » (v. 19). Les cœurs peuvent être réceptifs ou endurcis. Le terrain représente la responsabilité de l’homme, sa volonté, sa conscience et son attitude devant la Parole de Dieu.

LE CHEMIN

« Comme il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin : les oiseaux vinrent et mangèrent tout » Mat. 13. 4.

Le premier terrain est dur, peut-être un chemin qui longe le champ, souvent parcouru. Le semeur lance la semence à la volée et quelques graines tombent ainsi sur le chemin. Mais elles ne peuvent y pénétrer. Elles ne s’enracinent pas et sont balayées par le vent et la pluie ; ou, comme ici, ce sont les oiseaux qui les mangent. La semence en elle-même est bonne, mais elle ne produit rien : c’est un échec complet !

Pourquoi – si nous employons la signification figurée de la parabole – la Parole de Dieu n’a-t-elle pas d’effet dans le cœur de l’homme ? Le message n’est pas trop compliqué, ou difficile à comprendre : mais les auditeurs refusent de l’écouter et de le recevoir. Ils ne veulent pas le comprendre. Peut-être quelqu’un pense-t-il : « Pas encore ça ! » Un autre est opposé à celui qui parle, ou à la Bible : alors le message lui passe au-dessus de la tête. Un autre encore estime qu’il y a des choses, plus importantes pour lui ; il refuse donc d’écouter et demeure indifférent à la Parole.

Jésus explique que c’est « le Méchant », le diable lui-même, qui « vient et ravit » ce qui est semé dans le cœur de l’homme (v. 19). Le message ne peut pénétrer en profondeur et produire une impression profonde et durable, et il est irrémédiablement perdu.

Ce terrain dur est mis en évidence par l’attitude des chefs religieux de cette époque. Ils étaient d’avance opposés à Jésus et à Son message. Ils ont « rejeté le dessein de Dieu » et n’ont ainsi produit aucun fruit.

Aujourd’hui, la Parole de Dieu est toujours prêchée. Mais si les cœurs des auditeurs sont durs, ils ne la recevront pas et, en conséquence, ne porteront aucun fruit pour Dieu.

LES ENDROITS ROCAILLEUX

« D’autres (grains) tombèrent sur les endroits rocailleux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre. Aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; le soleil s’étant levé, ils furent brûlés et, parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils séchèrent » Mat. 3. 5 et 6.

Le deuxième terrain est pierreux. Une mince couche de terre le recouvre, sur laquelle la semence tombe et germe rapidement. Mais il ne se forme pas de racines profondes. Quand le soleil commence à briller, la semence est brûlée et flétrie. Ici aussi, la graine semée était bonne, mais elle n’a produit qu’une joie éphémère ; tout s’est rapidement dénudé à nouveau.

C’est le cas où quelqu’un a été touché par la Parole de Dieu. Il peut admettre qu’il est un pécheur et il est heureux de savoir que Dieu désire lui pardonner et le bénir. Il peut aussi apprécier la bénédiction de la communion des chrétiens. Il reçoit la Parole « aussitôt avec joie » (v. 20).

Cependant, la graine qui a été semée ne peut pas prendre racine. Cela signifie qu’aucun changement d’attitude ne s’est produit. La personne ne s’est pas convertie à Dieu, elle n’est pas « née de nouveau » (Jean 3. 3) et elle n’a pas une relation fermement établie avec le Seigneur Jésus. Tant que les circonstances extérieures dans le cercle chrétien sont favorables, on ne remarque rien. Mais cela sera immédiatement mis en lumière lorsque la tribulation ou la persécution arrivera. Les vrais croyants se tournent vers Dieu par la prière pour être gardés et secourus lorsque le besoin s’en fait sentir. Mais là où la Parole de Dieu n’a pas pris racine, tout est rapidement abandonné (v. 21).

Aujourd’hui encore, quelqu’un peut réagir avec enthousiasme lorsqu’il entend la Parole de Dieu. Mais est-ce que ce ne sont pas le chagrin et la peine qui sont la première réaction lorsque la Parole de Dieu nous dévoile notre culpabilité ? C’est seulement quand quelqu’un se tourne vers Dieu, confessant sincèrement son péché et recevant le pardon, qu’une joie durable remplit le cœur.

LES ÉPINES

« D’autres (grains) tombèrent parmi les épines ; les épines montèrent et les étouffèrent » Mat. 13. 7.

Le troisième terrain est plein d’épines. La graine est semée, mais les épines l’étouffent. Les mauvaises herbes poussent plus vite et plus vigoureusement et tirent de la terre le nutriment dont la semence a besoin. Alors elle se fane et ne produit aucun fruit.

Dans son explication, le Seigneur nomme trois sortes « d’épines » : « Ce qui est tombé au milieu des épines, ce sont ceux qui, après avoir entendu, poursuivent leur chemin sous l’emprise des soucis, des richesses et des voluptés de la vie : ils sont étouffés et ne portent pas de fruit à maturité » (Luc 8. 14 ; comp. Mat. 13. 22).

Les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie concernent tous trois les choses matérielles du monde. Si elles remplissent le cœur d’un homme et gouvernent ses pensées et son comportement, elles empêchent la semence de la Parole de Dieu de parvenir à maturité et de produire du fruit.

Marthe, de Béthanie, croyait réellement au Fils de Dieu, mais elle était anxieuse à l’excès et mal à l’aise avec les tâches de la vie quotidienne. Sa sœur Marie, quant à elle, prenait le temps d’écouter les paroles du Seigneur (voir Luc 10. 38 à 42).

Nous avons un avertissement dans l’histoire du riche fermier de Luc 12. 16 à 21 : il était tellement occupé à augmenter ses richesses et à en profiter qu’il avait oublié la chose essentielle : le salut de son âme. Ne voyons-nous pas aujourd’hui, plus que jamais, que les efforts dans la recherche des plaisirs de la vie ne laissent pas de temps pour Dieu et sa Parole ?

Nous n’avons pas assez de temps pour réaliser tout ce que nous voudrions. Dieu et sa Parole sont négligés. Tout ce qui est inutile, superflu et nuisible étouffe ce que Dieu veut nous dire.

LA BONNE TERRE

« D’autres (grains) tombèrent sur la bonne terre et donnèrent du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » Mat. 13. 8.

Le dernier type de terrain est la bonne terre. Elle est suffisamment profonde, et ne contient ni épines ni grosses pierres. La semence y tombe et, trouvant des conditions idéales, germe, pousse et produit du fruit – un processus excellent !

Le Seigneur Jésus explique cette image de la bonne semence en disant : « Celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend et comprend la Parole, qui aussi porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente » (v. 23).

Nous comprenons tout de suite ce que cela signifie : entendre et comprendre la Parole de Dieu, c’est être préparé à la recevoir, à la méditer, à la laisser toucher mon cœur et ma conscience, et en conséquence, changer ma vie. Alors il en résultera du fruit.

Ce fruit est la preuve que notre foi est authentique. La personne en question est réellement « régénérée… par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). Les enfants de Dieu ne portent pas tous la même quantité de fruit pour Dieu : certains trente, d’autres soixante, et d’autres encore cent. Mais tous, ils « portent du fruit avec patience » (Luc 8. 15).

Où est-ce que je me trouve, dans cette parabole ?

– Mon cœur est-il si dur que la Parole de Dieu est immédiatement rejetée ?

– Suis-je d’accord avec la Parole de Dieu dans mon intelligence et mes sentiments, mais est-ce que je ne la laisse pas affecter ma vie ?

– Les choses terrestres étouffent-elles chez moi la semence de la Parole de Dieu ?

– Ou est-ce que j’écoute attentivement Dieu et Sa Parole, afin qu’elle ait un effet durable sur moi et produise du fruit pour Dieu ?

« Que celui qui a des oreilles écoute ».

D’après « The Good Seed » juin 2023

L’EXCELLENCE DU FILS DE DIEU

« Dieu… nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes. Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, il soutient tout par la parole de sa puissance » Héb. 1. 2 et 3.

L’EXCELLENCE DU FILS DE DIEU

Ces versets placent devant nous quelques titres glorieux du Seigneur Jésus. Il est :

– « Le Fils » : après avoir parlé par le moyen des prophètes pendant toute la période qui nous est rapportée dans l’Ancien Testament, Dieu s’est adressé directement aux hommes par le moyen de Son Fils. Lui est « la Parole », la pleine et définitive révélation de Dieu.

– « Héritier de tout » : Dieu, dans Ses plans éternels, avait prévu de mettre sous l’autorité du Fils tout ce qui avait été créé. « Le Père aime le Fils et a tout mis entre ses mains » (Jean 3. 35). Le monde Lui appartient par décret divin et un jour Il règnera (Ps. 2. 8).

– Celui qui a « fait les mondes » : C’est par l’action de Son Fils que Dieu a créé l’univers. La puissance créatrice est en Lui, Il est l’artisan de la création (Héb. 1. 10). « C’est par lui que tout a été créé… tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant tout » (Col. 1. 16 et 17).

– Le « resplendissement de [la] gloire [de Dieu] et l’empreinte de ce qu’il est » : La splendeur de la majesté de Dieu, l’éclat de Ses perfections ont été communiqués par Son Fils. Il est l’image exacte et complète de la nature même de Dieu. « Celui qui m’a vu a vu le Père », dira Jésus à Son disciple (Jean 14. 9).

– Celui qui « soutient tout par la parole de sa puissance » : Non seulement tout a été créé par Lui, mais « tout subsiste par lui » (Col. 1. 17). Par Sa Parole puissante, le Fils de Dieu soutient l’univers et le maintient selon Ses plans éternels.

« Digne est l’Agneau qui a été immolé de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction » (Apoc. 5. 12) !

D’après « Il buon seme » Août 2023

DIEU PLEINEMENT SATISFAIT

« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité : nous en sommes tous témoins… Dieu a fait et Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » Act. 2. 32 et 36.

DIEU PLEINEMENT SATISFAIT

L’œuvre que Jésus devait accomplir lorsqu’Il est venu dans ce monde peut être résumée dans ce verset : « Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » (1 Jean 4. 14). Jésus « s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1 Tim. 2. 6).

La question que l’on se pose peut-être alors est celle-ci : Son œuvre a-t-elle été reconnue par Dieu ? Dieu est-Il satisfait par Son sacrifice ? reconnue par Dieu ? Dieu est-Il satisfait par Son sacrifice ? Mais ce qui compte, ce n’est pas notre appréciation de ce que Jésus a fait, c’est l’appréciation de Dieu.

Oui, Dieu est pleinement satisfait :

– Il l’a montré en ressuscitant Son Fils d’entre les morts, preuve que le péché était ôté de devant Ses yeux ;

– Il L’a fait monter au ciel sous les yeux émerveillés de Ses disciples ;

– Deux anges ont annoncé : « Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous au ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel » (Act. 1. 11) ;

– Enfin, Dieu Lui a attribué la place d’honneur, à Sa droite, ce qui est attesté par une vingtaine de passages du Nouveau Testament. Cette place est la réponse de Dieu au défi lancé par les hommes lorsque Jésus était sur la croix : « Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui » (Mat. 27. 43).

Pouvons-nous mettre en doute la perfection du salut opéré par Jésus et les preuves qui nous en sont données ? Dieu est satisfait de l’œuvre accomplie par Son propre Fils et Il offre gratuitement la grâce à tous. Pour pouvoir en bénéficier, il faut se tourner vers Lui dans le sentiment d’une repentance véritable et d’une reconnaissance sincère .

D’après « Il buon seme » Août 2023

SIMON PIERRE, UN TÉMOIN OCULAIRE

« Quand ils furent réveillés, ils virent sa gloire » Luc 9. 32.

SIMON PIERRE, UN TÉMOIN OCULAIRE

Les apôtres avaient reconnu en Jésus le Messie promis et le Sauveur. Ils s’attendaient à ce qu’Il établisse Son règne de paix sur la terre, comme cela était annoncé dans l’Ancien Testament. Mais ils avaient négligé de tenir compte des passages qui parlaient des souffrances et de la mort du Messie – Ésaïe 53, par exemple.

Quand Jésus a dit à Ses disciples « qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, et qu’il souffre beaucoup… et qu’il soit mis à mort, et qu’il soit ressuscité le troisième jour », ils ont été choqués – Pierre tout particulièrement (Mat. 16. 21 à 23). Les disciples ignoraient que le Messie devait d’abord souffrir et mourir pour les racheter, eux, et d’innombrables autres personnes. Ce ne serait que plus tard que Jésus établirait en gloire Son royaume sur la terre (1 Pier. 1. 11).

Le Seigneur a vu la confusion et la consternation du cœur de Ses disciples. Ils ont dû apprendre que, même si Christ devait souffrir et mourir, toutefois la perspective glorieuse de Son royaume n’était pas remise en question. Jésus prit Pierre et deux autres disciples et monta avec eux sur une montagne. Là, ils eurent une vision anticipée de ce que serait la gloire de Christ dans Son royaume à venir.

C’est sur cette montagne que, tandis que les chefs du peuple rejetaient le Messie et cherchaient à Le mettre à mort, Dieu Lui-même a rendu témoignage au sujet de Son Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (Luc 9. 28 à 35).

Beaucoup plus tard, Pierre fera allusion à cette scène qui s’était déroulée sur la montagne. Il croyait fermement que Jésus Christ allait revenir pour établir Son royaume en puissance et en gloire, et il soulignera que lui-même avait été « témoin oculaire de sa majesté » (2 Pier. 1. 16 à 21). Ce qui s’est passé sur la montagne confirme de façon impressionnante les déclarations prophétiques de la Bible.

D ’après « The Good Seed » septembre 2023

SIMON PIERRE RÉPOND PAR LA FOI

« Vous, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » Mat. 16. 15 et 16.

SIMON PIERRE RÉPOND PAR LA FOI

Beaucoup de gens suivaient Jésus après qu’Il les ait secourus dans une situation difficile. Cependant, quand Jésus se mit à parler de Sa mort et de leur responsabilité personnelle devant Dieu, ils dirent : « Cette parole est dure ; qui peut l’entendre ? (la recevoir et la comprendre) ». Et ils se retirèrent de Lui. Alors Jésus demanda à Ses disciples s’ils voulaient Le quitter, eux aussi. Pierre répondit au nom de tous : « Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu » (Jean 6. 60, 67 à 69).

Un peu plus tard, Jésus les interrogea à nouveau : « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? ». Ce fut encore Pierre qui répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Ce n’était pas sa propre conclusion : c’était Dieu, le Père, qui la lui avait révélée (Mat. 16. 13 à 17).

Lorsque Pierre L’a confessé comme étant « le Christ, le Fils du Dieu vivant », Jésus s’est à nouveau référé au changement de nom de Pierre, autrefois Simon. Il lui a dit : « Tu es Pierre (une pierre) ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée ».

L’Église est ainsi bâtie sur le roc : la confession – et le fait même – que Jésus est le Fils du Dieu vivant.

Pierre lui-même expliquera plus tard que lui et les autres croyants qui sont venus à Jésus Christ, « la pierre vivante », ont été, comme « des pierres vivantes », « édifiés en une maison spirituelle », l’Église ou Assemblée.

D’après « The Good Seed » septembre 2023

BERACA 25 : LES CONFIDENTS DE DIEU

Suite, sur Moïse :

En son temps, Abraham avait connu, à Morija, la grandeur de son Dieu qui avait donné un bélier pour remplacer Isaac. C’est au terme d’une grande épreuve, celle d’offrir son fils unique à Dieu, « qu’Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré (Yahvé-Jiré), comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu » (Gen. 22. 14). À Mara, Moïse et le peuple d’Israël ont connu Dieu comme « l’Éternel qui te guérit » (Ex. 15. 26). En recevant la manne et l’eau découlant du rocher frappé, ils L’ont connu, eux aussi, comme l’Éternel qui pourvoit. Ensuite, le peuple a vécu ce que tout croyant connaît en traversant le désert de ce monde, c’est-à-dire, le combat.

« Amalek vint, et combattit contre Israël, à Rephidim » (Ex. 17. 8). C’est le premier combat depuis la grande délivrance. À la mer Rouge, contre les armées du Pharaon, l’Éternel avait combattu pour le peuple et eux étaient demeurés tranquilles (Ex. 14. 14). La croix de Golgotha fut le combat du Seigneur, Lui seul pouvait le livrer ! Impossible pour nous de lutter pour notre salut ni pour celui de nos frères, ainsi qu’il est écrit : « Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon ; car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais » (Ps. 49. 7 et 8). Notre salut éternel dépend entièrement de Dieu.

Celui ou celle que Dieu appelle par Son Esprit et qui vient à la repentance entre dans un autre combat. À la suite de la joie de la conversion, survient la confrontation de sa propre nature qui s’oppose à la nature divine qu’il ou elle a reçue par la nouvelle naissance. L’apôtre Paul le montre aux croyants de la Galatie en leur écrivant : « … la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces deux sont opposés l’un à l’autre » (Gal. 5. 17). Pour Israël, dans le combat contre Amalek, « Moïse dit à Josué : choisis-nous des hommes, et sors, combats contre Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu dans ma main » (Ex. 17. 9). Josué et les hommes de guerre s’engagent dans le combat, tandis que Moïse, conducteur du peuple, et Aaron représentant la sacrificature, avec Hur dont le nom signifie lumière, sont au sommet de la colline. Moïse élève les mains vers le ciel, et ceux qui combattent ont le dessus, mais « quand il reposait sa main, Amalek avait le dessus » (v. 11).

Ensemble, ces trois personnes donnent une image, bien que faible, de ce que notre Seigneur est pour les enfants de Dieu. Dans la gloire, Il est l’intercesseur qu’il nous fallait ; Lui seul « peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux » (Héb. 7. 25). Moïse, Aaron et Hur étaient dans l’infirmité, notre Seigneur est parfait ! Il réunit, dans son être adorable, tous les trésors de la divinité. Dans ce récit, Josué nous enseigne à combattre et Moïse à prier. Notre combat est contre un ennemi rusé et redoutable, qui veut ébranler nos âmes pour leur ravir la paix que Dieu nous donne gratuitement par la grâce et par la foi. Souvenons-nous que Satan a été vaincu à la croix – aussi « revêtons les armes de la lumière » ; « l’armure complète de Dieu » (Rom. 13. 12 ; Éph. 6. 12 à 18).

« Au troisième mois après que les fils d’Israël furent sortis du pays d’Égypte, … ils vinrent au désert de Sinaï…; et Moïse monta vers Dieu ; et l’Éternel l’appela de la montagne, disant : Tu diras ainsi à la maison de Jacob.., : vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle, et vous ai amenés à moi… Et maintenant, si vous écoutez attentivement ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez en propre d’entre tous les peuples… ; vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte. Ce sont là les paroles que tu diras aux fils d’Israël » (voir Ex. 19. 1 à 6).

En Exode 19, Moïse est vraiment un confident de Dieu, il apparaît aussi comme un médiateur. Il s’approche de Dieu pour écouter et transmettre Ses paroles au peuple et inversement, il rapporte celles d’un peuple qui s’engage à faire « tout ce que l’Éternel a dit ». Les fils d’Israël seront bien vite conscients de leur incapacité à les accomplir. De même par nous, la loi qui manifeste la sainteté de Dieu, ne peut être accomplie entièrement. Elle met en évidence notre état de pécheurs et démontre que « nulle chair ne sera justifiée devant Dieu par des œuvres de loi, car par la Loi est la connaissance du péché » (Rom. 3. 20).

La loi va être donnée, Moïse a dû mettre des bornes afin que le peuple ne touche pas la montagne de Sinaï car : « quiconque touchera la montagne sera certainement mis à mort » (Ex. 19. 12). « Et Moïse fit sortir le peuple hors du camp à la rencontre de Dieu, et ils se tinrent au pied de la montagne. Et toute la montagne de Sinaï fumait, parce que l’Éternel descendit en feu sur elle ; et sa fumée montait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait fort. Et comme le son de la trompette se renforçait de plus en plus, Moïse parla, et Dieu lui répondit par une voix » (v. 17 à 20). Le peuple eut peur et ne voulut plus entendre la voix et « Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant » (Héb. 12. 18 à 21). À plusieurs reprises, Moïse monte « vers Dieu », sur la montagne, puis retourne vers le peuple. Josué l’accompagne et là, il reçoit les tables de la Loi et toutes les ordonnances concernant l’arche, le tabernacle, les deux autels et le service des sacrificateurs avec tout ce qu’il fallait pour offrir les sacrifices. Pendant les quarante jours que Moïse passe sur la montagne, le peuple est devenu idolâtre et avec Aaron ils ont fait un veau d’or. Les premières tables « étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables » (Ex. 32. 16). Moïse doit les briser : « il prit le veau qu’ils avaient fait, et le brûla au feu, et le moulut jusqu’à ce qu’il fut en poudre ; puis il le répandit sur la surface de l’eau, et en fit boire aux fils d’Israël » (v. 20). Un jugement direct tombe sur le peuple fautif, et « il tomba d’entre le peuple, ce jour-là, environ trois mille hommes » (v. 28). Alors Moïse apparaît comme un intercesseur devant Dieu : « Et maintenant, si tu pardonnes leur péché… ; sinon, efface-moi, je te prie, de ton livre que tu as écrit » (v. 32). Il s’offre à la place du peuple et Dieu fait grâce en lui disant : « … va, conduis le peuple où je t’ai dit ». Jésus, notre Seigneur, sur la croix, a donné Sa vie pour pouvoir offrir la vie éternelle à quiconque croit en Lui. À lui seul soit la gloire !

TRADUCTION DE FEUILLETS (59)

Vous qui ne savez pas ce qui arrivera le jour de demain. Jacques 4. 14.

Ainsi dit celui qui est haut élevé et exalté, … le Saint : J’habite le lieu haut élevé et saint, et avec celui qui est abattu et d’un esprit contrit, pour revivifier l’esprit de ceux qui sont contrits, et pour revivifier le cœur de ceux qui sont abattus. Ésaïe 57. 15.

Jésus Christ est le Même, hier, et aujourd’hui, et éternellement. Hébreux 13. 8.

M. ETERNITY – UNE PANCARTE ET LA LÉGENDE DE SYDNEY. L’ÉTERNITÉ VA BIENTÔT COMMENCER

Sydney, Australie, le soir du 31 décembre 1999, veille du troisième millénaire. On estime qu’un million de personnes, résidents et touristes, se pressent dans le port. D’innombrables lumières scintillent. Des milliards de personnes regardent les événements à la télévision parce que le 1er janvier 2000 se lèvera plus tôt à Sydney que dans toute autre ville de cette importance sur la terre.

Dix secondes avant minuit, commence le compte à rebours du feu d’artifice qui dure 24 minutes. Au centre : le Harbour Bridge et l’Opéra. A la fin, une cascade enflammée jaillit du tablier du pont et les cloches d’une douzaine d’églises retentissent.

Lorsque la fumée s’est dissipée, une inscription est apparue directement sous le point le plus élevé de l’arche du pont : Eternity.

Nous aussi, à quelques jours du seuil d’une nouvelle année, nous revenons sur l’année 2023, presque révolue.

Par rapport à l’éternité, notre vie n’est qu’une vapeur, visible un court instant, puis disparaissant. Notre vie sur terre n’est pas infinie. Nous devrions toujours en être conscients. Où serons-nous quand cela se terminera ici sur la Terre ? Ce qui compte, c’est qu’après notre mort, nous atteignions le bon but : la gloire de Dieu. Quiconque a cet objet en tête, parce qu’il est lié au Dieu éternel par la foi en Jésus-Christ, regarde en arrière avec gratitude et avec une espérance justifiée pour l’avenir.

Quel rapport le mot Éternité a-t-il avec la ville de Sydney, en Australie ? La réponse se trouve dans le récit de la vie d’Arthur Stace (1885-1967). Stace grandit dans des conditions difficiles. Il est devenu alcoolique à l’adolescence et a été envoyé en prison à l’âge de 15 ans. Pendant la Première Guerre mondiale, il rejoint l’armée australienne pendant trois ans.

Au début des années 1930, Arthur Stace accepte Jésus-Christ comme son Sauveur. En novembre 1932, il entend un sermon de l’évangéliste John G. Ridley, qui faisait référence au verset ci-dessus du prophète Ésaïe. Ridley dit : « Éternité, éternité – si seulement je pouvais crier ce mot à tout le monde dans les rues de Sydney ! » C’est ce qui compte : Où passerez-vous l’éternité ?

Ce sermon laisse une profonde impression sur Arthur Stace, qu’il décrit ainsi : « L’éternité m’a traversé l’esprit, et tout à coup j’ai commencé à pleurer et j’ai ressenti un fort appel de Dieu à écrire l’éternité » Malgré la scolarité déficiente d’Arthur, il parvient à écrire le mot Éternité dans une belle écriture cursive.

Au cours des 35 années suivantes, Stace s’est levé dès 4 heures du matin plusieurs fois par semaine pour arpenter les rues de Sydney et écrire « Eternity » à la craie sur les trottoirs, les seuils des portes, les entrées des gares et partout où il pouvait penser. Les professionnels qui se rendent au travail le matin voient le mot fraîchement écrit sans en découvrir l’auteur. Le mystérieux écrivain d’Eternity devient une légende à Sydney.

Ce n’est qu’en 1956 que le secret de l’identité de M. Éternité est révélée dans un article de journal. Bien qu’Arthur Stace n’écrive qu’à la craie, il entre à plusieurs reprises en conflit avec les autorités locales. Chaque fois qu’il est interpellé, il dit : Mon autorisation vient de plus haut.

On estime que Stace a écrit le mot « Eternity » plus d’un demi-million de fois. Cependant, seuls deux manuscrits originaux ont été conservés. L’un se trouve sur un morceau de carton que Stace a donné à un paroissien. Il est conservé par le Musée national d’Australie à Canberra. L’autre inscription se trouve à l’intérieur de la cloche de la tour de l’horloge de la poste centrale de Sydney, un bâtiment historique classé.

En 2001, la ville de Sydney a obtenu une marque pour le lettrage « Eternity » afin de le protéger d’une utilisation commerciale aveugle.

Combien de personnes ont été touchées et se sont tournées vers Dieu parce qu’elles ont lu « Eternity » dans les rues de Sydney ? L’éternité le révélera !

Quelles traces est-ce que je laisse pour l’éternité ? Comment ai-je rempli mon temps, mon énergie, ma vie ? Cela avait-il une valeur durable parce que c’était lié à Jésus-Christ, qui est le Même, hier, et aujourd’hui, et éternellement ?

La foi chrétienne connaît son but, dans le temps, lorsque le Seigneur Jésus prendra tous les croyants avec Lui dans la gloire. Il a promis : « Oui, je viens bientôt » (Apoc. 22. 20). Pour quiconque appartient à Jésus commence une éternité avec Dieu. Que c’est beau ! Mais pour tous ceux qui auront rejeté Jésus, une éternité sans Dieu les attend. Que c’est terrible !

D’après die gute Saat décembre 2023

Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège des moqueurs. Psaume 1. 1.

LE CHEMIN VERS LA FOI EN JÉSUS

A l’occasion d’une visite à Jérusalem, le prédicateur juif-chrétien Joseph Flacks (1871-1940) eut l’occasion de prêcher devant une foule de Juifs et d’Arabes. Il lut le verset ci-dessus et demanda à ses auditeurs :

– Quel est donc cet homme heureux dont parle le psalmiste ? Remarquez, je vous prie : cet homme ne marcha jamais dans le conseil des méchants, ne se tint jamais dans le chemin des pécheurs, et ne s’assit jamais au siège des moqueurs. C’était un homme absolument sans péché. Qui est cet homme bienheureux ?

Personne ne répondit. Flacks demanda alors si ce pouvait être Abraham, ou Moïse, ou David. Mais chaque fois, ses auditeurs répondirent très vite que ce n’était aucun de ceux-là. Ils pouvaient, pour chacun de ces hommes de foi, nommer des péchés réels.

Finalement un Juif se leva et dit : Mes frères, j’ai ici un petit livre, qui s’appelle le Nouveau Testament. Je l’ai lu. Si je peux croire ce livre, si je peux être certain qu’il est véridique, je dirais que cet homme du psaume premier était Jésus de Nazareth.

Un autre, un Juif âgé, ajouta : Mes frères, l’Homme du psaume premier est Jésus de Nazareth. Il est le seul qui a traversé ce monde sans avoir jamais marché dans le chemin des méchants et ne se soit jamais tenu dans le chemin des pécheurs.

Le vieillard raconta ensuite comment il était venu à la foi en Jésus Christ ; et il profita de l’occasion pour rendre publiquement témoignage. Il avait été longtemps en recherche, et il lui était devenu clair, à un moment donné, que Jésus était Celui-là. Et maintenant il trouvait aussi le courage de témoigner pour Christ devant les autres.

D’après Der Herr ist nahe janvier 2024

Alors ils lui dirent : Toi, qui es-tu ? Et Jésus leur répondit : Absolument ce qu’aussi je vous dis ! Jean 8. 25.

JÉSUS-CHRIST, LE FILS DE DIEU

Quand les gens ont demandé un jour au Seigneur Jésus : « Qui es-tu ? », Il s’est référé à Ses propres paroles. Ce qu’Il leur a dit leur a montré combien Sa personne est grande et glorieuse. Dans l’Évangile de Jean, en particulier, le Fils de Dieu parle de Lui-même et déclare :

« Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6. 35).

« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12).

« Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera de la pâture (Jean 10. 9).

« Je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis. Je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens » (Jean 10. 11 et 14).

« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas, à jamais » (Jean 11. 25 et 26).

« Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (Jean 14. 6).

« Je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jean 15. 5).

D’après Näher zu dir décembre 2023

Je t’ai invoqué des lieux profonds, ô Éternel ! Seigneur, écoute ma voix. Psaume 130. 1 et 2.

SEIGNEUR, SAUVE-MOI !

Un monsieur de bonne tenue est allé voir un pasteur. Il l’a supplié : « Sauvez-moi de la dépendance de l’alcool ! » Son père était buveur, et il avait une aversion pour l’alcool. Mais, deux ou trois fois par an il lui arrivait de se saouler. Comme il en avait honte ensuite !

Le pasteur lui a demandé : « Comment puis-je vous sauver si vous ne pouvez pas le faire vous-même ? Les chaînes du diable sont bien trop fortes pour que je puisse les briser ! » Le visiteur s’est effondré dans son fauteuil : « Vous n’avez rien d’autre à me dire ? Mais si ! Cherchons Celui qui est plus fort que le diable. Où peut-on trouver cela ? demanda-le visiteur avec résignation. Le croyant ne donna alors qu’un seul nom : Jésus, le Fils de Dieu ! Le visiteur releva la tête avec une lueur d’espoir dans les yeux : Jésus ! le pensez-vous vraiment ?

Le pasteur approuva d’un geste de la tête. Alors ils s’agenouillèrent tous deux et invoquèrent le Seigneur Jésus, qui est plus fort que le diable – Lui qui a détruit les œuvres de Satan et a donné Son sang pour la rédemption des pécheurs.

À partir de ce jour, l’homme fut libéré du pouvoir du diable. Il y eut encore des combats et des défaites. Mais la chaîne était rompue. L’homme le savait : J’étais en danger. Sans le Seigneur Jésus, je suis une cause perdue. C’est pourquoi je dois me remettre entièrement à Lui.

D’après Näher zu dir décembre 2023

Ils ont reconnu qu’ils étaient des étrangers et de passage sur terre. Car ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils recherchent une patrie. Hébreux 11. 13 et 14.

EN ROUTE VERS LA PATRIE CÉLESTE

Ce verset parle d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, qui, par la foi, vivaient tous avec Dieu. Leur vision de la foi allait au-delà de la mort. Que voyaient -ils ? Une patrie céleste ! Ils savaient que ce n’est qu’au ciel que nous serons vraiment chez nous. A cause de cela, ils vivaient comme des étrangers qui n’avaient aucun droit de citoyenneté sur la terre.

Ce que témoignaient ces hommes de foi dans l’Ancien Testament s’applique également à nous, chrétiens. Le Seigneur Jésus a dit de ses rachetés : « Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde » (Jean 17. 16). Nous sommes des étrangers ici. « Notre citoyenneté est dans les cieux, d’où nous attendons aussi le Seigneur Jésus-Christ comme Sauveur » (Phil. 3. 20). Nous attendons avec patience la demeure céleste. Cela nous aide à garder le cap sur le chemin de la foi.

Satan nous présente le monde de la manière la plus attractive possible, afin d’attirer notre attention sur ce qui est visible. S’il y parvient, nos pieds suivront cette ligne de mire. Et ensuite nous repartons sur un chemin qui nous ramène au monde. Pensons à Lot ! Il leva d’abord les yeux et vit toute la plaine du Jourdain. Puis il s’y installa et finit par vivre dans la ville impie de Sodome.

Quant à nous qui, par la grâce de Dieu, avons mis notre confiance dans la Personne et l’œuvre de Jésus Christ, l’assurance qu’une merveilleuse demeure céleste nous attend nous empêchera de sombrer dans le monde religieux ou politique.

D’après Näher zu dir décembre 2023

Je te bénirai chaque jour et je bénirai ton nom à toujours et à perpétuité. Psaume 145. 2.

TOUS LES JOURS

Après notre conversion, il est important que nous maintenions une relation de foi avec le Seigneur Jésus au ciel. Nous devons vivre en communion avec Lui chaque jour. Nous trouvons quelques exemples et suggestions dans la Bible :

  1. Rendons grâce quotidiennement : « Je te bénirai chaque jour et je bénirai ton nom à toujours et à perpétuité » Nous remercions le Seigneur pour la nourriture, pour la santé, pour la paix extérieure dans le pays. Nous Le louons pour Sa bonté envers nous et Lui sommes profondément reconnaissants pour notre salut.
  2. Demandons quotidiennement : « J’ai crié à toi tous les jours ; j’ai étendu mes mains vers toi » (Psaume 88. 9). Nous demandons à notre Seigneur les bons résultats au travail, la protection sur la route, l’aide en cas d’urgence. Nous pouvons toujours rejeter tous nos soucis sur Lui.
  3. Lisons la Bible quotidiennement : « On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour, depuis le premier jour jusqu’au dernier jour » (Néh. 8. 18). De la Parole de Dieu nous recevons la nourriture spirituelle dont nous avons besoin pour la vie nouvelle. Nous apprenons à connaître le Seigneur Jésus toujours mieux.
  4. Suivons quotidiennement le Seigneur Jésus : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et me suive » (Luc 9. 23). En tant que disciples du Seigneur Jésus, nous renonçons à nos désirs de propre volonté, nous partageons avec Lui le mépris du monde et nous nous laissons guider par Lui.

D’après Näher zu dir janvier 2024

Et il (Jésus-Christ) est venu et a annoncé la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin, et la bonne nouvelle de paix à ceux qui étaient près. Éphésiens 2. 17.

L’ÉTOILE DE LA PAIX

Fritz Vincken, originaire d’Aix-la-Chapelle, se souvient : dans une chaumière des Ardennes, la famille Vincken aspirait à la fin de la guerre. Mais la veille de Noël 1944, la fin des combats n’était pas en vue. Il neigeait et la chaumière était couverte de neige. La mère préparait de la soupe au poulet quand on frappa à la porte. Deux soldats américains se tenaient dehors, portant un camarade blessé. La femme les fit entrer. La communication était difficile, mais il apparut que les Américains erraient dans la forêt depuis plusieurs jours.

Soudain, on frappa à nouveau. Fritz, 12 ans, ouvrit la porte et fut effrayé : quatre soldats allemands se tenaient devant la porte. Fritz savait bien que quiconque protège l’ennemi serait puni de mort !

La mère a résolument sauvé la situation en disant : c’est la veille de Noël et il n’y a pas de tir ici ! Entrez vite, sinon les autres vont tout manger !

Lorsque les soldats ennemis prièrent peu après à table, des larmes brillèrent dans les yeux. Après le repas, nous nous sommes tous émerveillés devant le ciel étoilé. La mère montra la brillante étoile Sirius et dit : « C’est notre étoile de Bethléem ; elle annonce la paix ! » Elle ne pouvait pas savoir qu’il faudrait attendre le 8 mai 1945 pour que cette paix soit vécue.

Pourtant, il y en a Un, Celui qui nous offre une paix immédiate et durable, la paix avec Dieu. C’est Jésus, le Fils de Dieu, qui s’est fait homme pour expier nos péchés sur la croix. Acceptez-Le comme Sauveur aujourd’hui, pour connaître la paix de Dieu.

D’après die gute Saat décembre 2023

Il y avait des bergers qui demeuraient aux champs… Un ange du Seigneur se trouva avec eux… L’ange leur dit : N’ayez pas peur, car voici, je vous annonce une bonne nouvelle, un grand sujet de joie… Aujourd’hui… vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Luc 2. 10 et 11.

LE POUVOIR DE L’AMOUR

L’ancien ministre fédéral Dr. Hans Apel a expliqué un jour ce qui le fascinait particulièrement chez Jésus-Christ. Il s’est concentré sur le début et la fin de la vie de Jésus sur la terre : la crèche et la croix. Voici un résumé de son discours : « Selon les normes humaines, j’avais un grand pouvoir en tant que ministre. Mais que signifie cette puissance, comparée à celle qui brille dans l’étable de Bethléem ? A première vue, cela montre plus de faiblesse que de puissance : Celui que les chrétiens reconnaissent comme le Créateur de l’univers repose dans la crèche : un petit enfant sans défense ! Trente-trois ans plus tard, apparemment tout aussi impuissant, Jésus est cloué sur une croix ! Mais le Fils de Dieu, qui s’est fait volontairement un nouveau-né sans défense, et se laisse ensuite crucifier pour moi, démontre un autre type de puissance : Il révèle le pouvoir de l’amour ! Ce qu’Il a fait dépasse l’entendement humain.

Que Jésus, Dieu le Fils, soit dans la crèche ou sur la croix, nos idées de force et de puissance sont bouleversées. En Jésus-Christ, l’amour de Dieu vient aux pauvres et aux malheureux. Le Fils de Dieu se fait néant et devient homme. Il devient pauvre « afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9). Il meurt sur la croix pour expier notre culpabilité. Dieu peut-il démontrer plus clairement la puissance de Son amour ?

D’après die gute Saat décembre 2023

Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ. Éphésiens 1. 3.

LES BÉNÉDICTIONS DU CHRÉTIEN

Le cœur de l’apôtre éclate en se réjouissant avec ferveur à la mention de ce nom glorieux. Notre Dieu et Père s’est révélé dans la Personne du Seigneur Jésus Christ ; et en faisant cela Il a béni tous les croyants de la période dans laquelle nous vivons de « toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ». C’est une affirmation tellement étonnante que beaucoup supposent qu’elle ne peut pas signifier ce qu’elle dit. Mais c’est aussi clair que le langage le permet, et la vérité elle-même. Ce n’est pas une promesse, telle qu’elle avait été donnée à Abraham (Gen. 12. 2 et 3) et certainement pas une promesse conditionnelle sur la base de l’obéissance à la loi, comme il fut donné à Moïse (Ex. 19. 5) ; mais un fait présent, établi de manière absolue et éternelle.

Si quelqu’un demandait : quelles sont ces bénédictions ? Deux d’entre elles qui sont élémentaires et basiques, se trouvent au verset 7 : la rédemption, et le pardon des péchés. De plus il y en a un grand nombre d’autres, mentionnées ailleurs, telles la justification, la sanctification, la vivification, la nouvelle naissance, la régénération, la vie éternelle, la paix, la proximité, la réconciliation, le don de l’Esprit… Et aucune de ces choses ne manque à aucun enfant de Dieu de la période actuelle. Il se peut qu’il ne comprenne pas cela ou qu’il ne jouisse pas de ses propres bénédictions, mais cela ne modifie en rien le fait que Dieu l’a béni de tous ces bienfaits

À Israël il était promis des bénédictions temporelles sur des endroits terrestres, à condition qu’ils obéissent à la loi. Mais rien de cela n’a été réalisé pour eux : toutes leurs œuvres n’ont mérité que le jugement. Mais Dieu a donné, sur le seul terrain de la grâce, en vertu de la valeur infinie du sacrifice de Son Fils, toutes bénédictions dans les lieux célestes, à tous ceux qui reçoivent Son Fils pendant le jour de Sa grâce. Quelle pure grâce !

D’après the Lord is near juillet 1984 (L.M. Grant)

Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel et médite dans sa loi jour et nuit ! Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eau, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu’il fait prospère. Psaume 1. 1 à 3.

LA CROISSANCE NORMALE ET HEUREUSE DU CHRÉTIEN

Nous voyons l’homme bienheureux dont la joie est dans la Parole de Dieu ; nous contemplons celui qui médite sur les pensées de Dieu jour et nuit. Il nous est montré ici la source de ses forces et leurs résultats visibles, le souci qu’il se donne pour les autres, et le fait qu’il vit pour la volonté de Dieu.

Nul arbre ne poussera sans eau : en puisant l’eau par ses racines, en la communiquant aux feuilles, l’arbre prendra du sol ce qui est nécessaire pour sa nourriture et sa croissance. Le chrétien qui est profondément enraciné dans la Parole de Dieu croît de la même manière. Il est comme cet arbre « planté près des ruisseaux d’eau » : sa source ne tarira jamais.

Quand il y a abondance d’eau, le fruit mûrira en son temps. Méditer sur la Parole de Dieu aura inévitablement des effets. Du fruit sera vu et apprécié par les autres, mais spécialement par Dieu Lui-même.

Les feuilles vertes produisent de l’oxygène à partir de l’air chargé de dioxyde de carbone. Le chrétien qui connaît réellement son Père céleste ne se met-il pas en peine pour ceux qui ne Le connaissent pas ? Celui qui sait que le jugement va venir n’avertit-il pas les autres à ce sujet, en leur montrant la seule voie de salut ? N’avons-nous pas un grand désir que des pécheurs viennent à Christ, pour être semblables à « la feuille que ne se flétrit pas » ?

Celui qui agit ainsi ne sera peut-être pas admiré par le monde, mais il est certainement béni, et il prospère devant Dieu.

D’après the Lord is near juillet 1984

Faites tout sans murmures ni raisonnements. Philippiens 2. 14.

UNE MISE EN GARDE

Il n’y a pas de place, dans une vie chrétienne, pour se crisper. Nous serons appelés à faire un bon nombre de choses désagréables pendant notre vie. Notre activité et nos moments de repos sont ordonnés par le Seigneur. Dans l’école de Christ il y a une discipline qui nous prépare pour les dures réalités de cette vie et les joies inexprimables de la vie prochaine. Dieu nous rend conformes à l’image de Son cher Fils. Il n’y a que les petits enfants qui crient quand ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. Dans la formation d’un soldat vigoureux du Sauveur, il n’y a pas de place pour des pleurnicheries.

Si quelqu’un a eu le droit de se plaindre, c’était le Seigneur Jésus Christ. Notre Seigneur sans péché a été accusé faussement, assailli brutalement, torturé cruellement, et traité de manière honteuse ; et cependant Il ne s’est jamais plaint.

Certains d’entre nous devraient se cacher la face de honte quand nous pensons à cela. Nous crions après des enfants à cause du bruit qu’ils font, au lieu de remercier Dieu de ce qu’ils sont normaux. Nous nous plaignons de ce que notre maison est vieille, alors que d’autres doivent vivre dans de misérables bouges. Nous murmurons parce que nous devons travailler aussi dur, pendant que des milliers sont malades et incapables de travailler. Nous sommes mécontents de ne pas pouvoir nous acheter une nouvelle voiture, pendant que des millions de gens n’ont pas assez à manger. Nous nous lamentons de la froideur de nos réunions et ne faisons rien pour les réchauffer. Nous nous plaignons de ce qu’il n’y ait pas de personnes sauvées, mais n’amenons pas un incrédule aux réunions. Nous nous faisons du souci de ce que les jeunes sont mondains, mais ne cherchons jamais à les encourager dans les choses de Dieu.

Les murmures sont un dérivé d’un état charnel et de propre volonté, un refus de se soumettre à Dieu dans Ses actions providentielles. Sondons nos cœurs devant le Seigneur, en Lui demandant de mettre Son doigt sur quoi que ce soit, dans notre âme, qui se développe ainsi, afin que nous le confessions et l’abandonnions.

D’après the Lord is near juillet 1984

Corneille, centurion… pieux et craignant Dieu avec toute sa maison, faisait beaucoup d’aumônes au peuple et priait Dieu continuellement… il dit… : il y a quatre jours, j’étais en jeûne jusqu’à cette heure-ci. Actes 10. 1, 2 et 30.

AUMÔNES, PRIÈRE, ET JEÛNE

Cela nous rappelle les trois aspects de la justice pratique mentionnés dans le sermon sur la montagne, en Matthieu 6. Les avons-nous oubliés ?

Certains appellent un homme comme Corneille austère ou même ascétique. Des exhortations aux aumônes, à la prière, et au jeûne ne sont souvent pas écoutées. Certains pensent que ce sont des choses du passé. Les gens apprécient de lire quelque chose au sujet d’hommes de Dieu qui étaient véritablement des hommes de prière. Mais lire est une chose, accomplir en est une autre. Combattre par la prière (Col. 4. 12) a fait place maintenant à une manière plus confortable et de meilleur goût de devenir spirituel : se relaxer dans un fauteuil et lire le dernier livre paru au sujet de la vie spirituelle, en sirotant une tasse de thé. Le livre peut n’offrir qu’un bouillon maigre et des cubes de glace. Quel pauvre menu pour un enfant de Dieu ! Ce n’est pas ce dont un « bon soldat de Jésus-Christ » (2 Tim. 2. 3) a besoin pour gagner la bataille.

Peut-être avons-nous oublié que nous sommes des soldats, et qu’il y a un combat à engager, une bataille à gagner, et qu’elle ne peut être gagnée que sur nos genoux. De même que le soldat, sur le champ de bataille, a besoin de communiquer avec l’état-major, nous aussi. Nous devons toujours nous rappeler le sérieux de la situation. Nous vivons dans une ère désastreuse. Le monde est dans un état d’urgence. Et le Seigneur Jésus nous a déjà informés que, sans Lui nous ne pouvons rien faire (Jean15. 5). « Mais la fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier » (1 Pier. 4. 7)

D’après the Lord is near juillet 1984

TRADUCTION DE FEUILLETS (58)

« Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». Hébreux 10. 17.

TROP PAUVRES POUR PAYER

À l’époque où il n’existait pas de caisse d’assurance maladie et où une visite chez le médecin était difficilement abordable pour de nombreuses personnes, l’incident suivant se déroula en Écosse :

Après le décès d’un médecin généreux, on trouva dans ses livres de comptes de nombreux passages sur lesquels était écrit à l’encre rouge : « Remis ! Trop pauvre pour payer ».

La veuve de ce médecin était moins charitable, et elle souhaita récupérer les paiements. Elle prit contact avec un avocat, qui examina les livres comptables. Il vit les inscriptions rouges et demanda : « Est-ce l’écriture de votre mari ? »

Lorsque la femme l’eut confirmé, l’avocat expliqua : « Il n’existe aucune autorité dans tout le pays, qui puisse récupérer cet argent pour vous. Si votre mari a écrit « Remis ! », les dettes sont remises pour toujours ».

Dieu a écrit quelque chose de semblable à propos des dettes de tous ceux qui Lui ont confessé leurs péchés et ont cru en Jésus-Christ comme en leur Sauveur : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités ». Aucune autorité, ni au ciel ni sur la terre, ne peut invalider ce décret divin.

Et nous tous, en fait, étions incapables de payer nos dettes, d’effacer nos péchés devant Dieu. Mais nous savons que le Seigneur Jésus a payé pour nous de Sa vie, par Sa mort sur la croix, de sorte que nous avons maintenant le pardon de nos péchés par Son sang. Nous pouvons L’en bénir chaque jour.

D’après Näher zu Dir novembre 2023

« Peux-tu serrer les liens des Pléiades, ou détacher les cordes d’Orion ? » Job 38. 31.

LE MONDE DES ÉTOILES

Job était un contemporain d’Abraham, et craignait Dieu. Il vivait donc il y a 4000 ans. Mais son histoire est d’une grande actualité, car elle touche à des questions profondes qui nous préoccupent encore aujourd’hui en tant qu’humains.

Dans le verset ci-dessus, le Dieu vivant parle à Job de Sa propre création. Il décrit deux faits astronomiques que nous pouvons confirmer aujourd’hui grâce à nos télescopes modernes. Les sept étoiles, les Pléiades, sont un amas d’étoiles maintenues ensemble par la gravité. En revanche, les trois étoiles de la ceinture d’Orion sont très éloignées l’une de l’autre, et s’éloignent l’une de l’autre à un rythme de plus en plus rapide.

Le prophète Amos souligne également, au chapitre 5. 6 à 8, les mêmes formations frappantes d’étoiles qui dominent notre ciel nocturne lors des nuits claires d’hiver – lorsqu’il nous appelle au nom de Dieu : « Cherchez l’Éternel et vous vivrez…, cherchez-le, lui qui a fait les Pléiades et Orion ».

Lorsque le Créateur se révèle aussi clairement, nous Lui devons une réponse. Il nous commande de nous repentir de la vie que nous avons vécue jusqu’à présent sans Lui et de croire en Son Fils Jésus-Christ comme notre Sauveur. Ce n’est qu’ainsi que nous serons sauvés du jugement qui s’abattra bientôt sur la terre. Dieu a désigné le Seigneur Jésus pour exécuter ce jugement. Pour le confirmer à tous, Il a ressuscité Christ trois jours après Sa mort sur la croix.

D’après Näher zu Dir décembre 2023

« L’homme Christ Jésus… qui s’est donné lui-même en rançon pour tous ». 1 Timothée 2. 6.

« Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; demeurez donc fermes, et ne soyez pas retenus de nouveau sous un joug de servitude ». Galates 5. 1.

LIBERTÉ MÉPRISÉE

Naviguer en Méditerranée au Moyen Âge était une entreprise hasardeuse. Il n’était pas rare que des pirates montent à bord de navires français ou espagnols, kidnappent les passagers, les emmènent sur les côtes africaines et exigent une forte rançon pour leur libération.

Un jour, l’Espagne décida de racheter tous ses prisonniers et réunit la somme nécessaire. Un navire lourdement armé et chargé de la somme partit pour l’Afrique.

Mais un bon nombre des prisonniers qui avaient été enlevés refusèrent d’être libérés. Ils préféraient continuer à vivre en esclavage. Le navire a dû rentrer en Espagne, presque vide. Finalement, il n’y eut qu’un petit nombre de prisonniers à bord et l’argent non utilisé était toujours dans les cales !

Cet épisode illustre un fait que Dieu montre dans la Bible : toute personne qui a choisi de vivre sans Dieu est comme un prisonnier au pouvoir de Satan, l’ennemi de Dieu (Actes 26. 18).

Parce que personne ne peut se libérer seul de cette violence, Dieu a envoyé Son Fils sur terre. Jésus-Christ a dû, sur la croix, payer de Sa vie pour que nous puissions être rachetés. Bien que cette rançon soit suffisante pour sauver tous les hommes, seuls ceux qui se reconnaissent captifs et perdus et croient en Jésus comme en leur Sauveur seront libérés de l’emprise du diable.

D’après die gute Saat décembre 2023

« Éternel ! tu m’as sondé et tu m’as connu. Tu connais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée ». Psaume 139. 1 et 2.

NOTRE DIEU OMNISCIENT

L’humain ne peut sonder la nature de Dieu. Mais Dieu s’est révélé dans Sa Parole, de sorte que nous pouvons discerner quelque chose de Sa grandeur et de Sa majesté. Il se présente Lui-même comme Celui qui connaît absolument tout. Ce que cela représente devient clair seulement quand nous sommes conscients du contraste entre Son omniscience et notre connaissance limitée.

Nous connaissons ce que nous voyons, Dieu voit ce qui, pour l’homme, est imperceptible. Ses yeux « parcourent toute la terre » (2 Chron. 16. 9). Il ne dépend pas de la lumière afin de voir.

Nous savons ce que nous avons appris. Dieu n’a jamais eu à apprendre quoi que ce soit : Il est « parfait en connaissances » (Job 36. 4).

Nous savons ce que nous avons entendu. Dieu connaît les paroles que nous n’avons pas exprimées, y compris les motifs, les considérations et les pensées de nos cœurs (cf. 1 Cor. 4. 5).

Nous connaissons des choses du passé. Dieu peut voir dans l’avenir. Il sait ce qui arrivera demain, et comment les choses évolueront. Sa connaissance n’est pas en relation avec le temps. Avant la création du monde, Il connaissait tous les détails de votre vie et de la mienne.

Nous oublions beaucoup de choses. Dieu n’oublie rien.

L’omniscience de Dieu peut nous effrayer quand il y a des choses douteuses dans notre vie, que nous préférons garder secrètes. Mais Sa connaissance peut aussi nous réconforter, puisqu’il en est Un au-dessus de nous qui nous aime et qui désire se servir de Sa connaissance illimitée pour notre profit.

Notre Dieu, qui connaît toutes choses, est « pour nous » (Rom. 8. 31).

D’après the good Seed décembre 2023

« L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant ». 1 Rois 17. 1.

« O Dieu ! tu es mon Dieu ; je te cherche au point du jour ; mon âme a soif de toi… dans une terre aride et altérée, sans eau ». Psaume 63. 1.

DIEU SEUL LE VOIT

La lune tourne autour de la terre en 28 jours, et pendant cette même période elle tourne aussi lentement sur elle-même, comme une toupie. En conséquence, elle présente toujours à la terre la même face. Pour nous donc, il y a une face visible et une face cachée. Ce n’est que depuis l’envoi de satellites et par les photos qui ont été prises depuis eux, que l’homme a pu voir la face invisible de la lune.

N’y a-t-il pas aussi, dans mon cœur, une face cachée, invisible pour les autres, mais bien visible pour Dieu ? C’est comme un secret entre Dieu et moi : personne, même mes proches ou ma parenté ne connaissent rien de la réalité de ma relation avec Dieu. Je ne peux même pas la décrire aux autres, mais Dieu la voit parfaitement et en tient compte.

Si la face cachée de la lune n’est pas visible depuis la terre, toute cette face, au contraire, est éclairée par le soleil pendant 14 jours, pour rester dans l’ombre ensuite pendant le même temps.

Il en est de même de notre relation avec Dieu. Quelquefois la face cachée de mon cœur se trouve dans la lumière de Dieu, qui l’illumine et la réchauffe. Cela advient quand je lis la Bible avec attention et que son message a tout son impact comme Parole de Dieu sur mon cœur et sur ma conscience. Si, en d’autres moments, je la lis superficiellement ou ne la lis pas du tout, sans prier non plus, cette face cachée reste dans l’ombre. Dieu seul le sait, parce que je peux garder une bonne apparence… Mais je peux revenir à Dieu, mon Père céleste, et lui confesser ce qui a produit une ombre entre Lui et moi – et même si je suis inquiet sans savoir pourquoi, je peux Lui ouvrir mon cœur par la prière.

D’après il buon Seme septembre 2023

« Vous savez discerner l’apparence du ciel ; et les signes des temps, vous ne le pouvez pas ? » Matthieu 16. 3.

« Cherchez l’Éternel tandis qu’on le trouve ; invoquez-le pendant qu’il est proche ». Ésaïe 55. 6.

LES ANIMAUX BAROMÈTRES

Isaac Newton se promenait un jour dans la campagne quand un jeune berger lui dit : Abritez-vous, Monsieur, sinon vous serez trempé. Surpris, le scientifique, qui étudiait depuis longtemps les prévisions du temps, regarda le ciel sans y voir le moindre nuage, et continua sa promenade sans tenir compte du conseil. Mais peu après, à l’improviste, il se mit à pleuvoir à verse. Le scientifique alla alors vers le berger et lui demanda comment il avait su qu’il allait pleuvoir.

– C’est facile, répondit le jeune berger, quand mon mouton noir tourne les épaules au vent, je sais qu’il pleuvra dans une heure.

Ceux qui observent la nature reconnaissent certains signes qui annoncent un changement de temps. Mais la Bible nous enseigne un autre changement de temps : la fin du temps de la grâce de Dieu. Savons-nous le reconnaître ? Dieu nous avertit que Sa patience aura un terme, et que « dans les derniers jours » Ses terribles jugements s’abattront sur ce monde plein de violence et d’immoralité. Les signes précurseurs en sont toujours plus visibles : la condition morale qui se dégrade, la confusion entre le bien et le mal qui n’ont plus de frontières, et les mauvais comportements qui sont banalisés. Pourtant, Dieu nous offre encore aujourd’hui le moyen de salut : croire en « Jésus qui nous délivre de la colère qui vient » (1 Thess. 1. 10).

Vous êtes-vous mis à l’abri ?

D’après il buon Seme septembre 2023

« Louez Jah, car c’est une chose bonne. Chantez les louanges de notre Dieu ! car c’est une chose agréable. La louange est bienséante ». Psaume 147. 1.

LA LOUANGE À DIEU

Il y a au moins trois raisons pour nous de louer Dieu – trois voies qui sont de bonnes choses.

1) Cela est bon pour Dieu. Lui, au-dessus de tous, est digne de notre louange et de notre adoration, tout d’abord à cause de Sa gloire majestueuse et de Sa toute-puissante grandeur. (Ps. 145. 3 ; 148. 13). Lorsque nous commençons à prendre conscience de l’immensité de Dieu, nous devons nous rendre compte de notre infinie petitesse et de notre faiblesse devant Lui. Et nous ne devons jamais oublier que toute la création, aussi vaste et impressionnante comme elle l’est, ne peut jamais être plus grande que le Créateur. Deuxièmement, Dieu est digne de notre louange à cause du grand salut dont Il nous a sauvés par le sacrifice expiatoire de Son Fils. Notre salut éternel n’est-il pas digne que nous nous en réjouissions et que nous en louions Dieu ? Souvenez-vous que le don (du salut) ne peut jamais être plus grand que le Donateur (Rom. 5. 11).

2) C’est bon pour les croyants « J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation » (Ps. 22. 22). Nous, comme rachetés, quel plus grand objet pouvons-nous avoir, que Celui qui, dans la Personne du Fils nous a rachetés ? Qui peut mieux élever nos cœurs et pousser à la louange nos lèvres, au milieu d’un environnement qui empire toujours, que Celui qui est saint, céleste, immuable ?

3) Cela est bon pour les incroyants. « Paul et Silas… chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les écoutaient » (Act. 16. 25). Quel effet cela eut-il sur ces prisonniers : aucun d’eux n’essaya même pas de s’enfuir après avoir été libéré par un tremblement de terre ! Quel effet nous aurions sur les incrédules s’ils pouvaient voir en nous une attitude de louange à Dieu jaillissant de nos cœurs pleins de joie et de reconnaissance, et démontrée dans des vies d’actions de piété !

D’après The Lord is near septembre 1984

« Et si vous invoquez comme Père celui qui, sans partialité, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre ». 1 Pierre 1. 17.

LA CRAINTE DE DIEU

Ces dernières années, le mot « crainte » est tombé en disgrâce. Il apparaît comme étant négatif, un mot qu’on n’aime pas, un mot à éviter. Dites à un ami que vous êtes rempli de crainte, et vous recevrez – soit sa sympathie pour votre état malheureux – soit un conseil pour sortir de là.

C’est pourquoi la recommandation biblique de craindre Dieu reçoit rarement une réponse positive, même de la part de chrétiens. Cependant, cette réaction change quand nous commençons à comprendre que la crainte de Dieu n’a pas le sens de nous remplir de phobie ou de terreur. Le propos de Dieu est plutôt de produire en nous un acquiescement à Sa souveraineté, Sa puissance et Sa grandeur. Craindre Dieu, c’est se tenir devant Lui avec révérence, faire écho aux paroles du roi David en 1 Chroniques 29. 11 : « À toi, Éternel, est la grandeur, et la force, et la gloire, et la splendeur, et la majesté ».

Quels résultats, alors, une crainte biblique de Dieu produira-t-elle dans la vie des chrétiens aujourd’hui ?

1) La connaissance : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la connaissance (Prov. 1. 7).

2) La pureté : « Par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal » (Prov. 16. 6).

3) La communion avec Dieu « Le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, pour leur faire connaître son alliance » (Ps. 25. 14).

4) La bénédiction de Dieu : « Oh ! que ta bonté est grande, que tu as mise en réserve pour ceux qui te craignent… ! » (Ps. 31. 19).

5) Un service acceptable : « Servons Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte » (Héb.12. 28).

D’après The Lord is near juillet 1984 G.W. Steidl

« Nous sommes collaborateurs de Dieu ; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu ». 1 Corinthiens 3. 9.

LA PLACE DE CHACUN DANS L’ŒUVRE DE DIEU

Les outils du charpentier tinrent une conférence ; le frère Marteau avait juste été informé qu’il devait s’en aller, parce qu’il était trop bruyant. Mais il dit :

 – Si je dois quitter l‘atelier du charpentier, le Frère Vrille doit partir aussi. Il est tellement insignifiant qu’il impressionne peu.

Le petit Frère Vrille se leva et dit : D’accord, mais le Frère Tournevis doit partir aussi ; vous devez le tourner et le tourner sans arrêt pour le faire aller n’importe où.

Le Frère Tournevis dit alors : Je m’en irai si vous le désirez, mais le Frère Rabot doit partir aussi ; tout son travail est superficiel ; il n’y a pas de profondeur en cela ;

Le Frère Rabot répondit à cela : Bien, mais alors le frère Mètre devra aussi se retirer si je m’en vais, car il est toujours en train de mesurer les autres comme s’il était le seul qui soit juste.

Le Frère Mètre se plaignit alors du Frère Papier de verre : Cela m’est égal, il est plus rugueux qu’il devrait l’être, et il frotte toujours les gens dans le mauvais sens.

Au milieu de la discussion, le Charpentier de Nazareth entra. Il était venu accomplir son œuvre du jour. Il mit Son tablier, et alla à l’établi pour fabriquer une table. Il employa le tournevis, la vrille, le papier de verre, la scie, le marteau, le rabot et tous les autres outils. Quand la tâche du jour fut terminée et que la fabrication de la table fut finie, le Frère Scie se leva et dit : Mes frères, je comprends que nous tous nous sommes des « collaborateurs de Dieu ».

Il n’y avait pas une seule accusation contre l’un de ces outils qui ne soit pas absolument juste ; cependant le Charpentier employa chacun d’eux, et il n’y eut pas d’endroit où Il employa l’un d’eux, où aucun autre n’aurait agi aussi bien.

Soyons attentifs à ne critiquer aucun des outils de Dieu.

D’après The Lord is near juillet 1984

« Un homme nommé Corneille, centurion… pieux et craignant Dieu avec toute sa maison, faisait beaucoup d’aumônes au peuple et priait Dieu continuellement… répondit : Il y a quatre jours, j’étais en jeûne jusqu’à cette heure-ci ». Actes 10. 1, 2 et 30.

CHOSES NÉCESSAIRES ENCORE AUJOURD’HUI

Aumônes, prière, et jeûne ! Cela nous rappelle les trois aspects de la justice pratique mentionnés dans le discours sur la montagne en Matthieu 6. Avons-nous oublié ces choses ?

Certains appellent un homme comme Corneille austère ou même ascétique. Des exhortations aux aumônes, à la prière et au jeûne ne sont souvent pas écoutées. Certains pensent que ces choses n’appartiennent qu’au passé. Ils apprécient peut-être de lire des livres qui racontent la vie d’hommes de Dieu qui étaient réellement des hommes de prière. Mais lire est une chose, et faire en est une autre. Travailler avec ferveur (ou combattre sérieusement) dans la prière (Col. 4. 12) est remplacé maintenant par un autre moyen plus confortable de devenir spirituel : se relaxer dans un fauteuil en lisant le dernier livre d’un auteur, paru sur la vie spirituelle – tout en sirotant une tasse de thé. Le livre peut n’offrir rien de plus qu’un bouillon clair et des cubes de glace. Quel pauvre régime pour un enfant de Dieu ! Ce n’est pas ce dont un « bon soldat de Jésus Christ » (2 Tim. 2. 3) a besoin pour gagner la bataille.

Nous avons peut-être oublié que nous sommes des soldats, qu’il y a une bataille qui doit être livrée, et qu’elle ne peut être gagnée que si nous sommes sur nos genoux. De même que le soldat sur le champ de bataille a besoin de communiquer avec l’état-major, nous aussi. Le monde est dans un état d’urgence. Et le Seigneur Jésus nous a déjà informés que sans Lui nous ne pouvons rien faire (Jean 15. 5). « Mais la fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier » (1 Pier. 4. 7).

D’après The Lord is near juillet 1984 A.M. Behnam

« Ne vous enivrez pas de vin : c’est une voie de débauche ; mais soyez remplis de l’Esprit, entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur ». Éphésiens 5. 18 et 19.

VIVRE SOUS LA CONDUITE DU SAINT ESPRIT

Quel contraste complet on voit ici, entre l’intoxication par des choses agréables physiquement, et la joie pure et précieuse d’être rempli de l’Esprit. Il y a beaucoup de choses dont on peut être intoxiqué, telles que l’amour de l’argent, la domination, sa propre importance (même dans le cadre religieux), les sports, l’excitation, et tellement d’autres ; de sorte que le jugement de soi, le calme contrôle de soi a disparu. Mais celui qui est rempli de l’Esprit a son propre esprit soumis (1 Cor. 13. 12). Tout vrai croyant a l’Esprit habitant toujours en lui, mais être rempli de l’Esprit, c’est Lui laisser toute la place dans tous les domaines de notre vie. Que personne n’ose affirmer que cela est vrai de lui à un moment quelconque ; mais plutôt, que cela puisse être vrai. C’est dans la mesure où Christ est réellement notre Objet que nous serons remplis de l’Esprit en tout temps.

On peut certainement être rempli de l’Esprit en parlant pour le Seigneur (cf. Act. 13. 9 à 11) ; mais cela peut aussi être vrai en chantant des psaumes, des hymnes et des cantiques. Le mot « psaume » indique un chant sacré accompagné par un instrument à cordes. Les hymnes sont des cantiques de louange adressés à Dieu ; et le mot est évidemment employé aussi pour de nombreux psaumes, bien que tous les psaumes soient des hymnes, et que les hymnes ne soient pas obligatoirement des psaumes. Les cantiques spirituels embrassent un champ plus large que la louange, car il peut s’y trouver des cantiques d’expérience spirituelle, et la célébration d’évènements scripturaires, et de méditation sur des vérités de l’Écriture. Mais dans tout ce que nous chantons, nous pouvons être remplis de l’Esprit.

D’après The Lord is near 24. 8.1984 L.M. Grant

SAGESSE, SOUVERAINETÉ, AMOUR

« Dieu… seul est sage » (Romains 16. 27).

« Il agit selon son bon plaisir… il n’y a personne qui puisse arrêter sa main et lui dire : Que fais-tu ? » (Daniel 4. 29).

« Le Père lui-même vous aime » (Jean 16. 27)

Un ami chrétien vient de perdre sa femme, encore jeune, après une maladie longue et douloureuse. Cette personne était un véritable rayon de soleil, sa joie chrétienne ne passait pas inaperçue. Comment a-t-il vécu ces mois d’épreuve, faits d’espoirs et de déceptions  ? Comment va-t-il accepter maintenant le fait que Dieu lui ait repris son épouse chérie  ? Tant d’amis priaient pour elle et espéraient sa guérison ! Va-t-il se révolter  ? La première fois que nous le voyons après son deuil, il est paisible et soumis.

« Ce qui m’a beaucoup soutenu ces derniers mois, nous dit-il, c’est de m’efforcer de ne jamais dissocier la sagesse et la souveraineté de Dieu, de son amour. Si l’on pense seulement à sa sagesse ou à sa souveraineté, on est accablé. L’épreuve paraît arbitraire, voire cruelle et incompréhensible. Mais son amour reste une réalité intangible et réconfortante. Si on ne pense qu’à son amour, les actes de sa sagesse et de sa souveraineté paraissent contredire cet amour. Dieu nous aime, certes, mais il est plus sage que nous, et a des raisons parfaites pour agir. Il est souverain et agit sans que personne puisse lui dire  : « Que fais-tu  ? » Sagesse, souveraineté, amour, les trois sont vrais tous ensemble, et je me suis attaché, avec son secours, à maintenir cet équilibre dans mes pensées ».

Il est facile de disserter sur ces sujets quand tout va bien. Mais les réflexions de notre ami, au creux de l’épreuve, ont un accent de vérité qui nous touche. Il nous encourage à faire tout simplement confiance à Dieu, en tout temps.

D’après la Bonne Semence décembre 2023

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QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE L’ÉPÎTRE DE JACQUES

Le miroir

« Car si quelqu’un écoute la Parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui observe son visage naturel dans un miroir : il s’est observé lui-même, s’en est allé, et aussitôt il a oublié comment il était » Jac. 1. 23 et 24.

Dans la vie quotidienne, nous nous regardons dans un miroir pour vérifier si nous avons l’air correct et, si besoin est, nous apportons les améliorations nécessaires à notre aspect.

Le même principe s’applique à notre vie spirituelle, et notre miroir, c’est la Parole de Dieu, la Bible. Elle décrit ce que la nature humaine est capable de faire ou de penser, et elle nous informe de ce qui est conforme ou non à la nature de Dieu.

Dans sa seconde partie, le Nouveau Testament, la Bible nous parle du Seigneur Jésus. Lire la Bible, c’est écouter Dieu, qui s’adresse à notre cœur et à notre conscience.

Après que le roi David eut gravement péché, en prenant la femme d’un de ses soldats, puis en faisant mettre à mort celui-ci (voir 2 Sam. 12. 1 à 14), le prophète Nathan, envoyé par Dieu, lui a fait le récit d’un riche propriétaire, qui possédait de nombreux troupeaux. Pour préparer un repas pour un invité, cet homme avait pris l’unique petite brebis d’un homme pauvre. Le roi fut indigné par ce récit, et quand le prophète lui a dit : « Tu es cet homme », sa conscience, restée jusque-là insensible, a été touchée. Conscient du mal qu’il avait commis, David s’est profondément humilié et a demandé pardon à Dieu.

Le message de la Parole de Dieu est révélateur, elle nous montre ce qui honore Dieu dans notre vie et nous encourage à y persévérer ; elle nous indique aussi ce qui est mal et comment l’éviter.

Nous vous proposons de considérer un court livre de la Bible qui est très actuel, l’épître de Jacques. Les passages que nous examinerons nous feront connaître la pensée de Dieu à l’égard des attitudes et des comportements qui peuvent se faire jour même parmi ceux qui se disent chrétiens.

Demandons à Dieu de nous aider à vivre une vie conforme à Sa volonté !

  • Le croyant qui doute

« Et si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement sans faire de reproches, et elle lui sera donnée ; mais qu’il demande avec foi, sans douter en rien ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève » Jac. 1. 5 et 6.

Le croyant possède une ressource extraordinaire qu’il peut utiliser à tout moment et en toutes circonstances : c’est la prière. Prier signifie tout simplement parler à Dieu. Il est important de prier avec foi et dans la confiance que Dieu peut et veut répondre à nos prières. Nous devons reconnaître que lorsque nous prions nous doutons souvent, peut-être même inconsciemment, de la réponse de Dieu.

Au temps des apôtres, Pierre avait été fait prisonnier par le cruel roi Hérode, qui avait probablement l’intention de le faire décapiter, comme l’avait été Jean le baptiseur quelques années auparavant. Les chrétiens de cette ville se sont alors réunis dans une maison afin de prier pour Pierre (Act. 12).

Dieu répondit à leurs prières : Pierre a été miraculeusement libéré par un ange, alors qu’il était enchaîné et surveillé par plusieurs soldats, et enfermé derrière une porte de fer. Désormais libre, en pleine nuit, il s’est dirigé vers la maison où il savait que les croyants avaient l’habitude de se retrouver. Il a frappé et une servante est venue à la porte pour demander qui était ce visiteur inattendu. En reconnaissant la voix de Pierre, sa joie a été telle qu’elle a oublié d’ouvrir la porte et s’est précipitée pour apporter la bonne nouvelle aux croyants réunis en prière.

Quelle a été leur réaction ? Que lui ont-ils répondu ? – « Tu es folle » (Act. 12. 15) ! Quand enfin ils ont ouvert la porte et vu Pierre, ils ont pris conscience de la grandeur et de la puissance de Dieu. Dieu avait répondu à leur foi et à leurs prières, d’une manière qui dépassait toute imagination ! N’est-Il pas Celui « qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » (Éph. 3. 20) ?

  • Le croyant confiant

« La fervente supplication du juste peut beaucoup. Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous : il pria avec instance pour qu’il ne pleuve pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois ; il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie » Jac. 5. 16 à 18.

La prière fervente est l’opposé d’une prière faite du bout des lèvres, sans conviction. C’est une prière qui attend avec patience une réponse précise. C’est ainsi que le prophète Élie priait. Quand on lit les chapitres 17 et 18 du 1er livre des Rois, on comprend que c’est Dieu qui a empêché la pluie de tomber pendant trois ans et six mois, et qu’Il avait conseillé à Élie de se cacher près d’un torrent où il a été miraculeusement nourri par des corbeaux qui lui apportaient à manger du pain et de la viande. C’est aussi Dieu qui fit revenir la pluie. Toutefois, Jacques, inspiré par le Saint Esprit, nous révèle que Dieu a agi ainsi en réponse à la fervente prière du prophète.

Le patriarche Isaac a prié pendant vingt ans pour avoir un fils, sachant pourtant que sa femme était stérile (Gen. 25. 20 à 26). On pourrait s’étonner que Dieu ait mis si longtemps à lui répondre ; Isaac aurait aussi pu se lasser et cesser de prier. Cependant, Dieu a un plan pour chacun de nous, et Il veut parfois éprouver notre foi, non pas pour nous amener à douter ou pour nous décourager, mais, au contraire, pour que nous apprenions à placer notre foi en Lui seul.

Un croyant qui se confie habituellement en Dieu pour tous les détails de sa vie, Lui présentera sans hésitation les situations difficiles qui l’atteignent au plus profond de son cœur, et qui, peut-être, humainement, apparaissent sans solution.

Prions avec foi, avec persévérance, seul ou avec d’autres croyants. Dieu répondra, pour notre bien, à Sa manière et au moment qu’Il estimera être le bon moment.

  • Celui qui allume un feu

« … la langue est un petit membre et elle se vante de grandes choses. Voyez comme un petit feu peut allumer une grande forêt ! Et la langue est un feu… de la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Mes frères, il ne devrait pas en être ainsi » Jac. 3. 5 à 10.

Qui ne se rappelle pas avoir prononcé des paroles hors de propos, inconvenantes ou insensées, qui ont eu le même effet qu’un feu qui, dévorant bois et buissons, détruit tout sur son passage, laissant des traces encore visibles des années plus tard ? Dans sa lettre, Jacques, s’adressant à des croyants qui n’étaient pas à l’abri de ces dangers, donne des enseignements auxquels, encore aujourd’hui, nous devons prêter attention. Combien de communautés chrétiennes, mais aussi combien de familles, de liens d’amitié et même conjugaux, ont été détruits par les critiques, les médisances, les calomnies… Rapporter, critiquer, répandre une calomnie, peut avoir de graves conséquences :

– La division : « Celui qui répète une chose divise les intimes amis » (Prov. 17. 9) ;

– Les querelles : « Faute de bois, le feu s’éteint ; et, quand il n’y a plus de rapporteurs, la querelle s’apaise » (Prov. 26. 20) ;

– L’indignation : « Le vent du nord enfante les averses ; et les visages indignés, une langue qui médit en secret » (Prov. 25. 23) ;

– La souffrance : « L’homme qui rend un faux témoignage contre son prochain est un marteau, et une épée, et une flèche aiguë » (Prov. 25. 18). « Il y a tel homme qui dit légèrement ce qui perce comme une épée » (Prov. 12. 18). Notons que ce dernier Proverbe ajoute qu’à l’opposé : « … la langue des sages est santé ».

Le faux témoignage et la jalousie des chefs du peuple ont conduit le Seigneur Jésus à la croix. Nous sommes exhortés à refuser la méchanceté, le mensonge, l’hypocrisie, l’envie et toutes médisances (1 Pier. 2. 1).

  • Le croyant qui calme

« La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice, dans la paix, est semé pour ceux qui procurent la paix » Jac. 3. 17 et 18.

Nous pouvons tous, en usant de paroles inappropriées, allumer un « incendie » qui produira de grands dommages. Mais nous pouvons aussi faire partie de ceux qui savent empêcher ou éteindre les incendies, non pas avec de l’eau, mais avec la sagesse de Dieu, qui est puissante.

Les chapitres 7 et 8 du livre des Juges nous rapportent l’histoire de Gédéon (cinquième juge d’Israël, de la tribu de Manassé) et de sa victoire contre Madian, un peuple voisin et ennemi. De nuit, Gédéon, avec 300 hommes, guidés par la sagesse de Dieu, ont silencieusement encerclé le camp de leurs ennemis Madianites. Sur l’ordre de Gédéon, les soldats sonnent de la trompette, brandissent leurs torches allumées et s’écrient : « L’épée de l’Éternel et de Gédéon ! » (Jug. 7. 20). L’ennemi, croyant être entouré de toutes parts par une grande armée, s’enfuit ; plusieurs autres tribus d’Israël se joignent à la poursuite, et Dieu leur donne la victoire.

Mais alors, quelques hommes d’une autre tribu, Éphraïm, qui n’avait pas été appelée au combat, contestent fortement avec Gédéon. Mais il leur répond paisiblement et avec douceur, en mettant en avant leurs qualités. « Alors leur esprit s’apaisa envers lui, quand il leur eut dit cette parole » (Jug. 8. 3). Salomon a écrit : « Une réponse douce calme la fureur » (Prov. 15. 1).

Quels devraient donc être les caractères du croyant ? La douceur, la recherche du bien, de ce qui est juste, de tout ce qui contribue à la paix. Nous manquons tous de sagesse, mais les paroles de l’apôtre Jacques nous encouragent à la demander à Dieu : « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu qui donne à tous libéralement sans faire de reproches, et elle lui sera donnée » (Jac. 1. 5).

  • Le croyant adultère

« Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Ainsi, quiconque voudra être ami du monde se constitue ennemi de Dieu » Jac. 4. 4.

Commettre adultère, dans le langage courant, signifie trahir son propre conjoint. Demandons à Dieu de nous aider à ne jamais céder à ce péché dont les tristes conséquences sont souvent dramatiques, et pas seulement pour nous. Mais, dans le verset cité, l’apôtre se réfère plutôt à l’adultère spirituel. Certains chrétiens, après avoir aimé et suivi le Seigneur, se sont éloignés pour suivre les nombreuses idoles qu’offre le monde. Dans l’Ancien Testament, le peuple d’Israël s’est souvent éloigné du Dieu vivant pour adorer des idoles de bois et de pierre.

Aujourd’hui, dans nos pays dits christianisés, les idoles peuvent prendre de multiples formes : argent, mode, sport, sexe, smartphone, internet, etc. Même des activités légitimes peuvent prendre la place de Dieu dans notre cœur, et devenir de véritables idoles. Elles sont dangereuses, car elles ont une belle apparence mais, en réalité, elles nous éloignent de Dieu.

Qu’est-ce que Dieu attend des croyants ? Certainement pas qu’ils abandonnent leurs activités et leurs loisirs. Il désire plutôt être présent dans leur vie quotidienne, être au centre de leurs pensées et de leurs relations, être Celui vers lequel ils se tournent en premier, parce qu’Il les aime.

Le Seigneur a-t-Il effectivement, sans compromis, la place d’honneur dans notre vie ? Notre christianisme doit être vécu avec joie, avec le désir d’honorer notre Dieu et Père, non pas comme une contrainte ou une restriction. Si nous faisons entrer Dieu dans notre quotidien, notre vie chrétienne prendra une autre dimension. Nous considérerons nos tentations intérieures comme mortes et les choses matérielles occuperont leur juste place dans notre cœur.

  • Le croyant qui se repent

« Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous qui êtes double de cœur. Sentez vos misères, menez deuil et pleurez… Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera » Jac. 4. 8 à 10.

Le sacrifice de Jésus Christ à la croix a la puissance de sauver quiconque se reconnaît pécheur devant Dieu et croit en Lui. Le croyant devient ainsi l’un de Ses enfants. La beauté de l’Évangile, c’est qu’il s’adresse non seulement au pécheur, mais aussi au croyant né de nouveau. En effet, ce dernier, même comme fils, peut lui aussi se laisser surprendre à commettre le mal ou à y penser.

En lisant notre Bible, nous constatons qu’il y a dans notre vie des choses que Dieu ne peut pas approuver. Les péchés ne nous font pas perdre notre salut – nous l’avons reçu lors de notre conversion à Jésus – mais ils obscurcissent notre relation avec Dieu. Dieu nous aime toujours comme des fils, mais Il est un Dieu saint.

Le croyant qui a péché sait que tout n’est pas perdu, car les ressources de la grâce de Dieu sont immenses. Il est toujours possible de revenir à Lui et de se repentir afin de remettre sa vie en ordre. Il ne s’agit pas de se convertir à nouveau, mais de reconnaître nos fautes devant Dieu. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). L’iniquité, c’est tout ce qui n’est pas juste selon Dieu.

La confession s’accompagne de la repentance, c’est-à dire du profond regret du mal que nous avons commis, ainsi que du désir et de l’engagement de ne plus le commettre.

Le pardon nous est acquis une fois pour toutes lors de notre conversion, mais vivre dans une communion quotidienne avec Dieu nous impose de Lui confesser nos erreurs. Nous serons ainsi pardonnés grâce au sacrifice de Jésus Christ accompli à la croix.

  • Le croyant « indépendant »

« À vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville et nous y passerons une année, nous ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent, vous qui ne savez pas ce qui arrivera le jour de demain… ; au lieu de dire : Si le Seigneur le veut, et si nous vivons, nous ferons aussi ceci ou cela » Jac. 4. 13 à 15

L’indépendance et l’autonomie sont des valeurs importantes dans la société dans laquelle nous vivons. Pour un chrétien, toutefois, la question essentielle doit être toujours : Où est-ce que Dieu intervient dans mes projets ? Dieu est en fait le seul qui puisse guider les croyants vers une vie spirituellement pleine et utile à Ses yeux. Et pourtant, très souvent, nous ne Le consultons pas lorsque nous faisons nos choix de vie, avec le risque de devoir nous repentir par la suite de ne pas l’avoir fait.

Jésus avait dit à Ses disciples que, après Sa résurrection, Il les précéderait en Galilée. Ils s’étaient donc rendus là où le Seigneur désirait les revoir (Jean 21. 1 à 14), mais leur vie avait déjà repris son cours normal : ils étaient retournés aux activités qui étaient les leurs avant qu’ils deviennent des disciples de Jésus, comme si une parenthèse de leur existence venait de se refermer.

Simon Pierre avait décidé d’aller pêcher, et ses amis l’avaient accompagné. Nous aussi, dans des moments de crise spirituelle, nous sommes prompts à agir selon nos impulsions personnelles, comptant sur nos propres forces. Le Seigneur avait dit aux Siens : « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15. 5), et pourtant nous les trouvons en train de pêcher pendant la nuit, sans le Seigneur. Mais les heures passent et leurs filets restent vides. Au matin, Jésus vient vers eux, les invite à jeter de nouveau le filet et, cette fois, ils ont du mal à le sortir hors de l’eau tellement il contient de poissons !

Prendre nos décisions d’une façon indépendante, en excluant Dieu, nous amènera souvent à affronter de durs échecs et des déceptions, et à prendre des risques sans en peser les conséquences.

Cher lecteur, apprenez à mettre Dieu au centre de votre vie et à rechercher Son aide, quelles que soient les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez. Appuyez-vous sur ce que dit la Bible pour comprendre quelle est Sa volonté pour vous. Alors, votre vie sera transformée.

  • Être guidés par Dieu

« Voici, le cultivateur attend le fruit précieux de la terre : il prend patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison. Vous aussi, prenez patience ; affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche » Jac. 5. 7 et 8.

Comme l’agriculteur se laisse guider par les cycles des saisons pour savoir à quel moment il doit semer, moissonner ou récolter ce qu’il a planté, ainsi le croyant ne peut pas ignorer les indications qui lui sont données d’en-haut.

Si le cultivateur trouve ses directives dans les saisons, le croyant est appelé à chercher les siennes auprès de Dieu, qui le guide par le moyen de l’Esprit Saint. Dans le livre des Actes, nous trouvons le récit des différents voyages que l’apôtre Paul a accomplis pour prêcher l’Évangile. Nous lisons que le Saint Esprit l’a empêché d’annoncer la Parole en Asie, et ensuite, ne l’a pas autorisé à aller en Bithynie, où l’apôtre aurait souhaité se rendre (Act. 16. 6 et 7). À travers la vision d’un Macédonien, qui l’appelait à l’aide, Paul a compris qu’il devait se diriger vers l’Europe (Act. 16. 9 et 10).

Chacun de nous, dans sa vie, est appelé à prendre des décisions importantes qui auront, à court ou à long terme, des conséquences évidentes : Où poursuivre des études ? Où s’établir ? Acheter ou louer un logement ? Où et comment investir son épargne ? Se marier, et avec qui ? Comment rencontrer le conjoint avec qui partager sa vie ? Quel service le Seigneur m’invite-t-il à accomplir ? Comment apporter une aide concrète à ceux qui ont le plus de besoins, aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, aux jeunes, aux enfants, et aux familles ?… Les questions sont multiples et concernent les différents aspects de notre existence.

Le croyant doit chercher à dépendre de Dieu, non seulement pour s’orienter dans les choix importants de son existence, mais aussi dans tous les aspects de sa vie quotidienne. Alors il entendra la voix de Dieu qui lui promet : « Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » (Ps. 32. 8).

D’après « Il buon seme » juin 2023