LE HASARD, OU DIEU ?

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Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Ps. 139. 14.

 

LE HASARD, OU DIEU ?

 

« Ce qui m’étonne, avec le hasard, c’est la somme incroyable de trop de hasards ! J’ai deux yeux, et je vois. Sclérotique, choroïde, rétine, cornée, iris, pupille, humeur aqueuse et vitrée, cristallin… Qu’y a-t-il de plus simple ? J’ai des oreilles et j’entends : tympan, marteau, enclume, cochlée, nerf acoustique… Tout cela, c’est le hasard ? Cette accumulation de hasards allant tous dans le même sens, me fait tourner la tête » (Jean d’Ormesson, écrivain et Académicien).
Comme l’homme de lettres qui a écrit ces lignes, je ne peux concevoir que le hasard soit la « cause » de la création. Cela ne satisfait ni ma faculté de compréhension ni ma logique. Non, l’homme n’est pas le résultat du hasard, comme on voudrait nous le faire croire. Mais Dieu ne nous laisse pas dans une impasse : « L’oreille qui entend et l’œil qui voit, l’Éternel les a faits tous les deux » (Prov. 20. 12). L’homme a été créé par Dieu « à Son image » (Gen. 1. 26), mais il a rabaissé cette image. Il a cédé devant le diable et s’est éloigné du Créateur. Si nous croyons ce que Dieu nous révèle dans la Bible, nous découvrons Ses plans envers l’humanité, qui prouvent Son amour. Alors notre existence trouve son sens. L’histoire de l’homme dans les diverses époques, l’état de révolte qui l’a toujours caractérisé, son besoin d’être réconcilié avec Dieu, le don d’un Sauveur dans la Personne de Jésus Christ, le jugement proche d’un monde incrédule et rebelle, le désir de Dieu d’habiter avec l’homme… rien de tout cela n’est le fruit du hasard.
Dieu a un projet et un but pour le monde, pour vous et pour moi. Faisons-Lui confiance !

D’après « Il buon seme » janvier 2020

FAÇONS DE PENSER LOGIQUE ET ILLOGIQUE

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Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent, seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Jean 17. 3.

 

 

FAÇONS DE PENSER LOGIQUE ET ILLOGIQUE

Il est étonnant de constater que beaucoup de gens passent toute leur vie sans se préoccuper de Dieu, en niant même Son existence, tout en envisageant la possibilité d’aller au ciel après leur mort parce qu’ils n’auront fait de mal à personne. Cette attitude révèle une incompréhension fatale ; le ciel est la demeure de Dieu : « il est le trône de Dieu » (Mat. 5. 34). Comment peut-on imaginer être heureux au ciel auprès d’un Dieu qu’on a choisi d’ignorer pendant toute sa vie ?
L’homme est souvent illogique ; Dieu ne l’est pas. Il est le Dieu sauveur, qui « veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tim. 2. 3 et 4), mais si vous ne voulez pas de Lui maintenant, vous serez loin de Lui pour l’éternité.
Nous n’aurons accès au ciel que si nous avons une relation avec Celui qui y demeure et que si nous Le connaissons personnellement. Cette connaissance nous vient par la foi en Jésus Christ, le Fils de Dieu. « Personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils voudra le révéler » (Mat. 11. 27).
Jésus s’est révélé à nous. Pour cela, Il a consenti à quitter Sa place de gloire dans le ciel pour venir sur cette terre. A la fin d’une vie de souffrance et de réjection, Il a payé, par Sa mort sur la croix, la dette de mes péchés. J’ai cru en Lui et Il m’a fait entrer dans une relation d’enfant avec son Père. Dieu intervient dans toutes les circonstances de ma vie actuelle et j’attends avec une pleine assurance le jour où Il me recevra au ciel.
Soyons logique ! Si nous voulons vivre un jour auprès de Dieu dans le ciel, venons maintenant au Dieu Sauveur par Jésus Christ !

D’après « The Good Seed » décembre 2019

 

DANS TOUTES LES ÉCRITURES

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(Jésus) leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. Luc 24. 27.

 

DANS TOUTES LES ÉCRITURES

 

Les quatre évangiles racontent la vie de Jésus sur la terre sous des aspects différents. Mais toute la Bible parle de Lui. Dès les premières pages de l’Ancien Testament, Christ est présenté sous forme d’images, de symboles, de prophéties.
Le texte de la Bible peut être comparé à un tableau composé de plusieurs fils tissés tous ensemble, chacun avec sa dimension et sa couleur propre. Ils sont tous nécessaires pour représenter le dessin final. Chaque verset de la Bible est comme l’un de ces fils et fait partie du dessin divin.
Mais que représente-t-il ? La réponse est simple : la Personne de Jésus Christ. En effet, Jésus est le centre, le point de convergence de toutes les Écritures. De nombreuses images, personnes, objets, nous ramènent à Lui et montrent la position centrale qu’Il occupe dans les pensées de Dieu.
Quelques exemples : Joseph vendu par ses frères, Abel tué par son frère Caïn, annoncent le rejet et la mise à mort de Jésus par Son peuple. L’arche de Noé, qui sauve des eaux du déluge, est aussi une image de Jésus Christ, qui sauve les hommes du jugement de Dieu. Les nombreux sacrifices de l’Ancien Testament illustrent les différents aspects de Son sacrifice sur la croix. Les exemples pourraient être multipliés… Vous aussi, lecteurs, êtes invités à chercher Christ en lisant la Bible. Vous Le trouverez, et si vous Le recevez dans votre cœur, Il prendra votre vie en main.

D’après « Il buon seme » octobre 2015

Espace Évangélisation
Mots clés : Jésus dans la Bible, chercher Christ dans la Bible, dans toutes les écritures

AIDÉ PAR L’ESPRIT POUR PRIER

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L’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; – et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints selon Dieu. Rom. 8. 26 et 27.

AIDÉ PAR L’ESPRIT POUR PRIER

 

Héman, un croyant du peuple d’Israël, tenaillé par les difficultés, a écrit : « Je suis affligé et expirant… je ne sais où j’en suis » (Ps. 88. 15). Oui, même un croyant sérieux et zélé peut se sentir comme égaré, ne plus savoir que penser et même parfois ne parvient plus à prier.
Et pourtant, même dans les situations extrêmes, le croyant sait qu’il n’est jamais laissé seul. Son esprit peut être agité et déprimé, mais l’Esprit de Dieu, qui habite en lui présente à Dieu ses profonds besoins, par des « soupirs inexprimables ». Ces « soupirs » sont entendus par Dieu et sont en accord avec Sa volonté. L’intercession de l’Esprit dépasse notre intelligence, c’est une grâce de Dieu. Il s’inspire de notre esprit vacillant pour nous conduire dans un sentier de paix. Cette paix ravive l’espérance du croyant. Dans l’épreuve, les larmes et le doute témoignent de notre douleur, mais c’est aussi lorsque nous sommes dans un tel état que nous pouvons apprécier les soins particuliers du Seigneur à notre égard.
La prière est le point d’appui de notre relation avec Dieu. Elle est aussi le moyen de renouveler notre confiance en Lui. Bien souvent, nous ne savons pas demander comme il convient, nous ne comprenons pas la dimension de nos besoins et nous ne voyons pas ce que Dieu peut et veut faire en notre faveur. Mais quelle joie d’avoir la certitude que l’Esprit Saint est là pour nous assister et nous diriger dans nos prières !
Rappelons-nous toujours que « C’est Christ… qui est ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui intercède aussi pour nous » (Rom. 8. 34).

D’après « Il buon seme » octobre 2015

 

NUMÉRO DEUX

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NUMÉRO DEUX

 

Mme Batly se hâtait d’accomplir à son travail journalier en songeant, le cœur plein de reconnaissance, à la réunion du soir. Hélas ! un faux pas, une glissade au bas de son escalier, une chute de sa corpulente personne, et la pauvre grand-mère se trouva sans mouvement et sans connaissance sous les yeux de sa fille épouvantée. Une voisine accourt ; on porte, avec peine, la victime sur son lit, on appelle le docteur, fortuitement de passage au village. Il s’agit d’une mauvaise fracture de la jambe. Au milieu de ses souffrances, la vaillante chrétienne ne faiblit pas et montre encore à ceux qui l’entourent un visage serein. Maintenant, la voici tranquille, immobilisée sur son lit, la jambe dans un plâtre. Un demi-jour éclaire encore la chambre. Croyant la malade endormie, sa voisine, qui s’est constituée sa garde, s’est approchée de la fenêtre pour essayer de tricoter un peu. Elle s’absorbe à compter ses mailles et n’a pas entendu le grincement de la porte ni les pas légers d’un petit garçon qui, tout tremblant, s’approche du lit :
– Est-ce que Robby peut voir sa pauvre grand-maman ?
Mme Batly regarde l’enfant, lui tend sa main chaude de fièvre et dit :
– Viens sans crainte, mon chéri !
Puis tout bas : Quelle grâce que la jambe cassée soit celle de la vieille femme plutôt que de ce faible agneau !
Debout près du lit, l’enfant se laissa caresser par la main de sa grand-mère. Il demeurait songeur. Enfin il demanda :
– Qui est-ce qui ira à la réunion de prière ce soir, dis, grand-maman ?
Les yeux de Mme Batly s’emplirent de larmes.
– Oh ! gémit-elle, j’ai pu l’oublier… C’est la fièvre, le mal… Je n’ai pourtant jamais manqué la réunion de prière, mais, ce soir… je ne puis pas aller… tu vois bien, mon chéri ! Le pasteur sera seul. Comme il aura le cœur serré !
Mme Crag, la voisine, s’avança :
– A quoi bon vous agiter ainsi, pauvre Madame Batly ? La réunion ne dépend pas de vous pourtant ! Du reste, chacun agit selon son pouvoir. Voyez, moi ! Je n’ai jamais pu quitter mon travail assez tôt pour aller à ces réunions du soir ; ce n’est pas ma faute, le Seigneur le sait.
– Il sait aussi, répliqua doucement Mme Batly, que vous pourriez aussi fermer le magasin une heure plus tôt le vendredi… oui, Il sait toutes ces choses.
– Et que j’ai promis au docteur de ne pas vous quitter, renchérit Mme Crag, légèrement vexée. Si le pasteur ne trouve personne à l’école, il rentrera chez lui, tout simplement.
– Oh ! soupira Mme Batly, comme vous en parlez ! Vous ignorez les bénédictions qui découlent de ces réunions. Ne connaissez-vous pas la promesse de Jésus ? : « Si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux » (Mat. 18. 19). J’ai fait, pendant plusieurs semaines le numéro deux, mais ce soir, notre pasteur sera seul… oh ! d’y penser !
– Eh bien ! n’y pensez pas ! vous vous donnez la fièvre. Espérons plutôt que quelqu’un ira prendre votre place à la réunion.
– Vous avez peut-être raison, Madame Crag. Je veux avoir confiance et demeurer bien tranquille. Où est allé Robby ?
Aussi doucement qu’il était entré, le bambin avait quitté la chambre.

——-

Sans être remarqué de sa mère, très occupée à la boutique, Robby, enfoui dans son capuchon, courait, de toute la vitesse de ses petites jambes, du côté de l’école. Il fallait traverser un chemin bien solitaire, l’école étant située dans une prairie, en rase campagne. Bonne excuse pour ne pas assister aux réunions, pour ceux qui redoutaient les sorties du soir en hiver.
Robby connaissait le chemin et, comme la lune brillait, il n’éprouvait pas l’ombre d’une crainte. Un homme le croisa. C’était Jim Quirls, un fermier des environs. Il se planta devant l’enfant :
– Hé ! moutard ! où cours-tu seul, à cette heure ?
Robby leva la tête avec confiance.
– Je vais à l’école, dire ma prière avec le pasteur, à la place de grand-maman.
Jim Quirls se gratta le front, d’un air stupide.
– Tiens ! c’est toi Robby ! Le docteur, qui a passé chez nous tout à l’heure, a dit que ta grand-mère s’était cassée la jambe. Est-ce vrai ?
Robby acquiesça d’un air grave.
– Grand-maman doit rester au lit, sans bouger. Je vais faire le numéro deux à la réunion de prière… Bonsoir !
L’enfant reprit sa course, ne se doutant pas que l’homme, étrangement remué dans sa conscience, le suivait à distance. Avec un violent effort, les menottes déclenchèrent le loquet de la vieille porte d’école, qui s’ouvrit. Un instant plus tard, Jim Quirls, aussi honteux que curieux, se tenait sur le seuil, un œil collé à l’entrebâillement de la porte mal close.
Le pasteur Alister était seul. Une lampe fumeuse éclairait son visage. Les sabots à clous de Robby résonnèrent sur le vieux plancher. M. Alister tressaillit et s’avança, tout étonné, vers le petit bonhomme qu’il reconnut aussitôt.
– Oh ! Robby ! C’est donc toi ? Viens-tu m’apporter un message de ta grand-mère ?
Robby hocha la tête.
– Je viens moi-même, dit-il d’un ton décidé, en regardant le pasteur en face.
– Tu as donc devancé ta grand-mère ? Elle arrivera tout à l’heure ? C’est bien !
– Non, répondit l’enfant. Grand-maman s’est cassée la jambe, le docteur est venu. Il ne veut pas qu’elle bouge.
– Oh ! s’écria M. Alister, plein de commisération, quel malheur ! Je vais aller voir ta grand-mère tout de suite, Robby.
Il fit un geste pour éteindre la lampe, mais la voix claire de l’enfant l’arrêta.
Est-ce que le Père céleste n’est pas ici ce soir ? Je pense bien qu’Il y est, puisque je suis venu faire le numéro deux à la place de grand-maman.
Une émotion soudaine étreignit le cœur du pasteur. Les larmes lui montèrent aux yeux. Jim Quirls qui, sans le vouloir, avait fait un pas dans la salle, sentit un chatouillement étrange dans la gorge. Enfin, M. Alister rompit le silence impressionnant. La main tendrement posée sur la tête de l’enfant, il demanda :
– Es-tu donc venu pour prier avec moi, Robby ?
– Oui, fit Robby, gravement, parce que le Père céleste a promis de donner, quand on est deux pour lui demander. C’est grand-mère qui le dit.
– Elle a raison, affirma M. Alister.
Et il s’agenouilla. Près de lui, les menottes appuyées à l’un des bancs, Robby se mit aussi à genoux, tandis que, dans le fond de la classe, Jim Quirls prenait lui aussi cette position de l’homme qui prie dans l’humilité.
Après un instant de recueillement, M. Alister répandit son cœur devant Dieu, Lui rendant grâce pour Son pardon, pour Son amour, lui disant ses besoins et ceux de son entourage ; puis il se tut. Et la voix claire, un peu tremblante de Robby, s’éleva pour dire au Père céleste son enfantine prière du soir.
Au son de cette voix, à l’ouïe de ces accents pleins de candeur et de foi, la couche d’indifférence qui avait enveloppé le cœur de Jim Quirls se fondit. L’homme eut conscience de son besoin de grâce. Quoi ? ce bambin de cinq à six ans, pauvre orphelin, s’était trouvé seul pour prier avec le pasteur ?… Alors le fermier se leva, traversa pesamment la salle et vint s’agenouiller près de Robby. A son tour, il ouvrit la bouche et répandit son cœur devant Dieu. Sa prière, courte et brusquée, fut celle du péager qui s’en retourna justifié dans sa maison.
Ils se relevèrent tous trois, et le pasteur tendit la main à son paroissien. Ils étaient l’un et l’autre très émus.
– Désormais, vous me verrez aux réunions de prières, dit Jim Quirls.
Et, sans attendre de réponse, il s’échappa de la salle.
Très étonné, Robby le suivit du regard.
– Il y a eu un autre numéro deux ce soir, dit-il ingénument. Allons vite le dire à grand-mère.
Ils arrivèrent à temps, M. Alister et l’enfant, pour calmer toute inquiétude, car on s’était enfin aperçu de la disparition de l’enfant.
La démarche de Robby fut bientôt connue de tout le village et porta ses fruits.
Lorsque Mme Batly, en s’appuyant sur deux béquilles, put retourner à la réunion du vendredi soir, ce fut pour s’y unir, non plus au pasteur solitaire, mais à une communauté d’une douzaine de paroissiens venus pour intercéder auprès de leur Père céleste.
Une fois de plus, le Père céleste, fidèle à sa promesse, avait tiré sa louange de la bouche d’un enfant.

D’après Almanach Évangélique 1921

 

DU CÔTÉ DU SEIGNEUR

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DU CÔTÉ DU SEIGNEUR

 

Madame, voici une invitation pour le prochain bal des officiers, qui aura lieu samedi de cette semaine.
Mme E. hésitait à accepter la carte qu’on lui présentait ; son charmant visage dénotait une vive lutte intérieure.
– Qu’y a-t-il, ma chérie ? lui demanda affectueusement son mari, le capitaine E., attaché à un régiment d’infanterie aux Indes. Sa femme ne répondit rien.
– Qu’y a-t-il donc ? demanda de nouveau son mari. Ils étaient mariés depuis peu et c’était la première invitation qu’ils recevaient. Mme E. avait du reste déjà pu se rendre compte de la faute qu’elle avait commise en accordant sa main à un homme inconverti. Avant ses fiançailles, elle avait appris à connaître le Seigneur comme son Sauveur, mais elle n’avait pas compris l’importance capitale qu’aurait sa décision quant au choix du compagnon de sa vie. Et maintenant, elle voyait la position extraordinairement difficile de celui qui cherche à servir deux maîtres.
– Tu sais, dit-elle enfin à son mari, que je suis chrétienne. Avant notre mariage, j’avais complètement renoncé au bal et au théâtre. Je le sens plus que jamais : le moment est venu pour moi de prendre une décision ferme. Je dois refuser cette invitation.
– Comment ! s’écria son mari en éclatant de rire. Tu veux priver le bal de sa plus jolie danseuse ? Tu ne feras pourtant pas cela ! Sais-tu du reste, continua-t-il d’un ton plus sérieux, que le vieux missionnaire H. sera là aussi ?
– Mais non, répliqua la jeune femme, non, ce n’est pas possible. Le missionnaire H., cet homme de Dieu ! Tu plaisantes. C’est impossible.
– C’est pourtant l’exacte vérité. Le major J. a eu l’excellente idée de l’inviter. Il y a deux jours, au club, nous avons compté combien d’entre nous accepteraient les vues de M. H., et J. les tourna en ridicule, se moquant des disciples de H. et des chanteurs de cantiques. Il inscrivit tous leurs noms, sachant bien qu’ils refuseraient de prendre part au bal. Tout à coup il lui vint à l’esprit d’y convier le missionnaire lui-même. Aussitôt dit, aussitôt fait. Il prend une carte et y trace une invitation en bonne et due forme. « Les officiers du 2ème bataillon prient M. H. de leur faire l’honneur d’assister à la soirée dansante qui aura lieu, etc ».
– Sans doute, dit Mme E., qu’il n’a pas accepté ?
– Au contraire, j’étais là quand sa réponse arriva. Tu aurais dû voir la joie de J. quand il constata que le missionnaire prendrait part au bal.
– Eh bien ! j’irai aussi dit Mme E. Elle connaissait le vieux missionnaire et savait bien qu’il ne perdait pas une occasion pour rendre témoignage au Seigneur Jésus.

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La salle de bal était magnifiquement décorée. Partout des drapeaux, des fleurs. La musique du régiment jouait ses mélodies les plus entraînantes et la danse ne tarda pas à commencer. On en était à la seconde valse, lorsqu’on vit entrer dans la salle un homme de haute taille, à la longue barbe grise et aux épaules puissantes. Il s’arrêta sur le seuil et jeta autour de lui un long regard interrogateur sur la scène brillante qui frappait ses yeux, inaccoutumés à un spectacle pareil. Officiers chamarrés d’écarlate et d’or, dames en toilettes claires, lumières, musique, parfums des fleurs, tout s’harmonisait de manière à présenter un ensemble vraiment merveilleux. Sur deux visages seulement on pouvait lire des sentiments qui ne s’accordaient nullement avec ceux des autres participants à la fête.
Enfin la musique se tut. La valse terminée, les danseurs reconduisirent leurs danseuses à leurs places. Le centre de la salle resta libre et le missionnaire s’y avança. Aussitôt toute l’agitation qui régnait dans la vaste pièce cessa comme par enchantement.
– Le voilà ! le voilà ! chuchotait-on. Mais personne n’osa articuler une parole de raillerie à l’égard de cet homme, dont le courage remplissait tous les cœurs, malgré eux, d’une secrète admiration.
Arrivé au milieu de la pièce, H. s’arrêta, leva sa main droite au-dessus de sa tête et demanda d’une voix forte :
– Qui veut se placer du côté du Seigneur ? Qui ?
Silence de mort ! Pour la seconde fois retentit la question pressante :
– Qui veut se placer du côté du Seigneur ? Qui ?
Les yeux perçants du serviteur de Dieu faisaient le tour de la salle, scrutant les cœurs et les consciences. Une puissance mystérieuse semblait tombée sur tous les danseurs et les maintenait immobiles. Personne ne bougeait, ni ne prononçait un seul mot en présence du courageux témoin du Seigneur. L’invitation avait été si subite, si inattendue, elle atteignait de façon si directe les consciences les plus endurcies, que les railleurs les plus mordants se voyaient cloués et, comme ils l’avouèrent eux-mêmes plus tard, incapables même de tourner en ridicule le missionnaire que, sans cela, ils avaient déjà maintes fois poursuivi de leurs moqueries.
Cependant, après la seconde question de H., un mouvement se produisit dans un des groupes de danseurs. A sa grande surprise, à sa terreur même, le capitaine E. vit sa femme se lever et, pâle comme la mort, traverser la salle pour aller prendre place auprès du missionnaire. Elle n’avait cependant plus l’air déprimé qu’elle portait quelques jours auparavant, lorsque l’invitation lui était parvenue. Au contraire, elle levait la tête bien haut et se tenait là, pleine de courage, le cœur rempli de joie de pouvoir rendre témoignage à son Seigneur, qu’elle avait déshonoré en se rendant dans cette salle. C’est ainsi que se tenaient là, aux yeux de tous, ces deux témoins de Christ : le missionnaire déjà âgé, à la carrure puissante, et la jeune femme toute frêle et gracieuse, dans sa robe claire.
Au bout de deux ou trois minutes de silence, H. reprit la parole et prononça quelques paroles brèves, mais incisives, pour rappeler à ses auditeurs la solennité et le sérieux de la vie, pour les exhorter à saisir le salut et le pardon en Christ. Puis il quitta la salle. Peu d’instants après Mme E. partait aussi, accompagnée de son mari profondément bouleversé.
Inutile d’ajouter que, pour la plupart des participants, le bal était tout « gâché ». Pour quelques-uns cependant, cette soirée fut l’aube d’une vie nouvelle. Ils virent l’importance des avertissements qu’ils avaient entendus et se tournèrent vers Christ qu’ils acceptèrent comme leur Sauveur. Pendant l’éternité entière, tous se rappelleront l’exhortation qu’ils ont reçue ce soir-là – plusieurs, hélas ! avec la conscience terrible de ne pas l’avoir reçue dans leurs cœurs à salut.
Quant à Mme E., elle avait vu combien il est impossible de servir deux maîtres aussi opposés l’un à l’autre que le sont Dieu et le monde. Elle prit désormais sa place d’une manière très décidée parmi les enfants de Dieu et accepta de porter avec eux l’opprobre de Christ. Avec eux, le cœur heureux, elle chercha à servir Dieu et son Fils Jésus-Christ, en l’attendant du ciel.
Pense-t-on que Mme E. ait regretté son mouvement, ce soir-là, lorsqu’elle prit place d’une manière aussi décidée aux côtés du missionnaire, pour rendre témoignage à son Sauveur ? Certainement pas. Mais chacun de nous aurait-il eu le même courage ? De quel côté nous rangeons-nous ? Et cela aujourd’hui même ? Du côté de Dieu, ou du côté du monde ? Où conduit le chemin que nous suivons, chacun de nous ? Possédons-nous comme notre Sauveur, Jésus-Christ, qui fut crucifié pour nos péchés, mais qui siège maintenant à la droite de Dieu, quoique rejeté du monde ? Si tel est le cas, rendons-Lui hommage en rompant avec le monde qui ne veut pas de Lui, et suivons-Le dans le chemin d’humilité et de renoncement qu’Il parcourut ici-bas, mais qui est à la gloire du Seigneur et qui conduit à la Maison du Père.

D’après Almanach Évangélique 1921

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (GUÉRIR)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (GUÉRIR)

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10. La blessée, je la banderai (Ez. 34) et je guéris

Où se trouve le passage ?

1. Je suis l’Éternel qui te guérit ………………………………………………………….. Ex.
2. J’ai vu ses voies, et je le guérirai ……………………………………………………. Es.
3. J’ai crié à toi, et tu m’as guéri …………………………………………………………. Ps.
4. Je pardonnerai leur péché, et je guérirai …………………………………………. 2 Chron.
5. Dieu guérit… sa femme et ses servantes …………………………………………. Gen.
6. Guéris-moi, Éternel ! et je serai guéri ……………………………………………… Jér.
7. Moi, je blesse, et moi, je guéris ………………………………………………………… Deut.
8. Afin que ce qui est boiteux… se guérisse …………………………………………. Héb.
9. La teigne est guérie : il est pur ……………………………………………………….. Lév.
10. Vous serez guéris, et vous saurez pourquoi ……………………………………. 1 Sam.
11. Les feuilles de l’arbre sont pour la guérison …………………………………….. Apoc.
12. Ta ruine est grande… qui te guérira ? ……………………………………………… Lam.
13. Il frappe, et ses mains guérissent ……………………………………………………. Job
14. Étendant ta main pour guérir ………………………………………………………….. Actes
15. L’Éternel… guérira la blessure de ses plaies ……………………………………. És.
16. Il a envoyé sa parole et les a guéris ……………………………………………….. Ps.
17. O Dieu ! Je te prie, guéris-la ………………………………………………………….. Nomb.
18. J’ai entendu ta prière… voici, je te guérirai ………………………………………. 2 Rois
19. Lui a déchiré, et il nous guérira ………………………………………………………. Osée
20. Il les guérit tous ……………………………………………………………………………. Mat.
21. L’Éternel écouta… et guérit le peuple ………………………………………………. 2 Chron.
22. Il… le fera guérir complètement ………………………………………………………. Ex.
23. Je les guérirai, et leur révélerai une abondance de paix …………………….. Jér.
24. Je guérirai leur abandon de moi ………………………………………………………. Osée
25. Use de grâce envers moi, guéris mon âme ……………………………………….. Ps.
26. J’irai, moi, et je le guérirai ……………………………………………………………….. Mat.
27. Priez… en sorte que vous soyez guéris …………………………………………….. Jac.
28. La puissance du Seigneur était là pour les guérir ……………………………….. Luc
29. La guérison sera dans ses ailes ……………………………………………………….. Mal.
30. Par ses meurtrissures nous sommes guéris ………………………………………..

D’après le recueil de 360 passages 1978

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER ( PAÎTRE)

 

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER  (PAÎTRE)

 

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12. Moi-même je paîtrai mes brebis (Ez. 34)

Où se trouve le passage ?

1. Abreuvez le bétail, et allez, faites-le paître ………………………………………. Gen.
2. Voici, il paît le menu bétail …………………………………………………………….. 1 Sam.
3. Comme un berger il paîtra son troupeau ………………………………………….. Es.
4. Un conducteur qui paîtra mon peuple ……………………………………………… Matt.
5. Maintenant l’Éternel les paîtra ……………………………………………………….. Osée
6. Pais-les, et élève-les pour toujours …………………………………………………. Ps.
7. Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient …………………………….. Job
8. Des pasteurs… vous paîtront avec connaissance ……………………………… Jér.
9. Un fils mâle qui doit paître toutes les nations ……………………………………. Apoc.
10. Le Saronite, sur le gros bétail qui paissait en Saron …………………………. 1 Chron.
11. Pais ton peuple avec ton bâton ……………………………………………………… Michée
12. Qui paît un troupeau et ne mange pas du lait du troupeau ? ……………… 1 Cor.
13. Elles paissaient dans les roseaux (2) ……………………………………………… Gen.
14. Il les fit paître selon l’intégrité de son cœur …………………………………….. Ps.
15. Le veau y paîtra et y couchera ……………………………………………………….. Es.
16. Surveillants pour paître l’assemblée de Dieu ……………………………………. Actes
17. Nous avons été avec eux, faisant paître le menu bétail ……………………… 1 Sam.
18. Je me mis à paître le troupeau de la tuerie ………………………………………. Zach.
19. Les agneaux paîtront comme dans leur pâturage ……………………………… Es.
20. Je paîtrai encore ton bétail, et je le garderai …………………………………….. Gen.
21. Mon serviteur… les paîtra, et lui sera leur pasteur …………………………….. Ez.
22. Je susciterai sur eux des pasteurs qui les paîtront …………………………….. Jér.
23. Les montagnes lui apportent sa pâture …………………………………………….. Job
24. Nous, ton peuple et le troupeau de ta pâture …………………………………….. Ps.
25. Nous sommes le peuple de sa pâture et les brebis de sa main ……………. Ps.
26. Dis-moi… où tu pais ton troupeau ……………………………………………………. Cant.
27. Pais mes brebis …………………………………………………………………………….. Jean
28. Il… paîtra son troupeau avec la force de l’Eternel ………………………………. Michée
29. Lui, qui paît parmi les lis …………………………………………………………………. Cant.
30. L’Agneau… les paîtra et les conduira ………………………………………………… Apoc.

D’après le recueil de 360 passages 1978

TRENTE VERSETS BIBLIQUE À TROUVER (REPOSER)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUE À TROUVER (REPOSER)

Lien PDF : TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (REPOSER)

 11. Moi je les ferai reposer (Ez. 34)

Où se trouve le passage ?

1. Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné du repos ……………………………… Deut.
2. Béni soit l’Éternel, qui a donné du repos à son peuple ………………………. 1 Rois
3. Maintenant, l’Éternel, votre Dieu, a donné du repos ………………………….. Josué
4. Maintenant je serais couché… j’aurais du repos ……………………………….. Job
5. L’Éternel… nous a donné du repos tout à l’entour …………………………….. 2 Chron.
6. Je m’en vais donner du repos à Israël ……………………………………………… Jér.
7. Je t’ai donné du repos de tous tes ennemis ……………………………………… 2 Sam.
8. L’Éternel vous donne de trouver du repos ………………………………………… Ruth
9. Pour leur chercher un lieu de repos …………………………………………………. Nomb.
10. C’est ici mon repos à perpétuité …………………………………………………….. Ps.
11. Que j’eusse du repos au jour de la détresse …………………………………….. Hab.
12. Quel est le lieu de mon repos ? ……………………………………………………… Es.
13. Vous donner… du repos avec nous ………………………………………………… 2 Thess.
14. Vous trouverez du repos pour vos âmes …………………………………………. Jér.
15. Le quatorzième jour du mois ils se reposèrent ………………………………….. Esther
16. Le pays se reposera et jouira de ses sabbats …………………………………… Lév.
17. Vous vous reposerez sous l’arbre …………………………………………………… Gen.
18. Ma chair aussi reposera en espérance ……………………………………………. Actes
19. Faites reposer celui qui est las ………………………………………………………. És.
20. Il leur fut dit qu’ils se reposassent …………………………………………………… Apoc.
21. Il s’est reposé et a été rafraîchi ………………………………………………………. Ex.
22. Votre paix reposera sur elle …………………………………………………………… Luc
23. Jusqu’à ce que l’Éternel donne du repos à vos frères ………………………… Josué
24. Je lui donnerai du repos de tous ses ennemis ………………………………….. 1 Chron.
25. Mon âme, retourne en ton repos …………………………………………………….. Ps.
26. Je vous donnerai du repos ……………………………………………………………… Mat.
27. Celui qui a souffert dans la chair s’est reposé …………………………………… 1 Pierre
28. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire …………………………………………. Ps.
29. Son repos sera gloire …………………………………………………………………….. És.
30. Il se reposera dans son amour ………………………………………………………… Soph.

D’après le recueil de 360 passages 1978

LE PÉCHÉ ORIGINEL

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LE PÉCHÉ ORIGINEL

 

Bonheur et responsabilité d’Adam

« Au commencement Dieu (Hébreu : Élohim, pluriel d’Eloah, le Dieu suprême, la Déité dans le sens absolu), créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Après que Dieu ait tout préparé pour le recevoir, Il crée l’homme et le place sur la terre, dans les meilleures conditions possibles. Il vit dans un jardin de délices, il a la domination sur toutes choses (Gen. 1. 28 à 30), il ne lui manque rien. Il a tout pour être heureux dans son état d’innocence (1. 26 à 30 – 2. 6 à 25). Dieu donne une femme à l’homme, « une aide qui lui corresponde » (2. 18). Qu’y aurait-il que Dieu n’ait pas fait pour assurer un plein bonheur à Adam et Ève dans le jardin d’Éden (Éden signifie : délices, plaisir) ?

Mais Dieu avait confié une responsabilité à l’homme : il lui était défendu de manger du fruit d’un arbre qui était au milieu du jardin (Gen. 3. 3 ; 2. 9), l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’était simplement pour Adam, alors dans l’innocence, le test de son obéissance. Quelqu’un a écrit : « Cette défense, ou cette loi, ne supposait pas le mal : Adam aurait pu manger du fruit de l’arbre comme de tout autre (2. 9a) ; il n’y aurait eu en soi aucun mal à le faire, si cela n’avait pas été défendu ».

La chute

Mais le serpent, qui est Satan, ne tarde pas à se manifester. Il vient vers la femme qu’il sait plus faible que l’homme, et agit avec ruse pour la séduire : « le serpent séduisit Ève par sa ruse » (2 Cor. 11. 3). Dieu avait prévenu l’homme, lui disant : « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement (Gen. 2. 17). Le serpent affirme le contraire de la parole de Dieu : « Vous ne mourrez pas certainement » (3. 4). Fallait-il croire Dieu, ou Satan ? La question n’aurait pas dû se poser pour Ève ! Mais elle écoute les paroles du tentateur et sa convoitise s’éveille (3. 6). Par sa ruse (3. 1) Satan :
– introduit dans le cœur de la femme le doute quant à la parole prononcée par Dieu : « Quoi, Dieu a dit ?… » (3. 1b) ;
– l’abuse par un mensonge : « Vous ne mourrez pas » (3. 4) ;
– sème l’orgueil en elle : « Vous serez comme Dieu » (3. 5).
La femme se laisse séduire (3. 13, 6). Elle ne montre qu’insatisfaction et ingratitude envers son Créateur. Elle n’a pas bien écouté la parole de Dieu (comparer 2. 17 et 3. 3 : Gen. 2. 17 : Dieu avait dit : « … de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car au jour que tu en mangers, tu mourras certainement » ; Gen. 3. 3 : Ève dit : « Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez ». Mais elle écoute le serpent et croit son mensonge, rejetant ainsi la parole de Dieu qui est la vérité (Jean 17. 18). Trompée par Satan, elle tombe en désobéissant au seul commandement de Dieu qu’elle devait respecter : « Adam n’a pas été trompé ; mais la femme, ayant été trompée, est tombée dans la transgression » (1 Tim. 2. 14).
Satan cherche toujours à s’élever dans son orgueil. Il veut s’emparer de la terre et, dans ce but, il fait tomber celui que Dieu avait placé pour dominer, l’homme.

Le travail de Satan

 Satan cherche à détruire le bonheur que Dieu avait donné à l’homme et à rompre sa relation heureuse avec Dieu. Comme quelqu’un l’a écrit, il veut faire croire que « Dieu garde quelque chose pour Lui-même de peur que l’homme ne soit aussi heureux que Lui ». Il dit : Dieu vous prive des avantages et des bénédictions excellentes que vous trouveriez à manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ; s’Il vous le défend, c’est qu’Il ne vous aime pas vraiment et qu’Il ne veut pas votre bonheur. La créature devait obéir à son Créateur et ne pas mettre en doute son amour et sa parole. Ève ne devait rien ajouter (ni retrancher) à la parole de Dieu, elle devait simplement y obéir. Mais elle laisse Satan introduire le doute dans son cœur.

Le serpent insinue que Dieu voulait les priver de la connaissance du bien et du mal, ce qui les aurait rendus égaux à Dieu. Quelle tentation pour le cœur de l’homme, de croire que, hors de la dépendance de son Créateur il serait libre, deviendrait son propre maître, serait même égal à Dieu !
La convoitise entre dans le cœur de la femme et produit le péché (voir Jac. 1. 15). Sachant pourtant qu’il était contraire à la volonté de Dieu de manger du fruit de cet arbre, elle en mange et en donne à son mari qui, sans se poser aucune question, en mange lui aussi (2. 6). Ainsi, le premier acte d’Adam en tant qu’homme responsable est de désobéir. Il tombe dans la transgression dès la première attaque de l’Ennemi, en ayant conscience de son acte. Il cède à sa propre volonté, dans l’incrédulité et le doute quant à Dieu. Sa pleine responsabilité est alors établie, la rupture avec Dieu est consommée.

Conséquences de la chute

 Ainsi, par la convoitise de la chair – « l’arbre était bon à manger » -, la convoitise des yeux – « il était un plaisir pour les yeux » – et l’orgueil de la vie – « l’arbre était désirable pour rendre intelligent » -, Satan a fait tomber l’homme dans le péché. Le péché, sous l’une ou l’autre de ces trois formes, touchera désormais tout ce qui est dans le monde (voir 1 Jean 2. 16). L’homme, devant choisir entre le bien et le mal, opte délibérément pour le mal. Il perd alors son état d’innocence et ses yeux s’ouvrent sur son état de pécheur (3. 7). Il atteint à la connaissance du bien et du mal, mais en faisant le mal et devenant mauvais lui-même. Il rejette le Dieu qui l’avait tant béni, et le perd. Toute relation est désormais rompue avec Lui, du fait du péché qui vient d’être introduit dans le monde par sa faute. Un croyant d’autrefois a écrit : « Il a renoncé à dépendre de Dieu et à Lui être soumis ; il a peur de Dieu et cherche à se cacher de Lui (3. 8)… La volonté propre et la convoitise étaient entrées dans le cœur de l’homme, la culpabilité et la peur de Dieu dans sa position ». Adam a désormais acquis une conscience, qui lui permet de faire la différence entre le bien et le mal et le condamne lorsqu’il fait le mal.

A la suite de la désobéissance d’Adam et afin d’éviter qu’il mange aussi du fruit de l’arbre de la vie – ce qui aurait eu pour conséquence de remplir la terre d’hommes et de femmes pécheurs, sans crainte de Dieu et immortels – Dieu le chasse à jamais du jardin d’Éden (3. 22 à 24). Qu’a-t-il obtenu en écoutant Satan et en désobéissant à Dieu ? Il a perdu sa relation avec Dieu, il devra désormais travailler péniblement pour gagner son pain, il connaîtra la souffrance et finalement la mort.
Adam a « regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu » (Phil. 2. 6). L’attaque de Satan a manifesté ce qu’il y avait dans son cœur et cela se retrouvera dans le cœur de tous ses descendants : orgueil et prétention. Mais en voulant s’affranchir de Dieu, il s’est placé sous l’esclavage de Satan. L’homme qui proclame qu’il ne veut ni Dieu, ni maître, est pourtant, à cause de la chute d’Adam dont il descend, sous le pouvoir et la domination de Satan, esclave du péché. Le Seigneur Jésus dit à Paul : « Je t’envoie vers [les nations]… pour qu’ils se tournent… du pouvoir de Satan à Dieu » (Act. 26. 18) ; « Quiconque pratique le péché est esclave du péché » (Jean 8. 34). Et comme « par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort… ainsi la mort a passé à tous les hommes en ce que tous ont péché » (Rom. 5. 12). Voila l’héritage qu’Adam a légué à sa descendance, jusqu’à aujourd’hui et tant que le monde actuel subsistera. La chute du premier homme explique l’histoire de toute l’humanité ; le péché commis en Éden résout l’énigme que constitue cette histoire. Depuis la chute et l’entrée du péché dans le monde, l’histoire de l’homme n’est que mal, haine, souffrance, violence, meurtres, guerres, idolâtrie…

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Pourquoi Dieu a-t-Il permis la chute ?

 Pourquoi Dieu a-t-Il laissé entrer le péché dans le monde ? Comment se fait-il qu’Il ait permis la chute d’Adam ? Pourquoi n’a-t-Il pas empêché le diable de tenter Ève ? Pourquoi a-t-Il laissé Adam manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ?

Dieu, parce qu’Il est Dieu, a la préconnaissance de toute chose. Il savait qu’Adam allait céder à la tentation et Il connaissait par avance les conséquences de la chute pour l’humanité tout entière. Dieu savait ce qu’il y avait dans le cœur d’Adam – comme Il connaît ce qu’il y a dans le cœur de tout homme: « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le cœur » (Jér. 17. 9). Il savait toute l’histoire qui allait suivre cette première défaillance du premier homme sur la terre. Avec Adam, Dieu a fait l’expérience fondamentale de la responsabilité de l’homme. L’homme pourrait-il demeurer ferme dans la responsabilité qui lui était confiée ? Dieu nous montre dans le livre de la Genèse que la réponse à cette question est : non ! Et toute l’histoire de l’humanité confirme ce qui a toujours lieu chez l’homme quand Dieu lui confie une responsabilité quelconque : la désobéissance et la chute.

Le plan de Dieu

 Dans ses plans et ses desseins d’éternité, Dieu avait en vue quelque chose d’infiniment plus heureux et plus glorieux pour l’homme qu’une vie et des relations avec Lui dans l’état d’innocence sur la terre. Si l’homme n’avait pas péché et était resté dans la condition dans laquelle il avait été créé, Dieu n’aurait pas pu révéler et faire connaître l’étendue de Son amour envers les hommes, déployé dans la Personne de son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur Jésus. Car Il avait devant Lui un « moyen » magnifique par lequel Il pourrait concilier sa sainteté et son amour, par lequel sa gloire allait être magnifiée et sa grâce envers l’homme pécheur allait se déployer librement en salut. L’évangile (ou : la bonne nouvelle) de Dieu nous révèle que « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Dans son amour immense et pour le salut de l’homme pécheur, Il « n’a pas épargné son propre Fils, mais… l’a livré pour nous tous » à la croix (Rom. 8. 32).

Ce n’est qu’à une créature pécheresse que Dieu allait pouvoir manifester tout l’amour de Son cœur et la plénitude de Sa grâce. Il voulait avoir, tout près de Lui, dans le ciel de Sa présence – et non pas loin de Lui, sur la terre – des hommes sauvés, rendus agréables et parfaits pour Sa gloire et Sa joie. « [Dieu] nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1. 6). « Par une seule offrande, [Christ] a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). Il voulait des enfants pour son cœur, des fils dans la gloire, un peuple d’adorateurs pour Lui-même. Il voulait une épouse pour son Fils qui est le centre de ses affections et de ses desseins, formée de tous les rachetés mis au bénéfice de l’œuvre de la rédemption rendue nécessaire par le péché de l’homme. (la rédemption signifie le rachat au moyen d’une rançon, suivi d’une délivrance).
Alors, comme un croyant du siècle dernier l’a dit : « Dieu, dans son conseil, introduit une nouvelle scène où il n’y a qu’un arbre : l’arbre de vie. Dieu y introduit l’homme dans sa pure et puissante grâce. L’homme s’était fermé la terre, Dieu va lui ouvrir le ciel en donnant Jésus – c’est l’œuvre de l’expiation ; mais après cette œuvre, après la croix de Jésus, toutes choses sont réglées définitivement ». Christ a pris sur Lui à la croix la responsabilité de l’homme ; Il y a pleinement répondu devant Dieu. C’est pourquoi, à la fin de la Parole de Dieu, il n’y a plus qu’un seul arbre dans la sainte cité (le vase du pouvoir divin pour gouverner la terre pendant les 1000 ans du règne de Christ), celui de la vie : « Au milieu de sa rue, et du fleuve, de çà et de là, était l’arbre de vie, portant 12 fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations » (Apoc. 22. 2). L’arbre de la responsabilité ne s’y trouve plus.

Le péché et son salaire, la mort

Dieu n’a pas été pris au dépourvu par la chute de l’homme. Il savait que Satan allait le faire tomber, que l’homme allait devenir un pécheur qu’Il devrait éloigner de sa présence sainte. Le jugement sur l’homme était sans appel du fait de la gravité de sa faute : « Tu retourne[ras] au sol, car c’est de lui que tu as été pris ;car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (3. 19) – selon ce qui est écrit : « Et l’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante » (Gen. 2. 7) ; « Le premier homme est tiré de la terre – poussière » (1 Cor. 15. 45).
L’épître de Jacques nous expose le principe général de l’enchaînement du mal et de ses conséquences inéluctables : « Chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; puis, la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé (mené à son terme), produit (engendre) la mort » (Jac. 1. 14 et 15). L‘apôtre Paul confirme : « le salaire du péché, c’est la mort » (Rom. 6. 23a). Dans son épître aux croyants de Rome, il montre que tous les hommes descendants d’Adam sont sous la juste condamnation de Dieu. Lire Romains 1. 18 à 3 : 20.
Paul écrit : « Nous venons d’accuser aussi bien Juifs que Grecs d’être tous sous l’emprise du péché, comme il est écrit : ‘’Il n’y a pas de juste, non pas même un seul’’ » ; « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 9 et 10 ; 3. 22). « Par un seul homme [Adam] le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et… ainsi la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché… Par la faute d’un seul [Adam], beaucoup sont morts… Car le jugement, à partir d’un seul [Adam], aboutit à la condamnation… Par la faute d’un seul [Adam], la mort a régné par un seul… Une seule faute a des conséquences envers tous les hommes en condamnation… Par la désobéissance d’un seul [Adam], beaucoup ont été constitués pécheurs » (5. 12… 19). Par un autre passage des Écritures, nous apprenons que, après la mort du pécheur, viendra son inéluctable jugement et sa condamnation éternelle : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27).

La réponse de Dieu

 Mais Dieu, dans son amour, a introduit l’antidote à la mort. A chacune des affirmations de l’épître aux Romains qui condamne l’homme pécheur, répond la grâce de Dieu dans le don de son Fils. L’œuvre de Jésus vient glorifier Dieu, dont la gloire a été foulée aux pieds par l’homme, honorer Celui que l’homme a déshonoré en Éden, et apporter la grâce de Dieu, pleine et sans limite, au pécheur condamné mais repentant. « Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire par la foi en son sang, afin de montrer sa justice… en justifiant celui qui est de la foi en Jésus » (Rom. 3. 24… 26) ; « N’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ?… La grâce de Dieu et le don ont abondé envers beaucoup, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ !… Le don de grâce, à la suite de nombreuses fautes, aboutit à la justification… Ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice règneront en vie par un seul Jésus Christ !… Une seule justice a des conséquences envers tous les hommes en justification de vie… « Une seule justice » : c’est la justice acquise par Christ et conférée au croyant, en vertu de la mort et de la résurrection du Seigneur.

Par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes… Comme le péché a régné par la mort, de même aussi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur » (Rom. 5. 15… 21). Et si tous ceux qui sont « dans l’Adam » – le chef de l’humanité mortelle – doivent mourir, ceux qui seront trouvés « dans le Christ » – le chef de ceux qui auront cru en Lui – seront rendus vivants : « Car comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ, tous seront rendus vivants » (1 Cor. 15. 22).

Le résultat de l’œuvre de la croix

Avant même de prononcer la juste sentence sur Ève et Adam, Dieu s’adresse au serpent et annonce sa condamnation et son écrasement final (Gen. 3. 14 et 15). Le péché est entré dans le monde par la faute de l’homme – le 1er Adam -, mais il sera ôté du monde par le moyen de « la descendance de la femme » – le « dernier Adam », Christ : « Le dernier Adam, un esprit vivifiant (faisant vivre) » (1 Cor. 15. 45) ; « [Jean] voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Quelqu’un a écrit : « Le péché du monde ôté, tel est l’aboutissement des voies divines à partir de l’entrée du péché dans le monde ». Cependant, les conséquences de la chute d’Adam ne pourront être annulées que par « le talon brisé » de Celui qui vaincra Satan à la croix au prix du sacrifice de Sa vie : « [la descendance de la femme] te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (Gen. 3 : 15.
Dieu a répondu à la chute d’une manière merveilleuse et glorieuse : Il a donné Son Fils unique et bien-aimé, Il l’a envoyé dans le monde et l’a livré pour nous afin qu’Il soit la propitiation pour nos péchés (voir 1 Jean 4. 9 et 10 ; Rom. 8. 32 ; 3. 25). (La propitiation signifie que nous Lui sommes rendus propices – favorables – par le sacrifice de Jésus, par lequel Dieu peut pardonner le pécheur).
Dieu a prouvé par la mort de son Fils que, dans sa sainteté Il ne peut tolérer le péché – « Tu as les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13) -, mais que dans son amour, Il sauve le pécheur : « Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
C’est à la croix du Seigneur Jésus que « La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps. 85. 10).
Jésus Christ, par sa mort sur la croix, a répondu entièrement à toutes les exigences du Dieu saint et juste quant au péché, et a glorifié Dieu comme jamais Il n’aurait pu l’être par la vie d’un homme dans les conditions du jardin d’Éden. La sainteté, la justice, l’amour et la grâce de Dieu ont été pleinement révélés et magnifiés par la croix du Seigneur Jésus.
Jamais l’homme n’aurait pu connaître ce qu’est l’amour de Dieu dans sa plénitude et son infinie grandeur, sans le don immense de Son Fils et le sacrifice du Seigneur Jésus sur la croix. « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Cor. 9. 15) ; « Par ceci nous avons connu l’amour : c’est que lui a laissé sa vie pour nous » (1 Jean 4. 16).

Grâce à l’œuvre de la croix, Dieu peut affirmer au pécheur qui vient se placer à l’abri du sang qui rachète : « Vous avez été rachetés de votre mauvaise conduite… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 18 et 19) ; « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités » ; « J’ai effacé comme un nuage épais tes transgressions, et comme une nuée tes péchés ». Le pécheur au bénéfice du sang de Christ s’écrie : Il a « jeté tous mes péchés derrière son dos » et « dans les profondeurs de la mer ». Les rachetés sont assurés que « autant l’orient est loin de l’occident, autant Il a éloigné de nous nos transgressions » (Héb. 10. 17 ; És. 44 :22 ; És. 38. 17 ; Michée 7. 19 ; Ps. 103. 12). L’apôtre Paul écrit à ceux qui étaient de misérables pécheurs : « mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus et par l’Esprit de notre Dieu » ; « si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ » (1 Cor. 6. 11 ; 2 Cor. 5. 18).
Satan pensait avoir entraîné l’homme dans le malheur éternel et à jamais loin de Dieu. Mais, grâce au sacrifice propitiatoire du Seigneur Jésus, le croyant dont les péchés ont été expiés par le sang de Christ, est maintenant approché de Dieu aussi près qu’il soit possible de l’être sur la terre. « Maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). Et bientôt viendra le moment où Jésus Lui-même viendra du ciel chercher tous ceux qu’Il s’est acquis par sa souffrance et sa mort sur la croix, pour les faire entrer à toujours auprès de Lui dans les plusieurs demeures de la maison de son Père : « [Jésus dit :] Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures… Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3).

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 « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé ».

Cher lecteur, chère lectrice, auquel de ces deux « chefs de race » appartenez-vous ? Votre avenir éternel dépend de votre réponse. Êtes-vous toujours dans la famille du premier Adam, le pécheur qui est loin de Dieu, la famille de ceux qui ne croient pas au Fils de Dieu et n’ont pas la vie ? – « Celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12).
Ou faites-vous partie, de ceux qui sont « sauvés par la grâce, par la foi » (Éph. 2. 8), qui appartiennent à la famille du dernier Adam, de ceux qui participeront bientôt à la gloire, à la joie et au bonheur éternels de leur Sauveur et Seigneur dans le ciel ?
« Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui ».
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 5. 21 ; 6. 2).

Ph. Fuzier Décembre 2019