DIEU ME RECEVRA-T-IL ?
Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. Jean 6. 37.
DIEU ME RECEVRA-T-IL ?
C’est là une question qui préoccupe particulièrement les personnes qui sont conscientes de leur culpabilité. Elle peut résulter du fait qu’un péché très grave, que la plupart des gens considèrent comme honteux, pèse sur la conscience. Cependant, il y a des personnes qui mènent une vie honnête, et même religieuse, qui ont lu la Parole de Dieu et prié, mais qui sont tourmentées par un sentiment de culpabilité. Elles savent que Dieu offre Sa grâce en Christ à tous les hommes, mais elles n’osent pas la réclamer pour elles-mêmes.
Nous aimerions rassurer ces personnes inquiètes en leur disant que, quelle que soit la gravité de leur culpabilité, elle ne les empêche pas d’être acceptées par le Seigneur. « Là où le péché abondait, la grâce a surabondé » (Rom. 5. 20).
Christ est mort pour nos péchés. Maintenant tous les hommes, sans exception, peuvent être pardonnés. Quiconque se détourne du péché et vient à Lui par la foi obtient un plein pardon. Christ Lui-même a dit qu’Il ne rejetterait personne.
Personne ne doit penser qu’il a besoin de s’améliorer afin de devenir « digne » d’être accepté. Il est prouvé que ce n’est pas possible ! C’est pourquoi chacun doit venir à Christ tel qu’il est.
Quand quelqu’un, quel qu’il soit, « croit en celui qui justifie l’impie », ayant renoncé à s’appuyer sur ce qu’il peut faire lui-même, « sa foi est comptée à justice » (Rom. 4. 5). Cela signifie que nous ne sommes pas déclarés libres de nos péchés à cause de nos bonnes œuvres, mais par la foi en Dieu et en notre Sauveur Jésus Christ.
D’après « The Good Seed » mai 2020
TRADUCTION DE FEUILLETS (17)
TRADUCTIONS DE FEUILLETS (17)
Tourne-toi vers moi et use de grâce envers moi, car je suis seul et affligé. Les détresses de mon cœur se sont agrandies ; fais-moi sortir de mes angoisses. Ps. 25. 16 et 17
SORTIR DE LA DÉPRESSION
Louis était un chrétien convaincu, connu et actif. Et soudain il tomba malade : burnout lié à une profonde dépression durant indéfiniment. Son épouse lui donna alors un livre dont le titre était : Demeurer en Christ et continuer à Lui faire confiance. Louis, de mauvaise humeur, mit le livre de côté. Il expliqua plus tard :
– Je dois reconnaître que, dans mon vocabulaire de chrétien, demeurer et rester tranquille n’avaient pas de place. C’était pour moi des synonymes de : ne rien faire, ne pas bouger. Et c’était contraire à mes habitudes de nature. Pourtant j’étais maintenant couché, sans forces, sans réactions. La seule chose que je pouvais faire, c’était de rester tranquille – près de Jésus, mon Seigneur.
Il se passa des semaines avant que mon esprit épuisé et mon corps fatigué se remettent. Je fus surpris et heureux quand je me rendis compte que Dieu me parlait à nouveau. Oui, Il avait toujours été là. Il ne m’avait pas retiré Son Esprit ; et Sa puissance n’avait pas changé. C’était moi qui devais devenir paisible et tranquille, et non pas Dieu !
Il devint clair pour moi que Dieu aime aussi ceux qui ne sont pas actifs, qui ne peuvent plus rien faire ! Je reconnus avec reconnaissance : – Je ne suis pas obligé de m’astreindre, d’être actif, mais seulement de demeurer près du Seigneur. Quel soulagement et quelle joie ! Et non seulement Dieu m’aimait alors que j’étais inactif, Il m’encourageait même.
Le Seigneur Jésus, mon Sauveur, ne m’a pas abandonné. Dans mon burnout et ma dépression, je L’ai connu d’une nouvelle manière : Il a pris du temps, Il a été à mes côtés, Il m’a enseigné avec amour.
« Dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force » (És. 30. 15).
D’après Der Herr ist nahe Mai 2020
Voici des hommes portant sur un lit un homme qui était paralysé : ils cherchaient à l’introduire et à le mettre devant lui (Jésus). Luc 5. 18.
PERDRE ET GAGNER
La jeune fille avait été déçue : un jeune homme lui avait dit qu’il l’aimait, mais il n’avait désiré que son corps et son argent. Puis il l’avait délaissée.
Elle était désespérée – et elle se jeta devant un train. Quand elle revint à elle à l’hôpital et qu’elle voulut se lever, elle ne le put pas : elle avait perdu les deux jambes ! Un cri déchirant retentit dans la chambre…
Les jours suivants, c’était le désespoir, l’apathie et les reproches : – Pourquoi suis-je encore en vie ? Je ne pourrai plus jamais marcher, plus jamais faire ce que je veux. Je suis pour toujours clouée sur un lit !
Alors qu’elle était à nouveau complètement désespérée, une infirmière vint s’asseoir près d’elle et la questionna sur sa vie jusque-là. La jeune fille raconta : – Le matin j’allais au travail. Quand je rentrais à la maison, le soir, mon ami et moi allions à une soirée ou l’autre. Il y avait toujours quelque chose. Et maintenant je ne pourrai plus jamais aller nulle part – plus jamais !
L’infirmière resta un moment silencieuse, puis elle lui dit : – Il y a pourtant un chemin où vous pourrez marcher encore et toujours. Vous n’y avez pas pensé quand vous étiez en bonne santé – mais il est encore ouvert. Et elle lui raconta le récit des quatre hommes qui, ensemble, avaient amené à Jésus l’homme paralysé – et comment Jésus avait dit au paralytique : « Tes péchés sont pardonnés » (Luc 5. 18 à 26).
La jeune fille écouta, elle posa des questions, elle crut au message et fit l’expérience du pardon de ses péchés. Plus tard, elle disait souvent : – Le chemin avec Jésus est meilleur que tous les chemins sur lesquels j’étais autrefois.
« Éternel ! Enseigne-moi ton chemin, et conduis-moi dans le sentier uni » (Ps. 27. 11).
D’après Die gute Saat mai 2020
Jésus leur dit… je suis la porte des brebis… je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. Jean 10. 7 et 10.
AVOIR LA VIE ÉTERNELLE DÈS MAINTENANT
Un jeune garçon avait entendu le message de la bonne nouvelle concernant le Seigneur Jésus Christ. Il était conscient que ce message était la vérité, que lui-même, bien qu’encore jeune, ne pouvait pas se tenir devant Dieu à cause de ses péchés. Mais la question était-elle urgente ? Devait-il se convertir tout de suite ?
Il demanda au prédicateur à quel âge on devait se convertir. – Au moins une heure avant de mourir, fut la réponse, brève mais interpellante. Le garçon réfléchit un moment, puis il dit : – Cela veut dire que je dois me convertir tout de suite ! Il avait compris quelle était la seule conclusion possible, et il agit en conséquence.
Il est clair que personne ne sait quand viendra sa dernière heure, ni non plus s’il aura alors la possibilité de se mettre en ordre avec Dieu. Aussi, quand Dieu appelle, nous devons obéir à Sa voix qui nous interpelle. Nous ne pouvons pas Le faire attendre jusqu’à ce que cela nous convienne.
Quelqu’un pourra toutefois demander : – Dans le cas où un jeune se convertit et décide de vivre conformément aux enseignements de la Bible, est-ce qu’il ne perd pas les meilleures années de sa vie ? – Sans doute, il ne vit pas certaines expériences excitantes qui sont souvent très attirantes. Mais de telles expériences, vécues loin de Dieu et dans des plaisirs impurs, laissent cependant toujours un mauvais arrière-goût, ou même un sentiment de culpabilité et d’implication dans le mal. Un jeune chrétien renoncera à de telles choses ; il se rend compte que celui qui désire vivre pleinement sa vie n’y trouvera pas réellement de la joie. Le chrétien a trouvé Christ, et par Lui, une vie accomplie, qui vaut la peine d’être vécue, et où il ne lui manque rien.
D’après The good Seed Avril 2020
Arrête-toi maintenant, et je te ferai entendre la parole de Dieu. 1 Sam. 9. 27.
ARRÊTÉE PAR LA TERREUR
Au milieu des grandes forêts d’Amérique vivait une famille travailleuse de petits propriétaires.
Un soir, après que le père et les enfants soient allés se coucher, la mère était encore occupée à des préparatifs pour le lendemain.
Jusque-là, elle n’avait jamais pensé à se préparer aussi pour l’éternité. Elle savait qu’elle avait besoin d’avoir Jésus Christ comme son Sauveur, mais elle avait toujours repoussé cette décision, de Le recevoir dans sa vie.
Elle alla dans la grange chercher du bois de chauffage pour la cheminée. En traversant la cour pour revenir à la cuisine, elle aperçut un énorme jaguar qui, sortant de la forêt, se dirigeait sur elle en bondissant. Elle laissa tomber son panier et courut à la porte d’entrée de la maison, qui par miracle était encore ouverte. Elle entra de justesse en fermant la porte au verrou derrière elle, et le jaguar heurta violemment la porte, retombant inconscient à cause du choc.
Réveillé par le bruit, le mari accourut, et trouva sa femme gisant sur le sol. Par la fenêtre il aperçut le jaguar qui se relevait. Il releva rapidement sa femme, puis tira sur le prédateur. Entre-temps, sa femme s’était un peu remise de son choc, mais elle ne se sentait pas du tout tranquille. Elle savait qu’elle n’était pas prête pour paraître devant le jugement de Dieu. Elle se retira à l’écart, s’agenouilla et confessa sa vie vécue sans Dieu.
Cette occasion terrible l’avait amenée à s’arrêter pour écouter la Parole de Dieu et lui obéir.
D’après The good Seed Mai 2020
C’est une chose terrible de tomber dans les mains du Dieu vivant ! Héb. 10. 31.
ÊTES-VOUS EN ORDRE AVEC DIEU ?
Une infirmière chrétienne nous raconta le fait suivant.
Il y a bien des années, il y avait, dans le service de l’hôpital où je travaillais, une femme très gravement malade. Elle me demanda un jour : – Ma sœur, est-ce que je vais mourir ? Je lui répondis : – Je ne le sais pas, mais vous-même savez que votre état est très grave. Êtes-vous prête à mourir ? Est-ce que tout est en règle entre Dieu et vous ?
Elle a alors fait part de ses problèmes : – Rien n’est en ordre. Je ne peux pas mourir maintenant. Nous avons juste réussi à relever notre entreprise qui était au bord de la faillite – et à mettre un peu d’argent de côté pour nos vieux jours. Jusqu’à maintenant je n’ai fait que travailler. Et puis, il y a mon compagnon. Nous vivons ensemble, mais il nous faut nous marier. Ma sœur, je ne dois pas mourir déjà !
Sa fin approchait. Est-ce que je pouvais rester muette ? – Je devais lui parler du Seigneur Jésus, de Son amour et de Son œuvre de la croix. Je priai avec elle, en la recommandant à Dieu.
Alors elle me prit la main et me dit : – Ma sœur, priez pour ma chatte aussi, pour qu’on puisse trouver quelqu’un qui s’en occupe. Je fus prise par surprise, mais elle me suppliait : – Priez pour ma chatte ! Aussi j’ai prié pour sa chatte. Quand, plus tard, je retournai près de son lit, elle était dans le coma. Elle mourut peu après.
Pour quoi que ce soit qu’elle ait eu à mettre en ordre, c’était trop tard ! Il était clair qu’elle n’était plus capable, dans ses derniers moments, de distinguer ce qui était important ou non. Est-ce qu’elle put s’approcher de Dieu ? – Je ne le sais pas. J’ai rarement vécu un choc tel que celui-là. Comme il est impératif de mettre en ordre à temps ses relations avec Dieu !
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut ». (2 Cor. 6. 2).
D’après The good Seed Mai 2020
Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs et sachant que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face… et nous n’avons eu pour lui aucune estime. És. 53. 3.
DÉFIGURÉ POUR SAUVER UNE AUTRE PERSONNE
Dans une maison d’un village, un incendie s’était déclaré. Les voisins accoururent. Tout à coup on entendit un cri désespéré… C’était un petit garçon qui était resté prisonnier des flammes ! Sa maman, sortie faire quelques courses, arrive, affolée. Elle se précipite vers la maison, mais un bras la retient et un homme se jette dans le feu à sa place. Il réussit à grimper dans l’escalier, retire sa veste et en entoure le petit garçon avant de redescendre à travers le feu. L’enfant est sauvé ! Mais l’homme est gravement brûlé, et ses souffrances intenses dureront longtemps.
Lorsqu’il est enfin guéri, son visage est défiguré et méconnaissable. Le petit garçon sauvé grandit, le souvenir de l’incendie s’estompe. L’homme défiguré fait peur aux enfants, qui s’enfuient quand ils le voient. Quelquefois ils se moquent de lui, et le petit garçon sauvé, se joint inconsciemment à eux pour le chicaner… Mais ses parents, eux, n’ont pas oublié ! Et un jour, quand leur enfant est en âge de comprendre, ils lui expliquent ce qui a défiguré à jamais le visage de cet homme courageux et charitable.
L’enfant éclate en pleurs. Comment a-t-il pu se moquer de celui qui a risqué sa propre vie pour le sauver ? Tout honteux et plein de remords, il court pour chercher cet homme et se jette dans ses bras. Comme il l’aime maintenant !
Cela nous fait bien penser aux souffrances de Jésus Christ par amour pour nous : c’est à Lui que nous devons la vie éternelle. Il est bien digne de toute notre reconnaissance, de notre amour et de notre obéissance. Il est digne que nous nous souvenions de Lui.
D’après Il buon Seme Avril 2020
CORONA 9
CORONA 9
Le mois de mai est le temps des semailles au Canada. Lorsque le cultivateur ensemence ses champs, il le fait dans l’espérance d’une abondante récolte.
Il doit déployer beaucoup d’efforts jusqu’à ce que la semence soit en terre et parfois bien de la patience.
Plusieurs embûches déstabilisent le semeur : des pierres à enlever, un outil qui se brise, ou la pluie qui vient retarder le moment idéal pour la réussite. Si le temps pour semer est dépassé, si les graines ne peuvent profiter des pluies de la première saison, il y aura échec.
Ensuite, comme montré dans les Écritures, il faut de la vigilance : « le matin, sème ta semence, et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela » (Éccl. 11. 6). Il faut aussi de la patience : « voici, le laboureur attend le fruit précieux de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison » (Jac. 5. 7).
On dit dans le métier de cultivateur : « c’est en hiver que l’on se prépare pour la prochaine saison ». Ainsi, le printemps arrivé, les outils seront réparés, les semences achetées.
Semblablement, dans le champ du Seigneur, que ce soit pour l’évangélisation, pour l’édification des saints ou pour tout ministère pastoral, il faut un temps de préparation. Il y a l’appel du Seigneur, comme ce fut le cas pour Élisée quand Élie posa son manteau sur le laboureur, ensuite la décision et la formation.
Après le départ d’Élie pour le ciel, Élisée était reconnu comme celui qui « versait l’eau sur les mains d’Élie » (2 Rois 3. 11), ce qui laisse à penser qu’il a été quelques années à son service.
Lorsqu’un sacrificateur ou un prophète offrait un sacrifice, il devait se laver les mains ; en cela, Élisée assistait son maître ! Humble service pour celui qui remplacerait le prophète d’Israël. La communion avec Élie devait lui être hautement profitable.
Si ce temps d’attente peut se comparer à la préparation hivernale du paysan, il est aussi le temps pour tout serviteur de Dieu, d’apprendre à connaître la volonté de son Maître.
Lorsque l’Évangile est apporté, le semeur de la Parole de Dieu rencontre beaucoup d’embûches. Ce ne sera pas des pierres à enlever, mais des raisonnements, des doutes, des craintes, enfin tout ce que l’adversaire essaye de « semer » pour contrecarrer l’œuvre de Dieu.
Mais le champ n’est pas seulement le monde (Mat. 13. 38), c’est aussi notre cœur !
Pour que le Seigneur puisse s’en servir il faut qu’il soit labouré. Au reste, l’apôtre Paul, en écrivant aux Corinthiens, doit leur dire : « vous êtes le labourage de Dieu » (1 Cor. 3. 9).
Ce travail de l’Esprit de Dieu dans le croyant passe souvent par des tribulations, « sachant que la tribulation produit la patience, et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance » (Rom. 5. 3). C’est aussi une question de foi pratique qui fera écrire à l’apôtre Jacques : « l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais que la patience ait son œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis » (Jac. 1. 3 et 4).
Nous devons savoir discerner le moment propice pour entrer en conversation avec ceux que le Seigneur place sur notre chemin, savoir employer les mots qui dirigeront les regards vers le ciel, semer la Parole et attendre patiemment que « Dieu produise l’accroissement » (1 Cor 3. 7).
En méditant sur le thème de la patience, nous pensons aux bien-aimés du Seigneur qui traversent la persécution, la famine, les deuils ou les maladies éprouvantes. Écoutons l’Écriture sainte : « Voici, nous disons bienheureux ceux qui endurent l’épreuve avec patience. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin du Seigneur, savoir que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).
Combien nous aimerions tous être épargnés des souffrances physiques ou même morales. Nombreux sont ceux et celles qui traversent de telles circonstances ; leur témoignage de foi, de confiance et de patience devient, pour plusieurs, source d’inspiration.
Paul et Silvain, et Timothée se glorifiaient des Thessaloniciens dans les assemblées de Dieu au sujet de leur patience et de leur foi, « dans toutes vos persécutions et dans les tribulations que vous supportez » (2 Thess. 1. 4).
Trois assemblées (églises) d’Asie sont caractérisées par la patience : Éphèse, Thyatire et Philadelphie. Cette dernière touche particulièrement nos cœurs : puisqu’elle a « gardé la parole de ma patience (celle de Jésus) », elle sera gardée par Lui « de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre » Apoc. 3. 10).
Gardée « hors de » l’épreuve, l’Église unie à son Seigneur dans le ciel, entrera en sympathie et en prières pour ceux qui, sur la terre, refuseront la marque de la bête.
Au cours de cette grande tribulation, les saints éprouvés seront témoins de la chute définitive de Babylone. Après avoir été persécutés par elle, ils auront cette récompense : la délivrance anticipée qui sera donnée entièrement par le Seigneur ; « Ici est la patience des saints ; ici, ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus (Apoc. 14. 12).
Pour nous aujourd’hui, soyons « fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie » (Col. 1. 11).
« Le ministère de la justice » (2 Cor. 3. 9), lié à la « connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » est un trésor placé dans nos cœurs, qui sont des vases de terre.
Le service de la proclamation de la bonne nouvelle du salut fait aussi partie de ce trésor (voir : 2 Cor. 3. 18 à 4. 6). La gloire promise, dans laquelle nous entrerons et qui nous est encore voilée, « nous l’attendons avec patience » (Rom. 8. 25).
En ce temps particulier, que nous vivons présentement : Usons de patience, affermissons nos cœurs, « car la venue du Seigneur est proche » (Jac. 5. 8).
SAUVÉS PAR GRÂCE, PAR LA FOI
Comment un homme sera-t-il juste devant Dieu ? Job 9. 2.
Étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus. Rom. 3. 24.
SAUVÉS PAR GRÂCE, PAR LA FOI
« Il n’y a pas de juste, non pas même un seul » déclare la Bible (Rom. 3. 10). Cependant, Dieu dit : « Justes, réjouissez-vous en l’Éternel » (Ps. 97. 12). D’où viennent alors ces justes ? Est-il possible qu’une personne injuste puisse devenir juste devant Dieu ? Eh bien, oui ! – par la vertu du sang de Christ mort pour nos péchés.
Que devons-nous faire pour devenir justes devant Dieu ? Simplement croire en Jésus Christ, que Dieu a envoyé dans le monde pour être notre Rédempteur (voir Rom. 5. 8 et 9 ; 1 Cor. 15. 3).
« Vous êtes sauvés par la grâce » (Éph. 2. 8). C’est la main tendue de Dieu, qui offre au pécheur un salut entièrement gratuit. Mais le verset ajoute : « par la foi » et cela, c’est la main de celui qui saisit l’offre faite.
Ai-je besoin de la grâce ? – Oui, certainement ! Car Dieu dit : « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché » (Rom. 3. 22). Dieu a ouvert le chemin afin que le pécheur soit pardonné et entièrement purifié : Jésus Christ, le Fils de Dieu sans péché, a porté le jugement sur les péchés, à la place de quiconque croit en Lui, afin que celui qui accepte cette œuvre expiatoire pour lui-même, soit déclaré sauvé.
« Ayant été justifié sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1).
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).
D’après « The Good Seed » mai 2018
QUI PEUT LIRE LA BIBLE ?
L’homme naturel ne reçoit pas les choses qui sont de l’esprit de Dieu, car elles lui sont folie ; et il ne peut les connaître parce qu’elles se discernent spirituellement. Mais celui qui est spirituel discerne tout ; et lui-même n’est discerné par personne. 1 Cor. 2. 14 à 15.
QUI PEUT LIRE LA BIBLE ?
De quelle manière peut-on lire et interpréter la Bible, Qui peut le faire ? Faut-il être expert, historien, exégète, théologien, ou archéologue ?
La Bible a-t-elle un message pour chacun de nous ? Est-ce un message personnel ? Oui, car la Bible est la Parole de Dieu, adressée à chacune de Ses créatures. Elle ne fait pas appel à nos connaissances, mais à notre cœur et à notre conscience. C’est pour cela que tous sont concernés, petits et grands. Il faut prendre la place de celui qui, reconnaissant sa petitesse devant Dieu, désire être instruit. Jésus Christ a dit à Dieu, Son Père : « Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et tu les as révélées aux petits enfants » (Mat. 11. 25). Un prophète d’autrefois avait déjà écrit : « Écoutez, cieux, et prête l’oreille, terre ! car l’Éternel a parlé » (És. 1. 2). Bien qu’elle ait été composée de textes vieux de plusieurs millénaires, la Bible est toujours actuelle. Elle est la révélation que Dieu donne de Lui-même et de Ses plans concernant les hommes. Le texte n’est ni historique, ni scientifique. La Bible nous explique pourquoi nous sommes des pécheurs condamnés à la mort éternelle, et elle nous présente le seul moyen d’être réconciliés avec Dieu : la foi en Jésus-Christ, mort sur la croix et ressuscité.
La Parole de Dieu est vivante et a la puissance d’agir en nous si nous la croyons. Soyons bien certains que, qui que nous soyons, si nous lisons la Bible avec un cœur sincère, Dieu se fera connaître à nous.
D’après « Il Buon seme » avril 2020
LES RELATIONS PRATIQUES ENTRE LES CROYANTS
LES RELATIONS PRATIQUES ENTRE LES CROYANTS
« LES UNS… LES AUTRES »
Nous allons nous référer à un certain nombre de passages dans les épîtres. Je pense que chacun s’est remis au Seigneur pour demander Son aide, pour que nous soyons encouragés par Sa Parole, que Son Esprit nous dirige et que chaque membre du corps puisse être fortifié dans sa vie spirituelle.
Pour introduire le sujet, je voudrais d’abord lire un verset dans les Actes des apôtres au chapitre 28 :
« et ainsi nous allâmes à Rome. Et de là, les frères, ayant appris les choses qui nous étaient arrivées, vinrent au-devant de nous jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois-Tavernes ; et Paul, les voyant, rendit grâces à Dieu et prit courage » (v. 14 et 15).
Là, Paul était à la fin de son dernier voyage. Il y avait rencontré beaucoup de difficultés, beaucoup de dangers.
On peut bien imaginer son état d’esprit quand il était oppressé par tout ce qui l’attendait, la prison, l’empereur. Il débarque, et il voit des frères qui arrivaient vers lui. Ils avaient fait plusieurs dizaines de kilomètres pour le voir. Et alors il est dit : « Paul, les voyant, rendit grâces à Dieu et prit courage ». Il a vu leur affection, il a vu leur foi, il avait désiré les voir. Il le dit dans le 1er chapitre de l’épître aux Romains au v. 11 : « Je désire ardemment de vous voir ». Il voulait être consolé « ensemble au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre ».
Ce n’est pas comme apôtre, dans son ministère d’apôtre, qu’il était venu là, mais comme prisonnier. Et là, il a été encouragé par la foi de ces frères humbles qui sont venus chercher le grand apôtre des nations pour l’escorter jusqu’à Rome. On voit que le fait de voir les frères a encouragé Paul – c’est l’affection fraternelle.
Le Seigneur Jésus bâtit Son assemblée, Il l’édifie jusqu’à Son retour.
Notre message ce soir, c’est de voir ensemble ce que la Parole nous enseigne sur les relations pratiques entre les croyants, à partir des passages du Nouveau Testament qui contiennent l’expression : « les uns… les autres ». On a : les uns les autres, les uns pour les autres, les uns envers les autres, les uns des autres. J’ai compté à peu près 70 versets qui contiennent cette expression dans le Nouveau Testament.
La majorité, plus de 50, ont des exhortations positives : aimez-vous les uns les autres, encouragez-vous, consolez-vous.
Quelques-unes aussi sont négatives : « ne murmurez pas les uns contre les autres » (Jac. 5. 9), « ne parlez pas l’un contre l’autre, frères » (Jac. 4. 11), « vous vous… dévorez l’un l’autre » (Gal. 5. 15) etc. On ne va pas citer tous ces versets, bien sûr. On va en lire quelques-uns et en citer quelques-uns de mémoire. Chacun pourra faire une recherche chez lui, dans le particulier, et approfondir ce sujet.
Le premier point que je désire que nous voyions ensemble, c’est sur quoi sont fondées nos relations pratiques, nos relations entre nous – horizontales, on pourrait dire.
Elles sont fondées sur notre relation verticale avec le Seigneur Jésus.
Et comment cela ? C’est tout le chemin de la grâce de Dieu. Dieu nous a pris là où nous étions. Ésaïe 53 nous dit : « nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin » (v. 6). Nous étions haïssables, nous haïssant l’un l’autre. Voilà ce que nous étions. Et alors, pour ces êtres misérables, il a fallu que Christ vienne, il a fallu Son œuvre à la croix pour que Dieu nous pardonne, pour que Dieu nous sauve, pour que Dieu nous donne la vie, la vie de Son Fils et pour qu’Il nous rassemble.
La Parole utilise plusieurs images pour nous parler de cette unité, de ce rassemblement. Nous savons que l’assemblée, corps de Christ dont Lui est la tête, est aussi la maison de Dieu.
Le Seigneur Lui-même a dit : « sur ce roc je bâtirai mon assemblée » (Mat. 16. 18) – sur ce roc qui est Lui-même, la maîtresse pierre de coin.
Et puis aussi, nous sommes l’épouse de Christ.
Et dans les épîtres de Jean, c’est plutôt le côté de la famille de Dieu. Nous avons tous la même vie divine.
Dans toutes ces images, on voit qu’il y a une relation certaine et vitale avec le Seigneur Jésus. Pour le corps, c’est Lui, la tête du corps, qui donne l’influx nerveux à chacun.
Dans l’image de la maison, il est dit que c’est la maison de Christ: « Nous sommes sa maison » (Héb. 3. 6).
Et puis Il est notre Époux. Nous sommes soumis à Lui à ce titre-là, dans l’affection. Bien sûr.
Il est important aussi de voir qu’en position, nous sommes tous égaux devant Dieu. Nous bénéficions tous de la même grâce, Il nous a tous pardonnés. Si l’on fait référence aux paraboles de l’évangile, qu’on ait eu 50 deniers de dette ou 500, ou plutôt 10.000 talents, une dette énorme ! – Dieu nous a pardonnés, Il a remis nos péchés, Il nous a donnés la même vie à tous. L’apôtre Jean dit que « nous avons communion les uns avec les autres » (1. 7) et que « notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1. 3). Quelle chose merveilleuse !
Pierre nous dit que nous avons « en partage une foi de pareil prix » (2 Pier. 1. 1). Nous avons le même salut. Et ce qui est important, c’est que nous avons tous le même prix aux yeux de Dieu, c’est le prix du sang de Son Fils. Et nous, nous étions si chers à Dieu, Il nous a estimés à un tel prix, « une perle de très-grand prix » dans la parabole (Mat. 13. 46) – que l’on pourrait dire que Dieu a aligné ce qu’il fallait, la rançon qu’il fallait – et c’était un prix infini, c’était la vie de son Fils. Donc nous avons tous un grand prix devant Dieu.
Il y a une belle image dans les Rois. On voit que le temple de Salomon était fait de pierres de prix, que ce soit les fondations ou les murs.
Mon frère, ma sœur, ont un grand prix devant Dieu. C’est ce qui donne aussi la force à l’expression : « le frère pour lequel Christ est mort » (1 Cor. 8. 11), ce frère dont il faut prendre soin, qu’il ne faut pas blesser.
Si nous avons conscience de ces choses, nous allons agir les uns envers les autres avec amour et dans l’humilité, sans nous placer au-dessus de nos frères. Si nous sommes humbles, nous sommes aussi divers. Chacun a sa personnalité, son caractère, et surtout chacun a reçu du Seigneur Jésus un don différent, un service différent, un ministère différent – pas forcément des services publics, comme pasteurs ou docteurs. Mais la Parole nous parle de dons d’aide, un ou deux services en Romains 12, des services simplement, des services matériels peut-être : celui qui distribue, celui qui exerce la miséricorde, tant de choses.
Et puis, nous avons tous une fonction différente, comme les membres d’un seul corps.
Par exemple, dans les Éphésiens il est parlé de jointures. Les jointures, ce sont les articulations du corps, des services peut-être très discrets, mais qui font que le corps fonctionne, que les rouages fonctionnent, des liens entre nous. Si chaque membre dépend de la tête, nous sommes aussi membres les uns des autres.
Je voudrais lire un verset dans l’épître aux Éphésiens au chapitre 4 :
« C’est pourquoi, ayant dépouillé le mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres » (v. 25).
Dans un certain sens, l’autre, le frère, est une partie de nous-même comme dans un corps. C’est pour cela que, dans ce verset, si nous mentons à notre frère, c’est comme si nous nous trompions nous-même. Si nous sentons quelque chose qu’a notre frère, nous sentons quelque chose qui nous appartient, et à réaliser ces liens entre eux.
C’est important de se rappeler, au début de ce message, qu’avant de parler de relations horizontales, nous avons une relation verticale, et si nous nous déconnectons de cette relation, tout ce que nous pouvons dire sur nos relations entre nous, c’est de la bonne morale, de la morale chrétienne peut-être, mais Dieu veut que nous puissions dans nos relations reproduire Christ, l’image de Christ.
Le deuxième point que je voulais voir, c’est l’amour les uns pour les autres. On trouve une quinzaine de versets qui parlent de l’amour « aimez-vous les uns les autres » ou sous d’autres formes.
Le premier c’est, bien sûr, ce que le Seigneur Jésus Lui-même dit en Jean 13 :
« Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre » (v. 34).
Là le Seigneur Jésus parle d’un commandement nouveau parce qu’il y a aussi des commandements anciens que donnait la loi : « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lév. 19. 18).
Mais d’une part, la loi ne donnait pas la force pour accomplir cela. D’autre part, la référence c’était l’amour pour soi, un amour égoïste. Et le Seigneur Jésus dit : « comme je vous ai aimés ».
Ce n’est peut-être pas tellement une question de mesure, elle est infinie, mais il est question de la manière d’aimer.
Les disciples ont eu un exemple merveilleux, très parlant, dans cette soirée même, quand le Seigneur Jésus s’est d’abord abaissé pour laver les pieds de Ses disciples, pour enlever leurs souillures, donc ils ne voulaient pas le faire eux-mêmes. Il s’est ensuite occupé encore en amour de Judas. Le Seigneur Jésus n’a jamais laissé transparaître la moindre chose sur l’état de Judas, à tel point que les disciples ne s’en doutaient pas du tout. « Est-ce moi Seigneur qui vais te trahir ? »
Et à la fin du chapitre, le Seigneur Jésus, dans Son amour, prévient son apôtre Pierre.
En Jean 13, bien sûr, les disciples ne connaissaient pas encore l’œuvre de la croix. Nous la connaissons, nous savons que c’est à la croix que s’est montré l’amour de Jésus d’une manière merveilleuse lorsqu’Il est mort. Il a laissé Sa vie pour Ses amis.
Et maintenant, nous avons reçu une nouvelle nature animée par le Saint Esprit. L’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit, nous dit Romains 5. 5, et ainsi nous pouvons aimer comme le Seigneur Jésus.
L’amour dont nous parlons, c’est l’amour divin, c’est l’amour qui se donne, qui donne, qui ne dépend pas de l’objet qui est aimé.
Le Seigneur Jésus nous a aimés alors que nous étions haïssables, nous haïssant l’un l’autre. C’est cet amour que nous devons manifester.
Cela va plus loin que l’affection fraternelle qui est mentionnée aussi dans les épîtres, l’affection fraternelle les uns pour les autres. L’apôtre Pierre nous dit : « joignez… à l’affection fraternelle, l’amour » (2 Pier. 1. 7). Donc ce n’est pas la même chose.
L’affection fraternelle, c’est la manifestation extérieure de l’amour, par des gestes, des paroles, des attitudes. Mais cela peut dégénérer en une affection peut-être partiale. Nous préférons peut-être avoir de l’affection pour ceux qui sont sympathiques, ceux qui pensent peut-être comme nous, par exemple, sur la doctrine.
Nous devons aimer tous les croyants. Cet amour, c’est un amour qui va avec la vérité. L’amour « se réjouit avec la vérité » (1 Cor. 13. 6).
Ce n’est pas un amour-pommade qui laisse tout passer. Si par exemple, mon frère ou ma sœur pèche, j’en suis affecté à double titre. D’abord sa relation avec Dieu est affectée, Dieu est déshonoré, le Seigneur est déshonoré. Et puis, comme on est membre l’un de l’autre, moi aussi je souffre de cette situation.
On a l’enseignement de la Parole, dans les épîtres et les évangiles, d’aller voir notre frère. L’amour nous pousse, dans ces cas-là, à aller vers notre frère, même si c’est difficile.
C’est le service du lavage des pieds, que le Seigneur Jésus a lui-même enseigné et Il a dit : « vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez » (Jean 13. 14 et 15), c’est-à-dire qu’il y ait l’eau de la Parole, non pas faire de longs discours, peut-être pas faire des remontrances, mais peut-être simplement lire un verset de la Parole, un verset dans la situation de notre frère.
Le but de l’amour, c’est de gagner notre frère, comme on le voit en Matthieu 18 : « si ton frère pèche contre toi, va, reprends-le, entre toi et lui seul ; s’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (v. 15). Ce sont des soins pastoraux qui nous manquent dans beaucoup de ces services de dévouement les uns pour les autres.
Je voulais aussi lire un verset dans la 1e épître de Pierre au chapitre 1 : « Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour que vous ayez une affection fraternelle sans hypocrisie [on est souvent hypocrites entre nous], aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur » (v. 22). On voit là l’importance de la relation entre notre état intérieur et l’exercice de l’amour.
Si mon âme n’est pas purifiée par l’obéissance à la vérité, c’est-à-dire à la Parole de Dieu, si ma conscience n’est pas à l’aise devant Dieu, s’il y a quelque chose entre Dieu et moi, le Saint Esprit est plutôt occupé à me ramener à Dieu, à travailler en moi, et je serai moins enclin à m’occuper des autres et à aimer les autres.
C’est important. On peut bien demander comme dans le cantique 104 : « Donne-nous d’aimer comme toi », avec la grâce et la vérité qui sont parfaitement liées.
Le point suivant c’est la soumission les uns aux autres.
On va lire deux versets, d’abord en Philippiens au chapitre 2 :
« Que rien ne se fasse par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres » (v. 3 et 4).
Et dans les Éphésiens au chapitre 5 :
« étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » (v. 21).
« Soumis les uns aux autres », « estimer l’autre supérieur à lui-même » : c’est réciproque.
D’un point de vue humain, d’un point de vue logique, il y a un problème parce que, si un croyant A est supérieur au croyant B, le croyant B ne pourra pas être supérieur au croyant A. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de voir comment je vois mon frère.
En fait, quand je me place dans la lumière de Dieu, en moi-même je ne vois que des manquements, la chair qui agit en moi, qui m’empêche peut-être d’accomplir ce que Dieu veut. Alors que si je regarde à mon frère, celui pour lequel Christ est mort, je vois ce que Christ a produit en lui, la grâce qui l’a produit.
En résumé, je vois Christ en lui, le service que Christ lui a confié.
Voilà l’état d’esprit que nous devrions avoir, et cela demande de l’humilité, c’est : « que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même ». L’humilité, ce n’est pas de l’automutilation, ce n’est pas se flageller tout le temps, mais c’est considérer qu’on n’est rien, que cela ne fait rien si on ne parle pas de nous, c’est en avoir fini avec notre moi.
Il faudrait avoir « cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus » (Phil. 2. 5), la pensée de l’abaissement. Christ, de la gloire à la croix, n’a fait que descendre. Il a été obéissant jusque-là. Ensuite Dieu L’a ressuscité. Que ce soit aussi notre état d’esprit ! Quand il est dit : « Soumis les uns aux autres », c’est une soumission, on peut dire, réciproque et générale.
Il y a, bien sûr, des cas particuliers que la Bible évoque, par exemple soumis aux autorités, soumis aux anciens, soumis aux conducteurs, les femmes soumises à leur mari, juste après. Mais ici, c’est une soumission générale parce que mon frère peut m’apporter ce quelque chose dont j’ai besoin et dont je dois tenir compte.
Un frère ancien par exemple peut tenir compte et écouter ce qu’un plus jeune peut lui dire, peut l’exhorter.
Dans le couple c’est pareil. Le mari doit écouter sa femme qui lui parle de la part du Seigneur.
On a un exemple avec Abraham et Sara. Sara appelait son mari seigneur, mais dans l’affaire d’Agar, en Genèse 21, Dieu dit à Abraham : « Dans tout ce que Sara t’a dit, écoute sa voix » (Gen. 21. 12).
Bien sûr il y a une limitation : c’est « étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ ». Si on m’entraîne à faire le mal, je ne peux pas être soumis. Le contraire de cet état d’esprit, c’est l’orgueil, et on a aussi ces avertissements : Ne vous enflez pas l’un contre l’autre (1 Cor. 4), « ne pas avoir une haute pensée de lui-même, au-dessus de celle qu’il convient d’avoir » (Rom. 12. 3). Écoutons ce que la Parole dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles » (1 Pier. 5. 5).
Le point suivant, le quatrième point, c’est se servir les uns les autres. Lisons deux versets dans les Galates. Au chapitre 5 : « par amour, servez-vous l’un l’autre » (v. 13) et au chapitre 6 : « Portez les charges les uns des autres, et ainsi accomplissez la loi du Christ » (v. 2).
Dans le verset 13 de Galates 5 le terme « servir » c’est littéralement être esclave, asservi. C’est bien l’état d’esprit que nous devrions avoir.
On a un exemple de service justement au chapitre 6 : « Portez les charges les uns des autres ». Les Galates voulaient retourner à la loi. Alors Paul, pour ainsi dire, leur dit : Si vous voulez une loi, je vous en donne une : la loi du Christ, la conduite, la manière de penser. « Portez les charges », ce terme « charges » signifie quelque chose d’oppressant, des détresses, des peines, des soucis.
Il faut faire attention de ne pas, comme les pharisiens, mettre des fardeaux sur les épaules des autres. Ce n’est pas ce que dit le passage. Mais au contraire, imiter le Seigneur Jésus.
Quand le Seigneur Jésus guérissait les malades, quand Il chassait les démons, quand Il faisait du bien, Matthieu 8 qui rappelle Ésaïe 53 nous dit : « Lui-même a pris nos langueurs, et a porté nos maladies » (v. 17).
Quand Christ guérissait, Il portait sur Lui, dans Son âme, le poids de ces malheurs, les conséquences du péché.
On voit par exemple, quand Il guérit le sourd en Marc 7, Il lui met les doigts dans les oreilles, Il lui touche la langue, Il soupire et dit : « Éphphatha ». Quand Il est au tombeau de Lazare, Il pleure, Il frémit dans Son esprit, en voyant les conséquences du péché. Voilà notre modèle.
Est-ce que c’est dans cet état d’esprit que nous allons les uns vers les autres, que nous portons les charges, quand on prie les uns pour les autres lorsqu’on entend telle et telle nouvelle pas bonne, est-ce qu’on prend sur soi aussi, est-ce qu’on souffre avec ?
On peut le faire aussi entre générations. Il y a peut-être un temps où les frères et sœurs réunis portent les charges des plus jeunes, des moins affermis. Et puis quelques décennies plus tard, ces personnes, ces frères âgés qui sont alors très âgés avec des infirmités dans le corps, dans l’esprit peut-être, ont besoin que d’autres prennent la charge. Voilà la vie du corps.
J’aimerais lire encore un verset quant au service dans 1 Pierre 4 :
« ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés ; étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu » (v. 8 à 10).
On voit dans ces passages que c’est l’amour fervent qui sous-tend tout ce qui vient après. « Hospitaliers les uns envers les autres ». Si on ne peut exercer l’hospitalité, on peut quand même consacrer du temps par exemple par des appels téléphoniques, par des messages, de diverses manières, et il est dit : « sans murmures ».
Ne pas se plaindre quand on est peut-être dérangé, et considérer que ces appels téléphoniques, c’est le Seigneur Jésus qui nous les envoie. Et puis alors au v. 10, faire participer le corps aux dons de grâce que nous avons reçus, soit un don de parole de la part de Dieu, soit tous les autres services, des services humbles aussi, les faire avec la force que Dieu donne. Cela, chers frères et sœurs, c’est valable pour les frères et pour les sœurs.
Je voudrais m’adresser à vous, chères sœurs. Vous avez un rôle important dans le corps de Christ, vous avez reçu chacune un ou plusieurs services, souvent discrets, cachés, mais Dieu les voit.
On voit que des femmes ont eu le privilège d’assister le Seigneur Jésus de leurs biens. On pense à Évodie et Syntyche qui servaient le Seigneur dans l’évangile avec Paul.
On pense à Dorcas, à Lydie, dans les Actes et à la merveilleuse série de salutations de Romains 16, où les femmes ont une place d’honneur. Elles sont citées en premier.
On voit au moins sept ou huit femmes qui sont citées, qui ont servi l’assemblée.
On aura des surprises au tribunal de Christ. Le Seigneur nous montrera ce qui a été fait pour lui, tous ces fils qui vont tisser la robe de fin lin au jour des noces de l’Agneau.
On peut prier et les sœurs peuvent le faire.
Le cinquième point, c’est s’exhorter, s’édifier et parler l’un à l’autre. J’aimerais lire un verset dans 1 Thess. 5 :
« C’est pourquoi exhortez-vous l’un l’autre et édifiez-vous l’un l’autre, chacun en particulier, comme aussi vous le faites » (v. 11).
Dans ce verset on a deux termes : exhortez-vous, et édifiez-vous. Exhorter, c’est le même terme en grec que consoler, encourager, et aussi appelez auprès de soi comme un avocat, comme une aide, comme un conseil.
C’est la même racine que le Consolateur dont parle le Seigneur Jésus dans l’évangile de Jean, qui est le Saint Esprit. Pour ainsi dire, ce que le Saint Esprit est et fait pour moi, je peux le faire pour mon frère. S’édifier, c’est bâtir, désirer la croissance de l’autre. Bien sûr, c’est le Seigneur qui bâtit Son assemblée par Ses dons aussi, mais chacun peut contribuer à cette édification. Nous sommes collaborateurs de Dieu (1 Cor. 3).
On peut s’édifier et plutôt ici dans le particulier, ce n’est pas dans les réunions d’assemblée, mais chacun en particulier. Comment ? Par des téléphones peut-être, des messages, des réunions aussi par Internet avec les moyens que nous avons.
Nous pouvons nous exhorter, à quoi ? Dans le v. 18 du chapitre 4 il est dit : « Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles ». Le Seigneur vient. On peut s’encourager à suivre le Seigneur et s’encourager à L’attendre. L’épître aux Hébreux au chapitre 3 nous dit : « exhortez-vous l’un l’autre chaque jour, aussi longtemps qu’il est dit : « Aujourd’hui », afin qu’aucun d’entre vous ne s’endurcisse par la séduction du péché » (v. 13). Veiller à ce que le lien pratique ne soit pas rompu entre nos frères et nous.
Au chapitre 10 il est dit de « nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres, n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes » (v. 24 et 25). Pensons peut-être à ceux ou celles qui s’isolent en ce moment. Et puis en Colossiens 3, on est enseigné à s’exhorter « l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels » (v. 16). On peut le faire aujourd’hui ici. On peut s’envoyer peut-être des versets de cantiques.
Nous avons reçu chez nous il y a quelques jours un beau poème chrétien d’une sœur âgée, de sa main tremblotante, qui nous l’a envoyé par courrier. Voilà des encouragements.
Toutes ces actions sont des actions de la langue. Nous nous parlons l’un à l’autre comme dans Malachie 3 où « ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre » (v. 16). Ils attendaient le Messie, ils attendaient la venue du Seigneur. Malheureusement, notre langue peut faire aussi beaucoup de mal. Jacques nous dit que c’est un feu, et cet apôtre nous exhorte : « Ne parlez pas l’un contre l’autre » (4. 11).
D’une manière indirecte, parler l’un contre l’autre, c’est parler l’un de l’autre. J’ai un grief envers un frère. Au lieu d’aller le voir, j’en parle à une troisième personne qui va le rapporter, etc. Et voilà l’incendie dans le peuple de Dieu.
« Ne murmurez pas les uns contre les autres » (Jac. 5. 9). Il ne faut pas se plaindre de ce qu’on n’a pas, et si on nous fait du tort, faire comme le Seigneur, ne pas réagir. Et puis pire peut-être, se mentir l’un à l’autre (Col. 3. 9), qui est vraiment une action de la chair. Que le Seigneur nous garde de cela.
Le sixième point, c’est se supporter, se pardonner. Lisons un verset dans les Colossiens : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même » (3. 12 et 13).
On a des versets un peu équivalents dans Éphésiens 2. On pourrait se demander : qu’est-ce qu’on doit supporter ?- Bien sûr, pas le mal, ni le péché. Mais on est appelé à se supporter l’un l’autre dans nos différences de caractère, différences de connaissance peut-être, d’âge spirituel, des questions de conscience qui touchent à la liberté chrétienne.
On veut souvent imposer notre point de vue. Supportons nos différences.
Il peut y avoir à ce moment-là des sujets de plainte l’un contre l’autre, des sujets de plaintes peut-être réelles ou qu’on s’imagine. Et alors il y a le pardon qui intervient et la mesure du pardon, c’est : comme Christ nous a pardonné, ou dans les Éphésiens « comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » (4. 32), une mesure immense à cause de l’immense dette qu’Il nous a pardonnée, qu’Il nous a remise.
Le pardon est une décision. On décide de pardonner. C’est un acte de volonté qui ne doit jamais être dissocié de nos vies.
On ne peut peut-être pas oublier dans nos mémoires ce qui a été fait. Cela reste inscrit. Mais on peut oublier l’amertume qui est liée à ce fait.
Un point important aussi c’est que le pardon selon la Parole, exprimé à quelqu’un, suit toujours la confession et la repentance. En Luc 17 on lit « Si ton frère pèche, reprends-le, et s’il se repent, pardonne-lui ; et si sept fois le jour il pèche contre toi, et que sept fois il retourne à toi, disant : Je me repens, tu lui pardonneras » (v. 3 et 4). Même si le repentir n’est pas tout à fait sincère, pardonne-lui quand même, signifie-lui le pardon. Il faut pardonner dans son cœur.
Et si on ne se dit pas ce pardon, il y a des choses qui restent. Elles peuvent rester longtemps, et engendrer une fausse paix entre nous. C’est valable aussi dans nos relations dans le couple.
Le point suivant, l’avant-dernier point, c’est se saluer les uns les autres. A la fin des épîtres il est parfois dit : Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser ou par un baiser d’amour. C’est une manière de manifester l’affection fraternelle dans la pureté, « un saint baiser », dans l’amour.
Il y a des coutumes différentes, certains se serrent la main, d’autres se font l’accolade, d’autres des embrassades. On peut se regarder et beaucoup de choses passent dans nos regards.
Je voudrais là ouvrir une petite parenthèse. Est-ce qu’on a toujours été scrupuleux pour fuir le mal, pour s’éloigner du mal, dans ce qu’on a regardé, dans ce qu’on a écouté, dans les fréquentations dans ce monde ?
Le monde est dans nos téléphones, dans nos ordinateurs. Alors est-ce qu’on met de la distance par rapport à telle musique, à tel film, à tel site ? La Parole dit qu’il faut fuir le mal, fuir les convoitises.
Et puis l’air moral qu’on respire dans ce monde qui est sous la domination de Satan, le chef de l’autorité de l’air.
On peut penser à toutes les attaques contre Dieu et contre les enseignements bibliques. On peut penser aux manières de penser du monde. Cela nous imprègne. Quant à cela, nous devons résister à l’ennemi, et revêtir l’armure de Dieu avec les armes défensives, par exemple la ceinture de la vérité : la Parole de Dieu, le bouclier de la foi contre les doutes, le casque du salut qui nous donne l’assurance du salut.
L’un des points, et peut-être le plus important, c’est la prière, prier les uns pour les autres. On a cette expression, littéralement, dans l’épître de Jacques au chapitre 5 : « Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, en sorte que vous soyez guéris » (v. 16).
Prier l’un pour l’autre, on peut constater que cela est lié à des torts entre les personnes qui ont entraîné peut-être des maladies ou des langueurs. On voit que la confession et la prière permettent d’arrêter cet état. D’une manière générale, la Parole nous enseigne beaucoup cela par ailleurs.
Je voudrais simplement évoquer la prière d’intercession les uns pour les autres. Lisons deux versets en Colossiens pour terminer :
« Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces ; priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, pour annoncer le mystère du Christ, mystère pour lequel aussi je suis lié, afin que je le manifeste comme je dois parler » (4. 2 à 4) et au v. 12 :
« Épaphras qui est des vôtres, esclave du christ Jésus, vous salue, combattant toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu ; car je lui rends témoignage qu’il est dans un grand travail de cœur pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour ceux qui sont à Hiérapolis » (v. 12 et 13).
On voit, dans ses épîtres, que Paul prie très souvent pour ses destinataires, y compris dans les dernières épîtres où il est en prison, à cause de sa foi. Et même il prie jour et nuit, nuit et jour, dit-il à Timothée.
Ce qu’il est intéressant de voir c’est qu’il prie toujours pour le bien spirituel des autres, pour qu’ils croissent dans la connaissance de Jésus, qu’ils soient fondés, enracinés dans l’amour.
Nous pensons souvent aux besoins matériels de nos frères et sœurs et c’est important, Dieu en tient compte. Il répond à ces prières. Mais est-ce que nous prions assez aussi pour leur bien spirituel, pour leur croissance spirituelle.
Épaphras en est un bon exemple. Pour lui la prière était un combat. Il intercédait pour ces Colossiens. Il sentait peut-être le danger qu’ils couraient d’écouter les fausses doctrines qui sont précisées dans cette épître aux Colossiens. C’était peut-être un service caché que personne ne connaissait, mais Dieu honore Son serviteur. Paul demande aussi de prier pour lui. « Priez pour nous », pourquoi ? – Pour que l’évangile soit annoncé, même en prison. Quel exemple pour nous ! L’exemple suprême, c’est le Seigneur Jésus, qui a été cet Homme parfaitement dépendant, Homme de prière, si souvent en prière. Et je pense à la prière d’intercession qu’Il a faite à la fin de Sa vie pour Pierre : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas » (Luc 22. 32).
Le Seigneur Jésus continue Son service d’intercession aujourd’hui pour nous, dans le ciel. Il intercède pour nous comme souverain sacrificateur et comme avocat. Quel service d’amour pour nous !
Alors, pour nous, est-ce que nous allons nous mettre davantage à genoux ? Il ne faut pas beaucoup de matériel pour prier. Le Seigneur dit : « Quand tu pries, entre dans ta chambre, et ayant fermé ta porte, prie ton Père » (Mat. 6. 6). Une chambre suffit, peut-être même moins.
Pensons à Daniel. Il priait trois fois le jour, et même quand Darius a interdit de prier, il a continué à le faire. La fenêtre ouverte vers Jérusalem, il priait. Il est dit : « comme il avait fait auparavant » (6. 10). C’était son habitude.
Si nous n’avons pas pris l’habitude avant, trop occupés peut-être, nous avons peut-être trop négligé ce service, nous avons maintenant l’occasion de nous rattraper et de nous engager dans ce service de la prière, si utile, si nécessaire, parce qu’il y a tellement de sujets de prière.
Nous pouvons prier pour nos familles, pour nos couples, pour nos enfants, petits-enfants, pour nos parents âgés, pour nos frères et sœurs, localement et dans tout le corps de Christ, pour tous les croyants, les croyants persécutés, prier aussi pour l’évangile. Que de sujets ! Et si nous oublions certains sujets, on peut faire une liste de prières.
D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Mai 2020
MÉDITER NOTRE LECTURE
Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit !… Tout ce qu’il fait prospère. Ps. 1. 1 à 3.
MÉDITER NOTRE LECTURE
Selon la Loi donnée autrefois au peuple d’Israël par le moyen de Moïse, il y avait une distinction à faire entre les animaux : les animaux « purs » étaient ceux que l’on pouvait manger et offrir à Dieu, les animaux « impurs » étaient ceux qu’il fallait absolument éviter (Lév. 11. 2 à 23). Parmi les caractéristiques qui rendaient purs les mammifères herbivores (v. 3), le fait qu’ils ruminent était la plus importante. Ruminer, c’est comme accomplir une seconde digestion, c’est remâcher les aliments déjà utilisés afin d’en retirer une nourriture supplémentaire.
C’est ce que nous devons faire avec la Parole de Dieu : la « manger » et l’assimiler, comme l’a fait le prophète Jérémie, qui dit : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16). Et puis la méditer, y revenir, en approfondir les aspects qui ont pu passer inaperçus, pour en retirer le plus de bénédiction possible. Cela nous aide aussi à mémoriser les textes bibliques, ce qui est important – pour nous-mêmes, ou quand nous parlons du Seigneur à d’autres. Si nous vivons des périodes de tristesse, comme la maladie ou le deuil, ce que nous aurons emmagasiné de la Parole de Dieu sera en nous une source de sérénité et de force.
« C’est ici ma consolation dans mon affliction, que ta parole m’a fait vivre » (Ps. 119. 50).
D’après « Il Buon seme » mars 2013
LA MANNE QUOTIDIENNE
L’Éternel dit à Moïse : Voici, je vais vous faire pleuvoir des cieux du pain, et le peuple sortira, et en recueillera chaque jour la portion d’un jour. Ex. 16. 4.
LA MANNE QUOTIDIENNE
Pendant les 40 années du voyage dans le désert, Dieu a donné la manne comme nourriture aux fils d’Israël. Ce pain venant du ciel parle de Jésus Christ, qui est la nourriture spirituelle du croyant (voir Jean 6. 35). Lorsque nous lisons la Bible, et particulièrement les Évangiles, nous apprenons à mieux Le connaître : comment Il est venu du ciel sur la terre, comment Il a vécu une vie parfaite ici-bas, et est mort pour nous sur la croix. Être occupé du Seigneur Jésus et de Son œuvre, à la lumière de la Parole de Dieu, nous édifie dans notre vie nouvelle.
Nous pouvons donc appliquer les instructions divines à recueillir la manne, à notre lecture de la Bible.
Un Israélite devait sortir pour recueillir la manne chaque jour, sauf le jour du sabbat. Cela signifie que nous devrions lire un passage de la Bible chaque jour. Nous avons besoin de cette ration quotidienne de la Parole de Dieu afin que notre vie puisse être à Sa gloire.
Chaque Israélite devait recueillir la manne selon son besoin personnel. Cela aussi s’applique à nous. La prédication du dimanche ne se substitue pas à notre lecture personnelle des Écritures. Chaque croyant a besoin d’examiner la Parole de Dieu pour lui-même et d’en retirer la direction pour la journée présente.
L’Israélite devait recueillir la manne tôt le matin, car dès que le soleil se levait, elle fondait. Nous savons bien que notre esprit est plus disponible le matin, pas encore encombré. C’est à ce moment-là que nos cœurs sont les plus réceptifs et peuvent assimiler le mieux la Parole de Dieu.
D’après « The Good Seed » Janvier 2016
CORONA 8
CORONA 8
Huitième semaine et la patience est de mise !
Peu de passages dans l’Ancien Testament nous parlent de patience.
Job, dans sa souffrance, répond à ses trois amis, devenus des consolateurs fâcheux en évoquant ses limites : « Pourquoi mon esprit ne serait-il pas à bout de patience ? » (Job 21. 4). Il leur montre que sa plainte et ses nombreuses questions s’adressent à l’Éternel.
Le roi David, pourchassé par Saül, a connu bien des situations difficiles. Inspiré par l’Esprit de Dieu, il exprima à l’avance, à travers plusieurs psaumes, les sentiments d’un Messie souffrant et d’un résidu (reste) fidèle traversant les tribulations. Il est probable que David a connu un moment dans sa vie où il a dû dire : « J’ai attendu patiemment l’Éternel ; et il s’est penché vers moi, et a entendu mon cri » (Ps. 40. 1).
Les apôtres inspirés ont souvent parlé de la patience. Nous pourrions avec profit développer ce thème sur deux semaines : – Premièrement, la patience de Dieu et la patience de notre Seigneur Jésus. – Dans un second temps, considérer la patience des saints de tous les temps, traversant les difficultés liées aux épreuves rencontrées sur leur chemin, et bien sûr pour nous aussi.
La patience de Dieu
C’est par le ministère de Paul que la patience de Dieu est mise en évidence ; Saul de Tarse, le persécuteur des disciples du Seigneur, a été un objet de patience avant de devenir apôtre. Jetant un regard en arrière, il écrit : « Mais miséricorde m’a été faite… afin qu’en moi, le premier, Jésus Christ montrât toute sa patience… » (1 Tim. 1. 16).
En lisant ce témoignage, le lecteur de la Bible doit comprendre que si Saul, le persécuteur rempli de haine, a été changé en un Paul employé par Dieu pour écrire le plus grand hymne à l’amour (1 Cor. 13), Dieu peut aussi changer notre cœur, même s’il est de pierre. Cet apôtre évangélisant mettra les hommes au défi de reconnaître Dieu : «Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, et de sa patience, et de sa longue attente, ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Rom. 2. 4).
Dans la même épître, on apprend quelque chose sur la patience et sur la justice de Dieu, en ce qu’Il a supporté les péchés des croyants ayant vécu depuis Adam jusqu’à la mort de Christ, « lequel Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang » (Rom. 3. 25). Les sacrifices d’animaux offerts avant la venue de Christ faisaient office de couverture à l’égard des péchés. Concernant le peuple d’Israël : le sang était apporté une fois l’an dans le lieu très-saint, et placé sur le couvercle de l’arche de l’alliance, appelé « le propitiatoire » (Lév. 16. 15) ; le sang des animaux n’ôtait pas les péchés, mais Dieu pouvait être propice envers le peuple, car Sa justice était satisfaite en vertu des sacrifices offerts sur l’autel, qui étaient l’anticipation de l’œuvre de la croix. Seul Christ est « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Déjà avant le déluge, « la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait » (1 Pier. 3. 20). Noé, huitième prédicateur de justice, a, pendant un siècle, averti ses contemporains. Dieu patientait envers des hommes impies, mais un jour Il ferma la porte de l’arche et « le déluge vint et les emporta tous » (Mat. 24. 39). À l’abri dans l’arche, seuls Noé et les siens furent sauvés, en tout, huit personnes !
Dieu est aussi présenté comme le « Dieu de patience et de consolation » (Rom. 15. 5).
Dans les évangiles, le Seigneur Jésus a évoqué la patience à quatre reprises :
1) Pour montrer les principes du royaume des cieux et les relations des disciples entre eux pendant Son absence. Un jour, Il fera Ses comptes avec Ses esclaves et leur rappellera qu’Il a usé de patience (Mat. 18. 21 à 35).
2) Dans la parabole du semeur, en parlant des grains semés dans la bonne terre. Ils sont comparés à « ceux qui, ayant entendu la parole, la retiennent dans un cœur honnête et bon, et portent du fruit avec patience » (Luc 8.15).
3) En regard du temps d’attente qui précédera Sa venue en gloire, Jésus dit : « Dieu ne ferait-il point justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et il use de patience [avant d’intervenir] pour eux ? » (Luc 18. 7).
4) Pour préparer Ses disciples en vue des persécutions qu’ils allaient connaître à la suite de Son rejet et des épreuves qu’allait traverser Jérusalem lorsqu’elle serait détruite par Titus – chef des armées romaines en 70 – Il leur dit : « Possédez vos âmes par votre patience » (Luc 21. 19).
Jésus a quitté ce monde pour aller au Père, Il siège sur Son trône (Apoc. 3. 21). Il est là, attendant de venir à notre rencontre pour nous amener dans Sa gloire. Serions-nous ébranlés par l’opposition des incrédules, ou par les épreuves vécues, mais permises ?
« Le Seigneur ne tarde pas pour ce qui concerne la promesse,… mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance… » ; « … estimez que la patience de notre Seigneur est salut (2 Pier. 3. 9 ; 15).
L’apôtre Jean, âgé et confiné sur une île, probablement à cause de la persécution, écrit : « Moi, Jean, qui suis votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la patience en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, pour la parole de Dieu et pour le témoignage de Jésus Christ » (Apoc. 1. 9).
Notre Seigneur attend pour ressusciter les saints endormis et venir à notre rencontre « dans les nuées » (1 Thess. 4. 17). Oui ! Il nous attend patiemment. « Or que le Seigneur incline nos cœurs à l’amour de Dieu et à la patience du Christ ! » (2 Thess. 3. 5).









