CORONA 5

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CORONA 5

 Lorsque l’épreuve perdure

 

« Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses » (Ps. 34. 6).
Ils sont certainement plus de deux millions d’âmes, privées d’eau dans le désert. Les hommes s’agitent, les femmes et les enfants gémissent, les troupeaux beuglent. Quel défi pour Moïse ! Comme il a dû se sentir petit devant l’étendue du désert et faible en face de la foule en tumulte. Il crie alors à l’Éternel son Dieu : « Que ferai-je à ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ». Aux nombreuses questions des fils d’Israël, le Tout-Puissant répond en ordonnant à Moïse : « Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d’Israël ; et prends dans ta main ton bâton avec laquelle tu as frappé le fleuve, et va. Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, en Horeb ; et tu frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple boira » (Ex. 17. 4).
Moïse a déjà vu la gloire de l’Éternel en action, il doit se rappeler le buisson qui ne se consumait pas, les miracles devant le Pharaon, le fleuve changé en sang, la délivrance de la Mer Rouge. Tout cela était si grand que, dans son cœur, tous les moments intenses vécus avec l’Éternel devaient être bien présents. En face de l’adversité, nous oublions si vite les merveilles d’hier.
Le peuple murmure, il apostrophe son prince, son conducteur ! Moïse ne combat plus contre le Pharaon, l’ennemi du dehors, mais bien contre celui du dedans, cette terrible contestation qui sort du cœur des fils d’Israël. Et la voix céleste résonne à ses oreilles : « le peuple boira ».
Ils sont là devant le rocher : Moïse, son bâton à la main, et les anciens autour de lui. Ils vont être les témoins de la miséricorde, de la grâce et de la toute-puissance de l’Éternel, le grand « Je Suis ». Le bâton levé vers le ciel ne s’abat pas sur les anciens, représentant le peuple qui mérite le jugement, mais sur le rocher ! Quelle grâce ! Les eaux coulent, quelle puissance !
C’est à Golgotha que cette image prendra tout son sens. « Lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
Mille cinq cents ans d’histoire n’ont pas changé le cœur de l’homme : si Moïse a crié vers le ciel, en pensant qu’il allait être lapidé, quinze siècles plus tard, ce même peuple, en voyant Jésus, proclama l’incompréhensible et terrible sentence : « Ôte, ôte ! crucifie-le ! » – unique réponse à la question de Pilate « crucifierai-je votre roi ? » (Jean 19. 15). Et pourtant, quelques jours auparavant, une foule, voyant son roi monté sur un ânon s’approcher de Jérusalem, L’avait accueilli avec des cris de joie : « Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur ! » (Luc 19. 38). Accomplissement de la prophétie donnée à Zacharie, joie anticipée du glorieux règne à venir…
Dans le désert, pour que l’eau coule, il fallait que le rocher soit frappé ! « … et le rocher qui les suivait était le Christ » (1 Cor. 10. 4) ; « Christ a souffert… le juste pour les injustes » (1 Pier. 3. 18).
Avant que le Saint-Esprit descende du ciel, habite dans les croyants, et les unisse en un seul corps à Christ, il fallait que Christ passe par la mort infâme de la croix, ressuscite et soit glorifié (voir : Jean 16. 7 à15).
Au puits de Sichar, s’entretenant avec une femme samaritaine, Jésus évoque une eau bien plus importante que celle de la fontaine de Jacob, et que l’eau qui est sortie du rocher en Horeb : « L’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). À Jérusalem, lors de la dernière journée de la fête, Jésus interpelle la foule : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre »…« Or Jésus disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui » (Jean 7. 37 à 39).
Sommes-nous tous venus à Lui pour boire de cette eau et recevoir la vie éternelle, pour être remplis de Son Esprit ? Pour rencontrer Dieu, Moïse devait s’approcher du rocher : « Voici, je me tiens là devant toi » (Ex. 17. 6)  ; « Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous » (Jac. 4. 8).
En-Hakkoré ; la source de celui qui crie.
Samson est un homme fort, auquel rien ne résiste. Il déchire un lion comme on déchire un chevreau, on le lie avec des cordes, il s’en défait comme on briserait un fil de soie. Cerné par les Philistins, il en détruit mille avec une mâchoire d’âne ! Fort de toutes ces victoires, il n’aurait pas dû craindre ! Souvent, dans notre quotidien, au lever du matin, il nous semble que rien ne devrait venir changer nos habitudes, mais c’est juste à ce moment-là que, tout d’un coup, survient un contretemps, un accident ou la maladie, et tout chavire. C’est ce qui est arrivé à Samson à la suite d’une victoire inespérée : « Il eut une très grande soif, et il cria à l’Éternel, et dit : Tu as donné par la main de ton serviteur cette grande délivrance, et maintenant je mourrais de soif », et tomberais entre les mains des Philistins. Terrible perspective !
« Et Dieu fendit le rocher creux qui était à Lékhi, et il en sortit de l’eau ; et il but, et son esprit revint, et il vécut » (Jug. 15. 18 et 19).
Dans l’épreuve, comme Moïse et Samson, implorons les compassions de Dieu et abreuvons-nous à la source de la vie, Sa Parole. Il arrive que notre Bible reste fermée, soit pour nous sans attrait, oubliée sur une étagère ! Mais elle demeure toujours « la vivante et permanente Parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). Reprendre le Livre et, s’il le faut, essuyer la poussière, en confessant nos manquements, c’est se trouver sur le rocher creux qui est à Lékhi. Venons au trône de la grâce, élevons notre voix vers le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ pour supplier, pour remercier et pour adorer ! La source de la grâce coulera jusqu’à Son retour.
« Il me mène à des eaux paisibles, il restaure mon âme » (Ps. 23. 3).

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (15)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (15)

 

Mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé. Luc 15. 24.
Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. Luc 15. 10.

ENVOIE-MOI UN CHRÉTIEN AUJOURD’HUI !

– Seigneur Jésus, qui me feras-tu rencontrer aujourd’hui ? demanda Pedro dans sa prière en partant à l’hôpital pour y faire des visites. Dans une longue galerie, il aperçut une porte entr’ouverte. Il frappa et entra. Un jeune homme lui cria : – Vous êtes un chrétien ? – Oui, répondit Pedro, un peu étonné, en s’approchant du lit, et je suis venu vous rendre visite.
Le malade expliqua avec hâte : – Je ne pouvais plus supporter la foi de mes parents et la lecture biblique journalière. J’ai quitté la maison, pour ne plus entendre parler de Dieu. Mais un soir, ce Dieu, dont je voulais m’éloigner, m’a arrêté. Alors que, avec des amis, nous nous amusions au bord de la rue, l’un d’eux m’a poussé, et je suis tombé sur la chaussée. Un gros camion roula sur mes deux jambes. Il fallut les amputer. Et maintenant je suis couché ici depuis longtemps, et j’ai bien du temps pour repasser ma vie. Ce matin j’ai dit à Dieu : – Si tu existes vraiment, envoie un chrétien vers moi !
Pedro lui a alors parlé de Jésus, de Son amour et de Ses compassions, de Sa mort et de Sa toute-puissance pour pardonner les péchés. Le jour même le jeune homme a cru au Seigneur Jésus et à Son œuvre de rédemption. Et il a demandé à Pedro de transmettre ce message à ses parents : – Je sais que vous priez pour moi. J’ai perdu mes deux jambes, mais j’ai trouvé le salut en Jésus-Christ.

D’après Der Herr is nahe Avril 2020

Quelqu’un parmi vous est-il affligé, qu’il prie. Quelqu’un est-il joyeux ? Qu’il chante des cantiques. Jac. 5. 13.

PRIER ET CHANTER

Dieu désire que nous partagions avec Lui nos peines et nos joies. Que les choses aillent bien ou mal pour nous, il n’y a rien de meilleur que de les vivre dans la proximité de Dieu.
Quand, dans la vie, quelque chose de pénible nous atteint, nous trouvons dans la prière un refuge auprès de Dieu. Nous pouvons librement Lui dire notre peine. Dans Sa présence nous prendrons conscience qu’Il nous aime et qu’Il a en vue notre bien. Il pense continuellement à nous et nous discipline dans le but de nous sanctifier et de nous rapprocher de Lui.
Auprès de notre Dieu et Père nous apprenons aussi à nous soumettre à Sa volonté et à accepter nos difficultés de Sa main. Et nous trouvons ainsi la paix intérieure. Nous sommes alors prêts pour recevoir Sa consolation et Ses encouragements. Dieu peut Se révéler à nous, et par Sa grâce, fortifier notre confiance en Lui.
Quand, dans notre marche par la foi, nous vivons des moments de joie, nous en remercierons Dieu par le chant de cantiques. Nous jouissons ainsi de notre bonheur avec Lui. Nous sommes joyeux dans Sa présence, sachant que toute joie réelle a sa source en Dieu. Par l’effet de Sa grâce, nous restons aussi, dans les moments de joie, dans l’humilité et la dépendance.
Lorsque nous avons communion avec Dieu, notre foi est fortifiée par la conscience de Sa bonté. Et nous en retirons du courage et de la force spirituelle pour les devoirs journaliers.
Nous accomplissons notre travail avec zèle, parce que nous avons la certitude que Dieu est pour nous.

D’après Näher zu Dir Avril 2020

Vous qui ne savez pas ce qui arrivera le jour de demain (car qu’est-ce que votre vie ? – elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît). Jac. 4. 14.

SAVEZ-VOUS CE QU’IL EN SERA DEMAIN ?

En l’an 378 avant J.C., le souverain de Grèce organisa une grande fête. Il régala ses invités de mets de choix, de vins fins, de musique et de danse. Au milieu des festivités, il reçut une lettre qui l’informait de la trahison de Pelopidas. Mais il ne prit pas l’avertissement au sérieux. Il poussa l’écrit sous un coussin, en faisant cette réflexion : – Les devoirs peuvent attendre demain. Mais pour Archias, il n’y eut pas de lendemain. Quelques heures plus tard, des soldats entrèrent dans la salle comme un ouragan et l’assassinèrent sur l’ordre du traître. A quoi lui avait servi l’avertissement ? A rien ! Son insouciance lui coûta la vie.
Qu’ils sont nombreux, ceux qui se comportent comme Archias ! Ils ne veulent pas prendre du temps pour considérer la question de leur salut éternel. Avec légèreté ils repoussent cela toujours au lendemain. Ils se disent que la vie est trop belle pour l’encombrer de considérations aussi sérieuses. Ils veulent en jouir à fond. Ils pourront, plus tard, se poser des questions sur leur relation avec Dieu. Demain, c’est le mot d’ordre de ces gens insouciants. Mais « Aujourd’hui », c’est ce que Dieu met sur le cœur de chaque humain :
« J’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19).
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15).

D’après Näher zu Dir Avril 2020

Leurs prophètes… disent à un bois : Tu es mon père ; et à une pierre : Tu m’as engendré. Car ils m’ont tourné le dos et non la face. Jér. 2. 26 et 27

LE MATÉRIALISME : DE L’IDOLÂTRIE

Du point de vue historique, il s’agit là de prophètes d’autrefois qui avaient rejeté le vrai Dieu, et poussaient à adorer des statues de bois et de pierre. Mais ce verset s’applique bien au temps actuel, car il décrit de façon frappante le point de vue matérialiste de nos jours, qui part d’un éloignement complet de Dieu. C’est la recherche philosophique d’expliquer le monde sans un Créateur. Et la notion de prophètes est ici également bien à sa place ; car les affirmations principales du matérialisme sont précisément des déclarations de foi – mais qui ne sont pas chrétiennes.
Par exemple, il n’est absolument pas démontré scientifiquement que tous les faits et les phénomènes du monde s’appuient exclusivement sur la matière et ses normes. Les conceptions du monde ne peuvent pas être prouvées fondamentalement. Elles ne sont qu’une tentative pour expliquer ce que nous observons.
Finalement, les matérialistes font remonter les bases de notre origine – de la même manière que ces anciens prophètes, sur « le bois et la pierre », donc sur la matière. Le Dieu de la Bible est ignoré en tant que Créateur, ignoré aussi comme Juge. C’est là la pensée de l’homme. Si je ne suis rien de plus que de la matière hautement organisée – qui, alors, après la mort, pourrait me tenir responsable ? C’est là la raison religieuse profonde qui fait que les concepts matérialistes et évolutionnistes sont tellement prisés. Et cela, bien que leurs prétentions n’exigent pas moins de foi que la Bible.
Mais nous avons à nous décider : – A la dernière heure, qu’est-ce qui nous donnera de l’assurance : l’offre de grâce de la Bible ou les arguments de la pensée humaine ? Jésus Christ nous dit : « Celui qui croit en moi, a la vie éternelle » (Jean 6. 47).

D’après Die gute Saat Avril 2020

Dieu est amour. En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. En ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. 1 Jean 4. 8 à 10.

L’AMOUR DE DIEU

C’est une expérience extraordinaire pour un être humain, de découvrir que Dieu l’aime sans conditions. Auparavant la pensée de Dieu nous mettait mal à l’aise. La conscience nous rappelait des fautes que Dieu mettrait devant nous quand nous Le rencontrerions – nous avions toujours cette idée devant nous. Combien de personnes ont pensé, en conséquence, qu’elles devaient d’abord accomplir une série de bonnes œuvres pour se rendre Dieu propice.
Mais il n’en est pas ainsi. Nous n’avons pas à faire d’abord quelque chose pour mériter l’amour de Dieu, ou pour nous en montrer digne. Ce serait d’ailleurs impossible. La vérité est tout autre : Dieu nous aime, bien que nous ne soyons pas du tout dignes d’être aimés de Lui. Dieu nous aime, parce qu’Il est amour.
Il est tout à fait exact de dire que Dieu nous aime sans conditions. Mais nous ne devons pas mal interpréter cela : le fait que Dieu est amour ne signifie pas que, comme étant le bon Dieu, Il nous laisse poursuivre une vie de péché.
Parce que Dieu est amour, Il offre Son salut sans conditions à ceux qui sont pécheurs et perdus ; et parce qu’Il est lumière et amour, Il ne veut pas nous laisser dans cet état de pécheurs et de perdus. Et c’est pour cela que Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, est mort comme « propitiation pour nos péchés ». En conséquence, il est enjoint aux hommes de se repentir – c’est-à-dire de changer de pensée et de se tourner de leur cœur vers Dieu, et d’accepter par la foi la grâce de Dieu en Jésus Christ (Actes 20. 21).

D’après Die gute Saat Avril 2020

Mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours. Ps. 23. 6.
J’ai le désir de partir et d’être avec Christ, car c’est, de beaucoup, meilleur. Phil. 1. 23.

JUSTE DE L’AUTRE CÔTÉ

Une jeune fille avait l’habitude de traverser le cimetière du village pour rentrer rapidement chez elle.
On lui demanda un jour si elle n’avait pas peur de passer par là le soir. – Non, répondit-elle, j’habite juste de l’autre côté.
Qu’y a-t-il devant nous, juste de l’autre côté du cimetière, de l’autre côté de la mort ? Pour moi, qui me confie en Christ et en Son œuvre de salut, il y a devant moi la maison de mon Père, le lieu du repos près du Seigneur Jésus.
Une personne était à l’hôpital, mourante ; cependant son visage rayonnait tandis qu’elle racontait : – Hier je me sentais très mal, et je croyais que le Seigneur allait me reprendre à Lui. Mais il se passe encore un peu de temps avant que j’arrive au ciel. C’est là que je serai chez moi.
Cet hôpital comporte, dans la verdure, un bâtiment, qui abrite de nombreux patients au dernier stade de leur maladie. Une télévision est censée les distraire. Tout est prévu pour leur éviter de devoir penser à la mort. Lequel de ces malades se demande s’il est prêt à rencontrer Dieu ? Vont-ils mourir sans avoir une assurance à ce sujet, et sans connaître le but qui est devant eux ? Peut-être ont-ils pu régler à temps toutes les questions matérielles, mais sont-ils en règle avec Dieu ?
Juste de l’autre côté de la mort – qu’est-ce qui nous attend là-bas ? Est-ce aussi pour vous la maison du Père, dont le Seigneur Jésus Christ a parlé ?
« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3).

D’après Die gute Saat Avril 2020

Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies… Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Rom. 5. 6 et 8.

SAUVETAGE

En Avril 1987, vingt-quatre parachutistes se rassemblèrent dans l’Arizona pour exécuter une série de sauts. Quatre d’entre eux venaient de sauter d’une altitude de près de 3000 mètres pour faire la démonstration d’un saut en formation, lorsque la jeune Debbie Williams, âgée de 31 ans, s’écrasa contre le sac à dos d’un camarade et tournoya, inconsciente, en descendant vers le sol sans que son parachute se soit ouvert.
Gregory Robertson, l’entraîneur du groupe, planait à douze mètres au-dessus des autres. Avec son expérience de 1700 sauts, il identifia le danger en un éclair et s’élança pour atteindre Debbie à temps.
Il n’avait que quelques secondes pour cela. En gardant les bras collés contre lui et les jambes serrées, il plongea la tête en avant et, à la vitesse de 240 km/h, il atteignit Debbie à 1000 mètres d’altitude. Il la retourna et lui ouvrit son parachute en-dessous de 700 mètres. Puis il ouvrit son propre parachute, et ils glissèrent vers le sol. Debbie atterrit sur le dos, encore inconsciente. Elle avait des contusions, mais Gregory lui avait sauvé la vie.
L’impuissance de Debbie illustre bien l’incapacité de l’homme à se sauver lui-même. Lorsqu’il s’agit de notre relation d’éloignement de Dieu, et du salut éternel, nous sommes « sans force », et nous nous dirigeons vers un destin funeste. Mais dans notre détresse, Dieu nous révèle Son amour, en ce qu’Il a donné Son propre Fils afin qu’Il meure pour nous sauver. Tous ceux qui le désirent peuvent être au bénéfice de ce grand sacrifice !

D’après The good Seed Avril 2020

 

Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ! Ps. 8. 9.
Jésus Christ… il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés. Act. 4. 10 à 12

LE NOM DE DIEU

C’est un nom mystérieux, saint, insondable. Pour beaucoup, c’est le nom de l’amour et de la lumière, que Jésus, le Fils de Dieu, est venu faire connaître sur la terre. Mais il y a des personnes qui, volontairement ou non, joignent le nom de Dieu dans leurs paroles avec des éclats qui expriment l’impatience ou la colère, la rébellion contre Dieu, et même le blasphème. La Bible affirme : « Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain » (Ex. 20. 7) – ou même pour mentir.
Prononcer le nom de Dieu dans des rites ou des prières récitées par cœur, sans avoir une foi véritable, c’est prendre le nom de Dieu en vain. Il est encore plus grave d’accepter de faux témoignages ou des mensonges en invoquant ce Nom. Le Nom n’a pas un pouvoir magique auquel nous pouvons faire appel à volonté.
Le nom de « Jésus » signifie Dieu Sauveur. Dieu S’est fait connaître par ce Nom. C’est le Nom que chacun des humains, même s’il était autrefois un blasphémateur, doit invoquer pour être délivré de ses péchés et recevoir la grâce de Dieu. Jésus, par Sa mort, a payé pour nos offenses, et un pardon gratuit est offert à quiconque se repent. Jésus est le seul Nom qui ait le pouvoir de nous amener dans une relation avec Dieu.
Amis chrétiens, qui portons ce noble Nom, Le faisons-nous connaître autour de nous ? Si la culture des pays occidentaux est caractérisée par la suppression ou le mépris du Nom de Dieu, prions pour pouvoir parler de Son amour avec plus de hardiesse. N’ayons pas honte du Nom de Jésus, mais rendons témoignage de la joie et de la paix, du vrai bonheur qu’Il apporte dans notre vie.

D’après The good Seed Avril 2020

Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier.
J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin. Ps. 119. 105, 162.

LA LUMIÈRE

Un village très isolé fut finalement raccordé au réseau électrique. A la fin des travaux, un inspecteur passa dans chaque maison pour s’assurer que tout fonctionnait bien. Il demanda à une dame âgée, habitant sur la colline, si elle était satisfaite. – Oh oui, répondit-elle, maintenant je vois beaucoup plus clair pour allumer ma lampe à pétrole.
Cela peut nous faire sourire mais, en ce qui concerne la lumière dans un autre sens, nous pouvons être bien surpris par d’autres choses. De nombreuses personnes avancent en tâtonnant dans les ténèbres morales de ce monde. Ils possèdent une Bible mais ne l’ouvrent pas. De temps à autre ils lisent peut-être un article religieux ou même un feuillet de calendrier biblique, mais cela n’est pas suffisant. Ils sont semblables aux gens qui préfèrent la lampe à pétrole à la lumière bien plus claire de l’électricité.
A travers le cours de l’histoire, il y a eu de multiples périodes où il était interdit de posséder ou de lire la Bible. Et bien souvent, des chrétiens ont risqué leur vie en parcourant de grandes distances pour pouvoir lire, pendant quelques instants, l’une des rares Bibles disponibles. Pour ces croyants, la Parole de Dieu n’était pas seulement une lumière sur leur sentier ; elle était la source où ils puisaient joie et réconfort.
Ne laissons pas notre Bible sur l’étagère comme une lampe éteinte dans la nuit. Mais permettons-lui de faire briller la lumière de la Parole de Dieu dans nos cœurs, pour nous apporter le salut, et nous donner la sécurité et la joie dans notre vie.

D’après The good Seed Avril 2020

La justice de Dieu… sa justice dans le temps présent, de sorte qu’il est juste et qu’il justifie celui qui est de la foi en Jésus. Rom. 3. 22 et 26.

LA VIRGULE DÉPLACÉE

On raconte l’anecdote suivante à propos du roi d’Italie Umbert. Il lui avait été adressé une requête au sujet d’une personne qui avait été condamnée à une longue peine de prison ; on lui demandait de résilier la sentence concernant la fin de son temps d’emprisonnement.
Le ministre de la justice avait mis par écrit son avis sur le document : – Grâce impossible, à laisser en prison.
Le roi lut la requête, et étudia le dossier concernant le cas. Puis il prit la plume et déplaça la virgule, d’un mot en arrière. C’était maintenant : – Grâce, impossible de laisser en prison. Et il ajouta encore un autre mot : Accordé, puis il signa le document. Le condamné était maintenant libre.
Le Seigneur Jésus agit de la même manière que ce roi. Il désire annuler pour toujours toutes les accusations que le diable, d’autres gens, ou notre conscience, nous opposent avec justice. Comment Christ fait-Il cela ? – Il a porté toute la culpabilité et le jugement de Dieu pour tous ceux qui croient en Lui. Les Évangiles, comme aussi les Psaumes, décrivent ce qu’il Lui en a coûté : non pas seulement un trait de plume, mais la mort sur la croix.
Pour le pécheur qui confesse ses péchés à Dieu, et croit à la mort expiatoire du Seigneur Jésus, le salut de Dieu a une étendue beaucoup plus grande que le pardon du roi. Non seulement le pécheur est pardonné, mais il est prononcé juste, c’est-à-dire libéré de toute culpabilité !
La mort expiatoire de Jésus Christ est unique et parfaite. Quiconque croit en Lui se tient devant Dieu comme étant juste.
« Christ Jésus… nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Cor. 1. 30).

D’après The good Seed Avril 2020

FAUT-IL SE CONVERTIR ET POURQUOI ?

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FAUT-IL SE CONVERTIR ?

 

Cher ami,

La question que vous posez est de toute importance, et demande à être considérée avec soin ; aussi je veux y répondre tout de suite.
Vous m’écrivez que souvent, dans des entretiens personnels, comme aussi dans des réunions, on vous dit que vous devriez vous convertir ; mais vous n’en sentez pas la nécessité. Vous vous consacrez entièrement à votre travail, vous avez un foyer paisible, de chers amis ; vous espérez avoir bientôt une bonne position, et ensuite vous aimeriez voir quelque chose du monde. Vous êtes donc pleinement satisfait de vos circonstances et, pour parler franchement, ces exhortations continuelles à vous convertir vous paraissent parfaitement superflues ; vous en avez même par-dessus la tête.
Je vous comprends très bien. Il y a des personnes qui passent leur temps à s’occuper des affaires des autres, à donner de bons conseils et à dire que ce que vous faites n’est pas bien. S’entendre sans cesse répéter ces avertissements n’est certes pas agréable, d’autant moins que vous n’êtes pas certain, au fond, que ces personnes n’aient pas raison.
Et pourtant c’est là le point crucial : ont-elles raison ou tort ? Devez-vous vous convertir, ou n’est-ce pas indispensable ? S’il s’agissait d’un détail, vous vous tireriez facilement d’affaire si par la suite il devait s’avérer que vous aviez eu tort. Et vous seriez sur vos gardes pour la fois suivante. Mais quant à la conversion, il s’agit de savoir où vous passerez l’éternité. Et c’est tellement important, qu’il faut que vous soyez au clair à ce sujet.

Avez-vous déjà pensé à l’éternité ? Je vous accorde que nous ne pourrons jamais comprendre ce qu’elle est avant d’y être. Mais il vaut bien la peine d’y penser une fois sérieusement, pour en avoir au moins une (petite) idée, n’est-ce pas ?
Une légende raconte qu’un jour, un roi voulut mettre à l’épreuve un jeune homme très intelligent. Il lui demanda : « Quelle est la durée de l’éternité ? ». Le jeune homme répondit : « O roi, dans un pays éloigné, il y a une très haute montagne, dont le sommet s’élève bien au-dessus des nuages. Cette montagne est en airain. Tous les cent ans, un petit oiseau vient y donner quelques coups de bec. Eh bien, lorsque par ce moyen la montagne aura été usée au point qu’on ne puisse plus la voir, une seconde de l’éternité se sera écoulée ».
Cette réponse ne donne-t-elle pas une idée de l’infini de l’éternité ? Et pourtant elle n’est pas juste, car dans l’éternité il n’y a ni minute ni seconde. Là, mille ans sont comme un jour, mais aussi un jour comme mille ans (2 Pier. 3. 8). L’éternité n’a pas de fin ; ainsi elle ne peut être mesurée. Cette allégorie nous fait cependant entrevoir quelque chose du rapport entre la durée de notre vie terrestre et celle de l’éternité à venir. Que sont dix, cinquante, quatre-vingts ou même cent ans, en face de l’éternité ? N’importe-t-il pas alors de savoir où et comment nous la passerons ?
Cela me fait penser à une autre histoire. Vous savez qu’au Moyen-âge, la plupart des princes avaient des bouffons attachés à leur cour. C’était en général des hommes atteints de difformités, qui portaient des vêtements comiques et qui, par leurs plaisanteries et remarques stupides, devaient divertir leurs maîtres. Or une fois, un prince donna à son bouffon un bonnet de fou (bonnet pointu orné de clochettes) et un faux sceptre, le sacrant ainsi roi des bouffons, sous réserve que ce bouffon les remette à celui qui se révélerait encore plus fou que lui. Peu après, le prince tomba gravement malade. Le fou alla le voir et lui demanda s’il serait bientôt rétabli. Le prince répondit que d’après les médecins, il ne fallait pas s’attendre à une amélioration : il allait bientôt mourir.
– Eh bien ! dit le fou, vous avez sûrement fait vos préparatifs pour ce grand voyage, et veillé à ce que tout soit prêt pour vous accueillir.
– Non, répondit le roi, et c’est là ce qui est terrible ; je ne sais pas comment je serai reçu.
– Mais ne saviez-vous donc pas qu’il vous faudrait un jour faire ce voyage ?
– Je le savais bien, mais je ne m’en suis jamais occupé. Il y avait tant d’autres choses à faire.
– Pourtant, continua le bouffon, lorsque vous faisiez un voyage d’un jour, un héraut vous précédait et veillait à ce que vous trouviez de quoi manger et boire. Lorsque vous partiez pour plusieurs semaines, ou même plusieurs mois, tout était réglé longtemps à l’avance. Et quelques jours avant votre départ, plusieurs de vos serviteurs allaient pour préparer de quoi vous accueillir. Et pour ce grand voyage, dans ce lieu où vous resterez pour toujours, vous ne vous êtes pas du tout préparé ? Eh bien, je vous rends le bonnet de fou et le sceptre, car je n’ai jamais été aussi fou !
Le bouffon n’avait-il pas raison ?

Vous êtes allé pendant plus de dix ans à l’école ; maintenant vous travaillez toute la journée, et le soir vous étudiez encore pour améliorer votre position. Ainsi, pendant une vingtaine d’années, vous travaillez d’arrache-pied, pour gagner ensuite largement votre vie pendant une quarantaine d’années, et pour vivre peut-être de votre retraite ou de vos économies pendant quelques dizaines d’années, si vous parvenez à un âge avancé.
Que penseriez-vous de parents qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école et ne leur feraient pas apprendre de métier, arguant : « Qu’ils jouent tranquillement sans penser à l’avenir ! Lorsqu’ils auront atteint l’âge de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins, ils sauront bien se débrouiller seuls » ?
Si donc vous prenez tant de peine et sacrifiez tant d’années de votre vie pour avoir de quoi vivre confortablement une soixantaine d’années, n’êtes-vous pas inexcusable de ne pas penser à l’éternité et de ne pas vous occuper de cette question : « Où passerai-je l’éternité ? » – d’autant plus que vous ne pouvez absolument pas savoir si vous obtiendrez une bonne situation, si vous ne tomberez pas malade ou ne mourrez pas avant d’y parvenir. Mais vous savez parfaitement que l’éternité est devant vous. « Il est réservé aux hommes de mourir une fois » (Héb. 9. 27). Cette affirmation de la Bible n’a encore jamais été mise en doute, pas même par les plus grands moqueurs et les athées les plus endurcis. Ils n’osent pas y toucher : on se moquerait d’eux ; car qui n’a pas encore vu la mort frapper dans son entourage ? Mais comment continue ce verset d’Hébreux 9 ? « Et après cela le jugement ». N’est-ce pas une folie impardonnable que de ne se préoccuper de rien et de laisser les choses suivre leurs cours ? Certes, vous verrez vous-même une fois où vous passerez l’éternité. Mais… alors il n’y aura plus moyen de changer, pour toute l’éternité. « A l’endroit où l’arbre sera tombé, là il sera » (Éccl. 11. 3).

Vous direz peut-être : Rien ne presse ! J’ai, de toute façon, déjà tellement à faire. Et vous ne voulez pas consacrer vos heures de détente à des sujets aussi sinistres que la mort. Vous croyez que vous aurez encore le temps de penser à ces choses lorsque vous serez un peu plus âgé, que vous aurez joui de la vie et que vous aurez davantage de loisirs. Mais êtes-vous bien sûr de vivre encore cinquante ans ? ou trente ans ? ou seulement dix ? ou encore douze mois ? douze heures même ?
Je me souviens d’un commerçant, en Hollande, qui écoutait depuis le pas de la porte de son magasin une prédication donnée dans la rue. Celle-ci terminée, il se retira chez lui, s’assit sur une chaise, et l’instant d’après il était mort !
Et même si vous deviez vivre encore longtemps, voudriez-vous faire ce qui vous plaît tant que vous serez jeune et en bonne santé, et ne laisser à Dieu que le reste ? Si vous choisissez de vivre ainsi (et que vous restiez en vie), Dieu vous acceptera-t-il encore ?
Certes, « Dieu… veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tim. 2. 4) ; à tous les hommes Il dit : « Soyez réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5. 20). Il a reçu le brigand de la croix et des milliers d’autres qui se sont tournés vers Lui sur leur lit de mort. J’ai connu une dame qui était âgée de quatre-vingt-cinq ans lorsqu’elle s’est convertie.
Dieu parle une fois et deux fois à l’homme, et si celui-ci n’y prend pas garde, il « scelle l’instruction qu’il leur donne » (Job 33. 14 et 16). Lorsque le Pharaon eut refusé plusieurs fois d’obéir, Dieu endurcit son cœur, de sorte qu’il ne pouvait plus se convertir. Après l’enlèvement de l’Église, Dieu enverra à tous ceux qui auront entendu l’Évangile et qui n’auront pas cru, « une énergie d’erreur… afin que tous ceux-là soient jugés qui n’ont pas cru la vérité » (2 Thess. 2. 11 et 12). Dieu peut aussi agir ainsi à votre égard, si vous persistez à repousser Son invitation à vous convertir. « Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’il a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 30 et 31).

Ne voulez-vous donc pas reconsidérer la chose avec sérieux et venir maintenant à Dieu, pour Lui confesser vos péchés et Lui demander de vous recevoir ?
« Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen – nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui » (2 Cor. 5. 20 et 21).
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7) !

Avec mes affectueuses salutations.

 

2 – Pourquoi faut-il se convertir ?

Chers amis,

Vous me demandez maintenant pourquoi il faut se convertir, et ce qu’est, en fait, la conversion.
La réponse la plus simple à votre première question est celle-ci : Parce que Dieu le dit ! Lorsque Dieu parle, il n’y a pas à répliquer. Nous sommes Ses créatures, et comme telles, nous n’avons qu’à nous incliner et à obéir. « Toi, créature humaine, qui es-tu donc, pour contester contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu faite ainsi ? » (Rom. 9. 20). Nous lisons, en Act. 17. 30, que « Dieu… ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ». Oui, il est parlé environ quatre-vingts fois de repentance dans l’Ancien Testament, et quelque soixante-dix fois dans le Nouveau Testament.
Mais Dieu nous montre aussi clairement dans Sa Parole pourquoi Il ordonne aux hommes de se repentir. « Il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9). En Actes 17, le motif de Son commandement aux hommes de se repentir, c’est « qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée ». Le jour vient où tout homme devra rendre compte de sa vie à son Créateur. Et Dieu, qui connaît les hommes, dira alors, comme Juge : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Voilà pourquoi Dieu veut que l’homme se convertisse, « car cela est bon et agréable devant notre Dieu Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 3 et 4).
La raison fondamentale pour laquelle Dieu ordonne aux hommes de se repentir, c’est que l’homme n’a pas servi son Créateur, mais qu’il est un pécheur et qu’il recevra le juste jugement de Dieu.

L’homme est un pécheur

Quelle terrible vérité ! En fait bien des hommes n’y pensent pas et beaucoup même la nient. Mais sont-ils eux-mêmes persuadés de ce qu’ils disent ? Est-ce qu’un homme droit peut nier qu’il fait souvent des choses mauvaises ?
Plus d’une fois j’ai eu l’occasion de demander à ceux qui proclamaient hautement avoir toujours mené une vie honnête et n’avoir fait de tort à personne, si leur conscience ne leur avait jamais reproché aucune de leurs actions, de leurs paroles ou de leurs pensées. Et presque personne n’a eu l’audace de répondre que sa conscience ne l’avait jamais repris.
Un pécheur est un homme qui a péché. Il ne devient pas tel seulement après avoir fait beaucoup de choses mauvaises. Un seul péché suffit à faire d’un homme un pécheur.
Chacun peut le constater dans la vie de tous les jours. Personne ne dira : « Tel ou tel n’est pas un assassin, car jusqu’à présent il n’a tué qu’une ou deux fois ». Mais lorsqu’il s’agit de sa relation avec Dieu, l’homme voudrait appliquer un autre barème, parce que, sinon, il doit se condamner lui-même.

La conscience

Dieu a donné à tout homme une conscience (Rom. 2. 15), qui rend témoignage des choses mauvaises qu’il commet. Non pas que la conscience relève tout ce qui est mauvais. Notre conscience est influencée et façonnée par l’entourage dans lequel nous vivons. Mais elle parle toujours lorsque l’homme fait une chose estimée mauvaise par la société dans laquelle il a été élevé. Dieu a veillé à ce que tous les hommes, même ceux qui ne connaissent pas Sa Parole, soient avertis lorsqu’ils font consciemment ce qu’ils savent ne pas être bien, afin que tous soient amenés à réfléchir et à se convaincre qu’ils sont mauvais et coupables.
Si vous considérez votre vie, combien de péchés avez-vous déjà commis consciemment, délibérément ? Supposons que vous avez dix-huit ans et que, pendant les huit premières années de votre existence, vous n’avez jamais consciemment mal agi. En réalité c’est faux, car vous savez fort bien que votre conscience vous a déjà repris auparavant. Mais après ces huit premières années, combien de fois votre conscience vous a-t-elle parlé ? Admettons une fois par jour. Cela fait 365 fois en une année et pour vous maintenant, 3650 fois. Pour une personne de 28 ans, cela ferait 7300 fois et pour quelqu’un de 68 ans, 21900 fois.
Vous voyez donc que votre conscience a déjà attiré votre attention au moins 3650 fois sur un péché (et en réalité, est-ce que cela n’a pas été beaucoup plus souvent ?). Comment quelqu’un qui a commis tant de péchés peut-il affirmer ne pas être un pécheur ? Est-ce que le Dieu juste devrait acquitter une telle personne ?
Cela ne suffit-il pas déjà amplement à vous prouver que tout homme mérite le jugement et doit confesser devant Dieu qu’il a péché contre Lui et mérite la perdition éternelle ?

Péchés inconscients

Une autre question se pose maintenant. L’homme n’est-il coupable que des péchés qu’il a commis tout à fait consciemment ? N’est-il pas aussi coupable lorsqu’il aurait pu savoir que sa manière d’agir n’était pas bonne ? Lorsqu’une loi a été transgressée, le juge ne déclare-t-il pas coupable même celui qui assure qu’il ne connaissait pas la loi ? Il aurait pu la connaître puisqu’elle a été promulguée. D’où l’adage : « Nul n’est censé ignorer la loi ! ». Lors de la fixation de la peine, le juge pourra tout au plus tenir compte de ce fait, s’il est établi que le transgresseur ne connaissait pas la loi. Un avocat qui enfreindrait des dispositions précises de la loi sera puni plus sévèrement qu’un profane qui agirait de même. Cependant, dans les deux cas, le juge les déclarera coupables.
Dans la parole de Dieu nous trouvons le même principe : « Si quelqu’un a péché, et a fait, à l’égard de l’un de tous les commandements de l’Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et ne l’a pas su, il sera coupable, et portera son iniquité » (Lév. 5. 17). Cela se comprend facilement. L’homme, qui, comme créature, est responsable devant son Créateur et devra lui rendre compte de ses actes, a-t-il le droit de décider lui-même en quoi il est coupable ou innocent ? C’est inconcevable ! Seul le Créateur, Celui qui a créé l’homme et lui a confié un mandat, a le droit de juger si Sa créature a répondu à sa responsabilité. Dieu seul détermine ce qui est péché. Si nous voulons le savoir, il nous faut rechercher Ses pensées.
La Parole de Dieu est très claire à cet égard. En Gen. 1. 28 et 2. 15 à 17, nous trouvons le mandat que Dieu avait confié à l’homme. Il devait cultiver et garder le jardin d’Éden, dans la dépendance et dans l’obéissance à Dieu. Ce qui mettait cette obéissance à l’épreuve, c’était l’interdiction de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Mais qu’a fait l’homme ? A la première occasion où il aurait pu manifester son obéissance et sa dépendance, il n’écouta pas Dieu, mais désobéit consciemment. Voilà le début. Trois mille ans plus tard, Dieu consignait dans sa Parole : « L’Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui recherche Dieu : ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus ; il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul » (Ps. 14. 2 et 3). Et mille après, la Parole de Dieu dit encore : « Il n’y a personne qui recherche Dieu ; ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles ; il n’y en a aucun qui pratique la bonté, il n’y en a pas même un seul » (Rom. 3. 11 et 12). Le jugement de Dieu ne peut donc dépendre d’une autre base que celle-ci : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23).

Qu’est-ce que le péché ?

Vous direz alors : « Nous devons bien admettre que nous faisons souvent des choses mauvaises, mais nous n’arrivons pas à concevoir qu’aucun homme n’ait jamais à aucun moment fait quelque chose de bon. Il y a pourtant des personnes qui accomplissent de bonnes actions ; il suffit de penser à des hommes tels que Henri Dunant, ou Albert Schweizer, par exemple, qui ont consacré leur vie à aider les autres. Et puis, lorsque je mange, ou que je bois, ou que je vais à l’école ou à mon travail, je ne fais pourtant rien de mal ».
En elles-mêmes, ces choses ne sont pas mauvaises, mais elles peuvent le devenir. Manger une pomme n’est pas mal ; mais l’enfant qui mange une pomme après que sa mère le lui a défendu est désobéissant. Nous touchons là le fond de la question : « Qu’est-ce que le péché ? ».
L’homme a été créé par Dieu, et a reçu pour mandat de Le servir. Tout ce que l’homme fait en contradiction avec la position et la tâche que Dieu lui a données, est péché. Nous trouvons ce principe en 1 Jean 3. 4 : « Le péché est l’iniquité ». Tout acte dans lequel l’homme ne tient pas compte de l’autorité de Dieu sur Sa créature, est péché.
Ainsi, manger, par exemple, est un péché si ce n’est pas fait dans la dépendance de Dieu. Le Seigneur Jésus ne voulait manger que si Dieu le lui disait (Mat. 4. 4 ; voir aussi Jean 4. 34). C’est pour cette raison que la Parole de Dieu dit : « Or tout ce qui n’est pas sur le principe de la foi est péché » (Rom. 14. 23).
Si nous appliquons ce principe à notre vie pratique, que découvrons-nous ? Lesquels de nos actes, de nos paroles, de nos pensées, ont eu leur source dans l’obéissance à Dieu et ont été la réponse à cette question : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? ». Ne sommes-nous pas amenés à la conclusion que tout ce que nous avons fait est péché ?
C’est là aussi ce que dit la Parole de Dieu : « Il n’y en a aucun qui pratique la bonté, il n’y en a pas même un seul » (Rom. 3. 12).
« Toute l’imagination des pensées de son cœur » n’est « que méchanceté en tout temps » (Gen. 6. 5). C’est pour cette raison que le Dieu juste doit juger tous les hommes. C’est aussi pour cela que le Dieu miséricordieux appelle tous les hommes à se convertir, parce qu’Il veut les sauver du terrible jugement qui les attend.

Qu’est-ce que la conversion ?

J’en viens maintenant à votre seconde question : « Qu’est-ce, en fait, que la conversion ? ».
Ce n’est pas facile à expliquer, car ni « conversion », ni « repentance » ne sont une traduction exacte du mot grec « metanoia », employé dans les manuscrits originaux de la Parole de Dieu. Il n’existe pas de mot français qui rende exactement le sens du grec.
D’après 1 Thess. 1. 9, on peut dire que l’idée de « se tourner » se trouve comprise dans ce mot. Jusque-là, les Thessaloniciens avaient eu leur vie centrée sur les idoles. Maintenant ils s’étaient « tournés », c’est-à-dire détournés des idoles et tournés vers Dieu. Mais des passages tels que Act. 2. 37 et 38 ; 17. 30 et 31 ; Apoc. 9. 20 et 21 ; etc., nous font voir qu’à cette pensée est liée celle d’un jugement de soi-même, d’une condamnation de sa propre vie et de ses actes, et cela devant Dieu.
Nous pouvons donc dire que, se convertir, c’est s’approcher de Dieu, pour se juger devant Lui, en confessant ne pas avoir vécu dans la soumission à Dieu, et avoir eu par là une vie mauvaise et coupable. Cela implique que nous en sommes affligés.
Si le mot « conversion » n’est pas facile à expliquer, il ne présente pourtant aucune difficulté pour celui qui est venu dans la lumière de Dieu et a reconnu ce qu’il est devant Dieu, et le jugement qu’il mérite. Dieu regarde au cœur, à la conscience et non pas à l’intelligence. Le publicain disait seulement : « O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » (Luc 18. 13). Mais Dieu, qui sonde les cœurs et qui discerne les pensées et les intentions du cœur (Héb. 4. 12), savait ce que renfermaient ces paroles.
Non, ce ne sont pas les mots prononcés, mais c’est l’état de notre cœur quand nous venons à Dieu qui détermine s’il y a eu « conversion ». Et maintenant, je vous demande : Êtes-vous converti ? Êtes-vous venu à Dieu avec vos péchés, votre culpabilité, Lui confessant votre état de perdition ?

Avec mes cordiales salutations.

D’après H. L. Heijkoop
http://www.bible-notes.org

LA PEINE DE CHAQUE JOUR EST SUFFISANTE

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Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine. Mat. 6. 34.
Ne crains pas, car je suis avec toi. És. 41. 10.

LA PEINE DE CHAQUE JOUR EST SUFFISANTE

Le verset d’aujourd’hui n’est pas une excuse pour manquer de prévoyance. Il est tout à fait normal que nous reconnaissions quels sont nos devoirs et que nous nous préparions pour le lendemain, que ce soit pour nous assurer que notre maison est protégée contre le feu, par exemple, ou en effectuant notre travail scolaire en vue des examens. Il est juste de prévoir les problèmes qui pourraient survenir, de pourvoir à nos besoins et de nous préparer pour tout ce qui peut nous être demandé.
Mais se faire du souci à propos de tout, c’est autre chose ; c’est une préoccupation exagérée du lendemain, des évènements qui pourraient se produire. On n’est pas tranquille quand on passe son temps à envisager le pire. Les soucis dirigent notre attention sur les évènements et pas sur Celui qui les contrôle, ce qui a un effet négatif sur notre esprit et même sur notre corps. Cela peut même nous paralyser ou nous submerger. Le commandement de Dieu est tout à fait clair : « Ne soyez pas en souci ! » Nous avons un Père Tout-puissant qui nous aime et dont la main dirige toutes choses.
Si nous éprouvons des difficultés aujourd’hui, Dieu nous donne la force et Ses indications pour y faire face, mais Il ne nous les donnera pas à l’avance pour faire face aux difficultés de demain. Pourquoi ? – Parce que, si nous avions déjà sa réponse, nous cesserions probablement de nous confier en Lui demain. Son but est de maintenir en nous, jour après jour, cette foi qui est si précieuse pour Lui, car, sans elle, il est impossible de plaire à Dieu (voir Héb. 11. 6).

D’après « The Good Seed » avril 2017

LA LUMIÈRE DE LA CROIX

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La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut elle est la puissance de Dieu. 1 Cor. 1. 18.
Jésus… à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. Héb. 12. 2.

LA LUMIÈRE DE LA CROIX

En Australie, lors d’une nuit particulièrement claire, j’ai eu l’occasion de contempler un beau ciel étoilé. L’une des constellations les plus visibles était la Croix du Sud ; ce soir-là, elle brillait tellement que j’ai réussi à la repérer sans problème au milieu de cette multitude d’étoiles. Quelle merveille !
Dans ma Bible aussi, je vois briller une lumière merveilleuse qui provient de « la croix de Christ ». Dans le récit des évangiles, « la croix » est le bois sur lequel Jésus a été cloué. Mais dans le reste du Nouveau Testament, l’expression « la croix de Christ » présente un fait qui subsistera éternellement dans toute sa valeur et dans tous ses résultats : le Seigneur Jésus, mort crucifié par les hommes, mais aussi frappé par le Dieu saint à cause de nos péchés, dont Il s’était chargé.
En admirant la constellation de la Croix du Sud, j’ai vu briller l’œuvre du Créateur, mais en contemplant par la foi « la croix de Christ », je peux voir le Fils de Dieu qui sacrifie Sa propre vie pour me sauver. L’intense lumière morale qui émane de « la croix de Christ » resplendit en amour, en vérité, en justice et en paix (Ps. 85. 10). Comment s’est manifestée la justice de Dieu ? Par le moyen de la croix de Christ (Rom. 3. 21 à 25). Comment Dieu donne-t-Il la preuve de Son amour ? Dans le fait que Christ est mort pour nous (Rom. 5. 8). La croix de notre Seigneur Jésus Christ est l’expression la plus élevée de la puissance, de la sagesse et de l’amour de Dieu. Et ainsi, comme la Croix du Sud indiquait autrefois la direction aux voyageurs, la croix de Christ donne la vraie signification à notre vie.

D’après « Il Buon seme » avril 2020

DES IDOLES OU LE DIEU VIVANT

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Tu as loué les dieux d’argent et d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, et n’entendent pas, et ne comprennent pas ; et le Dieu en la main duquel est ton souffle, et à qui appartiennent toutes tes voies, tu ne l’as pas glorifié. Dan. 5. 23.

DES IDOLES OU LE DIEU VIVANT

 

Ce verset nous fait réfléchir. Nous ne sommes pas des païens qui adorons des idoles fabriquées en toute sorte de matériaux. Mais la dernière partie du verset s’applique-t-elle à nous ? Avons-nous glorifié Dieu comme Il en est digne ? Nous nous vantons beaucoup de nos capacités. Nous louons notre technologie et profitons du confort et du bien-être qu’elle nous a apporté. Tout succès réel ou supposé, est annoncé avec orgueil. Dans tous les domaines de la science, du sport, de la vie sociale, on ne cesse de proclamer bien haut ce qui a été accompli et ce qu’on pense qui va l’être. Toutes ces choses ne sont-elles pas des idoles ? Et où est le seul vrai Dieu ?
Aux jours de Daniel, Dieu avait attiré l’attention des hommes sur Lui-même par le moyen d’une main mystérieuse qui avait écrit sur le mur (Dan. 5. 25 à 28). Aujourd’hui, Il se révèle clairement par la Bible, dans laquelle Il se présente Lui-même comme étant le Sauveur qui veut secourir ceux qui sont perdus. A l’opposé des idoles, anciennes ou modernes, notre Dieu vivant prend un grand intérêt dans chaque être humain. Il nous aime et désire notre bonheur, déjà maintenant sur la terre, mais aussi pour l’éternité. Il veut nous sauver de la perdition éternelle et nous conduire dans Son chemin. Nous pouvons croire en Son amour, car Il a donné pour nous Son propre Fils.

D’après « The Good Seed » avril 2020

CROIS SEULEMENT !

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Comme il parlait encore, il vient des gens de chez le chef de synagogue, disant : ta fille est morte ; pourquoi tourmentes-tu encore le maître ? Et Jésus, ayant entendu la parole qui avait été dite, dit aussitôt au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Marc 5. 35 à 36.

CROIS SEULEMENT !

 

Ces brèves paroles : « Ne crains pas, crois seulement », sont parmi les déclarations de Jésus les plus consolantes.
Est-ce que la pensée de toutes vos erreurs, passées et présentes vous reviennent parfois à l’esprit, faisant peser sur vous une lourde charge qui vous accable ? Ne craignez pas : croyez seulement que Jésus est mort pour expier tous vos péchés.
Êtes-vous en souci du lendemain, craignant de perdre votre travail et les moyens de nourrir votre famille ? Ne craignez pas, croyez seulement que Dieu, que vous connaissez comme votre Père, prendra soin de vous quoi-qu’il arrive.
Passez-vous par une épreuve douloureuse ? L’un de vos proches ne veut-il plus rien avoir à faire avec vous ? Les projets qui vous tiennent le plus à cœur ont-ils été bouleversés ? Ne craignez pas, croyez seulement que l’amour de Dieu sera avec vous dans cette affliction, et que Son plan est de vous bénir.
Votre enfant a-t-il choisi un mauvais chemin qui l’emmène toujours plus loin, jour après jour ? Ne craignez pas, croyez seulement que Dieu a la puissance de garder ce que vous Lui avez confié et qu’Il cherchera la brebis perdue jusqu’à ce qu’Il l’ait trouvée.
La pensée de la mort vous effraie-t-elle ? Ne craignez pas, croyez seulement que vous recevrez la grâce dont vous aurez besoin au moment de votre départ. Croyez que votre Berger sera près de vous dans la vallée de l’ombre de la mort. Il vous tiendra dans Ses bras jusqu’au ciel, le lieu de Sa présence. Personne ne pourra vous arracher de Sa main (Jean 10. 28).

D’après « The Good Seed » janvier 2015

CHANTEZ SES LOUANGES SUR LE LUTH À DIX CORDES

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CHANTEZ SES LOUANGES SUR LE LUTH À DIX CORDES. Ps. 33. 2.

 

Le croyant d’aujourd’hui a, pour adorer son Dieu, des thèmes de louange que ni le tambourin de Marie, ni la harpe de David ne pouvaient accompagner. Notre cœur, dans la mesure où il est un docile instrument du Saint Esprit, est appelé à composer à la gloire du Père et du Fils une hymne aux multiples strophes, et il dispose pour cela d’un registre d’une étendue exceptionnelle. Le culte chrétien embrasse une hauteur et une variété de sujets qui surpasse et surpassera toujours de beaucoup la louange rendue par toute autre catégorie de créatures.
Il ne saurait être question de faire un inventaire de ce qui est divin — et par conséquent infini. Nous ne ferons que suggérer quelques-uns de ces sujets qui nous conduiront à apporter au Père et au Fils une adoration plus complète et plus intelligente, c’est-à-dire plus conforme à notre vocation.
Trois psaumes font allusion au « luth à dix cordes », instrument sur lequel le croyant du temps des psaumes était invité à célébrer son Dieu (Ps. 33. 2 ; 92. 3 ; 144. 9). Nous nous aiderons de cette image pour considérer combien riche est ce que nous appellerions volontiers « notre répertoire ». En élargissant notre vision spirituelle, nous trouverons toujours de nouveaux motifs pour louer le Père et le Fils sous la direction du Saint Esprit. Parmi ces thèmes, envisageons comme autant de cordes : ce que Christ a fait et est pour nous, ce qu’Il a fait et ce qu’Il est pour le Père; ce que le Père a fait et est pour le Fils; ce que le Père est pour nous et ce que nous sommes pour Lui; ce qu’Il fait pour nous, et enfin ce que nous sommes pour Christ.

1) Ce que Christ a fait pour nous

Nous pouvons considérer ce thème comme la première note jouée sur l’instrument à dix cordes, celle qui donne le ton au cantique de la délivrance. C’est celle que fait retentir le peuple qui vient d’être l’objet d’une délivrance, à la fois de dessous le juste jugement de Dieu (Ex. 12) et de dessous le joug de fer du Pharaon (14). « Je chanterai à l’Éternel… il a été mon salut » (15. 1 et 2).
Il est normal que l’œuvre de Jésus en notre faveur inspire les premiers accents de nos actions de grâces. Il nous a aimés et S’est livré Lui-même pour nous ; Il a vaincu nos ennemis : Satan et la mort ; Il nous a lavés de nos péchés dans Son sang ; Il nous a introduits dans une sphère de bénédictions que nous n’aurons jamais fini d’explorer. « Lève-toi, et promène-toi dans le pays en long et en large, car je te le donnerai », disait l’Éternel à Abram (Gen. 13. 17).
A cette œuvre initiale s’ajoutent toutes les grâces expérimentées dans notre vie chrétienne et qui constituent comme la provision inépuisable destinée à alimenter la louange éternelle. « Car de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce » (Jean 1. 16).

2) Ce que Christ est pour nous

La vibration d’une seule corde, de même que la frappe répétée d’un tambourin, permet de soutenir un rythme mais ne suffit pas pour composer et jouer une mélodie. Exprimer, même collectivement, la joie du salut n’est pas à proprement parler l’adoration chrétienne, quoique parfois nous nous en contentions. L’écrivain habile du psaume 45 disait ce qu’il avait composé « au sujet du roi ». L’Esprit veut nous occuper du « Bien-aimé » et une autre corde doit vibrer pour le chanter. Qu’est-Il pour moi, Celui qui est l’auteur de mon salut ? Mon Sauveur, oui, mais aussi mon Seigneur, ma raison de vivre présente et ma bienheureuse espérance. Il est aussi Celui qui fait face à mes besoins terrestres, l’ami fidèle et le tendre berger, l’intercesseur, l’avocat auprès du Père et le modèle inimitable.
Plus élevée et plus rare aussi est la louange dans laquelle il n’est plus question de nous, mais de

3) Ce que Christ a fait pour Dieu

Lui-même pouvait dire : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » ; « Selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais » ; « Père,… je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 8. 29 ; 14. 31 ; 17. 4). Dieu est redevable à Jésus d’avoir, au prix de sa vie, visité l’humanité coupable, d’avoir toujours et partout revendiqué Sa gloire, concilié les exigences de Sa sainteté et celles de Son amour. Il a réglé la question du péché, rassemblé une famille céleste et rétabli Ses droits sur Israël. Il a enfin ouvert la voie à la bénédiction milléniale, qui se déploiera quand la création aura été affranchie du joug de la corruption. Artisan et restaurateur de cette création, Christ est aussi l’auteur et le chef de la nouvelle création, à jamais fondée sur l’œuvre de la croix.

4) Ce que Christ est pour Dieu

Nous sommes ici devant un infini dont nous ne percevons que quelques rayons mystérieux et admirables, car « personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père » (Mat. 11. 27). Écoutons la déclaration de Dieu : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 3. 17), comme aussi la déclaration de Jésus, conscient de cet amour et de cette approbation : « J’étais ses délices tous les jours » ; « Le Père aime le Fils »; « le Père m’aime » (Prov. 8. 30 ; Jean 3. 35 ; 10. 17). En Lui s’est vérifié le proverbe : « Le père du juste aura beaucoup de joie, et celui qui a engendré le sage, se réjouira en lui » (Prov. 23. 24). Jésus a été, dans Sa vie la parfaite offrande de gâteau, et dans Sa mort le saint holocauste, nourriture exclusive de l’Éternel et parfum réservé. Resplendissement de la gloire de Dieu et empreinte de Sa substance, il est aussi Sa Parole, Son Agneau, Son Roi qu’Il a oint sur Sion, Son compagnon, Sa puissance, Sa sagesse (Héb. 1. 3 ; Jean 1 ; Ps. 2. 6 ; Zach. 13. 7 ; 1 Cor. 1. 24). Il est Sa gloire.

5) Ce que Dieu a fait pour Christ

« Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même » — annonçait Jésus à Ses disciples (Jean 13. 32).

Ceci nous conduit à la réponse que Dieu a donnée à l’œuvre de Son Bien-aimé, et introduit un nouveau sujet de reconnaissance et d’adoration pour les saints. Jésus, qui durant Sa vie pouvait affirmer : « Père… je savais que tu m’entends toujours » (Jean 11. 42), a été exaucé à cause de Sa piété. Celui qui avait le pouvoir de Le sauver de la mort L’a délivré d’entre les cornes des buffles. Dieu n’a pas permis que Son Saint voie la corruption. Il L’a ressuscité selon l’opération de la puissance de Sa force, exalté, fait et Seigneur et Christ. Il L’a fait asseoir à Sa droite, Il Lui a donné un nom au-dessus de tout nom. Il Lui a donné l’Église. Et Il exigera bientôt que Lui soit rendu, de gré ou de force, l’hommage universel (Héb. 5 ; Act. 2 ; Phil. 2).

6) Ce que Dieu est pour Christ

Ce sujet ne mériterait-il pas aussi d’éveiller dans nos cœurs le plus profond intérêt ? Si nous aimons le Seigneur Jésus, aucune de Ses sources de joie ne peut nous être indifférente. Et la plus haute, la plus constante des joies du Fils, c’est bien le Père. « Si vous m’aviez aimé — dit Jésus à Ses disciples —, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » (Jean 14. 28). Nous sommes de ceux à qui le Fils veut révéler le Père (Mat. 11. 27) et tout ce que contient pour Lui ce nom précieux. Mais Christ nous fait aussi connaître Son Dieu : l’objet de Sa confiance incessante depuis le sein de Sa mère jusques et y compris dans les heures de l’abandon (Ps. 22). Il L’appelle « ma Force », preuve que pour Jésus le secours n’était ni dans les hommes ni dans les circonstances, mais en Dieu seul. « Tu es le Seigneur », dit-Il au psaume 16, reconnaissant les droits exclusifs et la souveraineté de Dieu. Plus loin encore : « Je bénirai l’Éternel qui me donne conseil… Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi» (versets 7 et 8). Pour cet homme parfait, Dieu était Sa seule sagesse, Son but invariable, Sa grande et constante pensée. Quel modèle nous trouvons en Jésus!

7) Ce que Dieu est pour nous

Ce que Dieu est pour nous découle de ce qu’Il est pour Jésus. Comme conséquence de l’œuvre de la croix, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ devient notre Dieu et notre Père. Nous sommes introduits dans la même position et dans la même relation que Lui avec Son Dieu et Père, de qui nous dépendons, qui répond à nos prières et que nous sommes appelés à servir. Et que de beaux noms Lui sont attribués dans les épîtres, noms sous lesquels nous le connaissons désormais : Le Dieu Sauveur (Jude 25), le Dieu de patience, d’espérance, de paix (Rom. 15. 5 et 13 ; 16. 20), le Dieu de toute grâce (1 Pier. 5. 10), le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation (2 Cor. 1. 3), le Père des lumières (Jac. 1. 17), le Dieu bienheureux (1 Tim. 6. 15), le Dieu qui seul est sage (Rom. 16. 27). Si un tel Dieu est mon Père — et Il l’est — de quoi pourrai-je manquer? S’Il est pour moi, qui sera contre moi?

8) Ce que nous sommes pour Dieu

Certes nous sommes d’abord Ses créatures, objets de Sa bonté, mais surtout Ses créatures rachetées, objets de Sa grâce. Jacques nous désigne comme « une sorte de prémices de ses créatures » (1. 18) ; Paul nous rappelle que nous sommes de « bien-aimés enfants » (Éph. 5. 1) ; Pierre nous distingue comme « une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis » (1 Pier. 2. 9), et Jean comme des rois et des sacrificateurs pour son Dieu et Père (Apoc. 1. 6). Le Seigneur Jésus, enfin, nous qualifie comme de vrais adorateurs mis à part pour adorer le Père en esprit et en vérité (Jean 4. 23). Rendus agréables dans le Bien-aimé, nous sommes pour le cœur de Dieu les compagnons et les cohéritiers de Son Fils, le précieux dépôt que Celui-ci lui a confié en quittant ce monde (Jean 17. 11). Pourrait-Il avoir honte de ces êtres qui lui doivent tous leurs inestimables privilèges ? Ce serait renier la parfaite et éternelle suffisance de l’œuvre de Son Fils.

9) Ce que Dieu fait pour nous

La relation que nous avons maintenant avec Dieu a pour conséquence tout ce que nous recevons de Lui. « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui » (Rom. 8. 32) ? – « toutes choses » qui, sans avoir place dans un culte (lequel est une adoration collective), constituent pour le croyant autant d’occasions de rendre grâces à son Dieu. Connaître le Donateur à travers Ses dons, comme à travers Son Don suprême, est une source de louange qui ne tarira jamais. Mais le temps présent, qui est celui des besoins, est de ce fait même celui des ressources. L’expérience que nous en faisons se limite à la terre. Et les actions de grâces auxquelles donnent occasion ces réponses du Père auront leur prolongement dans l’éternité bienheureuse. Même les épreuves seront alors trouvées « tourner à louange, et à gloire et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 7).

10) Ce que nous sommes pour Christ

Voilà encore une corde sensible qui nous occupera en fait toujours moins de nous et toujours plus de lui.

« Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi », réalise l’épouse du Cantique des Cantiques (7. 10). On a pu dire que c’était la note la plus haute de toute cette hymne d’amour. L’adoration a vraiment atteint, sinon sa pleine capacité, du moins déjà son ultime dimension. Jouir de l’amour du Seigneur, c’est L’aimer en retour. En se désignant comme « le disciple que Jésus aimait », Jean magnifie l’amour de Christ et y répond. Que sommes-nous pour Lui, bien-aimés? Ceux que le Père Lui a donnés, ceux pour lesquels Il s’est livré Lui-même, Ses disciples, Ses amis, Ses témoins et Ses ambassadeurs dans le monde, ceux qui se souviennent de Lui et qui L’attendent. « En eux sont toutes mes délices », dit-Il en parlant de ceux qui sont appelés « les saints et les excellents qui sont sur la terre » (verset 3). Par dessus tout, Ses rachetés constituent ensemble Son Épouse pour partager à la fois Son trône et les secrets de Son cœur ; rien de moins que le fruit triomphal du travail de Son âme, les gerbes mûres remplissant les bras de Celui qui a semé avec larmes mais qui moissonne avec chants de joie (Ps. 126. 6).

La moisson déjà se déploie
Devant tes yeux, divin Semeur ;
Tu reviendras, chantant de joie,
Serrant tes gerbes sur ton cœur.

Alors tu paraîtras en gloire
Entouré de tes rachetés,
Tous ces fruits mûrs de ta victoire,
Rassemblés pour l’éternité.

D’après J. Koechlin
Messager Évangélique 1999
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (FAMILLE, MAISON)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (FAMILLE, MAISON)

1. L’arche… demeura trois mois avec la famille d’Obed-Edom …………… 1 Chron.
2. Je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël …………………………………… Jér.
3. Je vous ai connus, vous seuls, de toutes les familles de la terre …………. Amos
4. Ces jours… on les célébrerait… dans chaque famille ………………………….. Esther
5. Ta maison et ton royaume seront rendus stables à toujours ………………… 2 Sam.
6. Je suis le plus petit dans la maison de mon père ……………………………….. Juges
7. Tu le mangeras, toi et ta maison, devant l’Éternel ………………………………. Deut.
8. Entre dans l’arche, toi et toute ta maison …………………………………………… Gen.
9. Lève-toi, et va-t’en, toi et ta maison …………………………………………………… 2 Rois
10. Il crut, lui et toute sa maison …………………………………………………………… Jean
11. Pieux et craignant Dieu avec toute sa maison …………………………………… Act.
12. Quelqu’un sanctifiera sa maison pour qu’elle soit sainte …………………….. Lév.
13. Tu ne retireras point ta bonté de ma maison ……………………………………… 1 Sam.
14. La sagesse des femmes bâtit leur maison …………………………………………. Prov.
15. La paix sera de par l’Éternel sur David… et sur sa maison …………………… 1 Rois
16. Je marcherai dans l’intégrité… au milieu de ma maison ……………………….. Ps.
17. Une arche pour la conservation de sa maison ……………………………………. Héb.
18. Aujourd’hui le salut est venu à cette maison ………………………………………. Luc
19. La maison de Jacob sera un feu ………………………………………………………. Abdias
20. Paix à ta maison, et paix à tout ce qui t’appartient ! …………………………….. 1 Sam.
21. Tu seras sauvé, toi et toute ta maison ……………………………………………….. Act.
22. Ceux qui sont de la maison de César ………………………………………………… Phil.
23. Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore ……………………. 2 Tim.
24. J’ai bien aussi baptisé la maison de Stéphanas ………………………………….. 1 Cor.
25. Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel ………………………………………… Jos.
26. Tu vivras, toi et ta maison ……………………………………………………………….. Jér.
27. Je te prie… de l’envoyer dans la maison de mon père …………………………. Luc
28. Croyant Dieu, il se réjouit avec toute sa maison …………………………………. Act.
29. Moïse… fidèle dans toute sa maison …………………………………………………. Héb.
30. La maison de David sera comme Dieu, comme l’Ange de l’Éternel ……….. Zach.

D’après le recueil de 360 passages 1980

CORONA 4

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CORONA 4

 

Au moment où ces lignes sont écrites, plus de la moitié de l’humanité combat un virus invisible à l’œil nu. Il est un autre combat, dont on parle peu et qui est spirituel. C’est un combat contre Satan, qui était « un chérubin (ange) qui protégeait », « en Éden, le jardin de Dieu ». Il fut parfait dans ses voies jusqu’à ce que l’iniquité se soit trouvée en lui. Son cœur s’est élevé à cause de sa beauté, et Dieu l’a jeté à terre en déclarant : « tu ne seras plus, à jamais » (Éz. 28. 12 à 19).
Lorsque Satan, sous la forme du serpent, eut séduit Ève et entraîné Adam dans la désobéissance, il reçut cette sentence : la semence (descendance) de la femme « te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (Gen. 3. 15). Par Sa mort et Sa résurrection, notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ a rendu « impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (Héb. 2. 14). L’accomplissement de la prophétie sur Satan trouve sa suite en Apoc. 20. 1 et 2, quand un ange saisira « le dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan » et l’enfermera dans l’abîme, lié, pour mille ans. Finalement, après avoir été délié pour un peu de temps, il sera « jeté dans l’étang de feu et de soufre… tourmenté jour et nuit, aux siècles des siècles» (v. 20).
Jusqu’au moment où Satan sera chassé du ciel, il combat dans les lieux célestes. Dieu lui a laissé un certain pouvoir, qu’il exerce par les démons, ces anges (esprits) qui l’ont suivi dans sa chute. Il cherche à éloigner hommes et femmes de la connaissance du vrai Dieu en les asservissant à diverses convoitises (Tite 3. 3). Il est désigné comme l’adversaire (1 Tim. 5. 14), le dieu de ce siècle (2 Cor. 4. 4) le chef de ce monde (Jean 12. 31), le chef de l’autorité de l’air (Éph. 2. 2). Lorsqu’il sera chassé du ciel sur la terre, il agira avec fureur durant la grande tribulation, d’une durée de trois ans et demi, ou quarante-deux mois (Apoc. 12. 7 à 17 ; 11. 2 ; 13. 5 ; Mat. 24. 21).
Dans le livre de Job, Dieu nous montre ce qui se passe dans les lieux célestes. Lorsque les anges appelés fils de Dieu se présentent devant l’Éternel, Satan s’y introduit aussi et une question lui est posée : « As-tu considéré mon serviteur Job… parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? » (Job 1. 8). En lisant la suite nous voyons que Dieu permet à Satan d’éprouver Job, une épreuve difficile à se représenter, difficile pour lui à accepter, mais permise. L’action de Satan se retourna contre lui, car Job, malgré la souffrance, glorifie l’Éternel (Job 2. 10 ; 19. 25 ; 42. 2).
Le prophète Zacharie a vu dans une vision « Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui. Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance, Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? » (Zach. 3. 2 et 3). Cette réprimande est si sévère que Satan disparaît de la scène. L’iniquité de Joshua est ôtée, il est revêtu d’habits de fête et confirmé dans son office : « ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ». Un autre tableau nous montre l’ennemi de nos âmes comme « l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc. 12. 10).
Le combat du chrétien « n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (lire : Éph. 6. 10 à 18). C’est un combat contre l’accusateur. Satan cherche à faire tomber les enfants de Dieu dans le péché, et s’il y arrive, il essaie d’empêcher une confession qui rétablirait la communion avec Dieu. Ensuite il s’attaque à l’âme pour y introduire le doute quant à son salut et, s’il pouvait faire taire tous les témoins de Jésus, il le ferait ; mais grâce soit rendue à Dieu, « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste » (1 Jean 2. 1). On comprend mieux pourquoi nous devons ceindre « nos reins de la vérité » et avoir « revêtu la cuirasse de la justice » pour dire à la suite du prophète : « Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu ; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10). Il est aussi d’une importance capitale de marcher « dans des sentiers de justice à cause de son Nom » (Ps. 23. 3) – marcher en ayant toujours une conscience sans reproche et en étant vrais et justes « devant Dieu et devant les hommes » (Act. 24. 16). Si c’est le cas, alors Satan ne pourra pas troubler nos âmes. Dans ce combat, le bouclier de la foi par lequel on peut « éteindre tous les dards enflammés du méchant » est une précieuse arme défensive. Il est nécessaire aussi d’avoir « le casque du salut » bien arrimé sur nos têtes, c’est-à-dire de jouir du salut de notre âme dans la paix avec Dieu et, en voyant les délivrances quotidiennes, d’attendre le salut final, l’entrée dans la gloire (Phil. 3. 20 et 21).
« L’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu », connue parce que lue et habitant dans nos cœurs, fait que, dans le combat, nous pourrons, à la suite de notre Maître et avec Son secours, répondre à Satan : « il est écrit » (Mat. 4. 10).
Si nous sommes confinés dans nos maisons pour éviter une contagion, souvenons-nous que : notre vie nouvelle, qui est éternelle, « est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3) et qu’absolument rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 8. 33 à 39).
Objets constants de Sa grâce et de Son amour, combattons le bon combat, gardons la foi ! Même si nous ne voyons pas encore que toutes choses soient assujetties (soumises) à Christ, avec les yeux de la foi, « nous voyons Jésus couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9) et, « rejetant tout fardeau » courons avec patience la course qui est devant nous en « fixant les yeux sur Jésus… qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte et est assis à la droite du trône de Dieu » (Héb. 12. 1 et 2).