UN JOUG MAL ASSORTI

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UN JOUG MAL ASSORTI

 

Il était instituteur dans un village de montagne ; elle en était l’institutrice ; lui avait été élevé par des parents chrétiens d’une grande piété ; elle, simplement protestante. Or, parce que, dans le pays, il n’avait personne avec qui parler un français correct, il lui suggéra d’échanger quelques livres ; ils se communiquèrent mutuellement leurs impressions ; elles étaient à peu près semblables. Ils constatèrent qu’ils avaient des goûts proches.

Ils étaient presque du même âge ; ils s’aimèrent ; ils se promirent de s’épouser. Mais lui n’avait pas encore fait son service militaire ; il partit bientôt pour une ville toute proche de Paris, où il se rendit souvent. Là il entendit la prédication d’un évangéliste, Dieu l’appela et il répondit. Lorsqu’il revint, il était un autre homme. Elle, elle n’avait pas changé.

Le conflit entre l’amour et sa conscience de chrétien commença. Il pria, il attendit ; il lui expliqua la situation aussi bien qu’il le put ; de bonne foi, elle ne le comprenait pas.
Il alla trouver son père et lui exposa les choses telles qu’elles étaient. Le problème qui se posait pour lui était celui-ci : Est-ce une raison, parce que je suis converti, pour ne pas tenir mes promesses ? Et, ce qu’un homme du monde appellerait déloyal, puis-je l’appeler loyal ? Et puis, que pensera-t-elle ? Si je romps, sera-ce un témoignage pour Celui qui m’a aimé, et est-ce que je l’amènerai ainsi à Christ ?
Il était fort perplexe.

Pour son père, le problème était tout autre : Un chrétien doit-il ratifier les promesses folles qu’a pu faire un homme du monde ? N’est-il pas une nouvelle création, et toutes choses n’ont-elles pas été faites nouvelles par son Seigneur pour lui ?

Il n’arriva néanmoins pas à convaincre pleinement son fils. Lorsque celui-ci revint vers sa fiancée, il était plus indécis que jamais, et comme, un soir, elle le pressait de fixer la date du mariage, et que, voyant ses hésitations, elle pleurait, il céda.

Sa conscience n’était jamais en paix, mais il essayait de la calmer par cette pensée : pouvais-je, par ma conduite, lui donner à médire des enfants de Dieu et empêcher qu’elle n’ait, par notre mariage, mainte occasion de se convertir ?

Ils se marièrent. Leur foyer fut sans joie, car elle ne se convertit pas. Il n’osait inviter chez lui des chrétiens, et elle se trouvait gênée pour inviter de ses amis ; ils n’eurent pas d’enfants ; leur vie se traîna ; ils en arrivèrent à douter même de leur amour.

Il mourut en paix, mais avec la conscience très nette d’avoir manqué sa vie, d’avoir failli quant à son témoignage, et d’avoir éprouvé une perte immense qui serait révélée au Tribunal de Christ, et cela pour sa plus grande confusion.

« Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules »
(2 Corinthiens 6. 14)

D’après La Bonne Revue 1928

 

LA VIEILLE NATURE ET LA NOUVELLE NATURE

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LA VIEILLE NATURE ET LA NOUVELLE NATURE

LE CHIEN ET L’AIGLE

 

A notre naissance, nous avons tous reçu une mauvaise nature qui ne peut plaire à Dieu.
« Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu » (Rom. 8. 8).
Elle n’est pas améliorable, elle est incurable. Le Seigneur Jésus nomme cette vieille nature : la chair.
Tout chrétien sait bien ce que sont les œuvres de la chair : fornication, vol, mensonge, ivrognerie, idolâtrie, divisions…
Mais quand un homme est né de nouveau, il reçoit de Dieu une nouvelle nature totalement différente et qui est esprit. « Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3. 3).
La Bible nous dit quel est le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Gal. 5. 22).
Malheureusement, nous constatons parfois encore dans notre vie des œuvres de la chair. On aimerait être débarrassé une fois pour toutes de la chair. Cela est-il possible ?
Pour répondre à cette question, prenons une image.
Nous avons tous vu une source de laquelle jaillit de l’eau. La « chair » ou « le péché qui habite en nous » peuvent être comparés à la source. Les péchés peuvent être, eux comparés à l’eau qui sort de cette source ; ce sont nos mauvaises pensées, nos mauvaises paroles et nos actes mauvais.
Dieu, qui est juste et saint, ne peut pas passer avec indifférence sur nos péchés (l’eau qui sort de la source). Il a dit à Adam et Eve au jardin d’Éden : si vous êtes désobéissants, je serai obligé de vous condamner et de vous faire mourir.
Nous savons qu’Adam et Eve ont désobéi et, en conséquence, la mort est intervenue. Mais Dieu, dans Son amour, a envoyé du ciel vers nous Son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur Jésus.
Lui, le seul homme sans péché, a subi sur la croix du calvaire la punition de mort que nous méritions.
Jésus Christ a expié devant le regard de Dieu les péchés de tous ceux qui croient en Son nom ; c’est pour cela que Dieu peut pardonner « nos péchés ».
Nous devons reconnaître ces péchés et les confesser à Dieu, avec droiture et humiliation. Il nous pardonne alors « les péchés » de notre vie entière à cause de Jésus. Nos péchés sont (alors) pour toujours effacés devant Dieu.
Maintenant, qu’en est-il « du péché » (la source), c’est-à-dire de notre chair où le péché habite ?
Dieu ne peut pas le pardonner, mais Il l’a condamné à mort :
« Car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair » (Rom. 8. 3).
Cette condamnation a été exécutée en la Personne du Seigneur Jésus à la croix, où Il a été fait « péché » pour nous.
« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21).
Donc il nous faut considérer, comme Dieu le fait, le péché dans notre chair comme condamné à mort en Christ à la croix.
Le péché, bien que condamné par Dieu, est toujours présent dans chaque croyant. Nous étions asservis au péché, il régnait sur nous, mais maintenant, nous ne sommes plus obligés de pécher, parce que nous pouvons, par la puissance du Saint Esprit, tenir le péché dans la mort, comme il est écrit en Galates 5. 16 :« Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair ».
Maintenant, « nous ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’] Esprit » (Rom. 8. 4). Nous réalisons cela pratiquement en faisant mourir, par l’Esprit, les actions de la chair,( par l’Esprit) et en vivant par l’Esprit :
« Car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’] Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Rom. 8. 13).
Lorsque nous ne tenons pas compte de cette réalité et que nous laissons agir la chair, le péché qui habite en nous produit les péchés.
Ce qu’il nous faut jusqu’à la venue du Seigneur, c’est que nous soyons conscients, chaque jour à nouveau, que le péché, cette source polluée, a été condamné à mort et n’a plus le droit d’agir.
Nous concluons en faisant la constatation suivante :
Nous, croyants, nous avons reçu une nature nouvelle mais « le péché dans la chair », condamné en Christ à la croix, cherche toujours à reprendre la direction de notre vie.
Nous avons cependant la possibilité de vivre une vie de victoire journalière.
L’exemple suivant nous enseigne comment réaliser cette vie de victoire.
Comparons la nouvelle nature à un aigle, et la vieille nature à un chien.
Les deux bêtes sont attachées l’une à l’autre par une corde.
L’aigle (la nouvelle nature) aimerait voler vers le ciel. Le chien (la vieille nature), par contre, préfère se tenir sur la terre pour y chercher sa nourriture.
Les aspirations des deux bêtes sont totalement différentes. Il en est ainsi des deux natures qui habitent en nous.
Leurs sentiments, leurs désirs, ainsi que leurs activités, sont très différents et entièrement opposés.
Or nous savons que les animaux doivent être nourris pour vivre. Faute de nourriture, la vie dépérit.
Si donc nous nourrissons avec soin l’aigle et que nous ne donnons rien à manger au chien, l’aigle deviendra fort et pourra s’envoler où il veut.
Si par contre, nous nourrissons le chien et que nous laissons l’aigle avoir faim, ce sera le contraire, le chien sera le plus fort et l’aigle devra le suivre.
Si nous appliquons cet exemple aux deux natures habitant en nous, nous trouvons la réponse à la question : Comment pouvons-nous empêcher notre mauvaise ou vieille nature d’être encore active et de produire les œuvres de la chair ? C’est en nourrissant seulement la nouvelle nature !
Voici quelques exemples : la lecture de mauvais livres ou romans, la reprise des relations avec les forces des ténèbres, la fréquentation des mauvaises compagnies etc. nourrissent la vieille nature et fournissent « au péché dans la chair » l’occasion de reprendre toute son activité.
Mais si nous nous occupons de la Parole de Dieu, si nous recherchons la compagnie des enfants de Dieu, si nous prions, si nous louons Dieu, nous connaîtrons de plus en plus le Seigneur Jésus, et nous pourrons vivre de plus en plus libres de l’influence de la vieille nature, qui désire toujours reprendre de l’activité.
Il n’est pas possible de nourrir en même temps le chien et l’aigle, la chair et la nouvelle nature. Est-il possible par exemple de méditer sur la Parole de Dieu, lorsque nous nous trouvons dans une mauvaise compagnie ? – Impossible !
Ou nous nourrissons la vieille nature, ou nous nourrissons la nouvelle nature.
Quelle nature nourrissez-vous ?
Pour terminer, citons deux passages de la Parole de Dieu qui nous enseignent sur ce sujet :

« Ne prenez pas soin de la chair pour [satisfaire à ses] convoitises » (Rom. 13. 14). C’est tenir le péché dans la chair pour condamné à mort.

« Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel (la Parole de Dieu), et médite dans sa loi jour et nuit ! » (Ps. 1. 1 et 2). C’est nourrir la nouvelle nature.

La Parole de Dieu est la meilleure nourriture pour votre âme. Lisez-la avec prière.
Vos propres efforts et vos bonnes intentions ne vous donnent pas de forces. C’est par le Saint Esprit qui habite en nous, que vous trouverez la force pour une marche qui plaise à Dieu.

« Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi » (Gal. 5. 22 et 23).

D’après S. Nick
Nko’émvon – Cameroun

 

ÉCOUTONS DIEU QUI NOUS PARLE

ÉCOUTONS DIEU QUI NOUS PARLE

« Arrête-toi maintenant, et je te ferai entendre la parole de Dieu » 1 Sam. 9. 27.

« Maintenant, écoute la voix des paroles de l’Éternel » 1 Sam. 15. 1.

Dieu a parlé « dans le Fils »

De tout temps, Dieu a parlé aux hommes. Il leur a parlé autrefois à de nombreuses reprises et de plusieurs manières, mais ils n’ont pas écouté Sa voix. Alors, dans Son amour, Il a parlé encore une fois, d’une manière extraordinaire et merveilleuse : Il a parlé « dans le Fils » – ou : « en Fils » (Héb. 1. 1 et 2). Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, est venu sur la terre pour faire connaître aux hommes l’amour de Dieu, et pour leur apporter le salut et la vie éternelle par la foi en Lui. Ses paroles de grâce et de vérité étaient celles que Son Père Lui avaient données pour les transmettre aux hommes (Jean 3. 34). C’étaient les paroles même de Dieu, paroles de vie éternelle pour ceux qui croyaient en Jésus (Jean 6. 68). Ainsi Il pouvait dire : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie », (Jean 5. 24).

Mais bien peu ont reçu Ses paroles et reçu Jésus Lui-même. Il a été rejeté ainsi que Dieu, qui L’avait envoyé vers les hommes : « Ils ont à la fois vu et haï aussi bien moi que mon Père » (Jean 15. 24). Le Saint et le Juste a été renié par les Siens, Il a été cloué sur une croix et mis à mort. Mais Dieu, glorifié par l’œuvre de Son Fils, L’a ressuscité et L’a élevé dans la gloire, à Son côté. Bientôt, Jésus, le Fils de Dieu, se lèvera du trône de Dieu, Son Père, et viendra chercher tous ceux qui auront cru en Lui. Il les appellera à entrer au ciel pour être éternellement dans le repos et la gloire avec Lui dans le ciel.

Dieu parle aujourd’hui à tous les hommes

Aujourd’hui encore, alors que la fin des temps approche rapidement, Dieu parle depuis les cieux. Il nous parle par Sa Parole, la Bible, mais aussi par les circonstances de notre vie et par les évènements qui secouent le monde. Ne pensons-nous pas que cette terrible pandémie qui atteint tous les hommes est le moyen par lequel Dieu parle aux hommes une fois encore ? Puissions-nous, croyants ou incrédules, ne pas refuser Celui qui parle et nous détourner de Lui (Héb. 12. 25) !

Dieu s’adresse à tous, croyants et incrédules,

  • Pour ranimer les affections des uns pour leur Seigneur, les encourager à une marche juste et sainte, et raviver en eux l’attente de Son prochain retour. « Le temps est proche… que celui qui est juste pratique encore la justice ; et que celui qui est saint soit sanctifié encore. Voici, je viens bientôt » (Apoc. 22. 11 et 12) ;

  • Pour appeler les autres à se tourner par la foi vers le Sauveur, Jésus Christ, afin d’obtenir le salut et la vie éternelle qui ne se trouvent qu’en Lui : « Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre » (És. 45. 22) ; « Il n’y a de salut en aucun autre [que Jésus Christ] ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12).

Qu’est-ce que Dieu veut nous dire ?

Que nous soyons des enfants de Dieu ou des personnes sans Dieu, il est de toute importance que nous écoutions ce que Dieu a à nous dire. Le Créateur des cieux et de la terre (Gen. 1. 1 ; Ps. 102. 25 ; És. 44. 24, etc.), qui a la haute main sur tout, a permis cette crise sanitaire mondiale que nous connaissons aujourd’hui. Par cet évènement redoutable, Il attire notre attention sur notre faiblesse humaine et la courte durée de notre vie sur la terre. Il veut nous amener à réfléchir sur notre relation avec Lui, et à nous demander ce qu’il adviendra de nous après la mort. Nous lisons dans la Bible : « Qu’est-ce que votre vie ? – elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît » ; « L’homme né de femme est de peu de jours et rassasié de trouble ; il sort comme une fleur, et il est fauché ; il s’enfuit comme une ombre, et il ne dure pas » ; « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Jac. 4. 14 ; Job 14. 1-2 ; Héb. 9. 27).

Trois effets possibles du virus et leurs conséquences

Ainsi Dieu parle à tous les hommes par le moyen du coronavirus. Cette épidémie peut avoir plusieurs conséquences possibles pour eux :

  • Nombreux sont ceux qui sont frappés par le virus et qui en meurent ;

  • D’autres tombent malades, mais guérissent ;

  • D’autres enfin ne sont pas atteints et traversent indemnes la pandémie.

Qu’en est-il du sort éternel de ceux qui sont tués par le virus ? S’ils ont cru en Dieu, ils entrent dans le repos auprès de leur Sauveur – ils « se sont endormis en Jésus » (1 Thess. 4. 14). A l’appel de Sa voix puissante, ils ressusciteront bientôt et entreront dans une éternité de bonheur dans la présence de leur Seigneur (voir 1 Thess. 4. 16 et 17).

Mais s’ils sont incrédules, ils meurent sans espérance et sans Dieu ; ils seront ressuscités un jour pour être jugés devant « le grand trône blanc » de Dieu le Fils ; ils subiront ensuite « la seconde mort » qui est sans fin (voir Apoc. 20. 11 à 15).

Ceux qui sont atteints par le virus, puis guérissent, sont des objets de la grâce de Dieu, qui leur laisse un temps de vie supplémentaire. Pour les croyants, c’est l’occasion de se rapprocher de leur Dieu bon et miséricordieux, de vivre pour Lui peut-être mieux qu’ils ne l’ont fait auparavant. Le roi Ézéchias, à qui Dieu avait ajouté 15 années de vie, s’exclamait avec joie et reconnaissance : « L’Éternel a voulu me sauver ! » ; « Le vivant, le vivant est celui qui te louera, comme moi aujourd’hui » (És. 38. 19 et 20). Pour ceux qui ne connaissent pas Jésus comme leur Sauveur personnel, c’est un avertissement pour leur montrer la fragilité de la vie et leur donner du temps afin qu’ils se mettent en règle avec Dieu – « A celui qui règle sa voie je ferai voir le salut de Dieu » (Ps. 50. 23).

Pour ceux qui sont épargnés par la maladie, c’est encore une grâce de Dieu. Pour les chrétiens, cela doit produire remerciements et reconnaissance d’être gardés par un Dieu de grâce puissant pour les protéger. Pour ceux qui ne croient pas, c’est un temps qui leur est accordé pour se tourner vers Lui avec foi, afin d’obtenir le salut gratuit qu’Il donne en Jésus Christ. Dieu montre ainsi qu’Il garde les hommes et cherche à atteindre leur conscience et leur cœur en les épargnant du mal, mais l’avertissement doit être pris très au sérieux.

Dieu attire notre attention

Beaucoup de pays connaissent un confinement strict, et ainsi nous nous retrouvons chacun chez soi, avec de rares sorties autorisées. Notre vie et nos habitudes sont bouleversées, notre course incessante ici et là est stoppée, nos projets sont annulés. Dieu s’adresse à nous par cette parole : « A vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ou telle ville… nous ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent, vous qui ne savez pas ce qui arrivera le jour de demain » (Jac. 4. 13 et 14).

Tant de choses dans le monde sont ralenties ou même arrêtées par cette crise. Qu’est-ce qui pourrait avoir la puissance d’interrompre le travail d’innombrables personnes dans le monde entier et de les contraindre à demeurer enfermées chez elles, de faire tourner l’économie mondiale à un rythme extrêmement ralenti ? Seule l’intervention de Dieu peut produire de telles choses. Et par cela Il veut attirer l’attention de tous les hommes, Il veut parler à leur conscience et à leur cœur. Que notre oreille soit ouverte pour écouter ce qu’Il nous dit et qu’il ne soit pas dit de nous selon cette parole de Dieu par le prophète Jérémie : « Je t’ai parlé dans le temps de ta prospérité ; mais tu as dit : Je n’écouterai pas » (Jér. 22. 21) !

Du temps pour écouter Dieu

Dans la période que nous vivons en ce moment, plusieurs d’entre nous ont à disposition ce qui nous manque tant dans notre course et notre stress quotidiens, dans un monde ou tout va si vite que nous n’avons pas un moment pour nous poser et réfléchir : du temps ! Est-ce que Dieu ne nous dit pas, à chacun : « Arrête-toi maintenant (ou : un moment) et je te ferai entendre la parole de Dieu » (1 Sam. 9. 27) ?

Pour entendre, plus encore pour écouter, nous avons besoin de calme, de concentration, de tranquillité. Eh bien, par le moyen de cette pandémie d’un impact et d’une gravité très élevés, Dieu accorde tout cela à un grand nombre d’entre nous (Nous ne parlons pas de tous les soignants – même si Dieu parle aussi à ceux qui sont amenés à côtoyer la mort au quotidien – et de tous ceux qui travaillent avec zèle et dévouement pour le bien des autres afin de les aider à traverser cette crise, et qui sont surchargés et débordés – commerçants, transporteurs, agents d’entretien, forces de l’ordre…).

Que faisons-nous donc de ce temps que Dieu, dans Sa grâce, nous accorde afin que nous soyons attentifs à ce qu’Il nous dit, pour que nous écoutions Sa Parole ? Nous pouvons le passer dans tout ce que les médias nous proposent pour détourner notre attention des soucis et des inquiétudes, pour oublier nos difficultés et la dure réalité. Mais est-ce que cela répond aux questions que devraient soulever en nous les évènements que nous vivons ? N’est-ce pas le moment pour nous tous de profiter de cette mise à l’écart pour venir ou revenir à Dieu ? Écoutons Celui qui nous parle des cieux, soyons attentifs à Sa Parole et qu’il ne soit pas dit de nous : « Dieu parle une fois, et deux fois – et on n’y prend pas garde » (Job 33. 14).

Nous prêtons une oreille attentive aux consignes et aux ordres du gouvernement concernant la santé et la sécurité de tous les citoyens. Nous obéissons aux instructions qui nous sont données, car nous craignons pour notre santé et même notre vie, et nous sommes soumis aux autorités. Si nous ne croyons pas en Dieu, écoutons le message du Dieu d’amour qui désire le salut de l’âme de tous les hommes, et obéissons à Celui qui nous demande instamment : « Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre » (És. 45. 22). Si nous Lui appartenons, écoutons la voix qui rassure et qui nous dit : « Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu » (És. 41. 10).

Dieu parle à ceux qui sont loin de Lui

Nous voudrions nous adresser à ceux qui, aujourd’hui, sont encore loin de Dieu. Vous direz peut-être : Je n’ai jamais entendu parler de Dieu, comment pourrais-je croire en Lui ? La Parole de Dieu dit : « Comment croiront-ils en Celui dont il n’ont pas entendu parler ? » (Rom. 10. 14). Eh bien, nous vous en parlons maintenant et nous vous supplions d’obéir à l’évangile et de croire, par une foi simple, à ce que la Parole de Dieu vous fait entendre par le moyen de ces quelques lignes.

Le passage de l’épître de Paul aux Romains se poursuit ainsi : « … qui a cru à ce que nous avons fait entendre ? Ainsi la foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la Parole de Dieu. Mais je dis : N’auraient-ils pas entendu ? Bien sûr que si ! ‘’Leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités de la terre habitée’’ » (Rom ; 10. 16-18). L’évangile qui vous est annoncé et qui est allé par toute la terre, vers tous les hommes, est « la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » (Rom. 1. 16).

Peut-être avez-vous déjà été mis en contact avec l’évangile de Dieu, par un traité qu’on vous a donné, ou un calendrier chrétien, ou bien une conversation avec un croyant ? Vous ne vous êtes pas senti concerné, ou vous n’avez pas eu le temps d’y réfléchir… Mais aujourd’hui, dans Sa grâce, par les évènements que nous vivons, Dieu parle avec force et s’adresse particulièrement à vous. Prenez maintenant le temps de vous arrêter, et écoutez la parole de Dieu devant laquelle nous désirons vous placer. Répondez à l’appel de la grâce pour être sauvé. Qu’il ne soit pas dit de vous selon cette parole de la Bible : « J’ai appelé et vous n’avez pas répondu, j’ai parlé et vous n’avez pas écouté » (És. 65. 12) !

Dieu est amour (1 Jean 4. 8 et 16) ; Il veut que tous les hommes soient sauvés, Il leur ordonne de venir à Lui : « Notre Dieu sauveur… veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » ; « Dieu… ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent » (1 Tim. 2. 4 ; Act. 17. 30). C’est ce qu’Il veut vous dire maintenant, par Sa Parole que nous vous supplions d’écouter, car demain n’appartient qu’à Dieu, et votre vie vous sera peut-être redemandée, comme à cet homme de la parabole biblique, qui faisait des projets d’avenir, à qui il a été dit : « Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée » (Luc 12. 20). Demain, il sera peut-être trop tard pour se repentir et venir au Sauveur.

La Parole de Dieu vous dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 7, appel répété encore deux fois : 3. 8 ; 4. 7). Dieu nous a réconciliés avec Lui-même par Christ et Son sacrifice à la croix ; Il vous exhorte alors maintenant, par le moyen de l’apôtre Paul : « Nous supplions pour Christ : soyez réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5. 20). La Parole de Dieu insiste encore et vous dit : « Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2). En ce jour, la bonne nouvelle du salut vient à vous par la Parole de Dieu qui vous dit : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). C’est l’évangile, dans sa simplicité et sa grandeur, à la portée de tout homme.

Cher (e) ami (e) qui lisez ces paroles merveilleuses et sérieuses que Dieu vous adresse, soyez attentif et écoutez ce message d’appel à venir à Lui. « Écoutez, et votre âme vivra ! » dit encore la Parole de Dieu (És. 55. 3). Si vous dites : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? », la Parole de Dieu vous répond : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 30 et 31). Acceptez ce message simple et puissant, répondez à l’invitation de la grâce : il en va de votre salut éternel !

Dieu parle à ceux qui Lui appartiennent

Une parole encore, pour ceux qui ont accepté le Seigneur Jésus comme leur Sauveur personnel, qui sont sauvés par la grâce, par la foi (Éph. 2, 5, 8). Vous avez cru en Lui et en Son œuvre d’expiation accomplie à la croix, en vertu de laquelle tous vos péchés sont entièrement pardonnés par Dieu. Vous avez reçu le Seigneur Jésus dans votre cœur, et Il vous a « donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1. 12). « Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).

Dieu nous parle à nous aussi, chrétiens. Mais que veut-Il nous dire ? Ne veut-Il pas ramener nos cœurs à Lui ? Ne nous sommes-nous pas quelque peu endormis spirituellement, attiédis dans nos affections pour notre Seigneur ? Il nous a pourtant tant aimés qu’Il a donné sa vie pour nous, et Il veut posséder tout notre cœur. Il nous aime d’un amour infini qui ne peut changer et Il veut stimuler nos affections pour Lui. Il dit alors à chacun de nous : « Réveille-toi, toi qui dort… et le Christ luira sur toi ! » (Éph. 5. 14).

Profitons du temps qui nous est donné :

– Pour lire, méditer et étudier la Parole de Dieu, avec une oreille attentive à ce qu’Il nous dit ; lisons les bons ouvrages qui nous aident à comprendre la Parole de Dieu, écoutons les messages d’édification à notre disposition. La plupart d’entre nous avons certainement accès aux ressources qui sont à notre libre disposition ;

– Pour prier ; nous avons tellement de raisons et de motifs pour nous tourner vers notre Dieu. Demandons-Lui de nous montrer ce que nous ne voyons peut-être pas dans notre vie (Job 34. 32) et qui doit être corrigé, redressé. Prions pour tous les saints, pour l’Assemblée de Dieu, pour tous les hommes. Nous savons qu’Il écoute la prière des Siens et qu’Il y répond. Prions avec foi, sans douter de l’amour et de la puissance de notre Dieu, qui usera de miséricorde envers nous, et auprès duquel nous trouverons grâce et secours au moment opportun (Héb. 4. 16) ;

– Pour louer et rendre des actions de grâce à notre Dieu qui nous a aimés jusqu’à donner pour nous Son Fils, et à notre Sauveur et Seigneur Jésus Christ, qui, dans Son amour immense, « s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur ». « Offrons… par lui [Jésus], sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Éph. 5. 2 ; Héb. 13. 15).

« Car moi je connais les pensées que je pense à votre égard, dit l’Éternel, pensées de paix et non de mal, pour vous donner un avenir et une espérance. Et vous m’invoquerez, et vous irez, et vous me supplierez, et je vous écouterai ; et vous me chercherez, et vous me trouverez, car vous me rechercherez de tout votre cœur, et je me ferai trouver à vous, dit l’Éternel » (Jér. 29. 11 à 14).

Et après ?

Dieu a permis que le coronavirus se répande dans le monde entier. Il permettra aussi que cette pandémie prenne fin, Il l’éteindra. Est-ce que nous essayerons d’oublier au plus vite cette période difficile ou est-ce que cela nous aura appris quelque chose ? Est-ce que notre vie en aura été changée ? Bien sûr, il faudra que l’économie soit relancée ; tout le monde se lancera dans la « reprise », en regardant vers un avenir qu’on espère meilleur et on ne pensera plus à Dieu qui a parlé à la conscience et au cœur….

Combien de temps a-t-il fallu pour oublier la « peste noire », au Moyen-âge, qui a tué plus de 25% de la population de l’Europe ? Ou la « grippe espagnole » de 1918, qui a fait plus de 50 millions de morts ? Et tant d’autres évènements tragiques par le moyen desquels Dieu a cherché à toucher le cœur de l’homme. Beaucoup se sont-ils repentis et convertis ? Nous nous serons peut-être tournés vers Dieu pour le rechercher et le prier parce que les choses allaient mal et puis, une fois les difficultés passées et les choses rentrées dans l’ordre, nous estimerons qu’on n’a plus besoin de Lui.

Mais Dieu, « ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance », parle encore aux hommes dans Sa patience. Il est encore temps, aujourd’hui, d’échapper au jugement qui va venir, en croyant au Seigneur Jésus. Car, quoi qu’en disent les moqueurs et les incrédules, « le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; et, dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit strident, les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elles seront brûlées entièrement » ; « Le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand ils diront : « Paix et sûreté », alors une subite destruction viendra sur eux » (2 Pier. 3. 9 et 10 ; 1 Thess. 5. 3).

Nous savons par la Parole de Dieu que l’avenir de l’homme sans Dieu lui réserve bien des souffrances. Ce que nous avons connu ces dernières années (tsunamis, tremblement de terre, inondations, coronavirus) ne sont que les prémices de ce que la Parole de Dieu appelle « un commencement de douleurs » (Mat. 24. 8), des évènements qui se produiront sur la terre après que le Seigneur Jésus aura enlevé au ciel tous les chrétiens, qui composent son Église. Ce temps sera suivi d’une période d’intenses tribulations pour les hommes qui seront sur la terre, mais une « énergie d’erreur » sera envoyée sur les hommes et ils ne pourront plus être sauvés (2 Thess. 2. 11 et 12).

A vous qui ne voulez pas croire pour être sauvé : allez-vous oublier vos inquiétudes quant à l’avenir et votre peur en face de la mort ? Allez-vous endurcir votre cœur et refuser de répondre à l’appel de la grâce de Dieu ? Ou bien allez-vous saisir l’occasion qui vous a été offerte d’accepter le salut gratuit que Dieu vous offre en Jésus Christ ? Voulez-vous recevoir le Sauveur dans votre cœur, qui vous donnera la vie éternelle, une paix et une joie connues seulement par ceux qui croient en Lui ? Ces questions sont devant vous, la réponse est dans votre cœur. Si vous avez soif de la vie éternelle, elle est à votre libre disposition aujourd’hui, en Jésus Christ, le Sauveur. « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apoc. 22. 17).

Et nous, chrétiens, qui connaissons et croyons la Parole de Dieu : saurons-nous mieux apprécier la bonté et la protection dont nous aurons été les objets particuliers de la part de Dieu, et saurons-nous rendre grâces ? Est-ce que cette période de confinement nous aura rapprochés de notre Seigneur et nous aura permis de goûter davantage Sa communion ? Aurons-nous fait des progrès « dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ » (2 Pier. 3. 18) ? Aurons-nous appris à avoir peut-être davantage de sollicitude pour nos frères et sœurs dans ce monde ? Certainement, nous avons plusieurs leçons à apprendre, individuellement et collectivement. Veuille le Seigneur nous donner de les recevoir et de les retenir, pour qu’Il soit glorifié dans les Siens à la veille de Son retour. « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ soit avec tous les saints » (Apoc. 22. 21).

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Que Dieu permette que cette grande crise sanitaire mondiale produise ce pour quoi Il l’a permise ; qu’elle amène beaucoup d’âmes encore loin de Lui à se tourner vers le Sauveur, et qu’Il accorde paix et joie dans le Seigneur à ceux qui Lui appartiennent pour le temps présent et pour l’éternité.

Ph. F. Avril 2020

JAMES HUNTER

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JAMES HUNTER

 

La biographie de James Hunter, que sa femme a fait paraître en 1952, cinq ans après la mort de son mari, est bien émouvante. Nous y voyons les pas de Dieu dans la vie de Ses serviteurs. Nous en donnons ici un résumé.

La vie de James Hunter est, à certains égards, un vrai roman d’aventures, qui passionnera les jeunes, et tous les lecteurs qui seront intéressés et bénis par ces pages, écrites très simplement et au cours desquelles on a souvent laissé l’auteur parler lui-même.
James Hunter naquit en 1879, en Écosse, dans une famille chrétienne où la Bible était lue et respectée. Son père exerçait une discipline sévère sur ses huit enfants tandis que la mère de famille, personnalité très attachante, était pour tous un exemple de bonté et de charité. Elle avait un sens musical très développé dont son fils James hérita.
Lorsqu’il entra à l’école, il nous est dit qu’il ne fut pas un brillant élève, mais qu’il se distinguait pourtant toujours dans les trois branches suivantes : leçons bibliques, solfège et chant, enfin géographie. C’était les trois matières qui devaient lui être le plus utiles au cours de sa vie d’évangéliste.
Le jeune homme, de santé délicate, perdit ses parents à peu de mois d’intervalle, lorsqu’il avait quatorze ans. La conversion de son frère aîné, qui se produisit d’une façon assez frappante à ce moment-là, l’impressionna fortement, mais ce ne fut que six ans plus tard, et après avoir essayé de trouver le bonheur dans les plaisirs du monde, que James Hunter, à son tour, se donna au Seigneur.
Aussitôt l’amour des âmes s’empara de lui et dès lors, le posséda tout entier.
Conscient que Dieu lui demanderait le don total de sa vie, il commença à se préparer pour Le servir, en participant aux cultes et aux études bibliques, en exerçant diverses activités, enfin, en consacrant au Seigneur sa voix, son violon, tous ses dons musicaux dont il s’était jusqu’alors servi pour le monde.
Au bout de deux ans, et sur une simple suggestion d’un ami, nous voyons James Hunter s’embarquer, tout seul, avec son petit harmonium portatif, pour aller évangéliser les îles Shetland, et le récit de ce voyage est l’un des chapitres les plus captivants de cette biographie.
Pendant toute sa vie, James Hunter restera fidèle à cette décision de suivre le Saint-Esprit là où Il voudra le conduire. Lui-même ne décide rien d’avance, il obéit simplement, et c’est peut-être là le secret d’un ministère particulièrement fécond.
Après un séjour d’un an aux îles Shetland, et un an passé dans un Institut Biblique de Londres, le jeune homme entend l’appel pour l’Algérie, et c’est là qu’il va travailler pendant plusieurs années, s’interrompant pourtant pour aller trouver, en Suisse, celle qui deviendra sa compagne et partagera désormais sa vie.
Dès lors, c’est une activité débordante que James Hunter va déployer. Après l’Algérie, c’est la Suisse qui va devenir son pays d’adoption et qu’il parcourra en tous sens avec la tente Romande. Cette œuvre qui était alors à ses débuts convenait admirablement au jeune évangéliste, spécialement doué pour les réunions d’appel, et c’est avec joie qu’il entreprit ce travail, en collaboration avec d’autres serviteurs de Dieu.
Les résultats dépassèrent les espérances des organisateurs ; les gens répondaient avec enthousiasme aux invitations : en maints endroits, la tente était trop petite pour contenir les auditeurs, le Saint-Esprit œuvrait et beaucoup d’âmes trouvaient le salut. A ce travail de l’été, s’ajoutaient de nombreuses séries de conférences que James Hunter tenait l’hiver dans des salles, sans parler des campagnes d’évangélisation qu’il acceptait de mener en Suisse, en France et en Belgique.
Ces constants déplacements n’étaient guère favorables à sa santé précaire, mais quand il était convaincu que Dieu l’appelait, rien ne pouvait le retenir, et aux tendres remontrances de sa femme il ne savait que répondre : « Mieux vaut s’user que rouiller ».
Il faudrait parler encore de sa visite au camp d’internés belges, en Hollande, en 1915, de ses nombreux voyages dans les Vallées Vaudoises, en Italie, aux États-Unis, au Canada, en Palestine, enfin du ministère qu’il exerça à Clarens (Suisse), jusqu’aux dernières heures de sa vie. James Hunter eut, là, l’occasion de faire valoir des dons remarquables comme conducteur spirituel. Il fut un conseiller fidèle, un guide sûr, un frère attentif aux besoins du troupeau. Ami des jeunes, il cherchait à les entraîner sur le chemin du service et en aida plusieurs à trouver leur voie.
A partir de 1943, son état de santé obligea James Hunter à renoncer à une grande partie de ses activités, et ce fut dans une demi-retraite, mais dans une communion toujours plus intime avec son Maître, qu’il entendit retentir l’appel à « monter plus haut » le 26 avril 1947.
Ce qui caractérise la vie de James Hunter et qui explique les nombreuses conversions dont il a été le moyen, et le souffle de réveil qui accompagnait sa prédication, c’est son attachement absolu à la Parole de Dieu dans toute son intégrité, la simplicité de son message profondément évangélique et son âme débordante d’amour pour son Sauveur.
De nombreux cantiques qu’il a composés, le journal « Le Réveil » dont il a été jusqu’à la fin le rédacteur, ont apporté jusque bien loin, le rayonnement de cet authentique et fidèle serviteur de Dieu.
Nous croyons que le récit de sa vie pourra aussi être, pour un grand nombre, une riche bénédiction.

 

D’après la Bonne Revue 1952

 

SOUFFRANCE

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Ils ont regardé vers Lui, et ils ont été illuminés… Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses… Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en Lui ! Ps. 34. 5, 6, 8.

SOUFFRANCE

 

Luttes, maladies, malheurs. Que de souffrances ! Parfois, cela commence comme un petit éboulement, mais ensuite le mal se répand rapidement, s’étend, envahit et détruit tout. Au début, il nous semble que nous sommes assez forts, nous avons beaucoup de manifestations de sympathie, et beaucoup d’encouragements de la part des autres. Mais quand l’épreuve se prolonge dans le temps, l’impatience nous gagne, en même temps que l’intérêt que nous portent les autres s’affaiblit petit à petit, jusqu’à disparaître. Et nous nous sentons alors seuls avec notre douleur.
Cher ami, nous voulons vous dire que, si votre épreuve vous semble bien longue et que vous n’en voyiez pas la fin, sachez qu’un jour la solution viendra. Ne perdez pas de temps à vous rappeler les fautes du passé. Si vous les avez déjà confessées au Seigneur Jésus, sachez qu’Il est mort pour vous libérer de toutes vos erreurs. Il est inutile de vous culpabiliser. Dieu est toujours prêt à pardonner. Lisez la Bible tous les jours, nourrissez votre âme de ce pain de vie ; contemplez la lumière de notre Dieu qui brille derrière les barreaux, réels ou imaginaires, derrière lesquels vous vous sentez reclus ; chassez l’amertume, le ressentiment et la colère.
Jésus vous regarde avec douceur et patience. Il sait ce qui se passe. Vous n’êtes pas seul ! Il est près de vous et vous accompagne fidèlement à travers le désert. Il veut fortifier votre foi. Écoutez la voix de Dieu qui vous parle. Chassez loin de vous tout ce qui peut vous éloigner de Lui.
Quand le doute, la peur et l’angoisse vous tourmentent, réfugiez-vous dans la foi en Jésus. Ne regardez ni à droite, ni à gauche, mais fixez vos yeux et votre cœur sur les promesses de Dieu. Il ne vous abandonnera jamais et, si vous avez accepté Jésus comme votre Sauveur, Il ne vous reprochera jamais ces péchés qu’Il a déjà expiés par Son sacrifice sur la croix. Approchez-vous de Lui avec confiance ; vous trouverez miséricorde et grâce, et le secours au moment opportun (Héb. 4. 16).

 

D’après « Il buon seme » décembre 2016

S’EXAMINER SOI-MÊME

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Or quiconque combat dans l’arène vit de régime en toutes choses ; eux donc, afin de recevoir une couronne corruptible ; mais nous, afin d’en recevoir une incorruptible. 1 Cor. 9. 25.

S’EXAMINER SOI-MÊME

 

Pratiquer un sport à un haut niveau est une chose sérieuse : il faut suivre un régime précis, se lever tôt le matin, se soumettre à des entraînements exténuants, se coucher tôt le soir, écouter très attentivement les conseils de l’entraîneur…
Le soir, une fois la journée terminée, on regarde habituellement le film des entraînements réalisés. Un athlète ne peut avoir une vision complète des progrès ou de la baisse de ses prestations s’il ne prend pas le temps d’en revoir le film. Nous aussi, nous apprenons beaucoup à nous revoir pendant le déroulement de notre journée. Nous pouvons en retirer beaucoup de points de réflexions !
Alors, accordons-nous des moments de pause, isolons-nous de tout ; prenons notre Bible, un bloc-notes, et examinons notre vie. Beaucoup soulignent des passages ou mettent des notes dans leur Bible, et ils font bien. Mais la chose la plus importante est que nous laissions la Bible agir en profondeur. Elle ne peut pas être lue comme n’importe quel autre livre, elle n’est pas seulement un excellent manuel, mais c’est la Parole de Dieu, qui nous parle directement et qui nous transforme. Méditons-là, en même temps que nous la lisons ; elle nous montrera aussi nos erreurs, nous enseignera comment les éviter, comment les prévenir et comment y remédier. Remercions Dieu pour la puissance de sa merveilleuse Parole !
L’apôtre Paul écrivait aux croyants de Thessalonique : « Ayant reçu de nous la parole de la prédication qui est de Dieu, vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la parole de Dieu, laquelle aussi opère (agit, produit un effet) en vous qui croyez » (1 Thess. 2. 13).

 

D’après « Il buon seme » mars 2020

 

QUELLE ESPÉRANCE POUR NOTRE MONDE ?

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La terre chancelle, elle chancelle comme un homme ivre ; elle est ébranlée deçà et delà comme une cabane pour la nuit ; sa transgression pèse sur elle : elle tombera et ne se relèvera pas. És. 24. 20.
Le Dieu de toute grâce… vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable. 1 Pi. 5. 10.

QUELLE ESPÉRANCE POUR NOTRE MONDE ?

 

« C’était le meilleur des temps, c’était le pire des temps ». Cette citation de Charles Dickens au sujet de la Révolution Française pourrait bien s’appliquer au début du 21e siècle dans notre monde occidental. L’espérance de vie n’a jamais été aussi élevée, le confort matériel, de même, aussi bon, et les moyens de transport et de communications sont nombreux et très efficaces.
Notre ère, cependant, est aussi marquée par d’innombrables crises – économiques, politiques et sociales – qui peuvent nous remplir d’anxiété. La prophétie d’Ésaïe, prononcée il y a plus de 27 siècles et citée dans le verset d’aujourd’hui, est tout à fait d’actualité.
La question s’élève alors : y a-t-il quelque espérance pour le monde, aujourd’hui ? La réponse de Dieu dans la Bible est claire : le monde, qui a crucifié Jésus, le Fils de Dieu, et continue à rejeter l’autorité du Créateur, court à sa ruine. Les problèmes ne vont faire qu’empirer jusqu’à ce que la patience de Dieu arrive à son terme et que Son jugement vienne sur la terre : « Il a établi un jour auquel Il doit juger en justice la terre habitée » (Act. 17. 31).
Cependant, Dieu aime tous les humains, individuellement, et Il leur offre la possibilité d’échapper au jugement. Il dit à chacun : « J’ai mis devant toi la vie et la mort… choisis la vie » (Deut. 30. 19). Choisir la vie, cela veut dire, d’une part, accepter le verdict de Dieu sur nous et, d’autre part, accepter le salut par la foi en Christ.

D’après « The Good Seed » mars 2020

NOUS PRÊCHONS CHRIST CRUCIFIÉ

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Nous prêchons Christ crucifié, aux Juifs occasion de chute, aux nations folie, mais à ceux qui sont appelés, et Juifs et Grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. 1 Cor. 1. 23 et 24.

NOUS PRÊCHONS CHRIST CRUCIFIÉ

 

Dans une ville d’Angleterre, on pouvait lire, il y a bien longtemps, sur la façade d’une église, l’inscription suivante : « Nous prêchons Christ crucifié ». Au fil du temps, le lierre a commencé à recouvrir les murs. Il a tout d’abord caché le dernier mot de la phrase, qui est devenue : « Nous prêchons Christ ». Puis le mot « Christ » a été recouvert et il est resté : « Nous prêchons ». À la fin, l’inscription est devenue totalement invisible. Aujourd’hui l’édifice n’est plus rien qu’une ruine envahie par la végétation.
Ce fait illustre l’importance, pour tout chrétien, de proclamer un Évangile complet et conforme à celui de la Bible. Si l’on cache le péché de l’homme et la nécessité de croire au sacrifice de Jésus Christ pour obtenir le pardon de Dieu, si l’on enlève la croix de Christ, alors c’est un « évangile différent », comme le dit l’apôtre Paul à deux reprises, et il y a une malédiction pour celui qui prêche un tel évangile (2 Cor. 11. 4 et Gal. 1. 6 à 8).
Les gens acceptent volontiers que l’on parle de Jésus comme d’« un homme de bien » – il y en a d’autres dans l’histoire… Mais beaucoup s’éloignent quand on leur fait remarquer qu’Il a dû mourir pour que leurs péchés soient ôtés, pour les libérer de la condamnation divine. Sans cela, nous serions tous perdus pour toujours.
Ne vous étonnez pas si nous insistons tellement sur la croix de Christ. C’est le cœur de l’Évangile, c’est le seul chemin du salut, et nous serions coupables de ne pas vous l’indiquer.
« La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais à nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » (1 Cor. 1. 18).

D’après « Il buon seme » mars 2020

UN NOUVEAU CŒUR

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Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le cœur. Jér. 17. 9 et 10.
Et je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau. Éz. 36. 26.

UN NOUVEAU CŒUR

 

Peu de personnes sont vraiment satisfaites de leur sort. Beaucoup se plaignent de tout : des autres, du temps, de la malchance, et de Dieu, qu’ils rendent responsable de tous leurs problèmes. Et tout le monde souhaite un changement qui apporterait à nouveau la joie de vivre.
Il est vrai que quelque chose doit changer dans ma vie. Mais c’est à moi de déterminer honnêtement la cause réelle de mes déceptions et de mes inquiétudes. C’est la Parole de Dieu qui me l’enseignera. Ce qui m’empêche d’être heureux, ce n’est pas tout d’abord les circonstances de ma vie, mais mon propre état. Ce ne sont pas les autres, mais tout d’abord moi-même. Ce ne sont pas mes habitudes, mais mon cœur.
La Bible déclare que le cœur est fondamentalement mauvais. Et c’est lui qui est responsable de mon perpétuel mécontentement. C’est là qu’un changement est nécessaire. Puis-je l’effectuer par moi-même ? Sur ce point, la Bible ne me laisse aucune illusion : changer son propre cœur est une tâche impossible. Une montre cassée ne peut pas se réparer elle-même : l’intervention d’un horloger est indispensable.
Pour nous, c’est notre Créateur qui doit intervenir. Celui qui nous a donné la vie veut nous donner une nouvelle vie et un nouveau cœur. Il le fera par Jésus Christ, si nous reconnaissons que nous sommes pécheurs et si nous croyons que Jésus est mort pour nos péchés.

D’après « The Good Seed » décembre 2019

SOLITUDE

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Je suis devenu semblable au pélican du désert ; je suis comme le hibou des lieux désolés. Je veille, et je suis comme un passereau solitaire sur un toit… Mes jours sont comme l’ombre qui s’allonge, et je deviens sec comme l’herbe. Ps. 102. 6 et 7.
Tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel ! Ps. 9. 10.

SOLITUDE

 

Quelle situation ! Le psalmiste, qui écrit ces paroles, est seul avec sa douleur ; il en arrive à penser qu’il ne survivra pas. Il se compare à un animal du désert, à un hibou, à un oiseau solitaire sur un toit… Les rares personnes qu’il rencontre se montrent hostiles ou l’insultent. C’est une véritable désolation ! Et lui, il est seul, désespérément seul…
Il a pu arriver à chacun de nous, un jour ou l’autre, de se sentir seul, abandonné. Et une telle situation, lorsqu’elle se prolonge et qu’on ne sait comment en sortir, devient tragique.
Peut-être faites-vous l’expérience d’une telle solitude – peut-être même que, depuis longtemps, vous vous sentez comme dans un tunnel dont on ne voit pas la sortie. S’il en est ainsi, nous vous invitons à poursuivre la lecture du Psaume 102 : Dieu « aura égard à la prière du désolé » (v. 17). Jésus Christ, l’Homme-Dieu, est Celui qui voit, qui écoute, comprend, et sait ce qui est bon pour nous. Lui, le seul dont on n’aurait jamais pu penser qu’Il puisse être abandonné, a éprouvé un jour la plus profonde solitude ; Il a été rejeté, condamné à mort, cloué sur une croix. Il a même été abandonné de Dieu, car Il avait accepté de prendre ma place et la vôtre, celle d’êtres coupables, sous la condamnation d’un Dieu juste et saint qui ne peut tolérer le péché. Et aujourd’hui, Il nous fait une promesse : « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » (Ps. 50. 15).

D’après « Il buon seme » mars 2020