QUELS SONT VOS GÉANTS ?

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QUELS SONT VOS GÉANTS ?

 

Chers frères et sœurs, voilà de nouveau l’occasion d’ouvrir la Parole de Dieu. J’aimerais que nous commencions par un passage dans le livre des Nombres, au chapitre 13.

« Et après, le peuple partit de Hatséroth, et il campa au désert de Paran. Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Envoie des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan, que je donne aux fils d’Israël » (13. 1 à 3). « Et Moïse les envoya pour reconnaître le pays de Canaan » (v. 18). Et à partir du v. 22 il est dit : les espions « montèrent et reconnurent le pays, depuis le désert de Tsin jusqu’à Rehob, quand on vient à Hamath. Et ils montèrent par le midi, et vinrent jusqu’à Hébron ; et là étaient Akhiman, Shéshaï et Thalmaï, enfants d’Anak. Et Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan d’Égypte. Et ils vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et coupèrent de là un sarment avec une grappe de raisin ; et ils le portèrent à deux au moyen d’une perche, et des grenades et des figues. On appela ce lieu-là torrent d’Eshcol, à cause de la grappe que les fils d’Israël y coupèrent. Et ils revinrent de la reconnaissance du pays au bout de quarante jours. Et ils allèrent, et arrivèrent auprès de Moïse et d’Aaron, et de toute l’assemblée des fils d’Israël, au désert de Paran, à Kadès ; et ils leur rendirent compte, ainsi qu’à toute l’assemblée, et leur montrèrent le fruit du pays. Et ils racontèrent à Moïse, et dirent : Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés ; et vraiment il est ruisselant de lait et de miel, et en voici le fruit. Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très-grandes ; et nous y avons vu aussi les enfants d’Anak. Amalek habite le pays du midi ; et le Héthien, le Jébusien et l’Amoréen habitent la montagne ; et le Cananéen habite le long de la mer et sur le rivage du Jourdain. Et Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire. Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous. Et ils décrièrent devant les fils d’Israël le pays qu’ils avaient reconnu, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu est de haute stature. Et nous y avons vu les géants, fils d’Anak, qui est de la race des géants ; et nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et nous étions de même à leurs yeux » (v. 22 à 34).

Voilà un épisode de l’Ancien Testament qui nous parle certes du peuple d’Israël, plutôt au point de vue collectif. Mais nous y voyons aussi la foi de certains, qui se démarquent par leur confiance en Dieu.

Il est possible de tirer divers enseignements, à divers niveaux. Et ce que je désire faire aujourd’hui, c’est en faire une application actuelle pour nous sur le principe suivant : Dieu sauve et ensuite Il appelle à avancer, c’est-à-dire à prendre possession de ce qu’Il a en réserve pour nous.

Dieu donne et Il nous fait des promesses, Il nous donne Sa Parole et nous devons avancer sur le chemin par la foi. Dieu appelle et nous devons marcher dans les œuvres « préparées à l’avance pour que nous marchions en elles » (Éph. 2. 10). N’oublions pas que Dieu est tout puissant et Il veut nous amener sur le champ de bataille – je parle au niveau spirituel, bien entendu. Pourquoi veut-Il nous amener sur des champs de bataille ? – simplement pour nous montrer et nous faire voir comment Lui opère et comment Lui nous donne la victoire, car Dieu est au-dessus de tous – et n’oublions jamais que nous sommes de Son côté. En fait, servir le Seigneur, on pourrait dire que c’est tout simplement, se trouver là où nous pouvons être témoins de Son œuvre et de Ses faits merveilleux.

Pour faire une application de ce passage quant à notre vie de foi chrétienne, nous pouvons dire que les espions ont scruté le pays et qu’ils y ont vu de bonnes choses. Mais pour obtenir ces bénédictions-là, il faut maintenant passer à la pratique, il faut maintenant s’engager dans le chemin, il faut sortir de sa zone de confort et ne pas regretter l’Égypte ou le monde.

Notons par ailleurs que dans le chapitre 14 les fils d’Israël font référence à l’Égypte. On dirait qu’ils ont bien vite oublié comment l’Égypte les faisait souffrir. Ainsi nous aussi nous pouvons scruter les Écritures et y trouver de bonnes choses, mais il faut passer à la pratique. Il ne faut pas s’avouer vaincu en regardant aux géants plutôt qu’à Dieu.

Quand je dis aux géants, je parle d’un point de vue abstrait. C’est-à-dire des obstacles qui nous paraissent insurmontables dans la marche chrétienne. Il y a des géants qui vont se dresser, tout le temps, partout. Mais il faut regarder à Dieu plutôt qu’aux géants, plutôt qu’aux apparences. Il faut regarder avec les yeux de la foi, plutôt qu’avec les yeux de la chair. Et il faut regarder à Dieu, à Dieu qui donne le vouloir et le faire.

Alors la question, c’est : Quels sont nos géants ? Quels sont mes géants ? Quels sont vos géants ? On pourrait dire autrement : quels sont ces obstacles qui nous font nous arrêter ou reculer dans le chemin que Dieu nous a préparé ? Ce peut être des craintes, ce peut être des obstacles qui paraissent insurmontables et on s’avoue vaincu avant même d’avoir commencé l’œuvre ou l’action, ou tout simplement ce que Dieu nous a demandé de faire pour Lui. Mais n’oublions pas que dans 2 Cor. il nous est dit : « nous marchons par la foi, non par la vue » (5. 7). La foi, il s’agit là de la confiance en Dieu. Dieu l’a écrit, Dieu l’a promis comme ici en Nomb. 13. 3 : « Envoie des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan, que je donne aux fils d’Israël ». Dieu a donné, et quand Dieu a donné, Dieu ne reprend pas. Il faut faire confiance à Dieu. Il s’agit de la foi-confiance, c’est-à-dire que tout ce que Dieu dit se réalise, c’est une réalité. Nous ne marchons plus par la vue, nous marchons maintenant par la foi.

Dieu donne des promesses, Dieu donne Sa Parole, Dieu donne un service à chacun d’entre nous, une variété de services, mais chacun a un appel de la part de Dieu, que ce soit pour aller au loin ou pour rester au près. Il y a un appel pour chacun d’entre nous. L’appel, c’est simplement ce que Dieu nous demande de faire.

Alors, nous avons vu que ces espions se découragent en voyant les géants. Ils se sentent tout petits à leurs propres yeux. C’est nécessaire. Il faut se sentir tout petit à nos propres yeux. Il ne faut jamais croire que nous allons faire quoi que ce soit par nos propres forces. Non, ce n’est pas possible. Mais cela ne devrait pas être un frein à notre avancement spirituel et au service que nous devons accomplir pour le Seigneur. Au contraire, l’humilité nous pousse à la dépendance. Il faut une humilité qui nous pousse à la dépendance de Dieu. Nous voyons là par exemple un Caleb. Il y avait Caleb, il y avait aussi Josué – Caleb, lui, n’était pas d’accord avec le compte-rendu des dix autres. Lui, Caleb, dit : « Montons hardiment et prenons possession du pays » (Nomb. 13. 31), faisons avec courage et avec zèle ce que Dieu nous a demandé. Pour faire quoi ? Pour prendre possession de ce que Dieu veut nous donner.

L’histoire du peuple d’Israël nous montre qu’ils ne sont pas montés et qu’ils ont erré dans le désert pendant presque 40 ans avant de pouvoir prendre possession du pays promis. Il est bon de noter que Caleb et Josué sont entrés, eux, dans la terre promise. Eux vont prendre possession de ce que Dieu a donné parce qu’ils avaient la foi dans leur cœur dès ce moment-là, quarante ans plus tôt, où ils étaient déjà prêts à prendre possession des choses que Dieu leur avait promises. On peut lire dans la suite de l’histoire du peuple que Caleb, quand il entrera pour conquérir ce pays promis, que demandera-t-il en partage ? Que demandera-t-il en héritage ? Quelle portion du pays va-t-il demander ? Il va demander justement Hébron, là où se trouvent les fils d’Anak, les géants. Et il nous est dit que « Caleb… déposséda les trois fils d’Anak » (Jos. 15. 14) lorsqu’il s’est agi de conquérir le pays. C’est une foi qui est vainqueur de toutes choses, une foi en Dieu.

Les géants dans la Parole, il y en a plusieurs. Abraham, le père de la foi, a été appelé par Dieu, à quitter sa terre, à quitter sa ville, à quitter son pays. Il a été appelé à quitter sa parenté pour aller dans le pays de Canaan. Il a quitté donc un monde organisé, il a quitté sa parenté pour aller dans une terre lointaine. Quand il est arrivé en Canaan, il a d’abord vécu avec Lot, et puis, lorsque Lot s’est séparé d’Abraham, Lot est parti vers les plaines de Sodome. Abraham, lui, est monté. Il est monté pour aller planter sa tente, où ? – dans le cœur du pays de Canaan, exactement en Hébron. C’est là qu’Abraham, le père de la foi, a posé sa tente. C’est là qu’il a érigé un autel en l’honneur de Dieu. C’est aussi là qu’Abraham a donné un témoignage à la puissance du seul Dieu vivant car, lorsque Sara est morte, il a acheté un champ, une caverne en Hébron. Et c’est là qu’Abraham a enterré son mort. Nous voyons déjà là une préfiguration de la résurrection – la résurrection de ces saints de l’Ancien Testament, de ces patriarches, qui ont suivi le père de la foi – la résurrection, la victoire dans le lieu qui était considéré comme imprenable. Dieu a toute puissance et Dieu donne son témoignage là où l’ennemi avait pourtant fait sa forteresse. C’est magnifique de considérer comment Dieu agit au travers des hommes de foi.

Nous trouvons d’autres géants, par exemple dans l’histoire du jeune David : ce n’est pas un géant qui l’a fait reculer. David s’est présenté devant Goliath. Goliath est un géant, un Philistin. Ne nous méprenons pas. Il faut vaincre les géants, il faut surmonter les géants. Il y aura des géants qui reviendront ensuite, après qu’on ait surmonté l’un ou l’autre géant. Il y en aura d’autres qui vont revenir comme Goliath, plus tard dans l’histoire du peuple, pour tenter de reprendre du terrain sur ce qui appartient au peuple de Dieu. Et donc parfois nous pouvons de nouveau nous trouver devant un géant ou l’autre. Mais ce jeune David, berger des brebis de son père, avait déjà expérimenté dans sa vie personnelle la puissance de Dieu, cette puissance qui l’aide, cette puissance qui lui vient en secours, cette puissance qui est au-dessus de celle du lion ou de l’ours. David muni uniquement de sa fronde va se présenter, tout petit, devant ce Goliath armé jusqu’aux dents, et d’un seul coup il va terrasser le géant qui faisait peur à tout le monde. C’est la victoire de Dieu, c’est Dieu qui chaque fois obtient la victoire pour ceux qui se confient en Lui et qui n’ont aucun doute dans leur cœur que Dieu va agir.

Nous pourrions aussi penser au Seigneur Jésus, le Seigneur Jésus en tant qu’Homme, en apparence de faiblesse. Pensons à ce Serviteur parfait. Il n’a jamais reculé, Il n’a jamais dévié de Son chemin, Il était l’homme dépendant de Dieu en toutes choses. Et pourtant l’ennemi, Satan, a tout fait pour L’épouvanter sur son chemin. Mais le Seigneur Jésus est allé jusqu’à la mort, et à la mort de la croix, et Il a remporté la plus grande victoire qui soit, la seule victoire qui compte aux yeux de Dieu, et sur laquelle toute autre victoire sera basée. Le Seigneur Jésus est mort, et Il est ressuscité. Il a vaincu ce géant qu’est la mort, la mort qui normalement prend et ne rend pas. Le Seigneur Jésus est ressuscité. Il a vaincu la mort, il a remporté cette victoire sur ce géant qui avait l’emprise sur les âmes. Faisons confiance à Celui qui a le pouvoir même sur la mort, qui a le pouvoir de délivrer de la main et de l’emprise de la mort. C’est de Son côté que nous sommes, c’est de Son côté que nous marchons.
Ah ! si le Seigneur est avec nous et si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? (Rom. 8. 31). Il s’agit d’avoir confiance, d’avoir foi en Dieu, dans le sens de la confiance en Dieu, la confiance dans le Seigneur. Quels sont les effets de cette confiance devant ces obstacles, devant ces géants qui se présentent parfois dans notre vie, des choses qui paraissent insurmontables ? Il y a des exemples dans la Parole de Dieu. La foi, la confiance en Dieu, nous font trouver des statères dans la bouche des poissons, par exemple. Les statères sont des pièces de monnaie. On a besoin d’argent, Dieu peut pourvoir à l’argent comme Il le veut. (Mat 17. 24 à 27). La foi déplace les montagnes. La foi nous fait marcher sur les eaux vers le Seigneur Jésus. La foi fait tomber les murailles, les plus hautes murailles qui soient, construites par le monde. Les systèmes ne tiennent pas devant Dieu si Dieu le décide. La foi vainc les géants.

Il faut voir les choses comme Dieu les voit. Il faut voir les choses dans ce monde avec les yeux de la foi. Il y a cette histoire dans l’Ancien Testament dans le 2e livre des Rois, au chapitre 6, où il est question du prophète Élisée. A l’époque du prophète Élisée, il y avait le roi de Syrie, un roi tout-puissant parmi les rois de ce monde, qui fait la guerre à Israël. Élisée, lui, par l’intervention divine, révèle au roi d’Israël les pensées du roi de Syrie. Le roi de Syrie comprend cela et il doit se débarrasser du prophète Élisée pour gagner la guerre. Alors que fait-il ? Il envoie son armée dans toute sa force à Dothan où se trouve l’homme de Dieu, le prophète. Le roi de Syrie déploie ses forces et encercle le prophète à Dothan, et le prophète reste tranquille. Celui qui s’inquiète dans cette histoire, c’est le serviteur du prophète. La ville est entourée par l’armée du grand roi de Syrie et il y a le dialogue entre Élisée, le prophète de Dieu, et son serviteur. Il est dit au ch. 6. 15 : « Et celui qui servait l’homme de Dieu se leva de bon matin et sortit : et voici, une armée entourait la ville, et des chevaux, et des chars. Et son jeune homme lui dit : Hélas ! mon seigneur, comment ferons-nous » devant cette impossibilité humaine ? Et voici la réponse du prophète : « Ne crains pas ; car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux » (v. 16).

Et alors Élisée fait une prière : « Éternel, je te prie, ouvre ses yeux, afin qu’il voie. Et l’Éternel ouvrit les yeux du jeune homme, et il vit : et voici la montagne était pleine de chevaux et de chars de feu autour d’Élisée ». Voilà comment Dieu, l’Éternel notre Dieu, donne la délivrance. Il va délivrer Élisée et le jeune homme, le serviteur, de cette armée toute puissante, parce que ceux qui sont de notre côté sont bien plus puissants que ce qui est dans le monde. « Hélas ! mon seigneur, comment ferons-nous ? » Ne crains pas, car nous sommes du côté de Dieu : voilà le message que cela peut nous apporter.

Alors il faut monter à la bataille, non pas par confiance en soi, mais par confiance en Dieu qui nous y appelle. Il faut rejoindre le Seigneur sur le front. Je parle du front du service pour le Seigneur que ce soit en quelque mesure que le Seigneur nous le donne. Il faut Le rejoindre sur le front, il faut y aller, il faut sortir, pour le Seigneur. Il est dit en Mat. 9. 38 que le Seigneur pousse des ouvriers dans sa moisson, Il pousse ! Le terme original apparemment veut dire : il appelle dehors ou il envoie dehors. Ce n’est pas quelque chose que nous faisons facilement de nous-mêmes. Il faut que le Seigneur pousse, il faut que le Seigneur appelle, qu’Il nous tire dehors. Il faut rejoindre le Seigneur là où Il est déjà en train de travailler, parce que le Seigneur ne nous envoie pas seuls sur une terre de mission ou dans la rue pour évangéliser. Il est dit que le Seigneur coopère avec ceux qui travaillent pour Lui. Le Seigneur est déjà sur place. Il est déjà là où par exemple l’évangile doit être présenté. Allons Le rejoindre. L’œuvre du Seigneur nous attend pour parler, pour donner un témoignage à Son amour, à Sa puissance et à Sa gloire. Le Seigneur dit : « Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes » (Marc 1. 17). Quand Il appelle les disciples qui sont en train de pêcher. Ils ne sont pas encore disciples, Il les fait disciples à ce moment-là.

Posons-nous de nouveau la question : quels sont nos géants ? Qu’est-ce qui nous empêche de sortir de notre maison ou de faire quelque chose que le Seigneur nous demande pour Le servir ? Parfois nous pouvons aussi Le servir à partir de notre maison. Tout cela est un appel personnel pour le Seigneur. Il enverra quiconque a le cœur ardent pour Le servir. Il faut quand même de toute façon sortir de sa zone de confort.
Je vais mentionner quelques obstacles qu’on peut rencontrer sur le chemin, qui peuvent nous empêcher de suivre ce que le Seigneur nous demande, qui sont souvent des prétextes que nous nous donnons pour ne pas agir. Il faut sortir de sa zone de confort pour servir le Seigneur.
Par exemple, apprendre une langue étrangère. Tout le monde n’est pas appelé à apprendre une langue étrangère, mais si le Seigneur le demande, il faut être prêt à le faire. C’est quand même quelque chose de très utile pour parler aux gens de l’évangile parce que le témoignage de notre façon de vivre, c’est bien beau, c’est bien nécessaire, mais un jour il faudra quand même parler et communiquer aux gens ce qu’ils doivent savoir clairement : l’évangile et l’enseignement biblique.
Partir vivre ailleurs. De nouveau tout le monde n’est pas appelé à partir vivre ailleurs. Mais si le Seigneur appelle, et si le Seigneur le demande, il faut être prêt à le faire. Souvenons-nous d’Abraham, le père de la foi. Qu’est-il dit en Genèse au début du chapitre 12 ? Il est dit : « Va-t’en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai » (v. 1). Il faut être prêt si le Seigneur le demande, même si ça paraît impossible. Mais toute chose est possible en son propre temps. Peut-être qu’aujourd’hui je ne suis pas prêt à faire ceci, mais peut-être que le Seigneur ne me le demande pas encore. Mais dans quelque temps, avec l’expérience, avec le Seigneur, avec la communion, peut-être qu’Il me rendra prêt à faire ce que je ne m’imagine pas être capable de faire aujourd’hui avec Lui.
Alors quitter ses proches : lisons ce passage dans l’évangile selon Marc au chapitre 10 : « Pierre se mit à lui dire : Voici, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. Jésus, répondant, dit : En vérité, je vous dis : il n’y a personne qui ait quitté maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou champs, pour l’amour de moi et pour l’amour de l’évangile, qui n’en reçoive maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant, maisons, et frères, et sœurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions, et dans le siècle qui vient, la vie éternelle » (v. 28 à 30). C’est un choix de faire passer le Seigneur Jésus avant tout et avant tous, mais c’est le choix de l’amour, l’amour pour le Seigneur Jésus, c’est le choix de l’amour pour l’évangile. C’est un choix très équilibré. Ce n’est que quand le Seigneur tient la première place dans notre cœur, que tout le reste se met en place et que les relations entre nous sont bonnes et saines. Pour l’amour de l’évangile il faut parfois quitter des proches, mais le Seigneur dit qu’il y a des bénédictions qui sont liées à cela, et pour ceux qui sont appelés à cela, il faut le faire. Peut-être qu’au moment de partir on peut se dire : voilà un membre de ma famille que je ne verrai peut-être plus jamais ici-bas, mais là-haut dans le ciel. Nous voyons dans Jean 21 que le Seigneur dit à Pierre : « Suis-moi ». Pierre se retourne et regarde le disciple Jean et dit : « Seigneur, et celui-ci, — que lui arrivera-t-il ? » Le Seigneur lui dit : « que t’importe ? Toi, suis-moi » (v. 21 et 23). Nous voyons que quand le Seigneur appelle personnellement, c’est au Seigneur qu’il faut regarder. Autrement nous trouverons toute sorte de prétextes pour ne pas le suivre, des prétextes légitimes parfois. Mais le Seigneur compense toujours de manière surabondante tout sacrifice qui est fait par amour pour Lui et pour l’amour de l’évangile. C’est une réalité.

Un autre obstacle que nous pourrions envisager, un géant, un énorme géant dans notre vie, c’est peut-être la peur, la crainte de ne pas avoir d’argent, de manquer d’argent ou avoir peur de dépenser de l’argent pour servir le Seigneur.

Mais le Seigneur nous dit en Matthieu 6 : « cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (v. 33). Il faut aussi faire confiance à Dieu pour les choses matérielles et financières. « L’ouvrier est digne de son salaire » (Luc 10. 7). Il faut rechercher les choses de Dieu premièrement. Ensuite le vêtement, la nourriture, tout ce qui est nécessaire pour la vie, la subsistance physique, le Seigneur s’en occupe. C’est une réalité. Nous ne sommes pas dans ce monde pour accumuler des biens juste pour le plaisir et pour l’amour de l’argent. Nous sommes ici pour utiliser de l’argent, pour le mettre au service du Seigneur. Alors le Seigneur le sait et le Seigneur pourvoit.

D’ailleurs on trouve le Seigneur Jésus dans l’évangile selon Matthieu, en chemin avec Pierre et puis il faut payer un impôt. Voilà une dépense imprévue, peut-être pour l’apôtre Pierre. Pour le Seigneur rien n’est imprévu. Pour Pierre c’était peut-être imprévu. Il faut payer un impôt. Votre Maître ne paie-t-il pas un impôt ? Il dit : Oui, mais il n’a pas d’argent. Nous savons que le Seigneur, sur cette terre en tant qu’Homme et parfait Serviteur n’avait pas de poche, Il n’avait pas de réserve d’argent. Pourtant il est le Créateur de toutes choses. Tout lui appartient. Le Seigneur dit à Pierre : « Va pêcher un poisson. Dans le premier poisson que tu prends, tu trouveras ce qu’il faut pour payer l’impôt ». Et voilà Pierre qui par la foi va pêcher un poisson. Et en effet il trouve un statère, une pièce de monnaie qui est suffisante pour payer l’impôt pour le Seigneur et pour lui. Quelle chose magnifique ! Voilà une dépense imprévue peut-être, mais le Seigneur avait déjà prévu un poisson qui porte une pièce, qui porte l’argent qui est nécessaire. Pierre était un pêcheur. Peut-être qu’attraper un poisson, ça ne paraissait pas difficile. Mais à vue humaine il est difficile d’imaginer qu’un seul poisson va nous aider à payer nos impôts. En principe il faudrait peut-être pêcher beaucoup de poissons, ensuite aller les vendre sur le marché, récolter de l’argent, et donc nous éloigner du service, au moins pour un temps, pour pouvoir subvenir à des besoins matériels. Et si nous prenons peur, nous risquons en fin de compte d’oublier que nous sommes serviteurs du Seigneur, et nous contenter uniquement du fait de gagner de l’argent pour payer. Mais voilà comment le Seigneur agit.

Faisons une application particulière. Par exemple nous avons une échéance pour payer une facture, et nous n’avons pas l’argent pour la payer. Qu’allons-nous faire ? Il faut prier, il faut demander au Seigneur. Et puis imaginons que, voilà je vais continuer à servir le Seigneur, même avec ce poids, ce souci, de devoir payer une facture. Quand même, je vais continuer à parler du Seigneur autour de moi. La première personne qui vient à moi, je lui parle de l’évangile, je lui parle de l’enseignement du Seigneur, et voilà que cette personne se convertit. Et de façon inattendue, totalement inattendue, cette personne, que je ne connaissais pas quelques heures auparavant, quelques jours auparavant, voilà ce premier poisson qui vient et de façon totalement inattendue me fait un don, me donne quelque chose. Et cela correspond exactement au besoin en question. Le Seigneur travaille comme cela. Il ne faut pas en douter. D’une façon ou de l’autre, le Seigneur pourvoit. Il ne fallait pas s’inquiéter, il ne fallait pas penser à autre chose que de servir le Seigneur, en ayant ces soucis qui sont liés à la terre. Le Seigneur travaille.

Un autre obstacle, un autre géant que nous pouvons envisager aussi pour nous faire reculer, pour ne pas nous engager dans le service du Seigneur, c’est regarder à notre incapacité personnelle, incapacité financière, incapacité à parler ou toute autre chose. Le Seigneur, dans l’évangile selon Marc, enseigne les foules et le jour se fait tard, et les disciples disent au Seigneur : il faut renvoyer les foules, chacun chez soi. Le Seigneur leur dit : « Vous, donnez-leur à manger » (6. 37). Quelle tâche insurmontable ! Comment nourrir des milliers de personnes, nous, nous sommes si peu nombreux ? Ils sont tellement nombreux, les besoins sont tellement grands, comment pouvons-nous faire ? « Vous, donnez-leur à manger ». Qu’ont-ils ? Cinq pains, deux poissons. Ce n’est pas grand-chose et pourtant cette petite quantité va nourrir la foule. Pourquoi ? Parce qu’elle a été apportée au Seigneur Jésus. Peut-être que tu n’as pas beaucoup d’argent, peut-être que tu n’as pas beaucoup de temps, peut-être que tu n’as pas beaucoup d’énergie. Mais ce que tu as, ce peu que tu as, investis-le, investis-le pour le Seigneur. Mets-le aux pieds du Seigneur pour qu’il le rende utile et le Seigneur fera peut-être de grandes choses. Tout ce que le Seigneur fait est grand, peut-être pas en nombres et en statistiques, mais dans le cœur des hommes le Seigneur travaille et tout travail de Dieu, tout travail du Seigneur dans le cœur, même du plus petit enfant, est d’une valeur immense aux yeux de Dieu. Alors tu n’as pas beaucoup, ce n’est pas grave. Investis-le, remets-le entre les mains du Seigneur, par exemple un petit investissement d’argent, de temps ou d’énergie, un petit message, cinq paroles dites à propos, ce que tu as appris à l’école du dimanche, je parle aussi aux plus âgés. Ce que vous avez appris à l’école du dimanche, c’est beaucoup plus que ce que beaucoup de personnes ont jamais entendu dans leur vie ou n’entendront jamais dans leur vie à propos de Dieu. Ce que vous avez appris à l’école du dimanche, répétez-le, faites-en part aux autres, ici au près mais aussi au loin. Ce sont des merveilles, des choses simples et profondes qui nous viennent de la part de Dieu.

Un autre exemple plus discret, une application qui est illustrée par ces cinq pains et deux poissons. Imaginons qu’une nuit après avoir vécu quelque chose de marquant dans la journée, vous écriviez quelques mots concernant le Seigneur et quelques pensées avec des versets bibliques sur ce qui s’est passé dans la journée, et ça vous fait du bien d’y repenser et de lire ce que vous venez de rédiger, ça vous aide à réfléchir. Et puis vous avez pris ce petit morceau de papier, vous l’avez donné à un frère ou à une sœur, ou vous en avez partagé le contenu avec un frère ou une sœur. Et voilà que ce texte va être repris, va être imprimé dans un calendrier qui va être distribué à des milliers d’exemplaires dans différents pays et que beaucoup de personnes, des incrédules, vont lire, et des croyants vont lire et vont être nourris de la Parole de Dieu par ces quelques lignes que vous avez peut-être notées sur le coin d’une table lors d’une insomnie. Voilà comment le Seigneur peut agir. Il n’est pas limité. Nous, nous le sommes, mais Lui ne l’est pas.

Le Seigneur dit quelque chose de merveilleux, Il dit à son Père : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants » (Mat. 11. 25). Quelle chose merveilleuse ! Dieu se plaît à agir par des moyens faibles tels que nous, pour révéler Sa puissance, pour qu’il soit évident que tout vient de Dieu et que c’est par la grâce. Nous sommes dès lors des témoins de la grâce, de la puissance et de l’amour de Dieu. C’est comme cela que Dieu aime se révéler.

J’aimerais prendre encore un exemple. Peut-être que nous avons peur de l’opprobre, des critiques, ou même des persécutions et cela nous fait reculer dans le chemin. – Oui, mais Seigneur, tu sais, m’envoyer dans ce milieu, c’est dangereux. Tu sais bien que les chrétiens y sont persécutés. Ou bien tout autre chose. J’aimerais sur ce point donner un exemple qu’on trouve en Actes 9.

« Or il y avait à Damas un disciple nommé Ananias ; et le Seigneur lui dit en vision : Ananias ! Et il dit : Me voici, Seigneur. Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, et va dans la rue appelée la Droite, et cherche dans la maison de Judas un nommé Saul, de Tarse ; car voici, il prie, et il a vu en vision un homme nommé Ananias, entrant et lui imposant la main pour qu’il recouvrât la vue. Et Ananias répondit : Seigneur, j’ai ouï parler à plusieurs de cet homme, combien de maux il a faits à tes saints dans Jérusalem ; et ici il a pouvoir, de la part des principaux sacrificateurs, de lier tous ceux qui invoquent ton nom. Mais le Seigneur lui dit : Va ; car cet homme m’est un vase d’élection pour porter mon nom devant les nations et les rois, et les fils d’Israël » (v. 10 à 15). Imaginons le géant, cet obstacle majeur que ça pouvait être aux yeux d’Ananias. Mettez-vous à sa place. Voilà Saul de Tarse, un géant de la persécution des chrétiens à son époque, un homme qui fait peur, un meurtrier, qui respire la haine. Et voilà le Seigneur qui se révèle à Ananias et qui lui dit : « Ananias ! Et il dit : Me voici, Seigneur ». On voit qu’il est bien disposé. Le Seigneur lui dit : Va vers cet homme. Nous ne voyons pas qu’Ananias ait demandé un signe pour confirmer la parole de Dieu. Nous ne voyons pas non plus qu’il ait fait des objections pour ne pas y aller. Non. Bien sûr, il a des craintes. Il les remet en prière devant le Seigneur, disant : « Seigneur, j’ai ouï dire que cet homme est dangereux ». Quelle est la réponse du Seigneur ? Le Seigneur lui dit : « Va », tout simplement. Le Seigneur ne donne pas d’explication, le Seigneur lui dit : « Va » et Ananias y va. Ce qui est merveilleux, c’est qu’Ananias n’y est pas allé parce que le Seigneur lui a promis de grandes bénédictions liées à cet acte. Non, Ananias y est allé parce que le Seigneur lui a dit : « Va » et les bénédictions sont pour le monde entier. La promesse de bénédiction dit : Va, parce que cet homme va m’être utile, il va être un témoin de ma grâce aux yeux de toutes les nations et de tous les rois et de tout le peuple d’Israël.

Voilà donc Ananias  ! Quelle noblesse de sa part d’aller dans une mission, aussi dangereuse on pourrait dire aux yeux des hommes, pour le bien du monde entier. Quelle foi ! Alors le Seigneur dit : « Va ». Tout comme en Act. 18 lorsque l’apôtre Paul se trouve – cette fois-ci Saul de Tarse devenu l’apôtre Paul – là dans une nuit : « Or le Seigneur dit de nuit, dans une vision, à Paul : Ne crains point, mais parle et ne te tais point, parce que je suis avec toi ; et personne ne mettra les mains sur toi pour te faire du mal, parce que j’ai un grand peuple dans cette ville » (v. 9 et 10). Voilà, le Seigneur parle. Écoutons-le, faisons-Lui confiance. Il l’a dit, Il le fera.

Il y aurait d’autres craintes. Je vais juste les mentionner. On a parfois peur de se lancer dans un service à cause de nos enfants parce qu’il faudra peut-être retirer nos enfants de certains systèmes, système scolaire, système éducatif, système de sécurité sociale etc., mais il ne faut pas avoir peur. Le Seigneur le sait, Dieu le sait.

Nous avons cette certitude dans l’exemple de Daniel et de ses amis. Ils faisaient partie d’un système, là en captivité, mais ils se sont abstenus des mets délicats du roi, ils se sont abstenus de la nourriture qu’absorbaient les autres jeunes gens de leur âge et ils ne s’en sont portés que mieux, ils étaient plus beaux et plus gras que les autres jeunes gens (Dan. 1. 6 à 16).

On peut aussi avoir peur de l’échec, s’autocensurer. Il ne faut pas avoir peur de l’échec avec le Seigneur. Il faudrait déjà définir ce qu’est l’échec. L’échec, à vue humaine, n’est pas forcément l’échec aux yeux de Dieu et vice versa. Par exemple, tout simplement Joseph. Joseph se trouve en prison. A vue humaine c’est un échec. Et pourtant c’est à ce moment-là que la Parole nous dit : « l’Éternel était avec lui ; et ce qu’il faisait, l’Éternel le faisait prospérer » (Gen. 39. 23). L’apôtre Paul a connu aussi la prison. Aux yeux du monde, aux yeux des hommes, ça pouvait être un échec. Le voilà maintenant bloqué dans une prison. Au lieu que cela arrête ou ralentisse son service pour le Seigneur, au contraire l’apôtre Paul, à partir de la prison, a écrit des épîtres et son enseignement s’est propagé d’autant plus, à tel point que nous l’avons encore aujourd’hui sous nos yeux parce que Paul a écrit ces lettres. Le fait qu’il était en prison a donné encore plus d’impact jusqu’à aujourd’hui à la Parole de Dieu. Voyez, ce qui paraît un échec pour les contemporains de Paul à l’époque, a une portée encore plus grande. N’ayons pas peur de l’échec, n’ayons pas peur de donner l’impression aux gens du monde, et peut-être même à nos frères et sœurs, que c’est un échec, parce que Dieu ne nous demande pas du résultat. Dieu demande la fidélité. Le résultat, c’est l’affaire du Seigneur. Le Seigneur nous demande de la fidélité, car Il regarde au cœur. C’est cela le succès avec le Seigneur, c’est la fidélité du cœur. Ne repoussons pas le timing de Dieu. Le Seigneur nous forme graduellement et nous demande graduellement de faire ceci ou cela pour Lui. Ne cherchons pas des prétextes, ne regardons pas aux obstacles qui nous paraissent insurmontables. Écoutons Sa Parole, lisons-la et prions, restons dans Sa communion et avançons avec Lui pour surmonter tous les obstacles et tous les géants qui peuvent se présenter sur notre chemin, pour la plus grande gloire de Son nom à Lui.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Avril 2020

 

CORONA 7

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CORONA 7

Une semaine de plus, une de moins, avant le retour du Seigneur !

 

Le message précédent évoquait l’obéissance, la patience et l’action dirigée. Pour aborder ce thème, il faut se pencher sur les Écritures, où Christ est présenté comme modèle d’obéissance :
« Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 5 à 8).
« Le Christ,… qui, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, quoiqu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Héb. 5. 7 et 8).
« Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude ; qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas » (1 Pier. 2. 21 et 22).
Le psaume 40 lève le voile sur les entretiens entre le Père et le Fils avant la fondation du monde : « tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (v. 7 et 8). L’épître aux Hébreux reprend ce texte pour mettre en évidence l’œuvre de Christ : « alors il dit : Voici, je viens pour faire ta volonté » (Héb. 10. 9). La première épître de Jean souligne la raison de Sa venue : « Nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils [pour être le] Sauveur du monde » (1 Jean 4. 14).
Parler de l’obéissance du Seigneur Jésus est un terrain saint. Celui qui est « sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5), a pris un corps d’homme pour accomplir la volonté de Dieu. Tout en cheminant sur la terre, Il demeurait le Dieu créateur « soutenant toutes choses par la parole de sa puissance » (Héb. 1. 3). Il connaissait aussi bien les pensées des hommes qui l’entouraient, qu’Il voyait les poissons dans la mer. Il savait lequel avait avalé une pièce de monnaie, pour le diriger à la rencontre de l’hameçon lancé par Pierre (Mat. 17. 27). À la vue des choses créées, les hommes devraient tous s’incliner devant Dieu. Tous les humains ont reçu une intelligence pour discerner « sa puissance éternelle et sa divinité » (Rom. 1. 20). En admirant les astres, la terre, la mer, les arbres, les animaux – sans oublier la complexité du corps de l’homme et de la femme, investi d’un esprit qui peut choisir entre le bien ou le mal – personne ne devrait douter du Créateur. Nous sommes invités à rechercher Sa face, et : « si tu le cherches, il se fera trouver de toi » (1 Chr. 28. 9).
Le Fils de l’amour du Père, « par qui et pour qui » toutes choses ont été créées, a pris cette position d’obéissance, s’humiliant pour naître dans une étable et mourir sur une croix (Col. 1. 16 et 20). Il a quitté la gloire du ciel pour venir sauver des pécheurs de la mort éternelle.
Parcourant la Samarie, Jésus répond à Ses disciples : « Ma viande est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4. 34). Cette œuvre est unique ! « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » (2 Cor. 5. 19). Pour que les conseils de Dieu se réalisent, il fallait qu’ils soient scellés du sang de l’Agneau « préconnu dès avant la fondation du monde » (1 Pier. 1. 20). C’était la volonté de Dieu que le Christ souffrît, et c’est par cette volonté que tous ceux qui L’ont reçu dans leur cœur ont été sanctifiés (rendus saints), « par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 10).
Si « par la désobéissance d’un seul homme », Adam, tous les hommes sont constitués pécheurs, c’est bien « par l’obéissance d’un seul (Christ) », que plusieurs sont constitués justes (Rom. 5. 19). En considérant l’obéissance de notre Seigneur et Sauveur, nous sommes enseignés par Sa Parole à marcher comme des enfants d’obéissance dans la sainteté pratique (voir : 1 Pier 1. 14).

Abraham a obéi pour se rendre à Morija avec Isaac. Il aurait pu contester avec Dieu sur le bien-fondé d’offrir son fils en sacrifice, mais il n’a pas mis en doute la promesse reçue, qu’en Isaac il aurait une descendance. Son obéissance était liée à sa foi et le résultat a été comme anticipé : ils sont allés sur la montagne, le père et le fils marchant ensemble, dans la confiance que Dieu pourvoirait. Arrivé au sommet, Abraham a obéi jusqu’à la limite du possible, et Dieu a donné le bélier à la place d’Isaac. Ils ont adoré, et sont revenus avec une promesse réitérée (Gen. 22. 5).

Joseph a obéi au commandement de son père, celui de se rendre vers ses frères. S’attendait-il à être jeté dans une fosse, à être vendu comme esclave pour finir « prisonnier dans la tour » en Égypte ? Mais « l’Éternel était avec lui » et l’a fait sortir de là, pour le placer sur un trône en position d’autorité. Type impressionnant de notre Seigneur Jésus qui est entré dans la mort pour en ressortir triomphant ! – Lui qui « à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu ». (Héb. 12. 2).

À notre tour de purifier « nos âmes par l’obéissance à la vérité pour [avoir] une affection fraternelle sans hypocrisie, [pour s’aimer] l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur » (1 Pier. 1. 22). À notre tour d’être prêts pour répondre comme Ésaïe « me voici, envoie-moi » à la question : « Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? (És. 6. 8).
Le chrétien n’est-il pas un ambassadeur pour Christ, un envoyé auprès de ses semblables, suppliant pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ? (2 Cor. 5. 20). À nous aussi de demander secours et direction dans le confinement, en attendant avec patience, comme Élie au torrent du Kerith (1 Rois 17. 3), la nouvelle mission dont le Seigneur pourrait nous investir. Il nous a aimés jusqu’à la mort de la croix, nous Lui devons obéissance et adoration jusqu’à Son retour.

 

QUAND FAUT-IL SE MARIER ?

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QUAND FAUT-IL SE MARIER ?

 

Nous ne voulons pas dire : « A quel âge faut-il se marier ? » mais, quel est le moment le plus propice pour accomplir cet acte solennel ? – On peut être heureux en se mariant à 20 ans, comme aussi à 70 ans.

Il y a des cas où des raisons spéciales et respectables retardent le moment où deux personnes désirent s’unir, mais interrogez certains fiancés, qui n’ont pas d’obstacles sérieux à vaincre, et qui cependant remettent leur mariage à plus tard, et vous obtiendrez presque toujours cette réponse :
– Ah ! oui, nous aimerions bien nous marier, mais voilà, nous n’avons pas encore mis assez d’argent de côté.
Informez-vous de plus près, et vous apprendrez que le nécessaire est acquis, que le trousseau et les meubles sont assurés, mais qu’on ne se marie pas parce qu’on ne peut pas se payer… un salon ! ; qu’on ne saurait, connus comme on l’est, se contenter d’un simple appartement ; qu’en penseraient amis et connaissances !
Et de plus, ni nous, ni nos parents ne pouvons assumer les frais d’un beau mariage, avec nombreux invités et repas somptueux…

Hélas ! parfois aussi, on se marie par dépit, ou pour faire « la nique » à une rivale, et non pour le bonheur de s’unir à un être cher. On en voit des exemples, malheureusement. Un tel mariage ne saurait être heureux.

Aussi, en attendant que la somme rêvée pour le salon, pour le vrai tapis d’Orient, soit amassée, on laisse le temps faire son œuvre, tiédir les sentiments d’affection du début ; le cœur devient « rassis » ; la beauté, le charme, s’étiolent ; on ne se mariera plus avec l’élan et le bel amour des fiançailles.
Entre temps aussi, on a eu le loisir de s’examiner, de se découvrir réciproquement des défauts, on ne s’observe plus avec les yeux indulgents de l’amour. On entre dans la vie conjugale avec des espoirs et des illusions teintés de mélancolie, et l’on est arrêté plus vite par les dures nécessités de la vie réelle, sur lesquelles on serait passé plus facilement dans le premier enthousiasme.

Il nous semble donc que le meilleur moment pour se marier n’est pas celui où la tire-lire permettra l’achat du salon rêvé, mais bien celui où le cœur, jeune encore, vibre et se sent porté à tous les sacrifices.
Qu’importe, après tout, que la salle à manger serve aussi de salon, que le tapis d’Orient ne soit qu’une simple moquette, les rideaux faits de simple mousseline, et l’abat-jour, en papier plutôt qu’en soie ?
Le bonheur conjugal dépend-il donc de la qualité du bois des meubles, ou du tissu des rideaux ? L’essentiel n’est-il pas que deux cœurs qui s’aiment et se comprennent, s’unissent pour les bons et les mauvais jours, sans trop se soucier du superflu ?

L’auteur de ces lignes a connu un commerçant riche qui avait commencé bien modestement :
Nous habitions, dit-il, ma jeune femme et moi, un petit appartement mansardé ; nous avions de la peine à « joindre les deux bouts » en nous contentant de peu, mais nous étions heureux et n’aurions pas échangé notre sort avec celui du plus riche potentat de la terre ».
On est étonné de voir avec quelle facilité on peut se passer de meubles cossus, de rideaux de damas, de couverts en argent et de tout ce qui s’ensuit, quand on s’aime, qu’on a la paix de Dieu et qu’on peut s’appuyer l’un l’autre sur un cœur aimant.

« Contentement dépasse richesse » dit un proverbe ! Comme cela est vrai !
Mais il y a encore un autre côté de la question du mariage.
Le Créateur avait dit :
« Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gen. 2. 18).
Cette vérité n’a rien perdu à travers les âges, car l’homme d’aujourd’hui ne diffère en rien de celui d’alors, sauf peut-être qu’il est plus avide de liberté et d’indépendance morale. Il ne supporte ni frein ni entrave, et met de plus en plus de côté les commandements de Dieu. Mais, ce faisant, il sombre dans l’esclavage de ses passions et dans le dérèglement d’une vie sans joie et sans paix. En s’arrogeant le droit d’agir complètement à sa guise, l’homme moderne devient l’esclave du péché, car, comme le dit l’Écriture, on est toujours « l’esclave de ce par quoi on est vaincu » (2 Pier. 2. 19).

Dans la pensée du Créateur, l’homme et la femme ont été créés l’un pour l’autre ; pour se compléter et s’aider mutuellement. En conséquence, le célibat par esprit d’indépendance, par manque d’éducation, par crainte des responsabilités et des devoirs incombant à la fondation d’un foyer, est une marque d’égoïsme pour ceux qui se privent volontairement des joies de la famille. Ceci ne concerne pas ceux qui subissent cette situation !

En renversant ce que Dieu avait institué, qu’offre-t-on en retour à l’âme immortelle, toujours assoiffée de bonheur intime et d’amour partagé ?
Que trouve le célibataire égoïste, à la recherche d’aventures, en fait de satisfaction et de joie ?
Des émotions passagères ; des contrefaçons de l’amour et du bonheur conjugal, dont il ignore tout.
On prêche à la jeunesse moderne une plus grande liberté dans les relations, en dehors des liens sacrés du mariage. Certains propagent par la plume et par la parole, la théorie de « l’amour libre », mais jusqu’à quel point peut aller cette liberté, ou plutôt cette licence illégale, cela, ils ne le disent pas.
Et les expériences faites par tous ceux qui sont entrés dans cette voie n’ont pas été concluantes ; elles n’ont pas remplacé les liens heureux unissant deux époux bien assortis, vivant dans la fidélité l’un vis-à-vis de l’autre.
Le sujet est sérieux, le commandement de Dieu positif : « Tu ne commettras point adultère ! » (Ex. 20. 14).
Le Créateur se serait-il trompé en mettant devant Sa créature un tel idéal, en l’appelant, déjà ici-bas, à Sa sainteté ?
– Non, mais Il veut l’élever à Lui-même – encore que personne, dans « ce corps de péché », ne puisse parvenir à la perfection. Il veut nous sauver de nos transgressions, nous purifier de nos fautes, nous pardonner tous les écarts de notre nature déchue, si nous reconnaissons humblement notre misère, si nous Lui confessons nos fautes, si nous voulons déposer au pied de la croix du Calvaire, le fardeau de nos iniquités, si nous croyons à l’efficace du sang expiatoire de Son saint Fils, versé pour nous.
Alors, nous trouverons en Lui la volonté et la faculté de vaincre le mal qui est en nous, par Son Esprit et par les directions de sa Parole, la Bible.
Cette Parole abonde en avertissements et en exhortations à la sainteté, mais elle ne renferme aucune excuse à l’adresse de ceux qui se laissent entraîner par le courant de dévergondage et de licence de mœurs qui caractérisent notre époque.
Bien plus, un châtiment terrible leur est prédit : « Celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption » (Gal. 6. 8), et encore cette autre parole : « Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu (le corps), Dieu le détruira » (1 Cor. 3. 17)
A Sodome et à Gomorrhe, les habitants s’étaient « abandonnés à la fornication ». Il nous est dit que « toute chair avait corrompu sa voie ».
Seuls, Lot et deux de ses filles trouvèrent grâce et furent sauvés.
Nous lisons dans 2 Pierre 2, que le juste Lot était « accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers ». Son âme juste en était tourmentée, « à cause de leurs actions iniques » (versets 6 à 10).
N’est-ce donc pas pour notre plus grand bien que Dieu demande de nous une vie de pureté et de sainteté ? Ce but, qui peut nous paraître inaccessible, si Dieu le place devant nous, c’est qu’il est possible de l’atteindre. Non pas par les propres ressources de notre nature déchue, mais par la foi, la foi au Fils de Dieu qui S’est donné Lui-même pour nous, afin de nous amener à Lui. C’est donc avec Lui et en comptant sur Lui, que nous aurons la victoire. « Le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux » (2 Pier. 2. 9).
« Mais quand donc faut-il se marier ? » demandera enfin un jeune lecteur impatienté.

Nous ne saurions mieux faire que de résumer brièvement les conditions données par un chrétien devant un grand auditoire de jeunes gens :
Il va de soi que je devrai être sain de corps et d’esprit.
Je devrai pouvoir compter sur une existence assurée, c’est-à-dire avoir une position me permettant de suffire à l’entretien d’une famille.
Je ne me marierai pas en ayant des dettes, ni avant d’avoir rempli mes devoirs envers mes parents ou envers des frères et sœurs  pouvant dépendre de moi.
Le mariage étant d’institution divine, je devrai en connaître la signification, du point de vue de la Sainte Écriture, sous l’autorité de laquelle je me placerai.
Je serai un homme de volonté, de caractère, ayant des principes et un but clair devant les yeux – un homme dans le vrai sens du mot.
Être un homme de volonté, c’est aussi savoir céder et reconnaître ses torts. C’est être un époux indulgent s’il le faut, un père qui pourra être en exemple vis-à-vis des enfants toujours si observateurs des faits et gestes de leurs parents.
Lorsqu’il me semblera avoir trouvé la personne qui m’est destinée, je demanderai l’avis de mes parents et ne mépriserai pas les conseils d’un ami plus expérimenté. Avant tout, je continuerai à faire de mes plans de mariage un fervent sujet de prières.
Enfin, si tout semble devoir s’arranger pour mon futur mariage, si j’ai pour ma future épouse, qui sera chrétienne, un amour fort, exclusif, alors seulement, pénétré du sentiment que je ne me marie pas égoïstement pour moi-même uniquement, mais aussi dans le but de rendre une femme heureuse, alors je pourrai envisager cet acte solennel.
Fidèle au devoir pour le présent, me confiant en Dieu pour l’avenir, je bâtirai ma maison « sur le roc », sur Jésus le « Rocher des siècles » auquel je donnerai la première place dans mon foyer. Et j’aurai tous les atouts dans mon jeu, toutes les garanties d’une union heureuse et féconde.

D’après la Bonne Revue 1930

PARDONNONS-NOUS ?

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PARDONNONS-NOUS ?

 

Pardonner est un miracle. Très peu de gens pardonnent, en réalité. Avons-nous fait l’expérience de la joie qu’il y a à pardonner, dans nos propres vies ? Avons-nous goûté la bénédiction de pardonner à quelqu’un qui nous avait fait du tort ?
Quelqu’un a dit : « Seigneur Jésus !… apprends-moi à pardonner et à aimer ».
Nous sommes-nous laissés enseigner par le Seigneur jusqu’à ce qu’Il ait accompli ces choses en nous ? Nous sommes-nous rendu compte que, sans l’amour qui l’accompagne, notre pardon n’est pas un véritable pardon ?
Quelle fausse idée du pardon réside dans cette expression, si souvent entendue : « J’ai pardonné, mais je ne peux pas oublier ».
Ceux qui parlent ainsi ne peuvent jamais pardonner. A moins que nous soyons prêts à oublier, nous ne sommes pas prêts à pardonner et nous n’avons pas pardonné. « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné  » (Éph. 4. 32).
Voilà le modèle du véritable pardon – le genre de pardon que Dieu nous accorde à cause de Christ. L’amour parfait et immuable de Dieu va de pair avec Son pardon. Notre amour, ou plutôt, cet amour miraculeux que Dieu a mis dans nos cœurs pour autrui, doit nous amener à pardonner aux autres et même à nos ennemis. Un tel pardon est donc toujours un miracle, car il dépasse complètement nos capacités humaines. Mais il ne dépasse pas celles de Dieu. Lorsque, par soumission et foi au Seigneur, nous vivons « la vie de Christ », nous aimons ceux auxquels nous devons pardonner, et nous pardonnons à tous nos ennemis.

D’après la Bonne Revue 1929

 

L’HOMME EST-IL LIBRE ?

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(Jésus dit : ) Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Jean 8. 31, 32 et 36.

L’HOMME EST-IL LIBRE ?

L’homme se plaît à croire qu’il est indépendant. Il pense pouvoir faire ce qu’il veut, aller où il veut, dire ce qu’il veut. Vous souvenez-vous de ce slogan : Il est interdit d’interdire ? – Mais cela ne suffit pas à rendre libre celui qui l’a inventé ! L’homme reste l’esclave de ses propres passions, de ses désirs effrénés, de son orgueil incurable ! Il est esclave sans s’en rendre compte, se trompant lui-même. Ainsi, par exemple, l’infidélité conjugale sera vue comme un moyen de se réaliser soi-même, les insultes comme étant de la liberté d’expression, la violence comme de la légitime défense, la malhonnêteté comme une réaction à la disparité entre riches et pauvres… et la liste pourrait s’allonger.
Dieu nous a vus dans cette condition d’esclavage et Il est venu à nous dans la Personne de Jésus Christ pour nous libérer.
Par la foi en Lui et en Son sacrifice, celui qui reçoit Jésus dans son cœur reçoit une nouvelle vie. D’un côté il perd toute illusion d’avoir en lui-même des capacités ou des mérites, de l’autre il découvre qu’il est possible de faire ce que la Bible enseigne, de faire ce qui plaît à Dieu, de cœur et avec joie, sans contrainte, sans frustration, sans amertume. C‘est là la vraie liberté qui nous est proposée.
Jésus Christ, le seul à avoir fait du bien, vivait dans une totale liberté. C’est librement qu’Il a servi les autres et c’est librement qu’Il a sacrifié Sa vie. Il l’a fait par amour pour le Père, par amour pour nous, pour nous libérer du jugement de Dieu qui était la juste conséquence de nos mauvaises actions.
« Maintenant, ayant été affranchis du péché et asservis à Dieu, vous avez votre fruit dans la sainteté et pour fin la vie éternelle » (Rom. 6. 22).

D’après « Il Buon seme » avril 2020

 

L’ÉCRITURE

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Et l’Éternel dit à Moïse : Écris ces paroles ; car, selon la teneur de ces paroles, j’ai fait alliance avec toi et avec Israël. Ex. 34. 27.
L’Écriture ne peut être anéantie. Jean 10. 35.

L’ÉCRITURE

 

Dans certaines cultures, le savoir traditionnel et les croyances sont souvent transmises verbalement. Cela permettait à quelques chefs religieux de se garantir le monopole et la maîtrise du savoir. Aujourd’hui encore, les sorciers des religions animistes utilisent cette méthode, qui leur permet de dominer sur les autres en les maintenant dans la peur et la soumission.
Il n’en est pas ainsi du vrai Dieu, le Créateur de toutes choses. Il a voulu faire mettre par écrit tout ce que nous devons savoir pour Le connaître et pour nous connaître aussi nous-mêmes. Il y a plus de 3500 ans, Il a ordonné à Moïse d’écrire ce qu’Il lui dictait ; et de la même manière, aussi aux autres prophètes et écrivains de la Bible, et enfin à l’apôtre Jean : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre » (Apoc. 1. 11).
Quel amour que le Sien ! Dieu a fait écrire Sa Parole et Il la met à la disposition de nous tous. Certains l’ont falsifiée, d’autres l’ont brûlée et ont cherché à la détruire par tous les moyens, mais ils n’ont pu y parvenir, car « la parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1. 25). D’autres l’ont acceptée pour ce qu’elle est véritablement, c’est-à-dire la Parole de Dieu (1 Thess. 2. 13), et ils se sont repentis parce que la Parole a agi profondément en eux, comme Parole « vivante et opérante » (Héb. 4. 12).
Si vous croyez en Dieu et à ce qu’Il vous révèle, Sa Parole accomplit dans votre cœur ce qu’elle promet. Chacun peut s’en rendre compte personnellement, sans qu’il soit besoin d’intermédiaires. Mais il ne suffit pas de l’écouter, de la lire ou de l’étudier, il faut la recevoir dans le cœur, la laisser agir sur la conscience dans un acte de foi personnel. Sinon elle ne sert à rien (Héb. 4. 12) !

D’après « Il Buon seme » avril 2020

 

L’APÔTRE PAUL AU PARADIS

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Et afin que je ne m’enorgueillisse pas à cause de l’extraordinaire des révélations, il m’a été donné une écharde pour la chair, un ange de Satan pour me frapper au visage… A ce sujet j’ai supplié trois fois le Seigneur qu’elle me soit retirée ; et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ». 2 Cor. 12. 7 à 9.

 

L’APÔTRE PAUL AU PARADIS

Lecture proposée : 2 Cor. 12. 1 à 10
L’apôtre Paul raconte aux Corinthiens une expérience hors du commun qu’il a vécue quatorze ans plus tôt : il a été enlevé au paradis, où il a entendu des paroles merveilleuses, « qu’il n’est pas permis à l’homme d’exprimer ». Il ne sait pas si cela est arrivé dans le corps ou hors du corps. Il a ensuite repris sa vie normale sur la terre.
Paul aurait pu s’enorgueillir de cette expérience extraordinaire. Dieu prévient un tel danger en lui infligeant un douloureux handicap dans le but de le maintenir dans l’humilité.
Quand nous lisions cette histoire en famille, mon père insistait sur le fait que cette infirmité n’avait pas été envoyée à l’apôtre parce qu’il y avait un risque hypothétique qu’il puisse devenir orgueilleux, mais parce que, sans elle, il le serait certainement devenu ! Paul avait en lui-même ce qui existe en chacun de nous, ce principe de mal que la Bible appelle la « chair ». C’est notre nature humaine, avec ses passions et ses tendances contraires à la volonté de Dieu. C’est le péché qui est en nous. La chair en elle-même est incurable, même celle d’un apôtre du Seigneur !
Dieu a donc pris soin de Son serviteur Paul afin de le préserver et de lui faire sentir sa faiblesse. Et ainsi, dans sa vie et dans ses prédications, toute la puissance de Dieu a pu se manifester.
Peut-être que l’un d’entre nous a une incapacité physique, une difficulté personnelle, qui le fait souffrir et dont Dieu a estimé bon de ne pas le délivrer ; nous pouvons être assurés qu’Il a Ses raisons. Peut-être est-ce justement par le moyen de ces choses-là qu’Il veut manifester Sa puissance dans notre vie.

 

D’après « Il Buon seme » avril 2020

 

ÊTES-VOUS DÉPRIMÉ ?

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L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et Il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. Ps. 34. 18.
Tu as entendu la voix de mes supplications, quand j’ai crié à toi. Ps. 31. 22.

ÊTES-VOUS DÉPRIMÉ ?

 

Des moments difficiles surviennent sans cesse dans notre vie : difficultés de famille, soucis au sujet des enfants, tensions au travail, ou même chômage et autres fardeaux. Comment réagissons-nous quand de tels troubles internes nous rongent et que notre énergie mentale est épuisée ?
Il existe un antidote simple qui peut nous fortifier sans produire d’effets secondaires. D’innombrables croyants l’ont essayé et le recommandent. Nous voulons parler de la lecture de la Bible et spécialement des Psaumes.
Les Psaumes décrivent les expériences de croyants qui ont vécu bien avant la naissance de Jésus. Dans ce livre de la Bible, nous trouvons également des déclarations prophétiques au sujet de l’avenir. Et nous découvrons que bien des situations qui y sont exposées sont d’actualité. Elles sont les expériences de personnes qui ont connu toute sorte de souffrances et de difficultés.
Nous découvrons ainsi que d’autres que nous ont connu les mêmes souffrances, ressenti les mêmes douleurs, et cependant ne se sont pas découragés. Ils rapportent comment Dieu les a fortifiés et consolés. Nous ne nous sentons ni critiqués ni incompris, mais nous trouvons de la sympathie. Par le moyen de ces expériences de temps passés, Dieu nous donne du courage et des consolations. Il se révèle Lui-même comme Celui qui est près de nous dans nos difficultés, et prêt à nous aider. Il veut que nous Lui ouvrions notre cœur, afin qu’Il puisse faire cela pour nous.
« Pourquoi es-tu abattue, mon âme, et es-tu agitée au-dedans de moi ? » (Ps. 42. 5).
« Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver » (Ps. 46. 2).

D’après « The Good Seed » avril 2020

 

LE MARIAGE, UNE UNION VOULUE PAR DIEU

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L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul  ;  je lui ferai une aide qui lui corresponde. Gen. 2. 18.
L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair. Gen. 2. 24.

 

LE MARIAGE, UNE UNION VOULUE PAR DIEU

 

Se marier signifie s’unir. C’est l’union officielle, publique, entre un homme et une femme, pour la vie sur la terre. Elle est reconnue par Dieu. C’est un lien établi par Lui. Jésus nous dit : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mat. 19. 6). C’est dans ce cadre du mariage que Dieu a prévu que se vive la sexualité, avec le grand bonheur d’avoir des enfants (Gen. 1. 28). L’amour des époux se vit dans une réelle communion de l’âme, de l’esprit et du corps. Ce que l’on appelle aujourd’hui faire l’amour, en dehors des liens du mariage, est désigné dans la Bible sous le terme de fornication, ou d’adultère. On peut se poser la question : – Avec de telles limitations, Dieu veut-il vraiment notre bonheur ? Et puis, tant de mariages, même entre chrétiens, finissent mal… Alors vaut-il la peine de se marier  ?
– Dieu n’a-t-il pas formé avec amour et sagesse le premier couple, et tout prévu pour son bonheur  ? Qui saurait mieux que notre Dieu Créateur écrire notre « feuille de route » ?
La Bible ne présente pas le mariage comme une clé pour être heureux quelle que soit notre conduite. Elle nous dit dans quelles conditions l’amour des époux peut s’épanouir, s’enrichir. Par exemple, en reconnaissant le caractère exclusif du mariage – l’homme et sa femme – et la complémentarité des époux dans le couple. Rechercher la volonté de Dieu pour la vivre sera toujours source de bénédiction.
Vivre en couple sans se marier laisse la possibilité d’un engagement limité. Mais le mariage que Dieu puisse approuver implique un engagement total, pour la vie, et un amour fidèle, qui compte sur Sa grâce.

D’après la Bonne Semence Avril 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

ADORATION ET ÉVANGÉLISATION

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ADORATION ET ÉVANGÉLISATION

 

Nous avons à cœur de parler sur le grand sujet de l’évangélisation, la grande tâche que le Seigneur Jésus nous a laissée. Et nous sommes bien conscients que cette tâche se réalise dans un temps tout particulier et dans un temps qui va bientôt se terminer. Il est appelé le temps de la grâce.

Mais avant d’entrer un peu dans les détails, nous désirons montrer l’importance que ce sujet a pour le cœur de Dieu. Nous lisons en Mathieu. 22 à partir du v. 36, quand le Seigneur est interrogé par un docteur de la loi : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ». C’est là le grand et premier commandement. Et le second lui est semblable [ou lui est égal] : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». De ces deux commandements dépendent la loi tout entière et les prophètes » (v. 36 à 40). Le Seigneur Jésus établit ici quelque chose devant les Juifs, une pensée qui montre l’importance que l’amour de Dieu et l’amour pour les hommes, pour son prochain, a pour Dieu. Et le Seigneur Jésus Lui-même a démontré cet amour envers son Dieu et cet amour envers le prochain, bien sûr, de la manière la plus parfaite. L’amour pour Dieu se manifeste aujourd’hui dans l’adoration que nos cœurs peuvent Lui apporter comme reconnaissance de ce qu’Il a fait pour nous. Il a donné Son Fils, Son Bien-aimé, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. Nous avons la vie éternelle. Et comment serait-il possible que nous ne puissions pas L’adorer, Le bénir de tout notre cœur, jour après jour, pour ce don indicible, pour ce grand salut qui est le nôtre ? Mais Dieu veut aussi que ce message soit répandu, ce grand don qu’Il nous a fait dans la Personne du Seigneur Jésus, qu’on le fasse connaître, qu’il soit offert à tout le monde. Et comment cet amour pour le prochain se manifeste-t-il au plus haut niveau ? C’est dans l’évangélisation de celui qui est notre prochain, en lui annonçant le grand salut de la part de Dieu. Et nous voyons que ces deux choses, notre adoration d’un côté, et l’évangélisation de l’autre côté, sont mis ici par le Seigneur en équilibre sur un même plan. Et quand nous pensons au service de l’apôtre Paul, ce serviteur choisi, que lisons-nous de lui dans l’épître aux Colossiens ? Dans le premier chapitre il s’appelle un serviteur de l’assemblée et un serviteur de l’évangile – ce grand et magnifique évangile qu’il appelle « Mon évangile » parce qu’il contient le message du Christ. Non seulement Christ venu du ciel sur la terre, mais aussi Christ crucifié. Oui, nous prêchons Christ crucifié – mais nous prêchons aussi Christ dans la gloire. « Mon évangile » pratiquement comme l’apôtre Paul l’appelle, c’est que nous annonçons un Christ qui est dans le ciel, qui est glorifié et cet évangile vient de la gloire de Dieu pour amener celui qui le croit, qui l’accepte, à la gloire de Dieu, dans la gloire, dans la maison du Père.

Qu’avait dit le Seigneur Jésus à Ses disciples avant Sa mort ? Il leur avait dit : « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19). Le plus grand privilège que nous avons sur la terre, c’est de nous réunir pour la cène, pour annoncer la mort du Seigneur Jésus, pour célébrer cet amour éternel et divin dont nous avons été les objets. Et cela est précieux, non seulement individuellement, mais pour tous ensemble en assemblée. Et nous avons le privilège de le faire chaque premier jour de la semaine, le jour de la résurrection du Seigneur Jésus. Après Sa résurrection, le Seigneur Jésus a dit à ces mêmes disciples : « Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16. 15). Je me suis parfois posé la question : combien de fois dans ma vie, et j’en suis reconnaissant, j’ai entendu parler de l’importance et du privilège – et c’est en effet un grand privilège – d’être réunis en assemblée pour l’adoration, pour prendre la cène, comme nous avons l’habitude de le faire. Et combien de fois j’ai entendu parler dans les prédications en assemblées, de cet appel du Seigneur Jésus d’aller dans tout le monde annoncer Son évangile, annoncer ce grand salut que Dieu offre à tout le monde, selon le commandement de Dieu. Alors le Seigneur, comme nous l’avons vu au début, aimerait voir un équilibre dans nos cœurs parce qu’il y a un équilibre dans le cœur de Dieu à cet égard. Et jusqu’à quand cela est-il vrai ? « Faites ceci en mémoire de moi » : ce privilège est le nôtre jusqu’à ce que le Seigneur vienne, jusqu’à la fin du temps de la grâce. 1 Corinthiens 11 nous dit clairement : vous faites ceci jusqu’à ce que le Seigneur vienne (v. 26). Et Il n’est pas encore venu, alors nous continuons à faire cela. Cela est aussi vrai pour la grande tâche de répandre l’évangile parce que l’évangile doit être annoncé jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée (Rom. 11. 25). Le Seigneur Jésus viendra seulement quand la dernière âme sera sauvée. De quelle manière le Seigneur a-t-il envoyé Ses disciples ? Que leur a-t-Il dit après Sa résurrection ? Il leur a dit : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20. 21). Oui, le Père cherchait des adorateurs. Il l’avait déjà dit à la femme samaritaine en Jean 4. 23. Le Père désire l’adoration en esprit et en vérité. Ce n’est pas seulement par les Juifs. Les croyants juifs qui acceptaient le Seigneur Jésus ont ce privilège. Mais cela va bien au-delà de ce cercle restreint du judaïsme. Oui, le Seigneur Jésus n’avait d’abord envoyé Ses disciples qu’aux brebis perdues d’Israël. Mais maintenant, c’est complètement différent, comme cela avait déjà été annoncé en Ésaïe 49, où Dieu avait dit au Seigneur Jésus, ayant en vue son rejet par Israël : « C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël [ce qu’il va faire encore, dans l’avenir, cela viendra , mais pas maintenant] ; je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (v. 6). Il est touchant que ce même verset soit employé par l’apôtre Paul en Actes 13 quand il était avec Barnabas en mission, quand les Juifs ne voulaient pas croire. Il dit : « Voici, nous nous tournons vers les nations, car le Seigneur nous a commandé ainsi : « Je t’ai établi pour être la lumière des nations, afin que tu sois en salut jusqu’au bout de la terre. Et lorsque ceux des nations entendirent cela, ils s’en réjouirent, et ils glorifièrent la parole du Seigneur ; et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent » (v. 46 à 48). Nous voyons ici comment ce rejet du Seigneur Jésus, ce rejet du Messie, ouvre la porte de la grâce qui est dans le cœur de Dieu pour les nations. L’apôtre Paul y fait cette allusion en disant que c’est un commandement. Moralement il est tout à fait clair que si Dieu nous fait un si grand don, à nous et aux nations, il faut vraiment l’annoncer.

Je pense justement à l’évangile de Luc au chapitre 10. Chacun de nous connaît l’histoire du bon Samaritain. Et nous lisons ce que fait ce bon Samaritain, quand il voit cet homme qui était tombé entre les mains des voleurs, et qui languissait là au bord de la route. « Mais un Samaritain allant son chemin, vint à lui, et, le voyant, fut ému de compassion, et s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin ; et l’ayant mis sur sa propre bête, il le mena dans l’hôtellerie et eut soin de lui » (v. 33 et 34). Chers amis, remarquez cette expression : « ému de compassion »! Le Seigneur Jésus aujourd’hui est ému de compassion. Nous le voyons aussi ému de compassion en Mat. 9 où nous lisons au v. 36 : « Et voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, parce qu’ils étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger ». Les foules d’Israël représentaient dans leur état misérable les foules de l’humanité aujourd’hui. On peut regarder sur les cinq continents et on voit des foules qui suscitent la compassion du Seigneur Jésus qui est dans le ciel et qui est venu pour sauver ce qui est perdu. Il voit tout homme sur la terre qui est perdu. Alors, quelle est sa réaction ? – « Il fut ému de compassion pour elles parce qu’elles étaient lasses et dispersées comme des brebis qui n’ont pas de berger ». C’est une description de l’humanité qui est aujourd’hui sous le pouvoir des ténèbres. Le prince de ce monde, le dieu de ce monde, est un terrible ennemi de Dieu. « Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers : suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson » (v. 37 et 38). Il a dit cela il y a 2000 ans. Est-ce que la tâche d’évangéliser le monde est déjà accomplie ? La réponse, évidemment, c’est non. Aujourd’hui plus de la moitié de l’humanité n’a jamais entendu le nom de Jésus. On pense à nos pays soi-disant christianisés – on a de la peine à prononcer ce mot – mais plus de la moitié du monde n’a jamais entendu le nom de Jésus. Alors, que faut-il faire ? Nous, nous ne pouvons pas envoyer des serviteurs, mais nous pouvons supplier « le Seigneur de la moisson » (Luc 10. 2). C’est Lui qui envoie Ses serviteurs, qui pousse Ses serviteurs dans la moisson. Le Seigneur Jésus est dans le ciel, mais Il a donné des dons à l’assemblée, et parmi ces dons, il y a des évangélistes. Naturellement notre vie doit témoigner de ce que nous sommes, doit témoigner de notre séparation du monde, doit témoigner que nous avons une espérance céleste qui nous détache des choses de ce monde, oui certainement. Et le monde va se poser des questions : comment est-ce possible que chez vous, les familles fonctionnent encore, que vous ayez visiblement un cœur heureux etc. ? Mais pour qu’ils comprennent l’évangile, il faut que nous leur parlions. Pour qu’ils comprennent quel est le chemin de retour vers Dieu, comment on peut trouver la paix avec Dieu, il faut que nous annoncions l’évangile. Quel privilège nous avons ! La fraction du pain n’existera plus dans le ciel, elle ne sera plus nécessaire. Ces signes ne seront plus nécessaires. Annoncer l’évangile, dans le ciel, ce ne sera plus nécessaire non plus, parce que tous ceux de notre génération pour lesquels nous avons une si grande responsabilité, ne seront plus là. Il y a des encouragements déjà dans l’Ancien Testament, par exemple dans le livre des Proverbes. Nous lisons au chapitre 24 : « Délivre ceux qui sont menés à la mort, et ne te retire pas de ceux qui chancellent vers une mort violente. Si tu dis : Voici, nous n’en savions rien ; celui qui pèse les cœurs, lui ne le considérera-t-il pas ? et celui qui garde ton âme, lui le sait ; et il rend à l’homme selon son œuvre » (v. 11 et 12). « Délivre ceux qui sont menés à la mort » : ils sont menés à la mort devant nos yeux, et nous avons la tâche, de la part de Dieu, de les délivrer. Dans le livre d’Ézéchiel nous lisons aussi quelque chose de très solennel au chapitre 33 : « et tu entendras la parole de ma bouche » dit Dieu « et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant : Méchant, certainement tu mourras ! et que tu ne parleras pas pour avertir le méchant à l’égard de sa voie, lui, le méchant, mourra dans son iniquité ; mais je redemanderai son sang de ta main. Et si tu avertis le méchant à l’égard de sa voie, pour qu’il s’en détourne, et qu’il ne se détourne pas de sa voie, il mourra, lui, dans son iniquité ; mais toi, tu as délivré ton âme » (v. 7 à 10). Bien sûr, nous sommes ici sur le terrain de l’Ancien Testament, mais il reste quand même vrai que nous avons des responsabilités, que nous aurons à répondre, pourquoi nos voisins n’ont pas entendu la Parole, si nous ne l’avons pas dite. En Ecclésiaste chapitre 11 nous lisons : « Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours ». Je répète : « Jette ton pain », c’est la Parole de Dieu, bien sûr ; « sur la face des eaux », les eaux c’est les nations, « car tu le trouveras après bien des jours ». Verset 6 : « Le matin, sème ta semence, et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux seront également bons ». Ces versets nous rappellent bien sûr l’exemple de l’apôtre Paul. L’apôtre Paul quand il a été appelé par le Seigneur Jésus – la conversion la plus remarquable qu’on puisse imaginer – au moment même où il voit le Seigneur Jésus et que son âme se convertit, il reçoit cette grande tâche d’être un témoin fidèle du Seigneur Jésus, pas seulement envers les Juifs, mais aussi envers les nations. Et puis il dit : « Je n’ai pas été désobéissant à la vision céleste » (Act. 26. 19). Il a obéi, il a tout de suite commencé à prêcher aux Juifs que le Christ est le Messie selon les Écritures et aux nations que le Christ est le Sauveur du monde. Il a commencé cela dans son jeune âge et il a continué jusqu’à la fin, jusqu’à un âge avancé. « Le matin, sème ta semence, et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ». Dans un sens figuré, nous sommes aussi dans le soir du temps de la grâce. Le temps de la grâce va bientôt être terminé, très bientôt. Nous ne savons pas combien nous avons encore d’années. Les portes sont encore ouvertes. Le Seigneur Jésus avait dit : « J’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer » (Apoc. 3. 8). Il y a beaucoup de forces qui aimeraient aujourd’hui fermer la porte pour l’évangile, même dans nos pays, et ils ne le pourront pas. Utilisons le temps, utilisons les possibilités qui sont là, les portes ouvertes qui sont devant nous. Lorsque l’apôtre Paul est âgé, que dit-il dans sa dernière épître à Timothée ? « Je t’en adjure devant Dieu et le christ Jésus, qui va juger vivants et morts, et par son apparition et par son règne ». Le Seigneur Jésus va venir en gloire, mais pour le monde ce sera une venue pour le juger. Mais en vue de tout cela : « prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, convaincs, reprends, exhorte, avec toute longanimité et doctrine » (4. 1 et 2). O Timothée « Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de conseil » (1. 7). Nous avons le Saint Esprit, cet Esprit qui est plus fort que le monde : « celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4. 4). Nous n’avons pas besoin d’avoir peur. Nous avons seulement besoin d’avoir une foi vivante, une confiance vivante, une communion réelle avec le Seigneur, pour réaliser ce qu’il veut pour nous aujourd’hui encore.

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Un mot pour les jeunes parmi nous. Voici deux livres. Le premier s’appelle « Tout pour Christ ». C’est la biographie de Henry Martin, pilier moderne de la mission dans les pays musulmans. C’est vraiment captivant et je ne peux pas mieux décrire pour le recommander que de lire l’avant-propos écrit par mon ami Edwin Cross, qui est déjà auprès du Seigneur. Il écrit : « Quand Dieu se sert d’un homme d’une manière toute spéciale, il en résulte beaucoup de fruits. Cette passionnante biographie raconte l’histoire d’un tel homme et c’est le désir de l’éditeur que le lecteur soit motivé à servir le Seigneur plus diligemment dans ce monde qui présente tant de besoins ». Quand j’étais jeune, j’ai lu beaucoup de biographies sur des missionnaires, etc. et j’aimerais vivement recommander aux jeunes de se procurer ce livre : « Tout pour Christ » de Henry Martin. On peut se le procurer à E.B.L.C. à Vevey. Cette autre biographie « Des ténèbres à la lumière » a été écrite par un ami de Roumanie, Henry Azimioara. Elle est touchante, très utile et très captivante. C’est une biographie captivante sur Teodor Popescu, comment il s’est converti. Il était prêtre dans l’église orthodoxe. Il est devenu un évangéliste vivant dans son pays. Il a été utilisé grandement par son Seigneur. Il y a d’autres livres comme la biographie d’Heleen Voorhoeve en Égypte. Tout à fait remarquable : soixante-dix ans de travail missionnaire en Haute Égypte parmi les femmes, parmi les enfants, elle a fondé une école etc. C’est vraiment très, très encourageant, comme aussi le livre intitulé « La puissance de la grâce » écrit par William Carey qui a travaillé aux Indes. Cette biographie se trouve aussi à E.B.L.C. Procurez-vous ces livres et lisez-les, pour être encouragés à cet égard. Le travail d’évangélisation, le travail missionnaire, va bientôt se terminer, mais il y aura un magnifique résultat. Pour ce résultat nous lisons dans l’Apocalypse : « Et ils chantent un cantique nouveau ». Nous sommes maintenant dans le ciel, le temps de la grâce est terminé. « Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu » (5. 9 et 10). Il y a pour les hommes qui vivent aujourd’hui seulement deux possibilités : ou bien devenir des enfants de Dieu, devenir des rois et des sacrificateurs pour notre Dieu, selon le désir du Seigneur Jésus pour lequel Il est allé sur la croix, ou d’un autre côté, ils vont finir en enfer, dans les tourments éternels, les ténèbres éternelles où il n’y a que des grincements de dents et des soupirs. Le Seigneur Jésus aura Sa part, il va certainement avoir Sa part. Elle est déjà annoncée dans le chapitre 53 d’Ésaïe : « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (v. 11). A cause de la joie qui était devant Lui, Christ a goûté l’ignominie, les souffrances indicibles de la croix. Quelle joie pour son cœur quand Il va présenter le fruit de son travail, sans tache, sans ride ! Il a aussi pensé à la joie du cœur de tous les Siens qu’Il allait racheter sur la croix. Il a surtout pensé à la joie du cœur du Père qui, a acheté l’assemblée par le sang de Son propre Fils (Act. 20. 28). A lui la gloire ! Et si nous pensons à ces choses, comment pouvons-nous nous taire ? Aux disciples, les chefs du peuple« leur enjoignirent de ne plus parler ni enseigner, en aucune manière, au nom de Jésus » (Act. 4. 18). Les disciples ont dit : Non, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vécu, sur ce que nous avons vu et nous allons annoncer le Seigneur Jésus, le Sauveur du monde. Le Seigneur Jésus se réjouit. Le moment va venir. Nous chantons dans le cantique 64 au v. 4 :

Toi-même tu verras ce que ton cœur réclame :
De ton œuvre à la croix le fruit mûr et parfait ;
Tu jouiras, Seigneur, du travail de ton âme,
Et ton amour divin en sera satisfait.

Cela, c’est le but de tout travail missionnaire. De chaque tribu, de chaque langue, de chaque nation, le fruit mûr sera rendu au Seigneur Jésus. Le temps de la grâce donne l’occasion pour la tâche que le Seigneur Jésus nous a donnée en disant à Ses disciples : « Vous serez mes témoins… jusqu’au bout de la terre » (Actes 1. 8). Pensons à cela et implorons le Seigneur Jésus pour qu’Il envoie encore des frères et des sœurs qui, par amour pour Lui et par amour pour les âmes, iront dans ces contrées qui n’ont jamais entendu ces choses et qui gisent encore dans les ténèbres.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Avril 2020