LE TEMPS (2)

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LE TEMPS (2)

 

– Laisse-moi tranquille, Pilou, je n’ai pas le temps de m’amuser avec toi, s’écrie Sylviane qui feuillette un gros dictionnaire.
– On n’a jamais le temps de rien, soupire maman en plongeant le bras dans la corbeille d’où débordent des raccommodages.
– Si j’avais le temps, gémit papa, que de choses je pourrais faire !
Pilou sort dans le jardin, il gagne le verger et s’assied sur le gazon. Une grande herbe entre les dents, il se couche, les yeux fixés dans le ciel, pour mieux réfléchir. Deux grands points d’interrogation se dessinent en nuages blancs dans le bleu, entre les feuilles fraîches des pommiers.

QUI A LE TEMPS ?
OU ACHETER LE TEMPS ?

Chez les grandes personnes, c’est exclu. Il n’y a rien à espérer. Ses frères et sœurs répètent à longueur de journée : « Si tu crois que j’ai le temps… » Quand donc lui répondra-t-on un jour : « J’ai le temps » ? Posséder le temps, c’est posséder l’espace, n’est-ce pas la chose la plus extraordinaire du monde ? Mais comment découvrir le possesseur d’un tel trésor ?
Pilou est brusquement tiré de sa rêverie par une voix impérieuse.
– Pilou, que fais-tu donc à rêvasser ? Va vite acheter le lait. Tu sais bien que je n’ai pas le temps de sortir.
Un seau à la main, Pilou trottine sur la route, bordée de forêts. Sur un banc, un vieil homme à barbe blanche fume sa pipe. Il a l’air si tranquille. Peut-être qu’il a le temps, lui. Pilou brûle de lui poser la question. Il s’arrête en rougissant.
– Que veux-tu, mon petit ?
– Pardon, monsieur, est-ce que vous avez le temps ?
– Le temps de quoi ?
– Le temps, parce que moi j’aimerais bien savoir où on peut l’acheter. A la maison, on n’a jamais le temps, alors j’ai pensé que vous qui êtes très vieux, vous pourriez peut-être me dire…
Curieusement, le vieux examine les grands yeux interrogateurs de l’enfant. Un étrange sourire passe sur son visage plissé.
– Le temps, mon pauvre ami, bien sûr que je l’ai. Je n’en avais pas assez autrefois. J’en ai de trop maintenant.
– Alors, vous pouvez m’en vendre, s’écrie Pilou tout joyeux.
Le vieil homme ne répond pas. Il a l’air très loin de Pilou tout à coup. Son dos semble un peu plus voûté et ses yeux, un peu fixes, semblent plonger dans un monde invisible.
– Le temps, vois-tu, ça ne s’achète pas, ça ne se vend pas. Il glisse entre nos mains trop vite et puis, parfois, il dure, dure… On n’y peut rien.
Le vieux paysan s’est tu. Pilou voit qu’il n’a plus rien à dire. Déçu, il salue et continue son chemin.
Devant sa porte, une vieille tricote un bas de laine. Pilou la regarde, prend son courage à deux mains et renouvelle sa question :
– Madame, est-ce que vous avez le temps ?
– Le temps de quoi ? fait la vieille d’un ton revêche.
– Le temps… , parce que chez nous personne n’en a, alors…
– Crois-tu donc que je « vas » te porter ton lait, petit fainéant ? Dépêche-toi de courir à la laiterie avant qu’elle ferme et ne reste pas là à me faire des yeux ronds comme des billes.
Pilou se remet en marche. Décidément, personne ne comprend sa question. Trouvera-t-il jamais quelqu’un qui lui réponde clairement ? Pilou marche tête basse.
Voici la laiterie ! Pilou s’enfile dans la queue des clients qui attendent d’être servis. Enfin son tour arrive. L’enfant tend son seau blanc. Alors seulement il se rend compte qu’il a perdu les deux francs que sa maman lui a donnés. C’était si amusant de balancer le seau en tous sens ; il n’a plus pensé que la pièce était dedans. Cramoisi, il bredouille : « j’ai perdu l’argent ».
– Eh bien ! petit étourdi, répond la laitière. Cours le chercher et je te rendrai le seau. Dépêche-toi, je n’ai pas le temps d’attendre longtemps, la laiterie va fermer.
Pilou repart les mains vides et le cœur lourd. Voilà encore une personne qui n’a pas le temps, pense-t-il. Lentement il rebrousse chemin et son regard fouille vainement les ornières. Le soleil tombe derrière la colline. Deux larmes roulent sur les joues de l’enfant.
– Que cherches-tu, mon petit ?
Pilou fait des yeux le tour de l’horizon. D’où vient donc la voix douce qui a prononcé ces paroles ? Il ne voit personne. Un rire très gai lui fait lever la tête. Juste au-dessus de lui, entre les lattes brunies d’un balcon, il aperçoit un visage qui lui sourit.
– Je cherche les deux francs que j’ai perdus, fait Pilou d’une voix piteuse. C’est pour payer le lait. La laitière n’a pas voulu me rendre le « bidon ».
– Viens me raconter tes malheurs ! dit la voix réconfortante.
Attiré, Pilou gravit quelques marches d’escalier et se trouve devant une dame étendue sur un lit. Il ne voit d’abord que son sourire et ses yeux si bleus qu’on dirait des pétales de gentianes – les toutes premières qu’on trouve sur l’Alpe au printemps. Alors seulement Pilou remarque que la dame est étrangement tranquille dans son lit et que ses mains, complètement déformées, reposent inertes sur le drap.
Pilou reste muet et tortille un coin de son pull de coton.
La pauvre dame ! C’est affreux ! Il ne sait pas que dire… Son regard va des pauvres mains aux yeux pleins de lumière.
– N’aie pas peur, répète la voix persuasive. Tu vois, mes mains sont bien recroquevillées, mais mon cœur ne l’est pas. Assieds-toi sur ce tabouret et raconte-moi ce qui s’est passé. J’ai le temps de t’écouter.
J’ai le temps, a dit la malade. Enfin Pilou a trouvé ce qu’il cherchait.
– Oh ! madame, s’écrie-t-il, vous avez le temps. Dites-moi comment on peut l’avoir.
– Que veux-tu dire, mon petit ? interroge la dame amusée.
– Vous comprenez, chez nous, personne ne l’a. Depuis longtemps, je cherche quelqu’un qui l’ait, et j’aimerais tant savoir ce qu’il faut faire pour en avoir toujours.
Sans répondre, la dame a agité une clochette.
Une servante paraît.
– Toinon, veux-tu aller chercher le lait de ce petit homme avec le nôtre. Prends deux francs dans mon porte-monnaie. Nous avons un entretien trop sérieux pour être interrompus.
Souriante, la servante disparaît.
– Le temps, mon enfant, un seul le possède vraiment, c’est DIEU.
– Vous aviez dit que vous l’aviez.
– En effet, nous en avons tous une petite partie que Dieu nous donne.
– Alors pourquoi est-ce que chacun dit : je n’ai pas le temps, si Dieu nous le donne ?
– Parce que la plupart des gens mettent trop de choses dans le temps que Dieu leur donne et qu’ils oublient de lui donner à Lui, le Maître du temps, la première place. Le temps, c’est comme un jardin. Si on y sème trop de plantes, elles s’enchevêtrent et ne forment plus qu’un fouillis de fleurs qui s’étouffent mutuellement. Comprends-tu ?
– Comment peut-on savoir ce qu’il faut y semer ?
– Il faut confier son coin de terre au Divin Jardinier, et écouter Ses conseils.
Pilou lève les yeux vers le ciel où s’étirent de longues écharpes roses frangées d’or.
S’il pouvait en donner à maman, murmure-t-il. Elle dit toujours qu’elle n’a pas assez de temps.
– Notre vie n’est pas toujours pareille : parfois, elle déborde de choses à faire, d’autres fois, elle se vide de tout ce qui la remplissait. Tantôt Dieu nous demande d’agir et de travailler, tantôt d’écouter et d’apprendre. Et puis il y a des jardins plus ou moins garnis. A ta maman, Dieu a donné beaucoup de fleurs à cultiver.
– Et vous, madame, avez-vous des fleurs dans votre jardin ?
– J’en ai quelques-unes, très délicates, qui exigent beaucoup de soins.
Pilou aimerait bien savoir quelles sont ces fleurs, mais il n’ose pas le demander.
– N’avez-vous pas trop de temps, dit-il enfin, en fixant les petites mains immobiles ?
– Non, mon petit, Dieu accorde du temps aux malades, mais ils n’ont pas le droit de le gaspiller.
– Que veut dire gaspiller, Madame ?
– Gaspiller le temps, c’est vivre pour soi, insouciant, sans s’occuper de Dieu, c’est oublier que chaque instant est un don du Seigneur, qu’Il nous accorde pour écouter Sa voix, répondre à Son appel avant qu’il soit trop tard, pour L’aimer, Le servir et vivre pour Lui.
– Je crois que je l’ai gaspillé, dit Pilou tristement. Et vous, comment l’employez-vous ?
– Penser à tous ceux que je connais et les apporter à Dieu me prend des heures chaque jour. C’est mon travail. C’est à l’aube que je commence, quand tout est tranquille et que je suis seule avec le Seigneur.
Des pas craquent sur le chemin caillouteux.
C’est Toinon et les seaux de lait.
– Déjà, soupire Pilou. Il faut que je m’en aille. Est-ce que je pourrai revenir, puisque vous avez le temps de causer avec moi ?
– Reviens quand tu voudras, mon petit philosophe, répond la malade avec un sourire. Il y a encore tant de choses à dire sur le temps. Nous chercherons ensemble la meilleure façon pour toi de le remplir, assez, mais pas trop, et à la gloire de Dieu.
Pilou s’en va, le cœur léger comme une plume. Et tout en cheminant le long du sentier, il rêve au jardin du temps et aux fleurs multicolores qu’il y va semer.

D’après la Bonne Nouvelle 1963

 

COMMENT MARCHER PAR L’ESPRIT PRATIQUEMENT ?

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COMMENT MARCHER PAR L’ESPRIT PRATIQUEMENT ?

 

 

Nous sommes reconnaissant de pouvoir encore une fois ouvrir la Parole. Quelle joie de pouvoir le faire effectivement !

Être rempli du Saint Esprit est un aspect qui a un effet libérateur par rapport à ce monde qui essaye de nous envahir. C’est un sujet qui est merveilleux, très profond.

Je voudrais commencer un verset. C’est en Galates 5 : « Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair » (v. 16). Et aussi dans l’évangile de Jean :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (14. 15 à 19).

Ce thème nous dépasse. On se sent tellement petit pour parler sur la personne du Saint Esprit qui désire nous remplir comme nous allons le voir dans un moment. Une personne divine est venue, c’est le Seigneur Jésus, venu en chair. Il a accompli son œuvre sur cette terre et il est retourné au ciel et ensuite une autre personne divine a été envoyée, est venue sur cette terre. Elle accomplit son œuvre actuellement et reste avec nous éternellement. En fait parce que le Saint Esprit sera repris en même temps de la terre, il sera repris quand nous, nous serons enlevés comme assemblée, comme église, comme épouse de Christ. C’est pour cela qu’il sera avec nous éternellement.

Quand on considère le thème du Saint Esprit, bien sûr on trouve le Saint Esprit de la première page de la Parole jusqu’à la dernière. Au début on le voit déjà au moment de la création dans les premiers versets de la Parole et à la fin on voit aussi quand il s’écrie avec l’épouse. « Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens » Seigneur Jésus (Apoc. 22. 17). Quelle chose ! On voit que quand Dieu prépare une habitation pour l’homme, l’Esprit Saint est présent.
Quand l’homme veut alors créer, si l’on ose dire ainsi, édifier une habitation pour le grand Dieu des cieux – je pense maintenant à ce moment où le tabernacle a été construit – , on lit que Betsaleël a été rempli de l’esprit de Dieu (Exode 35. 31) pour pouvoir justement accomplir et façonner ces objets d’une manière qui convenait, qui était selon la pensée de Dieu.
On voit dans l’Ancien Testament que l’Esprit agit d’une manière différente du Nouveau Testament. C’est l’Esprit qui vient sur des personnes, mais après il se retire. On pense à David qui avait un peu ce souci. Il disait : « ne m’ôte pas l’esprit de ta sainteté » (Ps. 51. 11). On voit aussi que l’Esprit Saint, même dans l’Ancien Testament, venait parfois sur des incrédules. On pense à Saül qui commençait à prophétiser par l’Esprit, on pense à Balaam, à différentes personnes qui même incrédules – Dieu est souverain – avaient été saisies par l’Esprit.
Mais il y en a d’autres, des croyants, qui ont reçu l’Esprit, qui ont commencé à prophétiser pour un temps et ensuite l’Esprit s’est retiré d’eux. On peut vraiment dire que jamais Dieu n’a vécu sur la terre avec les hommes avant l’œuvre de Christ.
Vous allez dire : Mais, est-ce qu’il n’habitait pas dans le tabernacle ? Effectivement dans une mesure on pourrait le dire. Il est vrai que l’agneau pascal avait été sacrifié. Ils étaient sortis de l’Égypte, ils avaient passé la mer Rouge. Et tout cela était nécessaire. Il était nécessaire que ces images soient accomplies avant que Dieu puisse venir vraiment sur cette terre, dans cet Homme, pour habiter dans ce tabernacle.
On comprend que l’Égypte nous parle du monde, on comprend que cet agneau pascal nous parle de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, qui donne sa vie pour nous libérer. On comprend aussi cette séparation que la mer Rouge représente d’une manière particulière, qu’effectivement ils ont échappé au roi d’Egypte. Le Pharaon et toutes ses armées ont été engloutis dans cette mer Rouge.
Les fils d’Israël pouvaient chanter leur premier cantique. Maintenant ils étaient aptes à construire une maison, on peut dire, une habitation pour Dieu. Mais c’était quand même une manière d’habiter sur cette terre qui était quand même bien différente d’aujourd’hui. Parce que Dieu était là, on pouvait dire, dans un lieu très saint où personne n’avait accès, à part le grand souverain sacrificateur une fois par année. Moïse y avait toujours accès. C’était exceptionnel. Tout le monde était tenu à l’écart. Et c’est seulement après l’œuvre du Seigneur Jésus Christ que le voile a été déchiré et qu’ainsi le libre accès était donné.

Bien sûr à la Pentecôte l’Esprit Saint est finalement venu sur cette terre. Il est venu et le Seigneur Jésus a baptisé de l’Esprit Saint d’entre les Juifs et d’entre les nations, en un seul corps, une compagnie toute nouvelle de personnes qui est appelée l’assemblée de Dieu. C’est à partir de là que l’Esprit habitait vraiment sur la terre. Quelle différence cela faisait !
On pense à Pierre qui reniait encore son Maître peu de temps avant et qui maintenant est prêt à être jeté en prison. Et une fois qu’il en sort il est prêt à prêcher de nouveau exactement dans le même endroit où on l’avait déjà fait prisonnier. On pense à ces effets bien différents, ces disciples qui avant ne comprenaient rien quand ils étaient avec le Seigneur, et ensuite un peu plus tard on les voit prêcher et trois mille personnes sont sauvées, se convertissent d’un coup. Quelle chose merveilleuse de voir comment l’Esprit Saint agit alors ! Quelle puissance il présente dans la vie des croyants, dans nos vies si nous connaissons le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur !

Qu’est-ce que Dieu opère en nous afin que nous puissions être remplis du Saint Esprit ? Je voudrais juste commencer par montrer quelques aspects.
Je commence par Jean au chapitre 3. Parce que d’abord il faut comme un récipient, on pourrait dire. Il faut d’abord une nouvelle nature dans laquelle l’Esprit Saint puisse développer toute sa puissance. Cette nouvelle nature, on en lit quelque chose, déjà en Jean 3. Si on regarde le v. 3 par exemple, lorsque Jésus dit : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Au v. 5 : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».
Comme personnes perdues, comme personnes qui ne connaissent pas le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur, on est absolument perdu, on est sans aucune force, on est mort dans nos fautes et nos péchés. On a besoin d’une intervention de la part de Dieu pour qu’on puisse être vivifié. Alors ce qui se passe ici c’est qu’il nous est donné une nouvelle nature afin que nous puissions voir le royaume de Dieu. Sinon d’une part, on ne pourrait même pas le voir et, d’autre part, afin qu’on puisse aussi entrer dans ce royaume.
Et tout cela se passe par l’eau et par l’Esprit. Ce n’est pas l’eau du baptême ici, mais c’est la Parole de Dieu. Dieu utilise sa Parole, l’Esprit Saint opère à travers cette Parole et produit en nous une nouvelle naissance. Elle nous donne la vie éternelle, cette vie qui correspond exactement à la vie du Fils de Dieu qui lui-même est la vie éternelle.
C’est extrêmement humiliant parce que s’il n’y avait pas un autre don de la part de Dieu à part ce don qui est déjà si merveilleux, on serait totalement impuissant. On a donc besoin encore absolument d’une puissance additionnelle. C’est ce qu’on trouve au chapitre 4 de ce même évangile de Jean. Jésus parle à cette femme samaritaine au puits de Jacob :
« Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive » (v. 10).
Cette femme ne comprend pas du tout ce que le Seigneur veut dire. Elle pense à l’eau naturelle. Le Seigneur peut lui dire ensuite : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (v. 13 et 14). C’est absolument merveilleux. On trouve ici maintenant quelque chose, une puissance qui nous est donnée et qui a fait ici maintenant une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle.
Quand on trouve, dans la Parole, de l’eau, en général, ça nous parle de la Parole de Dieu. Quand c’est de l’eau qui coule, quand c’est de l’eau en mouvement, ça nous parle de l’Esprit de Dieu. Quand on a cela devant nous, on commence tout de suite à comprendre qu’ici une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle qui est en nous, cela nous parle donc du Saint Esprit qui est annoncé.
Le Seigneur Jésus nous donne le Saint Esprit. Il est venu nous remplir du Saint Esprit pour nous rendre capables de traverser le désert de ce monde avec liberté, avec joie, avec puissance et libres de craintes. Plusieurs fois quand on lit au sujet du Saint Esprit dans le Nouveau Testament, on voit qu’il y a cet aspect : on n’a rien à craindre. C’est un Esprit qui est une force, une puissance et aussi qui nous enlève la crainte.

Plus on sera rempli du Saint Esprit, moins on aura peur, plus on sera confiant et on pourra se sentir dans les bras du Seigneur qui nous protège. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé cet « autre consolateur » (Jean 14. 16). Quel consolateur !

Mais alors ici dans le chapitre 4 de Jean il nous est annoncé comme cette fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Cela a affaire avec notre relation avec Dieu parce comme on le voit plus loin, on est rempli du Saint Esprit ici pour pouvoir adorer. Le Père cherche des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité et l’Esprit nous amène en premier lieu à cette adoration, à cette adoration de Dieu le Père et du Seigneur Jésus. Cela est déjà une chose merveilleuse.
A travers ce désert qui est terrible, à travers toutes les circonstances que nous pouvons traverser, qu’avons-nous ? Nous avons cette fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Dans le désert il n’y a pas d’eau. On mourrait après trois jours dans le désert. Imaginez-vous quelqu’un qui a sa source d’eau, sa source qui va avec lui de lieu en lieu. Il a toujours suffisamment à boire. Il peut être toujours rafraîchi. Donc ça nous donne cet aspect ici dans Jean 4 de la communion avec le Père.

En Jean 7 on trouve un autre aspect et là on trouve le Seigneur Jésus qui est allé, incognito on peut dire, à cette fête des tabernacles. On lit ici : « Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié) » (v. 37 à 39).
Ce qui est merveilleux ici c’est qu’il y a plein de symboles dans ces quelques versets. Le temps nous manque pour aller dans tous les détails. Le dernier jour de la fête : déjà la fête des tabernacles nous parle du millénium à venir. C’est quand le Seigneur Jésus régnera en gloire, en puissance, en paix et justice. Mais alors dans ce dernier jour de la fête, le huitième jour, c’est le jour de la résurrection, c’est le jour de la glorification.
On voit ici que le Seigneur Jésus – qui justement et d’une manière symbolique, ce jour-là – se montre, mais pas de la manière dont ses frères auraient voulu qu’il se montre, accomplissant des miracles afin qu’ils puissent, eux aussi, en retirer une certaine gloire avec lui, peut-être. Non, Il ne désirait pas être populaire. Il désirait simplement accomplir la volonté de Dieu, la volonté de son Père. Le huitième jour était ce grand jour de la fête où le Seigneur allait alors maintenant se manifester. Qu’est-ce qu’il va leur dire ? Il leur annonce la venue du Saint Esprit. C’est merveilleux de voir cela parce que la venue du Saint Esprit pouvait seulement se produire si le Seigneur Jésus avait été glorifié avant. Il avait dit aux disciples que c’était avantageux qu’il les quitte, qu’il aille auprès de son Père afin que celui qui est appelé l’autre consolateur puisse venir sur cette terre et puisse accomplir son œuvre. On voit ici combien est belle la manière dont le Seigneur l’annonce ici ; et puis il dit que « des fleuves d’eau vive couleront de son ventre ». Non seulement il y a cette fontaine jaillissant en vie éternelle, cette relation vers le haut, avec Dieu, cette communion, mais quand on est dans cette communion avec Dieu, on a justement cet autre aspect que des fleuves d’eau vive vont déborder, ils couleront de son ventre envers les autres, en bénédiction vers les autres.
Que le Seigneur nous donne d’être remplis de l’Esprit, qu’effectivement dans nos vies de tous les jours, nous puissions être ces canaux de bénédiction où l’Esprit peut agir à travers nous en toute simplicité ! Ce n’est pas une chose pour laquelle on a besoin de se donner de la peine. C’est quelque chose qui se produit. On comprend bien que ces fleuves d’eau vive coulent, une fontaine jaillit, elle est là, il n’y a pas besoin d’une pompe. Ce n’est pas la pensée. Il n’y a pas de travail. C’est un fleuve naturel. C’est quelque chose que Dieu produit naturellement dans nos vies.

Cela nous amène aussi au chapitre 14 où alors effectivement on voit maintenant que le Seigneur Jésus leur annonce cet autre consolateur.
Ce mot consolateur est difficile à traduire. C’est le « paraclet » qui est là et qui annonçait aux disciples ce qui leur manquait. Qui est-il en train de leur annoncer ? Les disciples ne savent pas très bien, ils ne comprennent pas. Le Seigneur par contre était parmi eux. Ils l’avaient connu pendant ses trois ans et demi de ministère public et ils savaient que le Seigneur avait pris soin d’eux, il les avait nourris, il les avait chéris, il les avait protégés, il les avait conduits, il avait tout fait pour eux. Il avait été un vrai consolateur.
Combien on aime se tourner vers le Seigneur Jésus comme notre consolateur ! Ici il nous annonce un autre consolateur, celui qu’il allait envoyer, qui allait aussi produire de la consolation dans le cœur des disciples. Effectivement il allait être tout ce que le Seigneur Jésus avait été sur la terre pour les disciples en étant présent avec eux.
Cet autre consolateur allait maintenant être pour toi et pour moi. C’est une annonce absolument merveilleuse que le Seigneur leur fait ici. Et il leur dit qu’il restera avec eux éternellement. Il a aussi dit clairement : voilà la différence entre le monde et vous. Le monde ne peut pas le recevoir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Donc le monde est totalement incapable de recevoir quoi que ce soit de spirituel, quoi que ce soit du Saint Esprit.
Combien c’est différent pour nous les croyants ! Combien c’est différent pour ceux qui ont eu cette expérience de la nouvelle naissance, qui ont cette nouvelle nature ! Leur esprit a été revivifié, on peut dire. Et son Esprit témoigne avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Rom. 8. 16). Quelle différence ! Alors ici il leur dit : il demeure avec vous, et il sera en vous (v. 17).
Il me semble qu’ici il y a ces deux aspects qu’il est important de comprendre : l’aspect collectif et l’aspect individuel. Il me semble que cette expression « avec vous » est l’aspect collectif et qu’il « sera en vous » l’aspect individuel.
Je m’explique. En 1 Cor. 3 il est parlé du temple de Dieu, du temple du Saint Esprit comme l’assemblée de Dieu, que l’assemblée est le temple du Saint Esprit. Par contre en 1 Cor. 6 il est parlé du fait que notre corps individuel est le temple du Saint Esprit. Je voudrais lire ce verset-là parce qu’il a une conséquence qui en résulte qui est absolument importante pour notre vie de tous les jours, pour notre vie pratique. Il est clairement dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (v. 19 et 20).
Oh ! c’est quelque chose qui nous fait trembler dans un certain sens, c’est quelque chose qui surpasse tout entendement. Comment est-ce que je pourrais penser que mon corps est le temple du Saint Esprit, que l’Esprit n’est pas donné par mesure, mais est donné dans sa totalité à chacun de nous, l’Esprit qui est une personne divine. Je ne veux pas entrer dans les preuves qu’il s’agit vraiment d’une personne divine qui nous est donnée, pas seulement une puissance mais une personne divine et qui habite en nous. Le corps devient le temple du Saint Esprit.
Oh ! combien cela règle aussi ce que nous allons faire avec ce corps, comment nous allons le traiter, où est-ce que nous allons l’emmener, comment nous allons le nourrir etc. etc.
Je dois toujours penser à la façon dont Salomon terminait sa prière après avoir construit le temple en 2 Chroniques. Quand il a terminé cette magnifique prière, on lit dans 2 Chroniques 7 : « Et quand Salomon eut achevé de prier, le feu descendit des cieux et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison. Et les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Éternel, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. Et tous les fils d’Israël, voyant descendre le feu, et la gloire de l’Éternel sur la maison, s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement, et se prosternèrent, et célébrèrent l’Éternel : Car il est bon, car sa bonté demeure à toujours ! » (v. 1 à 3).
Les sacrificateurs ne pouvaient même plus officier. La gloire de Dieu remplissait le temple. Aujourd’hui nos corps sont maintenant appelés le temple du Saint Esprit. Combien cela est solennel ! Et combien cela doit nous sonder dans tout ce que nous faisons pour Dieu.

Maintenant je voudrais juste aborder très courtement trois expressions, ces trois œuvres souveraines que Dieu opère en nous. Je pense à ces expressions : le baptême du Saint Esprit, l’onction et le sceau du Saint Esprit dont on a été scellé.
Je pense que le temps va nous manquer pour pouvoir aller dans les détails. Je voudrais simplement dire une chose, c’est que le baptême comme déjà expliqué, c’est ce que nous trouvons en Actes 2. C’est là que cela s’est produit. Dieu a formé un nouveau corps, il a formé quelque chose de tout nouveau et c’est aussi cela la pensée du baptême d’une manière générale, pas seulement du baptême du Saint Esprit. Voilà quelque chose que Dieu opère d’une manière souveraine.
Deuxièmement il est parlé aussi de l’onction. En 1 Jean 2, il est dit qu’un père a cette capacité de reconnaître ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. Un père a la proximité aussi avec Dieu. Il y en a qui disent : « J’ai été oint par le Saint Esprit ». Ce n’est pas tout à fait juste parce que l’onction c’est l’Esprit Saint lui-même, en fait. Quand il est parlé de l’onction, il est bien insisté qu’elle est de Dieu. Ce n’est pas dit du Saint Esprit parce que l’onction même est le Saint Esprit, strictement parlant.
Le sceau : ayant cru l’évangile de notre salut, nous avons été scellés du Saint Esprit. Par exemple en Éph. 1. 13. C’est en relation donc avec le fait qu’on appartient maintenant à Dieu, que personne ne peut nous ravir de sa main. On est absolument sûr, on est sa propriété, on lui appartient. C’est aussi en liaison avec le millénium et le fait qu’on va hériter, qu’on va régner avec Christ.
Ces trois choses donc : le baptême, l’onction et le sceau du Saint Esprit, ce sont des choses que Dieu opère d’une manière souveraine dans nos vies. Mais il a laissé une chose à notre responsabilité : c’est le fait d’être rempli du Saint Esprit.
Je voudrais insister sur cela et juste lire ce verset en Éph. 5 : « C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » (v. 17 à 21).
Prenons les choses pas à pas. Premièrement je souligne que cela est laissé à notre responsabilité. Il y a des choses qui sont nécessaires pour nous pour pouvoir être en fait remplis du Saint Esprit. Ce qui se passe ici c’est qu’on trouve ici une comparaison, ou bien une contradiction, un contraste entre cette exhortation qu’on ne doit pas s’enivrer de vin, mais plutôt être rempli de l’Esprit. Alors on a ici d’un côté cette image d’un ivrogne qui est rempli d’alcool et d’un autre côté on a le croyant qui est rempli de l’Esprit Saint.
Comment ces choses vont-elles ensemble ? Il me semble que c’est tout simple. Si on s’imagine quelqu’un qui est soûl, c’est bien une triste image. C’est quelqu’un qui sent l’alcool, on sent de quel esprit il est animé, on voit donc toute sa marche, comment il marche et comment il est, il a son langage à lui. S’il en rencontre un autre qui est aussi soûl que lui, les deux s’entendent tout d’un coup à merveille, il y a deux esprits qui se connectent tout de suite. Les deux et tous ceux qui sont dans cet état sont caractérisés entièrement par cet alcool qu’ils ont consommé, dont ils sont remplis.
Maintenant je pense à un croyant qui est rempli de l’Esprit Saint. Un croyant qui est rempli de l’Esprit Saint a aussi sa propre marche, il est aussi distinct de son entourage incrédule, il a aussi son langage à lui qui le distingue, on le voit. Et il rencontre maintenant un autre qui est aussi rempli de l’Esprit Saint. Ces deux ne se sont jamais vus avant, mais tout de suite ils s’entendent à merveille. Celui qui est incrédule et qui n’a jamais vu ça, dit : « Vous vous connaissez, vous vous êtes déjà vus avant ? Non, non, on est juste des frères en Christ qui viennent de se rencontrer pour la première fois ». Ah ! il y a quelque chose qui se passe là. Il y a l’Esprit Saint qui les connecte spirituellement l’un avec l’autre. Ils sont absolument vus dans toute leur marche, dans toute leur manière d’être, de s’habiller, de se donner, de parler etc. C’est un tout autre monde et ils s’entendent à merveille.
Voyez le contraste et en même temps les parallèles. L’apôtre dit ici aux Éphésiens : ne soyez pas comme des ivrognes, soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint. Que faut-il faire pour être rempli de l’Esprit Saint ? Il faut déjà avoir un jugement de soi-même, il faut savoir se juger soi-même dans tous les détails de notre vie. C’est peut-être une des choses les plus importantes, de confesser nos péchés, de nous mettre en règle avec Dieu, même dans les détails de nos vies.
Quand on réalise qu’on a mal marché, qu’on a mal parlé, qu’on n’a pas aimé comme on aurait dû, qu’on s’est peut-être aussi enorgueilli dans son cœur, on a pensé qu’on était quelqu’un, on était fier de quelque chose. Toutes ces choses-là, on doit les confesser au Seigneur. Ensuite il y a aussi cette communion avec le Seigneur durant toute la journée, de prier individuellement, d’exposer au Seigneur tous nos besoins, de s’attendre à lui et à ce qu’il va nous donner, d’attendre toute son aide et toute la force de sa part, de pouvoir dire : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie » (Phil. 4. 13). C’est seulement en celui qui me fortifie.
Et alors il y a bien sûr aussi la lecture de la Parole. C’est elle aussi qui va aiguiser notre conscience par rapport à ce qui plaît à Dieu. Nous nous sentons bien repris. Chers frères et sœurs, on réalise que là nous manquons certainement tous et c’est quand même là quelques points importants pour pouvoir être remplis de l’Esprit.

Je ne sais pas si vous avez déjà pensé à la relation entre le fait d’être rempli de l’Esprit et la maturité spirituelle. C’est assez simple. Un jeune croyant n’a peut-être pas beaucoup de maturité spirituelle car pour cela il y a quand même la nécessité d’une expérience du temps. Mais pour être rempli de l’Esprit on n’a pas besoin de temps. C’est quelque chose qui se produit.
Quelqu’un qui se convertit, honnêtement, qui donne sa vie au Seigneur, qui confesse tous ses péchés au Seigneur, dit : « Seigneur Jésus, je t’accepte comme mon Sauveur, comme mon Seigneur », il est rempli de l’Esprit. S’il confesse toutes choses, vraiment tout ce qui lui vient à la connaissance, il est rempli de l’Esprit.
Être rempli de l’Esprit, c’est en fait l’état normal d’un croyant. Il ne faudrait pas penser que ce sont des moments d’extase, des moments tout particuliers, non. C’est ce qui devrait être l’état normal d’un croyant.
Peut-être que quelqu’un dit : « mais moi j’ai vécu comme une deuxième expérience, je me suis converti comme jeune garçon, mais dans mes années de jeunesse, peut-être à dix-sept, dix-huit ans environ, j’ai encore pris une fois cette décision de me remettre au Seigneur et j’ai l’impression que c’est là que j’ai reçu le Saint Esprit. C’était tellement plus puissant que ce que j’ai vécu comme enfant ».
J’ai beaucoup réfléchi à cette question parce que personnellement je l’ai aussi vécu comme cela. Quelle est la juste expression, est-ce que c’est cela le baptême du Saint Esprit ? Non, j’ai dit : cela se réfère à Actes 2. On vient à ce même baptême quand on se convertit. Ce n’est pas cela dont on parle quand on a ce renouvellement peut-être, comme une deuxième conversion. Non. Ce n’est pas qu’on a reçu l’Esprit seulement là. C’est autre chose, il me semble.
Si on vit suffisamment longtemps dans un chemin de propre volonté, un chemin où on ne se juge plus soi-même, un chemin où on s’est éloigné de la présence du Seigneur, de sa communion, on n’a pas la même communion avec le Seigneur. C’est presque comme un incrédule finalement. C’est clair qu’on n’est pas perdu à nouveau parce que Dieu opère en nous, il frappe à notre conscience, à notre esprit. Il nous dit qu’il y a effectivement quelque chose qui coince et qui ne va pas du tout. Et là si finalement nous capitulons, finalement nous disons : « Seigneur, je condamne ces choses, je mets de côté toute cette musique humaine, toute cette musique mondaine, tous ces films mondains, toutes ces choses qui sont nuisibles et qui ne vont pas du tout avec une vie de croyant. Mais si je le fais et que je prends cette décision radicale, au milieu peut-être d’une vie pas conséquente », eh bien ! là qu’est-ce qu’on imagine ? Pour que l’Esprit puisse prendre toute la place, tout ce qui a rempli ce vase est mis de côté. Et à ce moment-là tout d’un coup, il y a cette place à nouveau pour l’Esprit Saint qui nous remplit entièrement. Et si le pas est suffisamment radical, alors l’expérience vécue peut être assez dramatique effectivement.
Ça ne voudrait pas dire qu’on a reçu l’Esprit à ce moment-là ou qu’il y a eu quelque chose de particulier dans ce qu’on a fait mais que tout simplement on a vidé « tout le bazar » en une fois, une fois très radicale. Mais c’est en fait ce que nous faisons toujours dans une certaine mesure quand il y a de nouveau des entraves qui se passent dans nos vies.
Je voudrais dire en conclusion que la maturité spirituelle pour cela, c’est d’être rempli par l’Esprit, souvent, toujours si possible et avec le temps, les expériences avec le Seigneur, ça nous amène à une maturité spirituelle.
Ces deux choses sont peut-être les deux facteurs les plus importants pour pouvoir accomplir la volonté de Dieu selon ce qu’il désire. On comprend très bien qu’un jeune croyant qui n’a pas beaucoup de maturité spirituelle est comme un bébé. On voit tout de suite s’il y a quelque chose qui ne va pas. Un croyant qui a une grande maturité spirituelle, il peut être davantage rempli du Saint Esprit et on ne s’en rend pas tellement compte parce qu’il a déjà beaucoup d’expérience, de maturité. Il sait comment maintenir l’image d’un croyant sérieux comme un adulte dans la vie de tous les jours. On ne voit pas tout de suite, il sait mieux cacher ses émotions et ce qu’il vit vraiment intérieurement alors que pour un tout petit bébé, on lit toutes choses sur son petit visage.

Je termine donc avec Galates, les versets qu’on avait devant nous et je vais simplement dire cela : « marchez par l’Esprit » c’est ce que la Parole nous dit. « Marchez par l’Esprit », c’est donc quelque chose dont on est capable, c’est quelque chose qu’on peut faire, dont on est rendu capable.
Très pratiquement c’est dans le chapitre 6 au verset 7 où l’on voit qu’il est dit : « Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (v. 7 et 8).
Donc imaginez deux corbeilles, deux paniers, qui contiennent de la semence, semence pour la chair, semence pour l’Esprit. Qu’est-ce qu’on va faire ? Il y a ce prochain pas à faire, marcher par l’Esprit. Ce prochain pas, comment est-ce que je vais le faire ? Est-ce que je vais semer maintenant pour la chair ou est-ce que je vais semer pour l’Esprit ? Voyez, je prends de la semence pour l’Esprit, quelque chose qui est spirituel, que je sais être selon la volonté de Dieu et je décide : je le fais maintenant, je fais ce pas et durant ce temps-là il n’y a pas la possibilité de faire autre chose. Je suis occupé de bonnes choses, je fais ce premier pas avec le Seigneur. Je suis donc dans un bon chemin.
Maintenant je dois décider : pour le prochain pas, est-ce que je prends ce sac ici ou cette corbeille là ? Est-ce que je sème pour la chair ou est-ce que je sème pour l’Esprit ? J’ai le choix. Ce prochain pas, comment est-ce que je vais le faire ? Eh bien ! je vais décider que je sème de nouveau pour l’Esprit et je vais moissonner de l’Esprit. Ainsi je marche un pas après l’autre, en sûreté. C’est ce principe de remplacement.
Ce n’est pas simplement de décider : je dois tenir la chair dans la mort et je me concentre toujours à tenir la chair dans la mort. Je ne vais jamais vaincre si je fais ainsi. C’est ce qu’on trouve vraiment aussi en Romains 8 : « Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon la chair ; car si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (v. 12 et 13). Ici il y a la clé. Donc c’est ce principe de remplacement. Cela est laissé à notre responsabilité. C’est à toi et à moi de décider. Et quel va être ton prochain pas, quel va être mon prochain pas ? Comment est-ce que nous allons vaincre ? En marchant par l’Esprit, nous allons voir que nous allons être constamment remplis de l’Esprit et que nous allons être libérés des attractions et des convoitises de la chair, des yeux et de l’orgueil de la vie et de tout ce que le monde pourrait nous offrir.

Que le Seigneur nous donne de fixer nos yeux sur Lui, comme nous le connaissons si bien dans ce beau verset de 2 Cor. 3 où il nous est dit : « Or le Seigneur est l’esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (v. 17 et 18), fixant nos yeux sur le Seigneur qui est dans la gloire et marchant dans la puissance du Saint Esprit. Nous avons donc maintenant aujourd’hui un objet qui est en dehors de nous, c’est le Seigneur Jésus, c’est Christ dans la gloire, c’est l’Homme glorifié qui est là-haut.
Et nous avons une puissance qui est en nous et qui nous donne cette capacité de marcher à travers ce désert en ayant une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle, constamment avec nous, qui nous tient dans la joie, dans la liberté et cela même à travers les circonstances adverses.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/2020

 

CORONA 21

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CORONA 21

L’offrande de gâteau

 

Avec Corona 20 nous avons vu que l’holocauste était accompagné de l’offrande de gâteau. Avant de tirer des instructions de cette offrande, laissons la Parole de Dieu nous la présenter :

« Et voici ce que tu offriras sur l’autel : deux agneaux d’un an, chaque jour, continuellement ; tu offriras l’un des agneaux le matin, et le second agneau tu l’offriras entre les deux soirs, et un dixième de fleur de farine, pétrie avec un quart de hin d’huile broyée, et une libation d’un quart de hin de vin, pour un agneau. Et tu offriras le second agneau entre les deux soirs ; tu l’offriras avec la même offrande de gâteau qu’au matin, et la même libation, en odeur agréable, un sacrifice par feu à l’Éternel. Ce sera l’holocauste continuel… à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel, où je me rencontrerai avec vous » (Ex. 29. 38 à 42).
Les agneaux offerts chaque jour, matin et soir, pour être brûlés en entier, sont appelés l’holocauste continuel. Ce sacrifice quotidien, présenté par les sacrificateurs, était accompagné d’une offrande de gâteau. Cette offrande était aussi apportée par les Israélites quand l’un d’eux offrait « un sacrifice par feu à l’Éternel, un holocauste, ou un sacrifice pour s’acquitter d’un vœu, ou un sacrifice volontaire…, il présentait aussi une offrande de gâteau d’un dixième de fleur de farine pétrie avec le quart d’un hin d’huile » (Nomb. 15. 3).
« Et quand quelqu’un présentera… une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus ; et il l’apportera aux fils d’Aaron, les sacrificateurs ; et le sacrificateur prendra une pleine poignée de la fleur de farine et de l’huile, avec tout l’encens, et il en fera fumer le mémorial sur l’autel : un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lév. 2. 1 et 2).
« Aucune offrande de gâteau que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car du levain et du miel, vous n’en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l’Éternel,… et toute offrande de gâteau, tu la saleras de sel » (Lév. 2. 11 à 13).
Les composantes témoignent de la parfaite humanité de l’homme Christ Jésus.

La fleur de farine obtenue sous la pression de la meule, évoque la pureté accompagnée de la souffrance. Le Christ Jésus « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14). « Il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort » (Phil. 2. 8). Il se présente comme le don du Père, ce « véritable pain qui vient du ciel », donnant la vie au monde (Jean 6. 32).

L’huile éclairant le lieu saint du tabernacle est une image de l’Esprit Saint qui est descendu sur Jésus « sous une forme corporelle, comme une colombe ; et il y eut une voix qui venait du ciel : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir ». Les quatre évangiles précisent ce moment unique quand notre Sauveur est entré dans son ministère public (Mat. 3. 16 ; Marc 1. 10 ; Luc 3. 22 ; Jean 1. 32). L’offrande de gâteau était pétrie à l’huile et ointe d’huile. Pendant trois ans, Jésus a marché « dans la puissance de l’Esprit » (Luc 4. 14), apportant la grâce et la vérité. Il s’est aussi présenté comme étant la lumière du monde (Jean 8. 12).

L’encens est un parfum qui remplit l’endroit où il est brûlé. Telle fut la vie magnifique de notre Sauveur. Nous Le voyons au tombeau de Lazare, levant Ses mains vers le ciel pour louer Son Père devant la foule éplorée ; ou sur la montagne, quand Ses prières montaient « comme l’encens, l’élévation de ses mains comme l’offrande du soir » (Ps. 141. 2).

Le sel empêche la putréfaction. Non seulement rien ne pouvait corrompre le saint Fils de Dieu : ni Satan au désert, ni la mort, n’ont eu d’emprise sur lui, comme l’annonçait le Ps. 16. 10 : « tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption ».

Une libation de vin : la libation était l’acte de verser sur une stèle ou sur l’holocauste (Gen. 35. 14 ; Nomb. 28. 7). Le vin procure la joie (Prov. 31. 6 ; Cant. 2. 4 ; Jean 2. 3 à 11), il est associé à l’offrande de gâteau. Le Fils était les délices du Père « toujours en joie devant lui » (Prov. 8. 30). C’est « à cause de la joie qui était devant lui, qu’il a enduré la croix » (Héb. 12. 2).

Deux éléments devaient être absents de l’offrande de gâteau :

Le levain qui, dans la Parole est toujours une image de la chair qui s’oppose à Dieu (Gal. 5. 19 ; 1 Cor. 5. 6 et 7). Comme le levain fait lever toute la pâte, les pensées charnelles conduisent aux actes les plus mauvais. Il en de même quand il s’agit de doctrines, les vérités de la Parole sont si vite déformées ! Le serpent ancien a mis en doute la parole de Dieu devant Ève et Adam, pour la déformer et les conduire à la désobéissance. Dans nos offrandes de gâteau, qui sont spirituelles, doit être absente toute gloire personnelle, ainsi que toute manifestation charnelle. Il est écrit de notre Seigneur : « il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 3. 5).

Le miel : parle de la douceur des liens terrestres, qui sont bons comme le miel, mais qui ne doivent pas prévaloir sur les droits de Dieu. Notre Seigneur, par la voix prophétique, dit : « Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » (Ps. 16. 8). Même sa mère et ses frères venant à lui en le cherchant n’avaient pas de priorité sur les droits de Dieu. Il leur répondra : « quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère » (Marc 3. 35).
Ces quelques considérations nous montrent combien Dieu prend à cœur la Personne et l’œuvre de Son Fils, Lui « le saint et le juste » (Act. 3. 14). « … et le reste de l’offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils : une chose très-sainte entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu » (Lév. 2. 3). Jusqu’au retour du Seigneur, les croyants éveillés à une adoration en esprit et en vérité, se nourrissent de Christ comme les sacrificateurs le faisaient de la fleur de farine pétrie à l’huile. L’Homme Christ Jésus a été sur la terre, l’unique véritable offrande de gâteau. Nous chantons, en parlant de Lui à Dieu le Père :

Dans sa mort comme dans sa vie, il accomplissait ton plaisir,
Étant venu, grâce infinie, pour servir, souffrir et mourir.

(Hymnes et cantique 215).

 

À QUI LA FAUTE ?

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À QUI LA FAUTE ?

 

Supposons qu’un bateau est en train de couler. Nous savons que ce navire est tout rouillé et prend tellement l’eau qu’il se remplit très vite – il va bientôt sombrer.
Sur le rivage on fait tous les efforts possibles. On envoie le bateau de sauvetage, qui a la capacité suffisante pour recueillir toutes les personnes du vaisseau en péril. Les marins se positionnent le long du bateau rouillé en train de s’enfoncer dans l’eau. Le capitaine du bateau de sauvetage invite toutes les personnes à bord du vieux bateau rouillé à lui faire confiance et à monter immédiatement à bord afin d’être ramenées saines et sauves au rivage.
Mais les personnes qui sont sur le vieux bateau qui coule refusent cet appel. L’un dit : – Le vieux bateau n’est pas en si mauvais état que çà ; il a seulement besoin d’un bon coup de peinture.
Un autre dit : – Allez-vous en, vous et votre bateau de sauvetage ! Nous avons un charpentier à bord, qui va réparer le vieux bateau. Pensez-vous que nous allons quitter notre bon vieux bateau pour monter sur votre navire minable ?
Le vieux bateau finit de se remplir d’eau et s’engloutit dans la mer. Et maintenant, dites-moi, si toutes ces personnes téméraires et imprudentes descendent au fond de l’eau et se noient, à qui en est la faute ? – À elles, et à elles seules ! Le bateau de sauvetage leur a été envoyé, mais elles n’en ont pas voulu.

L’homme est comme ce bateau rouillé – il est tombé, ruiné par le péché, se remplissant de plus en plus de péchés, jusqu’à ce qu’il sombre dans la perdition. Jésus Christ est le bateau de sauvetage. Dieu a tant aimé ce pauvre monde, ruiné et en train de chavirer, qu’Il a envoyé Son Fils comme le bateau de sauvetage, « afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Le monde a-t-il cru Dieu ? – Eh bien, non ! ils ont refusé un tel amour, un si grand salut ! La mort de Jésus était l’offrande de Lui-même, le sacrifice de propitiation pour le péché ; et Christ ressuscité devient le bateau de sauvetage de toute âme qui se confie en Lui.

Mais, lecteur, puis-je vous poser une question ? Où êtes-vous, dans le bateau de sauvetage ou dans le vieux bateau ? Êtes-vous en Christ, ou vous confiez-vous dans la propre justice de la nature humaine ? Êtes-vous un racheté de Christ ? Pouvez-vous dire que vous avez « la rédemption par son sang » c’est à dire que Christ a payé la rançon de vos péchés par sa mort sur la croix (Col. 1. 14). Ou êtes-vous toujours « dans ce monde », et « de » ce monde qui est coupable d’avoir rejeté et mis à mort le Fils de Dieu ?
Peut-être que vous ne vous préoccupez pas de ces choses ? Seriez-vous en train de remplir la mesure de votre iniquité ? Sachez que, quand le vieux bateau est rempli d’eau, il coule, et quand votre dernier péché sur la terre sera accompli, vous sombrerez dans une perdition éternelle, et vous vous souviendrez alors à qui en est la faute.

Mais peut-être que vous croyez aux formes extérieures et aux cérémonies de la religion ? Maintenant, que peut accomplir cette « peinture » extérieure ? Le bateau est en train de couler, et si vous restez là, vous ferez naufrage avec votre pinceau à la main.
Oh, cher ami ! tous les baptêmes, les sacrements, les ordonnances que l’homme peut accomplir, n’empêcheront jamais le pécheur perdu d’être englouti en enfer ! Malheur à votre pauvre âme si vous vous confiez en tout cela.

Vous direz peut-être qu’il y a tellement d’opinions diverses – comment savoir qui a raison ? Eh bien ! quiconque vous dirigera vers Jésus Christ, le « bateau de sauvetage », aura raison ; et quiconque voudra vous faire rester dans le vieux bateau, aura tort. N’est-ce pas clair pour vous ?

Essaieriez-vous – peu importe comment – de réparer le vieux bateau, c’est-à-dire votre nature déchue, que l’Écriture appelle « la chair » ? Alors, vous pouvez être certain que, tôt ou tard, si vous restez dans cette condition, vous coulerez, comme le vieux bateau. Pensez-y bien : – Oh, l’étang de feu !… – et à qui la faute ?
Oh ! Abandonnez les vains efforts pour réparer le vieux bateau. Reconnaissez que vous êtes un pécheur perdu, ruiné ; croyez dans la grâce de Dieu qui vous a envoyé Christ, le « bateau de sauvetage » ; croyez en Lui de tout votre cœur ; confessez-Le de votre bouche et croyez-Le dans votre cœur (Rom. 10. 9). Vous ne pouvez pas être dans les deux bateaux à la fois.
Si vous êtes dans le vieux bateau, aussi juste que vous pensiez être à vos propres yeux, vous ferez rapidement naufrage : il n’y a pas un moment à perdre. C’est la grande prétention de ceux qui sont dans le vieux bateau, que de se prétendre en sécurité. Mais si vous êtes en Christ, le « bateau de sauvetage », vous pouvez être bien assurés. Il n’a jamais perdu et ne perdra jamais aucun de ceux qui auront placé leur confiance en Lui.

D’après « Who is to blame ? » – Ch. Stanley

 

L’AGNEAU SUR LE TRÔNE

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L’AGNEAU SUR LE TRÔNE

Aujourd’hui, j’ai le désir de vous parler du Seigneur Jésus comme Agneau de Dieu, non seulement comme l’Agneau de Dieu qui a été immolé, mais comme l’Agneau de Dieu qui a été glorifié.
A travers toute l’Écriture nous apprenons que, par suite du péché de l’homme, il faudrait un sacrifice. Il fallait que quelqu’un meure pour les hommes, pour porter leurs péchés.
Mais parmi les hommes, ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas y en avoir pour cela. Nous n’avions ni le pouvoir ni la capacité de payer à Dieu la rançon de nos propres péchés et encore moins de donner notre vie pour un de nos frères, pour le racheter de la dette que l’homme avait contractée vis-à-vis de Dieu. Il y a un psaume qui dit qu’il faut que nous y renoncions à jamais (49. 8).
C’est Dieu Lui-même qui a donné l’Agneau pour le sacrifice, et cet Agneau ne pouvait être que Son Fils, qui avait à la fois la puissance mais aussi la capacité de venir sur cette terre pour refaire l’histoire de l’homme à la gloire de Dieu, car le sacrifice devait être un sacrifice sans défaut et sans tache.
Quand Jean le baptiseur voit Jésus arriver vers Lui pour Se faire baptiser, il peut s’exclamer : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1. 29) C’est extraordinaire, n’est-ce pas ? Il ne Le connaissait pas, il ne L’avait jamais vu, mais il savait par l’esprit prophétique que c’était Lui.
Jean avait déjà tressailli dans le ventre de sa mère au contact de Marie, la mère de Jésus, enceinte aussi à l’époque (Luc 1. 44). Maintenant, alors que Jean exerçait son ministère pour annoncer la venue du Seigneur Jésus, le Seigneur Jésus arrive, et Jean le baptiseur Le reconnaît tout de suite et il peut dire : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! », cet agneau qui était annoncé à travers toutes les Écritures, et d’une manière particulière dans le livre d’Ésaïe au chapitre 53 « Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence en lui pour nous le faire désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime. Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche… il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs » (v. 1 à 7, 10 à 12).
Chers amis, quand nous pensons à l’amour de Dieu, du Seigneur Jésus, à son sacrifice sur la croix, nous pensons souvent, bien sûr, au fait qu’Il a porté nos péchés sur le bois en Son corps, nous pensons à toutes les bénédictions que nous avons reçues par son sacrifice, nous pensons au Seigneur Jésus qui a marché sur la terre, allant de lieu en lieu, faisant du bien, méprisé par les hommes, rejeté, rencontrant la contradiction des pécheurs contre Lui-même, rencontrant des gens qui voulaient Le tuer, des gens qui Le traînaient plus bas que terre.
En même temps nous voyons quelques manifestations de sa gloire à travers les miracles qu’Il faisait, miracles de grâce, miracles de puissance. Mais s’Il est venu pour ôter nos péchés, pour les porter, Il est venu aussi pour satisfaire le cœur de Dieu. Il est venu pour répondre aux exigences du cœur de Dieu pour l’humanité, pour montrer comment Dieu voulait qu’un homme marche devant Lui. Il est venu et Il a marché d’une manière parfaite sur la terre en honorant Son Père jour après jour. Il a été crucifié dans la faiblesse, Il a été crucifié en infirmité (2 Cor. 13. 4).
Mais alors, chers amis, Dieu ne pouvait pas Se contenter d’accepter l’œuvre du Seigneur Jésus sans Lui donner une récompense, sans Lui exprimer Sa satisfaction. Je pense que vous avez remarqué que dans les quatre évangiles nous avons le récit de la crucifixion du Seigneur Jésus pour nos péchés. De même, dans les quatre évangiles, nous avons le récit de l’entrée en gloire du Seigneur Jésus dans la ville de Jérusalem, lorsqu’Il entre, monté sur un ânon, le petit d’une ânesse et qu’Il est acclamé par les foules : « Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Pourquoi Dieu a-t-Il consigné cet épisode dans les quatre évangiles ? C’est que Dieu avait le désir de Se réjouir en Son Fils. La gloire de Dieu, c’est que le Seigneur Jésus soit glorifié. Le désir de Dieu, c’est que le Seigneur Jésus règne. Et alors plus rien ne Le retient. Le Seigneur Jésus a pu demander à Son Père : « glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » (Jean 17. 5), après qu’Il aurait achevé l’œuvre de la croix. Mais non seulement Dieu l’a glorifié de cette gloire-là, mais il Lui a donné des gloires supplémentaires, Il l’a établi Seigneur des seigneurs et Roi des rois (Apoc. 17. 14). Il l’a établi juge de la terre (Ps. 94. 2). Il a remis toutes choses entre ses mains (Jean 3. 35), tout le jugement. Le gouvernement de la terre est entre les mains du Seigneur Jésus.
Par l’esprit prophétique Dieu avait pu dire : « Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage » (Ps. 2. 8). L’épître aux Hébreux nous dit : « Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses » (1. 1 et 2). Chers amis, aujourd’hui nous ne voyons pas encore que toutes choses Lui soient assujetties mais par la foi nous Le voyons déjà « couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2, 5-9).
Mais cela c’est la contemplation de la foi. Ce sont des choses que nous pouvons recevoir par la foi, mais pour ce monde, celui qui domine encore ce monde, c’est le chef de l’autorité de l’air (Éph. 2. 2), c’est Satan et Satan n’a de cesse de faire disparaître l’image même du Seigneur Jésus, la pensée même du Seigneur Jésus du cœur des hommes.
Mais la Parole de Dieu nous conduit à voir la fin de toutes choses. La Parole de Dieu est un livre extraordinaire. C’est un livre qui répond à nos questions, c’est un livre qui nous dit d’où nous venons et où nous allons et qui nous propose d’entrer dans les pensées de Dieu. Dieu n’est pas un Dieu qui cache les choses. Il veut révéler les choses cachées aux siens et à leurs enfants, à ceux qui l’aiment (Deut. 9. 22 ; Psaume 25. 14 ; Apoc. 1. 1).
Chers amis, est-ce que nous aimons nous intéresser aux choses que Dieu veut nous révéler ? Est-ce que la prophétie nous intéresse ? Est-ce que nous voulons discerner le temps ? Est-ce que nous voulons voir la gloire du Seigneur Jésus par anticipation ? Est-ce que nous voulons nous laisser imprégner, pour notre marche actuelle, par cette gloire future ?
L’apôtre Pierre nous parle sérieusement en nous disant : « quelles gens devriez-vous être en sainte conduite et en piété » (2 Pier. 3. 11), puisque toutes choses vont être dissoutes, puisque nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Mais chers amis, quand on contemple la gloire divine, quand on contemple les projets de Dieu, les conseils de Dieu, on se sent bien petit, on se sent bien indigne de la grâce que Dieu veut nous faire, de nous associer au Seigneur Jésus dans sa gloire, de nous rendre semblables à Lui, de nous traiter comme ses enfants à Lui.
Il y a ce passage dans l’épître aux Hébreux, qui est une citation d’un psaume et qui nous dit au sujet du Seigneur Jésus : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré » (1. 5). Mais vous savez, Il dit la même chose pour nous.
Dieu nous a engendrés selon le bon plaisir de Sa volonté. Quelle grâce de participer à cette famille de Dieu, ce Dieu qui nous a voulus pour Lui ! C’est Lui qui nous a voulus, ce n’est pas nous qui l’avons voulu. Nous, nous étions haïssables, nous étions morts, nous étions absolument incapables d’avoir une pensée pour Dieu, de Le trouver, si Lui ne nous avait pas ouvert le chemin. Alors chers amis, si Dieu nous donne les origines de toutes choses dans sa Parole, s’Il nous permet même d’entrevoir ce qui était avant les choses visibles, « les cieux et la terre de maintenant » comme il est dit (2 Pier. 3. 7), Il nous ouvre aussi le chemin vers l’avenir, Il nous ouvre les yeux sur ce qui va advenir de cette terre et Il nous dit qu’un jour cette terre sera pliée comme un vêtement (Héb. 1. 12). Encore une fois, Dieu ébranlera les cieux et la terre (Héb. 12. 26). Chers amis, toutes ces choses vont disparaître et laisser la place à de nouveaux cieux et à une nouvelle terre.
Nous allons faire maintenant un saut dans le temps avec l’apôtre Jean qui, dans l’Apocalypse et par révélation, nous entraîne dans cette période de la fin des temps. Nous les chrétiens, nous attendons un événement extraordinaire. Cet événement c’est le retour du Seigneur Jésus pour Son église, le moment où Il viendra nous chercher pour nous introduire dans Sa maison. Mais avant cela, le Seigneur Jésus ressuscitera tous ceux qui sont morts, tous ceux qui se sont endormis par Lui. Il les réveillera et Il les appellera à venir à Sa rencontre pour être pour toujours avec Lui. C’est l’espérance chrétienne.
Les choses que nous allons considérer maintenant en rapport avec la gloire de l’Agneau, sont des choses qui auront lieu après cet enlèvement de l’Église. L’Église sera dans le ciel devant le trône de la majesté, le trône de Celui qui est à la fois le Créateur et le Rédempteur (Apoc. 4 et 5).
Nous allons lire quelques versets dans le chapitre 5 de l’Apocalypse en rapport avec l’Agneau de Dieu.
« Et je vis dans la droite de celui qui était assis sur le trône, un livre, écrit au dedans et sur le revers, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant, proclamant à haute voix : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? Et personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni au-dessous de la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder. Et moi, je pleurais fort, parce que nul n’était trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. Et l’un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (v. 1 à 5).
Il ne nous est pas donné beaucoup de détails sur ce livre aux sept sceaux. En rapport avec la prophétie on trouve des écrits scellés dans Jérémie 32. 10 (c’est un titre de propriété), dans Ezéchiel (un rouleau non scellé qui annonce des jugements) et dans Daniel 12.14 (en rapport avec les temps de la fin, temps de détresse).
Dans ce livre scellé remis au Seigneur Jésus on peut à la fois voir le titre de propriété (la possession acquise mentionnée dans Éphésiens 1) et aussi le livre des jugements nécessaires pour entrer dans cette possession et établir le règne. Ce livre va nous faire découvrir les conseils de Dieu, non seulement jusqu’à la fin de la création actuelle, mais jusqu’aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre.
Qui est digne d’ouvrir ce livre ? Qui a la capacité de répondre aux exigences de Dieu et d’exercer ces jugements sur la terre pour pouvoir enfin établir le règne de justice et de paix absolument nécessaire ?
Chers amis, quand Dieu a créé l’homme, Il lui avait donné cette mission de cultiver le jardin, bien sûr, mais aussi de dominer sur les œuvres de Ses mains. Dieu avait confié la gestion de la terre à l’homme. Et malheureusement, l’homme a écouté la voix du tentateur et, au lieu de rendre gloire en gérant la terre d’une manière qui convenait à Dieu, avec le respect qui Lui était dû, qui était dû à ce que Dieu avait créé et qu’Il avait trouvé très bon, eh bien ! l’homme a assujetti la terre à sa vanité.
Et aujourd’hui, nous voyons tous ces dégâts et nous arrivons à la fin d’une économie où la terre attend la délivrance, elle gémit, elle attend la délivrance et la gloire des enfants de Dieu comme cela est dit dans l’épître aux Romains : « la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; et non seulement elle, mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit » (8. 21 à 23).
Tout cela sera possible, chers amis, parce que le Seigneur Jésus a, sur la croix, vaincu tout ce qui asservissait cette terre. Il a, sur la croix, vaincu les principautés et les autorités, Il les a livrées en spectacle, de sorte que Satan qui aujourd’hui domine sur la terre et qui, en utilisant des convoitises, des désirs des hommes, l’a assujettie à cette vanité, à cette souffrance – Satan a été vaincu.
L’Apocalypse nous montre comment il va être mis fin à ses agissements à travers les jugements que le Seigneur Jésus va exercer pour purifier la terre et pour qu’ensuite il puisse y avoir cette joie, cette liberté de la terre.
Dans l’un des derniers psaumes, il est dit que les montagnes et les collines sautent de joie (Ps. 114. 4). Aujourd’hui, le péché a imprégné toute la création dans son ensemble et il y a une souffrance qui est là et qui ne sera ôtée qu’au moment où le Seigneur Jésus entrera dans Son règne après avoir exercé les jugements dont nous allons voir quelque chose maintenant.
Le chapitre 5 de l’Apocalypse nous montre donc ce livre dans la main droite de Celui qui est assis sur le trône. Et alors, dans le ciel, il y a comme un défi dans ce cri : « Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? » – Personne parmi les créatures. Si le Seigneur Jésus n’était pas venu, s’Il n’avait pas vaincu, personne n’aurait été digne d’ouvrir ce livre Jean pleure. Qu’est-ce qui va se passer si personne ne peut ouvrir ce livre ? Aucun être humain n’est digne de le faire. Dans le ciel non plus, aucun ange ne peut le faire.
Alors l’un des anciens répond : « Ne pleure pas » ; tu sais, l’Agneau a vaincu. Celui qui a été immolé est digne d’ouvrir le livre. Il est dit à Jean « le lion qui est de la tribu de Juda… a vaincu », Jean se retourne et il voit un agneau ! C’est un petit agneau, mais qui a sept cornes (symboles de puissance).
Chers amis, cet agneau, Celui qu’on a méprisé, à qui on a cru pouvoir faire ce qu’on voulait, Celui qu’on a battu, qu’on a couronné d’épines, au visage duquel on a craché, on L’a ensuite crucifié et les hommes ont cru avoir fait cela par leurs propres forces, mais Il va se révéler tel qu’Il est, ce lion de la tribu de Juda. Oui, alors qu’on L’avait crucifié en infirmité, Il a remporté la victoire, une victoire définitive à la gloire de Dieu. Et en même temps Il s’est acquis pour Lui-même des droits extraordinaires. Il a été établi par Dieu héritier de toutes choses, et Il va pouvoir maintenant entrer dans cet héritage. Si aujourd’hui nous ne Le voyons pas encore, comme nous le dit l’épître aux Hébreux, il y a un moment où tout le monde le verra.
Ici dans ce chapitre 5 de l’Apocalypse, les croyants sont invités à voir ces choses depuis le ciel. Ils vont voir comment les choses vont se dérouler sur la terre jusqu’à l’établissement du royaume, mais depuis le ciel et à l’abri, et dans l’adoration.
Ce chapitre 5 de l’Apocalypse établit donc la dignité et la gloire du Seigneur Jésus. Ce n’est pas comme dans le 1er chapitre où c’est l’Église qui dit : « A celui qui nous aime ». Ici c’est Celui qui est digne. Il est question de l’entrée dans le royaume du Seigneur Jésus, de l’établissement du Roi sur la terre. Il est donc question essentiellement de Sa dignité. Et nous voyons que cette dignité est proclamée, tout d’abord par ceux qui sont tout près du trône, les quatre animaux et les anciens qui sont là et qui ont cette louange extraordinaire à l’égard du Seigneur Jésus, qui savent que, s’Il est mort pour les péchés du monde, Il a aussi acheté pour Dieu des sacrificateurs, et Il a acquis ce droit d’ouvrir le livre.
Puis, nous voyons les anges qui louent l’Agneau en disant : « Digne est l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction ». Et ensuite la gloire de l’Agneau est proclamée par toutes les créatures, comme il est dit dans l’épître aux Philippiens au chapitre 2. Si le Seigneur Jésus s’est anéanti et s’est abaissé, Dieu Lui a donné un nom au-dessus de tout nom « afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux » (v. 9 et 10). Ici ce n’est plus « un » agneau mais « l’Agneau », le Seul, l’Unique. Si nous voyons beaucoup de titres du Seigneur Jésus dans la Parole de Dieu, dans l’Apocalypse nous trouvons, à partir de ce chapitre 5, que le Seigneur Jésus est essentiellement désigné sous ce titre de l’Agneau de Dieu – parce que tout ce qui va Lui arriver, tout ce qu’Il va faire, va être en rapport avec ce qu’Il a accompli quand Il était sur la terre – l’Agneau de Dieu, cet Agneau qui a été immolé.
Il nous est dit d’abord que Jean voit un agneau comme immolé et ensuite la louange et l’adoration s’expriment, disant : « tu as été immolé » (5 v. 9). Mais maintenant, comme le Seigneur Jésus le dit au début de l’Apocalypse, en mettant sa main droite sur Jean : « j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles » (1. 18).
Notons que nous trouvons d’autres appellations ou titres du Seigneur Jésus dans l’apocalypse : Fils de l’homme, le Fils de Dieu, le Témoin fidèle, le Saint, le Véritable, l’Amen, le Lion de la tribu de Juda, un autre ange, Celui qui était qui est et qui vient, Jésus, Seigneur des Seigneurs, Roi des rois, La Parole de Dieu, Christ (Messie) l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin, la racine et la postérité de David, l’étoile brillante du matin, le seigneur Jésus Christ.
Ce Chapitre 5 se termine par l’adoration des quatre animaux et des anciens.
A partir du chapitre 6 nous voyons le Seigneur Jésus qui ouvre les sceaux du livre. L’ouverture des sceaux entraîne sur la terre des événements successifs qui vont amener progressivement une grande souffrance sur la terre et qui suivent la chronologie annoncée par le Seigneur Jésus en Matthieu 24. L’ouverture du sceau marque un point de départ d’évènements qui se poursuivent à l’ouverture du sceau suivant. On ne peut pas dire que l’ouverture du sceau suivant met une fin à ce qui précède.
D’abord le premier sceau nous parle de quelqu’un qui va établir un royaume plutôt par la séduction. C’est quelqu’un qui a un arc, mais on ne voit pas les flèches, on ne voit pas l’épée. Il est sur un cheval blanc. Il combat mais on n’a pas beaucoup de notions de l’heure de ses actes. On a l’impression que les choses s’établissent plutôt par autre chose que par des batailles sanglantes. C’est quelqu’un qui, par la séduction, va arriver à établir un semblant de paix sur la terre pendant un temps qui sera très court probablement, puisque dès le deuxième sceau, il arrive des guerres.
Au troisième sceau, nous avons la famine. Il est question d’un cheval noir, d’une balance et de prix exorbitants pour l’alimentation de base. Et puis ensuite, au quatrième sceau nous avons les maladies, les pestes. Cela nous montre que les choses qui sont écrites dans la Parole sont des choses possibles, qu’on ne peut pas contredire. Ce que la Parole annonce arrivera.
Il me semble que ce que nous vivons aujourd’hui est comme un dernier avertissement de Dieu qui dans sa grâce donne à ce monde un signe certain que les choses écrites vont arriver, un dernier appel à la repentance avant l’enlèvement de l’Église et cette période d’au moins sept ans qui précède l’instauration du règne du Seigneur Jésus
Dans ces quatre premiers sceaux, on a donc un début de douleurs, et au cinquième sceau on voit la persécution des croyants. Il y a ces personnes sous l’autel, qui crient à l’Éternel. Ce sont les âmes de ceux qui pendant cette période auront été égorgés pour la parole de Dieu depuis l’enlèvement de l’Église. Cela veut dire que, même après l’enlèvement de l’Église où l’évangile ne sera plus prêché de la même manière qu’aujourd’hui, Dieu reprendra les relations avec Son peuple Israël, le voile sera ôté et les Israélites commenceront, en se penchant sur les Écritures, à comprendre ce qui s’est passé, qui est le Seigneur Jésus.
Un évangile sera prêché qui est appelé l’évangile du royaume. Il y aura des croyants, non pas faisant partie de l’Église, mais des croyants du peuple terrestre de Dieu, le résidu d’Israël, et il y aura des croyants issus des nations, parce que Dieu est toujours un Dieu de grâce, même s’Il exerce des jugements, et que toute âme qui se repent peut trouver le salut en Jésus Christ. S’ils ne font pas partie de l’Église, ils seront quand même des sacrificateurs et règneront avec Christ mille ans (Apoc. 20. 6). Il y a cette autre compagnie de personnes qui, a la fin d’une période qui est appelée la grande tribulation, va pouvoir aussi connaître cette proximité avec le Seigneur Jésus. Et d’ailleurs nous voyons que le Seigneur Jésus les accompagne tout au long de cette période.
Le sixième sceau annonce un changement massif sur la terre, un retournement complet de l’ordre établi. Il y a là quelque chose qui va se passer sur la terre, quelque chose de terrible, un désordre complet, qui va permettre l’émergence d’une autorité nouvelle. En même temps, au sixième sceau, il y a une prise de conscience, semble-t-il, par les habitant de la terre, que ce qui se passe sur la terre, cette succession d’événements dramatiques a une origine surnaturelle, Divine, puisque l’apôtre Jean, depuis le ciel, entend les gens dire : « Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau » (6. 16).
Chers amis, avez-vous déjà vu un agneau en colère ? Cela ne nous fait pas peur, n’est-ce pas. Là c’est l’Agneau de Dieu, l’Agneau de Dieu dans Sa majesté, c’est le lion qui va se lever et qui va se manifester même si, ici dans les faits, il ne s’agit pas encore vraiment de la colère de l’Agneau. Nous verrons que le Seigneur Jésus lui-même entrera en scène plus tard. Il sortira du ciel, assis sur un cheval blanc en vainqueur et pour vaincre, foulant la cuve de la colère de Dieu et pour établir Son règne.
Nous avons vu qu’il y aura donc des persécutions, et nous voyons qu’après les six premiers sceaux, il y a une parenthèse dans le chapitre 7, qui n’est pas dans l’ordre chronologique, mais qui nous donne comme un aperçu global concernant deux groupes de croyants et leur histoire. Vous savez, c’est comme quand on lit un livre ou quand on fait un film, on fait des « flash-back » (bref retour sur un évènement passé) ou des « flash-forward » (bref aperçu d’un évènement à venir) pour permettre de comprendre les choses, pour mettre en évidence les à-côtés de l’histoire principale. Ici il y a effectivement une parenthèse au chapitre 7, où l’on voit, avant que le septième sceau ne soit ouvert, que Dieu va mettre à part dans l’humanité des personnes qui vont être marquées, non pas du sceau du diable, mais du sceau de Dieu, pour être accompagnées à travers la grande tribulation.
La grande tribulation est une période qui va venir sur la terre, une période terrible, sous la domination de Satan, où les gens vont être éprouvés, où beaucoup de personnes vont mourir. A la fin de l’Apocalypse, quand le Seigneur entrera pour établir Son règne, la population mondiale aura diminué d’une façon très importante. On a estimé qu’il restera à peu près cinq cent millions à un milliard d’habitants sur la terre, alors qu’aujourd’hui il y en a huit. Nous voyons que ce qui va se passer sur la terre va être terrible. Mais même à travers cette période-là, Dieu va avoir des témoins, plusieurs sortes de témoins.
Ici au chapitre 7 nous avons les cent quarante-quatre mille d’Israël. Il faut, bien sûr, prendre ces chiffres sur le plan symbolique. Et puis il y aussi une grande foule de gens qui ne pouvait se compter. Et tout cela nous parle de ceux qui, à travers ces épreuves, vont tenir ferme pour Dieu et, est-il dit, pour l’Agneau. Et l’Agneau va être avec eux. Ce qui est remarquable, c’est que dans tous ces épisodes de l’Apocalypse où les croyants sont présentés en face de la persécution de la tribulation, il y a toujours avec eux l’Agneau qui a versé Son sang pour eux, mais aussi l’Agneau qui est à côté d’eux pour les protéger, pour les accompagner, même à travers le martyre.
Ces chapitres nous montrent comment Dieu, à la fois, accompagne les Siens, et s’Il ne leur épargne pas la souffrance ou l’épreuve, Il les accompagne et Il leur présente une espérance glorieuse. C’est ce qu’on trouve dans ce chapitre 7, c’est pour ces personnes-là qu’il y a une espérance, qu’il y a quelque chose de glorieux. Ils ont la certitude que le salut est à leur Dieu : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (v. 10). Nous avons donc là, de nouveau, l’Agneau de Dieu qui est présent. La louange monte une fois de plus de la part des anges qui sont autour du trône, des anciens et des quatre animaux.
On a dit tout à l’heure que les croyants sont dans le ciel. Ils voient les choses d’en haut et ils réagissent à ce qu’ils voient, à ce qui se passe sur la terre, et ils réagissent en rendant hommage à Dieu. On voit plusieurs fois à travers l’Apocalypse des anciens tomber sur leurs faces, les anciens qui représentent les croyants qui ont été enlevés au ciel et ceux qui sont ressuscités à la venue du Seigneur. Ils tombent sur leurs faces et rendent hommage à Dieu. Ces choses-là ne sont pas ici dans un ordre chronologique. Elles nous présentent un tableau global concernant une période qui précède l’ouverture du septième sceau et qui va jusqu’au moment de la victoire.
Au chapitre 8 les choses changent. Le septième sceau est rompu et à partir de ce moment-là nous voyons, d’une manière particulière, le Seigneur Jésus entrer en action. Le septième sceau rompu, veut dire que le livre est ouvert et qu’il peut se dérouler. Il y a un moment solennel, au moment de l’ouverture du dernier sceau. On est dans l’attente de ce qui va se passer. Peut être que ce silence initial correspond symboliquement à ce grand calme du début du chapitre 7. Puis apparaissent sept anges à qui sont données sept trompettes et aussi un autre ange.
Déjà au début du chapitre 7 (v. 2), cet « autre ange » avait été présenté. C’est le Seigneur Jésus, non plus comme l’Agneau de Dieu, mais comme cet ange qui va exécuter les jugements. Le Seigneur entre en scène dans le déroulement du livre. Alors, les sept trompettes sont une succession de malheurs qui continuent à s’abattre sur la terre, et en même temps il y a cet autre ange, cet ange puissant, qui a tous les caractères du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus entre en action, non plus pour rompre les sceaux, mais Il a dans la main un encensoir d’or, et l’encensoir d’or est à la fois pour donner efficace (force supplémentaire) aux prières des croyants persécutés, des croyants dans la souffrance, et en même temps pour recevoir du feu de l’autel d’airain, Il va verser sur la terre.
C’est donc un acte de jugement que le Seigneur Jésus va exécuter et qui sonne en quelque sorte le commencement de ces jugements qui vont être exercés sur la terre d’une façon terrible, sous la forme de sept anges qui sonnent des trompettes, et puis ensuite, à la septième trompette il y a encore les sept coupes, les coupes de la colère de Dieu. C’est à ce moment-là qu’il est question vraiment de la colère de Dieu qui se manifeste contre toute impiété et qui va juger l’impiété sur la terre. A ce moment-là le Seigneur Jésus va entrer en action et on Le voit entrer dans Son règne d’une façon glorieuse.
Nous avons vu l’Agneau de Dieu qui ouvre les sceaux, l’Agneau de Dieu qui se tient à côté des croyants qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau, qui ont commis des actes justes, qui ne se sont pas souillés. Toutes ces personnes seront accompagnées par l’Agneau de Dieu, Celui qui a été immolé, qui a souffert, qui donc est capable d’entrer en sympathie avec eux à travers tout ce qu’ils connaissent.
Et puis nous avons l’Agneau qui se présente en face du dragon. L’antichrist va paraître sur la terre et va se présenter comme le faux Christ. Il va être reçu par le peuple incrédule. Il y a un moment où il nous est présenté dans une parenthèse avec toute l’apparence d’un agneau, mais un agneau qui avait une voix de dragon. Il y a là quelque chose qui nous frappe. Et tout de suite dans le chapitre 13 il est écrit : « je vis une autre bête montant de la terre ; et elle avait deux cornes semblables à un agneau ; et elle parlait comme un dragon » (v. 11). Voilà donc cette bête qui s’élève et qui se présente à la place de Christ.
Et tout de suite, au chapitre 14 nous lisons : « et voici l’Agneau se tenant sur la montagne de Sion, et avec Lui cent quarante-quatre milliers, ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts » (v. 1). Il y a donc d’un côté l’antichrist qui va entraîner après lui une foule de gens, à la fois des Juifs et de ceux qui auront une religion chrétienne ou une religion musulmane puisque tout cela va se fondre dans ce que la Bible appelle la fausse église, ou Babylone. Tous ceux-là vont suivre ce faux agneau.
De l’autre côté, en face de ce faux agneau, il y a l’Agneau de Dieu. Remarquez qu’il n’est pas dit l’Agneau de Dieu. Dans l’Apocalypse il est toujours appelé l’Agneau. Il n’y en a qu’un. Il n’est comparable à rien. Alors le qualificatif « Agneau » suffit. C’est toujours ce qualificatif, ce mot qui n’est utilisé nulle part ailleurs dans la Parole, qui désigne un petit agneau. En dehors de l’Apocalypse, il est utilisé une seule fois dans la Parole en Jean 21 pour désigner les agneaux que doit paître Pierre et qui sont ainsi associés au Seigneur Jésus.
Il y a donc le Seigneur qui est là présenté avec les cent quarante-quatre mille. Là encore, ce sont des choses qui se déroulent dans un certain temps, qui sont superposées, qui ne sont pas chronologiques. Mais en face du faux Christ, du faux agneau, il y a l’Agneau, le vrai, qui se tient sur la montagne de Sion. Il est là sur la montagne de Sion, présent sur la terre et avec Lui les cent quarante-quatre milliers. Ils chantent un cantique nouveau devant le trône de Dieu. Tout cela, ce sont des choses qui nous projettent dans l’avenir et qui donnent du courage à ces croyants qui traversent ces épreuves.

A partir du chapitre 15, un autre signe apparaît, les sept dernières plaies. Le courroux de Dieu va s’exprimer maintenant. On voit une succession de plaies qui vont venir sur la terre, l’ulcère malin, le sang, les ténèbres et les grenouilles qui ne sont pas sans rappeler les jugements qui ont précédé la sortie d’Israël du pays d’Égypte et qui se sont abattus sur l’Égypte. Là encore il y a sept coupes. Mais on voit que, malgré ces jugements terribles, les hommes ne se soumettent pas à la parole de Dieu. Ils blasphèment contre Dieu et ne se repentissent pas.
On a lu au chapitre 6 qu’ils ont demandé aux montagnes de tomber sur eux, de les cacher de devant la face de l’Agneau. Et ici ils blasphèment contre le nom de Dieu qui a pouvoir sur ces plaies. A la cinquième coupe « ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères » (v. 11). De même à la septième coupe (16. 19-21). Alors se prépare ce dernier grand combat contre l’Agneau, contre le Seigneur Jésus, qui va sortir du ciel au chapitre 19.
Mais avant cela, il y a le jugement de la fausse église. Puis les noces de l’Agneau sont célébrées. Ces noces sont encore une réponse de l’amour de Dieu à l’œuvre du Seigneur Jésus. Dieu a acheté pour le Seigneur Jésus son épouse par le sang de son Fils. Il est dit que Dieu a acheté l’assemblée pour le Seigneur Jésus par le sang de l’Agneau, le sang de Son Fils (Act. 20. 28b). Et l’Agneau la reçoit comme récompense, comme réponse à son œuvre à la croix. Il reçoit cette épouse dont les noces sont célébrées dans le ciel avec éclat. Tout le ciel se réjouit des noces de l’Agneau.
C’est au chapitre 19. 4 que l’on a, pour la dernière fois, indistinctement les croyants de l’économie actuelle et ceux d’avant le temps de la grâce sous la forme des 24 anciens. A partir du verset 6, L’Église est distinguée selon ce que l’on trouve dans la bouche de Jean le baptiseur : « Celui qui a l’épouse est l’époux mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend est tout réjoui à cause de la voix de l’époux… » (Jean 3. 29). Ainsi dans ce chapitre 19 il y a l’époux, l’épouse et ceux qui sont conviés ainsi que toute la compagnie céleste. Remarquons que le lieu et le moment de la célébration ne sont pas donnés. Il est dit que le tout puissant est entré dans son règne. L’établissement du règne lui-même n’est décrit qu’à la fin du chapitre et des versets 1-6 du chapitre 20. Mais moralement il n’y a plus d’obstacle aux noces dans la mesure où la fausse église est jugée.
Le Seigneur Jésus sort du ciel assis sur un cheval blanc et Il va fouler la cuve de la colère de Dieu, Il va presser le raisin de la colère de Dieu et Il va établir Son règne sur la terre.
Bien sûr, dans toutes ces pensées que j’ai placées devant nous, on n’a pas abordé tous les faits de la prophétie, le cheminement d’Israël, la purification du peuple, le Seigneur qui descend sur la montagne de Sion, la montagne qui se fendra en deux. Nous n’avons pas le temps de voir tout cela, mais nous allons contempler à travers ces choses la gloire du Seigneur Jésus, cette gloire qui a été annoncée. On va Le voir entrer dans son règne, son épouse parée à son côté, et les peuples soumis, la terre purifiée progressivement.
Bien sûr qu’après, il y aura des dégâts sur cette terre, il y aura des choses à nettoyer. Un quatrième temple sera construit. Tout cela est encore à venir. Ce sont des choses qu’il faut sonder. La parole de la prophétie est quelque chose de très important pour nous. Il ne faut pas croire que c’est inaccessible, il ne faut pas croire que c’est réservé à certains. Au début de l’Apocalypse il est écrit : « Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie » (1. 3) et à la fin de l’Apocalypse il est écrit : « Bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » (22. 7). Donc c’est quelque chose d’important pour nous. C’est comme si Dieu voulait nous intéresser à ce qu’Il fait, à Ses projets.
Chers amis, quand quelqu’un vous invite, quand quelqu’un veut vous donner envie d’aller quelque part, il vous le décrit en long et en large, et vous vous réjouissez à l’avance de ce que vous allez voir. Dieu, Lui aussi, veut vous réjouir à l’avance quant aux choses qui sont devant nous et veut que ces choses produisent en nous une sanctification.
Le Seigneur Jésus va établir Son règne sur la terre, un règne de mille ans, pendant lequel Satan va être lié. Il y aura la nouvelle Jérusalem qui sera là pour régner sur cette terre. C’est l’assemblée qui sera là avec le Seigneur Jésus au milieu d’elle. L’Agneau sera la lumière de cette cité (chap. 20). Il y a donc cette cité qui est extraordinaire. Il est difficile de se la représenter aujourd’hui, tellement les pierres précieuses qui sont citées là ont des dimensions qu’on ne connaît pas sur la terre (21. 19-20). Et puis on voit qu’il y a dans cette cité, qui est appelée l’épouse, la femme de l’Agneau, il y a encore la mention à plusieurs reprises de l’Agneau, l’Agneau qui est à la fois le fondement (les douze apôtres de l’Agneau) et le temple de cette ville. « Et je ne vis pas de temple en elle ; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple. Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe. Et les nations marcheront par sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire » (21. 22-23). Il y a donc cette ville qui sera là, éclairant la terre pendant le règne millénaire.
Entre-temps, au chapitre 21, l’Esprit de Dieu nous a donné un aperçu encore postérieur à cette scène du règne millénaire. Ce sont les nouveaux cieux et la nouvelle terre, ce que Dieu va faire. Peu de choses sont dites de cette période-là, de ce nouvel état dans lequel nous allons entrer. Il est simplement dit qu’il il y aura « un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés, et la mer n’est plus. Et je vis la sainte cité, nouvelle Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari » (21. 1-2).
La sainte Jérusalem, la ville de Jérusalem qui va être le siège du gouvernement mondial pendant le règne millénaire, c’est aussi la même chose que cette cité qui va rester pendant l’éternité parce que l’Église est en dehors du monde et en dehors du temps. Elle a une position particulière qui est éternelle.
Mais pour les cieux et la terre de maintenant il y aura bien sûr une fin. La terre va être pliée, comme un vêtement qu’on range, elle va être brûlée. Ici il est dit « le premier ciel et la première terre s’en étaient allés ». Dans un autre verset il est dit qu’ ils vont être dissous (2 Pier. 3. 12). Tout cela va disparaître pour faire place à quelque chose de nouveau dans lequel seul Dieu est avec les siens et les créatures célestes non déchues. Tout cela va être fondu en un, peut-on dire, puisque le propos de Dieu, c’est de réunir toutes choses en un dans le Christ Jésus. L’Agneau sera toujours le centre de ces choses.
L’apôtre Jean, qui a vu toutes ces choses, est émerveillé. Il est bouleversé, il tombe par terre et rend hommage à un être qui l’a accompagné depuis le début de sa vision et qui lui a fait découvrir ces choses. C’était un ange, et l’apôtre veut lui rendre hommage. L’ange le reprend.
Chers amis, c’est un avertissement pour nous. Parfois certaines personnes nous font tellement voir la gloire de Dieu, qu’on met les personnes entre Dieu et nous et qu’on en serait à les exalter ou à leur donner une place particulière dans nos cœurs, une place qui n’est que pour le Seigneur seul. L’ange le reprend, le remet à sa place : Je suis un serviteur comme toi. Rends hommage au Seigneur seul (22. 9). Jean reprend ses esprits.
On lui demande d’écrire ces paroles qui sont certaines et véritables. Ces choses vont arriver. Toutes les paroles de la prophétie de ce livre sont certaines et véritables. A nous de les sonder, à nous de les recevoir afin que nous soyons des bienheureux, en attendant ces jours heureux où Dieu effacera toute larme de nos yeux et nous consolera, à la fois nous et les croyants qui auront traversé la grande tribulation.
Les choses vont suivre leur cours. L’homme qui est vil va encore pratiquer ce qui est vil, l’homme qui est juste pratiquera encore la justice, « que celui qui est saint soit sanctifié encore » (22. 11). Les choses ne vont donc pas changer, sauf qu’elles vont s’aggraver. La vilenie, l’injustice vont augmenter, et ceux qui sont saints ne peuvent pas se contenter de leur état de sanctification pratique actuel. Ils ont toujours le désir de se sanctifier plus. Comme il est dit, ils ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau. Dans cette expression, il y a non seulement le fait d’être sauvé, mais aussi le fait que notre vie, notre apparence extérieure doit être conforme à ce que Dieu a fait en nous.
Pendant ce temps-là le Seigneur Jésus adresse encore un appel : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie ». Il y a cet appel de la grâce jusqu’au bout. « Bienheureux ceux qui lavent leurs robes, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité » (22. 17 ; 14). Alors nous voyons maintenant dans ce dernier chapitre – qui est une conclusion – nous voyons l’Église et l’Esprit ensemble, et le retour du Seigneur Jésus comme attente suprême.
Le Seigneur Jésus, dans Sa grâce, leur répond. Il leur dit : « Je viens bientôt ». Et encore une fois il y a cet appel : « que celui qui a soif vienne ». C’est vrai pour le croyant comme pour l’incrédule. L’incrédule vient boire pour son salut, mais le croyant continue à boire jour après jour pour recevoir les ressources de la grâce, pour être fortifié dans la foi à travers les épreuves que nous connaissons. « Celui qui rend témoignage de ces choses dit : Oui, je viens bientôt » et nous, nous répondons : « Amen ; viens, seigneur Jésus ! »

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Juillet 2020

 

RECONNAÎTRE L’INVISIBLE

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Ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux [les hommes], car Dieu le leur a manifesté ; en effet, depuis la création du monde, ce qu’il y a d’invisible en lui, c’est-à-dire à la fois sa puissance invisible et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, par les choses créées, si bien qu’ils sont inexcusables. Rom. 1. 19 et 20.

 

RECONNAÎTRE L’INVISIBLE

 

Dieu est invisible. Il est au-dessus de tout, Il habite « la lumière inaccessible ». Et pourtant, le passage de la Bible ci-dessus nous permet de connaître quelque chose de Lui.
– Ce que Dieu nous a manifesté. Dieu a voulu que tous puissent avoir une connaissance immédiate de Lui. Le premier témoignage qu’Il a donné, c’est la création qui nous entoure et qui, depuis le début de l’humanité, aurait dû inciter l’homme à se poser des questions et à réfléchir au Créateur de tant de merveilles.
– Ses caractères invisibles : Sa puissance éternelle et Sa divinité. Sa divinité ne se voit pas, elle est comme cachée au-delà de la matière et du temps. Rien de Son Être n’est visible, tellement Il est élevé au-dessus de nous. Et pourtant Dieu nous a donné la capacité de discerner Ses caractères propres.
– « Ce qu’il y a d’invisible… se discerne… par les choses créées ». Même un enfant se demande qui a créé le monde. C’est une question fondamentale, enracinée dans notre esprit ; ce qui existe résulte de l’œuvre de « quelqu’un », car rien ne se crée tout seul. Ainsi nos pensées sont dirigées vers la puissance de Dieu et vers Son éternité.
– Les hommes sont inexcusables. Dieu leur ayant donné cette conscience innée de Son existence, tout homme est inexcusable s’il ne Le recherche pas, pour L’honorer et Le remercier. Malheureusement, les hommes ont remplacé la pensée initiale du Dieu unique par toutes sortes de représentations et d’idoles ; l’homme moderne, par exemple, pense voir Dieu dans la matière et dans l’énergie. Mais Dieu, le seul vrai Dieu, continue à nous parler, et Il ne le fait pas seulement par la création, mais de nombreuses autres manières. Écoutez-Le, et votre âme vivra !

D’après « Il Buon Seme » juillet 2020

 

QU’EST-CE QU’UN CHRÉTIEN ?

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Roi Agrippa ! crois-tu aux prophètes ?… Agrippa dit à Paul : Bientôt, tu vas me persuader de devenir chrétien ! Act. 27. 28.

 

QU’EST-CE QU’UN CHRÉTIEN ?

Le roi Agrippa, comme la majeure partie des personnes aujourd’hui, pensait qu’être chrétien signifiait adopter le christianisme comme religion ; mais il n’en est pas ainsi. Être chrétien signifie beaucoup plus que cela.
Avant tout, un vrai chrétien est un enfant de Dieu par (le moyen de) la « nouvelle naissance », cette vie qui commence dès le moment où l’on accepte le Seigneur Jésus comme son Sauveur personnel (Jean 3. 5). C’est une œuvre divine qui fait du croyant un « nouvel homme » (Éph. 4. 22 à 24).
Deuxièmement, un vrai chrétien est quelqu’un qui a reçu le plein pardon de ses péchés. C’est en Christ que « nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes » (Éph. 1. 7). « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Troisièmement, non seulement les péchés du croyant ont été pardonnés, mais Dieu le considère comme un « juste » ; il est, comme le dit la Bible, « justifié ». On peut être pardonné pour un crime que l’on a commis, mais on reste toujours un criminel devant la loi et la société. Le but de Dieu est que nous soyons « saints et irréprochables devant Lui » (Éph. 1. 4). Et, un jour, il nous placera « irréprochables devant sa gloire » (Jude 24).
Quatrièmement, un vrai chrétien est « scellé » de l’Esprit saint, ce qui est la garantie qu’il appartient au Seigneur, et possède aussi avec l’Esprit Saint les « arrhes » des bénédictions célestes (Éph. 1. 13 et 14). Le « fruit de l’Esprit » rend le croyant capable de tenir dans la mort (appliquée par l’Esprit Saint) les impulsions pécheresses de la nature humaine (Gal. 5. 22 à 25).
Cinquièmement, chaque croyant est un membre de l’Église, qui est l’ensemble de tous les vrais croyants qui constituent le « corps de Christ », Son épouse, pour laquelle Christ S’est donné Lui-même (Éph. 5. 25).
Sixièmement, un croyant est un citoyen du ciel, « béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3).

D’après « Il Buon Seme » juillet 2020

 

LE MÉCANISME DES CIEUX

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Écoute ceci, Job ; tiens-toi là et discerne les œuvres merveilleuses de Dieu. Sais-tu comment Dieu les a disposées et comment il fait briller l’éclair de sa nuée ?… As-tu étendu avec lui la voûte céleste, aussi ferme qu’un miroir de fonte ?… Il suspend la terre sur le néant. Job 37. 14, 15, 18 ; 26. 7.

 

LE MÉCANISME DES CIEUX

 

Les étoiles obéissent à des lois extrêmement précises, que les astronomes ont traduites en calculs scientifiques. La régularité de leurs mouvements est l’une des grandes merveilles de la création. Leur stabilité dans leur orbite témoigne de la puissance et de la fidélité de Dieu, qui assure en permanence les conditions nécessaires pour le maintien de la vie sur la terre. « Et Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils soient pour signes et pour saisons déterminées » (Gen. 1. 14).
L’étude des lois de la gravitation universelle, établie par Newton, est basée sur sa foi en un Dieu qui maintient l’ordre dans toute la création avec une sagesse infinie. Quand il a communiqué les résultats de son travail à son ami Halley (d’après lequel est nommée la fameuse comète), il savait que ce dernier pourrait employer ces lois pour calculer l’orbite des corps célestes. Il était certain que Dieu prouverait sa fidélité par la manière dont Il réglait le mouvement des étoiles.
L’homme rejette son Créateur. Mais Dieu ne se lasse jamais d’interpeller Sa créature : « Ainsi dit l’Éternel qui a créé les cieux, le Dieu qui a formé la terre… Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a pas d’autre… de Dieu juste et sauveur, il n’y en a point, si ce n’est moi » (És. 45. 18, 21).

D’après « The Good Seed » juillet 2020

LA CONVERSION À DIEU

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En vérité, je vous le déclare : Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Mat. 18. 3.
Le méchant, s’il se détourne de tous ses péchés qu’il a commis, et qu’il garde tous mes statuts, et qu’il pratique le jugement et la justice, certainement il vivra. Éz. 18. 21.
Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi. Luc 15. 18.

 

LA CONVERSION À DIEU

 

La Bible déclare que la condition de l’homme, après qu’Adam fut tombé dans le péché, était exactement l’inverse de sa condition originale : le jour s’était transformé en nuit, sa conception de la moralité s’était dégradée.
Le jugement clair quant au mal et au bien était devenu très flou. Il considérait ses ennemis comme des amis, et vice-versa. Il appelait le bien mal et le mal bien et estimait qu’il était libre et honnête, alors qu’il était en fait devenu esclave de la méchanceté.
La seule chose qui puisse aider l’humanité – la rédemption par la foi en Jésus Christ – lui semble absolument inutile. Il considère Dieu comme son ennemi au lieu de L’accepter comme son meilleur Ami. Cela résulte du mal qui est en lui, qu’il ne peut pas surmonter par lui-même. Cela le rend aveugle quant à sa condition, et l’entraîne dans une mauvaise direction, qui le conduit à la perdition.
C’est pour cette raison que nous devons laisser Dieu œuvrer dans notre cœur et opérer en nous un changement complet. Quiconque désire être libéré de la puissance du péché et être sauvé de la perdition éternelle doit reconnaître sa faillite complète, et s’abandonner à Dieu. C’est la conversion. Je me déclare incapable de changer par moi-même mon « être intérieur » pécheur et je me confie en Lui, afin qu’Il puisse faire toutes choses nouvelles. La créature déchue doit se tourner vers son Créateur, l’enfant perdu doit revenir à la maison de son Père. La conversion ouvre la voie du salut. Dieu répond à cette confession de péché en recevant le croyant et en lui pardonnant ses péchés.

Nous sommes allés dans la mauvaise direction et nous nous sommes trouvés dans une impasse : nous sommes perdus. Plus tôt nous reviendrons sur nos pas, moins nous perdrons de temps.
Un demi-tour complet : c’est ce que signifie le mot « conversion ». Ce n’est pas une théorie, pas une simple restauration extérieure, mais c’est une transformation intérieure complète du cœur. Si quelqu’un change de comportement, d’une façon extérieure, en l’améliorant sur un point, ce n’est pas la conversion. La conversion et la nouvelle naissance qui y est associée signifie que notre être moral connaît une guérison complète, et cela a naturellement un effet sur notre comportement.
La conversion ne consiste pas à changer de religion, mais à adopter une échelle de valeurs tout à fait nouvelle. Nous ne sommes plus ce que nous étions avant. Nous avons une nouvelle source d’énergie, avec de nouvelles espérances et de nouvelles relations d’affection. La conversion signifie que nous choisissons un nouveau chemin, avec d’autres objectifs en vue, et une activité pour un nouveau Maître. Auparavant, je vivais seulement pour moi-même, maintenant je vis pour Dieu. Auparavant, j’étais content de moi, maintenant je reconnais combien j’étais misérable. Hier, Dieu ne pouvait que me condamner, aujourd’hui Il me voit comme étant justifié par l’œuvre rédemptrice (rédemptrice : qui me rachète de l’esclavage du péché) de Jésus Christ à la croix.
La conversion est un changement complet de pensée et de manière de vivre. Quelqu’un de nouvellement converti devrait pouvoir dire : – Jusqu’à présent, je pensais savoir ce qu’était la vie, maintenant je sais que j’ai la vraie vie.

D’après « The Good Seed » juillet 2020

CORONA 20

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CORONA 20

L’holocauste, en lisant Lévitique chapitre 1er

 

Avec Corona 19, nous avons considéré la Pâque, une fête annuelle pour les Juifs. Nous nous sommes rappelé que cette fête a une dimension spirituelle pour les chrétiens. Le Nouveau Testament nous indique que le sacrifice représenté par la Pâque est célébré chaque fois que nous nous souvenons en assemblée de la mort du Seigneur, « le premier jour de la semaine » (Act. 20. 7) – ou dans la journée dominicale traduit aussi par : journée du Seigneur ou dimanche, voir 1 Cor. 11. 20 ; Apoc. 1. 10). À la Cène du Seigneur est liée l’adoration. Le livre du Lévitique est d’une grande utilité pour parler à Dieu notre Père de Son œuvre et des gloires de Son Fils. D’entrée, ce livre s’ouvre avec l’holocauste. On pourrait penser que le sacrifice pour le péché aurait dû prendre la première place, mais c’est à dessein que l’Esprit de Dieu présente premièrement l’excellence de Celui qui pour nous a sacrifié Sa vie. Notre adoration sera enrichie par la contemplation des gloires morales du Fils de l’Homme, quand nous nous souvenons de l’immense prix de la rédemption. Le combat de notre Sauveur à Gethsémané et Ses souffrances physiques à Golgotha, quand Il fut crucifié, chargé de nos péchés, conduiront toujours nos cœurs à dire : « Gloire à toi, Seigneur Jésus ! ». Abordons ce merveilleux sujet dans l’ordre donné dans le livre du Lévitique :

1) Les trois premiers chapitres présentent, en image, le Fils qui glorifie le Père ici-bas. L’holocauste et l’offrande de gâteau rendent témoignage du dévouement sans limites de notre Seigneur. Jusqu’à la mort de la croix, Il servit le Père, et par Sa mort, Il donne à tous ceux qui L’ont reçu, une communion heureuse et bénie avec les Personnes divines (1 Jean 1. 3). C’est ce que démontre le sacrifice de prospérité (de paix ou de communion).
2) Dans les chapitres quatre et cinq, nous sommes par avance placés devant la croix, avec les sacrifices pour le péché et pour le délit (culpabilité, ou de réparation). La base pour nous approcher de Dieu est la réalisation pratique  (pratique dans notre vie chrétienne) de notre mort avec Christ (Gal. 2. 20).
3) Dans les chapitres six et sept, comme suite au pardon reçu (voir : Lév. 4. 26 à 5. 26), les sacrificateurs et les fils d’Israël étaient dans la faveur de Dieu pour offrir l’holocauste, l’offrande de gâteau et le sacrifice de prospérité, en odeur agréable à l’Éternel.

Le terme « holocauste » est traduit en anglais par les mots « offrande brûlée ». C’est sur l’autel d’airain que le sacrifice était brûlé en entier. Cet autel donne une image saisissante de la croix de Christ, car l’airain résiste à des chaleurs intenses. Les sacrificateurs offraient l’holocauste continuel, accompagné de l’offrande de gâteau, matin et soir (Ex. 29. 38).
Lors d’une naissance (Lév. 12. 6), d’une guérison (Lév. 14. 30) ou d’une impureté (Lév. 15. 15 à 30), l’holocauste était accompagné d’un sacrifice pour le péché. L’Israélite apportait un agneau et un oiseau pur au sacrificateur, qui examinait l’offrande avant de l’accepter. Cette offrande devait être un mâle et n’avoir aucune tare. Le propriétaire, posait ses mains sur la victime, en signe d’identification, et l’égorgeait, sauf pour les oiseaux. Ce travail-là était réservé au sacrificateur. Le sang de la victime était présenté devant l’Éternel, probablement en élevant le bassin. Ensuite, il fallait asperger avec le sang les côtés de l’autel. Une fois que celui qui offrait la victime avait lavé l’intérieur et les jambes, il découpait la carcasse en morceaux et les donnait au sacrificateur qui les faisait brûler sur l’autel d’airain, en commençant par la tête et la graisse.
L’Éternel, tenant compte des moyens de chacun, offrait trois possibilités aux fils d’Israël : ils pouvaient apporter, pour les uns, un taureau, Lév. 1. 3 à 9 ; pour les moins nantis, un agneau ou un chevreau, v. 10 à 13) ; pour les pauvres, des tourterelles ou des jeunes pigeons (v. 14 à 17).

L’offrande de gros bétail en holocauste exprimait par avance l’engagement de notre Seigneur et Sauveur, qui a dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté » (Héb. 10. 9). Quittant la gloire du ciel, pour servir Son Père, « il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. » (Phil. 2. 8). Jésus « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14), et pour cela « il dressa sa face résolument pour aller à Jérusalem » (Luc 9. 51). Avec détermination, Il a dit à Ses disciples : « La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18. 11), et à Son Père : « C’est pour cela que je suis venu à cette heure » (Jean 12. 27).

L’offrande de menu bétail exprime la soumission de Christ dans la souffrance. N’était-Il pas l’Agneau de Dieu venu pour ôter le péché du monde ? Jean le baptiseur L’a présenté comme tel, et Ésaïe, sept cents ans avant, a dit de Lui : « Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7). Son amour pour nous L’a conduit sur le bois de malédiction pour accomplir entièrement l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire.

L’offrande d’oiseaux est une image de la pureté de l’Homme Christ Jésus, venu du ciel. C’était un signe de pauvreté. Celui qui ne pouvait offrir un taureau ou un agneau avait la possibilité de capturer deux oiseaux vivants et purs pour les offrir à l’Éternel. Joseph et Marie, présentant l’enfant Jésus au temple, ont offert pour leur purification, « une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons » (Luc 2. 22 à 24). Le Seigneur de gloire, créateur du ciel et de la terre, est né dans la pauvreté, « afin que par sa pauvreté nous soyons enrichis » (2 Cor. 8. 9).
L’holocauste, brûlé entièrement sur l’autel, matin et soir, nous amène à considérer la vie du Seigneur sur la terre, pendant laquelle, chaque minute a été dédiée à Son Père. Il pouvait dire : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29). L’offrande de gâteau accompagnait l’holocauste, et si le Seigneur le permet, nous aborderons ce sujet prochainement. C’est un terrain saint car il touche à la vie, à la mort et à la résurrection de notre Sauveur ; il touche à la reconnaissance que nous devons à notre Rédempteur, qui nous a achetés pour son Dieu et Père. C’est Lui qui est né dans une étable, pour terminer Sa vie sur une croix d’infamie ! C’est Lui qui fut méprisé, rejeté, humilié, couronné d’épines et crucifié ! Mais Il a été ressuscité par la gloire du Père, et la couronne d’épines a été remplacée par une couronne d’or fin (Ps. 21. 3).