L’ŒUVRE DE LA GRÂCE

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C’est par la grâce que vous êtes sauvés. Éph. 2. 8.

 

L’ŒUVRE DE LA GRÂCE

 

Les fils de Coré avaient la conscience de la grâce de Dieu, qui leur avait donné un service et une place dans l’habitation de l’Éternel, dans le temple (cf. Ps. 84).
L’apôtre Paul avait une conscience encore plus grande de la grâce. Il se nomme en Éph. 3. 8, « moins que le moindre de tous les saints » ; ailleurs, le premier des pécheurs (1 Tim. 1.15), et « le moindre des apôtres » (1 Cor. 15. 9). Pourtant, c’est précisément ce Saul de Tarse que la grâce a sauvé et a appelé à être un serviteur.
L’apôtre Pierre renia le Seigneur, et connut pour lui-même ce qu’est la vraie restauration ; la grâce lui donna la maturité pour être le berger et le gardien des brebis de Christ.
Jean-Marc s’était découragé, n’étant pas prêt pour le service, mais il fut relevé et put, plus tard, dans l’évangile qu’il écrivit, présenter le Seigneur Jésus comme le Serviteur de Dieu, fidèle et infatigable. (Act. 15. 37 à 39 ; 2 Tim. 4. 11).
Onésime, dont le nom signifie utile, était un esclave qui s’était enfui de chez son maître. C’est seulement après que, à Rome, il ait été amené au Seigneur par Paul, qu’il put rendre son nom honorable. Paul trouva en lui une assistance utile. (Philémon 10 à 13).
Lorsque Marie de Magdala vivait encore dans son état de pécheresse, elle était dans l’esclavage des puissances démoniaques ; mais quand elle fut libérée de la puissance du mal, elle aimait le Seigneur Jésus, et elle put apporter aux disciples le message infiniment merveilleux de Sa résurrection (Marc 16. 9 ; Jean 20. 17).
Tout cela, c’est ce que peut faire la grâce !
La grâce ne connaît pas de limites, et l’amour demeure éternellement.

 

D’après Der Herr ist nahe Mai 2020

 

LES NOMS COMPOSÉS DE JÉHOVAH (L’ÉTERNEL)

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LES NOMS COMPOSÉS DE JÉHOVAH (L’ÉTERNEL)

 

Et Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Et il dit : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : JE SUIS m’a envoyé vers vous. Ex. 3. 14.

 

JÉHOVAH

Jéhovah est le deuxième nom de Dieu qu’on trouve dans l’Ancien Testament. Il apparaît pour la première fois en Genèse 2. 4, et il est employé, en tout, environ 6 000 fois. Il signifie : Celui qui était toujours, qui est toujours, qui sera toujours, l’Éternel. Il est mentionné beaucoup plus souvent dans la Bible que tout autre nom de Dieu.
Le sens du nom Jéhovah est donné par Dieu Lui-même. C’est un nom qui exprime la relation d’alliance avec l’homme. Vous vous souvenez sans doute comment l’Ange de l’Éternel – dans ce cas, nul autre que Jéhovah Lui-même – parla à Moïse à partir du buisson en feu qui n’était pourtant pas consumé. Il lui annonça qu’Il était descendu pour délivrer les fils d’Israël de l’esclavage cruel de l’Égypte, et donna à Moïse la mission d’être Son serviteur dans cette affaire.
Il semble que les Juifs avaient une révérence particulière pour ce nom de Jéhovah, au point qu’ils ne se permettaient pas de le prononcer. Ils employaient à sa place d’autres noms de Dieu. Puissions-nous, comme chrétiens, montrer de la révérence lorsque nous prononçons le saint nom de Dieu !
Nous allons par la suite considérer les différentes manières dont ce Nom merveilleux est amené devant nos yeux, en ajoutant un deuxième nom à celui de Jéhovah, montrant de quelle manière une bénédiction après l’autre vient à l’homme, et cela dans le fait de l’humanité de notre Seigneur, de Sa vie merveilleuse, et de Sa mort expiatoire sur la croix.

Et Abraham leva ses yeux, et vit, et voici, il y avait derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Et Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu. Gen. 22. 13 et 14

Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon Père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble. Gen. 22. 7 et 8.

 

JÉHOVAH-JIRÉ

On trouve ce nom composé en Gen. 22. 1 à 14. Nous lisons là que Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui commanda de prendre Isaac, le fils de la promesse, dont le nom même signifie rire, son fils unique né miraculeusement, et de l’offrir en holocauste. Nous nous souvenons qu’Abel offrit un sacrifice des premiers-nés de son troupeau. Noé, quand il sortit de l’arche, prit de toute bête pure et de tout animal pur, et les offrit en holocauste à l’Éternel. Mais là, c’était la première occasion où un sacrifice humain était demandé. Ce sacrifice est ainsi prophétique du Père offrant Son Fils bien-aimé.
Au moment critique précis où Abraham allait égorger son fils en obéissance à l’Éternel, sa main fut retenue, et Isaac fut épargné. C’est à ce moment-là que se placent les versets ci-dessus.
Cette scène eut lieu sur le Mont Morija. Des siècles s’écoulèrent, et nous voyons Jésus, le Jéhovah de l’Ancien Testament, mourir sur la croix infâme à Jérusalem, en vue du Mont Morija, comme accomplissement de la prophétie proférée par Abraham.

Dans les versets précédents, Isaac avait posé une question qui dut transpercer d’une angoisse profonde le cœur de son père. Il y avait là le bois et le feu, mais où était l’agneau pour l’holocauste ? La réponse prophétique d’Abraham fut que Dieu (Élohim) Lui-même pourvoirait à un agneau pour l’holocauste.
Comme cela est vu de façon glorieuse quand Jean le Baptiseur, le précurseur de Christ, contempla Jésus venant à lui et s’exclama : « Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1. 29). Et cela fut montré de façon encore plus merveilleuse quand notre Sauveur mourut sur la croix du Calvaire, pour la gloire de Dieu, et pour procurer le salut à tous ceux qui mettent leur confiance en Lui.
On voit ainsi comment le mot Jiré, ajouté au mot Jéhovah, nous présente ce qui est préparé dans la pensée de Dieu pour la bénédiction de l’homme tristement tombé – le récit complet de la manière dont un Dieu qui conclut une alliance s’approcherait des hommes au prix de la mort de Son Fils bien-aimé.
Il ne nous sera jamais permis d’oublier cela. Dans la vision de la sainte cité descendant du ciel – présentation symbolique de l’Église en relation avec la période du Millénium, il nous est rappelé que le Dieu Tout-puissant, et l’Agneau, en sont la lumière ; que l’Église elle-même est la femme de l’Agneau. Quel privilège de pouvoir nous souvenir de ce précieux Agneau de Dieu dans Sa mort, encore de nos jours dans la fraction du pain !

Je suis l’Éternel qui te guérit. Puis ils vinrent à Élim, où il y avait douze fontaines d’eau et soixante-dix palmiers ; et ils campèrent là, auprès des eaux. Ex. 15. 27.

 

JÉHOVAH-ROSHI

L’Éternel qui te guérit (Ex. 15. 26) est la traduction du titre hébraïque Jéhovah-Roshi. La maladie, comme nous le savons, est la conséquence du péché. Si notre Seigneur devait s’occuper avec justice du fruit, Il devait s’occuper de la racine, et cela nécessitait la croix avec toutes ses souffrances et sa terreur. La vie de notre Seigneur, sous cet aspect, était extraordinaire.
Toutes les fois qu’Il guérissait un lépreux, toutes les fois qu’Il faisait marcher un boiteux, qu’Il rendait la vue à un aveugle, qu’Il faisait entendre un sourd, Il devait être profondément conscient que, en faisant cela, seule Sa mort en sacrifice sur la croix serait capable de résoudre la racine de la question du péché, et qu’elle montrerait qu’Il avait été juste en guérissant la pauvre humanité de ses souffrances, tristes fruits du péché. Par ces miracles à la vue des hommes, Il donnait sur la terre la preuve de Sa puissance pour pardonner. Nous lisons, en Luc 5. 24 et 25 : « Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés – il dit au paralytique : – Je te dis, lève-toi, prends ton petit lit et va dans ta maison. Et à l’instant, il se leva devant eux, prit le lit sur lequel il était couché et alla dans sa maison, glorifiant Dieu ».
Ce que le Seigneur accomplissait en partie lorsqu’Il était ici-bas dans l’humiliation, sera exposé dans sa plénitude et sa puissance au jour où Lui, le Soleil de justice, se lèvera avec la guérison dans Ses ailes (Mal. 4. 2).

 

Et Moïse bâtit un autel, et appela son nom : Jéhovah-Nissi ; et il dit : Parce que Jah a juré, l’Éternel aura la guerre contre Amalek de génération en génération. Ex. 17. 15.

 

JÉHOVAH-NISSI

Nous voyons, en Exode 17. 8 à 16, Amalek combattant contre les fils d’Israël à Rephidim. Moïse monta au haut de la colline, ayant le bâton de l’Éternel à la main, accompagné par Aaron et Hur. Quand Moïse levait la main, Israël avait le dessus ; quand il l’abaissait, c’était Amalek qui avait le dessus. Mais les mains de Moïse devenant pesantes, Aaron et Hur le firent asseoir sur une pierre, en lui tenant les mains élevées. Ils firent cela jusqu’au coucher du soleil. Et ainsi, Josué brisa le pouvoir d’Amalek et de son peuple avec le tranchant de l’épée.
Nous avons là un type merveilleux de l’intercession de notre Seigneur dans les hauts-lieux pour Son peuple dans son combat contre l’ennemi – le monde, la chair, et le diable.
Mais comme le contraste est frappant : les mains de Moïse devenant pesantes et fatiguées, nécessitant d’être soulevées – notre Souverain Sacrificateur, le Seigneur Jésus Christ, [intercède] ou [exerce sa fonction] dans la puissance d’une vie éternelle (Héb. 7. 16). En Lui, on ne voit pas que Ses mains saintes cessent d’être élevées, il n’y a jamais de défaillance en Lui. Ce qui, pour nous, cause défaite et humiliation, c’est que nous manquons de faire appel aux merveilleuses ressources que nous avons dans notre Seigneur pour nous aider dans le combat. Avec Lui, il n’y a que victoire.
Nous lisons que, à la suite de cette victoire sur Amalek, « Moïse bâtit un autel et appela son nom : Jehovah-Nissi » (L’Éternel mon enseigne) (Exode 17. 15). Sous une telle bannière, la seule chose possible, c’est la victoire.

 

Et l’Éternel lui dit : Paix te soit ; ne crains point, tu ne mourras pas. Et Gédéon bâtit là un autel à l’Éternel, et l’appela Jehovah-Shalom. Jusqu’à ce jour il est encore à Ophra des Abiézerites. Jug. 6. 23 et 24.

 

JÉHOVAH-SHALOM

Nous lisons que, au temps des Juges, les Madianites opprimaient fortement les fils d’Israël. Quand les Israélites crièrent à l’Éternel dans leur détresse, Il envoya un prophète avec un message très sérieux. Puis un ange de l’Éternel apparut à Gédéon, un jeune homme occupé à battre du froment dans le pressoir pour le cacher de devant les Madianites pillards. L’Ange de l’Éternel, Jéhovah Lui-même, impressionna le jeune homme en lui disant : « L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme » (Jug. 6. 12) et lui donna ensuite la mission de délivrer Israël du joug asservissant des Madianites.
Gédéon, voyant que Celui qui parlait avec lui était l’Ange de l’Éternel, demanda un signe, ce qui lui fut accordé. Gédéon prépara un chevreau et des pains sans levain d’un épha (22 litres) de farine. Il présenta ces choses à son Visiteur céleste, qui étendit le bout de son bâton et les toucha – et le feu monta du rocher et les consuma. Et l’Ange de l’Éternel disparut de devant lui.
Lorsque Gédéon s’aperçut que le Visiteur céleste était un ange de l’Éternel, il fut consterné. L’Éternel apaisa son esprit en lui disant : « Paix te soit ; ne crains point ; tu ne mourras pas » (Jug. 6. 23).
Ne pouvons-nous pas transposer cela dans le Nouveau Testament, et bénir Dieu pour la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, qui gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus. En conséquence, lorsque nos pensées sont occupées des choses qui sont vénérables, justes, pures, aimables, de bonne renommée, nous pouvons compter que le Dieu de paix, Jehovah-Shalom, sera avec nous. (cf Phil. 4. 4 à 9).

 

L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Ps. 23. 1.

 

JÉHOVAH-RAAB

Comme les premiers mots de ce Psaume 23 si connu sont connues et aimées partout par les chrétiens. Combien est réconfortante la pensée que le Seigneur est notre Berger. Comme Il prend soin de Ses brebis, et comme Il est patient quand elles s’écartent de dessous Sa main qui les protège et les guide.
Ces paroles ont apporté du réconfort à des multitudes de croyants éprouvés dans les temps de l’Ancien Testament, et également à des multitudes de croyants de la période chrétienne. On a écrit beaucoup de livres sur ce Psaume, et le thème en reste inépuisable.
N’est-ce pas merveilleux que l’Éternel Lui-même soit notre Berger alors que nous marchons à travers ce désert hostile, dans la vallée de l’ombre de la mort ? Le Bon Berger, non seulement est mort pour nous, mais comme le Grand Berger ressuscité d’entre les morts (Héb. 13. 20), Il vit pour nous et s’engage à prendre soin de nous à chaque pas de notre marche vers la Maison du Père. L’enfant de Dieu peut chanter avec triomphe : « Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours ».

Ô Toi, notre grand Pasteur plein de grâce
Dont le sang a été versé pour nous,
Toi qui as été livré à la honte et à la mort,
Et tout cela pour nous amener près de Dieu !
Nos cœurs maintenant désirent T’adorer,
Nous jouissons maintenant de Ton amour qui a été jusqu’à la mort,
Alors que par la foi nous venons devant toi,
Cette foi qui élève nos âmes.

C. A. Wellesley

 

L’Éternel des armées est avec nous ; le Dieu de Jacob nous est une haute retraite. Sélah. Ps. 46. 7.

 

JÉHOVAH- SABAOTH

Ce nom signifie L’Éternel des armées [de l’univers]. On le trouve plus de 300 fois dans l’Ancien Testament. Il vaut la peine de remarquer que c’est la seule exception, parmi tous ces noms composés, qu’on trouve également dans le Nouveau Testament. En Rom. 9. 29, nous lisons : « Si le Seigneur Sabaoth ne nous avait laissé quelque semence, nous serions devenus comme Sodome et nous aurions été semblables à Gomorrhe ». De cette expression résulte l’emploi du mot Sabaoth, qui est l’équivalent grec de l’hébreu Tsaba (armée). Ce mot composé se trouve abondamment dans l’Ancien Testament. Dans Ésaïe seulement, on trouve soixante fois ce beau titre. Il implique la pensée d’une puissance et de ressources puissantes et irrésistibles dans les mains de l’Éternel.
Qu’il est heureux d’avoir l’assurance que nous avons l’Éternel, Jéhovah-Sabaoth, avec nous : rien de moins qu’un pouvoir tout-puissant de notre côté ; de savoir que le Dieu de Jacob est avec nous ; ce qui signifie que, si Dieu pouvait avoir de la patience avec une branche tordue comme l’était Jacob, ne sera-t-Il pas patient avec nous, qui sommes si loin de ce que nous pourrions être ?

Si nous nous étions confiés dans nos propres forces,
Nos efforts auraient été vains ;
Si nous n’avions pas eu à nos côtés l’Homme qui convenait,
L’Homme du propre choix de Dieu.
Demandes-tu qui cela peut être ?
C’est Jésus Christ, c’est Lui.
Son nom, c’est Jéhovah- Sabaoth,
Qui est le Même d’âge en âge,
Et Il gagnera la bataille.

Martin Luther

 

Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, et je susciterai à David un Germe juste ; et il régnera en roi et prospérera, et exercera le jugement et la justice dans le pays. Dans ses jours Juda sera sauvé et Israël demeurera en sécurité ; et c’est ici le nom dont on l’appellera : l’Éternel notre justice. Jér. 23. 5 et 6.

 

JÉHOVAH-TSIDKENU

Ce nom signifie L’Éternel notre justice. (Jér. 23. 6 et 33. 16). Lorsque le Seigneur viendra pour régner en justice sur ce monde débarrassé du péché et de sa triste histoire de sang et de larmes, il nous est dit quel sera Son nom.
Qu’il est précieux de savoir que la justice divine a été établie au travers de la mort propitiatoire de notre Seigneur, de sorte que la bénédiction peut en découler en faveur des pécheurs perdus.
Et lorsque nous voyons toutes les tourmentes au milieu des nations, certains régimes politiques menaçant de couvrir le monde de leur propagande opposée à Dieu, qu’il est heureux pour nous de savoir que le Seigneur établira Son gouvernement en justice dans ce monde.
Où la Ligue des nations unies, et toutes les autres organisations d’union, tous les efforts de l’homme échouent, notre Seigneur réussira, apportant la paix et la sécurité dans ce monde troublé. La création qui soupire réclame à haute voix le Prince de paix.

Seigneur, nos cœurs soupirent
Pour le jour glorieux, lorsque, à Ton retour,
Tous reconnaîtront Ton autorité.
Les chaînes tomberont devant Toi,
Ô puissant Roi des rois ;
Les anges T’adoreront,
Cependant que la création chantera.

C. A. Wellesley

 

Le circuit était de dix-huit mille coudées (9kms) ; et le nom de la ville, dès ce jour : l’Éternel est là. Éz. 48. 35.

 

JÉHOVAH-SHAMMA

Ce beau titre se trouve dans les dernières paroles de la prophétie d’Ézéchiel. Jérusalem a été en vérité une pierre pesante pour les nations, et le sera encore bien davantage : « Et il arrivera, en ce jour-là, que je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples : tous ceux qui s’en chargeront s’y meurtriront certainement ; et toutes les nations de la terre seront rassemblées contre elle. (Zach. 12. 3.)» Ce qui ne peut être accompli par les projets de l’homme, par ses parlements, par ses armées, par les astuces de sa diplomatie, sera effectué en un instant quand notre Seigneur prendra en mains les rênes du gouvernement. La paix viendra sur Jérusalem, qui a été la scène de conflits pendant des siècles. Lorsque le Prince de paix sera présent, comme tout sera tranquille.
Maintenant même, nous pouvons, individuellement, avoir la présence du Seigneur avec nous. Quel calme cela apporte à l’esprit. Quelle paroles merveilleuses, de terminer cette série de noms composés par :

L’Éternel est là

 

Dans Ta présence, nous sommes heureux,
Dans Ta présence, nous sommes en sécurité ;
Dans Ta présence, toutes les afflictions,
Nous pouvons les supporter.
Dans Ta présence nous pouvons triompher,
Nous pouvons souffrir, nous pouvons mourir.
Éloignés de Toi, nous sommes faibles ;
Que Ton amour nous garde donc près de Toi.

W. Williams

D’après The Lord is near Juillet à Août 1980

SAUL DE TARSE

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SAUL DE TARSE – Actes 9

Ce qu’il a ressenti dans des moments difficiles

 

Le sujet de ce message, c’est l’apôtre Paul, mais pas l’apôtre Paul dans l’immense ministère qui lui a été confié, mais plutôt l’apôtre Paul dans ce qu’il a pu ressentir dans trois circonstances difficiles de sa vie.
Pour cela nous allons commencer par lire un premier passage dans le livre des Actes au chapitre 9. « Or Saul, respirant encore menace et meurtre contre les disciples du Seigneur, alla au souverain sacrificateur et lui demanda pour Damas des lettres adressées aux synagogues, en sorte que, s’il en trouvait quelques-uns qui fussent de la voie, il les amenât, hommes et femmes, liés à Jérusalem. Et, comme il était en chemin, il arriva qu’il approcha de Damas ; et tout à coup une lumière brilla du ciel comme un éclair autour de lui. Et étant tombé par terre, il entendit une voix qui lui disait : Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? Et il dit : Qui es-tu, Seigneur ? Et il dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et entre dans la ville ; et il te sera dit ce que tu dois faire… Or il y avait à Damas un disciple nommé Ananias ; et le Seigneur lui dit en vision : Ananias ! Et il dit : Me voici, Seigneur. Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, et va dans la rue appelée la Droite, et cherche dans la maison de Judas un nommé Saul, de Tarse ; car voici, il prie, et il a vu en vision un homme nommé Ananias, entrant et lui imposant la main pour qu’il recouvrât la vue. Et Ananias répondit : Seigneur, j’ai ouï parler à plusieurs de cet homme, combien de maux il a faits à tes saints dans Jérusalem ; et ici il a pouvoir, de la part des principaux sacrificateurs, de lier tous ceux qui invoquent ton nom. Mais le Seigneur lui dit : Va ; car cet homme m’est un vase d’élection pour porter mon nom devant les nations et les rois, et les fils d’Israël ; car je lui montrerai combien il doit souffrir pour mon nom » (v. 1 à 6, 10 à 16).
Pensons à ce qu’était Saul de Tarse : hébreu des Hébreux, depuis sa plus tendre enfance élevé dans le judaïsme. Dès qu’il a pu entendre, comprendre, cet enfant a été nourri de cette religion.
On peut dire, concernant Saul de Tarse, que le judaïsme, il l’a eu dans le biberon. Et non seulement cela, mais Saul de Tarse a adhéré de toutes les fibres de son être à ce qu’on lui a enseigné. Il a bu cette religion. Il a eu un zèle extraordinaire pour cette religion.
Il était plus avancé que les autres dans la connaissance du judaïsme. Il avait eu des maîtres renommés comme Gamaliel. Il avait développé une haine mortelle contre tout ce qui s’appelait chrétien. Il sentait, peut-être confusément, que le christianisme était la ruine du judaïsme.

Déjà dans le livre de Ruth, le premier qui a le pouvoir de rachat sur les possessions d’Élimélec, qui représente la loi, dit : « Je ne puis pas le racheter pour moi, de peur que je ne ruine mon héritage » (4. 6). Et peut-être que Saul de Tarse se rendait compte que ce christianisme risquait de ruiner le judaïsme auquel il était tellement attaché.
Et à cause de cette haine, le voilà sur le chemin de Damas, des lettres en poche pour lui faciliter l’accès auprès de tout ce qui était religieux à Damas et pour qu’il puisse ramener, liés, les chrétiens qu’il exécrait. Le voilà qui est arrêté sur son chemin, et jeté par terre. Voilà que, dans une poignée de minutes, peut-être une poignée de secondes, tout son judaïsme va voler en éclats, tout ce à quoi il s’était raccroché jusqu’à ce jour-là. Eh bien ! tout, tout a été pulvérisé.
Le voilà par terre comme un autre, son homonyme dans l’Ancien Testament. Lui aussi de la tribu de Benjamin, lui aussi, il s’appelle Saül. Il est le premier roi d’Israël. Lui aussi était grand, grand de taille, dépassant tout le peuple de la tête. Vous me direz : Saul de Tarse était-il si grand ? Peut-être pas physiquement, mais il dépassait tout le monde sur le plan religieux.
Il avançait plus que ses congénères dans la connaissance du judaïsme, et le voilà aussi par terre. Seulement la grande différence, c’est que, si Saül est tombé par terre de toute sa hauteur, cette chute à En-Dor (1 Sam. 28. 20) annonçait la chute définitive de cet homme qui s’est jeté sur son épée pour se suicider (1 Sam. 31. 4).

Saul de Tarse est aussi par terre. Il y a aussi une épée, mais cette épée c’est la parole du Seigneur qui s’adresse à lui, qui va lui donner une vie éternelle. Lorsque, par terre, il a perdu tout son judaïsme, cet homme qui ne peut plus se raccrocher à rien, entend cette voix : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? »
Nous avons, dans la Parole, sept personnes qui sont appelées deux fois par leur nom, et dans chacun de ces sept cas, on peut dire qu’il y a une émotion divine dans des circonstances particulièrement émouvantes où nous sentons battre le cœur de Dieu.

La première fois, c’est quand Abraham, à Morija, a son couteau levé sur son fils et que pour lui se sont éteintes en cet instant toutes ses aspirations, tous ses espoirs. Isaac, c’était le fils de la promesse et voilà qu’il lui faut le sacrifier, là à Morija. Et au moment où il est déterminé à obéir quoiqu’il lui en coûte, la voix de l’Éternel se fait entendre : « Abraham ! Abraham !… N’étends pas ta main sur l’enfant ». Dieu, en arrêtant la main d’Abraham levée sur son fils Isaac, pensait à ce moment où il n’y aurait personne pour arrêter Sa main lorsqu’Il frapperait Son Fils bien-aimé et qu’il revendiquerait sur Sa tête sainte l’éternité de notre châtiment.

Le deuxième qui a été appelé deux fois par son nom, c’est Jacob. Jacob est un homme qui a toujours été conduit par sa propre volonté. Là, il se trouve aux confins d’Israël, prêt à descendre en Égypte d’où l’appelle son fils bien-aimé, Joseph, ce fils qu’il pensait ne jamais revoir. Eh bien ! cet homme s’arrête. Il a appris à faire passer Dieu d’abord, et là il entend la voix divine s’adresser à lui pour lui dire : « Jacob ! Jacob !… ne crains pas de descendre en Égypte » (Gen. 46. 2 et 3). Dieu a mûri pour Lui-même, dans la vie de cet homme, un fruit infini pour Son cœur, parce que c’est Lui qui l’a fait.

Un troisième qui s’est fait appeler deux fois par son nom, c’est Moïse au buisson ardent. A l’âge où l’on met les gens largement à la retraite, Dieu, l’Éternel, va l’appeler du milieu du buisson : « Moïse, Moïse ». A ce moment-là, dans ce buisson, Moïse avait déjà un avant-goût de tout ce qui l’attendait. Un buisson à épines, c’était Israël, c’était dans le désert qu’il allait traverser avec ce peuple pendant quarante ans, et puis il y avait la présence de Dieu, la présence du Dieu de jugement dont le feu nous parle, mais en même temps le Dieu de grâce parce que le buisson n’était pas consumé.

Abraham, Jacob, Moïse et puis aussi – peut-être – pour des enfants qui nous écoutent – un enfant qui a entendu la voix de l’Éternel l’appeler deux fois par son nom : « Samuel, Samuel ». Il n’y a pas d’enfant trop petit pour entendre la voix de Dieu. Dieu t’appelle. Le Seigneur Jésus désire entrer en communication avec toi.
S’il y a quatre exemples d’hommes appelés deux fois par leur nom dans l’Ancien Testament, il y en a trois dans le Nouveau.

Le premier dans le Nouveau Testament, c’est dans Luc 10 : « Marthe, Marthe » (v. 41), qui était tellement accaparée par son service. Elle en oubliait peut-être un peu les motifs. Elle avait peut-être fait passer son service avant son Maître et par ce qu’elle faisait ; elle a besoin que le Seigneur l’appelle deux fois par son nom : « Marthe, Marthe, tu es en souci et tu te tourmentes de beaucoup de choses ». Mes amis, est-ce que, souvent, cette frénésie de Marthe ne peut pas aussi nous gagner ? Elle avait oublié qu’il y avait quelque chose de plus important que le service qui l’accaparait tant. Il y avait cette place que sa sœur occupait aux pieds du Seigneur. Quelle est la priorité dans notre vie ? Est-ce que c’est l’activité, ou d’abord cette communion avec le Seigneur à la veille de Sa mort ? « Marthe, Marthe ».

Et puis, peu avant qu’Il souffre sur la croix, le Seigneur s’est adressé à son disciple Simon Pierre : « Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi » (Luc 22. 31 et 32). Oui, le Seigneur savait de quoi serait capable Pierre – de Le renier. Pierre, lui, ne se connaissait pas. Il avait affirmé beaucoup de belles choses, et nous aussi, nous sommes capables d’affirmer de très belles choses. Nous sommes capables de chanter des cantiques magnifiques : « Aussi rien sur la terre n’a d’attrait pour mon cœur ». Et puis, qu’en est-il dans la pratique ? Ne devons-nous pas tous confesser qu’il y a un immense fossé entre ce que nous disons, ce que nous sommes capables de dire, et ce que nous réalisons ? Le Seigneur disait des pharisiens à Ses disciples : « Toutes les choses donc qu’ils vous diront, faites-les et observez-les ; mais ne faites pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas » (Mat. 23. 3).

Mes amis, est-ce que ce n’est pas une parole pour nos consciences ? Le Seigneur dit aussi : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jean 13. 17). Le Seigneur a prié pour Pierre. Pierre a affirmé au Seigneur qu’il ne le quitterait point, et il a dû faire la triste expérience de ce qu’était son cœur.
Et là, nous avons le dernier, le septième. « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? » Saul de Tarse alors va poser cette question : « Qui es-tu, Seigneur ? » Il ne pose pas une question sur la doctrine, il ne pose pas une question pour avoir une explication. Il a eu à faire à une Personne. Et cette question peut aussi résonner dans notre cœur : « Qui es-tu, Seigneur ? ». Est-ce que ce n’est pas l’interrogation qui devrait jalonner chaque jour de notre vie ? « Qui es-tu, Seigneur ? » Dans le chapitre 24 de la Genèse, nous avons Rebecca qui sort du désert, accompagnée par le serviteur, et lorsqu’elle lève ses yeux, elle voit un homme qui marche dans les champs. Elle aussi pose une question : « Qui est cet homme qui marche dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur dit : C’est mon seigneur » (Gen. 24. 65). Bien-aimés, est-ce que nous sommes conscients que notre vie chrétienne, c’est avant tout une Personne que nous sommes invités à découvrir chaque jour de notre vie ?

L’apôtre Paul dit dans l’épître aux Philippiens, au chapitre 3 : « pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances » (v. 10).
Alors le Seigneur répond à Saul de Tarse : « Je suis Jésus que tu persécutes ». Et là, déjà, nous avons un des mystères, qui sera confié à l’apôtre Paul, d’expliciter spécialement aux Éphésiens, ce lien indissoluble qui existe entre la Tête glorifiée dans le ciel et Son corps sur la terre. « Je suis Jésus que tu persécutes ». En persécutant les chrétiens, c’était Christ Lui-même qu’il persécutait. Nous sommes liés, bien-aimés, d’une manière indissoluble à la Personne de notre Bien-aimé.

Ce mystère de Christ composé de la Tête glorifiée dans le ciel et de Son corps que nous constituons sur la terre : voilà cette intimité dans laquelle nous sommes introduits. Nous avons ensuite aussi ces paroles du Seigneur s’adressant toujours à Saul de Tarse tombé par terre : « il te sera dit ce que tu dois faire ». Jusqu’à présent, c’est Saul de Tarse qui tenait les rênes. Et voilà les rênes de sa vie qui vont changer de mains. Qu’en est-il de notre christianisme ? Ce n’est pas suffisant de dire : Dieu voulant par ci, Dieu voulant par là. Mais est-ce que nous réalisons que les rênes de notre vie, normalement, ne sont plus entre nos mains, mais entre les mains de Celui qui nous a aimés jusqu’à la mort de la croix ? Saul de Tarse, qui avait fait des démarches pour avoir ces lettres, qui avait pris l’initiative d’aller à Damas, entend maintenant que quelqu’un d’autre que lui a un plan pour sa vie. Est-ce que nous réalisons aussi que le Seigneur désire prendre les rênes de notre vie ?
Il ne désire pas que nous les tenions et que nous soyons toujours conduits par notre propre volonté. Lui désire maintenant nous diriger.

Imaginons Saul de Tarse maintenant aveugle pendant trois jours. Il lui fallait bien trois jours pour surmonter cet évènement inouï, ce cataclysme dans sa vie qui s’est produit sur le chemin de Damas. Mes amis, n’y avait-il pas, humainement, le risque d’en perdre la raison ? Tout ce sur quoi il s’était appuyé avait été pulvérisé. Il a fallu les soins du Seigneur pour garder l’esprit de Paul. « Tes soins ont gardé mon esprit » dit Job (10. 12).

Je voudrais aussi dire un mot d’Ananias. C’est la seule mention que nous avons de ce serviteur du Seigneur. Et comme cela est touchant. L’important pour nous, ce n’est pas d’en faire beaucoup. L’important pour nous, c’est de faire exactement ce que le Seigneur désire que nous fassions.
Ananias est là, disponible. Lorsque le Seigneur l’appelle, nous l’entendons dire : « Me voici, Seigneur ». Voilà la disposition d’Ananias. Où en sommes-nous par rapport au Seigneur ? Lorsqu’Il veut nous employer, sommes-nous prêts à dire : « Me voici, Seigneur » ? Et lorsqu’il entend la mission qui lui est confiée, on peut imaginer que ses oreilles ont quelque peu tinté quand il a entendu le nom de Saul de Tarse. Il ne l’avait peut-être jamais vu, mais il en avait entendu parler. Pour lui, Saul de Tarse était un ennemi juré du christianisme. Et non seulement cela, mais il savait que Saul de Tarse était en route pour venir à Damas, respirant menace et meurtre contre des gens comme lui.
Imaginons les chrétiens de Damas. Peut-être ont-ils prié, peut-être ont-ils supplié le Seigneur : « Seigneur, un terroriste vient pour nous persécuter. Empêche-le de venir ». Ils ont peut-être prié pour que le Seigneur empêche Saul de Tarse de venir. Le Seigneur a répondu à leur prière, mais différemment. Ils craignaient un ennemi, le Seigneur leur envoie un frère.
Et lorsque Ananias entend parler de Saul de Tarse, il entend aussi : « cet homme m’est un vase d’élection ». Un vase, c’est un récipient. Souvent dans la Parole on parle de vases. Aujourd’hui, un vase est fait pour mettre des fleurs. Mais dans ce temps-là, un vase, c’était en général tout ce qui était un récipient, un récipient dans lequel on met quelque chose. Et nous sommes, à ce titre-là, tous des vases que le Seigneur voudrait remplir. Bien sûr, si le vase est plein de choses du monde, le Seigneur ne pourra rien y mettre. Mais si le vase que nous représentons tous est disponible dans la main du Seigneur, le Seigneur voudra, selon ce qui est dit dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 4, y mettre un trésor. « Cet homme m’est un vase d’élection ».
Quel projet majestueux, souverain, avait le Seigneur à l’égard de Saul de Tarse ! Quand nous pensons que cet homme était un danger. Quelquefois on dit : oui, il y a un grand miracle dont nous parle la Parole. C’est le Seigneur qui dit : « si ceux-ci se taisent, les pierres crieront » (Luc 19. 40). Bien sûr, cette phrase du Seigneur a un aspect prophétique. Les ruines sont là pour nous enseigner. Mais malgré tout, une pierre qui crie, c’est un grand miracle. Mais quand même, une pierre n’a pas de volonté opposée au Seigneur. Une pierre, c’est inerte, tandis que Saul de Tarse avait une volonté complètement opposée au Seigneur, et le Seigneur l’a brisé pour en faire un vase à honneur pour lui.

Aussi, dernier point quant à cette scène. Il est dit : « je lui montrerai combien il doit souffrir pour mon nom ». Le Seigneur Jésus ne nous a jamais promis une vie facile. Le Seigneur Jésus n’a jamais dit que, quand on devient chrétien, on doit annoncer l’évangile en disant : « Devenez chrétien et tout sera merveilleux ». Oui, d’un côté tout sera merveilleux, mais d’un autre côté les souffrances ne nous seront pas forcément épargnées.
Et l’apôtre Paul en a fait l’expérience plus que la plupart d’entre nous. Lorsque nous lisons le chapitre 11 de la 2e épître aux Corinthiens nous voyons dans quelles conditions d’adversité, de persécutions, de difficultés, il a exercé le ministère que le Seigneur lui avait confié. Mais en même temps, lorsqu’il se trouve une fois dans le banc des accusés, en face d’Agrippa et de Bérénice qui sont là en grande pompe, si on avait pu à ce moment-là prendre une photo et qu’on montre cela à un enfant : d’un côté, le roi, la reine, et d’un autre côté un prévenu dans le banc des accusés, on aurait pu demander à un enfant : « à la place duquel tu aurais aimé être ? » Humainement la réponse est : « je voudrais être comme le roi et pas comme ce pauvre prisonnier qu’on sort de sa cellule et qui va y retourner ». Et pourtant l’apôtre Paul va dire à tous ces gens bien, à tous ces gens qui tiennent le haut du pavé, tous ces gens qui semblent avoir la vie si facile : « Plût à Dieu que non seulement toi, mais aussi tous ceux qui m’entendent aujourd’hui, vous deveniez de toutes manières tels que je suis, à part ces liens » (Actes 26. 29). C’est-à-dire que Paul n’enviait absolument personne. Il avait trouvé dans le cœur du Seigneur Jésus ce qu’il n’était prêt à échanger contre rien du tout.

Nous allons passer à une autre circonstance que nous trouvons aussi dans les Actes, cette deuxième circonstance où l’apôtre Paul a passé un moment difficile. Nous lirons simplement le verset 11 d’Act. 23 :
« Et la nuit suivante, le Seigneur se tint près de lui et dit : Aie bon courage ; car comme tu as rendu témoignage des choses qui me regardent, à Jérusalem, ainsi il faut que tu rendes témoignage aussi à Rome ».
Je ne sais pas s’il vous arrive, le soir, en posant votre tête sur l’oreiller, de repasser mentalement la journée. Vous vous souvenez peut-être que vous n’avez pas été tout à fait ce qu’il faut, peut-être que vous n’avez pas su saisir une occasion d’annoncer l’évangile, vous vous souvenez peut-être d’une parole qui n’était pas vraiment dans la lumière, d’une pensée qui n’était pas digne de notre Seigneur.
L’apôtre Paul en est un peu là. Il est là dans une prison froide, peut-être n’a-t-il pas d’oreiller, mais on peut imaginer qu’il repasse les évènements de la journée. Il pouvait penser à sa comparution devant le sanhédrin, un tribunal qui lui est particulièrement hostile parce que, pour le sanhédrin, ce tribunal religieux, Paul est un traître, c’est un renégat. Il y a peut-être, parmi le tribunal, des gens avec lesquels il a grandi, certains avec lesquels il a échangé sur le judaïsme autrefois, et maintenant ses anciens coreligionnaires sont tous ses ennemis, par dessus tout parce que tous ces gens-là ne peuvent pas lui pardonner une chose : c’est d’avoir osé toucher à leur monopole. Les Juifs étaient absolument persuadés d’avoir l’exclusivité de la bénédiction divine. Et dans ce que Paul avait dit dans son dernier discours du chapitre 22, on l’a écouté jusqu’à cette dernière phrase où le Seigneur a dit à Paul : « Va, car je t’enverrai au loin vers les nations » (v. 21).
Comment ces nations qui étaient honnies des Juifs, comment ose-t-il dire que ces gens peuvent accéder à la bénédiction ? Alors, devant ce tribunal, Paul a pu mesurer combien il était loin de son Maître.
Peut-être que c’était le même endroit où le Seigneur Jésus a comparu devant Caïphe. Bien sûr, le Seigneur a été là dans ce tribunal dans Sa perfection divine, alors que Paul a commencé à mal parler au souverain sacrificateur et qu’il a dû s’en excuser publiquement devant tout le monde. Il a pu mesurer ce qui le distançait de son Maître.
Il a aussi, en utilisant les tensions qui existaient dans ce sanhédrin entre les pharisiens et les sadducéens,  jetés ces hommes les uns contre les autres en lançant le sujet de la résurrection. Oui, c’était peut-être très diplomatique, mais était-ce digne de son Maître ? Paul est là maintenant dans sa prison.
Il y a bien des choses aussi dans notre vie que nous voudrions peut-être faire, et nous ne le pouvons pas. Et puis au milieu de cette prison, cette nuit-là, tout à coup quelque chose s’éclaire : le Seigneur est là pour encourager Son serviteur découragé. Oui, Paul pouvait mesurer qu’il n’avait pas été ce qu’il fallait. Pourtant le Seigneur est là pour l’encourager, pour lui renouveler son mandat : « tu as rendu témoignage des choses qui me regardent, à Jérusalem, ainsi il faut que tu rendes témoignage aussi à Rome ».
Le Seigneur l’encourage. Lorsque nous sommes découragés – et peut-être est-ce le cas de l’un ou l’autre de ceux qui écoutent ce message – souvenons-nous que nous ne sommes pas des surhommes, l’apôtre Paul non plus. Mais nous avons le même Seigneur, Celui qui veut se tenir auprès de chacun de Ses bien-aimés, alors que, bien souvent, nous ne sommes pas ce qu’il faut. Nous pouvons nous remémorer des journées qui n’ont pas été à Sa gloire. Le Seigneur est là. Il est Celui qui ne fait pas de reproches, toujours disposé à Se tenir auprès des Siens pour les encourager.
Le programme, le Seigneur le lui annonce : tu rendras témoignage à Rome. Les Juifs avaient bien un autre projet pour l’apôtre Paul. Ils voulaient, avec ruse, le faire transporter, le faire sortir, pour le faire interroger. Leur intention : c’était de le tuer. Ils s’étaient même inscrits dans une espèce de conjuration. Ils avaient dit qu’ils ne mangeraient pas jusqu’à ce qu’ils aient tué Paul. Mais ce n’est pas ce que les hommes échafaudent, les complots des hommes, qui s’accomplissent. La Parole de Dieu, c’est celle-là qui s’accomplira. On pense à ces hommes qui avaient fait un vœu de ne pas manger. J’imagine, au bout de quelques jours, comment ils ont été devant la nourriture… Ils ont bien été obligés de manger, reconnaissant que le vœu par lequel ils s’étaient liés, ils avaient bien été obligés de l’enfreindre, désobéissant ainsi à la loi. Mais leur judaïsme était tellement attaché à leur corps, que cela n’a pas parlé, semble-t-il, à leur conscience et à leur cœur.

La troisième circonstance, et la dernière, c’est lorsque Paul est en prison. Nous savons que Paul a été surabondamment en prison. Il le dit dans le chapitre 11 de la 2e épître aux Corinthiens.
Là, Paul est dans une prison particulièrement difficile. C’est sa dernière captivité à Rome. Il y en avait eu une première, où c’était plutôt de la garde à vue, où il avait été, bien sûr, gardé par des soldats, mais où il avait quand même possibilité de voir des frères et sœurs, et de les recevoir dans son appartement (Act. 28. 16,30).
Mais là, dans la 2e épître à Timothée au chapitre 1er, il écrit :
« Tu sais ceci, que tous ceux qui sont en Asie, du nombre desquels sont Phygelle et Hermogène, se sont détournés de moi. Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé et n’a point eu honte de ma chaîne, mais, quand il a été à Rome, il m’a cherché très-soigneusement et il m’a trouvé. Le Seigneur lui fasse trouver miséricorde de la part du Seigneur dans ce jour-là ; et tu sais mieux que personne combien de services il a rendus dans Éphèse » (v. 15-18).
C’est la dernière captivité de Paul. Il n’en sortira que pour aller au supplice. Nous lisons aussi l’autre passage qui nous parle, dans cette même captivité, de ce qu’a connu ce serviteur à la fin de sa vie.
« Or j’ai envoyé Tychique à Éphèse. Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé en Troade chez Carpus, et les livres, spécialement les parchemins. Alexandre, l’ouvrier en cuivre, a montré envers moi beaucoup de méchanceté ; le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Garde-toi aussi de lui, car il s’est fort opposé à nos paroles. Dans ma première défense, personne n’a été avec moi, mais tous m’ont abandonné : que cela ne leur soit pas imputé. Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié, afin que par moi la prédication fût pleinement accomplie et que toutes les nations l’entendissent ; et j’ai été délivré de la gueule du lion. Le Seigneur me délivrera de toute mauvaise œuvre et me conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen » (2 Tim. 4. 12 à 18).
Paul est un vieillard, dans une prison difficile, mêlé peut-être avec toute sorte de prisonniers de droit commun. C’est un vieillard, et il a besoin d’un manteau. Le grand apôtre, grelottant peut-être dans une nuit froide, était emprisonné – et pourtant ce n’était pas cela qui étreignait le plus son cœur. Bien sûr, il n’était pas un surhomme, bien sûr, il ne passait pas au-dessus des circonstances. Mais sa tristesse, c’est ce qu’il exprime dans le début de notre lecture lorsqu’il dit « tous ceux qui sont en Asie, du nombre desquels sont Phygelle et Hermogène, se sont détournés de moi ».
Ce n’était pas tellement qu’on avait abandonné physiquement l’apôtre Paul, c’est qu’on ne voulait plus de son enseignement. Et cela, c’est extrêmement solennel dans les jours dans lesquels nous sommes arrivés. L’apôtre Paul avait enseigné fidèlement ce que le Seigneur lui avait confié. On avait voulu un christianisme plus facile, en particulier il y avait ce qu’il a enseigné dans l’épître aux Romains, la ruine totale de l’homme, ce qui est diamétralement opposé à l’esprit du monde qui base tout sur l’humain. Eh bien ! cela on n’en voulait plus. Quelle tristesse pour l’apôtre !

Dans un temps aussi très sombre, celui du livre des Juges au chapitre 2, nous avons ce verset si poignant qui ressemble un peu à ce que nous avons là lorsqu’il nous est dit que « l’Ange de l’Éternel monta de Guilgal à Bokim ». Guilgal c’était justement l’endroit du jugement de la chair, de la circoncision. Et pourquoi l’ange quitte-t-il ce lieu ? Il le quitte parce qu’il n’y avait plus personne, et il s’en va à Bokim, le lieu des pleurs.
Où en sommes-nous par rapport à cela ? Est-ce que, dans notre vie chrétienne, nous intégrons ce « mourir de Jésus » (2 Cor. 4. 10), est-ce que nous intégrons cet enseignement que Paul nous a donné d’une manière si nette, ou bien ou est-ce que nous voulons abandonner Paul, nous aussi, pour un christianisme plus facile ? Et alors que Paul était en proie à un découragement que l’on peut bien comprendre, une visite s’est trouvée là.
Chercher un prisonnier à Rome, dans cette immense fourmilière, était un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais on voit avec quelle persévérance Onésiphore l’a fait, la persévérance que Dieu lui a donnée d’avoir pour chercher Paul. Onésiphore est là. Il encourage Paul, une fois ? Non, plusieurs fois.
Sa présence est là, mais aussi les paroles que Dieu lui a données. N’oublions pas aussi ce service. Nous avons peut-être des frères et sœurs qui sont découragés. Est-ce que nous avons à cœur ces âmes qui passent peut-être silencieusement, sans le dire, par un grand découragement ?

Onésiphore – alors que ce n’est pas tellement reluisant d’aller visiter un prisonnier, on préfère aller visiter un prince – lui n’a pas eu honte de la chaîne de Paul. Il est allé dans sa prison pour lui prodiguer les encouragements que le Seigneur lui a donnés à son égard. Il y a eu des comparutions devant le tribunal de l’empereur, Paul s’est senti tout seul, mais en même temps il a réalisé la proximité de son Seigneur, qui est Celui qui a promis d’être avec chacun des Siens, dans quelque circonstance que ce soit.

Le Seigneur est là, bien-aimés, près de chacun. Vous êtes seul, personne à qui parler ? Le Seigneur veut se tenir auprès de chacun. Nous ne sommes pas l’apôtre Paul, mais nous avons le même Seigneur, et Ses promesses demeurent. « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Mat. 28. 20). Ce sont les dernières paroles du Seigneur dans l’évangile selon Matthieu.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Mai 2020

 

NOS PRIORITÉS

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Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre. Col. 3. 1 et 2.
Levé le matin, longtemps avant le jour, Jésus se rendit dans un lieu désert, et il priait là. Marc 1. 35.

 

NOS PRIORITÉS

 

Tout se précipite, le temps est si court, la vie si trépidante… Les agendas sont souvent si remplis que le risque est grand, pour un chrétien, de négliger la lecture de la Bible et la prière. Le matin, c’est la course pour ne pas être en retard, et le soir, la fatigue est là ! Il arrive que nos semaines passent sans un contact réel avec notre Seigneur.
Si le début de nos journées Lui est consacré, les heures qui suivront seront vécues sous Son regard et dans Sa dépendance. Ne nous cherchons pas d’excuses, remettons nos priorités dans le bon ordre, et nous pourrons affronter la journée dans la paix et avec la force de la foi.
Si nous négligeons la lecture de la Parole de Dieu, nous en ressentons un vide. Peut-être tentons-nous de le combler par ce qu’offre le monde, mais cela ne le remplira jamais. Mettons notre confiance en Dieu, qui nous a réservé quelque chose de meilleur : la joie de la présence de Jésus. Prenons le temps de prier et de lire notre Bible. Cherchons-y le Seigneur Jésus. Puisque Lui de son côté, a cherché des disciples pour « être avec lui » (Marc 3. 14) nous ne pouvons pas manquer de goûter Sa présence.
Plus qu’une activité, la prière est avant tout une attitude. Elle exprime notre relation avec Dieu, une relation de confiance et d’amour. Un chrétien disait : « Un moment passé avec Dieu dans la prière fait pâlir les plaisirs et les joies de cette terre ». Est-ce aussi notre expérience  ?

D’après la Bonne Semence Mai 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (16)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (16)

 

Je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ. Phil. 3. 8.
Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ. Éph. 1. 3.

RICHESSES CÉLESTES

Un commerçant chinois était très à l’aise. Mais quand il se convertit au Seigneur Jésus, ses conditions de vie changèrent. Tout à coup, les membres de sa parenté lui tournèrent le dos. Et ses clients aussi s’éloignèrent, de sorte que, petit à petit, il dut vendre la plus grande partie de ses biens.
Un jour, un ami lui rendit visite. Quand il vit sa maison des plus modestes avec un petit jardin, dont il devait maintenant se contenter, il le plaignit. Mais le chrétien lui répondit : – Oui, mon jardin est petit, ni long ni large, mais – en pointant le ciel du doigt, il ajouta en souriant : – mais il est très haut ! Sur la terre, il avait presque tout perdu, mais au ciel sa richesse était illimitée.
Comme l’apôtre Paul dans le verset ci-dessus, cet homme est un modèle pour tous ceux qui connaissent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur. Comment réagirions-nous, si tout ce qui nous rend la vie facile nous était enlevé ? Serions-nous satisfaits des richesses que nous possédons en Christ ?
Le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples :
« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel … car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur (Mat. 6. 19 à 21).

D’après Der Herr ist nahe Avril 2020

Tu les caches dans le lieu secret de ta face… tu les mets à couvert. Ps. 31. 20.

LE BONHEUR DE LA PRÉSENCE DE DIEU

Fritz von Bodelschwingh (1831-1910), qui a accompli une œuvre d’amour remarquable envers les enfants déficients et en détresse, racontait :
Un soir, quand nous étions encore petits, ma sœur et moi, nous ne pouvions pas nous endormir, et l’obscurité nous faisait de plus en plus peur. Ma sœur me dit : – Viens, nous irons dans le séjour. Cela me semblait être une entreprise bien difficile : il fallait traverser deux pièces sombres et froides. Mais nous l’avons fait quand-même.
Je ressens encore aujourd’hui comme mon cœur battait de peur et d’espérance à la fois. Mais quand la dernière porte s’ouvrit et que la lumière et la chaleur de la pièce nous accueillirent, nous qui étions tout tremblants de froid, quand mon père ouvrit tout grands ses bras et me serra contre lui, tout était bien. – Qu’est-ce que tu voulais donc, mon petit ? me demanda-t-il en me caressant. – Papa, lui dis-je, je voulais juste être près de toi.
Que Dieu nous donne, à nous aussi, cette belle confiance enfantine, le désir d’être près de Lui ! Sa présence et Sa proximité signifient la protection au milieu de tous les dangers. Comme le disait David : « Au mauvais jour, il me mettra à couvert dans sa loge, il me tiendra caché dans le secret de sa tente » (Ps. 27. 5).
La prière nous ouvre l’entrée dans la conscience vécue de Sa présence. La prière nous retire des zones froides et ténébreuses du monde. Dans la prière, il n’y a pas seulement quelque chose à recevoir – bien que cela aussi soit vrai. Mais prier signifie d’abord, jouir consciemment de la communion avec Dieu, notre Père céleste.
Vivons-nous tous avec ce souhait profond dans notre cœur : – Père, je désirais seulement venir vers Toi ?

D’après Der Herr ist nahe Mai 2020

Méprises-tu les richesses de sa bonté (de Dieu) de sa patience et de sa longue attente, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Rom. 2. 4.

 

COMMENT J’AI REÇU L’ASSURANCE DU SALUT

Comme enfant de parents croyants, il se peut qu’on ne vive pas une expérience de conversion telle que l’apôtre Paul. Mais ce qui est important, c’est que chacun de ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus comme leur Sauveur personnel ait l’assurance du salut.
A 14 ans j’ai confessé le Seigneur Jésus par le baptême. Mais ensuite ont commencé des luttes intérieures. Je rejetais la Parole de Dieu. Quand elle était annoncée, tout me semblait étranger. Elle glissait sur moi. Le soir, je n’avais plus envie de m’agenouiller pour prier. Je me couchais en me tournant vers le mur.
En même temps, il me venait continuellement à l’esprit cette pensée : – tu peux bien Me tourner le dos, mais tu ne peux pas M’empêcher de t’aimer. Je n’aurais jamais pu nier que Jésus Christ, par amour, était mort pour moi. Pourtant je savais que ma vie de foi n’était pas en ordre. Ce n’était qu’une chose extérieure.
Parce que je ne voulais pas, ni ne pouvais en parler à personne, cet état dura des années. Quand je ne pus plus le supporter, je commençai à m’accrocher aux paroles de Jean 10. 28 : « Personne ne les arrachera de ma main », et aussi « Personne ne peut les arracher de la main de mon Père » (v. 29). Cette double affirmation me fournit enfin le fondement sur lequel je pouvais me confier pleinement dans le Seigneur Jésus et, me détournant de ma misère, regarder à Lui.
Ce fut bien la bonté et la patience de Dieu qui triomphèrent sur moi.

D’après Näher zu Dir Avril 2020

Si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même. Or il disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir. La foule lui répondit : Nous, nous avons appris de la Loi que le Christ demeure éternellement : comment peux-tu dire, toi, qu’il faut que le Fils de l’homme soit élevé ? Qui est ce Fils de l’homme ? Jean 12. 33 à 34.

Dans les versets 20 à 34 de ce chapitre, la mort de Jésus sur la croix est présentée sous divers aspects : Elle porterait beaucoup de fruit (v. 24), mais elle signifierait aussi des douleurs infinies sous le jugement de Dieu (v. 27) ; Dieu le Père, serait glorifié (v. 28), le jugement sur ce monde serait annoncé (v. 38), et le pouvoir de Satan serait anéanti (v. 31) ; Christ serait « estimé pour rien », mais en même temps Lui, le Sauveur, attire des hommes à Lui-même (v. 32).
La foule des Juifs est irritée : On leur a enseigné que le Messie viendrait à eux et demeurerait avec eux. Et le titre de Fils de l’homme leur était familier, car on le trouve déjà dans l’Ancien Testament (Ps. 8. 5 ; Dan. 7. 13) Ils connaissaient le Fils de l’homme, auquel la domination, l’honneur et la royauté seraient données, pour que tous les peuples, les peuplades et les langues Le servent (Ps. 8. 6). Qui était donc le Fils de l’Homme, qui devait être crucifié ?
Ils n’avaient pas compris que le Fils de l’Homme, devait être fait « un peu moindre que les anges » et devait mourir (Héb. 2. 9). D’autre passages aussi, dans les prophètes, concernant la mort du Messie, avaient été obscurcis ou occultés par les Juifs. Ainsi, nous trouvons dans Dan. 9. 26 : « Après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché et n’aura rien ».
Il en est de même pour beaucoup d’hommes aujourd’hui : ils ont entendu, ou lu, une chose ou l’autre au sujet de Jésus Christ, et se sont fait leur propre idée sur le Seigneur Jésus : un guérisseur miraculeux, un conducteur religieux, ou un martyr. Mais ce que Jésus Christ est réellement, et ce que Sa croix signifie pour eux, leur reste caché – s’ils ne sont pas prêts à croire en Lui.

D’après Die gute Saat Avril 2020

Il le trouva dans un pays désert et dans la désolation des hurlements d’une solitude ; il le conduisit çà et là : il prit soin de lui, il le garda comme la prunelle de son œil. Deut. 32. 10.

Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde. Tite 3. 4 et 5.

L’AMOUR DE CHRIST

Un médecin-missionnaire qui, il y a bien des années, travaillait chez les Indiens Navajo, dans le désert de l’Arizona, vécut une fois l’expérience suivante :
Lors d’un de ses déplacements, il distingua un fourré, visible de loin dans le désert. A mesure qu’il en approchait, il entendait plus distinctement de terribles cris. Il pensa qu’un animal était pris dans un piège, sortit de sa voiture, prit son fusil, et se fraya un chemin entre les buissons.
A peine était-il sorti de ce taillis, qu’il trouva, à sa grande surprise… non pas un animal, ni un piège, mais une Indienne, qui gisait par terre sans force.
Le médecin comprit rapidement qu’elle ne pouvait pas se mouvoir et qu’elle souffrait de douleurs indescriptibles. Après un bref examen, il se rendit compte qu’il n’y avait plus d’espoir pour elle ; la gangrène, mortifiant les tissus, agissait déjà. Il lui fit une injection de morphine, pour atténuer ses douleurs, l’enveloppa dans une couverture, la porta avec soin dans sa voiture et la conduisit à l’hôpital de la mission.
Pendant le trajet, il essaya d’apprendre de cette femme, comment elle était arrivée dans cet endroit solitaire. – Elle était bien malade, et le médecin n’avait pas réussi à l’exorciser. Il l’avait simplement jetée dehors et abandonnée à son sort.
Elle était restée là déjà depuis quatre jours, paralysée, sans nourriture ni boisson, exposée tout le jour à la brûlure du soleil, et la nuit, au froid mordant, car la région était à plus de 2000 mètres d’altitude.

Pendant neuf jours et neuf nuits, le médecin ne put guère quitter des yeux la grande malade. Enfin la forte fièvre fut jugulée. Lorsque la malade eut complètement repris conscience, l’infirmière indienne lui raconta de quelle manière le médecin avait pris soin d’elle.
Pourquoi a-t-il fait cela ? demanda la patiente. Je suis pourtant une Indienne, et lui est un Blanc. Mon propre peuple m’a rejetée, et lui m’a amenée ici et m’a rendu la vie. Pourquoi a-t-il fait cela ? L’infirmière répondit : C’est l’amour de Christ qui l’a fait agir ainsi.
Qu’est-ce que cela, l’amour de Christ ? voulut savoir la femme. Je n’en ai jamais entendu parler. Que voulez-vous dire par là ? Il se passa encore quelques jours jusqu’à ce que la malade puisse comprendre qui est Jésus Christ, et ce que, dans Son amour infini, Il avait fait aussi pour elle.
Il lui devint alors toujours plus clair qu’elle avait un choix devant elle : Devait-elle abandonner les croyances païennes, qui ne lui avaient apporté que peurs et souffrances ? Devait-elle, au lieu de cela, recevoir Jésus Christ dans sa vie comme son Sauveur et Seigneur ?
Comme elle parlait justement de cette décision avec le responsable chrétien de la station missionnaire, de manière inattendue le médecin qui l’avait sauvée arriva à sa porte pour la voir. Le visage de la femme s’éclaira, elle se tourna vers le missionnaire et lui dit : – Si Jésus Christ est comme ce médecin, je Lui ferai confiance pour toujours.
« Jésus qui était de Nazareth… lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui ». (Act. 10. 38 et 39)

D’après Die gute Saat Avril 2020

Jésus leur répondit : – (aux pharisiens et aux scribes) :- Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance. Luc 5. 31 et 32.

 

PENSÉES

Ne dites pas que vous êtes trop mauvais ; Christ est venu parce que nous sommes mauvais.
Ne dites pas que vous êtes trop malheureux ; Christ est venu parce que nous sommes malheureux.
Ne dites pas que le mal est trop grand ; rien n’est trop grand pour Dieu.
Beaucoup de personnes sont prêtes à écouter quelque chose sur Dieu, si on ne met pas trop clairement en vue Sa justice et Sa sainteté. Mais on n’écoute pas volontiers parler de Sa grâce, parce que le mot grâce suppose notre culpabilité, et que l’homme se sent humilié par cela.
La foi n’est pas un saut dans l’inconnu. C’est bien un saut dans l’invisible, mais vers une Personne connue.

Nous supportons quelquefois avec plus de patience les épreuves lourdes de la vie que les petits problèmes quotidiens. Dans les grandes difficultés nous ressentons plus la nécessité de déposer notre fardeau devant Dieu, alors que nous avons tendance à vouloir résoudre les petits problèmes quotidiens par nos propres forces.

D’après Die gute Saat Mai 2020

Mon secours vient d’auprès de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. Ps. 121. 2.

 

LA PUISSANCE DE LA CONFIANCE ET DE LA PRIÈRE

Un aborigène d’une île des Mers du Sud, avec son canot, avait été éloigné de son île par un fort orage. Il vogua en pleine mer pendant 32 jours, jusqu’à ce que l’équipage d’un bateau de pêche japonais le sauve.
Plus tard, cet homme fit ce rapport étonnant : qu’il avait survécu pendant tout ce temps dans le véritable sens des paroles du Ps. 121. Parce que, véritablement, il priait sans cesse selon les paroles de ce psaume, qu’il méditait sur elles, et qu’il s’accrochait aux promesses de Dieu, il fut gardé de la panique et d’un état de confusion. Chaque fois qu’il priait, il ressentait un grand calme. Quand il pensait que sa fin approchait, Dieu lui donnait exactement ce dont il avait besoin. Des poissons volants tombèrent dans son canot. Avec sa ligne il put aussi attraper d’autres poissons. Une fois, une tortue de mer heurta sa barque. Il put la tirer à bord à la main. Sa carapace lui servit à récolter de l’eau de pluie. Le dernier jour, quand il était déjà tellement faible qu’il ne pouvait plus s’asseoir, il vit à proximité un navire de commerce. Trop faible pour faire un signe quelconque, il pria : – Seigneur, fais voir ma barque au capitaine. Pourtant, il ne semblait pas que personne, sur le bateau, l’ait aperçu. Prêt à mourir, il remit sa femme et ses enfants dans la main de Dieu. Alors apparut brusquement un bateau de pêche japonais, qui lui sauva la vie à la dernière extrémité.
Ce fait est un témoignage de la fidélité de Dieu et de la puissance de Sa Parole. Cet insulaire, dans sa détresse, y puisa une confiance et une assurance toujours renouvelées.

« L’Éternel te gardera de tout mal ; il gardera ton âme ». Ps. 121. 7.

D’après Die gute Saat Mai 2020

Je n’ai pas honte de l’évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit, le Juif d’abord, et aussi le Grec. Rom. 1. 16.
Il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus ni homme, ni femme ; car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus. Gal. 3. 28.

 

LA PUISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU

En 1932, deux chrétiens entreprirent un long voyage à travers le désert libanais, depuis le nord-ouest du Liban, à travers l’Égypte, jusqu’à l’extrémité est de la Libye. Une caravane de quatorze chameaux transportait leur bagage : de la nourriture, l’eau indispensable, et une charge précieuse de Bibles et de Nouveaux Testaments en langue arabe.
Ces messagers de l’Évangile avaient juste atteint l’oasis de Siwa, quand un cheikh s’approcha d’eux et se mit à dévisager l’un d’eux. Les connaissait-il peut-être ? Et voulait-il empêcher qu’on offre des Bibles dans cette oasis ?
L’Arabe s’adressa alors au chrétien : – Puis-je vous poser une question ? N’êtes-vous pas l’homme qui vend des livres ? – Oui, c’est moi. Mais je ne vous connais pas. – N’étiez-vous pas dans l’oasis de kharga ? Vous vous souvenez peut-être de la librairie là-bas, et du cheikh qui vous a acheté des portions de la Bible. Je suis cet homme. J’ai lu ces textes tellement souvent que je les sais par cœur.
Les deux hommes parlèrent ensuite de la Parole de Dieu et de Jésus Christ pendant un grand moment. Deux ans plus tard, le colporteur reçut de cet Arabe une lettre qui commençait par ces mots : – Mon frère en Christ !
Depuis, 88 ans ont passé, mais l’évangile n’a rien perdu de sa puissance. Il est toujours capable de changer complètement le cœur et la vie d’un homme.

D’après The good seed Avril 2020

Ma Parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc ? Jér. 23. 29.

 

UNE CONVERSION INESPÉRÉE

Un missionnaire était assis dans un port de la Chine, regardant un bateau qu’on déchargeait. Le capitaine le reconnut à ses vêtements occidentaux, et lui cria avec mépris :
– J’ai un mauvais gars ici à bord. Si vous êtes capable de le convertir, j’aurai alors beaucoup de respect pour votre religion. C’est un pécheur invétéré.
– Je ne peux convertir personne, mais Dieu le peut par Sa grâce. Où est cet homme, capitaine ? Le missionnaire fut conduit à une cabine d’un pont inférieur, où un homme à l’allure fruste était assis, raccommodant ses vêtements.
– Bonjour Jacob, lui dit le missionnaire. J’ai un message pour vous.
– Pour moi ? demanda l’homme avec un juron. Qui, au monde, veut m’envoyer un message ?
– Dieu Lui-même, répondit le missionnaire. Le marin, jurant de plus belle, répliqua :
– Je ne crois à aucun dieu.
Le missionnaire n’en tint pas compte, mais continua calmement, en regardant l’homme avec un sourire amical : « Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin » (És. 53. 6). Quelques instants plus tard, l’homme avait les larmes aux yeux. – C’est vrai ! et Dieu le sait, dit-il. Il était clair que Dieu avait touché le cœur de cet homme. Aussi le missionnaire put-il citer la deuxième partie du verset : « Et l’Éternel a fait tomber sur lui (sur l’Agneau de Dieu, notre Sauveur) l’iniquité de nous tous ». Il expliqua ensuite le message glorieux de Christ, qui était mort pour ses péchés, à lui, Jacob, pour le sauver. Celui-ci confessa à Dieu la culpabilité de sa vie et, par la foi, accepta Jésus comme son Sauveur.
Le capitaine suivit-il son exemple, ou estima-t-il qu’il n’avait pas besoin de Jésus Christ, nous ne le savons pas.

D’après The good seed Avril 2020

Jésus lui dit (à Thomas) : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. Jean 20. 29.

 JÉSUS EST VIVANT

Ne soyez pas incrédules, mais croyez à l’évangile

Un lecteur nous a écrit une fois : – J’aimerais bien croire tout ce qui est écrit dans ce calendrier, mais il y a beaucoup de choses qui sont tellement fantastiques ! Ceux qui écrivent croient-ils réellement ce qu’ils écrivent ?
Disons-le avec conviction : – Oui, nous le croyons. Mais il y a toujours eu des gens sceptiques. Voyez le disciple Thomas. Il croyait bien que Jésus était le futur roi d’Israël. Mais il ne pouvait pas être persuadé d’accepter ce qu’il croyait impossible. Ses amis venaient de lui dire qu’ils avaient vu, vivant, leur Seigneur crucifié. C’était trop : lui, il avait vu le Seigneur cloué sur la croix par les soldats. Et on lui avait à la fin percé le côté avec une lance. Une personne, quelle qu’elle soit, à qui cela serait arrivé devait être morte, cela ne faisait aucun doute. Si Christ était véritablement ressuscité d’entre les morts, il devait y avoir une preuve irréfutable de cela.
Thomas n’eut pas à attendre longtemps : quelques jours plus tard, il était avec les autres apôtres. Soudain, le Seigneur Jésus s’est tenu au milieu d’eux. Il a dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant (v. 27). Thomas a été subjugué. « Mon Seigneur et mon Dieu » a-t-il répondu (v. 28).
A la fin de son évangile, l’apôtre Jean affirme la vérité de tout ce qu’il avait écrit (ch. 21. 24). Beaucoup ont fait confiance aux récits bibliques des témoins oculaires. Ils ont aussi vécu l’expérience de la réalité de la résurrection de Christ dans leur propre vie : Jésus est vivant !

D’après The good seed Mai 2020

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger. 2 Tim. 3. 16

La prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint. 2 Pier. 1. 21

 

LA RÉVÉLATION DE DIEU

L’Éternel Dieu, le Créateur des cieux et de la terre, s’est révélé à l’humanité. Dans la création, « sa puissance éternelle et sa divinité » (Rom. 1. 20) peuvent être vérifiées.
De plus, dans le cours de l’histoire du monde, Dieu s’est continuellement fait connaître par Ses paroles et Ses actes, en particulier à Son peuple, Israël.
Toutefois, la plus grande révélation de Dieu est vue dans Son Fils, Jésus Christ.
Lorsqu’Il était un Homme sur la terre, le Fils de Dieu a donné à connaître la Personne et les voies de Dieu dans Sa sainteté et Son amour.
Des témoins oculaires ont rapporté les actes de Dieu et la révélation de Jésus Christ, non seulement oralement mais aussi sous une forme permanente, dans les Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Les écrivains des livres de la Bible avaient tous une vue limitée, et étaient sujets à l’erreur. Mais leurs textes dans la Bible étaient écrits sous l’inspiration de Dieu. Lorsqu’ils les composaient, ils étaient « poussés par l’Esprit Saint ». Il nous est ainsi possible de distinguer le style individuel des différents auteurs dans les divers livres de la Bible, mais en même temps, toute possibilité d’erreur humaine est absolument exclue. De plus, ces écrivains recevaient des révélations divines sur des sujets qu’ils ne connaissaient pas, par exemple l’origine et l’avenir du monde.
Parce que la Bible a été inspirée par Dieu Lui-même, elle porte le sceau de Son autorité. C’est le document absolument digne de confiance concernant la révélation de Dieu.

D’après The good seed mai 2020

UNE BONNE QUESTION

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Elle appela le nom de l’Éternel… Tu es le Dieu qui te révèles. Gen. 16. 13.
Dieu… nous a parlé dans le Fils. Héb. 1. 2.

UNE BONNE QUESTION

 

L’existence de Dieu est un sujet difficile, sur lequel chacun exprime volontiers son propre point de vue. Certains font valoir des théories scientifiques, anciennes ou récentes, pour contester l’existence d’un Créateur ; d’autres font référence aux catastrophes et aux injustices, pour démontrer que Dieu n’existe pas ou que, en tout cas, ce n’est pas un « bon Dieu ».
Mais Dieu existe-t-Il ? Cela n’est pas la bonne question. Il vaudrait mieux demander humblement : – Dieu s’est-Il révélé à Sa créature ? Et de quelle manière l’a-t-Il fait ? Si nous nous arrêtions au problème de Son existence, nous pourrions Le voir comme un Dieu lointain, indifférent au destin de l’homme. Nous nous sentirions alors peu concernés.
Mais Dieu s’est révélé, Il nous a parlé, et nous devons en tenir compte. Son message est un projet dans lequel nous sommes impliqués et qui concerne notre vie éternelle. C’est bien à nous de nous informer à cet égard.
La Bible nous fait connaître ce message. La question qui s’impose est donc la suivante : – Est-ce que je m’y suis intéressé ? Est-ce que j’en ai pris connaissance ?
Il ne s’agit plus d’un débat intellectuel ou théologique, mais d’un problème moral dans lequel interviennent la sincérité et la confiance.
Une dernière question surgit alors : – Voulons-nous vraiment nous informer et lire la Bible ? Et comment comptons-nous le faire : avec un sentiment de défi ou comme une requête du cœur, afin de découvrir l’amour de Dieu ?
Jésus dit : « Sondez les Écritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39).

D’après « Il Buon seme » avril 2020

TEMPÊTE SUR LE LAC

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Et ayant renvoyé la foule, ils le prennent dans une barque, comme il était ; et d’autres barques aussi étaient avec lui. Et il se lève un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte qu’elle s’emplissait déjà. Marc 4. 36 et 37.

TEMPÊTE SUR LE LAC – UN AVERTISSEMENT !

Les disciples de Jésus faisaient naviguer la barque. Certains d’entre eux étaient des pécheurs, et ils avaient donc l’habitude de la manœuvre. Ils avaient Jésus avec eux, après qu’Il a prêché à la multitude sur le bord de la mer, depuis la barque.
Soudain, une tempête se leva. Les vagues se jetaient dans la barque, et la remplissaient d’eau. Le visage de ces pécheurs expérimentés reflétait leur crainte. Chacun d’eux se rendait compte de la gravité de la situation et était conscient qu’il s’agissait de lutter pour sa vie. Leurs propres forces ne suffisaient pas : les forces de la nature étaient plus puissantes qu’eux. Mais le Seigneur Jésus était dans le bateau ! Il dormait à la poupe. Dans leur désespoir, les disciples le réveillèrent et Lui dirent leur angoisse.
Notre vie est comme un voyage sur la mer. Quelquefois, la traversée est calme et sans problèmes, parfois les choses s’accélèrent, et quelquefois même s’annoncent des signes avant-coureurs de tempête : la crainte, l’échec, la maladie, le chômage, la solitude. Et toutes les traversées se termineront finalement.
Est-ce que je voyage avec, ou sans Jésus ? Si je suis avec Lui, Il est à la barre de ma vie et en est le Seigneur. S’il est à mes côtés, j’atteindrai ma destination, car Il me conduira au port désiré (Ps. 107. 30).
Sans Jésus, ma vie n’a ni soutien ni avenir. Sans Lui, il se peut que je cherche du secours auprès des autres, mais je ne trouverai pas de voix, personne qui réponde ou qui fasse attention (cf.1 Rois 18. 29).
N’est-il pas mieux et plus sûr de faire la traversée avec le Seigneur Jésus ?

D’après « The Good Seed » avril 2020

QUI EST JÉSUS POUR VOUS ?

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Qui dites-vous que je suis ? Mat. 16. 15.

QUI EST JÉSUS POUR VOUS ?

 

Jésus Christ a posé à ses disciples la question qui est en tête de ce feuillet, après qu’ils lui eurent rapporté ce que ses contemporains pensaient Le concernant. On pourrait vous poser la même question, qui exige une réponse personnelle. Il ne s’agit pas de ce que les personnes de votre parenté, ou vos amis, pensent de Lui, mais de ce que vous pensez vous-même.
La Bible donne beaucoup d’informations à Son sujet. Elle nous dit qu’Il est le Fils éternel de Dieu ; elle nous rapporte Sa naissance, elle décrit Sa vie parfaite et Sa mort dans la honte de la crucifixion. Elle rend témoignage de Sa résurrection d’entre les morts et de Son ascension au ciel. Elle le présente comme le Rédempteur qui est mort pour sauver les hommes pécheurs.
Croyez-vous ce que la Bible dit de Jésus Christ ? Êtes-vous prêt à vous saisir, pour vous-même, de Son œuvre de rédemption ? Il s’est chargé d’accomplir l’œuvre de votre salut et de vous rendre éternellement heureux. Il attend maintenant votre réponse à Son amour.
Si vous l’acceptez comme votre Sauveur, vous serez en règle avec Dieu. Il vous pardonnera tous vos péchés parce que vous croyez en Son Fils. En même temps, vous entrerez dans une relation de foi en Christ. Votre vie changera fondamentalement, parce que Jésus y prendra une place assurée. Il désire en prendre la direction, afin que votre vie puisse réjouir le cœur de Dieu. Vous pouvez Lui faire entièrement confiance, car Il ne désire que votre bénédiction.
Alors, nous vous posons encore une fois cette question cruciale : – Où en êtes-vous par rapport à Jésus Christ ? Est-Il votre Sauveur et Seigneur personnel ?

D’après « The Good Seed » avril 2020
Espace Évangélisation

JÉSUS ET LES RELIGIONS

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L’homme n’est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ. Gal. 2. 16.

JÉSUS ET LES RELIGIONS

 

Toutes les religions prétendent proposer un chemin pour arriver à Dieu. Les routes sont diverses, mais on enseigne généralement qu’on peut trouver Dieu par nos efforts personnels, par l’observation de rites, par des œuvres de charité. Le concept admis par plusieurs, c’est qu’il faut mériter le paradis…
Le message de Jésus est tout à fait différent. Il ne demande pas d’adopter et pratiquer une religion, mais Il offre gratuitement à tous la possibilité d’avoir une vraie relation avec Lui, basée sur Sa grâce et Sa miséricorde.
La Bible dit que, à cause de nos péchés, nous méritons tous la condamnation de Dieu, et que tous nos efforts ne peuvent nous permettre d’y échapper. Et alors, c’est Lui qui S’est engagé dans un chemin vers nous. Pour nous libérer, Il est venu sur la terre dans la Personne de Jésus Christ et a subi le jugement à notre place. Si je crois que Jésus est mort à cause de mes fautes, Dieu m’accorde Son salut par grâce.
Cette grâce divine Lui a coûté très cher. Ne la méprisons pas ! L’apôtre Paul écrit : « Méprises-tu les richesses de sa bonté, et de sa patience, et de sa longue attente, ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Rom. 2. 4).
Dieu appelle chacun de nous. Aujourd’hui encore il se tourne vers nous par le moyen de ce court message, parce qu’Il nous aime et veut faire de nous Ses fils.
Jésus dit : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20).

D’après « Il Buon seme » avril 2020

MOT D’ORDRE DU CHRÉTIEN

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MOT D’ORDRE DU CHRÉTIEN

 

Parmi les affaires d’ici-bas, il y en a qui sont les affaires de notre Père ; le savons-nous assez ? Le Seigneur Jésus Christ, encore enfant, le savait et S’en enquérait ; Christ, dans son service, ne savait ni ne faisait autre chose. Marchons-nous, en quelque mesure, sur Ses traces ?
La grâce qui nous sauve ne se limite pas à notre propre personne ; elle a de bien plus vastes proportions. Semblable à la source qui jaillit du pied de nos montagnes, elle remplit d’abord son propre bassin, puis elle en déborde et porte au loin ses eaux vives.
Chaque âme sauvée est destinée à en sauver d’autres. C’est un charbon ardent, pris au foyer, et destiné à devenir brasier lui-même. Dieu l’a voulu ainsi en unissant l’action de l’homme à l’action de Son Esprit. En règle générale, « la foi vient de ce qu’on entend » ; Dieu désire donc que Ses fils et Ses filles parlent, et soient les ouvriers de cette œuvre de propagation de l’Évangile.
En créant un chrétien, Dieu, en même temps, enrôle un soldat. Le chrétien est un homme fortifié par son Seigneur et par son Père pour agir, pour devenir l’ouvrier actif du bien.

Il y a cinq ou six expressions que je voudrais imprimer sur votre conscience – et sur la mienne – pour qu’elles stimulent une sainte activité.

Le premier de ces mots d’ordre, c’est : chacun à l’œuvre !
J’entends par là que tous les croyants d’un rassemblement, sans exception, doivent, selon la mesure de la vie qu’ils ont et selon la nature des dons qui sont en eux, travailler avec ces dons que Dieu leur a faits, pour les conserver et pour les accroître. Un jour, j’entendis un chrétien de grande expérience, dire qu’il ne croyait pas qu’il y eût dans les églises plus de cinq membres sur cent qui travaillaient aux affaires de leur Père. Ces paroles me frappèrent. Je voulus vérifier ce qu’il en était et, quoique cette assertion – Dieu en soit loué – ne soit pas absolument juste pour tous, elle l’est, je le crains, pour la plupart des églises. Ceux qui travaillent sont nombreux, mais ceux qui ne font rien sont légion.
Il y a, et en grand nombre, des enfants de Dieu qui mangent le pain de la maison du Père et qui se contentent, pour tout remerciement, d’assister à la prédication au lieu où ils se rassemblent. Il y a même des chrétiens qui se dispensent de prendre leur part complète aux dépenses, pourtant considérables, que nécessite l’entretien du local ou l’œuvre du Seigneur.
Il ne doit pas en être ainsi.
L’eau qui ne coule pas croupit : la congrégation qui ne travaille pas s’affadit ou se dispute – le christianisme qui ne se répand pas décroît.
Un chrétien disait :
– Que voulez-vous faire pour le service de Christ ?
Si quelqu’un lui répondait qu’il n’avait pas de temps à consacrer à cela, ou pas de dons :
– Nous n’admettons aucun bourdon dans la ruche. Vous ne pouvez devenir membre de l’église qu’en vous mettant au service de Christ car celui qui ne fait rien, à moins qu’il ne soit malade, est inutile.
Cela est trop absolu, mais l’esprit de ces paroles est juste. C’est une faute de ne pas encourager les chrétiens à s’engager dans un travail actif.
Où s’engendrent dans les églises, la langueur et les péchés qui font scandale ? Où trouve-t-on ces chrétiens misérables, sans saveur, qui tendent de plus en plus à devenir sans vie ? – C’est parmi les membres oisifs.
D’où viennent, dans nos champs, ces pluies de graines ailées qui, dans certaines saisons, se mettent à voler partout et empoisonnent nos labours ? De quelque espace inculte que le chardon a envahi, où il mûrit à l’aise et d’où il part, sur l’aile du vent, pour étendre au loin ses funestes semailles.
Les membres paresseux sont, dans l’église, comme le « ramassis du peuple » qui avait suivi les Israélites, au moment de leur sortie d’Égypte. Ils étaient avec eux, mais ils n’étaient pas des leurs. Bien loin d’être une bénédiction, ils étaient une ruine. C’était parmi eux que fermentaient les convoitises qui provoquaient ensuite le châtiment de Dieu. Tout organe dans notre corps, ne fût-il qu’une simple glande, qui ne fonctionne pas normalement, devient un foyer corrompu.
Chacun à l’œuvre !
Quand j’arrivai à Londres, je commençai à prêcher devant un petit auditoire de quatre-vingts à quatre-vingt-dix personnes. C’était bien peu. Mais les membres de cette petite congrégation engagèrent d’autres personnes à venir et, peu à peu, l’église se remplit. Ce résultat ne fut pas l’œuvre du prédicateur seul ; tous y concoururent. Concourez-vous au plein et même au trop-plein de l’église ?
Savez-vous ce que font ceux qui ne font rien ?
D’ordinaire, ils critiquent les ouvriers.
Mais, de même qu’en littérature, les critiques habiles produisent rarement une œuvre originale, de même dans l’église de Dieu, ceux qui trouvent à redire font rarement aussi bien que ceux dont ils médisent.
Un paysan russe vit un jour un ours qui venait droit sur lui. Il s’élance sur une échelle et grimpe sur le toit de la maison. Là, à l’abri du danger, il laisse sa femme parlementer avec l’ours. Elle avait saisi un bâton.
– Frappe le sur le nez, Betty, lui criait d’en haut son mari, frappe plus fort ! essaye de l’autre côté !
Eh ! que ne venait-il lui-même abattre l’ours et délivrer sa femme !
Ainsi font ceux qui ne font rien.
Habiles à trouver les côtés faibles de ceux qui portent les fardeaux, ils commettent le péché d’attrister et de détourner les travailleurs.
Néhémie, en se plaignant de semblables gens, disait : « Écoute, ô notre Dieu, car nous sommes méprisés, et fais retomber leur outrage sur leurs propres têtes, et livre-les au mépris… et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi, car ils ont provoqué ceux qui bâtissent » (Néh. 4. 4 et 5)
Seuls ont le droit de critiquer ceux qui font mieux que les autres.

Le second mot d’ordre, c’est : Promptement à l’œuvre !
Il y a, dans la maison de Dieu, des enfants de Dieu qui attendent, pour servir leur Père, qu’il y ait deux dimanches dans une semaine. Ils seront à Ses ordres, le second dimanche. En attendant cette occasion impossible, ils se croisent les bras.
Ils n’ont pas lu, dans Marc surtout, un petit mot qui revient sans cesse, et qui caractérise le service du Sauveur, le mot : aussitôt.
Oui, servir Dieu maintenant, sans hésitation ni retard ; servir à la place même où l’on se trouve, en prenant pour point de départ l’occasion qui est là, et le devoir qui est devant nous, c’est la meilleure manière de servir. Attendre les occasions, c’est imiter cet homme qui s’était assis au bord de la rivière et qui attendait, pour la passer, que l’eau se soit écoulée. Il attend encore.
« Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir» (Éccl. 9. 10) a dit Salomon.
Dans un monde tel que le nôtre, il n’est pas besoin d’attendre longtemps pour trouver quelque chose à faire. La famille est là ; le voisinage n’est pas loin. ¨Puis il y a les amis, les connaissances. On part du cercle où l’on vit, et de cercle en cercle, le travail peut grandir jusqu’à ce qu’il soit impossible qu’il s’étende davantage.
Et n’allez pas croire que servir, c’est prêcher.
Pour prêcher, il faut avoir quelque chose à dire. Laissez venir la maturité, vous prêcherez peut-être à votre tour. En attendant, aujourd’hui même, faites quelque chose. C’est à vous, jeunes chrétiens, que je dis cela si vous ne savez que faire, demandez des directions à vos aînés, ils vous trouveront certainement une tâche.
Dernièrement, dans une réunion, on posa la question de savoir s’il fallait laisser mûrir les jeunes frères avant qu’ils soient à l’œuvre.
J’ai exprimé mon opinion en ces termes :
– Jetez les jeunes chrétiens à l’eau, ils apprendront à nager. N’espérez pas le leur apprendre sur terre. Donnez-leur de la besogne. Le travail les enseignera. L’inhabilité vient de la paresse.
Nos pères, dans le lien de la foi, ont travaillé pour nous, et nous devons, sans nul doute, regarder à leur œuvre. Mais que leurs succès ne nous paralysent pas. N’allons pas croire que nous devions leur rassembler dès le début, ni qu’il nous faille avoir la barbe grise pour nous mettre à l’œuvre. Un chien vivant, qui fait actuellement son métier de gardien, vaut mieux qu’un lion mort. Et qui sait si, en employant actuellement à l’œuvre de Dieu la puissance que Dieu met en nous, nous ne deviendrons pas lions à notre tour ?
Aussitôt ! Aussitôt ! C’est le mot d’ordre des serviteurs.

Mon troisième mot d’ordre, le voici : Vigoureusement à l’œuvre.
Que chaque chrétien soit déterminé à amener des âmes à Christ.
Que chacun de nous puisse dire de ceux qui se trouvent sous son influence :
– S’il n’est pas sauvé, ce n’est pas ma faute – s’il n’est pas converti, ce n’est pas que je l’ai oublié – si mes paroles sont inutiles, je le remettrai à Dieu, mais je ne le laisserai pas.
Il y a beaucoup d’hommes qui gagnent de l’argent, mais la plupart ne le font pas sans effort. Il est rare que des pièces d’or cassent les vitres pour entrer dans nos bourses. Au contraire, ne les attrape pas qui veut ! Il faut, pour les saisir, se fatiguer et persévérer bien longtemps.
Ainsi en est-il de la poursuite des âmes. Il faut qu’elle devienne une passion. Qui veut voir des personnes converties en verra.
Un chrétien alla voir un mourant, homme athée. On le renvoya d’une manière impolie ; mais il revint le lendemain. Renvoyé une deuxième, une dixième fois, il persévéra jusqu’à ce qu’enfin, à la vingt et unième tentative, il fut admis auprès du malade, qui fut gagné à Christ. Y en a-t-il parmi nous qui auraient persévéré comme ce chrétien ?
Cette détermination à tout vaincre pour arriver au cœur de notre prochain est une puissance à elle seule. Il faut que les gens nous entendent, qu’ils le désirent ou non. Ils sont notre prochain, il faut qu’ils écoutent le message que nous avons pour eux.
Le diable multiplie, sous toutes sortes de formes, les moyens qu’il sait propres à tuer les âmes, et nous nous en tiendrions à certaines formes pour les sauver ? Si nous ne réussissons pas d’une manière, pourquoi n’essaierions-nous pas d’une autre ?
On ne peut prendre des poissons que s’il y en a dans l’eau où l’on pêche. Si les hommes refusaient de m’entendre dans une localité, j’en chercherais promptement une autre. Il faut atteindre les âmes, quels que soient les trous où elles se cachent. Tous les réduits, tous les repaires, toutes les rues mal famées doivent être visités ; il ne faut pas laisser une seule forteresse de Satan, même de celles qui sont réputées imprenables, sans l’attaquer tout au moins, et si l’on ne peut y grimper par la muraille, il faut y entrer par un tunnel. Il faut que, d’une manière ou d’une autre, la bannière de Christ y soit plantée.

Je pense à mon quatrième mot d’ordre : Enthousiasme pour l’œuvre.
Avez-vous entendu parler du fameux ornithologue Jean-Jacques Audubon ? C’était un homme épris d’amour pour les oiseaux. Il ne vivait que pour eux ; il serait volontiers mort pour se rapprocher d’eux davantage. Pour observer leurs mœurs, pour surprendre leurs secrets, il s’en allait vivre avec eux dans les solitudes les plus reculées, dans les marécages malsains, dans les prairies, parmi les Peaux-Rouges, toujours exposé à quelque danger visible ou invisible. A Paris, où il vint pour collecter de l’argent pour un grand ouvrage, il ne s’intéressa qu’à une paire de pigeons qui bâtissait son nid dans les arbres des Tuileries. A Londres, il lui semblait entendre encore le frôlement des ailes des colombes dans les forêts vierges de l’Amérique. Paroles et actes, pensées et joies, tout était pour sa science bien-aimée ; aussi, est-il devenu un grand naturaliste.
Oh ! que nous avons besoin aussi d’être des hommes tout d’une pièce ! Nous avons besoin d’être, et d’avoir, des hommes qui vivent pour un seul Maître : Christ. Si notre vie n’avait pour but que de chercher des occasions de répandre la vérité, et d’attirer à Jésus ceux pour qui Il est mort, nous deviendrions de ces puissants ouvriers qui réchauffent tout par leur contact et qui, à force de zèle et d’amour, renversent tous les obstacles qui ferment la route à l’Homme-Dieu.
L’enthousiasme n’est pas le fanatisme. L’enthousiasme, c’est l’oubli de soi pour la cause que l’on sert. C’est l’abandon, plein de décision, mais aussi de jugement, de ces considérations humaines et personnelles qui font si souvent dévier les meilleurs. L’enthousiasme est une chaleur contenue, mais incessante, qui anime toutes les autres facultés de l’homme, sa science, sa prudence surtout.
Il m’est arrivé d’assister à une réunion où un homme fort instruit, développa avec beaucoup de sagesse, mais assez pesamment à mon gré, je ne sais plus quel sujet. Je remarquai que, tandis qu’il parlait, son auditoire avait l’air de dormir.
Après ce discours, un autre orateur prit la parole. Il se mit à gesticuler, à enfler la voix, à faire de telles démonstrations qu’il cassa sa chaise. Tout le monde se réveilla sous le fouet de sa parole et tout le monde applaudit. Je me sentais moi-même très excité, mais je ne pus jamais me rendre compte pourquoi, car tout ce mouvement recouvrait un discours vide d’idées.
Il aurait fallu pouvoir fondre ensemble ces deux orateurs. Le premier avait besoin du feu du second. Le second aurait eu grand besoin de quelque chose de plus solide que le foin et le chaume qu’il avait fait flamber devant nous.
Ce qui veut dire qu’il faut de l’enthousiasme, mais qu’il faut que cet enthousiasme soit accompagné de foi et de prière.

Voici maintenant, mon avant-dernier mot d’ordre : Individualité.
Choses et gens passent vite de mode.
Ce qui est remarquable aujourd’hui, ne sera pas même remarqué dans dix ans.
Le progrès efface le progrès, les inventions nouvelles font vieillir les inventions passées ; pourquoi ne nous rajeunirions-nous pas aussi dans l’église de Dieu ?
Le parc hollandais avec ses arbres alignés et forcés de pousser droit, n’est pas précisément l’idéal de la beauté végétale ; l’arbre des forêts vierges, à l’ample et opulent branchage, crie bien plus haut l’habileté et la puissance du Créateur : la variété est la règle du beau ; un peu d’exubérance ne nuit pas à la vie.
Pourquoi craindrions-nous la variété dans le travail chrétien ?
La meilleure règle pour le soldat de Christ, c’est d’agir d’après l’inspiration de son cœur sanctifié. Je suis de l’avis de ce soldat anglais qui, interrogé par le duc de Wellington, devant un comité de la Chambre des lords, sur l’habillement qu’il souhaiterait porter, s’il avait à recommencer la bataille de Waterloo :
– Je voudrais être en manches de chemise, répondit-il.
N’en serait-il pas ainsi en évangélisation ? Le costume le plus commode ne serait-il pas aussi le meilleur ? Les cols raides, les habits de convention aident-ils beaucoup, ne nuisent-ils pas souvent ?
Que nos jeunes hommes se gardent surtout du grand défaut de l’imitation. On ne marche naturellement et à l’aise que dans ses propres souliers.
Un jour, après avoir prêché dans un village, j’entendis deux femmes qui critiquaient mon sermon et me reprochaient d’avoir copié un jeune étudiant qui avait prêché dans ce village le dimanche précédent. Quand je revis ce jeune frère, je le priai de ne pas nuire à ma réputation en laissant croire aux gens que je le copiais !
L’habitude de l’imitation fait aux chrétiens un aussi grand mal que la routine. Pourquoi craindre les chemins nouveaux ? Une manière qui nous est propre est un puissant moyen pour atteindre des gens fatigués d’entendre les mêmes choses exprimées de la même manière.
Avez-vous besoin de champs plus vastes ? Sortez donc des champs cultivés. Rien n’est plus difficile à convertir qu’un pays saturé de prédicateurs et qui n’en a pas profité. Quelques-uns de nous pêchent depuis si longtemps dans les mêmes étangs qu’ils ont pris tous les poissons disposés à mordre à l’hameçon. Si nous étions plus actifs, nous essaierions de lancer nos filets dans de nouvelles eaux, dans les parties païennes de nos pays ou dans celles des contrées lointaines, où le poisson est innombrable. N’avons-nous donc pas assez d’originalité pour essayer des voies nouvelles ? Au lieu d’emboîter éternellement le pas de nos devanciers, écartons-nous de la route battue, et allons dans les lieux où le nom de Jésus Christ n’est connu de personne. C’est là que nous devons espérer de grands succès.

Il y a encore un mot, un dernier mot sur lequel je voudrais vous dire quelque chose, c’est celui d’exceller.
Nous devons toujours viser, dans tout ce que nous entreprenons, à la perfection. Nous devons vouloir servir Christ aussi bien que possible. C’est là que l’excellence est bien à sa place.
N’allez pas croire qu’il suffise de parler de Jésus pour que les âmes se tournent vers Lui. Les gens des rues sont aussi habiles que les auditeurs des églises pour discerner si nous prêchons bien ou mal. Nous faisons tort aux églises en leur donnant un enseignement formaliste et conventionnel. La vie est le fruit de la vie. Il faut qu’un chrétien actif soit vivant pour être puissant. Autrement ce n’est qu’une cymbale, un instrument bruyant, voilà tout.
Il faut que je fasse pour mon Seigneur et Maître tout ce que je puis. Toutes les fois que je parle de Lui, je dois sentir en mon âme que j’ai fait ce que j’ai pu pour que Sa bénédiction s’associe à mon action. Il faut que je parle avec l’onction d’une prière incessante, avec l’aisance d’une bonne conscience. Il faut qu’en travaillant, je donne mon âme à mon Maître, mais il faut aussi qu’on le sente.
Servons Dieu avec toute notre énergie et croyons que si nous nous donnons pleinement, Dieu Se donnera pleinement aussi. C’est l’absence de ce sentiment de consécration entière qui fait la faiblesse de notre foi dans le succès. Nous espérons que Dieu bénira notre travail. Il ne faut pas l’espérer, il faut en être sûr. L’Éternel est entier avec ceux qui sont entiers.
Un jeune chrétien me disait un jour :
– J’ai prêché dans les rues et je n’ai point vu de conversions.
– Comptez-vous sur des conversions chaque fois que vous parlez de Christ ? lui demandai-je.
– Oh non, répondit-il humblement.
C’est parce que vous ne croyez pas à l’effet de votre témoignage qu’il n’y en a point, lui répliquai-je, très sérieusement. Il vous est fait selon votre foi.
En effet, si nous parlons au prochain en espérant que nous ferons quelque bien, il se peut que nous en fassions ; mais si nous croyons qu’en parlant, nous sommes porteurs d’une influence toute-puissante, que Dieu et son Esprit sont avec nous, nous n’aurons pas à attendre longtemps la récompense de notre foi. Est-il sûr, oui ou non, que la Parole de Dieu, fidèlement annoncée, ne retournera pas à Lui sans effet ? (És. 55. 11). « Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours » (Éccl. 11. 1).
Ayons davantage de foi, plus de confiance en Dieu avec qui nous luttons pour le bien des hommes. Que les doctrines que nous prêchons remplissent davantage nos âmes ; soyons imprégnés, saturés de la vie de Dieu, et notre travail sera puissant et fécond.

 

D’après Ch. Spurgeon (1834-1892)
La Bonne Revue 1930