CORONA 40

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CORONA 40

La cuve d’airain, était placée entre l’autel et la tente d’assignation (ou : de rencontre). Les sacrificateurs devaient s’y laver avant de pouvoir franchir le rideau d’entrée du tabernacle, cette demeure de Dieu – entièrement recouverte d’or à l’intérieur – qui était composée de deux chambres, séparées par le voile, et décrites comme le lieu saint et le lieu très-saint. Dans le lieu saint, les sacrificateurs entraient et sortaient constamment pour accomplir le service. Ils devaient laver leurs mains et leurs pieds à la cuve avant d’entrer dans la tente (Ex. 30. 18 et 19).
La cuve d’airain avait été faite « avec les miroirs des femmes qui s’attroupaient à l’entrée de la tente d’assignation » (Ex. 38. 18 et 19). Elles avaient eu à cœur le lieu de la demeure de la gloire de Dieu et s’étaient séparées de ce qu’elles appréciaient certainement pour se faire belles. À l’instar de ces femmes, sommes-nous prêts à abandonner certaines choses personnelles pour que le Seigneur s’en serve ?
Notre Seigneur Jésus, réuni avec Ses disciples pour une dernière Pâque, avant de souffrir, Se leva « du souper », mit de côté Ses vêtements et Se ceignit d’un linge. Il versa de l’eau dans un bassin, et il Se mit à laver les pieds de Ses disciples et à les essuyer avec le linge. Lui, le maître, prenait la place d’un serviteur. Pierre refusa tout d’abord ce lavage, mais Jésus lui dit : « Si je ne te lave pas [les pieds], tu n’as pas de part avec moi ». Pierre ne comprenait pas le geste du Seigneur mais, repris dans sa conscience, Pierre demanda que ses mains et sa tête soient également lavés. Jésus lui répondit : « Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net » (Jean 13. 1 à 12).
Celui qui est né de nouveau, qui est sanctifié, a tout le corps lavé (voir : Héb. 10. 14). Mais il arrive trop souvent que le croyant pèche à cause de la chair qui est encore en lui. Il a ainsi souillé ses pieds dans le chemin. Le lavage des pieds n’est pas littéral pour nous aujourd’hui, il a une portée spirituelle. C’est un lavage d’eau « par la Parole » (Éph. 5. 26). C’est la prise de conscience, par la Parole de Dieu agissant dans le cœur, de souillures contractées, et la confession au Seigneur des fautes commises. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1. 9).
De même que l’eau lave, ainsi la Parole nous lave et nous purifie. Lorsqu’un croyant tombe, au sens spirituel, sa communion avec le Seigneur est interrompue ; un nuage lui cache la lumière de Christ. Se rappelant ce que son Sauveur a subi pour le racheter, il revient à Lui, repentant, et connaît la paix de la restauration. Sa communion est rétablie avec Dieu. Le roi David a dû reconnaître son péché : « Je t’ai fait connaître mon péché » ; ensuite il a pu dire : « tu as pardonné l’iniquité de mon péché […] Tu es mon asile ; tu me gardes de détresse, tu m’entoures des chants de triomphe de la délivrance » (Ps. 32. 5 à 7). L’Éternel avait envoyé un prophète pour que David prenne conscience de son péché (2 Sam. 12). Pour nous c’est la Parole de Dieu écrite.

La cuve d’airain servait aux sacrificateurs seuls ! Nous croyants, disciples de Christ, nous pouvons en prendre instruction. L’apôtre Pierre, ce disciple qui, auparavant, avait refusé d’être lavé par le Seigneur, affirme très clairement que les croyants sont tous des sacrificateurs (voir 1 Pier. 2. 5). L’apôtre Jean, inspiré par le Seigneur, a écrit : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père » (Apoc. 1. 6). Comment pourrions-nous offrir des sacrifices de louanges, ce fruit des lèvres qui confessent le nom du Seigneur, et exercer la bienfaisance, sans nous être jugés devant Lui, sans une communion libre et heureuse avec Celui qui nous a aimés jusqu’à mourir pour nous ? Souvenons-nous que « Dieu prend plaisir à de tels sacrifices » (Héb. 13. 15 et 16).
Lorsque, réunis au nom du Seigneur, autour de Sa table, nous nous souvenons de Sa mort, il est de toute importance que nos cœurs soient en communion avec Lui. Si nos actes et nos pensées sont jugés à la lumière des Écritures, nous prendrons la Cène du Seigneur dignement (voir : 1 Cor. 11. 26 à 29). Une grande bénédiction en découlera pour l’ensemble, et le culte, rendu par plusieurs, glorifiera le Seigneur. Il faut souligner que l’Écriture ne dit pas qu’on doive s’abstenir de la Cène du Seigneur, mais se juger personnellement, et ensuite manger du pain et boire de la coupe (1 Cor. 11. 28). Voilà la grande signification du lavage à la cuve d’airain en rapport avec la cène dominicale : se juger soi-même à la lumière de la Parole, cette eau qui donne la vie, qui purifie et qui lave à jamais le pécheur (Jean 4. 14 ; Éph. 5. 26). À la cuve d’airain, « Moïse, et Aaron et ses fils, s’y lavèrent les mains et les pieds ; lorsqu’ils entraient dans la tente d’assignation, et qu’ils s’approchaient de l’autel, ils se lavaient, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse » (Ex. 40. 31 et 32).
Les pieds parlent de la marche dans ce monde, des endroits que nous fréquentons ; les mains, de nos actes qui découlent de nos pensées : haine ou amour ? Mal ou bien ? Ne pas se juger devant Dieu ne fait que retarder la restauration de l’âme. On s’affaiblit, on s’écarte du Berger et de Son troupeau. S’il en était ainsi, ne tardons pas à revenir au Bon Berger ! Il est toujours prêt à nous écouter, toujours compatissant pour nous dire : Je suis « mort pour tes péchés » (1 Cor. 15. 3) ; « Moi… je ne te condamne pas ; va, – dorénavant ne pèche plus » (Jean 8. 11).
Sommes-nous disposés à considérer le prix payé par notre Seigneur, pour abandonner toute vaine gloire, comme les femmes donnant leurs miroirs ? Sommes-nous prêts à prendre le linge de la grâce et l’eau de la Parole pour rafraîchir et laver les pieds fatigués de nos frères et de nos sœurs ? « Si donc moi, le Seigneur et le maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. » (Jean 13. 14). Suis-je prêt aussi à laisser mon frère ou ma sœur me laver les pieds ? Une telle attitude demande certainement beaucoup de grâce !
« Que rien ne se fasse par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres » (Phil. 2. 3).

 

AFFRANCHIS DU PÉCHÉ ET ASSERVIS À DIEU

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AFFRANCHIS DU PÉCHÉ ET ASSERVIS À DIEU

 

 

Chers frères et sœurs, bienvenue sur edification.bible. Dans sa grâce Dieu nous a donné les Écritures pour nous édifier.

Aujourd’hui nous allons parler de délivrance et de servitude, ou plutôt de servitude et de la délivrance, suivie d’un nouvel état où nous devenons de nouveaux serviteurs, mais cette fois d’un autre maître.
Lisons pour commencer dans l’épître aux Romains au chapitre 6 :
« … sachant ceci, que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché. Car celui qui est mort est justifié du péché.
Or si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ, ayant été ressuscité d’entre les morts, ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui. Car en ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché ; mais en ce qu’il vit, il vit à Dieu. De même vous aussi, tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le christ Jésus.
Que le péché donc ne règne point dans votre corps mortel pour que vous obéissiez aux convoitises de celui-ci ; et ne livrez pas vos membres au péché comme instruments d’iniquité, mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme d’entre les morts étant faits vivants, — et vos membres à Dieu, comme instruments de justice. Car le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce.
Quoi donc ! pécherions-nous, parce que nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce ? — Qu’ainsi n’advienne ! Ne savez-vous pas qu’à quiconque vous vous livrez vous-mêmes comme esclaves pour obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance pour la justice. Or grâces à Dieu de ce que vous étiez esclaves du péché, mais de ce que ensuite vous avez obéi de cœur à la forme de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Mais ayant été affranchis du péché, vous avez été asservis à la justice (je parle à la façon des hommes, à cause de l’infirmité de votre chair).
Car ainsi que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité pour l’iniquité, ainsi livrez maintenant vos membres comme esclaves à la justice pour la sainteté.
Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quel fruit donc aviez-vous alors des choses dont maintenant vous avez honte ? car la fin de ces choses est la mort. — Mais maintenant, ayant été affranchis du péché et asservis à Dieu, vous avez votre fruit dans la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur » (v. 6 à 23).

Je relis le verset 22 : « Mais maintenant, ayant été affranchis du péché et asservis à Dieu, vous avez votre fruit dans la sainteté et pour fin la vie éternelle ». C’est un passage de la Parole (comme tous les autres) d’une richesse insondable, et nous n’aborderons qu’un aspect ou l’autre aujourd’hui.
Tous les hommes, sans exception, sont esclaves. De nature tous les hommes sont esclaves. Dans l’antiquité, il y avait deux sortes d’esclaves : il y avait les esclaves de naissance, donc qui venaient au monde dans une famille d’esclaves, au service d’un maître ; et il y avait une deuxième sorte d’esclaves  ceux qui possédaient une certaine dignité, une certaine liberté et qui, à la suite d’une bataille perdue, étaient faits captifs par l’ennemi et devenaient donc les esclaves de l’ennemi.
En ce qui nous concerne, tous les hommes, sans exception, sont esclaves de naissance, esclaves du péché, car notre nature adamique n’a pas d’autre maître que cette racine de mal qui est en nous dès le jour de notre naissance physique. Et dans cette nature adamique, cette nature pécheresse qui est en nous, il n’y a absolument rien qui plaise à Dieu. Toutes ses œuvres, toutes ses actions, sont inimitié contre Dieu.
Avant d’être né de nouveau, il est impossible de faire autre chose que de pécher, de faire ce que cette chair, ce péché, cette racine de mal qui est en nous, nous pousse à faire. Il n’y a pas d’autre solution puisque c’est la seule source de nos actions.
Soit dit en passant, c’est bien là une preuve qu’il n’est pas possible d’obtenir la faveur de Dieu – et donc le salut de l’âme – en faisant des bonnes œuvres, avant d’être né de nouveau puisque, avec quelle nature allons-nous faire des bonnes œuvres tant que nous ne sommes pas nés de nouveau ? Ce sera forcément la nature charnelle, la nature pécheresse. Et comme rien de ce que la chair produit ne plaît à Dieu, Dieu ne pourra pas nous donner Sa clémence sur la base d’œuvres accomplies par la chair, par le vieil homme.
Nous sommes foncièrement mauvais par notre nature adamique, cette nature qui s’est propagée depuis la chute d’Adam à toute l’humanité, à tous les hommes. Ce que nous pensons, ou ce que nous sommes à l’intérieur de notre cœur par nature, est bien pire que ce que nous pouvons faire. Certaines personnes pourront dire : « Oui, mais moi je ne fais pas de mal, je n’ai tué personne, je n’ai pas volé, je n’ai frappé personne, je travaille honnêtement, je prends soin de ma famille ». Mais ce qu’il y a dans le cœur, déjà d’avoir rejeté Christ et de l’avoir crucifié dans son cœur, c’est une offense et c’est un péché. C’est là où l’on voit la racine du mal et de la rébellion contre Dieu.
Ce fait d’être esclave du péché n’est pas une théorie lointaine. Nous avons tous été mis au monde avec cette nature pécheresse. Nous avons tous connu, avant notre nouvelle naissance (pour ceux qui sont nés de nouveau) cette chair qui agit en nous et qui nous rend malheureux et dont les œuvres, ces péchés, mènent à la perdition. Nous sommes tous venus au monde ainsi, et c’est valable également pour nos propres enfants, dans nos propres maisons.
Ces enfants que Dieu nous confie, qui viennent au monde, sont pécheurs par nature, et ils grandissent jusqu’au jour où ils se repentent de leur était misérable, où ils se tournent vers Dieu. Ils reçoivent alors la grâce et sont nés de nouveau. Jusqu’alors, ce sont des esclaves du péché également. Mais ils ont le privilège d’avoir des parents qui ont été délivrés du moi, des parents qui marchent en nouveauté de vie, au service du Seigneur, des parents qui connaissent la solution et qui ont fait l’expérience et compris la signification, la portée concrète du baptême pour Christ.
Je ne parle pas spécifiquement du passage par l’eau du baptême, mais de la réalité que représente Romains 6. 4 dans l’âme de ceux qui sont délivrés de l’emprise totale de la chair à partir de la nouvelle naissance. « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême, pour la mort, afin que comme Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ».
Et je relis Rom. 6. 6 : « sachant ceci, que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché ». Donc, jusqu’à ce que nous recevions la délivrance en Jésus Christ, celle qu’Il nous offre par grâce, par la foi et sur la base de l’œuvre qu’Il a accomplie à la croix, nous n’avions qu’un seul maître. C’était le péché, la racine de mal qui est en nous.
Après la nouvelle naissance, après avoir reçu ce nouvel homme, cette nouvelle création de Dieu qu’en est-il de quiconque croit et de quiconque reçoit le salut ? Combien de maîtres a-t-il ? Un racheté, né de nouveau, possède deux natures mais un seul maître. Ce n’est plus le même maître qu’auparavant, ce n’est pas un maître fâcheux qui veut nous détruire mais c’est un Maître bon et débonnaire, c’est Dieu lui-même.
Aucun esclave n’est tenu d’être soumis à deux maîtres. La Parole est claire. Nous l’avons lu dans Romains 6 : ayant été affranchis du péché, nous sommes maintenant asservis à Dieu, libérés du péché, devenus serviteurs de Dieu. En effet il n’est pas possible de servir Dieu tant que nous sommes esclaves du péché, tant que nous continuons à obéir au péché dans notre vie.
La délivrance et l’affranchissement sont deux mots différents mais ils désignent la même réalité. Affranchissement égale délivrance, c’est la même chose. Certains chrétiens, certains rachetés, prennent un temps plus ou moins long pour comprendre l’ampleur de la pleine délivrance que nous avons reçue avec le salut de l’âme.
Le salut de l’âme est un grand sujet. Il nous est parlé dans la Parole de Dieu d’un si grand salut que nous avons reçu (Héb 2. 3). Il a de nombreux aspects. Beaucoup de chrétiens, de rachetés, sont contents et heureux de savoir que leurs péchés, leurs actions mauvaises, sont pardonnés devant Dieu. Mais il leur faut du temps pour comprendre qu’ils ont aussi été délivrés de l’emprise de la chair, du péché, de la racine de ces mauvaises actions, dans leur vie depuis le premier jour de leur salut. Ce n’est pas l’affranchissement qui prend du temps, car l’affranchissement, c’est le travail de Dieu, c’est le don de Dieu et Dieu nous offre tout en abondance. Tout est complet dans ce que Dieu nous donne.

Une fois que nous avons accepté le plein évangile, nous recevons le plein salut, qui a beaucoup d’aspects y compris la pleine délivrance. Ce qui prend du temps c’est notre compréhension de la réalité et des effets de cette délivrance dans notre vie pratique. Nous ne comprenons pas la délivrance que nous avons reçue sur la base de l’œuvre de Christ. Nous avons compris que nos péchés sont pardonnés. Nous n’avons pas encore compris que nous sommes morts au péché, morts à la racine de mal qui est en nous. Et nous luttons, nous nous débattons contre la chair sans faire usage pleinement de ce qui est déjà à notre disposition depuis le jour de notre conversion, depuis le jour de notre nouvelle naissance, depuis le jour où ce nouvel homme a été créé en nous, ce nouvel homme qui n’est pas soumis au péché, mais qui est soumis uniquement à Jésus Christ.
Je dois apprendre que je suis mort au monde et vivant pour Christ. Il ne m’est pas possible de servir Dieu et de servir Christ par ma propre volonté. Nous sommes libérés de l’emprise inévitable et systématique de la chair. Nous sommes libérés de ces choses, mais nous ne sommes pas laissés à nous-mêmes. En effet nous sommes désormais asservis à Dieu. Nous sommes esclaves de Jésus Christ, nous avons été achetés à prix. C’est ce que 1 Cor. 6. 20 nous dit, « achetés à prix ».
Le prix que le Seigneur Jésus a payé, c’est Son propre sang. Il a payé le prix fort pour nous acquérir, pour nous libérer, pour nous arracher au péché et nous acquérir pour Lui-même. Nous sommes libres du péché, nous appartenons au Seigneur Jésus. « Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant » (Gal. 5. 1).
Alors nous qui appartenons à Christ, nous sommes désormais à la fois libres et esclaves, esclaves de Jésus Christ. Quel bonheur d’être esclave d’un si bon Maître ! D’un point de vue pratique, c’est précisément quand nous acceptons consciemment d’être esclaves du Seigneur Jésus que nous sommes alors débarrassés du moi, que nous arrêtons de tourner en rond, et que nous sommes libérés d’un joug qui nous pèse. Alors nous devenons heureux dans la vie. Nous voyons enfin le Seigneur au milieu de tous les aspects de notre vie pratique et nous avons le désir de Le servir.
C’est une source de joie de regarder à Lui. Il est la source de toute bénédiction, Il est la source de tout bonheur. Et alors on s’en remet à Lui. Pensons au serviteur, dans l’Ancien Testament, qui a dit « J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre » (Exode 21. 5), je suis attaché à mon maître.

Notons maintenant qu’un esclave du péché qui, par grâce est devenu esclave de Dieu, continue à travailler. Un racheté du Seigneur, un esclave du Seigneur, un serviteur du Seigneur, continue à travailler en sachant qu’aucun résultat ne subsiste des œuvres de la chair. A la différence que, lorsqu’il était esclave du péché, son travail était dégradant. Il s’agissait des œuvres de la chair, des œuvres égoïstes : « tout pour moi, tout pour mon propre ventre, pour ma propre gloire ». Alors qu’aujourd’hui un esclave de Dieu, un esclave du Seigneur, fait un travail utile, utile aux hommes, et un travail qui honore Dieu, un travail qui a une valeur éternelle.

Maintenant que nous avons établi que nous ne sommes plus esclaves du péché, mais esclaves du Seigneur, nous pouvons définir ce qu’un esclave est véritablement. Un esclave dépend en toutes choses de son maître, un esclave obéit, et il est fidèle à son maître. Il respecte ce que son maître dit. La parole de son maître a toute sa valeur et toute son autorité pour lui. Il se soumet.
Un esclave n’a pas de volonté propre à faire valoir. Un esclave reste humble, un esclave du Seigneur – comme nous le sommes tous – est soumis à Christ. C’est une soumission de cœur au Seigneur, à Celui qui nous a aimés. Un esclave du Seigneur, c’est quelqu’un qui comprend et qui dit positivement : « les commandements de mon Maître ne sont pas pénibles ».
Oui, la clé du bonheur c’est de nous remettre totalement au Seigneur sans rien retenir pour soi-même. Oui, la vie du racheté, c’est tout pour le Seigneur. Il n’est pas prévu autrement dans les Écritures. Comme l’apôtre Paul le disait : « pour moi, vivre c’est Christ » (Phil. 1. 21). Jésus Christ, mon tout, ma vie. Il est notre délivrance, Il est également le parfait exemple, Il est le serviteur parfait de Dieu sur la terre.

Lisons un passage dans Mat. 20. 28. Là il nous est dit : « le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs ». Un autre passage dans l’épître aux Philippiens au chapitre 2 dit :
« le christ Jésus, lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (v. 6 à 11).
Le Seigneur Jésus s’est anéanti Lui-même, Il a pris la forme d’esclave pour venir sur cette terre. Bien sûr, le Seigneur Jésus, en tant qu’homme, n’a pas eu besoin d’être affranchi du péché, car il n’y avait pas en Lui de nature pécheresse. La Parole nous dit qu’Il n’a pas connu le péché, qu’Il n’a pas commis de péché, qu’en Lui il n’y a pas de péché.
Quelle beauté que celle de Jésus Christ, l’homme sans péché ! Il est le parfait serviteur de Dieu et des hommes, l’Homme parfait qui dit en Gethsémané : « que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » (Luc 22. 42).
Quel dévouement, quel renoncement de la part de notre Seigneur Jésus, de Celui qui aime notre âme à tel point qu’Il a donné sa vie en sacrifice sur la croix pour nous servir, pour être à notre service et pour nous acquérir un si grand salut, une si grande délivrance. Il est Celui en qui Dieu a trouvé son plaisir.

Aujourd’hui encore Dieu trouve du plaisir en ceux qui sont rachetés pour Le servir avec dévouement dans ce monde à la suite de leur Maître, du Maître qui les aime, du Maître qui les a rachetés pour Lui-même. Alors nous avons reçu  – nous qui sommes délivrés et qui sommes rachetés – nous avons reçu des ressources divines pour le faire, pour servir le Seigneur Jésus et pour servir Dieu dans ce monde.
Notre délivrance de la nature pécheresse est gagnée en Jésus Christ, autrement dit en Celui qui était pur et sans nature pécheresse. A la nouvelle naissance Dieu crée en nous le nouvel homme à l’image de Jésus Christ. Nous sommes rendus capables de participer de la nature divine d’une manière pratique par ce nouvel homme, et par l’Esprit Saint qui nous a été donné, et cela malgré notre grande faiblesse encore aujourd’hui tant que nous sommes sur la terre.

Pour conclure, disons que nous ne sommes pas seulement des esclaves du Seigneur. Nous sommes aussi rachetés en tant que fils, en tant qu’héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ. Nous sommes des esclaves et nous allons bientôt hériter, nous allons bientôt entrer dans la gloire du ciel pour l’éternité autour de Christ. Quelle beauté, quelle perspective, quelle espérance vivante ! Et nous désirons entendre bientôt : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose… entre dans la joie de ton maître » (Mat. 25. 21).

D’après edification.bible décembre 2020

 

LE MESSAGE DU PROPHÈTE HABAKUK À LA LUMIÈRE DU NOUVEAU TESTAMENT

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LE MESSAGE DU PROPHÈTE HABAKUK À LA LUMIÈRE DU NOUVEAU TESTAMENT

 

Le message d’aujourd’hui, c’est sur le prophète Habakuk à la lumière du Nouveau Testament. Au début j’aimerais lire la strophe d’un cantique que nous chantons parfois :

Ah ! sans la marche de la foi,
Ma vie est languissante ;
Mais, ô mon Sauveur, c’est en toi,
En ta vertu puissante,
Qu’est mon asile et mon recours ;
Et tu me montres tous les jours
Ta faveur éclatante.

Qu’est-ce que le message du prophète Habakuk nous dit aujourd’hui ? Ce prophète Habakuk est un prophète tout à fait particulier. Au début j’aimerais juste lire quelques versets du premier chapitre et au fur et à mesure nous allons lire plus de versets dans ce prophète.

« L’oracle qu’a vu Habakuk, le prophète. Jusques à quand, Éternel, crierai-je, et tu n’entendras pas ? Je crie à toi : Violence ! et tu ne sauves pas. Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu l’oppression ?
La dévastation et la violence sont devant moi, et il y a contestation, et la discorde s’élève. C’est pourquoi la loi reste impuissante, et le juste jugement ne vient jamais au jour ; car le méchant cerne le juste ; c’est pourquoi le jugement sort perverti.
Voyez parmi les nations, et regardez, et soyez stupéfaits ; car je ferai en vos jours une œuvre que vous ne croirez pas, si elle vous est racontée. Car voici, je suscite les Chaldéens, la nation cruelle et impétueuse, qui marche par la largeur de la terre pour prendre possession de domiciles qui ne lui appartiennent pas » (v. 1 à 6). « Alors il changera de pensée, et passera outre et péchera : cette puissance qu’il a, est devenue son dieu ! Toi, n’es-tu pas de toute ancienneté, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas !
Ô Éternel, tu l’as établi pour le jugement, et tu l’as fondé, ô Rocher, pour châtier. Tu as les yeux trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler l’oppression. Pourquoi contemples-tu ceux qui agissent perfidement, et gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ? » (v. 12 et 13). « Je me placerai en observation et je me tiendrai sur la tour, et je veillerai pour voir ce qu’il me dira, et ce que je répliquerai quand il contestera avec moi » (2. 1).

Le prophète Habakuk est un des petits prophètes de l’Ancien Testament, pas très connu, et pourtant son message est toujours d’actualité. Nous savons très peu de choses sur ce prophète.
Nous connaissons son nom, et le fait qu’il était prophète, mais aucun autre détail n’est donné sur sa personne, sur ses parents, sur l’endroit où il a vécu. Il faut vraiment déduire un peu, du prophète lui-même, à quelle époque il a vécu. Dans ce sens, il est un peu semblable au prophète Malachie, qui est aussi introduit simplement par son nom, et seul le contexte du message nous donne quelques indices quant à la période où il a vécu.
En rapport avec ce prophète Habakuk, il est parlé au v. 6 des Chaldéens. Cela donne une idée, cela nous montre que le prophète a vécu dans le temps où les Chaldéens sont venus pour emmener Juda en captivité. Donc c’était à peu près l’année 605 avant notre ère, et d’autres détails nous montrent que les Chaldéens ont déjà vaincu l’Assyrien. Ils ont effectivement remporté la victoire sur Ninive dans l’année 612. Donc entre 612 et 605 avant Jésus-Christ, ce prophète a prononcé les paroles que nous trouvons dans ce livre.
Nous connaissons son nom : Habakuk. Ce nom n’est pas facile à traduire. Luther l’a traduit par embrasser. On peut aussi dire étreindre. Si on peut interpréter ainsi son nom, cela suggère qu’il était une personne qui embrasse avant tout le peuple de Dieu.
Il a un amour profond pour le peuple de Dieu. Il a aussi un amour profond pour son Dieu Lui-même. Mais dans le sens de « étreindre » si on traduit ainsi son nom, on voit qu’il est troublé, notamment dans ce chapitre, et on voit que, dans une certaine mesure, il lutte avec Dieu. Il a ces questions qu’il pose à Dieu, et on voit notamment dans ces deux premiers chapitres que le prophète est en dialogue avec Dieu.

Nous avons lu ces versets du chapitre 1, et on voit dans les versets 2 à 4 que c’est le prophète qui parle. Dans les v. 5 à 11 c’est Dieu qui répond au prophète, qui répond à ses questions. Et puis, du v. 12 jusqu’au début du chapitre 2, c’est de nouveau le prophète qui parle et qui pose des questions. A partir du v. 2 du chapitre 2, c’est Dieu qui répond, tout d’abord directement au prophète, et à partir du v. 6 nous avons cette allégorie qui est donnée en rapport avec ce que sera la fin des Chaldéens.
Donc on a au début de ce livre un dialogue entre le prophète et Dieu. C’est intéressant, parce que normalement les prophètes transmettaient un message de la part de Dieu au peuple. Cela nous ne le voyons pas tellement dans ce prophète. Il n’avait pas de message directement de la part de Dieu à donner au peuple. C’était plutôt lui qui parle à Dieu au sujet du peuple, il parle à Dieu et il Lui pose ses questions. Il va à Dieu avec toute la perplexité qui est devant lui et il cherche auprès de Dieu une réponse à ses questions.
Cela nous montre un peu le contexte, et comment ce livre nous est donné. Je veux ajouter que le chapitre 3 est une prière d’Habakuk, notamment les versets 3 à 15, c’est comme un psaume qui nous est donné où le prophète s’exprime. Le livre se termine sur une note assez différente du commencement.

Dans le titre, j’ai indiqué le message du prophète Habakuk à la lumière du Nouveau Testament. Pourquoi cela ? – Parce que le prophète Habakuk est cité plusieurs fois dans le Nouveau Testament. On a une citation du chapitre 1. 5 dans les Actes des apôtres au chapitre 13. 41. Et au chapitre 2 à la fin du v. 4 : « le juste vivra par sa foi » est un verset qui n’est pas cité seulement une fois, ni deux fois, mais trois fois dans le Nouveau Testament.
Nous allons voir quelques détails en rapport avec cette citation, qui est vraiment le verset clé de ce prophète : « le juste vivra par sa foi ».
Vous voyez tout de suite que ce verset qui exprime le message de ce prophète est vraiment d’une grande actualité aussi pour les croyants du temps de la grâce, du temps du Nouveau Testament. Pourquoi est-ce que je dis cela ? Parce que la foi est soulignée.
Dans le temps de l’Ancien Testament, on peut dire en général que la foi ne jouait pas un très grand rôle. Elle est bien sûr mentionnée, elle était importante sans aucun doute. Mais Dieu se révélait, et la relation entre Dieu et Son peuple avait lieu beaucoup par des choses visibles.
Il y avait tout d’abord le tabernacle, ensuite le temple qui était à Jérusalem, et tout le service qui se réalisait là au temple avec les sacrifices etc., toutes des choses visibles pour le peuple d’Israël, les croyants du temps de l’Ancien Testament. Cela a complètement changé dans le temps du Nouveau Testament.
J’aimerais lire ce verset dans la 2e épître aux Corinthiens qui nous donne vraiment la base sur laquelle vivent les croyants aujourd’hui : « Car nous marchons par la foi, non par la vue » (5. 7). On peut dire que les croyants de l’Ancien Testament, dans une large mesure, ont marché, vécu, par la vue et pas tellement par la foi. Mais dans le Nouveau Testament, c’est vraiment par la foi. Nous sommes familiers avec l’épître aux Hébreux. Les Hébreux ont eu besoin d’apprendre, que ce n’est plus les choses visibles, ce n’est plus le temple, le service au temple. Mais c’est par la foi qu’il faut vivre, et la foi, avant tout, en Celui qui est maintenant à la droite de Dieu, le Seigneur Jésus.
A cause de ce verset du chapitre 2 v. 4 on a appelé Habakuk le prophète de la foi. Cela ne veut pas dire qu’il était toujours sur la hauteur de la foi. On peut même dire qu’il était sceptique au chapitre 1. Il n’était pas incrédule, non, mais il avait ses doutes, il avait ses questions. Et Dieu lui a montré que le juste vit par la foi. Et cela, Habakuk a eu besoin de l’apprendre. Comme c’est important aussi pour nous, de réaliser vraiment cela et de mettre cela en pratique, de marcher par la foi comme nous l’avons vu en 2 Cor. 5, et non par la vue. Habakuk était un homme qui n’était pas du tout superficiel. C’était un homme qui réfléchissait, un homme exercé par l’état qui se manifestait là devant lui en Israël, en Juda, à Jérusalem. Il a vu des choses et il a parlé à son Dieu de ce qu’il a vu. Il le fait en posant des questions à Dieu.

Venons maintenant au chapitre 1. 2 et 3.
« Jusques à quand, Éternel, crierai-je, et tu n’entendras pas ? Je crie à toi : Violence ! et tu ne sauves pas. Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu l’oppression ? »
C’est cela que le prophète voyait devant lui : la violence, l’oppression, la contestation. Cela nous montre que l’état du peuple de Dieu n’est pas bon. Il dit : « Dieu, est-ce que tu es indifférent à l’égard du mal qui est là ? Pourquoi n’interviens-tu pas ? Pourquoi ? Je ne comprends pas ». C’était sa première question. On voit que ce mot « pourquoi » sortait facilement des lèvres du prophète Habakuk.
On le retrouve aussi au v. 13. C’est la deuxième série des questions qu’il pose. On voit donc qu’il venait à son Dieu avec ces questions. Cela est absolument positif : Il cherche une réponse auprès de Dieu. Les premières questions étaient en rapport avec le sujet : Dieu, pourquoi es-tu indifférent ? Il lui semblait que c’était le cas. Le prophète attendait que Dieu intervienne. Sous quelle forme, on ne le trouve pas. Peut-être que le prophète désirait que Dieu donne de nouveau un réveil à Son peuple.

C’était la grâce de Dieu qui a donné ces réveils au temps des rois, ceux sous Josaphat, sous Ézéchias, sous Josias et peut-être que Habakuk a vécu quelque chose de ce temps de Josias, le dernier réveil. Maintenant le déclin est entré de nouveau. Et la violence, et l’oppression et l’iniquité se manifestaient. « Maintenant Dieu que fais-tu ? Tu vois cela ».
Peut-être qu’il désirait un réveil ou peut-être a-t-il pensé : « Dieu, tu dois intervenir en jugement. Tu ne peux pas laisser les choses aller comme cela, tu es juste » ? Où est le juste jugement ? Alors Dieu répond à ses questions et Dieu dit : « Habakuk, je vais intervenir. Il n’y a pas de réveil, non. Il y a le jugement qui vient et ce jugement vient par les Chaldéens ».
Dieu donne Lui-même la description des Chaldéens, la plus cruelle des nations. On n’a pas lu tous ces versets. Je vous encourage, après ce message, à lire tout le prophète, tous les versets que nous ne pouvons pas considérer à cause du temps. Je pourrais facilement dépasser le temps mais je veux me garder de cela. Lisez donc vous-même tout le prophète.
Dieu donne donc la description des Chaldéens. En résumé nous lisons au v. 11 : « cette puissance qu’il a, est devenue son dieu ! » On voit cet orgueil ; ils étaient puissants, ils ont vaincu beaucoup de peuples, même les plus forts, l’Assyrien, et un peu plus tard aussi l’Égypte. Leur puissance est devenue leur dieu. Dieu le dit et on voit que cela a provoqué encore plus de questions auprès du prophète. Si le peuple d’Israël a commis l’iniquité, a fait du mal, et que Dieu doit intervenir en jugement, pourquoi Dieu utilise-t-il les Chaldéens pour châtier Son peuple, pour exercer la discipline ? Il n’a pas compris cela. C’était trop difficile, et il pose de nouveau des questions à Dieu en rapport avec les Chaldéens.

Mais avant d’en arriver là, comme nous désirons regarder le message de ce prophète à la lumière du Nouveau Testament, j’aimerais m’arrêter encore brièvement sur le v. 5, parce que le verset 5 est cité dans le Nouveau Testament. Nous ouvrons brièvement nos Bibles en Actes 13. C’est là le premier voyage missionnaire de l’apôtre Paul. Il donne ce discours dans la synagogue d’Antioche de Pisidie. On trouve là, à partir du v. 16, son discours qui va jusqu’au v 41. C’est juste ce dernier verset qui est une citation du prophète Habakuk.
C’est intéressant et nous allons voir au cours de ce message sur Habakuk que l’apôtre Paul connaissait bien ce prophète. Il a souvent cité, directement ou indirectement, des versets de ce prophète. Le message de Paul dans la synagogue d’Antioche se termine au v. 40. Lisons à partir de la fin du v. 39 : « quiconque croit est justifié par lui. Prenez donc garde qu’il ne vous arrive ce qui est dit dans les prophètes : « Voyez, contempteurs (c’est un mot un peu difficile, qui veut dire « traîtres », on peut traduire aussi « qui sont pleins de mépris »), et étonnez-vous, et soyez anéantis ; car moi, je fais une œuvre en vos jours, une œuvre que vous ne croiriez point, si quelqu’un vous la racontait» (v. 39 à 41). C’est intéressant que Paul cite ce verset. Il cite la version des Septante. En effet aussi en Habakuk 1. 5 on pourrait traduire différemment. Notre texte dit : « Voyez parmi les nations, et regardez et soyez stupéfaits ». Si on change juste une lettre comme c’est le cas dans la version des Septante, le texte dirait : « Vous les traîtres, regardez et soyez stupéfaits ». C’est vraiment une toute petite différence. En hébreu c’est une seule lettre qui change et qui donne ce sens : « Voyez, vous les traîtres et regardez ».
Dans le message au peuple, comme dans le Nouveau Testament, Dieu parle de l’œuvre qu’Il fait, « une œuvre en vos jours, que vous ne croiriez point si quelqu’un vous la racontait ». En effet Habakuk parle des Chaldéens qui venaient sur le peuple, et peut-être aussi de ce côté du jugement littéral qui était amené sur les Juifs, notamment par les Romains en Israël. Le temple a été détruit en l’année 70. Dieu est intervenu pour châtier Son peuple et a suscité, non seulement les Chaldéens, mais plus tard aussi les Romains. C’est l’intervention de Dieu en jugement.
Je pense à ce verset dans le prophète Ésaïe : « l’Éternel se lèvera… pour faire son œuvre, son œuvre étrange, et pour accomplir son travail, son travail inaccoutumé » (28. 21), en rapport avec le jugement que Dieu permet.
Peut-être y a-t-il encore un sens supplémentaire que j’aimerais aussi mentionner. Nous le voyons dans les Actes des apôtres. Paul a tout d’abord présenté l’évangile aux Juifs, et si eux ne croient pas, il se tourne vers les nations. Et le peuple juif est jugé aussi dans ce sens-là qu’ils ne peuvent pas vraiment comprendre le message. C’est un jugement sévère de Dieu. Dans le prophète Ésaïe au chapitre 29 j’aimerais juste lire le v. 10 : « l’Éternel a répandu sur vous un esprit de profond sommeil » et v. 14 : « je ferai une œuvre merveilleuse envers ce peuple : la sagesse de ses sages périra, et l’intelligence de ses intelligents se cachera ». Dans ce sens, le sommeil, c’est ne plus comprendre le message parce qu’ils ont refusé d’écouter Dieu.
Si l’homme refuse le message de l’évangile, il y a un moment où son cœur est endurci, et quand l’homme endurcit son cœur, nous lisons que Dieu le fait aussi par la suite ; un cœur endurci ne peut plus saisir le message. C’est quelque chose de bien solennel. Je souligne aussi qu’il y a peut-être parmi ceux qui écoutent, ceux qui ont entendu souvent le message : faites attention ! Dieu parle une fois, deux fois et peut-être qu’il a parlé beaucoup plus de fois déjà, à vous ou à toi. Il y a un moment où le cœur s’endurcit. On ne peut plus écouter. C’est quelque chose de bien solennel.
Que nos cœurs soient tendres pour vraiment accepter le message quand Dieu parle à nos cœurs et à nos consciences ! Souvent les messages de l’apôtre Paul se sont terminés avec un appel à la conscience. C’est le cas aussi ici, l’appel à la conscience du peuple. Ce sont là les premiers points de ce message à la lumière du Nouveau Testament. Dieu a envoyé les Chaldéens, un peuple qui était cruel, ce qui fait que le prophète pose d’autres questions. Il est intéressant de remarquer qu’il pose cette deuxième série de questions dans la deuxième partie du v 13.
Nous voyons qu’il se tourne vers Dieu et on voit cette relation que le prophète avait avec son Dieu : « Toi, n’es-tu pas de toute ancienneté, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? » (v. 12) N’est-ce pas touchant comment il parle de Dieu ? Il est son Dieu, il est son Saint. On voit cette piété que le prophète avait, cet attachement à Dieu. Avec liberté, il pose ses questions pour avoir une réponse. Mais son Dieu, son Saint, il l’appelle aussi le Rocher à la fin du v. 12 et il dit : il a « les yeux trop purs pour voir le mal ». Il avait une appréciation de la sainteté de Dieu, c’est très clair.
Et maintenant : « Pourquoi contemples-tu ceux qui agissent perfidement, et gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ? » – c’est-à-dire : Dieu, comment peux-tu amener, pour discipliner ton peuple, pour châtier ton peuple, les Chaldéens ?. Ils sont pires que ton peuple. Je ne comprends plus. Comment est-ce possible ? Pourquoi fais-tu cela ? » Alors il n’est pas seulement inquiet en rapport avec cette indifférence qu’il croyait voir, mais il dit : « Dieu, si c’est vraiment comme cela, tu ne sembles pas cohérent dans ce que tu fais. Comment peux-tu agir de cette manière-là ? ».
On voit comment il est tourmenté par ces questions. Il les pose et il cherche une réponse de la part de Dieu. Dieu avait répondu déjà une fois, mais le prophète trouve que Dieu est trop silencieux. « Pourquoi gardes-tu le silence ? » Parfois effectivement nous avons des sentiments un peu similaires quand nous pensons que Dieu n’intervient pas, ne parle pas assez clairement. Peut-être n’avons-nous pas fait attention que Dieu a parlé. Dieu a révélé bien des choses. De notre côté, il faut que nous devenions tranquilles et cela nous l’avons au début du chapitre 2. On a ce changement.
On voit que le prophète se place en observation, il se tient sur la tour. « Je veillerai pour voir ce qu’il me dira ». Il se met là comme une sentinelle maintenant pour écouter ce que Dieu veut lui dire. Il devient tranquille.
J’aimerais lire un verset dans le prophète Ésaïe au chapitre 30 : « Dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force » (v. 15). C’est une leçon si importante, une leçon que le prophète a dû apprendre : devenir tranquille devant Dieu. C’est plus facilement dit que réalisé. Je le sais pour moi-même. Parfois, peut-être pas pour des raisons aussi nobles que le prophète, on est tourmenté, on est troublé, on a des questions, on est agité. Devenir tranquille devant Dieu, ce n’est pas toujours facile, mais il faut, avec l’aide du Seigneur, prendre cette place, demander au Seigneur qu’Il nous aide à être tranquilles devant Lui pour vraiment écouter.
Il faut aussi être tranquille pour prier. Si nous sommes trop agités, nos prières ressemblent un peu aux prières d’Habakuk avec les questions qu’il a posées. Dieu désire que nous devenions tranquilles afin que Lui puisse nous parler. Ensuite nous pouvons aussi prier, et nous voyons cela avec le prophète, au chapitre 3, dont les prières ont un autre caractère.

Il dit encore à la fin du v. 1 du chapitre 2 : « ce que je répliquerai quand il contestera avec moi ». On voit encore cette attitude de lutte avec Dieu. Mais cela change maintenant. Lisons à partir du v. 2 du chapitre 2 : « Et l’Éternel me répondit et dit : Écris la vision et grave-la sur des tablettes, afin que celui qui la lit puisse courir. Car la vision est encore pour un temps déterminé, et elle parle de la fin, et ne mentira pas. Si elle tarde, attends-la, car elle viendra sûrement, elle ne sera pas différée. Voici, son âme enflée d’orgueil n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi » (v. 2 à 4).
C’est une réponse merveilleuse que Dieu lui donne ! Il doit maintenant écrire sur des tablettes la vision que Dieu donne. Il semble que c’est la suite de ce chapitre. Et nous lisons : « afin que celui qui la lit puisse courir ». On peut traduire aussi différemment la fin du verset 2. Notre traduction allemande a la même traduction que Louis Second qui dit : « afin qu’on la lise couramment », on peut dire facilement. C’est une pensée qui est juste. Mais aussi celle qui est dans le texte chez nous. Mais tout d’abord, cette pensée qu’on puisse lire couramment.
Donc il fallait écrire très clairement, afin que ce soit facilement lisible. C’est cela que Dieu désirait. Il a désiré que ce soit bien écrit afin qu’on puisse facilement le lire. On a cette méthode d’écrire déjà dans le Deutéronome, où on trouve la même chose, écrire sur des tablettes afin qu’on puisse facilement lire le message. Maintenant notre texte dit : « afin que celui qui la lit puisse courir ». On voit que le message doit avoir un effet sur la personne qui le lit. Le message doit être en mouvement, il doit courir.
Chers amis, c’est quelque chose qui est aussi important pour nous. Nous entendons la Parole. Le message doit avoir un effet sur nos vies, il doit nous stimuler pour courir la course de la foi, pour continuer le chemin jusqu’à ce que nous arrivions au but. Il ne doit pas nous laisser indifférents sur nos fauteuils, tranquilles, à ne rien faire. Non. Il faut effectivement se lever, il faut courir, courir la course qui est devant nous.

Ensuite v. 3 « la vision est encore pour un temps déterminé, et elle parle de la fin, et ne mentira pas ». Ici Dieu indique au prophète que la réponse qu’Il donne, ce n’est pas seulement en rapport avec ce qui était immédiat, c’est-à-dire que les Chaldéens arrivent, qu’ils vont détruire Jérusalem etc. mais que plus tard, bien sûr, le Chaldéen sera aussi jugé. Mais Dieu dit : Voilà, elle, cette vision, parle de la fin et ne mentira pas, elle est certaine mais elle parle de la fin. Cela, nous le trouvons par la suite au chapitre 2 : « Car la terre sera pleine de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer » (v. 14), un verset que nous trouvons également en Ésaïe 11. 9, et qui nous parle dans les deux cas du règne millénaire, quand le Seigneur Jésus établira Son règne, quand il y aura vraiment de l’ordre, quand la justice sera sur la terre.
Ce temps viendra, chers amis. On voit beaucoup d’iniquité, de désordres, etc. aujourd’hui. Il y a un temps pour cette terre où vraiment l’ordre sera établi, et cela par le Seigneur Jésus. C’est vraiment merveilleux et la Parole est très claire là-dessus. Donc Dieu parle plus tard à son prophète du temps du règne millénaire, le temps de la fin. Il « ne mentira pas ». Dieu parle, il dit clairement qu’il y a un accomplissement de ce qu’Il dit. « Si elle tarde, attends-la, car elle viendra sûrement, elle ne sera pas différée » (v. 3). Si cela prend du temps avant que l’accomplissement arrive, alors il faut attendre. L’accomplissement arrive sûrement, il ne sera pas différé. En effet nous attendons toujours, et là nous voyons une deuxième attitude qui doit nous caractériser : pas seulement courir la course de la foi, mais aussi attendre.

Maintenant, nous regardons dans le Nouveau Testament, l’épître aux Hébreux où ce verset 3 est cité. En effet l’épître aux Hébreux donne la citation la plus complète en rapport avec ce passage de Habakuk 2. « Car encore très-peu de temps, et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (10. 37). On est un peu étonné en lisant ce verset 37 parce qu’on a même de la peine à reconnaître exactement le texte de Habakuk 2. Là on a quelque chose de remarquable, parce qu’on n’a pas seulement le texte hébreu de l’Ancien Testament qui était traduit en grec, à peu près 200 ans avant notre ère, dans la version des Septante qui est souvent citée dans le Nouveau Testament, mais bien sûr on a le texte du Nouveau Testament. On a au fond trois textes, mais il y a des différences.
Ce que nous voyons, c’est le cas aussi en rapport avec la citation d’Habakuk 2. 3 en Héb. 10. 37, où Dieu a dirigé les écrivains du Nouveau Testament pour qu’ils changent un peu le texte. Quel est le changement ? Le texte de la version des Septante, c’est comme le texte hébreu, c’est : la vision, attends-la, elle viendra sûrement. Mais le Nouveau Testament ne dit pas : la vision vient, mais il viendra. C’est le Seigneur Lui-même. Cela devient un nom du Seigneur Jésus : Il est Celui qui vient. C’est tellement beau ! Nous n’attendons pas l’accomplissement d’une vision, d’une prophétie, mais ce que nous attendons c’est le Seigneur Lui-même. Nous attendons une personne, la Personne du Seigneur Jésus. C’est introduit avec ces mots : « Car encore très-peu de temps ».
C’est peut-être une autre citation de l’Ancien Testament d’Ésaïe 26 où nous avons exactement les mêmes mots au v. 20, où c’est traduit : « cache-toi pour un petit moment, jusqu’à ce que l’indignation soit passée ». Dans les deux cas le texte dans la version des Septante, comme aussi dans le Nouveau Testament en Hébreux 10, c’est vraiment encore très peu, très peu de temps, très très peu. C’est très touchant qu’ainsi la venue du Seigneur Jésus soit placée devant nous comme quelque chose qui se réalise immédiatement. Chers amis, nous ressentons tous, et peut-être encore plus cette année que l’année passée, que la venue du Seigneur est vraiment immédiate. On voit avec les évènements autour de nous que le Seigneur vient très bientôt. Il est Celui qui vient, et nous attendons le Seigneur Jésus.
Oui, nous courons, mais ensuite nous attendons Celui qui vient. On voit que ce message du prophète Habakuk est très parlant pour nous, les croyants du temps du Nouveau Testament, qui sont appelés à servir le Seigneur Jésus, mais aussi à L’attendre des cieux. Sa venue ne sera pas différée. La certitude de l’accomplissement est là. Il va venir.

Maintenant, encore en Héb. 10. 38 : « Or le juste vivra de foi ; et : Si quelqu’un se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Donc cela, c’est le verset 4 d’Habakuk 2, et nous voyons que, comme dans la version des Septante, l’ordre est inversé. On a dans notre texte tout d’abord « le juste vivra de foi » et seulement après nous lisons : « si quelqu’un se retire » (celui dont l’âme est enflée). Dans Habakuk 2. 4 c’est dans l’ordre inverse. Ce qui est intéressant, c’est que ce verset « le juste vivra par sa foi » se trouve donc dans le Nouveau Testament trois fois, et entre autres ici dans le verset 38 d’Hébreux 10.
La vie de la foi, c’est cela dont Dieu parle à son prophète. En d’autres termes, Dieu dit à Habakuk : « Quant à mes voies avec mon peuple, avec les nations, écoute : tu ne peux pas résoudre tout cela. Mais fais une chose : fais-moi confiance, vis par la foi ». La foi est capable de faire vraiment confiance à Dieu, de compter vraiment sur Lui qui mène toutes choses à bonne fin. C’est cette confiance que nous pouvons avoir en Dieu.
Dieu comprend, Il sait ce qu’Il fait. Il ne désire pas de nous que nous comprenions toutes choses, mais Dieu désire que nous ayons cette confiance et cette foi en Lui. C’est par la foi, nous dit Héb. 11, que nous comprenons (v. 3). Ce n’est pas que nous comprenons toutes choses et que, après, nous croyons Dieu. Non. Nous avons cette confiance en Dieu et ainsi nous comprenons bien des choses, même s’il y a des questions qui restent ouvertes aussi pour nous.
La solution au problème qui a tourmenté Habakuk, c’est vraiment cet appel à la confiance en Dieu. C’est ainsi que tu dois vivre. Or, ce qui est intéressant, c’est que ces quelques paroles : « le juste vivra par sa foi », en hébreu c’est seulement une phrase de trois mots : le juste, par la foi, vivra. Le Nouveau Testament met l’accent en Hébreux 10 sur le troisième mot de ce verset. Dans Hébreux 10 c’est par la foi que nous vivons. Nous pouvons vivre ainsi. Notre relation avec Dieu, notre marche est par la foi, mais ainsi nous vivons. Que le Seigneur nous aide en cela ! Tout d’abord, courir et nous courons avec patience la course qui est devant nous (Héb. 12. 2), nous attendons Celui qui vient, et nous vivons par la foi. Ce sont ces trois leçons que Habakuk 2 place au début devant nos cœurs. Que le Seigneur nous aide à les mettre en pratique : courir, attendre, vivre, et cela donc par la foi, cette confiance en Dieu.

J’ai dit que le verset 4 d’Habakuk 2 est cité trois fois. J’aimerais mentionner aussi les deux autres citations, et tout d’abord l’épître aux Romains au chapitre 1er où nous lisons au v. 17 : « Car la justice de Dieu y est révélée [dans l’évangile] sur le principe de la foi pour la foi, selon qu’il est écrit : «Or le juste vivra de foi» ». C’est le résumé que l’apôtre donne en rapport avec le message de l’évangile et de la justification, dans cette première partie de l’épître aux Romains.
Nous remarquons tout de suite que l’accent est mis particulièrement sur le juste : le juste, celui qui est justifié, et cela sur le principe de la foi, pas sur le principe des œuvres, mais sur le principe de la foi. L’épître aux Romains nous montre donc que pour être au bénéfice de l’œuvre du Seigneur Jésus et pour être justifié, de notre côté il faut de la foi.
Il nous dit aussi que le motif pour Dieu pour agir, c’est bien sûr Sa grâce. Nous sommes « justifiés gratuitement par sa grâce » (Rom. 3. 24). C’est le motif de Dieu, ce pour quoi Il a agi. Il est plein de grâce et en même temps Il agit toujours en accord avec ce qu’Il est. C’est la justice de Dieu. Dieu agit justement, c’est-à-dire en accord avec Son caractère, avec ce qu’Il est. Troisièmement nous lisons, en Romains 5. 1 : nous sommes « justifiés sur le principe de la foi », mais après au v. 9 : « justifiés par son sang ». Le sang de Christ est la base sur laquelle Dieu peut agir et nous justifier. Cette phrase « le juste vivra de foi » est comme le mot d’ordre de la Réforme, où vraiment les réformateurs ont clairement réalisé que c’est par la foi qu’on peut être justifié devant Dieu. « Le juste vivra de foi ».

Troisièmement en Galates 3 – c’est la troisième citation – l’accent est mis sur la foi. La foi est vraiment la base. Lisons Gal. 3. 11 : « Or que par la loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : «Le juste vivra de foi». Mais la loi n’est pas sur le principe de la foi, mais : Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ».
Donc ici c’est le contraste entre la foi et la loi, c’est-à-dire les œuvres. Pour être vraiment justifié il faut de la foi, pas des œuvres. Un verset bien important, et l’accent est légèrement différent, la foi est toujours centrale, quelque chose qui est solide, c’est quelque chose qu’il est aussi important de réaliser pour nous parce que parfois aussi dans le langage courant, quand on parle de la foi, c’est quelque chose qui est incertain, mais dans la Bible ce n’est pas du tout le cas.
On trouve pour la première fois ce mot en Exode 17 quand Moïse est sur la montagne pour prier pour Israël qui combat contre Amalek. Et pour assurer que les bras de Moïse soient solides, la Parole utilise le même mot qui est traduit par foi, quelque chose qui est solide, c’est la foi, ce fondement pour nous, ce fondement pour notre justification et aussi pour toute notre vie.

Encore quelques mots sur la suite. On a cette allégorie aux v. 6 et suivants. Cinq fois le malheur est prononcé. C’est effectivement quelque chose qui est exprimé par les nations que les Chaldéens ont assujetties, mais la Parole de Dieu montre ici que les Chaldéens seront jugés.
On a ce malheur cinq fois aux v. 6, 9, 12, 15 et au v. 19. Le malheur pour qui ? C’est tout d’abord le voleur etc. et d’autres choses sont mentionnées par la suite et toujours suivies par un « car ». Dieu donne la réponse. « Car » au v. 8, au v. 11, au v. 14, de nouveau au v. 17 et à la fin ce n’est pas un « car », c’est aussi tout à fait remarquable à la fin du v. 20.
Ce que Dieu dit répond aussi aux questions que le prophète a eues par exemple au v. 6 on a cette question : « jusques à quand ? » que le prophète a aussi posée au v. 2 du chapitre 1. Dieu donc répond. Il y a un moment où Dieu intervient, il y a une justice et combien c’est important. Dieu n’est pas injuste. Il y a un juste jugement de Sa part.
Il y a cette question du v. 13 qui est reprise aussi à la fin du v. 6. On a ces réponses de Dieu avec cette vue vers l’avenir et maintenant, tout à la fin, le v. 20 : « L’Éternel est dans le palais de sa sainteté : … que toute la terre fasse silence devant lui ! » Dans notre Bible en allemand on a : « Mais l’Éternel est dans le palais de sa sainteté … que toute la terre fasse silence devant lui ! » Dieu a le contrôle, Dieu est dans le palais de Sa sainteté. Ce n’est pas le temple ici, mais vraiment Dieu sur Son trône. « Que toute la terre fasse silence devant lui ! » Habakuk a dû apprendre à être silencieux et maintenant on voit « que toute la terre fasse silence devant lui ! »

Cela nous amène au chapitre 3 :
« Prière de Habakuk, le prophète. Sur Shiguionoth. Ô Éternel, j’ai entendu ce que tu as déclaré, et j’ai eu peur. Éternel, ravive ton œuvre au milieu des années ; au milieu des années, fais-la connaître. Dans la colère, souviens-toi de la miséricorde ! ».
C’est la prière d’Habakuk, ce n’est pas tout le chapitre, mais ce verset 2. On voit comment il parle avec Dieu maintenant. Ce n’est pas de la même manière qu’auparavant. Maintenant il est calme. Le silence est là. Il voit Dieu dans Son palais, il est calme devant Lui, il dit : « Éternel, j’ai entendu ce que tu as déclaré », j’ai entendu tes paroles dans tout ce chapitre 2, j’ai entendu que Tu vas intervenir, intervenir en jugement aussi contre les Chaldéens et il dit : « j’ai entendu ce que tu as déclaré, et j’ai eu peur ». Il est tranquille, silencieux.
On voit qu’au chapitre 1 c’est le prophète qui parle, qui pose ses questions. Il trouve que Dieu garde le silence. Ce n’était pas tout à fait juste et maintenant il admet : « tu as parlé ». Dieu a déclaré Ses pensées et lui, il est silencieux, il est calme. Il dit même : « j’ai eu peur » (v. 2). On voit que la Parole a un effet sur lui, il tremble devant ce que Dieu a dit. On trouve cela encore aussi, plus fort, au v. 16 : « J’entendis, et mes entrailles tremblèrent ; à la voix que j’ouïs mes lèvres frémirent, la pourriture entra dans mes os, et je tremblai sous moi-même pour que j’eusse du repos au jour de la détresse ». C’est un peu similaire, cela correspond à ce qu’on a déjà ici au v. 2.
Un verset en Ésaïe 66, que nous connaissons bien dit : « Mais c’est à celui-ci que je regarderai : à l’affligé, et à celui qui a l’esprit contrit et qui tremble à ma parole » (v. 2). On voit cela ici avec Habakuk. Il a entendu, il a peur, il tremble devant la parole de Dieu. Ensuite il dit : « Éternel, ravive ton œuvre au milieu des années ; au milieu des années, fais-la connaître ». Remarquons cette expression « au milieu des années ». Cela correspond aussi à notre temps, si je peux le dire comme cela. Il y a un début, il y a une fin. Au fond, par la suite nous voyons le début, c’est la délivrance que Dieu a opérée pour Son peuple pour le faire sortir de l’esclavage en Egypte. Il y a des allusions très claires à cela à partir du v. 3, à cette délivrance d’Israël, comment le peuple a même traversé la mer Rouge.
Il y a des allusions très claires qui suivent dans les versets qui sont là dans ce chapitre 3, sur ce que Dieu a fait dans le passé pour Son peuple. Le prophète est occupé de cela mais aussi de la fin. On a déjà vu la gloire millénaire au v. 3 à la fin : « Sa magnificence couvre les cieux, et sa louange remplit la terre ». C’est de nouveau ce lien avec l’avenir. Le passé, l’avenir, et au milieu des années le prophète désire que Dieu ravive Son œuvre. Bien sûr c’est très vaste, mais nous pouvons aussi l’appliquer à nos jours.
Nous désirons que Dieu ravive Son œuvre. Il a encore Son œuvre. Ne l’oublions pas. Nous pensons à ce que Dieu opère encore aujourd’hui, aussi à travers la pandémie. Même les autorités suisses ont clairement admis qu’il y a plus de gens qui vont à l’église, il y a plus d’intérêt pour les questions concernant la foi et la relation avec Dieu. Au-delà de ce que Dieu fait dans notre pays encore – et d’autres peuvent témoigner certainement mieux que moi – mais ce que Dieu fait encore dans ce monde.
Pensons à son œuvre, notamment encore en Chine. Les églises de maison dont le nombre augmente. Ce sont des croyants souvent pas bien fondés dans la Parole, mais beaucoup appartiennent au Seigneur. Quand Dieu appelait au temps des Actes, au début du temps de la grâce, c’était merveilleux ; mais encore aujourd’hui il y en a beaucoup qui se tournent vers le Seigneur.
Il est important d’avoir les yeux ouverts sur ce que Dieu opère aussi hors de nous. Mais Dieu a encore Son œuvre et il y a encore des âmes qui sont attirées vers le Seigneur Jésus. C’est un sujet de reconnaissance. Et nous pouvons prier comme le prophète a prié. Et aussi « dans la colère, souviens-toi de la miséricorde ! » La miséricorde de Dieu : il intervient en jugement mais Il est aussi miséricordieux et souvent il utilise les circonstances pour attirer des âmes à Lui.

Ensuite on a ce psaume, notamment jusqu’au v. 15. Il n’est pas toujours facile d’en comprendre les paroles, mais il parle de la grandeur de Dieu, comment Dieu est intervenu dans le passé, et ce que cela signifie aussi pour aujourd’hui pour fortifier la foi, aussi la foi d’Habakuk.
v. 17 : « Car le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura point de produit dans les vignes ; le travail de l’olivier mentira, et les campagnes ne produiront pas de nourriture ; les brebis manqueront dans le parc, et il n’y aura pas de bœufs dans les étables ; mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes lieux élevés. Au chef de musique. Sur Neguinoth » (v. 17-19). Ainsi se termine ce message du prophète Habakuk.
J’aimerais dire encore quelques mots sur ces versets. Le prophète, dans le v. 17, voit qu’il y a un déclin : le figuier ne fleurit pas, le produit des vignes n’est pas là, « le travail de l’olivier mentira ». Je n’entre pas dans le côté typologique de ces arbres. C’est aussi intéressant. Mais prenons ce message si simple. C’était les bénédictions que Dieu avait promises à Son peuple autrefois. Nous lisons cela en Deutéronome 8. 8 déjà. Le fruit de ces arbres était un fruit de la bénédiction de Dieu pour Son peuple. Ici Habakuk dit : si tout cela manque, s’il n’y a pas des signes extérieurs qui nous montrent ton approbation, ô mon Dieu, même si c’est le cas, je me réjouirai en toi.
Chers amis, c’est absolument remarquable ! Quel encouragement pour nous ! Certainement ceux parmi nous qui sont plus avancés en âge que moi se souviennent, peut-être même un peu d’une manière nostalgique du passé, quand les rassemblements étaient plus grands, qu’il y avait plus de personnes qui avaient écouté, qui étaient venues, qui suivaient le Seigneur Jésus. Nous remarquons que nous vivons dans des jours de déclin. Alors, que ferons-nous ? Prenons l’attitude du prophète Habakuk. Il a dit : « mais moi, je me réjouirai en l’Éternel ».
Et de nouveau on veut regarder ces versets à la lumière du Nouveau Testament. Je reviens à l’apôtre Paul. Il a annoncé l’évangile. Des milliers ont cru et à la fin de son ministère, nous arrivons à la 2e épître à Timothée. Que voit-il ? Le déclin. « Tous ceux qui sont en Asie… se sont détournés de moi » (1. 15). C’est comme ce que dit Habakuk ici. « Les brebis manqueront dans le parc, et il n’y aura pas de bœufs dans les étables ».
Il y a du déclin et l’apôtre a vu cela aussi. Il était en prison. Et déjà lors de son premier emprisonnement à Rome, il écrit aux Philippiens et il voit comment les choses se passent. Il voit que l’évangile est prêché, mais il dit aussi que ce n’est pas pour les bons motifs. Mais il se réjouit de ce que l’évangile est proclamé. Qu’est-ce que l’apôtre Paul dit en Philippiens 3 « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur » (v. 1). Au chapitre 4 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (v. 4). C’est cela que l’apôtre Paul a fait dans la prison. Il voyait le déclin, il voyait que cela n’allait pas bien et qu’a-t-il fait ? Il s’est réjouit dans le Seigneur !
C’est quelque chose que nous pouvons faire aussi : regarder en haut par la foi vers le Seigneur, nous réjouir en Lui. En Lui nous trouvons de la joie en Le contemplant, Lui, Ses gloires, ce qu’Il est, ce qu’Il a fait et ce qu’Il fera encore.
Quels sujets de reconnaissance aussi pour nous, et même de nous égayer dans le Dieu de notre salut, Habakuk dit : « le Dieu de mon salut ». Nous trouvons sept fois cette expression « le Dieu de mon salut » dans l’Ancien Testament. La première fois, c’est dans le Psaume 18. 46, la dernière fois ici dans Habakuk 3. 18. Le prophète se réjouit de cela. En Dieu il s’est égayé.
Après il dit : « L’Éternel, le Seigneur, est ma force ». Nous pensons à l’apôtre Paul en Philippiens 4. 13 : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie ». En Lui il a trouvé la joie mais aussi la force. Je répète, c’est presque comme des citations dans le Nouveau Testament en Philippiens 3 et 4 de ces versets 18 et 19 d’Habakuk 3.
On a une personne, un apôtre Paul, devant nous, qui a fait des expériences un peu similaires. Et on le voit sur la hauteur de la foi en parlant ainsi et en trouvant en son Dieu, en son Seigneur, sa joie et aussi la force. Nous pensons à ce verset de Néhémie 8 : « la joie de l’Éternel est votre force » (v. 10). La joie dans le Seigneur est liée à la force pour le chemin. On voit donc Habakuk ici, à la fin de son livre, on le voit sur la hauteur : « il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes lieux élevés » (v. 19). S’il était en bas au chapitre 1, il était vraiment découragé, troublé, on voit que par la foi Dieu amène Son prophète sur ces hauteurs, « mes pieds pareils à ceux des biches », qui sautent, qui avancent rapidement, qui courent.
Ainsi nous pouvons continuer le chemin, parcourir le chemin, aller droit au but, pour être bientôt avec le Seigneur.
« Au chef de musique. Sur Neguinoth », un instrument à cordes. On voit que la louange s’élève de son cœur. Il était triste, mais Dieu dirige ses regards en haut et on voit la joie qui est là et la louange qui s’élève de son cœur. Le Seigneur désire aussi nous amener là, et vraiment opérer dans nos cœurs afin que la louange s’élève aussi de nos cœurs à Lui.
Que le Seigneur bénisse Sa Parole, aussi ce message ! Qu’il nous encourage par elle. C’est un motif aussi pour relire ce prophète pour nous-mêmes.

Je termine avec deux strophes du cantique 86 :

Je la connais cette joie excellente
Que ton Esprit, Jésus, met dans un cœur ;
Je suis heureux, oui, mon âme est contente,
Puisque je sais qu’en toi j’ai mon Sauveur.

Ah ! que mon âme, en parcourant sa voie,
S’égaie, ô Dieu, dans ta communion ;
Oui, que mon cœur plein de force et de joie,
De ton Esprit goûte en paix l’onction.

D’après edification.bible Décembre 2020

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (VEUVES ET ORPHELINS)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (VEUVES ET ORPHELINS)

 

Lien PDF:TRENTE VERSETS À TROUVER (VEUVES ET ORPHELINS)

Où se trouve le passage ?

1. Une pauvre veuve vint, et y jeta deux pites …………………………………….. Marc
2. Toutes les veuves vinrent auprès de lui en pleurant ………………………… Actes
3. Une femme veuve qui ramassait du bois ……………………………………….. 1 Rois
4. Il rend ferme la borne de la veuve …………………………………………………. Prov.
5. Si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve …………………… Jér.
6. Le vœu d’une veuve… demeurera obligatoire pour elle ……………………. Nb.
7. Je ne suis point veuve, et je ne verrai point de deuil ………………………… Apoc.
8. Si un fidèle ou une fidèle a des veuves, qu’il les assiste …………………… 1 Tim.
9. Il y avait plusieurs veuves en Israël, aux jours d’Elie ………………………… Luc
10. Ils prendront… une veuve qui sera veuve d’un sacrificateur …………….. Ez.
11. Plaidez la cause de la veuve ……………………………………………………….. Es.
12. Ne violentez pas l’étranger, l’orphelin, et la veuve …………………………… Jér.
13. Leurs veuves étaient négligées ……………………………………………………. Actes
14. Dans cette ville-là il y avait une veuve …………………………………………… Luc
15. Il était fils d’une femme veuve ………………………………………………………. 1 Rois
16. Je faisais chanter de joie le cœur de la veuve ………………………………… Job
17. L’orphelin, et la veuve… viendront, et ils mangeront …………………………. Deut.
18. Tu es le secours de l’orphelin ……………………………………………………….. Ps.
19. Auprès de toi, l’orphelin trouve la miséricorde …………………………………. Osée
20. Vous n’affligerez aucune veuve, ni aucun orphelin …………………………… Ex.
21. Ils ont foulé l’orphelin et la veuve …………………………………………………… Ez.
22. N’entre pas dans les champs des orphelins ……………………………………. Prov.
23. N’opprimez pas la veuve et l’orphelin …………………………………………….. Zach.
24. Dieu… qui fait droit à l’orphelin et à la veuve …………………………………… Deut.
25. Il affermit l’orphelin et la veuve ……………………………………………………… Ps.
26. Nous sommes des orphelins, sans père ………………………………………… Lam.
27. Laisse tes orphelins, moi je les garderai en vie ……………………………….. Jér.
28. Visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction ……………………….. Jacques.
29. Dieu… est le père des orphelins …………………………………………………….. Ps.
30. Je ne vous laisserai pas orphelins ………………………………………………….. Jean

D’après le recueil de 360 passages 1980

FRONTIÈRE BULGARE

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FRONTIÈRE BULGARE

– Fameux, ces sandwichs au jambon ! remarqua Terry tout en versant un peu de lait de son thermos dans son gobelet.
Walt Roxton avala une bouchée du sandwich qu’il tenait à la main et approuva :
– Ils sont délicieux, en effet, mais malgré cela mon estomac ressent une sorte de malaise…
– A vrai dire, Walt, ce n’est pas tous les jours que nous distribuons des Bibles dans un pays où la liberté de rendre culte est supprimée. J’avoue que je suis aussi un peu tendu, mais nous prierons encore avant de partir d’ici.
Les deux jeunes gens continuèrent à manger leur pique-nique en silence. Du sommet de la colline où ils avaient laissé leurs bicyclettes, ils pouvaient voir le bâtiment menaçant du poste frontière. Ce n’était pas une tour de guet avec ses canons se profilant sur le ciel, mais une construction solitaire avec une barrière en travers de la route qui défiait les voyageurs à leur approche.
La littérature biblique et les Bibles n’étaient pas admises en Bulgarie. Pas plus tard que la semaine précédente, un voyageur passant la frontière avait été fouillé : dix Bibles avaient été confisquées !
Walt et Terry se demandaient si leurs propres efforts auraient plus de succès. Dissimulés dans leurs effets personnels et leurs sacs de couchage se cachaient deux cents évangiles de Jean et quarante Nouveaux Testaments en édition de poche, tous imprimés en langue bulgare.
Pendant leurs vacances d’été, ces étudiants d’un collège biblique américain s’étaient proposés de mettre à profit leur voyage à travers la Bulgarie pour distribuer des Bibles et rendre témoignage au nom du Seigneur. Toutes leurs heures de prières et de travail – sans parler des économies faites pour l’achat des Bibles – avaient eu pour but ce jour-là.
– Ce pourrait bien être notre dernier repas avant que nous soyons réduits au pain et à l’eau, déclara Walt en avalant le reste de son sandwich avec une gorgée de lait.
Penses-tu que nous allons être arrêtés et jetés en prison ? fit Terry.
Walt haussa les épaules et lança un coup d’œil en direction du poste de contrôle.
– Je veux bien admettre, continua Terry, que les chrétiens témoignant pour Christ dans les nations communistes, ont subi pire que l’emprisonnement… mais nous prierons encore à ce sujet, Walt.
Tout au long de l’année écoulée, ils avaient prié instamment pour ce projet et ils savaient que, à l’arrière, dans leur pays, des chrétiens en ce moment même demandaient à Dieu de les diriger.
Leur repas terminé, ils inclinèrent leur tête. « Seigneur, commença Walt, nous te demandons une fois encore de nous guider. Tu sais combien ce peuple captif a besoin de Ta sainte Parole ».
Après un instant de silence, Terry pria à son tour : « Notre Père ! protège-nous et aide-nous à passer les Écritures sans incidents au-delà de la frontière. Nous plaçons cette tâche entièrement entre Tes mains et te demandons de faire reposer Ta bénédiction sur elle. Au nom du Seigneur Jésus, Amen ».
Puis ils sautèrent sur leurs bicyclettes et commencèrent à descendre la colline en direction du poste frontalier. Une jeep militaire était parquée devant la construction de pierres cimentées.
– Terry, qu’allons-nous dire si les autorités ne fouillent pas nos affaires ? Je veux dire s’ils nous demandent seulement si nous transportons des Bibles ?
La route remontait maintenant et on voyait aisément un panneau avertisseur en langue bulgare sur l’un des deux côtés de la station.
Terry jeta un coup d’œil à Walt, puis regarda de nouveau le poste.
– Eh bien ! la volonté de Dieu est sûrement que nous passions ces Bibles. Si nous sommes questionnés, nous dirons « non », que nous ne transportons pas de Bibles. De toute façon, nous arriverons à les passer sans inconvénient.
Pendant quelques secondes, seul le bruit des bicyclettes contesta cette réponse.
Mais ce serait un mensonge, Terry ! Nous avons prié et remis cette affaire entre les mains du Seigneur. Si nous sommes questionnés et que nous mentons au sujet des Bibles, nous ne serons pas…
– Ne discute pas ! abrégea Terry en passant à une vitesse supérieure le changement de vitesses de sa bicyclette pour franchir les quelque trente mètres qui les séparaient du poste de douane.
– Je me charge de répondre au questionnaire. Quant à toi, reste tranquille ! ajouta-t-il d’un ton que la crainte rendait impatient.
Il haussa les épaules, soupira profondément, mais retint une excuse…
Un vif sentiment d’appréhension assombrissait cette journée pourtant radieuse.

Levant la main, l’agent en uniforme les arrêta devant le poste. A califourchon sur leurs bicyclettes, Terry et Walt tendirent leurs passeports en souriant.
– Ah !… des Américains ! s’exclama l’officier dans un mauvais anglais, tout en feuilletant bruyamment les documents.
– Je suis l’inspecteur Manoloff. Excusez, je vous prie, mon pauvre anglais. J’ai peu l’occasion de pratiquer votre langue, car, à vrai dire, peu d’Américains passent par là.
Il empocha les deux passeports en ricanant.
– J’ai l’obligation, bien sûr, de contrôler votre équipement de camping !
– Oui, monsieur, bien sûr ! dit Terry avec un sourire forcé.
– Il n’est pas nécessaire que vous entriez dans le bureau, continua le douanier tout en détachant le sac de couchage de Terry fixé sur l’arrière de sa bicyclette. Il fait un temps idéal pour voyager, pas vrai ? fit-il encore.
Terry approuva sans grand enthousiasme. Il joua à celui qui n’est pas concerné tandis que l’inspecteur dégageait le paquetage du vélo de Walt.
– Je suis sûr de ne pas avoir à vous retenir bien longtemps, et après cela vous pourrez continuer.
Terry répondit par un signe de tête et sourit en retour à l’agent.
La sueur commençait à tremper le col de la chemise de Walt. Le douanier Manoloff entrait à l’instant dans le poste chargé des bagages destinés à être fouillés.
– Ps-st ! souffla Terry. N’imagine pas le pire, mais observe-le plutôt par la fenêtre.
Sans répondre, Walt avança sa bicyclette de quelques centimètres et se posta en face de la fenêtre ouverte. De l’intérieur du bâtiment, sortait les notes gaies d’une musique populaire bulgare jouée à la radio ; mais cette chanson bruyante semblait narguer leur propre anxiété.
– Il regarde à l’intérieur d’un sac de couchage, dit Walt calmement, et… et maintenant…
– Seigneur ! pria Terry, permets qu’il ne voie pas les Évangiles !
Sans cesser de tourmenter nerveusement les poignées de son guidon, Walt continuait à jeter des coups d’œil nonchalants à l’agent debout derrière le comptoir de douane.
Soudain, le rythme d’un chant folklorique bulgare sembla accélérer les mouvements de l’inspecteur en train de replier les vêtements.
– Je… je ne puis le croire ! s’exclama Walt d’une voix contenue. Il ne va pas même fouiller mon paquetage !
Terry respira profondément :
– Merci, Seigneur !
Quelques secondes plus tard, l’inspecteur Manoloff fixait à nouveau leurs équipements sur les bicyclettes.
– Vos bagages paraissent réglementaires, dit-il, en sortant les passeports de sa poche ainsi qu’un timbre de caoutchouc et un tampon encreur.
– Toutefois, comme je n’ai examiné que la moitié de votre équipement, j’ai le devoir de vous poser une dernière question.
Balançant le tampon au-dessus du passeport ouvert de Terry, il demanda :
– Transportez-vous du matériel imprimé sous une forme quelconque ? Si c’est « non », je puis immédiatement vous donner libre entrée en Bulgarie.
Tandis que le timbre voltigeait au-dessus de son passeport, Terry sentit son estomac se retourner. Il ouvrit la bouche, hésita, s’attendant à ce qu’un vomissement spontané l’empêchât de parler.
– Eh bien ! dit l’inspecteur. Avez-vous compris ma question ?
– Hum… oui, monsieur… je veux dire… je…
Sentant le regard de Walt fixé sur lui, Terry s’humecta les lèvres, respira profondément et dit enfin :
Oui, monsieur. Nous avons quelques portions de la Bible.
– Des Bibles ? Vous avez l’intention d’apporter du matériel chrétien dans mon pays ? Des Bibles ?
Ces questions ainsi répétées firent trembler légèrement la voix de Terry lorsqu’il répondit :
– Oui, monsieur… dans notre paquetage et aussi dans nos sacs de couchage !
Fixant le passeport sur le guidon de Terry, les yeux de Manoloff allèrent de Walt à Terry.
– Des Bibles ! Eh bien ! Je vous soupçonne d’avoir l’intention de faire bon nombre de lectures au cours de votre visite en Bulgarie !

Dix minutes plus tard, les jeunes gens pédalaient sur la route de Bulgarie, encore tout émus de l’interrogatoire bref et serré du douanier.
– Peux-tu vraiment le croire ? demanda Terry, alors qu’ils pénétraient sous l’ombre fraîche et dense d’une forêt. Nous introduisons en ce moment des Bibles en Bulgarie. Par quel moyen, je ne le sais pas, mais le Seigneur a permis que les Écritures échappent aux regards de l’inspecteur alors qu’il fouillait mon sac de couchage.
– C’est vrai, admit Walt, mais le plus étonnant, c’est qu’il nous ait permis de les garder après que tu as déclaré avoir des Nouveaux Testaments et des Évangiles. Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis au sujet du mensonge, Terry ?
Terry haussa les épaules et sourit en disant :
Dieu est intervenu, je pense. Mentir à propos de Bibles n’aurait vraiment pas honoré le Seigneur.
Les rayons du soleil pénétraient entre les arbres bordant la route et glissaient d’agréables espaces de chaleur au milieu de la fraîcheur des bois.
– Je n’aurais jamais pensé être honoré d’une telle mission, continua Walt. Ne pourrions-nous pas trouver un endroit tranquille ici, le long de la route, pour rendre grâces tout de suite à Celui qui nous a dirigés ?
– Eh ! Walt… peux-tu me pardonner la manière dont je t’ai apostrophé là-bas… juste avant d’atteindre la poste ?
– Bien sûr ! Terry. Laisse tomber ça et…

Hi-hon !… Hi-hon ! lança une sirène stridente, noyant les dernières paroles de Walt.
– C’est le douanier ! s’exclama Walt comme la sirène continuait. Ils s’arrêtèrent et attendirent que l’inspecteur fît halte à côté d’eux.
– Nous avons échoué ! murmura Terry. Il nous a juste laissé croire que nous étions libres. Et maintenant, il peut nous arrêter comme porteurs de Bibles sur le territoire bulgare.
Manoloff descendit de voiture et salua.
– Vous faites de l’avance sur vos bicyclettes ! J’ai cru un moment que vous aviez emprunté une route secondaire, ce qui aurait été illégal, bien sûr.
– Bien sûr ! admit Terry en rougissant.
– Il n’y a pas cinq minutes, j’ai découvert ceci, continua l’inspecteur en sortant deux Évangiles de sa poche et en les tendant à Terry. Ils étaient tombés sur le plancher tandis que je fouillais votre sac de couchage. Plusieurs exemplaires avaient glissé sur le comptoir d’inspection et je les avais remis à leur place. Mais je n’avais pas pris garde à ces exemplaires tombés par terre. Négligence de ma part ! Je viens de les trouver, il y a quelques minutes.
Il jeta un regard aux étudiants et sourit en voyant la confusion se lire sur leurs visages.
– Eh ! oui, je savais que vous cachiez du matériel religieux avant même que vous me l’ayez dit. Rien qu’en portant votre paquetage et votre sac de couchage, je savais qu’ils recelaient quelque chose. Leur poids ne parlait pas en leur faveur.
Il sourit de nouveau, attendant une réplique – réponse que ni Walt ni Terry ne réussissait à trouver.
– Mes devoirs officiels réclament des yeux lestes et des mains sensibles au toucher. Oui, en ouvrant votre sac de couchage, j’ai découvert une de ces petites Bibles. Je me suis dit alors à moi-même : Alexandre Manoloff, ces voyageurs doivent être des chrétiens ! Les croyants américains sont-ils comme le seul chrétien que je connaisse dans mon propre pays ? Sont-ils droits et honnêtes comme Vasil Avrahamoff ? Ou bien vont-ils me mentir en espérant glisser des Bibles sous mon nez ? Je vais le voir.
Terry et Walt avalèrent péniblement leur salive, mais ne détournèrent pas leurs yeux de Manoloff.
– C’est pourquoi j’ai fait comme si je n’avais pas découvert vos Bibles. Mais si vous aviez menti à ma question, je vous aurais confisqué toutes vos Bibles et renvoyés de l’autre côté de la frontière. De toute façon, vous avez admis en transporter et j’ai respecté votre honnêteté. Vous êtes encore libres d’en faire ce qu’il vous semble bon.
Comme Manoloff se tournait vers sa jeep, Terry lui tendit un évangile de Jean en disant :
– Aimeriez-vous en garder un, monsieur ?
– Non, non, merci. Je n’ai pas de temps pour la religion…
Puis, paraissant se raviser, il se retourna vers eux et s’arrêta en se caressant le menton d’un air embarrassé.
– Eh bien ! j’ai une faute à vous confesser. Il tapota sa poche, indiquant par ce geste qu’elle contenait quelque chose d’important.
– La vérité est que je ne vous rapporte que deux des trois Bibles qui sont tombées par terre. Je garde celle-ci… pour la lire et l’étudier. Vasil Avrahamoff dit que Dieu parle à travers cette Bible. Ainsi je pourrai voir par moi-même si cela est vrai.
– Faites-le ! dit Terry en esquissant un sourire, et peut-être qu’à notre retour dans une semaine, nous pourrons nous entretenir au sujet de ce que vous aurez appris ?
L’inspecteur Manoloff acquiesça d’un petit air entendu, en tapotant l’évangile de Jean caché dans sa poche.

Celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu. Jean 3. 21.

D’après la Bonne Nouvelle 1976

 

BILLY ET LA TÊTE DE POISSON

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BILLY ET LA TÊTE DE POISSON

Billy, pensif, rentrait à la maison. Le récit qu’il venait d’entendre à l’école du dimanche était vraiment plein d’intérêt, et de plus, comme tous ceux que l’on trouve dans la Bible, il était véridique. Celui qui les enseignait n’avait-il pas raconté qu’un impôt devait être payé, et que le Seigneur avait dit à Pierre : « Va-t-en à la mer, jette un hameçon, et prends le premier poisson qui montera ; et quand tu lui auras ouvert la bouche, tu y trouveras un statère ».
Pierre avait obéi aussitôt et, bien sûr, il avait trouvé dans la bouche du premier poisson cette pièce de monnaie. Ainsi ils avaient pu payer l’impôt. Lisez donc ce récit au chapitre 17 du livre de Matthieu, versets 24 à 27.
Or la maman de Billy était veuve et très pauvre. Billy, donc, réfléchissait, et il lui semblait de plus en plus évident que, si le Seigneur Jésus avait pu agir ainsi à l’égard de Pierre, il pouvait aussi agir de même pour sa mère.
Alors Billy se mit à prier et à économiser ses sous jusqu’au jour où il eut enfin une pièce de cinq francs.
– Que puis-je faire pour toi ? demanda le marchand de poisson quand Billy entra dans son magasin, serrant précieusement sa pièce.
– Je voudrais un poisson, s’il vous plaît, un gros, déclara Billy.
Le marchand le regarda d’un air dubitatif. – C’est que, vois-tu, un gros poisson coûte plus de cinq francs…
– A vrai dire, expliqua Billy, plein d’espoir, ce que je veux ? c’est une tête de poisson. Je n’ai pas besoin du reste.
C’était tout différent évidemment, et le poissonnier trouva vite une grosse tête, l’enveloppa dans du journal, et Billy l’emporta fièrement à la maison.
– Maman, cria-t-il dès le seuil de la porte, regarde ce que j’ai acheté !
– Mais pourquoi faire ?… commença à dire la mère…
– C’est pour payer ce que nous devons, dit Billy, sautant d’excitation, comme Pierre ! Et il lui raconta comment ce disciple, dirigé par le Seigneur, avait trouvé une pièce de monnaie dans la bouche d’un poisson.
Ensemble, la mère et son fils ouvrirent la bouche du poisson, mais ils n’y trouvèrent pas de pièce de monnaie.
Déçu, Billy courut se jeter sur son lit et pleura tant et si bien qu’il finit par s’endormir.
Pendant ce temps, sa mère regardait machinalement le morceau de journal dans lequel le poisson avait été enveloppé. Soudain, quelle ne fût pas sa surprise d’apercevoir son nom dans une petite annonce rédigée par un notaire. Elle poursuivit sa lecture, pour apprendre qu’il lui était conseillé de se mettre en rapport avec ce notable pour apprendre une nouvelle intéressante.
Vous l’avez sans doute deviné ! Une de ses anciennes amies, depuis longtemps perdue de vue, venait de mourir et lui laissait une certaine somme d’argent.
Le visage de Billy rayonnait lorsqu’il entendit la nouvelle. – Ainsi donc Jésus avait entendu ma prière ! s’exclama-t-il. Sans la tête de poisson, tu n’aurais rien appris au sujet de cet argent !

Cette histoire est absolument véridique. Elle nous montre qu’une prière toute simple, prononcée avec foi, reçoit toujours de Dieu une réponse, même si cette réponse n’est pas nécessairement donnée comme nous nous y attendions. (Marc 11. 24).

D’après la Bonne Nouvelle 1980

 

LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ

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Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Luc 10. 21.
Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu. 1 Cor. 1. 21.

LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ

Nous n’avons pas tous été en prison. Mais êtes-vous conscients que, par nature, nous sommes tous moralement prisonniers ?
En fait, nous sommes incapables de nous empêcher de pécher. C’est ce que Jésus expliquait aux Juifs qui estimaient qu’ils n’avaient pas besoin d’être libérés (Jean 8).
Nous nous croyons libres, mais nous sommes en réalité captifs du péché.
Cette triste situation n’est heureusement pas désespérée. Si la Bible enseigne que nous sommes asservis par les convoitises et les passions, elle nous présente aussi Celui qui peut nous libérer : Jésus. Dieu L’a envoyé pour « proclamer aux captifs la délivrance… pour renvoyer libres ceux qui sont opprimés » (Luc 4. 18). Nombreux sont ceux qui, dans le monde entier, peuvent témoigner d’une telle liberté. Esclaves de la drogue, de l’alcool, de pratiques occultes et de passions immorales, ils ont trouvé le chemin de la liberté en lisant la Bible.
Nous devons cependant prendre tout d’abord conscience de notre besoin d’être libérés, puis venir à Jésus, le Fils de Dieu. Lui a porté le jugement du péché sur la croix. Dieu peut, en conséquence, offrir un plein pardon à quiconque croit que Jésus est mort pour lui. Il accorde une nouvelle vie, d’origine divine, qui agit sous l’influence du Saint Esprit. Libéré de sa condition d’esclave du péché, le croyant peut s’écrier : « La loi (ou : puissance) de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Rom. 8. 2).
« Grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ ! » (1 Cor. 15. 57).

D’après « The Good Seed » novembre 2020

 

MA MAIN DANS LA SIENNE

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Je suis toujours avec toi : tu m’as tenu par la main droite. Ps. 73. 23.
Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance ; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher. Ps. 143. 8.

MA MAIN DANS LA SIENNE

Toutes les circonstances de la vie, petites ou grandes à nos yeux, doivent être, pour le croyant, l’occasion de reconnaître la main de son Père céleste. Une contrariété imprévue, une préoccupation financière, un problème de santé, ou la mort d’un ami, devraient être considérés par le croyant comme autant de messages divins adressés à son âme.
Avant d’ouvrir mon courrier, de lire mes mails, je devrais penser : Qu’est-ce que Dieu veut m’apprendre ? Si je reçois une visite, je ne dois pas oublier qu’elle m’apportera – ou me demandera – quelque chose de la part de Dieu. Je cherche un objet que j’ai perdu : dans une telle circonstance, souvent sans trop d’importance, je rechercherai une expérience à faire sous le regard de Dieu, à plus forte raison s’il s’agit de quelque chose de grave !
Dieu est partout présent dans les évènements de ce monde : des autorités renversées, des bouleversements dans certains pays, des famines, des épidémies, tout ce qui arrive parmi les nations porte le signe de la main de Dieu et doit parler à l’homme.
Satan cherche à priver le croyant de cette conviction ; il lui suggère que les circonstances ordinaires sont dues au hasard et qu’elles sont en tous points semblables à celles qui arrivent aux autres hommes. Ne l’écoutons pas. Commençons notre journée avec cette pensée : Dieu permet et dirige toutes les choses qui devront m’arriver. Demandons au Seigneur : « Fais-moi entendre dès le matin ta bonté », et puis, durant la journée : « Fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher » (Ps. 143. 8).

D’après « Il Buon Seme » août 1991

 

L’OBJET DE LA FOI

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Courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement. Héb. 12. 2.

L’OBJET DE LA FOI

Le chrétien qui veut faire des progrès dans sa vie spirituelle doit étudier le Seigneur Jésus, autant dans la grâce de Sa Personne que dans les circonstances de Sa vie et de Sa mort et, enfin, dans la position glorieuse qu’Il occupe auprès du Père et d’où Il viendra bientôt pour nous prendre avec Lui.
Nous voyons en Lui l’accomplissement de la vie de la foi, qui a été mise à l’épreuve en Lui et dont Il a manifesté toute la perfection. La vie divine était en cet Homme qui a marché au milieu de toutes les difficultés et de toutes les tentations (à part le péché – Héb. 4. 15), qui a tout surmonté et qui, Lui seul, n’a pas été entaché par le mal.
Aujourd’hui, Jésus est pour nous un tendre et puissant Ami, et nous savons que, tandis que nous marchons dans ce monde comme à travers un désert, nous rejoindrons bientôt la gloire dans laquelle Il se trouve. Nous voyons cela dans le passage d’Héb. 12. 1 à 3.
Comme « chef », Jésus est allé devant nous ; comme « consommateur » ou « exemple parfait » de la foi – c’est-à-dire comme Celui qui l’a parfaitement accomplie, Il est notre modèle et notre force. Comme Berger, Jésus va devant Ses brebis après les avoir mises en dehors du monde (Jean 10. 4), comme Lui-même a pris place en-dehors du monde.
Jésus a méprisé la honte et s’est assis à la droite du trône de Dieu. « Car considérez Celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas lassés, étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 3).
Il est maintenant entré dans la gloire, à la droite de Dieu, et nous partagerons cette gloire avec Lui quand Il sera manifesté, car « nous lui serons semblables » (1 Jean 3. 2). Quel avenir bienheureux ! Fixons les yeux sur Jésus !

D’après « Il Buon Seme » octobre 1974

 

CORONA 39

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CORONA 39

À l’intérieur du parvis

En franchissant le rideau d’entrée du parvis, le sacrificateur ou l’Israélite voyait l’autel d’airain sur lequel étaient offerts les sacrifices. L’autel nous présente la croix ; les sacrifices et le sacrificateur nous parlent de Christ. L’apôtre Jean, appelé par la voix du Seigneur, entra « en Esprit », dans le ciel. Là, il vit un trône magnifique, et au milieu du trône, un agneau comme immolé ! (voir Apoc. 4 et 5).
Sans la croix et le sacrifice de Christ, nous n’entrerions jamais au ciel. En Éden, à cause de sa désobéissance, l’homme a été chassé de la présence de Dieu ! Dès lors, une condamnation à la mort éternelle pesa sur lui. Mais, oh mystère, le Dieu saint (És. 6. 3), malgré Sa justice inflexible, a voulu avoir l’homme éternellement avec Lui-même. Si Dieu est saint, Il est aussi amour (1 Jean 4. 8). Pour introduire le pécheur dans Sa présence, en satisfaisant Sa justice et Sa sainteté, il fallait une réparation, il fallait une victime. L’autel et les sacrifices offerts dessus nous révèlent comment Dieu, par Jésus Christ, a répondu aux exigences de Sa sainteté.
Entre le premier sacrifice offert par Abel, le premier autel bâti après le déluge par Noé, l’autel d’airain dans le parvis du tabernacle – et le trône dans le ciel, il y a la croix de Christ. Elle est vue en anticipation dans les sacrifices offerts à Dieu. Pour que des pécheurs entourent le trône, chantent à la gloire de l’Agneau et jouissent éternellement de la paix avec Dieu, il fallait que l’Agneau de Dieu soit mis à mort !
La vérité de Christ, Fils éternel de Dieu, offert en sacrifice pour le salut du monde, est démontrée par le sacrifice d’Isaac. Abraham entendit la voix de l’Éternel : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste » (Gen. 22. 2). Abraham obéit et « bâtit là l’autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l’autel, sur le bois » (v. 9).
Abraham n’a pas eu à égorger son fils, car Dieu lui a donné un remplaçant. C’était un bélier retenu par les cornes dans un buisson – mais pour Jésus, il n’y a eu aucun substitut, aucune voix venue du ciel ! La volonté de Dieu était que Jésus s’offre Lui-même comme offrande et sacrifice. « Car, par une seule offrande, Dieu a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). On entrait dans le parvis par le rideau ; Jésus a dit : « Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10. 9). Ensuite, juste devant l’entrée, se trouvait l’autel d’airain sur lequel les sacrifices étaient offerts. Entre la porte et l’autel, pour accueillir l’Israélite, il y avait le sacrificateur. Dans de nombreuses occasions, celui qui apportait un animal sans défaut avait sur sa conscience un ou des péchés. La victime offerte, son sang répandu et placé sur et devant l’autel par le sacrificateur, allaient donner à son âme la paix qu’elle recherchait. Quelle paix merveilleuse découle de cette petite phrase : « … et il lui sera pardonné ! » (Lév. 4. 26).

Les trois types suivants étaient nécessaires pour que l’âme trouve la paix :

Le sacrificateur : Les sacrificateurs sous la loi étaient mortels et pécheurs mais, depuis la mort du Seigneur Jésus, Sa résurrection et Sa glorification, Il est pour nous dans le ciel. « Un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux ». « De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux ». Il s’est offert en sacrifice pour les péchés de quiconque croit, « une fois pour toutes » (voir : Héb. 7. 23 à 28).

La victime : « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair » « Vous avez été rachetés… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache…» (1 Pier. 3. 18 et 1 Pier. 1. 18).

L’autel : « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 14). « Jésus sortit portant sa croix » (Jean 19. 17). « Et quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là » (Luc 23. 33).
L’autel était d’airain, un alliage de métaux qui résiste à la flamme. La grille d’airain, sur laquelle étaient placés le bois et la victime, sous l’ardeur du feu, ne se déformait pas. Le bois et la victime nous parlent tous deux de la manière dont notre Seigneur Jésus a subi l’ardeur de la colère de Dieu à notre place. L’Esprit prophétique témoigne par avance des souffrances de Christ : « Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par la bâton de sa fureur » (Lam. 3. 1) ; « le châtiment de notre paix a été sur lui » (És. 53. 5). Pour votre salut, pour le mien, Il a été abandonné (Ps. 22. 1) !

Christ a réuni en un les trois types : Il est le seul sacrificateur que Dieu pouvait agréer une fois pour toutes, étant sans péché, comme il est aussi la victime sainte qui a donné sa vie, acceptant volontairement d’être élevé sur l’autel de la croix.
L’autel parle de salut, de délivrance et de joie. Sur lui étaient offerts le sang et la graisse des sacrifices pour les péchés, apportant le pardon. Des holocaustes et des offrandes de gâteau étaient aussi offerts, manifestant la reconnaissance due à Dieu. Les sacrifices de prospérité partagés entre l’Éternel, le sacrificateur, le fidèle et sa famille parlent de communion.
Venir à l’autel, c’est réaliser que : « nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ » (Héb. 10. 10) ; que nous avons été rachetés par son sang précieux versé à la croix de Golgotha. Dès que nous comprenons qui est Jésus et ce qu’Il a fait pour nous, nous devenons des adorateurs. Aujourd’hui, nous adorons « en esprit et en vérité » (Jean 4. 23). Nous n’apportons plus des animaux mais « le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15).