CORONA 39
À l’intérieur du parvis
En franchissant le rideau d’entrée du parvis, le sacrificateur ou l’Israélite voyait l’autel d’airain sur lequel étaient offerts les sacrifices. L’autel nous présente la croix ; les sacrifices et le sacrificateur nous parlent de Christ. L’apôtre Jean, appelé par la voix du Seigneur, entra « en Esprit », dans le ciel. Là, il vit un trône magnifique, et au milieu du trône, un agneau comme immolé ! (voir Apoc. 4 et 5).
Sans la croix et le sacrifice de Christ, nous n’entrerions jamais au ciel. En Éden, à cause de sa désobéissance, l’homme a été chassé de la présence de Dieu ! Dès lors, une condamnation à la mort éternelle pesa sur lui. Mais, oh mystère, le Dieu saint (És. 6. 3), malgré Sa justice inflexible, a voulu avoir l’homme éternellement avec Lui-même. Si Dieu est saint, Il est aussi amour (1 Jean 4. 8). Pour introduire le pécheur dans Sa présence, en satisfaisant Sa justice et Sa sainteté, il fallait une réparation, il fallait une victime. L’autel et les sacrifices offerts dessus nous révèlent comment Dieu, par Jésus Christ, a répondu aux exigences de Sa sainteté.
Entre le premier sacrifice offert par Abel, le premier autel bâti après le déluge par Noé, l’autel d’airain dans le parvis du tabernacle – et le trône dans le ciel, il y a la croix de Christ. Elle est vue en anticipation dans les sacrifices offerts à Dieu. Pour que des pécheurs entourent le trône, chantent à la gloire de l’Agneau et jouissent éternellement de la paix avec Dieu, il fallait que l’Agneau de Dieu soit mis à mort !
La vérité de Christ, Fils éternel de Dieu, offert en sacrifice pour le salut du monde, est démontrée par le sacrifice d’Isaac. Abraham entendit la voix de l’Éternel : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste » (Gen. 22. 2). Abraham obéit et « bâtit là l’autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l’autel, sur le bois » (v. 9).
Abraham n’a pas eu à égorger son fils, car Dieu lui a donné un remplaçant. C’était un bélier retenu par les cornes dans un buisson – mais pour Jésus, il n’y a eu aucun substitut, aucune voix venue du ciel ! La volonté de Dieu était que Jésus s’offre Lui-même comme offrande et sacrifice. « Car, par une seule offrande, Dieu a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). On entrait dans le parvis par le rideau ; Jésus a dit : « Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10. 9). Ensuite, juste devant l’entrée, se trouvait l’autel d’airain sur lequel les sacrifices étaient offerts. Entre la porte et l’autel, pour accueillir l’Israélite, il y avait le sacrificateur. Dans de nombreuses occasions, celui qui apportait un animal sans défaut avait sur sa conscience un ou des péchés. La victime offerte, son sang répandu et placé sur et devant l’autel par le sacrificateur, allaient donner à son âme la paix qu’elle recherchait. Quelle paix merveilleuse découle de cette petite phrase : « … et il lui sera pardonné ! » (Lév. 4. 26).
Les trois types suivants étaient nécessaires pour que l’âme trouve la paix :
Le sacrificateur : Les sacrificateurs sous la loi étaient mortels et pécheurs mais, depuis la mort du Seigneur Jésus, Sa résurrection et Sa glorification, Il est pour nous dans le ciel. « Un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux ». « De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux ». Il s’est offert en sacrifice pour les péchés de quiconque croit, « une fois pour toutes » (voir : Héb. 7. 23 à 28).
La victime : « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair » « Vous avez été rachetés… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache…» (1 Pier. 3. 18 et 1 Pier. 1. 18).
L’autel : « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 14). « Jésus sortit portant sa croix » (Jean 19. 17). « Et quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là » (Luc 23. 33).
L’autel était d’airain, un alliage de métaux qui résiste à la flamme. La grille d’airain, sur laquelle étaient placés le bois et la victime, sous l’ardeur du feu, ne se déformait pas. Le bois et la victime nous parlent tous deux de la manière dont notre Seigneur Jésus a subi l’ardeur de la colère de Dieu à notre place. L’Esprit prophétique témoigne par avance des souffrances de Christ : « Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par la bâton de sa fureur » (Lam. 3. 1) ; « le châtiment de notre paix a été sur lui » (És. 53. 5). Pour votre salut, pour le mien, Il a été abandonné (Ps. 22. 1) !
Christ a réuni en un les trois types : Il est le seul sacrificateur que Dieu pouvait agréer une fois pour toutes, étant sans péché, comme il est aussi la victime sainte qui a donné sa vie, acceptant volontairement d’être élevé sur l’autel de la croix.
L’autel parle de salut, de délivrance et de joie. Sur lui étaient offerts le sang et la graisse des sacrifices pour les péchés, apportant le pardon. Des holocaustes et des offrandes de gâteau étaient aussi offerts, manifestant la reconnaissance due à Dieu. Les sacrifices de prospérité partagés entre l’Éternel, le sacrificateur, le fidèle et sa famille parlent de communion.
Venir à l’autel, c’est réaliser que : « nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ » (Héb. 10. 10) ; que nous avons été rachetés par son sang précieux versé à la croix de Golgotha. Dès que nous comprenons qui est Jésus et ce qu’Il a fait pour nous, nous devenons des adorateurs. Aujourd’hui, nous adorons « en esprit et en vérité » (Jean 4. 23). Nous n’apportons plus des animaux mais « le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15).
