CORONA 63

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CORONA 63

 

EN ATTENDANT QU’IL VIENNE

 

Les psaumes 22 et 23 sont encadrés par la description du roi de gloire. Dans le psaume 21, la première partie présente la réponse de Dieu en faveur de « son oint » qu’Il sauve et qu’Il glorifie (Ps. 20. 6). Dans la deuxième portion du psaume 21, dans les versets 8 à 13, nous trouvons les expressions de la foi du résidu juif lorsqu’il traversera les terribles tribulations sous la main cruelle de l’Antichrist.
Il est frappant de constater que le Seigneur Jésus connaissait l’aboutissement de tous les conseils de Dieu en Sa faveur et en la faveur des Siens. Qu’il s’agisse de Son peuple élu Israël, de l’Église, « un peuple pour son nom », qu’Il tire des nations (Act. 15. 14), et de la bénédiction qui sera la part de toutes les nations dans le millénium à venir. L’Esprit de Christ a donné au roi David, comme aux autres prophètes de l’ancienne économie, de rendre « par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pier. 1. 11).
« Éternel ! Le roi se réjouira en ta force, et combien s’égayera-t-il en ton salut ! Tu lui as donné le désir de son cœur, et tu ne lui as pas refusé la requête de ses lèvres. Car tu l’as prévenu par des bénédictions excellentes ; tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin. Il t’a demandé la vie : tu la lui as donnée, — une longueur de jours pour toujours et à perpétuité ! Sa gloire est grande dans ta délivrance ; tu l’as revêtu de majesté et de magnificence. Car tu l’as mis pour bénédictions à toujours » (Ps. 21. 1 à 6).
Tout était connu de notre Sauveur lorsqu’Il marchait sur la terre, aussi bien les pensées de ceux qui l’entouraient, que le chemin qu’Il devait suivre. Un jour Il dit à Ses disciples : « J’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien je suis étreint jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » (Luc 12. 50). Jésus faisait référence à Sa mort qu’Il devait « accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 31).
Là, élevé sur le bois maudit de la croix, chargé des péchés de tous ceux qui avaient espéré en Lui et qui viendraient à croire en Lui, Il s’écrie : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné » (Ps. 22. 1). Ce psaume 22 décrit les souffrances expiatoires de Christ. Celles infligées par les hommes qu’Il était venu sauver, si douloureuses qu’elles furent, ne pouvaient se comparer à la colère de Dieu contre le péché. Parfaitement homme, Il a ressenti l’opprobre et la haine encore davantage que nous, en ce qu’Il était le « Saint de Dieu » (Jean 6. 69).
À Gethsémané les disciples se sont tenus à la distance d’un jet de pierre, à Golgotha, les ténèbres ont englobé toute la scène.
« Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par le bâton de sa fureur » (Lam. 3. 1).
« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21). « … car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit » (1 Pier. 3. 18).
« … une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ; Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ; Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort » (Ps. 22. 16 à 18). Nous sommes toujours en contemplation lorsque nous considérons les prophéties concernant notre Seigneur : mille ans les séparent de leur accomplissement ! Telles qu’elles étaient annoncées, telles elles se sont réalisées !
« J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation » (v. 22). « Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant toi » (v. 27). Dans ces deux versets nous voyons les résultats de l’œuvre de la croix :
1)- une famille d’adorateurs, « mes frères », et :
2)- la bénédiction pour toutes les nations et leur soumission à Christ dans le règne à venir.
Dans le psaume 23, nous trouvons le Berger. Nous ne manquerons de rien et ne craindrons aucun mal, car Il est avec nous. Il nous amènera dans la maison du Père. Si le psaume 22 décrit le passé, le psaume 23 nous parle du présent et le psaume 24 introduit le Roi de gloire.
« Portes, élevez vos têtes ! et élevez-vous, portails éternels, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? L’Éternel fort et puissant, l’Éternel puissant dans la bataille. Portes, élevez vos têtes ! et élevez-vous, portails éternels, et le roi de gloire entrera. Qui est-il, ce roi de gloire ? L’Éternel des armées, lui, est le roi de gloire » (Ps. 24. 7 à 10).
Christ n’est pas resté dans la mort, Il en est sorti victorieux, ensuite Il est retourné « au Père » (Jean 14. 12 et 28), « étant salué par Dieu souverain sacrificateur » (Héb. 5. 10). Les portes du ciel se sont ouvertes pour un homme, l’Homme Christ Jésus ! Il était apparu une première fois à Bethléhem en grâce et en humilité, il va apparaître une seconde fois en gloire « sur la montagne des Oliviers » (Zach. 14. 4-5) ; ce sera « à salut à ceux qui l’attendent » et en jugement sur ce monde (Héb. 9. 8 ; Ps. 98. 9).
L’Église attend l’enlèvement (1 Thess. 4. 16), ensuite elle apparaîtra avec Christ en gloire. Dans Son humiliation, Jésus approchait de Jérusalem monté sur « un ânon, le petit d’une ânesse » (Mat. 21. 5) ; dans Sa gloire, Il sera vu sur un cheval blanc (Apoc. 19. 11).
La couronne d’or fin, qui a remplacé la couronne d’épines, sera composée de plusieurs diadèmes. Nous devons faire la distinction entre l’enlèvement et l’apparition de Christ en gloire.
L’enlèvement ne sera pas vu du monde, nous serons ravis ensemble avec les croyants qui se sont endormis mais que Jésus aura ressuscités « dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air » (1 Thess. 4. 17).
L’apparition de Christ en gloire sera vue du monde : « Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra, et ceux même qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui, amen ! » (Apoc. 1. 7). « … Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs ; elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur » (Apoc. 19. 14). « Et l’Éternel, mon Dieu, viendra, et tous les saints avec toi » (Zach. 14. 5).
Quelle joie pour notre Seigneur et pour nous ! Gloire à Dieu !

SECONDE NAISSANCE

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Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu.
À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom. Jean 3. 3 ; 1. 12.

 

SECONDE NAISSANCE

 

Notre vie physique, que nous recevons de nos parents, nos sens et notre intelligence, nous rendent capables de discerner notre Dieu Créateur dans la nature – « les choses créées » (Rom. 1. 20), comme elles sont nommées. Elles nous parlent de la part de Dieu (Ps. 121. 1 à 3). S’il n’en était pas ainsi, le contact avec Lui serait impossible, car nous sommes des pécheurs. Tous nos efforts, nos intentions louables, nos bonnes œuvres, les formes et pratiques religieuses, tout cela n’a aucune valeur pour expier notre culpabilité et nous permettre de nous approcher du Dieu saint.
Mais Jésus Christ, le Fils de Dieu Lui-même, est venu sur la terre pour nous parler et nous annoncer la bonne nouvelle, l’évangile du royaume de Dieu : « Le temps est accompli et le royaume de Dieu s’est approché : repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1. 15). Il nous dit que la justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint règnent dans ce royaume (Rom. 14. 17).
Mais comment, alors, peut-on entrer dans ce royaume, puisque notre état de péché nous interdit tout accès au domaine divin ?
La réponse est simple : c’est par la nouvelle naissance, comme Jésus le déclare : « Il vous faut être nés de nouveau » (Jean 3. 7). Quand quelqu’un accepte Jésus comme son Sauveur, Dieu lui donne la vie spirituelle. S’il croit réellement, il participe dès lors de la nature divine, il possède la vie éternelle, et il est un enfant de Dieu. Jésus Lui-même n’a pas honte alors de nous appeler Ses frères (Héb. 2. 11).
La question que nous devons tous nous poser, c’est : – Suis-je vraiment né de nouveau ?

D’après « The Good Seed » mai 2021

 

LE BERGER

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Comme un berger prend soin de son troupeau… ainsi je prendrai soin de mes brebis… Moi-même… je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai. Éz. 34. 12 à 16.

 

LE BERGER

 

L’Éternel, dans l’Ancien Testament, comme Jésus dans le Nouveau Testament, se présente souvent comme le Berger. Cette image familière est une bonne illustration de la façon dont Dieu s’occupe des Siens. Il veille sur eux, Il les protège dans les endroits dangereux, Il les conduit, soigne leurs blessures, pourvoit à leur nourriture et les met à l’abri. Ceux qui se sont sentis comme des brebis entre Ses mains peuvent témoigner de Sa fidélité et de Sa bonté.
Jacob, le patriarche, qui connaissait bien, par son expérience personnelle, ce que c’était que d’être berger, parle à la fin de sa vie de Dieu comme ayant été son Berger : « le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour » (Gen. 48. 15). Il était bien conscient qu’il n’avait pas toujours été une « brebis » docile, mais Dieu avait toujours été pour lui un Berger fidèle.
Le roi David, qui avait été berger dans sa jeunesse, pouvait aussi témoigner de la fidélité de Dieu, affirmant dans le psaume 23 : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien » (Ps. 23. 1).
Dans le Nouveau Testament, Jésus se nomme le Berger pour nous faire comprendre jusqu’où est allé Son amour pour nous : « Je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis » (Jean 10. 11). Personne n’a un plus grand amour que le Sien (Jean 15. 13). Il en résulte une relation personnelle du bon Berger avec Ses brebis : Il les connaît chacune par son nom, et elles connaissent Sa voix et Le suivent.
Elles ont de la valeur pour Lui : elles Lui ont coûté cher ; et personne ne pourra les arracher de Ses mains, où elles sont en sécurité.
« Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent ; moi, je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main » (Jean 10. 27 et 28).

D’après « Il buon seme » mai 2021

 

COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR

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Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas de lui-même porter du fruit, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus vous ne le pouvez pas, à moins que vous ne demeuriez en moi. Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit. Jean 15. 4 et 5.

 

COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR

 

Que signifient pour nous les paroles du Seigneur : « Demeurez en moi » ? « Demeurer en Christ » présuppose que le cœur trouve sa joie à se confier en Lui et à mettre en pratique Ses enseignements. Le fait de demeurer en Lui implique une vie vécue sous l’influence bénéfique de Sa présence, expérimentée par la foi. C’est un chemin accompli dans la certitude qu’Il entend nos paroles, qu’Il voit ce que nous faisons et qu’Il connaît nos épreuves.
Quand les caractères de Christ se manifestent dans la vie du croyant qui demeure en Lui, il peut porter le fruit dont le Seigneur parle. Le fait de faire briller, si faiblement que ce soit, les merveilleuses qualités de Christ, produit un fruit qui honore le Père, et qui est un témoignage à ceux qui ne Le connaissent pas encore ou Le rejettent.
Le but essentiel de la vie des croyants, dans ce monde où règnent les ténèbres, c’est donc de « briller comme des luminaires » (Phil. 2. 15), reflétant au moins en partie quelques-unes des vertus de Christ.
Nous ne serons jamais en mesure de montrer les qualités de Christ simplement par nos efforts, mais si nous recherchons Sa présence et si nous nous plaçons sous Sa direction, en demeurant en Lui, nous serons petit à petit « transformés en la même image » (2 Cor. 3. 18).

D’après « Il buon seme » mai 2021

 

BIEN MOURIR OU VIVRE LONGTEMPS ?

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… Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais bonne chère…Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée… Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche quant à Dieu. Luc 12. 19 à 21.
Enseigne-nous… à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage. Ps. 90. 12.

 

BIEN MOURIR OU VIVRE LONGTEMPS ?

 

L’histoire rapporte que le roi Louis 11, qui a vécu de 1423 à 1483, était rusé et cruel. Vers la fin de sa vie, il était tourmenté par beaucoup de pensées qui troublaient profondément son âme. L’une d’elle était la mort, qu’il cherchait à éloigner par tous les moyens.
On raconte que quarante sentinelles montaient la garde devant le château de Plessis-les-Tours où il demeurait, parce qu’il craignait d’être victime d’une vengeance de la part de l’un ou l’autre de ses sujets qu’il avait maltraité.
Il s’entoura aussi d’un grand nombre de médecins, afin de prévenir et de soigner à temps une maladie mortelle éventuelle.
Enfin, il fit venir d’Italie Francesco da Paola, un ermite franciscain qui se disait capable de prolonger la vie. Le roi lui promit une forte somme d’argent s’il pouvait lui assurer une bonne santé et une longue vie. Mais Francesco, qui était un homme sage, lui expliqua que Dieu seul avait le pouvoir de prolonger l’existence, et que les jours de l’homme sont en Sa main. D’une manière très solennelle, il lui dit qu’il était plus important de bien mourir que de vivre longtemps.
Nous pouvons tirer de la vie de ce personnage historique quelques réflexions et un enseignement important. Il est évident qu’aujourd’hui beaucoup de personnes, comme le roi Louis 11, préfèrent vivre longtemps plutôt que de « bien » terminer leur vie sur la terre. L’homme a, de tout temps, cherché à augmenter la durée de sa vie. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la science médicale, beaucoup de maladies ont été éradiquées, et la moyenne de durée de vie a augmenté ; mais la mort demeure inévitable. Pensons-donc à bien mourir !
Mais qu’entend-on par « bien mourir » ?
Cela signifie-t-il qu’il est préférable de mourir chez soi plutôt que sur un lit d’hôpital ou dans un hospice ? – Ou de s’en aller dans son sommeil, sans souffrances, entouré de sa famille et de ceux que l’on aime ? Non, cher lecteur, il ne s’agit pas de cela ! Bien mourir, c’est mourir en paix avec Dieu !
Vous qui lisez ces lignes, êtes-vous en paix avec Dieu ? Avez-vous reconnu votre état de pécheur devant Lui ? Avez-vous accepté avec foi le message de salut que présente l’Évangile ? La Bible nous place devant une question capitale : « Quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? » (1 Pier. 4. 17).
La fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile, c’est le juste jugement de Dieu et la condamnation. La Bible nous rappelle qu’il « est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27).
Comment les hommes peuvent-ils éviter le jugement ?
L’Évangile nous éclaire sur cette question et nous dit : « celui qui croit en lui (Jésus) n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18).
Si nous croyons en l’œuvre de salut du Seigneur Jésus, mort pour nous sur la croix, nous irons au ciel quand nous quitterons cette terre – non pas parce que, dans notre existence, nous aurons été meilleurs que les autres – mais parce que nos fautes auront été effacées à la croix et que nous sommes associés à Celui qui a vaincu la mort et qui nous a préparé une éternité de paix et de bonheur.
Nous comprenons bien, alors, que la chose fondamentale n’est pas la durée de notre vie, mais que c’est d’accepter la grâce de Dieu révélée dans la Personne du Seigneur Jésus, pendant le temps qu’il nous est accordé de vivre sur cette terre.
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

LA TRANSFIGURATION DE CHRIST

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LA TRANSFIGURATION DE CHRIST

 

Ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. Car il reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique. 2 Pier. 1. 16 et 17.

1 L’anticipation du Roi

Lorsque les studios de cinéma se préparent à sortir un nouveau film, ils en donnent, comme publicité, un extrait qui est un bref résumé du film montrant les plus grands moments. L’évènement de la transfiguration était l’annonce par Dieu du glorieux royaume à venir de Christ.
La transfiguration était une étape remarquable au cours du ministère du Seigneur sur la terre. Il avait été rejeté par Israël, et Il se tournait maintenant vers Jérusalem et vers la croix. Ses souffrances viendraient en premier, et seraient suivies par la gloire, mais Dieu donnait un aperçu de la gloire avant ces choses. (Mat. 16. 21-28). La scène de la transfiguration sur la « sainte montagne » était donnée pour confirmer la parole des prophètes concernant la puissance et le royaume à venir de notre Seigneur Jésus Christ (2 Pier. 1. 18). Trois disciples choisis, Pierre, Jacques, et Jean, eurent le privilège d’être les témoins oculaires de la majesté de Christ et d’entendre la voix qui s’adressait à Lui depuis « la gloire magnifique ».
Les méditations qui suivent ont pour objet de considérer les différents caractères qui sont particuliers à Matthieu, Marc et Luc, dans leur rappel de la transfiguration. On a remarqué qu’il n’y a pas de récit de la transfiguration dans l’évangile de Jean. Cet évangile nous présente plus la gloire personnelle du Seigneur que Sa gloire officielle telle qu’elle nous est montrée dans les trois autres évangiles. Il n’y a rien de plus élevé que ce passage : « Et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père » (Jean 1. 14).
Une méditation sur la transfiguration doit produire un effet pratique dans notre vie. Ce n’était pas un évènement quelconque ; Dieu parlait par cela – puissions-nous écouter ce message, et qu’il pousse notre cœur à l’adoration !

 Quelques-uns de ceux qui sont ici présents  ne goûteront pas la mort  avant d’avoir vu le Fils de l’homme venant dans son royaume. Mat. 16. 28.

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, puis les mène à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil. Mat. 17. 1 et 2.

2. La prééminence du Roi

Trois disciples eurent une vision anticipée du royaume avant de goûter la mort. Matthieu seul rapporte qu’ils virent le Fils de l’homme venant dans Son royaume, la suprématie absolue de Son royaume venant remplacer les royaumes du monde. En relation avec cela, Matthieu met en lumière des détails propres à son évangile.
Seul Matthieu nous dit que « son visage resplendit comme le soleil ». Le soleil est l’image de la gloire suprême qui domine sur le jour (Gen. 1. 16). Ce caractère suggère la suprématie absolue du Roi et de Son royaume ; il aura la prééminence sur tous les autres, « La montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines » (És. 2. 2. ; cf. Dan. 2. 44 et 45). Il est souvent parlé de Matthieu comme de « l’Évangile des montagnes », parce qu’elles y sont mentionnées fréquemment (Mat. 4. 8 ; 5. 1 ; 8. 1 ; 14. 23 ; 15. 29 ; 28. 16).
Lorsque Moïse fut descendu d’une autre montagne, il est dit que « la peau de son visage rayonnait » (Ex. 34. 29 et 30), ce qui signifie, quant à Moïse, que c’était une gloire qui se reflétait. Mais Christ est vu ici comme étant la source, et non pas le reflet de la gloire : « son visage resplendit comme le soleil », ce qui n’est rapporté que par Matthieu. Le « monde à venir » dépendra de manière absolue de tous les rayons qui émaneront du Fils de l’Homme glorieux, le grand Administrateur de toute lumière et de toute bénédiction dans l’univers de Dieu, à la fois dans sa sphère céleste comme dans sa sphère terrestre (cf. Éph. 1. 10). Pensée merveilleuse ! Nous aurons part au déploiement de la gloire rendue au Fils de l’Homme. « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Mat. 13. 43). Adorons-Le déjà maintenant !

De ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu venu avec puissance… ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir. Marc 9. 1 à 3

3. La puissance et la pureté du Roi

En Matthieu, trois disciples furent choisis pour voir, avant leur mort, une anticipation du Fils de l’Homme venant dans Son royaume. En Marc, cependant, il est décrit comme « le royaume de Dieu venu avec puissance ». Il n’y a pas de contradiction dans ces passages, mais simplement une insistance différente. En Marc il est question de la puissance de Son royaume, en contraste avec les puissances corrompues de ce monde. Il n’y a pas de puissance sur la terre qui puisse être comparée avec la puissance de Son royaume.
La pureté du Serviteur de Dieu, qui administrera le royaume, est vue également. Le fait particulier qui nous est présenté dans le récit de Marc, c’est que « ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir ». Ce qui frappe, ici, c’est que Marc porte une plus grande attention aux détails de la transfiguration des vêtements du Seigneur qu’à ceux de Sa Personne. Cela correspond à l’Évangile qui Le présente comme le Parfait Serviteur. Celui qui a pris la forme d’un esclave est Celui devant lequel l’univers entier devra plier le genou (Phil. 2. 10).
Les vêtements suggèrent l’idée de notre caractère et de nos voies. Le caractère du gouvernement du Seigneur Jésus est étudié et décrit par de nombreux prophètes, dont Ésaïe, lorsqu’il dit : « La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité, la ceinture de ses flancs » (És. 11. 5). Le caractère de Son gouvernement fait un contraste frappant avec ce qui prévaut maintenant, « les dominateurs de ces ténèbres » (Éph. 6. 12). La blancheur extrême de Ses vêtements suggère qu’il n’y aura pas trace de péché dans l’administration de Son royaume. Que Son nom en soit béni !

Il prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et… il monta sur la montagne pour prier. Comme il priait, l’apparence de son visage devint tout autre, et son vêtement d’une blancheur resplendissante comme un éclair. Luc 9. 28 et 29.

4. Le sentier du Roi

En Luc, il est simplement dit que les disciples verraient « le royaume de Dieu » avant de mourir, non pas sa venue ou sa puissance (ch. 9. 27) comme en Matthieu ou en Marc respectivement. En Luc, il est insisté sur l’aspect moral du royaume de Dieu. C’est pourquoi, dans la transfiguration, nous voyons l’Homme dépendant.
Luc nous présente le Roi, comme Homme, dans Sa dépendance de Dieu. Seul cet évangile nous dit que Jésus monta sur la montagne pour prier. La prière est l’attitude de l’homme lorsqu’il est dépendant de Dieu. La transfiguration se produisit « comme il priait ». Tout au long de cet évangile, nous voyons le sentier du Seigneur, qui commence par un récit de Sa naissance et de Son enfance, plus détaillé que dans les autres Évangiles, puis de Son chemin vers Jérusalem, du ch. 9 au ch. 19. On Le voit toujours comme l’Homme dépendant, venu en grâce.
Ce qui est également unique dans ce passage, c’est le fait que les disciples « étaient accablés de sommeil ; quand ils furent réveillés, ils virent sa gloire » (ch. 9. 32). Cela, en figure, fait un contraste remarquable entre l’insensibilité spirituelle du « premier homme », et la perfection et la gloire du « second Homme ». Sur la sainte montagne nous avons le privilège d’entendre de saintes communications concernant Sa mort (en grec, Son exode). Le sentier de l’Homme dépendant conduit à la gloire à travers la croix. Deux hommes « apparaissant en gloire », Moïse et Élie, sont des précurseurs bénis de notre part « avec lui » (v. 30). Son sentier est un modèle pour tous ceux qui ont cru en Lui. Les croyants, ceux qui se sont endormis comme ceux qui seront vivants à sa venue, seront enlevés pour Le rencontrer dans Sa gloire. Nous apprenons à être dépendants maintenant, avant le moment où nous régnerons avec Lui. Christ est toujours notre modèle de dépendance de Dieu, dans la marche ou dans la louange.

 

D’après The Lord is near 2020
B. Reynolds

 

LE TORRENT DU CÉDRON

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LE TORRENT DU CÉDRON

 

Et le roi passa le torrent du Cédron… Et David monta par la montée des Oliviers, montant et pleurant. 2 Sam. 15. 23 et 30.

Deux rois

Le roi David est un  très beau type du Seigneur Jésus Christ, et dans ce chapitre, le type présente des contrastes aussi bien que des similitudes. Nous trouvons ici le roi David fuyant devant Absalom, son fils rebelle. Il traverse le torrent du Cédron avec une compagnie d’amis fidèles, et monte en pleurant sur le Mont des Oliviers. Le Seigneur Jésus aussi a traversé le Cédron avec Ses disciples, vers le Jardin de Gethsémané sur le Mont des Oliviers, après avoir prié pour eux (Jean 18. 1). Le roi David était un père qui fuyait devant un fils rebelle. Le Seigneur Jésus était un Fils obéissant s’avançant pour faire la volonté de Son Père. David pleurait en montant, et nous trouvons le Seigneur Jésus disant : « Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort » (Mat. 26. 38) lorsqu’Il tomba sur Sa face.
Le roi David enjoignit à Tsadok de reporter l’arche de Dieu dans la ville (2 Sam. 15. 25). Le Seigneur Jésus, la véritable arche, Dieu et Homme en une même Personne, retourne à la ville, lié par les hommes, pour faire l’œuvre « qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 31). David avait été trahi par son ami et conseiller, Akhitophel (2 Sam. 15. 31), et Jésus a été trahi par Judas (Mat. 26. 48 à 50). Akhitophel, de même que Judas, se sont pendus après avoir accompli leur trahison (2 Sam. 17. 23 ; Mat. 27. 5). David fut rejeté comme roi par le peuple, mais c’était à cause du jugement de Dieu sur son péché (2 Sam. 12. 11). Jésus a été rejeté comme roi par Son peuple, mais Il a souffert pour leurs péchés (et pour les nôtres). Quel contraste aussi, quand nous voyons David continuer à monter au Mont des Oliviers avec ses fidèles amis, pour fuir Jérusalem, et Christ retournant à Jérusalem, alors que tous Ses disciples s’enfuyaient loin de Lui. L’un était le roi, l’autre, le Roi des rois.

Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Jean 18. 1.

L’Agneau de Dieu

L’évangile de Jean a été appelé l’évangile de l’Agneau de la pâque. La pâque est mentionnée, il y est fait allusion, en tout quinze fois ! C’est beaucoup plus que dans les autres évangiles. De plus, c’est seulement en Jean que Jésus est déclaré être l’Agneau de Dieu (Jean 1. 29 et 36). Même sur la croix, dans l’évangile de Jean, nous voyons le Seigneur Jésus comme l’Agneau ; pas un de Ses os n’a été cassé, ce qui accomplit l’Écriture (Jean 19. 32 à 36 ; Ex. 12. 46).
Mais dans le verset ci-dessus, nous voyons aussi une autre circonstance, mentionnée seulement dans cet évangile, qui montre que le Seigneur Jésus était l’Agneau de Dieu. Après avoir quitté la chambre haute, la nuit précédant Sa crucifixion, le Seigneur et Ses disciples sont sortis de la ville en allant vers l’est. Le Seigneur avait l’habitude de s’arrêter à Gethsémané, au pied du Mont des Oliviers, pour prier. Au bas de la vallée, avant Gethsémané, il y avait un torrent dans un ravin, appelé le Cédron, que Jésus et Ses disciples traverseraient.
On a dit que pendant la semaine de la Pâque, plus de 200 000 agneaux étaient offerts sur la Montagne du temple. Cela posait un problème à cause de la quantité énorme de sang qui ne pouvait s’écouler nulle part. Hérode et ses ingénieurs trouvèrent une solution, en faisant passer de l’eau vers le temple depuis la source Gihon, et en construisant des aqueducs avec des ouvertures pour drainer le sang en excès. Ce sang s’écoulait pour finir en bas de la colline et jusque dans le torrent du Cédron. Lorsque Christ et Ses disciples traversèrent le torrent, celui-ci était rouge du sang des agneaux – ce qu’on voyait clairement à la lumière de la lune de Pâques. Le Seigneur savait ce qu’impliquait cette eau colorée en rouge, ce qu’elle signifierait pour Lui ; ses disciples, toutefois, n’en avaient pas la notion.
L’Agneau de Dieu serait percé ! Il sortirait de Son côté « du sang et de l’eau », pour nos péchés, et pour notre purification (Jean 19. 34).

Après avoir dit cela, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : – Père, l’heure est venue. Jean 17. 1.
Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Jean 18. 1.

La prière sublime

L’heure importante et solennelle du sacrifice du Seigneur était arrivée. Peu de temps auparavant, en Gethsémané, il avait prié : « Que ta volonté soit faite » dans l’agonie de la contemplation de ce qui était devant Lui personnellement (Mat. 26. 42). Mais maintenant, alors qu’Il approchait du torrent du Cédron, et allait le traverser pour entrer dans le Jardin de Gethsémané, Christ s’arrêta et, levant les yeux, exprima la plus sublime des prières, la prière des prières. Le Seigneur avait en particulier trois requêtes en faveur des Siens qui étaient dans le monde :
La protection : Il prie pour qu’ils soient gardés par le nom divin, « Père saint » (Jean 17. 11), et qu’ils soient protégés du mal dans le monde. « Garder », dans ces versets, signifie préserver ou protéger. Il est frappant de considérer à quel point le monde est devant le Seigneur dans cette prière : Il le mentionne dix-neuf fois ! Le Père saint est vu en contraste avec un monde mauvais, et c’est Lui seul qui peut nous protéger de ce monde.
La sanctification : Jésus prie pour que Ses rachetés soient sanctifiés : « Sanctifie-les par la vérité. Ta Parole est la vérité » (v. 16 et 17). La sanctification pratique se réalise par la Parole appliquée par le Saint Esprit. Nous sommes sanctifiés par « le lavage d’eau par la Parole » (Éph. 5. 26). Dans un monde qui a rejeté les normes absolues, il est nécessaire que nos reins soient ceints de la vérité (Éph. 6. 14).
La glorification : Jésus prie qu’il leur soit donné la gloire qui Lui a été donnée (v. 22). Cette prière sera exaucée à la venue du Seigneur : « Nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3. 2). Le Seigneur prie que, là où Il sera, « ils y soient aussi avec moi » et « qu’ils contemplent ma gloire » (v. 24).
Cette prière au bord du torrent du Cédron devrait nous remplir d’espérance et de joie.

 

D’après The Lord is near 2020
B. Reynolds

 

C’EST MOI – LA PRÉSENCE DE JÉSUS

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C’EST MOI – LA PRÉSENCE DE JÉSUS

 

 

La barque était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues, car le vent était contraire… Il (Jésus) alla vers eux, marchant sur la mer. Les disciples, le voyant marcher sur la mer, furent bouleversés ; ils dirent : C’est un fantôme ! Et ils crièrent de peur. Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : – Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur ! Mat. 14. 24 à 27.

Il y a quelque chose de très beau dans les occasions où le Seigneur Jésus dit : « C‘est moi ». Il nous assure qu’Il sait où nous sommes, et Il n’est pas loin. Dans ce passage, les disciples de Jésus avaient fait ce qu’Il leur avait demandé en montant dans une barque pour traverser la Mer de Galilée pendant la nuit. Ils s’attendaient à Le trouver de l’autre côté, car Il leur avait dit de Le précéder (v. 22). Mais la perspective d’une traversée facile s’était transformée en désespoir quand ils passèrent au travers de l’un de ces violents orages si fréquents dans cette région.
Alors Jésus Lui-même vient vers eux. Tout d’abord, ils sont encore plus effrayés quand ils voient Sa silhouette marcher sur la mer. Quelle nouvelle calamité est-ce là ! Mais dès qu’ils crient, Jésus parle : « Ayez bon courage. C’est moi, n’ayez pas peur ! ».
Il peut paraître étrange qu’ils aient cru d’abord qu’un esprit soit venu les épouvanter. Mais nous réagissons souvent de la même manière. Les orages de la vie se déchaînent, et nous oublions les promesses de Jésus, de nous retrouver de l’autre côté. L’évangile de Marc ajoute qu’ils avaient même oublié sa puissance miraculeuse déployée quelques heures plus tôt seulement, quand Il avait nourri la foule de poisson et de pain. (Marc 6. 52). Lorsque nous oublions les promesses et la puissance de Jésus, nous ne pouvons pas imaginer qu’Il est présent avec nous. Il en résulte que nous interprétons nos expériences de manières des plus terribles, n’espérant pas Le revoir jamais. Mais alors, plus forte que les vents, Sa voix nous parvient, claire et pure : – C’est moi ! Je suis là ! Nous trouvons bientôt qu’Il est dans la barque avec nous, et que tout ira bien.

Jésus se tint lui-même au milieu d’eux et leur dit : – Paix à vous… Voyez mes mains, et mes pieds : c’est moi-même ! Luc 24. 36 et 39.

C’est la deuxième occasion où le Seigneur Jésus dit « C’est moi ». Une première fois déjà, Il était venu vers Ses disciples avec ces paroles, au milieu d’un grand orage (Mat. 14. 27). Cette fois Il vient au milieu de leur plus grande tristesse. Ils ne savent pas que c’est le jour de la résurrection, et jusqu’à présent ils sont pleins de désespoir.
Cependant, tout le jour Jésus avait œuvré comme le Berger et le Surveillant de leurs âmes (1 Pier. 2. 25), cherchant Ses disciples et répondant à leurs besoins spirituels. Il était apparu en premier lieu à Marie de Magdala alors qu’elle pleurait près de son tombeau. Elle ne cherchait que Son corps, mais elle a été trouvée par le Seigneur vivant ! Elle s’en alla avec joie le dire aux autres (Jean 20. 11 à 18). Un peu plus tard, quelques autres femmes Le virent aussi, Lui. Il leur dit : « Je vous salue ». Toutes saisies, elles s’approchèrent de Lui et lui rendirent hommage, puis allèrent l’annoncer aux autres disciples (Mat. 28. 1 à 10).
Mais deux disciples avaient déjà quitté Jérusalem pour rentrer chez eux à Emmaüs, à plusieurs kilomètres de distance. Étant dans la peine, ils parlaient de la mort de leur Seigneur. Alors Jésus Lui-même marcha avec eux, réchauffa leur cœur par les Écritures, et Se révéla à eux. Ils retournèrent en hâte à Jérusalem pour le dire aux autres, et là ils apprirent que, peu avant, Simon Pierre aussi avait vu le Seigneur (Luc 24. 13 à 34).
C’est à ce moment que se place la conversation citée ci-dessus. Tous ceux qui avaient pu s’éloigner sont réunis, et maintenant le Seigneur Jésus leur apparaît à tous. « C’est moi-même ! », leur déclare-t-il. Ils voient Ses mains et Ses pieds, ils entendent Sa voix aimante, et ils jouissent de la communion avec Lui en mangeant ensemble. Quelques soirs auparavant seulement, Il leur avait dit : « Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et personne ne vous ôte votre joie » (Jean 16. 22). Maintenant, Il leur dit : « C’est moi », et leur tristesse devient réellement une joie permanente.

Soudain une lumière brilla du ciel autour de lui comme un éclair. Et, étant tombé à terre, il entendit une voix qui lui disait : – Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? – Qui es-tu, Seigneur ? demanda-t-il. – Je suis Jésus que tu persécutes. Act. 9. 3 à 5.

Les jeunes adultes passent souvent beaucoup de temps à se demander quel est le but de leur vie. Saul, un jeune homme d’après Actes 7. 58, n’avait pas ce problème. Pendant bien des mois, il était particulièrement occupé à persécuter les chrétiens. En rapprochant plusieurs passages, nous apprenons qu’il faisait des ravages dans l’assemblée, en pénétrant dans les maisons des croyants, les traînant en prison, et en essayant, d’une manière générale, de détruire la foi (Act. 8. 3 ; 22. 4 ; Gal. 1. 13 et 23).
De nombreux disciples du Seigneur Jésus ayant fui loin de Jérusalem, Saul se dirigea au nord, vers Damas. Là il avait l’intention d’arrêter les croyants, hommes ou femmes, et de les ramener, enchaînés, à Jérusalem. Il les méprisait à cause de leur foi en Jésus, qu’il considérait n’être rien de plus qu’un maître blasphémateur qui avait été exécuté à bon droit par les autorités.
Mais c’est un moment extraordinaire que celui où il rencontre le Seigneur ressuscité ! Il croyait qu’il persécutait les chrétiens, mais découvrit qu’il persécutait Jésus. Il méprisait la foi en un Maître crucifié, mais il découvrit le fait certain d’un Sauveur glorifié. Il avait pensé que ses adversaires pouvaient être effacés de la terre, mais maintenant il devait rendre compte au Seigneur qui était au ciel.
Lorsque Saul demanda : – « Qui es-tu, Seigneur ? », la réponse fut : « Je suis Jésus ». Ceux qui se moquaient de Jésus avaient vu ce nom, en dernier lieu, apposé à une croix romaine, mais pour Ses disciples c’était le nom bien-aimé de la grâce. C’est comme si le Seigneur avait dit à celui qui persécutait : – Tu as recherché mes disciples pour leur faire du mal, mais c’est moi, Jésus, que tu as trouvé. Tu ne me recherchais pas, mais je suis là ! Dans toutes les difficultés, nous qui suivons Jésus aujourd’hui pouvons être assurés qu’Il sait où nous sommes, et qu’Il est là.

Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre… Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les assemblées. Apoc. 22. 12 et 16.

Le Seigneur, quand il était sur la terre, avait annoncé « C’est moi » aux disciples effrayés dans un bateau, et aux disciples attristés dans la chambre haute. Depuis le ciel il a déclaré : « Je suis Jésus », arrêtant un persécuteur qui a très surpris. Ici, à la dernière page de la Bible, le Seigneur réchauffe le cœur des croyants en leur disant : – Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous dire ces choses. Il nous assure d’abord qu’Il vient bientôt. Pendant que nous L’attendons, c’est le temps de Sa patience ; mais quand ce court moment se terminera, alors « celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (Héb. 10. 37). De Son côté, Il a hâte que nous soyons avec Lui : et de notre côté, nous L’attendons ardemment comme notre Sauveur.
Ensuite, il déclare aussi qu’Il apporte sa récompense avec Lui. Certains ont minimisé cet aspect de la venue du Seigneur, peut-être dans le désir d’éviter une fausse motivation dans l’œuvre pour le Seigneur. Il est clair que nous devons servir le Seigneur parce que nous L’aimons, et non par devoir ou par cupidité. Mais l’Écriture est claire : le Seigneur aime à récompenser un service fidèle.
Quelle est cette récompense ? Plusieurs passages de la Bible nous montrent la grâce variée et généreuse de Dieu. Il donnera des couronnes à ceux qui ont enduré des épreuves et à ceux qui ont servi d’autres croyants. Il louera ceux qui ont été fidèles dans de petites choses, les accueillant dans la joie de leur Seigneur. Il donnera des responsabilités dans son royaume à venir à ceux qui auront été diligents pendant le temps actuel sur la terre. Il promet des bénédictions spéciales aux vainqueurs. Il déclare que le fait d’avoir fait un bon usage des occasions ici-bas deviendra un trésor céleste incorruptible. Toute action honorable accomplie pour Lui recevra une récompense ; et c’est notre Seigneur Lui-même, Celui qui vient, qui l’apportera (1 Cor. 3. 14 ; Col. 3. 24).

 

D’après The Lord is near 2020
S. Campbell

 

LE DIEU DE MON SALUT

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LE DIEU DE MON SALUT

 

 

L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Et que le Dieu de mon salut soit exalté ! Ps. 18. 46.

Le salut est un terme biblique très riche de sens. Les croyants sont sauvés en ce qui concerne le salut de leur âme (Éph. 2. 5 et 8). Il y aura un salut futur quand nos corps aussi auront part à la grande œuvre du salut (Phil. 3. 20 et 21). Il y a aussi un salut temporel hors des dangers variés de notre vie (2. Cor. 1. 10).
Quand nous parlons de salut, nous devons parler d’un Sauveur. Dieu est appelé Sauveur dans la Bible (Luc 1. 47 ; Jude 25), de même que le Seigneur Jésus (Jean 4. 42 ; 2 Tim.1. 10). Dans l’Ancien Testament, Dieu était également connu comme un Sauveur. L’expression « Dieu de mon salut » se trouve sept fois dans l’Ancien Testament – la première fois au Ps. 18, qui a été écrit par David « le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül ». David commence ce chant en exprimant son amour pour l’Éternel. « Je t’aimerai, ô Éternel, ma force ». Dans toutes les différentes circonstances de sa vie, David avait fait l’expérience que ce Dieu était sa force, son rocher, sa forteresse, son libérateur, son bouclier, sa haute retraite (v. 1 et 2). Il avait découvert que quand il priait Dieu, Dieu l’écoutait. « Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai crié à mon Dieu… il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu… à ses oreilles » (v. 6).
Il avait donc toutes raisons de dire, à propos de son Dieu « en qui je me confie » (v. 2) – qu’il est « digne d’être loué » (v. 3). Et c’est ce que fait David au v. 46 : « Que le Dieu de mon salut soit exalté ». N’est-ce pas là la réponse convenable, pour nous aussi, quand nous pensons au Dieu de notre salut, qui nous a sauvés par Sa grande œuvre de salut sur la croix ? « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 Pier. 1. 3).

Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour. Ps. 25. 5.

C’est ici un psaume de David. Nous ne connaissons pas les circonstances exactes pendant lesquelles il a été écrit, mais il est évident que David traversait une période de grandes difficultés. Il devait faire face à ses ennemis. Mais il mettait sa confiance en l’Éternel et lui demandait son aide. « Mon Dieu, en toi j’ai mis ma confiance ; que je ne sois pas confus, que mes ennemis ne triomphent pas de moi » (v. 2). David était conscient à quel point il avait besoin d’être guidé par son Dieu chaque jour. « Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour » (v. 4 et 5).
Nos circonstances sont différentes de celles de David, mais nous aussi connaîtrons des difficultés de différente nature, et de l’opposition sur le chemin de la foi. Ce dont nous avons besoin, c’est, avant tout, de mettre notre confiance dans le Seigneur et de Lui demander Sa direction dans tout ce qui nous interpelle. Il répondra à nos prières si nous Lui demandons, comme le faisait David, de nous montrer Ses voies, de nous enseigner Ses sentiers, et de nous conduire dans Sa vérité. Nous pouvons nous attendre à Lui tout le jour avec confiance. Il est « le Dieu de mon salut », celui qui est capable et désireux de sauver, pendant, au travers et hors de toutes les difficultés qui nous exercent chaque jour. « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4. 16).

Ne me cache pas ta face, ne repousse point ton serviteur avec colère. Tu as été mon secours ; ne me délaisse pas, et ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut ! Ps. 27. 9.

Ceci est un autre psaume de David, dans un moment où il connaît à nouveau beaucoup d’épreuves. Des ennemis cherchent à lui nuire. Mais il a fait l’expérience du secours de l’Éternel dans le passé, et il met sa confiance en Lui également pour des difficultés à venir. Il est encourageant pour nous de voir la ferme confiance de David dans son Dieu. Écoutons quelques-unes de ses remarques : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ? « (v. 1). David pouvait, avec tous ses besoins, aller à l’Éternel par la prière – et il le faisait : « Éternel, écoute ; de ma voix, je crie à toi : use de grâce envers moi, et réponds-moi » (v. 7). Il connaissait quelque chose de la paix « qui surpasse toute intelligence » (Phil. 4. 7). Et il en résultait pour lui une nouvelle occasion de louer Dieu pour son salut : « Je sacrifierai dans sa tente des sacrifices de cris de réjouissance ; je chanterai et je psalmodierai à l’Éternel » (v. 6).
Et nous-mêmes, qui possédons la connaissance du Nouveau Testament, nous pouvons bien nous joindre à David dans sa confiance dans le Dieu de notre salut, avec les paroles de l’apôtre Paul en Rom. 8. 33 à 37 : « Qui intentera une accusation contre des élus de Dieu ? – C’est Dieu qui justifie ! Qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ! Qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée ?… Au contraire, dans toutes ces circonstances, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ». Ayant un tel Dieu, nous avons toutes raisons de suivre le sage conseil de David : « Attends-toi à l’Éternel ; fortifie-toi, et que ton cœur soit ferme : oui, attends-toi à l’Éternel » (v.14).

Délivre-moi de la coulpe du sang, ô Dieu, Dieu de mon salut ! Ma langue chantera hautement ta justice. Ps. 51. 14.

Les circonstances dans lesquelles David a écrit ce psaume nous sont expliquées. C’était « lorsque Nathan le prophète vint à lui, après qu’il fut entré vers Bath-Shéba ». C’est un psaume de confession. Nathan avait convaincu David de son grand péché, et David a confessé qu’il avait péché contre Dieu. « Contre toi, contre toi seul, j’ai péché et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux » (v. 4). Il était conscient, non seulement de ce qu’il avait péché, mais aussi de ce qu’il avait une nature pécheresse : « Voici, j’ai été enfanté dans l’iniquité, et dans le péché ma mère m’a conçu » (v. 5). Il a dû confesser que les « délices du péché » (Héb. 11. 25) lui avaient dérobé la joie du salut.
Mais après la confession de son péché au Dieu de son salut, il a pu Le prier : « Rends-moi la joie de ton salut » (v. 12). Il avait appris une leçon importante : « Les sacrifices de Dieu sont un esprit brisé. O Dieu ! tu ne mépriseras pas un cœur brisé et humilié » (v. 17). Après avoir été restauré et pardonné, David était de nouveau capable et désireux d’offrir la louange à Dieu : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange » (v. 15).
Le péché, dans la vie d’un chrétien, est certes une chose sérieuse. Mais il y a toujours une voie de retour. Si, non seulement nous reconnaissons notre péché après qu’il a été mis au jour, mais que nous venions, avec un cœur contraint et humilié, dans la confession et la repentance au Dieu de notre salut, il nous pardonnera et nous restaurera afin que nous connaissions à nouveau une heureuse communion avec lui. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).

Éternel, Dieu de mon salut ! J’ai crié de jour et de nuit devant toi. Ps. 88. 1.
Mais moi, je regarderai vers l’Éternel, je m’attendrai au Dieu de mon salut ; mon Dieu m’écoutera. Michée 7. 7.
Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égaierai dans le Dieu de mon salut. Hab. 3. 18.

Le Ps. 88 est l’un des psaumes des fils de Coré. Lorsque le Seigneur Jésus s’identifie avec les expériences d’un résidu futur, nous pouvons, dans un sens, appliquer ces paroles aux souffrances de notre Seigneur. Mais, d’une manière plus générale, ce psaume parle de croyants souffrant sous la main de Dieu. Dans de telles circonstances, ce psaume nous encourage à ne pas perdre notre confiance dans le Dieu de notre salut. Le psalmiste crie à Lui jour et nuit. C’est ce que nous pouvons faire. Le Dieu de notre salut a toujours l’oreille ouverte aux cris des Siens.
La situation, dans les jours de Michée, semblait sans espoir – pas de perspective, et les hommes étaient vraiment décevants : « L’homme pieux a disparu du pays, et il n’y a pas de gens droits parmi les hommes » (ch. 7. 2). Mais Michée détourne les yeux des circonstances et des hommes, et regarde à son Seigneur : « Mais moi, je regarderai vers l’Éternel » (7. 7). Sa confiance est encore forte dans le Dieu de son salut. Michée est pour nous un exemple. Les circonstances peuvent être difficiles, et les hommes nous décevront certainement, mais le Seigneur, le Dieu de notre salut, ne nous décevra jamais.
La situation d’Habakuk ressemblait beaucoup à celle de Michée. Au ch. 3. 17, le prophète parle d’une période où « le figuier ne fleurira pas, il n’y aura point de fruit dans les vignes ; le travail de l’olivier mentira ». Mais Habakuk met toute sa confiance en son Dieu, comme le faisait Michée. Mais il va même un pas plus loin. Dans toutes ces circonstances éprouvantes, il trouvait l’occasion d’exprimer de la joie dans le Dieu de son salut. Dieu était sa force. « L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes lieux élevés » (v. 19)

 

D’après The Lord is near 2020
M. Vogelsang

 

CHRIST À LA DROITE DE DIEU

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CHRIST À LA DROITE DE DIEU

 

Ta droite, ô Éternel ! s’est montrée magnifique en force ; ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi. Ex. 15. 6.

Nous aimerions considérer quelques-uns des passages qui parlent de la place actuelle de Christ à la droite de Dieu. Il est digne de cette place d’honneur, de puissance et de privilège suprêmes, à cause de ce qu’Il est. Il est digne d’occuper cette place à cause de ce qu’Il a fait. Nous aimerions toutefois contempler en particulier, dans ces méditations, de quelle manière Il est là, pour nous, à la droite de Dieu. Cependant, il peut être utile de nous poser d’abord cette question : Que représente la droite de Dieu dans l’Écriture ?
Dans le verset ci-dessus, nous voyons clairement que cela parle de puissance. Les fils d’Israël venaient de passer au travers de la Mer Rouge, et de voir l’armée égyptienne morte sur le rivage. Autrement dit, la puissance de l’Éternel avait amené les Israélites sains et saufs à travers la mer, et avait mis en pièces leurs ennemis. Nous voyons ainsi que la droite parle de la puissance du Seigneur pour délivrer les Siens, et de Sa puissance pour vaincre tous Ses ennemis.
Un autre passage qui nous aide, c’est Gen. 48. 15 à 19, qui parle de Jacob bénissant les fils de Joseph. Jacob agissait là de la part de Dieu. Il pose sa main droite sur la tête d’Éphraïm pour lui donner la bénédiction de premier-né. La droite parle donc aussi de la puissance pour bénir.
Un troisième passage se trouve au Ps. 63. 8 : « Ta droite me soutient ». Le psalmiste parle là de la droite de l’Éternel comme de ce qui le soutient « dans une terre aride et altérée, sans eau » (v. 1). Ainsi, la main droite parle aussi de la puissance de Christ pour soutenir les Siens dans des endroits et des temps difficiles.
Par ces passages, nous commençons à voir comment le Seigneur Jésus est maintenant à la droite de Dieu pour nous. Pensée merveilleuse ! Il s’est abaissé autrefois pour aller à la croix du Calvaire pour nous. Il est maintenant exalté à la plus haute place au ciel, et Il y est pour nous !

Que ta main soit sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi. Ps. 80. 17.

La vie du Seigneur Jésus Christ, sa mort, sa résurrection, son ascension, et sa place actuelle dans la gloire était déjà révélé pleinement, dans l’Ancien Testament. Le verset ci-dessus est l’un de ceux qui, dans l’Ancien Testament, parlent de notre bien-aimé Seigneur assis à la droite de Dieu.
Le Ps. 80 passe en revue l’histoire des fils d’Israël – la vigne que l’Éternel avait sortie d’Égypte et plantée dans le pays de Canaan (v. 8). Leur condition de désolation est ensuite mise devant nos yeux. La vigne est « brûlée par le feu », « coupée » (v. 16). Quelle est la réponse – ou plutôt, Qui est la réponse ? L’homme à la droite de Dieu ! C’est peut-être à cette écriture que le Seigneur se référait quand Il était interrogé devant le concile juif, dans les évangiles, sur la question de savoir s’Il était le Fils de Dieu. Il répondit : « Désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu ». (Luc 22. 69).
Que signifie qu’Il est « le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi » ? – Il est l’Homme glorieux qui réalisera tous les conseils de Dieu, que ce soit pour Israël ou pour l’Église.
Le monde, aujourd’hui, cherche un homme qui redresse les choses. Combien peu il se doute que Dieu a un tel Homme à Sa droite maintenant !
De la même manière que Joseph était l’homme que le Pharaon pouvait fortifier aux jours de la prospérité de la famine en Égypte, Dieu a l’Homme de Sa droite. Comme Joseph, Il a été rejeté à la fois par les Juifs et par les Gentils. Les uns et les autres devront bientôt se courber devant Lui et Le reconnaître comme Seigneur.
Mais qu’il est merveilleux que nous qui croyons en Lui, et qui constituons l’Église, le corps de Christ, nous sachions déjà maintenant qu’Il est là, à la droite de Dieu ! Le temps n’est pas encore venu pour son gouvernement public. Mais depuis cette place, à la droite de Dieu, Il dispense aux Siens la bénédiction que Dieu leur destine.

L’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds. Ps. 110. 1.

Nous considérerons deux passages dans le Nouveau Testament où le verset ci-dessus est cité, qui nous aideront à en comprendre la signification. Tout d’abord, le Seigneur Jésus a cité ce verset pour demander aux pharisiens qui était leur Messie promis (Mat. 22. 41 à 46). Ils ont répondu, ce qui était exact, qu’Il était le fils de David, car le Seigneur Jésus, quand Il est né dans le monde, était de la descendance de David. Cependant ils n’ont pas pu répondre à la question suivante : comment David pouvait-il L’appeler Seigneur ? Car, pour répondre à cette question, il aurait fallu qu’ils reconnaissent que Christ n’était pas seulement un Homme, mais aussi Dieu. Qu’Il est grand, Dieu et Homme en une même Personne bénie !
Ce verset est également cité en Act. 2. 34 et 35 dans la prédication de Pierre le jour de la Pentecôte. Pierre met en contraste David avec le Seigneur Jésus. David était mort et avait été enseveli, et sa tombe était encore parmi eux ; mais Christ était ressuscité d’entre les morts. David n’était pas monté au ciel, mais Christ, Lui, y était monté, et Dieu l’avait fait asseoir à Sa droite, à cette place de puissance et de privilège suprêmes. Lorsque nous pensons combien Il a souffert pour nous, nous reconnaissons avec joie qu’Il est digne d’une telle place !
Remarquez qu’Il est assis là jusqu’à ce que Ses ennemis soient mis pour marchepied de Ses pieds. Il est là, attendant que la période actuelle de la grâce arrive à sa fin. C’est le temps de Sa patience (2 Thess. 3. 5). Ce n’est pas encore le jour de Son gouvernement public. Nous aussi, nous avons souvent besoin de patience, quand nous voyons la condition du monde et même celle de l’Église professante autour de nous. Nous attendons avec Lui, en même temps que nous L’attendons, Lui. Mais « Celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (Héb. 10. 37).
Il viendra premièrement pour Son Église (1 Thess. 4. 16 à 18), et ensuite pour régner (Apoc. 19. 11).

Le Seigneur donc, après leur avoir parlé, fut élevé dans le ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils allèrent prêcher partout, le Seigneur coopérant avec eux. Marc 16. 19 et 20.

L’évangile de Marc présente le Seigneur Jésus comme le parfait Serviteur de l’Éternel. Cet évangile insiste sur l’œuvre du Seigneur pour Son Père, en Israël, et pour la bénédiction de la nation. Qu’il est merveilleux de voir ici Celui qui, autrefois, a amené l’univers à l’existence par l’œuvre de Ses mains, aller çà et là, faisant du bien, soulageant Ses créatures de la misère introduite par le péché dans ce monde. Comme Il l’a dit Lui-même, Il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner Sa vie en rançon pour un grand nombre. (Marc 10. 45). Sa vie terrestre, si remarquable et d’une telle valeur qu’elle ait été – et combien peu nous apprécions réellement ce que Sa vie ici-bas était pour le Père ! – Sa vie, cependant, ne pouvait pas nous sauver. Il fallait qu’une rançon soit payée, et elle ne pouvait l’être que par Sa mort.
Si nous nous plaçons à un autre point de vue, qu’il est solennel que, après trois ans et demi où Il avait fait du bien au milieu de Son peuple terrestre, leur réaction soit : « Crucifie-le » (Marc 15. 13 et 14) ! Il a été, comme Ésaïe l’avait solennellement prophétisé, « méprisé et délaissé des hommes » (És. 53. 3).
Le verset ci-dessus, cependant, nous dit que, si la terre a rejeté le Serviteur de l’Éternel, Dieu L’a reçu. L’homme s’en est débarrassé, mais Dieu L’a élevé, et Lui a donné cette place d’honneur à Sa droite. Mais remarquez ce qui est extrêmement précieux dans le verset suivant. Le Seigneur est vu en Marc comme Celui qui travaille ; depuis le ciel, Il continue à œuvrer maintenant, avec les Siens et par leur moyen. Prenez courage ! Quelque petite que soit l’œuvre que le Seigneur vous ait confiée, que ce soit donner un verre d’eau froide ou prêcher à une multitude, sachez que vous n’êtes pas seul dans votre service ; le Seigneur œuvre avec vous !

Si toi tu es le Christ, dis-le-nous. Il leur dit : – Si je vous le dis, vous ne le croirez pas ; et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas, ni ne me laisserez partir. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. Luc 22. 67 à 69.

Nous avons vu que le Seigneur Jésus, dans l’évangile de Marc, est considéré comme le parfait Serviteur de l’Éternel. Dans l’évangile de Luc, Il est présenté comme l’Homme saint, sans péché, l’Homme réellement selon le cœur de Dieu – tout en demeurant le Fils éternel de Dieu.
Le « Fils de l’homme » est un nom que le Seigneur a employé fréquemment en rapport avec Lui-même. Combien nous sommes reconnaissants pour Son affirmation : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10) !
Le terme « Fils de l’homme » met l’accent sur Sa réelle humanité. Il a aussi un caractère prophétique. Le Ps. 8 nous dit que le Fils de l’homme gouvernera sur toutes les œuvres des mains de Dieu. Dans Dan. 7, il nous est dit que le Fils de l’homme recevra plus tard « la domination, et l’honneur, et la royauté, pour que tous les peuples, les peuplades et les langues, le servissent » (v. 14). C’est le conseil du Père que, ce que le Fils a créé comme étant Dieu, Il le gouverne comme Homme.
Dans le passage ci-dessus, nous voyons notre bien-aimé Seigneur amené devant les chefs d’Israël. Ils Lui demandent s’Il est le Christ. Sa vie, Ses miracles, Son enseignement prouvaient à tous ceux qui avaient la foi qu’Il était véritablement le Christ. Mais le Seigneur connaissait leurs cœurs. Leur question n’était pas franche, ils cherchaient au contraire une raison pour L’accuser. Tout comme Saül avait essayé de tuer David, le roi oint par Dieu dans l’Ancien Testament, ces gouverneurs voulaient mettre à mort l’Oint de Dieu, le Fils de l’homme destiné à dominer sur tous.
Le Seigneur leur dit que, bien qu’ils ne veuillent pas Le laisser s’en aller, dès lors Il serait assis à la droite de la puissance de Dieu ! Ils pourraient Le rejeter de la terre, mais ce serait seulement afin qu’Il puisse prendre la place de la puissance suprême au ciel !

Mais lui (Étienne), étant plein de l’Esprit Saint et fixant les yeux vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Act. 7. 55 et 56.

A la fin du ch. 6 des Actes, nous trouvons Étienne amené devant les membres du concile juif. Ils ont l’intention de le juger, mais en fait, les rôles sont inversés. Rempli du Saint Esprit, Étienne, au chapitre 7, élève une accusation contre eux, leur reprochant de résister toujours à l’Esprit Saint et, maintenant, de rejeter le Juste, de la même manière que leurs pères ont rejeté Joseph et Moïse.
Ces paroles sont tellement puissantes et irréfutables que tout ce que peuvent faire les gouverneurs, dans leur furie, c’est de traîner Étienne hors de la ville pour le lapider.
On a souvent fait la remarque que cette réaction des gouverneurs est réellement l’accomplissement de la parabole du Seigneur Jésus en Luc 19, où Il dit que les concitoyens de cet homme noble lui enverraient un message, disant : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (v. 14).
Le calme d’Étienne, dans cette scène, est tout à fait remarquable. Quel est son secret ? Il avait les yeux fixés sur une autre scène complètement en dehors de ce monde. Il avait commencé son discours devant le concile en parlant du Dieu de gloire, et maintenant il voit Jésus debout à la droite de Dieu !
Pourquoi le Seigneur, ici, se tient-Il debout à la droite de Dieu ? Nous savons qu’Il est assis quand il est question de l’œuvre de la rédemption (Héb. 10). Ici, cela peut indiquer qu’Il était prêt à revenir pour bénir Son peuple terrestre, Israël, s’ils avaient bien voulu Le recevoir comme le Christ exalté (Act. 3. 19 à 21). Mais se pourrait-il aussi qu’Il ait été debout, prêt à recevoir auprès de Lui Étienne, qui allait souffrir le martyre ? Étienne, comme son Maître, était rejeté par la terre, mais allait être reçu par le ciel. Ce n’était pas des anges qui allaient le recevoir, mais notre bien-aimé Seigneur Lui-même pour qu’il soit « Absent du corps et présent avec le Seigneur » (cf. 2 Cor. 5. 8).

Qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ! Rom. 8. 34.

Le chapitre 8 de l’épitre aux Romains est un chapitre magnifique. Comme on l’a souvent remarqué, il commence par aucune condamnation, et se termine par aucune séparation de l’amour de Dieu. Dans la dernière partie du chapitre, nous trouvons aussi l’expression « pour nous » répétée trois fois.
En premier lieu, il nous est dit que Dieu est pour nous (v. 31). Et s’Il est pour nous, qui, ou quelle chose peut être contre nous ?
Deuxièmement, nous lisons qu’Il a livré Son Fils pour nous (v. 32). Au ch. 4. 25 nous trouvons qu’Il a été livré pour nos fautes. Ici, c’est pour nous. Et si Dieu a donné Son Fils, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec Lui ?
Troisièmement, nous voyons que Christ, à la droite de Dieu, intercède pour nous (v. 34).
Dans une note de triomphe, après avoir contemplé le dessein de Dieu pour les siens, décrit aux v. 28 à 30, il est posé une série de questions. Qui pourrait intenter une accusation contre les élus de Dieu, ou les condamner ? – Personne, est-il sous-entendu, car Christ, qui a porté nos péchés, qui a supporté notre condamnation, n’est pas seulement ressuscité des morts, mais Il est assis à la place de pouvoir et d’administration suprêmes, à la droite de Dieu. Et dans une telle place de puissance, il n’oublie pas les siens. Le propos de Dieu est assuré. Tous les siens seront glorifiés et porteront l’image de son Fils bien-aimé (v. 29 et 30). Mais dans le chemin, il y a des dangers, connus ou inconnus, dont certains sont énumérés à la fin du chapitre. Quelle est notre ressource à travers les dangers ? – Christ, à la droite de Dieu, qui intercède pour nous ! Quel chapitre merveilleux ! Le dessein de Dieu pour nous, l’Esprit, en nous, intercédant pour nous (v. 26), et Christ, à la droite de Dieu, intercédant lui aussi. Comme nous sommes en sécurité ! Chrétien tremblant et craintif, prends courage : notre Dieu est assurément pour nous !

Quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, celle qu’il a déployée dans le Christ en le ressuscitant d’entre les morts ; et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes… et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée. Éph. 1. 19, 20 et 22.

Que la puissance est grande, qui a ressuscité Christ d’entre les morts et L’a placé à la droite de Dieu ! Remarquez que, en tant que l’Homme exalté, assis à la droite de Dieu, il est donné à Christ d’être la Tête. Il est Chef sur toutes choses, mais Héb. 2. 8 nous dit que Sa domination universelle, bien que déjà réelle, ne se voit pas encore publiquement. Mais Christ est aussi la Tête de Son Église. Si Sa domination universelle n’est pas encore vue et reconnue par ce monde, nous avons le privilège, comme étant Ses rachetés, de reconnaître Son autorité et de nous y soumettre lorsque nous nous rassemblons. Nous n’avons pas besoin d’une autorité terrestre, que ce soit un individu ou un groupe d’individus, parce que nous avons un Chef dans le ciel qui suffit pour nous nourrir, nous diriger, et avoir l’autorité sur nous quand nous nous rassemblons.
Joseph nous donne de cela une illustration utile. Il « fournit de pain son père et ses frères, et toute la maison de son père » (Gen. 47. 12). De la même manière, notre Joseph est capable de nous nourrir. Joseph était capable de donner des ordres pour sauver tout le pays d’Égypte, et aussi pour diriger ses frères (Gen. 45. 17 à 24). Christ est également capable de nous diriger dans ce que nous devons faire, et quand nous devons le faire, lorsque nous nous rassemblons. Enfin, nous voyons que tout le pays d’Égypte était sous le gouvernement de Joseph (ch. 41. 44). Le Seigneur doit également être Celui qui dirige nos réunions. Sa volonté doit être faite. En nous soumettant à Lui, nous trouverons qu’il y a de la bénédiction pour nous, Son peuple bien-aimé.

Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre. Col. 3. 1 et 2.

On a souvent fait ce récit concernant deux paysans. L’un avait des sillons tout droits dans son champ. Chez l’autre, les sillons étaient très tortueux. Ce dernier demanda à l’autre : – Comment fais-tu pour avoir des sillons aussi droits ? La réponse : – Je repère un objet à l’autre bout du champ, sur lequel je fixe mon regard, et je laboure simplement en direction de cet objet. Au sens spirituel, cela est vrai pour nous croyants. Si nous désirons prospérer au point de vue spirituel, et avoir des « sentiers droits » dans notre vie, nous devons avoir devant nous un objet fixe – et pour nous, c’est Christ à la droite de Dieu.
« Ce qui est en haut » est en contraste avec « ce qui est sur la terre ». Il y a sur la terre des choses légitimes et même de bonnes choses, telles que les relations naturelles du mariage, de la famille et du travail, telles qu’elles sont décrites plus loin dans le chapitre (v. 18 à 22). Mais pour que nous ayons de la bénédiction dans ces choses, elles ne peuvent pas, si bonnes qu’elles soient, être notre objet. Notre objet doit être Christ et « ce qui est en haut ». Si Christ est notre objet, nous serons capables de répondre correctement à nos responsabilités dans ces choses.
Qu’est-ce que cela signifie, chercher ce qui est en haut ? – Cela comprend la lecture de la Bible et la prière quotidiennes.  Cela signifie lire la Bible en cherchant à apprendre toujours davantage sur notre Sauveur et Seigneur. Cela inclut également de méditer sur ce que nous avons lu. « Bienheureux l’homme qui… médite dans sa loi jour et nuit » (Ps. 1. 2). Puissions-nous rechercher toujours plus les choses qui sont en haut !

Dieu nous a parlé dans le Fils… Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, il soutient tout par la parole de sa puissance. Ayant fait par lui-même la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Héb. 1. 2 et 3.

Dans l’épître aux Hébreux, il est parlé cinq fois de Christ comme étant à la droite de Dieu. Nous considérerons ces passages avec l’aide du Seigneur.
Au début du ch. 1er, sept gloires de Christ nous sont décrites brièvement dans les trois premiers versets :

1) Il est établi héritier de tout ;
2) Il est le créateur : Il a fait les mondes ;
3) Il est le resplendissement de la gloire de Dieu ;
4) Il est l’empreinte de ce que Dieu est ;
5) Il soutient tout par la parole de sa puissance ;
6) Il a fait par lui-même la purification des péchés ;
7) Il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux.

Nous désirons insister particulièrement sur les deux dernières de ces sept gloires.
Il nous a purifiés de nos péchés. Qui pouvait faire cela ? Le Ps. 49 nous dit que « un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon (v. 7). Mais Dieu soit béni de ce que « ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu » (Luc 18. 27). « Grâces à Dieu pour son don inexprimable » (2 Cor. 9. 15). Seul le Fils qui, par Sa sagesse et Sa puissance propres, a créé les cieux et la terre sur laquelle nous vivons, pouvait être le Sauveur. Parce qu’Il est Dieu, Il pouvait répondre à toutes les justes exigences de Dieu. Parce qu’Il est Homme, Son œuvre a de la valeur pour nous.
Ensuite, après nous avoir purifiés de nos péchés, Christ s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Combien sont grandes la dignité et la gloire de la Personne de Christ, qui lui ont permis de s’asseoir là ! Cela nous montre aussi que son œuvre est complète et a été acceptée par Dieu. Celui qui nous a purifiés de nos péchés est maintenant assis à la place de l’honneur et du pouvoir suprêmes dans l’univers. Puissions-nous L’adorer !

Pour les anges, il déclare… Mais pour le Fils : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles. » … Et auquel des anges a-t-il jamais dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » ? Héb. 1. 7, 8 et 13.

Le premier chapitre de l’épître aux Hébreux présente Christ comme le Fils de Dieu, et souligne qu’Il est Dieu et Fils éternel. Le chapitre 2 présente Christ comme le Fils de l’homme et insiste sur le fait que, en toutes choses, Il est devenu comme Ses frères (Héb. 2. 17 ; 4. 15) – bien entendu, à l’exception du péché. Il est Dieu et Homme en une seule Personne – un grand mystère, mais le fondement de notre foi.
L’un des thèmes de l’épître aux Hébreux, c’est la supériorité de Christ et de Son œuvre sur tout ce qu’on trouve dans les temps de l’Ancien Testament. L’une des expressions caractéristiques de cette épître est « plus grand ». Christ est plus grand que les anges (ch. 1 et 2), plus grand que Moïse (ch. 3), plus grand que Josué (ch. 3 et 4). La sacrificature de Christ est plus grande que celle d’Aaron (ch. 5 à 7), et son sacrifice est plus grand que les sacrifices de l’Ancien Testament (ch. 9 et 10).
Remarquez le contraste présenté dans les v. 7 et 8 du ch. 1. Dieu parle des anges en disant qu’ils sont des esprits – de Ses serviteurs, qu’ils sont une flamme de feu. Autrement dit, ils sont des créatures faites pour servir Dieu (v. 14). Mais quelle différence avec ce qui est dit du Fils, au verset 8 : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles ». La Parole s’adresse ici au Fils comme étant Dieu – c’est l’un des passages qui affirme absolument la déité de notre Seigneur Jésus Christ. Il est Dieu, égal au Père et au Saint-Esprit.
Au v. 13, nous voyons que Dieu n’a jamais invité aucun des anges à s’asseoir à Sa droite. Cette place de privilège, de pouvoir et d’administration est réservée au Fils de Dieu. Il a souffert. Il est mort. Il est exalté là jusqu’à ce jour de Sa gloire où Ses ennemis seront mis pour marchepied de Ses pieds !

Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux. Héb. 8. 1.

Considérons le fait que nous avons « un tel souverain sacrificateur ». Cette expression se trouve en Héb. 7. 26, et elle est répétée dans le verset ci-dessus. Quel genre de sacrificateur avons-nous ? En décrivant les types de l’Ancien Testament, l’épître aux Hébreux nous montre qu’il y a au moins autant de contrastes que de similitudes entre les vérités chrétiennes et ce qu’on trouvait dans l’Ancien Testament.
1. La sacrificature d’Aaron et de ses fils était continuellement interrompue par la mort. Notre grand Souverain Sacrificateur est mort une fois, et vit maintenant dans la puissance d’une vie impérissable. En conséquence, Sa sacrificature ne change pas et ne peut pas se transmettre. Il n’y aura jamais un temps où Il ne soit pas disponible pour nous dans nos besoins, ou bien où nous devrions chercher un autre sacrificateur.
2. Parce que la sacrificature de notre Seigneur ne se termine pas par la mort, Il est capable de nous porter au cours de la traversée complète du désert. Aaron est mort dans le désert, et il n’a pas pu, en tant que grand sacrificateur, amener les Israélites dans le pays promis. Mais notre grand sacrificateur « peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui ». Pourquoi cela ? – Parce qu’« il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux ». Il intercède continuellement pour nous au travers de nos circonstances variées et ne le cessera pas, aussi longtemps que nous sommes dans le monde. Il nous portera jusqu’au ciel.
3. Le caractère de notre grand sacrificateur est absolument unique. Aaron et ses fils étaient des pécheurs et avaient besoin d’apporter des sacrifices pour le péché pour eux-mêmes aussi bien que pour le peuple (Héb. 7. 26 et 27). Christ est saint, exempt de tout mal, sans souillure. Il n’a eu besoin d’apporter un sacrifice que pour le peuple, ce qu’Il a fait quand Il s’est offert Lui-même !
Puissions-nous nous réjouir de ce que nous avons un tel Souverain sacrificateur, Jésus, le Fils de Dieu (Héb. 4. 14) !

Mais celui-ci (Christ), ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». Héb. 10. 12 et 13.

On a souvent fait la remarque que, dans les instructions divines, il n’était pas prévu, ni dans le tabernacle ni dans le temple, de sièges pour que les sacrificateurs s’asseyent et se reposent. La raison de cela, c’est que leur œuvre n’était jamais terminée : ils offraient « souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés » (Héb. 10. 11).
Quel contraste béni nous est présenté dans le verset ci-dessus : « mais celui-ci ». Qui est-il ? – Le Fils de Dieu béni éternellement, Dieu Lui-même qui est devenu Homme. Pourquoi est-Il devenu Homme ? Il y a sans doute de nombreuses raisons à cela, mais notre verset nous dit que c’est afin qu’Il puisse offrir « un seul sacrifice pour les péchés ». Quel contraste avec les sacrificateurs en Israël ! De nombreux sacrifices en face d’un seul sacrifice définitif !
Après s’être offert Lui-même, étant le seul sacrifice réellement acceptable par Dieu pour régler les péchés de tous ceux qui croient en Lui, Christ s’est assis. Cela nous montre clairement que Son œuvre d’offrande de sacrifices est complète. Mais Christ ne s’est pas assis sur la terre. Il s’est assis à la droite de Dieu. Dieu a accepté Son œuvre.
Mais remarquez que Christ s’est assis à perpétuité. Cette expression s’applique au fait de s’asseoir. Le mot grec implique la pensée que c’est sans interruption. Si nous nous asseyons après une longue journée de travail, il se peut que nous pensions soudain que nous avons oublié de faire quelque chose, et que nous devions nous relever. Par contre, notre Seigneur béni n’aura jamais à Se relever en rapport avec le péché ou avec nos péchés. Il a accompli complètement cette œuvre pour la gloire de Dieu et pour notre bénédiction éternelle. Lorsqu’Il Se lèvera de Son trône, ce sera pour sa seconde venue – d’abord pour rassembler les siens vers Lui-même, ensuite pour revenir et régner lorsque ses ennemis seront mis comme marchepied pour ses pieds. Viens, Seigneur !

Nous aussi… courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement, lui qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu… Considérez celui qui a enduré. Héb. 12. 1 à 3.

Dans ce verset, la vie chrétienne est comparée à une course. Dans cette course, nous avons un Objet et un Exemple devant nous dans la Personne du Seigneur Jésus. Il est « le Chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement ». Qu’est-ce qui caractérisait Son sentier ici-bas ? Nous aimerions méditer sur deux de ces qualités mentionnées dans ce passage.
Tout d’abord, remarquez qu’il y avait de la joie devant Lui. Quelle était cette joie ? – La joie de faire la volonté de Son Père, dans un monde où tous les autres humains la méprisaient et choisissaient de faire leur propre volonté. « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 8). Il y avait aussi la joie de connaître les résultats de Son œuvre : « Il verra du fruit du travail de son âme et sera satisfait » (És. 53. 11). Il y avait encore une autre joie pour Lui, celle d’anticiper le moment où, ayant accompli l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire, Il retournerait au ciel, dans la présence de Son Père. « Il y a des plaisirs à ta droite pour toujours » (Ps. 16. 11).
En second lieu, nous lisons que le Seigneur « a enduré la croix ». Le mot original signifie « demeurer sous », ou « supporter (l’épreuve) avec courage, autrement dit, ne pas renoncer, quelles que puissent être la pression ou les difficultés. Le sentier de la foi, pour vous et pour moi, est plein de pièges, de difficultés, et d’épreuves. A cause de cela, il viendra des temps, dans chacune de nos vies, où nous serons tentés d’abandonner. Que faire dans de tels moments ? – « Considérez celui qui a enduré ». Il a rencontré et enduré des pressions et des épreuves au-delà de ce qu’aucun d’entre nous ne pourrait jamais connaître. Et Il a enduré, dans une parfaite confiance en Son Père. Il peut alors, depuis Sa place actuelle à la droite de Dieu, nous fortifier aussi pour endurer. Regardez à Lui !

Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés… Jésus Christ, qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, autorités et puissances lui étant soumis. 1 Pier. 3. 18 et 22.

Dans sa première épître, l’apôtre Pierre nous dit qu’il y aura des souffrances dans la vie chrétienne. De la souffrance par des épreuves, des souffrances pour la justice, des souffrances par fidélité envers Dieu, des souffrances pour avoir bien agi. Il est remarquable de penser que, lorsque Christ était dans ce monde, Il a souffert de la même manière. Cependant, Il a aussi souffert une fois pour les péchés. Ses souffrances en notre faveur L’ont amené jusque dans la mort, mais Il est ressuscité des morts. Dans le verset ci-dessus, il nous est dit que, non seulement Il est ressuscité, mais qu’Il est monté triomphalement au ciel, et qu’Il est à la droite de Dieu.
Que pouvons-nous apprendre de cela ? – L’une des leçons, c’est que, déjà maintenant, Il est l’administrateur de Dieu. Il est à la place du pouvoir et de l’autorité suprême. Nous nous réjouissons en pensant au jour où, en public et ouvertement, Il sera vu comme étant le Seigneur de tous – lorsque, de même que le Pharaon l’avait dit de Joseph, sans Lui nul ne lèvera la main ni le pied (cf. Gen. 41. 44). Alors, tout genou se ploiera, et toute langue confessera que Jésus Christ est Seigneur.
Il nous est dit toutefois, pour notre encouragement, que déjà maintenant, toutes les autorités établies dans la création, depuis les anges et au-dessous d’eux, sont assujetties à Christ. Quelle affirmation !
Nous pourrions alors demander : – Pourquoi les rachetés souffrent-ils ? – N’est-ce pas parce que c’est encore le jour de la grâce, où l’évangile du salut est annoncé jusqu’au bout de la terre ? Lorsque Christ commencera à intervenir ouvertement dans ce monde, ce sera en jugement sans appel sur tous ceux qui L’ont refusé. Que c’est solennel ! Et ainsi Christ attend avec patience.
Cependant, même aujourd’hui, puissions-nous être encouragés en sachant qu’aucune souffrance ne peut toucher les rachetés du Seigneur sans qu’Il le permette. Il se peut que nous ne comprenions pas le pourquoi, mais nous devons nous soumettre à Sa manière d’agir, sachant que tout est soumis à Celui qui nous aime.

 

D’après The Lord is near 2020
K. Quartel