C’EST VRAI ET VOILA POURQUOI JE SUIS HEUREUX

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Il y avait un beau château habité par un homme très riche. Il avait à sa portée tout ce que son cœur pouvait désirer et, malgré cela, il était très malheureux. Pourquoi ? Il n’aimait pas le Seigneur Jésus. Les mauvaises compagnies, la lecture de mauvais livres et la recherche des plaisirs avaient fini par lui faire rejeter la vérité de la Bible.
Un jour qu’il se promenait dans le beau parc qui entourait le château, il entendit la voix d’un enfant qui lisait. Il se dirigea De son côté et se trouva bientôt en face d’une petite fille assise devant une maison pauvre ; elle tenait dans ses mains un livre ouvert, et ses yeux étaient remplis de larmes.
« Pourquoi pleures-tu ? » lui demanda-t-il avec douceur.
« Ah ! je suis si heureuse » répondit-elle.
« Comment ? Tu pleures parce que tu es si heureuse ? Est-ce possible ? » continua-t-il avec étonnement.
« Je viens de lire quelque chose du Seigneur Jésus, et Il m’aime tant » dit-elle.
« Mais il y a longtemps qu’Il est mort. Comment peut-Il aimer quelqu’un ? »
« Non, Il n’est pas mort. Il est vivant au ciel ».
« Et même si c’était vrai, à quoi cela te servirait-il ? S’Il pouvait t’aider, Il donnerait certainement de l’argent à ta mère pour t’acheter de meilleurs habits ».
« Oh ! ce n’est pas ce que je désire ! Jésus me prendra un jour dans son ciel ».
« Est-ce ta mère qui te dit ça ? »
« Non, c’est vrai, c’est dit dans la Bible, et voilà pourquoi je suis heureuse. »
Le cœur de l’homme fut profondément touché par ces simples réponses et par ce bonheur au milieu de la pauvreté ! C’était une énigme pour lui qu’une si petite fille s’occupe de pensées aussi sérieuses. Il ne doutait pas de sa sincérité. « Elle a parlé comme elle le ressent » se dit-il en lui-même, « Mais comment est-ce possible ? » Il rentra chez lui plongé dans ses réflexions et resta sérieux et silencieux toute la journée. Le christianisme serait-il la vérité ?
Huit jours plus tard, il apprit qu’il y aurait une fête pour les enfants dans l’école voisine; il décida de s’y rendre. Le maître, un homme de foi, parla d’une manière expressive sur ces paroles : « Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as établi ta louange » (Matt. 21. 16).
Ces mots pénétrèrent dans son cœur et il fut convaincu de leur vérité. Il ne persista pas dans son incrédulité ; il se sentait tel qu’il ne s’était jamais senti auparavant et la question que Saul, le persécuteur de l’Église, adressa au Seigneur sur le chemin de Damas : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » s’élevait aussi dans son cœur ; il accepta de toute son âme Celui dont, jusqu’alors, il avait blasphémé et déshonoré le nom. Puis, il dit comme la petite fille :
« C’est vrai, et voilà pourquoi je suis heureux ! »

D’après Bonne Nouvelle 1868 page 22.

CE QUI ÉTAIT EN SON POUVOIR

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CE QUI ÉTAIT EN SON POUVOIR

Je vais vous raconter un événement de la vie d’une petite fille de huit ans. Vous me direz ce que vous en pensez.
Anne était une heureuse petite fille pleine de vie et d’entrain. Elle entendit, un jour, une voisine dire à sa mère : « C’est bien facile pour votre petite d’être chrétienne, elle a tout ce qu’il faut, elle n’entend que des bonnes paroles, elle est aimée de tous. Je voudrais voir un homme comme Daniel R. se convertir et devenir un vrai chrétien ! Ce serait autre chose ! »
A ces mots, Anne réfléchit profondément. « C’est vrai que j’ai tout et que lui n’a rien ». se dit-elle. Elle eut tout à coup pitié du pauvre Daniel. C’était un vieux cordonnier bien connu dans le village par son caractère difficile et grossier. Quelqu’un ne lui avait-il jamais parlé du grand Amour de Dieu qui aime tous les pécheurs ? Et si personne ne l’avait fait, ne faudrait-il pas qu’elle, Anne, aille chez lui pour le lui dire ? Elle avait bien un peu peur, mais pourtant elle partit, se glissa, toute intimidée, dans la petite boutique !
« Que veux-tu ? » lui demanda Daniel, posant sur ses genoux le soulier dont il était en train de refaire la semelle.
« Je voulais seulement vous dire que Jésus vous aime », dit la petite fille.
« Qui t’a envoyée ? » grommela le cordonnier, enlevant ses lunettes pour mieux la dévisager.
« Personne mais vous êtes toujours tout seul et j’ai pensé que vous seriez content de savoir que Jésus vous aime et qu’il est mort sur la croix pour nous sauver ! »

Et Anne partit en courant.

Savez-vous qu’il a suffi de ce court message, donné par une petite fille de huit ans, pour amener une âme des ténèbres à la lumière ? Le Seigneur ne dira-t-il pas d’Anne aussi : « Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait » (Marc 14. 8) ?

Puissions-nous aussi tous comprendre le service que le Seigneur nous confie afin de l’accomplir pour Lui et sous Son regard.

D’après Bonne Nouvelle 1947

CE QUE DES ENFANTS PEUVENT FAIRE

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Mes lecteurs seraient surpris s’ils se trouvaient une fois, franchissant plaines et montagnes dans un traîneau attelé par une douzaine de chiens sauvages. Car au Groenland, où les hommes voyagent de cette façon, il fait un froid très vif. Là-bas l’hiver dure 6 mois, et pendant toute cette période le soleil ne brille jamais. C’est pour cela que les groenlandais et les esquimaux sont forcés de s’envelopper d’épaisses fourrures, et que même s’ils sont habitués aux froids et protégés par de chauds vêtements, il n’est pas rare que l’on trouve des hommes gelés. D’autres dangers s’ajoutent encore à ces voyages et les rendent très dangereux : les traîneaux traversent à toute vitesse des champs de glace et de neige. Il faut souvent franchir des crevasses profondes, parfois il faut beaucoup de présence d’esprit et d’adresse de la part du conducteur pour garder le traîneau en équilibre, car il risque sans cesse d’être renversé par les aspérités de la glace.
Mais ce qui est plus triste, c’est que beaucoup de groenlandais ne connaissent pas le vrai Dieu, ni le Seigneur Jésus Christ, mais l’histoire que je vais vous raconter vous prouvera qu’ils aiment vraiment leurs enfants.
Plusieurs hommes pleins de foi sont allés dans ce pays pour annoncer la bonne nouvelle du salut et le Seigneur a béni ce travail. Beaucoup se sont convertis. Il y a plusieurs années, les missionnaires de Friedrichstal dans le Groenland ont reçu la visite d’esquimaux qui ont fait des centaines de kilomètres pour les retrouver. Ils venaient avec leurs traîneaux pour entendre l’évangile. A peine avaient-ils entendu de la part d’autres indigènes cette histoire merveilleuse que Jésus est venu dans le monde pour rendre les hommes heureux et pour les délivrer de leurs péchés, qu’ils firent ce dangereux voyage. Les missionnaires les reçurent à bras ouverts, les logèrent et leur parlèrent de l’amour de Jésus.
Ce qui les surpris, c’est que les groenlandais n’étaient pas venus seuls, mais avec un grand nombre d’enfants, qui avaient souffert du froid tout au long du voyage.
« Pourquoi ont-ils amenés leurs enfants ? » se demandaient-ils entre eux. Ils interrogèrent un esquimau : « Vos enfants veulent-ils entendre aussi l’évangile ? »
« Certainement, répondit-il, lorsque nous avons entendu parler de Jésus, les enfants ne nous ont plus laissé de repos jusqu’à ce que nous nous mettions en route pour vous trouver. Vous auriez dû les entendre, comme ils nous suppliaient et comment ils ne se laissaient arrêter par rien ! Nous étions forcés de les accompagner ici pour entendre ce que vous avez encore à leur raconter de Jésus ».
Ce sont donc les enfants qui furent la cause de ce grand et dangereux voyage à travers les champs de glace et de neige. Nous voyons là l’amour des parents pour leurs enfants et aussi ce que des enfants sont capables de faire. Que pensez-vous de cela ? N’est-ce pas aussi une leçon pour vous, qui n’avez aucune difficulté à entendre parler de Jésus – mais est-Il votre Sauveur ? Voulez-vous attendre plus longtemps ? Ne le faites pas ! Venez à Lui aujourd’hui. Il pourrait être trop tard demain. Prenez exemple sur ces enfants et ne n’attendez pas pour venir à Lui.
Les missionnaires leur parlèrent longuement de l’amour de Jésus et ils reçurent, eux et leurs parents, l’évangile avec beaucoup d’empressement, puis comme l’eunuque de la reine de Candace (Actes 8. 39) ils purent continuer leur chemin « tout joyeux ».

D’après Bonne Nouvelle 1928 page 181.

 

TU AS MENTI

Un nouveau chant (Toutes choses concourent au bien) et une nouvelle histoire (Tu as menti) !

Tiré de CD Vieilles histoires jeunes oreilles. B. Durst
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com) et Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (http://www.eblc.ch).

30 VERSETS BIBLIQUES A TROUVER ( BÂTIR)

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 Cette recherche a pour but d’encourager la lecture de la Parole de Dieu afin de mieux la connaître. Ces versets sont tirés de la version Darby. Tu ne dois pas te servir d’un ordinateur pour les rechercher…

On a été quarante-six ans à bâtir ce temple…………………………………… Jean

Pour voir…la tour que bâtissaient les fils des hommes……………………. Gen.

L’Eternel t’a choisi pour bâtir une maison……………………………………. 1 Chron.

Ceux qui bâtissaient avaient chacun leur épée ceinte……………………… Néh.

Tu bâtiras là un autel à l’Eternel, ton Dieu……………………………………. Deut.

Lui, bâtiras ma ville, et renverra libres mes captifs………………………… Es.

Il bâtit là un autel à l’Eternel………………………………………………………. 1 Sam.

Je veillerai sur eux pour bâtir et pour planter……………………………….. Jér.

J’ai sanctifié cette maison que tu as bâtie……………………………………… 1 Rois

N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie ?…………………………. Dan.

Lui, il bâtira le temple de l’Eternel, et il portera la gloire…………………. Zach.

Ceux qui t’ont bâtie ont rendu ta beauté parfaite……………………………. Ez.

Nous bâtissons la maison qui fut bâtie anciennement……………………… Esdras

Dieu sauvera Sion, et bâtira les villes de Juda………………………………… Ps.

Tu bâtiras un autel à l’Eternel, ton Dieu, sur le sommet…………………… Jug.

Salomon lui bâtit une maison………………………………………………………. Actes

Un temps de démolir, et un temps de bâtir…………………………………….. Eccl.

Quelle est la maison que vous me bâtirez… ?………………………………….. Es.

Bâtissez-vous des villes pour vos petits enfants………………………………. Nomb.

Ozias bâtit des tours à Jérusalem…………………………………………………. 2 Chron.

C’est lui qui bâtit dans les cieux ses degrés…………………………………….. Amos

Par la sagesse la maison est bâtie…………………………………………………. Prov.

Un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc…………………………. Matt.

Il bâtit une tour au milieu d’elle…………………………………………………… Es.

Nous bâtirons sur elle une demeure d’argent…………………………………. Cant.

Les chantres s’étaient bâti des hameaux dans les environs……………….. Néh.

Il aime notre nation et nous a lui-même bâti la synagogue………………… Luc

Jérusalem, qui es bâtie comme une ville bien unie ensemble…………….. Ps.

Celui qui a bâti toutes choses, est Dieu…………………………………………… Héb.

Sur ce roc je bâtirai mon assemblée………………………………………………. Matt.

Tiré de Recueil de passages destiné à encourager les Recherches bibliques 1981.

 

TOUT…

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TOUT …

Je m’adresse ici à ceux qui connaissent Jésus. Vous désirez le servir. Il vous arrive de soupirer : « Que puis-je faire pour le Seigneur ? » Et vous attendez quelque occasion remarquable, un appel particulier pour accomplir quelque chose qui puisse être valablement classé comme « service du Seigneur ». Mais permettez-moi de prendre la question par un autre bout. Voulez-vous me dire ce qu’un chrétien est autorisé à faire qui ne soit pas pour le Seigneur Jésus? Y a-t-il un acte, une parole, une pensée, d’où j’ai le droit de L’exclure ? Laissons répondre la Parole : « Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père ». (Colossiens 3. 17) « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Cor. 10. 31). Et voici encore, à titre de contre-épreuve par la négative, Romains 14. 23 : « Or tout ce qui n’est pas sur le principe de la foi est péché ». Tout. Le mot ne permet aucune dérobade. Le Seigneur nous veut tout entier pour la gloire de Dieu. Il ne nous demande pas quelques moments à part dans notre vie, mais notre vie intégrale, dans tous ses détails. Il veut présider à tout, contrôler tout, animer tout.
Quel maître exigeant ! dit l’incrédulité. Plus exigeant encore qu’elle ne le suppose. « Donne-moi ton cœur », demande-t-il ; non pas seulement notre activité, mais sa source. C’est qu’Il a sur les siens le droit le plus sacré et le plus doux, celui d’un amour qui l’a fait se livrer Lui-même pour nous. Mais quel Maître bienfaisant ! Cet esclavage est la vraie et seule liberté. Il a brisé le joug implacable qui pesait sur nous, afin que nous « servions le Dieu vivant », dans la joie et la louange : « rendant grâces par lui à Dieu le Père ». Tout ce qui n’est pas le Seigneur est une perte, en Lui tout est gain. Notre bonheur et la gloire de Dieu sont ici étroitement liés. Qu’est-ce que le monde, hélas, sinon la vaine poursuite d’un bonheur en dehors de Dieu, et comment l’homme pourrait-il être heureux loin de Dieu? Tout. Ne laissez pas votre vie se distribuer en parties multiples, une pour Dieu avec le Seigneur, d’autres sans lui. Il n’y a pas de milieu, ou on sert le Seigneur, ou on sert le monde et son prince.
« Vous exagérez, et ce ne sont là que des façons de parler », dira quelqu’un.
« L’existence comporte tant de choses qui ne concernent que la terre et qui n’ont rien à voir avec la vie spirituelle ! » Eh bien, la Parole de Dieu, encore une fois, est formelle et absolue : « Tout … » Nulle lame ne peut s’insinuer dans ce tout, nulle faille ne peut le scinder, vous n’en pouvez rien soustraire. « Soit, mais la chose est impraticable ! La preuve, c’est que nous voyons tant de chrétiens plus âgés que nous, et vous-même sans doute, qui ne se conforment pas comme ils le devraient à ces injonctions. » Ah, chers jeunes amis, l’expérience de vos aînés sur ce point ne saurait que confirmer, s’il pouvait en être besoin, la vérité de la Parole : ils ne vous diront pas qu’ils ont tout fait pour le Seigneur, hélas, mais ils vous diront, sans exception aucune, quel regret ils ressentent de ne pas l’avoir fait, et que tout ce qui n’a pas eu Christ comme objet a bien été une perte. Sans tarder, passez au crible – nul ne peut le faire pour vous – les motifs réels de toutes vos diverses occupations. Par exemple, pour prendre les choses les plus simples, vous consacrez du temps et des soins à votre corps. Il faut le nourrir, vous laver, il demande du délassement, du sommeil, vous le soignez en cas de maladie, etc. Tout cela est naturel au point qu’il ne vous vient peut-être pas à l’esprit de le faire pour le Seigneur. Mais vous voyez des gens qui sont de vrais maniaques en fait de soins corporels, toujours préoccupés d’eux-mêmes, de leur santé, de leur mine, sinon de leur beauté, et de leur «ligne», et de leurs vêlements, ou qui recherchent tous les sports propres à sculpter harmonieusement ce corps. D’autres, au contraire, le négligent au point d’être pour leur entourage des objets de répulsion. Ne direz-vous pas que les premiers sont occupés d’eux-mêmes, et que les seconds méprisent la créature de Dieu ? Pour le chrétien, tout sur ce point sera réglé et équilibré s’il prend garde à son corps qui est le temple du Saint Esprit (1 Cor. 6. 20), et il le traitera comme consacré au Seigneur, sans idolâtrie comme sans négligence, en rendant grâces.
Vous travaillez, de la main ou de l’esprit, aux champs ou à l’atelier, au bureau ou au magasin, peu importe. Dans quel but ? Si c’est pour vous enrichir, votre travail est la pire des choses, car voyez en 1 Timothée 6. 9 ce qui est dit de « ceux qui veulent devenir riches ». D’autres font comme si le travail avait sa fin en soi, et c’est même une idée courante (mais fausse) que rien n’est plus noble qu’une vie consacrée au travail. A l’opposé, combien, surtout de nos jours, estiment en avoir toujours trop fait pour ce qu’ils gagnent ? Apprenons donc à voir dans notre travail quotidien un moyen de servir le Seigneur, accomplissons notre tâche pour lui avec le sentiment reconnaissant que c’est par là qu’il subvient à nos besoins, à ceux de notre famille et qu’il nous met à même de « faire du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi » (Gal. 6. 10).
Ne nous y trompons pas, tout autre motif fausse notre existence et déprécie notre ouvrage. Gagner sa vie est honorable devant Dieu, travailler pour se faire une fortune ou un nom est méprisable. « Faites tout au nom du Seigneur …tout pour la gloire de Dieu ». Cette même règle très simple s’applique à quoi que ce soit de notre activité. Beaucoup d’entre vous poursuivent en ce moment une formation, des études en vue de la profession que vous pensez exercer. Cela est très légitime en soi, et nécessaire ; mais par-delà la profession, ou plutôt par elle, vous avez à servir le Seigneur, et c’est seulement en ayant ce but devant vous que vous pourrez utilement vous instruire, vous former, vous cultiver. Oh, il ne s’agit pas de vous placer sous une loi. Vous la trouveriez avec raison dure et inapplicable. Mais que Christ possède réellement votre cœur, qu’il soit tout pour vous, et tout vous sera facile. Il vous faudra peut-être rayer de votre activité bien des choses que vous auriez crues indispensables. Aux yeux du monde c’est un appauvrissement. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez sans cesse à ajouter un bien plus grand nombre d’autres choses, et propres à vous donner la vraie joie. La vie chrétienne n’est pas une vie diminuée, mais une vie démesurément enrichie. Christ vient illuminer d’un reflet céleste les plus banales choses d’ici-bas. Laissez-le orienter lui-même votre cœur et votre esprit. Alors vous ne trierez pas entre les péchés grossiers et la multitude de ces choses « où il n’y a pas de mal », mais dont on ne saurait dire qu’on les fait par la foi et pour la gloire de Dieu. Embrasser telle carrière, assister à tel concert, lire tel livre, aller voir tel match, faire telle excursion, conclure telle affaire avantageuse, à quoi cela sert de discuter là-dessus ? Ou vous le faites pour le Seigneur, en rendant grâces à Dieu le Père, ou vous ne le pouvez pas, et vous laissez délibérément le Seigneur de côté. N’attendez pas d’avoir dix ans ou vingt ans de plus pour dire déjà : Quel temps j’ai perdu ! Vous lui donnerez son prix, à ce temps qui fuit si vite, en l’employant tout pour le Seigneur.

A. Gibert
D’après Feuille aux jeunes n°77