PSAUME 103

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PSAUME 103

Introduction

Le psaume 23 est bien connu de plusieurs. Il rappelle à quelques-uns des souvenirs de jeunesse, ou même d’enfance. Des scènes, des voix, des visages disparus depuis bien longtemps, qu’on ne verra et n’entendra plus dans ce monde, sont distinctement rappelés à notre mémoire alors que nous méditons sur ce beau psaume. Le cœur aime parfois à se souvenir et à revenir sur ces évènements du passé. Et il n’est pas rare, lorsqu’on atteint l’âge mûr, ou même dans la vieillesse, que les leçons apprises dans le temps de la jeunesse soient celles dont on se souvient le mieux. L’enseignement et l’instruction dans les choses de Dieu sont donc de toute importance pour l’âme immortelle.

Il y a de nombreuses années, un missionnaire en Inde fut appelé au chevet d’un soldat mourant. Inquiet pour son âme, il se mit à lui parler, mais le soldat ne prêta aucune attention aux propos qui lui étaient adressés. De toute évidence, il était sur le point de mourir, mais il demeurait totalement indifférent et endurci après une longue vie de péché. Sachant quelle éternité de misère serait le sort de cet homme, le missionnaire ne pouvait supporter la pensée de le laisser mourir dans ses péchés ; mais tout appel semblait inutile. Finalement, une pensée traversa son esprit : ‘’Je devine d’après son accent, qu’il vient d’un pays où les psaumes de David sont souvent appris par cœur au temps de la jeunesse. Je vais essayer de toucher son cœur, si possible, par un verset de psaume.’’ Il se mit alors à réciter lentement :
‘’ Comme un père à compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière. L’homme… ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs…’’ (Ps.103. 13 à 15)
Le soldat mourant regardait à présent le missionnaire avec beaucoup d’attention ; il le fixait comme si une voix venue de loin s’adressait à lui. Des scènes de son foyer et de sa jeunesse se bousculaient dans son esprit – une corde sensible avait été touchée. Les versets bien connus du beau Psaume 103, quoi-qu’oubliés depuis longtemps, faisaient tressaillir son âme. C’était certainement la voix de Dieu s’adressant à sa conscience. Brisé dans son esprit, un millier d’accès à son cœur venaient de s’ouvrir. C’était certainement le fruit de l’enseignement reçu dans son enfance et des prières de ses parents pour sa bénédiction. Pendant longtemps, l’enseignement et les prières semblèrent oubliés par cet homme, mais Dieu ne peut jamais oublier. Un enfant peut oublier et c’est hélas souvent le cas, mais notre Dieu ne le peut pas. La prière déposée avec foi devant Lui ne peut jamais être oubliée. Il peut souvent sembler qu’elle le soit, et nos méchants cœurs d’incrédulité ont trop tendance à le craindre ; mais la foi est convaincue qu’elle ne peut jamais être ignorée ou rester sans réponse. La prière qui a été ainsi déposée devant Lui est toujours devant ses yeux. Il a un cœur de Père et Il sait ce qu’est l’éducation des enfants : ‘’ J’ai nourri et élevé des fils, et ils se sont rebellés contre moi’’ (Es. 1. 2). Il connaît tous les sentiments qui préoccupent le cœur des parents.
Il semble aussi souvent que la bonne semence de la Parole, elle aussi, a été effacée de l’esprit, au point que le monde et le péché sont tellement incrustés dans le cœur et la conscience qu’il semble impossible de percer cette carapace. Mais Dieu est fidèle, et la foi n’abandonnera jamais sa ferme confiance en Lui. Elle aura toujours recours à cette parole puissante et bénie : « celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » et aussi : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison ». (Rom.8. 32 ; Act.16. 31).
Bien souvent, le Dieu de grâce travaille dans le cœur de ceux que nous aimons, par les moyens les plus simples et au moment où nous nous y attendons le moins. Et quand la lumière de Dieu illumine l’âme, une longue vie de péché, avec ses terribles réalités, peut en un instant défiler devant le pécheur tremblant. Mais, à l’instant suivant, par la grâce de Dieu, il peut voir ses péchés effacés et sa paix faite par Dieu par le précieux sang de Jésus. Quand Dieu travaille, qui, ou qu’est-ce qui peut l’empêcher d’accomplir son œuvre?
Pourrions-nous concevoir un cas plus désespéré que celui que nous venons de décrire ? Le geôlier de Philippes, ou le brigand sur la croix, n’étaient pas dans une situation plus désespérée. Loin de son foyer, sans parent proche, et peut-être même sans un seul ami dans ce monde. Et maintenant tout près de mourir à la fin d’une telle vie : n’est-ce pas au-delà de toute espérance ? Qui pensera à lui dans ce moment ? Qui prendra soin de lui ? Il n’y en a qu’Un. Celui qui a probablement souvent entendu les fréquentes et ferventes prières des parents – (Oh ! Père des miséricordes, garde ton œil sur mon fils égaré ; que Ta main, dans Ton amour inlassable, sois étendue sur lui nuit et jour ; oh ! Amène-le près de toi afin qu’il ne déshonore pas Ton nom) – accorde maintenant une merveilleuse réponse de paix.
Les parents ont peut-être disparu, et depuis longtemps il n’y a plus de prières en faveur de celui qui s’en est allé, insouciant. Mais Dieu n’oublie pas le cœur qui se confie en Lui et, le moment venu, Il répondra certainement à son désir. Il a envoyé son serviteur au bon moment – lui a donné la parole qui convenait – et Il a accompli son œuvre bénie ! Quelle heureuse surprise remplira nos âmes au ciel, lorsque nous rencontrerons ceux dont nous avions craint qu’ils n’atteignent jamais cette heureuse place. Oh ! Que nous puissions compter sur Dieu seul et ne jamais douter ou craindre !
Nous savons que beaucoup de cœurs sont profondément exercés par ce sujet ; que ce soit notre excuse pour nous y être ainsi attardé.

D’après Andrew Miller

SEIZE SOLDATS VEILLAIENT SUR ELLES

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SEIZE SOLDATS VEILLAIENT SUR ELLES

Deux jeunes missionnaires revenaient d’une longue tournée dans les villages païens de Thaïlande où elles avaient semé à pleines mains la précieuse semence de la Parole de Dieu. Au retour, ayant mal calculé les distances, elles furent surprises par la nuit qui, en Orient, tombe brusquement, sans crépuscule. N’ayant pas d’éclairage à leurs vélos, elles décidèrent de coucher tout tranquillement à la belle étoile et s’installèrent dans un coin abrité, au flanc d’une colline boisée. Se confiant aux soins de leur Père céleste, elles ne tardèrent pas à s’endormir, vaincues par la fatigue de leur longue randonnée. Le lendemain matin, elles reprirent joyeusement la route et arrivèrent saines et sauves à leur station.
Quelques temps après, un homme se présenta au dispensaire et leur dit : Vous ne me reconnaissez pas ? Moi, je vous connais bien cependant. Mais non, elles n’avaient aucun souvenir d’avoir jamais rencontré cet homme. Il raconta alors son histoire comme suit :
Vous vous souvenez de cette nuit où vous avez couché dans la forêt ? Eh bien, nous étions plusieurs camarades, cachés dans les buissons, ayant la ferme intention de vous voler toutes vos affaires, dès que vous vous seriez endormies. Nous avons attendu un long moment, puis, quand nous nous sommes approchés tout doucement, nous n’avons pas pu arriver jusqu’à vous, parce qu’il y avait des soldats armés qui vous gardaient tout autour…
Des soldats ? Interrompit la jeune fille, mais ce n’est pas possible, nous n’avions aucun soldat avec nous, je vous le certifie !
Mais oui, insista l’homme, nous les avons vus, nous les avons même comptés, il y en avait seize en tout – tout un escadron de soldats ! Cela nous a fait peur et nous sommes partis au plus vite !
Ces servantes de Dieu comprirent alors que le Seigneur avait envoyé Ses anges, sous la forme d’hommes armés, pour effrayer les assaillants, et leur cœur en fut rempli de louanges. Plus tard, elles apprirent par leurs amis d’Angleterre que ce même soir, jusqu’à une heure tardive, on avait eu une réunion de prière, et que les seize participants avaient été poussés à intercéder très spécialement pour leur sécurité, au cours de cette journée.
Ce récit, absolument authentique, nous est parvenu du journal de la Mission intérieure de la Chine, quand elle pouvait travailler parmi les Chinois et autres peuples du Sud Asiatique. Si incroyable que cela puisse paraître, c’est un fait indéniable que la prière des croyants, surmontant les distances géographiques et tous les obstacles terrestres, exerce une action positive en faveur de ceux qui en sont les objets, et cela, parce qu’il y a un DIEU dans le ciel qui écoute et qui exauce la prière de la foi.
Sa Parole est remplie de merveilleuses promesses à cet égard ; mais elle expose aussi les conditions à remplir pour les voir s’accomplir en notre faveur. La toute première est évidemment la FOI au Seigneur Jésus comme notre Seigneur et Sauveur, car pour pouvoir prier AU NOM DE JÉSUS, il faut que ce Nom soit inscrit sur toute notre vie, que sa Justice soit devenue la nôtre, par la foi en Son parfait sacrifice, selon qu’il est écrit :
« La fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jac. 5. 16).
« Si j’avais regardé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté. Cependant Dieu m’a écouté ; il a fait attention à la voix de ma prière » (Ps. 66. 18 et 19)
« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait » (Jean 15. 7).
« Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées » (1 Jean 5. 14 et 15).
« Ô toi qui écoutes la prière ! Toute chair viendra à toi » (Ps. 65. 2).

D’après le Salut de Dieu 1990

JEAN-SÉBASTIEN BACH

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JEAN-SÉBASTIEN BACH

Dans une salle du château de Dresde, le Prince électeur de Saxe avait invité les plus grands personnages du royaume. Il voulait leur offrir un divertissement de qualité : l’audition d’un illustre musicien.
Simple, mais non intimidé par le luxe qui l’entoure, le musicien s’assied devant son instrument. Le prince, tout près du clavecin, le fixe du regard et va donner le signal du commencement. Un grand silence ! On attend une mélodie joyeuse, peut-être un air de danse. Mais l’esprit de l’artiste est ailleurs.
Lentement, solennellement, une hymne retentit : « Voilà, voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde…. » Un coup de tonnerre n’aurait pas secoué davantage l’auditoire.
Le Prince, la gorge serrée, ne trouve pas un mot à dire. Les courtisans écoutent silencieux. Les accords pénètrent, remuent les cœurs. « Voilà l’Agneau de Dieu qui vient expier les péchés des coupables ». Et le choral se termine par cette parole sublime prêtée au Sauveur des hommes : « Je veux souffrir ! C’est pour toi que je veux souffrir ».
Le récital est terminé. Le compositeur baisse les yeux et garde le silence comme s’il était encore près de la croix. Le prince saisit les deux mains de Jean-Sébastien Bach – car c’était lui – et met son anneau à l’un de ses doigts. Bach s’incline avec respect et dit : « Excellence, puissiez-vous ne jamais oublier le thème de ce choral. C’est le seul remerciement auquel j’ai droit ».

D’après le Salut de Dieu 1991

 

DONNE-MOI TON CŒUR

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« DONNE-MOI TON CŒUR »

Prov. 23. 26.

La question posée à Élie : « Que fais-tu ici ? » (1 Rois 19. 10) est une question qu’il est bon que nous nous posions à nous-mêmes. Dans l’Ecclésiaste, Salomon traite cette question. Lui, l’homme le plus riche, le plus puissant et le plus sage de son temps, fut capable d’expérimenter ce qui se rapporte à cette question, et il fut ainsi qualifié pour y réfléchir et y répondre.
Après avoir considéré de nombreux aspects de la vie, santé, plaisirs, sagesse, éducation, puissance, renommée et tout ce que lui présentait son imagination, il finit par conclure que tout est « vanité des vanités » – poursuite du vent. Mais alors il avertit qu’il y a un Dieu et que chacun doit être conscient du fait qu’un jour il lui faudra rencontrer Dieu, et qu’il y aura un jugement ; toutes choses seront amenées à la lumière et déposées sur la balance de Dieu : « Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché » (Eccl. 12. 14). Il conseille de considérer cela et de l’appliquer à nos voies dès la jeunesse, afin de nous épargner la honte et la souffrance et pour en retirer un bénéfice éternel. « Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse… mais sache que, pour toutes ces choses, Dieu t’amènera en jugement » (Eccl. 11. 9).
Ainsi la question est : « Pourquoi suis-je là ? » – « Pourquoi es-tu là ? » Est-ce pour satisfaire les désirs de nos cœurs, pour faire ce que nous voulons ? Est-ce pour avoir un bon travail, une famille bien à l’aise ? Si nous ne cherchons que ces choses tandis que nous sommes ici-bas, Salomon dit : « Vanité ! » Le Seigneur Jésus disait que Son désir était de faire la volonté de Celui qui l’avait envoyé (Jean 4. 34), qu’Il avait glorifié le père sur la terre et avait achevé l’œuvre que le Père lui avait donnée à faire (Jean 17. 4). Comme le Seigneur, nous ne sommes pas d’ici-bas pour nous-mêmes, mais pour glorifier Dieu. Non pas en Lui donnant 10 % de nos gains, non pas quelques heures le dimanche ou peut-être encore dans la semaine, ou même un petit supplément dans quelque service pour Lui. Non, Dieu veut nos cœurs !

 

D’après «The Lord is near », 3 septembre 2012
A. Block

GAGNER DES ÂMES ET LA BIBLE JETÉE PAR LA FENÊTRE

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GAGNER DES ÂMES ET LA BIBLE JETÉE PAR LA FENÊTRE

« Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes… »
2 Cor. 5. 11

« Car l’amour du Christ nous étreint »
2 Cor. 5. 14

Le chapitre 5 de la deuxième épître aux Corinthiens nous apprend que l’apôtre Paul était poussé à prêcher l’Evangile pour deux motifs :

L’un était : « Connaissant combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes… » Penser à la réalité solennelle, terrible, du jugement à venir, le pressait d’aller au-devant des hommes, pour les « persuader ». Est-ce que nous-mêmes nous sentons la portée de ce fait si sérieux, que tant d’âmes périssent autour de nous, et se trouvent, pour ainsi dire, sur le bord d’une éternité de perdition ?

Mais un autre motif agissait aussi pour l’apôtre. Il dit : « L’amour du Christ nous étreint ». Cet amour avait lui comme un rayon de soleil dans le cœur de Paul, et avait produit une révolution dans toute sa vie, toutes ses pensées. Il avait changé Saul de Tarse, l’acharné persécuteur de l’Église, en un serviteur fervent de Dieu, l’apôtre Paul.

Quel changement apporte ainsi l’amour du Christ ! Il peut adoucir le cœur le plus dur et briser la volonté la plus obstinée. Et sa connaissance peut donner la force et le courage nécessaires pour le faire connaître à d’autres.

Seigneur, remplis le cœur des tiens de la joie et du bonheur de ton amour, tellement qu’ils ne puissent faire autrement que dire, avec des cœurs débordants, l’histoire de ta merveilleuse grâce, à ceux qui, autour d’eux, sont encore dans leurs péchés et périssent ! …

« Éternel ! Ta parole est établie à toujours dans les cieux » (Ps. 119. 89).

« Par devers toi est la source de la vie » (Ps. 36. 9).

Une troupe de soldats en permission parcourait les couloirs d’un train, en faisant plaisanterie sur plaisanterie et cherchant quelque farce à faire pour divertir les voyageurs. Dans un compartiment, une jeune recrue lisait tranquillement sa Bible.
« Que lis-tu là ? dit un des joyeux compagnons. Oh ! Seulement ce livre ennuyeux ? Il n’est bon qu’à prendre le chemin de la fenêtre. » Quelques secondes plus tard, la Bible gisait sur les voies.

Le jeune soldat, si attristé qu’il fût, garda le silence, priant intérieurement son Maître, Celui qui a dit : « Je suis débonnaire et humble de cœur ».

Or, peu de jours après, notre jeune ami reçut par la poste un paquet qui contenait sa Bible, accompagnée d’une lettre. Un cheminot travaillant sur la voie avait trouvé le volume et, comme il portait l’adresse de son possesseur, il avait pu l’envoyer. Mais bien plus encore, Dieu lui avait parlé par ce moyen. Cet homme avait en effet vécu jusque-là dans la crainte, à cause de ses péchés que sa conscience lui reprochait. La lecture des Saintes Écritures lui avait fait connaître le Sauveur.

Le jeune soldat comprit alors pourquoi il avait dû être privé de sa Bible pendant quelques jours.

Le diable avait subi une nouvelle défaite.

Heureux quand je t’écoute, et que cette Parole
Qui dit : « Soit la lumière ! », et la lumière fut,
S’abaisse jusqu’à moi, m’instruit et me console.
Et me dit : « C’est ici, le chemin du salut ».

D’après le Salut de Dieu 1989

LA CONVERSION DE BILLY GRAHAM

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LA CONVERSION DE BILLY GRAHAM

L’évangéliste Billy Graham raconte ainsi sa conversion : « Je n’oublierai jamais ma première année à l’école primaire supérieure. Babe Ruth, le grand champion du « swat », était venu dans ma ville natale et mon père nous avait amenés au stade pour le voir. Quel enthousiasme ! Nous étions enroués à force d’avoir crié notre admiration. Quelle ne fut pas ma fierté quand mon père me présenta à Babe et que le grand homme me serra la main. Je ne lavai pas pendant trois jours la main qui avait eu cet immense honneur !
Pendant les dernières années de mes études, mon ambition était de devenir un champion de base-ball. Je me voyais déjà à Chicago au Yankee Stadium… Je dévorais toutes les nouvelles sportives.
A 16 ans, après une partie de base-ball, un ami m’invita à aller entendre un prédicateur qui était un champion de sport. Cela m’intéressa, comme tout ce qui touchait au pugilat ou à la lutte. Je manquai la classe et allai à l’église. A mon grand étonnement, c’était une grande campagne d’évangélisation, et il y avait là au moins 5000 auditeurs.
Je m’assis au fond de la salle, suivant avec curiosité ce qui se passait. J’avais toujours cru que la religion était pour les faiblards, mais un type qui allait être champion de base-ball n’avait rien à voir avec de telles bêtises. C’était bon pour les vieillards et les jeunes filles, mais un mâle ayant du sang rouge dans ses veines avait autre chose à faire que d’aller à l’église.
J’avais devant moi un homme d’une grande stature, presque un géant. Il commença à prêcher comme jamais je n’avais entendu le faire. Au milieu de son message il me montra du doigt (du moins je le crus) et il dit : « Jeune homme, tu es un pécheur ». Je croyais qu’il me parlait, aussi je me cachai derrière le vaste dos de l’auditeur devant moi. Quelle idée de me dire que j’étais un pécheur ! Je ne suis pas plus mauvais qu’un autre, me dis-je à moi-même, ma vie est propre, je suis même membre d’une église, bien que j’y aille rarement. Mais le prédicateur citait la Parole de Dieu : « car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23) et « selon qu’il est écrit : «Il n’y a point de juste, non pas même un seul » (Rom. 3. 10)… Pour la première fois de ma vie, je comprenais que j’étais un pécheur, que j’étais en route pour l’enfer et que j’avais besoin d’un Sauveur.
Quand l’évangéliste demanda à ceux qui voulaient venir à Christ de s’avancer, je me précipitai dehors et revins chez moi.
Je n’oublierai jamais la lutte qui suivit. Toute la nuit je combattis, je résistai. Le lendemain, je retournai à la réunion. Cette fois, je me mis devant. Quand le prédicateur se leva pour parler, il semblait me regarder en souriant. Il dit avec des accents d’une infinie tendresse : « mais Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
Je pensais : Cette parole est pour moi ! Je suis un pécheur. Dieu m’aime.
Quand le prédicateur demanda à ses auditeurs de s’avancer pour se déclarer pour Jésus, je fus un des premiers. Je donnai la main au prédicateur (Mordecai Ham) et mon cœur au Seigneur.
Immédiatement, la joie, la paix, la certitude du salut remplirent mon cœur. Mes péchés, si nombreux, étaient effacés. J’avais rencontré pour la première fois la Personne qui devint le Héros de ma vie.
J’avais cherché des émotions. Christ me les a données ! Je voulais trouver la source de la joie et du bonheur : je l’avais trouvée en Christ ! Je désirais ardemment la satisfaction de mes plus purs désirs ! Jésus m’a pleinement satisfait. « Tu me feras connaître le chemin de la vie ; ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours » (Ps. 16. 11).
Christ est le héros, Christ est Celui qui remplit mon cœur. Il peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » (Eph. 3. 20). »

D’après Y.M.C.H. (magazine)
D’après le Salut de Dieu 1990.

AU-DEDANS DE MOI

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AU-DEDANS DE MOI

«Je répandais mon âme au-dedans de moi »
Ps. 42. 4

Ne nous est-il pas souvent arrivé d’être envahis par des pensées et des préoccupations que l’on retourne au-dedans de soi sans trouver d’issue ? Souvenirs d’un passé heureux qui n’est plus, comme dans notre Psaume, soit que le deuil ait frappé à notre porte, ou que d’autres circonstances adverses aient changé le cours des choses. Méchanceté des hommes qui nous privent de nos droits ou ne perdent pas une occasion de nous faire sentir leur dédain ou leurs exigences. Préoccupations d’avenir : comment se tirer de telle difficulté, résoudre tel problème, surmonter telle erreur ?

Et l’esprit tourne et retourne ses pensées sans trouver d’issue, comme le dit encore notre Psaume : « Pourquoi… mon âme… es-tu agitée au-dedans de moi ? » On cherche bien le secours d’En haut, on s’efforce de s’attendre à Dieu, pour retomber un peu plus tard dans la même agitation intérieure (v. 11 et Ps. 43. 5).

Parfois, on trouve du soulagement auprès d’un ami ; une grande bénédiction peut en découler, s’il est possible de s’ouvrir à une personne d’expérience et qui aime le Seigneur ; parent, ami, frère, et qui peut nous aider à voir clair. Mais souvent, on n’ose pas, ou il n’y a personne à disposition, ou pire encore, celui à qui nous avons confié nos peines, ne les comprend pas. Où trouver une issue ?

« Mon âme se repose paisiblement »
Ps. 62. 1

Au Psaume 62, les circonstances ne diffèrent pas beaucoup du Psaume 42, mais au lieu d’être agitée « au-dedans de moi », l’âme se repose paisiblement sur Dieu. L’adversité des hommes n’a pas changé (v. 3 et 4) ; l’éloignement du sanctuaire est toujours douloureux (Ps. 61. 2). Le psalmiste nous dira-t-il son secret ? « Répandez votre cœur devant lui » (v. 8). Secret bien simple, bien connu même, et pourtant si peu pratiqué dans toute sa réalité. Au lieu de retourner ses pensées, ses problèmes, ses préoccupations, ses griefs « au-dedans de soi », les exposer à Dieu, comme le dit l’apôtre, « par des prières et des supplications avec des actions de grâces » (Phil. 4. 6).

Répandre son cœur, ce n’est pas seulement prononcer rapidement une prière ou jeter un cri vers Dieu (quoiqu’il soit toujours à sa place et que dans la détresse Dieu réponde) ; mais c’est prendre le temps de lui exposer en détail tout ce que nous avons trop longtemps remué « au-dedans de nous ». En détail, c’est-à-dire en reprenant dès le début, et l’une après l’autre, les causes de notre découragement ; exposer ses requêtes, ne se borne pas seulement à dire : bénis-moi, délivre-moi, sois-moi en aide; mais c’est passer en revue devant lui les divers aspects de la situation.

Et peut-être cela l’avons-nous fait, sans éprouver ensuite la réalisation de la promesse : « La paix de Dieu gardera vos cœurs ». Pourquoi ? N’est-ce pas peut-être qu’en répandant notre cœur, nous ne l’avons pas fait vraiment « devant lui » ? Prier, a dit quelqu’un, c’est entrer dans le sanctuaire ; toujours ! Il faut le silence, la solitude, la concentration; et par-dessus tout, le sentiment de sa présence. « Entre dans ta chambre », dit le Seigneur Jésus, « et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui demeure dans le secret » (Mat. 6. 6), exhortation à prendre à la lettre !

Mais comment réaliser la présence du Seigneur dans le secret, et répandre notre cœur devant lui, s’il y a, sur notre conscience, des péchés non confessés, qui y font obstacle ? Ne faut-il pas d’abord laisser sa lumière nous pénétrer et mettre en évidence ce qui n’est pas en règle : « Sonde-moi, ô Dieu ! Et connais mon cœur ; éprouve-moi et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » (Ps. 139. 23 et 24). Réaliser la présence de Dieu n’est pas une petite chose. Adam s’en cachait derrière les arbres du jardin. David sentait l’impossibilité de s’y soustraire: « Où fuirais-je loin de ta face ? » Pierre dit: « Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un homme pécheur ». Et Saul de Tarse tombera à terre, terrassé. Mais chacun d’eux, en cette présence redoutée, lorsqu’il aura reconnu ce qu’il est et ce qu’il a fait, trouvera la bénédiction suprême.

« Répandez votre cœur devant lui ». Prenons-en l’habitude dès notre jeunesse, dès notre conversion. Ne laissons pas s’amonceler les « fautes cachées », ni les griefs et les déceptions que l’on remue « au-dedans de soi », sans arriver ni à pardonner, ni à accepter les revers de sa main. « En toutes choses », lui exposer nos requêtes, n’implique pas de limitation. L’exaucement n’est pas promis à une telle prière, comme à celle faite « selon sa volonté » (1 Jean 5. 14). Si Dieu exauçait toutes les requêtes que nous lui exposons, quelles qu’elles soient, ce serait le plus grand malheur de notre vie ! Sa promesse est autre : si nous avons vraiment répandu notre cœur devant lui, la paix de Dieu gardera notre cœur et nos pensées. Pour nous aussi se réalisera l’expérience du psalmiste : « Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ».

G. André
D’après Feuille aux jeunes n° 133

LÈVE-TOI, MANGE

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« LÈVE-TOI, MANGE ».

1 Rois 19. 5

« Ouvre ta bouche toute grande et je la remplirai».
Psaume 81. 10.

Oui, tu le sais, pour croître en stature, pour réparer tes forces, pour en avoir de nouvelles, c’est une nécessité de nourrir ton corps chaque jour.

Pourquoi ce monsieur est-il si bien portant ? Oh! Si vous saviez comme il s’alimente bien ! Pourquoi cet ami paraît-il si malade ? Mais c’est qu’il ne mange presque plus ! Si nous nous portons bien, si nous vivons normalement, nous mangerons bien, nous nous alimenterons normalement. C’est une nécessité.

Le Seigneur le sait fort bien. C’est lui qui, après avoir ressuscité la fille de Jaïrus, dit qu’on lui donne à manger (Marc 5. 43). C’est lui qui, voyant son serviteur Élie couché sous le genêt, lui envoie par deux fois des aliments réconfortants : « Mange, car le chemin est trop long pour toi » (1 Rois 19. 7). C’est lui qui, ému de compassion, nourrit les foules tout comme il avait nourri Israël dans le désert, montrant qu’il est bien Celui qui rassasie de pain ses pauvres (Ps. 132. 15). Et au matin de ce grand jour, alors que ses disciples fatigués n’ont rien à manger, lui, toujours lui, les invitera: « Venez, dînez ! » (Jean 21). Son cœur ne change pas !

Mais ce qui est vrai pour notre corps : corps d’infirmité pourtant ; est tout aussi vrai pour notre âme immortelle. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Nourriture de tous les jours, indispensable pour la vie de l’esprit.

Disons-le encore : c’est une nécessité que de se nourrir, de nourrir son âme. Pourquoi ce chrétien est si heureux, pourquoi son âme prospère- t-elle (3 Jean 2), ses progrès sont-ils si évidents à tous ? Oh! Si vous saviez comme dans sa marche avec Dieu (Gen. 5. 22), reposé dans de verts pâturages, mené à des eaux paisibles, il est rassasié comme de moelle et de graisse ! Pourquoi celui-ci est-il resté comme un nain spirituel, si même il ne dépérit pas chaque jour davantage ? Un peu de lait lui suffit comme aux tout petits enfants (Héb. 5. 12).

On est tellement occupé, débordé par ses affaires ou ses études, ou son sport. On a son temps tellement pris. On n’a pas le loisir de nourrir son âme de la parole de Dieu ; on n’a pas compris ce que plusieurs ont réalisé : «Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

Du reste, s’il y a quelque loisir, ne cherche-t-on pas de bonnes distractions, certaines utiles à leur place, mais où la Parole demande la sobriété ? Chacun connaît les siennes, allant des plus élevées telles que l’art et la science, jusqu’aux plus basses, telles que les mauvaises lectures, les mauvaises compagnies, en passant par tous les échelons : sports, culture physique, lectures diverses, collections, toilette, etc. Et je ne parle pas du « bourbier de corruption » où nous retomberions si facilement si nous ne portons pas « une grande attention aux choses que nous avons entendu ». Il y a toujours « les mets délicats du roi et le vin qu’il buvait ». Encore aujourd’hui « la fornication, et le vin, et le moût, ôtent le sens » (Osée 4. 11). De sorte que dans le désert spirituel où nous sommes, si nous recevons de ce monde ces aliments qui ne nourrissent pas l’âme, mais qui, comme des poisons ou des soporifiques, enlèvent tout appétit de mets célestes et divins, nous nous amenuiserons, étant même distraits du but vers lequel le Dieu de gloire nous attire.

Ayant appelé les siens, les appelant encore, leur montrant le but, notre bon Père veut prendre à sa charge les besoins de la route. Chaque jour, il nous donne la manne céleste, la nourriture de Dieu, le véritable pain du ciel, le grain rôti, le vieux blé du pays (Jos. 5. 11), un Christ qui a été mort et qui est vivant, glorifié au plus haut des cieux. Encore avons-nous à « ouvrir la bouche toute grande » pour qu’il la remplisse, encore faut-il être en appétit. Le matin « en disposant ma prière » (Ps. 5. 3), je recueillerai ce que je peux manger (Ex. 16. 21) : Nécessité de tous les jours, mais aussi force et courage pour la route à parcourir ce jour-là. Peut-être y aura-t-il des suppléments, des desserts : une lecture édifiante, car nos devanciers nous ont laissé des provisions savoureuses et nutritives ; une rencontre bénie, où chacun par la foi qui est dans l’autre (Rom. 1. 12) sera consolé, encouragé, un rassemblement autour de la Parole, où l’Esprit Saint agira pour le bien de nos âmes.

Mais, en vérité et premièrement, doit être recherché ce moment d’intimité, où, aux pieds de Jésus, seul avec lui, sa parole vient réjouir et nourrir notre âme. Marie de Béthanie connaissait ces moments, où son cœur écoutait la parole de l’hôte divin ; aussi fut-elle consolée à l’heure de l’épreuve et instruite pour sacrifier la louange en ce dernier dimanche d’avant la croix, devançant la louange éternelle à la gloire de l’Agneau immolé.

Ainsi, tu seras rendu sage à salut, ta voie sera aussi rendue pure (Ps. 119. 9), ta face illuminée (v. 130) ; le cœur en paix, tu avanceras, sans chute (v. 165) dans cette lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. Alors, te faisant mettre à table, lui-même… te servira (Luc 12. 37).

H. Al.
D’après Feuille aux jeunes n°124

EN PLEIN VOL

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EN PLEIN VOL

 

Le rêve doré de Pierre se réalise enfin ! Il fait aujourd’hui son premier vol. Depuis des mois, il y songeait sur son banc d’école, pendant les dictées et les mathématiques… Bien installé dans un fauteuil à côté de son père, il se sent maintenant presque un homme. Et pourtant, en regardant tout en bas, les forêts, les lacs et les longs rubans des routes, il comprend qu’il n’est qu’un point dans l’espace.

Tout à coup une voix résonne : « Nous volons à 11 000 m d’altitude, à la vitesse de 850 kilomètres heure » annonce le commandant de l’appareil (avec l’accent du pays).

La caravelle glisse dans l’infini d’un bleu sans ombre, frangé de rose par le soleil couchant ; Pierre n’a jamais rien vu de si beau. Comme pour mettre le comble à son bonheur, le steward lui apporte un petit plateau bleu garni d’un bon dîner. Pierre est émerveillé d’y trouver tant de choses ; chacune a sa place prévue. Voilà une bonne idée à retenir pour sa chambre toujours sens dessus dessous ! Enfin, le petit plateau repart, laissant notre jeune passager enchanté. Vraiment, cela dépasse tous ses rêves.

Pierre, distrait jusqu’ici, jette un coup d’œil par le hublot ; tout le paysage a disparu sous un grand tapis de nuages gris. Autour de lui, les voyageurs quittent leur lecture pour chercher d’un air soucieux une déchirure dans cette masse devenue sombre et menaçante. Pierre entend un monsieur déclarer : « On approche des montagnes. »

« Nous survolons une zone de turbulences, veuillez attacher vos ceintures ! » Fait tout à coup résonner le haut-parleur. Chacun devient pensif et, regardant droit devant soi, lit : « Votre gilet de sauvetage est sous votre siège. » Si haut dans l’azur, comment échapper au danger ? Que faire ? Où se raccrocher ?

Les fines ailes de l’avion vibrent sous les rafales. L’appareil tout entier est secoué. Comment tout cela finira-t-il ?

Pierre regarde son père qui semble dormir. Sans doute celui-ci a-t-il pressenti les craintes de son fils, car doucement il lui dit : « Au-dessous de toi sont les bras éternels « . Oui, Pierre sait que le Seigneur peut les garder mais, jusqu’à présent, il a toujours compté sur son père pour le tirer de toutes ses difficultés. Il est angoissé, il se sent seul devant le danger. S’il essayait pourtant de répéter le verset que son père vient de lui dire. « Au-dessous de toi… » oui, au-dessous de lui, Pierre, le Seigneur étendait Ses bras. Pourquoi alors avoir peur ? Est-il trop jeune pour prier, pour être entendu par ce Dieu Tout-Puissant ?

Jusqu’ici il connaissait le Seigneur par l’intermédiaire de son Papa ; maintenant il comprend qu’il peut s’adresser à Lui directement, sans crainte et compter sur Lui. Une grande paix remplit alors son cœur. Attaché à son siège, calme, il attend.

Soudain la voix du commandant résonne : « Dans vingt minutes, nous allons atterrir à G. » En effet, quelques instants plus tard, alors que la caravelle, dans une lumière grise, se rapproche de la terre, un bruit sourd vient de dessous la carlingue ; le train d’atterrissage est sorti…

L’expérience de ce premier vol restera inoubliable pour Pierre. Dès ce jour, ce verset est souligné dans sa Bible et dans la marge il en a inscrit la date.

Aimerais-tu aussi le souligner ?

 » Le Dieu d’ancienneté est ta demeure, et au-dessous de toi sont les bras éternels  » (Deut. 33. 27).

D’après la Bonne Nouvelle 1973