S’ACCEPTER SOI-MÊME

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S’ACCEPTER SOI-MÊME

 

Aime ton prochain comme toi-même (Lév. 19. 18).

Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien (Ps. 139. 13 et 14).

Nombreux sont les jeunes qui ont de la peine à s’accepter eux-mêmes, leur apparence extérieure, leurs capacités intellectuelles ou leur famille. Pourtant l’image que nous nous faisons de nous-mêmes a une influence directe sur notre relation avec Dieu. En effet, Dieu nous a personnellement créés tels que nous sommes, et le fait de ne pas en être satisfaits est, en nous, une racine d’amertume et d’incrédulité vis-à-vis de l’amour de Dieu. Dieu est amour et il a un plan merveilleux pour notre vie. C’est dans cette perspective qu’il nous a créés tels que nous sommes. Le reconnaître apportera une dimension passionnante à notre vie et nous permettra de « rendre toujours grâces à Dieu pour toutes choses » (Eph. 5. 20).

« Tes mains m’ont formé et m’ont façonné tout à l’entour en un tout… Tu m’as revêtu de peau et de chair, tu m’as tissé d’os et de nerfs » (Job 10. 8 à 11).

Notre apparence extérieure est l’œuvre de Dieu. Il nous a formés, façonnés sous une forme nécessaire à l’accomplissement de son plan en nous. La société actuelle accorde une importance excessive à la beauté extérieure et laisse supposer, en dépit des preuves flagrantes du contraire, que la beauté fait le bonheur.

Pour Dieu, la vraie beauté est intérieure. A Samuel, impressionné par la prestance d’Éliab, Dieu enseigne que : « L’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde, car l’homme regarde à l’apparence extérieure, et l’Éternel regarde au cœur » (1 Sam. 16. 7). Combien il est vrai, en effet, que « le cœur joyeux égaie le visage » (Prov. 15. 3) et que la transformation de l’être intérieur illumine, embellit l’apparence extérieure.

Ce n’est donc pas en nous lamentant sur notre apparence extérieure ou en employant des trésors d’imagination pour la modifier que nous atteindrons le but recherché par Dieu. Au contraire, en acceptant avec reconnaissance l’apparence extérieure que Dieu nous a donnée, et en soignant notre être intérieur, nous nous accorderons avec la pensée de Dieu et nous distinguerons comment le servir.

« Tu m’as donné la vie, et tu as usé de bonté envers moi, et tes soins ont gardé mon esprit » (Job 10. 12).

« Combien j’aime ta loi ! Tout le jour je la médite. Par tes préceptes je suis devenu intelligent » (Ps. 119. 97, 104).

Nos diverses capacités intellectuelles, affectives, caractérielles sont, elles aussi, l’œuvre de Dieu en nous. C’est un don de notre Père céleste. Il ne convient pas que nous le détournions du but pour lequel il nous a été fait ou que nous méprisions le don de Dieu.

Deux dangers se présentent ici : utiliser le don de Dieu à notre profit. Le danger est grand. Rappelons-nous ce qui est advenu à Hérode en Act. 12. 21 à 23. Prenons garde !
Développer un sentiment d’infériorité en nous comparant à d’autres à notre vue plus doués. Une pensée de ce genre est un reproche indirect à Dieu de ne pas nous avoir doués autant que d’autres. « Tu ne convoiteras point » (Ex. 20. 17).

Au contraire quelle bénédiction nous retirerons si nous plaçons nos dons, si maigres qu’ils puissent paraître,  sur l’autel de Dieu (Rom. 12. 1).
(Rappelons-nous que c’est avec cinq pains et deux poissons qui lui ont été remis que le Seigneur a nourri cinq mille hommes). Nous pourrons ainsi nous assurer que les dons que nous avons reçus de Dieu seront utilisés à son service pour sa gloire. En outre, le psaume 119 nous encourage à employer notre intelligence à méditer la Parole de Dieu. Placés, ainsi, dans la lumière du Dieu de toute intelligence et de toute science, nous resterons à notre place de créature en connaissant mieux notre Créateur.

« La gloire des fils, ce sont leurs pères » (Prov. 17. 6).

Il est généralement admis par les parents croyants que leurs enfants leur sont donnés par Dieu. Mais n’avons-nous jamais réalisé que, dans l’autre sens, nos parents sont un don que Dieu nous fait ? Dieu nous a donné des parents qui sont, dans sa main, les instruments nécessaires à notre formation. C’est pourquoi la Parole de Dieu insiste tellement sur l’obéissance des enfants envers les parents (Eph. 6. 1 à 3 ; Col. 3. 20). Un enfant qui désobéit se soustrait, en fait, à l’instruction que Dieu veut lui donner par ses parents.

Cependant l’obéissance aveugle ne suffit pas et Dieu nous demande d’honorer et de respecter nos parents. Le livre des Proverbes en donne une raison précise : « Qui maudit son père ou sa mère, sa lampe s’éteindra au sein des ténèbres » (Prov. 20. 20). « L’œil qui se moque d’un père et qui méprise l’obéissance envers la mère, les corbeaux du torrent le crèveront et les petits de l’aigle le dévoreront » (30. 17). Dans l’un et l’autre de ces versets, la conséquence du mépris des parents est l’aveuglement, les ténèbres spirituelles.

La jeunesse est un temps où un grand nombre de décisions majeures doivent être prises. Combien, dès lors, avons-nous besoin de toute la lumière de Dieu ! Mettre en ordre nos relations avec nos parents est une condition indispensable pour la découverte de la volonté de Dieu dans notre vie.

Ainsi, mettons-nous à genoux et demandons à Dieu de nous aider à nous accepter nous-mêmes : notre apparence physique, nos capacités et notre situation familiale. C’est une démarche importante dans notre vie et pour atteindre ce but :

1. Reconnaissons sincèrement que Dieu est notre Créateur personnel au point de vue physique, mental et familial.
2. Rendons grâces à Dieu pour tout ce qu’il a fait pour nous (Eph. 5. 20).
3. Découvrons, à travers les trois domaines examinés, le but recherché par Dieu pour nos vies.
Enfin, apprenons à nous voir selon les critères de Dieu et non plus les critères des hommes. Ceci nous permettra de « penser de manière à avoir de saines pensées, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun » (Rom. 12. 3). Que, de cette manière, Dieu puisse être glorifié dans nos vies !

Feuille aux jeunes n° 259
A.R.

CARREFOURS

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CARREFOURS

 

« La sagesse ne crie-t-elle pas ? Aux carrefours, elle se tient debout » (Prov. 8. 1 et 2).

Plusieurs carrefours jalonnent nos itinéraires. Arrivé à l’un ou à l’autre, le conducteur lit le panneau indicateur et choisit la direction correspondant au but qu’il s’est fixé. Souvent même, sur nos grandes routes, un panneau de direction avancé indique à l’automobiliste la présélection à choisir. Deux choses toutefois demeurent nécessaires : connaître sa destination et prêter attention à tous les signaux.

Notre vie est aussi jalonnée par des carrefours. Les panneaux indicateurs y sont placés fidèlement, et même aussi des panneaux avancés. Pourquoi alors tant d’aveux de fausse route de la part de ceux qui ont fait déjà un bout de chemin ? N’ont-ils pas su lire les indicateurs ou ont-ils été distraits ? N’ont-ils pas peut-être choisi un faux itinéraire parce qu’ils se sont proposé une fausse destination ? Que leurs expériences, au moins, soient profitables à la génération de leurs cadets, c’est le vœu que nous formulons.

Considérons brièvement quelques carrefours de la vie et écoutons ce que crie la Sagesse qui s’y tient debout.

1. Choix d’un travail

A l’âge de 16 ans, le jeune homme ou la jeune fille doit déjà choisir une voie : apprendre un métier, poursuivre ses études, travailler à l’entreprise familiale ou s’expatrier peut-être. Quelques critères principaux sont à prendre en considération : choisir le chemin dans lequel la communion avec le Seigneur pourra être goûtée et rejeter résolument toute voie qui amènerait l’adolescent dans les plaisirs du monde. Tout en étant conscient de sa responsabilité personnelle devant le Seigneur, ne pas rompre le contact avec ses parents, mais plutôt être attentif à leurs conseils.

Une activité selon ses goûts et ses capacités, mais non pas aux dépens de la vie spirituelle. S’instruire dans les choses nécessaires à notre vie, mais non pas dans le but de briller dans ce monde. Marchons sur les traces de l’Homme humble et débonnaire qui n’a pas désiré autre chose que le métier de charpentier pendant ses jeunes années.

2. Choix d’un lieu de travail

Les conditions actuelles sont certainement plus difficiles qu’il y a vingt ans. Il est souvent difficile à un jeune de trouver l’emploi auquel ses études ou son apprentissage le destinaient. C’est un sujet d’exercice devant le Seigneur. Que le découragement toutefois ne vous fasse pas perdre confiance. Le Seigneur est fidèle et Il ne vous laissera pas. Devriez- vous accepter un emploi vous contraignant à vous arracher à vos aises, à vous priver de ce qui paraît légitime, ayez alors la ferme volonté de rechercher coûte que coûte la communion des saints autour du Seigneur. Dussiez-vous faire plusieurs kilomètres pour vous rendre au rassemblement, ne le négligez sous aucun prétexte. Ce que vous aurez sacrifié pour le Seigneur vous sera rendu en bénédiction éternelle. Le choix d’un lieu de travail doit être fait avant tout dans le critère de la proximité d’un lieu de rassemblement. Le Seigneur peut bénir quand même, si des circonstances permises de Lui indiquent un autre chemin, mais non pas s’il s’agit d’un chemin de propre volonté.

3. Choix de ses amis

L’homme n’est pas fait pour vivre seul. Il fait partie d’une société, il est en contact avec ses semblables. Parmi ceux-ci, quelques-uns sont plus attachants que d’autres. Des affinités de caractère ou de goûts nous portent plutôt vers l’un que vers l’autre. Prenons garde, toutefois, dans la sélection de ces amitiés. Posons-nous la question initiale : est-ce que je peux faire part de ma foi à cet ami, à cette amie ? Aurons-nous communion de pensée dans les choses spirituelles ? Pourrons-nous être ensemble autour du Seigneur ?

Combien d’amitiés nouées ont entraîné de chers enfants de Dieu dans les sentiers du monde ! « L’homme qui a beaucoup de compagnons va se ruinant » dit le Proverbe, qui ajoute aussi : « Mais il est tel ami plus attaché qu’un frère » (Prov. 18. 24). Que cet Ami suprême soit aussi celui de vos amis ; ainsi les liens qui vous unissent vous uniront ensemble à Lui.

4. Choix d’un conjoint

Il a déjà été beaucoup dit et écrit à ce sujet. Résumant tous les enseignements donnés, je vous cite cette parole de 1 Cor. 7. 39 : « Seulement dans le Seigneur ». Quelle bénédiction pour un foyer fondé dans l’obéissance à la Parole de Dieu ! Union consacrée de deux êtres qui s’aiment d’un amour allant bien au-delà des relations terrestres, d’un amour qui demeure malgré les aléas d’une vie de plus en plus agitée.

« Celui qui a trouvé une femme a trouvé une bonne chose, et il a obtenu faveur de la part de l’Éternel » (Prov. 18. 22).
« Maison et richesse sont l’héritage des pères, mais une femme sage vient de l’Éternel » (Prov. 19. 14).
« La grâce est trompeuse, et la beauté est vanité ; la femme qui craint l’Éternel, c’est elle qui sera louée » (Prov. 31. 30).

5. Vers quelle destination ?

Avant tous ces choix, et par-dessus eux tous, il en est un que la Sagesse vous crie : « Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19). Si quelqu’un de mes lecteurs était encore à ce carrefour primordial, qu’il ne passe pas plus loin sans accepter la grâce et le pardon offerts au pécheur et qui découlent de la croix de Golgotha. Être avec Jésus pour l’éternité, voilà la destination que doit avoir votre vie. Le premier panneau indicateur vous le signale : « Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12). « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).

Puissions-nous dire avec l’apôtre : « Je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » (Phil. 3. 14).

Feuille aux jeunes n° 258
F.G.

LES MAUVAISES COMPAGNIES

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LES MAUVAISES COMPAGNIES

 

 » Ne soyez pas séduits : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs  » 1 Cor. 15. 33.

Un fermier prit son fusil pour tirer sur une bande de corbeaux qui dévoraient la semence dans son champ de blé. A la détonation, tous les oiseaux s’envolèrent en vitesse, à l’exception d’un seul qui tomba, blessé, sur le sol. Le fermier alla le ramasser et découvrit, à sa stupéfaction, que c’était son perroquet ! Le pauvre s’était échappé de sa cage et avait rejoint la volée de corbeaux dans les champs. Il gisait maintenant sur le sol, l’aile brisée, en piteuse posture. Le fermier le ramassa tout doucement et lui dit : « Mon pauvre Polly, voilà le résultat des mauvaises compagnies ! » Il cacha l’oiseau sous son manteau et rentra à la maison.

« Papa, demanda son petit garçon, as-tu pu tuer des corbeaux ? »
« Non, mais j’ai tiré sur Polly ! »
Et avant qu’il ait pu expliquer la raison du petit drame, le perroquet sortit sa tête de dessous la cape du fermier et cria : « Mauvaises compagnies ! Mauvaises compagnies ! »

Il y a, dans ce petit incident, une leçon à retenir, chers lecteurs. Ceux qui appartiennent à Christ doivent recruter leurs amis parmi Ses disciples et s’abstenir de toutes relations intimes avec les gens du monde, ceux que la Bible nomme « ennemis de Dieu ». Nous devons être courtois, aimables avec nos voisins, nos compagnons de travail, toujours prêts à rendre service à ceux qui nous entourent et à témoigner ainsi, auprès d’eux, de notre Sauveur. Mais nous devons nous garder de nouer des liens d’intimité (surtout le lien sacré du mariage) avec qui que ce soit en dehors de la famille de Dieu.

 » Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules…, sortez du milieu d’eux, et soyez séparés… et ne touchez pas à ce qui est impur…  » 2 Cor. 6. 14 à 17.

D’après le Salut de Dieu 1964

TOUTES SORTES DE PRIÈRES

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Éternel !… Toi tu regardes la peine et le chagrin…; le malheureux s’abandonne à toi. Ps. 10. 12 et 14.
L’Éternel… aura égard à la prière du désolé, et il ne méprisera pas leur prière. Ps. 102. 16 et 17.
Mes amis se moquent de moi… vers Dieu pleurent mes yeux. Job 16. 20.

 

TOUTES SORTES DE PRIÈRES

 

– Anne est la femme d’Elkana, serviteur de l’Éternel (1 Sam. 1. 1 à 18). Elle n’a pas d’enfant, et son chagrin est immense. Dans son entourage, elle entend des remarques désagréables. Et son mari, bien que plein d’affection, ne réalise pas à quel point elle souffre. Incomprise, Anne pleure souvent. Un jour où elle accompagne son mari au temple, Anne est si triste qu’elle ne mange pas. Son mari s’en étonne et tente maladroitement de la consoler. Le cœur d’Anne est plus lourd que jamais. Alors, elle pénètre dans le temple et se met à prier. Elle raconte tout son chagrin à Dieu, et pleure abondamment. Lorsqu’elle sort du temple, son visage a changé d’expression. Elle sait qu’elle a été entendue, comprise et exaucée. Quelques mois plus tard, elle donne naissance à Samuel…
– Le roi Ézéchias est malade, et on vient de lui annoncer qu’il va mourir (2 Rois 20. 1 à 7). Alors, il se tourne vers le mur et, comme Anne, il prie et verse beaucoup de larmes. La réponse ne se fait pas attendre. Dieu lui dit : “ J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ;… je te guérirai ” (2 Rois 20. 5).
– Nombreux sont les croyants qui ont fait la même expérience qu’Anne ou Ézéchias : des prières, des larmes, et un Dieu qui console et répond.
Ami croyant, Dieu n’est pas indifférent à tes larmes, à ton chagrin. Quand tu as le cœur lourd, ou que personne ne te comprend, ne crains pas de pleurer devant lui, le Dieu de toute consolation (2 Cor. 1. 3 et 4).

D’après la Bonne Semence Septembre 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

ENSEIGNE-MOI, SEIGNEUR !

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Fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher… Enseigne-moi à faire ce qui te plaît, car tu es mon Dieu. Ps. 143. 8 et 10.

Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’enseigne pour ton profit, qui te dirige dans le chemin par lequel tu dois marcher. És. 48. 17

 

ENSEIGNE-MOI, SEIGNEUR !

 

Dans la Bible, Dieu promet très souvent d’enseigner et de diriger les siens. Ainsi il y a comme un dialogue entre le Seigneur et ceux qui le recherchent et vivent près de lui : le croyant ressent le besoin d’être conduit et instruit, il l’exprime par la prière ; le Seigneur répond par les promesses de sa Parole et par ses soins de chaque jour. Enfin le croyant remercie Dieu et le loue pour la manière dont il l’a dirigé.
Heureux celui qui connaît Dieu et sait qu’il peut compter sur lui pour être conduit dans la bonne voie ! Heureux celui qui désire être enseigné par le Seigneur et lui dire : “Éternel ! Enseigne-moi ton chemin ; je marcherai dans ta vérité ; unis mon cœur à la crainte de ton nom” (Ps. 86. 11).

Jour après jour, Seigneur, – Enseigne-moi ;
Garde mon faible cœur – Bien près de toi.
Que dans un chemin droit – Je marche par la foi,
Les yeux fixés sur toi, – Mon Rédempteur !

Seigneur, dans la douleur, – Enseigne-moi ;
Sur la mer en fureur, – Dirige-moi.
Oui, dans la sombre nuit, – Ton doux regard me suit,
Ta bonté me conduit : – J’irai sans peur.

Par ton Esprit, Seigneur, – Enseigne-moi
À vivre à ton honneur, – Où que je sois.
Jusqu’au bout du chemin, – Par ton pouvoir divin,
Que je reste en ta main, – Ô mon Sauveur !

 

D’après la Bonne Semence Septembre 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

DEUX ASPECTS DE LA VOLONTÉ DE DIEU

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Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard. 1 Thess. 5. 16 à 18.

Soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards. Col. 1. 9 et 10

 

DEUX ASPECTS DE LA VOLONTÉ DE DIEU

 

En lisant la Bible, nous découvrons que, sur certains sujets, la volonté de Dieu est universelle et clairement indiquée ; mais sur d’autres elle est plus individuelle et plus liée aux circonstances de la vie. Sa volonté universelle, c’est par exemple : “Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu”, ou aussi : “Abstenez-vous de toute forme de mal” (1 Thess. 5. 22).
L’autre aspect de la volonté de Dieu est plus personnel, car Dieu porte un grand intérêt à chacun de nous. La comprendre nécessite alors d’avoir envie de lui plaire au plus profond de notre cœur.
Pour connaître la volonté de Dieu dans une situation particulière, il faut apprendre à écouter la voix du Seigneur. Par exemple, quand nous lisons un texte biblique, nous avons besoin de laisser la Parole agir dans notre cœur, sur notre conscience, dans notre vie, de la laisser éclairer nos intentions, nos désirs. Prions le Seigneur qu’en la lisant nous soyons sensibles à ce qu’elle nous dit et que nous nous mettions en mouvement. Pour l’un ce sera reconnaître un tort, pour un autre prendre une décision, pour un troisième, remercier Dieu pour ce qu’il lui donne…
La prière est importante dans cette recherche de la volonté de Dieu. En lui parlant de notre vie, de nos soucis, de nos erreurs, nous sommes encouragés et instruits. Tout naturellement, le moment venu, il nous guide dans nos choix et dans nos décisions.

D’après la Bonne Semence Septembre 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

SE PLAINDRE

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SE PLAINDRE

 

« Comme le peuple se plaignait… l’Éternel l’entendit ! » (Nomb. 11. 1).

Sauvé de l’esclavage de l’Égypte, libéré de la puissance du Pharaon, le peuple avait chanté sur les rives de la Mer Rouge le cantique de la délivrance. Puis était venu le désert : la faim, apaisée par la manne ; la soif, étanchée par l’eau du Rocher ; Amalek, vaincu par l’intercession d’en haut. Après une année environ au pied du Sinaï, on avait repris la route.

A peine parti, le peuple se plaint ! Il ne nous est pas dit de quoi, ni pourquoi, mais le fait est là. La Parole ne veut-elle pas montrer que tant de fois on se plaint sans trop savoir quelle en est la cause, simplement parce qu’on se laisse aller à un mécontentement foncier, qui trouve à redire au temps qu’il fait, à la nourriture que l’on reçoit, à telle ou telle circonstance. Réalisons-nous chaque fois que « l’Éternel l’entend ?

Deutéronome 8 nous rappelle que le désert est là « afin de t’humilier et de t’éprouver, pour connaître ce qui est dans ton cœur » (v. 2). Avec la force que le Seigneur donne, on traversera parfois des épreuves douloureuses, mais les petits contretemps journaliers feront jaillir les plaintes. C’est ce qu’on a appelé « l’épreuve des trois D » : déceptions, désagréments, dérangements !

Un cœur foncièrement heureux dans le Seigneur saura accepter de sa main ces petits contretemps. Mais tant d’autres réagiront avec aigreur, avec irritation, avec plaintes. Il faut s’être vraiment « livré soi-même à Dieu, comme d’entre les morts étant fait vivant » (Rom. 6. 13), pour apprendre : comme a dû le faire l’apôtre lui-même « à être content en soi-même dans les circonstances où l’on se trouve » (Phil. 4. 11).

Un exercice est là, constamment renouvelé, pour mettre à l’épreuve la patience, la réalité de la vie divine, et aussi cette discipline personnelle indispensable à qui veut marcher avec le Seigneur.

« Ne parlez pas l’un contre l’autre, frères… ne murmurez pas les uns contre les autres, frères » (Jac. 4. 11 ; 5. 9).

Pleine de sollicitude, Marie avait veillé sur son petit frère exposé dans le coffret de jonc au milieu des roseaux du fleuve. Plus tard elle avait conduit les femmes en chœurs pour chanter la délivrance. Tant que Séphora n’avait pas rejoint son mari, elle était en quelque sorte « la première dame » dans la congrégation. Mais voilà que Moïse prend « une femme éthiopienne » (était-ce probablement Séphora ?) Et la jalousie vient dans le cœur de Marie. Cette jalousie s’extériorise par des murmures ; elle parle contre son frère mettant en doute que lui seul soit l’instrument dont Dieu se sert pour enseigner son peuple. Aaron fait écho. « Et l’Éternel l’entendit » (Nomb. 12. 2).

Aaron et Marie, convoqués par Dieu devant la tente d’assignation, doivent entendre Ses reproches : « Pourquoi n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur ? » Et le châtiment s’abat sur Marie qui devient lépreuse. Suite à l’intercession d’Aaron, qui reconnaît avoir agi follement et avoir péché avec sa sœur, Dieu use de miséricorde. Pourtant Marie doit rester « sept jours dans la honte », afin que la gravité d’une faute qui pouvait paraître légère à première vue, reste imprimée dans son esprit, et lui aide, par la grâce de Dieu, à ne pas y retomber.

L’irritation (Eccl. 7. 9), les calomnies (Prov. 10. 18), le mépris du prochain (14. 21) sont, au sens des Proverbes, le fait d’un « sot », comme les paroles blessantes, les reproches déplacés ou les plaintes répétées. En réponse à la confession, Dieu pardonne et purifie (1 Jean 1. 9). Mais son gouvernement reste ; comme autrefois pour le peuple, ou pour Marie, il peut y en avoir des conséquences bien douloureuses (Prov. 19. 29 ; 10. 13) éducation salutaire, qu’il ne faut ni mépriser, ni perdre courage quand nous y sommes soumis (Héb. 12. 5).

Toute souillure, si facilement contractée au désert par les manifestations de la chair (le contact avec la mort), impliquait, en Nombres 19, une semaine entière d’exercice pour être restauré. Il fallait avouer sa faute à un « homme pur », qui faisait alors aspersion sur l’impur, le troisième jour et le septième jour. Au dernier soir de cette semaine, s’il était de la descendance d’Aaron, c’est-à-dire sacrificateur, le coupable pouvait enfin cesser son jeûne et manger de nouveau des choses saintes, « car c’est son pain » (Lév. 22. 6 et 7).

Veuille le Seigneur nous donner la force de veiller aux «trois D».

 

D’après Feuille aux jeunes n°246
G.A.

LE CHRÉTIEN ET LE MONDE

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LE CHRÉTIEN ET LE MONDE

Josaphat, fils d’Asa, avait 35 ans lorsqu’il s’assit sur le trône de Juda. Il avait reçu instruction des moments de fidélité et de zèle de son père ; de ses faiblesses, il avait sans doute retiré un enseignement profitable.

L’état du peuple était déplorable tant au point de vue religieux (1 Rois 22. 44) que moral (1 Rois 22. 47). Le grand ennemi du royaume de Juda était le peuple d’Israël, ces dix tribus auxquelles tant de délivrances passées et tant de promesses le liaient. Josaphat « prit courage dans les voies de l’Éternel, et se mit à l’ouvrage pour marcher dans ses commandements. Il se fortifia contre Israël (2 Chron. 17. 1) ; il épura le pays (1 Rois 22. 47) ; il envoya des hommes qualifiés pour enseigner dans les villes de Juda et « ils enseignèrent, ayant avec eux le livre de la loi de l’Éternel » (2 Chron. 17. 9). Juda groupait ainsi autour de son roi fidèle des hommes de guerre « forts et vaillants ». – « Josaphat alla grandissant jusqu’au plus haut degré » (ibid. 12).

Mais la fidélité d’un croyant attise la ruse de l’Adversaire. Il guette celui qu’il veut faire tomber. Il attend son moment, puis, sournoisement, attaque. « Josaphat eut beaucoup de richesses et de gloire ». Ne lui avaient-elles pas été données par Dieu en récompense à sa fidélité ? C’est possible, mais il avait la responsabilité d’en user avec sagesse. Le mal n’est pas d’être riche, mais le danger est de ne pas savoir administrer selon Dieu les biens qu’il nous confie. Josaphat commit une très grande faute : « Il s’allia par mariage avec Achab » ; il ne contracta pas lui-même une alliance avec une fille d’Achab, mais il laissa son fils Joram en prendre une pour femme. Comme son beau-père, Joram fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel (2 Chron. 21. 6). Les conséquences du faux pas de Josaphat apparurent seulement après « quelques années ». Achab l’invita, lui fit un festin, et le persuada de s’allier avec lui pour faire la guerre à Ramoth de Galaad. Le roi de Juda fit cette réponse surprenante : « Moi, je suis comme toi, et mon peuple, comme ton peuple ». En un autre temps, David accepta Tsiklag des mains d’Akish, roi des Philistins, et plus tard, chose inouïe, nous le voyons, lui, le roi oint sur Israël, se joindre aux Philistins pour combattre le peuple de Dieu ! (1 Sam. 27. 28). Le monde ne donnera jamais rien à un enfant de Dieu sans lui demander beaucoup en retour. Si nous nous unissons au monde dans ses desseins, il faut nous attendre à être enveloppés dans ses troubles.

Le manquement d’un fidèle ne concerne pas seulement le coupable. Joram pèche et sa faute entraîne son père dans un faux pas. Josaphat manque et tout le peuple portera avec lui les fruits de son péché ! Josaphat ne céda sans doute pas sans lutte intérieure aux sollicitations d’Achab : « Enquiers-toi, dit-il au roi d’Israël, aujourd’hui, je te prie, de la parole de l’Éternel » (2 Chron. 18. 4). Pourquoi demander la direction de Dieu quand les décisions sont déjà prises ? Josaphat n’écoute pas Michée. A sa confusion, il voit Sédécias frapper le prophète fidèle, et il entend Achab lui-même donner l’ordre de l’emprisonner. Josaphat se tait, tant il est vrai qu’il est difficile de revenir d’un chemin d’égarement. Les deux rois partent pour la guerre. Sur le conseil d’Achab, déguisé pour ne pas être reconnu, Josaphat, imprudemment, garde ses vêtements royaux. Il faut la grâce infinie de Dieu pour répondre au cri de détresse du roi de Juda encerclé par l’ennemi : « Il cria, et l’Éternel le secourut ; et Dieu porta les ennemis à s’éloigner de lui » (2 Chron. 18. 31). Mais, le grand responsable tombe sous le jugement de Dieu : « Un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse ». Quand Dieu juge et condamne, personne ne peut lui échapper. « Il mourut vers le temps où le soleil se couchait ». Le jour de la grâce était fini pour lui.

La grâce n’exclut pas la justice : Josaphat avait été délivré d’une manière merveilleuse au jour de la détresse, mais Dieu se réservait de retrouver le roi infidèle pour l’exercice de son gouvernement. Deux questions sérieuses lui sont posées : « Aides-tu au méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Éternel ? » (2 Chron. 19. 2). Humilié sous la main de Dieu, Josaphat reçoit la répréhension et ramène le peuple à l’Éternel. Il établit des juges et les exhorte comme quelqu’un qui a fait d’amères expériences mais en a retenu l’enseignement : « Que la frayeur de l’Éternel soit sur vous ; prenez garde… Vous agirez ainsi dans la crainte de l’Éternel, avec fidélité et d’un cœur parfait ».

Aussi lorsqu’une grande multitude vient contre lui pour la guerre, Josaphat recherche-t-il l’Éternel et proclame-t-il un jeûne (2 Chron. 20). « De toutes les villes on vient avec les femmes et les enfants pour rechercher l’Éternel ». Le roi se tient dans la maison de l’Éternel et répand sa prière. Il rappelle à Dieu Sa bonté, Ses délivrances, Ses promesses. La réponse ne se fait pas attendre : « Ce n’est point à vous de combattre… tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel ». Que firent alors les hommes de Juda ? Sans trembler, « ils entonnèrent un chant de triomphe et de louange », le cantique de la foi. Aussitôt l’Éternel dispersa leurs ennemis, et leur donna du repos, le repos de la foi (2 Chron. 20. 30).

On aimerait voir se clore ici l’histoire de Josaphat. Malgré les avertissements si sérieux que Dieu lui avait donnés, Josaphat « se lia » de nouveau avec le roi d’Israël « qui agissait méchamment » (2 Chron. 20. 35). « Il s’associa avec lui » dans une entreprise commerciale. Qu’avait-il encore besoin de richesses ?

Celles que Dieu lui avait données aux jours de sa fidélité ne lui suffisaient-elles pas ? Pourquoi revenir dans un chemin que Dieu désapprouvait et d’où seule la grâce divine l’avait retiré ? Si la faiblesse du serviteur nous humilie parce qu’elle est souvent la nôtre, la grâce infinie de Dieu nous confond. Dieu aurait mille raisons de frapper d’un jugement sévère celui qui ne tient aucun compte des avertissements reçus. Sa grâce l’épargne mais ses œuvres sont détruites et les navires de l’expédition sont brisés. « Qui est comme notre Dieu ? » (Ps. 113. 5).

D’après Feuille aux jeunes n°248
E. Ad.

CHEZ LUI

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CHEZ LUI

Un jour ou l’autre, tout jeune croyant fréquentant les réunions doit pouvoir comprendre et justifier sa position. Dieu veut des adorateurs, certes, mais des adorateurs intelligents, sachant ce qu’ils font, où, quand et comment ils doivent le faire. Essayons de répondre ici à la question où ? Pourquoi rendons-nous culte ici et pas ailleurs ? Qu’est-ce qui fait la différence entre la réunion d’enfants de Dieu à laquelle nous nous rattachons et les autres lieux de culte ? Il est normal que chacun se pose ces questions et cherche à les résoudre.

Pour plusieurs d’entre nous peut-être, l’assemblée n’est qu’un groupement religieux plus près de la vérité que d’autres, une communauté de croyants partageant les mêmes vues bibliques, enseignées par un conducteur éminent… dont le nom servira au besoin à désigner les églises. Ce que nous pensons n’a pas de valeur ; l’important c’est ce que Dieu nous dit dans sa Parole. Or la Bible nous apprend qu’il existe aujourd’hui sur la terre un lieu que Dieu reconnaît comme sa maison (voir par ex. Éph. 2. 22 ; 1 Tim. 3. 15), donc un lieu où il peut être rencontré, où il habite par son Saint Esprit, et où, selon Matthieu 18. 20, le Seigneur Jésus a promis sa présence.

Si la condition est remplie : « deux ou trois assemblés en son Nom», c’est-à-dire si Christ est la raison d’être d’une telle réunion et que ses droits de Seigneur y sont reconnus, si l’on se réunit comme faisant partie de la maison de Dieu, nous pouvons compter sur sa promesse : « Je suis là au milieu d’eux ».

Sa présence est la part d’un disciple obéissant. Je ferai ma demeure chez lui, déclare le Seigneur (Jean 14. 23). Elle l’est aussi de disciples, soumis au Seigneur, obéissants à sa Parole. Mais est-il là comme notre invité ? Non, c’est nous qui sommes les siens. Il est là chez lui. Il y est présent, invisible, mais la foi sait voir l’invisible ; elle s’approprie la promesse. La présence du Seigneur est un fait, une réalité dont l’âme, par expérience, connaît la douceur.

Mais ce fait a deux grandes conséquences : la première, c’est que nous avons là, en Lui, tout ce qui suffit. Se pourrait-il que le Fils de Dieu, plénitude de la Déité, celui qui nous aime parfaitement, soit au milieu de nous, et qu’il nous manque quoi que ce soit ? « Avez-vous manqué de quelque chose ? » demandait le Seigneur aux onze au moment de les quitter. « Et ils dirent : de rien » (Luc 22. 35). Sa présence leur avait en effet assuré tout ce qui leur était nécessaire.

Nous devinons votre question. Vous allez nous demander comment se fait-il alors que tant de réunions soient marquées de sécheresse, de langueur, de routine ? A qui la faute ? Eh bien ! Il est évident que c’est de notre côté que quelque chose manque ! Et ce quelque chose, c’est justement la foi, la foi dans la pleine suffisance d’un Sauveur présent, puissant, et plein d’amour pour les siens. Un rassemblement de saints peut être à la fois tout petit (les deux ou trois prévus par le Seigneur) et parfaitement heureux, sans grands dons, mais nourri et béni, faible tout en rendant un témoignage puissant. A une condition : il faut que chaque frère, chaque sœur, croie que le Seigneur est là, et ne s’attende qu’à Lui. Ils réaliseront alors le ciel sur la terre, puisque le ciel c’est avant tout la présence du Seigneur Jésus.

La deuxième conséquence de la présence du Seigneur dans le rassemblement en son nom, c’est que nous n’avons pas le droit d’y faire ce que nous voulons. Prenons un exemple : j’ai une maison que j’arrange comme il me plaît, je décide ce que j’y fais, j’y reçois qui je veux. Mais si je me comportais chez vous avec la même liberté, vous appelleriez cela avec raison de la désinvolture et du sans-gêne. Reçu à votre foyer, je tiendrais compte de l’ordre, des horaires, des habitudes de la maison. Or la maison dans laquelle nous sommes invités n’est autre que celle de Dieu. Dieu le Fils y a promis sa présence et il est souverain sur sa maison. Dieu le Saint Esprit y habite et la gouverne pour la gloire du Père et celle du Fils. Organiser, présider, décider de son propre chef quoi que ce soit dans cette maison, relèverait d’une grave audace, d’une présomption peu ordinaire, d’un manque de respect total pour la personne présente. On pense à la faute de Nadab et d’Abihu présentant du feu étranger, à celle de David faisant porter l’arche sur un chariot neuf, à celle du roi Ozias, se substituant aux sacrificateurs… Chaque fois Dieu, veillant à sa gloire, est intervenu par un prompt jugement. L’assemblée étant la maison de Dieu, il s’ensuit que l’homme y est mis de côté ; ses bonnes intentions, ses initiatives, ses traditions n’y ont pas leur place ; nous n’y sommes admis qu’à titre d’invités, de visiteurs, et par conséquent notre devoir est de nous conduire dans cette Maison où Dieu demeure, d’une manière qui soit digne de Lui. Qui nous l’enseignera ?

La Parole de Dieu d’abord. Un passage cité plus haut rappelle à Timothée qu’elle est donnée, entre autres buts, « afin que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15).

Nous pouvons nous attendre à trouver là toutes les grandes lignes, les directions utiles, et nous les y trouvons en effet, pourvu que nous mettions de côté nos propres pensées. La première Épître aux Corinthiens, par exemple, est remplie d’instructions précises quant à cette manière dont il faut se conduire dans les réunions.

Le Saint Esprit ensuite. Il est aujourd’hui dans l’Église comme il est dans le croyant individuellement. Occupé de la gloire du Seigneur Jésus, il dirige tout ce qui se fait dans les réunions, dans la mesure, là aussi, où nous lui laissons pratiquement cette direction.

Si vous étiez invités chez un grand de ce monde, vous n’oublieriez pas le rendez-vous, vous seriez exact, votre tenue serait convenable. En sa présence, vous seriez sérieux, respectueux, attentifs à ne rien perdre de ses paroles ; vous pèseriez les vôtres ; vous vous sentiriez « en communion » avec les autres conviés, honorés de la même manière. N’en serait-il pas ainsi à plus forte raison chaque fois que nous sommes invités dans la présence du Seigneur Jésus ?

D’après Feuille aux Jeunes n° 245
J. Kn