Ô TOI QUI ÉCOUTES LA PRIÈRE !
Ne crains pas, Daniel, car dès le premier jour où tu as appliqué ton cœur à comprendre et à t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues. Dan. 10. 12.
Ô TOI QUI ÉCOUTES LA PRIÈRE !
Daniel le prophète priait son Dieu, dès sa jeunesse, avec une grande foi. Il priait instamment pour son peuple en exil avec lui à Babylone. Il a prié pendant 21 jours (Dan. 10. 13) et, même si la réponse n’est venue qu’à la fin des trois semaines, Dieu l’écoutait depuis le premier jour. Il était attentif aux préoccupations de son serviteur bien-aimé, qui craignait pour l’avenir de son peuple.
Dans le livre des Actes, Corneille, commandant de compagnie dans l’armée romaine, et qui ne connaissait pas encore l’évangile, priait continuellement. Dieu l’écoutait-il ? Il lui fait dire : “Tes prières et tes aumônes sont montées en souvenir devant Dieu” (Act. 10. 4). Lorsqu’Agar et son fils étaient dans le désert, sans ressources, “Dieu entendit la voix de l’enfant” (Gen. 21. 17).
Dieu entend nos prières, il s’en souvient, il n’en oublie aucune. Trop souvent, ce n’est qu’après avoir obtenu ce que nous avions demandé (guérison, réussite à un examen, etc.) que nous estimons avoir eu une réponse de la part de Dieu. Mais Dieu répond de plusieurs façons : “oui”, ou quelquefois “non”, ou encore “attends un peu”… Savons-nous discerner sa réponse ?
Dieu entend toujours nos prières, et même nos soupirs. Restons paisibles et ayons confiance dans l’amour de Dieu : la bonne réponse viendra au bon moment.
Jésus priait continuellement. Il disait à son Père : “Je savais que tu m’entends toujours” (Jean 11. 42). Dieu est toujours en éveil pour écouter la voix de ses enfants, et il répond “au moment opportun” (Héb. 4. 16).
D’après La Bonne Semence Juillet 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)
L’ŒIL MÉCHANT
L’ŒIL MÉCHANT
«Lorsque ton œil est méchant, ton corps aussi est ténébreux» (Luc 11. 34)
Celui qui est Lui-même la lumière déclare : «La lampe du corps c’est ton œil ; lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière ». L’œil simple voit Christ avant tout. Il discerne la main de Dieu dans les circonstances diverses de la vie, et apprend «en toutes choses» à rendre grâces. La lumière de la vie intérieure illumine un tel croyant.
Qu’en est-il de «l’œil méchant ? » N’est-il pas tout d’abord le regard d’envie que si facilement on jette sur les circonstances ou les privilèges d’autrui ? Que de ténèbres alors dans la vie, dans le cœur, où la racine amère de la jalousie a pris pied, et empoisonne tout le cours des choses. Tel fut le cas d’Asaph : « J’ai porté envie aux arrogants, en voyant la prospérité des méchants ». Que de tourments dans son âme devant ce problème de la prospérité de ceux qui ne craignent pas Dieu en regard de ses propres circonstances difficiles : «Quand j’ai médité pour connaître cela, ce fut un travail pénible à mes yeux ». Son cœur n’était-il pas plein de ténèbres, «jusqu’à ce qu’il entre dans les sanctuaires» et trouve la lumière dans la présence de Dieu ?
L’œil méchant est aussi celui qui épie chez son frère, chez sa sœur, ce qu’il pourra bien reprendre, telle «paille» qu’il pourrait désirer ôter, ne se rendant pas compte de la «poutre» qui est dans son propre œil. Viennent la critique, le jugement, la médisance, avec leur sombre cortège d’insinuations, de dénigrement, de rapportages, qui peut amener tant de souffrances chez celui dont on parle, comme aussi rabaisse le niveau spirituel et moral de l’interlocuteur, et le sien propre. Ainsi les pharisiens provoquaient Jésus à parler de plusieurs choses, lui dressant des pièges, «cherchant à surprendre quelque chose de sa bouche» afin de l’accuser (Luc 11. 54). Lui était parfait en toute chose, mais que de ténèbres dans ces hommes dont l’œil méchant l’épiait.
L’œil méchant est aussi celui de la haine, cette haine que l’on n’avoue pas, mais qui est dans le cœur simplement parce que l’on n’aime pas tel ou tel. On se réjouira des circonstances adverses qui peuvent lui arriver, sans le déclarer bien sûr ! On ira même parfois jusqu’à les provoquer. «Celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère, est dans les ténèbres jusqu’à maintenant» (1 Jean 2. 9). Personne sans doute ne conviendra « haïr son frère », mais le Seigneur Jésus déclare : «Quiconque se met en colère légèrement contre son frère sera passible du jugement… et quiconque dira «fou» sera passible de la géhenne du feu» (Mat. 5. 22). Dans un tel cas, pour qu’il ne reste dans le corps «aucune partie ténébreuse», la Parole est claire : Avant d’offrir ton don à l’autel, «va d’abord, réconcilie-toi avec ton frère» (Mat. 5. 24) : confession à Dieu, mise en ordre avec les hommes ! L’œil méchant est aussi celui du «désir», comme l’a dit le Seigneur Jésus lui-même : «Quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis adultère avec elle dans son cœur» (Mat. 5. 28). Ne disons pas : cela ne m’arrivera pas. L’ennemi sait très bien attirer et amorcer par la convoitise (Jac. 1. 14). Que de foyers douloureusement atteints, sinon détruits, par cet «œil méchant» qui a «désiré». Ainsi fut le regard de David ! (2 Sam. 11). A plus de cinquante ans, dans un moment de désœuvrement, le roi s’est laissé attirer par un désir coupable qui a fait la nuit dans son cœur et a attiré la misère et sur lui-même et sur sa famille.
Le Seigneur Jésus n’a pas dit : «Si ton œil est méchant… » mais «lorsque ton œil est méchant…» impliquant que ce n’est pas chose extraordinaire ; elle peut arriver à chacun de nous et obscurcir notre âme. Aussi ajoute-t-il : «Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres ». La vie divine en nous – qui ne peut être perdue, mais dont le témoignage peut être singulièrement terni – peut passer ainsi de la lumière aux ténèbres, sans même qu’on s’en soit rendu compte. Que faire si c’est le cas ?
Le Seigneur parle du corps dans lequel il n’y a «aucune partie ténébreuse ». Est-ce à dire qu’un croyant pourrait arriver à un état d’infaillibilité où il n’ait jamais un regard d’envie, de critique ou de désir ? Certainement pas. Si les ténèbres ont envahi le cœur, le chemin est toujours ouvert pour le reconnaître devant Dieu et devant les hommes s’il le faut et Le trouver «fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité» (1 Jean 1. 9). Et nous nous souviendrons des souffrances que Christ a endurées pour que Dieu puisse pardonner. Pour que le corps «tout entier soit plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse», il faut que nous soyons exercés devant Dieu pour confesser devant lui tout ce qui a pu amener l’obscurité dans nos âmes ; ainsi nous serons ramenés dans la vraie lumière : «Il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat ».
Pourquoi dans les paragraphes suivants le Seigneur Jésus met-il particulièrement en garde, tout d’abord les pharisiens, ses disciples même ensuite, contre l’hypocrisie ? On nettoie le «dehors», mais «au-dedans» que de choses que Dieu n’approuve pas ! «Levain» dangereux (Luc 12. 1) qui a conduit Ananias et Sapphira à la mort, et combien d’autres à cette vie formaliste et rangée, d’où la vraie lumière est absente et qui ne saurait être un témoignage vivant pour le Seigneur. «Tenez-vous en garde contre… l’hypocrisie», dit Celui même qui nous prévient contre «l’œil méchant» et les ténèbres qui s’ensuivent. «Nettoie premièrement le dedans… afin que le dehors aussi soit net» (Mat. 23. 26).
Comment «le dedans» serait-il net, sans un «œil simple» qui considère toute chose à la lumière de Dieu, et par-dessus tout fixe les regards sur Jésus lui-même ?
D’après Feuille aux Jeunes n° 232
G.A.
CHOISIS ENTRE DIEU ET MOI
CHOISIS ENTRE DIEU ET MOI
Un jeune homme, dont les parents étaient hostiles à la vraie piété fut converti à Dieu. Son père lui dit : Jean, tu sais que je suis ennemi de la religion ; je ne veux pas qu’on prie chez moi.
Sachant qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, le jeune chrétien, malgré cette défense, persévéra dans la prière.
Il faut que cela finisse, dit un jour le père très irrité. Choisis entre Dieu et moi. Je jure solennellement que tu ne passeras plus le seuil de ma porte, à moins que tu ne renonces à la prière. Je te donne jusqu’à demain pour réfléchir.
Le fils passa la nuit à implorer les secours de Dieu. Le matin, il se leva, fort affligé à la pensée d’être renié par les siens, mais résolu, quoi qu’il advienne, à rester fidèle à son Sauveur. Le père l’aborda brusquement :
– Eh bien, as-tu fait ton choix ? lui dit-il.
– Mon père, répondit le jeune disciple, je ne puis désobéir à Dieu : je ne puis oublier mon Dieu.
– Dans ce cas, quitte sur-le-champ ma maison et ne reparais plus devant mes yeux.
La mère assistait à cette scène. La dureté de son mari l’avait gagnée ; cependant elle était plus émue qu’elle ne voulait le paraître.
Pars sur-le-champ ! répéta l’inflexible vieillard. Le jeune homme se dirigea vers la porte ; mais au moment de sortir, il se retourna et dit à ses parents :
– Avant de m’éloigner de vous pour toujours, veuillez m’accorder une grâce, une seule.
– Parle, lui répondit son père; il ne sera pas dit que nous ayons refusé à notre enfant sa dernière demande ; mais souviens-toi qu’après cela tout sera fini entre nous.
– Eh bien, reprit le fils, je désire qu’avant mon départ vous me laissiez prier ici-même pour vous et pour ma mère.
Les parents, qui s’étaient attendus à toute autre chose, restèrent muets et interdits ; et le fils, se jetant à genoux, se mit à prier avec tant d’onction et de puissance, avec une ferveur si divine et un amour si vrai pour leurs âmes, qu’ils tombèrent à leur tour la face contre terre. Ils étaient encore dans cette attitude quand le jeune homme se releva.
– Ne t’en vas pas, Jean, lui dit son père ; reste avec nous, mon fils, reste avec nous.
Peu de temps après, non seulement le père, mais tous les membres de sa famille prirent plaisir dans les réunions chrétiennes. La prière de la foi avait remporté une nouvelle victoire.
C’est ainsi que le Seigneur se plaît à montrer sa fidélité envers ceux qui l’invoquent. Voyez la fosse aux lions, voyez les trois Hébreux dans la fournaise : leur Dieu qu’ils servaient les a délivrés. Il a fermé la gueule des lions et éteint la force du feu pour ceux qui avaient cru en lui.
Voulez-vous, lecteur encore inconverti, avoir affaire avec un tel Dieu ? Voulez-vous venir à Lui pour avoir la Vie éternelle ? Vous aurez un ami aussi puissant que fidèle, et la vie avec ses difficultés et ses peines sera transformée pour vous en un temps de joyeux service et de patiente attente de Christ, qui viendra et transformera le corps de notre abaissement en la ressemblance de son corps de gloire.
Par la foi, Moïse refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché (Héb. 11. 24 et 25).
Choisis la vie (Deut. 30. 19).
D’après le Salut de Dieu 1958
CROYEZ-VOUS AU HASARD ?
Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. Rom. 8. 28
Ô profondeur des richesses et de la sagesse de Dieu. Que … ses voies sont indiscernables. Rom. 11. 33
CROYEZ-VOUS AU HASARD ?
Beaucoup de personnes pensent que le hasard joue un rôle important dans leur vie. Le chrétien, au contraire, sait que les phénomènes naturels, de même que les circonstances imprévues de sa vie, sont contrôlés et dirigés par Dieu (Ruth 2. 3 ; 1 Rois 22. 34).
Un naufragé qui avait échoué sur une île déserte avait réussi à construire une cabane dans laquelle il pouvait se réfugier et survivre. Il priait Dieu chaque jour en scrutant l’horizon, dans l’espérance qu’un bateau puisse voir ses signaux de détresse. Un jour, alors qu’il revenait à sa cabane après une brève absence, il fut consterné de la trouver détruite par le feu. Le peu qu’il possédait s’en était allé en fumée ; c’était une tragédie pour lui ! Mais, peu de temps après, il vit une embarcation qui s’approchait de la rive. « Nous avons vu le feu de votre signal », lui dit le capitaine. Ce fut pour lui la libération et le salut.
Cette histoire nous montre que, parfois, ce qui peut apparaître comme de la malchance ou un malheur, fait partie d’une suite de fait qui, ensemble, coopèrent au bien des enfants de Dieu. La Bible dit que « toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom. 8. 28).
Nous qui connaissons Dieu comme notre Père, un Père qui voit tout et sait tout, ne voulons-nous pas nous confier en Lui ? Demandons-nous ce qu’Il veut nous dire par les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons parfois. Il est le Dieu vivant et vrai (1 Thess. 1. 9) et Il désire le bien de ceux qui L’aiment.
D’après Il buon seme
Juin 2017
COMMANDE VOCALE
Voici la confiance que nous avons en lui (Dieu) : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées. 1 Jean 5. 14 et 15
COMMANDE VOCALE
Ma tante, très âgée, vit seule à quelques rues de chez moi. Mais par commande vocale, elle peut composer mon numéro de téléphone automatiquement. Elle sait qu’il suffit de m’appeler par mon nom pour avoir de l’aide à tout instant. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait, même pour de tout petits problèmes, dès qu’ils la dépassent.
Faisons comme elle ! Profitons de ce qu’il existe une relation permanente entre la terre et le ciel : une ligne qui n’est jamais encombrée. Il suffit de prononcer le nom de Dieu, nous avons la certitude qu’il nous entend.
La prière ne consiste pas en une récitation passe-partout, apprise par cœur, mais elle est un contact direct et personnel avec notre Créateur, pour lui demander son secours. Jésus parle d’un homme qui a prié très courtement, disant ceci : “Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur” (Luc 18. 13). Il a été immédiatement pardonné.
Mais le chrétien sait qu’il peut aussi parler au Seigneur de ses petits problèmes quotidiens. Nous avons un Dieu très grand, mais pour qui rien n’est trop petit quand il s’agit de ce qui concerne ses enfants sur la terre. Nous ne le fatiguerons jamais. Un petit enfant n’aura pas peur de déranger ses parents pour tailler son crayon, attacher un lacet, ou répondre à ses multiples questions, même si elles sont naïves et formulées dans un langage enfantin. Cherchons le secours de Dieu en priant, en étant convaincus qu’il nous écoute. Parlons-lui de nos besoins, de nos inquiétudes et même de nos doutes. Et ensuite n’oublions pas de le remercier.
D’après la Bonne Semence Juin 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)
COMMENT JOHN BUNYAN FUT CONVERTIT !
COMMENT JOHN BUNYAN FUT CONVERTI !
La parole de Dieu nous exhorte à n’avoir que de saintes conversations : « Qu’aucune parole inconvenante ne sorte de votre bouche, mais celle qui est bonne, propre à l’édification selon le besoin, afin qu’elle communique la grâce à ceux qui l’entendent » (Éph. 4. 29). Le récit suivant en est une touchante illustration.
Le nom de John Bunyan est généralement connu parmi les chrétiens. Cet homme de Dieu fut un instrument de bénédiction pour un grand nombre par son ouvrage : « Le Voyage du Chrétien ». Il le composa en prison, où il fut retenu fort longtemps pour le seul motif d’avoir cherché à faire connaître la vérité de l‘évangile à ses concitoyens.
C’est dans un chemin d’opposition à ce qui est juste devant Dieu que la merveilleuse grâce de Dieu vint le chercher.
Son métier de chaudronnier ambulant l’avait conduit un jour dans un village, où, après avoir recueilli de maison en maison divers ustensiles à réparer, il s’installa pour faire son travail près d’une habitation.
Son attention fut bientôt éveillée par les voix de femmes discutant entre elles dans une chambre au rez-de-chaussée. Les fenêtres étant ouvertes, il s’en approcha sans être aperçu et se mit à écouter. Les vérités de l’évangile étaient l’objet de la conversation de ces personnes ; elles parlaient plus particulièrement de la crucifixion du Seigneur Jésus, des souffrances qu’ll endura de la part de ses ennemis, et de celles auxquelles il plut à Dieu de le soumettre ; car ce n’était qu’en livrant son âme en sacrifice pour le péché, qu’Il devait s’attendre à en recueillir les fruits bénis en résurrection. Il devait en effet prolonger ses jours, et le plaisir de l’Éternel allait prospérer dans sa main. Bientôt il verra du fruit du travail de son âme et sera satisfait (Es. 53. 10 et 11).
Ces femmes s’entretenaient familièrement sur cet important sujet. Chacune faisait part à ses compagnes de ses propres expériences de la miséricorde de Dieu envers elle-même ; elles se racontaient aussi de quelle façon elles avaient été amenées à la connaissance de Jésus, leur Sauveur, chacune par un chemin différent de celui des autres.
Bunyan, qui n’avait rien perdu de cette conversation, fut saisi surtout de la paix sereine qui se dégageait comme un parfum de ces entretiens ; selon lui cette paix devait se trouver dans ces cœurs, unis par de tels sentiments de piété. Quelle nouveauté pour le chaudronnier ! ll se remit au travail, mais d’un cœur agité ; car, commençant par considérer sa vie précédente, il reconnut qu‘elle était fort éloignée de Dieu, et dépourvue de ce qui lui aurait permis de se réjouir avec ces humbles croyantes. Tout à coup il entend une harmonie de voix douces et pénétrantes : c‘étaient ces mêmes personnes qui, avant de se séparer, chantaient un cantique de louanges à leur Rédempteur. Le cœur de Bunyan se rompit, en quelque sorte, comme frappé par le caractère unique et les paroles touchantes de cet hymne, qu’il put nettement distinguer.
A dater de ce moment, il n‘eut plus de repos jusqu’à ce qu‘il l’ait trouvé aux pieds de Celui qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Après de longues nuits sans sommeil, le Seigneur lui fit la grâce de confesser ses péchés et d’en recevoir le pardon.
Sa conversion fut si réelle, et son Sauveur lui devint si précieux, qu‘une vie de persécution et de captivité ne fit que le rendre plus inébranlable dans la foi en Christ.
Dans nos jours de tiédeur, de mondanité, combien difficilement quelqu‘un pourrait recevoir tant de bien en écoutant à la dérobée la conversation familière d’un certain nombre de personnes réunies dans une maison. Soit dans les campagnes, soit dans les villes, dans quelle classe que ce soit de la société, que de choses superficielles occupent les esprits et font l’objet des conversations plutôt que ce que le Rédempteur a fait et ce qu’Il a souffert afin de délivrer le pécheur du pouvoir de Satan, de la mort, du monde, du péché, de la juste colère de Dieu et de l’enfer.
Une des preuves que c’est Satan, le prince de ce monde, qui affaiblit et épouvante la généralité des soi-disant chrétiens, c’est qu’il les tient occupés de toute sorte de vanités, de divertissements, d’intérêts mondains.
Il n’y a rien d’étonnant si ces cœurs ne peuvent connaître cette joie pure et sereine qui accompagne la certitude d’être sauvé par l‘œuvre parfaite de Christ, et le fait d’être connu et aimé de Dieu comme étant son enfant, ainsi que de posséder un héritage incorruptible réservé dans les cieux pour tous ceux qui Lui obéissent.
Par quel moyen Satan tient-il sous sa puissance les fils de ce présent siècle mauvais ? N‘est-ce pas en leur faisant trouver dans ce monde ce qui satisfait leurs convoitises, les choses que recherche le cœur naturel ? Mais le monde passe et sa convoitise. Que reste-t-il alors au pécheur appelé à paraître devant Dieu dans ses péchés ? Absolument rien qui puisse le recommander auprès de son Juge.
De tout ce qu’il a aimé dans ce monde, il ne lui reste qu’une seule chose : le fardeau de ses péchés. Et ce fardeau-là qui pourra le supporter ?
Toutefois il y a un lieu sûr ou l’on peut déposer pour toujours cette terrible charge qui pèse impitoyablement sur le cœur, cachant la face du Dieu vivant. John Bunyan trouva ce lieu à la croix du Calvaire. C’est là précisément où le brigand repentant fut délivré, trouvant un Sauveur en Celui qui était crucifié à côté de lui. Puis il reçut de sa part l’assurance d’être ce jour-là dans le paradis en compagnie de son Seigneur. Comme ce malfaiteur, Bunyan aussi crut en Jésus et se réjouit de faire connaître à d’autres, comment, au pied de la croix, le fardeau du pécheur tombe.
La volonté de Satan est de retenir comme esclaves, tous ceux qui aiment le monde, ses plaisirs et ses vanités, et de les garder éloignés de Dieu et ennemis de la vérité. La volonté de Dieu, au contraire, est de les voir venir à Jésus afin qu’ils possèdent, par la foi en Lui, la rémission de leurs péchés et la vie éternelle. La paix avec Dieu et la joie à toujours en sa sainte présence sont dorénavant leur part.
Lecteur, à laquelle de ces deux volontés es-tu soumis ? Pensée solennelle ! Ton sort éternel dépend du choix que tu feras entre la vie et la mort, comme dit Moïse au peuple d’Israël (Deut. 30. 19). Pendant qu’il en est temps, prends-y garde !
D’après le Salut de Dieu 1912
HASARD OU PLAN DE DIEU ?
HASARD OU PLAN DE DIEU ?
Le cœur de l’homme se propose sa voie, mais l’Éternel dispose ses pas.
Prov. 16. 9
Les mots “chance” ou “hasard” appartiennent à notre vocabulaire quotidien. Un tel n’a jamais de chance ; celui-ci a eu la chance de sa vie, à tel autre encore on souhaite bonne chance. En réalité, l’emploi de ces mots laisse supposer que le sort de chacun de nous est soumis au hasard. La Bible nous montre qu’il n’en est rien, et en donne une belle illustration dans l’histoire de Ruth (environ 13 siècles avant Jésus Christ). Ruth est une jeune femme moabite. Elle quitte pourtant son pays pour accompagner Naomi, sa belle-mère israélite, qui retourne en Israël après un certain temps d’absence au pays de Moab. Veuves toutes les deux, sans ressources, elles arrivent à Bethléem, en Judée. Dans ce pays, Ruth sera considérée comme une étrangère. Elle n’a aucun droit pour y vivre. Pour assurer leur survie, Ruth se met à glaner des épis dans un champ d’orge qui, fortuitement, se trouve être celui de Boaz, l’un des plus proches parents de Naomi. Celui-ci veut bien accueillir Ruth et sa belle-mère, mais il a aussi, selon la loi juive, la possibilité d’épouser Ruth pour assurer une descendance à son mari décédé. Ruth deviendra alors l’arrière-grand-mère du roi David et appartiendra à la lignée du Messie !
Quel plan d’amour de Dieu pour une veuve étrangère et démunie ! Dieu nous montre ainsi qu’en fait de hasard, c’est lui-même qui contrôle tout dans la vie de chacun. C’est ce Dieu d’amour qui vous conduit maintenant à lire ces lignes pour vous faire rencontrer celui qui veut et qui peut vous sauver : Jésus Christ, le Rédempteur.
D’après la Bonne Semence Juin 2017
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)
MARIE DE MAGDALA
MARIE DE MAGDALA









