À PROPOS DU SPIRITISME

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À PROPOS DU SPIRITISME

 

La Parole de Dieu est tout à fait catégorique dans la condamnation qu’elle prononce sur ceux qui cherchent à entrer en relation avec le monde des êtres spirituels célestes et à se mettre sous l’autorité d’une puissance supérieure à celle de l’homme.
« Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu » (1 Jean 4. 1). Il ne s’agit pas là, par contre, d’avoir à faire avec le monde des esprits, mais d’éprouver l’esprit qui parle par la bouche d’un prophète, « car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde ». Ces individus ne confessaient pas « Jésus Christ venu en chair », c’est-à-dire qu’ils ne présentaient pas le Christ selon la vérité de la Parole de Dieu. Ils ne reconnaissaient pas non plus la Parole de Dieu annoncée par les apôtres : « Celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas ». Le critère est le même aujourd’hui : celui qui s’occupe de spiritisme se met, volontairement, entre les mains de Satan, qui guette toujours l’occasion de jeter le déshonneur sur le Seigneur et de provoquer la ruine des âmes.
Quelques citations de la Bible relatives à ces pratiques.

Sous la loi.
« Tu ne laisseras point vivre la magicienne » (Ex. 22. 18).
« Vous ne pratiquerez ni enchantements, ni pronostics… Ne vous tournez pas vers ceux qui évoquent les esprits… L’âme qui se tournera vers ceux qui évoquent les esprits et vers les diseurs de bonne aventure… je mettrai ma face contre cette âme-là et je la retrancherai du milieu de son peuple ». (Lév. 19. 26, 31 ; 20. 6).
« Il ne se trouvera au milieu de toi… personne qui consulte les esprits ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel » (Deut. 18. 10 et 11).
« La rébellion est comme le péché de divination » (1 Sam. 15. 23).
« Saül mourut dans son péché qu’il avait commis contre l’Éternel… pour avoir interrogé une femme qui évoquait les esprits pour les consulter ; et il ne consulta point l’Éternel » (1 Chron. 10. 13).
« (Manassé) établit des évocateurs d’esprits et des diseurs de bonne aventure : il fit outre mesure ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, pour le provoquer à colère » (2 Chron. 33. 6).
« Et s’ils vous disent : Enquérez-vous des évocateurs d’esprits et des diseurs de bonne aventure, qui murmurent et qui chuchotent… un peuple ne s’enquiert-il pas de son Dieu ? ira-t-il aux morts pour les vivants ? A la loi et au témoignage ! S’ils ne parlent pas selon cette parole, il n’y a pas d’aurore pour lui (pour le peuple) » (És. 8. 19 et 20).

Sous la grâce.
« Or les œuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont… la magie… au sujet desquelles je vous déclare d’avance… que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Gal. 5. 19 à 21).
« Quant… aux magiciens… leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort » (Apoc. 21. 8).
« Dehors sont les chiens, et les magiciens… et quiconque aime et fait le mensonge » (Apoc. 22. 15)

D’après Almanach Évangélique 1930

 

TOUTES SORTES DE PRIÈRES

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TOUTES SORTES DE PRIÈRES

 

Ô toi qui écoutes la prière ! tout homme viendra à toi. Ps. 65. 2.
Tout homme pieux te priera au temps où l’on te trouve. Ps. 32. 6.
Éternel ! le matin tu entendras ma voix … ; je disposerai ma prière devant toi et j’attendrai. Ps. 5. 3.
Par la prière, le croyant s’adresse à Dieu, un Dieu qui écoute la prière, qui est Tout-puissant, et qui aime ceux qui se confient en Lui. La prière a donc toujours constitué une grande ressource pour les croyants de tous les temps.
La Bible invite le croyant à prier :
En toutes choses (Phil. 4. 6). Rien n’est trop petit ou insignifiant pour Dieu, tous les détails de la vie quotidienne sont, pour nous, une occasion de prier.
En tout lieu (1 Tim. 2. 8). Dieu est partout, Il nous voit et nous entend. Nous pouvons donc Lui parler, où que nous soyons.
A toute heure (Ps. 5. 3. ; 141. 2). Le matin ou le soir, de nuit comme de jour. Dieu ne dort jamais (Ps. 121. 3). Il est toujours attentif, nous pouvons nous adresser à Lui à n’importe quelle heure.
En tout temps (Ps. 62. 8. ; Éph. 6. 18). De l’enfance à la vieillesse, les temps de la vie se succèdent : périodes heureuses ou difficiles, joies et épreuves, vie de famille ou solitude. Mais Dieu reste toujours le Même, et la prière est une ressource permanente.
Par toutes sortes de prières (Éph. 6. 18). La prière peut prendre des formes très variées : simple demande, supplication instante, appel au secours, épanchement du cœur, cri de détresse, questionnements, remerciements et actions de grâce, louange et adoration …
Dans la Bible, on trouve de nombreux croyants en prière. Nous allons considérer quelques-unes de ces prières, qui illustrent la grande variété de cette ressource que Dieu met à notre disposition.

Éternel ! … Toi tu regardes la peine et le chagrin … ; le malheureux s’abandonne à toi. Ps. 10. 12 et 14.
L’Éternel … aura égard à la prière du désolé, et il ne méprisera pas leur prière. Ps. 102. 16 et 17.
Mes amis se moquent de moi …. vers Dieu pleurent mes yeux. Job 16. 20.

Anne, Ézéchias : prières et larmes.

– Anne est la femme d’Elkana, serviteur de l’Éternel (1 Sam. 1. 1 à 18). Elle n’a pas d’enfant, ce qui lui cause un immense chagrin. Dans son entourage, elle entend des remarques désagréables. Et son mari, bien que plein d’affection, ne se rend pas compte à quel point elle souffre. Incomprise, Anne pleure souvent. Un jour où elle accompagne son mari au temple, Anne est tellement triste qu’elle ne mange pas. Son mari s’en étonne, et tente de la consoler. Anne a le cœur plus lourd que jamais. Alors elle entre dans le temple et se met à prier. Elle exprime tout son chagrin à Dieu, et pleure abondamment. Lorsqu’elle sort du temple, l’expression de son visage a changé. Elle sait qu’elle a été entendue, comprise, et exaucée. Quelques mois plus tard, elle donne naissance à Samuel.

– Le roi Ézéchias est malade, et un prophète vient de lui annoncer qu’il va mourir (2 Rois 20. 1 à 7). Alors il se tourne vers le mur et, comme Anne, il prie et verse beaucoup de larmes. La réponse ne se fait pas attendre. Dieu lui dit : « J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ; … je te guérirai » (2 Rois 20. 5).
– Nombreux sont les croyants qui ont fait la même expérience qu’Anne ou Ézéchias : des prières ; des larmes, et un Dieu qui console et répond.
Ami croyant, Dieu n’est pas indifférent à vos larmes, à votre chagrin. Quand vous avez le cœur lourd, ou que personne ne vous comprend, ne craignez pas de pleurer devant Dieu, « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Cor. 1. 3 et 4).

Daniel … entra dans sa maison ; et, ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu, comme il avait fait auparavant. Dan. 6. 10.

Daniel : la prière, une habitude quotidienne.

Déporté avec ses compagnons juifs à la cour du roi de Babylone, Daniel est resté fidèle à Dieu dans toute sa conduite, à l’écart des réjouissances de la cour. Avec ses amis, il persévère dans la prière. Dieu permettra que le roi Darius le remarque et lui confie de hautes responsabilités à la cour. Ses collègues, jaloux, cherchent alors à mettre Daniel en difficulté. Connaissant ses habitudes, ils persuadent Darius d’interdire dans son royaume, pendant un mois, toute prière à quiconque d’autre qu’au roi, sous peine d’être jeté en pâture aux lions.
Que va faire Daniel ? Chercher une échappatoire ? Non, le verset ci-dessus le montre tranquille, confiant en Dieu. Pour lui, la prière n’est pas un devoir religieux, une récitation machinale … Non, c’est sa vie, la source de sa force. Sans elle, il ne peut pas assumer ses responsabilités.
Daniel prie donc comme à son habitude, et sans se cacher. Car il connaît le Dieu qu’il prie chaque jour, et s’en remet à Lui. Ses ennemis le surprennent, et on le jette aux fauves. Mais son Dieu veille, et les lions ne lui font aucun mal. Alors, le roi le fait sortir de la fosse : il reconnaît la grandeur du Dieu de Daniel, et ses ennemis sont confondus. Par sa fidélité, Daniel a glorifié son Dieu.
Chrétiens, la prière fait-elle partie de notre vie habituelle, quotidienne, et de nos priorités ? Nous est-elle indispensable ? Satan cherche par divers moyens à nous priver de ces précieux moments. Comme Daniel, prions coûte que coûte, nous ne serons pas perdants.

(Jésus dit à Ses disciples) : Quand ils vous livreront, ne vous inquiétez pas de savoir comment parler ou que dire, car ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Mat. 10. 19.
Moi je vous donnerai des paroles et une sagesse auxquelles tous vos adversaires ne pourront pas répondre ni résister. Luc 21. 15.

Néhémie : une prière éclair.

Néhémie fait partie des Juifs exilés à Babylone ; il est échanson à la cour du roi Artaxerxès (Néh. 2. 1 à 8). Il vient de recevoir de mauvaises nouvelles de ses compatriotes rentrés au pays. Très inquiet, il supplie Dieu, avec larmes et humiliation (Néh. 1. 4 à 11), afin d’obtenir du roi la permission d’aller dans son pays, pour se rendre compte de la situation.
Alors que Néhémie se trouve à son poste, servant le vin au roi, celui-ci lui demande tout à coup pourquoi il a l’air si préoccupé. Avant de répondre au monarque, il prie : « Je priai le Dieu des cieux ; et je dis au roi … » Il ne lui est pas possible de prier longuement dans sa chambre. Le roi est devant lui et attend sa réponse. L’enjeu est immense. Alors il adresse à Dieu une prière éclair. Il prie quelques secondes, puis il répond au roi. Dieu lui donne les mots à exprimer, et fait en sorte que le roi lui accorde la permission désirée.
Chrétiens, la prière éclair est à notre portée tous les jours. Recevons-nous un appel téléphonique inattendu ? Quelqu’un nous pose-t-il une question qui nous embarrasse ? Devons-nous donner rapidement un avis, ou prendre une décision importante, lourde de conséquences pour nous ou d’autres ? Nous trouvons-nous dans une situation grave, où il faut réagir vite ? Notre Dieu est là, Il n’attend pas de longs discours. Faisons appel à Lui, quelques fractions de seconde suffisent. Puis allons simplement de l’avant, en comptant sur Lui pour être guidés, dans nos paroles et dans nos actes.

Jonas pria l’Éternel, son Dieu, des entrailles du poisson, et il dit : J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu … Et moi je disais : Je suis rejeté de devant tes yeux : toutefois, je regarderai encore vers le temple de ta sainteté. Jon. 2. 2 à 5.

Jonas : un cri de détresse.

Dieu a confié au prophète Jonas la mission de porter un message aux habitants de Ninive. Cela lui déplaît, car ce qu’il doit leur dire n’est pas agréable à transmettre. Pensant échapper à Dieu et à Sa mission, il décide de fuir, et s’embarque pour cela sur un navire. Mais Dieu, qui s’occupe de Jonas, envoie une violente tempête. Jonas dort ! Le navire est près de se briser, et les marins affolés le réveillent. Il leur avoue que, par sa désobéissance, il est la cause de cette tempête. Il les invite à le jeter à la mer, afin que la tempête s’apaise pour eux. Les marins s’y résignent finalement, non sans avoir d’abord tout tenté pour éviter d’en arriver là.
Voilà donc Jonas à la mer. Pour les marins, il est perdu. Mais Dieu va-t-Il laisser Son prophète se noyer ? Non ! Il prépare un grand poisson qui avale Jonas. Préservé miraculeusement, Jonas passe trois jours et trois nuits à l’intérieur du poisson, loin de tout secours humain. Alors, du fond de sa détresse, il crie à « son Dieu ». Ce Dieu qu’il fuyait va-t-Il l’entendre, dans ce lieu insolite ou personne ne peut le voir ? Nous lisons : « J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu ». Alors qu’il est encore au fond de sa prison, Jonas sait qu’il a été entendu. Et Dieu commande au poisson de vomir Jonas sur la terre ferme. Jonas accomplira alors sa mission.
Chrétiens, notre désobéissance à Dieu nous amène parfois dans une situation désespérée. Soyons certains que, là encore, nous pouvons appeler Dieu au secours, et être entendus !

Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut. Gen. 25. 21.
Si nous demandons quelque chose selon sa volonté, Il nous écoute. 1 Jean 5. 14.

Isaac : une prière instante.

Isaac est le fils d’Abraham et de Sara. Bien avant la naissance de ce fils, Dieu avait promis à Abraham qu’il aurait une descendance nombreuse qui serait issue d’Isaac (Gen. 15. 5, 6 et 17; 15, 16). Celui-ci, devenu adulte, épouse Rebecca. Mais un grave problème se pose pour le couple : Rebecca est stérile, elle n’a pas d’enfant. Que vont devenir les promesses de Dieu ? Isaac va-t-il se résigner ? Non !
Car c’est aussi un homme de foi, qui a appris à connaître pour lui-même le Dieu de son père. Et il se tourne vers Lui. Il prie, il prie même instamment. Sa prière ne s’appuie-t-elle pas sur une promesse formelle de Dieu à Abraham ? N’est-elle pas selon Sa volonté ? Isaac prie instamment, et Dieu écoute ses prières ; après 20 ans de mariage, il reçoit la réponse de Dieu : la naissance de deux fils, Jacob et Ésaü. Et c’est de Jacob que naîtra le peuple d’Israël, et plus tard, Jésus, le Messie promis.
Ce récit nous apprend qu’il y a des cas où Dieu attend de nous de l’insistance dans la prière. Nous savons que notre prière est selon Sa volonté. Mais Dieu met à l’épreuve notre foi dans Ses promesses, ainsi que notre patience. Il veut nous amener à Lui montrer que Ses promesses ont du prix pour nous, et que nous comptons sur elles.
N’hésitons pas à prier, même si les circonstances de notre vie paraissent s’opposer à l’accomplissement de ce que Dieu nous a promis. Et s’Il ne répond pas tout de suite, persévérons. Il a Ses raisons pour nous faire patienter. Mais Dieu tient toujours fidèlement Ses promesses !

Jahbets invoqua le Dieu d’Israël, disant : Si tu me bénissais abondamment … et si tu me mettais à l’abri du mal, en sorte que je sois sans douleur ! Et Dieu fit arriver ce qu’il avait demandé. 1 Chron. 4. 9 et 10.

Jahbets : un appel à la grâce.

Le prénom de Jahbets signifie « douleur », car sa mère a beaucoup souffert en le mettant au monde. Son prénom va donc lui rappeler toute sa vie que la douleur est présente dans le monde, comme suite du péché (voir Gen. 3. 16). Avec un tel prénom, va-t-il passer sa vie à gémir ? Bien au contraire ! Le sentiment d’être marqué par les conséquences du péché le conduit à invoquer le Dieu d’Israël, dans une prière admirable. Il demande à Dieu de le bénir abondamment, bien qu’il n’ait aucun mérite à faire valoir pour justifier cette bénédiction.
Jacob, autrefois, avait aussi fait un vœu, mais dans un état d’esprit bien différent. Il voulait faire sa part, conclure un contrat avec Dieu, marchander sa bénédiction (Gen. 28. 20 à 22). Jahbets, lui, est conscient qu’il n’a rien à offrir à Dieu, il n’a pas de prétentions. Il invoque uniquement Sa grâce. Il sait qu’il a affaire à un Dieu riche, toujours disposé à donner, et il n’est pas déçu : « Dieu fit arriver ce qu’il avait demandé » … Dieu se plaît à répondre à l’humble prière de cet homme de foi, sans rien demander en retour. En effet, on ne fait jamais appel en vain à la grâce de Dieu. Il trouve Son plaisir chez ceux « qui s’attendent à sa bonté » (Ps. 147. 11).
Chrétiens, nous sommes tous, par notre naissance, marqués par le péché, comme Jahbets, et rien ne nous est dû de la part de Dieu. Mais Il aime bénir, librement, abondamment. Faisons donc appel à Lui avec hardiesse, sans oublier que c’est toujours sur la base de Sa grâce qu’Il nous bénit.

Je sais, Éternel, que la voie de l’homme n’est pas à lui, qu’il n’est pas au pouvoir de l’homme qui marche de diriger ses pas. Jér. 10. 23.

David : Que dois-je faire ?

David est roi sur le peuple d’Israël, il succède à Saül. David est un croyant, il connaît Dieu et a confiance en Lui. Il a fait l’expérience de Ses soins et de Sa protection, au cours des années où Saül, jaloux, le persécutait. Et maintenant qu’il est roi, David continue à mettre sa confiance en son Dieu.
Le voilà confronté à une attaque des Philistins, ennemis d’Israël (1 Chron. 14. 8 à 16). David, aussitôt, prie Dieu pour Lui demander ce qu’il doit faire. Dieu lui dit alors de livrer bataille à ses ennemis, et lui donne la victoire.
Peu après, les Philistins sont de nouveau là, il faut agir. La situation semble très comparable. Est-ce bien utile de prier Dieu une nouvelle fois ? Ne peut-on pas agir de la même manière ? Non, David interroge à nouveau son Dieu. Et la réponse qu’il reçoit est l’opposée de la précédente ! Mais David s’y conforme simplement, sans discuter, et remporte de nouveau la victoire.
Cette attitude est instructive pour tout chrétien. Dans nos difficultés ou nos choix, demandons à Dieu de nous guider. Et si certaines situations se reproduisent, ne nous croyons pas assez sages pour y faire face par notre propre sagesse. Consultons Dieu à chaque occasion. Des situations qui se ressemblent peuvent être, en fait, très différentes. Dieu seul en possède tous les éléments, et Il est en mesure de nous conseiller avec sagesse. Comme David, demandons-Lui par la prière ce que nous devons faire, lisons Sa Parole avec soin, et conformons-nous humblement à Ses directions ; nous nous en trouverons bien.

(Dieu dit à Job:) Connais-tu les lois des cieux ? … Peux-tu élever ta voix vers les nuages, en sorte que des torrents d’eau te couvrent ? Job 38. 33 et 34.
Élie pria … et le ciel donna de la pluie. Jac. 5. 18.

Élie : la fervente supplication du juste (1 Rois 17 et 18).
Le prophète Élie vivait au temps d’Achab, un roi d’Israël qui ne se souciait pas de Dieu. Élie, lui, vivait en relation étroite avec Dieu, et la conduite impie du roi l’attristait. Son ardent désir était d’amener Achab, et le peuple de Dieu avec lui, à se repentir et à revenir à l’Éternel. Dans ce but, il pria instamment qu’il ne pleuve pas pendant un certain temps. Et, à sa prière, Dieu a retenu la pluie pendant trois ans et demi. La sécheresse a été terrible, mais l’épreuve a produit un résultat, et ce peuple a reconnu que l’Éternel est Dieu (1 Rois 18. 39). Alors, toujours à la prière d’Élie, Dieu a envoyé une pluie abondante. A cause de la prière d’un homme de foi, le Créateur a donc commandé aux éléments de la nature, en vue du bien de tout un peuple.
Cette prière est mentionnée dans le Nouveau Testament par l’apôtre Jacques, comme une prière particulièrement remarquable. Mais il précise : « Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous » (Jac. 5. 17). Pourquoi cela ? Parce que nous pourrions, les uns et les autres, dire : – Moi, je ne suis pas Élie, ma prière ne vaut pas la sienne … Mais Dieu veut encourager la foi du plus faible d’entre nous. Un chrétien a dit : Ce n’est pas Élie qui est un homme merveilleux, c’est le Dieu en qui il se confiait. Et voilà l’essentiel.
Oui, le Dieu qui commande à la pluie de tomber sur la terre est le Maître de l’univers, et tout Lui obéit. Mais Il écoute la prière des Siens, et peut faire de grandes choses en réponse à la foi.

J’ai supplié trois fois le Seigneur … et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes faiblesses … Lorsque je suis faible, alors je suis fort. 2 Cor.12. 8 à 10.

Paul : quand Dieu dit : Non.

L’apôtre raconte aux croyants de Corinthe une expérience unique (2 Cor. 12. 1 à 10) : il a été enlevé transitoirement au paradis, et a entendu des paroles merveilleuses, inexprimables dans le langage humain. Mais ensuite, il est « revenu sur terre » pour accomplir la mission que Dieu lui confiait. Or Dieu savait que Paul était exposé à tirer orgueil de ces révélations extraordinaires. Pour le maintenir dans l’humilité, Il a permis que Son serviteur soit affecté par un handicap physique qui le faisait beaucoup souffrir. L’apôtre supplia trois fois le Seigneur de l’en délivrer, mais la réponse a été négative. En lui laissant ce handicap, son Seigneur lui apprenait à s’appuyer sur Lui. Et cela démontrait que la puissance de sa prédication venait de Dieu, et non pas de lui-même.
Loin de se révolter, Paul s’est soumis paisiblement. A cause de ce handicap, il a appris et transmis d’importantes leçons. Et le Seigneur s’en est servi pour encourager et consoler des générations de croyants, souffrant de diverses façons, sans que Dieu juge bon de retirer l’épreuve. Si son handicap lui avait été enlevé, ce résultat n’aurait pas été obtenu. Quelle perte pour nous tous !
Dieu répond toujours à Ses enfants : Il les aime. Il leur répond parfois « oui », quelquefois « non », ou bien « attends un peu ». Il n’est pas indifférent à nos peines, mais Il veut s’en servir pour notre bien et pour le bien de ceux qui nous entourent. Si, dans Sa sagesse, Il ne nous délivre pas, soumettons-nous paisiblement et, comme Paul, apprenons ce que signifie : « Ma grâce te suffit ».

Épaphras, … esclave du Christ Jésus … combat toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu ; … il est dans un grand travail de cœur pour vous. Col. 4. 12 et 13.

Épaphras : combattre par la prière.

Épaphras est appelé « esclave du Christ Jésus ». Il servait donc son Seigneur avec un entier dévouement. Et son service fidèle portait le caractère d’un combat, mais d’un combat bien particulier, qui se livrait à genoux. Ce croyant combattait par la prière, pour le bien et la santé spirituelle des croyants.
Contre quels adversaires combattait ce « soldat de Jésus Christ » (2 Tim. 2. 3) ? Ce n’était pas une lutte physique, mais spirituelle « contre les dominateurs de ces ténèbres, contre les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes » (Éph. 6. 12). Satan et ses anges sont désignés comme étant les adversaires invisibles qui cherchent à nuire aux croyants. C’est donc contre eux qu’Épaphras menait une véritable lutte. Il priait pour ceux que Satan attaquait par des doutes et par toutes sortes de tentations. Il était très engagé dans ces prières, c’était pour lui un grand travail de cœur.
Il ne priait pas seulement pour son entourage immédiat, mais pour des croyants de divers lieux.
Ce combat est à la portée de chaque chrétien, jeune ou âgé, en bonne santé ou malade, libre ou prisonnier … Épaphras lui-même a beaucoup prié, du fond d’une prison (Philémon 23)
La prière est souvent le moyen le plus efficace, et parfois le seul, pour venir en aide à nos frères et sœurs dans la foi, elle est aussi essentielle pour le bien de nos familles et de nos foyers (Néh. 4. 14).

J’ai porté envie aux arrogants … Ils prospèrent dans le monde, ils augmentent leurs richesses.
Certainement c’est en vain que j’ai purifié mon cœur … J’ai médité … jusqu’à ce que je sois entré dans les sanctuaires de Dieu … j’ai compris leur fin. (Ps. 73. 3 à 17).

Asaph : prières, questions, perplexité (Ps. 73).

Asaph est l’auteur de nombreux psaumes. Dans celui-ci, il exprime sa perplexité devant ce qu’il voit autour de lui.
C’est un croyant, mais il en vient à envier ceux qui vivent sans Dieu et pourtant prospèrent dans le monde. Tout semble réussir à ces hommes méchants et incroyants. Ils parlent et agissent en affirmant que Dieu ne les voit pas. Asaph, lui, rencontre beaucoup de difficultés, alors qu’il cherche à plaire à Dieu dans sa vie. Il se dit : – A quoi bon respecter Dieu ?
Ce croyant est donc plongé dans la perplexité, et ses tristes réflexions le rendent malheureux. Mais soudain, son discours change du tout au tout (v. 17). Pourquoi ? Parce qu’il se tourne vers Dieu avec ses questions et qu’il entre dans Sa présence. Et là, les choses lui apparaissent sous un jour bien différent ! Il prend conscience que ces hommes qu’il enviait vont au-devant du jugement, alors que lui-même a une place auprès de Dieu pour l’éternité (v. 24). Il comprend aussi que Dieu ne l’a jamais abandonné au travers de toutes ses difficultés. Alors, ses questions, sa perplexité, et même son amertume font place à la joie, à la confiance et à l’espérance.
Chrétiens, beaucoup de choses peuvent nous paraître injustes ou incompréhensibles dans ce monde. Mais, comme Asaph, approchons-nous de Dieu avec nos questions. Tout nous apparaîtra alors sous un éclairage différent, sous la lumière d’en-Haut, et nous serons apaisés – mieux encore, confiants en Sa bonté.

A toi, Éternel, est la grandeur, et la force, et la gloire, et la splendeur, et la majesté … nous louons ton nom glorieux.
Et qui suis-je, et qui est mon peuple, que nous ayons le pouvoir d’offrir ainsi volontairement ? Car tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons. 1 Chron. 29. 10 à 14.

David : prière de louange et d’adoration.

Le roi David est âgé, et il s’apprête à laisser le trône à son fils Salomon. C’est à celui-ci que reviendra le privilège de bâtir le temple de Dieu. David a tout préparé pour cela, tellement cette maison lui tient à cœur. Il réunit tout le peuple, leur parle du futur temple, et fait appel aux dons volontaires. Le peuple, d’un seul cœur, offre des matériaux en abondance pour la maison de Dieu. Alors David, heureux et reconnaissant, adresse à Dieu cette prière de louange et d’adoration. Il célèbre Sa grandeur, et s’émerveille d’avoir le privilège d’offrir quelque chose à un tel Dieu. Il rappelle toute Sa bonté envers Son peuple, et termine en invitant tous ceux qui sont présents à se prosterner devant l’Éternel. Cette louange jaillit spontanément du cœur du roi David. La grandeur, la puissance et la bonté de Dieu éveillent chez lui le sentiment profond de sa petitesse et une adoration fervente.
Chrétiens, la bonté de Dieu s’est montrée de façon encore plus merveilleuse par le don de Son Fils unique et bien-aimé, pour des hommes pécheurs et ennemis. Comme David, nous nous sentons bien petits devant une telle bonté. Avec l’apôtre Paul, nous nous écrions : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Cor. 9. 15). Et notre cœur déborde de reconnaissance envers l’auteur de notre salut, notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang, … à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! » (Apoc. 1. 5-6)

L’Esprit nous est en aide dans notre faiblesse ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables. Rom. 8. 26.
Christ … aussi intercède pour nous. Rom. 8. 34.

Nous avons ainsi considéré plusieurs exemples de croyants en prière, et chacun nous enseigne d’une manière ou d’une autre:
Avons-nous un chagrin personnel, et nous sentons-nous incompris ? Éprouvons-nous le besoin vital d’un contact quotidien avec notre Dieu, le besoin de Sa sagesse pour faire face à nos responsabilités professionnelles ? Sommes-nous confrontés à des circonstances imprévues dans lesquelles il faut réagir rapidement ? Nous trouvons-nous dans une situation désespérée par notre propre faute ? Rencontrons-nous des difficultés dans notre vie de couple ou de famille ? La bénédiction de Dieu a-t-elle pour nous de la valeur ?
Avons-nous besoin de conseils pour une décision à prendre ? Désirons-nous ramener à Dieu des croyants en mauvaise santé spirituelle ? Souffrons-nous d’un handicap personnel ? Sommes-nous au courant des difficultés de nos amis croyants ? Nous sentons-nous perplexes ou tourmentés par des questions insolubles ? Sommes-nous dans l’admiration devant la grandeur de Dieu, devant Son intérêt et Sa bonté envers nous ?
Alors, comme Anne, Ézéchias, Néhémie, Jonas, Isaac, Jahbets, David, Élie, Épaphras, Asaph et Paul, prions, pleurons, supplions, insistons, crions, demandons, combattons, espérons ! Et ensuite, soumettons-nous en paix et adorons …
Et si nous n’avons même plus la force de prier avec des mots, faisons monter vers Dieu nos soupirs. L’Esprit Saint les présentera à Dieu sous la forme d’une prière intelligente.

D’après la Bonne Semence 2017

PARLEZ DE JÉSUS A VOS ENFANTS

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PARLEZ DE JÉSUS A VOS ENFANTS

 

Mamans, parlez de Jésus à vos enfants !
Et ne craignez pas de commencer trop tôt. Vous ne savez pas à quel point le sol tendre du cœur de vos enfants est propre à recevoir la semence divine.
S’ils n’ont pas l’air de comprendre tout d’abord, laissez au Saint Esprit le soin d’expliquer vos paroles, ayez confiance dans le Seigneur et parlez, semez toujours ; un jour vous moissonnerez.
Il y a longtemps, les troupes du gouvernement des États-Unis capturèrent une bande d’Indiens qui avaient longtemps exercé le brigandage sur les frontières de l’Ouest.
On trouva entre autres dans leur campement bon nombre d’enfants volés qui avaient vécu des années parmi eux.
Le fait fut rendu public dans la région, avec invitation adressée à tous ceux qui avaient perdu des enfants de venir reconnaître les leurs.
De toutes parts on vit accourir des mères et, dans le nombre, une maman à qui deux chers petits avaient été volés : un garçon et une fille.
Elle s’approcha du groupe des enfants, le cœur palpitant de crainte et d’espérance.
Promenant le regard de l’un à l’autre, elle cherchait avec angoisse quelques traits de ressemblance avec ses enfants, mais en vain, et ne vit les yeux d’aucun s’éclairer d’une lueur d’intelligence subite.
Déjà la pauvre mère allait tourner le dos, le désespoir au cœur, lorsqu’un des assistants lui demanda si elle n’avait pas le souvenir de quelque mélodie qui put rappeler à ses enfants le temps de leur enfance.
Refoulant ses larmes, elle se mit à chanter d’une voix douce et claire un cantique de Jésus et du ciel, qu’elle avait eu l’habitude de chanter autrefois à ses enfants.
Elle n’eut pas le temps de finir la première strophe, qu’un petit garçon et une petite fille, sortant du groupe, s’écrièrent : maman, maman ! et s’élancèrent dans les bras ouverts de leur mère.
Le souvenir de la mère s’était effacé avec les années dans le cœur des enfants : le souvenir de ce qu’elle leur avait dit et chanté de Jésus subsistait.

Bienheureux, vous qui semez près de toutes les eaux. És. 32. 20.
Il y a un salaire pour ton travail, dit l’Éternel. Jér. 31. 16.

D’après Almanach Évangélique 1933

 

LES ENSEIGNEMENTS D’UNE MÈRE

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LES ENSEIGNEMENTS D’UNE MÈRE

 

Quand je perdis ma mère, j’étais encore très jeune, mais pourtant assez âgé pour que les enseignements qu’elle m’avait donnés aient produit sur mon cœur une impression profonde. Ce souvenir m’accompagna jusque dans le collège où l’on me plaça pour y faire mes études, car il ne s’y trouvait pas un seul élève pieux. Bien au contraire, plusieurs de mes camarades tournaient en dérision tout ce qui touchait à la religion, et je sentais ma conscience atteinte en songeant à tout ce que j’avais reçu dans mon enfance. Je n’avais pas de Bible et je n’osais en acquérir une, de peur que, si on la trouvait dans ma chambre, ce ne soit un nouveau sujet de plaisanterie pour mon entourage. Enfin, n’y tenant plus, je priai un de mes amis, chez qui j’allais souvent les jours de congé, de demander à sa mère si elle aurait un livre sérieux à me prêter. Elle me fit envoyer le volume désiré ; il était très usé, la couverture était noire comme du charbon ; on voyait qu’il avait été feuilleté depuis des années par de nombreux lecteurs.
Dès que je l’eus reçu, je l’emportai dans ma chambre. Après avoir fermé la porte à double tour, je me jetai sur mon lit et me mis à dévorer le précieux volume. Tout à coup on frappa violemment à ma porte. Je devinai que c’était un élève qui venait me demander quelque service. Craignant que mon trésor ne fût découvert, je me tins tout à fait tranquille, pour faire croire que j’étais absent. Les coups redoublèrent de plus belle, si bien que, craignant que la porte ne cède, je finis par ouvrir. Mon camarade entra et, voyant mon livre, s’en saisit. Lorsqu’il lut le titre, il me demanda :
– Pourquoi lis-tu des livres pareils ?
Mon visage s’empourpra, mais Dieu vint à mon aide et je répondis d’un ton décidé :
– Parce qu’ils m’intéressent.
– Crois-tu que tu trouveras Dieu ? me demanda le jeune homme d’un ton si angoissé que j’en fus consterné. Moi, j’ai cherché à Le trouver, mais je n’y ai pas réussi. Quand je suis entré au collège, je faisais profession de religion, puis j’ai eu peur, j’y ai renoncé, j’ai suivi le chemin des méchants, et maintenant je crains qu’il ne soit trop tard pour revenir en arrière.
La conversation continua quelque temps et j’appris ainsi qu’il y avait dans l’établissement deux autres élèves, animés de sentiments qui semblaient sérieux. Nous avons décidé de les inviter à se joindre à nous et le lendemain après-midi, comme nous avions demi-congé, nous avons tenu une réunion de prières dans ma chambre – du moins nous avons essayé de prier. Jamais je n’ai entendu de prières pareilles, car nous ne savions pas prier. Nous avons essayé ensuite de chanter un cantique à mi-voix, pour ne pas attirer l’attention. On nous surprit néanmoins. Nos camarades se groupèrent devant la porte et firent un vacarme tel que le surveillant dut les contraindre à se disperser. Il en résulta un grand scandale et, le soir, le Directeur procéda à une enquête. Un des meneurs du charivari, qui était aussi un des plus mauvais garnements de l’école, se leva et déclara qu’il s’agissait d’une réunion de prières et que ni lui ni ses camarades ne permettraient qu’il y en ait de telles dans la maison. Ému jusqu’aux larmes, le Directeur ne put s’empêcher de dire :
Se passe-t-il donc des choses pareilles sous mon toit ? C’est Dieu qui l’a permis. Mes amis, vous serez protégés. Votre prochaine réunion de prière aura lieu dans mon salon privé et je serai des vôtres.
Il en fut ainsi dès le lendemain ; la moitié des élèves se joignirent à nous et il se produisit dans ce collège, jusqu’alors noté pour son impiété, un merveilleux réveil, qui se répandit dans toute la contrée.
Les parents chrétiens feront bien de se rappeler l’exhortation, accompagnée de cette promesse : « Au temps propre nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas » (Gal. 6. 10).

D’après Almanach Évangélique 1933

 

L’APPEL DES ALPES

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L’APPEL DES ALPES

 

Ils étaient deux frères qui passaient leurs vacances ensemble à Montreux, sur les bords du lac Léman. L’un était bachelier. L’autre allait terminer ses études universitaires ; fort marcheur, cavalier émérite, il avait aussi la réputation d’être le meilleur rameur du collège anglais qu’il fréquentait. L’avant-veille de leur dernier jour de vacances, leur conversation roulait sur un des sommets de la chaîne qui encadre merveilleusement le fond du lac : la dent de Jaman, cette roche nue, sortant, telle une gigantesque canine grise, de son socle, fait d’à pics formidables.
– Demain nous en ferons l’ascension, dit l’aîné. C’est notre dernière occasion.
– Entendu ! répondit son frère.
Mais le lendemain se leva gris et maussade et une étrange sensation d’un danger imminent saisit à tel point le plus jeune des deux qu’il supplia son frère de renoncer à son projet. L’aîné ne fit qu’en rire et, au petit jour, ils se mirent en route. Laissons la parole à celui des deux qui revint seul de l’excursion :
– A un certain endroit le sentier tournait brusquement à gauche, et mon frère décida de le quitter pour suivre le lit d’un torrent presque à sec, qui conduisait à droite. Ce fut une entreprise des plus laborieuses. Nous avions à escalader ou à contourner d’énormes rochers nus et lisses, semés sur une pente de plus en plus raide. A la fin, épuisé de fatigue, je dis à mon frère :
– J’espère au moins que nous ne redescendrons pas par ici.
– N’aie pas peur, répondit-il gaiement ; nous passerons ailleurs.

(Il n’est pas inutile d’ajouter que le sommet, très connu, dont il s’agit ici, est très facilement accessible par la face est, pourvu qu’on observe les précautions élémentaires requises lorsqu’on gravit une pente escarpée. Seuls des montagnards très bien entraînés peuvent s’y hasarder).

Parvenus tout près de l’endroit où le torrent prenait naissance, nous avons constaté que notre chemin aboutissait à une paroi à pic ; à droite et à gauche quelques touffes d’herbes et un ou deux buissons offraient des prises incertaines. Mon frère fit entendre un long sifflement de satisfaction :
– Nous y voilà enfin, dit-il. Nous sommes tout près du sommet. Mais il nous faut sortir d’ici ; ajouta-t-il après un rapide examen des lieux ; j’opte pour la droite.
L’étape ultime qui nous attendait me terrifiait ; mais j’avais une confiance aveugle dans le jugement de mon frère et nous avons abordé l’ascension finale. La pente était si peu sûre qu’il fallait éprouver la solidité du terrain à chaque pas qu’on faisait. Mes sinistres pressentiments du matin m’envahissaient de nouveau. Mon optimisme coutumier m’avait complètement abandonné et un effroi incontrôlable me paralysait de plus en plus. Mais il s’agissait de se raidir et d’achever l’ascension, car nous ne pouvions songer à redescendre par où nous étions montés. Parvenu à dix mètres à peine du sommet, je m’apprêtais à saisir une racine noueuse qui sortait d’une fente du rocher, quand, en levant la tête, je vis au-dessus de moi une pente absolument nue, à peu près verticale et sans la moindre prise.
Une voix encourageante se fit alors entendre :
– Eh bien ! Comment t’en tires-tu ? Moi, je suis au sommet.
– Je ne puis faire un pas de plus, répondis-je.
– Alors, attends ! fut la réponse. Je viendrai t’aider.
Un instant de silence suivit ; j’essayai de creuser avec la pointe de mon piolet une prise où je pourrais assujettir mon pied. La voix de mon frère se fit entendre de nouveau :
– Je suis mal placé, disait-il, et je ne sais pas comment m’en sortir.
Une seconde plus tard un cri étouffé retentit et, glacé d’horreur, je vis mon frère glisser à la renverse, passer à côté de moi à une allure vertigineuse, puis rouler de roc en roc, de saillie en saillie, jusqu’à ce que, au milieu du fracas des éboulis, il parvint au fond du précipice, à quelques centaines de mètres au-dessous de moi. Puis ce fut le silence complet, le silence de la mort.
Quarante ans se sont écoulés depuis lors et celui qui raconte cette catastrophe tremble et frissonne au souvenir de cette scène qu’il voit encore très distinctement Les yeux fixés sur l’abîme, l’oreille tendue pour saisir quelque mouvement, quelque son, je vis clairement le torrent au fond du gouffre.
Bien que j’aie été paralysé d’épouvante, l’instinct vital prit le dessus. Je me cramponnai à la frêle racine pour me donner un peu d’assurance. Mais quel espoir pouvais-je avoir d’échapper au sort qui avait frappé mon frère ? Combien de temps pourrais-je encore me maintenir dans cette position si horriblement critique ? Mes forces m’abandonneraient bientôt, et alors ?
Alors ? Il n’est pas exagéré de dire que je voyais l’enfer béant devant moi. Pour mon frère tout allait bien : il était sauvé, par la grâce de Dieu. Mais moi, malgré ma vie, en apparence irréprochable, je n’étais pas prêt à envisager l’éternité. Saisi d’un sombre désespoir, je m’écriai à haute voix : O Dieu ! Sauve-moi aujourd’hui et je te consacrerai ma vie !
Animé soudain d’une force surnaturelle, je me redressai lentement et réussis à mettre le pied dans le petit buisson que tenait ma main. Je me trouvai ainsi d’une longueur de corps plus haut, mais encore à deux mètres environ du sommet. Je me recommandai de nouveau à Dieu, jetai mon piolet au-dessus de la paroi et, d’un élan, parvins à poser le pied dans la niche que j’avais aménagée. Je pus ainsi me hisser en haut. J’étais sauvé. Après avoir repris mon souffle, je regardai autour de moi et découvris un sentier que je suivis en courant pour aller quérir du secours. Deux montagnards qui se rendaient à leur travail m’aperçurent. A mes appels ils s’empressèrent de venir de mon côté et je pus bientôt leur faire part de la catastrophe.
– Nous avons bien entendu une chute, dirent-ils.
L’instant d’après ils se dirigeaient vers le ravin où je les suivis, ne voulant pas les perdre de vue ; mais ils m’enjoignirent formellement de ne pas chercher à les suivre. Je m’appuyai contre un arbre et recommençai à crier à Dieu.
Peu après un cri parvint à mes oreilles :
– Il est mort. Il n’y a rien à faire.
Je n’insiste pas sur ce qui suivit immédiatement.
Deux semaines s’écoulèrent depuis la catastrophe. Timide comme beaucoup de garçons, quoique j’aie eu les parents les plus sages et les plus tendres, je ne pouvais m’ouvrir à eux sur ce qui s’était passé dans mon cœur ; mais un de mes camarades possédait le secret que je désirais connaître et j’obtins de ma mère la permission, qui me fut accordée de grand cœur, de l’inviter à la maison.
Un soir, nous nous promenions dans l’avenue bordée d’ormes qui conduisait de notre maison à la route. C’était à la fin d’août ; il faisait un temps radieux. Autour de nous régnaient le calme, l’harmonie ; tout semblait parler du ciel. Quand nous sommes arrivés au portail, mon ami me dit :
– Mon pauvre garçon, je suis très triste pour toi.
– J’aimerais avoir ton aide, répondis-je ; comment puis-je être en règle avec Dieu, comme il l’était, comme tu l’es toi-même ?
– Mais je puis t’aider. Le premier pas à faire, c’est de croire au pardon des péchés.
– Je suis las de l’entendre répéter et je ne comprends pas ce que cela signifie. Bien sûr que je sais que Jésus est mort pour mes péchés, mais cela ne m’aide en rien. Que veux-tu dire ?
– Je veux dire que si tu crois Dieu sur parole, et le Seigneur Jésus comme Sauveur, si tu reçois le témoignage de la Bible, que tes péchés te sont pardonnés par son nom, tu peux savoir que tu es pardonné.
– Très bien, dis-je avec quelque impatience, je crois que mes péchés sont pardonnés. Et ensuite ?
– Si tu crois du cœur, et si tu as réellement accepté le don du pardon de Dieu, tu es maintenant un pécheur pardonné.
– Quoi ! m’écriai-je en fixant sur lui un regard pénétrant. Veux-tu dire que tel que je suis ici, je peux lever les yeux vers Dieu et lui dire : Je suis certainement un pécheur pardonné ?
– Certainement, si tu crois Sa promesse.
Je me souviendrai toujours de l’endroit où j’entendis ces paroles. Je les répétai lentement : Je suis un pécheur pardonné. Puis, sans ajouter un mot, je partis comme une flèche dans la direction de la maison, montai tout droit dans ma chambre et, après avoir donné un tour de clé à la porte, je m’agenouillai devant mon lit, en disant :
Seigneur, je te remercie de ce que je suis un pécheur pardonné.
Ainsi je possédais la connaissance si longtemps désirée, le secret à la fois si simple et si profond, puisqu’il ne comporte rien de moins que la vie éternelle. Je m’étais figuré qu’il devait se produire en moi un changement extraordinaire, que mes pensées, mes vues sur toutes choses, mes sentiments allaient être entièrement modifiés. La simplicité même du fait m’ébranlait. Pour les uns, cette certitude s’insinue imperceptiblement, comme l’été sourit à la terre. Pour les autres, et c’était mon cas, un ami lève le voile et la lumière luit, éclatante. Cette connaissance est le premier pas dans la vie chrétienne. Il reste beaucoup à apprendre avec le secours du Saint-Esprit.

Il n’y a rien à ajouter à ce récit. Le narrateur devint par la suite un éminent serviteur du Seigneur.
Celui qui passe indifférent devant les droits de Dieu doit s’attendre à se voir un jour aussi près de l’enfer que le fut ce jeune homme, suspendu sur l’abîme, sans être prêt à entrer dans l’éternité.

D’après Almanach Évangélique 1934

 

EMPLOI DU DIMANCHE

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EMPLOI DU DIMANCHE

Privilège, joie et bénédiction d’assister au culte le dimanche

On cite le cas d’un croyant Anglais, âgé de plus de quatre-vingts ans, qui pouvait bien dire, comme le psalmiste : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! » (Ps. 122. 1).
Au cours de sa longue vie, il a assisté aux réunions de culte, le dimanche, 4120 fois. Il écrit à un ami : J’avais un mois quand on me porta pour la première fois dans la salle de réunions. Depuis lors, je n’ai manqué la réunion de culte que douze fois, et seulement pour cause de maladie. Voilà pourquoi je puis dire que j’ai assisté à la réunion de culte plus de quatre mille fois, avec une joie toujours nouvelle et une profonde reconnaissance envers le Seigneur.

D’après Almanach Évangélique 1931

JUSTE AU BON MOMENT

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JUSTE AU BON MOMENT

 

Roger Simms venait juste de quitter l’armée et avait hâte de retirer son uniforme une fois pour toutes. Il faisait du stop pour rentrer chez lui, et son sac de paquetage rendait son voyage bien plus ardu que ne l’est habituellement le stop. Montrant le pouce à une voiture qui arrivait, il perdit tout espoir en constatant qu’il s’agissait d’une voiture luxueuse d’un noir éclatant, si neuve qu’elle avait une plaque d’immatriculation temporaire dans la fenêtre arrière… pas tellement le genre de voiture qui s’arrêterait pour prendre un auto-stoppeur.
Mais à son grand étonnement, la voiture s’arrêta et la portière du passager s’ouvrit. Il courut vers la voiture, plaça son sac de paquetage délicatement à l’arrière et se glissa dans le siège avant en cuir. Il fut accueilli par le sourire amical d’un homme âgé de belle apparence, avec des cheveux d’un gris distingué et un beau bronzage.
« Bonjour, fiston. Es-tu en permission ou rentres-tu pour de bon ? »
« Je viens juste de quitter l’armée, et je rentre à la maison pour la première fois après plusieurs années », répondit Roger.
« Eh bien, tu as de la chance si tu vas à Chicago », dit l’homme en souriant.
« Pas aussi loin, dit Roger, mais ma maison est sur le chemin. Vivez-vous à Chicago, Monsieur ? »
« M. Hanover. Oui, j’y ai un commerce. » Et là-dessus, ils partirent.
Après avoir brièvement échangé l’histoire de leurs vies respectives, et parlé de tout et de rien, Roger, qui était chrétien, sentit une force le pousser à témoigner de Christ à M. Hanover. Mais témoigner à un homme plus âgé, un homme d’affaires de surcroît, qui de toute évidence avait tout ce qu’il pouvait vouloir, était assez intimidant. Roger ne cessait de repousser cette éventualité, mais en approchant de sa destination, il se rendit compte que c’était maintenant ou jamais.
« M. Hanover, commença Roger, j’aimerais vous parler de quelque chose de très important ». Puis, il lui expliqua le plan du salut, et finit par demander à M. Hanover s’il accepterait Christ comme son Sauveur. Au grand étonnement de Roger, la grande voiture se rangea sur l’accotement ; pendant un instant Roger pensa que M. Hanover allait le jeter dehors. Mais une chose étrange et merveilleuse se produisit : l’homme d’affaires inclina la tête sur le volant et commença à pleurer, affirmant qu’il voulait effectivement accepter Christ dans son cœur. Il remercia Roger de lui en avoir parlé, en disant : « C’est la plus grande chose qui me soit jamais arrivée ». Il déposa ensuite Roger chez lui et poursuivit sa route vers Chicago.
Cinq ans plus tard, Roger Simms s’était marié, avait un enfant et avait son propre commerce. Un jour, en faisant ses bagages pour se rendre à Chicago, il retrouva la petite carte de visite frappée en or que M. Hanover lui avait remise des années plus tôt.
Quand Roger arriva à Chicago, il chercha Les Entreprises Hanover et trouva qu’elles étaient situées en plein centre ville dans un édifice très haut et imposant. La réceptionniste lui dit qu’il serait impossible de voir M. Hanover, mais que s’il était un vieil ami, il pourrait voir Mme Hanover. Un peu déçu, on le fit entrer dans un bureau très élégant où une femme dans la cinquantaine était assise derrière un immense bureau en chêne.
Elle tendit la main. « Vous connaissiez mon mari ? »
Roger lui expliqua que M. Hanover avait été assez gentil pour le reconduire chez lui.
Un regard intéressé se lisait sur son visage. « Pouvez-vous me dire à quelle date cela s’est passé ? »
« Bien sûr, dit Roger. C’était le 7 mai, il y a cinq ans, le jour où j’ai quitté l’armée ».
« Et s’est-il passé quelque chose de spécial dans la voiture… quelque chose d’inhabituel ? »
Roger hésita. Devait-il mentionner le fait qu’il avait donné son témoignage ? Cela avait-il été une source de conflit entre eux, qui aurait résulté en rupture de mariage ou en divorce ? Mais encore une fois, il sentit que le Seigneur le poussait à dire la vérité. « Mme Hanover, votre mari a accepté le Seigneur dans son cœur ce jour-là. Je lui ai expliqué le message de l’Évangile, et il a rangé la voiture sur l’accotement et a pleuré, et ensuite il a choisi de faire une prière de salut ».
Soudain, elle commença à pleurer sans pouvoir se contrôler. Après plusieurs minutes, elle retrouva assez de maîtrise pour expliquer ce qui était arrivé : « J’ai grandi dans un foyer chrétien, mais pas mon mari. J’avais prié pour le salut de mon mari pendant plusieurs années, et je croyais que Dieu allait le sauver. Mais juste après qu’il vous a eu déposé, le 7 mai, il est mort dans une horrible collision frontale. Il n’est jamais arrivé à la maison. Je croyais que Dieu n’avait pas tenu sa promesse et j’ai cessé de vivre pour le Seigneur il y a cinq ans, parce que je lui en voulais de ne pas avoir tenu parole ».
Je peux comprendre Mme Hanover, et peut-être que vous le pouvez aussi. Il y a de longues périodes solitaires dans la vie où on dirait que Dieu est tout simplement devenu indifférent à l’égard de notre situation, ou que nos prières ferventes l’ennuient ou le rendent apathique.
C’est comme contempler des cadeaux bien enveloppés, mystérieux et non accessibles placés sous le sapin de Noël. À mesure que le temps passe et que l’espoir s’amenuise, nous commençons à nous demander si Dieu a vraiment des cadeaux pour nous.
Peut-être que vous attendez depuis longtemps que certaines situations changent dans votre vie. Vous avez attendu qu’il y ait un changement dans votre état de santé, dans vos relations, chez votre conjoint, chez vos enfants, à votre travail, dans vos finances, dans votre vie spirituelle. Et on dirait que l’attente n’en finit plus. On dirait que Noël ne viendra jamais. On dirait que l’éclairage ne changera jamais. On dirait que vous avez fait le numéro d’urgence du Seigneur mille fois et qu’il n’a jamais répondu.
Marie et Marthe en savent quelque chose. Elles ont vu leur frère s’affaiblir et mourir. Sa vie leur a échappé comme du sable coulant entre leurs doigts et elles n’ont pas pu l’arrêter, et le Seigneur n’est pas venu.
Ensuite Il est venu, mais il était trop tard. Mais non ! il n’était pas trop tard, parce que ce qu’Il avait l’intention de faire était quelque chose qui dépassait leurs pensées, leur expérience, leurs espoirs et leurs rêves, si bien qu’elles n’ont même pas pensé à le lui demander.
C’était une très bonne chose enveloppée dans une très mauvaise chose.
Et Il l’a livrée lui-même… juste au bon moment.
Il le fait toujours.

 

D’après Ron Mehl – Histoires qui touchent le cœur

 

SAISIR L’OCCASION

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Deux aveugles assis sur le bord du chemin, ayant entendu que Jésus passait, s’écrièrent, disant : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David. Et la foule les reprit, afin qu’ils se taisent ; mais ils criaient plus fort, disant : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David. Mat. 20. 30 et 31.

 

SAISIR L’OCCASION

 

Que serait-il advenu si les deux aveugles n’avaient pas crié, dans leur détresse, au moment où Jésus passait sur le chemin ? Peut-être que plus d’un d’entre nous n’aurait pas osé agir ainsi, ne croyant pas que Jésus pourrait réellement nous guérir. Ou bien nous aurions été retenus par la peur des autres ? Ces deux hommes ne savaient pas si Jésus passerait une autre fois par ce chemin. Pour eux, c’était maintenant ou jamais. De même, pour nous, il y a des occasions à ne pas laisser passer. Certaines ne se reproduiront pas.
Alors que vous lisez ce texte, la bonne nouvelle du salut vous est présentée. Vous ne pouvez pas savoir si Jésus s’approchera de vous une autre fois afin de vous inviter à ouvrir la porte de votre cœur pour Le recevoir. Il frappe aujourd’hui, disant : « Si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20). La Bible insiste et appelle : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).
Quelqu’un a dit une fois : « demain » est le mot du diable. Nous n’avons que le moment présent devant nous, et il peut être décisif pour le reste de notre vie. Chacun est invité à rencontrer Jésus maintenant, en plaçant sa confiance en Son œuvre accomplie sur la croix. Le moment présent peut déterminer votre avenir éternel.
Ne laissez pas passer l’occasion sans la saisir !

 

D’après « The Good Seed » mars 2016

 

POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE FOI ?

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Quel miracle fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions, et que nous te croyions ? Jean 6. 30.

 

POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE FOI ?

 

Pourquoi devrions-nous croire que Jésus est le Fils de Dieu ? Comment pouvons-nous savoir que Son affirmation qu’Il est le seul chemin vers Dieu est juste ?
Les contemporains de Jésus demandaient des signes comme preuve de Sa puissance divine. Jésus a effectivement effectué beaucoup de miracles que personne d’autre ne pouvait accomplir. En conséquence, « plusieurs crurent en son nom, contemplant les miracles qu’Il faisait ». Mais « Jésus lui-même ne se fiait pas en eux, parce qu’Il connaissait tous les hommes, et… ce qui était dans l’homme » (Jean 2. 23 et 25). Le Seigneur savait que la foi qui se base seulement sur les miracles ne peut être ni véritable, ni permanente. Aussi, Il les reprend : « Si vous ne voyez des signes ou des prodiges, vous ne croirez point » (Jean 4. 48).
Au chapitre 6, verset 2, nous lisons : « une grande foule le suivit, parce qu’ils voyaient les miracles qu’Il faisait sur ceux qui étaient malades ». Et de nouveau, au verset 30, nous les voyons demander encore un miracle supplémentaire.
Un miracle remarquable peut attirer l’attention sur Christ et produire une forte impression sur l’esprit et les sentiments des gens pendant un certain temps. Mais les décisions de la vie se font dans le cœur, et si nos cœurs ne sont pas convaincus par la vérité, il n’y a pas de place pour une foi vivante en Christ.
Nous pouvons tenir compte des preuves de la divinité de Jésus, mais si, dans notre cœur, nous refusons de reconnaître Ses droits, nous serons comme les gens de Son temps dont il est dit, à la fin : « Et quoiqu’Il eût fait tant de miracles devant eux, ils ne crurent pas en Lui » (Jean 12. 37).

« Seigneur, auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu ». (Jean 6. 68).
Un grand nombre de personnes avaient suivi Jésus parce qu’elles étaient impressionnées par Ses miracles de puissance (v. 2). Mais ensuite le Seigneur explique, en parlant dans un sens figuré, qu’ils pouvaient être guéris de la maladie du péché et recevoir la vie éternelle. « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle » (v. 54). Pour les Juifs, boire le sang était interdit par la loi. Quelques-uns de Ses disciples n’étaient pas d’accord avec cette mention de la chair et du sang d’un être humain, qui leur était insupportable, et ils se retirèrent d’avec Lui (v. 66).
Ce que signifient les paroles du Seigneur, c’est que c’est seulement à cause du fait qu’Il a volontairement sacrifié Sa vie sur la croix, que des pécheurs peuvent être réconciliés avec Dieu. Mais nos cœurs orgueilleux sont trop durs pour admettre que la distance entre nous et Dieu est trop grande pour que nous puissions faire quoi que ce soit pour la combler ; et que c’est pour cela qu’un Autre a dû mourir pour nous.
Le Seigneur demande ensuite aux douze disciples si eux aussi souhaitent le quitter. Pierre donne la réponse catégorique que nous avons dans le verset du début de ce feuillet. Il ne fait aucune mention des signes et des miracles du Seigneur. La foi de Pierre était fondée sur les paroles du Seigneur.
Ses paroles les avaient placés dans la lumière de Dieu. Le Seigneur leur avait dit la vérité au sujet de leur vie, et ils ne pouvaient pas la contester. Ils avaient reconnu le verdict de Dieu et avaient accepté le pardon de leurs péchés par Jésus Christ. Aussi, ils croyaient en Lui, non pas d’une façon aveugle ou superstitieuse, mais avec sincérité et constance. Ils avaient vraiment reconnu qui était Jésus.

 

D’après « The Good Seed » mai 2016

 

LA VOIX DE LA CRÉATION

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Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains… Il n’y a point de langage, il n’y a point de paroles ; toutefois leur voix est entendue. Ps. 19. 1 et 3.
Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes Ps. 107. 31. Tite 2. 13 et 14.

 

LA VOIX DE LA CRÉATION

 

Un chrétien de l’ex-République tchèque orientale raconte : « Au kolkhoze, nous avions affaire à un chef dur et autoritaire. Un jour, il arriva complètement transformé. Nous avons tous remarqué un grand changement en lui : il était devenu bienveillant envers nous, il ne jurait plus, il nous aidait. Pendant une pause dans le travail, il nous confia :
Il y a quelques semaines, je suis allé me promener. Il faisait déjà nuit, et le ciel était tout étoilé. Cela m’impressionna et je commençai à avoir des doutes : toutes ces merveilles pouvaient-elles s’être formées sans l’intervention de personne ? Impossible ! Toute construction nécessite un concepteur, un ouvrier… et cet univers se serait créé tout seul ?… Quelle erreur ! Je m’inclinai alors devant le Créateur. Mais Dieu continua ensuite le travail qu’Il avait commencé en moi, et j’ai aujourd’hui trouvé la paix, ayant confessé mes péchés et cru en Jésus Christ. Maintenant, je veux vivre en servant Celui qui est mort pour moi et qui a créé cette merveilleuse nature.
Un tel changement stupéfia mes compagnons, qui continuèrent néanmoins à respecter cet homme parce qu’il était notre supérieur. Pour moi, et pour tous ceux qui étaient aussi chrétiens, ce changement fut un don de Dieu. Nous avions désormais dans ce chef un ami et un frère, et cela nous aida beaucoup. Dieu s’était servi de la voix de la création pour accomplir une conversion miraculeuse ! »

 

D’après « Il buon seme » décembre 2015