LE CHANT DU CORDONNIER

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LE CHANT DU CORDONNIER

 

L’après-midi d’été étendait sa splendeur royale sur la campagne et la ville.
Les promeneurs passaient devant l’échoppe du cordonnier, les uns en flânant, les autres pressés, se dirigeant vers le grand parc, aux bords de la cité, où un concert allait être donné dans un kiosque.
Devant sa fenêtre ouverte, ombragée d’un léger store en auvent, le cordonnier, tout en tapant sur la semelle, chantait à pleine voix un vieux psaume huguenot, d’une harmonie suave.
Un jeune homme s’arrêta pour écouter. Comme le chanteur ne semblait pas en être gêné, il lui dit :
– Eh bien ! l’ami, vous avez l’air tout à fait heureux et satisfait !
L’ouvrier leva les yeux et reconnut un étudiant israélite, qui passait parfois dans la rue, mais auquel il n’avait jamais parlé.
– C’est vrai, Monsieur, fit-il gaiement. Je suis heureux et satisfait. Pourquoi ne le serais-je pas ?
– Oh !… par le fait… je n’en sais rien… Mais, vous savez, il y a si peu de gens contents dans le monde ! Et vous êtes, je le vois, dans une situation très modeste… J’espère que vous n’avez pas de famille à nourrir !
– Ah ! vous vous trompez, Monsieur, répondit le cordonnier en riant. J’ai une femme et sept enfants ! Je suis pauvre, c’est vrai, mais pourquoi cela m’empêcherait-il de chanter en travaillant ? Et puis, en réalité, je ne suis pas aussi pauvre que vous le pensez. Je suis fils de roi.
L’étudiant détourna la tête et s’en fut.
– Le pauvre type est détraqué, se dit-il, déçu. Et moi qui croyais qu’il pourrait me révéler le secret de son bonheur !… J’ai perdu mon temps !

Une semaine passa.
De nouveau, l’étudiant eut l’occasion de passer devant la maison du cordonnier.
Celui-ci travaillait toujours devant sa fenêtre et chantait… cette fois, un cantique vif et gai.
Le jeune homme salua ironiquement en levant son chapeau :
– Bonjour, Monsieur le Prince !
Il allait passer, sans s’arrêter, lorsque le cordonnier l’appela :
– Un mot d’explication, s’il vous plaît, Monsieur !… vous m’avez quitté brusquement l’autre jour… vous m’avez cru fou, n’est-ce pas ?
– Je l’avoue, dit l’étudiant un peu interloqué.
– Eh bien ! mon ami, je ne suis pas fou. Ce que j’ai dit est une réalité. Je suis le fils d’un roi. Voudriez-vous entendre un chant qui parle de ma royauté ? Écoutez.
Le jeune homme, convaincu qu’il allait s’amuser, et en même temps, faire plaisir à cet aliéné inoffensif, accepta avec une condescendance empressée.
Le cordonnier entonna le Choral de Luther et s’arrêta après ce vers :

Et ton royaume est pour les tiens !

– Comprenez-vous ? demanda le cordonnier.
– Non, dit le jeune homme, toujours sous l’impression qu’il avait à faire à un homme déséquilibré.
– Alors, poursuivit le cordonnier, je dois vous parler en détail du Royaume du Christ et de la gloire du Roi.
Le jeune Israélite entra et s’assit.
Le cordonnier avait mis de côté ses outils. Se tournant vers son visiteur, il commença à lui parler de la promesse divine, faite à nos premiers parents, lorsqu’ils furent bannis du Paradis terrestre, à savoir que la semence de la femme écraserait la tête du serpent.
Il lui montra cette promesse, de plus en plus mise en évidence, à travers les âges, par les prophéties, révélant d’une manière indiscutable, le Royaume du Rédempteur.
Il lui fit remarquer surtout comment ce qui est écrit dans la Loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes au sujet de Jésus-Christ s’est littéralement accompli ; comment « il convenait que le Christ souffrît ces choses pour entrer dans la gloire »; comment toute puissance au ciel et sur la terre Lui avait été donnée pour établir un Royaume qui ne sera jamais détruit et qui unit en une sainte fraternité Juifs et Gentils. Il expliqua comment il se fait que le sujet de ce glorieux royaume est un enfant de Dieu, Son héritier et le cohéritier de Christ, le Roi des rois qui régnera au siècle des siècles.
– Maintenant, dit le cordonnier, en prenant la main du jeune Israélite, qui entendait, avec une profonde surprise, et pour la première fois de sa vie, ce qui concernait les promesses faites à ses pères… maintenant, comprenez-vous pourquoi je pouvais vous dire : « Je suis fils de roi » ? Et pourquoi je suis parfaitement heureux et satisfait ? C’est parce que je crois en Jésus et que je L’aime ! Et les Saintes Écritures me disent que toutes choses sont à moi, sur la terre et dans le ciel, puisque je suis à Christ. Croyez-vous aux Prophètes ? Je sais que vous y croyez car je vois sur vos traits que vous êtes un de leurs descendants. Alors, mon ami, croyez en Celui duquel ils ont parlé !
L’étudiant écoutait en silence. Des pensées étranges traversaient son esprit. Enfin, il demanda timidement :
– Où pourrais-je en apprendre davantage sur ces choses ? Car je vois que votre foi est profonde et que vous avez la paix. Oh ! si je pouvais en jouir, moi aussi ! Mais je suis loin de la posséder !
Le cordonnier posa sa main sur une vieille Bible qui reposait sur un petit bureau à côté de lui.
– C’est là, dit-il, que vous apprendrez toutes choses. Emportez ce livre chez vous ; lisez-le attentivement. Et pendant que vous lutterez contre les ennemis de votre âme, moi, comme Moïse sur le Mont Sinaï, je prierai sans cesse pour vous. Et vous demanderez à Quelqu’un d’autre de prier pour vous – Quelqu’un que vous ne connaissez pas encore mais qui vous connaît ! qui est plus grand que Moïse… plus grand que tous.
Le jeune Juif serra la main du cordonnier avec gratitude, le salua respectueusement et sortit, emportant le Livre.
– Oh ! pensa l’humble ouvrier, veuille le Seigneur Jésus greffer aussi celui-là sur l’olivier franc (olivier cultivé, différent d’un olivier sauvage) ! (Allusion au passage de Romains 11. 16 à 24, où le peuple d’Israël est comparé à l’olivier franc sur lequel ceux d’entre eux qui se convertissent sont greffés à nouveau).

L’histoire continue : l’étudiant hébreu accepta Christ comme son Messie et son Sauveur. Il fut connu, et béni, par son zèle comme missionnaire parmi son propre peuple.
Il y a bien des leçons à tirer de ce récit. Il y en a une pour chaque lecteur.
La joie du cordonnier peut devenir celle de tous ceux qui la cherchent à la même source. Il n’en existe pas, au monde, de comparable. Elle nous accompagnera jusque dans l’éternité, infiniment multipliée en la présence de Celui qui nous a tant aimés, et par celle de toutes les âmes que nous aurons contribué à amener dans ce lieu du bonheur éternel.

D’après La Bonne revue 1927 (C.L.M.)

 

CORONA 6

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CORONA 6 (sixième semaine)

Les secours de Dieu

 

En lisant la Bible, plusieurs sont choqués par les guerres, ou par les chutes de ceux qui sont considérés comme justes. Il y a un contraste énorme entre la loi qui dit : « œil pour œil, dent pour dent », et la grâce apportée par le Seigneur Jésus : « si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre » (Ex. 21. 24 ; Mat. 5. 39). L’histoire des hommes au cours des siècles est marquée par de nombreuses manifestations de leur nature pécheresse, et Dieu n’a pas caché ce qui s’est passé. Il a mis en évidence le bien et aussi le mal. Le disciple de Christ, qui a reçu une vie nouvelle avec la présence de l’Esprit Saint en lui, peut tirer instruction des récits même violents de l’Ancien Testament. Par eux, il est enseigné à pratiquer le bien et à rejeter le mal, sachant que « toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice (2 Tim 3. 16) ».
Celui qui lit la Bible sans avoir reconnu son état de pécheur, sans être venu à la vie en acceptant Jésus comme son Sauveur personnel, ne peut pas faire une application spirituelle des guerres de conquêtes de Canaan, et alors il se dit : la Bible cautionnerait la violence ? Beaucoup d’autres questions se dresseront devant lui, et Satan en profitera pour l’empêcher de venir à la lumière, d’accéder par la foi à la vie nouvelle et éternelle.
Ceci étant dit, considérons quelques circonstances vécues au cours des âges par des croyants. Ces récits démontrent que, par chaque épreuve souvent difficile, le Seigneur prépare les Siens (Ps. 144. 1 et 2). Les quarante années passées dans le désert à garder les troupeaux de son beau-père ont formé Moïse pour conduire le peuple d’Israël hors d’Égypte. De fort qu’il se croyait, il dut apprendre que la puissance de Dieu s’accomplit dans la faiblesse. Arrivé devant la Mer Rouge, quand l’ennemi approchait par derrière, il pourra dire au peuple : « Ne craignez point… l’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles » (Ex. 14. 13).
David, en gardant les troupeaux de son père, arracha une brebis de la gueule d’un lion et une autre de celle d’un ours. Rempli de foi en l’Éternel qui l’avait délivré du lion et de l’ours, il se présenta devant Saül, le roi d’Israël avec ces mots : l’Éternel « me délivrera de la main de ce Philistin » (1 Sam. 17. 37). Le jeune berger s’avança au-devant de Goliath avec son bâton, sa fronde et cinq pierres lisses. D’une seule pierre, il abattit le géant qui avait tenu dans la terreur une armée entière pendant quarante jours. Puis, avec l’épée de celui qui se croyait plus fort que le Dieu d’Israël, il ôta la vie au géant et délivra le peuple ! Image bien frappante de notre Seigneur qui, par l’arme de Satan, la mort, a rendu Satan impuissant en ressuscitant, et a délivré « tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, assujettis à la servitude » (Héb. 2. 14 et 15).
Les cinq pierres lisses peuvent se comparer à la faiblesse des moyens humains. Les disciples du Seigneur Jésus s’inquiétant au sujet de la foule qui avait faim, reçurent cette réponse de leur Maître : « vous, donnez-leur à manger ». Ils n’avaient que cinq pains et deux poissons ! Jésus leur dit : « Apportez-les-moi ici… et il regarda vers le ciel et bénit ; et ayant rompu les pains, il les donna aux disciples, et les disciples aux foules » (Mat. 14. 17 à 19).
Sachons mettre à la disposition du Maître ce que nous avons, et Lui agira ou multipliera, ne serait-ce que cinq pierres ou cinq pains. Comme Jésus, lever les yeux vers le ciel pour bénir ou rendre grâces, c’est avoir la confiance que Dieu répondra (Jean 11. 41). David savait-il pourquoi il fut inspiré à prendre cinq pierres lisses ? Pensait-il qu’une seule pierre suffirait ? Peut-être pas, mais il savait une chose, c’est qu’il serait délivré ! Et David s’avança et « frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front ; et il tomba sur sa face contre terre » (1 Sam. 17. 49). Il y avait une main derrière le jeune berger, et cette main était celle de Dieu qui a dirigé la pierre au seul endroit vulnérable d’une imposante armure.
Les épreuves d’Abigaïl, la femme de Nabal, un homme qui « était dur et méchant dans ses actes », lui furent d’un grand secours. Elle avait acquis une sagesse qu’elle utilisa pour empêcher le futur roi d’Israël de se faire justice en détruisant la maison de son mari. Afin d’apaiser la colère de David, elle se hâta pour aller à sa rencontre, avec « deux cents pains, et deux outres de vin, et cinq moutons tout apprêtés, et cinq mesures de grain rôti, et cent gâteaux de raisins secs, et deux cents gâteaux de figues sèches » (1 Sam. 25. 18) – un présent qui calma une violente fureur (Prov. 21. 14).
Josaphat, roi de Juda, alors qu’une grande armée arrivait contre lui et contre son peuple pour leur faire la guerre, rechercha l’Éternel, publia un jeûne et rassembla le peuple. Debout au milieu de l’assemblée de Juda et de Jérusalem, et réalisant qu’il n’y avait point de force en Israël, il supplia le Dieu de ses pères. Un prophète apporta la réponse : « Ce n’est point à vous de combattre en cette affaire ; présentez-vous, et tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel qui est avec vous… ne craignez pas et ne soyez pas effrayés ; demain, sortez à leur rencontre, et l’Éternel sera avec vous (2 Chr. 20. 17). Pendant qu’ils entonnaient le « chant de triomphe et la louange » leurs ennemis s’entre-tuaient. Ainsi, ils ont commencé leur campagne en recherchant l’Éternel, et l’ont terminée en bénissant Son nom.
En chaque occasion, l’obéissance et la foi ont été des instruments pour la victoire.
Tous ceux qui ont suivi une école militaire ont commencé par apprendre trois choses fondamentales : l’obéissance, la patience et l’action dirigée. Présentement, dans le confinement, nous sommes au stade de l’obéissance et de la patience. Si le Seigneur le permet nous considérerons ces trois thèmes si importants dans la vie chrétienne.
« Or, à celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen ». (Éph. 3. 20)

 

LE NOM QUI SAUVE

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LE NOM QUI SAUVE

 

« Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom. 10. 13).
«Il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4. 12).

En 1885, Louis Pasteur découvre le vaccin contre la rage, ce qui le rend célèbre dans toute l’Europe.
Dans le district de Smolensk (Russie), dix neuf personnes mordues par un loup enragé ont entendu parler de ce vaccin qui pourrait les guérir. Malgré leurs graves blessures, ils ont fait le déplacement jusqu’à Paris.
Ils sont arrivés le 14 mai 1886. Ces étrangers, avec leur bonnets de fourrure et leurs bandages ont attiré l’attention.
Ne sachant pas parler le français, ils ont simplement répété : Pasteur, Pasteur ! Ils ont été conduits jusqu’à lui. Et ces paysans russes, qui semblaient destinés à mourir, ont été guéris, à l’exception de trois d’entre eux, dont l’état était trop grave.
En remerciement, le star Alexandre III a donné à Pasteur une somme d’argent considérable pour la fondation appelée aujourd’hui l’Institut Pasteur.
Ces pauvres Russes ne parlaient pas un mot de français, mais ils connaissaient le nom de celui qui pouvait les sauver.
Dans une autre sphère, le monde entier souffre d’une maladie mortelle, qui est le péché.
Pour vous guérir, il n’y a qu’un seul remède ; il suffit de connaître un seul Nom. Quiconque invoque ce Nom par la foi reçoit la guérison et le salut.
Ce Nom est le nom de Jésus, en qui nous trouvons le pardon, la libération et la paix.
« Jésus, qui était de Nazareth, comment Dieu l’a oint de l’Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien, et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance ; car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38).

D’après la Buena Semilla 2020 Avril 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

LAISSEZ VENIR À MOI LES PETITS ENFANTS

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LAISSEZ VENIR À MOI LES PETITS ENFANTS

 

Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas. (Mat. 19. 14).

C’est un sujet d’ordre pratique que nous désirons placer devant le cœur des parents chrétiens à qui le Seigneur a confié des enfants.
Dans Son amour, le Seigneur accorde des enfants à la plupart des parents chrétiens, et Il désire que ces jeunes âmes soient élevées pour Lui. Il les aime beaucoup.
Le Seigneur a montré beaucoup d’égards envers les enfants, Il les a pris en considération quand Il était sur la terre ; Il se réjouissait de les prendre entre Ses bras et de les bénir (Marc 9. 36 et 10. 16).
Dans le livre des Proverbes, il est écrit au chapitre 22 : « Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie ; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera point » (v. 6).
A cette exhortation divine, les parents chrétiens sont sensibles et attentifs, parce que c’est la volonté de Dieu, qui est bonne, agréable et parfaite (Rom 12. 2).
Les parents israélites étaient exhortés à éduquer leurs enfants de la même façon qu’ils l’avaient été eux-mêmes, par les paroles de l’Éternel.
« Et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force. Et ces paroles, que je te commande aujourd’hui, seront sur ton cœur. Tu les inculqueras à tes fils, et tu en parleras, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras » (Deut. 6. 5 à 7).
Ces paroles étaient sur le cœur des parents à cause de l’amour que l’Éternel avait pour eux ; la suite normale, c’est qu’ils aimaient l’Éternel en Lui obéissant.
Ce passage du Deutéronome renforce et complète les paroles de l’apôtre Paul aux Éphésiens : « Élevez-les (vos enfants) dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur » (Éph. 6. 4). Il est important de former l’intelligence spirituelle de nos jeunes enfants par une éducation d’ordre divin. C’est une telle éducation qu’avait reçue Timothée dès son enfance ; il avait été instruit dans les Saintes lettres. Le résultat a été qu’il a reçu dans son cœur la foi de sa mère et de sa grand-mère. Ensuite, le Seigneur a pu se servir de lui pour qu’il soit une aide dans l’Assemblée.
L’amour du Seigneur envers nous, parents chrétiens, nous pousse, et nous aide à ne pas négliger ce service de l’éducation de nos enfants pour Lui – et pour eux.
Ce devoir, à la fois paternel et maternel, de faire connaître à nos enfants la Parole de Dieu, est primordial dans leur éducation. Quels soucis n’avons-nous pas pour leur santé physique, pour leur éducation scolaire ou pour leur profession future ! Tout cela est normal pour leur vie sur la terre. Mais ne serions-nous pas davantage exercés pour ce qui concerne leur bonheur présent et éternel ?
Ce serait une erreur que de confier l’éducation spirituelle de nos enfants seulement aux chers frères et sœurs qui s’occupent des écoles du dimanche. Leur travail est précieux, des fruits heureux en sont visibles, grâce au Seigneur. Mais c’est avant tout aux parents croyants que Dieu dit « tu en parleras… »
La lecture de la Parole en famille est-elle régulièrement et journellement faite dans notre maison ? Nos enfants y assistent-ils ?
Dès le commencement de nos journées, il y a beaucoup d’obstacles qui peuvent nous empêcher de prendre un moment pour lire la Parole ensemble avec notre épouse et nos enfants.
Nous nous rassemblons pour prendre la nourriture pour nos corps, faisons-le aussi pour nourrir nos cœurs des paroles du Seigneur.
Certes, un effort de la part de la maman est indispensable, mais le Seigneur l’aidera, ainsi que son mari, pour que la lecture en commun puisse se faire. Goûter, apprécier personnellement l’amour du Seigneur dans les Écritures est un préalable indispensable à l’éducation spirituelle de nos enfants.
Cette lecture journalière de la Parole de Dieu, que sera-t-elle ? Un chapitre pris ici où là, sans ordre ? Non, car il y a une bénédiction spéciale à lire en suivant, les chapitres d’un livre de la Parole. Le choix du livre est important, les jeunes oreilles doivent se familiariser avec les Évangiles et les premiers livres de la Bible. Des récits simples sont nécessaires pour faire aimer à écouter la Parole de Dieu. Nous prierons en couple pour ce travail de la Parole dans le cœur des enfants. Si le père lit et médite lui-même auparavant les versets qui seront lus avec les enfants, il pourra plus facilement les aider à mieux les comprendre. Nous remercions le Seigneur de nous avoir donné des commentaires simples pour nous aider à comprendre et transmettre Ses pensées à la génération suivante.
Pour fixer dans la mémoire de nos enfants quelque chose de la Parole, il y plusieurs moyens : la prière des parents, celle aussi de l’assemblée locale à ce sujet ; d’autres moyens, par exemple, pour ceux qui ont appris à lire, les faire participer à la lecture d’un ou deux versets chacun en proportion de son âge. Un autre moyen est de donner un verset à apprendre et à réciter. Durant la journée, la maman pourra aider par ses explications et avec patience à apprendre le verset.
C’est une démarche qui, avec l’aide du Seigneur, fera que nos enfants seront attirés à Lui. Ils seront ainsi protégés face à tout ce que le monde leur propose pour captiver leur attention dans le but de les entraîner loin de Dieu.
Quel encouragement dans ce verset des Proverbes déjà cité : « Élève le jeune garçon selon la règle (ou à l’entrée) de sa voie ; même quand il vieillira, il ne s’en détournera point » (22. 6). Dieu fait une promesse et Il est fidèle.
C’est un privilège d’avoir des enfants, et en réponse à cette faveur du Seigneur, les parents chrétiens désirent, avec tout le secours de Sa grâce, assumer leurs responsabilités liées à ce privilège.
Quelle joie pour un Caleb et les siens, qui avaient suivi pleinement la parole de l’Éternel, d’entendre sa fille lui demander avec zèle et insistance encore plus de bénédictions (Jos. 15. 16 à 19 ; Juges 1. 12 à 15).
Quelle tristesse quand Eli le sacrificateur doit entendre de la part de l’Éternel qu’il n’avait pas retenu ses fils et que sa maison serait visitée par la discipline à cause de cela (1 Sam. 3. 13).
« Ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas » (Gal. 6. 9).
Que Dieu nous encourage, dans l’obéissance et par amour pour Lui, à être fidèles dans le devoir qu’Il nous confie, travail d’amour auprès de nos chers enfants.

 

D’après F. Gaufres
Congo

 

NE CRAINS RIEN !

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NE CRAINS RIEN !

JÉSUS EST TON SAUVEUR, TON BERGER ET TON SEIGNEUR

 

On est dans une période plutôt anxiogène. Ce n’est pas très rassurant d’écouter les nouvelles aujourd’hui, de suivre l’actualité. Et pour nous, comme chrétiens, c’est un exercice. Mais le Seigneur veut nous dire : « Ne crains pas ». Et Il dit « ne crains pas » à certaines personnes qui sont plus exposées à la peur dans ces temps difficiles. Il y a ceux qui sont plus fragiles dans leur constitution et qui ont besoin plus particulièrement du secours du Seigneur par rapport à la peur, à la crainte. On n’est pas tous constitués de la même manière. Certains ont plus besoin que d’autres d’entendre ce message.

 

Regardons ce « ne crains rien » qu’on entend de la part du Seigneur, comme si on l’entendait d’abord du Sauveur, ensuite du Berger, et puis du Seigneur. On sait qu’on ne peut pas découper notre Seigneur Jésus en différentes personnes. Il est un. Mais il y a trois aspects différents dans Sa Personne quand Il nous donne ce message : « Ne crains rien ».

 

Nous lisons d’abord un verset dans Ésaïe au chapitre 43 : « Mais maintenant, ainsi dit l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob, et qui t’a formé, ô Israël : Ne crains point, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et, par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. Car moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur » (v. 1 à 3). Quelles belles promesses ! Si le Seigneur, dans Sa grâce, peut simplement appliquer cette promesse à nos âmes, et nous, à la vivre en réalité, le but du message de ce soir sera atteint. Le Seigneur peut faire cela par Son Esprit, mais nous avons aussi à réfléchir ensemble autour de ce thème, pour qu’il puisse imprimer cela sur nos cœurs.

 

Il y a plusieurs raisons qui sont invoquées par le Seigneur pour qu’on ne craigne pas, mais la principale d’entre elles c’est « car moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur ». Et pourquoi le fait qu’il est notre Sauveur nous pousse-t-il à ne pas craindre ? On trouve assez rapidement une réponse à cette question. Regardons un peu plus avant dans l’Écriture, d’une manière un peu détaillée, un peu étayée, pour fortifier nos âmes dans ce fait qu’Il est notre Sauveur et que ce fait-là nous aide à ne pas craindre. La première question c’est : où le thème de la peur est-il abordé pour la première fois dans la Parole ? On sait que c’est dans le livre de la Genèse au chapitre 3, juste après l’entrée du péché dans le monde. « Et l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? Et il dit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché » (v. 9 et 10). Voilà la toute première mention de la peur dans la Parole de Dieu, et on sait que la première occurrence d’un mot est souvent chargée d’une signification forte. Que venait-il de se passer ? Le péché était entré dans le monde, parce que l’homme avait succombé à deux arguments de Satan. Le premier c’est « Quoi, Dieu a dit ? ». Satan a poussé l’homme à l’incrédulité. Le deuxième, c’est la promesse : « vous serez comme Dieu ». Satan a poussé l’homme à l’orgueil. Ces deux composantes, qui sont à la base du péché, sont fertiles pour la peur. Pourquoi cela ? Parce que ces deux origines du péché, ces deux racines du péché dans mon cœur, m’éloignent de Dieu. Elles font que Dieu nous est un Dieu distant, un Dieu sur Lequel on ne peut plus compter, s’appuyer, et alors la peur est là. Là il y avait aussi, bien entendu, la culpabilité qui s’est imposée pour la première fois dans le cœur d’Adam et Ève, alors qu’avant ils avaient été en paix pendant longtemps dans la joie du jardin d’Éden. Quelle chose terrible ! Il y avait le sentiment d’une perte. La plus grande de ces pertes, c’est la relation avec Dieu. Et alors ils ont senti qu’ils ne pouvaient plus se présenter tels qu’ils étaient devant Dieu. Ils savaient qu’il fallait qu’ils se revêtent de quelque chose et ils ont essayé de se revêtir avec des feuilles, mais c’était inutile. Il fallait autre chose, il fallait des peaux d’animaux qui symbolisaient déjà qu’il fallait la mort de quelqu’un pour qu’ils soient revêtus. Et si la question du péché et de la culpabilité devait être réglée, et la justice de Dieu satisfaite, Dieu a donné cette solution pour nos péchés, pour le péché. C’est une solution pour la question de la peur.

 

Nous allons voir cela dans l’épître aux Romains, au chapitre 8. Une fois que l’apôtre Paul a terminé l’exposé doctrinal du salut, les merveilles que Dieu a déployées pour nous sauver, pour nous justifier, pour nous libérer des conséquences du péché, pour nous affranchir, pour nous libérer aussi de la condamnation de la loi, quand on arrive à la fin du chapitre 8, il y a, on peut le dire, un état idéal du croyant , le croyant qui marche par l’Esprit, qui est conduit par l’Esprit, un fils de Dieu conduit par l’Esprit. Comment s’exprime ce croyant-là ? Lisons ce passage à partir du v. 31 : « Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur » (v. 31 à 39). Quelle attitude triomphante ! Il n’y a aucune peur dans le cœur du croyant qui s’exprime ainsi. Il a une pleine confiance en son Dieu et Père, une pleine confiance dans son Sauveur Jésus Christ. Il n’y a rien qui puisse l’atteindre. Pourquoi cela ? Le point clé de ce passage, c’est l’amour de Dieu qui est dans nos cœurs et qui prend dans le cœur du croyant une place tellement grande, le croyant est tellement rempli de l’amour de Dieu, et il a tellement cette certitude que cet amour ne pourra jamais lui être ôté, que rien ne peut le séparer de cet amour. Alors les épreuves qu’il traverse, prennent leur juste dimension, leur juste place. Dans ce même chapitre on a ce verset 18 qui dit : « j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir qui doit nous être révélée ». Ici aussi on a une mise en balance : les souffrances du temps présent, ce qui peut nous faire peur, et la gloire à venir qui doit nous être révélée, qui est tellement grande que les épreuves prennent leur juste place. Et puis dans les versets qu’on a lus, il nous est parlé de l’amour de Dieu qui est tellement grand et qui nous est assuré avec une telle fermeté que les épreuves et les difficultés prennent leur juste place. Enfin dans ce passage on voit que le fait d’avoir cette attitude triomphante n’est pas là parce qu’il n’y a pas d’épreuves, parce qu’il n’y a pas de difficultés. Paul en cite plusieurs : la tribulation, la détresse, la persécution, la famine, la nudité, le péril, l’épée, des choses difficiles, des choses graves, qui nous impressionnent beaucoup et qui ont impressionné beaucoup de croyants qui les ont traversées avant nous. Il cite aussi les diverses sources de ces choses : la mort, la vie, les anges, les principautés, les choses présentes et les choses à venir, les puissances, les hauteurs, les profondeurs, aucune autre créature, tout ce qui peut nous causer du trouble – rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Effectivement il y a des choses difficiles, les puissances qui sont autour de nous, les puissances spirituelles de méchanceté. On est dans un monde qui est ennemi de Dieu. On a aussi une maladie qui est là, toutes sortes de circonstances qui sont difficiles. Et parfois on prie en demandant d’être délivré des circonstances difficiles. On peut se poser la question : Est-ce que c’est juste ? Pensons au Seigneur Jésus à Gethsémané, comment il priait. Il a dit : « Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi » (Marc 14. 36). Il y avait une angoisse très profonde dans le cœur de notre Sauveur, une angoisse immense. Il a fait cette prière, Il a demandé que l’épreuve Lui soit épargnée parce qu’elle était absolument terrible pour Lui. Mais en même temps notre divin Sauveur savait qu’Il devait la traverser. Alors Il a pu ajouter à Sa prière : « Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » (Luc 22. 42) de sorte que nous n’avons pas à demander à Dieu de nous ôter une épreuve qui nous semble trop difficile pour nous. Mais nous pouvons aussi, à la suite de notre Sauveur, demander la force de l’accepter si c’est la volonté de Dieu que nous traversions cette épreuve.
A ce sujet on va voir aussi l’amour qui nous est mentionné dans ce passage des Romains. C’était l’expression de l’apôtre Jean : « l’amour parfait chasse la crainte » (1 Jean 4. 18). Notre Seigneur voudrait qu’on soit assuré de Son amour et qu’on n’ait jamais de crainte de le perdre. Peut-être que vous doutez parfois de votre salut. Ici il y a une déclaration extrêmement claire, que rien ne peut vous séparer de l’amour de Dieu qui est manifesté dans le Christ Jésus. Encore une certitude. Il n’y a pas de crainte à avoir. Celui qui a confié sa vie au Seigneur, qui est passé par la repentance, peut être pleinement assuré de l’amour de Dieu envers lui pour l’éternité. Le Seigneur Jésus nous a sauvés, Il a résolu notre plus grande crise, alors Il est aussi capable de résoudre les plus petites et de nous aider à les traverser. Le Seigneur Jésus, comme Sauveur, nous appelle à ne pas craindre parce qu’Il est puissant aussi pour résoudre les plus petites crises de nos vies. Il nous a fait connaître à chacun Son amour éternel en donnant Sa vie sur la croix, il est tout puissant pour nous aider au travers des épreuves de cette terre.

 

Considérons maintenant Jésus comme Berger. Comme Berger Il vient nous dire : Ne crains pas. Quand le Seigneur Jésus se révèle comme Berger, en Jean 10, il dit aux Siens : « Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis » (v. 11). Encore une fois Il vient nous dire : J’ai tellement fait pour vous, j’ai tellement fait pour toi, je vais prendre soin de toi maintenant. Il n’y a pas de limite à Son amour, Il a été prêt à tout. Alors Il est capable de prendre soin de nous dans la suite. Un point important de ce chapitre c’est la caractéristique de la relation entre le Berger et sa brebis. Le Seigneur Jésus nous dit : « je connais les miens et je suis connu des miens » (v. 14). Nous avons pour notre part à connaître le Seigneur Jésus. Cette relation est établie et puis, en progressant dans la vie chrétienne, nous allons apprendre à Le connaître de plus en plus, à pouvoir regarder en arrière aux épreuves passées et puis voir que le Seigneur a effectivement été notre aide. Comme Jacob à la fin de sa vie vient dire à propos de l’Éternel : « le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour » (Gen. 48. 15). Après bien des dizaines d’années de vie avec l’Éternel, bien des épreuves, bien des difficultés, avec son propre caractère, Jacob peut dire cela, que l’Éternel a été son berger et qu’Il a pris soin de lui. Le Seigneur a une récompense pour cette relation avec Lui. Que nous puissions nous appuyer plus profondément sur Lui !
Mais le Seigneur vient aussi nous parler. Il vient nous dire ce qu’Il est comme berger. Lisons, dans le livre d’Ézéchiel quelque chose à propos du berger, ce que l’Éternel va être pour Son peuple. Dans le chapitre 34 Il nous parle de son caractère de Berger et de ce qu’Il fait. « Moi-même je paîtrai mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai » (v. 15 et 16). Et un peu plus loin : « Et ils ne seront plus en proie aux nations, et les bêtes de la terre ne les dévoreront plus ; mais ils habiteront en sécurité, et il n’y aura personne qui les effraye » (v. 28). Combien c’est touchant de voir comment le Seigneur nous montre l’inclination de Son cœur envers nous ! Si nous craignons, Il veut être là pour nous, pour nous soigner, pour nous ramener, pour faire toutes sortes de choses envers nous pour que nous puissions être bien assurés en Lui. On voit aussi dans le deuxième verset de la fin du chapitre que l’intention finale du berger d’Israël, c’est d’amener Son peuple dans un état où il n’y a aucune crainte. Alors c’est la paix du millénium, où Satan sera lié et où le Seigneur permettra qu’il y ait un état de choses qui sera merveilleux, et il n’y aura plus aucune source de crainte. Pour nous, nous ne vivons pas dans une telle situation. Satan n’est pas lié, il est là. Le mal est dans ce monde et nous avons à affronter des peurs, des craintes. Alors le Seigneur vient nous parler aussi parce qu’il sait que nous ne sommes que poussière, dans l’infirmité de notre chair, de notre propension à craindre. Alors il va nous parler pour alimenter nos cœurs de bonnes raisons de ne pas craindre.

J’aimerais lire avec vous trois injonctions du Seigneur à ne pas craindre. On va voir les raisons pour lesquelles Il nous appelle à ne pas craindre. D’abord dans l’évangile de Matthieu au chapitre 10 en liaison aussi avec un verset du chapitre 6. « Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Et pas un seul d’entre eux ne tombe en terre, sans votre Père. Et pour vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux » (v. 29 à 31). Et puis quand on passe au chapitre 6 : « Regardez aux oiseaux du ciel : ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n’assemblent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup mieux qu’eux ? » (v. 26) Alors nous voyons deux choses. D’abord le Seigneur vient nous dire : « Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux ». Le Seigneur a payé le prix pour nous, Il a payé le prix de la rédemption et c’est là notre valeur à Ses yeux. C’est ce prix-là qu’Il a payé. En nous-mêmes nous n’avons pas de valeur. Nous avons de la valeur parce que Lui nous a aimés,  Il a donné Sa vie et c’est le prix du précieux sang de Christ. Ce n’est rien moins que cela, la valeur que nous avons à ses yeux. Alors cela veut dire : puisque j’ai tellement payé pour vous, je vais continuer de vous transformer parce que vous m’êtes si chers. C’est une pleine assurance. Et puis le Seigneur applique cela d’une manière très concrète aux situations de nos vies, où nous n’avons pas assez à manger, où les revenus font défaut et Il vient nous aider à réfléchir. Il vient nous dire : Voyez les oiseaux du ciel, je leur donne tout ce qu’il leur faut. Le Seigneur dit la même chose avec les lis des champs que Dieu revêt. Le Seigneur nous assure que s’Il prend soin, Lui, des passereaux, Il est le créateur de l’univers, Il ne va pas seulement prendre soin des petits oiseaux, mais il va prendre soin des Siens. Il nous aide aussi à réajuster notre échelle de valeurs, pour bien montrer qu’Il va prendre soin de nous.

Un autre passage maintenant dans 1 Samuel au chapitre 22. C’est l’histoire de la fuite d’Abiathar. Après la mort de tous ceux de la maison de son père, Abiathar arrive vers David, et David lui dit : « Demeure avec moi, ne crains point ; car celui qui cherche ma vie, cherche ta vie, et près de moi tu seras bien gardé » (v. 23). Voilà une situation dans laquelle Abiathar pouvait être excessivement anxieux et peureux. Toute sa famille venait d’être exterminée. Quelle chose terrible ! Alors il s’approche de David qui, bien entendu, nous parle du Seigneur Jésus, et David a ces belles paroles : « Celui qui cherche ma vie, cherche ta vie, et près de moi tu seras bien gardé », comme si David anticipait pour nous déjà cette union de Christ avec les Siens et que celui qui veut attenter à notre vie, touche au Seigneur Jésus Lui-même. C’est ce que Paul a dû apprendre quand il a vu le Seigneur dans la gloire. Paul persécutait les croyants et le Seigneur vient lui dire : « Je suis Jésus que tu persécutes » (Act. 9. 5). Celui qui touche à l’un des rachetés du Seigneur, touche à la prunelle de l’œil du Seigneur Lui-même (Zach. 2. 8). Voilà une belle raison aussi pour laquelle le Seigneur nous invite à ne pas craindre : c’est qu’il est réellement près de nous, il nous a unis à Lui pour l’éternité. Quelle certitude nous pouvons avoir ! Pour David, cette certitude l’a amené très loin. Dans le psaume 23 il a pu dire quelque chose de très beau au sujet de la crainte, la crainte de la mort : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent » (v. 4). Même dans cette vallée de l’ombre de la mort, qui est certainement la crainte la plus violente que l’homme puisse connaître, parce qu’il est justement à ce moment-là dans la conscience que l’homme a perdu sa relation avec Dieu, qu’il a besoin du Sauveur et qu’il n’y a que le Sauveur qui puisse lui résoudre cette dernière crise de sa vie. Dans cette phase-là David, et le croyant avec lui, peut dire : « je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi ». Quel bel exemple, si fortifiant pour nos âmes !

Après deux exemples individuels, nous en trouvons un, collectif, dans le livre d’Aggée au chapitre 2 de ce petit prophète, dans cette situation de ruine du peuple d’Israël, dans les efforts que Zorobabel, et ceux qui étaient avec lui, faisaient pour reconstruire la ville. Il y avait beaucoup de dangers autour d’eux, il y avait les pressions des nations environnantes qui voulaient les faire échouer. L’encouragement de l’Éternel est le suivant : « travaillez ; car je suis avec vous, dit l’Éternel des armées. La parole selon laquelle j’ai fait alliance avec vous, lorsque vous sortîtes d’Égypte, et mon Esprit, demeurent au milieu de vous ; ne craignez pas » (2. 4 et 5), encouragement collectif à ne pas craindre, et pour des raisons qui sont tellement puissantes. Il est bien avec nous, collectivement, même si on est dispersés et qu’on ne peut pas se rassembler, Il est là avec nous. « La parole selon laquelle j’ai fait alliance avec vous » : toute la Parole est toujours là, pleine et entière, il ne nous en manque pas une lettre. Quelle chose merveilleuse ! Et puis « mon Esprit » demeure avec vous. Et nous l’avons dans une mesure plus grande que les croyants de l’Ancien Testament parce qu’Il habite en nous, dans notre corps, personnellement et Il a fait aussi son habitation dans l’assemblée. Toutes les ressources de Dieu sont là : Lui-même est présent, sa Parole est présente, son Esprit est présent pour nous guider, pour nous conduire. Pourrions-nous avoir peur ? Je crois que nous avons parfois peur aussi sur le plan collectif parce qu’on voit qu’il y a des choses qui ne vont pas, qui sont difficiles. On a peut-être parfois des conceptions différentes sur certaines choses et cela peut nous faire peur. Mais le Seigneur Lui-même nous dit : « ne craignez pas ». Voulons-nous Lui faire confiance aussi collectivement ? Oh ! ce serait tellement beau ! Que le Seigneur nous aide à le faire !

Voilà le Seigneur Jésus qui, comme Berger, vient alimenter notre être intérieur, notre cœur, de bonnes raisons de ne pas craindre parce qu’Il sait que nous avons nos limites dans nos corps, notre infirmité. Nous avons besoin d’être nourris de cela : de ne pas craindre. Mais le Seigneur se présente à nous comme Seigneur. Il est le Seigneur, et on l’a lu dans un verset précédent, Il a ce regard sur nous comme Celui qui a toute autorité. Il est le Dieu d’éternité. Il vient vers nous et Il nous dit : « ne crains pas ». Il y a beaucoup de « ne crains pas » dans la Parole. On peut les chercher et s’en faire un répertoire. C’est très édifiant, ça fait du bien à l’âme.

J’aimerais souligner deux passages où il n’y pas seulement un impératif, mais quelque chose est ajouté. Le premier est dans le livre de Josué au chapitre 20. Josué allait aborder la conquête du pays avec d’immenses responsabilités et il avait des raisons de craindre. L’Éternel lui dit, au v. 9 du 1er chapitre : « Ne t’ai-je pas commandé : Fortifie-toi et sois ferme ? Ne te laisse point terrifier, et ne sois point effrayé ; car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras ». Quand je réfléchissais à donner ce message en étant devant le Seigneur, j’avais un peu de crainte d’aborder ce sujet sous cet angle-là, celui de l’autorité du Seigneur qui vient nous dire : « Ne crains pas ». Parce qu’on peut percevoir cela d’une manière un peu dure. Une personne que je connais bien, qui sortait d’un examen médical, m’apprend au téléphone un diagnostic de cancer. Et puis elle ajoute : « tu sais, avant même que j’aie le diagnostic, j’ai reçu ce verset de la part du Seigneur, j’ai su que j’allais au-devant de quelque chose de difficile et j’ai su qu’il me donnerait la force pour ne pas avoir peur ». Alors on peut prier pour cette sœur pour qu’elle puisse continuer à ne pas avoir peur. Mais cela m’a beaucoup touché parce que, ce que le Seigneur nous montre par là, c’est que quand Il donne cet ordre, Il donne aussi les moyens de le vivre, Il donne aussi la force de le vivre. Alors on peut s’encourager avec cela, ne pas se culpabiliser, mais s’encourager. Quand le Seigneur nous donne un ordre, Il nous donne aussi la force de le suivre. Peut-être qu’on n’est pas encore très convaincu, on hésite encore un peu sur ces aspects tellement contraignants de l’ordre du Seigneur. On peut lire un verset collectif au début de l’Apocalypse. Le Seigneur s’adresse à l’assemblée de Smyrne. Il lui dit : « Je connais ta tribulation… Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir. Voici, le diable va jeter quelques-uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés : et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie » (2. 9 et 10). Comme on est étonné que le Seigneur donne un ordre si clair dans une situation si dramatique, si troublée, de persécution ! Alors le Seigneur  a certainement aidé ces croyants à traverser cette persécution et à écouter cet ordre qu’Il leur a donné. On peut s’encourager avec cela. Mais si le Seigneur nous intime cet ordre de ne pas craindre, Il nous donne aussi les moyens pour le vivre. Et c’est bien important de saisir cela parce que la peur doit être tellement forte au-dedans de nous, elle peut être apprise, elle peut être devenue une habitude qui s’enracine profondément dans nos cœurs et on se sent comme captif de cette peur. On a l’impression qu’on ne pourra rien faire pour s’en sortir. Et puis le Seigneur est plein de grâce envers nous. Il va nous donner les outils pour nous aider. J’aimerais lire, dans l’épître aux Philippiens au chapitre 4 : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus. Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, — s’il y a quelque vertu et quelque louange, — que ces choses occupent vos pensées : ce que vous avez et appris, et reçu, et entendu, et vu en moi, — faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous » (v. 6 à 9). « Ne vous inquiétez de rien » et puis il y a les promesses de paix : la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence… « gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus » et puis à la fin : « le Dieu de paix sera avec vous ». Je voudrais qu’on retienne trois éléments de ce passage. C’est prier juste, penser juste, agir juste. Vous allez peut-être me dire c’est une proposition un peu simple, simpliste. Alors c’est simple, mais ce n’est pas simpliste justement. Ce n’est pas un remède qu’on applique en deux coups de cuillère à pot et puis c’est réglé. C’est un remède qui demande de développer la profondeur spirituelle dans ces trois parties : la prière, la gestion de nos pensées, et agir juste. Ce qui est puissant pour le croyant, ce sont les promesses de la Parole, chers amis. Il faut nous y tenir aussi ferme que l’on peut. Alors la prière : la chose qui est soulignée dans le passage ici, c’est que la prière est faite avec des supplications et des actions de grâces. C’est une prière instante, c’est une supplication, et il y a des actions de grâces. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’avant de se mettre à genoux pour développer devant Dieu toute la liste de nos soucis, il y a autre chose à faire. Il y a un cantique qui dit : « Compte les bienfaits de Dieu, mets-les tous devant tes yeux ; Tu verras, en adorant, combien le nombre en est grand ». C’est un très beau cantique. Que le Seigneur nous aide à le réaliser et, avant de nous mettre à genoux, de savoir compter les bienfaits de Dieu pour pouvoir Lui rendre grâces. Tout à l’heure on a dit : les choses éternelles, l’amour de Dieu, s’ils sont présents dans nos cœurs, cela nous aide à donner la bonne place aux épreuves, aux difficultés. Ici c’est le regard en arrière sur l’aide du Seigneur, c’est toutes les bénédictions qu’il nous a données et les bénédictions qu’on a dans le Seigneur qui sont tellement grandes. Il y a tant de sujets d’actions de grâces. Et si nous cultivons cette habitude, cette bonne habitude d’avoir des actions de grâces dans nos prières, le Seigneur va nous aider, d’un côté à mettre l’épreuve à sa bonne place, et aussi à lui faire confiance de l’autre. C’est intéressant, parce que, quant à la prière, on sait que le premier réflexe c’est de penser à la prière comme pour actionner le bras de Dieu, pour que Lui intervienne, pour qu’Il agisse. Mais la prière a aussi un effet moral sur nos âmes. Le Seigneur travaille nos cœurs par la prière aussi parce qu’on la fait avec des actions de grâces. On prie aussi en s’adressant à Quelqu’un. Et quand on voit à qui on s’adresse et qu’on cherche à être conscient à qui on s’adresse, est-ce que c’est notre Père de grâce, est-ce qu’on connaît notre Père céleste, est-ce qu’on connaît notre Seigneur Jésus et tout Son cœur d’amour pour nous, toute Sa puissance, toute Sa sagesse ? Est-ce que le fait de bien Le connaître nous aide à Lui faire confiance ? Si nous sommes conscients à qui nous nous adressons quand nous prions, cela va aussi nous apaiser dans nos âmes. Et puis le troisième point dans la prière, c’est qu’elle nous aide à prendre une attitude de soumission, de dépendance et d’acceptation. Et c’est peut-être la chose la plus difficile dans l’épreuve, c’est de l’accepter. Mais quand on se met à genoux, on réalise la souveraineté de Dieu. On peut peut-être se souvenir aussi que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu (Rom. 8. 28). C’est une promesse de la Parole. Et puis ces choses prennent racine dans nos cœurs, surtout si c’est une habitude, parce que la peur s’installe dans nos cœurs aussi par habitude. Mais l’antidote à la peur est aussi à cultiver dans l’habitude pour qu’il ait son effet sur nos âmes. « La paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus ». Cela nous amène à la deuxième partie, au deuxième module de ce remède, c’est de penser juste. « Toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, — s’il y a quelque vertu et quelque louange, — que ces choses occupent vos pensées ». On a dit que les pensées négatives peuvent nous habiter, les pensées qui nous conduisent à la peur. Il nous faut apprendre à les identifier, nous dire : Ça c’est une pensée qui me fait du mal, ce n’est pas une pensée qui m’amène à la confiance en Dieu. Il y a des pensées qui viennent dans nos cœurs de manière malheureusement un peu trop spontanée, ce sont les : et si, et que va-t-il se passer si. Et alors on commence à se faire des films quant au futur, à imaginer toute sorte de possibilités qu’on ne maîtrise pas – il n’y a que Dieu qui connaît la suite – et puis à force d’y réfléchir on essaye de les maîtriser simplement par nos pensées et ça ne marche pas. Et comme la peur est là avec ces pensées où on s’imagine que les choses vont mal se passer, on va avoir des pertes. L’émotion vient aussi comprimer plus fortement ces choses dans mon cœur, de telle sorte qu’au fur et à mesure, ces pensées deviennent automatiques et elles nous plongent vers le bas, elles nous éloignent de la confiance en Dieu. Il faut savoir identifier ces pensées-là, peut-être en faire une liste et puis dire : Non, je ne veux pas penser comme cela. Donc il faut les remplacer par d’autres pensées. Le Saint Esprit veut remplacer dans nos cœurs ces pensées négatives par des pensées qui sont dans le Christ Jésus : « toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, — s’il y a quelque vertu et quelque louange, — que ces choses occupent vos pensées » (Phil. 4. 8). Si on regarde chacun des qualificatifs de ce verset 8, on voit qu’ils s’appliquent d’abord au Seigneur Jésus. C’est un beau sujet de méditation, c’est quelque chose qui fortifie nos âmes ; faites-le, prenez le temps de noter tous ces qualificatifs et de chercher en quoi le Seigneur Jésus répond à chacun d’entre eux, peut-être chercher des passages qui montrent cela. Ça peut être un répertoire pour dire : non, je n’ai pas à garder cette pensée négative qui me tire vers le bas, j’aimerais bien m’accrocher à ces pensées que le Seigneur Jésus Lui-même place devant moi. C’est une bataille peut-être, cela prend peut-être du temps pour faire des progrès, pour sortir d’une attitude constante de peur. Le Seigneur veut nous y aider aussi, étant plein de grâce à chaque étape aussi. Il est toujours notre Berger. Il est notre Seigneur mais Il est toujours aussi notre Berger.

Le dernier point c’est : « faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous ». Un des effets de la peur c’est qu’elle nous empêche d’assumer les responsabilités que le Seigneur nous confie. Ce peut être nos responsabilités de parents, ce peut être nos responsabilités dans notre travail, ce peut être toute sorte de responsabilités que le Seigneur nous a confiées. Tout à coup il y a un élément de peur qui vient se mettre là-dedans et on n’arrive pas à l’assumer. Alors cela devient un problème parce que si c’est Dieu qui nous a confié quelque chose et qu’on a un obstacle, on aimerait être devant le Seigneur et faire ce qu’Il nous a demandé. Si on a pu avoir ces étapes préalables de prière, de méditation de la Parole, de gestion de nos pensées, peut-être avec l’aide d’un ami, avec l’aide d’un frère, d’une sœur, on peut franchir à nouveau cette étape qu’on n’arrivait plus à franchir, qui nous faisait trop peur. Et puis petit à petit la peur recule et on peut de nouveau assumer les responsabilités que le Seigneur nous confie, agir juste. C’est un beau but, de pouvoir à nouveau reprendre les responsabilités que le Seigneur nous confie et puis aussi cela L’honore de notre confiance. Si c’est difficile, n’oublions jamais que nous avons un Berger, plein de grâce envers nous.

J’aimerais conclure ce moment en citant le cantique 199 du recueil Hymnes et Cantiques :

 

Partout avec Jésus ! Lui seul est mon appui.
Sans le quitter jamais, que je reste avec lui !
Que, pour suivre ses pas, nul effort ne me coûte :
Partout avec Jésus qui m’a frayé la route.

Partout avec Jésus ! Si ce tendre Berger
En des sentiers ardus me fait parfois marcher,
S’il m’éprouve souvent, et m’ôte ceux que j’aime,
Quand tout vient à manquer, il me reste lui-même.

Partout avec Jésus ! Conduit par mon Sauveur,
Que ce soit la fournaise ou la sombre douleur ;
Dans les jours de repos, de travail, ou de peine,
Partout avec Jésus, où son amour me mène !

Partout avec Jésus ! Rien ne peut m’émouvoir.
Avec lui, la mort même a perdu son pouvoir.
Il marche devant moi, m’encourage à le suivre.
Partout avec Jésus, pour mourir et pour vivre !

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Avril 2020

COMME UN BOUQUET DE FLEURS

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Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance. Éph. 6. 18.
Faire des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces pour tous les hommes. 1 Tim. 2. 1.

 

COMME UN BOUQUET DE FLEURS

 

Mon épouse aime les fleurs, et la regarder composer un bouquet, puis en prendre soin chaque jour, m’amène à penser que chacune de ces fleurs est comme une personne pour laquelle le Seigneur me demande de prier avec soin.
Nous avons peut-être à cœur des personnes que nous aimons, proches de nous, et dont nous connaissons la fragilité, d’autres qui traversent des situations difficiles. Pour chacune nous désirons intercéder, prier de façon régulière. Pour ne pas les oublier, nous pouvons inscrire leur nom sur un carnet. Un instant suffira dans la journée pour nous rappeler quelqu’un et prier pour lui, pour elle, étant certains que Jésus écoute nos prières.
L’intercession – le fait de prier pour les autres – est l’amour qui se met à genoux. Quel bonheur de confier nos amis, avec persévérance, dans un esprit de foi, à notre Père qui veut le bien de chacun !
Ce « travail » d’intercession concerne tous les chrétiens. Car nous ne prions pas seulement pour nos besoins personnels, nous pouvons prier les uns pour les autres. C’est un aspect essentiel de l’activité spirituelle que Jésus nous confie sur la terre. Dieu nous invite, de façon mystérieuse, à collaborer par la prière à son « travail » auprès de ceux qu’il appelle au salut, pour l’encouragement de tous ses serviteurs, de tous ses enfants, particulièrement ceux qui sont persécutés pour le Nom du Seigneur, et aussi pour les autorités qui nous gouvernent… Jésus lui-même intercède pour tous, imitons-le !

D’après la Bonne Semence Avril 2020
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

LE SEIGNEUR EST RÉELLEMENT RESSUSCITÉ

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LE SEIGNEUR EST RÉELLEMENT RESSUSCITÉ

 

Le Seigneur est ressuscité. Beaucoup de chrétiens pensent aujourd’hui, le jour de Pâques, à cette vérité, même si elle n’a, peut-être, que peu d’influence sur leur vie pour le reste de l’année. Mais elle doit avoir une grande influence sur nos vies : « Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24. 34).

 

Jésus est ressuscité,
A lui soit la gloire !
Aux siens il s’est présenté,
Aux siens lents à croire.
Voyant ses mains, son côté,
Touchantes blessures,
Ils ont alors écouté
La voix qui rassure.

 

La résurrection du Seigneur Jésus est une vérité fondamentale du christianisme. Sans la résurrection, nous n’avons vraiment rien. L’apôtre Paul insiste là-dessus dans le 15e chapitre de sa première épître aux Corinthiens. J’aimerais juste lire trois ou quatre versets de ce chapitre qui confirment ce que je viens de dire, c’est-à-dire que c’est une vérité fondamentale du christianisme. « Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; et si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés : ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri. Si, pour cette vie seulement, nous avons espérance en Christ, nous sommes plus misérables que tous les hommes » (v. 16 à 19). Ce sont là des versets bien forts et bien clairs, qui nous montrent l’importance de cette vérité. Et nous comprenons bien que l’ennemi de nos âmes a, dès le début, toujours essayé de semer des doutes en rapport avec cette vérité si importante. Et pourtant, il y a des preuves irréfutables de la résurrection de Jésus Christ. Je ne veux pas insister longtemps là-dessus mais mentionner tout de même quelques points que la Parole nous montre. Avant tout, c’est le tombeau de Jésus qui était vide. N’est-ce pas quelque chose de remarquable ? La Parole nous présente cela, non seulement par un seul écrivain, mais Dieu a utilisé plusieurs personnes pour nous en parler. Les auteurs des quatre évangiles, comme aussi l’apôtre Paul, sont cinq témoins en tout cas qui nous parlent de la résurrection de Jésus.

Avant de nous parler de la résurrection du Seigneur Jésus, la Parole nous décrit en détail son ensevelissement. Le lieu était bien connu. Ce n’était pas un tombeau quelconque, car il appartenait à Joseph d’Arimathée, un homme influent, membre du sanhédrin. Et dans ce tombeau, jamais utilisé auparavant, le corps du Seigneur Jésus a été mis. Tout cela a eu lieu dans un endroit à Jérusalem, et nous est raconté en détail. De plus, la Parole nous dit que les premiers témoins de ce tombeau vide ont été des femmes. Il est remarquable que des femmes, qui n’étaient pas considérées comme des témoins crédibles en ce temps-là, aient une place si importante en rapport avec ce témoignage. Ce que la Bible nous raconte, elle le fait avec beaucoup de simplicité. Il n’y a pas d’éléments extraordinaires, les faits sont simplement constatés. Et tout cela a eu lieu à Jérusalem, dans le lieu où le christianisme a pris naissance. C’est un des faits importants que beaucoup ont essayé de nier, les Juifs en particulier, dès le début. Quand ils ont vu que le tombeau était vide, ils ont avancé cette thèse, que les disciples seraient venus dérober le corps de Jésus (Mat. 28. 13 à 15). Dans les choses qu’ils ont dites, on voit qu’il y avait des contradictions. Cette théorie ne tient pas : jamais les Juifs n’ont été capables de montrer le corps de Jésus. Donc le tombeau vide est la preuve irréfutable de la résurrection de Jésus.

Ensuite le Seigneur est apparu à plusieurs personnes. Considérons en particulier les apparitions du Seigneur Jésus le jour de Sa résurrection. Mais le Seigneur Jésus est encore apparu plusieurs fois ensuite, et même une fois à plus de cinq cents personnes comme nous le dit 1 Cor. 15. 6. Il y a de nombreux témoignages relatifs aux apparitions du Seigneur Jésus. Les expliquer comme des hallucinations, ne relève que de l’incrédulité. Un autre élément important, c’est que la vie des disciples en a été transformée. La Parole nous dit en détail que les disciples n’avaient pas cru en la résurrection. Ressusciter d’entre les morts était quelque chose de tout à fait nouveau pour eux, qu’ils n’ont pas compris. Ils avaient des doutes jusqu’au jour même de Sa résurrection, malgré le fait que le Seigneur Jésus en avait parlé. Ils avaient des doutes mais ensuite ils ont cru. Et que voyons-nous ? Leur vie a été vraiment transformée d’une manière remarquable. Pierre avait renié son Seigneur, mais dans les Actes nous le trouvons avec les autres apôtres. Ils ne sont plus ni timides ni craintifs, mais tous maintenant des témoins puissants. Donc cette transformation en soi est aussi très remarquable. Ce que la Parole nous dit est un témoignage absolument fiable, et notre foi se base sur ce que la Parole nous dit : Jésus est ressuscité. Cela est fondamental pour le christianisme, fondamental pour notre foi.

 

Voyons maintenant ensemble les différentes apparitions de Jésus le jour de Sa résurrection. Il y en a cinq, en ce premier jour de la semaine, ce jour de la résurrection du Seigneur Jésus. Nous connaissons bien ces passages, mais nous désirons les repasser pour notre édification, et regarder l’état du cœur de ceux à qui le Seigneur a parlé. Il y a là une richesse à glaner, et nous verrons que le Seigneur connaît l’état du cœur de chacun – aussi de mon cœur. Il désire se révéler à nous, répondre à l’état de nos cœurs, et ainsi nous aider dans notre vie de foi.

 

Le Seigneur Jésus est apparu tout d’abord à Marie de Magdala. C’est là Sa première apparition . Nous lisons clairement en Marc 16 : « Et étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons » (v. 9), ce qui est une confirmation claire de la première apparition du Seigneur Jésus. Un des traits ajoutés nous frappe peut-être : le Seigneur avait chassé d’elle sept démons. Cela nous montre que le Seigneur a vaincu l’ennemi, qu’Il a vaincu Satan, et l’évangile selon Marc commence ainsi, en nous parlant du ministère du Seigneur Jésus : Il chasse un démon dans la synagogue de Capernaüm, et à la fin de cet évangile, nous lisons encore une fois que le Seigneur a chassé de Marie sept démons. Il a vaincu l’ennemi, et cela, bien sûr, il l’a fait par Sa mort sur la croix. Mais on voit le résultat de Ses victoires, notamment mentionnées à ce moment-là. Nous trouvons les détails de cette apparition du Seigneur Jésus à Marie dans l’évangile selon Jean. « Mais Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait. Comme elle pleurait donc, elle se baissa dans le sépulcre ; et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Et ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. Ayant dit cela, elle se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, s’étant retournée, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître). Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala vient rapporter aux disciples qu’elle a vu le Seigneur, et qu’il lui a dit ces choses » (20. 11 à 18). Quelle scène touchante ! Nous avons devant nous une âme qui aimait profondément le Seigneur Jésus. Et à une telle personne, le Seigneur Jésus se révèle tout d’abord. C’est exactement ce que nous lisons au chapitre 14 de ce même évangile : « celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui » (v. 21). C’est bien ce que le Seigneur Jésus a fait : Il s’est manifesté à Marie, une âme qui avait un amour profond pour le Seigneur Jésus. En effet, quand le Seigneur Jésus a été crucifié, le monde a exprimé son mépris pour lui, le Seigneur n’avait rien ici-bas ; mais parce que le Seigneur n’était plus là, Marie avait tout perdu. Elle avait perdu Celui qui occupait vraiment tout son cœur, ses affections, et ainsi il y avait ce vide pour elle. Hors du Seigneur Jésus, elle n’avait rien. Et à une telle personne, le Seigneur Jésus se révèle. Il est remarquable, déjà, de voir comment elle parle aux anges : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis ». Pour elle, le Seigneur Jésus était son Seigneur, une déclaration si belle, qui manifeste sa relation avec le Seigneur Jésus. Il était son Seigneur, c’est très personnel. Or Celui qui était son Seigneur n’était plus là. Ensuite également, quand elle parle à celui qu’elle considère comme le jardinier – mais c’était le Seigneur Jésus – elle dit : « Seigneur (ici, simple terme de politesse), si toi tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’ôterai ». La manière dont elle parle est intéressante : pour elle, comme pour la personne avec qui elle parle, il était clair de qui elle parlait. Le Seigneur ensuite se révèle à elle en prononçant juste son nom : « Marie ! ». Elle était une brebis du Seigneur Jésus. Il a donc appelé Sa propre brebis par son nom et elle a reconnu Sa voix. Quelle joie pour Marie, et quelle joie aussi pour le Seigneur de se révéler ainsi à cette femme ! On voit ensuite cette réaction de Marie : elle voulait, bien sûr Le toucher, et le Seigneur doit lui dire : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ». Cela est remarquable et important, parce que Marie voulait continuer de jouir de Lui comme elle l’avait toujours fait, et L’avoir pour elle ici-bas sur la terre. Et le Seigneur Jésus dit : « Ne me touche pas ». – la relation que tu auras avec moi dès maintenant est une autre relation, une nouvelle relation, une relation qui est même plus élevée que celle que tu as connue jusqu’ici. Et le Seigneur lui dit : – je vais monter vers mon Père, et non seulement vers mon Père mais vers Celui qui est maintenant aussi ton Père ou, comme le Seigneur le dit : le Père de ceux que Lui appelle Ses frères. C’est une expression que le Seigneur emploie pour la première fois ici pour Ses disciples. Il les a appelés Ses amis, par exemple en Jean 15. Ils sont appelés les enfants de Dieu déjà au 1er chapitre de cet évangile. Mais ici, après Sa mort et Sa résurrection, le Seigneur en parle comme de Ses frères. Quelle relation bénie ! Et ceux qui sont Ses frères jouissent donc maintenant d’une relation avec Dieu comme étant leur Père, une relation qui n’était pas connue des croyants auparavant, mais qui est typique du christianisme, une relation dont chaque racheté du Seigneur peut jouir. Dieu est notre Père et il est notre Dieu. On voit également que le Seigneur soulignait le point suivant : Il a toujours la première place. Il ne dit pas, notre Père, mais mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. Quelle relation bénie le Seigneur révèle donc à Marie, une relation dont chaque racheté du Seigneur Jésus peut jouir maintenant. Mais nous le répétons, le Seigneur se révèle tout d’abord à une âme qui a un amour profond pour Lui, ce qui était le cas de Marie. Peut-être que nous sommes plutôt semblables à ces disciples qui sont venus aussi vers le tombeau. On lit à leur sujet au v. 10 : « Les disciples s’en retournèrent donc chez eux ». Ils ont vu que le tombeau était vide, mais cela n’avait pas vraiment d’effet sur eux. Il en était autrement de Marie. Elle est restée là. Pour elle, tout était perdu si elle n’avait pas son Seigneur. Quand le Seigneur S’est révélé à elle, on voit quelle joie elle a connue, et elle est allée révéler cette vérité si précieuse aux disciples du Seigneur Jésus.

 

Nous trouvons le deuxième passage dans l’évangile selon Matthieu au chapitre 28. 9 et 10 : « Comme elles allaient pour l’annoncer à ses disciples, voici aussi Jésus vint au-devant d’elles, disant : Je vous salue. Et elles, s’approchant de lui, saisirent ses pieds et lui rendirent hommage. Alors Jésus leur dit : N’ayez point de peur ; allez annoncer à mes frères qu’ils aillent en Galilée, et là ils me verront » . Il est important de distinguer cette révélation du Seigneur Jésus à ces femmes de celle à Marie. C’est important parce qu’il y a de grands contrastes qui sont tout à fait à leur place, et qui correspondent toujours au caractère de l’évangile où nous trouvons certains détails, mais ce ne sont pas du tout des contradictions. En effet il s’agit de deux apparitions bien distinctes. Si l’on reconnaît cela, tout est relativement simple. Il y a Marie de Magdala d’une part, ces femmes d’autre part. Ces femmes étaient également attachées au Seigneur Jésus, cela ne fait pas de doute. Et on voit les femmes ensemble, aussi en rapport avec l’achat des choses qu’elles avaient préparées pour la sépulture du Seigneur Jésus, ces parfums etc. (Marc 16. 1). On les trouve ensemble, mais après, nous voyons qu’elles sont allées vers le tombeau à différents moments. Les anges ont parlé avec elles. A différents moments aussi le Seigneur Jésus S’est manifesté, s’est révélé à elles – ici donc, comme nous le lisons aux versets 9 et 10. En effet il faut remarquer que, même si nous pouvons jouir maintenant d’une relation avec le Seigneur Jésus tout à fait particulière – une relation avec Dieu qui est caractéristique du christianisme – cela ne veut pas dire que les promesses que Dieu a données à Son peuple terrestre ne trouveront pas leur accomplissement. En effet, il y a un avenir pour le peuple terrestre de Dieu, et ces femmes représentent ce résidu juif. Donc, pour le résidu qui connaîtra une fois le Seigneur Jésus ici-bas sur la terre, il n’y aura pas d’empêchement pour Le toucher, comme nous lisons que ces femmes l’ont fait. Elles se sont approchées et ont saisi les pieds de Jésus. C’est tout à fait en accord avec le caractère de l’évangile selon Matthieu, où nous ne lisons pas l’ascension du Seigneur Jésus, mais où nous Le trouvons avec nous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle. C’est ainsi que Matthieu nous parle de la résurrection et des scènes qui ont suivi la résurrection de Jésus.

Ce sont donc là les deux premières apparitions du Seigneur Jésus, et dans les deux cas, nous avons devant nous des personnes qui aimaient le Seigneur Jésus, qui Lui étaient attachées. Le Seigneur a un message différent dans les deux cas. La part chrétienne est soulignée d’une part, et d’autre part nous voyons ce qui sera pour le résidu juif.

 

Troisièmement, nous trouvons une autre personne, Pierre, dont nous connaissons le reniement. Nous lisons, en Luc 24. 34 : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon » 1 Cor. 15. 5 répète aussi cela : « il a été vu de Céphas » (l’autre nom de Simon Pierre). Le Seigneur se révèle tout d’abord à lui comme homme. Et, comme témoin masculin, il est mentionné, en 1 Cor. 15, en premier lieu. Pierre avait renié son Seigneur. Après cela nous savons que : « Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre » puis le verset suivant nous dit : « Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement » (Luc 22. 61 et 62). Nous avons là devant nous un disciple qui a renié son Seigneur, qui a péché contre lui. Il y avait le péché de reniement qui était entre le Seigneur et Son disciple. Et le Seigneur a été crucifié, Il est mort. Ce jour a été terrible pour Pierre. Ce péché était sur sa conscience. Pourtant le Seigneur a dit qu’il aimait Pierre, mais Pierre n’a pas voulu écouter l’avertissement du Seigneur (Mat. 26. 33 à 35). Ce qui est si merveilleux, c’est que la Parole nous dit tout simplement : le Seigneur est apparu à Simon. Il a parlé avec lui pour le restaurer. C’est quelque chose d’absolument merveilleux qui nous montre l’amour du Seigneur pour Son disciple, pour le ramener à Lui, ce disciple qui avait confiance en lui-même, en son amour pour le Seigneur Jésus. Et là on voit que le Seigneur a parlé avec lui en privé. Et le disciple a été restauré. Plus tard, le soir, le Seigneur Jésus est apparu aux disciples, Pierre était là de nouveau, il n’y avait plus rien qui sépare le Seigneur de Son disciple. Tout était réglé. Cela nous parle aussi. Peut-être que, parmi ceux qui écoutent, il y a des personnes qui se sont éloignées du Seigneur Jésus, peut-être qu’il y a un objet entre le Seigneur et vous. Alors il y a une possibilité de restauration. Le Seigneur le désire. On voit comment Il est allé vers Son disciple afin que tout soit de nouveau en ordre. La repentance était là chez Pierre. Il a pleuré amèrement, il a regretté ce qu’il avait fait. Et le Seigneur a assuré Son disciple de Son amour. Le péché, en effet, peut nous séparer du Seigneur Jésus, et le Seigneur désire nous ramener. Il y a différentes raisons pour le péché. Pour Pierre c’était vraiment la confiance en lui-même, en son amour pour le Seigneur Jésus et il est tombé. D’autres raisons sont capables de nous faire tomber dans le péché. Je pense par exemple à David dans 2 Samuel 11. On voit là l’indolence de David. Il est là sur son lit, il se repose et ensuite il tombe dans un péché très grave. La période que nous traversons peut aussi nous amener à l’indolence. On a peut-être peu à faire, beaucoup de temps libre. Qu’est-ce que nous regardons ? Est-ce que nous faisons comme David ? Cela peut vraiment nous amener à pécher contre le Seigneur. Mais Il désire nous ramener à Lui-même, Il désire nous restaurer, Il désire que nous ayons communion avec Lui. Oh ! Puissions-nous faire comme Pierre. Confessons ce qui est à confesser et revenons au Seigneur Jésus. Dans Sa grâce Il désire la restauration.

 

Quatrièmement le Seigneur Jésus S’est manifesté à ces deux disciples sur le chemin d’Emmaüs. Nous avons une courte allusion à cela dans Marc 16. 12 : « Et après ces choses, il apparut sous une autre forme à deux d’entre eux qui étaient en chemin, allant aux champs ». Bien sûr, nous trouvons les détails dans l’évangile selon Luc. Ces deux disciples sont en chemin vers Emmaüs. « Il arriva, comme ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, que Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas. Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? Et l’un d’eux, dont le nom était Cléopas, répondant, lui dit : Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? Et il leur dit : Lesquelles ? Et ils lui dirent : Celles touchant Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple… » (Luc 24. 15 à 19). Le Seigneur Jésus se joint à ces deux disciples sur le chemin d’Emmaüs et ils parlent entre eux. Qu’est-ce que le Seigneur leur dit ? Il pose cette question : Qu’est-ce qui est arrivé ? C’est une question qui nous frappe parce que, si quelqu’un savait ce qui était arrivé à Jérusalem, c’était bien le Seigneur Lui-même. Pourtant Il leur pose une question. Il désire qu’ils ouvrent leur cœur et parlent de ce qui les trouble vraiment. Le Seigneur désire que nous fassions de même, que nous parlions avec Lui, que nous lui disions ce qui pèse sur nos cœurs. C’est beau de voir comment le Seigneur a agi avec eux. Nous remarquons tout de suite que le but du Seigneur n’était pas de Se manifester à eux simplement comme étant ressuscité, parce que dans ce cas on n’aurait pas ce que nous dit le v. 16 : « leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas ». Le Seigneur ne voulait pas qu’ils Le reconnaissent tout de suite. Cela est important, parce que cela nous montre comment le Seigneur peut être connu aussi aujourd’hui, pendant tout le temps du christianisme. Il y a un verset qui sous-entend cela dans la 2e épître aux Corinthiens au chapitre 5 verset 16 : « si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus ainsi ». Oui, nous ne connaissons plus Christ selon la chair, c’est-à-dire comme Homme ici-bas sur la terre. Et les disciples devaient apprendre cela. Nous ne pouvons plus connaître Christ selon la chair. Comment pouvons-nous connaître Christ ? C’est bien par la Parole. Et ainsi le Seigneur Jésus se manifestait à eux par la Parole, par les Écritures. Puis le Seigneur leur dit : « Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent » (v. 25 à 27). C’est tellement beau. Ces disciples avaient effectivement une vue très partielle sur les Écritures. Le Seigneur doit leur dire : vous êtes « lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! ». Ils avaient vraiment éclipsé les passages qui parlent des souffrances du Seigneur Jésus et ne pensaient qu’à ces passages qui parlent de la gloire du règne millénaire etc. et ils se réjouissaient de ce que le Seigneur allait établir Son règne et Son royaume. Mais Il n’était pas venu pour cela à ce moment-là. Il est venu pour souffrir, pour accomplir l’œuvre de la rédemption qui est à la base de l’accomplissement de tous les propos de Dieu. Et ainsi Il a dû leur montrer que la Parole parle bien aussi des souffrances de Christ. Alors qu’a fait le Seigneur Jésus ? Il leur a parlé des Écritures de l’Ancien Testament pour leur montrer que les Écritures sont remplies de Lui. Il leur a montré dans les Écritures les choses qui Le regardent. Et ainsi nous pouvons aussi lire les Écritures et trouver les choses qui concernent le Seigneur Jésus et Sa personne devient précieuse pour nous. Oui, nous lisons plus tard dans ces versets que les disciples doivent admettre ensuite : « Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? » (v. 32) Encore aujourd’hui, nos cœurs peuvent brûler pour le Seigneur Jésus si nous lisons les Écritures et discernons ce qu’elles nous disent. Le Seigneur Jésus s’est fait connaître à nous par les Écritures. Deuxièmement nous lisons cela aussi : le Seigneur Jésus S’est fait connaître à eux aussi par la fraction du pain, ce que nous dit le v. 35. Bien sûr il faut faire attention que ce qui a eu lieu dans la maison n’était pas vraiment la Cène du Seigneur Jésus. Nous comprenons bien cela. Mais rompre le pain était un acte symbolique, et nous pouvons penser à cela en rapport avec ce que nous lisons dans ces versets. N’est-il pas vrai que nous avons communion quand nous nous réunissons pour nous souvenir du Seigneur Jésus pour rompre le pain ? Quand nous sommes occupés du Seigneur et de Ses souffrances, c’est quelque chose qui nous fait aussi connaître Sa personne. Il devient un peu plus précieux pour nous. Nous pouvons jouir aussi de la communion avec Lui, et le Seigneur le désire. Comme Il était là avec Ses disciples sur le chemin, il est dit : « et lui, il fit comme s’il allait plus loin (v. 28 et 29). Et ils le forcèrent, disant : Demeure avec nous, car le soir approche et le jour a baissé ». Le Seigneur, bien sûr, mettait les disciples à l’épreuve. Il désirait la communion avec eux, comme Il désire aussi aujourd’hui la communion avec nous pour lire les Écritures, et aussi quand nous sommes réunis pour vraiment goûter particulièrement la communion avec le Seigneur Jésus. Et ces disciples étaient lents à croire, nous l’avons lu. Le Seigneur les aide. D’autre part, on peut dire que leurs pieds s’étaient égarés, ils étaient allés loin de Jérusalem, et après cette révélation du Seigneur Jésus par la fraction du pain, ils ont certainement vu les blessures dans Ses mains, ils ont reconnu le Seigneur Jésus, et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils sont retournés à Jérusalem, retournés là où ils pouvaient de nouveau rencontrer le Seigneur.

 

Et pour terminer, c’est la cinquième révélation, que nous trouvons dans l’évangile selon Jean, au chapitre 20 : « Le soir donc étant venu, ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes du lieu où les disciples étaient, par crainte des Juifs, étant fermées, Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur » (v. 19 et 20). Quelle scène merveilleuse ! Ces disciples, ensemble, dans la chambre haute probablement, sont réunis là par crainte des Juifs, mais réunis parce qu’il y avait cette nouvelle qui avait marqué la journée : le Seigneur est ressuscité. Et là on peut dire que, sur la base de la résurrection du Seigneur Jésus, cette vérité les a rassemblés. Ils sont là ensemble, et le Seigneur vient au milieu d’eux. Quelle joie pour les disciples, mais avant tout quelle joie pour le Seigneur Jésus de rencontrer les Siens réunis ainsi en Son nom ! C’est une image merveilleuse des réunions d’assemblée. L’assemblée n’était pas encore formée, mais il y a une illustration ici de ce qu’est vraiment une réunion d’assemblée. Le Seigneur Jésus est là, Il a la place au milieu. Le Seigneur Jésus est venu et Il a dit à Ses disciples : « Paix vous soit », cette paix qu’Il a acquise par le sang de Sa croix, cette paix qu’Il leur a ainsi apportée. Et Il leur parle de cette paix, la paix avec Dieu, dont chaque croyant peut maintenant jouir. Il leur avait dit en Jean 14 qu’Il leur laissait Sa paix, la paix avec eux. Donc il apporte pour ainsi dire cette paix qu’Il a acquise sur la croix par Ses souffrances. Ses souffrances sont passées. Le Seigneur Jésus est ressuscité. Son œuvre, Dieu l’a parfaitement agréée et ainsi la paix en est le résultat. Il leur montre Ses mains et Son côté, qui nous rappellent Ses souffrances et aussi le résultat béni de Son œuvre par Son côté qui a été percé après Sa mort. De l’eau et du sang en sont sortis et de ce fait Dieu est rendu propice, Il est satisfait et les péchés peuvent être pardonnés : résultats bénis de l’œuvre de la croix. Et les disciples se réjouirent. Quelle joie pour eux d’avoir leur Seigneur avec eux, mais plus encore, quelle joie pour le Seigneur Jésus d’être là au milieu des Siens ! Nous désirons donner au Seigneur Jésus la place qui Lui revient, la place au milieu de nous, et être vraiment soumis à la direction de l’Esprit Saint, quand nous prions ensemble ou que nous ouvrons ensemble la Parole de Dieu. Nous pouvons connaître ces moments bénis où nous désirons donner au Seigneur Jésus la place qui Lui revient, au milieu des Siens et ainsi jouir de la communion avec Lui. Oh ! combien c’est merveilleux que ce premier jour de la semaine se termine ainsi par cette rencontre qui est une image des réunions d’assemblée ! On a vraiment un tableau merveilleux. On a vu différents états de cœur, des cœurs qui aiment le Seigneur, des cœurs qui ont péché contre le Seigneur et aussi ceux qui sont lents à croire, ceux qui sont égarés, que le Seigneur ramène, et on voit ainsi ensemble le soir ces personnes. Les deux disciples du chemin d’Emmaüs étaient présents, Pierre était présent, Marie était présente. Quel moment merveilleux ! Et le Seigneur est là et Il les a bénis. Que le Seigneur ainsi attire nos cœurs toujours plus à Lui et qu’Il nous aide à jouir vraiment du fait qu’Il est ressuscité !

 

Nous voulons terminer par ce verset que nous trouvons dans la dernière épître que l’apôtre Paul a écrite à son enfant spirituel Timothée : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts » (2 Tim. 2. 8). Chers amis, nous voulons nous souvenir aussi de Jésus Christ ressuscité d’entre les morts. Il est vivant. Nous savons que nos péchés sont pardonnés et nous savons qu’Il est là pour nous soutenir, pour nous aider aussi à travers les circonstances que nous traversons. Nous avons à faire avec un Sauveur ressuscité, avec Celui auquel toute autorité a été donnée, qui est là pour soutenir notre foi et pour nous encourager sur le chemin qui est encore devant nous jusqu’au moment où nous Le verrons dans la gloire du ciel où rien ne nous séparera de Lui. Que le Seigneur bénisse sa Parole !

 

 

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Avril 2020

LA PURETÉ ET POURQUOI SOMMES-NOUS SÉPARÉS ?

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COMPTE RENDU RENCONTRE ADOLESCENTS AOÛT 2020

 

Le (La) chrétien (ne) et la pureté.

 

Vers Jésus lève les yeux,
Contemple son visage merveilleux,
Et les choses de la terre pâliront peu à peu,
Si tu lèves vers Jésus les yeux.

Christ est pour moi un Sauveur admirable,
Un conseiller, un ami merveilleux,
Son nom béni n’a rien de comparable,
Ni sur la terre ni là-haut dans les cieux.

Et si parfois dans mon cœur vient le doute,
J’ai un ami qui toujours peut m’aider ;
Par sa Parole, il éclaire ma route,
Par la prière, moi je peux lui parler.

Cantique 59 des Venez À Moi

« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni fornicateurs, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni ceux qui abusent d’eux-mêmes avec des hommes, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni outrageux, ni ravisseurs, n’hériteront du royaume de Dieu. Et quelques-uns de vous, vous étiez tels ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 9 à 11).

Quand on appartient au Seigneur Jésus, on est passé des ténèbres à la lumière. Notre position change, d’enfant du diable, on devient un enfant de Dieu. On devient un saint (et cette expression revient dans de nombreuses épîtres).
Comme notre position a changé, naturellement nous aspirons à vivre de façon sainte. Ce qui est immoral, impur, qui nous souille, ne devrait plus nous attirer et si cela nous attire, c’est que nous avons encore en nous deux natures : l’ancienne nature et la nouvelle nature.
Si je nourris mon ancienne nature, elle va se développer et prendre de plus en plus d’importance dans ma vie et je serai attiré par ce qui est impur.
Si je nourris ma nouvelle nature (prière, lecture de la Parole de Dieu, lecture des écrits, chants de cantiques) elle va se développer. Je serai attiré par ce qui est pur.

Nous sommes là pour ouvrir la Parole ensemble et la laisser agir avec autorité dans nos vies.

En Genèse 3, Adam et Ève désobéissent à Dieu. Ils se méfient de Dieu et écoutent le diable. C’est l’origine du péché qui habite en nous.

« Où es-tu  ? » est la question que Dieu nous pose :
• Sommes-nous croyants, du côté de Dieu ?
• Ou sommes-nous encore incrédules, loin de Dieu ? du côté de la peur de Dieu (v. 10).
Après avoir mangé le fruit, Adam et Ève ont une conscience. Tous les hommes ont une conscience. Si elle est aiguisée à la Parole de Dieu, elle nous éclairera.
Le sacrifice de Christ est la base : Adam et Ève ont été revêtus de peaux d’animal (Gen. 3. 21) ; nous sommes revêtus de la justice de Dieu en Christ, en vertu de son sacrifice.

« [Tu es] un jardin clos, ma sœur, [ma] fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. Tes plants sont un paradis de grenadiers et de fruits exquis, de henné et de nard, de nard et de safran, de roseau odorant et de cinnamome, avec tous les arbres à encens ; de myrrhe et d’aloès, avec tous les principaux aromates » (Cant. 4. 12 à 14).
Ce jardin clos est une illustration de la pureté.
Notre cœur est comme un jardin. Si on veut des fruits, des aromates, il faut le soigner, l’entretenir, y mettre une clôture. Ce sont des soins qu’il nous faut apporter à nos cœurs pour qu’ils soient beaux pour Dieu.

1. Que signifie être pur pour un croyant ? En pratique qu’est-ce que cela veut dire ? Chercher des exemples dans la bible.

« Or les œuvres de la chair sont manifestes, lesquelles sont la fornication, l’impureté, l’impudicité, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les colères, les intrigues, les divisions, les sectes, les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et les choses semblables à celles-là, au sujet desquelles je vous déclare d’avance, comme aussi je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité. » (Gal. 5. 19 à 22).
La pureté c’est rejeter les œuvres de la chair et rechercher le fruit de l’Esprit.

Être pur, c’est aussi être différent des gens du monde, et montrer par nos actes que nous sommes des croyants. « Et Daniel arrêta dans son cœur qu’il ne se souillerait point par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait ; et il demanda au prince des eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller » (Dan. 1. 8).
Daniel se garde dans la pureté, il se tient à l’écart des choses impures, et le monde croit qu’il va perdre quelque chose. Mais non, on ne perd rien en abandonnant quelque chose pour Dieu ! La décision de Daniel a été prise dans son cœur, pas seulement dans sa tête.

« Et il dit : Ce qui sort de l’homme, c’est là ce qui souille l’homme ; car du dedans, du cœur des hommes, sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les meurtres, les vols, la cupidité, les méchancetés, la fraude, l’impudicité, l’œil méchant, les injures, l’orgueil, la folie. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme » (Marc 7. 20 à 23).

Être pur, c’est être éloigné du mal, plutôt que de se concentrer sur ce qu’il ne faut pas faire. C’est passer des moments avec Dieu, Le servir (exemple de Joseph qui est positif en Genèse 39).

« Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » (Prov. 4. 23).

2. Pourquoi un croyant doit-il se garder dans la pureté ? Quels passages de la bible nous en parlent ?

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 19 et 20).

Le corps, c’est l’enveloppe de notre âme, de notre esprit, ce sont nos membres. C’est ce que l’on entend, ce que l’on regarde.

« Car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière » (Éph. 5. 8).
Nous devons être conséquents, et marcher comme des enfants de Dieu.

« Or, dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. Si donc quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre. Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2. 20 à 22).

Dieu est saint et pur. Nous sommes donc appelés à la sainteté et à nous approcher de Lui.

« Car c’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication… Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté » (1 Thess. 4. 3 et 7).

« Marchez dans la sagesse envers ceux de dehors, saisissant l’occasion. Que votre parole soit toujours dans [un esprit de] grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun » (Col. 4. 5 et 6).
Le monde voit comment nous nous comportons (aspect du témoignage).

Nous voulons aussi vivre dans la pureté car Dieu nous voit. « Et il me dit : As-tu vu, fils d’homme, ce que les anciens de la maison d’Israël font dans les ténèbres, chacun dans leurs cabinets d’images ? Car ils disent : L’Éternel ne nous voit pas, l’Éternel a abandonné le pays » (Éz. 8. 12).
Aujourd’hui, notre cabinet d’images, c’est notre portable, notre ordinateur. Ce que je regarde sur un écran, Dieu le voit.
Ne l’oublions pas, Dieu est un Dieu saint et pur. Il s’attend à ce que nous vivions dans la pureté. Devant un site pornographique : fuyons !
« Afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde » (Phil. 2. 15). Nous sommes dans un monde impur, tortu (faux ou fourbe) et pervers où le mal est banalisé.

3. Quelles sont les ressources à la disposition du croyant pour rester pur ? Quels passages de la Bible nous en parlent ?

« car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’] Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Rom. 8. 13).
C’est l’Esprit qui nous aide car nous ne pouvons pas le faire tout seul.

« Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2. 22).

Si on est tout le temps avec des incrédules, cela va déteindre sur nous.
Quelquefois, il faut dire catégoriquement : non ! Il vaut mieux être seul qu’avec de mauvaises compagnies (voir Ps. 1. 1 : c’est le 1er verset du livre des Psaumes !). Le Nouveau Testament revient sur ce point si important ! (voir 1 Cor. 15. 33). Attention à nos compagnies !

Quand vous êtes entre chrétiens (nes), vous pouvez vous encourager et parler de ces sujets. Il y a des exercices que vous pouvez porter avec un (e) ami (e) chrétien (ne) et vous entraider. Le Seigneur nous a placés dans le corps, comme membres les uns des autres, pour nous aider.

Il faut s’occuper des bonnes choses pour rester dans le chemin de Dieu.
« Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, – s’il y a quelque vertu et quelque louange, – que ces choses occupent vos pensées » (Phil. 4. 8).

« Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ. » (1 Cor. 11. 1). Notre modèle, c’est le Seigneur.

Nous devons apprendre que nous sommes mauvais et que nous avons une ressource : Dieu.

Nous avons aussi recours à la prière pour rester pur. Nous pouvons demander à Dieu de nous garder du mal, qu’Il nous aide à rester pur.
Devant la tentation, nous pouvons demander à Dieu de nous aider. Il est tout puissant pour nous fortifier face à la tentation.

« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » (Col. 3. 1). Soyons occupés des choses d’en haut !
« Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes » (Jac. 1. 22)

4. Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ps. 119. 9

Ce Psaume donne la réponse : c’est en y prenant garde selon Ta Parole. « Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes » (Jac. 1. 22).
« Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur ; car je suis appelé de ton nom, ô Éternel, Dieu des armées ! » (Jér. 15. 16)
Comment un homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce n’est pas en établissant des règles, mais en approfondissant notre relation avec Dieu et cela viendra tout seul. Il faut néanmoins avoir une hygiène de vie, passer du temps avec Dieu, dans la prière.

Nous savons qu’il y a des choses qui vont nous faire du mal : il faut les fuir !

5. Si on pèche, quelles sont les ressources ? Quels passages de la Bible nous en parlent ?

« Car le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais. » (Rom. 7. 19). C’est le combat du croyant avec la chair jusqu’à ce qu’il comprenne que la chair est dans la mort et que le Seigneur est vainqueur. Attention : si on essaye de combattre soi-même contre la chair qui est en nous, on est vaincu d’avance. C’est la conduite et la marche par l’Esprit qui permettent au croyant de tenir la chair en bride et de ne pas céder à ses convoitises (voir Gal. 5. 16 à 25).

Nous devons confesser le mal dont nous nous rendons compte, et l’abandonner.
« Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » (Prov. 28. 13).
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).
Demandons au Seigneur de nous aider à ne pas retomber dans le mal.

Parfois nous retombons dans le même péché (par exemple, une pensée impure). Comment faire ? Appliquer la chirurgie contre le péché. « Mais si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne soit pas jeté dans la géhenne » (Mat. 5. 29 et 30).

Le jugement de nous-même est plus profond que la confession. Arracher son œil ou sa main, c’est se juger soi-même. Cela peut nous amener à arrêter certaines relations qui nous amènent à pécher.

Pour terminer ce sujet, nous dirons que la sainteté est la position du croyant et que la pureté concerne sa marche.

 

Pourquoi sommes-nous séparés des autres croyants ?

1. Quel est le but premier de Dieu : l’unité ou la séparation ? Quels passages de la Bible nous en parlent ?

« Vous appliquant à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Éph. 4. 3).

« Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ… Mais maintenant les membres sont plusieurs, mais le corps, un. » (1 Cor. 12. 12 et 20).

Le corps a plusieurs membres qui doivent fonctionner uniquement sous la direction de Christ, la Tête.

Unité : il y a un seul corps, un seul Esprit. Dieu nous voit « un » et aussi Il veut que nous nous séparions du mal.

La Tête, Christ, est dans le ciel. Le Corps de Christ, l’Église, marche sur la terre mais il est lié à la Tête, et donc sa position est céleste.

«Dieu… nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le christ Jésus » (Éph. 2. 6).

« Mais comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite » (1 Pier. 1. 15 et 16).

« Paul, apôtre appelé de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène, le frère, à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés dans le christ Jésus, saints appelés, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre seigneur Jésus Christ, et leur [seigneur] et le nôtre » (1 Cor. 1. 1 et 2)
Ce verset nous parle de l’assemblée locale qui était une seule assemblée formée de tous les croyants à Corinthe.

Au départ, l’Église formée en Actes 2 était « une ».

Petit à petit les hommes ont inventé des choses qui n’étaient pas selon la Parole. Ils y ont ajouté ou en ont retranché. Cela a créé des divisions. Nous sommes ainsi placés dans une chrétienté avec beaucoup de dénominations qui suivent des idées différentes.

2. Faut-il une unité à tout prix ? Quelles sont les limites ? Quels passages de la bible nous en parlent ?

Nous sommes appelés à marcher dans un même sentier. « Cependant, dans les choses auxquelles nous sommes parvenus, marchons dans le même [sentier] » (Phil. 3. 16). Mais nous ne pouvons pas suivre des personnes qui enseignent des fausses doctrines. Nous devons aimer tous les chrétiens mais nous ne sommes pas tenus de les suivre.

Nous devons toujours revenir à la Parole pour nous-mêmes quant à la manière dont nous nous réunissons.

« Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur » (2 Tim. 2. 19).
« Qu’il se retire » : Par exemple, si une église admet un mal, nous ne pouvons pas rester en communion avec elle.

D’un côté, la pensée de Dieu était une Église. L’homme, par son attitude a amené des divisions. A Corinthe, par exemple, il y avait un esprit sectaire. Il faut se garder du mal et d’un esprit sectaire.

« Mais j’ai quelque chose contre toi : c’est que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait à Balac à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commettent la fornication. » (Apoc. 2. 14)
« Je connais tes œuvres, et ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience, et tes dernières œuvres qui dépassent les premières. » (Apoc. 2. 19)
Ces deux assemblées n’avaient pas été fermes dans la séparation du péché même si elles avaient des œuvres.

L’unité à tout prix n’est donc pas possible car nous ne pouvons pas nous associer à des choses (hommes ou doctrines) impures.

3. De quoi nous parle la table du Seigneur ? Quels passages de la Bible nous en parlent ?

1 Cor. 10. 14 à 22 nous parlent de la table du Seigneur.

Nous sommes réunis au nom du Seigneur et nous reconnaissons Son autorité. Il promet alors d’être là : « car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux. » (Mat. 18. 20).
A la table du Seigneur, nous réalisons la communion avec le Seigneur et entre les chrétiens.

« Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain » (1 Cor. 10. 17).
Ce passage nous parle de l’unité du corps.
Le pain nous parle du corps du Seigneur et de l’unité du corps de Christ composé de tous les vrais enfants de Dieu.
Chaque chrétien (chrétienne) a sa place à la table du Seigneur mais tous n’y sont pas.

C’est la table du Seigneur, et on n’y fait pas n’importe quoi, comme le faisaient, par exemple, les Corinthiens.
C’est le Seigneur qui est le Chef, on doit faire ce qu’Il dit. Nous ne pouvons pas être en communion avec ce qui n’est pas selon le Seigneur.

Par exemple l’idolâtrie, « Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. » (1 Cor. 10. 21). Ce verset montre l’aspect de la responsabilité dans les associations.

4. Quelle doit être notre attitude avec les croyants avec lesquels nous ne sommes pas en communion pratique ? Quels passages de la Bible nous en parlent ?

« Et il lui dit : «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée». Et le second lui est semblable : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même». » (Mat. 22. 37 et 39).
Nous devons avoir de l’amour pour tous les croyants, où qu’ils se réunissent.
« Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre » (Jean 13. 34).
« C’est ici mon commandement : Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15. 12).

Nous devons prier pour ceux de la maison de la foi. Ce n’est pas parce que l’on ne se réunit pas au même endroit, que l’on ne peut pas avoir une relation avec d’autres croyants et parler du Seigneur.
Ce partage est un témoignage pour les gens du monde. Les guerres de religion ont été un contre- témoignage.

Nous sommes des enfants de Dieu. Nous n’avons pas à nous juger les uns les autres. Nous devons veiller à rester honnêtes et humbles.

Nous avons beaucoup de faiblesse, de manquements et nous ne voulons pas critiquer les autres chrétiens car le Seigneur a dit : Que celui de vous qui est sans péché, jette le premier la pierre contre elle (la femme) (Jean 8. 7).

Nous ne devons pas être des moutons, mais devons être convaincus par la prière et la Parole que là où nous nous réunissons c’est en obéissance à Dieu.

« Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises, et que, dès l’enfance, tu connais les saintes lettres, qui peu-vent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le christ Jésus. » (2 Tim. 3. 14 et 15).

Nous pouvons aussi donner les quelques pensées ci-dessous tirées de :
L’Assemblée du Dieu vivant. A. Gibert.
L’Église, l’Assemblée du Dieu vivant. R.K. Campbell.

« Nous avons à notre disposition, malgré la situation de la chrétienté actuellement, trois grandes ressources permanentes :

• La Personne de Jésus, centre de rassemblement.

• La Parole de Dieu. A-t-elle toute son autorité pour nous ?

• Le Saint Esprit. Est-il libre d’agir ?

Les caractéristiques permanentes d’une assemblée de Dieu sont les suivantes :

Le rassemblement est composé de croyants vivants à une époque donnée (2 Cor. 6. 14 à 18). Les croyants assemblés au nom du Seigneur sont réunit au nom du Seigneur Jésus (Mat. 18. 20) qui est le Centre divin du rassemblement. Il reconnaît la seule autorité du Seigneur Jésus (Apoc. 1). Il ne reconnaît d’autre direction que celle du Saint Esprit (1 Cor. 12. 13) qui doit être libre d’agir par l’un ou l’autre frère. Il est soumis à l’enseignement de la Parole pleinement reçu. Il ne tolère pas que le nom du Seigneur soit associé sciemment au mal (1 Cor. 5. 5 à 9 ; 2 Tim. 2).

D’un côté vu par Dieu, l’Assemblée dans une ville est constituée de tous les croyants : ceux que nous connaissons et ceux que nous ne connaissons pas, qui habitent dans cette ville.

Le rassemblement se réunit selon le principe de l’unité du corps de Christ (1 Cor. 12. 12 à 27). Cette unité est réalisée spirituellement à la table du Seigneur (1 Cor. 10. 17) et concrètement en prenant la cène. Si nous perdons de vue cette unité du corps de Christ, nous devenons une secte. Nous ne sommes pas parfaits dans la pratique, et nous sommes tenus de nous juger avant de rendre culte et prendre la cène (1 Cor. 11. 28).

L’assemblée locale est une représentation locale de l’Assemblée tout entière.
Nous nous rassemblons comme membres du Corps de Christ, et non comme des groupes qui suivent les pensées des hommes, comme cela a été l’erreur des hommes dans la chrétienté.

La discipline.
Il y a nécessité de la discipline (prise en charge des croyants) à cause de la sainteté de Dieu, que l’autorité de Christ soit maintenue, à cause du péché de l’un qui contamine l’ensemble de l’assemblée.
Indépendance ou unité des assemblées entre elles ? »

Moteur = amour
But = unité
Toile de fond = sainteté
Pas d’unité à tout prix et pas de séparation comme but en soi

L’assemblée est précieuse par-dessus tout pour le Seigneur.
« Christ a aimé l’Assemblée et s’est livré pour elle » Éph. 5. 25.
« La perle de très grand prix, il a vendu tout ce qu’il avait ». Mat. 13. 46.
« Pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés » Jean 11. 52.
« Afin que tous soient un…, afin que le monde croie » Jean 17. 21. Le propos de Dieu est de prendre des hommes, de les introduire dans sa présence et de les unir. Cette unité est un témoignage pour le monde.
« Christ nourrit, chérit son Assemblée » Éph 5. 29

Vous êtes l’assemblée de demain. Ces sujets sont donc importants, et c’est une bonne chose que vous creusiez ces versets pour bien comprendre ces vérités, quant à l’assemblée universelle, l’assemblée locale, le fonctionnement de l’assemblée.
La Parole répond à tout, elle est un guide sûr pour se conduire dans l’assemblée de Dieu. Il est bon de savoir ces choses, mais il faut aussi les vivre.

Chaque instant de chaque jour qui passe,
En Jésus je puis me confier ;
Cet Ami que jamais rien ne lasse,
Me soutient, sait me fortifier.
Et son cœur si patient, si tendre,
Sait pourvoir aux besoins de ma foi ;
A lui seul j’ai appris à m’attendre
Et je sais qu’il s’occupe de moi.

Aide-moi à n’avoir confiance
Qu’en toi seul, mon Maître, mon Seigneur.
Tu connais toutes mes défaillances ;
Mais je suis toujours dans ta faveur.
Et ton cœur si patient, si tendre,
Sait pourvoir aux besoins de ma foi ;
A toi seul j’ai appris à m’attendre :
Je sais que tu t’occupes de moi.

Prends ma main, tiens-moi quand je chancelle ;
Le chemin est sombre et rocailleux.
Oh ! donne-moi de t’être fidèle,
Conduis-moi jusqu’au séjour des cieux.
Et ton cœur si patient, si tendre,
Sait pourvoir aux besoins de ma foi ;
A toi seul j’ai appris à m’attendre :
Je sais que tu t’occupes de moi.

N° 78 des Venez À Moi

CORONA 5

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CORONA 5

 Lorsque l’épreuve perdure

 

« Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses » (Ps. 34. 6).
Ils sont certainement plus de deux millions d’âmes, privées d’eau dans le désert. Les hommes s’agitent, les femmes et les enfants gémissent, les troupeaux beuglent. Quel défi pour Moïse ! Comme il a dû se sentir petit devant l’étendue du désert et faible en face de la foule en tumulte. Il crie alors à l’Éternel son Dieu : « Que ferai-je à ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ». Aux nombreuses questions des fils d’Israël, le Tout-Puissant répond en ordonnant à Moïse : « Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d’Israël ; et prends dans ta main ton bâton avec laquelle tu as frappé le fleuve, et va. Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, en Horeb ; et tu frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple boira » (Ex. 17. 4).
Moïse a déjà vu la gloire de l’Éternel en action, il doit se rappeler le buisson qui ne se consumait pas, les miracles devant le Pharaon, le fleuve changé en sang, la délivrance de la Mer Rouge. Tout cela était si grand que, dans son cœur, tous les moments intenses vécus avec l’Éternel devaient être bien présents. En face de l’adversité, nous oublions si vite les merveilles d’hier.
Le peuple murmure, il apostrophe son prince, son conducteur ! Moïse ne combat plus contre le Pharaon, l’ennemi du dehors, mais bien contre celui du dedans, cette terrible contestation qui sort du cœur des fils d’Israël. Et la voix céleste résonne à ses oreilles : « le peuple boira ».
Ils sont là devant le rocher : Moïse, son bâton à la main, et les anciens autour de lui. Ils vont être les témoins de la miséricorde, de la grâce et de la toute-puissance de l’Éternel, le grand « Je Suis ». Le bâton levé vers le ciel ne s’abat pas sur les anciens, représentant le peuple qui mérite le jugement, mais sur le rocher ! Quelle grâce ! Les eaux coulent, quelle puissance !
C’est à Golgotha que cette image prendra tout son sens. « Lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
Mille cinq cents ans d’histoire n’ont pas changé le cœur de l’homme : si Moïse a crié vers le ciel, en pensant qu’il allait être lapidé, quinze siècles plus tard, ce même peuple, en voyant Jésus, proclama l’incompréhensible et terrible sentence : « Ôte, ôte ! crucifie-le ! » – unique réponse à la question de Pilate « crucifierai-je votre roi ? » (Jean 19. 15). Et pourtant, quelques jours auparavant, une foule, voyant son roi monté sur un ânon s’approcher de Jérusalem, L’avait accueilli avec des cris de joie : « Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur ! » (Luc 19. 38). Accomplissement de la prophétie donnée à Zacharie, joie anticipée du glorieux règne à venir…
Dans le désert, pour que l’eau coule, il fallait que le rocher soit frappé ! « … et le rocher qui les suivait était le Christ » (1 Cor. 10. 4) ; « Christ a souffert… le juste pour les injustes » (1 Pier. 3. 18).
Avant que le Saint-Esprit descende du ciel, habite dans les croyants, et les unisse en un seul corps à Christ, il fallait que Christ passe par la mort infâme de la croix, ressuscite et soit glorifié (voir : Jean 16. 7 à15).
Au puits de Sichar, s’entretenant avec une femme samaritaine, Jésus évoque une eau bien plus importante que celle de la fontaine de Jacob, et que l’eau qui est sortie du rocher en Horeb : « L’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). À Jérusalem, lors de la dernière journée de la fête, Jésus interpelle la foule : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre »…« Or Jésus disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui » (Jean 7. 37 à 39).
Sommes-nous tous venus à Lui pour boire de cette eau et recevoir la vie éternelle, pour être remplis de Son Esprit ? Pour rencontrer Dieu, Moïse devait s’approcher du rocher : « Voici, je me tiens là devant toi » (Ex. 17. 6)  ; « Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous » (Jac. 4. 8).
En-Hakkoré ; la source de celui qui crie.
Samson est un homme fort, auquel rien ne résiste. Il déchire un lion comme on déchire un chevreau, on le lie avec des cordes, il s’en défait comme on briserait un fil de soie. Cerné par les Philistins, il en détruit mille avec une mâchoire d’âne ! Fort de toutes ces victoires, il n’aurait pas dû craindre ! Souvent, dans notre quotidien, au lever du matin, il nous semble que rien ne devrait venir changer nos habitudes, mais c’est juste à ce moment-là que, tout d’un coup, survient un contretemps, un accident ou la maladie, et tout chavire. C’est ce qui est arrivé à Samson à la suite d’une victoire inespérée : « Il eut une très grande soif, et il cria à l’Éternel, et dit : Tu as donné par la main de ton serviteur cette grande délivrance, et maintenant je mourrais de soif », et tomberais entre les mains des Philistins. Terrible perspective !
« Et Dieu fendit le rocher creux qui était à Lékhi, et il en sortit de l’eau ; et il but, et son esprit revint, et il vécut » (Jug. 15. 18 et 19).
Dans l’épreuve, comme Moïse et Samson, implorons les compassions de Dieu et abreuvons-nous à la source de la vie, Sa Parole. Il arrive que notre Bible reste fermée, soit pour nous sans attrait, oubliée sur une étagère ! Mais elle demeure toujours « la vivante et permanente Parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). Reprendre le Livre et, s’il le faut, essuyer la poussière, en confessant nos manquements, c’est se trouver sur le rocher creux qui est à Lékhi. Venons au trône de la grâce, élevons notre voix vers le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ pour supplier, pour remercier et pour adorer ! La source de la grâce coulera jusqu’à Son retour.
« Il me mène à des eaux paisibles, il restaure mon âme » (Ps. 23. 3).

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (15)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (15)

 

Mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé. Luc 15. 24.
Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. Luc 15. 10.

ENVOIE-MOI UN CHRÉTIEN AUJOURD’HUI !

– Seigneur Jésus, qui me feras-tu rencontrer aujourd’hui ? demanda Pedro dans sa prière en partant à l’hôpital pour y faire des visites. Dans une longue galerie, il aperçut une porte entr’ouverte. Il frappa et entra. Un jeune homme lui cria : – Vous êtes un chrétien ? – Oui, répondit Pedro, un peu étonné, en s’approchant du lit, et je suis venu vous rendre visite.
Le malade expliqua avec hâte : – Je ne pouvais plus supporter la foi de mes parents et la lecture biblique journalière. J’ai quitté la maison, pour ne plus entendre parler de Dieu. Mais un soir, ce Dieu, dont je voulais m’éloigner, m’a arrêté. Alors que, avec des amis, nous nous amusions au bord de la rue, l’un d’eux m’a poussé, et je suis tombé sur la chaussée. Un gros camion roula sur mes deux jambes. Il fallut les amputer. Et maintenant je suis couché ici depuis longtemps, et j’ai bien du temps pour repasser ma vie. Ce matin j’ai dit à Dieu : – Si tu existes vraiment, envoie un chrétien vers moi !
Pedro lui a alors parlé de Jésus, de Son amour et de Ses compassions, de Sa mort et de Sa toute-puissance pour pardonner les péchés. Le jour même le jeune homme a cru au Seigneur Jésus et à Son œuvre de rédemption. Et il a demandé à Pedro de transmettre ce message à ses parents : – Je sais que vous priez pour moi. J’ai perdu mes deux jambes, mais j’ai trouvé le salut en Jésus-Christ.

D’après Der Herr is nahe Avril 2020

Quelqu’un parmi vous est-il affligé, qu’il prie. Quelqu’un est-il joyeux ? Qu’il chante des cantiques. Jac. 5. 13.

PRIER ET CHANTER

Dieu désire que nous partagions avec Lui nos peines et nos joies. Que les choses aillent bien ou mal pour nous, il n’y a rien de meilleur que de les vivre dans la proximité de Dieu.
Quand, dans la vie, quelque chose de pénible nous atteint, nous trouvons dans la prière un refuge auprès de Dieu. Nous pouvons librement Lui dire notre peine. Dans Sa présence nous prendrons conscience qu’Il nous aime et qu’Il a en vue notre bien. Il pense continuellement à nous et nous discipline dans le but de nous sanctifier et de nous rapprocher de Lui.
Auprès de notre Dieu et Père nous apprenons aussi à nous soumettre à Sa volonté et à accepter nos difficultés de Sa main. Et nous trouvons ainsi la paix intérieure. Nous sommes alors prêts pour recevoir Sa consolation et Ses encouragements. Dieu peut Se révéler à nous, et par Sa grâce, fortifier notre confiance en Lui.
Quand, dans notre marche par la foi, nous vivons des moments de joie, nous en remercierons Dieu par le chant de cantiques. Nous jouissons ainsi de notre bonheur avec Lui. Nous sommes joyeux dans Sa présence, sachant que toute joie réelle a sa source en Dieu. Par l’effet de Sa grâce, nous restons aussi, dans les moments de joie, dans l’humilité et la dépendance.
Lorsque nous avons communion avec Dieu, notre foi est fortifiée par la conscience de Sa bonté. Et nous en retirons du courage et de la force spirituelle pour les devoirs journaliers.
Nous accomplissons notre travail avec zèle, parce que nous avons la certitude que Dieu est pour nous.

D’après Näher zu Dir Avril 2020

Vous qui ne savez pas ce qui arrivera le jour de demain (car qu’est-ce que votre vie ? – elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît). Jac. 4. 14.

SAVEZ-VOUS CE QU’IL EN SERA DEMAIN ?

En l’an 378 avant J.C., le souverain de Grèce organisa une grande fête. Il régala ses invités de mets de choix, de vins fins, de musique et de danse. Au milieu des festivités, il reçut une lettre qui l’informait de la trahison de Pelopidas. Mais il ne prit pas l’avertissement au sérieux. Il poussa l’écrit sous un coussin, en faisant cette réflexion : – Les devoirs peuvent attendre demain. Mais pour Archias, il n’y eut pas de lendemain. Quelques heures plus tard, des soldats entrèrent dans la salle comme un ouragan et l’assassinèrent sur l’ordre du traître. A quoi lui avait servi l’avertissement ? A rien ! Son insouciance lui coûta la vie.
Qu’ils sont nombreux, ceux qui se comportent comme Archias ! Ils ne veulent pas prendre du temps pour considérer la question de leur salut éternel. Avec légèreté ils repoussent cela toujours au lendemain. Ils se disent que la vie est trop belle pour l’encombrer de considérations aussi sérieuses. Ils veulent en jouir à fond. Ils pourront, plus tard, se poser des questions sur leur relation avec Dieu. Demain, c’est le mot d’ordre de ces gens insouciants. Mais « Aujourd’hui », c’est ce que Dieu met sur le cœur de chaque humain :
« J’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19).
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15).

D’après Näher zu Dir Avril 2020

Leurs prophètes… disent à un bois : Tu es mon père ; et à une pierre : Tu m’as engendré. Car ils m’ont tourné le dos et non la face. Jér. 2. 26 et 27

LE MATÉRIALISME : DE L’IDOLÂTRIE

Du point de vue historique, il s’agit là de prophètes d’autrefois qui avaient rejeté le vrai Dieu, et poussaient à adorer des statues de bois et de pierre. Mais ce verset s’applique bien au temps actuel, car il décrit de façon frappante le point de vue matérialiste de nos jours, qui part d’un éloignement complet de Dieu. C’est la recherche philosophique d’expliquer le monde sans un Créateur. Et la notion de prophètes est ici également bien à sa place ; car les affirmations principales du matérialisme sont précisément des déclarations de foi – mais qui ne sont pas chrétiennes.
Par exemple, il n’est absolument pas démontré scientifiquement que tous les faits et les phénomènes du monde s’appuient exclusivement sur la matière et ses normes. Les conceptions du monde ne peuvent pas être prouvées fondamentalement. Elles ne sont qu’une tentative pour expliquer ce que nous observons.
Finalement, les matérialistes font remonter les bases de notre origine – de la même manière que ces anciens prophètes, sur « le bois et la pierre », donc sur la matière. Le Dieu de la Bible est ignoré en tant que Créateur, ignoré aussi comme Juge. C’est là la pensée de l’homme. Si je ne suis rien de plus que de la matière hautement organisée – qui, alors, après la mort, pourrait me tenir responsable ? C’est là la raison religieuse profonde qui fait que les concepts matérialistes et évolutionnistes sont tellement prisés. Et cela, bien que leurs prétentions n’exigent pas moins de foi que la Bible.
Mais nous avons à nous décider : – A la dernière heure, qu’est-ce qui nous donnera de l’assurance : l’offre de grâce de la Bible ou les arguments de la pensée humaine ? Jésus Christ nous dit : « Celui qui croit en moi, a la vie éternelle » (Jean 6. 47).

D’après Die gute Saat Avril 2020

Dieu est amour. En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. En ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. 1 Jean 4. 8 à 10.

L’AMOUR DE DIEU

C’est une expérience extraordinaire pour un être humain, de découvrir que Dieu l’aime sans conditions. Auparavant la pensée de Dieu nous mettait mal à l’aise. La conscience nous rappelait des fautes que Dieu mettrait devant nous quand nous Le rencontrerions – nous avions toujours cette idée devant nous. Combien de personnes ont pensé, en conséquence, qu’elles devaient d’abord accomplir une série de bonnes œuvres pour se rendre Dieu propice.
Mais il n’en est pas ainsi. Nous n’avons pas à faire d’abord quelque chose pour mériter l’amour de Dieu, ou pour nous en montrer digne. Ce serait d’ailleurs impossible. La vérité est tout autre : Dieu nous aime, bien que nous ne soyons pas du tout dignes d’être aimés de Lui. Dieu nous aime, parce qu’Il est amour.
Il est tout à fait exact de dire que Dieu nous aime sans conditions. Mais nous ne devons pas mal interpréter cela : le fait que Dieu est amour ne signifie pas que, comme étant le bon Dieu, Il nous laisse poursuivre une vie de péché.
Parce que Dieu est amour, Il offre Son salut sans conditions à ceux qui sont pécheurs et perdus ; et parce qu’Il est lumière et amour, Il ne veut pas nous laisser dans cet état de pécheurs et de perdus. Et c’est pour cela que Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, est mort comme « propitiation pour nos péchés ». En conséquence, il est enjoint aux hommes de se repentir – c’est-à-dire de changer de pensée et de se tourner de leur cœur vers Dieu, et d’accepter par la foi la grâce de Dieu en Jésus Christ (Actes 20. 21).

D’après Die gute Saat Avril 2020

Mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours. Ps. 23. 6.
J’ai le désir de partir et d’être avec Christ, car c’est, de beaucoup, meilleur. Phil. 1. 23.

JUSTE DE L’AUTRE CÔTÉ

Une jeune fille avait l’habitude de traverser le cimetière du village pour rentrer rapidement chez elle.
On lui demanda un jour si elle n’avait pas peur de passer par là le soir. – Non, répondit-elle, j’habite juste de l’autre côté.
Qu’y a-t-il devant nous, juste de l’autre côté du cimetière, de l’autre côté de la mort ? Pour moi, qui me confie en Christ et en Son œuvre de salut, il y a devant moi la maison de mon Père, le lieu du repos près du Seigneur Jésus.
Une personne était à l’hôpital, mourante ; cependant son visage rayonnait tandis qu’elle racontait : – Hier je me sentais très mal, et je croyais que le Seigneur allait me reprendre à Lui. Mais il se passe encore un peu de temps avant que j’arrive au ciel. C’est là que je serai chez moi.
Cet hôpital comporte, dans la verdure, un bâtiment, qui abrite de nombreux patients au dernier stade de leur maladie. Une télévision est censée les distraire. Tout est prévu pour leur éviter de devoir penser à la mort. Lequel de ces malades se demande s’il est prêt à rencontrer Dieu ? Vont-ils mourir sans avoir une assurance à ce sujet, et sans connaître le but qui est devant eux ? Peut-être ont-ils pu régler à temps toutes les questions matérielles, mais sont-ils en règle avec Dieu ?
Juste de l’autre côté de la mort – qu’est-ce qui nous attend là-bas ? Est-ce aussi pour vous la maison du Père, dont le Seigneur Jésus Christ a parlé ?
« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3).

D’après Die gute Saat Avril 2020

Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies… Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Rom. 5. 6 et 8.

SAUVETAGE

En Avril 1987, vingt-quatre parachutistes se rassemblèrent dans l’Arizona pour exécuter une série de sauts. Quatre d’entre eux venaient de sauter d’une altitude de près de 3000 mètres pour faire la démonstration d’un saut en formation, lorsque la jeune Debbie Williams, âgée de 31 ans, s’écrasa contre le sac à dos d’un camarade et tournoya, inconsciente, en descendant vers le sol sans que son parachute se soit ouvert.
Gregory Robertson, l’entraîneur du groupe, planait à douze mètres au-dessus des autres. Avec son expérience de 1700 sauts, il identifia le danger en un éclair et s’élança pour atteindre Debbie à temps.
Il n’avait que quelques secondes pour cela. En gardant les bras collés contre lui et les jambes serrées, il plongea la tête en avant et, à la vitesse de 240 km/h, il atteignit Debbie à 1000 mètres d’altitude. Il la retourna et lui ouvrit son parachute en-dessous de 700 mètres. Puis il ouvrit son propre parachute, et ils glissèrent vers le sol. Debbie atterrit sur le dos, encore inconsciente. Elle avait des contusions, mais Gregory lui avait sauvé la vie.
L’impuissance de Debbie illustre bien l’incapacité de l’homme à se sauver lui-même. Lorsqu’il s’agit de notre relation d’éloignement de Dieu, et du salut éternel, nous sommes « sans force », et nous nous dirigeons vers un destin funeste. Mais dans notre détresse, Dieu nous révèle Son amour, en ce qu’Il a donné Son propre Fils afin qu’Il meure pour nous sauver. Tous ceux qui le désirent peuvent être au bénéfice de ce grand sacrifice !

D’après The good Seed Avril 2020

 

Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ! Ps. 8. 9.
Jésus Christ… il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés. Act. 4. 10 à 12

LE NOM DE DIEU

C’est un nom mystérieux, saint, insondable. Pour beaucoup, c’est le nom de l’amour et de la lumière, que Jésus, le Fils de Dieu, est venu faire connaître sur la terre. Mais il y a des personnes qui, volontairement ou non, joignent le nom de Dieu dans leurs paroles avec des éclats qui expriment l’impatience ou la colère, la rébellion contre Dieu, et même le blasphème. La Bible affirme : « Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain » (Ex. 20. 7) – ou même pour mentir.
Prononcer le nom de Dieu dans des rites ou des prières récitées par cœur, sans avoir une foi véritable, c’est prendre le nom de Dieu en vain. Il est encore plus grave d’accepter de faux témoignages ou des mensonges en invoquant ce Nom. Le Nom n’a pas un pouvoir magique auquel nous pouvons faire appel à volonté.
Le nom de « Jésus » signifie Dieu Sauveur. Dieu S’est fait connaître par ce Nom. C’est le Nom que chacun des humains, même s’il était autrefois un blasphémateur, doit invoquer pour être délivré de ses péchés et recevoir la grâce de Dieu. Jésus, par Sa mort, a payé pour nos offenses, et un pardon gratuit est offert à quiconque se repent. Jésus est le seul Nom qui ait le pouvoir de nous amener dans une relation avec Dieu.
Amis chrétiens, qui portons ce noble Nom, Le faisons-nous connaître autour de nous ? Si la culture des pays occidentaux est caractérisée par la suppression ou le mépris du Nom de Dieu, prions pour pouvoir parler de Son amour avec plus de hardiesse. N’ayons pas honte du Nom de Jésus, mais rendons témoignage de la joie et de la paix, du vrai bonheur qu’Il apporte dans notre vie.

D’après The good Seed Avril 2020

Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier.
J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin. Ps. 119. 105, 162.

LA LUMIÈRE

Un village très isolé fut finalement raccordé au réseau électrique. A la fin des travaux, un inspecteur passa dans chaque maison pour s’assurer que tout fonctionnait bien. Il demanda à une dame âgée, habitant sur la colline, si elle était satisfaite. – Oh oui, répondit-elle, maintenant je vois beaucoup plus clair pour allumer ma lampe à pétrole.
Cela peut nous faire sourire mais, en ce qui concerne la lumière dans un autre sens, nous pouvons être bien surpris par d’autres choses. De nombreuses personnes avancent en tâtonnant dans les ténèbres morales de ce monde. Ils possèdent une Bible mais ne l’ouvrent pas. De temps à autre ils lisent peut-être un article religieux ou même un feuillet de calendrier biblique, mais cela n’est pas suffisant. Ils sont semblables aux gens qui préfèrent la lampe à pétrole à la lumière bien plus claire de l’électricité.
A travers le cours de l’histoire, il y a eu de multiples périodes où il était interdit de posséder ou de lire la Bible. Et bien souvent, des chrétiens ont risqué leur vie en parcourant de grandes distances pour pouvoir lire, pendant quelques instants, l’une des rares Bibles disponibles. Pour ces croyants, la Parole de Dieu n’était pas seulement une lumière sur leur sentier ; elle était la source où ils puisaient joie et réconfort.
Ne laissons pas notre Bible sur l’étagère comme une lampe éteinte dans la nuit. Mais permettons-lui de faire briller la lumière de la Parole de Dieu dans nos cœurs, pour nous apporter le salut, et nous donner la sécurité et la joie dans notre vie.

D’après The good Seed Avril 2020

La justice de Dieu… sa justice dans le temps présent, de sorte qu’il est juste et qu’il justifie celui qui est de la foi en Jésus. Rom. 3. 22 et 26.

LA VIRGULE DÉPLACÉE

On raconte l’anecdote suivante à propos du roi d’Italie Umbert. Il lui avait été adressé une requête au sujet d’une personne qui avait été condamnée à une longue peine de prison ; on lui demandait de résilier la sentence concernant la fin de son temps d’emprisonnement.
Le ministre de la justice avait mis par écrit son avis sur le document : – Grâce impossible, à laisser en prison.
Le roi lut la requête, et étudia le dossier concernant le cas. Puis il prit la plume et déplaça la virgule, d’un mot en arrière. C’était maintenant : – Grâce, impossible de laisser en prison. Et il ajouta encore un autre mot : Accordé, puis il signa le document. Le condamné était maintenant libre.
Le Seigneur Jésus agit de la même manière que ce roi. Il désire annuler pour toujours toutes les accusations que le diable, d’autres gens, ou notre conscience, nous opposent avec justice. Comment Christ fait-Il cela ? – Il a porté toute la culpabilité et le jugement de Dieu pour tous ceux qui croient en Lui. Les Évangiles, comme aussi les Psaumes, décrivent ce qu’il Lui en a coûté : non pas seulement un trait de plume, mais la mort sur la croix.
Pour le pécheur qui confesse ses péchés à Dieu, et croit à la mort expiatoire du Seigneur Jésus, le salut de Dieu a une étendue beaucoup plus grande que le pardon du roi. Non seulement le pécheur est pardonné, mais il est prononcé juste, c’est-à-dire libéré de toute culpabilité !
La mort expiatoire de Jésus Christ est unique et parfaite. Quiconque croit en Lui se tient devant Dieu comme étant juste.
« Christ Jésus… nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Cor. 1. 30).

D’après The good Seed Avril 2020