TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER ( PARENTS, PÈRE ET MÈRE)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER

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 Parents, père et mère

1. Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur ……………………………. Eph.
2. Qui a péché : celui-ci, ou ses parents… ? ……………………………………….. Jean
3. Comme les parents apportaient le petit enfant ………………………………… Luc
4. Elle n’avait ni père ni mère …………………………………………………………… Esther
5. Comment tu as quitté ton père et ta mère ……………………………………….. Ruth
6. J’userai de bonté envers toi à cause de… ton père ………………………….. 2 Sam.
7. Le père fera connaître aux fils ta vérité …………………………………………… Es.
8. La gloire des fils, ce sont leurs pères ……………………………………………… Prov.
9. Que je baise, je te prie, mon père et ma mère ………………………………….. 1 Rois
10. Vous avez écouté le commandement de Jonadab, votre père ………….. Jér.
11. Parmi nous il y a… des vieillards plus âgés que ton père …………………. Job
12. Nourri trois mois dans la maison du père ……………………………………….. Actes
13. Nos pères ont tous été sous la nuée ……………………………………………… 1 Cor.
14. Vos pères ont mangé la manne au désert ……………………………………….. Jean
15. Nos pères se sont confiés en toi ……………………………………………………. Ps.
16. Sa mère lui faisait une petite robe ………………………………………………….. 1 Sam.
17. Ta mère était comme une vigne …………………………………………………….. Ezéch.
18. N’abandonne pas l’enseignement de ta mère ………………………………….. Prov.
19. La jeune fille alla, et appela la mère de l’enfant ………………………………… Ex.
20. Jusqu’à ce que je me suis levée, moi… une mère en Israël ………………… Juges
21. Comme quelqu’un que sa mère console ………………………………………….. Es.
22. Il fait habiter la femme stérile… joyeuse mère de fils …………………………. Ps.
23. Il fit… de riches présents à son frère et à sa mère …………………………….. Gen.
24. Il le donna à sa mère …………………………………………………………………….. Luc
25. La mère de Jésus était là ………………………………………………………………. Jean
26. Sa mère apprêta un mets savoureux ………………………………………………. Gen.
27. Un fils… tendre et unique auprès de ma mère …………………………………… Prov.
28. Elle est l’unique de sa mère ……………………………………………………………. Cant.
29. Sa mère ne s’appelle-t’elle pas Marie ? ……………………………………………. Mat.
30. La couronne dont sa mère l’a couronné ……………………………………………. Cant.

D’après le recueil de 360 passages 1978

CORONA 15

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CORONA 15

 

 

Pour construire une maison, il faut premièrement poser une fondation. Corona 14 nous a amenés à considérer que le Seigneur Jésus-Christ est le fondement de l’Église. Il est présenté dans la Parole de Dieu comme « une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse » (1 Pier. 2. 6). Pierre et Jean, après avoir passé une nuit prisonniers des chefs religieux, ont été dans l’obligation de témoigner devant les « chefs du peuple et les anciens d’Israël ». La question était de savoir par quelle puissance ils avaient guéri miraculeusement un homme incapable de marcher dès sa naissance. La réponse de Pierre fut : « Sachez, vous tous, et tout le peuple d’Israël, que ç’a été par le nom de Jésus Christ le Nazaréen, que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité d’entre les morts : c’est, par ce nom que cet homme est ici devant vous plein de santé. Celui-ci est la pierre méprisée par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre angulaire ; et il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 1 à 12).
C’est par le Christ Jésus que nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père par un seul Esprit, que nous sommes « gens de la maison de Dieu », « édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (lire : Éph. 2. 11 à 22).
Ce même apôtre a écrit « à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe » : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus ; mais que chacun considère comment il édifie dessus. Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ » (1 Cor. 3. 10 et 11).
Dieu emploie des ouvriers pour édifier Son Assemblée.
« Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a donné des dons aux hommes. Or, qu’il soit monté, qu’est-ce, sinon qu’il est aussi descendu dans les parties inférieures de la terre ? Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses ; et lui, a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ; en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ ; jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ : afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer ; mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph. 4. 8 à 15 ; Ps. 68. 18).
Les apôtres et prophètes ont été donnés pour poser le fondement de l’Église et pour compléter la Parole de Dieu. L’apôtre Paul a reçu par révélation, « le mystère du Christ » (Éph. 3. 4). Ce mystère n’a pas été donné à connaître aux fils des hommes, en d’autres générations, mais il a été révélé aux « apôtres et prophètes par l’Esprit » (v. 5). L’apôtre Jean a été le dernier sur la scène comme prophète, en écrivant la révélation de Jésus Christ (Apoc. 1. 1 et 19). Toutes les révélations et directives dont l’Église a besoin se trouvent dans la Parole écrite, conservée et vérifiée comme étant inspirée par l’Esprit Saint (2 Pier. 1. 21). C’est par des « écrits prophétiques » (Rom. 16. 26), que le mystère de l’Église, corps de Christ, a été donné à connaître aux nations. Les apôtres et prophètes se sont endormis en Jésus et Dieu n’a pas ordonné de successeurs. Malgré cela, un ministère à caractère prophétique subsiste encore aujourd’hui, comme cela est montré en 1 Cor. 14. 3 : « celui qui prophétise parle aux hommes pour l’édification, et l’exhortation, et la consolation ». Il n’annonce pas des choses nouvelles, mais il apporte la Parole de Dieu, qui répond aux besoins des cœurs.
Maintenant que le fondement a été posé par les apôtres, les autres dons : évangélistes, pasteurs et docteurs, sont pour l’édification de l’Assemblée. Ces dons subsistent jusqu’à l’enlèvement des croyants (1 Thess. 4. 16 et 17). Ils sont donnés « pour l’édification du corps de Christ ».
L’évangéliste est mentionné en premier. Le Seigneur utilise ce don pour amener des âmes à Lui, pour ajouter des pierres vivantes à l’édifice (1 Pier. 2. 5). Chaque enfant de Dieu peut rendre témoignage de la grâce qui l’a sauvé. Timothée devait faire l’œuvre d’un évangéliste, mais le Seigneur appelle et qualifie ceux dont Il a besoin. Selon l’appel et la direction du Saint Esprit, l’évangéliste parle à une foule (Act. 2. 14 à 41), ou à une âme (Act 8. 26 à 39), invitant à la repentance et à la foi. Son rôle est aussi d’amener dans l’assemblée locale les nouveaux convertis, pour qu’ils soient nourris de la saine doctrine, pour qu’ils soient guéris. Ils avaient été trompés par Satan, blessés par le monde, ils sont conduits à l’hôtellerie (Luc 10. 30 à 35).
Le pasteur se penche sur les blessures avec de l’huile, image de l’Esprit Saint, et du vin, symbole de la joie de la communion. Il est un canal pour restaurer le contact entre l’âme affligée et son Seigneur. Le docteur enseigne dans les assemblées comme dans les maisons. Il présente la Parole de Dieu avec droiture, qu’il s’agisse du salut, de la marche, ou des choses à venir.
Pasteur et docteur sont deux dons présentés ensemble. Ce ne sont pas tous les docteurs dans la Parole qui sont capables de bander les plaies des cœurs brisés, mais les pasteurs doivent être capables d’instruire. Les dons d’évangéliste, de pasteur et de docteur, sont des dons donnés par notre Seigneur Jésus-Christ glorifié. C’est Lui qui appelle, c’est Lui qui donne ! Bien sûr qu’il faut s’instruire pour pouvoir communiquer la Parole à d’autres (2 Tim. 2. 2), mais Christ choisit des vases de terre pour y placer un trésor, le ministère (service) de « l’évangile de la gloire du Christ » (2 Cor. 4. 1 à 7). Que ceux qui ont été appelés à de telles fonctions, demeurent fidèles pour faire connaître le Seigneur dans toute Sa beauté, pour édifier, pour exhorter, et pour consoler.

 

LE DIMANCHE

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LE DIMANCHE

 

Pour ceux qui travaillent toute la semaine pour gagner leur vie, le dimanche apparaît comme la halte nécessaire, la détente, l’oubli total de l’école, de l’atelier, du bureau, des champs, du magasin.
Aussi convient-il d’employer au mieux ces délicieux loisirs, d’en savourer chaque minute, d’en faire vraiment de sereines jouissances.
Ceux qui, toute la semaine, ont été enfermés, éprouveront un plaisir tout particulier à sortir.
Le paysan, ou ceux que leurs occupations appellent au grand air, préféreront se reposer tranquillement chez eux, selon la loi du Créateur : Tu travailleras six jours.
On doit faire du dimanche un jour bienfaisant, et on le peut, si on sait le sanctifier, si on sait l’organiser.
Mais ce n’est pas le cas de certains qui passent cette journée dans la fièvre des distractions plus ou moins saines qui abondent de nos jours et qui, après une veillée trop longue, les laissent fatigués, déprimés, mécontents le lundi matin.

Mais ce n’est pas non plus une journée où l’on se traîne d’ennui parce qu’il pleut et qu’on n’a pas su organiser quelques jeux pour les enfants, énervés d’être enfermés ; une journée où on baille, ne sachant que faire de ses mains, de son cerveau, pendant que les heures se traînent, languissantes, jusqu’au coucher qui vous fait recommencer la tâche le lundi, morose, fatigué d’un dimanche gâché.
Un dimanche gâché ! Cela est-il possible dans une famille chrétienne où l’on a pour règle de participer au culte, de revoir des amis, de visiter telle ou telle personne alitée, isolée, âgée ou infirme ?
Une famille où l’on cherche à sanctifier ce jour, que la Bible appelle : le jour du Seigneur. (Apoc. 1. 10).
Non ! si l’on passe ce jour dans la communion avec Dieu et dans l’adoration, Il nous parlera de paix, de joie et de bonheur.
N’est-il pas le jour de la résurrection, de la victoire sur la mort, de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ ?
Si nous pensons à cela, si nos âmes mesurent quelque peu la grandeur de l’œuvre de la rédemption accomplie à la croix du Calvaire, il n’est pas possible que ce jour nous laisse froids ou indifférents.
Tels les premiers chrétiens qui s’assemblaient le premier jour de la semaine pour rompre le pain, (Actes 20. 7), nous nous rendrons là où deux ou trois sont réunis en Son nom pour L’adorer, Le bénir et nous souvenir de Sa mort et de Sa résurrection ; car « le Père en cherche de tels qui l’adorent » en esprit et en vérité. Jean 4. 23.
Un dimanche passé dans de telles dispositions ne sera jamais un dimanche gâché – au contraire il nous apparaîtra toujours comme un jour de grande joie et de bénédiction, comme une oasis dans le désert de la vie ici-bas.
Pour ce qui reste des heures de loisir du dimanche, c’est à la mère de famille principalement, qu’incombe le devoir d’organiser des moments de récréation et de délassement, pendant lesquels les membres de la famille, petits et grands, peuvent se voir, se parler, se sentir unis.
On s’adonnera à de saines distractions, à des jeux inoffensifs ; on lira un bon livre, on fera de la musique, on chantera des cantiques. Le soir, on lira une portion des Saintes Écritures, on terminera par la prière et on se retirera pour le repos de la nuit, heureux et réconforté, satisfait d’avoir passé une journée dans la joie et la bénédiction.
De nos jours où la jeunesse a une tendance trop marquée à courir aux plaisirs en laissant « les vieux » à la maison, c’est encore la mère qui a le pouvoir, difficile souvent, de retenir son monde, en créant autour d’elle une atmosphère agréable.
Elle préparera un bon repas, où chacun pourra manger à son aise, tranquillement, longuement, ce qui n’est pas toujours possible pendant la semaine.
Il est certain que dans un milieu à l’ambiance agréable et gaie, où la paix et la bonne harmonie règnent entre les parents, les enfants se sentent heureux et moins poussés à chercher leurs distractions au dehors.
L’ennui est un terrible ennemi. Il est du devoir des parents de tout faire pour l’épargner à leurs enfants.
L’ennui pousse le jeune homme hors de la maison paternelle, vers les lieux de distractions et de plaisirs mondains.
C’est là, hors du foyer, qu’il apprend à fumer, à boire, à jouer, se causant un tort physique et moral dont il aura à supporter les conséquences plus tard.
Parents chrétiens, par un dimanche de pluie, pendant les longues soirées d’hiver, retenez vos enfants à la maison, autour de vous.
Soyez leurs meilleurs camarades, leurs amis, leurs confidents ! Jouez avec eux !
Il n’est pas besoin de se procurer des jeux coûteux ; un morceau de papier, un crayon, des devinettes suffisent parfois à faire passer de longues heures très agréables.
Que le père ne pense pas que ce soit au-dessous de sa dignité de s’associer au jeu des enfants, mais qu’il donne au contraire le bon exemple.
Trop souvent, on rencontre des pères qui savent si peu se mettre à la portée des petits, et même des grands !
Ils croient peut-être que les signes de leur autorité consistent en une mine austère, ou la sévérité. Leur rôle principal, aux yeux des enfants, est celui de punir pour chaque petite faute.
Trop d’enfants, des garçons surtout, ne voient en leur père qu’un épouvantail, un homme méchant, un tyran, au lieu d’un ami, d’un modèle à imiter.
Le rôle de parents demande beaucoup d’amour, de dignité et de sagesse.
Qu’a un enfant de meilleur en ce monde que son père et sa mère ?
Aux parents donc de ne pas troubler l’idéal que se font d’eux leurs enfants, mais qu’ils s’en fassent aimer et respecter tout à la fois.
En cela, la mère sera le meilleur intermédiaire entre le père et l’enfant. Elle évitera de parler des défauts que peut avoir le père. Et de son coté, celui-ci fera tout pour que les enfants tiennent leur mère dans la plus haute estime.
Le moment où l’enfant peut juger lui-même des défauts et du caractère de ses parents arrive toujours assez tôt.
Le dimanche étant le jour le mieux approprié à l’éducation morale au foyer, sachons, parents chrétiens, le faire aimer à nos enfants, faute de quoi il n’y a pas de bonheur familial possible. La bénédiction divine repose toujours sur un lieu où l’on tient en honneur, où l’on sanctifie ce jour, qui ne nous appartient pas, puisqu’il est le jour du Seigneur.

D’après la Bonne Revue 1931

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (18)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (18)

C’est ici le jour que l’Éternel a fait. Ps. 118. 24.

BIEN EMPLOYER CHAQUE JOUR

Chaque jour de notre vie est un don particulier de Dieu, une occasion, pour nous, de donner de la joie à notre Seigneur. Que faisons-nous de ce cadeau, de cette occasion : aujourd’hui ?
Aujourd’hui, nous désirons faire confiance au Seigneur en ce qu’Il nous soutiendra et nous conduira. Aujourd’hui est un jour où nous pouvons Le remercier et Le bénir pour Son grand amour. Aujourd’hui, nous pouvons répondre à Son amour en étant là pour Lui. Aujourd’hui, nous avons l’occasion de dire une parole de confiance et d’encouragement, de visiter notre frère malade, de nous tenir, avec délicatesse, auprès d’une sœur qui a tellement besoin d’aide.
Aujourd’hui, nous pouvons être un modèle pour nos enfants ; nous voulons leur parler de l’amour du Seigneur, qui veut aussi les sauver. Aujourd’hui est un jour d’intercession, un jour où nous pouvons exprimer à Dieu nos multiples préoccupations.
Aujourd’hui est aussi un jour de salut, un jour de témoignage, où il est possible de parler à d’autres de la bonne nouvelle de l’évangile. Aujourd’hui, les gens devraient encore voir que nous possédons une richesse qu’ils ne connaissent pas encore. Aujourd’hui nous pouvons, dans notre vie, montrer les caractères du Seigneur Jésus, Son amour, Sa bonté, Sa confiance, Sa miséricorde, mais aussi Sa sainteté et Son horreur du péché.
Aujourd’hui, Dieu nous parlera par Sa Parole, pour nous faire apprécier les beautés du Seigneur Jésus. Aujourd’hui, nous pouvons découvrir quelque chose en Lui, que nous n’avions pas encore vu hier. Aujourd’hui est le jour où nous accomplissons ce que Dieu désire de nous.
Employons bien aujourd’hui, car demain ne nous appartient pas !

D’après Der Herr is nahe Juin 2020

 

La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Jean 17. 3.

UNE CONVERSION RADICALE

On avait l’habitude de m’appeler le grand Jules. J’étais un grand bonhomme dégingandé, qui ne faisait que boire et jurer. Les personnes convenables m‘évitaient. Mais ça ne me gênait pas. Je ne me souciais pas de ce que les autres gens pensaient. Je n’avais peur de personne, ni de Dieu ni des hommes.
Un jour où, une fois de plus, je n’avais rien à faire et attendais que quelqu’un m’invite à boire, un gamin est venu vers moi en courant et m’a crié : – Grand Jules, as-tu entendu la dernière nouvelle ? Les colons ont été chercher un prédicateur. Il va parler dans l’école ce soir. Je crois que tu devrais y aller. Cela m’a réveillé et je me suis exclamé : – Ne fais pas le fou ! Nous n’avons jamais eu du temps pour la religion ici, et aussi longtemps que je m’appellerai grand Jules, les choses ne changeront pas. Ce soir-là, l’école était pleine de monde. Beaucoup étaient venus pour écouter la Parole de Dieu, d’autres, seulement pour savoir comment le grand Jules se comporterait avec le prédicateur.
Quand je suis arrivé à l’entrée, le prédicateur était en train de lire le texte : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). J’ai entendu ces mots, et je n’ai pas pu faire un pas de plus. Le prédicateur a relu le texte, puis l’a lu encore une troisième fois.
Je ne sais pas comment j’ai réussi à m’asseoir près de la porte. Je n’avais jamais entendu de telles paroles dans ma vie. Je suis resté assis et j’ai écouté. Et alors j’ai appris à connaître Celui « qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20). Et alors le grand Jules est devenu tout petit, et a été converti.

D’après The good Seed Juin 2020

 

A moi… cette grâce a été donnée d’annoncer parmi les nations les richesses insondables du Christ. Éph. 3. 8.

C’est pendant la période de ses études que le professeur de théologie norvégien, Ole Hallesby, trouva la foi en Jésus Christ. Il a raconté comment cela s’était produit.
– Quand j’ai demandé, un jour, un certificat à mon professeur, il m’a demandé tout à coup – Vous étudiez la théologie, mais vous ne vous êtes pas encore renseigné sur la manière dont vous allez faire usage de vos études ? Je vous suggère de venir bientôt me rendre visite. Quelques jours plus tard, j’étais assis dans son bureau.
Ce sage vieillard, qui me connaissait, moi et mes vues, était bien conscient que je ne suivrais probablement pas ses conseils. Il m’avait donné cette occasion de lui rendre visite pour une autre raison. Aussi il termina rapidement ses conseils, puis il me regarda en face, de son regard plein de chaude amitié, et me dit : – Ne voulez-vous pas enfin devenir chrétien, Hallesby ?
Je n’oublierai jamais ces paroles et cet instant, aussi vieux que je devienne. La pensée a traversé mon esprit comme un éclair : – Tu n’es qu’un païen ! Et cela m’a tellement ébranlé que, moins de six mois plus tard, j’étais à genoux devant mon Sauveur crucifié. Au début, pourtant, j’avais essayé, avec légèreté, de bannir de mon esprit cette suggestion tellement à-propos. Mon professeur avait écouté, avec calme et patience, tout ce que je lui disais pour me justifier, et y avait répondu laconiquement, puis avait brusquement mis fin à la conversation par ces mots : – Pourquoi essayer de le forcer ? Cela viendra !
Aujourd’hui j’aimerais vous transmettre cette question, et demander à chacun : – Ne voulez-vous pas enfin devenir chrétien ? Quand je pense aux richesses infinies qui sont entrées dans ma vie depuis lors, je souhaite ardemment que chacun de vous devienne un chrétien.

D’après The good Seed Juin 2020

La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Jean 17. 3.

UN TÉMOIGNAGE ANCIEN AU MESSAGE DE L’ÉVANGILE

Le verset ci-dessus est tiré de la prière du Seigneur Jésus à Son Père, avant qu’Il soit trahi, pris, jugé, condamné à mort, et crucifié.
John Piscator (1546-1625), dans la préface de sa traduction de la Bible, a commenté comme suit cette prière du Seigneur Jésus à Son Père :
– Cette prière nous enseigne que le salut éternel vient de la connaissance du seul vrai Dieu, et de la connaissance du Médiateur entre Dieu et l’homme, Jésus Christ. Personne n’atteint cette connaissance par lui-même, mais seulement par la Parole de Dieu, la Sainte Écriture.
Dieu, dans Sa puissance, Sa sagesse et Sa grâce infinies, S’est révélé à l’homme dans la création. Mais l’homme n’a pas une compréhension éclairée telle qu’il puisse apprécier les vertus de Dieu. Au lieu de reconnaître qui est Dieu, et de Lui rendre tout l’honneur qui Lui est dû, il a été trompé jusqu’à réduire la majesté de Dieu, infiniment élevée, à son propre niveau, à son propre état. Et il n’a pas eu honte de le représenter par des images de nature physique et terrestre (cf. Rom. 1. 19 à 23).
La conscience de l’homme le convainc que, par ses nombreux et graves péchés, il offense, insulte et irrite Dieu dans Sa majesté noble et sainte. En conséquence, il mérite la condamnation éternelle de Sa part, Lui le Juge juste et inflexible. Pour être délivré des accusations de sa conscience, il est nécessaire pour l’homme de croire dans le seul Médiateur entre Dieu et l’homme. Ce n’est que sur la base de Ses souffrances et de Sa mort que nous pouvons être réconciliés avec Dieu et nous tenir dans Sa grâce et Sa faveur. Cette connaissance est fondée sur l’Écriture sainte, qui rend témoignage à Christ, le Sauveur.

D’après The good Seed Juin 2020

 

Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni pouvoirs, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissance, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. Rom. 8. 38 et 39.

SAUVÉ POUR L’ÉTERNITÉ

L’évangéliste Donald Ross raconte une expérience particulière de sa vie de croyant.
– Je connaissais le Seigneur déjà depuis de nombreuses années quand quelqu’un m’a dit : – N’avez-vous jamais douté de votre foi ? N’avez-vous jamais eu peur de vous faire illusion en croyant appartenir à Christ pour l’éternité ?
J’ai trouvé étrange qu’une telle question me soit posée à ce moment précis. En fait, le soir précédent, quand je me préparais à prêcher l’évangile, je me sentais un peu tourmenté, comme si une voix me disait : – Donald, tu es un hypocrite ! Tu n’es pas sauvé ! Profondément secoué, je me suis demandé si tout cela pouvait être vrai. Après avoir prêché Christ pendant nombre d’années, était-il vraiment possible que je ne sois pas sauvé ? Tout à coup, le Seigneur est venu à mon aide, et je me suis senti en état de dire : – Seigneur, je te rends grâces. Je suis vraiment sauvé, parce que tu es mort sur la croix, aussi pour des hypocrites. Tu reçois tous les hommes tels qu’ils sont.
A ce moment-là le doute s’est dissipé. J’ai pris conscience que ces perplexités qui semaient le doute provenaient du diable, qui voulait me ravir la paix. De telles pensées de doute ne viennent jamais de Dieu. Et c’est ce que j’ai répondu à mon interlocuteur.
Ce témoignage devrait encourager tous ceux qui ont confessé sincèrement à Dieu leur condition de péché, mais chez lesquels survient parfois le doute à l’égard de leur foi. Le verset ci-dessus ne pourrait pas être plus clair, et il a déjà apporté la paix à d’innombrables croyants.

D’après Il buon Seme Juin 2020

 

Vous qui ne savez pas ce qui arrivera le jour de demain (car qu’est-ce que votre vie ? – elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît). Jac. 4. 14.
Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. Héb. 3. 8.

MERCI, MON DIEU, DE CE QUI N’EST PAS ARRIVÉ HIER !

Enfant d’une mère chrétienne, Mary menait une vie dissipée. Un soir, à Londres, elle passa devant une salle où l’on annonçait l’évangile, et une jeune croyante, Sheila, l’invita à entrer. Mary répondit :
– Une autre fois ; aujourd’hui je n’ai pas ma bible.
Sheila lui proposa de prendre la sienne ; Mary se laissa convaincre, et entra. Le message lui alla droit au cœur. Elle se mit à pleurer, confessa ses péchés à Jésus Christ, et trouva la paix par la foi en Lui. Avant de s’en aller, elle rendit la bible à Sheila, mais celle-ci y écrivit quelques mots pour Mary, et lui en fit cadeau. Le même soir, Mary écrivit à sa mère pour lui faire part de sa conversion.
Le matin suivant, Mary fut victime d’un grave accident. Transportée d’urgence à l’hôpital, elle demanda au chirurgien :
– Docteur, est-ce que je m’en sortirai ?
– Malheureusement non, c’est impossible, lui répondit le médecin sans ambages.
Consciente de la gravité de sa condition, alors que la vie se retirait d’elle petit à petit, elle trouva la force de lever les mains et de s’exclamer : – Merci, mon Dieu, de ce que cela n’est pas arrivé hier !
Hier, Mary était encore indifférente, et perdue. Aujourd’hui, elle s’en allait en paix vers son Sauveur.
Sheila allait souvent faire des visites à l’hôpital. Quand elle téléphona ce jour-là, on lui dit que, près d’un lit, on avait trouvé une bible avec son nom. Avec émotion, elle la reconnut : c’était la bible qu’elle avait donnée à Mary la veille !
Aujourd’hui, Dieu vous parle encore, Il vous cherche patiemment. Ne prenez pas le risque de remettre votre décision à demain !

D’après Il buon Seme Juin 2020

TITE 2 et 3

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Tite 2. 11 à 14 et 3. 3 à 7.

On a lu ce matin quelques versets du psaume 136. Chaque verset indique que la bonté de Dieu, de l’Éternel, demeure à toujours. C’est un Dieu bon, seul sage. Dans ce psaume 136, la bonté est célébrée prophétiquement telle qu’elle le sera sous le règne de Christ. Mais il est rappelé que cette bonté est quelque chose d’immuable. C’est l’attribut de Dieu Lui-même, l’une de Ses gloires, une partie de ce qu’Il est en Lui-même, c’est-à-dire amour.

Les choses créées le sont même en vertu de cette bonté, et celle-ci demeure même envers les hommes qui s’éloignent de Lui.

Dieu Se choisit un peuple, et tout au long de l’histoire troublée de ce peuple, la bonté de Dieu demeure, comme l’expose ce psaume 136, jusqu’au règne.

Mais il y a cette phrase remarquable : « Qui, dans notre bas état, s’est souvenu de nous, car sa bonté demeure à toujours » (v. 23). Il en est ainsi par rapport au peuple terrestre, et aussi par rapport aux chrétiens. Dieu S’appelle un Dieu fidèle. La bonté de Dieu qui s’élève jusqu’aux cieux s’est abaissée jusqu’à nous. « Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus … » (Tite 3. 4).
Cette bonté est « apparue ». Cette bonté qui demeure à toujours a pris connaissance directe du notre état, et alors a été accomplie l’œuvre de notre salut pour ces créatures qui ne pouvaient pas se sauver elles-mêmes.
La bonté de Dieu s’applique à la misère morale de l’homme (Tite 3. 4 et 5). La miséricorde, c’est la bonté de Dieu appliquée à un tel état. Mais il faut une nouvelle naissance, une régénération. Il faut une eau qui passe sur cette misère. C’est le lavage de la régénération, qui n’est possible que par la grâce.
Ailleurs, on a le lavage par la Parole, par l’Esprit, mais ici on a l’idée de quelque chose de complet qui nous rend purifiés. Cela est accompli par Jésus Christ. Justifiés dès maintenant, nous devons hériter de la vie éternelle. Il faut bien que cette bonté de Dieu soit autre chose que la bonté humaine qui, elle, pense toujours à elle-même.
La bonté de Dieu n’a pas d’autre motif que ce qui est divin, qui porte vers les besoins des autres. Cela n’est pas présenté comme un système, comme des dogmes. Ce n’est pas cela, la bonne nouvelle, l’évangile, mais Tite 2. 11. dit : « la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes ». L’amour et la bonté de Dieu sont apparus ici-bas dans une Personne. Le Nouveau Testament présente la grâce de Dieu, la grâce qui apporte le salut. Une Personne est venue, Celui qui était Lui-même la grâce. Les hommes auraient dû voir la bonté de Dieu dans Ses œuvres, dans Sa providence, dans ce qui les poussait à la repentance.
Et Jésus est venu ici-bas s’occuper des hommes, des pécheurs, dans une proximité immédiate, les appelant. L’ami des publicains et des pécheurs : c’est là où nous voyons la bonté de Dieu sous la forme de la grâce. C’est la merveille de l’évangile, que de présenter cette Personne de Jésus, l’amour de Dieu manifesté en Lui. Mais les hommes ont méprisé la bonté de Dieu qui les pousse à la repentance.
Maintenant cette bonté est sous une forme qui devra être évidente en Jésus, et pourtant combien de cœurs restent insensibles. On ne veut pas de Lui. Celui qui a été crucifié, c’est ainsi qu’Il est présenté : « la grâce de Dieu qui apporte le salut ». Le crime suprême de l’homme, la crucifixion, a donné ce salut, mais ce n’est pas tout.
L’évangile complet présente Christ comme Celui qui est venu, qui est mort, qui est ressuscité, qui est glorifié et qui revient bientôt. C’est la bienheureuse espérance des croyants. L’objet de notre bienheureuse espérance est Celui qui apparaîtra en gloire pour revendiquer les droits de Dieu et pour juger. Les croyants n’ont rien à craindre de ce deuxième acte de Sa venue.
Dans le passé, on a donc l’apparition de la grâce dans la Personne de Christ. La grâce continue à être présentée maintenant.
Dans l’avenir on a l’espérance bienheureuse, l’apparition de la gloire. Réjouissons-nous de ces choses !
La grâce s’adresse à des pécheurs qui n’ont pas d’autre moyen de se sauver. Il est solennel de mépriser ces choses.
Cette grâce va-t-elle cesser de s’occuper de nous quand nous avons répondu à ses appels et que nous avons cru et avons la vie éternelle ?
Non, elle nous accompagnera tout le long du chemin. Il faut bien faire notre compte qu’il n’y a pas de ressources en nous. Il faut en faire l’expérience, malheureusement.
La grâce nous enseigne. Quant au passé, quelle merveilleuse institutrice, mais il faut écouter et obéir ! Elle parle par la Parole. Elle dit que nous avons à renier « l’impiété et les convoitises mondaines », c’est-à-dire l’état avant que nous connaissions la grâce. « L’impiété » : c’est la conduite comme si Dieu n’existait pas.
On renie des choses qu’on a connues. J’y appartenais. Je le renie. « Les convoitises mondaines » : c’est ce qui remplit le monde, mais il y a celles de notre cœur. C’est l’iniquité, c’est la propre volonté, c’est encore la satisfaction de soi-même en opposition à la volonté de Dieu. « Reniant » ces choses, cela suppose que l’on a saisi la nouvelle vie dans laquelle nous sommes passés, le renouvellement de l’Esprit Saint selon Tite 3.
Ne retombons pas dans ces choses. Soyons vigilants pour tenir dans la mort ce qui tend à remonter des profondeurs de notre cœur. C’est là le côté passé : « reniant ».
La grâce nous enseigne quant au présent : « Que… nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement ».
Nous ne sommes pas du monde, mais dans le monde. Le monde, c’est la scène de l’humanité, marquée par l’iniquité et l’ignorance de la volonté de Dieu. Nous sommes dans le présent siècle bien qu’en étant retirés moralement. Porter au milieu de ces choses-là la vie nouvelle, la vie de Jésus, les caractères sur lesquels Dieu peut mettre son approbation, la grâce, la parfaite justice, le renoncement, c’est ce qu’on a dans ces trois adverbes : « sobrement » quant à nous-mêmes, renonçant à la satisfaction de la chair, « justement » quant aux autres, justice pratique, s’occupant des autres comme il convient, « pieusement » à l’égard de Dieu, communion, dépendance, obéissance, confiance.
Et alors, « attendant la bienheureuse espérance », pourra être réalisé ce que Christ a voulu : purifier « pour lui-même un peuple acquis, zélé pour les bonnes œuvres ». Nous sommes créés pour les bonnes œuvres préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles (Eph. 2. 10).
Mais il s’agit de garder dans le cœur que nous sommes des objets de grâce, et uniquement des objets de grâce.

D’après André Gibert

ÉSAÏE 6

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ÉSAÏE 6

La prophétie s’interrompt pour bien montrer que celui qui prononce ces malheurs est qualifié pour le faire : « Malheur à moi ! » Ozias, le premier a été frappé (v. 1).
« Séraphin » signifie brûlant, c’est-à-dire qu’il brûle pour la gloire de Dieu, il revendique Ses droits.
Les pans de la robe du Seigneur remplissent le temple, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de place pour les hommes. Il y a une sainteté absolue. Le plus triste état est de ne pas connaître ce que nous sommes. L’homme en qui il n’y a pas de fraude ne cherche pas à se couvrir. Il ne nous reste qu’une chose : laisser tomber le jugement. Alors peut venir une merveilleuse connaissance de Dieu : le jugement ne tombe pas, Dieu nous purifie.
Ésaïe dit ensuite : « Me voici, envoie-moi ». Il n’y a pas de prétention. C’est moi qui ai dit : « Malheur à moi ! » et qui sais que j’ai été lavé. C’est le point de départ de toute activité. « Qui enverrai-je ? » Le Seigneur veut éveiller en nous le désir de Le servir, de répandre Sa Parole.

Ici, cette parole consistait à dire que le jugement ne peut même plus être retenu, car le peuple était allé trop loin. Si nous disons ce que nous avons à dire, nous rencontrerons de l’opposition. Le message venant de Dieu est quelquefois pénible à entendre. Que répond Ésaïe en entendant ce message ? Il dit : « Jusques à quand Seigneur ? » « Il y a un moment dans sa colère et une vie dans sa faveur » (Ps. 30. 5). Son jugement est Son œuvre étrange et Son travail inaccoutumé. Le jugement tombe déjà. Il y a un endurcissement sur l’Église professante, mais il y a toujours un résidu, et le fidèle dit : Jusques à quand, Seigneur ? Il sait qu’il y aura une fin à cela. Le mal semble tout emporter, même tout témoignage à la gloire du Seigneur. N’atténuons pas la gravité des temps et du mal, mais il y a toujours un résidu affligé et abaissé qui se confie en l’Éternel.

D’après André Gibert

ÉPHÉSIENS 4. 1 à 16.

 

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ÉPHÉSIENS 4. 1 à 16.

Celui que nous verrons bientôt dans Sa gloire, et qui S’associera les Siens, nous est présenté dans l’épître aux Éphésiens, dans ce paragraphe, surtout comme Celui qui est déjà monté en haut au-dessus de tous les cieux, qui attend le moment où tout sera assujetti sous Ses pieds, mais qui déjà a reçu autorité et domination (1. 20 à 23).
Nous L’avons ici particulièrement en rapport avec Son corps, l’Assemblée, qui est encore sur la terre. Christ se la présentera glorieuse, mais maintenant elle est sur la terre. Tous ceux qui ont la vie et qui en ont conscience par le Saint Esprit qui les a scellés, font partie de ce corps. L’autre aspect, c’est que l’Assemblée est l’habitation de Dieu. En effet, le début du chapitre 4 se relie directement à la fin du chapitre 2 (comp. 2. 22 et ch. 3. 1).
Au chapitre 2, on a l’unité de la famille de Dieu (ch. 2. 18), l’unité de l’habitation de Dieu. C’est un édifice qui se construit, invisible sur la terre mais qui sera bientôt parfait dans le ciel.
Au chapitre 4, on a le corps de Christ. Les exhortations sont en rapport avec cela. Ce sont des exhortations concernant la vie pratique du croyant en relation avec les frères, avec l’assemblée, avec le monde.
On a des exhortations surtout à partir du chapitre 4. 17. La première exhortation, la plus générale, se trouve au chapitre 4. 1, une exhortation « à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés ».
L’apôtre se présente comme « le prisonnier dans le Seigneur ». C’est un prisonnier. Sa carrière est apparemment manquée, mais il est le prisonnier dans le Seigneur, et la puissance qui se rattache au Seigneur est sur cet apôtre. C’est un prisonnier qui expose les vérités les plus hautes que nous ayons quant à l’assemblée, quant aux conseils de Dieu, quant à Son Fils, quant aux rachetés, quant aux bénédictions futures des nouveaux cieux et de la nouvelle.
L’exhortation qui domine toutes les autres, c’est donc ce v. 1 du chapitre 4 : « Moi, le prisonnier dans le Seigneur » : cette expression montre qu’il invoque ce grand Nom et qu’il fait sentir tout son attachement au Seigneur qui l’avait conduit. Cela revêt d’autant plus d’importance.

D’après André Gibert

EN CHRIST

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EN CHRIST

Rom. 8. 1 ; 6. 9 à 11.
1 Cor. 1. 1 jusqu’au milieu du v. 2 : « aux sanctifiés dans le Christ Jésus » ; 1. 30.
2 Cor. 2. 2 : « un homme en Christ ».
Phil. 3. 8 et 9 : « en lui ».
1 Cor. 15. 22 : « dans le Christ » ; 15. 18.
1 Thess. 4. 14 : « par Jésus » ou « en Jésus » ; 4. 16.

Tous ces versets parlent suffisamment par eux-mêmes. Mon intention était seulement de les lire. Ils parlent de la condition de ceux qui croient en Jésus Christ venu ici-bas pour sauver des pécheurs et qui croient qu’Il est leur Sauveur à eux. Il est mort et ressuscité et glorifié à la droite de Dieu.
Ceux qui sont du Christ, qui par la foi Lui appartiennent, qui ont donc l’Esprit de Christ, sont devant Dieu avec la même position que Lui. Cela donne une ferme assurance à l’âme, pour le temps et pour l’éternité. Il n’y a pas de réserve : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
On ne peut pas être à la fois dans le vieil homme, l’homme pécheur, et en Christ. Ce sont deux positions fondamentalement opposées.
Si nous nous présentons devant Dieu en Adam, nous tombons sous le coup de la loi de Dieu. La grâce de Dieu tire le croyant d’une telle position sans issue, ni remède, ni espoir et elle le place en Christ devant Dieu tel qu’est Christ.
Les hommes indifférents, incrédules, moqueurs, sont dans cette position d’enfants d’Adam. Que la grâce les touche ! Il y a des âmes éclairées dans une certaine mesure, touchées par grâce, peut-être même nées de nouveau, mais retenues en pensant qu’elles ne sont pas propres pour s’approcher de Dieu, pensant qu’il faut ôter quelque chose, s’améliorer, qui ne jouissent pas du salut tel que Dieu le donne. Elles ne jouissent pas de ce qu’elles sont devant Dieu en Christ. Dans ce sens, elles sont encore dans l’ancien état. Elles ne sont pas libérées de la première condition d’enfants d’Adam.
Qu’est-ce que Dieu a fait de cette première condition ? La mort est passée là. La racine même qui produit les fruits a été jugée quand Christ est mort. Le péché n’a plus rien à faire avec Christ : « Car en ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché ; mais en ce qu’il vit, il vit à Dieu » (Rom. 6. 10).
Il s’agit de Christ dans ce verset. Dieu nous tient pour morts. Alors suit l’exhortation : « De même vous aussi, tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le christ Jésus » (6. 11).
Comment se tenir pour morts ? En croyant que Dieu nous a mis dans la mort. Le même Esprit, qui dit qu’il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, nous dit aussi : « De même vous aussi, tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché, mais pour vivants à Dieu », vivants d’une vie nouvelle qui est la vie de Christ Lui-même.
Et c’est comme tels que la Parole et les exhortations de la Parole s’adressent à nous. Les épîtres s’adressent à des croyants qui sont censés avoir saisi qu’il n’y a aucune possibilité de vie en Adam. Ces exhortations disent : Vous avez reçu le Christ : marchez en Lui, enracinés et fondés. Vous êtes agréés devant Dieu, vous avez une position que rien ne peut toucher. Vous êtes des sanctifiés dans le Christ Jésus.
Paul le dit aux Corinthiens ; il leur dit peu après : « vous êtes charnels » (ch. 3. 2). En dehors du Christ Jésus il n’y a que péché, mort. Et la mort, c’est ce que Dieu a fait de notre ancienne nature ; et nous sommes appelés à le saisir par la foi. Paul désirait être trouvé tel en Christ. En dehors de Lui, il n’y avait rien.
En 2 Cor. 12 il ne parle pas de lui-même : « si ce fut dans le corps, si ce fut hors du corps, je ne sais, Dieu le sait », mais il parle d’un « homme en Christ ». Saul de Tarse avait disparu, absorbé dans Celui qui était sa vie. Ne perdons pas de vue la position du croyant devant Dieu ! Cela comporte toutes les richesses des bénédictions qui appartiennent à la foi, toutes les ressources, tout le sérieux et la solennité d’être laissés ici-bas en portant le nom de Christ. Toutes les exhortations tournent autour de cela.
Réalisez-vous que vous êtes morts à l’ancien état et que vous êtes en Christ ? Marchez en Lui. Et quant à l’avenir, les croyants s’endorment en Christ. Ils sont morts en Christ. Leur place était là, leur âme est près de lui.
A la résurrection, les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Chers frères et sœurs en Christ, que cette certitude de la foi quant à la position assurée en Christ dans le passé, le présent et l’avenir, soit très claire pour nous. Alors, si nous sommes dans l’Esprit de Christ, l’Esprit de Christ est en nous.
Laissons vivre en nous Celui en qui nous sommes, Celui qui paraît pour nous devant la face de Dieu, Celui qui est dans les Siens pour être vu dans les Siens. C’est la responsabilité. Le mot « responsabilité » ne se trouve pas dans la Parole, mais on y trouve cette terrible réalité.

D’après André Gibert

CORONA 14

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CORONA 14

 

Par la grâce de Dieu, nous avons pu, à Winchester Ontario, nous réunir à nouveau, en changeant de lieu pour respecter les consignes sanitaires ordonnées par le gouvernement. Quelle joie de se retrouver réunis autour du Seigneur et à Son Nom ! S’il est vrai que le Seigneur n’abandonne aucun de Ses rachetés, qu’Il marcha aux côtés des deux disciples dans la tristesse ou s’est tenu près de Paul dans la froide prison romaine, Il a aussi promis sa présence aux deux ou trois réunis à son nom (Mat. 18. 20).
Arrêtons-nous sur ce thème merveilleux qui est l’Assemblée ou l’Église. Les deux mots sont employés pour traduire en français le terme grec « ecclésia » qui exprime la pensée : « appelé hors de ». Au début de son histoire, à la Pentecôte, l’Assemblée a été formée de personnes qui ont quitté le judaïsme ou le paganisme pour former un seul corps. C’est au prix de Sa mort à la croix que notre Seigneur a acquis celle qu’Il a comparée dans une parabole à une perle de très grand prix (Mat. 13. 46). Nous lisons aussi que « le Christ a aimé l’Assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25).
Le fondement de l’Église : Un jour, le Seigneur Jésus interrogea Ses disciples pour savoir ce que les hommes pensaient qu’Il était, Lui, « le Fils de l’homme », et la réponse fut : « Les uns disent : Jean le baptiseur ; les autres : Élie ; et d’autres : Jérémie ou l’un des prophètes. Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Et Simon Pierre, répondant, dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas (fils de Jonas), car la chair et le sang ne t’ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre (ou une pierre, en grec : Petros) ; et sur ce roc (en grec : Petra) je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mat. 16. 14 à 19).
Dans les évangiles, ce passage est le seul où le Seigneur mentionne l’Église. Il parle d’elle au futur (je bâtirai). C’est Lui qui, depuis la Pentecôte, bâtit l’Église (Act. 2. 47) et cela jusqu’à ce qu’Il vienne la chercher pour l’introduire dans le ciel (1 Thess. 4. 16 et 17). À la question du Seigneur, le disciple Pierre donne une réponse qui lui est révélée par le « Père qui est dans les cieux ». Il rend témoignage que Jésus est le « Fils du Dieu vivant ». À cela le Seigneur ajoute à l’endroit de Pierre : « tu es Petros » et sur Petra (ce roc) je bâtirai mon Église. Pourquoi est-ce que le Seigneur emploie ces deux mots différents, l’un de l’autre ? N’est-ce pas pour dire : sur « le Christ, le Fils du Dieu vivant » sera bâtie l’Église, l’Assemblée ?
Dans le psaume 118 nous lisons : « La pierre que ceux (les Juifs) qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle » (v. 22). Notre Seigneur, dans le temple, s’adressant aux principaux sacrificateurs et aux anciens du peuple, cita ce passage : « Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux » (Mat. 21. 42).

Pierre, dans son discours aux Juifs à Jérusalem, leur a dit en parlant de Jésus : « Celui-ci est la pierre méprisée par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre angulaire » (Act. 4. 11). Dans sa première épître, Pierre apporte la pensée qu’il faut avoir goûté combien le Seigneur est bon pour s’approcher de Lui, « comme d’une pierre vivante, choisie et précieuse auprès de Dieu ». Pour les croyants « elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée est devenue… une pierre d’achoppement et un rocher de chute ». En résumé : l’Église est bâtie sur Christ, le Rocher des siècles (És. 26. 4 ; 1 Cor. 10. 4).
Au cours du temps, les hommes se sont écartés de la bonne doctrine (voir : 2 Tim. 4. 3).
Il existe un faux enseignement qui met Pierre comme chef de l’Église. Cette doctrine erronée est entrée très tôt dans l’histoire de la religion chrétienne, d’une part en ne faisant pas la différence démontrée entre « Petros et Petra », et d’autre part en ce que le Seigneur délègue à Pierre les clefs du royaume des cieux. Dans les faits, Pierre a ouvert la porte du royaume des cieux aux Juifs (Act. 2. 38), aux Samaritains (Act. 8. 15 et 16) et aux nations (Act. 10. 34 à 48). Une fois les apôtres retirés de ce monde, c’est le Seigneur « qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira » (Apoc. 3. 7 ; És. 22. 22).
Il reste à considérer que Pierre reçoit la promesse que ce qu’il liera sur la terre sera lié dans les cieux, mais cette promesse est aussi donnée aux autres disciples, comme aussi à ceux qui sont réunis au nom du Seigneur. Considérons Mat. 18. 15 à 20 ; 1 Cor. 5. 4 et 2 Cor. 2. 10, pour comprendre que l’action de lier ou de délier est donnée aussi aux deux ou trois qui agissent au nom du Seigneur. Il demeure clair que si le Seigneur a parlé du plus petit témoignage reconnu par Dieu, deux ou trois (voir : Deut 17. 6), cela n’exclut pas qu’une assemblée locale soit composée d’un plus grand nombre de personnes (voir : 2 Cor. 2. 6 « le grand nombre »). C’est au nom du Seigneur qu’une assemblée exerce  une discipline ou retranche, toutefois ce n’est pas ouvrir ou fermer, mais lier ou délier.
« La maison de Dieu, qui est l’assemblée (l’Église) du Dieu vivant » (1 Tim. 2. 16) est composée de croyants nés de nouveau, sans distinction de race ni de langue. Ils sont des pierres vivantes ajoutées à l’édifice (1 Pier. 2. 5), un édifice spirituel. Il y a ceux qui étaient loin, les nations, et ceux qui étaient près, les Juifs – ceux qui avaient reçu les promesses, et ceux qui étaient étrangers aux promesses et qui ont « été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13).

Depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’Église, les rachetés sont membres du corps de Christ, « gens de la maison de Dieu » (Éph. 2. 19). Ils sont unis à un Christ vivant et glorifié dans le ciel. « Il est le chef (ou tête) du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 18).

LIBERTÉ

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Car lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice… Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez votre fruit dans la sainteté et pour aboutissement la vie éternelle. Rom. 6. 20 à 22.

LIBERTÉ

Le concept de liberté peut être considéré de différentes manières. Comment le comprend-t-on ? L’idée généralement admise est que la liberté consiste en ce que l’on peut penser, parler et agir sans aucune restriction, provenant d’une contrainte intérieure ou extérieure – pourvu que l’on ne restreigne pas la liberté des autres. Une telle définition met l’accent sur l’autonomie de l’homme, y compris vis-à-vis de Dieu, à l’égard duquel il assume son indépendance
Cependant ce n’est là que le point de vue de l’homme. La Bible ajoute quelque chose d’important du point de vue de Dieu. Elle démontre que l’autonomie de l’homme n’est qu’une illusion. Chacun est « esclave », soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice (Rom. 6. 16). L’homme sans Dieu pense qu’il peut agir comme il lui semble bon. En réalité, il agit sous l’impulsion du péché.
Quiconque a obtenu le pardon de ses péchés par la foi au Seigneur Jésus Christ, le Sauveur, a été affranchi du péché. Il a, pour ainsi dire, changé de maître, et quel changement radical ! Par la mort de Christ, il a été déclaré comme étant libéré du péché. En même temps il a été uni à Christ et rendu capable de servir Dieu. Au lieu de l’ancien fruit amer du péché qui conduit à la mort, il porte maintenant « du fruit en sainteté », qui provient de la vie éternelle qu’il possède à présent (cf. 6. 6-8).
« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).

D’après « The Good Seed » juin 2020