CALEB. COMMENT AVANCER AVEC COURAGE FACE AUX GÉANTS ?
CALEB
Comment avancer avec courage face aux géants ?
Pour ce nouveau message sur edification.bible ce soir, ici, nous sommes reconnaissants de pouvoir ouvrir la Parole de Dieu une fois de plus et nous allons commencer par la lecture en Josué au chapitre 14 :
« Et les fils de Juda s’approchèrent de Josué, à Guilgal ; et Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, lui dit : Tu sais la parole que l’Éternel a dite, à mon sujet et à ton sujet, à Moïse, homme de Dieu, à Kadès-Barnéa. J’étais âgé de quarante ans quand Moïse, serviteur de l’Éternel, m’envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays, et je lui rapportai la chose comme elle était dans mon cœur. Et mes frères qui étaient montés avec moi faisaient fondre le cœur du peuple ; mais moi, je suivis pleinement l’Éternel, mon Dieu. Et Moïse jura en ce jour-là, disant : Si le pays que ton pied a foulé n’est à toi pour héritage, et à tes fils, pour toujours ! car tu as pleinement suivi l’Éternel, mon Dieu. Et maintenant, voici, comme il l’a dit, l’Éternel m’a conservé en vie ces quarante-cinq ans, depuis que l’Éternel a dit cette parole à Moïse, lorsque Israël marchait dans le désert ; et maintenant, voici, moi je suis aujourd’hui âgé de quatre-vingt-cinq ans. Je suis encore aujourd’hui fort comme le jour où Moïse m’envoya ; telle que ma force était alors, telle ma force est maintenant, pour la guerre, et pour sortir et entrer. Et maintenant, donne-moi cette montagne dont l’Éternel a parlé en ce jour-là ; car tu as entendu, en ce jour-là, que les Anakim y sont, et de grandes villes fortes ; peut-être que l’Éternel sera avec moi, et je les déposséderai, comme l’Éternel a dit. Et Josué le bénit, et donna Hébron en héritage à Caleb, fils de Jephunné. C’est pourquoi Hébron appartient en héritage, jusqu’à ce jour, à Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, parce qu’il avait pleinement suivi l’Éternel, le Dieu d’Israël. Or le nom de Hébron était auparavant Kiriath-Arba ; Arba était le grand homme parmi les Anakim. Et le pays se reposa de la guerre » (v. 6 à 15).
Nous avons ce soir ce merveilleux thème de Caleb devant nous et comment vaincre ces géants qui peuvent se présenter devant nous, comment trouver le courage pour être des vainqueurs face à des géants qui peuvent nous assaillir de tous côtés.
Quand nous lisons ce texte, nous voyons l’histoire de Caleb, qui s’avance et désire recevoir de la part de Josué cette portion, cet héritage dans lequel il voudrait entrer.
Il faut revenir un peu en arrière dans le contexte de ce qui s’était passé pour bien comprendre de quoi il parle. Car Caleb s’approche de Josué et lui dit : « Tu sais la parole que l’Éternel a dite, à mon sujet et à ton sujet, à Moïse, homme de Dieu, à Kadès-Barnéa ». De quoi est-ce que cela parle ?
– Il faut retourner au livre des Nombres au chapitre 13. C’était de là que les espions, un pour chaque tribu, ont été envoyés pour aller espionner le pays et voir si vraiment le pays était digne d’être possédé par le peuple d’Israël, pas seulement digne mais aussi s’il n’y avait pas trop de difficultés par rapport à cela. Et pourtant l’Éternel leur avait dit d’entrer dans ce pays.
Quant à la signification spirituelle de ce pays, on comprend bien que cela nous parle aujourd’hui. Si d’une part nous sommes encore dans le désert, d’autre part, comme croyants, nous sommes aussi déjà dans le pays. En position nous sommes déjà assis avec Christ, ensemble avec lui. Nous sommes déjà assis dans les lieux spirituels. Et le fruit du pays, que nous allons voir, nous parle de toutes ces bénédictions spirituelles.
Ce pays, ce sont les lieux célestes, dans lesquels nous sommes assis déjà aujourd’hui. Quelle chose merveilleuse de pouvoir l’être en position, mais quelle chose aussi importante de pouvoir en jouir aussi pratiquement !
C’est de cela que nous voulons parler, de ces aspects pratiques, comment vaincre et comment désirer goûter ce fruit du pays parce que c’est vraiment un pays ruisselant de lait et de miel.
Dans ce chapitre 13 des Nombres, on pourrait penser que cet envoi des espions était tout à fait selon la pensée de Dieu, puisqu’il est dit au v. 2 : « Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Envoie des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan, que je donne aux fils d’Israël ; vous enverrez un homme pour chaque tribu de ses pères, tous des princes parmi eux » (v. 2 et 3).
Si on lisait seulement cela, on se dirait : voilà, ils ont suivi ce que Dieu a dit, qu’ils devaient d’abord aller pour prendre courage et voir la beauté du pays. Ils devaient envoyer un espion par tribu, donc douze espions. Mais si nous regardons dans le livre du Deutéronome au chapitre 9, nous voyons qu’en fait il est dit : « Et lorsque l’Éternel vous envoya de Kadès-Barnéa, en disant : Montez, et possédez le pays que je vous ai donné, vous fûtes rebelles au commandement de l’Éternel, votre Dieu, et vous ne le crûtes point, et vous n’écoutâtes pas sa voix. Vous avez été rebelles à l’Éternel depuis le jour que je vous ai connus » (v. 23 et 24).
C’est un jugement de l’Éternel qui est désastreux par rapport au peuple d’Israël. Chers frères et sœurs, cela doit nous donner vraiment à réfléchir, parce que cela veut dire qu’en fait l’Éternel leur avait promis ce beau pays, l’Éternel avait dit que tout allait absolument bien se passer, aucun problème pour eux. Il irait devant eux.
De ce merveilleux pays, qui au fond était si bon mais était habité par bien des ennemis, l’Éternel allait chasser ces ennemis devant eux sans qu’eux aient besoin de mener vraiment le combat. Pourquoi l’Éternel allait-il agir de cette manière ? Parce qu’Il ne voulait justement pas que le pays soit livré à l’abandon. Parce que, si tous les ennemis avaient été chassés d’un coup, le pays lui-même aurait dépéri.
Ainsi l’Éternel avait trouvé le chemin merveilleux, parfait, le chemin qui était un chemin d’amour de la part de l’Éternel, un chemin de sécurité, mais il fallait, bien sûr, marcher un pas après l’autre dans cette communion avec l’Éternel et par la foi. C’est uniquement par la foi qu’ils allaient pouvoir vaincre.
Au contraire, malheureusement, ils ont commencé à réfléchir de manière terrestre, de manière très naturelle. Ils ont dit : – Il y a plein d’ennemis et les ennemis ne vont pas partir comme cela. On devra quand même se battre. Il faudra calculer les coups. Est-ce qu’on pourra vraiment réussir dans cette conquête ? Pour cela il faut voir si ça vaut la peine, parce qu’il y aura beaucoup de morts et beaucoup de problèmes. Il faudra quand même voir si ça vaut vraiment la peine de conquérir ce pays. C’est pour cela qu’ils ont dit qu’ils voulaient envoyer des espions.
L’idée d’envoyer des espions, c’était le résultat de l’incrédulité et d’un rejet de la part du peuple de Dieu envers leur Dieu tout-puissant. Chers frères et sœurs, c’est quelque chose qui doit déjà parler à nos cœurs. Est-ce que, dans notre marche personnelle, dans notre marche collective, nous réfléchissons selon ce que la Parole nous montre, avec le système de valeurs de Dieu lui-même, ou bien est-ce que nous employons nos cerveaux d’une manière terrestre et argumentons beaucoup par rapport aux dangers que nous pouvons découvrir et qui sont très réels aussi ?
Nous voyons maintenant ici que ces espions doivent être choisis. Il y en aura un par tribu et ce sera des princes. Quand on voit comment ils les choisissent, on n’a pas beaucoup de détails, à part leurs noms et quand on lit leurs noms ici, on voit qu’en fait ce sont de beaux noms, des noms qui ont des significations merveilleuses, où le nom de Dieu, El, est souvent inclus.
On peut imaginer qu’ils venaient de familles connues et respectées. Ils avaient eux-mêmes aussi été choisis, c’était des princes, qui allaient représenter chacun sa tribu. Deux d’entre eux étaient Caleb et Josué.
On trouve ici un beau détail qui nous montre qu’un nom a été changé, parce qu’au v. 8 il est dit « pour la tribu d’Éphraïm, Osée, fils de Nun ». Un peu plus tard on voit au v. 17 il est dit : « Et Moïse appela Osée, fils de Nun, Josué ». Et quand on regarde la note dans notre Bible, on voit qu ce nom hébreu, Hoshéa, veut dire délivrance. Mais Josué, par contre, c’est Jehoshua, c’est l’Éternel est Sauveur. Est-ce qu’on n’a pas une leçon très importante pour chacun de nous ? C’est de voir qu’en fait Josué, qui était appelé Osée, devait d’abord apprendre quelque chose d’important. C’est Moïse qui a vu dans ce jeune homme – il n’était plus en fait si jeune – quelque chose de particulier. Et il lui a donné un nouveau nom, qui allait lui montrer qu’il ne pouvait pas guider et sauver le peuple de Dieu par sa propre force, ce n’était pas lui le Sauveur, mais c’était seulement Dieu, l’Éternel, qui est Sauveur. C’est seulement par Dieu qu’il pouvait sauver le peuple.
Il y a quelque chose d’important : quand un nom est donné, c’est la pensée d’introduire quelqu’un dans une nouvelle sphère, dans une nouvelle phase de sa vie et de communion avec Dieu. Il est précieux de voir comment ici il lui donne ce nouveau nom.
Ensuite on voit que Moïse les envoya pour reconnaître le pays (v. 18), ce pays de Canaan, et il leur dit comment ils doivent monter, comment ils doivent se mouvoir. Ils doivent aller regarder (v. 20) quel est le pays où ils habitent, s’il est bon ou mauvais et quelles sont les villes dans lesquelles ils habitent, si c’est dans des camps ou dans des villes murées etc., voir les ennemis, le peuple, s’il est grand etc. quel est le pays, s’il est gras ou maigre, s’il y a des arbres ou s’il n’y en a pas, et puis il leur dit : « Ayez bon courage, et prenez du fruit du pays ». On voit donc ces doutes par rapport à la bonté ou à la beauté de ce pays.
C’est quelque chose qui est absolument affligeant, de mettre en question les promesses de Dieu par rapport à la jouissance du pays. Est-ce que, dans les temps dans lesquels nous vivons, nous ne sommes pas en grand danger d’avoir les yeux baissés, d’avoir le regard sur le désert, uniquement sur le désert ? – cela veut dire les aspects terrestres, les aspects de difficultés dans lesquelles nous nous trouvons sans élever les yeux vers ce pays, pour nous élever dans notre esprit, car nous sommes déjà assis dans les lieux célestes.
Ce n’est pas comme les fils d’Israël qui regardaient ce pays de loin. Nous, nous sommes en position déjà dans ce pays, nous avons tout à notre disposition, et maintenant le Seigneur voudrait que nous en jouissions. Qu’est-ce que l’ennemi va toujours essayer de faire ? Il va essayer d’occuper nos âmes de choses terrestres, occuper nos âmes de choses mondaines même, et nous distraire de ce en quoi nous devrions vivre.
Ces distractions peuvent prendre plusieurs formes : des soucis, des dangers que nous croyons voir, qui sont devant nous constamment. Cela peut être aussi une distraction dans une recherche pour trouver la vérité. Qu’est-ce qu’il y a vraiment derrière tout cela ? On peut être distrait par toutes sortes de théories.
Le Seigneur voudrait que nous soyons occupés de Lui, que nous jouissions du pays et que nous le découvrions toujours plus. Nous allons voir que les ennemis vont s’en aller d’eux-mêmes car c’est le Seigneur qui va les chasser.
Quand les espions ont fait cela, en Nombres13. 22, « ils montèrent et reconnurent le pays… » et au v. 23 : « ils montèrent par le midi, et vinrent jusqu’à Hébron ». Hébron est une clé. Hébron est une ville très particulière, dont il nous est dit : « là se trouvaient Akhiman, Shéshaï et Thalmaï, enfants d’Anak ». On voit ici des géants qui sont nommés et qui caractérisent ce lieu-là pour l’instant. Il est tout de suite ajouté cette phrase mystérieuse : « Et Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan d’Égypte ».
Ensuite, « ils vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et coupèrent de là un sarment avec une grappe de raisin ; et ils le portèrent à deux au moyen d’une perche, et des grenades et des figues ». C’est absolument extraordinaire.
Il y a d’abord cette phrase mystérieuse : « Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan d’Égypte », une phrase qui dans l’histoire de l’homme n’a aucune importance, mais qui a été inspirée par l’Esprit, retenue ici dans la Parole de Dieu. Il est très important de comprendre Hébron, et aussi, dans une mesure, en contraste avec Tsoan, pour pouvoir comprendre le secret de Caleb, pour qu’il ait eu la même force à 85 ans qu’à 40 ans.
Hébron, très brièvement, est une ville extraordinaire, une ville qu’on trouve pour la première fois en Genèse 13. Là, c’est quand les bergers de Lot et d’Abraham avaient des disputes et qu’ils devaient se séparer. Abraham dit à Lot : – Écoute, tu vas chercher d’après tes critères. Vas-y, prends un territoire, et moi, j’irai ailleurs ». On voit que Lot est celui qui va choisir, il élève les yeux, il va choisir selon des sentiments et des jugements terrestres – tandis qu’Abraham choisit selon des catégories spirituelles, selon la foi. Abraham va lever sa tente, non pas les yeux, mais la tente. C’est quelqu’un qui vit comme pèlerin, et dans Genèse 13 c’est là, à Hébron , qu’Abraham a construit un autel à l’Éternel (v. 18).
Il est tout à fait particulier de voir que dans ce chapitre 13 de la Genèse – c’est justement le chapitre qui suit le chapitre 12 où Abraham était tombé dans une grande erreur -, il y avait une famine, il y avait la pression externe. Que fait Abraham ? Il va vers l’Égypte au lieu d’être dans le pays où il devrait être. Parce qu’il avait une épouse qui était très belle, il avait peur que le Pharaon ou d’autres le tuent pour qu’elle soit libérée, et pour que le Pharaon puisse l’avoir. Il a dit que c’était sa sœur, un petit mensonge on peut dire, une semi-vérité parce qu’elle était aussi sa demi- sœur. Le résultat est désastreux. Sans entrer dans les détails, sa communion avec l’Éternel est interrompue. Mais Dieu, dans Sa grâce, remet les choses en ordre. Il peut retourner avec son épouse, et il est ramené dans cette communion, justement à Hébron. Hébron signifie communion.
Voilà une première pensée par rapport à Hébron. On voit déjà comment cet endroit est caractérisé par la communion – individuelle de cet homme, mais aussi de sa famille envers Dieu. C’est là qu’il construit un autel. Ensuite, au chapitre 18 on trouve qu’il reçoit des visites. Il est de nouveau à cet endroit, qui est aussi lié avec Mamré et il y a ces trois hommes qui viennent pour lui annoncer qu’Isaac allait naître. Donc il y a une promesse qui est donnée à Hébron. Je passe les détails : Sara qui se moque, Sara qui ment, Sara qui conçoit.
La parole de Dieu a été clairement démontrée au moment venu – on le lira au chapitre 21. Au moment que Dieu avait déclaré, Sara aura eu son fils comme Dieu l’avait annoncé. Et cela nous rappelle que les promesses de Dieu sont toujours vraies, se réalisent toujours , tout ce qu’Il nous dit dans Sa Parole. Il fallait que Sara le voie, mais Dieu a opéré dans son cœur. C’est pour cela qu’en Hébreux 11. 11 il est dit : « Par la foi, Sara elle-même aussi reçut la force de fonder une postérité ». C’est quelque chose de merveilleux de voir qu’elle l’appelle , ce qui veut dire rire et que son rire d’incrédulité est remplacé par un rire de foi par la puissance de Dieu. On voit la grâce de Dieu toujours à nouveau, active, par rapport à ceux envers qui Il agit dans Son immense grâce.
Voilà Hébron ! Une deuxième fois, le propos de Dieu, ce qu’il a devant Lui est annoncé là en Genèse chapitre 18. Ensuite au chapitre 35, Hébron est aussi nommé, et on voit qu’il n’y a pas seulement Abraham. Il y a aussi les héritiers de cette promesse qui s’y trouvent : Isaac et Jacob (v. 27). Au chapitre 37, on connaît tous cette histoire de Jacob et de Joseph. Israël envoie son fils Joseph pour voir comment allaient ses autres fils. Est-ce qu’on n’a pas là une image de cette communion éternelle entre le Père et le Fils, où le père envoie le fils pour aller voir le bien de son peuple, le Seigneur Jésus qui vient parmi les Siens mais les Siens ne L’ont pas reçu ? Savez-vous d’où il envoie Joseph ? il l’envoie de la vallée de Hébron. Une fois de plus, le propos éternel de la part de Dieu, qui veut voir Ses plans d’amour réalisés à travers Son Fils, est vu en connexion avec Hébron. On voit donc communion, propos, promesses, toutes ces choses sont liées avec Hébron.
Si on arrive à Nombres 13, on voit que les espions découvrent Hébron. Ils la voient pour la première fois, mais ils voient qu’il y là des géants, ce sont les fils de ce géant particulier, ce chef des géants, Anak. Ils rapportent cette grappe de raisin, ils doivent la porter sur une perche tenue par deux hommes. Il faut s’imaginer cette énorme grappe ! Ils sont là devant le peuple et ils donnent un rapport de ce qu’ils ont vu :
« Ils allèrent, et arrivèrent auprès de Moïse et d’Aaron, et de toute l’assemblée des fils d’Israël, au désert de Paran, à Kadès ; et ils leur rendirent compte, ainsi qu’à toute l’assemblée, et leur montrèrent le fruit du pays. Et ils racontèrent à Moïse, et dirent : Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés ; et vraiment il est ruisselant de lait et de miel » (v. 27 et 28).
C’est presque une insulte de parler ainsi. C’est comme si on disait à Dieu : « Ah ! oui, ce que tu nous as dit est vraiment vrai finalement, on a pu le voir aussi ». C’est terrible de parler comme cela. « Et vraiment il est ruisselant de lait et de miel, et en voici le fruit », un fruit extraordinaire. Mais ils ne vont pas rester sur cette idée. Ils vont dire : « Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très-grandes ; et nous y avons vu aussi les enfants d’Anak ». Ensuite ils vont énumérer tous les différents ennemis qu’il y a là-bas. Quel est le résultat ? Le peuple commence à être tout surpris, à perdre toute foi – s’ils en avaient – et surtout à perdre courage. On voit ici que Caleb intervient. « Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire » (v. 31).
« Montons » : c’est intéressant. Quand on va à Jérusalem, on monte toujours parce que c’est sur une montagne. Deuxièmement, Hébron est aussi sur une montagne. Hébron c’est une montagne qui est un peu plus haute même que Jérusalem. Si je pose la question de la différence entre Jérusalem et Hébron, il me semble que dans Jérusalem – et cela est clair dans la Parole – on voit ce lieu auquel Dieu a lié Son nom ; il y a placé Son nom, c’est le lieu du rassemblement, c’est le lieu qui correspond, dans le Nouveau Testament, à ce que nous trouvons en Matthieu 18. 20 : « car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ».
A cette époque, c’était un lieu géographique, aujourd’hui c’est un lieu spirituel, pas lié à un local ou à quelque chose de ce genre : « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ». Je souligne encore une fois : deux ou trois. C’est ce que le Seigneur nous dit. Quelle chose merveilleuse, cela, c’est Jérusalem et notre Jérusalem d’aujourd’hui !
Hébron, c’est un peu différent : c’est la communion plutôt personnelle avec Dieu, dont nous pouvons jouir dans le pays. Ici Caleb dit : – on peut très bien monter, on peut faire cette conquête, mais « les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous » (v. 32). C’est terrible de voir ce contraste entre le langage de la foi et le langage de l’incrédulité.
Nous devons nous rendre compte qu’ils étaient ici sous une pression extrême. Ils étaient dans le désert, un long voyage déjà pas très joyeux, avec les pressions du désert d’un côté et d’un autre côté sous la pression de devoir aller dans ce pays ; d’un côté ce désir de vouloir profiter de ce fruit du pays, et d’un autre côté de voir les ennemis et tout ce qui pouvait gêner, entraver, amener des problèmes, même les tuer. Il y avait donc ce combat : les uns parlent le langage de la foi, s’appuyant sur ce que Dieu avait dit, et les autres laissent prévaloir les pensées charnelles, les pensées terrestres. En parlant ainsi ils découragent le peuple. On peut dire que c’était des leaders. Sur douze conducteurs il y en a deux qui ont raison et dix qui ont tort. Que vont dire ceux qui font fondre le cœur du peuple ? « Ils décrièrent devant les fils d’Israël le pays qu’ils avaient reconnu, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu est de haute stature » (v. 33).
C’est vraiment une des choses les plus extraordinaires dans la Parole, que le contraste entre la réalité et ce qu’on peut en faire dans nos imaginations incrédules. Quelle était la réalité ? – C’est que c’était un pays merveilleux, un pays plein de merveilleux fruits. Oh ! toutes ces bénédictions spirituelles étaient là pour être cueillies, pour être récoltées, pour en jouir. Que disent-ils ? Ils disent que c’est un pays qui dévore ses habitants, que c’est un pays qui fait exactement le contraire de ce qui était la réalité. La réalité : c’était un pays qui nourrissait, et eux vont transformer cela et dire que c’est un pays qui dévore ses habitants. Est-ce qu’on s’imagine de quoi on est capable dans notre vie de foi ou plutôt de manque de foi ?
Quand nous laissons l’incrédulité entrer dans nos cœurs, même un peu, quand on ouvre cette porte et qu’on commence à marcher suivant une logique terrestre et qui n’est pas selon la pensée de Dieu, la fin est terrible, et on arrive à des exclamations, des expressions dont on peut s’étonner qu’on ose les employer. C’est ce qui se passe exactement ici. Un pays qui dévore ses habitants… Ils n’ont pas fini leurs discours parce que c’était des experts de la méditation. Ils ont pris ce petit problème qui était un problème réel, mais qui était petit parce qu’avec Dieu tout problème devient très petit.
Humainement parlant, c’est un grand problème : il y avait des géants, des géants deux fois plus grands qu’eux. On sait que Goliath mesurait environ trois mètres. Les fils d’Israël étaient un peu plus petits que nous, un mètre cinquante peut-être. Ils avaient à faire à des gens qui étaient deux fois plus grands qu’eux. Humainement parlant, cela fait peur. Et nous, qu’aurions-nous fait, nous ? Mais si on commence à décrire ces géants, si on examine ce problème de tous les côtés, il devient toujours plus grand. Et ainsi on arrive à dire finalement : « Nous y avons vu les géants, fils d’Anak qui est de la race des géants ». Oui, des géants. Plus on parle de géants, plus ils deviennent grands. « Et nous étions à nos yeux comme des sauterelles ». Comme des sauterelles, chers frères et sœurs. Les géants, on l’a vu, étaient deux fois plus grands qu’eux. Mais on médite, on devient toujours plus petit, jusqu’à ce qu’on soit réduit à la grandeur de sauterelles en face de ces immenses géants. Cela ne suffit pas encore, on va continuer à réfléchir à ce problème, ce problème qu’on a constamment devant les yeux, et on va se mettre encore à la place des géants en se disant : de quoi avons-nous l’air devant eux ? Nous paraissons déjà comme des sauterelles, mais eux, est-ce qu’ils nous voient aussi ainsi ? Oui, bien sûr qu’ils nous voient aussi comme cela : « et nous étions de même à leurs yeux ».
Cela, c’est une leçon pour nous. Quel est le problème que nous avons devant nous ? Quel est le géant auquel nous pensons jour après jour, en discutant de lui à n’en pas finir ? N’est-ce pas un géant que nous avons agrandi toujours plus, jusqu’à ne plus voir finalement le Dieu omniprésent, qui pourtant devrait être partout devant nos yeux, le Dieu omniprésent que nous pouvons voir dans tous les détails de la création, que nous voyons dans chaque page de Sa Parole, que nous voyons si nous marchons avec les yeux ouverts dans les détails de la marche de nos vies, ce grand Dieu qui nous a déjà délivrés de tant de difficultés dans le passé, Celui qui nous a fait traverser des crises de toutes sortes, des crises de santé aussi, ce grand Dieu qui nous a maintenus en vie jusqu’à aujourd’hui, et ce grand Dieu qui permet aussi que d’autres délogent beaucoup plus vite qu’on ne l’attendait, celui qui tient notre vie et aussi notre mort dans Sa main ?
Voilà ce Dieu à qui nous avons affaire, voilà Celui qui est notre tendre Père, voilà Celui que nous devrions avoir toujours devant nous. Mais nous faisons une erreur parfois, n’est-ce pas, en tout cas moi. On prend un petit problème, on médite dessus. Le problème est peut-être réel, mais on l’agrandit, de manière que la vue est complètement entravée et on ne peut plus voir ce Dieu tout-puissant qui nous aime tant. Il a prouvé son amour dans le don inexprimable de Son Fils, le Seigneur Jésus Christ.
Voilà comment nous agissons parfois, voilà comment ce peuple, ces espions ont agi et comment ils ont fait peur à tout le peuple. Quel contraste ! Le résultat était désastreux, le résultat était que Dieu a dû dire qu’Il n’avait pas de plaisir en eux et qu’ils allaient rester dans ce désert. Sauf deux, ces deux personnes qui vont entrer dans le pays de Canaan sur ces 600.000 qui étaient des soldats, de ceux qui avaient plus de vingt ans. Maintenant on s’imagine la situation et on voit qu’ils vont traverser ce désert, un désert qui a un entourage horrible. Durant la journée il fait trop chaud, durant la nuit il fait trop froid, il n’y a rien pour se réjouir et ils vont d’ensevelissement en ensevelissement. Et ils savent que tous leurs amis devaient finalement rester dans ce désert, ils doivent tous mourir dans ce désert-là, et ils savent que même leur cher conducteur Moïse, lui-même, finalement ne pourra pas entrer dans le pays – ils le sauront à la fin de cette marche dans le désert. Est-ce qu’il n’y avait pas suffisamment de raisons pour un Caleb de perdre courage, de tomber dans une dépression et de ne plus pouvoir avancer, d’être complètement déprimé ? – Ce n’a pas été le cas !
Si nous revenons maintenant à Josué 14, ce que nous avons lu au début, nous verrons comment lui, Caleb, réagit et comment il a pu traverser toutes ces difficultés. Nous avons maintenant le secret, le secret de Hébron que nous trouvons ici à nouveau. Il est là devant Josué. Il va lui dire : « mes frères qui étaient montés avec moi faisaient fondre le cœur du peuple ; mais moi, je suivis pleinement l’Éternel, mon Dieu » (v. 8).
C’est quelque chose qui nous touche profondément, qu’il puisse dire cela : « moi, je suivis pleinement l’Éternel, mon Dieu » (v. 8). On va dire : est-ce que ce n’est pas de la présomption, est-ce que ce n’est pas quelque chose qu’on peut dire quand on est orgueilleux ? – Ah ! non. Ici il y a quelqu’un qui parle par la foi. On le sait, parce qu’ensuite cela a été confirmé par Moïse et aussi par l’Éternel Lui-même dans Sa Parole ici. C’est quelque chose que nous voyons ici en tout cas déjà trois fois. On le voit dans le v. 9 où il est dit : « Moïse jura en ce jour-là, disant : Si le pays que ton pied a foulé n’est à toi pour héritage, et à tes fils, pour toujours ! car tu as pleinement suivi l’Éternel, mon Dieu » et à la fin du v. 14 : « parce qu’il avait pleinement suivi l’Éternel, le Dieu d’Israël ».
Il y a donc ce double témoignage, il y a ce témoignage par lui-même, un témoignage de Moïse qui confirme et puis on peut dire qu’il y a le sceau sur la chose par l’Éternel Lui-même. Chers frères et sœurs, comment peut-on dire qu’on a pleinement suivi l’Éternel ? Qui est-ce qui oserait dire une telle chose ? Quand on marche, les pas que nous pouvons faire sont des œuvres qui sont préparées à l’avance par notre Dieu. Tout ce que nous avons à faire, c’est de garder cette dépendance, avoir l’Esprit qui nous conduit, être remplis de l’Esprit. Voilà notre responsabilité. Une fois rempli de l’Esprit on peut faire des pas sûrs, dans la dépendance de Dieu. Si on fait un pas avec Lui, on a la conscience de l’avoir fait avec Lui. Et on fait un deuxième pas avec Lui, on a la conscience à nouveau d’avoir fait ce pas avec Lui.
Si nous sommes ainsi prudents et nous laissons guider par la grâce de Dieu, c’est Lui qui opère et le vouloir et le faire pour nous. Mais nous regardons en arrière et nous pouvons voir qu’effectivement nous avons pu marcher avec l’Éternel. Ici Caleb avait pleinement marché avec l’Éternel. Cela ne veut pas dire qu’il n’a jamais commis d’erreur dans sa vie. Aucun de nous ne voudrait dire une telle chose. Nous savons que nous faillissons souvent. Mais si nous avons ce désir de marcher pleinement avec Lui, d’avoir un cœur entier pour Lui, pas un cœur double, divisé, mais de pouvoir marcher ainsi avec le Seigneur dans une marche de foi et de dépendance, est-ce que nous n’avons pas aussi alors cette joie, en regardant en arrière, que nous avons pu faire des pas avec Lui et cela consciemment ?
Le Seigneur peut confirmer les pas que nous faisons. Parfois nous doutons. Dans Sa grâce le Seigneur nous montre que cette pensée, c’était bien Lui qui l’avait produite et malgré nos infirmités, malgré notre manque de sécurité intérieure peut-être – normalement on ne doit pas faire un pas sans avoir une pleine conviction – mais parfois on peut être amené dans certaines circonstances, à vouloir faire un pas. On se place dans les bras du Seigneur, on dit : Seigneur, voilà, on fait au mieux. Le Seigneur confirme. Caleb a pleinement suivi l’Éternel, mais il dit quelque chose d’extraordinaire. Il dit ici : « Je suis encore aujourd’hui fort comme le jour où Moïse m’envoya ; telle que ma force était alors, telle ma force est maintenant, pour la guerre, et pour sortir et entrer » (v. 11).
C’est quelque chose d’extraordinaire. Au v. 10 on voit qu’il a 85 ans et qu’il est encore en pleine forme, comme à 40 ans. Et il peut combattre et il peut être là entièrement pour l’Éternel. Quel était le secret de Caleb ? Il n’a jamais oublié Hébron. C’était un homme qui avait pris goût au pays, c’était un homme qui n’avait pas eu peur des géants, des fils d’Anak.
Anak, ce père des géants, c’est bien sûr, en type, Satan, Satan qui veut prendre la place du Seigneur dans notre vie, dans l’assemblée, qui veut remplacer l’autorité du Seigneur par une autre autorité. Il y a cet ennemi, qui veut que nous arrêtions d’annoncer la mort du Seigneur en tout temps. C’est un ennemi qui désire nous faire arrêter dans la louange, ne plus nous laisser chanter ces cantiques de louange. C’est un ennemi qui veut que le travail d’évangélisation soit toujours entravé, qui ne veut pas que des âmes se tournent des ténèbres vers la merveilleuse lumière de Dieu. C’est un ennemi qui veut vraiment nous nuire dans notre service spirituel, qui ne veut pas que le message de Dieu soit délivré de manière efficace envers les hommes. Nous connaissons ces désirs terribles de cet ennemi. Nous devons être tellement prudents et vraiment exercés aussi dans les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons.
Maintenant, deux minutes pour déchiffrer cette phrase. On trouve Tsoan sept fois dans la Parole. On la trouve d’une manière assez curieuse en Ésaïe 19 où il est dit : « Ils ne sont que des fous, les princes de Tsoan » (v. 11), une phrase assez particulière. Tsoan était le centre gouvernemental en Basse Égypte au début de l’histoire du peuple d’Israël. C’était le centre du monde, peut-on dire. L’Égypte nous parle du monde qui est le système de Satan, où Satan est celui qui règne. Donc on voit en Tsoan, qui d’ailleurs signifie « mouvement », on voit qu’il y a ce monde qui est dans son mouvement constant de recherche de plaisirs et de gains, et aussi ce monde qui est turbulent et plein de mouvements qui changent constamment.
On pense particulièrement à ce mouvement interminable de tout ce qui se passe, de ce que nous vivons avec cette crise qui paraît purement humaine, de l’hygiène, une maladie. Qu’est-ce que cela a à faire avec le spirituel ? Cela touche tout le monde. Mais c’est ce monde dans lequel nous vivons. Quelque chose caractérise les gens dans ce monde, c’est qu’ils ne trouvent pas de paix. Il n’y a pas de paix dans ce monde, ni pour les incrédules selon Ésaïe 57. 21, ni pour les croyants (Jean 16). Ce monde dont nous parle Tsoan est le système que Satan a tissé avec toute la politique, avec toutes ces organisations humaines, toutes ces organisations d’entreprises etc. qui sont d’une manière ou d’une autre interconnectées. C’est un monde, un système où il y a des coopérations, où il y a toutes sortes de choses, bien sûr individuelles, mais qui ramènent toujours plus vers les grandes conspirations que nous connaissons tous et qui trouveront leur point culminant dans le temps des tribulations où finalement chacun devra avoir cette marque du 666, ce signe de la bête et ne pourra acheter ni vendre sans ce signe là.
On peut voir depuis longtemps déjà comment tout va dans cette direction. Il semblerait que, durant cette crise il y a maintenant une accélération de tout ce processus et on connaît cet esprit qui est derrière, ces différents groupes, ces différents agents. On n’a pas besoin de tomber dans des théories de complots par rapport aux détails de ce qui se passe pour comprendre et savoir par la Parole de Dieu même qu’il y a de grands complots que nous connaissons par la prophétie.
Tsoan, c’est tout cela, l’ennemi qui tisse, l’ennemi qui fait son jeu et qui utilise toute crise : le problème climatique, une crise comme on l’a maintenant avec le virus, d’autres crises qu’on connaît aussi qui peuvent être réelles, qui peuvent aussi être un peu médiatisées, toujours des problèmes pour avoir besoin de solutions globales.
Même si ces choses se déroulent devant nos yeux et même si parfois on se pose la question : mais comment se fait-il qu’on soit encore là ? C’est presque comme la prophétie qui commence à se réaliser devant nos yeux. Quand on pense à tout cela, on peut être tranquille dans nos cœurs parce qu’on sait une chose, c’est que Hébron a été bâtie sept ans avant Tsoan d’Égypte. Oui, ces princes de Tsoan, les princes de ce monde, ce sont les mêmes qui ont crucifié le Seigneur de gloire. Oh ! s’ils avaient connu la sagesse de Dieu selon 1 Cor. 2. 8, ils ne l’auraient jamais fait. Mais ils l’ont fait dans leur folie. « Ils ne sont que des fous, les princes de Tsoan ».
Les révélations de Dieu, la communion avec Lui, le propos de Dieu, tout ce que nous avons vu représenté, ce propos immuable qui nous a élus dès avant la fondation du monde pour être Ses fils, pour être rendus agréables dans le Bien-aimé, tout ce que Dieu s’était proposé dans Son cœur, tout ce qu’Il avait déjà voulu et qu’Il avait planifié pour nous, comment Il nous a élus dès avant la fondation du monde, c’est longtemps, très longtemps avant tout ce que l’ennemi peut tisser comme stratégie, comme système, comme problème. C’est tellement clair que tout ce que Dieu a prévu pour Ses enfants ne peut pas du tout être touché finalement par le système de ce monde. Ce sont des sphères bien différentes.
C’est pour cela qu’il est absolument nécessaire de se rappeler que Hébron a été bâtie sept ans – le nombre parfait – avant Tsoan d’Égypte. Chers frères et sœurs quand Caleb est entré dans son héritage, la dernière phrase que nous avons lue dans le chapitre 14 de Josué est : « Et le pays se reposa de la guerre » (v. 15). Est-ce que vous voulez du repos pour votre âme ? Est-ce que nous désirons avoir ce repos dans nos âmes durant cette crise maintenant ? Alors rappelons-nous que par rapport au propos de Dieu et à la joie qu’Il veut nous donner, une joie dont nous jouissons, le fruit du pays, ces bénédictions spirituelles, toute la joie du ciel où le Seigneur Jésus est le centre de tout cela, l’ennemi ne peut pas nous le prendre. L’ennemi avec tous les artifices qu’il peut inventer, que ce soit des systèmes de gain, des systèmes de joie ou des systèmes de crise, l’ennemi ne peut rien nous faire, absolument rien, parce qu’il y a Hébron et n’oublions jamais que Hébron a été bâtie sept ans avant Tsoan d’Égypte.
D’après edification.bible Octobre 2020
CORONA 36
CORONA 36
Un sanctuaire terrestre appelé le tabernacle
Le parvis du sanctuaire
Nombreux sont les fidèles qui, à partir de Moïse jusqu’à Malachie, ont apprécié et estimé très haut la possibilité de se trouver dans les parvis de la maison de Dieu. A la suite de Malachie, bien des âmes pieuses, selon les historiens, ont aimé et même donné leur vie pour le temple à Jérusalem. Cent-soixante ans av. J.-C., Antiochus Épiphane et roi de Syrie profana le temple, en sacrifiant des bêtes impures sur son autel. Lorsque les Maccabées eurent chassé ce roi venu du nord et restauré le temple, ils en firent la dédicace. Cette fête se célébrait encore au temps où notre Seigneur fut crucifié (voir : Jean 10. 22).
Animés de la foi d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, les croyants, tout au long du temps de la loi, ont réalisé ce qui est exprimé dans le Ps. 84. 2 : « Mon âme désire, et même elle languit après les parvis de l’Éternel ; mon cœur et ma chair crient après le Dieu vivant ». De Moïse à David, le rendez-vous avec l’Éternel fut le tabernacle construit dans le désert et transporté de lieu en lieu. Sous le roi Salomon on a bâti le temple à Jérusalem en utilisant les matériaux que le roi David avait rassemblés.
Le croyant y trouvait :
– la félicité et le rassasiement des biens de la maison de Dieu (Ps. 65. 4).
– la réalisation du désir de son âme et la présence du Dieu vivant (Ps. 84. 2).
– les plus beaux jours de sa vie (Ps. 84. 10).
– le renouvellement de sa foi (Ps. 92. 13 à 15).
– la possibilité d’apporter l’offrande et l’adoration (Ps. 96. 8).
Le lieu où les Israélites se rencontraient avec l’Éternel était composé du parvis et du tabernacle qui avait deux chambres, le lieu saint et le lieu très saint, séparées par le voile. Contrairement aux lieux saints, qui leurs étaient défendus, le parvis était accessible à tous les enfants d’Israël à la condition de ne pas s’être rendu impur par un écoulement de sang, une infection ou en ayant touché un mort ou un lépreux. Une souillure contractée obligeait à un processus de purification. À l’entrée du parvis, des portiers veillaient à cela et laissaient entrer seulement les personnes purifiées et apportant au sacrificateur des bêtes pures (voir : Lév. 12 à 15).
Le parvis, comme une ceinture, entourait le tabernacle, cette demeure de Dieu au milieu de Son peuple. Il offrait l’espace nécessaire à l’emplacement de l’autel et de la cuve d’airain. Il y avait aussi assez de place pour que les sacrificateurs et leurs aides, les lévites (Nomb. 18. 2 à 6), puissent dépecer les animaux offerts en sacrifice.
Le parvis faisait séparation entre le camp des fils d’Israël et le tabernacle où apparaissait la gloire de Dieu. Dans le camp, beaucoup de choses contraires à la sainteté de Dieu s’étaient manifestées. Il en fut ainsi lorsque Moïse se trouvait sur la montagne pour recevoir la loi. Constatant l’absence prolongée de leur conducteur, le peuple poussa Aaron à faire un veau d’or pour l’adorer, en lui attribuant la délivrance de l’Égypte. Infâme insulte à l’Éternel !
Sans l’intercession de Moïse, le peuple aurait été détruit. En face du péché des fils d’Israël et de la colère de Dieu, Moïse plaide et supplie l’Éternel (lire : Ex. 32 et Deut. 9). Comme un berger, il se place entre la colère de Dieu et Son troupeau. Il avait brisé les tables sur lesquelles était écrite la loi sainte et s’était tourné vers Dieu pour implorer sa grâce. Ensuite Moïse dut se séparer du peuple, en tendant une tente en dehors du camp, car il avait compris, sur la montagne en feu, que la sainteté et la gloire de Dieu ne peuvent cohabiter avec le péché.
Dès cet évènement, c’est à la tente d’assignation (de rencontre) que le Dieu d’Israël rencontra Son peuple par un médiateur, un intermédiaire, et en vertu du sang des sacrifices. Moïse et Aaron ne sont que des types de Christ, le vrai Berger d’Israël et le miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur (Héb. 2. 17). Jésus a quitté la gloire du ciel pour mourir sur une croix et abolir la condamnation qui était par la loi. Il a introduit la grâce qui pardonne en vertu de la sainteté de son sacrifice ; « car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). La mort de notre Seigneur et Sauveur a satisfait la justice de Dieu qui, dans le temps présent, est juste « en justifiant celui qui est de la foi de Jésus » (voir : Rom. 3. 21 à 26). C’est Jésus-Christ aussi, qui est retourné dans la gloire pour officier comme médiateur et intercesseur. « Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux » (Héb. 7. 26). Il reviendra bientôt, en gloire pour conduire Son peuple dans le repos de Dieu.
Est-ce que nous nous sommes représentés la sainteté et la gloire de Dieu ? Elle a été vue de loin par Son peuple, sur le Sinaï en feu ! « Et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant » (Héb. 12. 21). La loi donnée là, a manifesté la sainteté de Dieu et condamné l’homme pécheur. En contraste, avons-nous tous contemplé le mont Golgotha où, dans les ténèbres, Jésus a expié nos fautes ? Dès ce moment unique dans le temps et l’éternité, « il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Vu de l’extérieur, le parvis offre de grands murs blancs entrecoupés par les soixante piliers qui portent les tentures blanches « de fin coton retors » (Ex. 27. 9). Nous y viendrons dans la suite, si le Seigneur le veut. Chaque composante de cette demeure de Dieu au milieu de Son peuple porte en elle une signification. L’épître aux Hébreux nous dit qu’elles sont « l’image des choses qui sont dans les cieux » (Héb. 9. 23). Quant à la loi, elle est « l’ombre des biens à venir » (Héb. 10. 1). C’est pourquoi Dieu dit à Moïse : « Prends garde »,… à faire toutes choses selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne » (Héb. 8. 5).
SATISFAIT !
L’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se satisfait pas d’entendre. Eccl. 1. 8.
Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif… Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Jean 6. 35, 47.
SATISFAIT !
L’homme est vraiment étonnant. Grâce aux progrès spectaculaires, réalisés dans bien des domaines (scientifique, technique, médical…) il a atteint, dans de nombreux pays, un niveau de confort inégalé. Mais il semble que cela ne lui suffise jamais, et la fuite en avant continue, au risque parfois de mettre en péril tout ce qui est acquis. Autrement dit, plus l’homme se satisfait, et plus il reste insatisfait…
Quelqu’un pourtant, il y a 2000 ans, a affirmé pouvoir le satisfaire pleinement ! C’est Jésus, le Fils de Dieu.
Un jour, Il rencontra une femme près d’un puits. Elle était venue, comme chaque jour, puiser l’eau nécessaire à son foyer.
Voici ce que Jésus lui dit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 13 et 14).
Jésus parlait, non pas au sens propre, concret, mais au sens figuré et spirituel, et Son message est encore actuel. À tous ceux qui sont fatigués de ne jamais pouvoir étancher leur soif spirituelle, leur soif de pardon, de paix, d’amour vrai, à tous ceux qui cherchent un sens à leur vie, ou qui sont mal à l’aise dans leur conscience, Jésus se présente encore aujourd’hui comme le Sauveur, l’Ami, l’Espérance.
Par la foi en Lui, on reçoit la certitude du pardon de Dieu et de Son amour, un amour total, absolu, éternel.
Le cœur étant enfin satisfait, on peut alors vivre dans la paix, en attendant que le Seigneur Jésus nous prenne au ciel auprès de Lui.
D’après « La Bonne semence »
LE CORPS DU CHRÉTIEN
LE CORPS DU CHRÉTIEN
Or le corps n’est pas pour la fornication, mais il est pour le Seigneur… Fuyez la fornication : quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps… Glorifiez donc Dieu dans votre corps. 1 Cor. 6. 13, 18, 20.
Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ?
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? 1 Cor. 6. 15, 19.
Vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps. 1 Cor. 6. 20.
Nous assistons toujours plus, dans ces derniers temps, et avec consternation, à la montée d’une marée d’impureté, morale et physique, qui va au-delà même des excès du paganisme de l’antiquité. Les pires instincts sont exploités à des fins commerciales par la littérature, par certains magazines, par le monde du spectacle et du cinéma, par Internet, sous des prétextes trompeurs : on prétend libérer les gens de traditions hypocrites qui nuiraient à la pleine réalisation de la personnalité. En réalité, on piétine ces valeurs morales qui, même sur un plan purement humain, ne sont rien d’autre que le respect et la maîtrise de soi, la mise de côté des passions pernicieuses, qu’elles soient de l’esprit ou du corps.
Chrétiens, attention ! Céder à ce courant, c’est nier pratiquement les enseignements les plus clairs de la Parole de Dieu, et admettre que l’on n’est plus capable de distinguer entre le bien et le mal.
Une opinion largement répandue, c’est que « le péché de chair » n’est en réalité pas grave, et qu’il est moins condamnable que beaucoup d’autres péchés. Mais l’Écriture détruit à la base cette affirmation : « Quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps ».
La fornication, c’est-à-dire les relations charnelles en dehors de celles que le mariage sanctifie, est odieuse aux yeux de Dieu. Le chrétien doit être pénétré du fait qu’il appartient, corps, âme et esprit, à Celui qui l’a racheté au prix de Sa propre mort. « Vos corps sont des membres de Christ » (1 Cor. 6. 15) – et vous accepteriez de les dégrader, de pécher contre eux, alors qu’ils sont doublement l’œuvre de Dieu, de par leur nature et de par le rachat opéré par Christ en leur faveur ? Et plus encore, « votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous » (v. 19).
Que ces motifs puissants donnés par l’Esprit de Dieu puissent agir sur nous, afin que nous traversions dans la pureté un monde indifférent aux droits de Dieu et à la profanation de Son œuvre.
Dans le paragraphe de 1 Corinthiens 6. 15 à 20, l’apôtre prend soin de faire ressortir le contraste entre les principes corrompus du paganisme et le fait que non seulement l’âme du chrétien, mais aussi son corps, sont membres de Christ. « Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? ».
Le chrétien doit avoir un saint respect pour son corps, le préservant de tout contact avec la contamination morale, car ce corps fait partie de Christ !
« Ne savez-vous pas ?… », répète trois fois l’apôtre. Une telle vérité devrait toujours être présente à ma mémoire afin de me préserver de tout rapport avec la corruption. Mon corps, comme mon âme et mon esprit, ne m’appartiennent plus : ils ont été achetés à prix – et à quel prix !
L’apôtre ajoute une parole qui me touche profondément : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? »
Je me demande si nous nous rendons compte, nous, chrétiens, de la portée d’une telle bénédiction. Comment ! L’Esprit Saint, cette Personne divine, est venu habiter en moi ! Je l’ai reçu de Dieu. Comme l’Éternel venait habiter dans Son temple, à Jérusalem, Il lui a plu – chaque croyant peut le dire – d’élire domicile dans mon propre corps !
Cela veut dire que non seulement l’Église, c’est-à-dire le peuple de Dieu dans son ensemble, est le temple du Dieu vivant (Éph. 2. 21 ; 2 Cor. 6. 16), mais aussi que l’Esprit Saint a formé mon corps, en le sanctifiant par la vertu du sang de Christ, afin qu’il devienne Son habitation, digne d’une telle Personne divine : le Saint Esprit.
Mon corps, doit se dire le croyant, est le sanctuaire dans lequel habite la Personne divine de l’Esprit Saint, et ce sanctuaire a été purifié une fois pour toutes aux yeux de Dieu par le sacrifice de Christ.
Comment pourrai-je le considérer autrement ? Est-ce que je ne connais pas ces choses ?
L’Esprit Saint que j’ai reçu de Dieu est en moi, et mon corps est Son sanctuaire, comme le temple à Jérusalem était le sanctuaire de « l’Éternel qui siège entre les chérubins ». C’est de là que l’Esprit Saint, Personne divine, déploie Ses ressources infinies, toute Son activité, toute Sa puissance, pour me venir en aide, me diriger, me mettre en contact avec les choses célestes, et accomplir beaucoup d’autres choses encore, car Ses fonctions sont infiniment variées.
Qu’ai-je fait jusqu’à présent de cet Hôte divin ? L’ai-je traité avec la crainte et la vénération qui Lui sont dues ? Quand l’Esprit m’a parlé de mon corps comme étant Son temple, L’ai-je écouté ? Ai-je réduit l’Esprit au seul rôle d’être opposé à la chair qui est en moi (Gal. 5. 17), afin de m’empêcher de pratiquer les choses que je voudrais ? Ou alors, Le sachant présent dans ce temple, ai-je pris soin d’éviter tout acte de mon corps qui pourrait le déshonorer ? Quelle sera ma réponse à ces questions ? »
Quelle réponse, en effet, donnerez-vous à ces questions, vous qui vous dites chrétiens ?
La question est trop importante pour que nous ne la considérions pas à la lumière de ce que la Parole de Dieu nous en dit.
Il n’y a là rien d’obscur ni de compliqué, rien de mystique, rien qui soit semblable à une loi à observer par des rites ou des mortifications qui n’épargnent pas le corps que je dois honorer (Col. 2. 23), rien que je ne puisse pas saisir par la simple foi en ce que Dieu dit. Achetés à un si grand prix, nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes : – Glorifions donc Dieu dans notre corps !
D’après « Il Buon Seme » août 1979
LE CHRISTIANISME, UNE RELATION AVEC JÉSUS
Jésus dit à ses disciples : si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. Mat. 16. 24.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Jean 17. 16.
LE CHRISTIANISME, UNE RELATION AVEC JÉSUS
Le christianisme a-t-il failli ?
Il s’est passé environ 2000 ans depuis que Jésus Christ est venu sur la terre et a sacrifié Sa vie pour sauver les êtres humains, mais le monde ne semble pas s’être amélioré…
Injustice sociale, augmentation de la violence et immoralité sont les traits dominants du monde d’aujourd’hui. Et les pays de culture chrétienne n’en sont pas exempts, bien au contraire…
Devrions-nous alors en conclure que le christianisme a sombré ? – Non.
Ce ne sont pas les principes chrétiens qui sont décevants, mais ce sont les « chrétiens » eux-mêmes, ceux qui étaient chargés de rendre témoignage de la vérité qui est en Jésus, l’Homme parfait.
Le fait est, que tous ceux qui se disent chrétiens n’ont pas réellement cru, et ont encore moins mis en pratique ce qu’enseignait Celui dont ils portent le nom.
Le Seigneur parlait et vivait dans l’obéissance à Dieu et dans l’amour envers tous les hommes.
On admire la morale chrétienne, mais on ne veut rien savoir de Jésus Christ. C’est pourtant Lui qui a apporté le salut, un salut offert gratuitement à tous ceux qui se repentent de leurs péchés et l’acceptent avec reconnaissance.
Le christianisme n’est pas, comme beaucoup le croient, un ensemble de cérémonies ou de dogmes, mais c’est la foi en Jésus Christ, le Fils de Dieu.
C’est une relation vivante entre Lui, qui transmet la vie, et l’homme pécheur qui la reçoit de Lui. Le vrai christianisme, c’est vivre cette foi au quotidien, en obéissant à la Parole de Dieu et avec amour et reconnaissance pour Jésus Christ, le seul Sauveur.
D’après « Il Buon Seme » octobre 2020
COMMENT CONNAÎTRE JÉSUS CHRIST
Jésus leur répondit : Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se qui se portent mal. Luc 5. 31.
COMMENT CONNAÎTRE JÉSUS CHRIST
La première chose à faire pour entrer en relation avec Dieu, c’est de reconnaître qui nous sommes et comment nous avons été faits. Si autant de personnes ne se préoccupent pas de leur état moral et de leur avenir éternel, c’est parce qu’elles n’ont jamais considéré les déclarations divines. Elles sont satisfaites d’elles-mêmes et pensent que Dieu l’est aussi. Pour qui adopte un tel comportement, le sacrifice de Jésus, le Sauveur, ne peut être d’aucune utilité à leurs yeux.
Jésus est le vrai et seul médecin de l’âme. Mais comme on ne va pas voir le médecin si on ne se rend pas compte qu’on est malade, ainsi nombreux sont ceux qui ne cherchent pas le Seigneur parce qu’ils estiment ne pas avoir besoin de Lui. Mais on ne peut pas connaître l’excellence de la Personne de Jésus Christ, ni savoir tout ce qu’Il a fait pour nous, si nous ne sommes pas conscients de l’horreur de nos péchés.
C’est la Bible, la Parole de Dieu, qui est le miroir fidèle dans lequel nous pouvons nous voir comme Dieu nous voit. C’est la loi divine et sainte qui montre la ruine de notre état moral et notre incapacité à l’accomplir.
Malheureusement, ce sont des réalités que la sagesse humaine, même la plus élevée, ne veut pas reconnaître.
On prêche plutôt la valeur de la personne et la capacité de l’homme à s’améliorer par lui-même. On est d’accord sur le fait que nous ne sommes pas parfaits, mais on se contente de penser qu’il nous est possible de nous améliorer.
Dieu ne parle pas comme cela. Il déclare que l’homme est un pécheur perdu, mais Il nous parle aussi d’une offre valable pour tous, d’un Sauveur, le Seigneur Jésus Christ, qui « a laissé sa vie pour nous » (1 Jean 3. 16).
Pourrions-nous refuser une telle offre ? « Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? » (Héb. 2. 3).
D’après « Il Buon Seme » octobre 2020
CORONA 35
CORONA 35
L’offrande élevée et son application pour aujourd’hui
L’offrande élevée comprenait quatorze composants. Les sept premiers nous ont amenés à considérer la divinité du Seigneur Jésus, par l’or et l’argent. L’airain nous a parlé de l’autel où étaient brûlés l’holocauste et la graisse du sacrifice pour le péché. Il annonçait par avance la croix où Jésus a porté nos péchés pour y être jugé à notre place. Le bleu, la pourpre, l’écarlate et le coton blanc mettent en évidence les gloires morales de Christ. L’homme venu du ciel qui, étant roi, a vécu en serviteur , dans une marche parfaite .
Découvrons maintenant les sept autres composants de cette offrande élevée :
Le poil de chèvre fait penser au témoin fidèle et véritable, au prophète de Dieu dans l’abaissement et la pauvreté. « Le christ Jésus, lequel, étant en forme de Dieu,… s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave » (Phil. 2. 5 à 7). Il s’est associé aux nombreux hommes et femmes de foi, qui ont été avant Lui, errants « çà et là, vêtus de peaux de brebis, de peaux de chèvres, dans le besoin, affligés, maltraités » (Héb. 11. 37). Il est à même d’entrer en sympathie avec tous ceux qui traversent de telles circonstances.
Les peaux de bélier teintes en rouge sont un symbole de la consécration du chef et du protecteur de son troupeau, du bon Berger qui donne sa vie pour les brebis (Jean 10. 11). L’amour de Dieu, qui a conduit Jésus jusqu’à la mort de la croix, doit être vu dans le croyant. Et si notre bon Berger « a laissé sa vie pour nous ; … nous, nous devons laisser nos vies pour les frères » (1 Jean 3. 16).
Les peaux de taissons – un petit animal vivant dans les rochers – revêtaient le tabernacle en dernière couverture. Ces peaux d’une couleur terne, cachaient toute la gloire du sanctuaire, entièrement revêtu d’or. Elles nous parlent de l’humilité de Jésus quand même Il était Dieu, effacé aux yeux des hommes, mais une humilité bien présente. Il n’y avait « pas d’apparence en lui pour le faire désirer » (És. 53. 2) et pourtant, plusieurs s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, en sorte que les hommes dirent : « Jamais homme ne parla comme cet homme » (Jean 7. 46). Les apôtres étaient vus du monde comme des inconnus, des attristés, ou encore des pauvres, et pourtant ils étaient bien connus de Dieu, joyeux et riches ; ainsi nous lisons : « comme inconnus, et bien connus ; … comme attristés, mais toujours joyeux ; comme pauvres, mais enrichissant plusieurs ; comme n’ayant rien, et possédant toutes choses » (2 Cor. 6. 9 et 10). Serons-nous à notre tour : bien connus du Seigneur, riches et joyeux en lui ? Que sa grâce opère en nos cœurs !
Le bois de sittim (bois d’acacia) qui ne pouvait pourrir, parle de Celui sur qui la mort n’a pas eu de pouvoir. Christ est ressuscité, Il est aussi le rejeton du tronc d’Isaï dont parle Ésaïe, c’est-à-dire le Messie (És. 11. 1). L’arche de l’alliance était faite de bois de sittim et recouverte d’or, anticipation du saint Fils de Dieu, parfaitement homme et parfaitement Dieu. Quelle bénédiction de savoir que les rachetés possèdent la vie même de Jésus – qu’ils sont vus, dès leur conversion, justes devant Dieu par le sang précieux de Christ.
L’huile d’olive évoque le Saint Esprit dont Jésus a été oint par Dieu, étant revêtu de puissance (Act. 10. 38). À Sa suite, les rachetés sont scellés du Saint Esprit, pour en être la demeure ! (Éph. 1. 13 ; 1 Cor. 6. 19). Pour que l’huile soit extraite des olives, elles doivent être pressées, image bien touchante des souffrances morales de notre Seigneur au jardin de Gethsémané (mot qui se traduit par : pressoir à huile). Afin que l’Esprit puisse être reçu par « ceux qui croyaient en lui », il fallait que Jésus soit glorifié (Jean 7. 39). Et pour être glorifié, Il devait passer par la mort de la croix, ce baptême qu’Il évoque en disant à Ses disciples : « combien suis-je à l’étroit jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » (Luc 12. 50).
Les drogues odoriférantes témoignent de ce que Jésus a été pour Dieu, un parfum de bonne odeur et la joie du cœur du Père. En attendant Son retour, pour nous « ses parfums sont d’agréable odeur,… un bouquet de myrrhe » (Cant 1. 3 et 13). Tel est notre Bien-aimé ! Nous sommes invités à suivre Ses traces, et en le faisant, « nous sommes la bonne odeur de Christ pour Dieu, à l’égard de ceux qui sont sauvés et à l’égard de ceux qui périssent » (2 Cor. 2. 15).
Les pierres précieuses étaient portées sur la poitrine et les épaules du grand sacrificateur (Ex. 39. 6 à 14). Dans ce contexte, chaque tribu était représentée devant Dieu. Par beaucoup d’efforts, les pierres précieuses sont extraites des mines, puis façonnées pour briller de tout leur éclat. Elles sont une image des rachetés du Seigneur qui ont « été achetés à prix » (1 Cor. 7. 23) – au prix du sang de Christ versé à Golgotha ! Dès maintenant, nous rendons « grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Col. 1. 12). Dieu nous a arrachés au chef de ce monde (Jean 16. 11), pour nous amener dans Sa lumière. Présentement, Il nous façonne par diverses épreuves pour que nous reflétions quelques-unes des gloires morales de Son Fils. Dieu est amour, et Il veut que nous vivions cet amour entre croyants, en témoignage à ce monde (Jean 13. 35). Et plus encore, nous ferons partie intégrante de Sa gloire lorsque Christ apparaîtra au monde (2 Thess. 1. 10).
À la lumière du Nouveau Testament, toutes les composantes du tabernacle s’éclairent et magnifient la grandeur de notre Seigneur. Elles nous montrent comment nous avons été aimés et nous invitent à suivre Ses traces. « Car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » (1 Pier. 2. 20 à 23).
UNE SIMPLE FORMULE DE POLITESSE ?
L’amour se montre patient ; il est plein de bonté…, il n’agit pas avec inconvenance ; il ne cherche pas son propre intérêt ; … il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité. 1 Cor. 13. 4 à 6.
UNE SIMPLE FORMULE DE POLITESSE ?
L’apôtre Jean commence sa lettre à Gaïus par ces mots : « Bien-aimé, je souhaite qu’à tous égards tu prospères et que tu sois en bonne santé, comme ton âme prospère » (3 Jean 2).
Dans le quotidien, les préoccupations concernant la santé et les affaires prennent une place prépondérante. En début d’année, en particulier, on n’abordera pas quelqu’un sans lui demander comment il va. On prendra le temps de s’intéresser à ses soucis et on l’écoutera nous les raconter.
L’apôtre fait de même, avec sincérité, mais pour parler aussitôt après de ce qui est beaucoup plus important, l’état de l’âme de son ami. Il a en effet appris que Gaïus « marche dans la vérité » et que « son âme prospère ».
Les formules de politesse toutes faites peuvent cacher beaucoup d’indifférence !
Ayons un intérêt sincère pour ceux à qui nous parlons, et ne nous limitons pas à des préoccupations concernant leur santé ou celle de leur famille.
Pensons aussi à l’état de leur âme. Le roi David, dans la détresse, a écrit un jour : « Il n’y a personne qui s’enquière (se soucie) de mon âme » (Ps. 142. 4).
Nos interlocuteurs attendent peut-être qu’on s’intéresse à leur âme ; ne passons pas à côté des occasions qui se présentent.
Et pour nos frères dans la foi, cela est tout aussi important. Ne soyons pas timides, osons échanger sur l’état de nos âmes, de nos cœurs.
Cela nous donnera certainement l’occasion d’être « encouragés (ou consolés) …, chacun par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12).
D’après Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)
La Bonne Semence Octobre 2020
UN HEUREUX PETIT BERGER
UN HEUREUX PETIT BERGER
Glenn était un pauvre petit berger ; mais il avait appris à connaître et à aimer le Seigneur Jésus, et bien que son mode de vie fût très humble, il était heureux, car son espérance était dans les cieux. Par une splendide matinée de printemps, il surveillait ses moutons. Ceux-ci paissaient dans une vallée plaisante entre des montagnes boisées, et Glenn chantait, exprimant ainsi toute sa joie. Or il se trouva que le fils du roi chassait dans le voisinage, et après avoir examiné un moment le jeune garçon, il l’appela et dit :
– Qu’est-ce qui te rend si heureux, mon garçon ?
Glenn ne sachant pas que c’était le prince, répondit :
– Pourquoi ne serais-je pas heureux ? Aucun roi n’est plus riche que moi.
– Ah ! dit le prince, je suis content d’apprendre que tu es si riche. Maintenant, dis-moi, s’il te plaît, ce qui te rend si riche.
– Eh bien, vous le voyez, Monsieur ; le soleil là-haut brille avec autant d’éclat pour moi que pour n’importe quel roi ; les montagnes et les vallées se présentent aussi belles qu’elles le seraient pour un prince. J’ai tout ce dont j’ai vraiment besoin. J’ai suffisamment à manger chaque jour ; j’ai de bons vêtements chauds à me mettre, et je gagne assez d’argent chaque année pour subvenir à tous mes besoins. Et, mieux encore que tout cela, je connais le Seigneur Jésus comme mon Sauveur, Monsieur ; et Il a préparé pour moi, au ciel, une demeure meilleure que toutes celles que le monde peut offrir. Ne pensez-vous pas, Monsieur, que je puisse être heureux ?
– Certainement, tu le dois, mon garçon, répondit le prince. Aucun roi ne peut être plus riche que toi.
Cela fait du bien, simplement de penser à un bonheur pareil à celui-là. Et c’est pourtant ce que notre Seigneur Jésus Christ donne à tous ceux qui L’aiment. C’est là la paix et le contentement que nous trouverons, si nous venons nous asseoir à Son ombre.
« J’ai pris plaisir à son ombre, et je m’y suis assise ; et son fruit est doux à mon palais » (Cant. 2. 3).
« Celui qui habite dans la demeure secrète du Très-haut logera à l’ombre du Tout-puissant » (Ps. 91. 1).
« La piété avec le contentement est un grand gain. Car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter. Alors, ayant nourriture et vêtement, nous serons satisfaits » (1 Tim. 6. 6 à 8).
D’après la Bonne Nouvelle 1970









