SUR LE CHANT ET LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DANS LES RÉUNIONS D’ASSEMBLÉE

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SUR LE CHANT ET LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DANS LES RÉUNIONS D’ASSEMBLÉE

L’ennemi tente par tous les moyens de ruiner s’il le peut, le témoignage que les saints sont appelés à rendre collectivement à Dieu sur la terre – dans une extrême faiblesse, nous devons le reconnaître.
On demande quel mal il y aurait à accompagner le chant des cantiques spirituels dans l’assemblée par des instruments de musique. Plutôt que de se demander quel mal il y aurait à cela, demandons-nous quel bien cela apporterait à Dieu et quelle bénédiction nous en retirerions en assemblée ?
Le chant, a-t-on dit justement, est une partie précieuse du culte des saints. Mais on dira aujourd’hui que le chant accompagné d’instruments de musique en deviendrait plus beau, que le son des cantiques serait « enrichi » et que chacun se sentirait « porté » par la musique (attention à l’aspect mystique qui pourrait être ainsi introduit) et aidé à mieux chanter ; que cela nous réjouirait davantage le cœur et que nous serions ainsi plus heureux de chanter ensemble… (Remarquons que tout cela est centré sur nous-mêmes, sans penser premièrement à ce qui plaît à Dieu). D’autres arguments sont peut-être apportés en faveur d’un accompagnement musical des cantiques, mais peuvent-ils être basés sur l’enseignement de la Parole de Dieu et, si non, peuvent-ils être reçus ? Nous soulignons que le Nouveau Testament ne fait pas allusion à un accompagnement musical au chant des enfants de Dieu, sauf dans l’Apocalypse, qui concerne des événements futurs.
Nos frères devanciers, certainement plus spirituels que nous, ne nous ont jamais encouragés à utiliser de tels éléments dans nos réunions. Jusqu’à aujourd’hui nous n’avons pas une telle coutume dans les assemblées de Dieu (voir 1 Cor. 11. 16).
Mais, d’autre part, la Parole de Dieu elle-même ne nous enseigne-t-elle pas que le culte chrétien est « en esprit et en vérité » (Jean 4. 23 à 24), sans qu’il doive y être introduit quoi que ce soit qui vient de l’homme, même avec ses meilleures intentions ? Penserions-nous que des instruments de musique peuvent ajouter quelque chose à la reconnaissance et à la joie des rachetés qui s’élèvent de leur cœur vers Dieu par des hymnes et cantiques ? Non, le culte chrétien n’a pas besoin ni ne nécessite qu’on y ajoute des éléments matériels et humains.
Nous sommes encouragés à chanter avec l’esprit et avec intelligence (1 Cor. 14. 15), mais il n’est rien ajouté à cela. Notre esprit et notre intelligence sont sollicités, tout d’abord quant aux frères, pour l’indication d’un cantique, mais aussi lorsque l’assemblée chante, car il convient que nous comprenions ce que nos bouches expriment et que nous chantions d’une manière conforme au caractère des paroles que nous exprimons. Le cœur, l’esprit, l’intelligence, nos bouches comme « instruments » de notre chant ne sont-ils pas suffisants et auraient-ils besoin d’un complément ?
Nous voulons certainement que notre Dieu soit loué et glorifié par les hymnes et les cantiques que nous chantons à sa gloire et à celle du Seigneur Jésus, même si notre chant est faible parce que nous sommes peut-être peu nombreux, et même s’il peut y avoir quelques fausses notes ? Par amour pour notre Dieu, ne désirons-nous pas que notre louange monte ainsi de nos cœurs vers Lui par des hymnes et des cantiques spirituels (Col. 3. 16), dans le recueillement et la simplicité qui conviennent. Le chant d’hymnes et de cantiques est une activité spirituelle qui ne fait pas intervenir et ne s’adresse pas aux sens. Un complément matériel améliorerait peut-être la qualité extérieure de nos chants, mais pourrait-il ajouter quelque chose de spirituel à ce que nous exprimons par les paroles de nos cantiques ?
Pensons-nous que la simple expression de ce qui vient du cœur et sort de notre bouche, nécessite un bel accompagnement instrumental qui nous stimulerait à chanter et « améliorerait » la qualité de notre chant ? Si nous cherchons seulement à plaire à notre Dieu et à Le glorifier, si notre cœur est plein de reconnaissance et d’accents de louange et d’adoration, nous ne verrons pas d’utilité ni de nécessité à ajouter aux chants de nos cantiques ce qui ne pourrait que stimuler notre nature, nos sens. Ce que Dieu attend des siens dans la louange et qui Lui est agréable, n’est-ce pas la seule expression de ce qui vient de leur cœur – « chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur » (Éph.5. 19).
La musique a son importance, mais elle n’est pas l’essentiel. Il est vrai que lorsque nous chantons nous devons tenir compte de la musique et, par égard pour Celui à qui nous adressons nos chants de louange, de reconnaissance, d’adoration, nous devons nous appliquer à bien chanter. Mais si, pour cela, nous ajoutons un accompagnement instrumental à nos cantiques, n’y aurait-il pas le danger de perdre de vue l’essentiel – les paroles que nous exprimons de nos lèvres – pour prêter trop d’attention à l’environnement musical ? Nos cœurs devraient être entièrement occupés de Lui dans ces instants, ne seraient-ils pas distraits par ces éléments ajoutés à notre louange ?
Nous savons que l’épître aux Hébreux met en contraste le culte judaïque, caractérisé par des éléments matériels avec le culte chrétien. Elle nous montre que tout ce qui avait trait à l’ancienne alliance a été remplacé par ce qui est en rapport avec la nouvelle alliance, par des choses meilleures que celle d’autrefois. Ajouter des instruments de musique à la louange des saints, ne serait-ce pas revenir à ce que Dieu Lui-même a mis de côté et qui n’a plus lieu d’être, à des éléments liés à la terre alors que nous sommes invités à entrer dans le ciel même (Cant. 48) pour offrir des sacrifices spirituels, « un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom (Héb. 13. 15) ?
Il a été écrit : « Si on ne chante pas par l’Esprit on fait de la musique, rien de plus » (Préface au recueil Choix d’hymnes chrétiennes, 1850). A fortiori, si on ajoute des éléments matériels aux cantiques spirituels, nous ferons peut-être de la belle musique, agréable à entendre, mais elle ne sortira pas de la salle de réunion pour monter au ciel vers notre Dieu et Père et vers notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ que nous désirons célébrer dans nos cantiques à cause de son grand amour. Nous sommes exhortés à chanter « de nos cœurs à Dieu » et non pas avec des instruments de musique, même s’ils mettent peut-être en valeur nos faibles voix. Notre cœur, avec notre bouche, n’est-il pas le seul instrument de musique qui plaise à Dieu de la part de ses rachetés ? « Mes lèvres, et mon âme, que tu as rachetée, exulteront quand je chanterai tes louanges » (Ps. 71. 23).
Plusieurs de nos devanciers, ou des frères qui nous sont contemporains, ont écrit sur ce sujet. Leurs pensées sont basées sur ce que la Parole de Dieu enseigne et ce qu’ils en retirent nous montre bien ce que Dieu attend des siens dans la louange qu’ils sont appelés à Lui rendre. Nous en citerons quelques uns, pensant que nous pourrons, les uns et les autres, trouver d’autres témoignages, tous concordants, nous le croyons, parmi les écrits des frères.
Que le Seigneur nous accorde d’être soumis en toute simplicité à Sa Parole et les uns aux autres dans la crainte de Christ. Que nous puissions garder ce qui nous a été confié, malgré notre grande faiblesse, mais par amour pour Christ et son Assemblée. Gardons ce que nous avons reçu et entendu de nos frères devanciers et qui est basé sur la Parole de Dieu, fidèlement, humblement, et dans le désir de plaire au Seigneur et de le glorifier à tous égards et de toute manière, individuellement et collectivement.

Ph. F.

Aux citations de nos frères qui suivent, on peut éventuellement ajouter cette remarque de notre frère Paul Finet :
Nous n’avons plus besoin aujourd’hui d’instruments de musique ni de temple somptueux, ni de tout ce qui frappe les sens… parce que nous avons reçu l’Esprit de Dieu ; et c’est l’Esprit qui nous enseigne et nous conduit à rendre ce culte en esprit et en vérité.

Le service des Lévites et des Sacrificateurs – P. Finet

Notons… que ni dans ce passage (1 Cor. 14. 15 à 19, 24) qui est une description inspirée de la manière de se réunir d’un ensemble de chrétiens, ni ailleurs dans les Actes ou les épîtres, il n’est question de jouer d’un instrument dans le déroulement du culte. La musique instrumentale n’a pas sa place dans un tel rassemblement, et elle est contraire à l’esprit et au caractère de l’assemblée ainsi réunie. En un tel moment, il ne s’agit pas de flatter nos sens, ou de plaire à l’auditeur par des sons agréables, mais il s’agit de présenter à Dieu ce qui Lui revient, ce dont Il a rempli nos cœurs par le Saint Esprit. Ce qui est acceptable et agréable à Dieu, ce sont « des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels » ; chanter et psalmodier de notre cœur au Seigneur (Éph. 5. 19), c’est chanter « de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » (Col. 3. 16)… En Israël, peuple terrestre, nous trouvons la musique instrumentale à sa place, mais l’Église est un peuple céleste et tout doit se faire par le Saint Esprit.

L’Église, l’Assemblée du Dieu vivant – R.K.Campbell – p. 140-141

 

Comme au Ps. 150 les instruments les plus variés s’unissent pour glorifier Dieu, la louange des rachetés est maintenant l’expression des expériences variées que nous pouvons traverser dans la communion avec Dieu. Cette diversité est suggérée par l’instrument à dix cordes du Ps. 92. 3. Par divers moyens Dieu ajoute d’autres cordes à notre instrument…
Il n’y a pas dans les épîtres une seule parole pour justifier l’emploi d’instruments quelconques dans les assemblées. Il n’est d’autre accompagnement qui puisse plaire à Dieu que la mélodie, qui s’élève peut-être dans le silence, d’un cœur rempli de Sa grâce. Rien ne nous encourage non plus à former des chœurs distincts qui auraient pour prétexte d’assurer un chant de bonne qualité dans les rassemblements.

Celui qui sacrifie la louange me glorifie
Messager Évangélique 1978- Ph. Laügt.

 

Il n’y a pas même une syllabe dans les écrits des apôtres en rapport avec un quelconque accompagnement du chant par des instruments de musique…
Il est indispensable qu’une voix harmonieuse soit accompagnée de la mélodie du cœur. C’est ce qui remplace les instruments de musique du culte dans le temple. Le chrétien n’est pas invité à louer le Seigneur avec le son de la trompette, du psaltérion, de la harpe ou des cymbales retentissantes ; mais son chant doit découler naturellement, et de manière touchante, du saint enthousiasme de l’homme intérieur. Allons-nous comparer un seul instant « l’airain qui résonne, les cymbales retentissantes » (1 Cor. 13. 1), ou l’orgue également retentissant, avec le rayonnement ravissant d’une âme fervente, née de Dieu, et conduite par l’Esprit dans l’appropriation et la compréhension des riches et grands privilèges qui sont la portion inaliénable du chrétien selon la révélation du Nouveau Testament ?

Cinq lettres à propos du chant chrétien – Bible Treasury (Bibliquest)

 

1 Corinthiens 14. 15 présente le chant dans l’assemblée, en parallèle avec la prière : « Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence ». Le cantique ou la prière doit être une action intelligente, sous la conduite du Saint Esprit…
Dans aucun passage du Nouveau Testament, nous ne trouvons les instruments de musique associés au service divin (sauf dans l’Apocalypse, où ils sont mentionnés de façon figurative). On le comprend sans peine. Toute la splendeur terrestre qui se manifestait autrefois dans le culte rendu au Dieu d’Israël — les vêtements somptueux, les ustensiles artistement ouvragés, le temple recouvert d’or — tout cela n’a plus sa place depuis la venue de Jésus. Les choses extérieures, celles qui ont de l’apparence, celles qui ont de l’attrait pour l’homme naturel, celles qui mettent l’homme en avant, n’ont rien à faire dans le culte chrétien. Tout est spirituel, intérieur. « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 24). Les sacrifices de louanges sont le fruit des lèvres qui confessent son nom (Héb. 13. 15).

Le chant et les cantiques dans les Écritures – J. A. Monard

 

Dans le Nouveau Testament la louange est spirituelle (Jean 4. 23 et 24). Les instruments ne peuvent pas émettre une adoration en esprit. L’usage d’instruments ne se trouve que dans l’Ancien Testament, où le sanctuaire était un sanctuaire terrestre, et le culte un culte de rites prescrits par la loi (on trouve aussi les instruments dans l’Apocalypse, car elle reprend comme symboles les figures de l’Ancien Testament). L’épître aux Hébreux (ch. 7 à 10) montre que tout ce culte ancien est mis de côté depuis que Christ est le nouveau Souverain Sacrificateur à perpétuité. Les sacrifices d’animaux sur un autel sont également mis de côté. Vouloir recommencer un culte avec des instruments de musique, c’est retourner au culte judaïque qui a été mis de côté avec l’ancienne alliance, comme le retour à un culte de rites, avec des bâtiments spéciaux, un clergé à part des laïcs.
Les instruments de musique ne sont, en eux-mêmes, ni bien ni mal. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Cependant, il vaut la peine de noter à quel moment les premiers instruments de musique ont été inventés. La Bible nous rapporte que ce sont les descendants de Caïn, éloignés de la présence de Dieu, qui ont inventé les premiers instruments à cordes et à vent (Gen. 4. 21). Dans le contexte où ce fait nous est rapporté, nous pouvons comprendre qu’il s’agissait sans doute de rendre plus agréable un monde sans Dieu. Bien souvent, encore aujourd’hui, la musique est un moyen de distraction et d’amusement pour oublier la réalité de l’éternité.
Certains instruments de musique sont utiles pour apprendre les mélodies des hymnes et cantiques spirituels, mais nulle part le Nouveau Testament ne nous donne d’exemple ou d’instructions concernant l’usage d’instruments de musique dans le culte chrétien. Ce sont les lèvres des rachetés qui doivent exprimer ce qui est dans le cœur de ceux qui ont été purifiés par le sang du Seigneur Jésus.

Rendre culte, adorer – Les instruments de musique – Bibliquest

 

Trois verbes grecs et les noms qui en dérivent sont employés en relation avec ce qui est musical : Ces mots signifient chanter, chanter une hymne, psalmodier. Aucun de ces mots ne peut justifier l’emploi d’instruments de musique dans l’Église…
Recherchons tous les passages des épîtres où il est fait mention du chant ou de la musique :
– Dans le livre des Actes, on ne trouve aucune mention des instruments de musique dans les réunions de l’Église. La seule fois où il est fait mention du chant, c’est en 16. 25 : « Or sur le minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu » dans une prison.
– Les épîtres gardent le même silence sur les instruments de musique dans les réunions chrétiennes. Les passages suivants nous enseignent :
Rom. 15. 9 : « …pour que les nations glorifiassent Dieu pour la miséricorde, selon qu’il est écrit : c’est pourquoi je te célébrerai parmi les nations, et je psalmodierai à ton nom » ;
1 Cor. 13. 1 « Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je suis comme un airain qui résonne ou comme une cymbale retentissante » ;
1 Cor. 14. 15 : « … Je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence » ;
Éph. 5. 19 : « Soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur » ;
Col. 3. 16 : « Vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » ;
Héb. 2. 12 : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges » ;
Jacq. 6. 13 : « Quelqu’un est-il joyeux, qu’il chante des cantiques ».
Aucun de ces passages ne suggère le moindre accompagnement musical, mais ils montrent que le chant est en rapport avec la louange adressée à Dieu, ou avec l’édification et l’exhortation mutuelle des chrétiens entre eux. On voit aussi que le chant exprime ce qu’il y a dans le cœur, et que chanter est le privilège de tous les chrétiens, ce qui est en accord avec le fait que tous sont sacrificateurs. Ils font monter ensemble la louange vers Dieu, et les chants font partie de cette louange…
Si Dieu avait en vue la musique instrumentale dans l’Église, ne nous l’aurait-Il pas fait connaître quelque part, dans les 28 chapitres des Actes, dans les 14 épîtres de Paul, les 3 de Jean ou les autres ? Il est frappant de constater que ce qui tient une si grande place dans les pensées et la pratique de beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui n’est mentionné dans aucun passage des 22 livres écrits par 6 serviteurs du Seigneur dans une période de 70 ans.

Emploi de la musique instrumentale dans les réunions de l’Église
– Musique et chants dans le nouveau testament – Bibliquest

 

La manière dont nous avons à rendre culte est définie par deux mots : « en esprit et en vérité » (Jean 40. 24) :
– En esprit, non pas seulement conduits par l’Esprit, mais aussi en dehors de toute forme matérielle, de toute tradition, et de tout ce qui fait apparaître l’homme dans la chair et qui n’a aucune place dans la présence du Seigneur.

Quelques pensées sur l’adoration – M. J. Koechlin – M.E 1960

 

« Il vous est ordonné, peuples, peuplades, et langues : Aussitôt que vous entendrez le son du cor, de la flûte… et toute espèce de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or que Nebucadnetsar, le roi, a dressée » (Dan. 3. 4 et 5).
La place importante donnée à l’orchestre dans ce rassemblement des peuples autour de la statue d’or de Nebucadnetsar est évidente, comme aujourd’hui dans beaucoup de rassemblements religieux. La musique excite les émotions, éveille les sentiments, et donne ainsi une impression de piété, qui n’est peut-être pas réelle.
Dans l’Ancien Testament les instruments de musique étaient utilisés pour les services du temple en Israël. Mais nous ne voyons rien d’équivalent dans le Nouveau Testament. On peut appeler adoration le fait de s’asseoir et d’écouter un chœur et un orchestre entraînés à jouer des airs mélodieux, mais la musique agit simplement sur les sens naturels, et n’a rien à voir avec l’adoration du Père et du Fils qui doit être maintenant « en esprit et en vérité » (Jean 4. 24). Ceux qui plaident pour son utilisation dans les réunions de culte à cause de sa place dans l’Ancien Testament devraient se souvenir que cette musique et ces objets concrets sont pour nous aujourd’hui, des « types » (1 Cor. 10. 6), comme d’autres éléments mentionnés au sujet de la vie du peuple d’Israël. Les instruments utilisés alors représentent la mélodie qui s’élève maintenant du cœur des rachetés du Seigneur. Aucun exemple d’utilisation d’instruments de musique pour rendre culte ne nous est donné dans le Nouveau Testament.
Un membre du clergé faisait un jour remarquer que beaucoup de personnes venaient à son église pour adorer Dieu en musique ; il devait donc avoir les meilleurs artistes et la plus belle musique possible, sinon les gens ne viendraient pas. En réalité, ceux-ci satisfaisaient simplement leur goût pour les mélodies et l’harmonie – un goût qui a été donné par Dieu et qui est convenable à sa place, mais qui ne doit pas être confondu avec l’adoration véritable. Un cœur rempli de Christ produit la musique la plus agréable qui soit jamais montée à l’oreille de Dieu.
Souvenons-nous que dans la période de l’Église, il s’agit pour le chrétien de chanter et d’apporter la louange « de son cœur » au Seigneur (Éph. 5. 19 ; Col. 3. 16). C’est là que la musique doit être, dans un cœur rempli de louange envers le Dieu de toute grâce. Que nous puissions mieux en prendre conscience !

La musique dans l’Ancien et le Nouveau Testament
d’après H. A Ironside – (Bible-notes)

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (VIEILLARDS)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (VIEILLARDS)

 

Lien PDF : TRENTE VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (VIEILLARDS)

 

Où se trouve le passage ?

1. Chez les vieillards est la sagesse ………………………………………. Job
2. Les vieillards qui avaient vu la première maison, pleuraient ….. Esdras
3. Tu honoreras la personne du vieillard ………………………………… Lév.
4. Votre père, le vieillard dont vous m’avez parlé, est-il bien ? ….. Gen.
5. Tel que je suis, Paul, un vieillard ……………………………………….. Philém.
6. C’est un vieillard qui monte ……………………………………………….. 1 Sam.
7. Un vieillard venait des champs, de son travail ……………………… Juges
8. Par toi je briserai le vieillard et le jeune garçon …………………….. Jér.
9. Il n’eut pas compassion… ni de l’ancien, ni du vieillard ………….. 2 Chron.
10. Des vieillards et des femmes âgées, assis dans les rues ………. Zach.
11. Moi, je suis un vieillard ……………………………………………………… Luc
12. Quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains ……………. Jean
13. Tu es devenu vieux, tu avances en âge ………………………………. Josué
14. Jehoïada devint vieux et rassasié de jours ……………………………2 Chron.
15. J’ai été jeune, et je suis vieux …………………………………………….. Ps.
16. Moi, je suis vieux et j’ai blanchi ………………………………………….. 1 Sam.
17. Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? …………. Jean
18. Un père âgé, et un enfant de sa vieillesse …………………………… Gen.
19. Gédéon… mourut dans une bonne vieillesse ……………………….. Juges
20. Moi, je suis jeune, et vous êtes des vieillards ………………………. Job
21. Une nation au visage dur, qui n’a pas égard au vieillard ……….. Deut.
22. Barzillaï était très vieux …………………………………………………….. 2 Sam.
23. Ne méprise pas ta mère quand elle aura vieilli …………………….. Prov.
24. Il mourut en bonne vieillesse, rassasié de jours ……………………. 1 Chron.
25. Ils porteront des fruits encore dans la blanche vieillesse ……….. Ps.
26. Lorsqu’il vieillira il ne s’en détournera point ………………………….. Prov.
27. Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même ………………………………. És.
28. Jusqu’à la vieillesse… ô Dieu ! ne m’abandonne pas …………….. Ps.
29. Il sera… un soutien de ta vieillesse ! ……………………………………. Ruth
30. C’est lui… qui rassasie de biens ta vieillesse ………………………… Ps.

 

D’après le recueil de 360 passages 1980

CORONA 44

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CORONA 44

À l’intérieur du lieu saint
Le chandelier d’or pur (Ex. 25. 31 à 40)

 

 

Lorsque je rendis visite à mon père, dans les derniers jours de sa vie, il me demanda de lui lire le verset 4 du Psaume 27 : « J’ai demandé une chose à l’Éternel, je la rechercherai : c’est que j’habite dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour voir la beauté de l’Éternel et pour m’enquérir diligemment de lui dans son temple ».
Le roi David, confiné dans le désert de Juda, s’écrie : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu ; je te cherche au point du jour ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre aride et altérée, sans eau, pour voir ta force et ta gloire, comme je t’ai contemplé dans le lieu saint » (Ps. 63. 1 et 2). Pour s’exprimer ainsi, il devait être entré dans le lieu saint, mais pas encore dans le lieu très saint. Le souverain sacrificateur seul pouvait y entrer une fois par an, avec du sang qu’il offrait « pour lui-même et pour les fautes du peuple, l’Esprit Saint indiquant ceci : le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté, tandis que subsiste le premier tabernacle  » (Héb. 9. 7 et 8).
Le tabernacle, entièrement revêtu d’or à l’intérieur, et les objets d’or pur qui s’y trouvaient, témoignaient de la beauté de l’Éternel. Mais on ne peut comparer la gloire de ce que Dieu qualifie « de figure et d’ombre des réalités célestes » (Héb. 8. 5) avec la gloire future de la nouvelle Jérusalem, ou encore avec « la maison du Père », ces lieux merveilleux dans lesquels tout croyant désire ardemment entrer.
Trois objets importants meublaient le lieu saint de la maison de Dieu sur la terre, au temps de la loi : le chandelier, l’autel de l’encens et la table des pains de proposition. Chacun de ces objets nous instruit sur les choses qui sont dans les cieux et communique des enseignements pratiques pour notre vie de témoins de Jésus-Christ et d’adorateurs. Penchons-nous sur le chandelier d’or pur qui éclairait le lieu saint.
Quelle est la pure et éclatante lumière du sanctuaire de Dieu ? C’est notre Seigneur qui se présenta aux scribes et aux pharisiens en face de la femme adultère ; comme à ses disciples devant l’aveugle-né en disant : « Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12 ; 9. 5). « Voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons : Dieu est lumière… » (1 Jean 1. 5). Il sera dans un temps futur la lampe de la cité céleste ; celle-ci n’aura « pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe » (Apoc. 21. 23).
Le chandelier éclairait constamment le lieu saint. Il était fabriqué à partir d’un bloc d’un talent d’or pur (Ex. 25. 39), ce qui correspond à environ cinquante kilos. Cet or devait être battu (Nomb. 8. 4) ! Chaque mot revêt une importance particulière dans la Parole de Dieu. Sous la direction de l’Esprit-Saint, les prophètes ont écrit et les apôtres ont rappelé les souffrances de Christ et la lumière de Sa Personne : « … nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu… » ; « … et je te donnerai… pour être une lumière des nations » (És. 53. 4 ; 42. 6). « Le Christ serait soumis aux souffrances et que, le premier, par la résurrection des morts, il proclamerait la lumière aussi bien au  peuple qu’aux nations » (Act. 26. 23). « Notre Sauveur Jésus-Christ, qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile » (2 Tim. 1. 10). Comme il fallait que le rocher soit frappé pour que le peuple boive (Ex. 17. 6), il fallait que Christ passe par la mort et ressuscite pour que le Saint-Esprit vienne habiter dans les croyants (Jean 7. 38 et 39).
Composé d’une tige de laquelle étaient tirées six branches « trois de chaque côté », ce chandelier portait sept lampes répandant la lumière de manière parfaite. Cette plénitude est décrite dans la prophétie concernant le Messie d’Israël par Ésaïe : « L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui, l’esprit de sagesse et d’intelligence, l’esprit de conseil et de force, l’esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel » (És. 11. 2). Orné de vingt-deux fleurs d’amandiers, le chandelier présente une belle image de la victoire de notre Sauveur sur la mort. L’amandier est un arbre qui commence à fleurir avant tous les autres ; ainsi, « … Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices (premiers fruits) de ceux qui sont endormis » et « … les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue » (1 Cor. 15. 20 et 23). Les six branches qui sont tirées de la tige restent unies à sa base : image des croyants qui ont été identifiés à Christ dans la ressemblance de Sa mort et qui le seront aussi dans la ressemblance de Sa résurrection (Ex. 25. 31 ; Rom. 6. 5).
De même que la tige du chandelier était l’élément central, Christ est aujourd’hui présent au milieu des deux ou trois réunis en Son nom. Nous verrons bientôt « au milieu du trône et des quatre Vivants, et au milieu des Anciens, un agneau…, comme immolé » (Apoc. 5. 6). Celui qui nous a aimés « d’un amour éternel », jusqu’à être cloué sur une croix entre deux malfaiteurs, Celui qui a été « au milieu » à Golgotha, doit encore et toujours être le centre. Que, dans nos vies, Il occupe cette place « afin qu’en tout il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 18).
Le chandelier, pour pouvoir éclairer, devait avoir de l’huile. Elle nous parle du Saint-Esprit. Chaque enfant de Dieu né de nouveau est scellé du Saint-Esprit ; son corps en est le temple (Éph. 1. 13 ; 1 Cor. 6. 19). « Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père » (Gal. 4. 6). Rachetés par le sang précieux de Christ, nous rendons culte « par l’Esprit de Dieu » (Phil. 3. 3) et sommes exhortés à reluire dans ce monde « comme des luminaires… présentant la parole de vie » (Phil. 2. 15). Le Seigneur a déclaré à Ses disciples : « vous êtes la lumière du monde » (Mat. 5. 14). De même que, autrefois, l’huile était indispensable pour produire de la lumière, ainsi il nous est dit : « soyez remplis de l’Esprit » (Éph. 5. 18). Alors, le fruit de l’Esprit qui est : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Gal. 5. 22), sera vu en nous, à la gloire de Dieu et pour notre joie.

 

ÉZÉCHIEL 34

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ÉZÉCHIEL 34. 11 à 16

LES SOINS DU BERGER ENVERS SES BREBIS

 

« Car, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Me voici, moi, et je rechercherai mes brebis, et j’en prendrai soin. Comme un berger prend soin de son troupeau au jour où il est au milieu de ses brebis dispersées, ainsi je prendrai soin de mes brebis, et je les sauverai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour de la nuée et de l’obscurité profonde.
Et je les ferai sortir d’entre les peuples, et je les rassemblerai des pays, et les amènerai dans leur terre ; et je les paîtrai sur les montagnes d’Israël, auprès des ruisseaux et dans toutes les habitations du pays ; je les ferai paître dans un bon pâturage, et leur parc sera dans les hautes montagnes d’Israël ; elles seront là, couchées dans un bon parc, et paîtront dans de gras pâturages, sur les montagnes d’Israël.
Moi-même je paîtrai mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai ; mais je détruirai la grasse et la forte. Je les paîtrai avec jugement ».

Bien entendu, chers amis, ce passage a tout d’abord une portée et une application historique quant au résidu du peuple d’Israël au temps d’Ézéchiel. Ce passage a aussi une application, une portée prophétique quant au résidu futur des Juifs avant l’instauration du règne millénaire du Seigneur Jésus. Mais ce passage a aussi une application très pratique pour chacun de nous.
Le Seigneur Jésus se présente, dans ce passage, comme le grand Berger. Nous tous, nous connaissons le Seigneur Jésus comme notre Seigneur, nous le connaissons comme notre Sauveur, nous le connaissons aussi comme l’Époux qui nous aime, nous le connaissons comme le Chef ou la Tête de Son assemblée.
Mais nous avons aussi cette relation avec Lui comme étant le Berger qui s’occupe de Ses brebis, qui s’occupe de Son troupeau. Le Nouveau Testament nous présente le Seigneur Jésus, d’abord comme le bon Berger, deuxièmement comme le grand Berger et troisièmement comme le souverain Berger.
Jean 10 nous parle du bon Berger. C’est le Seigneur Jésus qui a laissé Sa vie pour Ses brebis. C’est le passé. Il est mort pour nous, il a laissé sa vie pour nous. L’épître aux Hébreux nous parle du souverain Berger qui s’occupe maintenant de Son peuple, de Son troupeau, de Ses brebis.
Les soins pastoraux, c’est ce que nous trouvons dans le passage que nous venons de lire. Mais le Nouveau Testament parle aussi, dans 1 Pierre 5, du grand pasteur des brebis qui un jour viendra avec Sa récompense pour nous. D’ailleurs, nous trouvons le Seigneur Jésus dans les psaumes 22, 23 et 24 comme le bon Berger, le grand Berger et le souverain Berger.
Le psaume 23 est bien connu. Il nous parle comme Ézéchiel 34 de notre grand Berger, de ses soins pastoraux. La différence entre le psaume 23 et Ézéchiel 34 c’est que, au psaume 23 c’est la brebis qui parle du Berger, et ici, dans le passage que nous avons lu ce soir, c’est le Berger qui parle de Ses brebis et de Son troupeau.
Encore une remarque préalable : il est question des brebis, et du troupeau. Plusieurs brebis forment un troupeau. Il y a quand même une petite différence : quand il est question d’une brebis, c’est une relation personnelle avec le Berger, mon Berger qui s’occupe de moi, ton Berger qui s’occupe de toi. Mais lorsqu’il est question du troupeau, c’est plutôt le sens de communauté. Nous sommes, comme peuple de Dieu et comme assemblée locale, un troupeau, et le Seigneur prend soin de nous aussi collectivement.

Nous avons lu : « Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel » (v. 11). La question se pose : qui est-ce qui parle ? Ceci est répété au v. 17 : « Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel ». C’est bien sûr le Berger qui parle, mais il parle comme étant le Seigneur, l’Éternel. Que signifie « le Seigneur, l’Éternel » ? L’Éternel est celui qui ne change pas. On se souvient de cet épisode dans la vie de Moïse quand il était au désert devant ce buisson d’épines, ardent de feu. Il a entendu la voix de Dieu dans ce buisson et il a posé la question : qui est-ce qui me parle ? Qui est-ce qui m’envoie vers le Pharaon ? Dieu lui dit : « JE SUIS CELUI QUI SUIS ». C’est un nom de Dieu, une révélation de Dieu. Il est Celui qui suis.
Dans le livre de la Genèse, Dieu se présente comme le grand Dieu, le Tout-puissant, « Je suis Dieu le Tout-puissant », le créateur de la terre et des cieux. La grande révélation de Dieu dans le livre de l’Exode c’est : « JE SUIS CELUI QUI SUIS », c’est l’Éternel. Cela signifie que Dieu ne change pas, Il ne peut pas changer, II est toujours le même. « JE SUIS CELUI QUI SUIS ». Moi l’Éternel, je ne changerai pas. C’est ce que Dieu nous dit dans le dernier livre de l’Ancien Testament (Mal. 3. 6).
Bien sûr ce verset de l’épître aux Hébreux est bien connu : « Jésus Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement » (13. 8). Il ne peut pas changer, Il ne change pas, Il est « le rocher des siècles » (Ésaïe 26. 4), l’Éternel, Celui qui ne change pas. Dans nos vies, beaucoup de choses changent, les circonstances changent, les situations politiques changent, les valeurs dans une société changent, même ceux qui nous aiment changent. Mais il y a un point fixe dans la vie du chrétien, c’est Dieu. Il faut que nous ayons nos regards fixés sur ce point fixe : l’Éternel qui ne change pas.

Chers amis, le Berger qui nous aime, le Berger qui s’occupe de nous, de toi, de moi, de nous collectivement, c’est Celui qui ne change pas. Quel bonheur de connaître un tel Berger qui ne change pas ! On peut avoir absolument confiance dans ce Berger. « Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Me voici ». « Me voici », c’est comme un titre de ce passage que nous venons de lire. « Me voici ». C’est une victoire : « Me voici ». Cela signifie : Je suis là, Je ne change pas et Je suis là. Vous pouvez me regarder, « Me voici » Je suis toujours là. C’est la présence de notre Berger qui est en vue dans cette expression : « Me voici ».
Il est toujours là. Sa présence est une garantie, c’est une promesse. Dans les circonstances heureuses, dans la joie, Il est là. Dans les circonstances pénibles, dans la tristesse, II est là. Dans la vie personnelle, Il est là. Dans la vie d’assemblée, Il est là. Au travail, Il est là. Il est toujours présent.
Le Seigneur Jésus dit, à la fin de l’évangile selon Matthieu : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle ». Il est toujours là, Il ne nous laisse pas, Il ne peut pas nous abandonner. Sa présence est une chose sûre. A chaque instant de notre vie, dans toutes nos circonstances. « Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Me voici ».

Après cette introduction, le Seigneur Jésus, l’Éternel, le Berger nous dit ce qu’Il fait en faveur de Ses brebis. C’est une activité multiple que nous trouvons dans ce passage.

Premièrement « je rechercherai mes brebis ».
Deuxièmement « j’en prendrai soin ».
Ensuite Il dit : « je les sauverai », puis « je les ferai sortir », et après « je les rassemblerai », et encore je « les amènerai ». « Je les paîtrai » : c’est répété plusieurs fois. « Je les ferai reposer ».
Ce sont huit activités qui sont présentées d’abord dans les v. 12 à 15 et ensuite dans le v. 16 nous voyons encore quatre choses qui sont dites. Il est question de ceux qui sont perdus et le Berger dit : je les rechercherai. Il y a ceux qui se sont égarés, ils sont ramenés. Il y a ceux qui sont blessés, Il dit : je les banderai. Il y a des brebis qui sont malades et Il dit : je les fortifierai.
Et la fin est très solennelle, il y a aussi la grasse et la forte. Et le Berger dit : je les détruirai et « Je les paîtrai avec jugement ». C’est aussi vrai.
Mais tout le passage du v. 11 jusqu’au v. 16 est une motivation, un encouragement pour chacun de nous par les soins pastoraux que fait le bon Berger en notre faveur.

Il dit d’abord « je rechercherai mes brebis ». Cela signifie que le Seigneur a vraiment un intérêt pour sa joie et pour sa gloire. Son regard est sur nous. Il nous cherche, il nous recherche. Il veut savoir dans quelles circonstances nous sommes. Il veut connaître nos sentiments, nos affections, nos actions, nos réactions. Il nous recherche. Il pose des questions à notre sujet : Où es-tu ? Comment vas-tu ? Que fais-tu ? Il veut le savoir. Le bon Berger recherche ses brebis. Le Seigneur Jésus a un vif intérêt pour nous, pour toi, pour moi, personnellement. Mais je le répète aussi, collectivement.

Deuxièmement il dit : je prends soin de mon troupeau au jour où il est au milieu de ses brebis dispersées, ainsi je prendrai soin de mes brebis.
Chers amis, quelle joie, quel privilège ! Nous pouvons toujours compter sur les soins de notre Berger, nous pouvons compter sur Son soutien, sur Son aide. Il est là, nous jouissons de Sa présence. Il vient nous aider, il vient nous donner le soutien dont nous avons besoin dans la vie quotidienne, dans nos besoins matériels et dans nos besoins spirituels. Il est là, Il prend soin de nous.
David dit : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien ». Quand le Seigneur Jésus prend soin de nous, Il nous donne tout ce dont nous avons besoin, pas tout ce que nous voulons avoir, mais tout ce dont nous avons besoin. Quand le Seigneur Jésus prend soin de nous, de nos besoins, quand Jésus s’occupe de nous, nous pouvons dire avec David : je ne manquerai de rien parce que l’Éternel est mon berger.

Troisièmement il dit : « je les sauverai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour de la nuée et de l’obscurité profonde ». Le Seigneur Jésus, le grand Berger, est un Sauveur. Il nous sauve. Nous connaissons ce que signifie le salut. Sauver quelqu’un a la signification principale de sortir quelqu’un d’un danger. Quand quelqu’un est en danger, il faut le sauver. C’est ce que le Seigneur Jésus, le Sauveur, fait. Il nous sauve parce qu’Il est un Sauveur.
Le Nouveau Testament parle de notre salut qui a été achevé. Nous sommes sauvés. Quand il est question de l’âme, de l’esprit, nous pouvons dire avec l’apôtre Paul que nous avons le salut en Lui. Il nous a sauvés. Nous connaissons le bon Berger qui a laissé Sa vie pour nous sauver. Nous sommes sauvés, rendus parfaits.
Le Nouveau Testament aussi parle du Seigneur Jésus comme le Sauveur qui viendra nous sauver. Pourquoi cela ? Parce que le corps n’est pas encore sauvé. Pour cette raison, nous attendons le Seigneur Jésus comme Sauveur pour transformer notre corps d’abaissement, pour que nous ayons un corps de gloire. Au moment où le Seigneur Jésus viendra nous chercher, le salut sera complet, corps, esprit et âme.
Nous avons aussi besoin du salut dans tous les dangers de la vie, pendant la marche dans le désert, et le monde pour nous est un désert où il y a tant de dangers, où nous avons besoin d’être sauvés chaque jour. C’est cet aspect que nous trouvons ici. Le Seigneur Jésus nous sauve chaque jour. « Je les sauverai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour de la nuée et de l’obscurité profonde ».
Il y a tellement de dangers dans le monde. Nous savons que le Seigneur Jésus notre Berger est plus fort que le monde, il est plus fort que toutes les énergies dans ce monde. Il peut nous sauver et Il nous sauve. Je le répète : quel bonheur de connaître le bon Berger, le Seigneur Jésus comme notre Berger, comme Celui qui sauve !

Quatrièmement il dit : « je les ferai sortir d’entre les peuples ». Le grand Berger, le Seigneur Jésus nous sépare du peuple autour de nous. Nous pouvons aussi dire qu’Il nous sépare du monde. Bien entendu, nous sommes encore dans le monde, mais nous n’appartenons plus au monde. C’est une différence importante, n’est-ce pas ? C’est ce que le Seigneur Jésus dit dans l’évangile selon Jean au chapitre 17. Nous sommes encore dans le monde. Le monde nous entoure mais nous ne faisons plus partie de ce monde. Nous sommes séparés. Il nous a fait sortir d’entre les peuples.
Le Seigneur Jésus nous sépare du monde. Et le monde, chers amis, est très dangereux. D’ailleurs le chrétien a trois ennemis : un ennemi qui est contre nous, c’est le diable ; un ennemi qui est au-dedans de nous, c’est la chair, le péché, la vieille nature. Et un ennemi qui est autour de nous, c’est le monde.
Le Seigneur Jésus est plus fort que tous nos ennemis, mais Il nous sépare, Il nous fait sortir d’entre les peuples. Il y a une question pratique qui se pose : est-ce que nous vivons vraiment dans la séparation de ce monde ? Bien entendu, nous sommes des témoins dans le monde, la lumière du monde, le sel de la terre, mais il faut que nous soyons séparés de ce monde.

Cinquièmement le Berger dit : « je les rassemblerai des pays ». Le Seigneur rassemble. On ne peut pas rassembler quelqu’un tout seul. Pour rassembler, pour être rassemblés, il faut au moins être deux ou trois. C’est ce que nous trouvons dans Mat. 18. 20, deux ou trois. Le but du Seigneur Jésus, le désir du Seigneur Jésus, c’est de nous rassembler.
Comme chrétiens, nous avons des relations personnelles avec le Seigneur Jésus, avec notre Sauveur, avec notre Berger. Mais en même temps nous avons aussi une relation collective. Il aime que nous soyons ensemble, pas seulement réunis ensemble autour du nom du Seigneur Jésus comme assemblée locale, mais dans un sens plus général Il veut que nous soyons ensemble, que nous ayons la communion. Nous avons la communion d’abord avec Dieu le Père, avec Son Fils le Seigneur Jésus, mais aussi entre nous, une relation verticale, une relation horizontale. Il nous rassemble. Le désir du Seigneur Jésus, c’est que nous ayons la communion avec Lui mais aussi la communion entre nous. C’est un encouragement pour nous d’être ensemble, de jouir de cette communion chrétienne.

Sixièmement il dit : je « les amènerai dans leur terre », dans leur pays. C’est bien sûr celui de Canaan pour le peuple d’Israël, c’est ce pays promis, l’héritage du peuple d’Israël avec toutes les bénédictions dont il est question dans le livre du Deutéronome.
Nous aussi, chers amis, nous avons une terre, nous avons un pays promis, et nous aussi nous connaissons des bénédictions. Nos bénédictions sont des bénédictions plutôt spirituelles, non pas matérielles, des bénédictions célestes, pas terrestres. Nos bénédictions sont en Christ. C’est ce que l’apôtre Paul dit en Éphésiens 1. 3 : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ». Je « les amènerai dans leur terre ».
Chers amis, est-ce que nous connaissons notre pays, notre héritage, ces bénédictions spirituelles et est-ce que nous en jouissons chaque jour ? Le Seigneur Jésus nous donne ces bénédictions, et Il a à cœur que nous jouissions vraiment de ces bénédictions.

Le point numéro sept, ce sont les pâturages : « je les paîtrai sur les montagnes d’Israël… je les ferai paître dans un bon pâturage, et leur parc sera dans les hautes montagnes d’Israël ». « Moi-même je paîtrai mes brebis ».
Chers amis, c’est la nourriture dont nous avons besoin, pas la nourriture matérielle – bien sûr, le Seigneur Jésus nous la donne. A beaucoup d’entre nous il donne en abondance et nous remercions le Seigneur Jésus pour cela. Mais pour nous, comme brebis spirituelles, c’est bien sûr la nourriture spirituelle. Nous avons besoin d’être nourris, et la nourriture c’est, bien sûr, la Parole de Dieu, c’est la lecture de la Parole de Dieu. Le Seigneur Jésus donne toujours en abondance. Si nous avons faim, Il nous donne. Si nous ne nous nourrissons pas, c’est notre faute, ce n’est pas la faute de notre Berger. Il donne toujours en abondance.
Que dit David au psaume 23 ? « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis » dans le désert, dans les circonstances pénibles. Le Seigneur Jésus nous donne la Parole de Dieu, la Bible, ce livre unique, qui est notre nourriture. Et le Seigneur Jésus aime nous donner à manger, non pas seulement dans les réunions. Bien sûr, il nous donne dans les réunions, mais pas seulement dans les réunions, chaque jour, chaque matin, chaque soir.
Normalement nous mangeons combien de fois par jour ? Trois fois, n’est-ce pas, pour le corps. Et pour l’âme, pour l’homme intérieur, une fois par semaine ? Cela ne suffit pas. Tous les deux jours ? Cela ne suffit pas. Chaque jour oui, chaque jour, une fois, deux fois, trois fois. Le Seigneur Jésus est Celui qui nous donne et c’est à nous de prendre et de manger.

Enfin huitième point : « Je les ferai reposer ». Le monde est toujours agité. Il y a tant de choses à faire, aussi pour nous. Cela commence le matin, très tôt quelquefois, jusqu’au soir, très tard. Nous sommes occupés de tant de choses comme Marthe, pas nécessairement des choses mauvaises. Elle était en train de servir, mais elle était agitée. Marie, au contraire, était aux pieds du Seigneur Jésus en goûtant là le repos, la paix, le bonheur.
Le Seigneur Jésus a dit une fois à Ses disciples : « reposez-vous un peu » (Marc 6. 31). Il y a un temps pour travailler, il y a un temps pour être actif pour le Seigneur Jésus, pour être des témoins, pour s’occuper de Ses brebis. Travaillez, « faites-les fructifier jusqu’à ce que je revienne » (Luc 19. 13). C’est ce que le Seigneur Jésus dit. Nous sommes Ses serviteurs pour travailler, pour servir. Chaque chose en son temps ! Nous avons besoin de moments de repos aux pieds du Seigneur Jésus, le matin, le soir, le dimanche, tous les jours de la semaine. « Je les ferai reposer » dit le Seigneur l’Éternel.

A la fin de ce passage nous trouvons encore quatre états malencontreux, quatre états mauvais. Il est question de brebis qui sont perdues, de brebis qui se sont égarées, de celles qui ont été blessées et des brebis qui sont malades. Ce sont quatre états anormaux, quatre états mauvais. Et que fait le berger ? Il regarde ses brebis, Il les recherche et Il voit. Il voit cet état mauvais et que fait-Il ? Il vient en aide. « La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai ».
Quelle activité de notre grand Berger ! Il s’occupe de ces états, Il ne laisse pas aller Ses brebis. Il s’occupe d’elles pour les bénir, pour les soigner. La brebis qui est perdue, a perdu le chemin. Et que fait le Seigneur Jésus ? Il cherche Ses brebis. C’est ce que nous trouvons en Luc chapitre 15, où le berger va chercher la brebis qui a perdu le chemin, qui s’est égarée.
Combien de fois, chers amis, nous nous sommes égarés, nous avons perdu le bon chemin au lieu de suivre le Seigneur Jésus ! Il ne nous laisse pas aller, Il s’occupe de nous, Il nous cherche pour nous ramener. « L’égarée, je la ramènerai ».
La brebis égarée est la brebis qui a perdu la communion, qui s’est séparée des autres et nous connaissons des croyants qui se sont séparés, qui ont quitté les croyants avec lesquels ils étaient auparavant dans une heureuse communion. Quelquefois nous ne savons même pas où ils sont. Ils ont quitté les rassemblements, ils ont quitté la communion avec le Seigneur, mais aussi avec les croyants. Que fait le Seigneur Jésus ? Il s’en occupe : je les ramènerai. C’est le désir du Seigneur Jésus, c’est l’activité du Seigneur Jésus de les ramener.
Il y a des brebis qui sont blessées, qui ont des blessures, des blessures extérieures, comme ce pauvre homme en Luc 10 : le Seigneur Jésus, comme le bon Samaritain, est venu pour bander ce qui a été blessé. Chers amis, combien de blessures dans le peuple de Dieu, des blessures effectuées par les autres ! Que fait le Seigneur Jésus ? « La blessée, je la banderai » : il ne nous laisse pas dans nos blessures.
Et puis, il y a ceux qui sont malades, ceux qui sont faibles. C’est une déformation intérieure. Peut-être qu’on ne voit rien. On peut voir les blessures, le sang peut-être, mais quelquefois on ne voit pas les maladies. Mais combien de maladies, combien de faiblesses parmi le peuple de Dieu ! Le Seigneur Jésus nous regarde. Il voit ceux qui sont faibles, Il voit ceux qui sont fatigués, Il voit ceux qui sont malades et Il viendra les fortifier.

Quel bonheur de connaître un tel Berger ! Il se présente comme étant l’Éternel, l’immuable, Celui qui ne change pas. Il dit : « Me voici ». C’est Sa présence, la promesse de Sa présence et ensuite nous avons vu cette activité, ces multiples activités du Seigneur Jésus à notre égard.
Oui, le Seigneur Jésus nous aime, Il s’occupe de nous, Il a ses regards sur nous, les sœurs et les frères, ceux qui sont âgés, ceux qui sont encore jeunes, cela ne fait aucune différence.
A Lui, à notre Seigneur, à notre grand Berger, la gloire et la reconnaissance !

D’après edification.bible janvier 2021

 

JAMAIS JETÉ DEHORS

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Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi Jean 6. 37.

 

JAMAIS JETÉ DEHORS

 

Y a-t-il dans l’Évangile un seul cas où nous voyons le Seigneur repousser un seul de ceux qui viennent à Lui ? – Il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais. Il ne se peut pas que, parmi les âmes qui seront perdues en enfer, une seule puisse dire sincèrement : « Je suis venu à Jésus et Il a refusé de me recevoir ». Jésus serait alors responsable de sa perte, et une telle pensée est une offense à Dieu. Et moi, je serais le premier à qui Il manquerait de parole, ce qui ne peut se concevoir.
Puisque nous pouvons nous approcher « avec confiance du trône de la grâce » (Héb. 4. 16), allons à Christ, chacun de nous, avec les peines de cette journée – ceux qui ne Le connaissent pas encore, comme ceux qui sont à Lui déjà depuis longtemps. Il ne refusera pas de nous recevoir et d’user de miséricorde à l’égard de chacun de nous.
Les ennemis de Jésus lui reprochaient : « Celui-ci reçoit des pécheurs » (Luc 15. 2) – mais il est bien vrai que, dans Sa grâce, Il n’en repousse aucun. Nous pouvons donc venir à Lui dans la faiblesse et chargés de nos péchés, avec une foi tremblante, une connaissance imparfaite, une espérance encore vacillante : Il ne nous rejettera pas. Nous venons à Lui par la prière, même une prière indécise – avec une confession, hélas, incomplète – pour Lui apporter une louange, bien insuffisante – et Il nous reçoit. Nous venons à Lui, malades, découragés, indignes, et Il ne se détourne point de nous. Il ne met pas dehors celui qui vient à Lui.

D’après Les Trésors de la Foi. Charles Spurgeon.

 

VIVRE DANS LA CRAINTE DE DIEU

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Dans la crainte de l’Éternel il y a la sécurité de la force, et il y a un refuge pour ses fils. Prov. 14. 26.

VIVRE DANS LA CRAINTE DE DIEU

La crainte de Dieu signifie un respect profond et sincère de Sa sainteté. Les premiers chrétiens marchaient dans la crainte du Seigneur (Act. 9. 31). Leur vie quotidienne et leur conduite étaient caractérisées par la crainte de faire quoi que ce soit qui aurait pu déplaire au Seigneur. Ces croyants ne récolteront-ils pas une grande louange pour cela ? Tout au long de leur vie, ils auront eu le Seigneur Jésus dans leurs pensées et ils auront marché avec Lui dans leur chemin vers le ciel.
La crainte de Dieu est ce qui nous manque aujourd’hui.
Pourtant, Salomon nous dit dans ses paroles de sagesse : « La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, et la connaissance du Saint est l’intelligence » ; « La crainte de l’Éternel, c’est de haïr le mal » ; « Dans la crainte de l’Éternel il y a la sécurité de la force, pour faire éviter les pièges de la mort » (Prov. 9. 10 ; 8. 13 ; 14. 26).
Job savait que : « La crainte du Seigneur, c’est là la sagesse, et se retirer du mal est l’intelligence » (Job 28. 28).
Ces quelques versets de la Bible nous montrent que notre vie chrétienne doit être caractérisée par la crainte de Dieu. C’est la base d’une vie heureuse.
La sainteté pratique, c’est-à-dire le rejet volontaire de tout ce qui ne peut plaire à Dieu, est le premier pas vers le bonheur.
On ne peut pas être heureux dans le Seigneur, en tant que chrétien, si on ne se tient pas à l’écart du mal.
Et, sans la crainte du Seigneur, on ne peut avoir une vraie connaissance des pensées et des voies de Dieu. La sagesse suppose l’existence d’une sainte crainte de Dieu.
Dans notre vie, tout se construit ou s’écroule en fonction de la présence de la crainte de Dieu en nous. Et si elle est réelle chez nous, elle aura aussi des effets sur nos enfants.

D’après « The Good Seed » janvier 2012

 

LES GRANDES DIVISIONS DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ

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Mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils. Gal. 4. 4.
A la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le Fils. Héb. 1. 1 et 2.

LES GRANDES DIVISIONS DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ

Ceux qui étudient la préhistoire classent le passé lointain en fonction des outils employés par les premiers hommes : ils distinguent ainsi l’âge de la pierre taillée, du bronze, du fer.
La Parole de Dieu, par contre, divise le temps en fonction des relations entre le Créateur et la créature.
Le déluge, au temps de Noé, signe la fin d’une première période.
L’appel d’Abraham et le choix d’Israël par Dieu dominent la seconde, caractérisée surtout par la révélation de la volonté divine par la loi de Moïse et par la relation établie par l’Éternel avec Israël, Son peuple terrestre. La désobéissance de ce dernier a contraint l’Éternel à se séparer de lui pour un temps, fait qui introduit la troisième grande division de l’histoire.
C’est le gouvernement placé dans les mains des nations et la succession des grands empires du bassin Méditerranéen : Chaldéen, Médo-Perse, Grec puis Romain.
La venue de Jésus, Sa mort et Sa résurrection ouvrent une quatrième période : le temps de la grâce de Dieu et de l’Église, dans lequel nous nous trouvons encore aujourd’hui. C’est la période de la grâce de Dieu, pendant laquelle les humains sont appelés à croire en Jésus Christ comme en leur Sauveur, et à avoir ainsi l’assurance de la vie éternelle auprès de Lui au ciel.
À cette période succédera celle des jugements apocalyptiques qui précéderont l’ère de la bénédiction universelle sous le règne de mille ans, que nous pouvons appeler aussi l’ère messianique. Jésus Christ Lui-même prendra alors la direction du règne universel afin d’assurer à la terre la paix et la prospérité auxquelles chacun aspire, mais qui ne pourront être établies que sous Sa seule autorité.

D’après « Il Buon Seme » novembre 1995

JÉSUS CHRIST NE CHANGE PAS

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Jésus Christ est le Même, hier, et aujourd’hui, et éternellement. Héb. 13. 8.

 

JÉSUS CHRIST NE CHANGE PAS

 

Le verset d’aujourd’hui est l’un des plus connus de la Bible, et à juste titre. Le fait que Jésus Christ ne change pas rend pleinement heureux quiconque a confié sa vie au Sauveur. Ne soupirons-nous pas après stabilité et fiabilité dans un environnement qui devient de plus en plus instable et chaotique ? Où pouvons-nous trouver la sécurité et un ancrage ferme pour notre vie ?
Jésus Christ seul, le Fils de Dieu, peut nous donner ce que notre coeur désire ardemment. Il ne change pas. Il prend soin d’hier en ce qui nous concerne, ôtant toute notre culpabilité, nos échecs, notre honte et notre conscience chargée, si nous Lui confessons toutes ces choses sincèrement.
Aujourd’hui, Il pourvoit à tout ce dont nous avons besoin, si notre vie se déroule à Ses côtés – avec l’amour qu’Il nous montre et que nous pouvons communiquer à d’autres ; avec la force pour accomplir nos tâches, les plus faciles comme les plus difficiles ; avec sagesse pour prendre les bonnes décisions ; avec la conscience, aussi, de ce qu’Il nous accorde et de notre besoin de L’en remercier ; avec patience pour porter nos fardeaux et pour attendre notre bienheureuse espérance, afin que nous ne soyons pas découragés.
Et pour demain ? Celui qui est en sécurité en Jésus Christ n’est pas inquiet quant à l’avenir. Il ne craint pas non plus les mises à l’épreuve à venir que la vie peut amener. Il sait que Jésus Christ est « le Même, éternellement ».
Le croyant regarde l’avenir dans cette perspective, même si elle paraît peu encourageante. Il vaut vraiment la peine de confier sa vie au Seigneur Jésus et de Lui remettre tout ce qui nous concerne pour hier, aujourd’hui et demain.

D’après « The Good Seed » janvier 2021

 

LE ROYAUME DES CIEUX

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Je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Mat. 16. 19.

LE ROYAUME DES CIEUX

Quiconque désire comprendre le sens de la mission que Jésus Christ avait donnée à Pierre, ne doit pas confondre le royaume des cieux avec les cieux proprement dits. Le royaume des cieux est sur la terre ; c’est le Royaume de Dieu dans sa forme actuelle, aussi longtemps que Christ, le roi, est au ciel. Il se prolongera ainsi jusqu’à ce que Christ apparaisse pour établir Son règne sur la terre.
Quand le Seigneur Jésus vivait sur la terre, les Juifs pensaient qu’Il établirait le royaume sous une forme visible, en puissance et en gloire, tel que les prophètes l’avaient annoncé. Mais la masse du peuple demeurait sous l’influence des chefs religieux, et ils ont rejeté Christ. Ils sont restés incrédules et ont crucifié leur Roi.
Le royaume a alors pris la forme d’un mystère, connu seulement des croyants. Après que Jésus soit remonté au ciel, Pierre devait annoncer la présentation du royaume dans ces nouvelles conditions et il a introduit ainsi le royaume des cieux.
Pour cela, il a employé les « clefs » qui lui avaient été confiées. Pierre a rendu possible l’accès au royaume, aux Juifs tout d’abord, puis aux Samaritains, et enfin à toutes les nations (voir Act. 2 ; 8. 4 à 17 ; 17. 10).
Tous ceux qui reconnaissent Jésus comme le Sauveur et le Seigneur envoyé par Dieu peuvent entrer dans ce royaume.
Mais Jésus Christ n’a, en aucune manière, donné à Pierre l’autorité de faire entrer qui que ce soit au ciel, car cela n’est possible que par la foi en Jésus Christ, le Seigneur et le Sauveur.

D’après « The Good Seed » mai 2017

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (24)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (24)

 

 

Du cœur on croit pour la justice, et de la bouche on en fait la déclaration pour le salut. Rom. 10. 10.

LE BONHEUR DE LA COMMUNION DANS LA FOI

C’était au rayon des livres. La dame, qui venait d’acheter le calendrier avec versets bibliques pour l’année suivante, m’était connue. Elle se procurait le calendrier chaque année.
Elle était rayonnante et désirait visiblement me raconter quelque chose. Elle lisait bien le calendrier depuis plusieurs années. Et chez elle, elle l’avait toujours caché dans le casier sous le banc de la cuisine. Il ne fallait pas que son mari sache qu’elle lisait un calendrier chrétien. Il la mettrait à la porte s’il l’apprenait – c’est ce qu’elle pensait. Et l’année passée elle avait été convertie et avait reçu Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur. Elle désirait bien le dire à son mari, mais elle ne savait pas comment le faire.
Quelques semaines plus tard, elle était au banc d’angle de la cuisine comme à l’ordinaire, pour chercher son calendrier et le lire. Et son mari était à l’autre bout du banc, et avait aussi un calendrier dans les mains – qu’il voulait lire, mais il n’osait pas le dire à sa femme, car elle le mettrait sûrement à la porte.
Dans son récit, on ressentait sa joie de ce que Dieu leur avait fait voir clairement, à son mari et à elle, que le jeu de cachotterie était passé – qu’ils devaient confesser leur foi l’un à l’autre.
Il en est bien ainsi : « Du cœur on croit pour la justice ». Il n’y a souvent personne présent à ce moment-là, parce que c’est une chose personnelle entre le croyant et Dieu. Par la foi en Christ et en Son œuvre expiatoire, nous sommes justifiés devant Dieu (Rom. 3. 21 à 26).
Mais « de la bouche on le déclare pour le salut ». Quand il y a une foi réelle dans le Seigneur Jésus, elle se manifestera – pour le salut et la bénédiction du croyant lui-même et de ceux qui l’entourent.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi. Ps. 119. 18.

CONSEILS POUR LIRE LA BIBLE

– Commencez par prier. Demandez à Dieu de vous faire comprendre Sa Parole.
– La Bible entière est la Parole de Dieu, mais il y a des livres qui sont plus simples, et d’autres plus compliqués. Commencez par le Nouveau Testament ; nous trouvons là les bases de la foi chrétienne. Lisez d’abord les Évangiles, puis les Actes des apôtres, les épîtres, et l’Apocalypse. Dans l’Ancien Testament, nous trouvons avant tout la manière dont Dieu a conduit le peuple d’Israël. Là aussi il y a beaucoup de choses pour exhorter et encourager les croyants aujourd’hui.
– Lisez en suivant et pas au hasard. Vous pourrez ainsi mieux comprendre les passages dans leur contexte.
– Lisez de manière régulière. La Parole de Dieu est la nourriture spirituelle qui nous est donnée chaque jour. Ne vous arrêtez pas trop longtemps sur un passage qui vous paraît difficile, mais continuez à lire. Plus vous lirez la Bible, mieux vous la comprendrez.
– Recherchez dans la Bible Jésus Christ, le Sauveur. Il nous est présenté de nombreuses manières, afin que nous Le connaissions toujours mieux et que nous puissions nous réjouir en Lui.
– Remerciez Dieu pour ce qu’Il vous a montré dans la Bible.
Pour les cœurs fermés, la Bible est un livre fermé. Mais pour celui qui cherche la vérité, il y trouvera la découverte de sa vie.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités. És. 53. 5.

LE DROIT DE DIEU

L’homme élégant qui est assis devant le pasteur Wilhelm Busch (1897-1966), parle toujours plus fort :
– Oui, je suis chrétien. Et naturellement, on a besoin de religion, et c’est pourquoi j’ai envoyé aussi mon fils à l’enseignement pour la confirmation. Maintenant il revient à la maison et il parle de péché, de culpabilité, et de Golgotha. Est-ce que l’Église n’est pas allée assez loin, pour donner maintenant plus de conseils pratiques de vie ? Et le péché – quel vieux mot ! Quand, autrefois, à la guerre, quelqu’un faisait une bêtise, on lui passait un savon, et l’affaire était terminée. Dieu ne ferait-Il pas de même ?
Wilhelm Busch demanda aimablement : – Vous avez donc été officier pendant la guerre ? Et alors vous avez renvoyé tous les gens, quels qu’ils soient, qui avaient fait une bêtise, simplement avec une remontrance ? – Non, non, répondit l’homme, quand quelqu’un avait enfreint la loi, il était naturellement condamné. Il y a un droit, et celui qui l’enfreint est condamné.
Wilhelm Busch répondit alors avec énergie ; – Il y a un droit – c’est justement pour cela ! Aussi celui qui enfreint le droit de Dieu est condamné ! Car Dieu est juste. Cependant, à la croix du Calvaire il y en a Un qui S’est avancé pour me remplacer et qui a détourné le jugement – Jésus Christ ! Aussi, ou bien vous reconnaissez le jugement de Dieu et vous vous tournez vers Celui qui a pris votre place – ou bien vous allez au-devant du jugement de Dieu.
Aujourd’hui aussi, beaucoup d’hommes ne veulent pas passer par l’œuvre expiatoire de Jésus sur la croix, parce qu’ils ne comprennent pas que Dieu est juste – qu’ils sont coupables devant Lui – et que Jésus Christ « a été blessé pour nos transgressions » à la croix.

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Quand un homme s’enrichit, quand la gloire de sa maison s’accroît… lorsqu’il mourra, il n’emportera rien ; sa gloire ne descendra pas après lui. Ps. 49. 16 et 17.

JE DOIS LAISSER TOUT CELA !

Jules Mazarin (1602- 1661), le cardinal et diplomate, avait été pendant longtemps le ministre qui régissait la France. Par les revenus de nombreux postes, il avait acquis une grande fortune. Il se fit construire un palais à Paris, avec une vaste bibliothèque et beaucoup de tableaux de prix.
Peu avant sa mort, le comte de Brienne fut témoin du fait que Mazarin se traîna encore une fois dans sa galerie de tableaux, et qu’il ne cessait de murmurer : – Je dois abandonner tout cela ! Il était déjà très faible et s’arrêtait après chaque pas. Et il répétait : – Et encore cela ! Quelle peine cela m’a coûté pour l’obtenir ! Comment pourrais-je les laisser sans regrets ! Là où je vais, je ne les verrai plus.
Que ce soit la richesse, ou le renom et la puissance – tout ce qui appartient à cette terre, nous aussi devrons le laisser. C’est pourquoi Jésus Christ nous avertit de manière si urgente : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la mite ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne font pas effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » (Mat. 6. 19 à 21).

La question décisive, c’est : A quoi s’attache notre cœur ? Qu’avons-nous choisi comme contenu et comme but de notre vie ? Mon cœur est-il attaché à Christ, qui a donné Sa vie pour moi ? Il est alors Lui-même mon trésor, comme tout ce qui Le concerne. Ce trésor dans le ciel est assuré pour toujours

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

La foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu. Rom. 10. 17.

LA FOI CHRÉTIENNE : NON PAS DES SENTIMENTS, MAIS DES FAITS

Beaucoup de personnes considèrent les notions telles que la culpabilité, le repentir, le pardon, et la foi, comme une question de sentiments. La culpabilité signifie pour eux : se sentir coupable. Mais en réalité la culpabilité est un fait objectif. Ce qui nous rend coupables devant Dieu, c’est le fait indiscutable que nous avons péché contre Lui et que nous avons négligé Ses commandements. Lorsque nous enfreignons les lois de notre pays, c’est exactement la même chose. C’est le fait objectif qui nous rend coupables – non pas ce que nous ressentons à son égard.
La repentance n’est pas non plus un sentiment. C’est la réponse consciente à ce que Dieu découvre dans notre vie. La repentance ne signifie pas simplement que nous voyions les conséquences de nos actions de péché et que nous les regrettions. Se repentir signifie reconnaître le mal et le juger, puis revenir véritablement à Dieu. C’est quelque chose de tout autre que d’éprouver un sentiment passager causé par une influence extérieure. L’Évangile ne s’adresse pas aux sentiments, mais à la conscience, et il nous appelle à croire à la Parole de Dieu.
De même, l’assurance du pardon n’est pas un simple sentiment. Si nous confessons nos péchés, Dieu est « fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés » (1 Jean 1. 9). Dieu l’a promis. Et celui qui reconnaît honnêtement ses péchés devant Lui, peut et doit croire que Christ est mort sur la croix aussi pour lui, et que Dieu, en conséquence, l’a pardonné.
De plus, la foi se repose sur la Parole de Dieu et non pas sur nos sentiments. Nous devons recevoir le pardon parce que Dieu nous l’a promis, non pas parce que nous le ressentons. C’est seulement ensuite que la foi vivante en Christ, en Dieu et en Sa Parole, suscite des sentiments de joie et de paix.
« Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom. És. 40. 26.
Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes. Héb. 1. 1 et 2.

LA SOLUTION : DIEU

Fabien regarde, sur la couverture d’un livre d’école, la photo de la statue en bronze de Rodin (1840-1917), le penseur. Un homme musclé est assis sur un bloc de pierre, la tête appuyée sur sa main et le regard dirigé vers le sol.
Je demande à Fabien : – Que penses-tu de cette sculpture ? – Très impressionnant, reconnaît-il. – On pourrait penser qu’il a du souci. – Exactement ! On aurait presque envie de l’appeler : – Redresse-toi ! Ne cherche pas la solution en toi-même ou sur la terre – Lève la tête et regarde en-haut.
Les grands penseurs, sur la base de leurs connaissances et de leurs expériences, ont mis par écrit leurs réflexions sur Dieu et sur le monde – dans lesquelles, aujourd’hui, du reste, Dieu est toujours plus exclu. Ils ont essayé d’obtenir une vue d’ensemble, mais un résultat satisfaisant et définitif n’est pas en vue.
Pourquoi cela ? – Parce que « L’Éternel est Dieu. C’est lui qui nous a faits, et ce n’est pas nous » (Ps. 100. 3). C’est pourquoi nous ne pouvons avoir une vue d’ensemble du monde et de la vie que selon la perspective de Dieu. Sans Dieu, toute question concernant l’origine de la vie n’est qu’un tâtonnement sans espoir (cf. Act. 17. 27).
Mais Dieu Lui-même est venu à nous dans la Personne de Son Fils. Jésus Christ a montré qui est Dieu et ce qu’est l’homme. Par Christ, Dieu nous offre la vie dans sa plénitude, la vie éternelle. Et c’est pourquoi Il nous appelle à regarder – à fixer les yeux sur Jésus, le Sauveur et le Seigneur (Jean 3. 16 ; Jean 10. 10 ; Héb. 12. 2).

D’après Die gute Saat Novembre 2020

 

 

De ceux que tu m’as donnés, je n’en ai perdu aucun. Jean 18. 9.

PEUT-ON PERDRE SON SALUT ?

Celui qui a cru pour lui-même, par la foi, à l’œuvre expiatoire du Seigneur Jésus, a reçu le pardon de ses péchés et ne vient pas en jugement. C’est un grand privilège ! Mais ne peut-on pas, peut-être, perdre ce salut ?
– Jésus Christ, le bon Berger a dit : « Mes brebis écoutent ma voix » (Jean 10. 27 à 29).
Qui pourrait nous arracher de la main puissante de Jésus ? Il a vaincu le diable et lui a ôté son pouvoir. Et dans la prière que Jésus a adressée à Son Père avant de souffrir sur la croix, Il a employé plusieurs fois l’expression « ceux que tu m’as donnés » (Jean 17). Pourrait-on donc retirer à Christ quelque chose que Dieu, Son Père, Lui a donné ? – Impossible !
Mais alors, quelqu’un qui a trouvé la foi en Christ pourrait-il vivre dans le péché, sous prétexte qu’il ne peut plus rien lui arriver ? – Non, absolument pas ! Dans le cas où quelqu’un parlerait ainsi, cela montrerait seulement qu’il n’appartient pas à ceux que Dieu a donnés à Son Fils. Au sujet de Ses brebis, Jésus dit qu’elles « écoutent sa voix », et aussi qu’elles « le suivent ». Il est clair alors qu’elles lui appartiennent véritablement. Et Christ les garde, de sorte que personne ne peut toucher à elles ni à leur salut éternel.

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu, et que les peuplades se lassent pour néant ? Hab. 2. 13.

TOUT PASSE SUR LA TERRE. SEUL DIEU DEMEURE.

De 1907 à 1909, un magnifique théâtre avait été, à grands frais, construit à Kassel. Quelques années plus tard seulement, il fut la proie d’un incendie, avec toute la vieille ville. De tels faits se sont toujours passés au cours des siècles. Au 6ème siècle avant Jésus-Christ, le nouveau roi de Babylone, Nebucadnetsar, se tenait sur le toit de son palais, regardait autour de lui, et disait fièrement : – « N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie pour être la maison de mon royaume, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ? » (Dan. 4. 27).
De son magnifique palais, il ne reste que des ruines. Au travers des guerres, des tremblements de terre et des accidents, les plus grandes et les plus belles constructions du monde disparaissent. Construites péniblement, et puis, en quelques heures, réduites en cendres – n’est-ce pas frustrant ?
Le prophète Habakuk pose la question : – Dieu n’est-Il pour rien dans de tels malheurs ? Et il répond affirmativement. A première vue, il semble qu’un malheur ou une catastrophe naturelle se produit plus ou moins par hasard et n’ait pas d’autre sens.
Mais cela plaît-il à Dieu, que nous nous donnions de la peine en vain ? Cela Lui plaît-Il que nous souffrions ? Cela Lui plaît-Il que beaucoup d’hommes meurent d’accidents ? – Non, Dieu ne veut absolument pas nous faire souffrir et nous épuiser pour rien. Il a un tout autre but en vue : « Est-ce que je prends plaisir à la mort du méchant ? dit le Seigneur, l’Éternel ; n’est-ce pas plutôt à ce qu’il se détourne de ses voies, et qu’il vive ? » (Éz. 18. 23).
Dieu désire nous réveiller. Si nous ne sommes pas encore prêts à nous tourner vers Lui et à accepter Sa grâce, Il nous met parfois dans des situations difficiles. Nous devrions reconnaître que nous ne pouvons pas rester debout sans Lui, et que nous devons nous tourner vers Lui.
« Hors moi, il n’y a pas de Dieu – de Dieu juste et Sauveur… Tournez-vous vers moi et soyez sauvés » (És. 45. 22).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

C’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel, le Dieu des armées, le Seigneur… Je hais, je méprise vos fêtes, et je ne flairerai pas de bonne odeur dans vos assemblées solennelles… Ôte de devant moi le bruit de tes cantiques ; et la musique de tes luths, je ne l’écouterai pas. Amos 5. 16. 21, 23.

LE VRAI CHRISTIANISME

Ce sont des paroles surprenantes et frappantes que Dieu, ici, adresse à Son peuple par le prophète Amos ! Dieu ne peut pas Se réjouir quand Son peuple festoie, extérieurement en Son honneur, mais que leur cœur est très éloigné de Lui. On voit bien des exemples actuels de ce problème.
Au cours d’une conversation avec un jeune homme, je lui demande : – Êtes-vous chrétien ? – Oui, mais pas un chrétien sous-marin. – C’est-à-dire… ? – Eh bien, un chrétien qui fait surface seulement de temps à autre, comme à Noël, à Pâques, à la Pentecôte. Je veux vivre ma foi chrétienne chaque jour.
Comme ce jeune homme a raison ! Il y a bien toute une flotte de chrétiens sous-marins. Lorsque je posai la même question à une dame, elle répondit : – Oui, mais seulement sur le papier. C’était honnête. L’attestation de baptême n’est effectivement pas un billet d’entrée pour le ciel, et ne peut empêcher personne d’aller en enfer. Seule la foi véritable, du cœur, au Seigneur Jésus, donne le salut. Celui qui sait que ses péchés sont pardonnés par Christ, qui peut Le remercier pour cela, et qui L’aime, est un chrétien véritable.
Pendant la période des fêtes de fin d’année, j’offre des traités à la gare, qui expliquent le sens véritable du message de Noël. Mais il y a peu d’intérêt. Quelqu’un qui observait cela, m’a dit : – Ils fêtent tous Sa naissance, mais personne ne veut de Lui. Comme c’est bien vrai ! Quelle absurdité, de mettre une crèche devant la fenêtre ou sous le sapin de Noël, et d’être pourtant, dans son cœur, infiniment loin de Lui ! C’est pourquoi l’appel pressant de Dieu par le prophète est valable aussi pour notre temps : « Cherchez-moi, et vous vivrez » (Amos 5. 4).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Éternel, sois-moi en aide. Ps. 30. 10.

RÉCIT D’UN JEUNE CHRÉTIEN

Dans une auberge de jeunesse j’ai rencontré Félix. Il avait bien envie de savoir ce que je pensais des chrétiens et du christianisme. Plus tard, quand le responsable répartit les places pour la nuit, il se trouva que nous étions dans le même coin, lui dans la couchette supérieure, moi, dans l’inférieure. Était-ce le hasard ?
Puis, quand tous dormaient, Félix a murmuré : – Tu es là ? – Oui ? – Toi, est-ce que tu crois vraiment qu’il y a un Dieu ? Crois-tu vraiment que Jésus peut aider quelqu’un ? Crois-tu vraiment qu’on ne peut pas avoir la vie sans Lui ?
– Oui, Félix, je crois cela. J’étais maintenant tout à fait réveillé. Cela me faisait penser à la nuit où Nicodème, le pharisien, était venu vers Jésus (Jean 3). Je lui racontai ce récit. – Moi, je ne le peux pas. J’ai dit à tellement de jeunes gens qu’il n’y avait pas de Dieu, et qu’un gars qui se respecte doit se débarrasser de tout cela. Non, je ne peux pas.
Je lui ai alors répété le verset de l’amour de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Alors, doucement, de sa couchette il murmura : – Oui, si je pouvais. Et il m’a raconté alors l’histoire impressionnante de sa vie.
Le matin suivant, avant que nous partions, il m’a dit : – Est-ce qu’il fallait que nous nous rencontrions ? J’étais déjà ici la nuit d’avant. Mais quand je suis sorti, il pleuvait tellement que j’ai fait demi-tour. Est-ce que nous devions nous rencontrer ?
Moi aussi j’avais maugréé à cause de la pluie, parce que je ne pouvais pas atteindre mon but prévu. Maintenant je savais pourquoi cela devait se passer ainsi. – Oui, Félix, lui ai-je répondu. Nous devions nous rencontrer ! Maintenant, n’oublie pas de mettre ta vie en ordre avec le Seigneur !

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre. És. 45. 22.
La joie de l’Éternel est votre force. Néh. 8. 10.
Tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras. Ps. 5. 11.

L’ÉVANGILE DANS LA FORÊT VIERGE

Alain est professeur d’université, et Jean, missionnaire. Ils sont voisins, et habitent dans une ville de Colombie. Alain s’énerve à l’égard des missionnaires dans le pays : – Ils feraient mieux d’arrêter de vouloir changer la culture des Colombiens. Cependant il aimerait bien, une fois, accompagner Jean quand il visite des chrétiens dans la forêt vierge. Mais ce qui le motive, ce serait de découvrir la forêt vierge. Jean fait bien remarquer à son voisin que cela représente des heures de marche, et pas toujours sans danger, avant d’atteindre leur but.
– Et le soir, tu partageras une étude biblique, prévient Jean. – Pas de problème, répond Alain ironiquement. Je me fermerai les oreilles pour ne rien entendre. Jean réfléchit à cela, et prie. Puis il se décide à prendre son voisin avec lui.
Le jour du voyage, après une course épuisante, les hommes atteignent une hutte au milieu de la jungle. Alain est stupéfait : bien que les habitants soient très pauvres, ils travaillent joyeusement et sont satisfaits. Ils accueillent très cordialement Alain et Jean, et partagent avec eux leur repas très simple.
Le soir, des voisins se joignent à eux. La réunion commence par des cantiques. Ensuite on échange des pensées sur la Bible, à la lumière d’une bougie bricolée maison : une mèche trempant dans un récipient d’huile. Pour que Jean puisse lire dans la Bible, Alain doit, d’une main, tenir la bougie, de l’autre, éloigner un nuage d’insectes qui sont attirés par la lumière. Il ne peut donc absolument pas se boucher les oreilles !
Ensuite, c’est le moment, pour les visiteurs, de chercher du repos sur une couche très simple. Le lendemain matin, la marche épuisante doit continuer.
– Je ne peux pas comprendre pourquoi ces pauvres habitants de la forêt vierge sont si heureux, remarque Alain à haute voix.
Jean lui répond : – C’est parce qu’ils connaissent Jésus Christ comme leur Sauveur. Ils savent que Dieu leur a pardonné leurs péchés et leur a fait don de la vie éternelle. Il s’ensuit un long échange de pensées entre eux deux. Alain apprend, un pas après l’autre, ce qu’est le bonheur d’avoir Jésus Christ pour son Sauveur, de posséder le pardon de ses péchés, et d’avoir devant soi une joie éternelle au ciel. Un adversaire de la mission devient alors un prédicateur de l’Évangile convaincu.
Pourquoi les chrétiens ont-ils le désir de répandre le message de l’Évangile ?
– Ils désirent obéir à l’injonction de leur Seigneur, qui a dit : « Allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16. 15).
– Ils sont persuadés qu’il n’existe pas d’autre moyen de venir à Dieu que par la foi personnelle en Jésus Christ : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Actes 4. 11 et 12).
– Ils se réjouissent de ce que le Dieu vivant les aime, et ils désirent que d’autres partagent cette joie.

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes… Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous. Jean 1. 1 et 2, 4, 14.

AU COMMENCEMENT

Cette affirmation est bien l’une des plus importantes et des plus profondes de sens de toute la Bible.
On comprend donc que les personnes qui réfléchissent en aient discuté. Mais en ont-ils toujours compris le sens véritable ?
– Au commencement était la pensée, c’est ce que quelqu’un lit dans une pièce de théâtre pour, ensuite, annuler cela lui-même, en déchirant le livre où il avait lu cette phrase.
L’un des grands de ce monde a écrit : Au commencement était l’action – et pourtant il se trompe, parce que Dieu était là avant la grande œuvre de la création.
L’Écriture sainte ne dit pas du tout que Dieu est « devenu » c’est-à-dire a pris vie. Il a toujours été là, aussi loin qu’on fasse remonter le commencement. Et en même temps aussi, le Verbe – la Parole – était là, c’est-à-dire Dieu le Fils.
Dieu est éternel, inexplicable, infini. On ne peut rien Lui comparer. La matière elle-même a été une fois créée par Dieu.
Mais quelque chose de très important est alors intervenu : « la Parole devint chair ». Dieu le Fils est devenu Homme tout en restant Dieu. On a pu Le voir et même Le toucher. Jésus, le Fils de Dieu, a habité au milieu des hommes. Il n’est pas venu visiter la terre seulement en passant, mais Il a vécu environ 33 ans ici-bas sur la terre.
Cela n’est que l’un des mystères de la Bible, mais aussi le plus grand. Dieu le Fils est devenu Homme et S’est soumis de plein gré aux conditions et aux restrictions de la vie humaine sur la terre. Il est devenu Homme, car c’était seulement ainsi qu’Il pouvait accomplir Son œuvre d’amour et mourir à la place de ceux qui croiraient en Lui.
« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, Lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).

D’après Die gute Saat Décembre 2020

 

 

Et le maître des rameurs s’approcha de lui, et lui dit : Que fais-tu, dormeur ? Lève-toi, crie à ton Dieu ! Peut-être Dieu pensera-t-il à nous, et nous ne périrons pas. Jonas 1. 6.

ENDORMIS OU RÉVEILLÉS

Au cours du trafic d’un soir de congé, un rapide percuta un train omnibus à l’arrêt. Personne ne fut blessé, mais la voie fut bloquée pendant plusieurs heures.
De nombreux voyageurs locaux restèrent endormis pendant l’accident. Lorsqu’un employé réveilla l’un d’eux, sa première question fut : – Qui a éteint la lumière ? Un autre ne se réveilla que lorsqu’on voulut tracter le wagon endommagé. Un journaliste écrivit à ce sujet : C’est vraiment étonnant, comme les gens peuvent rester endormis !
Oui, beaucoup de gens sont tout éveillés pour ce qui concerne leur vie, mais dans un profond sommeil au sujet de Dieu et de l’éternité. Ils n’ont aucune idée du danger dans lequel ils sont, ils ne savent pas que le péché a des conséquences – pour eux également. Dieu leur parle par tout le bien qu’Il donne jour après jour – mais ils dorment. Il leur parle peut-être aussi par un accident, par une maladie, par la perte de leur travail, mais ils dorment et passent toute leur vie à dormir. Ils rêvent du prochain voyage, de temps meilleurs, de la retraite – mais ils ne se réveillent pas !
Il y a même des gens qui parlent tout en dormant : l’un promet qu’il va commencer une nouvelle vie et s’améliorer. Un autre affirme qu’il n’a jamais rien fait de mal, et que chez lui tout est en ordre. Un troisième dit qu’il y a plusieurs chemins de salut et qu’ils conduisent tous au but, et que ce qu’on croit n’est pas important, pourvu qu’on croie à quelque chose. Ils parlent tous en dormant, si l’on peut appliquer ainsi le passage ci-dessus.
Suis-je réveillé ? – réveillé, non pas pour les obligations de ce jour, mais pour la grande question de ma vie ? Est-ce que je peux dire avec certitude : – Oui, je crois au Seigneur Jésus, je suis un enfant de Dieu. ; et quand je mourrai, je sais que je serai avec Lui.
Ou bien se pourrait-il que, moi aussi, je doive encore répondre à l’appel de Dieu à me réveiller ?
« C’est déjà l’heure de nous réveiller du sommeil… la nuit est très avancée » (Rom. 13. 11 et 12).

D’après Die gute Saat Décembre 2020