CORONA 58

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CORONA 58

Le jour des propitiations ou expiations (Lév. 16 et 23. 26 à 32)

 

 

« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : De même, le dixième jour de ce septième mois, c’est le jour des propitiations : ce sera pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » (Lév. 23. 26) ; c’est le « jour des propitiations » appelé aujourd’hui Yom Kippour.
En considérant l’aspect prophétique, nous sommes transportés au moment où le résidu juif reconnaitra son Messie. L’Éternel répandra « sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplications ; et ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé, et ils se lamenteront sur lui, comme on se lamente sur un fils unique, et il y aura de l’amertume pour lui, comme on a de l’amertume pour un premier-né » (Zach. 12. 10). Nous, croyants de la dispensation de la grâce, nous serons avec le Seigneur pour contempler non seulement Sa personne adorable, mais aussi toute la portée de cette expression : « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (És 53. 11). L’amertume engendrée par la prise de conscience d’avoir renié et mis à mort le Saint et le Juste sera, sous l’effusion du Saint Esprit, transformée en allégresse. « Et ceux que l’Éternel a délivrés retourneront et viendront à Sion avec des chants de triomphe ; et une joie éternelle sera sur leur tête ; ils obtiendront l’allégresse et la joie, et le chagrin et le gémissement s’enfuiront » (És. 35. 10). Cette bénédiction, vécue dans un règne de justice et de paix, ne pouvait exister sans la mort de notre Sauveur à Golgotha où Il S’est offert comme sacrifice à Dieu, « ayant fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20).
Le chapitre 16 du Lévitique parle essentiellement des sacrifices qui devaient être offerts le dixième jour du septième mois, jour en lequel les Israélites devaient affliger leurs âmes. Ces sacrifices présentent d’une façon élevée la Personne et l’œuvre de Christ. « Dis à Aaron, ton frère, qu’il n’entre pas en tout temps dans le lieu saint, au-dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, afin qu’il ne meure pas ; car j’apparais dans la nuée sur le propitiatoire » (Lév. 16. 2). Jusqu’à la venue du Messie promis à Israël, Dieu demeurait caché aux fils d’Israël. L’arche symbolisant Christ était cachée derrière le voile, lequel séparait le lieu saint du lieu très-saint (Ex. 26. 33). Lors des déplacements dans le désert, elle était enveloppée du voile recouvert de peaux de taissons et d’un drap tout de bleu (Nomb. 4. 5 et 6).
Une fois par année seulement, au jour des propitiations, le grand sacrificateur pouvait s’approcher de Dieu, entouré de la « nuée de l’encens », avec le sang d’un sacrifice ; « le chemin des lieux saints n’avait pas encore été manifesté » (Lév. 16. 13 ; Héb. 9. 8). Lorsque « la Parole devint chair » (Jean 1. 14), que « le Fils unique, qui est dans le sein du Père » (v. 18), apparaît sur la terre, il fait connaître Dieu. Jésus, « Dieu… manifesté en chair » (1 Tim 3. 16) est alors reconnu par un faible résidu dont les apôtres font partie. Ils pourront dire avec admiration : « Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché » (1 Jean 1. 1).
Le tabernacle était composé de deux chambres : le lieu saint et le lieu très-saint « appelé Saint des Saints » (Héb. 9. 4). Le jour des propitiations (expiations), nous voyons qu’Aaron devait apporter du sang dans le lieu très-saint. Il devait prendre sur l’autel d’or, dans le lieu saint, du feu et « plein ses paumes d’encens de drogues odoriférantes pulvérisées » ; ensuite il mettait « l’encens sur le feu, devant l’Éternel, pour que la nuée de l’encens couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, afin qu’il ne meure pas » (Lév. 16. 12). C’est entouré de la nuée produite par l’encens, type des perfections de Christ, que, par sept fois, avec son doigt, il appliquait le sang sur le devant du propitiatoire (couvercle qui recouvrait l’arche).
À deux reprises, Aaron officiait dans le lieu très-saint : une première fois avec le sang d’un taureau pour lui-même et pour sa maison (la sacrificature), et une seconde fois pour le peuple avec le sang d’un bouc, les deux animaux ayant été mis à mort en sacrifice pour le péché. Aaron apportait de leur sang pour en faire aspersion sur et « devant le propitiatoire » (v. 15). Ensuite, avec le sang du taureau et du bouc, il devait purifier l’autel « qui est devant l’Éternel » (v. 18) et « tous les ustensiles du service » (Héb. 9. 21). Par le sang de Sa croix, Christ a réconcilié avec Dieu les choses qui sont sur la terre et celles « qui sont dans les cieux » (Col. 1. 20).
Dans ce service annuel, Aaron, lavé d’eau pure, et revêtu des vêtements de lin blanc, présente un type remarquable de la perfection de Christ « qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9 v. 14). En contraste avec Aaron qui, année après année, offrait un sang autre que le sien, Christ « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9.12).
« Et quand Aaron aura achevé de faire propitiation pour le lieu saint, et pour la tente d’assignation, et pour l’autel, il présentera le bouc vivant » (v. 20). Sur ce bouc sur lequel le sort était « tombé pour azazel (qui s’en va) », Aaron posait « ses deux mains… et confessait sur lui toutes les iniquités des fils d’Israël et toutes leurs transgressions » ; et le bouc portait « sur lui toutes leurs iniquités dans une terre inhabitée, … dans le désert » (v. 21 et 22). Quel tableau que ce bouc qui s’en va mourir, chargé des péchés du peuple ! Faible image de notre Seigneur Jésus Christ qui « a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes,… ayant été mis à mort en chair » (1 Pier. 3. 18). Oui ! notre Sauveur est entré dans la mort à notre place.
Le sacrifice parfait de Christ a glorifié Dieu en ôtant le péché ; en même temps, il nous permet d’approcher de Lui, pardonnés de tous nos péchés, pour offrir « par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15). Quand Aaron avait accompli tout le service, qui ôtait de devant Dieu les souillures des enfants d’Israël, il offrait un holocauste en sacrifice de bonne odeur à Dieu. Et nous, sauvés par grâce, en contemplant l’immensité de l’amour de Christ, « qui s’est livré Lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu » (Éph. 5. 2), nous nous prosternons en adorant. Quand les fils d’Israël reconnaîtront le seul vrai sacrifice, « ils chanteront de joie à toujours » (Ps. 5. 11).

SAVOIR APPRÉCIER L’HÉRITAGE

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SAVOIR APPRÉCIER L’HÉRITAGE

 

 

Comme toujours j’aimerais commencer par la lecture d’un de nos cantiques, le cantique 119 :

Sauvés d’un pays d’esclavage
Où du péché règne la nuit,
Nous sommes vers notre héritage
Conduits, ô Dieu, par ton Esprit.

Pleins d’une joyeuse espérance,
Nous avançons vers la cité
Où nous aurons en permanence
Gloire, paix et félicité.

Nous lirons d’abord deux passages dans le Nouveau Testament , qui parlent de notre héritage. Ce mot « héritage » n’est pas toujours employé. Tout d’abord dans l’épître aux Colossiens, au chapitre 1er, versets 12 à 14 : « Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ». Le deuxième passage est dans la 1ère épître de Pierre au chapitre 1. 3 et 4 : « Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour vous, qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi ».
Dans le deuxième passage, nous trouvons le mot « héritage » lui-même. Dans la première citation en Colossiens 1, on n’a pas ce mot d’héritage, mais le mot « lot » peut être traduit également par héritage. Le traducteur, pour de bonnes raisons, a choisi le mot « lot » ici, mais en 1 Pier. 5. 3 on a le même mot, et là il est traduit par héritage. D’autres traductions de la Bible, comme celle en allemand, ont là aussi « héritage ». J’ai choisi ces deux passages parce que la Parole de Dieu nous présente ce vaste sujet sous différents aspects. D’une part elle nous présente quelque chose que nous possédons déjà maintenant, dont nous pouvons jouir déjà maintenant, et c’est notamment le cas en rapport avec ce que nous dit l’épître aux Colossiens au chapitre 1er. Le « lot des saints dans la lumière », c’est une part que nous avons déjà maintenant, dont nous pouvons jouir déjà maintenant. C’est quelque chose de tout à fait précieux. Le « lot », c’est une portion allouée, et c’est en effet un héritage. Cette pensée rejoint bien ce que nous avons aussi dans l’Ancien Testament en rapport avec l’héritage du peuple d’Israël dans le pays de Canaan. Là on a aussi ce mot « lot ». C’est une portion allouée pour chaque tribu, que Dieu leur a donnée en possession. Dieu voulait qu’ils jouissent de cette part qu’Il leur avait donnée. J’aimerais aussi lire quelques passages dans l’Ancien Testament, pour faire l’application pratique, qui doit aider aussi pour jouir vraiment de notre héritage et apprécier ce que Dieu nous a donné dans Sa grâce.
Dans l’épître de Pierre, c’est clairement quelque chose qui est encore futur, que nous ne possédons pas encore, mais qui est conservé pour nous, et nous avons cette espérance vivante. Le jour vient, et il est proche, où nous entrerons vraiment dans la pleine jouissance de cette part que le Seigneur nous a donnée. On a donc ces deux aspects dans la Parole, et on peut dire puisque nous faisons partie de l’assemblée des premiers-nés, comme on le lit dans Hébreux 12, qu’on a vraiment une double portion, une portion dont nous pouvons jouir déjà maintenant – et il y a quelque chose que la Parole nous présente qui est encore futur, dans laquelle nous ne pouvons pas encore entrer dans la pleine jouissance, mais bientôt quand le Seigneur sera venu. Mais arrêtons-nous encore un moment sur ce que nous avons lu ici en Colossiens 1. C’est vraiment un sujet de reconnaissance. Quand l’apôtre Paul place les choses devant les cœurs des Colossiens, il le fait en rendant grâces à Dieu. Il prie pour les Colossiens qui étaient en danger, et on voit que la prière continue, il rend grâces pour eux. Finalement nous avons l’apôtre Paul comme adorateur qui parle des gloires multiples du Seigneur Jésus. C’est très beau comme il commence ici. Il rend grâces au Père. Pourquoi ? Parce qu’Il nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière. Pour rendre cela possible Il « nous a délivrés du pouvoir des ténèbres ». On a ce contraste : nous venons « des ténèbres », « du pouvoir des ténèbres ». On peut bien penser à ces personnes de Colosses qui étaient des païens, qui connaissaient seulement le paganisme, tout ce côté ténébreux, qui alors étaient délivrés de cela, qui étaient donc amenés dans le royaume du Fils de son amour. C’est une autre sphère, où le Seigneur Jésus est la Personne qui a la place centrale, et en effet c’est en Lui que nous sommes bénis. L’apôtre Paul utilise une expression très similaire quand il donne son apologie devant Agrippa et Festus en Actes 26. J’aimerais lire là un verset où nous voyons des expressions bien similaires. Paul parle donc de son ministère. Il a été envoyé vers les nations « pour ouvrir leurs yeux, pour qu’ils se tournent des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu ; pour qu’ils reçoivent la rémission des péchés et une part [la note nous dit : portion, donc c’est le même mot] avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi en moi » (v. 18). On voit ici le résumé du ministère de l’apôtre Paul en prêchant l’évangile. Alors les yeux des personnes qui entendent le message sont ouverts et finalement elles se tournent vers le Seigneur Jésus, et par cela connaissent vraiment ce plus grand changement, des ténèbres à la lumière, du pouvoir de Satan à Dieu. Tout cela, bien sûr, est basé sur l’œuvre que le Seigneur Jésus a accomplie. Quelles raisons de reconnaissance aussi pour nous, puisque que cette transformation a eu lieu aussi pour nous ! Dans Sa grâce, Dieu nous a sauvés, Il nous a délivrés, Il nous a amenés dans cette sphère merveilleuse où nous pouvons jouir maintenant de la Personne du Seigneur Jésus. On a une allusion à cela dans l’Ancien Testament. Dans le Psaume 16, nous avons une expression un peu similaire. Bien sûr, c’est l’Ancien Testament, mais ce sont des paroles de Dieu, des paroles précieuses. « L’Éternel est la portion de mon héritage et de ma coupe ; tu maintiens mon lot. Les cordeaux sont tombés pour moi en des lieux agréables ; oui, un bel héritage m’est échu » (v. 5 et 6). Quelles paroles de David dans ce psaume ! C’est bien sûr un psaume messianique, qui a vraiment le Seigneur Jésus Lui-même comme sujet central. Mais nous pouvons penser à cela ici en rapport avec ce qui est notre portion. C’est vraiment une portion tellement liée avec le Seigneur Jésus. Le psalmiste dit : « L’Éternel est la portion de mon héritage et de ma coupe ». C’était parfaitement vrai pour le Seigneur Jésus quand Il était ici-bas sur la terre. Mais c’est quelque chose que le croyant peut aussi connaître maintenant et jouir maintenant de cette place que la grâce de Dieu nous a donnée dans cette association avec le Seigneur Jésus, qui est le Fils de l’amour du Père. En Lui nous sommes bénis, et nous savons bien que dans d’autres épîtres de l’apôtre Paul, notamment celle aux Éphésiens, il entre dans beaucoup plus de détails : au début de cette épître, il parle de nos bénédictions spirituelles qui sont dans les lieux célestes en Christ. Effectivement nous sommes bénis en Lui, en Christ. Nous avons cette part précieuse. Dans l’épître aux Éphésiens qui parle de l’héritage plus tard, en Éphésiens 1, l’apôtre Paul parle de l’héritage, mais c’est alors lié avec le règne millénaire et ce qui est encore futur. C’est beaucoup plus vaste encore, mais cela indique la pensée qui est devant nous aussi dans la 1ere épître de Pierre. Au début de l’épître aux Éphésiens, au chapitre 1er à partir du verset 3, on a ces bénédictions spirituelles qu’il place devant nous et dont nous pouvons jouir déjà maintenant. Quelle part précieuse est la nôtre, bénis de ces bénédictions spirituelles dans le Christ Jésus ! Dieu désire que nous jouissions vraiment de ce qu’Il nous a donné dans Sa grâce.

Dans l’épître aux Colossiens, la pensée que l’apôtre Paul place devant les croyants, c’est qu’il les voit encore sur la terre, mais il désire que leurs cœurs soient attachés au ciel. Comme il dit plus loin, au chapitre 3, il désire que les croyants cherchent les choses qui sont en haut, qu’ils pensent, non pas aux choses qui sont sur la terre, mais aux choses qui sont en haut, où est Christ qui est assis à la droite de Dieu. Donc leur regard est vraiment dirigé en haut, et ils doivent chercher les choses qui sont en haut et penser aux choses qui sont en haut.
Dans la première épître de Pierre, Pierre s’adresse à des croyants d’origine juive, dans la dispersion mais d’origine juive. Quand il leur parle, il fait allusion à une expression que nous trouvons dans l’Ancien Testament. On voit ainsi le contraste entre ce qui était la part du peuple d’Israël, une part terrestre, et ce qui est la part de ceux qui connaissent le Seigneur Jésus, qui sont devenus chrétiens. Il s’adresse à eux au début de cette épître. Au v. 3, il s’adresse à Dieu, « le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ ». C’est la même expression que l’apôtre Paul emploie aussi en Éphésiens 1 et en 2 Corinthiens 1, « le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ » : comme Il s’est révélé maintenant, pas le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, mais quand Dieu S’est pleinement révélé maintenant par le Seigneur Jésus. Dans Sa grande miséricorde Il nous a régénérés. Donc on a de vrais croyants devant nous, qui sont régénérés, qui ont la vie de Dieu. C’est là maintenant notre « espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts ». Il voit donc ces croyants ici-bas sur la terre, on peut dire dans le désert, en route vers le pays de la promesse, vers l’héritage. Dieu, dans Sa grâce, les a régénérés, et dans cette certitude ils vont arriver là-bas. A la fin il dit : ils sont « gardés par la puissance de Dieu » (1. 5) et sont en route vers le pays de la promesse qui est le ciel. La grâce de Dieu les a régénérés, la miséricorde de Dieu les a régénérés et ils ont cette espérance vivante, une chose qui doit vivre dans le cœur du pèlerin qui est en voyage. Il dit donc au v. 4 : pour un héritage qui est conservé dans les cieux pour vous. L’héritage est conservé et sécurisé pour ainsi dire et cela parce que le Seigneur Jésus est ressuscité d’entre les morts, Il a vaincu l’ennemi, Il a vaincu la mort. On est donc au-delà de tout ce que l’ennemi pouvait toucher et gâter. Tout est sécurisé par le Seigneur Jésus. L’héritage n’est pas sur la terre comme pour le peuple d’Israël, mais l’héritage est dans les cieux. C’est un contraste. Mais il est parfaitement sûr. Il est dit ici que l’héritage est « incorruptible, sans souillure, immarcescible » [immarcescible veut dire qui ne fane pas, qui est inflétrissable], trois expressions qu’il emploie, et toujours en contraste avec ce qui était le cas pour l’héritage du peuple d’Israël dans le pays. Cet héritage est sans souillure. Le prophète Jérémie au chapitre 2 parle de l’héritage que le peuple d’Israël avait : « Je vous ai amenés dans un pays fertile, pour en manger les fruits et les biens ; et vous y êtes venus, et vous avez rendu impur mon pays, et de mon héritage vous avez fait une abomination » (v. 7). C’est donc ce qui est arrivé à l’héritage terrestre, ce qu’Israël en a fait : ils ont rendu cet héritage impur. Celui qui est conservé pour nous dans les cieux est sans souillure, pur, parfait. Il ne peut pas être touché par la mort, il est au-delà de la mort. Ce qui peut mourir – on a cette expression en 1 Cor. 15 – le corps mort, il est enseveli et le voilà assujetti à la corruption. Mais l’héritage au-delà de la mort est incorruptible et finalement immarcescible ou inflétrissable. En rapport avec une fleur, on a cette expression dans le prophète Ésaïe au chapitre 40. On voit là que les fleurs peuvent faner. C’est comme cela dans la nature. « Toute chair est de l’herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs ». [Il ne faut pas beaucoup de temps] : L’herbe est desséchée, la fleur est fanée ; car le souffle de l’Éternel a soufflé dessus. Certes, le peuple est de l’herbe. [Le contraste au v. 8] : « L’herbe est desséchée, la fleur est fanée, mais la parole de notre Dieu demeure à toujours » (v. 8). On a ce contraste là dans le temps. On ne peut rien changer à la beauté de l’héritage. En fait il ne peut pas être touché par la mort, il ne peut pas être souillé par le péché, il ne peut pas perdre quelque chose de sa beauté à travers le temps. C’est un héritage éternel, lisons-nous en effet en Hébreux 9. 15. C’est ce que Dieu nous a préparé. Nous pouvons déjà maintenant jouir de ce qui est devant nous et bientôt nous allons entrer dans la pleine jouissance de notre héritage. Dieu nous a richement bénis et nous sommes encore ici-bas des pèlerins, mais Dieu désire, comme nous l’avons exprimé dans le cantique 119, que nous soyons conduits vers notre héritage. Que le Seigneur nous aide à vraiment jouir déjà maintenant de notre héritage, de cette part précieuse qui est placée devant nous, mais qu’en même temps nous puissions aussi jouir des bénédictions que Dieu nous a données dans Sa grâce déjà maintenant. On a donc ces deux côtés, qui sont précieux et peuvent nous encourager à rester sur le chemin de la foi. C’est ce que le Nouveau Testament place devant nous.
J’aimerais lire encore un verset en Actes 20, avant de nous tourner vers quelques passages de l’Ancien Testament. Dans Actes 20 l’apôtre Paul dit aux anciens d’Éphèse : « Et maintenant je vous recommande à Dieu, et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d’édifier et de vous donner un héritage avec tous les sanctifiés » (v. 32). Ce verset place devant nous quelque chose d’important. Si nous voulons vraiment jouir de l’héritage, et bien connaître l’héritage, il faut ouvrir la Parole de Dieu. C’est par la Parole de Dieu que nous pouvons vraiment connaître les bénédictions que nous avons reçues déjà maintenant, et bien sûr il y a aussi une part qui est encore devant nous et qui est donc conservée pour nous dans les cieux. Ouvrir la Parole de Dieu, méditer la Parole de Dieu, cela nous aide à jouir des bénédictions que Dieu nous a données, à les connaître et à les apprécier. Alors, que le Seigneur nous aide à prendre la Parole de Dieu toujours de nouveau entre nos mains pour la méditer, pour connaître mieux Celui par qui nous avons reçu une part précieuse, pour vraiment jouir de cela déjà maintenant.
Dans l’Ancien Testament, Dieu nous donne bien des exemples qui nous aident. Il y a un proverbe en allemand, qui est une pensée biblique : « Ce que nous avons hérité, il faut l’acquérir pour vraiment le posséder ». N’est-ce pas ce que nous avons illustré dans l’Ancien Testament pour nous ? Le peuple a cet héritage qui était devant eux, ces portions dans le pays, et ce qu’il fallait faire. Il y avait l’ennemi qui était là. Il fallait vaincre l’ennemi pour acquérir vraiment l’héritage afin d’entrer dans la jouissance de l’héritage. Chers amis, l’ennemi est là. Il ne veut pas que nous soyons des croyants joyeux, des croyants qui jouissent vraiment de leur part en Christ, de leur part présente ou de leur part future. Il veut nous entretenir de toutes sortes d’autres choses qui sont terrestres, des choses qui n’ont plus de valeur, même les choses de ce monde, des choses qui nous distraient, des choses qui nous éloignent du Seigneur. Et nous avons besoin de rester près de Lui et d’avoir vraiment plus de zèle pour prendre possession de l’héritage.
Je veux placer devant nous maintenant deux exemples de l’Ancien Testament : un homme, et quelques femmes. Tout d’abord l’homme que j’aimerais placer brièvement devant nous, c’est un homme qui a apprécié l’héritage. Et je suis sûr que vous savez à qui je pense : c’est Caleb, et nous lirons tout d’abord dans les Nombres au chapitre 13, où Caleb est placé devant nous. C’était un des espions que Moïse avait envoyés pour aller prendre connaissance du pays. Le chapitre 13 des Nombres nous parle de cela. Les espions sont donc allés. A partir du v. 23 nous lisons qu’ils sont allés jusqu’à Hébron. Et au v. 24 nous lisons : « ils vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et coupèrent de là un sarment avec une grappe de raisin ; et ils le portèrent à deux au moyen d’une perche, et des grenades et des figues ». On voit quelque chose de ce pays que Dieu a donné à son peuple : c’est un pays « ruisselant de lait et de miel » (v. 28), un bon pays. Les espions constatent cela. Mais ils disent : « Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très-grandes ; et nous y avons vu aussi les enfants d’Anak » (v. 29). Alors, v. 31 Caleb parle : « Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire. Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous ». On a donc ces deux voix, d’une part les dix espions qui disent : nous ne sommes pas capables, et d’autre part, Caleb dit : « nous sommes bien capables de le faire ». Pourquoi dit-il cela ? Parce qu’il ne compte pas sur ses propres forces, mais Dieu avait promis ce pays et on voit chez lui cette énergie de la foi pour aller en avant. Nous connaissons bien l’histoire. Le peuple en général ne voulait pas écouter. Il y a encore une autre tentative que nous lisons au v. 6 du chapitre 14 : « Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, qui étaient d’entre ceux qui avaient reconnu le pays, déchirèrent leurs vêtements, et parlèrent à toute l’assemblée des fils d’Israël, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un très-bon pays. Si l’Éternel prend plaisir en nous, il nous fera entrer dans ce pays-là et nous le donnera, un pays qui ruisselle de lait et de miel. Seulement, ne vous rebellez pas contre l’Éternel ; et ne craignez pas le peuple du pays, car ils seront notre pain : leur protection s’est retirée de dessus eux, et l’Éternel est avec nous ; ne les craignez pas. Et toute l’assemblée parla de les lapider avec des pierres » (v. 6 à 10). C’est terrible, n’est-ce pas ? Il n’y a aucune énergie de la foi pour aller en avant, malgré tous ces encouragements que Caleb et Josué ont donnés. Donc il faut cette énergie de la foi pour aller en avant. C’est très bien illustré avec Caleb. Il est intéressant de noter que le nom de Caleb signifie chien. Ce n’est pas une belle expression. C’est vrai, par nature c’est ce que nous étions. Il y a quelque chose en rapport avec les chiens – je ne suis pas un grand ami des chiens – mais il y a quelque chose que nous pouvons dire d’un chien qui est positif : il connaît la voix de son maître, et montre de la fidélité et même un dévouement souvent inébranlable. Il est intéressant de faire le lien avec le caractère de Caleb parce que certainement il connaissait la voix de son Maître. Et deuxièmement il a montré un dévouement inébranlable, puisque que, de Caleb nous lisons, pas une ou deux fois, mais six fois, qu’il a suivi pleinement l’Éternel. La première fois où nous avons cela, c’est au chapitre 14 et au v. 24 : « Mon serviteur Caleb, parce qu’il a été animé d’un autre esprit et qu’il m’a pleinement suivi, je l’introduirai dans le pays où il est entré, et sa semence le possédera ». C’est une promesse que Dieu lui donne. Tous les autres sont morts dans le désert. Ils ne sont pas entrés dans le pays. Chaque homme qui avait plus de vingt ans est mort dans le désert. Mais Caleb avait un autre esprit en lui. Il est entré dans le pays parce « qu’il m’a pleinement suivi ». Quel témoignage Dieu a pu rendre à Caleb ! La deuxième fois nous lisons cela de lui au chapitre 32. On lit de ceux du peuple : « ils ne m’ont pas pleinement suivi, — excepté Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, et Josué, fils de Nun, car ils ont pleinement suivi l’Éternel » (v. 11 et 12). Troisièmement au chapitre 1er du Deutéronome au v. 36 il est dit : « il a pleinement suivi l’Éternel ». Moïse le constate donc trois fois, et les trois autres fois, c’est dans le livre de Josué . « Et les fils de Juda s’approchèrent de Josué, à Guilgal ; et Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, lui dit : Tu sais la parole que l’Éternel a dite, à mon sujet et à ton sujet, à Moïse, homme de Dieu, à Kadès-Barnéa. J’étais âgé de quarante ans quand Moïse, serviteur de l’Éternel, m’envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays, et je lui rapportai la chose comme elle était dans mon cœur. Et mes frères qui étaient montés avec moi faisaient fondre le cœur du peuple ; mais moi, je suivis pleinement l’Éternel, mon Dieu. [C’est Caleb lui-même qui le dit ici]. Et Moïse jura en ce jour-là, disant : Si le pays que ton pied a foulé n’est à toi pour héritage, et à tes fils, pour toujours ! car tu as pleinement suivi l’Éternel, mon Dieu. Et maintenant, voici, comme il l’a dit, l’Éternel m’a conservé en vie ces quarante-cinq ans, depuis que l’Éternel a dit cette parole à Moïse, lorsque Israël marchait dans le désert ; et maintenant, voici, moi je suis aujourd’hui âgé de quatre-vingt-cinq ans. Je suis encore aujourd’hui fort comme le jour où Moïse m’envoya ; telle que ma force était alors, telle ma force est maintenant, pour la guerre, et pour sortir et entrer. Et maintenant, donne-moi cette montagne dont l’Éternel a parlé en ce jour-là ; car tu as entendu, en ce jour-là, que les Anakim y sont, et de grandes villes fortes ; peut-être que l’Éternel sera avec moi, et je les déposséderai, comme l’Éternel a dit. Et Josué le bénit, et donna Hébron en héritage à Caleb, fils de Jephunné. C’est pourquoi Hébron appartient en héritage, jusqu’à ce jour, à Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, parce qu’il avait pleinement suivi l’Éternel, le Dieu d’Israël » (14. 6 à 14). Trois fois v. 8, 9 et 14 il y a l’expression « il a pleinement suivi l’Éternel ». Le dévouement de Caleb à son Dieu nous touche. Ce n’est pas une décision d’un jour, qui n’a pas duré. On a ici quelques dates qui sont données. Il avait quarante ans quand Moïse l’a envoyé. A ce moment-là déjà, il avait pleinement suivi l’Éternel, on a vu le témoignage de ces deux hommes en Nombres 14, et quarante-cinq ans plus tard, encore le même témoignage. C’est répété trois fois. Je trouve cela toujours remarquable, cette patience, cette continuité sur le chemin de la foi. On n’a pas beaucoup d’exemples pareils dans la Parole de Dieu. Si nous prenons les livres historiques, par exemple les rois d’Israël ou de Juda, parmi les rois d’Israël on n’a personne dont on a vraiment le témoignage que quelqu’un ait fait ce qui est bon aux yeux de l’Éternel. Parmi les rois de Juda, il y en a sept ou huit où on a ce témoignage, mais souvent c’était pendant quelques années. Mais Caleb, pendant quarante-cinq ans, a toujours suivi l’Éternel. Il n’a jamais perdu de vue ce que Dieu lui avait promis en Nombres 14. Cette promesse de Dieu avait sa place dans son cœur et il a apprécié Hébron, et maintenant il l’a vu et il veut prendre possession d’Hébron. Et on voit un homme de quatre-vingt-cinq ans qui va contre les Anakim pour les combattre, et Dieu lui accorde la victoire. C’est absolument remarquable. J’aimerais lire un verset dans l’épître aux Hébreux, où l’écrivain de l’épître a peut-être pensé à Caleb. En tout cas dans ce verset en Hébreux 6, nous pouvons bien faire le lien avec ce qu’on a lu ici en Josué chapitre 14. « Mais nous désirons que chacun de vous montre la même diligence pour la pleine assurance de l’espérance jusqu’au bout ; afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais imitateurs de ceux qui, par la foi et par la patience héritent ce qui avait été promis » (Héb. 6. 11 et 12). Caleb ! On voit qu’il est vraiment un bel exemple de ce que l’écrivain de l’épître aux Hébreux place devant nous : la foi et la patience. On a besoin de cela, de cette énergie de la foi, mais aussi de la patience. Bien sûr, là, la patience est en rapport avec ce que nous ne possédons pas encore mais qui nous est promis. En même temps nous savons bien, quand nous considérons le livre de Josué, l’application que nous pouvons en faire. C’est vraiment que Dieu nous a bénis avec toutes ces bénédictions, Il nous a déjà donné ce bon pays et Il désire que nous entrions dans sa jouissance, donc acquérir par la foi pour posséder, pour jouir de ce que nous avons hérité, de ce que Dieu nous a donné dans Sa grâce. En rapport avec Caleb, je mentionne encore cela : Josué le bénit et lui donna Hébron en héritage. Hébron veut dire communion. Effectivement il faut que Dieu nous donne comme bénédiction de vraiment jouir de la communion avec Lui, communion avec le Père, avec le Fils dont nous parle l’apôtre Jean dans sa première épître où il dit : « notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie » (1. 3 et 4), cette joie qu’il a aussi connue. On a vu la grappe d’Eshcol et on voit quelque chose de la joie qui est le résultat quand nous vivons par la foi, si nous jouissons vraiment de l’héritage que Dieu nous a donné. Il y a aussi le verset que nous connaissons bien dans l’évangile selon Jean : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (14. 23). De nouveau la communion qui est le résultat quand nous vivons vraiment une vie de foi, marchant sur le chemin qui est selon les pensées du Seigneur, sur le chemin d’obéissance où l’on jouit de l’héritage que nous avons reçu. On voit que la foi de Caleb se manifeste aussi dans sa famille. Au chapitre 15 du livre de Josué nous lisons de sa fille Acsa et de son beau-fils par la suite, Othniel, et on voit aussi avec eux une attitude similaire, l’appréciation de l’héritage et aussi l’énergie de la foi pour vaincre l’ennemi. Dans ce cas, ce n’est pas Kiriath-Arba, qui est Hébron, mais Kiriath-Sepher qui devient Debir. Cela est une indication qu’ils ont vraiment vaincu l’ennemi et peut-être aussi un lien direct avec la Parole de Dieu que nous avons là parce que Kiriath-Sepher veut dire livre et cela est devenu un vrai Débir, c’est-à-dire une place où Dieu parle, parce que Debir veut vraiment dire oracle ou la Parole que Dieu nous a donnée.

Maintenant, encore un autre exemple, en rapport avec quelques femmes qui ont apprécié l’héritage. De nouveau nous nous tournons vers les Nombres, chapitre 27. « Et les filles de Tselophkhad, fils de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, des familles de Manassé, fils de Joseph, s’approchèrent (et ce sont ici les noms de ses filles : Makhla, Noa, et Hogla, et Milca, et Thirtsa) ; et elles se tinrent devant Moïse et devant Éléazar, le sacrificateur, et devant les princes et toute l’assemblée, à l’entrée de la tente d’assignation, disant : Notre père est mort dans le désert, et il n’était pas dans l’assemblée de ceux qui s’ameutèrent contre l’Éternel, dans l’assemblée de Coré ; mais il est mort dans son péché, et il n’a pas eu de fils. Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille parce qu’il n’a pas de fils ? Donne-nous une possession au milieu des frères de notre père. Et Moïse apporta leur cause devant l’Éternel. Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Les filles de Tselophkhad ont bien parlé. Tu leur donneras une possession d’héritage au milieu des frères de leur père, et tu feras passer à elles l’héritage de leur père » (v. 1 à 7). On a donc ce récit des filles de Tselophkhad. Tselophkhad veut dire premier-né – mais il n’avait pas de fils, il était mort dans le désert. On voit quelque chose qui semble sans espérance. Ces filles montrent une foi remarquable. La Parole nous parle quatre fois d’elles. La première fois c’est au chapitre 26 au v. 33, et toujours les cinq noms sont donnés. Ils avaient de l’importance pour Dieu. On voit qu’elles avaient un vrai intérêt, de l’appréciation pour l’héritage, ce qui ressort clairement des versets que nous avons lus au chapitre 27. On peut dire que, pour Dieu, c’était si important qu’Il voulait que cela soit retenu dans Sa Parole, afin que cela nous parle encore aujourd’hui. Dieu nous donne quatre fois le nom de ces cinq filles. Ce n’est pas toujours facile de bien interpréter les noms, mais quand même quelques noms sont très clairs. Makhla veut dire vraiment faible. On peut faire un lien avec ce que nous dit la 1ère épître de Pierre en rapport avec les femmes au chapitre 3. 7 : la femme est « un vase plus faible, c’est-à-dire féminin ». Nous avons également, comme hommes, des vases faibles, mais la Parole nous dit que les femmes sont des vases plus faibles que les hommes. Le nom de Makhla nous fait penser à cela : elles étaient conscientes de leur faiblesse, conscientes des circonstances, de leur condition, de leur père qui est mort, qui n’avait pas de fils, etc. Reconnaître la faiblesse. Noa, cela veut peut-être dire agile, donc on voit qu’elle était d’un tempérament différent de sa sœur. Hogla veut dire perdrix, Milca veut dire conseiller ou reine, donc une place particulière, et Thirtsa veut dire délice. C’est très clair, car ce nom est interprété dans le Cantique des cantiques au chapitre 6, où il est dit au v. 4 : « Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem ». Donc Thirtsa, c’est délice, agréable. C’est cela que Dieu voit aussi en nous, dans la femme croyante, pas seulement un vase faible mais elle est aussi aux yeux de Dieu l’objet de la grâce qu’il a déployée envers nous, envers chacun de nous, homme ou femme. N’oublions pas cela aussi à l’égard des femmes. Parfois nous avons la tendance à penser que la place de la femme dans l’ordre de la création n’est, bien sûr, pas la même que la place de l’homme. La Parole est là, c’est ainsi très clair, mais quant à la valeur aux yeux de Dieu il n’y a aucune différence. N’oublions pas cela. La femme, aux yeux de Dieu, a une autre place, mais elle a la même valeur . Quand nous parlons des bénédictions que Dieu nous a données, il n’y a absolument pas de différence entre l’homme et la femme. La femme est également en Christ comme nous, et également bénie avec toutes les bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, comme nous, les frères. Une première leçon que nous apprenons donc ici, par les filles de Tselophkhad, c’est qu’il y a des sœurs – il faut le dire ainsi – qui appréciaient vraiment l’héritage, qui voulaient jouir de ce que Dieu leur avait donné. Cela peut encourager nos sœurs à ne pas laisser la jouissance de l’héritage à quelques frères, mais également à prendre la Parole de Dieu, pour la lire, l’étudier , pour jouir des bénédictions que Dieu nous a données. Cela, c’est également pour les sœurs. Quel encouragement est donné par ces filles de Tselophkhad ! Dieu a conservé cela dans Sa Parole pour notre instruction. Nous avons lu que Dieu lui-même a dit : « Les filles de Tselophkhad ont bien parlé » (v. 7). Dieu approuve donc pleinement ce que les filles de Tselophkhad ont exprimé et Il dit : « Tu leur donneras une possession d’héritage au milieu des frères de leur père ». On voit que Dieu a vraiment apprécié ce désir-là. J’ai donc mentionné le chapitre 26. 33, on a lu au chapitre 27, et le troisième passage où elles sont encore mentionnées, c’est au chapitre 36. 1 : « Les chefs des pères de la famille des fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, d’entre les familles des fils de Joseph, s’approchèrent et parlèrent devant Moïse et devant les princes, chefs des pères des fils d’Israël, et ils dirent : L’Éternel a commandé à mon seigneur de donner le pays en héritage par le sort aux fils d’Israël, et mon seigneur a reçu de l’Éternel commandement de donner l’héritage de Tselophkhad, notre frère, à ses filles. Si elles deviennent femmes de quelqu’un des fils des autres tribus des fils d’Israël, leur héritage sera ôté de l’héritage de nos pères, et sera ajouté à l’héritage de la tribu à laquelle elles viendront à appartenir ; et il sera ôté du lot de notre héritage » (v.1 à 3). « Et Moïse commanda aux fils d’Israël, sur le commandement de l’Éternel, disant : La tribu des fils de Joseph a dit juste… seulement, qu’elles deviennent femmes dans la famille de la tribu de leurs pères… Les filles de Tselophkhad firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse ; et Makhla, Thirtsa, et Hogla, et Milca, et Noa, filles de Tselophkhad se marièrent aux fils de leurs oncles » (v. 5, 6, 10). C’est la troisième fois qu’elles sont mentionnées. On voit déjà que ce n’est pas elles qui prennent la parole mais on a lu que c’est « les chefs des pères de la famille des fils de Galaad » qui ont pris la parole. Au chapitre 27, ce sont ces chefs des pères qui ont parlé, et maintenant c’est eux aussi qui prennent la parole . Nous voyons que l’attitude des filles de Tselophkhad en a encouragé d’autres à avoir plus d’intérêt dans l’héritage. Cela peut encourager aussi nos sœurs à avoir une influence positive, même ici, c’est sur les chefs des pères. Dieu voit quand nous apprécions vraiment l’héritage. On voit que Dieu honore cela, et on voit aussi que notre influence est importante. Nous pouvons avoir une influence bénéfique sur d’autres, nous pouvons aussi, malheureusement, avoir une mauvaise influence, mais ici on a l’exemple d’une influence tout à fait positive. Il y a une chose qui est vraiment en question ici, qui est réglée. Dieu lui-même indique comment il fallait agir en rapport avec le mariage, parce que, si elles sont mariées avec quelqu’un d’une autre tribu, l’héritage sera perdu pour leur tribu. Là aussi on a une instruction bien importante. Nous savons bien comme le mariage est important . Nous le savons pour nos jeunes croyants, nos jeunes sœurs, nos jeunes frères. Que le conjoint qu’il prend soit vraiment choisi avant tout par le Seigneur qui prépare les cœurs, et que le mariage se fasse dans le Seigneur pour traduire ainsi l’expression qu’on a au v. 6 : là Dieu a dit : « seulement, qu’elles deviennent femmes dans la famille de la tribu de leurs pères ». On lit dans le Nouveau Testament dans la 1ère épître aux Corinthiens chapitre 7, que la femme: « est libre de se marier à qui elle veut, seulement dans le Seigneur » (v. 39). C’est cela qui est si important. Nous savons aussi l’importance du mariage. S’il est dans le Seigneur, le Seigneur peut l’utiliser aussi afin que l’héritage soit conservé. Ce que Dieu nous a donné comme bénédiction, nous pouvons jouir de cela personnellement, collectivement, mais pour garder l’héritage et la jouissance de l’héritage, effectivement le mariage est important s’il est dans le Seigneur. S’il n’est pas dans le Seigneur, on peut vite perdre ce que Dieu nous a donné dans Sa grâce. Que le Seigneur nous aide et encourage aussi tous nos jeunes à se marier en Lui, sous Sa direction, avec Sa bénédiction !
On voit au v. 11 que les noms sont donnés dans un autre ordre : « Makhla, Thirtsa, et Hogla, et Milca, et Noa ». C’est peut-être l’ordre dans lequel elles se sont mariées. L’aînée est citée en premier mais ensuite c’est la plus jeune. On voit que les choses sont faites comme Dieu l’a désiré. Finalement en Josué 17, nous lisons encore quelques versets : « Et Tselophkhad, fils de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, n’eut point de fils, mais seulement des filles ; et ce sont ici les noms de ses filles : Makhla, et Noa, Hogla, Milca, et Thirtsa ; et elles se présentèrent devant Éléazar, le sacrificateur, et devant Josué, fils de Nun, et devant les princes, disant : L’Éternel a commandé à Moïse de nous donner un héritage au milieu de nos frères. Et Josué leur donna, selon le commandement de l’Éternel, un héritage au milieu des frères de leur père. Et il échut dix parts à Manassé, outre le pays de Galaad et de Basan, qui est au-delà du Jourdain ; car les filles de Manassé reçurent un héritage au milieu de ses fils » (v. 3 à 6). On voit dans ces versets que leur désir leur a été accordé. Dans le pays, elles ont reçu maintenant une part que Dieu voulait leur donner. Entre-temps, elles se sont mariées. Ce qui me frappe ici, c’est que ce n’est pas leurs maris qui sont venus pour demander que, comme Moïse nous l’a dit auparavant, maintenant il faut donner l’héritage aussi à leurs femmes. Cette fois-ci de nouveau, ces filles se présentent devant Josué. Cela nous donne une autre instruction importante, aussi pour nos femmes mariées. Il y a une relation de la foi personnelle avec le Seigneur qui demeure, qui doit se cultiver aussi quand elles sont mariées. Ce n’est pas, maintenant, que la foi de la femme passe par son mari, ou que la jouissance de l’héritage passe par le mari. Non. Il y a une part aussi pour les sœurs, aussi pour les sœurs mariées, qui doivent jouir et apprécier ce que Dieu leur a donné. Il me semble que la Parole est riche en enseignements et nous aide vraiment, en nous montrant que les sœurs doivent avoir cet intérêt pour l’héritage, de l’intérêt pour les bénédictions que Dieu nous a données, et aussi bien sûr un vrai intérêt pour les choses que nous ne possédons pas encore pleinement mais qui sont promises, qui sont conservées pour nous – et nous allons bientôt entrer dans leur pleine jouissance.
Que le Seigneur nous aide, chacun de nous, frères et sœurs, à vraiment apprécier l’héritage, à jouir des bénédictions qu’Il nous a données, et ainsi à avancer vers notre héritage qui est dans les cieux, et nous avons besoin de regarder en haut vers le Seigneur. Nous avons besoin d’être occupés de Sa personne. Nous lisons encore dans le cantique 95 :

C’est dans les cieux qu’est Jésus notre vie,
Notre Avocat, notre Chef, notre Époux,
Jésus en qui notre âme se confie.
Ah ! quelle gloire et quel bonheur pour nous !

Il est allé nous y préparer place ;
Et, du céleste et bienheureux séjour,
Il nous fait part de son Esprit de grâce,
Et des effets de son plus tendre amour.

Suivons-le tous, animés d’un saint zèle ;
N’arrêtons pas nos cœurs en ces bas lieux ;
Ce Dieu Sauveur, lui-même, nous appelle,
Et nos vrais biens sont cachés dans les cieux.

D’après edification.bible mars 2021

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (26)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (26)

 

En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard. 1 Thess. 5. 18.
Où est Dieu, mon créateur, qui donne des chants de joie dans la nuit ? Job 35. 10.

RENDRE GRÂCES POUR TOUT

Une jeune missionnaire raconte : A Madagascar nous éprouvons vraiment beaucoup de joie, mais il y a aussi des moments de découragement. Par exemple quand survient un cas de malaria ou qu’il faut essuyer de durs revers, et que rien ne va plus.
Un jour, j’étais particulièrement découragée. Je suis allée dans notre salle de réunions et j’ai commencé à prier : – Pourquoi permets-tu tout cela ? Pourquoi ce découragement ? Pourquoi ma mauvaise santé ? Et j’ai pourtant tout donné.
En cet instant entra un lépreux qui était aveugle. Pour se déplacer, il devait glisser sur ses genoux. Il vint tout près de moi ; et parce qu’il se croyait seul, il a commencé à prier à haute voix. C’était une prière pleine de louange et de reconnaissance, une prière tout à fait extraordinaire. Voici ce dont je me souviens : – Je te remercie pour tout ce que tu as fait dans ma vie. Je te remercie aussi pour cette maladie. Si je n’étais pas tombé malade, je vivrais dans la forêt. Je serais peut-être devenu riche, et j’aurais possédé des zébus et des champs de riz. Mais je n’aurais pas appris à Te connaître. A cause de cette maladie je suis venu à la léproserie, et là j’ai appris à Te connaître. Et Te connaître a plus de valeur que tout autre chose. Je te remercie pour tout, également pour cette maladie.
Quand j’ai entendu cela, j’ai commencé à pleurer. Et j’ai terminé ainsi ma prière : – Pardonne-moi, mon Dieu. Je ne me plaindrai plus jamais de toi.

D’après Der Herr ist nahe Mars 2021

Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. És. 53. 6

C’EST CE QUE JE SUIS !

Il y a de nombreuses années, un jeune Anglais fit un long séjour en Australie. Il se perdit une fois dans la forêt, et arriva finalement à une grande ferme. Lorsqu’il demanda s’il pouvait y passer la nuit, le paysan lui répondit : – Vous pouvez dormir là-haut dans la grange, si vous voulez. Mais il y a déjà quelqu’un là-haut. Effectivement, une autre personne, bien misérable, y était couchée dans un coin, toussant terriblement. Ils parlèrent ensemble et il se trouva que c’était aussi un Anglais. Il avait même étudié à la même Université. Mais ensuite il s’était disputé avec sa famille et était parti en Australie, où il avait mené pendant 25 ans une vie de sauvage. Il se rendait maintenant compte qu’il allait mourir, et cela le tourmentait. – Connaissez-vous quelque chose de l’au-delà ? demanda-t-il au nouveau venu. Celui-ci haussa les épaules. Mais quand il vit l’angoisse de son compagnon, il pensa qu’il y aurait peut-être une réponse dans la Bible.
Le malade avait justement une Bible dans ses affaires. Sa mère la lui avait donnée autrefois, mais il ne l’avait jamais lue. Maintenant son voisin devait y chercher une réponse. Lorsqu’il prit la Bible, elle s’ouvrit au chapitre 53 du prophète Ésaïe. Il commença à lire « Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs et sachant ce que c’est que la langueur », le malade demanda alors : – Qui est-ce, ce Il ? Le lecteur suggéra une réponse possible : – Jésus Christ ? – Ah ! dit le malade, – Continuez. C’est ce qu’il fit. Quand il arriva à ces mots « Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin », le malade l’arrêta : – C’est moi, cela, c’est moi-même ! C’est ce que j’ai fait toute ma vie ».
Les deux hommes restèrent un moment silencieux. Puis le malade demanda à son nouveau compagnon de continuer à lire.« L’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. – Ah ! Jésus Christ ! Relisez encore ce verset. Le jeune homme lut tout le chapitre jusqu’au bout. Le malade s’était allongé de nouveau sur la paille et écoutait tranquillement.
Le matin suivant, le soleil pénétrait par les interstices entre les planches quand le jeune Anglais s’éveilla. Il se tourna vers son compatriote malade et s’étonna de son apparence. Il semblait être devenu tout autre, tellement il le regardait paisiblement. « L’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous », dit le malade. – Jésus Christ est maintenant aussi mon Sauveur. Et il raconta comment, pendant la nuit, il avait confessé ses péchés à Dieu et, par la foi au Seigneur Jésus, avait trouvé le pardon.
– Le pauvre homme a perdu la tête, pensa-t-il d’abord. Mais il put constater que cette paix était réelle et qu’elle dura jusqu’au moment où, quelques jours plus tard, le malade mourut.
Quand, plus tard, il racontait cela, il ajoutait : – Il a fallu longtemps pour que ce fait vécu dans la brousse australienne m’amène, moi aussi, à trouver Jésus comme mon Seigneur. Mais la grâce de Dieu ne m’a pas abandonné.

D’après Die gute Saat Mars 2021

Écoutez la parole de l’Éternel, vous qui tremblez à sa parole. És. 66. 5.

LA PRÉDICATION D’UNE BALLE

Au 17ème siècle, il était prescrit à chaque soldat britannique d’avoir une Bible dans son paquetage. Or il y avait un jeune homme, qui risquait une punition, qui s’était joint à la troupe parce qu’il espérait secrètement avoir sa part du butin. Il dut, comme ses camarades, emporter une Bible. A la fin d’une dure journée de combats, il fouilla dans sa poche pour y trouver quelque chose à manger. Un livre lui tomba alors dans les mains. Il le sortit et découvrit un trou mystérieux dans la couverture. Il secoua le livre – c’était la Bible – et constata qu’une balle s’y était introduit. La pointe de la balle tombait dans le livre de l’Écclésiaste, où il lut : « Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et que ton cœur te rende heureux aux jours de ton adolescence… mais sache que, pour toutes ces choses, Dieu t’amènera en jugement. » (ch. 11. 9).
Il comprit aussitôt que Dieu lui parlait. Car sans la Bible il serait probablement mort ! Et il se représenta alors ce qui serait advenu de lui s’il était mort sans s’y être préparé. Il voyait clairement qu’il ne pourrait pas se tenir devant Dieu. Il connaissait la bonne nouvelle du salut en Jésus Christ, mais ne l’avait pas, jusque-là, prise vraiment au sérieux. Et ce fut le tournant de sa vie : il reçut alors Jésus Christ comme son Sauveur, et il se fit un changement profond et durable dans sa vie.
Il disait volontiers : – Je dois ma vie à ma Bible, celle de mon corps, qu’il a protégé sur le champ de bataille, et celle de mon âme, que j’ai trouvée en Jésus Christ.
Dieu parle aux hommes de mille façons : dans la vie courante, par des revers, par des réponses aux prières, par des coups du sort, ou peut-être par ce récit. Il désire nous persuader qu’Il existe et qu’Il nous parle à nous personnellement.

D’après Die gute Saat Mars 2021

Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Jean 5. 39.

NE LIRE QUE LA BIBLE ?

Après un message d’évangélisation, un jeune homme s’adressa au prédicateur : – Je suis un cas désespéré. Je ne crois à rien.
– Et qu’attendez-vous de moi ?
– Je vois clairement que la foi rend heureux. Je vous envie. Que dois-je faire ? Que dois-je étudier ?
– Seulement la Bible !
– A quoi sert-il de la lire, si je ne crois pas qu’elle est la Parole de Dieu ?
L’évangéliste ouvrit alors sa Bible, lut le verset en-tête de ce récit, et expliqua : – Les Saintes Écritures elles-mêmes témoignent de leur origine divine et de la divinité du Seigneur Jésus.
– Bien. Je vais lire la Bible. Et que dois-je faire d’autre ?
– Priez.
– Mais pourquoi devrais-je prier Dieu, si je ne crois pas en Lui ?
– Cela n’est pas un empêchement. Mais vous devez être honnête. Dieu répond à celui qui Le recherche sérieusement.
– Et quoi d’autre ?
– Demandez à Dieu qu’Il vous ouvre l’intelligence. Et ensuite agissez en conséquence.
– Est-ce vraiment tout ?
– Oui.
Deux semaines plus tard le jeune homme revint et raconta : – J’ai lu ce que vous m’avez dit. Puis j’ai prié Dieu et Lui ai demandé de Se montrer à moi et de me prouver que la Bible est Sa Parole, et que Jésus Christ est Son Fils et le Sauveur des pécheurs. Et effectivement, j’ai été éclairé pour reconnaître qui est Jésus et ce qu’Il a fait pour moi, et finalement j’ai accepté Son invitation. Le cœur brisé, je me suis tourné vers Lui en Le priant, et j’ai trouvé la paix du cœur. Maintenant je sais qu’Il m’aime et que mes péchés ont été lavés dans Son sang.

D’après Die gute Saat Mars 2021

 

Celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend et comprend la parole, qui aussi porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Mat. 13. 23.
En vérité, en vérité, je vous dis : A moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Jean 12. 24.

UN CLASSEMENT ERRONÉ

Joseph travaillait comme apprenti dans une petite librairie. Son patron lui demanda un jour de classer les livres suivant leur contenu et de les placer sur les rayons convenables. -Tu vois, les rayons sont bien marqués : voyages, famille, technologie, agriculture, religion, etc. Si ce n’est pas clair d’après le titre, ouvre le livre et lis quelques paragraphes. Tu verras facilement dans quel groupe il se place. Joseph commença ce travail. Ce n’était pas toujours très facile de classer les livres à leur bonne place, mais au bout d’un moment il acquit un peu d’expérience pour cela.
Un jour il prit un petit volume relié en noir, dont le titre ne lui fut pas très en aide. Il le feuilleta et lut : « Un semeur sortit pour semer ». Un peu plus loin, il était question d’« épines », de « bonne terre », et de « fruit ». Il comprit que c’était clairement un livre d’agriculture. Et il le plaça sur le rayon correspondant.
Quelques jours plus tard, un fermier d’un village voisin entra dans le magasin, espérant y trouver un livre sur les céréales. Le libraire étant absent, Joseph dut aider le client. Il se rappela ce petit livre noir, le prit, et expliqua, comme un bon commerçant, que le livre parlait de semailles, de moisson, de mauvaises herbes et de bon et mauvais terrain. Le client, satisfait, acheta le livre, et commença à l’étudier le même soir.
En ouvrant le livre qu’il avait acheté le même jour, le paysan fut surpris en lisant le titre : Le Nouveau Testament. Il n’eut pas besoin d’en lire plus que quelques lignes pour se rendre compte qu’il y avait eu erreur. On lui avait vendu un livre sur la religion. Furieux, il le referma violemment et le mit dans sa bibliothèque, bien décidé à le changer à la première occasion, et à se plaindre au libraire de l’incompétence de son apprenti.
Mais notre paysan tomba malade. Après avoir passé quelques jours au lit, il commença à trouver le temps long et demanda à sa femme de lui donner quelque chose à lire. Elle ouvrit la bibliothèque et y trouva un petit livre noir qu’elle n’y avait jamais remarqué auparavant.
– Connais-tu ce livre ? demanda-t-elle. – L’as-tu déjà lu ? Il lui expliqua alors comment il l’avait eu.
– Eh bien ! Lis-le. Il pourrait être intéressant.
Malgré une certaine mauvaise volonté, le fermier prit le livre. Bientôt, cependant, il était tellement plongé dans sa lecture qu’il oublia tout autre chose. Le récit de la vie du Seigneur Jésus, de Ses œuvres, de Ses souffrances et de Sa mort firent sur lui une profonde impression. Une phrase, en particulier, le frappa par son appel personnel : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37). Sans hésiter davantage, il s’agenouilla au pied de son lit et s’écria : – Seigneur Jésus, Fils de Dieu, Sauveur du monde, je veux venir. Me voici, sauve-moi !
Et il trouva la paix pour son âme et sa conscience.

D’après The good Seed Mars 2021

Au Seigneur notre Dieu sont les compassions et les pardons. Dan. 9. 9.

L’ESPRIT DE PARDON

Il y a six ans, l’université de Garissa, au Kenya, fut victime d’une attaque terroriste par les Shebab, dans laquelle 148 personnes perdirent la vie. Ciku Muriuki, un speaker à la radio, transmit le message personnel suivant aux assassins.
– Vous êtes responsables de la mort de 148 étudiants. Je suis affligé avec ces familles qui ont été privées d’un de leurs chers enfants. Mais je ne suis pas triste quant à ceux qui sont morts. Je suppose que vous avez, délibérément, choisi cette période de Pâques, le temps où Jésus Christ a donné Sa vie pour nous tous, y compris pour vous-mêmes. Peut-être que vous tournez en ridicule ce jour solennel de l’année chrétienne.
– Ce vendredi-là, une foule furieuse insultait Christ et se moquait de Lui, réclamant que Son sang soit versé. Les soldats romains Lui ont craché au visage, L’ont frappé, ont mis sur Sa tête une couronne d’épines, et L’ont, dans leur dureté, cloué sur une croix. Pourquoi une telle cruauté ? Jésus a regardé Ses assassins, et a dit : « Père, pardonne-leur ». Si ces hommes portaient la responsabilité de L’avoir mis à mort, c’est Lui qui a donné volontairement Sa vie pour nous, nous qui péchons délibérément ou par ignorance.
– C’est pour vous que Christ est mort, pour vous qui avez tué mes frères et sœurs chrétiens… Jésus est mort, mais Il est ressuscité. Et il en sera de même des étudiants chrétiens que vous avez massacrés. Ils seront ressuscités, car la vie éternelle est promise à ceux qui ont cru en Lui… Christ est aussi mort sur la croix pour vous – pour votre salut, si vous vous repentez.

D’après The good Seed Avril 2021

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. Marc 16. 9.

LE JOUR DU SEIGNEUR

A la fin des quatre évangiles est rapporté le même évènement, qui introduit un nouvel âge : Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts. Le jour de la résurrection correspond au dimanche. Ce jour-là, le Seigneur fit cinq rencontres significatives.
1. Il a d’abord rencontré une femme, près du tombeau, qui pleurait son Seigneur mort. Jésus l’a consolée, et l’a rendue capable de Le reconnaître, puis Il lui a confié un message merveilleux : « Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 16 et 17).
2. Deux femmes, Marie de Magdala et une autre Marie, s’étaient rendues au tombeau et l’avaient trouvé vide. Comme elles couraient l’annoncer aux disciples, « Jésus vint à leur rencontre et dit : Je vous salue. Elles s’approchèrent de lui, saisirent ses pieds et lui rendirent hommage » (Mat. 28. 9).
3. Deux disciples avaient quitté Jérusalem, le cœur lourd. Pendant leur trajet, Jésus S’est joint à eux et a commencé à parler avec eux. Plus tard ils ont déclaré : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous ouvrait les Écritures ? » (Luc 24. 32).
4. Ce soir-là les disciples étaient assemblés. Bien qu’ils aient fermé les portes par crainte des ennemis de Jésus, Il apparut soudain au milieu d’eux et leur dit : « Paix vous soit ». Le Seigneur leur faisait don de cette paix qu’Il avait acquise par Sa mort, pour tous ceux qui croient en Lui, et qui les a remplis d’une grande joie (Jean 20. 19 et 20).
5. Une autre rencontre eut lieu ce premier jour de la semaine : le Seigneur chercha Pierre, le disciple qui L’avait renié. Dans un entretien privé Il restaura la relation entre Pierre et Lui-même. (Luc 24. 34).
Il n’est donc pas surprenant que les premiers chrétiens aient nommé le jour de la résurrection de Christ : le Jour du Seigneur. C’est le jour où Sa glorieuse victoire sur la mort et le diable a été confirmée.

D’après The good Seed Avril 2021

« L’Éternel est miséricordieux, et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté. Il ne contestera pas à jamais, et il ne garde pas sa colère à toujours. Il ne nous a pas fait selon nos péchés, et ne nous a pas rendu selon nos iniquités » Ps. 103. 8 à 10.

LA CONVERSION D’UN LÉGIONNAIRE

Marcel était un ancien légionnaire, et avait servi comme officier dans la Légion française et étrangère. Il passait maintenant ses dernières années dans une maison de retraite à Paris. Beaucoup de choses lui rappelaient son passé mouvementé tandis qu’il était allongé dans sa petite chambre.
Il avait eu une hostilité violente envers toute forme de religion. Cependant maintenant il acceptait les visites d’un prédicateur, sans doute pour passer le temps. Ce dernier lui parlait toujours de l’amour de Dieu qui avait envoyé Son Fils sur la terre pour le salut de l’humanité.
Marcel, une fois, interrompit son visiteur : – Écoutez, lui dit-il, je dois admettre que tout ce que vous me dites paraît merveilleux, mais ce n’est pas pour moi. Il y a quelque chose que vous ne savez pas : j’ai du sang sur les mains.
Le chrétien resta un moment silencieux. Puis il ouvrit sa Bible et lut les versets suivants :
« L’un des malfaiteurs qui étaient crucifiés l’injuriait en disant : – N’es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. Mais l’autre lui répondit et le reprit : – Tu ne crains pas Dieu, toi ? Car tu es sous le même jugement. Pour nous, nous y sommes justement, car nous recevons ce que méritent les actes que nous avons commis ; mais celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire… Jésus lui dit : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 39 à 43).
Le vieux légionnaire s’exclama, tout étonné : – Est-ce possible ? Alors le paradis est aussi pour moi ! Marcel se mit alors en règle avec Dieu, répondit à l’appel du Seigneur Jésus et fut rempli de joie en ayant la certitude que Christ viendrait un jour le prendre avec Lui dans le paradis.

D’après The good Seed Avril 2021

L’homme expire, et où est-il ? Job 14. 10.
(Jésus a promis à Ses disciples) : Je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. Jean 14. 2 et 3.

SA DERNIÈRE COUPE DE CHEVEUX

Un marin, encore dans la force de l’âge, souffrait de signes inquiétants indiquant une grave maladie. Il avait donc décidé de consulter un médecin. Le fait d’être immédiatement admis à l’hôpital le confirma dans ses terribles suppositions. Ébranlé à l’idée du pronostic, il alla chez le premier coiffeur venu. Quand il s’assit, il dit : – Allez-y, faites bien votre travail. C’est ma dernière coupe de cheveux avant que je parte en enfer.
Le coiffeur était un chrétien véritable. Il s’enquit avec tact de la raison de cette annonce terrifiante. Tout en effectuant son travail, il parla à son client de sa propre foi et de son avenir : il croyait au Sauveur, Jésus Christ, et irait vers Lui dans la gloire quand il mourrait.
Le marin retourna à l’hôpital, seulement pour apprendre le diagnostic fatal : cancer inopérable.
Quelques semaines plus tard, une infirmière vint apprendre au coiffeur la mort du marin. Elle lui tendit un morceau de papier, sur lequel le marin, d’une écriture toute tremblante, avait écrit ces mots : – Pas en enfer – vers Jésus !

D’après The good Seed Avril 2021

Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur : marchez comme des enfants de lumière. Éph. 5. 8.

SAVEZ-VOUS CE QUE C’EST QU’UN HÉLIOSTAT ?

Un héliostat est « un dispositif utilisé pour suivre le parcours du soleil pendant la journée, pour concentrer les rayons solaires vers un point ou une surface fixes au moyen de miroirs. Certains villages situés entre des montagnes, comme Viganella dans le Val d’Aoste, en Italie, ou Rjukan en Norvège, ont mis des héliostats sur les hauteurs pour refléter la lumière du soleil sur la place publique pendant les mois d’hiver. (Wikipédia). Ainsi, les habitants de ces endroits, qui aurait dû vivre les mois hivernaux sans un rayon de soleil, sont éclairés pendant quelques heures de la journée grâce aux miroirs qui envoient la lumière réfléchie du soleil.
Ne devrait-il pas en être de même de nous, chrétiens ? Le Seigneur Jésus nous exhorte : « Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mat. 5. 16). Il nous invite à répondre à la haine par l’amour, à la moquerie par la bonté, à être patients dans l’épreuve et paisibles dans les discussions. Jésus a dit encore : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12). Notre lumière doit être le reflet de ce qu’est Jésus, le Fils de Dieu. De même que, sans le soleil, les miroirs de Viganella ou de Rjukan ne seraient d’aucune utilité, nous non plus ne pouvons rien faire si nous ne nous tournons pas, par la foi, vers le Seigneur.
En entendant les premiers disciples, les foules « les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus » (Actes 4. 13). Si, par la foi, nous avons une communion étroite avec le Seigneur Jésus, les autres s’en rendront compte et seront illuminés par la lumière de la vie !

D’après Il buon Seme Avril 2021

DIEU REMBOURSE

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Qui use de grâce envers le pauvre prête à l’Éternel, et il lui rendra son bienfait. Prov. 19. 17.

 

DIEU REMBOURSE

 

Donnons au pauvre avec compassion ; non pour être vus ou admirés, moins encore pour en faire notre obligé. Mais sachons le secourir par pure sympathie. N’attendons pas quoi que ce soit en retour de la part du pauvre, pas même de la gratitude. Mais considérons ce que nous avons fait pour lui comme un prêt à l’Éternel. C’est lui qui en prend l’obligation, et si c’est de Lui que nous attendons le paiement, nous ne le redemanderons pas au pauvre. Quel honneur nous est fait par le Seigneur, lorsqu’Il condescend jusqu’à emprunter de nous ! Et quel commerçant favorisé que celui qui voit figurer sur ses livres le nom de l’Éternel. Ne serait-ce pas une honte qu’un débiteur semblable n’y fût représenté que pour un montant insignifiant ? Ne craignons pas d’avoir un beau total à sa colonne. Sachons donc aider le premier nécessiteux qui viendra à nous. Quant au remboursement, n’y pensons pas ; nous avons la caution du Seigneur. Loué soit Son nom, Sa garantie vaut mieux que de l’or et de l’argent. Et si nous nous trouvons à court par suite de la dureté des temps, présentons simplement notre compte à la banque de Dieu.

D’après Ch. Spurgeon

 

SEMER POUR LA VIE ÉTERNELLE

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SEMER POUR LA VIE ÉTERNELLE

1. SEMER – MAIS POUR QUI ?

 

Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. Gal. 6. 7 et 8.

Les versets cités ci-dessus nous montrent deux façons de semer : ou bien nous semons pour l’Esprit, afin de vivre à la gloire de Dieu, ou bien nous semons seulement pour satisfaire nos mauvais penchants, ce que la Bible appelle « la chair ». Amis chrétiens, quand nous cédons à la tentation de jeter un regard d’envie, ou que nous nous laissons aller à des pensées ou des actes malsains, ou quand nous regardons un film qui présente des images impures (et il y en a peu qui n’en montrent pas), ou que nous ouvrons toutes sortes de vidéos sur Internet, nous semons pour la chair. De telles pensées, de tels actes, prennent racine en nous et produisent une moisson de corruption, souillant nos cœurs si nous ne les confessons pas devant le Seigneur.
Ne nous laissons pas accabler ! Nous ne pouvons pas effacer ou changer nos fautes passées, mais nous pouvons les confesser devant Dieu qui pardonne et nous appliquer dès lors à semer pour l’Esprit. Chacune des décisions que nous prenons, chacun des actes que nous effectuons, chacune des conversations ayant pour objet les intérêts du Seigneur, porte du fruit pour la vie éternelle.
Afin de semer pour l’Esprit, apprenons à nous tenir dans la présence de Dieu par la foi et à L’honorer dans toute notre vie. Prenons le temps de cultiver notre communion avec le Seigneur en lisant la Bible et en priant, en témoignant pour Christ et en faisant du bien aux autres. Dieu appelle chacun de nous à servir le Seigneur en servant nos frères et sœurs ainsi que notre entourage, avec l’aide du Saint Esprit. C’est là le secret de la liberté et de la joie.

2. SEMER AVEC PERSÉVÉRANCE

 

Or ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas. Gal. 6. 9.
Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Christ. Phil. 1. 6.

Ce passage nous rappelle l’importance qu’il y a à semer pour l’Esprit et non pour la chair. Si nous semons pour l’Esprit, nous ressentirons peu à peu les heureux effets de la moisson dans notre vie. Mais les semences ne germent pas en une nuit. Nous avons parfois l’impression qu’il ne se passe rien. Soyons assurés que Dieu, dans Sa grâce, nous a sauvés et justifiés par l’œuvre de Jésus. Son œuvre nous rend aussi capables de nous tenir nous-mêmes comme étant « morts au péché, mais… vivants à Dieu dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 11). Nous avons ainsi la certitude qu’Il nous aidera à vivre en accord avec ce que nous sommes, et en conséquence, nous sanctifiant chaque jour.
Grâce à notre Seigneur Jésus Christ, il est possible de surmonter les tentations. Nous souhaiterions une victoire totale et définitive qui nous épargnerait d’avoir à combattre sans cesse. Dieu nous appelle à placer notre confiance en Lui dans la bataille contre la souillure, à persévérer et à vivre dans la réalité de la victoire remportée par Son Fils.
Soyons bien convaincus que, si Dieu nous demande de renoncer à ce qui souille, ce n’est pas pour nous frustrer, mais pour nous donner ce qui est infiniment meilleur : une vie à Son service, dans une communion qui nous maintient près de Lui. Le combat n’est pas facile, mais il en vaut la peine. Nous serons victorieux si nous prions le Seigneur avec persévérance, tenant toujours Sa main, comme il est écrit : « Fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » (Éph. 6. 10).
« Que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre seigneur Jésus Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, qui aussi le fera » » (1 Thes. 5. 23 et 24).

D’après « The Good Seed » avril 2021

 

L’AMOUR QUI SAUVE, LA GRÂCE QUI ACCOMPAGNE

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L’AMOUR QUI SAUVE, LA GRÂCE QUI ACCOMPAGNE

 

 

1. NOUS AVONS DE LA VALEUR POUR DIEU

 

Tu es devenu précieux à mes yeux, tu as été glorieux, et moi je t’ai aimé. És. 43. 4.
Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme inique, ses pensées, et qu’il retourne à l’Éternel, et il aura compassion de lui, – et à notre Dieu, car il pardonne abondamment. És. 55. 7.

Dans notre vie sociale, nous sommes fréquemment soumis à des évaluations, par exemple pour déterminer notre rendement scolaire ou la qualité de notre travail. Un résultat positif est toujours très gratifiant. En fait, une vie « réussie » est souvent identifiée avec une carrière professionnelle brillante ou à une amélioration de la vie sociale. Selon cette échelle de valeurs terrestres, celui qui doit affronter des évènements traumatisants, comme le chômage ou la maladie, pourrait sembler être un « perdant » : et de fait il se sentira comme un « nul » !
La bonne nouvelle de l’Évangile, c’est que nous n’avons rien à faire pour « être quelqu’un », mais que nous devons tout simplement croire. Dieu nous aime sans conditions et Il dit à chacun de nous : – Tu as de la valeur à mes yeux ! L’amour de Dieu n’est pas de la même nature que nos sentiments humains, qui peuvent décliner, s’éteindre ou même se transformer en haine. La fidélité de Dieu et Ses soins paternels envers nous sont parfaits et immuables !
Dans l’Évangile, le Seigneur Jésus fait le récit d’un jeune homme qui demande à son père sa part d’héritage et s’en va dans un pays lointain où il dépense tout en vivant dans la débauche. Puis il se repend de sa conduite et revient vers son père. Avant que le fils puisse prononcer le premier mot du discours qu’il avait préparé, son père court vers lui et l’embrasse : pas un reproche, pas une punition (Luc 15. 11 à 32) !
Cette parabole illustre l’amour de Dieu pour nous : un amour qui ne dépend pas de ce que nous faisons ou ne faisons pas. Dieu est ainsi : Il aime et pardonne celui qui se repent, toujours !

 

2. VERS UNE VIE NOUVELLE

 

Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine, mais j’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous [les autres apôtres], non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 1 Cor. 15. 10.

Nous avons vu que l’amour de Dieu attribue une valeur inestimable à quiconque croit. Nous ne devons donc pas craindre les regards des autres, ou nous désespérer à cause de nos erreurs. Nous pouvons nous relever et repartir, parce que Dieu est fidèle. Nous n’obtenons pas Son amour par le moyen de rites religieux ou par des bonnes œuvres, mais parce qu’Il nous a aimés alors que nous étions encore pécheurs (Rom. 5. 8). C’est cela, le « salut par grâce ».
Accepter cet amour si grand et immérité a d’heureux résultats, car il nous amène à aimer à notre tour : nous aimons Dieu et notre prochain, « parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).
La grâce de Dieu nous encourage et nous donne une vie nouvelle ! Avec le Seigneur, nous pouvons surmonter nos peurs en faisant l’expérience de la vraie liberté, celle d’êtres qui sont libérés de l’obsession d’être constamment en compétition, de l’angoisse de ne pas être à la hauteur des situations, de la recherche constante de meilleurs résultats… Celui qui croît en Dieu vit sous l’influence de Sa grâce.
En outre, nous sachant aimés, nous pouvons « rendre grâces », c’est-à-dire remercier et louer Dieu pour Sa grâce envers nous. Nous ne le ferons certainement pas selon la mesure de ce que nous avons reçu, mais nous serons toujours plus reconnaissants envers Dieu qui nous conduit et nous accompagne dans le parcours de la vie.

D’après « Il buon seme » avril 2021

LA PARABOLE DES DIX JEUNES FILLES

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Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Mat. 25. 13.
Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. Rom. 8. 9.
Oui, je viens bientôt. – Amen ; viens, Seigneur Jésus ! Apoc. 22. 20.

 

 

LA PARABOLE DES DIX JEUNES FILLES

 

 

– Résumé. C’était un jour de noces. Le mariage était célébré à la fraîcheur de la nuit. L’époux devait être escorté par un cortège de dix demoiselles d’honneur. Mais il tardait, et les jeunes filles s’endormirent. À minuit, un cri retentit : « Voici l’époux ! » Elles commencèrent à allumer leurs lampes, mais cinq d’entre elles n’avait pas d’huile. Pendant qu’elles étaient parties pour en chercher, l’époux arriva et entra dans la salle des noces avec celles qui avaient de l’huile, les « prudentes ». Les cinq autres, quand elles revinrent, trouvèrent la porte fermée.
Signification. L’époux, c’est Christ, qui reviendra prendre les croyants auprès de Lui au ciel. Les dix jeunes filles représentent ceux qui professent être chrétiens. Ils se sont endormis, au cours des siècles, en oubliant la réalité de la promesse du retour du Seigneur. Le « cri de minuit », c’est la découverte relativement récente dans l’histoire de l’Église, de la venue du Seigneur pour les Siens. Les lampes, c’est le témoignage chrétien, et l’huile, c’est la vie que Dieu donne par l’Esprit Saint.
– Application. Nous devons être prêts pour le moment du retour du Seigneur, avant qu’il soit trop tard pour se préparer ! Il ne suffit pas pour cela de vivre parmi les chrétiens : nous avons besoin de la vie que Dieu donne par la repentance et la foi au Seigneur Jésus. Quand Il viendra pour les Siens, ce ne sera plus le moment de se préparer. La porte sera fermée, immédiatement et définitivement.
C’est aujourd’hui le temps de croire, demain ne nous appartient pas. Soyons comme les jeunes filles prudentes et sages.

D’après « The Good Seed » mars 2021

CORONA 57

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CORONA 57

La fête des trompettes (Lév. 23. 23 à 25)

Avec Corona 56, nous avons vu que la fête de la Pentecôte était une anticipation de la présence de l’Église sur la terre. L’enseignement donné du ciel par notre Seigneur aux apôtres nous apprend que l’Église a une destinée céleste. Elle est présentement le Corps de Christ sur la terre (1 Cor. 12. 12) ; elle sera enlevée au ciel (1 Thess. 4. 14 à 17) pour régner avec Christ. L’Esprit de Dieu nous présente l’Église, tirée hors du monde (Act. 15. 14), bénie de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ (Éph. 1. 3 ; 3. 2 à 6). Dans un jour futur, elle sera la femme ou l’épouse de l’Agneau et en même temps, la nouvelle Jérusalem (Apoc. 19. 7 et 8 ; 21. 9 et 10). Si aujourd’hui elle est le Corps de Christ sur la terre, demain elle sera la femme de l’Agneau dans le ciel et, par la seule grâce de Dieu, nous en faisons partie.
À la fête de la Pentecôte était ajoutée l’injonction suivante : « Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson ; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger » (Lév. 23. 22).
Si les fils d’Israël, une fois introduits dans le pays, devaient respecter cette injonction, elle a aussi une portée prophétique. Alors, de quelle moisson et de quelle glanure est-il parlé ? Cela ne parle certainement pas de l’Église, mais bien plutôt de ce qui se passera après son enlèvement. Nous savons par plusieurs écrits prophétiques et par les paroles du Seigneur Jésus, que ce monde connaîtra des temps très durs, appelés : l’heure de l’épreuve (Apoc. 3. 10) et la grande tribulation (Mat. 24. 21). Pendant ce temps, qui est à venir, l’évangile du royaume sera prêché par les fidèles juifs et les nations en bénéficieront ; ceux qui auront accepté de se courber volontairement devant le Seigneur, qui n’auront pas été persécutés et mis à mort, entreront dans le règne, sur une terre purifiée pour jouir de la bénédiction millénaire (Apoc. 7. 9 à 17). L’Éternel l’avait dit à Abraham « en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre » (Act. 3. 25). Lorsque le Seigneur Jésus a multiplié les pains, il resta douze paniers pleins (Jean 6. 13), une provision de bénédictions pour Israël. « La glanure de ta moisson » destinée au pauvre et à l’étranger fait référence à la part revenant aux nations pendant le millénium.
« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle aux fils d’Israël, en disant : Au septième mois, le premier jour du mois, il y aura un repos pour vous, un mémorial de jubilation, une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre de service, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » (Lév. 23. 23). C’est la fête des trompettes, vue aussi en Nomb. 29. 1 à 6.
« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : De même, le dixième jour de ce septième mois, c’est le jour des propitiations : ce sera pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » (v. 26) ; c’est le « jour des propitiations » appelé aujourd’hui Yom Kippour (le jour du Grand Pardon). Cette fête est décrite en détail dans le ch. 16 du Lévitique.
La fête des trompettes nous projette, prophétiquement parlant, aux jours pendant lesquels, par Son Esprit, le Seigneur réveillera un certain nombre de Juifs, appelés par les prophètes Michée, Ésaïe et Sophonie : « un reste » ou « un résidu » (Mich. 4. 7 ; 5. 7 et 8) ; (És. 4. 3 ; 10. 20 ; 11. 11) et (Soph. 2. 7). « Le résidu reviendra, le résidu de Jacob, au Dieu fort » (És. 10. 21).
Dans le chapitre 37 d’Ézéchiel, le prophète décrit une grande vision concernant le réveil des fils d’Israël. La main de l’Éternel fut sur lui et lui montra une vallée remplie d’ossements secs. La question lui est posée : « Fils d’homme, ces os revivront-ils ? Et je dis : Seigneur Éternel ! tu le sais. Et il me dit : Prophétise sur ces os, et dis-leur : Os secs, écoutez la parole de l’Éternel» (v. 3) « Et je prophétisai selon qu’il m’avait été commandé ; et comme je prophétisais, il y eut un bruit, et voici, il se fit un mouvement, et les os se rapprochèrent, un os de son os. Et je vis, et voici, il vint sur eux des nerfs et de la chair, et de la peau les recouvrit par-dessus ; mais il n’y avait pas de souffle en eux (v. 7 et 8).
En explorant un peu l’histoire récente de ce peuple, nous constatons qu’à partir de 1860, des Juifs commencèrent à s’implanter dans la région de Tel-Aviv, et que de 1880 à 1900 ils ont fait renaître l’hébreu, langue qui ne se trouvait plus que dans les textes écrits. Le sionisme était né, c’est un « mouvement national du peuple juif visant à la création d’un foyer national juif – le rétablissement de l’autodétermination juive en Terre d’Israël » (Wikipédia). Par la suite, progressivement, et en rencontrant beaucoup d’adversité, nombre de Juifs s’installèrent dans le pays de leurs ancêtres, d’où ils avaient été chassés. C’est seulement après la Shoah (l’Holocauste de 1933 à 1945 sous Hitler), le 14 mai 1948, que l’État d’Israël fut reconnu. En ceci la prophétie d’Éz. 37 se trouve en partie réalisée. Il reste à ce peuple de reconnaître « Celui qu’ils ont percé » (Zach. 12. 10 ; Jean 19. 37). Le souffle de vie n’est pas encore en eux. Avant cela, nombre de prophéties montrent les souffrances qu’ils devront endurer, mais un jour Dieu mettra Son Esprit en eux, ils vivront et sauront que l’Éternel l’a fait (Éz. 37. 14). En Lév. 23, nous voyons que la fête des trompettes précède celle des propitiations, fête en laquelle tous devaient se lamenter et suivre un processus de sacrifices élaboré en Lév. 16.
Étant témoins du cheminement des Juifs vers un rétablissement national, nous nous posons la question suivante : Que devra-t-il se passer pour que ce peuple reconnaisse Jésus comme son Messie ? Si l’on est conséquent avec les Écritures, il faut que l’Église soit enlevée au ciel. Ensuite l’heure de l’épreuve atteindra ce monde, et au cours de ce temps terrible, l’Esprit de Dieu réveillera un certain nombre de Juifs qui se tourneront vers le Seigneur. Spirituellement ils se tiendront debout et connaîtront que l’Éternel les a fait « monter hors de leurs sépulcres » (Éz. 37. 13) ; un certain nombre d’entre eux mourront, tués par la bête (Apoc. 13. 15), et ceux qui auront survécu entreront dans le règne millénaire «… je vous sauverai, et vous serez une bénédiction » (Zach. 8. 13). Dans ce processus, ils devront reconnaître Celui qu’ils ont percé, Jésus notre Seigneur, ce que la fête des propitiations annonce et que nous considérerons dans un prochain message.

ÉTUDE SUR 1 CORINTHIENS (1978-1979)

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ÉTUDE  SUR 1 CORINTHIENS (1978-1979)

 

Ch. 1 : ou l’unité.

Le petit mot : « appel » est mentionné plusieurs fois dans ce chapitre (v. 1, 2, 9, 24, 26). Appel de Dieu (Act. 9. 15 : Un vase d’élection).

L’importance de cette lettre n’est pas en celui qui l’a écrite mais en celui qui la reçoit. C’est l’apôtre Paul qui l’a écrite. Nous voyons sa conversion en Act. 9. 1 à 22.

Église veut dire : appelé hors de (du monde).

Les caractères que doit avoir le rassemblement pour être appelé l’Assemblée de Dieu sont :
– Qu’il y ait des croyants.
– Qu’ils soient réunis au nom du Seigneur.
– Que la Parole de Dieu soit reçue entièrement

Une Assemblée de Dieu s’était formée à Corinthe. L’apôtre y avait séjourné 1 an et demi.

v. 1 à 3 : salutation générale qui s’adresse à chacun de nous.

C’est une épître qui parle de l’ordre intérieur dans les Assemblées.

Tous les chrétiens ne font pas partie de l’Assemblée de Dieu sur la terre à cause de l’incrédulité des hommes. Tous les croyants de Corinthe constituaient l’Assemblée de Dieu. Dans notre ville, il n’y a pas l’Assemblée de Dieu mais une assemblée de Dieu. Il y a d’autres croyants dans notre ville.

A Corinthe, il y avait l’unité extérieure mais pas l’unité intérieure. Le chapitre 1 parle de l’unité. Le fondement de l’unité du corps est l’Assemblée de Dieu.
Si tous les croyants étaient fidèles, ils se réuniraient tous à la Table du Seigneur. Il y a des divisions. C’est l’infidélité des croyants qui a produit cela.

Nous sommes plus coupables que les Corinthiens, car nous avons beaucoup plus de lumière qu’eux. Cela nous conduit à l’humilité.

L’autorité de Dieu est soulignée tout au long de cette épître.

Il est mentionné six fois l’expression « l’Assemblée de Dieu ». Le seul passage mentionné dans l’Ancien Testament où il est parlé de l’Assemblée de Dieu est dans le Ps. 82.1. Elle est de Dieu, elle porte Ses caractères (Rom. 16. 4). Les réunions sont les manifestations de l’Assemblée partout.

« … ceux qui en tout lieu invoquent le nom du Seigneur Jésus Christ … » (v. 2). Tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom du Seigneur forment une Assemblée.

Le Seigneur a toujours voulu réunir, Il est mort dans ce but.
L’Assemblée est l’Épouse de Christ.

Une seule église proclame l’unité : l’église catholique. L’église protestante a de multiples sectes. Nos devanciers ont été humiliés de voir que l’unité n’était pas proclamée.
Ceux qui sont sanctifiés, mis à part, sont séparés pour Dieu pour être réunis (Jean 17.11 à 23).

Quelle est la cause de la division ? On suit un homme. On dit : « Moi je suis de Paul, moi je suis d’Apollos » (v. 12).

L’apôtre dit : « Vous avez été enrichis en Christ … vous ne manquez d’aucun don de grâce » (v. 5 et 7). Mais les Corinthiens avaient des pensées charnelles.
Ce n’est pas l’intelligence qui compte, dans les pensées de Dieu. Il faut que le cœur soit attaché à Lui.

Le remède de Paul pour les Corinthiens est de croire Christ et Christ crucifié.

L’apôtre avait été la démonstration de ces choses durant 1 an et demi.

L’Ennemi peut détruire les assemblées, mais il ne peut attaquer l’Assemblée qui représente l’unité (Cantique 20).

Les exhortations, l’évangile, la croix du salut et d’autres choses encore doivent nous réunir.

Les Corinthiens ne manquaient pas de dons (il ne leur en manquait aucun, don de guérison, don de langue qui n’existent plus aujourd’hui).
Le témoignage de Christ a été confirmé au milieu d’eux.
Ils n’avaient pas la Parole complète. Nous avons la Parole et nous avons donc beaucoup plus de lumière qu’eux.

Après avoir censuré ses chers Corinthiens, l’apôtre les appelle bien-aimés.

Le sujet qui est devant nous est celui de l’Assemblée, c’est-à-dire l’ensemble des croyants appelés hors du monde, mis à part, sanctifiés pour Dieu. Tous les croyants font partie de cette Assemblée. L’unité peut exister si les croyants obéissent à la volonté de Dieu.
Nous devons en saisir tout le prix, toute la valeur.
L’autorité du Saint Esprit et de la Parole est reconnue dans l’Assemblée.
Les Corinthiens avaient été enrichis par Dieu en toute parole et connaissance.
Ici, ce qui porte atteinte, ce sont des dissensions, des partis, ce qui leur empêchait de réaliser l’unité à laquelle ils étaient appelés.
L’apôtre se confiait en Dieu pour qu’Il produise chez les Corinthiens ce qu’Il désirait. Rien n’est présenté sous forme doctrinale (sauf le ch. 15).
Les quatre premiers chapitres nous parlent des divisions, des dissensions.

Ch. 2 : L’apôtre montre que, quant à lui-même, rien ne justifie que l’on prenne parti pour lui, puisqu’il a parlé de Jésus Christ.

Ch. 3 : Les serviteurs ne sont rien. Ce sont les simples fruits du travail de Dieu.
Ch. 4 : Les vrais serviteurs de Dieu.

Ch. 5, 6, 7 : Problème de relations entre hommes et femmes. Problème de discipline. Le corps du chrétien est le temple du Saint Esprit.

Ch. 7 : Rapport entre la volonté du Seigneur et celle du croyant.

Ch. 8 et 9 : Recherche de l’avantage des autres. Cela s’applique aux Corinthiens, aux croyants.

La première partie du ch. 10 termine l’épître où l’Assemblée est vue comme Maison. (1 à 13).
A partir v. 14 comme Corps de Christ.

Ch. 11 : La Table du Seigneur.
Célébration de la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne.
Tenue des frères et sœurs.

Ch. 12, 13, 14 : Dons de l’Esprit.
Ch. 12 : Autorité de Dieu quant aux dons de l’Esprit.
Ch. 13 : L’amour.
Ch. 14 : Les dons exercés dans l’ordre selon Dieu avec l’intervention de l’intelligence chez qui elle se trouve.
Ch. 15 : La résurrection.
Ch. 16 : Collecte et attitude vis-à-vis des serviteurs.

La première exhortation de l’épître est un appel à l’unité de l’Assemblée en Jésus Christ. Il fallait que chacun parle le même langage. Cette épître s’adresse aux croyants où qu’ils soient (v. 2).

Toutes nos qualités doivent être portées à la croix. C’est bien là une des causes de bien des pensées particulières qui entraînent les divisions. Ce sont les pensées de la chair qui nous font détourner les yeux. Le Saint Esprit, Lui, nous montre la Personne de Jésus Christ à la croix. Les Corinthiens n’étaient pas unis, car chacun se réclamait d’un homme. Il y a « moi je », pensée de la chair qui choisit, qui décide.
Très rapidement on oubliait les dissensions. Cette division était de suivre quelqu’un. Christ était oublié, on suivait des hommes. Il faut que même la sagesse et la puissance humaines passent par la croix. C’est la seule sagesse et puissance de Dieu.

Ch. 2. 4 et 5 : Tout doit être de Lui, et l’homme doit être entièrement mis de côté, surtout dans les choses de Dieu.
1 Cor. 3. 21 à 23.
Apollos (v. 12) : Act. 18. 24 à 28.
Nous sommes appelés à la communion de Jésus Christ.
« Mettez tout à l’épreuve » (1 Thess. 5. 21) en rapport avec la gloire de Christ qui m’amène à avoir des exercices de conscience.
« Retenez ce qui est bon » (1 Thess. 5. 21).
C’est la doctrine qui est de Jésus, la gloire de Christ dans l’Assemblée.
Là il s’agissait d’hommes fidèles, mais il faut s’attacher au Seigneur (v. 12).

Quant à Jean le Baptiseur, il était la lampe ardente et brillante. Il fallait que le serviteur s’efface pour que le Maître paraisse dans toute Sa gloire. C’est pour cela qu’il a disparu de la face de ce monde, et les hommes étaient tout désorientés. Il disait : « Il faut que Lui croisse et que moi je diminue ». Si nous nous attendons à l’homme, nous serons confus, déçus ; mais si c’est au Seigneur, nous serons fortifiés, réjouis. L’apôtre ne recherchait pas ce qui pouvait le mettre en avant mais tout ce qui pouvait l’effacer (v. 15) (1 Thess. 2. 3 à 7).
L’apôtre donne l’enseignement tel qu’il l’a reçu. L’intervention des moyens humains annule l’effet de la puissance de Dieu.
Tout ce qui est de l’homme doit être entièrement mis de côté, sinon c’est une entrave positive à l’œuvre de Dieu.
La fin du chapitre est remplie du Seigneur.
v. 9 : la fidélité du Seigneur, la parole de la croix du Christ, que Christ soit tout. Ce sont les trois points forts de ce chapitre.

Ch. 2. : L’apôtre montre que, quant à lui-même, rien ne justifie que l’on prenne parti pour lui puisqu’il a parlé de Jésus-Christ.

La sagesse de l’homme ne sert à rien pour connaître Dieu.
Si l’on se détourne de la pensée de Christ crucifié, on est dans l’erreur. Cette pensée met de côté l’homme avec toute sa sagesse. Sa vieille nature doit être mise de côté.
Les Corinthiens qui avaient beaucoup de dons auraient voulu que Paul réponde à leurs questions. Mais l’apôtre parle d’abord à leur conscience, et ensuite il répondra à leurs questions. L’apôtre aurait pu les commander mais il préférait rester simple.
La première fois que Paul est allé à Corinthe, il était étreint par la Parole (Act. 18. 5).
Tout ce qui peut concerner l’homme, la chair, doit être mis de côté, afin que l’Esprit soit exalté. La sagesse de Dieu est de sauver les âmes. Que nous soyons entièrement mis de côté !
L’apôtre voulait atteindre leur cœur et leur conscience et non pas leur sagesse et leur intelligence.

Ch. 1 : Témoignage de Christ confirmé parmi les Corinthiens.

Pour que la puissance de Dieu se manifeste, il faut que la puissance des hommes soit anéantie.

2 Cor. 4. 7 et 10.
Quand nous parlons de Christ à une âme, ne présentons que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié, et non pas toutes sortes de choses pour le convaincre.
Pascal, qui était un chrétien, essaya par toutes sortes de choses de convaincre les hommes, mais n’y réussit que peu.

v. 6 : Nous parlons sagesse parmi les parfaits (hommes faits), parallèle ch. 3. 1 : « Je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels mais comme à des hommes charnels (de chair) ».

Les choses de Dieu sont un mystère. Ceux qui ne sont pas de Dieu ne les comprennent pas. Les incrédules critiquent la Parole de Dieu mais ne la connaissent pas.

Un incrédule disait que la Parole de Dieu était mauvaise. Un chrétien s’approcha de lui et lui montra une pomme et lui demanda si elle était bonne. L’incrédule se mit en colère et dit : « Comment pourrais-je vous le dire puisque je ne l’ai pas goûtée ». Le croyant lui répondit : « Comment pouvez-vous dire que la Parole de Dieu est mauvaise alors que vous ne l’avez pas goûtée ? » Ce fut le moyen de l’amener à Christ. Mat. 11. 25.

Le v. 7 est un verset merveilleux. Dieu avait préétabli la sagesse avant les siècles pour notre gloire.
C’est différent d’És. 53. 1 à 3 : S’ils l’avaient connu (la sagesse de Dieu), ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.
Jean 1. 10 : « Le monde ne l’a pas connu ».

Le Consolateur : Jean 14. 26 ; 15. 26 ; 16. 7 à 11.

Le travail pour amener une âme à Christ est l’œuvre du Saint-Esprit.

v. 10 : La révélation.
v. 12 : La connaissance.
v. 13 : Expression de ces choses.
v. 14 : Discernement spirituel.

Ce chapitre 2 est le témoignage de Dieu. Dieu se glorifie dans la faiblesse, dans la petitesse de l’instrument. Plus l’homme est mis de côté, mieux cela vaut. La puissance du Seigneur s’accomplit dans l’infirmité.
Pour atteindre une âme, il ne faut pas des phrases construites à l’avance, mais il faut disparaître complètement et laisser le Saint Esprit nous enseigner, et c’est seulement à ce moment-là qu’une âme pourra être sauvée et que les saints pourront être édifiés.
Pour présenter la Parole, il faut en être pénétré et savoir ce qu’elle représente, à savoir que nous sommes crucifiés. Ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi (Gal. 2. 20). C’est un tel instrument qui est selon le désir du Seigneur. Pour que la puissance de Dieu apparaisse, il faut que la puissance des hommes disparaisse. L’apôtre portait la croix constamment (voir 2 Cor. 4. 10).
Quand nous parlons à une âme, nous ne devons présenter que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
Dans ce chapitre 2, nous trouvons l’action de l’Esprit dans l’Assemblée, avec le monde en contraste. Les choses de Dieu sont mystérieuses, et ceux qui ne sont pas de Lui ne les comprennent pas. On ne peut apprécier les choses de Dieu que si on les connaît, car c’est l’Esprit qui nous les révèle.
Mat. 11. 25. On voit que le Seigneur se révèle aux petits enfants, c’est-à-dire à ceux qui ont reçu le salut par la foi (Jean 1. 12 : « enfants de Dieu »). Le Saint Esprit habite dans chaque croyant. Il est la source de toute bénédiction. Devant les effets du Saint Esprit, nous avons à nous courber en reconnaissance et en adoration.
Que serait l’Assemblée sans l’Esprit ? C’est le lien qui forme l’unité de l’Église. Dans l’Assemblée, c’est Lui qui nous dirige, qui nous communique ce qui est à Christ. Jean 14. 26 : Il nous enseigne et nous rappelle toutes les choses que le Seigneur a dites.
Jean 16. 8 : Le Saint Esprit convainc le monde de péché, de justice et de jugement. Quand une âme vient à Christ, c’est le travail de l’Esprit. Toute connaissance de Dieu est par l’Esprit. La descente du Saint Esprit montre que l’œuvre du Seigneur à la croix a été pleinement acceptée. Quelle bénédiction pour l’Assemblée et pour le croyant ! Adorons, rendons grâce. Le Saint Esprit nous permet d’exprimer les choses de Dieu.

v. 7 : La sagesse avait été préétablie avant les siècles. Elle est depuis longtemps et est donnée au croyant avec libéralité.

v. 10 : L’Esprit sonde les choses de Dieu, c’est-à-dire Ses desseins. C’est par l’Esprit que toutes choses montent, mais aussi par l’Esprit que toutes choses descendent.
On rentre par l’Esprit dans le mystère de Dieu qui nous a été révélé. Dieu le Père et Dieu le Fils sont Objets, Dieu le Saint Esprit est Agent. Le Saint Esprit nous est donné pour comprendre les choses de Dieu sur la terre jusqu’à ce que nous ayons la plénitude de la connaissance de Dieu.
Du verset 6 à la fin, la sagesse de Dieu nous est révélée.

Ch. 3 : Les serviteurs ne sont rien. Ce sont les simples fruits du travail de Dieu.

Il est question au début de ce chapitre d’hommes charnels, ce sont des hommes convertis mais qui marchent selon la chair. L’apôtre les appelle des frères, ils ont donc la vie. Les hommes charnels qu’étaient les Corinthiens n’étaient pas affranchis dans la vérité. Il s’agit ici de tout le monde. Il ne faut pas que nous soyons charnels, pour recevoir certaines choses, car nous ne sommes pas dans un état convenable. Ceci montre que chacun, c’est-à-dire tous les membres doivent s’exercer à une communion intime pour que nous puissions recevoir ce que le Seigneur a à nous dire par le moyen de certains frères. Nous ne devons être charnels ni quand on donne, ni quand on reçoit de la part du Seigneur. Nous devons laisser l’Esprit agir en nous pour que nous ne soyons pas charnels. Du côté de Dieu, les ressources qui sont mises à la disposition du croyant ne manquent pas.
Ce qui est solennel, c’est que notre Dieu et Père désire que nous croissions dans la connaissance des choses de Dieu et il y a là une entrave, et Dieu est obligé de se mettre à notre portée. Si nous manifestons que nous sommes charnels, Dieu ne peut pas donner ce qu’Il a en vue pour nous.
Et bien souvent la conséquence en est que le culte ne s’élève pas et cela est dû à l’état collectif et personnel de chacun. Le rôle du Saint Esprit est un rôle d’influence, mais il doit avoir aussi dans chaque croyant une libre action. Il doit agir dans toute notre vie pour qu’Il agisse ensuite puissamment dans l’Assemblée. Tout ce qui est charnel en nous doit passer par la croix.
Il est grave d’être charnel pour un croyant qui est le temple du Saint Esprit. La chair se manifeste dans nos paroles, nos pensées, nos actes. Tenons la chair pour morte. Au fur et à mesure que nous ferons des progrès, il y aura une élévation de l’Esprit. Si un frère est dépendant de l’Esprit, Il ne lui donnera pas ce qui ne convient pas aux auditeurs.
L’apôtre appelle les Corinthiens : « saints », mais quant au témoignage, il les appelle des hommes.
C’est un blâme sévère qu’il leur adresse : « Ne marchez-vous pas à la manière des hommes ? » (v. 3) L’incrédule et le croyant ne se distinguaient pas, l’incrédule se réclamait d’Aristote… et le croyant de Paul, d’Apollos… Et cela est très grave, car cela enlève la gloire qui est due à Christ, et cette gloire ne doit être qu’à Lui seul. Ici l’apôtre leur montre qu’Apollos et lui-même n’étaient que des serviteurs, et que la gloire que les Corinthiens leur attribuaient ne doit pas leur être attribuée mais bien au Seigneur. Ne jetons pas la pierre aux Corinthiens, examinons-nous, car nous leur ressemblons bien. Ces serviteurs sont employés comme Dieu le veut et quand Il le veut. Ils étaient sous Sa libre direction, soumis à Dieu. Dans une assemblée, les besoins sont différents ; pour l’un il faut de la viande, pour l’autre du lait. Prenons garde qu’il n’y ait pas les mêmes motifs dans l’Assemblée que dans le monde.
Tous les serviteurs n’ont pas reçu la même chose, la même quantité, mais tous ont reçu quelque chose et sont responsables de s’en servir (v. 5), et les enseignements des serviteurs se complètent. Dans le ch. 16. 10 à 12, on voit qu’il y avait une sainte harmonie entre ces serviteurs. Ils se témoignaient des sentiments d’amour, de crainte, de solidarité, ayant une communion parfaite entre eux, car ils avaient les yeux fixés sur un même objet : Christ. Ceux qui sèment et ceux qui arrosent, travaillent avec foi. Le travail du serviteur est un travail de foi, et Dieu lui donne la croissance.
Ch. 2. 14 : L’homme animal.
Ch. 3. 1 : L’homme spirituel et charnel.

Les Corinthiens étaient charnels. Cela ne les empêchait pas de recevoir des choses très spirituelles : du lait.
Il y a ceux qui peuvent recevoir du lait et d’autres de la viande. Le Saint Esprit agit dans chacun.

Il est dit ici que les serviteurs sont un. Ils s’attendent à Dieu lui-même. Dieu leur donne l’accroissement. Ils sont en unité.

Il faut encore souligner une expression qui se trouve souvent, c’est la responsabilité personnelle : chacun, quiconque. Cette responsabilité fait appel à notre conscience. Notre responsabilité est plus grande que celle des Corinthiens, car nous avons la Bible entière et nous connaissons mieux ce qu’est l’Assemblée.
Il y a celui qui plante et celui qui arrose. Chacun a son service, et en rendra compte. Ce qui compte, c’est la façon, la manière de servir et non les fruits. (Éz. 2. 4 et 5. 3, 4, 7, 11).
L’apôtre disait à Timothée, son enfant dans la foi : « Prêche la Parole… et convaincs … » (2 Tim. 4. 2). C’est un principe qui doit être examiné (1 Cor. 4. 2 et 5). Nous aurons à en rendre compte un jour devant le Seigneur.
v 1 : Responsabilité de celui qui reçoit.
v 8 : Responsabilité de celui qui apporte.
Chaque « pierre » peut être un élément positif, une pierre vivante.
Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail (1 Cor. 4. 5 ; 2 Cor. 5. 10).
Nous devrions être pénétrés de cela. La pensée du tribunal devrait nous stimuler. Nous ne devons pas juger les motifs des cœurs – ce qui ne veut pas dire de ne pas prendre garde aux pensées des cœurs.

v 7, 8 et 9 : Responsabilité de celui qui a un service, un don.
Cela est destiné aux Corinthiens pour qu’ils ne s’attachent pas à l’homme. Les Corinthiens sont plantés et arrosés. Ils sont le labourage de Dieu.

La responsabilité n’est pas partagée. Chacun est responsable de son propre travail (Gal. 6. 4). Il devra en rendre compte devant le Seigneur.
v. 9 : Nous sommes en collaboration. Le travail est partagé mais la responsabilité est engagée. (Luc 20. 16).
Nous sommes appelés par pure grâce dans cette collaboration de Dieu avec Lui.

Les expressions affirmatives du verset 9, nous rendent heureux mais aussi humiliés.

Tout dépend dans quel terrain le labourage se fait. Le labourage est l’endroit où la semence doit être semée.

Paul dit : Nous sommes collaborateurs de Dieu. Il s’agit de lui et d’Apollos. Paul avait d’abord semé, puis Apollos avait arrosé et Dieu avait labouré.

Ce qui est édifié par Dieu demeure.
Aucune puissance terrestre ou infernale ne prévaudra contre l’Assemblée. Mais ce qui est donné aux chrétiens n’est pas édifié. Chacun a quelque chose à édifier sur un fondement.
La vie chrétienne est utile. Nous avons tous quelque chose à apprendre, à faire, à accomplir.

1 Pier. 2. 5 : les pierres vivantes « sont édifiées » Christ est le fondement de l’édifice et Celui qui le bâtit. C’est une pensée différente de celle de 1 Cor. 3 ou c’est le côté de notre responsabilité qui est présenté. La dernière pierre ajoutée finira le temps de la grâce.
Le chrétien doit regarder comment il édifie. Qu’apportons-nous dans cet édifice ? Ce qui est vu de Dieu exclusivement est parfait. Pour édifier, il faut l’amour et la recherche de la volonté de Dieu.

Le bois, le foin, le chaume sont la recherche de soi-même.
L’ouvrage de chacun sera rendu manifeste.
« Est-ce réellement pour moi, pour moi, que vous avez jeûné ? » (Zach. 7. 5).
Dieu regarde la façon dont on Le sert.

L’apôtre ramène continuellement les Corinthiens au Seigneur. Il leur présente seulement Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.

Ch. 2. 16 : La pensée de Christ.
Ch. 3. 11 : Le fondement est Christ.

Quand nous parlons à une âme, il ne faut lui présenter que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié, et alors, nous serons sur le fondement. Ensuite nous lui montrerons à quel rassemblement elle devrait se rattacher au lieu qu’elle soit ballottée.

Ce qui est placé devant chacun de nous c’est le jour du Seigneur. L’ouvrage de chacun sera rendu manifeste.

v. 13 : ce sera une édification éprouvée par du feu et non du foin et du chaume. C’est sur le fondement de Christ que l’on édifie.
Ceux qui sont charnels font du mauvais travail. La grâce de Dieu agit en eux et ils sont éprouvés à travers le feu.
Mais il y a l’homme animal, mauvais ouvrier, qui a un service mais un service néfaste qui corrompt le temple de Dieu. Ce ne sont pas eux qui seront touchés, mais leurs mauvaises œuvres (Apoc. 22. 12). Le Seigneur rendra à chacun selon son œuvre.
1 Cor 4. 18 : « Quelques-uns se sont enflés d’orgueil ».

Une croyante a fait un rêve et s’est crue à la nouvelle Jérusalem. Elle était riche sur la terre et avait une grande maison. Mais dans la nouvelle Jérusalem, elle avait une toute petite maison. A sa question, on lui répondit qu’on n’avait pas trouvé mieux.
Ceux qui prient, qui font des services d’amour cachés aux yeux des hommes mais qui ne sont pas cachés aux yeux de Dieu qui les voit dans le secret, recevront leur récompense dans les cieux.
Ce qui convient pour nous, c’est de faire ce que le Seigneur veut, comme Il le veut, où Il le veut.

Homme de Dieu : personne préparée spécialement pour Dieu, pour accomplir un service.
Ch. 12 : Habitation collective de Dieu.
Ici le temple de Dieu est l’assemblée locale.
Gen. 6.1 à 7 : la chair se corrompt.

« Édifier » a deux sens différents : édifice et édification.

Les matériaux utilisés sont :
– L’or : Justice divine.
– L’argent : La Parole.
– Les pierres précieuses : Gloires à venir.
– Le bois, le chaume : Les erreurs qui peuvent s’être introduites dans l’Assemblée, les fausses doctrines.

Tout ce qui est accompli et qui est fait selon le Seigneur est quelque chose qui peut s’ajouter à l’édifice.

Même donner un verre d’eau à quelqu’un est quelque chose qui vient s’ajouter à l’édifice. Cela ne perdra pas sa récompense dans le ciel.

Fin lin : Justice des saints.
Ce ne sont pas des choses perdues.

Ce qu’un bon ouvrier aura en vue, c’est d’édifier les âmes les unes aux autres sur l’édifice. Dans cette maison, il peut y avoir des bons et des mauvais ouvriers. Un ouvrier qui a l’approbation du Seigneur désire apporter ce qui édifie.
2 Tim. 2. 14 à 16 : bon ouvrier approuvé qui apporte une édification selon Dieu, c’est-à-dire de l’or, de l’argent, des pierres précieuses. Ce qui est placé devant chacun, c’est le jour où le feu éprouvera les œuvres de chacun. Les matériaux qui résisteront sont ceux des serviteurs fidèles et ils ne perdront pas leur récompense. Comme il est dit : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton Maître » (Mat. 25. 21).
Lot a été sauvé comme à travers le feu. Lot a apporté peu de choses, tandis qu’Abraham aura une récompense plus grande !
Être un enfant de Dieu, c’est une chose. Être un enfant de Dieu obéissant en est une autre.

Comment édifions-nous ?
Il y avait des hommes qui avaient dit : Nous avons jeûné 70 ans.
Dieu qui voit dans leurs cœurs leur dit : « Est-ce réellement pour moi, pour moi, que vous avez jeûné ? » (Zach. 7. 5).
Combien d’actes faisons-nous en une journée, qui sont mauvais, et combien plus dans une vie ! On ne peut pas effacer un acte. Jusqu’au bout il y aura une conséquence.
Il y a des jeunes qui veulent avoir une vie utile. Dieu veut que nous aussi nous soyons utiles.
Nous éprouverons une perte des choses que nous avons pensées, dites ou faites.
Il se peut que, dans nombre d’actes que nous avons faits, Dieu dise : il y a 99 % de choses inutiles et qui ne servent à rien.
2 Pier. 1. 5 à 11 : « Y apportant tout empressement, joignez à votre foi, la vertu ; et à la vertu, la connaissance ; et à la connaissance, la tempérance ; et à la tempérance, la patience ; et à la patience, la piété ; et à la piété, l’affection fraternelle ; et à l’affection fraternelle, l’amour ; car si ces choses sont en vous et y abondent, elles font que vous ne serez pas oisifs ni stériles pour ce qui regarde la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ ; car celui en qui ces choses ne se trouvent pas est aveugle, et ne voit pas loin, ayant oublié la purification de ses péchés d’autrefois. C’est pourquoi, frères, étudiez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection, car en faisant ces choses vous ne faillirez jamais ; car ainsi l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera richement donnée ».
Nous ne devons pas tenir toutes ces choses comme peu importantes.
Si nous aimons le Seigneur, nous aurons le désir de faire ce qui Lui est agréable.
Nous nous sentons bien souvent repris : – Voilà, j’ai perdu du temps, j’ai perdu des minutes que j’aurais pu mettre à profit.
Nous serons pesés à une balance juste. Un frère disait : il y aura des surprises au matin. Il y a des pensées que nous ne connaissons pas, mais que le Seigneur voit.
Que nous puissions avoir des exercices cachés !
Que nous puissions nous souvenir de la joie du Seigneur quand Il nous donnera une récompense.
Tous les chrétiens auront une couronne.
Ceux qui supportent l’épreuve avec patience auront une couronne.
On peut être édifié quand on sort de chez un malade qui est en communion avec Christ.
Il y aura aussi des couronnes éternelles.
La récompense que nous pouvons désirer pour tous, c’est : « Entre dans la joie de ton Maître ».

v. 16 et 17 : Ces deux versets concernent l’expression locale de l’Assemblée, en comparaison avec le verset 19 du chapitre 6.
Si le Saint Esprit habite dans le croyant, il habite au milieu de l’Assemblée.
C’est la pensée de l’Église comme la maison de Dieu, dans laquelle Dieu habite. La souillure est introduite dans le temple de Dieu.
La seule fois où nous voyons le Seigneur en colère, c’est lorsqu’Il chasse les vendeurs du temple. Quel zèle avait le Seigneur pour la maison de Son Père !
La présence de cet hôte divin, l’Esprit de Dieu qui habite dans l’Assemblée, doit donner à nos cœurs un saint respect. L’expression : « Ne savez-vous pas » dans le ch. 5 et surtout le ch. 6 exprime la connaissance chrétienne.
Si l’apôtre insiste, c’est pour que les Corinthiens voient leur propre responsabilité. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu ?»
Les Corinthiens étaient remplis de prétention et l’apôtre le leur disait continuellement. Ils étaient ignorants de leur état réel. Sans doute, ils n’étaient pas instruits comme nous le sommes, mais ils auraient dû s’humilier. Ils étaient enflés d’orgueil. Le Seigneur doit souvent nous parler ainsi, pour que nous sentions notre état réel. Si nous ne mettons pas en pratique ce que le Seigneur nous dit, nous serons en arrière, nous perdrons de la lumière et nous ne verrons plus clair.
Pensons à l’amour de Dieu qui a désiré habiter dans l’Église. C’est une pensée capable de nous reprendre.
Nous avons vu comment l’apôtre est étreint. Il parle aux enfants qu’il a engendrés et doit leur parler avec sévérité.

Ch. 5 : Problème de relations entre homme et femme. Problème de discipline. Le corps du chrétien est le temple du Saint Esprit.

La foi des Thessaloniciens s’était répandue en tout lieu (1 Thess. 1. 8). Ils répandaient une bonne odeur, toute à la gloire du Seigneur.
On entendait dire partout qu’il y a de la fornication parmi les Corinthiens (v. 1). Combien c’est triste !
Il y a des gens du monde qui sont justes, droits. Que c’est humiliant parfois pour nous, lorsque même les nations se conduisent mieux que nous.
2 Cor. 12. 19. L’apôtre n’avait qu’un désir, c’est l’édification de ses chers Corinthiens. Ce qu’il leur reproche en premier, c’est l’état de leur cœur, de leur conscience : « Vous êtes enflés d’orgueil » (v. 2).
Dans le monde, il se peut qu’un enfant de Dieu ait un mauvais témoignage. C’est un scandale ! Quelle honte pour le témoignage de Dieu !
1 Tim. 1. 20. : « quelques-uns… ont fait naufrage quant à la foi »
Ici l’apôtre est très soucieux de ce que l’Assemblée de Corinthe soit insensible au témoignage qu’elle devait rendre. Il vaut mieux que le vase soit détruit complètement.
Ananias et Saphira (Act. 5. 1 à 11) aimaient l’argent et furent livrés à Satan, comme en 1 Tim. 1. 20, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer.
Nous comprenons qu’en agissant ainsi l’apôtre agissait dans une étroite communion avec Dieu.
Dieu permit que Job soit entre les mains de Satan mais Il avait dit : Tu ne toucheras pas à sa vie. (Job 2. 6).
Le scandale avait pris une telle ampleur que le témoignage en avait souffert. Il avait passé les limites de Corinthe et l’apôtre en avait été averti (voir 1. 11).
Il leur dit : Vous l’avez supporté plutôt que de mener deuil.
L’apôtre avait une autorité apostolique, car il livrait les hommes à Satan. Hyménée et Alexandre avaient fait naufrage quant à la foi et ils furent livrés à Satan (1 Tim. 1. 20). Si cet homme était livré à Satan et qu’il était mort à l’instant, les Corinthiens auraient dit : Voilà, nous n’avons rien à faire.
Il y avait un mal profond à juger : l’orgueil. L’Assemblée à Corinthe s’était repentie. Un mal connu et supporté dans l’Assemblée locale porte atteinte à toute l’Assemblée, car nous sommes un seul corps.
Si quelqu’un corrompt le temple, c’est-à-dire quelqu’un qui porte la corruption du monde, il est possible que Dieu le détruise.
Lév. 5. 1 à 6 : « Si quelqu’un a péché en ce que, ayant été témoin… ayant vu ou su, il ne déclare pas [la chose], alors il portera son iniquité… quand il le sait, alors il est coupable… ».
« Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes » (ch. 3. 17).

Destruction : mot venant du grec et ayant dix sens différents. Ici c’est quelque chose qui est ruiné : comme lorsqu’on met du vin nouveau dans de vieilles outres, elles craquent.
1 Cor. 11. 30 : « … plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et… un assez grand nombre dorment ».
Il s’agit de personnes qui sont mises à l’écart de la part de Dieu.
1 Jean 5. 16 et 17 : « Il y a un péché à la mort ; pour ce péché-là, je ne dis pas qu’ils demandent… »
Un péché à la mort : un péché dans des circonstances telles que le jugement de Dieu s’exerce.
Nous devons avoir un discernement nécessaire pour discerner notre péché.
L’apôtre aurait pu, par l’autorité qui lui était propre, livrer des hommes à Satan, au nom du Seigneur Jésus, mais il ne l’a pas fait.
Satan a toujours la pensée de détruire. Job 1. 12 : « Et l’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qu’il a est en ta main ».
Dieu lui a dit : « Tu ne toucheras pas à la vie de Job ». « Le voilà entre tes mains, seulement épargne sa vie ». Job a été livré à Satan par Dieu.
La chair a corrompu le temple du Seigneur, et elle est détruite dans le sens de l’affranchissement.
L’Esprit s’oppose à la chair, et la chair à l’Esprit (Gal. 5. 17). Quand l’Esprit se manifeste, la chair est vaincue.
Les épreuves envoyées par Dieu feront réfléchir Job sur son état, il se jugera lui-même devant Lui. Le jugement de soi-même amène la mise de côté de la chair.
Le sujet de l’apôtre est repris au verset 6 : « Votre vanterie n’est pas bonne ».
Apoc. 2. 14 : « tu as là des gens qui s’attachent à la doctrine de Balaam… » : Parmi vous, il y a un mal doctrinal, un mal supporté. Ce n’est pas toi qui pèches, mais celui qui est au milieu de toi te corrompt.

Le Saint-Esprit est en nous et au milieu de nous. Le levain est malheureusement en nous personnellement et collectivement.
Les Corinthiens avaient au milieu d’eux du vieux levain.
Le levain, c’est un mélange de la chair dans les pensées de Dieu, un ferment insidieux qui ne se voit pas, mais qui enfle et qui prend la pâte toute entière. L’apôtre dit aussi : « Vous êtes enflés d’orgueil » (v. 2).
Gal. 5. 9 et 10. L’apôtre reprend le même sujet : « un peu de levain fait lever la pâte tout entière ».
Il y a eu :
– Le levain des Pharisiens (hypocrisie) ;
– Le levain des Sadducéens (infidélité) ;
– Le levain d’Hérode (mondanité).
Chacun a eu son levain. La chair se manifeste en chacun de nous de façon différente. L’hypocrisie se mêlait aux choses de Dieu. Ce qui reste à faire, c’est d’ôter le vieux levain, c’est notre responsabilité. Cela lèvera la pâte tout entière. Un premier vol qui peut entraîner un mensonge – et on ne peut plus s’arrêter qu’avec l’aide du Seigneur.
Éccl. 10. 1 : « les mouches mortes font sentir mauvais, elles font fermenter l’huile du parfumeur ; [ainsi fait] un peu de folie, [à l’égard] de celui qui est estimé pour sa sagesse et sa gloire ».

Il y a le levain de malice et de méchanceté. Il peut se manifester, sans aucun complexe, de façon brutale. Le levain de malice s’introduit avec subtilité. Il est insidieux.

La vanterie : « Vous vous glorifiez dans vos vanteries » (Jac. 4. 16).

Il est ensuite fait allusion à la Fête des pains sans levain.
La Pâque (Ex. 12) : On est à l’abri du jugement, on est à l’abri du sang de l’Agneau pascal.
Il faut des pains sans levain, de sincérité et de vérité. On en mangera pendant sept jours, c’est-à-dire toute notre vie consacrée au Seigneur.
Ce n’est pas le sujet de la cène, que nous le verrons au ch. 11. Christ est présenté devant nous comme l’Agneau de la Pâque et a été sacrifié pour nous, et Dieu a passé par-dessus. Dieu a dû sacrifier Son fils pour nous, le Juste pour les injustes. Dieu n’aime pas le mal, Il ne le tolère pas et n’habite pas dans celui qui le fait.
L’adoration, les moments de prière, sont des moments de fête. Nous n’y devons pas manifester la malice ni la méchanceté. Parfois nous disons dans des prières des choses que nous pensons être bonnes pour nos frères, pour donner une forme. C’est une forme de levain. Nous devrions être tournés entièrement vers le Seigneur.
Notre Pâque, Christ, a été sacrifiée. C’est un motif de ce moment de réunion, et il faut aussi ôter le méchant du milieu de nous-mêmes. Ce qui est opposé à la malice et à la méchanceté, c’est la sincérité et la vérité : c’est ce qui est selon Dieu.
Ôter le vieux levain c’est aussi se purifier.
2 Tim. 2. 21 : « si quelqu’un se purifie de ceux-ci (les vases à déshonneur), il sera un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre ».

Au v. 7, il s’agit de l’état des croyants réunis. Devant Dieu nous sommes nets.
Nos vies sur la terre devraient être continuellement un sacrifice de louanges.
[Aux cantiques des saints toujours Il se complaît]. Il faudrait que nous chantions ces cantiques avec sincérité, autrement c’est du vieux levain. Il faut que la chair soit mise de côté et que, dans tous les cœurs, le vieux levain soit ôté. On dit que l’on assiste à une réunion, c’est faux. On participe à la réunion.
Chacun doit regarder s’il y a du vieux levain en lui-même, il doit être une nouvelle pâte. Il faut qu’il se juge avant d’aller à la réunion. Lorsque nous venons à une réunion, il faut que nous soyons purifiés d’une mauvaise conscience et que nous ayons le corps lavé d’eau pure (Héb. 10. 22).
Il faut que les choses soient purifiées et claires. Il faut que la conscience soit lavée et à l’aise.

v. 8 : « Célébrons la fête ». C’est la fête des pains sans levain.
Du verset 9 au verset 13, on a trois pensées importantes :
– Comment la Parole peut caractériser le méchant.
– Un fornicateur appelé frère.
– Cette personne appelée frère peut présenter les caractères qui sont dans ce monde. Ce sont des péchés grossiers qui nous sont énumérés là.
L’avarice est de l’idolâtrie, l’Idolâtrie est un attachement exagéré aux choses terrestres.
Il semble que les Corinthiens n’ont pas su tenir compte du scandale qui a eu lieu parmi eux. Sans doute depuis ce temps-là, la morale humaine a évolué.
Ne pas avoir de commerce signifie : pas de relations intimes, il faut se tenir à l’écart, il faut sortir du monde.
C’est ce que certains hommes religieux ont fait. Ils sont allés dans des couvents toute leur vie.
Dans ce monde nous pouvons avoir commerce avec des fornicateurs, avares… sans le savoir. Si nous le savons, retirons-nous de cette compagnie.
Il y a des liaisons que nous devons avoir avec le monde. Avoir des liaisons avec un croyant et un incrédule, c’est différent. Sur le plan spirituel, il n’y a pas de relations entre l’homme spirituel et le monde. Vivre avec des gens du monde n’implique pas du tout que nous approuvons leur façon de marcher dans ce monde.
Que faire et comment nous comporter vis-à-vis de ceux qui ont été appelés frères mais ont été enlacés par le Méchant ? Ces frères sont mis à l’écart mais ne sont pas du monde.

Le commerce avec les gens du monde (ch. 10. 27 ; 2 Cor. 6. 14 à 16). Le Seigneur a dit : « Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal » (Jean 17. 15).

Les ravisseurs : il y aura des personnes à la fin qui raviront les âmes et les biens. Absalom ravissait les cœurs (2 Sam. 15. 6).

La conduite qu’un croyant doit avoir vis-à-vis du monde (Héb. 11. 9). Parce que Christ a été rejeté, le chrétien doit être étranger sur la terre (Gen. 23. 4). Le témoignage d’Abraham était à la gloire de Dieu. Nous devons porter les caractères de Christ pendant que nous sommes sur la terre.

v. 12 : Nous n’avons pas à juger ceux du dehors. Dieu, dans sa grâce, nous indique la conduite que nous devons avoir. Ces passages appuient ce que l’apôtre avait dit au début de son épître.
Le danger est de continuer à avoir des relations avec quelqu’un qui avait été appelé frère, comme si de rien n’était. Le résultat est, que cette âme regrettera et voudra retrouver la communion qu’elle avait autrefois.
Quand on pense à toute l’horreur de Dieu par rapport au péché ! Et quand c’est Son enfant, encore plus !

L’outrageux : lorsqu’on outrageait le Seigneur, dans Son amour Il ne rendait pas l’outrage (1 Pier. 2. 23),
En Héb. 10. 29, on a cette expression : outrager l’Esprit de grâce.
Lorsque quelqu’un de l’assemblée est outrageux, il ne s’agit pas de le retirer de la communion, de penser qu’il n’agit pas bien. Il est dit que nous devons nous supporter l’un l’autre, que nous ayons la même joie.
Si nos péchés ne sont pas ôtés, nous portons atteinte au Seigneur. Nous devons ôter le vieux levain.
« Si quelqu’un appelé frère » (v. 11) : il semble que l’apôtre tient une distance comme s’il n’y avait aucune unité. Il n’est pas dit : si plusieurs appelés frères.
Même si cela n’est jamais arrivé, l’apôtre montre cela pour que chacun regarde sa responsabilité personnelle.

Il y a un point commun entre ceux qui sont du méchant et ceux qui n’hériteront pas du ciel.

Des exemples d’hommes qui ont été caractérisés par l’amour de l’argent : Judas, Balaam, Guéhazi… Cela montre l’attachement de l’homme à une idole. Le témoignage est complètement annulé si un chrétien a l’amour de l’argent dans son cœur.

Jude 1. 4 : « certains hommes se sont glissés [parmi les fidèles]… des impies » : Il faut ôter le vieux levain pour être une nouvelle pâte. Il faut ôter le méchant du milieu de nous-mêmes.

La personne qui avait le caractère de méchant est ôtée de l’Assemblée quand Christ est là pour juger les cœurs.
Dans la personne qui a été mise à l’écart, on verra ou on ne verra pas la vie. On verra si vraiment la personne a été convertie. Si c’est vrai, il s’effectuera un travail dans son cœur. Il a été appelé un temps frère.
Il y en avait qui n’étaient pas des leurs car s’ils étaient des leurs ils seraient restés parmi eux.
Heureusement, il peut se produire une restauration. Entre-temps nous ne devons pas avoir de commerce avec eux, ni manger à la même table. Il ne faut pas le reconnaître comme un frère ni avoir de communion avec lui. Il faut voir si vraiment il a le caractère du Méchant. S’il se souvient avec la vérité et avec la Parole, il n’a pas le caractère du Méchant.
Mat. 18. 15 à 18 : S’il ne veut pas écouter l’Assemblée, il faut le considérer comme un homme des nations.

Nous devons manifester l’amour (1 Jean 5. 3). Si nous aimons Dieu, nous devons faire Ses commandements.

v. 9 : Attitude de chacun vis-à-vis de cet homme en vue de sa restauration (2 Cor. 2. 6).

Si une partie de l’Assemblée est en relation avec lui, et l’autre partie non, il pensera que l’Assemblée est divisée, les uns sont pour lui, les autres non.

Dans la fin des Juges (ch. 20), les 11 tribus se sont levées contre Benjamin qui avait mal agi. En fait, dans ce combat fratricide, il n’y a pas eu de vainqueur, mais que des vaincus !
Quel déshonneur pour celui qui a dit : Je crois que Christ est mort pour moi. Le péché est une chose horrible et a causé tant de souffrances au Seigneur !
Ce paragraphe peut être pour nous un sujet de crainte, mais il ne faudrait pas avoir une peur excessive. Il est dit : « que chacun s’éprouve soi-même », se juge. Il est parlé surtout d’un état non jugé, permanent, supporté, toléré. Les choses ne peuvent pas durer. Nous devons nous juger rapidement avec le secours de la Parole et nous ne serons pas appelés méchants.
La pensée dominante dans ce chapitre, c’est : « Christ, notre pâque, a été sacrifiée ». C’est une chose importante que de considérer comment nous avons été aimés.

Ch. 6 : Problèmes de relations entre hommes et femmes. Problèmes de discipline. Le corps du chrétien est le temple du Saint Esprit.

L’apôtre ne perd pas de vue l’édification des Corinthiens bien qu’il les réprimande. Il les reprend au sujet de leur cœur, et en même temps leur rappelle la haute destinée qui était la leur. Ils le savaient et l’avaient oublié. Il fait appel à leur conscience et à leur cœur : – Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ?

Dieu commence premièrement le jugement par l’Assemblée de Dieu, et que sera-ce pour les autres ! Il y aura plusieurs jugements.
– Jugement de la Maison de Dieu actuellement.
– Tribunal de Christ pour l’Église.
– Le jugement d’Israël (Éz.).
– Le jugement des nations (Mat. 25).
– Le jugement des anges (1 Cor. 6. 3).
– Le jugement dernier (les morts) (Apoc. 20. 12 à 15).

Le début de ce chapitre est en relation directe avec le verset 12 du chapitre 5.
Les Corinthiens étaient d’une telle inconséquence qu’ils entraient en procès auprès des injustes. L’apôtre leur reproche leur injustice. Il ne met jamais en question la position des croyants (ch. 11. 31).

Il faut se juger chacun pour soi (individuellement), et dans l’Assemblée (collectivement).

Les Corinthiens étaient arrivés à se dégrader en passant devant un tribunal d’hommes. L’apôtre s’adresse aussi à nous. Ceux qui faisaient ainsi commettaient des fautes (v. 7).
En portant ces choses devant les incrédules, ils méprisaient l’Assemblée.

Ceux qui sont peu estimés (v. 4) : cela correspond à l’état des Corinthiens. Cela ne veut pas dire qu’il faut estimer un frère plus qu’un autre. Il faut les estimer d’une façon égale. L’apôtre n’avait pas d’estime particulière, et il estimait les hommes comme égaux. (Luc 22. 24 à 27).
Il y avait donc chez les Corinthiens, comme chez nous, des estimations.
D’autre part, il y avait des apôtres qui étaient estimés comme des colonnes (Gal. 2. 9).

On peut très bien avoir des dons et ne pas avoir de sagesse. Les Corinthiens avaient des dons. (1. 7). L’apôtre leur parlait pour leur faire honte. Il porte leurs yeux sur des valeurs spirituelles, des fruits que le Saint Esprit leur donne s’ils les veulent.

La tendance de notre cœur naturel peut se porter même sur les choses de Dieu. Que c’est humiliant !

Il faut demander au Seigneur d’apprendre à regarder comme Lui, d’avoir la même optique que Lui pour discerner les péchés.

La grande règle, c’est de savoir pardonner. Si l’on ne juge pas entre deux frères, il faut le demander à un frère qualifié. Si l’Assemblée n’arrive pas à cacher un péché aux yeux du monde, c’est mal. Dans un cas comme celui-là, c’est le témoignage qui est atteint. Les frères qui ont provoqué cela sont des outrageux. Ils outragent le nom du Seigneur et de l’Assemblée. Si l’on ne se juge pas devant Dieu, il y aura des troubles graves devant Lui.
Le peuple de Dieu a dit : Voici Aï, nous allons le massacrer, après la victoire sur Jéricho. Mais ce fut une défaite (Jos. 7). S’il nous arrive des défaites, il faut se juger.
L’argument c’est : Vous êtes frères. Cela devrait suffire pour éteindre toute querelle. Joseph a dit à ses frères : « Ne vous querellez pas en chemin » (Gen. 45. 24).
Mat. 18. 35 nous montre que nous avons été pardonnés de tout ; nous devons pardonner aux autres. Si nous ne les pardonnons pas, Christ ne nous pardonne pas.

Faire une injustice : être injuste et être associé à ceux qui n’hériteront pas du royaume de Dieu.

Il y a celui qui supporte l’injustice, et il y a celui qui la connaît et qui la sait. Les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu.
2 Sam. 19. 24 à 30 : La grâce n’avait pas été vaine pour Mephibosheth. Il se détache des choses terrestres. Il supporte une injustice. On ne sera pas tenté de pratiquer l’injustice.
2 Tim. 4. 16 : « tous m’ont abandonné : que cela ne leur soit pas imputé ». Il n’y a pas de vengeance. Il y a le pardon dans le cœur.

v. 11. L’apôtre leur rappelle d’où ils avaient été tirés. Cela s’adresse à nous aussi. Nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés. Mais par la grâce de Dieu, nous avons été sauvés de la perdition.
C’est comme s’il disait : Retournerez-vous dans votre état de péché ?
1 Pier. 4. 1 à 6 nous rappelle qu’il n’est plus question de revenir à ces excès.
C’est une chose horrible de reprendre des choses que nous avons rejetées et pour lesquelles nous trouvons tout à coup de l’intérêt – voir 2 Pier. 2. 20 à 22.
L’apôtre nous instruit dans les difficultés qui avaient lieu à Corinthe. C’est donc un sujet très sérieux. Il enseigne aux Corinthiens des choses qu’ils ne connaissaient pas et très élevées : les saints jugeront le monde et les anges : dignité qu’ils exerceront dans un temps futur.
Paul les invite à établir comme juges ceux qui étaient peu estimés parmi eux, à leur appréciation. Les Corinthiens recherchaient l’éclat. L’apôtre n’approuvait pas qu’ils portent des procès devant les injustes. Il leur dit que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu. C’est très grave. Le titre qu’il leur donne est « frères » : relations entre lui et eux.
Ils ne portaient plus les caractères des versets 9 et 10 et ils ne devaient pas retomber dans leurs péchés.
Le passage du verset 12 jusqu’à la fin du chapitre nous parle de responsabilité individuelle, moins de celle de l’Assemblée comme ailleurs.
L’apôtre a de nombreux motifs exerçants pour écrire sa première épître. Il répond aux questions qu’on lui a posées disant ce qu’il a à dire, et rien de trop.
Le sujet est interrompu au verset 12 et il est repris au ch. 8.
Il s’agit de manger les viandes sacrifiées aux idoles (Héb. 13). Il s’agit ici de viandes d’autrefois, qui faisaient partie de la cérémonie du sacrificateur. Pour le croyant, tout est permis, mais les choses permises ne sont pas des choses morales mais neutres. Toutes choses ne sont pas avantageuses.
Au ch. 10. 23, l’apôtre rappelle à nouveau : « Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses sont permises, mais toutes choses n’édifient pas ».
Ce que nous faisons doit être en vue de l’utilité et de l’édification.
Il faut savoir si notre marche est avantageuse pour notre frère ou pour le Corps.
Au ch. 6. 12 : il s’agit de la liberté chrétienne, ce qui est avantageux pour soi-même. C’est individuel, personnel. Toutes choses me sont permises.
Au ch. 10. 23, nous avons les mêmes expressions, mais en ce qui concerne les relations avec et pour les autres ; ce qui est avantageux pour les autres.
Le côté individuel est nommé tout au long de ce paragraphe, mais cette responsabilité individuelle a des incidences sur l’Assemblée.
Gal. 5. 13 : « Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre » : un appel à servir par amour pour les frères.
1 Pier. 2. 16 : « … comme libres, et n’usant pas de la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu ». Nous avons la liberté de l’Esprit qui est heureuse, nous sommes délivrés de l’esclavage du péché. La liberté de faire certaines choses n’est pas interdite, mais cela ne nous est pas toujours avantageux et peut être une entrave. Cette liberté nous asservirait.
Jac. 1. 25 et 2. 12 : « … celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré… celui-là sera bienheureux dans ce qu’il fait » ; « parlez et agissez comme devant être jugés d’après la loi de la liberté ».
Rom. 6. 17 à 22 : L’apôtre parle à cause de l’infirmité de leur chair. Le chrétien a la grâce de pouvoir livrer ses membres à la justice pour la sainteté (v. 19).
Le chrétien se sert de cette liberté pour servir le Seigneur et les Siens.
Notre avantage est de croître à la façon du Seigneur et de Le servir autant qu’Il nous y appelle.
Toutes choses nous sont permises. Le chrétien peut dire : Quel mal y a-t-il à faire cela ? Le simple fait de poser cette question montre que nous ne sommes pas au niveau des versets de l’apôtre Paul. On peut poser comme question : Quel bien puis-je retirer de tout cela ?
Le Seigneur faisait passer Son Père avant les relations qu’Il connaissait. Il s’effaçait devant Son Père.
« Les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte » (Phil. 3. 7). Pour l’apôtre, ce qui était avantageux, c’était de gagner Christ.
Celui qui est consacré au Seigneur a une part plus grande que les autres.

Toutes les choses sont permises. Il y en a qui peuvent nous apporter des pertes et d’autres des avantages. A nous de discerner cela.
La connaissance de ce qui nous est avantageux est à la mesure de notre communion avec le Seigneur.

La tempérance est un fruit de l’Esprit : Gal. 5. 22 et 23 nous présente le fruit de l’Esprit, et parmi ces caractéristiques, il y a la tempérance.

2 Pier. 2. 10 et 11 : Si nous sommes asservis aux choses que pratiquent les hommes injustes, cela ne nous est pas avantageux, ce sont des choses qui n’édifient pas.

Ch. 8. 13 : « si la viande est une occasion de chute pour moi frère, je ne mangerai pas de chair, à jamais, pour ne pas être une occasion de chute pour mon frère ». Ici l’apôtre introduit une nouvelle pensée.
L’estomac a été fait pour digérer les viandes. Le corps est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Il a été fait pour le Seigneur.
Les viandes, l’estomac, sont provisoires et ne dureront pas, Dieu les mettra à néant, elles sont pour un temps.
Mais le corps spirituel, le corps de résurrection du racheté, ce corps sera rendu conforme à Christ. Le croyant quittera son enveloppe mortelle. Déjà maintenant, le corps du croyant est le temple du Saint Esprit, et cela doit nous rendre attentif à ce que nous faisons de notre corps.
Le corps n’est pas pour la fornication mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps.
L’homme est la gloire de Dieu : chose exerçante ! Il l’est encore malgré le péché qui le caractérise.
Tout ce que nous avons, ainsi que notre corps, nous vient de Dieu. Dieu nous a créé un corps (v. 14). Dieu nous ressuscitera.
A ce paragraphe on donnerait comme titre : Sainteté et communion.
1 Thess. 4. 3 et 4. 7 et 8 : « C’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication » ; « Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté ».
Il y a une abondance d’explications pour les croyants.
– Pour le Seigneur (v. 13).
– Ressuscité (v. 14).
– Corps comme membre du Seigneur (v. 15).
– Uni au Seigneur (v. 16).
– Temple du Saint Esprit (v. 17).
– Achetés à prix (v. 19).

Achetés à prix (ch. 7. 23). A quel prix avons-nous été achetés ? – par le sang précieux de Christ !
Ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour Celui qui pour eux est mort et a été ressuscité (2 Cor. 5. 15).
1 Thess. 5. 23 et 24 : « Or le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entier, soient conservés sans reproche en la venue de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui vous appelle est fidèle, qui aussi le fera ». Notre corps tout entier doit être gardé sans reproche jusqu’au retour du Seigneur. Comme nous le réalisons peu !
Il faut fuir. Des victoires sont remportées ainsi. L’apôtre dit à Timothée : Fuis et poursuis (2 Tim. 2. 22).
L’apôtre dit : Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit (ch. 3. 16 et Éph. 4. 30). C’est individuel dans ces deux versets.
Il faut présenter notre corps en sacrifice vivant et le présenter à Dieu (Rom. 12. 1).
L’épître aux Éphésiens nous rappelle qu’il y a un seul corps et un seul Esprit (Éph. 4. 4). Le Saint Esprit est en nous. C’est Dieu qui nous L’a donné.
Si nous avions conscience de cette présence en nous, nous essayerions de maintenir en bon état cette demeure qui L’accueille.
Il est parlé de tout ce que le chrétien doit faire et ne pas faire. Il y a des choses qui sont permises, mais qui entravent, limitent la connaissance du Seigneur.
Il faut avoir en vue l’avantage des autres, il ne faut pas se laisser asservir.
v. 13 à 20 : le corps est lié à des choses morales et spirituelles très importantes. Nos corps sont les membres de Christ. Dieu ressuscitera les corps. Nous ne sommes plus à nous-mêmes, mais nous avons été achetés à prix (6. 20).
Joseph a fui devant la tentation (Gen. 39. 7 à 12).
C’est un aspect négatif de la sanctification. La sainteté pratique du Corps, la vie du Corps est liée à des choses morales et spirituelles. Nos corps sont donc des membres de Christ et des temples du Saint Esprit. Nous ne sommes plus à nous-mêmes mais nous avons été achetés à prix (Rom. 12). Aspect positif de la sanctification.

Ch. 10. 14 à 33.
Dans l’état chrétien, il n’y a que deux ordonnances :
– Le baptême (témoignage individuel).
– La participation à la Table du Seigneur (privilège collectif).
Ce qui est particulièrement en vue ici, c’est le côté de la communion.
La Table du Seigneur est un témoignage, tout comme le baptême.
Dès le commencement de l’Église, la Table du Seigneur était dressée.
Il faut que nous soyons intelligents (v. 15). Il faut que les choses soient reçues, soient acceptées avec le cœur.
Jusqu’au verset 13, il est question de la maison, puis, à partir du verset 14, l’apôtre s’occupe du sujet de la table du Seigneur et des idoles.
Les Corinthiens se glorifiaient de leur savoir, ce n’était pas une intelligence selon Dieu.
Le Saint Esprit ouvre notre intelligence pour comprendre l’Écriture.
Dans les versets 14 à 22, il y a deux pensées importantes :
– La bénédiction en participant à la Table du Seigneur.
– L’exhortation à bien faire attention de ne pas confondre les choses.
L’apôtre cherche à montrer que l’on peut participer aux deux ordonnances et aux choses du monde, mais il enseigne qu’il ne faut pas participer à la Table du Seigneur en ayant communion avec les choses du monde.
v. 7 : L’idolâtrie, ce n’est pas seulement se prosterner devant les idoles (voir le veau d’or). Une idole est tout ce qui, dans mon cœur, prend la place du Seigneur.
Le mot hébreu pour idole est : vanité. L’idolâtrie est un fruit de la chair, ce peut être l’attachement à la vanité. La vanité, c’est quelque chose qui est vain, qui vient de l’homme et n’a aucune valeur.
L’idolâtrie n’est pas pour nous une image taillée, c’est le moi, la vieille nature qui n’est pas crucifiée avec Christ. C’est une idole très subtile.
v. 22 : Il ne faut pas provoquer le Seigneur. Dieu est jaloux (Ex. 34. 14), Il nous veut tout entiers.
v. 20 : Sacrifier à des démons : avoir une part de notre vie dans les choses du monde. Satan profite de ce que nous ayons des idoles, et nous pouvons être gouvernés par les démons.
Nous avons à fuir l’idolâtrie là où elle se trouve.
La chair est une forme d’idolâtrie. Cela peut arriver dans une assemblée comme la nôtre.
La Table du Seigneur, ce n’est pas le meuble sur lequel sont disposés le pain et le vin, c’est ce qui se trouve placé sur cette table.
1 Tim. 4. 1 : Les enseignements des démons sont purement humains, ce que le Saint Esprit ne nous a pas communiqué.
On peut commencer à pécher, et progressivement le péché augmente.
Quand on mange, on s’identifie, il ne faut donc pas manger ce quia été sacrifié aux démons, établissant ainsi une relation de communion avec eux.
La coupe : le sang de Christ qui purifie de tout péché ; le pain : communion du Corps de Christ.
L’apôtre nous parle de l’importance de la communion. On a une part commune avec la coupe : le sang de Christ (v. 16).
La table est le symbole de la communion. La prise du pain rend témoignage à l’unité. v. 17 : « un seul pain, un seul corps ». Les croyants qui se réunissent à la table du Seigneur sont l’expression de l’unité du Corps.
Ce qui est présenté au chapitre 10, c’est surtout le côté de la responsabilité du croyant et le témoignage rendu à la Table du Seigneur. Une personne qui prend part à une table et qui va à une autre souille la première table.
L’unité du Corps ne se manifeste qu’à la Table du Seigneur.
Si les croyants se rattachent à des fausses doctrines, ils se trouvent en communion avec ces fausses doctrines qu’ils le veuillent ou non : bien qu’ils ne soient pas d’accord avec ces doctrines.
On peut avoir des conversations avec des chrétiens qui ne sont pas en communion dans l’Assemblée jusqu’à une certaine limite. Mais la célébration à la Table du Seigneur ne doit pas avoir lieu avec eux.
La coupe nous apporte de riches bénédictions, nous ne pouvons que la bénir (v. 16). En buvant cette coupe, nous participons et jouissons tous des mêmes bénédictions.
En rompant le pain, nous jouissons des bénédictions qui résultent de la mort de Christ.
Notre communion est avec le Père et avec Son Fils Jésus Christ (1 Jean 1. 3).
C’est différent de Jean 6. 53 à 55 où nous apprenons que nous devons nous nourrir de Christ tous les jours. C’est la nourriture initiale, le chrétien doit se nourrir de cette chair et du sang, c’est-à-dire de Christ.
Dans notre chapitre, il s’agit de témoignage collectif de communion fraternelle.
Le pain auquel nous participons est en même temps le Corps de Christ, et représente aussi l’Assemblée comme corps.
Nous n’avons pas à faire l’unité, elle existe en dehors de nous. Nous devons rendre témoignage de l’unité à la Table du Seigneur.
Nous devons penser à tous les croyants qui sont le Corps de Christ.
Nous n’avons pas à tenter le Christ et à Le provoquer à jalousie.
Pendant les quelques instants de la cène, nous goûtons les félicités du ciel.
La communion à la Table du Seigneur peut être souillée par les simples rapports avec le mal doctrinal. Apoc. 2. 14 : « J’ai quelque chose contre toi : c’est que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam », qui ont une part commune à une mauvaise doctrine.
Quelle chose de participer à la Table que le Seigneur avait célébrée avant Sa mort ! C’est quelque chose que nous célébrons sur la terre et qui ne se répétera plus dans le ciel.

Au chapitre 11, nous avons la cène, le mémorial de la mort du Seigneur. Ici, au chapitre 10, nous avons la Table du Seigneur avec le côté de la communion.
Dans ces deux gestes, ce sont deux témoignages, un unique, l’autre répétitif, qui n’ont de valeur que par leur sens. Il faut que nous soyons intelligents pour comprendre ces choses, car elles doivent être faites intelligemment (10. 15).
Dans ce chapitre, il est parlé de la bénédiction de participer à la cène, et nous avons une mise en garde au sujet de la table des démons et de l’idolâtrie. On ne peut pas participer à la Table du Seigneur en ayant communion avec autre chose qui ne soit pas à la gloire de Dieu.
L’idolâtrie, au sens moral, c’est le fruit de la chair, ce n’est pas seulement se prosterner devant une idole. Idole des Hébreux : vanités qui viennent de l’homme et qui n’ont aucune valeur. Nous devons fuir tout ce qui est un attachement au fruit de la chair. L’idolâtrie mène notre vieille nature, ce qui nous fait perdre de vue ce que le Seigneur attend de nous. Satan se sert des idoles, même si les idoles en elles-mêmes ne sont rien. Nous avons à fuir ces idoles, et à fuir le lieu où elles se trouvent (là où la chair est manifeste et se met en avant).
Table sainte : responsabilité de l’Assemblée pour ceux qui ont pratiqué un mal doctrinal.
v. 16 : c’est la coupe qui nous apporte des bénédictions, nous ne pouvons que la bénir. En la prenant, nous jouissons de l’efficace de l’effusion du sang. Nous rompons le pain et nous bénéficions du même sacrifice et nous recevons des bénédictions.
Nous avons communion avec cette chose sainte qu’est la coupe et cette chose sainte qu’est le pain.
Ici il s’agit du témoignage collectif et de la communion entre nous et Dieu le Père. Nous avons une part commune avec le Seigneur.
v. 17 : « un seul pain, un seul corps » : le pain auquel nous participons représente le corps de Christ et nous parle aussi de l’Assemblée.
L’Assemblée est aussi chère à Dieu que le corps de Son Fils.
Nous n’avons pas à faire l’unité, mais à rendre témoignage à cette unité. Il n’y a pas de plus puissant appel pour ceux qui sont à Christ.
Quand nous rompons le pain, nous devons nous rappeler de tous les croyants dont Christ est la Tête. La célébration de la cène est un désir profond du Seigneur. Nous sommes un seul Corps.
Un enseignement de tout ce passage est que nous avons une part commune, nous avons communion au corps et au sang du Christ. C’est un avantage et un privilège particulier pour la terre, qui ne se répétera plus dans le ciel. Quelle bénédiction !
v. 21 et 22 : Participer à la Table du Seigneur et des démons serait provoquer le Seigneur.
Il ne faut pas mettre en relation la Table du Seigneur avec les choses que Dieu réprouve.
La table des démons : cas particulier propre aux Corinthiens ; il n’y a pas de « table des démons » dans la chrétienté, mais il peut y avoir des « tables d’hommes ».
Il y a un côté précieux et heureux dans ce paragraphe, avec la communion à la Table du Seigneur.
C’est un acte extrêmement important et solennel que de participer à la Table du Seigneur.
v. 14 à 22 et 23 à 33. Ce sont deux paragraphes complémentaires.
Ce que nous montrent les v. 23 à 33, c’est que nous avons à chercher l’intérêt d’autrui.
Nous n’avons pas le droit de dire que nous réalisons l’unité du Corps si nous sommes désunis. Il faut des exercices individuels et collectifs quant à la réalisation de cette unité du Corps.
La participation à la Table du Seigneur correspond à quelque chose de vrai ; le baptême doit être aussi quelque chose de vrai, témoignage que nous sommes morts et ressuscités. Il faut que ce témoignage ne soit pas manifesté seulement par un geste, mais par une vie toute entière.
v. 23 à 33 : comparer ch. 6. 12 et 13 : « Toutes choses (me) sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses » ; « toutes choses sont permises, mais toutes choses n’édifient pas… » : liberté et avantage personnel d’un côté, vie spirituelle et de foi de l’autre.
Cette liberté peut être mise mal à profit. Les choses qui sont permises, il vaut mieux les éviter, car je me laisserais asservir par elles. Il ne faut pas chercher son propre intérêt mais celui d’autrui.
Toutes choses me sont permises, mais toutes choses n’édifient pas : c’est une mise en garde à ne faire que ce qui édifie.
Toutes choses sont permises : nous sommes libres, nous ne sommes pas sous la loi.
Les choses qui me sont permises sont celles qu’un chrétien peut faire. Elles n’édifient pas nécessairement. Nous devons donc restreindre notre liberté, il y a des choses dont il faut nous abstenir. Dieu nous dit dans ce passage de faire attention.

Nous pouvons être un moyen d’édification pour les autres, avec les hommes de ce monde.
v. 31 : « Faites tout pour la gloire de Dieu ». La gloire de Dieu et l’édification sont la pensée de ce paragraphe.
v. 32 : Il faut faire attention à ne pas froisser la conscience de celui qui est incrédule.
C’est l’esprit d’amour qui permettra que notre comportement soit tout autre.
v. 25 à 27 : Puisque la terre et tout ce qu’elle contient sont au Seigneur, vous pouvez aller à la boucherie et acheter de la viande. Si un incrédule vous invite et que vous voudriez aller, c’est une restriction.
v. 28 : Vous ne mangez pas de viande à cause de la conscience. Si nous mangeons de la viande chez celui dont la conscience est plus délicate, nous sommes une pierre d’achoppement, nous faisons grand tort à cette âme au lieu d’être le moyen de son édification.
Prov. 23. 6 à 8 : « Ne mange pas le pain de celui qui a l’œil mauvais, et ne désire pas es friandises ; car comme il a pensé dans son âme, tel il est. Mange et bois, te dira-t-il ; mais son cœur n’est pas avec toi. Ton morceau, que tu as mangé, tu le vomiras, et tu perdras tes paroles agréables ». L’incrédule pensera : il est large d’esprit, il se permet toutes choses.
Gal. 2. 12 et 13 : l’attitude de Céphas (Pierre) : il faut du discernement pour savoir ce qu’il faut faire et comment il faut le faire.
1 Tim. 4. 3 : « … aux derniers temps, quelques-uns apostasieront de la foi…[prescrivant] de s’abstenir des viandes »
L’apôtre Paul ne pensait pas à lui, il a à cœur la conscience d’autrui. Voyez son attitude en 2 Cor. 11. 21 et 22.
v. 33 : L’apôtre ne cherchait pas son avantage propre, mais celui du grand nombre afin qu’ils soient sauvés.
Mat. 17. 24 à 27 : le Seigneur est sensible à la conscience (v. 27). Il aurait pu dire à Pierre : nous ne sommes pas de ce monde. Il ne voulait pas froisser la conscience de ces receveurs des impôts.
Un homme était invité chez son ami incrédule. Avant le repas, il pria. Son ami était gêné et avait la conscience froissée. Son invité aurait dû lui demander la permission de prier. Il faut faire attention à ne pas froisser la conscience d’un incrédule.
Il nous faut faire toutes choses pour la gloire de Dieu.
v. 31 : ce verset s’applique à toute notre vie. Quoi que vous fassiez : c’est extrêmement large.
Col. 3. 17 : « quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père ». Pour la gloire de Dieu, je ne peux pas être à tel endroit, car si le Seigneur revenait Il me trouverait là. Ce n’est pas une règle, mais nous devons nous exercer à faire toutes choses pour la gloire de Dieu.
Nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce. Nous devons être librement soumis à Christ.
Comme la grâce de Christ est immense ! Être une cause d’achoppement, c’est être une occasion de chute. Mat. 18. 6 : « Quiconque est une occasion de chute pour un de ces petits qui croient en moi, il serait avantageux pour lui qu’on lui ait pendu au coi une meule d’âne et qu’il ait été noyé dans les profondeurs de la mer ».
Nous devons avoir la gloire de Dieu en vue, que toutes choses soient faites pour l’édification.
Nous avons une responsabilité individuelle dans notre marche, dans notre conduite. Il est facile de se disculper et de dire que certains frères sont dans des erreurs. Il faut se juger soi-même.
Ch. 14. 23 : Les incrédules regarderont les disciples de Christ puis Christ à travers eux. Il nous faut être imitateurs de Christ.
Act. 15. 27 à 29 : « … qu’on s’abstienne des choses sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez de ces choses, vous ferez bien ».
Gen. 9. 3 : « Tout ce qui se meut, [et] qui est vivant vous sera pour nourriture » : L’autorisation de manger la chair a été accordée à l’homme après le déluge (Gen. 9).
Quand on est invité chez un incrédule et que l’on veuille y aller, c’est un cas de conscience qui se pose.
v. 33 : L’apôtre était l’imitateur de Christ. Il dit : Ne m’imitez pas, mais bien plutôt Christ. Il est humble. Il avait un enseignement par l’exemple, et non pas par les paroles comme les pharisiens. Paul donne l’exemple de sa propre vie, car il peut le faire, sans aucun orgueil. Il ne cherche point sa propre gloire, mais celle de Christ. Personne ne peut dire : « Soyez mes imitateurs comme moi je le suis de Christ ». Nous ne sommes pas à la maturité de l’apôtre. On dirait : Soyez les imitateurs comme l’apôtre Paul était de Christ.

Ch. 11. La Table du Seigneur, la célébration de la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne. La tenue des frères et sœurs.

Derrière le voile pour la femme et les cheveux courts pour l’homme, il y a une valeur morale.
L’apôtre s’adresse aux Corinthiens comme à des personnes intelligentes bien qu’il soit contraint de leur donner du lait à boire à cause de leur état charnel (ch. 10. 15 ; 3. 2).
Ch. 2. 11 et 12. Le chrétien n’est pas laissé sans ressources. Il a le Saint Esprit et la Parole.
Ch. 10. 31 : nous sommes exhortés à faire tout ce que nous faisons dans le but de glorifier Dieu.
Ici Paul nous révèle la pensée de Dieu.
Il nous faut une sainte crainte, non une crainte servile, mais une crainte qui découle de l’amour.
Ailleurs il est dit qu’une femme ne doit pas parler dans l’Assemblée (14. 34).
Ces enseignements s’adressent aux frères et aux sœurs, aux hommes et aux femmes.
v. 3 : une hiérarchie établie par Dieu : Dieu, Christ, l’homme, la femme. C’est un mystère pour nous. v. 3 : Il y a des différences entre le Père et le Fils. Le Seigneur dit : « Mon Père est plus grand que moi », mais tout de suite après il dit : « Moi et mon Père, nous sommes un ».
Dans l’Ancien Testament, on trouve plusieurs femmes qui ont une valeur morale plus grande que l’homme (Exemple : Abigaïl).
Il convient qu’une femme soit soumise à son mari.
Chacun tient la place que Christ lui a confiée.
v. 4 et 5 : L’homme doit prier la tête découverte parce qu’il doit représenter le Christ ; la femme doit prier la tête couverte parce qu’elle reconnaît l’homme comme chef : ces choses sont en rapport avec le verset 3.
La gloire de la femme est d’avoir une longue chevelure, et en plus un voile. Si l’on n’applique pas cela, c’est une désobéissance à Christ et un déshonneur pour soi. Il s’agit là de la femme chrétienne.
C’est le symbole de la soumission du cœur. Il ne suffit pas d’obéir par contrainte, mais bien par amour.
Rebecca a mis son voile quand elle a vu Isaac (Gen. 26. 65).
La chevelure longue est la gloire pour la femme, et la chevelure coupée est la gloire pour l’homme.
L’homme est appelé l’image et la gloire de Dieu (Gen. 1. 26), la femme est appelée la gloire de l’homme. Elle n’a pas une même mission, une même signification. Si une femme a une longue chevelure, c’est une gloire pour elle, une gloire personnelle : Jean 12. 3
C’est un déshonneur pour l’homme d’avoir une longue chevelure.
Le nazaréen ne devait pas avoir de contact avec la mort. Il devait laisser sa chevelure pousser. Il ne devait pas boire de vin.
De tout temps, il y a eu des contestataires sur ces versets, car ils sont mal compris.
Jude 22 : les contestataires doivent être repris ; 2 Tim. 2. 24 à 26 : l’esclave du Seigneur ne conteste pas. Il faut arrêter toute contestation qui vient de la chair.
La femme doit avoir une marque de l’autorité à laquelle elle est soumise.
Trois raisons de respecter l’enseignement de la Parole quant à la chevelure :
– La créature.
– La nature (v. 14).
– La coutume (v. 16).
v. 10 : « à cause des anges », ou esprits administrateurs : voir Héb. 1. 14. 1 Tim. 5. 21. Ce sont des serviteurs de Dieu. Ce sont des spectateurs attentifs. Ils regardent notre conduite pour qu’il n’y ait pas de contradiction entre notre part et notre conduite.

La Parole impose ce que nous avons à faire pour la gloire de Dieu et du Seigneur. Le Seigneur tient compte de l’ignorance mais nous devons acquérir l’intelligence.
Le mari et la femme sont appelés à refléter quelque chose de Christ dans leur union.
L’activité que peut avoir une femme dans l’assemblée : ch. 14. 34 : « Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler » ; elle peut prier et prophétiser, mais pas dans les réunions. Elle a aussi le rôle d’élever ses enfants dans la connaissance du Seigneur (Proverbes).
Rom. 16. 3, 6, 12 : Les femmes peuvent avoir un service très précieux, mais pas un service public. La prière est la part de tout chrétien, la prière silencieuse. La prophétie n’est pas silencieuse mais publique.
1 Tim. 5. 10 : la femme veuve ; Tite 2. 3 à 5 : les femmes âgées. Une sœur âgée peut aider une sœur plus jeune à élever ses enfants, à être soumise à son propre mari.
Dans les seize versets que nous avons vus, il est parlé d’ordonnances, non pas d’ordonnances sous la loi, mais d’ordonnances chrétiennes. Il y a des ordonnances très élevées. Il faut prendre garde à la manière dont nous faisons ces choses.
Nous avons à distinguer pour nous ce qui est un honneur et ce qui est un déshonneur.
A partir du v. 17, cela concerne la vie en général. Trois chapitres vont être consacrés au rassemblement (v. 20 : « Quand vous vous réunissez ensemble »). Se réunir est un verbe actif. Il ne s’agit pas de s’asseoir, mais de venir et s’approcher ensemble.
L’apôtre donne la première place à la Table du Seigneur. Il établit ici un contraste entre un repas entre nous et le repas du Seigneur (la cène).
Au v. 2, il loue les Corinthiens. Ici il est obligé de dire : je ne vous loue pas (v. 22). Être réunis est quelque chose qui nous apporte du bien. Ici c’est le contraire et c’est très solennel : Vous vous réunissez pour votre détriment. Il y a des désordres. L’apôtre savait ce que les Corinthiens devaient savoir. Ils n’étaient pas informés, par exemple, qu’une femme devait porter un foulard sur la tête pendant la réunion. Ils se réunissaient chez les uns et chez les autres suivant leurs possibilités matérielles (Act. 2. 44). Il n’y avait rien de mal à cela. Mais il y avait en fait une sorte de laisser-aller. Il y avait un ravage de l’Ennemi. L’apôtre leur disait : en ceci, cela va, mais en cela, il faut arrêter ces écartements. L’apôtre s’adresse à l’Assemblée de Dieu qui est à Corinthe. Il y avait un état de division, peut-être pas apparent, mais il était là.
Cela fait horreur à Dieu, que l’on participe à la Table du Seigneur et qu’on ait des divisions dans le cœur.
Dans l’Assemblée de Dieu, il faut maintenir toute la Parole de Dieu.
Il y a ici un mal nécessaire (v. 19). Il faut nous séparer des choses qui ne conviennent pas au Seigneur, comme les sectes.
Il fallait qu’il y ait des sectes. Ceux qui étaient selon le Seigneur devaient ainsi être manifestés et se séparer.
Il est question du Corps de Christ. L’apôtre ne dissocie pas la Tête du corps. Si vous niez l’unité du Corps, vous êtes divisés. Nous avons besoin d’y être attentifs.
Puisque c’est un témoignage à la face du monde, nous devons le réaliser.
L’apôtre va présenter l’Assemblée comme Corps de Christ et comment doit fonctionner cette Assemblée de Christ.
Comme au ch. 1, il y a des divisions, des tendances de séparations.
Actuellement nous voyons des sectes dans le monde entier. Il y avait des sectes parmi les Corinthiens. (Secte vient d’un mot qui signifie « choisir »).
Les sectes sont des œuvres de la chair. C’était le commencement des sectes, le germe. Maintenant les sectes sont plus nombreuses. Ceux qui aimaient Christ ont bien fait de se séparer d’avec les sectes.
L’unité a été conservée aux jours des apôtres, puis il y a eu des divisions. C’était le commencement du déclin. Dieu nous appelle à garder l’unité de l’Esprit.

(Act. 28. 22 : « … quant à cette secte, il nous est connu que partout on la contredit ». Ici, ce que les Juifs appelait secte était réellement ce qui était de Dieu.
Dieu veut que nous fassions la différence entre ce que le monde dit et ce qu’Il nous enseigne par sa Parole.
Il y a des dangers, l’Ennemi est actif, et nos cœurs sont trop ouverts à des sollicitations.
Être sectaire, c’est prendre une partie et se réunir autour de cette partie, c’est une hérésie.
Il y a des choses qui ne sont pas visibles. On peut avoir des idées sectaires sans le savoir.
L’homme sectaire est celui qui, étant averti de la position où il est, persiste dans son état.
Nous avons à nous séparer de tout homme sectaire. Tite 3. 10 et 11 : « Rejette l’homme sectaire, après un premier et un second avertissement, sachant qu’un tel homme est perverti et pèche : il se condamne lui-même ».
Notons ces deux expressions : v. 19 : être approuvé ; v. 28 : s’éprouver. Celui qui est approuvé subsiste au travers de l’épreuve et ne se laisse pas entraîner par tel ou tel courant.
L’apôtre disait à Timothée : « Étudie-toi à te présenter approuvé à Dieu » (2 Tim. 2. 15).
A Corinthe, il y avait beaucoup de Corinthiens approuvés de Dieu et qui devaient souffrir de l’état de choses. Les Corinthiens étaient moins responsables que nous car ils étaient moins enseignés que nous.
Ils avaient une vie commune dans un même lieu, avec intimité. Il y a maintenant moins de vie commune.
Si les Corinthiens n’avaient pas la Parole, ils avaient des dons, des connaissances.
On peut supposer qu’il n’y avait qu’une Assemblée dans la ville de Corinthe.
On prenait la nourriture en commun. Les agapes sont citées dans l’épître de Jude (v. 12). A Corinthe, on faisait des agapes et on mettait toutes choses en commun. Au début de l’histoire de l’Assemblée, on prenait tout en commun (Act. 2. 44). Puis au ch. 6 des Actes, il y a une faute : on néglige les veuves.
Dans les agapes, il y avait des excès. Il y avait des choses permises dans les maisons, mais en tout cas pas dans l’Assemblée.
Il y a un mépris pour l’Assemblée de Dieu, inconscient peut être. Nous sommes appelés à faire tout pour la gloire de Dieu.
On prenait la cène après l’agape. L’apôtre met les choses au point sur ce qu’il convient de faire.
Ce ne sont pas seulement des choses pour les Corinthiens, mais aussi pour nous. Nous avons besoin de toute la grâce du Seigneur pour être gardés.
v. 22 : « N’avez-vous pas des maisons pour manger et pour boire ? ». Manger et boire sont des choses naturelles mais il n’est pas bon de manger et boire dans l’Assemblée, dans un lieu où le Seigneur est là, où nous ne sommes plus chez nous. Nous n’avons pas à intervenir et à diriger dans l’Assemblée.
Il s’agit ici de la perte du premier amour chez les Corinthiens. Nous avons ici des enseignements qui nous touchent de près. Il est question de manger la cène du Seigneur, du Maître, la cène dominicale – mais non pas « du dimanche ».
L’Assemblée de Dieu est le Corps de Christ. Il n’y a aucun motif de la mépriser. – « méprisez-vous l’assemblée de Dieu ? » (v. 22). L’apôtre s’élève contre cette confusion qui s’était formée chez les Corinthiens. Il montre clairement comment les Corinthiens se conduisaient.
On buvait d’une manière inconsidérée, il n’y avait pas de sobriété.
v. 26. « Toutes les fois » : fréquence de la participation à la cène du Seigneur. Nous la célébrons le premier jour de la semaine. L’amour garde cette porte ouverte.
Il y avait chez les premiers chrétiens des choses que nous avons perdues.
La lecture de la Parole ne nous donne pas seulement la pensée du Seigneur, nous pouvons avoir des directives qui ne sont pas citées mais que par l’Esprit nous pouvons discerner.
Les croyants du début prenaient le pain tous les jours, mais il y a un changement en Act. 20. 7 : « le premier jour de la semaine… nous étions assemblés pour rompre le pain ». Lorsqu’il s’agit de la cène, c’est la cène dominicale, c’est-à-dire du Seigneur, du Maître. Il est tout à fait dans l’esprit de prendre la cène dominicale dans la journée dominicale. C’est important que tout chrétien célèbre la cène et la mette en priorité.
La cène du Seigneur est un mémorial, on se souvient du Seigneur.

v. 22 : 1 Sam. 2. 16 à 17 : dans l’attitude des fils de Samuel, nous voyons un manque de dignité, mépris de l’offrande de l’Éternel. C’était de grands pécheurs.
Il ne doit rien y avoir en nous qui puisse se manifester, mais laisser tout au Seigneur.

v. 23 : l’apôtre avait reçu du Seigneur ce qu’aussi Il leur avait enseigné. Le Seigneur fait transmettre par Son serviteur, l’apôtre Paul, ce qui concerne la cène.
Ici il est rappelé le mouvement d’amour du Seigneur. (v. 23).
Dieu désirait que ces choses soient enseignées dans la Parole de Dieu, car si cela avait été transmis de bouche à oreille, cela aurait été déformé. 2 Tim. 1. 13 : « Aie un modèle des saines paroles… ».
Les Corinthiens n’avaient pas les évangiles. Nous trouvons que ce n’est qu’un simple rappel comme dans Luc. Pour eux c’était nouveau.
Il n’était pas un témoin oculaire. L’apôtre l’a reçu du Seigneur dans le ciel, glorifié. Ce commandement a été donné d’une façon claire et précise. Il a eu une révélation toute particulière. Ce n’est pas un témoignage d’homme, mais le témoignage du Seigneur. 1 Thess. 4. 15 : « nous vous disons ceci par la parole du Seigneur » ; 1 Cor. 7. 10 : l’apôtre précise que ce n’est pas lui qui parle, mais le Seigneur ; Éph. 3. 3 : « par révélation, le mystère m’a été donné à connaître » : C’est le mystère caché dès les siècles en Dieu, le mystère de l’Église.
Il n’y a pas de détails inutiles mais des détails essentiels.
Il s’agit de se souvenir du Seigneur. Cela s’exprime par un geste fait en commun, collectif.
Le Seigneur est Celui que nous ne devons jamais oublier pendant le temps de Son absence. C’est en mémoire de Lui : « faites ceci en mémoire de moi » (v. 24 ; Luc 22. 19).
C’est la Personne du Seigneur qui est placée directement devant nous.
On se souvient des souffrances de Christ mais plus particulièrement de Lui, du Seigneur, d’une Personne
Le pain rompu est une figure du Corps de Christ, sa représentation.
Participer à la cène n’est possible que s’il y a deux personnes converties. Une personne ne peut célébrer la cène seule. Deux c’est un minimum.
Ce qui est en fait le prix, c’est que le Seigneur l’a instituée, et même seulement pour cela, nous sommes heureux de l’accomplir. Lorsque nous buvons la coupe et que nous rompons le pain, nous annonçons la mort du Seigneur.
Une « nouvelle » alliance : c’est quelque chose de tout à fait nouveau que Dieu a fait, et définitif.
L’ancienne alliance avait été faite entre Israël et Dieu. La nouvelle alliance est traitée pour la maison d’Israël et non avec elle.
v. 25 : « Toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi ». Les Corinthiens avaient célébré la cène, mais pas en mémoire de Christ. C’est un avertissement qui leur est donné.
v. 26 : « Vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne ».
La mort du Seigneur sera constamment devant les yeux des croyants. Il y a trois phases :
– Représentation du pain et du vin.
– Souvenir de Lui.
– Témoignage.
Au ciel, nous ne prendrons plus la cène. En participant à la cène, nous annonçons la mort du Seigneur et aussi Son retour. C’est un témoignage rendu à la mort du Seigneur.
Il est dit que la coupe de bénédiction est servie en premier (ch. 10). Ici c’est différent. Grâce au sang, nous pouvons être sauvés.
Jusqu’à ce qu’Il vienne : c’est une chose provisoire. Lorsque le Seigneur viendra chercher les Siens, il n’y aura plus de mémorial sur la terre.
v. 24 : Quand il s’agit ici du corps, ce n’est pas l’Assemblée.
A partir du v. 27, nous avons les conditions dans lesquelles la cène doit être prise.
Plus les choses sont importantes et élevées, plus elles doivent être réalisées avec un exercice profond.
v. 27 : « Quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur » : Chacun engage sa responsabilité en prenant la cène.
Jean 13. 1 à 11, en rapport avec ce verset : « Que chacun s’éprouve soi-même et qu’ainsi il mange ». Il nous faut confesser nos péchés.
v. 32 : « nous sommes jugés… châtiés par le Seigneur » : Si nous avons eu cet exercice préalable, le Seigneur n’interviendra pas. Il intervient ici car il s’agit de Son Assemblée.
Le Seigneur manifeste Ses droits vis-à-vis de ceux qui Lui appartiennent. C’est en relation avec le verset 27 qui parle des excès des Corinthiens. Nous devons faire attention aux excès, tels une insouciance, une indifférence, qui peut être grave. Dans le moment de la cène nous ne devrions avoir aucune pensée légère, aucune distraction.
Héb. 10. 19 à 22 : « … approchons-nous avec un cœur vrai… les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience ». Nous devons avoir nos cœurs purifiés par aspersion. Il y a une invitation qui implique une décision de cœur.
Si nous avons péché, nous avons des ressources. Gen. 4. 7 : « si tu ne fais pas bien, le péché (ou : un sacrifice pour le péché) est couché à la porte ».
Nous devons avoir une conscience délicate. Il nous faut confesser nos péchés et ainsi nous retrouvons la communion avec le Seigneur.
Le nom du Seigneur est mentionné plusieurs fois dans ce chapitre.
Le Seigneur a confirmé, quand Il est monté au ciel, les ordonnances qu’Il avait instituées avant de mourir.
v. 28 : Le Seigneur veut que nous reconnaissions notre état.
v. 32 : La Parole de Dieu fait soigneusement la distinction entre les croyants et le monde. Le Seigneur est obligé d’intervenir, Il doit châtier Ses enfants, mais Cela ne touche pas au salut éternel.
L’Assemblée est l’Assemblée de Dieu et le Corps de Christ. Il ne faut pas oublier cela. Il y a des exercices que nous devons avoir, qui sont précieux aux yeux de Dieu. Tant que nous portons le témoignage, nous devons être exercés afin que notre témoignage soit un sanctuaire.
Les Israélites faisaient partie du peuple, tandis que le croyant fait partie du Corps.
Nous avons dans ce chapitre des enseignements tels que le respect.
v. 34 : « si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui » : L’apôtre dit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Nous pouvons manger et boire dans nos maisons mais pas dans l’Assemblée.

Ch. 12 : Autorité de Dieu quant aux dons de l’Esprit.

Le corps est composé de membres, qui ont chacun leur fonction.
Vivifié par le chapitre 13, le corps se manifeste dans le chapitre 14.
Les Corinthiens s’étaient tournés des idoles vers Dieu (comp. 1 Thess. 1. 9). L’Ennemi cherche à faire perdre de vue aux croyants la gloire du Seigneur (v. 3). Si notre cœur est occupé de la Personne du Seigneur, le Saint Esprit agit dans nos cœurs. Le Seigneur dans l’Assemblée n’est glorifié que par le Saint Esprit.
Le Saint Esprit a une double fonction :
– Il nous met en présence des vérités.
– Le Seigneur Jésus est glorifié par Lui.
On ne peut pas glorifier Dieu sans qu’il y ait l’action de l’Esprit Saint. Personne, parlant par l’Esprit Saint, ne peut porter atteinte à la gloire du Seigneur. Il faut laisser parler l’Esprit, et nous pouvons être sûrs que le Seigneur sera glorifié. On ne peut parler et glorifier le Seigneur sans l’Esprit.
L’Esprit doit agir constamment dans notre vie, à chaque instant, à chaque moment.

v. 3 : 1 Jean 4. 1 à 3 : « éprouvez les esprits [pour voir] s’ils sont de Dieu ». C’est la pierre de touche. Ce qui est en dehors de l’Esprit apporte le déshonneur.
Pas une fois Judas n’a employé le nom de Seigneur. Il disait : « Rabbi ». La femme samaritaine disait : – Seigneur. Nul ne peut dire Seigneur Jésus s’il n’a pas l’Esprit.
Celui qui a l’Esprit Saint aime le Seigneur.
Nous sommes des pierres vivantes qui entrons dans l’édifice. Nous sommes conduits par l’Esprit. L’Esprit doit agir librement, en possession de chaque croyant.
Il nous faut nous laisser conduire par la Parole.

v. 9 : Il y a « un même Esprit ». C’est Dieu lui-même, Dieu le Saint Esprit.
Il est parlé dans ce chapitre de la responsabilité interne. Tous les dons qui nous sont donnés sont en vue de l’utilité interne et dans l’assemblée. C’est le Saint Esprit qui donne.
Le mot « chacun » est répété plusieurs fois. Tout le monde est concerné. Il s’agit de la gloire du Seigneur et du bien que l’on peut faire aux âmes. Il n’y a pas ici de don d’évangéliste comme en Éphésiens (Éph. 4) où l’accroissement du Corps est en vue (v. 16). En Rom. 12. 4 à 8, ce sont des services différents.
Il ne faut pas dire que l’évangéliste est en dehors du Corps. Il y a toujours l’unité. Nous ne sommes en aucun moment de notre vie séparés du Corps.
La diversité se manifeste dans l’unité, ce n’est pas de la division. « A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit. »
Il est parlé de la diversité tout le long de ce chapitre et même à la fin (v. 29).
A la fin de toutes ces énumérations, le Seigneur montrera, au chapitre suivant, le moteur secret
Le Corps est appelé au v. 12, « le Christ ». C’est la manifestation de la gloire de Christ Lui-même. Ici, le Corps de Christ n’est pas l’ensemble des croyants, mais c’est l’Assemblée à Corinthe.
Le corps ici est identifié à Christ. C’était la chose que devait apprendre Saul de Tarse : « Pourquoi me persécutes-tu ? » Nous devons aussi l’apprendre.

v. 10 : « des opérations de miracles » : des choses qui peuvent être mises en dernier. Par contre, la sagesse, la connaissance, la foi peuvent être mises en premier.
Éph. 4. 7. Il faut l’accroissement du Corps.
Ce qui compte c’est l’utilité du Corps, l’édification, le bien-être général.
Les dons sont des fonctions qui sont coordonnées entre elles en vue de l’accroissement du Corps, en vue de l’utilité.
Tous les membres sont à leur place et ont une fonction particulière. Si un membre n’a plus de fonction, il y a une perturbation dans le Corps tout entier.

v. 11 : l’Esprit distribue à chacun comme il lui plaît : Nous n’avons pas à choisir nos activités.
Ce chapitre parle d’unité et de diversité. Il est impossible que ces dons puissent se gêner l’un l’autre si l’Esprit agit librement, dans l’unité.
Si l’Esprit habite au milieu de nous, nous devons manifester des dons.

v. 22 : « les membres du corps qui paraissent être les plus faibles, sont nécessaires ». Chaque membre est nécessaire.
Ce chapitre nous montre tout particulièrement la présence de l’Esprit au travers de chaque membre.
Même un petit enfant qui a cru que Christ est mort pour lui a l’Esprit de Dieu.
Les Assemblées, qui avaient des dons tout particuliers, croissaient et marchaient dans la crainte du Seigneur, dans la Judée, la Samarie (Act. 9. 31).
v. 13 : Baptiser est le travail de l’Esprit. Il y a une puissance en nous, en Christ, unis en Lui, abreuvés.
2 Cor. 5. 13. Christ était dans l’apôtre Paul. Il était de sens rassis pour les Corinthiens.
Éph. 4. 4 et 5 : « Il y a une seule foi, un seul Corps, un seul Esprit, une seule espérance, un seul baptême ».
Ch. 12, 13 et 14 : Ressources que Dieu donne ; ch. 14 : l’exercice des dons.
v. 3 : La gloire de Christ doit être dans la bouche de tous les croyants par l’Esprit.
v. 4 : « Il y a diversité de dons de grâce ». Ils n’ont pas la même fonction, le même résultat.
v. 12 à 20 : Il est beaucoup parlé de l’unité.
v. 4 : Il n’y a aucune place pour un clergé quelconque, un seul homme. Dieu veut qu’il y ait diversité.
Les Corinthiens étaient bien en danger à cause de leur origine, et nous aussi.
2 Pier. 2. 1 et 2 : Des faux prophètes et des faux docteurs : Des personnes qui se conduisent comme des séducteurs pour introduire le péché. Nous devons prendre garde car notre chair est faible. Nous devons discerner ce qui est mauvais. Satan est un séducteur et il a des agents qui séduisent.
Selon Dieu, la seule activité qu’il peut y avoir est selon l’Esprit.
Nous ne devons pas oublier qu’à Corinthe, il y avait la manifestation de dons et l’état charnel. Il ne manquait aucun don (1. 7). Il peut y avoir des dons dans l’Assemblée, mais il ne peut pas y avoir obligatoirement la pensée de Christ.
La seule exhortation de ce chapitre est au verset 31 : « Désirez avec ardeur les dons de grâce plus grands ».
Il y a des dons qui ont pour but l’unité du Corps. Tout concourt pour le bien être de l’ensemble. C’est la sagesse de Dieu qui a fait cela. Nous devons le savoir, et surtout en prendre conscience. C’est Dieu qui donne cela par l’Esprit pour l’utilité.
Un don est une grâce. Cela ne dépend pas de celui qui le reçoit, mais de Dieu. Un don est quelque chose qui est donné de la part de Dieu sous l’action de l’Esprit.
Il y a en apparence une hiérarchie. S’il y a diversité de fonctions, il n’y a pas diversité d’honneur.
Chaque fonction est complémentaire des autres.
Rom. 12. 4 à 8. La grande affaire est de remplir la fonction à laquelle nous avons été appelés.
Il n’y a pas de comparaison, de différence entre les dons. Les dons sont valables pour tout le Corps. Les charges sont pour l’Assemblée locale. Les charges sont différentes les unes des autres.
Chaque membre a son utilité. Ceux qui n’ont pas de dons ne doivent pas être considérés comme étant moindres.

v. 9 : « à un autre [est donnée] la foi, par le même Esprit » : Nous avons tous la foi qui sauve. Tout chrétien est appelé à vivre de foi. Il y a un membre qui peut être appelé à exercer la foi comme don, d’une façon toute particulière.
Le ch. 12 nous parle des :
– Dons.
– Services.
– Opérations.
Si tous n’ont pas de dons, tous ont un service.
Il faut que l’unité du Corps soit réalisée pour que l’on exerce un don.
Tous les membres sont solidaires, dans le même Corps, ayant une fonction. Dieu les a placés comme Il l’a voulu.

v. 12 et 13 : l’unité du corps : Ces versets sont les sommets de l’enseignement de ce chapitre.
v. 12 : Le Corps est identifié avec Christ. Le Seigneur dit à Saul de Tarse : « Je suis Jésus que tu persécutes » (Act. 9. 5).
Gen. 5. 1 et 2 : « [Dieu] les créa mâle et femelle… et il appela leur nom Adam, au jour qu’ils furent créés ». L’homme et la femme : Un seul nom. « Ainsi aussi est le Christ » (v. 12).
Col. 3. 10 et 11 : « vous avez revêtu le nouvel homme… où Christ est tout et en tous ». Christ dans le nouvel homme est tout.
Nous avons tendance à chercher chacun son propre intérêt (Phil. 2. 21).
Chaque membre a reçu quelque chose de particulier.
Dans une Assemblée, il y a ceux qui ont les dons et qui l’exercent ; mais tous profitent de ces dons.

v. 23 à 25 : Les membres sont tous nécessaires.
Ananias et Saphira (Act. 6) ont voulu imiter d’autres et ont gardé une partie de l’argent.
v. 24 : « Dieu a composé le corps » : C’est une chose bénie.
Si chaque membre exerce sa fonction avec fidélité, cela plaît au Seigneur.
Chacun a sa responsabilité. Si un membre ne sent pas la souffrance d’un autre membre, il est indifférent, mais il est responsable.
Si quelque chose ne va pas dans le Corps, le Seigneur en ressent la souffrance. Il y a un manque d’unité dans le Corps.

v. 25 : Pour que la communion soit dans le Corps, il faut qu’il y ait la vie de Christ et que ce Corps se nourrisse de cette Personne bénie !
Certains dons ont disparu, tels que les dons de langues. Les dons de pasteur, d’évangélistes ne cesseront pas.
– Dons d’évangélistes : en vue de l’édification.
– Dons de langues : en vue de l’utilité.
Il y a des dons permanents et des dons provisoires, comme le don des langues, qui est toujours mentionné en dernier. »
Les langues sont pour signe, non à ceux qui croient, mais aux incrédules » (14. 22).
Ch. 14. 1 : « désirez avec ardeur les dons spirituels ».
Tout le chapitre est un exposé de ce que Dieu fait. C’est quelque chose qui doit s’accomplir si nous avons une conduite telle qu’un chrétien doit avoir. Il n’y a pas de fonctions inutiles. Aucun membre du Corps ne peut dire à l’autre : « Je n’ai pas besoin de toi » (v. 21).

v. 26 : Si un membre est en défaillance, dans les autres membres, il y a de la souffrance, peut- être pas ressentie.
Le membre qui est en mauvais état, s’il s’en rend compte, sent la souffrance plus particulièrement (ch. 5. 2).
Si un membre ne remplit pas sa fonction, le retentissement est sur tout le Corps.
v. 26 : Ce n’est pas une exhortation, mais un fait. Il y a une souffrance ou une joie les uns pour les autres.
Certains dons, avons-nous dit, ont disparu. Il y a des dons permanents et d’autres qui actuellement ne sont plus exercés. Dons qui ont cessé d’exister : dons de grâce et de guérison… Les apôtres les exerçaient (Act. 5. 12, 15 et 16).
Les dons sont toujours donnés en vue de l’édification du Corps. Un don n’est pas donné afin que celui qui l’exerce s’en glorifie. La gloire revient au Seigneur. L’homme, dans la chair, n’est rien. Les dons doivent être exercés pour l’édification de l’Assemblée.
Dans les épîtres, il y a de nombreuses maladies mais l’apôtre Paul n’est pas intervenu, du moins nous ne le voyons pas (Phil. 2. 26 et 27. Epaphrodite).
Le Seigneur coopérait avec les disciples par les miracles pour authentifier la Parole donnée. Il n’y avait aucun intérêt pour ceux qui exerçaient ces dons. Mais c’était pour annoncer l’évangile.
Les apôtres avaient le don de discipline (Act. 5. 5), ils avaient tous les dons de la part de Dieu, du Seigneur. Act. 4. 29 et 30 : Ils voient avant tout la gloire du Seigneur pour détourner la gloire d’eux-mêmes et la diriger sur le Seigneur : « au nom du Seigneur » ;
Les dons extraordinaires n’existent plus, on ne les voit pas. Un don n’est pas héréditaire.
Le ministère se termine avec le serviteur. Il y a le ministère de la Parole qui dure éternellement.
Héb. 2. 3 et 4 : « Dieu coopérait avec eux[les apôtres] par des signes et des prodiges, et par divers miracles et distribution de l’Esprit Saint, selon sa propre volonté »..
C’est au sujet de la connaissance et de la prophétie qu’il est dit qu’elles auront leur fin, et non sur le don des langues (ch. 13. 9 et 10). v. 8 : « y a-t-il des langues ? elles auront leur fin ».
2 types de prophétie :
– La prophétie qui révèle ce qui est à venir.
– La prophétie qui révèle la pensée de Dieu pour le moment actuel.
v. 31. – (Voir ch. 14. 1)- « Désirez avec ardeur » : c’est un feu consumant.
L’apôtre s’adresse à la conscience et au cœur.
Don de docteur : enseignement, celui qui découpe droit la Parole.
Si un croyant a un don où qu’il soit, nous avons à reconnaître ce don.
Il n’y a rien de surnaturel vis-à-vis des prophètes.
La prophétie n’est pas la part de tout le monde. Il serait monstrueux que tout le monde soit prophètes ou docteurs.
v. 28 : Classification des dons, qui sont tous différents.
v. 29 et 30 : Toutes les questions que l’apôtre pose ont toutes une réponse négative.
L’exercice des dons, c’est pour nous faire connaître ce qui est de Christ.
Le don n’était pas donné pour un ornement pour la chair.

Ch. 13 : L’amour.

C’est un chapitre précieux. Le seul mobile de Dieu, c’est l’amour. Il vaut mieux avoir l’amour et pas de dons que des dons et pas d’amour. L’amour est bien plus excellent. Les dons pratiqués sans l’amour sont néfastes et nuls. C’est pire que tout.
Il n’y a pas d’exhortations mais des déclarations absolues. C’est Dieu qui parle et nous n’avons pas à atténuer ce qu’Il dit.
Ce chapitre peut se décomposer en 3 parties :
v. 1 à 3 : Sans amour, je ne suis rien.
v. 4 à 7 : L’amour en action (14 caractères).
v. 8 à 13 : Permanence et excellence de l’amour.
Au début de ce chapitre l’apôtre va à l’extrême pour montrer combien l’amour surpasse tout. L’amour est, on a pu le dire, le cœur qui chauffe et anime tous les autres organes.
Dieu est amour et a voulu le révéler.
Nous avons à manifester l’amour (Rom. 5. 5).
v. 1 à 3 : Nous avons tous les domaines, ce qui concerne les paroles, les pensées et les actes.
Si l’amour est en moi, c’est que Christ vit en moi. L’amour ne peut jaillir que d’un cœur où Christ habite.
Nous nous sentons profondément jugés et rafraîchis.
Nous voyons la grandeur suprême de l’amour que l’on ne peut pas surpasser. Si je n’ai pas l’amour, cela ne me profite de rien. Dieu connaît les motifs du cœur.
Par notre propre force, il nous est impossible de mettre en pratique ces versets.
L’amour divin est différent de l’amour humain. L’amour humain est toujours plus ou moins intéressé, mais Dieu va beaucoup plus loin. L’apôtre souhaite que les Corinthiens le pratiquent.
v. 13 : « ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; la plus grande de ces choses, c’est l’amour ». L’amour doit être manifesté à la gloire de Dieu. La foi et l’espérance ne cesseront que quand nous verrons le Seigneur. Déjà maintenant nous sommes dans Son amour. Nous réalisons peu cet amour dont nous avons été aimés par le Seigneur à la croix. Les Corinthiens ont dû être secoués par ce chapitre 13, et nous aussi ! L’amour fait des œuvres d’amour.
1 Jean 3. 1 et 2 : « Voyez de quel amour le Père nous a fait don » !
1 Sam. 16. 7 : « L’Éternel regarde au cœur ».
Prov. 12. 18, 25 ; 15. 1 ; 17. 9 ; 18. 19 ; 19. 22 ; 27. 5 et 6 : nous avons dans tous ces versets des manifestations de l’amour et nous devons nous appliquer à réaliser ces choses.
L’amour ne cherche pas son propre intérêt (voir l’exemple du Seigneur).
Philémon 7 : « nous avons une grande joie et une grande consolation dans ton amour, parce que les entrailles des saints sont rafraîchies par toi, frère », écrit Paul à Philémon. Philémon marchait sur les traces du Seigneur.
Le lavage par la Parole doit être fait aux genoux de nos frères : c’est le dernier exemple du Seigneur (Jean 13. 2 à 11). Nous sommes bienheureux si nous le faisons (Jean 13. 17).
Le chapitre 14 parle de l’exercice des dons. On ne peut pas expliquer l’amour, il est ineffable. On ne trouve pas de définition. L’amour se fait connaître par les actions des manifestations divines.
v. 4 à 7 : On peut remplacer le mot « amour » par Christ. On apprend son véritable aspect. On voit la façon dont il a agi dans ce monde. Christ est la source de l’amour. C’est le Saint Esprit qui verse l’amour dans nos cœurs (Rom. 5. 5).
L’amour ne peut provenir que d’un cœur vidé de pensées charnelles, mais rempli de Christ.
Le premier fruit de l’Esprit est l’amour (Gal. 5), les autres caractères sont la conséquence de l’amour.
Le Nouveau Testament nous dit que la somme de la loi, c’est l’amour (Rom. 13. 10). Il a été pleinement révélé par Christ. Nous avons dans ce chapitre tous les motifs que nous avons d’exercer des dons. Le motif principal, c’est l’amour.
Ce chapitre est le lien indispensable entre le chapitre 12 et le chapitre 14.
Sans le cœur, le corps ne fonctionne pas.
v. 4 à 7 : Tous ces caractères se retrouvent dans le Seigneur. Nous avons à marcher sur Ses traces.
Il y a une parfaite harmonie dans toute la vie du Seigneur ici-bas. Nous devons fixer les yeux sur Lui.
Au commencement de la création, cet amour s’est manifesté dans le Créateur, en patience pour tous les péchés que les hommes faisaient. Il s’est laissé attendrir et n’a pas étendu Sa main sur eux.
Si l’amour se manifeste encore en nous, il continuera. Il aura toute son expression dans la gloire du ciel. Ce sera un amour parfait.
v. 8 : Cela concerne les temps actuels. Ce n’est pas quelque chose qui doit cesser à la fin de la période de l’Église, mais à un moment précis.
Tous les dons sont donnés en fonction de la nécessité du besoin, et, quand Christ sera venu, il n’y aura plus de besoins.
Nous devons nous demander pourquoi l’Esprit n’a pas son entière place en nous. Si nous le désirons avec ardeur, Il peut nous la donner. Il s’agit dans le verset 9 d’une connaissance partielle et imparfaite parce qu’ici-bas nous ne nous pouvons connaître « à fond » (v. 12).
L’Écriture est insondable, inépuisable. Nul ne peut dire : je l’ai épuisée. Nous ne la lisons qu’en partie. Si nous le demandons au Seigneur, Il nous donnera d’apprendre plus de choses à Ses pieds.
Jean 1. 16 : « de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce ».
Jean 3. 2 : La présence du Seigneur fera venir la perfection.
Il faut qu’il y ait des besoins, des désirs spirituels. Il nous faut Lui demander des dons en vue de l’utilité, pour l’édification. Les dons ont tous en vue l’édification du Corps tout entier, réveiller, réconforter.
L’amour est éternel, il n’a pas de fin. La foi prendra fin quand nous verrons le Seigneur, ainsi que l’espérance aussi, quand le Seigneur reviendra, mais non pas l’amour. Il est indestructible et éternel. Il est précieux pour nos cœurs de nous appuyer sur l’amour. C’est ce qui forme notre assurance.
v. 11 : Nous sommes, bien sûr, comme des enfants En avons-nous fini avec ce qui est de l’enfant ? Quand nous aurons fini avec l’enfant nous verrons le Seigneur dans la gloire du ciel.
L’amour permet à tout enfant de marcher avec ce qui vient de Dieu, de Christ.
Marchons dans ce chemin avec ce que nous avons reçu de Dieu.
L’amour, c’est Dieu en nous.
Il y avait chez les Corinthiens de la paresse à éviter.
v. 12 : nous connaissons « en partie », mais nous sommes exhortés à connaître toujours mieux : 2 Pier. 1. 8.
Phil. 3. 10, 12 à 14 : « le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances ». Dieu veut que, tous, nous ayons cette pensée dans nos cœurs.
L’amour est là pour nous être en aide, pour voir les choses comme Dieu nous voit. Dieu est amour (1 Jean 4. 8).
L’apôtre est allé bien plus loin que nous ne pouvons atteindre. Il a dit : « Soyez mes imitateurs comme moi je le suis de Christ » (11. 1).
En contemplant le Seigneur face à face, nous lui serons semblables. Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi Dieu a aimé des êtres comme nous. Mais nous le voyons par la foi.
v. 13 : « la foi, l’espérance, l’amour » : Ce sont les trois vertus cardinales. La foi initiale mais aussi de tous les jours.
L’amour est encore là comme ce qui est le plus précieux.
Dieu sera l’expression de cet amour infini.
L’amour n’est ni aveugle, ni faible et n’a aucune indulgence pour le mal. Avertissons avec amour notre frère qui s’écarte.

Ch. 14 : Les dons exercés dans l’ordre selon Dieu avec l’intervention de l’intelligence, chez qui elle se trouve.

L’apôtre va parler des dons.
v. 1 : Chose désirable avant tout, chemin bien plus excellent.
Nous sommes exhortés à poursuivre quelque chose qui fuit devant nous. Il faut l’atteindre. Il y a un effort à faire. Nous ne sommes pas de nature à produire l’amour. Nous avons à le poursuivre. Nous avons besoin que le Seigneur nous soit en aide pour en porter les caractères.
L’amour croit tout (13. 7) : promptitude à accepter ce qui vient des autres. Nous étions haïssables, nous haïssant l’un l’autre (Tite 3. 3). L’amour, c’est quelque chose qui tend à nous échapper. Si Christ vit en nous, l’amour jaillira de notre cœur.
Gal. 5. 16 à 23. L’amour est là comme manifestant la présence du Saint Esprit dans un croyant.
1 Jean 4. 7 et 8 : l’amour entre nous. C’est la démonstration que nous sommes nés de Dieu et que nous connaissons Dieu.
v. 3 : Prophétiser : don qui met en contact avec Dieu et recevoir la vérité que Dieu veut que nous ayons dans nos cœurs. Nous pouvons, hélas, avoir des désirs qui ne sont pas selon Dieu. Ici c’est un désir tel que Dieu le veut. L’apôtre parle de l’excellence du don de prophétie dans les versets suivants.
v. 2 : Parler en langues : première manifestation de l’Esprit. Act. 2. 3 et 4, qui a produit de l’étonnement. Act. 2. 6 et 7, mais par laquelle les apôtres ont pu annoncer Christ.
Maintenant il faut interpréter.
Celui qui parle en langues, parle à Dieu car on ne le comprend pas.
v. 3 : exhortation et consolation. Nous avons toujours besoin de ces choses au cours de notre vie.
v. 1. « Poursuivez ». Poursuivre la justice, la piété, la foi, la patience, la paix, l’amour… : 1 Tim. 6. 11. ; 2 Tim. 2. 22).
Nous sommes des objets de l’amour de Christ, et comme nous ne L’aimons que fort peu !
Nous devons exercer des dons spirituels avec l’amour.
L’exercice des dons a pour but l’édification. C’est le Saint Esprit qui permet l’exercice des dons. L’amour est indispensable pour l’exercice des dons, mais il doit avoir pour but l’édification de l’Assemblée. Si un don n’édifie pas, ce n’est pas un bon don.
Ch. 12. 7 : « … en vue de l’utilité ». Chacun a de l’utilité, encore faut-il que ce soit avec l’Esprit. Un effet heureux est produit dans l’Assemblée, et c’est cela, l’utilité.
Les mots « édifié », « édification » reviennent souvent dans ce chapitre : tout, dans l’assemblée, doit se faire dans le but d’édifier (v. 26).
Nous sommes des collaborateurs de Dieu et nous devons avoir devant nous le bien de l’Assemblée, qu’elle soit réveillée, instruite.
v. 37 : Paul donne des commandements de la part du Seigneur, avec beaucoup d’amour et de grâce, l’apôtre parle mais aussi avec autorité.
La prophétie, et non le don des langues, a pour but l’édification de l’Assemblée. Le don des langues pourrait s’exercer pourvu que quelqu’un puisse interpréter. Ce développement de l’apôtre correspondait à un besoin.
Le don des langues n’a pas sa place dans l’Assemblée (v. 22). Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas le don des langues qu’il y a une perte. Nous ne nous sentons pas concernés par le don des langues.
Gen. 11. 1 à 9 nous donne l’origine de la multiplication des langues.
Dans le ciel, toute langue confessera que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
Apoc. 5. 9 : Christ a acheté pour Dieu, par son sang, des personnes « de toute langue ».
v. 5 : L’apôtre met en avant le profit qu’il peut y avoir pour l’Assemblée : son édification.
La prophétie a plus d’utilité que la doctrine. Act. 15. 32 : « Et Judas et Silas, qui eux aussi étaient prophètes, exhortèrent les frères par plusieurs discours et les fortifièrent ».
Autrefois, un prophète était celui qui révélait des choses de la part de Dieu. Maintenant la révélation est complète.
Un incrédule peut être touché par le don de prophétie. Les secrets de son cœur sont rendus manifestes et il rend gloire à Dieu.
Un docteur et un prophète peuvent dire la même parole, mais le prophète l’annonce à un moment donné. Le don de prophète est donné après le don d’apôtre.
Le don de docteur est de présenter la Parole.
Prophète : il parle de la part de quelqu’un. Il s’agit d’être un oracle de Dieu. Il répand, peut être, des choses très simples mais les choses qu’il faut dire aux croyants (v. 22).
Les secrets de nos cœurs peuvent être rendus manifestes (v. 25). Le prophète dit des paroles qui correspondent aux besoins.
Il ne s’agit pas d’édifier des individus, mais l’Assemblée elle-même, qui est le Corps de Christ. Comme c’est précieux !
Néh. 8. 8 : Les lévites « lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens et le faisaient comprendre lorsqu’on lisait ».
v. 19 : « … cinq paroles avec mon intelligence… afin que j’instruise aussi les autres » : Intelligence spirituelle, pour que les choses soient comprises par ceux qui les entendent.
L’intelligence spirituelle se manifestera suivant ce que l’on dit, prie ou chante (v. 15).
Nous devons être exercés à ce que ce qui doit être dit, le soit, ni plus, ni moins – v. 32 : « les esprits des prophètes sont assujettis aux prophètes ».
Nous devons prendre garde à agir par l’Esprit.
Le don des langues était incompréhensible pour l’Assemblée à moins qu’on ne le traduise. Cela nous instruit. Le don des langues s’exerce de façon utile si un autre l’interprète pour le rendre intelligible.
v. 8 : Il faut être préparé pour un combat. Le don des langues est encore utile de nos jours. Il a bien fallu la main de Dieu pour traduire du grec la Bible que nous tenons. Il y a plus de 1000 langues et dialectes (v. 10).
On peut avoir une capacité pour traduire les langues. Le don des langues n’était pas appris, mais c’est l’Esprit qui le donnait. Ce n’est en aucun cas des paroles inarticulées (Act. 2. 13).
v. 19 : Cinq paroles peuvent être bienfaisantes.
Il nous faut désirer la croissance des âmes dans la connaissance de Christ, il nous faut désirer l’édification de l’Assemblée et c’est selon Dieu.
Si un don s’exerce, il faut que l’Assemblée reçoive quelque chose.
Nous sommes considérés comme collaborateurs de Dieu, et nous avons un don que nous devons exercer pour le bien des âmes. L’apôtre avait des dons éminents.
Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues. Paul met en avant le profit pour l’Assemblée. Un prophète est un homme qui se tient près de Dieu, qui connaît Sa pensée et qui la présente à d’autres personnes, qu’il parle devant des croyants ou devant des incrédules. Un prophète a le discernement de ce qu’il faut dire et il peut d’ailleurs s’exprimer de façon très simple.
Le Seigneur prend soin de l’Assemblée et il n’est rien de plus béni que de prendre les choses comme venant de la part de Dieu en oubliant l’instrument.
v. 19 : L’abondance des paroles n’est pas en rapport avec l’édification.
v. 33 : l’expression « le Dieu de paix » se retrouve en Rom. 16. 20, Phil. 4. 9, Héb. 13. 20.
La clé de ce chapitre, c’est l’édification. Le don de prophétie révèle la pensée même de Dieu et nous place dans Sa présence.
Parler en langues : prenons garde d’employer des termes que certaines personnes ne comprendraient pas. Un serviteur qui a un don doit s’effacer pour que ce don édifie l’Assemblée.
A partir du v. 26, il s’agit de l’ordre. Quelle puissance peut avoir un prophète s’il donne ce qu’il a avec bienséance ! Le prophète est d’une utilité incomparable.
L’édification que le don de prophétie apporte est d’une grande importance, bien qu’aucune action ne soit moindre. Aucun croyant ne doit être inactif dans l’Assemblée. Il y a quatre conditions :
Ch. 10. 31 : Faire tout pour la gloire de Dieu.
Ch. 14. 26 : Faire tout pour l’édification.
Ch. 14. 40 : Faire tout avec bienséance et avec ordre.
Ch. 16. 14 : Faire tout dans l’amour.

Prenons garde de ne pas venir à l’Assemblée seulement pour y assister, mais d’être disponibles.
Le rôle des sœurs est silencieux mais très important.
v. 26 : Une révélation, c’est quand un chrétien qui a suivi un sujet a eu de l’éclaircissement. Il ne doit pas à tout prix le dire. Il doit se laisser diriger par l’Esprit pour savoir s’il doit en faire part. Quand l’Esprit dirige, tout se passe avec ordre. Chacun doit parler à son tour. Il n’y a pas besoin d’une personne qui dirige. Être dans la dépendance de l’Esprit doit être un exercice constant. Ce n’est pas parce que quelqu’un prétend parler par l’Esprit qu’il est conduit par l’Esprit. Chacun est responsable de ce qu’il dit. Nous avons à être soumis les uns aux autres. L’Assemblée doit discerner si ce qui est dit est spirituel. Il y a ce qui est bienséant et ce qui est inconvenant et là aussi il nous faut du discernement pour savoir si cela est nécessaire pour l’Assemblée de Dieu. v. 34 et 35 : L’apôtre rappelle la position des femmes dans l’Assemblée : elles doivent se taire, être soumises. C’est une convenance voulue de Dieu.
L’ordre de l’Assemblée de Dieu est donné en exemple aux anges. Une sœur doit nourrir son âme de la Parole autant qu’un frère. Les sœurs sont utiles dans l’Assemblée. Au Ps. 144. 12, les filles sont comparées à des pierres d’angle et cette pierre d’angle est très près de la maîtresse pierre du coin. Elle est essentielle dans le foyer, dans l’Assemblée, pour la beauté et la solidité de l’édifice.

Ch. 16 : Collecte et attitude vis-à-vis des serviteurs.

L’apôtre répond dans cette épître à un certain nombre de questions. Ici c’est une question qui se posait au sujet de la collecte.
L’esprit dans lequel on doit donner à la collecte, pour faire part de ses biens. Le grand motif, c’est le Seigneur. C’est pour Lui.
Il s’agit ici de l’ordre extérieur. L’ordre extérieur révèle le fait lui-même. Cela a une importance pour Dieu : donner joyeusement. Ce qui est dans le cœur est important, ainsi que l’ordre extérieur.
Ce n’est pas quelque chose qui se fait au dernier moment, à la hâte.
2 Cor. 8. 21 : « nous veillons à ce qui est honnête ». Tout doit être fait soigneusement.
v. 2 : « chaque premier jour de la semaine » : La collecte fait partie du culte
v. 2 : « Selon qu’il aura prospéré ». La veuve avait donné tout ce qu’elle avait. Qu’avons-nous que nous n’ayons pas reçu (1 Cor. 4. 7) ? Tout vient de Dieu.
C’est un exercice pour chaque semaine, pour que cela ne devienne pas automatique.
Les collectes sont soulignées suivant Il faut que ce soit un exercice personnel de cœur de chacun. Il ne doit pas être obligatoire qu’il convient quant à ces collectes.
L’important c’est l’esprit dans lequel nous donnons.
L’apôtre ne désirait pas qu’il y ait des collectes dans l’état présent.
2 Cor. 9. 3 : « pour ce qui est du service envers les saints… soyez prêts ».
Tout ce qui est fait pour le Seigneur doit être le résultat d’un exercice du cœur.
L’apôtre ne désirait pas des contacts superficiels avec eux, mais il voulait passer de longs moments si le Seigneur le permettait. Il met sa volonté dans la soumission au Seigneur. En opposition, Apollos au verset 12 : « Cela n’a pas été du tout sa volonté ».
v. 7 : « si le Seigneur le permet » : ce n’est pas une formule, mais l’expression de la dépendance de la volonté du Seigneur. En prononçant de telles paroles nous devons être conscients d’une pleine dépendance, et non pas le répéter à la légère. Nous devons le dire en pensant que Dieu fera ce qu’Il voudra. Avoir le sentiment de la volonté de Dieu, soumission et adhésion à Sa volonté, cela exclut toute volonté propre.
Rom. 12. 2 : discerner la volonté du Seigneur, « bonne et agréable et parfaite ».
Il aurait préféré, quant à lui-même, être avec ses frères plutôt que dans Éphèse où il y avait beaucoup d’adversaires. Chez l’apôtre, il y avait un discernement clair de la puissance de Satan et de la puissance de Dieu, il sent que la porte est ouverte.
Il est facile de trouver la pensée de l’Esprit : c’est l’inverse de ce que l’on voudrait quant à soi-même.
Ce chapitre contient des recommandations pratiques.
On remarque l’amour de l’apôtre pour les Corinthiens.
v. 7 : Son cœur est exercé. Il est soumis à la volonté du Seigneur.
v. 8 et 9 : Il mettait à profit l’occasion qui lui était donnée. Paul aurait aimé aller à Corinthe. Mais il peut aller à Éphèse (v. 8).
Col. 4. 2 à 4 : L’apôtre désire être porté par les prières des saints. Il désire que Dieu lui ouvre une porte pour annoncer le mystère de Christ.
L’apôtre raconte son service avec ses peines, ses persécutions. Il s’est toujours attendu au secours du Seigneur.
v. 10 : En 2 Corinthiens, il est parlé de Timothée, le frère (2 Cor. 1. 1). Il le recommande parce qu’il est jeune et qu’il aurait pu être méprisé par les frères à Corinthe.
v. 10 : L’apôtre craignait pour Timothée, car il savait que les frères de Corinthe avaient manifesté des pensées charnelles entre eux et qu’ils pouvaient en avoir avec Timothée. Il connaissait l’état de cœur de ces frères. Les craintes de l’apôtre ont été justifiées (2 Cor. 10. 10). Même l’apôtre a eu plusieurs attaques à Corinthe. C’est l’Ennemi qui faisait cela.
v. 11 : Faire la conduite : voir 3 Jean 6 à 8. Il est de toute importance que nous recevions de tels hommes. C’est l’hospitalité. Elle vient juste après l’amour (Héb. 13 ; Rom. 12. 9 à 14). C’est quelque chose de très précieux.
Tite 3. 13 : « Accompagne avec soin Zénas… et Apollos, afin que rien ne leur manque ». Faire la conduite en paix, d’une manière digne de Dieu, avec soin, afin que rien ne manque. C’est cela l’hospitalité.
Rom. 16. 1 et 2 : « Je vous recommande Phoebé… afin que vous la receviez dans le Seigneur, comme il convient à des saints, et que vous l’assistiez… »
Il faut que notre amour pour l’Assemblée, pour les frères et sœurs, se manifeste de façon pratique.
v. 12 : Apollos (ch. 1. 12) : Il n’y avait aucune concurrence entre lui et l’apôtre. Il y avait entre eux un amour sincère.
Il est beaucoup parlé de services, de serviteurs en rapport avec l’Assemblée, à la fin de cette lettre.
v. 13 : Soyez hommes : ne soyez plus de petits enfants. Il les exhortait à s’affermir dans la vérité.
v. 16 : Être soumis : les membres dépendent de la tête.
v. 17 et 18 : Les Corinthiens devaient être soumis et reconnaître Stéphanas, Fortunat et Achaïque.
L’apôtre avait l’autorité suffisante pour recommander certains frères. Stéphanas n’était pas un ancien, mais il était fidèle et plein de zèle pour le Seigneur.
v. 15 : Il y a une certaine dignité. Il engageait les Corinthiens à se soumettre à de tels hommes. Ces exhortations sont très différentes de celles de la deuxième lettre.
Il faut reconnaître ces hommes qui ont atteint cette qualification de pères.
L’apôtre les recommande pour cela de façon toute particulière.
Si l’on est soumis à un frère ayant une autorité, tout se passera dans l’ordre et dans la paix.
Héb. 13. 17 à 19 : « Obéissez à vos conducteurs… soyez soumis… ». Il faut être soumis aux anciens. Ce n’est pas dans l’esprit actuel du monde. C’est ce que le Seigneur nous demande. Cela doit s’accomplir dans la crainte du Seigneur. Nous en avons la responsabilité.
Il s’agit d’avoir la position la plus proche du Seigneur.
1 Thess. 5. 12 et 13 : nous devons « reconnaître » et « estimer » ceux qui travaillent parmi nous, qui sont « à la tête dans le Seigneur » et nous avertissent.
La soumission entre les frères est une règle générale. Éph. 5. 21 : « étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ ». Nous ne devons pas mépriser un frère faible. Nous devons lui être soumis, et lui de même, dans la crainte du Seigneur.
Ces frères avaient rapporté à l’apôtre de bonnes nouvelles au sujet des Corinthiens. Ils ont récréé son esprit (v. 18). L’apôtre avait de la joie de cela. C’était des éléments de retour entre l’apôtre et les Corinthiens.
2 Cor. 11. 8 et 9. Paul n’avait alors rien reçu de la part des Corinthiens, mais des frères de la Macédoine. C’est quelque chose d’humiliant, car les Corinthiens n’avaient pas été au fait que l’apôtre avait des besoins.
Phil. 4. 17 et 18 : Paul recherchait avant tout un fruit spirituel, plus qu’un don de la part des Philippiens.
v. 14 : « Dans l’amour ». C’est une atmosphère. Il n’est pas dit avec l’amour.
v. 18 : Ce sont des modèles du troupeau. Il doit y avoir une soumission dans l’amour.
v. 19 : Aquilas et Priscilla ont un accord et une harmonie pour servir le Seigneur. Ils sont nommés ensemble (voir Rom. 16. 3 et 4). Ils ont été les instruments entre les mains du Seigneur pour avertir ceux qui étaient autour d’eux.
v. 19 à 24 : Il s’agit de salutations maintenant. Les relations d’affections doivent être maintenues.
v. 20 : Saint baiser : baiser fraternel. 1 Pier. 5. 14 : un « Baiser d’amour ». On peut embrasser par habitude. Il faut que cela soit avec un saint baiser.
On est frappé par l’amour qui ressort de ces salutations.
v. 22 : Maranatha : Que le Seigneur vienne ! Être anathème, c’est une expression forte.
v. 24 : « Mon amour est avec vous tous dans le christ Jésus ». L’apôtre ne se départit pas de cet amour, qui a été versé dans nos cœurs par l’Esprit qui nous a été donné.

Grands points de l’épître.

Ch. 1 à 9 : La Maison de Christ.
Ch. 10 à 16 : Le Corps de Christ (l’Assemblée).

Ch. 1 : Il faut que l’unité soit manifestée et que la chair ne se manifeste pas.
Ch. 2 : La manière de présenter la Parole.
Ch. 3 : Les serviteurs qui ne sont rien par eux-mêmes. Chaque croyant a une responsabilité et ne doit pas corrompre la Maison de Dieu.
Ch. 5 : La purification de l’Assemblée où le mal est entré.
Ch. 6 : Les disputes ne doivent pas être tolérées dans l’Assemblée.
Ch. 10 : Une mise en garde quant à la participation à la cène et la participation aux choses du monde.
Ch. 11 : Le souvenir de la mort du Seigneur (mémorial), une mise en garde contre des réunions qui pourraient être à notre détriment.
Ch. 12 à 14 : Les ressources de Dieu pour le fonctionnement de l’Assemblée, les dons de grâce et la manière dont ils doivent être exercés dans l’Assemblée dans la crainte de Dieu.
Ch. 12 : Les dons, en vue de l’utilité.
Ch. 13 : Une condition essentielle : l’amour.
Ch. 14 : L’exercice de ces dons dans l’Assemblée en vue de l’édification.
Ch. 16 : Exhortations pratiques (collecte), serviteurs et honneur rendus dans l’Assemblée, droits de ces serviteurs à l’honneur que l’on doit leur rendre.

L’épître se termine avec l’amour de l’apôtre Paul envers les Corinthiens.

LA COMMUNION

LA COMMUNION

Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jean 6. 68.
Marie… assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole. Luc 10. 39.
Dieu est fidèle, lui par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils Jésus Christ, notre Seigneur. 1 Cor. 1. 9.

1. ÊTRE PRÈS DE JÉSUS

En 1972, à l’occasion de la publication de l’un de ses romans, on demanda à l’écrivain français Gilbert Cesbron (1913-1979) de remplir un questionnaire psychologique célèbre qu’on appelait « le questionnaire de Proust ». À la question : – Quel serait le plus grand malheur qui pourrait vous arriver ? il répondit : – Ne plus vivre dans la proximité de Jésus de Nazareth.
Quelques années plus tard, à la suite de la publication d’un nouveau roman, il lui fut demandé de répondre à nouveau au même questionnaire. Il répondit alors : – Ne plus vivre dans la compagnie du Christ de Nazareth – c’est-à-dire : encore plus près de Lui. L’écrivain n’avait jamais caché sa foi et toutes ses œuvres le prouvent.
Vivre dans la proximité de Jésus, ou vivre dans la compagnie de Christ : c’est cela que la Bible définit comme étant la communion avec le Seigneur. Bien sûr, il faut, pour cela, avoir cru en Jésus Christ et avoir reçu le pardon de Dieu. Mais la communion est quelque chose de plus : c’est connaître le Seigneur, avoir une relation « vivante » avec Lui, et Le laisser intervenir dans sa propre vie.
Dans la Bible, nous trouvons plusieurs manières dont se manifeste la communion : marcher avec un ami et lui parler, passer du temps avec lui, dialoguer en échangeant des pensées et des sentiments, partager un repas…
Mais nous pouvons tout d’abord prier le Seigneur qu’Il nous donne ce désir de vivre à côté de Lui, en ressentant que nous avons besoin de Lui !

2. MARCHER AVEC DIEU

Hénoc marcha avec Dieu ; et il ne fut plus, car Dieu le prit. Gen. 5. 24.
Marchez comme des enfants de lumière… éprouvant ce qui est agréable au Seigneur… Comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Éph. 5. 8, 10 et 17.

Tous les jours, je vais au travail en compagnie de mon ami Michel et nous parlons ensemble pendant le trajet. En général, quand nous arrivons au bureau, notre conversation n’est pas terminée, mais nous savons que nous pourrons la reprendre le lendemain. Nous marchons ensemble et nous échangeons pensées et réflexions ; nous avons une sorte de « communion » l’un avec l’autre.
Au début de la Bible, il est question d’un homme remarquable, Hénoc ; sa vie est décrite en peu de mots, mais nous lisons deux fois qu’il « marcha avec Dieu » (Gen. 5. 22 et 24). C’est là le signe de la profonde communion qu’Hénoc avait avec Dieu.
Un jour, mystérieusement, il ne fut plus trouvé : Dieu l’avait enlevé. Hénoc avait vécu tout près de Dieu et, à la fin, Dieu l’avait pris pour toujours auprès de Lui, et sans même le faire passer par la mort.
D’autres croyants ont marché avec Dieu : Abraham, par exemple, qui a été appelé « ami de Dieu » (És. 41. 8).
Marcher avec quelqu’un permet de s’entretenir avec lui. « Marcher avec le Seigneur », nous permet de parler avec Lui dans toutes les circonstances de notre vie. Cela veut dire rechercher Sa volonté, Lui présenter nos prières, attendre Ses réponses.
Et nous, marchons-nous avec Dieu ? Sommes-nous en communion avec Lui ? Notre passage sur la terre pourrait-il être résumé, comme pour Hénoc, par les mots : il a marché avec Dieu ?

3. DEMEURER PRÈS DU SEIGNEUR

(Jésus dit : ) Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. Jean 14. 23.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. Jean 15. 9.

Considérons deux passages des évangiles :
– Jean 1. 35 à 39 : Deux disciples suivent Jésus. Jésus se retourne et leur demande : « Que cherchez-vous ? ». Ils lui répondent : « Où demeures-tu ? », et Jésus les invite : « Venez et voyez ». Ces deux disciples désiraient la compagnie du Seigneur pour recevoir Ses enseignements et goûter la communion avec Lui dans leur vie.
– Luc 19. 2 à 6 : Zachée, lui aussi, « cherchait à voir Jésus, qui il était ». Alors, étant « de petite taille », il est monté sur un arbre qui était au bord du chemin. Il a vu Jésus qui arrivait et qui lui a dit : « Zachée, descends vite, car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison ». Zachée est rapidement descendu, et il a accueilli Jésus chez lui avec joie.
Pour celui qui croit, la communion avec le Seigneur, c’est effectivement « demeurer » avec Lui. Nous pouvons rester près de Lui en priant et en lisant Sa Parole. Nous pouvons aussi rechercher la compagnie de croyants, dans les réunions chrétiennes où le Seigneur a promis Sa présence (Mat. 18. 20).
Où que nous nous trouvions, le Seigneur est toujours avec nous. « Voici, moi je suis avec vous tous les jours » (Mat. 28. 20). Son Esprit nous fait ressentir Sa présence quand nous vivons dans l’obéissance à Sa Parole, c’est-à-dire quand nous la « gardons » et la « pratiquons ».
Sur la terre, le Seigneur Jésus faisait la volonté de Son Père et Il était toujours conscient de Son amour. Si nous suivons l’exemple de Jésus, nous en verrons les effets dans notre vie ; notre joie pourra être « complète » (Jean 15. 10 et 11) et nous saurons rendre à Dieu l’honneur qui Lui est dû.

4. UN DIALOGUE

Et Samuel dit : Parle, car ton serviteur écoute. 1 Sam. 3. 10.
Et l’Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami. Ex. 33. 11.

Dans la Bible, on trouve de nombreuses occasions de dialogue entre le Créateur et Ses créatures. En voici trois exemples :
1. L’Éternel dit à Abraham : « Abram, ne crains pas ; moi, je suis ton bouclier [et] ta très grande récompense ». Abraham, alors très âgé et sans enfants, objecte : « Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfants… ». L’Éternel le rassure en lui annonçant qu’il aura un fils. Puis Il le conduit hors de la tente et lui dit : « Regarde vers les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter… ainsi sera ta descendance » (Gen. 15. 1 à 5).
2. L’apôtre Paul, affligé par une épreuve physique pénible, supplie une première fois le Seigneur pour en être guéri. Mais il n’y a pas de réponse. Alors Paul supplie une deuxième, puis une troisième fois, et c’est seulement à ce moment-là que la réponse de Dieu lui est révélée : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12. 9).
3. Dans le livre de l’Apocalypse, le Seigneur Jésus parle aux Siens de Son retour : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin ». Ainsi, l’Épouse, l’Église, attend Sa venue. Peu après, le Seigneur confirme Sa promesse : « Oui, je viens bientôt ». Et le dialogue se conclut par cet appel : « Amen ; viens, Seigneur Jésus ! » (Apoc. 22. 12, 13, 17 à 20).
Ces dialogues nous montrent comment nous pouvons maintenir la communion avec Dieu : c‘est par la prière et la méditation de Sa Parole, une fois que nous avons reçu Jésus dans notre vie comme Sauveur. Le Seigneur nous parle et nous appelle, d’une façon ou d’une autre. Soyons prêts à Lui répondre, de la même manière que le jeune Samuel : « Parle, car ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 10).

5. PARTAGER UN REPAS

(Jésus dit : ) Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi. Apoc. 3. 20.

Le fait de manger un repas ensemble a souvent une valeur de symbole, car c’est un moment convivial privilégié qui favorise des échanges réciproques et intimes.
Dans beaucoup de récits de la Bible, le repas en commun est l’occasion de ce genre d’échanges, mais en même temps il peut signifier réconciliation et alliance (Gen. 18. 8 et 31. 54 ; 2 Sam. 9. 13). Cette valeur symbolique est particulièrement évidente quand le repas est « partagé » avec le Seigneur : c’est dans un tel moment que s’exprime notre communion avec Lui.
Le Seigneur veut parler avec nous, Il frappe à notre porte, Il vient dire à chacun : Ouvre-moi la porte de ton cœur ! Mais Il ne s’impose pas à celui qui ne désire pas Sa présence.
Le jour de Sa résurrection, Jésus chemine sans Se faire connaître, avec deux de Ses disciples, mais Il attend que ce soit eux qui L’invitent à rester avec eux. C’est seulement au moment du repas que leurs yeux sont ouverts et qu’ils Le reconnaissent : c’était leur Seigneur ressuscité ! (Luc. 24. 13 à 33).
Cette communion avec le Seigneur Jésus se réalise d’une manière toute particulière lorsqu’on célèbre la cène (ou : repas) du Seigneur – 1 Cor. 10. 16 : « La coupe de bénédiction pour laquelle nous bénissons, n’est-elle pas la communion du (ou : au) sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du (ou : au) corps du Christ ? ». Une communion « horizontale » unit ceux qui participent à ce repas, qui partagent les mêmes privilèges par rapport au Seigneur et sont liés entre eux ; mais il existe une chose encore plus importante, c’est la communion « verticale » qui unit à Christ chacun d’eux et l’ensemble des croyants (qui constituent l’Église ou l’Assemblée). La cène du Seigneur est le souvenir de Celui qui S’est donné Lui-même pour nous, et pouvoir y participer est un privilège pour tout croyant qui a accepté Jésus comme son Sauveur personnel.

D’après « Il buon seme » mars 2021