CORONA 59

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CORONA 59

 La fête des tabernacles (Lév. 23. 33 à 44 ; Nomb. 29. 12 à 39)

 

La cinquième fête dans l’année juive se célébrait le premier jour du septième mois. Les fils d’Israël se réunissaient au « son éclatant des trompettes » (Nom. 29. 1). Le 10ème jour du même mois, « toute âme » devait être dans l’affliction. C’était le jour des propitiations, du grand pardon, appelé aujourd’hui Yom Kippour.
Le 15ème jour débutait la fête des tabernacles.
« Le quinzième jour du septième mois, quand vous aurez recueilli le rapport de la terre, vous célébrerez la fête de l’Éternel pendant sept jours : le premier jour il y aura repos, et le huitième jour il y aura repos » (Lév. 23. 39). Lorsque cette fête est ordonnée, les Israélites sont dans le désert. Elle met en évidence la joie pleine et entière qui découlera des bénédictions qu’ils recevront dans le pays promis à Abraham, Isaac et Jacob – en immense contraste avec les conditions difficiles vécues pendant la traversée du désert.
« Et le premier jour vous prendrez du fruit de beaux arbres, des branches de palmiers, et des rameaux d’arbres touffus et de saules de rivière ; et vous vous réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, pendant sept jours » (v. 40). Après les vents et le sable du désert, le bon pays ruisselant de lait et de miel serait une bénédiction : « un pays de ruisseaux d’eau, de sources, et d’eaux profondes, qui sourdent dans les vallées et dans les montagnes » (Deut. 8. 7).
« Et vous célébrerez la fête comme fête à l’Éternel, pendant sept jours chaque année ; c’est un statut perpétuel, en vos générations : vous la célébrerez le septième mois. Vous habiterez sept jours dans des tabernacles ; tous les indigènes en Israël habiteront dans des tabernacles, afin que vos générations sachent que j’ai fait habiter les fils d’Israël dans des tabernacles, lorsque je les fis sortir du pays d’Égypte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu (Lév. 23. 41 à 43).
Cette fête, la dernière de l’année, montre par anticipation le temps béni du règne de Christ qui est à venir pour Israël et pour les nations (Deut. 16. 14). Ce sera une plénitude de paix et de joie qui durera mille ans (Apoc. 20. 4 ; És. 9. 3 à 7).
Les lignes suivantes sont tirées d’un écrit ancien : « La récolte était rentrée, les greniers étaient remplis, et l’Éternel voulait que son peuple exprimât sa joie par une fête. Mais, hélas ! il parait qu’ils ne surent guère comprendre la pensée divine en rapport avec cette sublime ordonnance. Ils perdirent de vue le fait qu’ils avaient été étrangers et voyageurs, et de là vint leur long oubli de cette fête. Depuis les jours de Josué, jusqu’au temps de Néhémie, la fête des tabernacles n’avait pas été célébrée une seule fois.
Il était réservé au petit résidu qui retourna de la captivité de Babylone, de faire ce qui n’avait pas été fait, même aux jours brillants de Salomon. Que ce devait être réjouissant, pour ceux qui étaient partis en exil et qui avaient suspendu leurs harpes aux saules de Babylone (Ps. 137. 1 à 4), de se retrouver sous l’ombrage des saules de Canaan ! C’était un doux avant-goût de ce temps, où la fête des tabernacles sera célébrée de nouveau dans le pays de Canaan, et les sauvés des nations y monteront pour prendre part à ces saintes et glorieuses solennités.
Alors les guerres de Jérusalem seront terminées, le bruit des batailles aura pris fin. La lance et l’épée seront transformées en paisibles instruments d’agriculture. Israël se reposera à l’ombre rafraîchissante de sa vigne et de son figuier, et toute la terre se réjouira sous le règne du « Prince de Paix ».
Le roi Salomon a bien offert les sacrifices liés à cette fête, mais le peuple n’avait pas fait les cabanes, pour connaître la joie décrite par l’Éternel qui avait dit : « tu ne seras que joyeux » (Deut 16. 15). Dans les jours de Néhémie, « toute la congrégation de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tabernacles (cabanes en branchages de beaux arbres), et ils habitèrent dans les tabernacles ; car les fils d’Israël n’avaient pas fait cela depuis les jours de Josué, fils de Nun, jusqu’à ce jour-là. Et il y eut une très grande joie » (Néh. 8. 17). C’était ainsi que l’Éternel l’avait ordonné à Moïse : « Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu auras recueilli les produits de ton aire et de ta cuve. Et tu te réjouiras dans ta fête, toi, et ton fils, et ta fille, et ton serviteur, et ta servante, et le Lévite, et l’étranger, et l’orphelin, et la veuve, qui sont dans tes portes » (Deut. 16. 13 et 14). Le prophète Zacharie a prophétisé sur la vraie fête des tabernacles, celle qui est à venir, quand Christ régnera pendant mille ans : « Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » (ch. 14. 16).
En résumé, Lév. 23 nous parle de :
– La Pâque, qui pour le chrétien, signifie sa conversion suite à la prise de conscience de son état de pécheur et de son rachat par le sang de l’Agneau.
– La fête des pains sans levain : une vie à la gloire de Dieu dans la séparation du mal.
– La fête de la gerbe des prémices de la moisson parle de la résurrection et de la glorification de notre Seigneur, d’où découle notre position céleste en Christ.
– La fête des semaines représente la descente du Saint Esprit pour unir en un seul corps à Christ les croyants issus du judaïsme et des nations païennes.
– La fête des trompettes, anticipe le réveil d’un résidu juif pour reconnaître son Messie, Jésus-Christ, aux jours de l’heure de l’épreuve et de la grande tribulation.
– Le jour des propitiations (Yom Kippour) démontre par avance la prise de conscience, pour les Juifs pieux, d’avoir mis à mort le Prince de la vie (Act. 3. 14 et 15 ; Zach. 12. 10).
– La fête des tabernacles annonce le règne glorieux de Christ. Il sera « un repos sabbatique pour le peuple de Dieu » (Héb 4. 9).
Spirituellement parlant, la fête des tabernacles, pour le chrétien, est en quelque sorte la part bénie qui est celle de jouir de son salut (Héb. 4. 10 et 11). En esprit, il est déjà assis dans les lieux célestes, son pays, sa bourgeoisie (Phil. 3. 20). Même si ses pieds sont encore dans le désert de ce monde, il se repose sur Christ et se réjouit par avance de recevoir en partage la gloire que son Seigneur a reçue comme Fils de l’homme, et de voir Sa gloire (Jean 17. 11, 22 et 24).

 

JE NE MANQUERAI DE RIEN – QUELQUES PENSÉES SUR LE PSAUME 23

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JE NE MANQUERAI DE RIEN

QUELQUES PENSÉES SUR LE PSAUME 23

 

 

En guise d’introduction, trois remarques, pour mettre en évidence trois points en rapport avec ce psaume.
Tout d’abord, si on regarde le psaume précédent, le Ps. 22, qui est aussi de David, on voit, un astérisque à côté du numéro du psaume, et au Ps. 25 aussi. Ceci signifie en quelque sorte que les psaumes 22, 23, 24 forment un tout.
Les astérisques marquent une division et nous avons dans ces 3 psaumes trois tableaux distincts, différents, mais qui se complètent
Dans le psaume 22, nous lisons au début les paroles du Seigneur : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ? » Avec ce psaume nous regardons vers le passé, nous regardons vers le Seigneur Jésus qui a été crucifié, qui a enduré la colère de Dieu contre le péché, qui a porté nos péchés en Son corps sur le bois et qui a été fait malédiction, qui a dû endurer la colère de Dieu contre le péché. C’est le passé, c’est l’œuvre du Seigneur Jésus à la croix.
Le psaume 23 c’est le présent, ce que nous pouvons expérimenter sur cette terre, de cette confiance en notre Dieu, en notre Sauveur et Seigneur Jésus, qui est dans le ciel, qui est ce souverain pasteur, qui est ce bon Berger.
Et puis nous avons le psaume 24, qui parle d’un roi, le Roi, celui « qui montera en la montagne de l’Éternel », le Roi de gloire qui entrera ; qui nous parle aussi du Seigneur Jésus, mais qui dirige nos regards vers l’avenir, ce jour où le Seigneur Jésus viendra pour régner, lorsqu’Il sera reconnu comme Roi des rois, Seigneur des seigneurs. C’est le futur.
Le Ps. 23 a la place centrale entre ces psaumes.
La deuxième remarque est en rapport avec l’écrivain. Lorsqu’on lit ce psaume sans trop réfléchir, ou rapidement, on peut peut-être avoir le sentiment que celui qui l’a écrit n’a pas connu de difficultés spéciales, spécifiques, que tout se passe bien. Mais c’est David qui l’a écrit. Et nous savons quelle a été la vie de David. David n’a pas eu une vie facile. Il a été pourchassé, il a été persécuté, il n’a pas été reconnu, il a connu la solitude, il a été incompris, méprisé, même de sa femme. Il a aussi été trahi. Il a aussi commis des fautes, des fautes graves. Il a aussi connu le deuil, la perte de son ami le plus proche, Jonathan, et puis la perte de quatre de ses enfants. David n’a pas eu une vie facile, et pourtant c’est lui qui peut écrire, sous la conduite du Saint Esprit : « l’Éternel est mon berger », et écrire ce psaume si magnifique. Nous pouvons aussi le prendre pour nous, parce que nous connaissons aussi des circonstances semblables à celles que David a connues. Si David a pu écrire et vivre de telles circonstances, ce sont aussi des choses que nous pouvons vivre, nous, croyants, parce que nous avons un Sauveur, le Seigneur Jésus, qui est le bon Berger. Nous verrons ce que cela implique.
La troisième remarque qu’on peut faire en rapport avec ce psaume, c’est qu’il est absolument unique. Parmi tous les psaumes, ce psaume est particulier à plusieurs titres. Il est personnel. On voit qu’il y est question uniquement de l’auteur, qui parle. Il n’implique pas d’autres personnes, il ne s’adresse pas à d’autres personnes. C’est une expérience personnelle qu’il réalise avec Dieu. Il n’y a pas de louange, il n’est pas non plus fait mention de sa marche individuelle. Il n’y a pas non plus de paroles de vengeance comme dans d’autres psaumes. Dans ce psaume – c’est cela qui est particulier – c’est uniquement la grâce de Dieu qui est mise en évidence. Bien sûr, le croyant sur la terre a des responsabilités vis-à-vis de Dieu, nous avons à marcher fidèlement, nous avons à être obéissants à la Parole de Dieu. Mais ici il n’est pas question de la responsabilité de l’écrivain. C’est vraiment uniquement la grâce de Dieu qui est mise en évidence, ce que Dieu prépare, ce que Dieu met à la disposition du croyant. Et c’est peut-être pour cela que nous aimons tellement ce psaume, voyant comment Dieu agit à notre égard, comment nous avons à faire à un Dieu qui est plein d’amour, plein de miséricorde, un Dieu qui veut nous conduire, un Dieu qui veut nous protéger.
Nous pouvons maintenant prendre ces versets en suivant.
Le premier, c’est « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien ». Cette première phrase, comme dans beaucoup de psaumes, donne en quelque sorte le ton du psaume. Elle est en même temps la clé d’où découle toute la suite du psaume – qui n’aurait aucune valeur si ces premières paroles « l’Éternel est mon berger » n’étaient pas exprimées, réalisées, vécues.
Le fait de dire : « l’Éternel est mon berger » implique tout de même quelques conditions, implique certaines choses, et tout d’abord, de connaître l’Éternel.
Qui est l’Éternel ? Il y a des versets dans la Parole qui nous parlent de l’Éternel, mais je pense à un verset dans l’Exode au chapitre 6 : « Et Dieu parla à Moïse, et lui dit : Je suis l’Éternel (Jéhovah). Je suis apparu à Abraham, à Isaac, et à Jacob, comme le Dieu Tout-puissant ; mais je n’ai pas été connu d’eux par mon nom d’Éternel (Jéhovah)… C’est pourquoi dis aux fils d’Israël : Je suis l’Éternel, et je vous ferai sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens, et je vous délivrerai de leur servitude ; et je vous rachèterai à bras étendu, et par de grands jugements ; et je vous prendrai pour être mon peuple, et je vous serai Dieu ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous fais sortir de dessous les fardeaux des Égyptiens » (v. 2,3,6,7).
On voit comment Dieu, ici, se révèle à Moïse comme étant l’Éternel, et dans ces versets Dieu dit plusieurs fois : « Je suis l’Éternel ». On voit que ce titre, ce nom, « l’Éternel », est lié à quelque chose de magnifique. C’est la délivrance du peuple, c’est le rachat, c’est le peuple qui va sortir du pays d’Égypte, de cet esclavage, pour être amené dans ce bon pays de la promesse. Alors pour nous, si on fait le parallèle, aujourd’hui, l’Éternel nous parle du Seigneur Jésus, Celui qui est venu sur la terre pour nous sauver, pour nous délivrer de notre condition d’esclavage, Celui qui est mort sur la croix à notre place pour nous racheter de notre état et nous amener à Dieu, nous constituer le peuple céleste de Dieu. Connaître l’Éternel, c’est la première condition.
La deuxième condition pour dire : « l’Éternel est mon berger », c’est de connaître l’Éternel comme berger. Quand on pense à un berger, on a tout de suite des images en tête. Un berger est associé à un troupeau, un berger veille sur son troupeau, un berger conduit son troupeau, un berger le protège, il va faire tout pour le bien de son troupeau. C’est bien aussi ce que fait notre Seigneur, le Seigneur Jésus. Et c’est Lui qui a dit aussi : « Je suis le bon berger » (Jean 10. 11, 14). Le Seigneur Jésus est le bon Berger.
Une troisième condition : le psalmiste ne dit pas : l’Éternel est un berger, mais « l’Éternel est mon berger ». Le fait de dire « mon berger » implique déjà une relation personnelle, de connaître l’Éternel, de connaître le Seigneur Jésus comme son berger et pas simplement comme un berger.
Et puis une autre condition : le fait de dire « l’Éternel est mon berger» implique de prendre soi-même la place d’une brebis. Dire : « mon berger », c’est dire que moi je suis une brebis. Cela met en évidence la responsabilité qui est associée à la brebis. D’un côté on a le berger qui prend soin de son troupeau, le berger qui le conduit, le berger qui veille sur son troupeau, qui veille sur ses brebis aussi, – sur chacune en particulier – mais la brebis a une responsabilité qu’on voit aussi dans Jean 10. On peut lire cette expression : « elles connaissent sa voix » et plus loin il est question des brebis qui écoutent sa voix et qui suivent le berger, (v4 et 5).
Il y a trois conditions qui sont associées aux brebis : elles connaissent la voix du berger, elles écoutent la voix du berger et elles suivent le berger. Cela nous parle aussi. Pour dire : « L’Éternel est mon berger » nous devons aussi connaître la voix du Berger, connaître le bon Berger mais aussi connaître la voix du Berger, Le suivre. Ce psalmiste a pu réaliser cela. « L’Éternel est mon berger ».
Et la suite de la phrase c’est « je ne manquerai de rien ». C’est en quelque sorte une conséquence, un fait : « l’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien ». Je n’ai aucune raison de manquer de quoi que ce soit, puisque l’Éternel est mon berger. Il est beau de voir dans la suite de ce psaume 23 que, effectivement, le psalmiste – et nous comme croyants – nous ne manquerons de rien en réalisant que « l’Éternel est mon berger ». On peut voir sept choses dont nous ne manquerons pas en reconnaissant l’Éternel, le Seigneur Jésus, individuellement comme notre Berger. On voit que la brebis ne manque pas de nourriture, le croyant ne manque pas de force, ne manque pas de direction. Il ne manque pas de protection, il ne manque pas de ressources pour avoir communion, il ne manque pas de grâce, il ne manque pas d’espérance.
On peut voir ces différents points à partir du verset 2 : « Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles ». Le croyant ici ne manque pas de nourriture. Pourquoi ? Parce qu’il est amené par le berger, par son berger, dans un endroit où il y a la nourriture et où il y a de quoi boire.
On peut se représenter la scène dans cet environnement paisible de campagne. Il y a ces verts pâturages qui nous parlent de cette nourriture abondante. Il n’y a pas besoin de la chercher : toute la nourriture est là à notre disposition, elle est là, présente, cette nourriture qui est verte, vivante.
Et puis il y a ces eaux, ces eaux paisibles qui sont là pour désaltérer, pour abreuver. L’eau, c’est la vie. Cela nous parle aussi de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est à la fois cette nourriture dont nous avons besoin pour notre croissance spirituelle, et elle est aussi cette eau qui est là pour nous désaltérer, pour nous purifier par l’action du Saint Esprit.
On voit ces pâturages, ces eaux – cet environnement est lié au repos et à la paix. Dieu fait reposer dans de verts pâturages. Ces eaux sont des eaux paisibles qui procurent le repos et la paix.
Le repos, nous en avons besoin lorsque nous sommes fatigués, lassés. La paix, nous en avons besoin lorsque nous sommes troublés, lorsqu’il y a des craintes. Nous avons besoin de repos et de paix. N’est-ce pas ce que nous trouvons en lisant la Parole de Dieu, de voir toutes ces merveilles, ces encouragements que Dieu nous donne dans Sa Parole pour notre vie ? « Je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles ».
Ensuite « il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom ». Ici le croyant ne manque ni de force ni de direction. D’un côté, Il restaure mon âme. Restaurer, c’est dans le sens de faire revivre, de ranimer, de fortifier. Obed, le fils de Ruth était annoncé comme celui qui allait être le restaurateur de l’âme de Naomi et le soutien de sa vieillesse. Dieu agit aussi à notre égard. Notre âme, la partie intérieure de notre être, le siège des sentiments, le siège de nos émotions, la partie immatérielle de notre être est souvent troublée, abattue, et nous avons besoin d’être fortifiés, encouragés. C’est Dieu qui fait cela. « Il restaure mon âme ».
Et puis « il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom ». Il me conduit dans des sentiers. Les sentiers ne sont pas des routes très balisées, ce ne sont pas des chemins larges, bien damés, sur lesquels on peut marcher sans crainte de s’embourber.
Les sentiers, ce sont des chemins qui ne sont pas plats, des chemins qui sont souvent accidentés, sinueux, où ne peut passer qu’une seule personne à la fois. La Parole nous parle souvent des sentiers. On peut lire un verset dans le Ps. 17 qui fait le lien avec ce verset du Ps. 23 : « Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent point » (v. 5). Est-ce que nous n’avons pas ici une illustration des voies de Dieu à notre égard ? Nos chemins, Dieu les connaît. Ses voies sont au-dessus de nos voies. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, mais nos vies sont entre les mains de Dieu. Il connaît notre chemin. C’est Lui qui veut nous soutenir, c’est Lui qui veut nous diriger. Parfois nous ne comprenons pas le chemin que Dieu nous donne, mais Dieu nous conduit. Il nous conduit dans des sentiers de justice. Ce sont des sentiers de justice parce que Dieu Lui-même est juste.
C’est ce qu’on lit aussi dans le Deutéronome : « Il [Dieu] est le Rocher, son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » (32. 4). On voit dans ce verset comment Dieu nous conduit. On voit que le croyant ne manque pas de directions parce que c’est Dieu qui le conduit, c’est Dieu qui l’amène, c’est Dieu qui lui fait prendre ces sentiers pour l’amener à destination. Il le fait à cause de Son nom, « des sentiers de justice, à cause de son nom ».
En quelque sorte Son nom est engagé dans Ses voies à notre égard. Nous n’avons pas de crainte à avoir. Quelquefois nous ne savons pas ce que le Seigneur veut pour nous. Nous ne voyons pas notre chemin. Mais ce n’est pas notre chemin, c’est celui de Dieu. Nous ne savons pas ce qu’il faut faire. Eh bien ! nous avons ici cette expérience du psalmiste qui peut dire : « il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom ».
Ensuite le verset 4 : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent ».
Ici on a en quelque sorte un changement de situation. Il est question de choses qui sont sinistres, qui font peur. Il est question de « la vallée de l’ombre de la mort ». Chacun des mots qui composent cette vallée de l’ombre de la mort fait lui-même peur. La vallée : une vallée c’est quelque chose qui est entouré de montagnes. N’est-ce pas aussi une image des choses qui peuvent nous peser, des choses qui sont insurmontables ? Il y a aussi l’ombre, l’ombre qui nous fait penser à des menaces, à des craintes, à la peur de quelque chose que nous pourrons avoir. Et puis la mort, qui nous parle aussi de la séparation, du deuil, de la tristesse. Ici ces choses sont cumulées, on a la vallée de l’ombre de la mort, quelque chose qui est sinistre, menaçant.
Mais dans ce verset le psalmiste ne manque pas de protection. C’est ce qu’il dit ensuite : « je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi ». La manière dont ce verset est devant nous : Le temps employé dans ce verset : « même quand je marcherai… », est le conditionnel, ce n’est pas quelque chose qui va forcément arriver. On est ici devant une supposition, et le psalmiste peut dire avec certitude : « je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi ». On a d’autres psaumes où l’on voit aussi cette situation extrême. Il peut y avoir quelque chose qui nous paraît vraiment très difficile, impensable, quelque chose d’extrême. On voit que le psalmiste a confiance en Dieu. On peut lire deux autres versets : « Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera » (Ps. 27. 10). On a aussi ici cette formule de conditionnel, quelque chose qui paraît impensable : « Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné » ! Mais on voit aussi la confiance du psalmiste. Et puis on a une autre expression, dans le Ps. 46 : « Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver. C’est pourquoi nous ne craindrons point, quand la terre serait transportée de sa place, et que les montagnes seraient remuées et jetées au cœur des mers ; quand ses eaux mugiraient, qu’elles écumeraient, et que les montagnes seraient ébranlées à cause de son emportement » (v. 1 à 3). Ici aussi, on voit quelque chose d’extrême, une montagne qui serait transportée ! « Nous ne craindrons point ». Ici c’est aussi ce que peut expérimenter le psalmiste : « Je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi ». Quel encouragement et quelle joie de penser que, quelles que soient les circonstances que nous traversons comme croyants, nous avons l’assurance que le Seigneur Jésus est avec nous. Il a dit : « Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 30). On a aussi des expressions similaires dans És. 43 : « Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi » (v. 2). C’est un encouragement dans l’épreuve pour les croyants qui connaissent des situations difficiles, des situations extrêmes. Le Seigneur Jésus est avec nous.
Et puis il y a : « ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent ». La houlette et le bâton sont des instruments de berger. La houlette est un bâton recourbé qui permet de prendre la patte de la brebis pour amener la brebis près de soi. Le bâton utilisé par le berger, c’est pour faire fuir les ennemis, les bêtes sauvages, pour protéger son troupeau. Le berger a ces deux instruments. Il a cette houlette qui permet que nous soyons près de Lui, qui permet que Lui soit près de nous. Avec cette houlette, Il nous tient tout près de Lui. Et en même temps Il a ce bâton qui permet de chasser les ennemis, qui Lui permet de nous protéger des mauvaises bêtes. On voit ce berger qui est à la fois avec moi, avec nous, Il est près de nous et Il est pour nous.
Ensuite on a : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble ». Ici le psalmiste ne manque d’aucunes ressources pour avoir communion avec Dieu. Si nous avions des ennemis autour de nous, que ferions-nous ? Il n’y a pas de doute que notre réflexe serait d’aller nous cacher le plus rapidement possible, de nous protéger avec une certaine fébrilité, mais en tout cas pas de dresser une table.
Mais ici on voit que le psalmiste s’adresse à Dieu – et d’ailleurs dans le verset précédent, il s’adresse à Dieu, non plus en disant « il » mais « tu ».
On voit cette proximité du psalmiste avec Dieu dans l’épreuve.
Et puis dans ce verset : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ». Tout à l’heure c’était des ennemis autour de lui, et maintenant le psalmiste peut dire : « Tu dresses devant moi une table… tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble ». La table dans la Parole nous parle souvent de la communion, du partage, à table, que nous échangeons avec les autres personnes. La communion c’est le partage de mêmes pensées, de mêmes affections, d’un même cœur sur les mêmes objets. C’est avoir la même pensée sur les mêmes choses. C’est cela la communion. Nous sommes aujourd’hui dans un monde où il y a des ennemis. Il y a Satan qui est contre nous, il y a le monde qui est autour de nous, et puis il y a aussi cet ennemi qui est en nous, la chair. Dans nos journées, il y a toujours de multiples choses qui sont là pour nous stresser, pour nous inquiéter, pour nous charger. Ici le psalmiste dit : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ». Dieu veut partager, le Seigneur Jésus veut ouvrir Son cœur pour que nous puissions avoir cette communion avec Lui, rechercher cette communion, ce partage avec Lui, prendre ce temps avec Lui, alors que nous sommes dans un monde où il y a des ennemis. Que le Seigneur Jésus nous aide aussi à rechercher ces moments, cette communion avec Lui, à rechercher Sa volonté, à rechercher à avoir ces moments de partage, où nous pouvons L’écouter paisiblement, où nous pouvons nous entretenir avec Lui, où nous pouvons être encouragés par ce qu’Il veut nous faire partager. Nous avons des ressources pour cela, et ces ressources sont dans la suite du verset : « Tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble ». « Tu as oint ma tête d’huile… », illustration du Saint Esprit. Nous avons reçu l’onction de la part du Saint comme nous le voyons dans la 1ère épître de Jean (2. 20). Et puis nous avons aussi cette coupe qui est comble. Est-ce qu’elle ne nous parle pas de la joie, de la bénédiction que nous pouvons expérimenter en recherchant cette communion avec le Seigneur, cette communion individuelle ?
Au v. 6 : « Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours ». Dans ce verset, le psalmiste, en quelque sorte, se retourne et voit qu’il y a la bonté et la gratuité qui le suivront tous les jours.
Au fur et à mesure qu’il avance, un pas après l’autre, il se retourne. Il voit que derrière lui il y a cette bonté, il y a la bonté et la gratuité. La gratuité est une expression que l’on trouve seulement dans les Psaumes, une expression en quelque sorte poétique qui peut nous parler de la miséricorde, de la grâce, de la bonté de Dieu, ce que Dieu nous donne d’expérimenter de Son cœur, Ses manifestations d’amour à notre égard.
N’est-ce pas ce que nous pouvons expérimenter ? Nos vies, notre marche, sont entachées par tellement de choses qui déshonorent le Seigneur !
Ce que nous pourrions voir en regardant en arrière, ce sont tous les faux pas que nous avons faits, et avoir honte de cela. Ici le psalmiste ne parle pas des faux pas qu’il a faits. Il ne parle pas de sa marche, comment il a vécu, mais il regarde à la bonté, à la grâce de Dieu.
N’est-ce pas aussi ce que nous pouvons expérimenter en regardant en arrière, voir cette miséricorde, cette grâce de Dieu, qui nous a accompagnés, qui nous a suivis, qui nous a portés, et qui va continuer de le faire durant toute notre vie sur la terre ?
Comme cela a déjà été dit, ce n’est pas un psaume où l’on voit la responsabilité du psalmiste à marcher fidèlement devant Dieu, à obéir à Ses commandements. Bien sûr, comme enfants de Dieu, ce sont des choses que nous sommes appelés à faire.
Mais ce psaume est vraiment tourné vers les soins de Dieu à notre égard, vers Sa grâce, vers tout ce que le croyant peut expérimenter comme ressources, comme promesses de Dieu durant sa vie.
Ici le psalmiste, dans cette première partie du verset, ne manquera pas de la grâce de Dieu. Et c’est ce que nous pouvons aussi expérimenter. Nous ne manquerons jamais de la grâce de Dieu.
Et puis, dans la deuxième partie du verset : « mon habitation sera dans la maison de l’Éternel pour de longs jours », le psalmiste regarde en avant. Ses yeux, son cœur, se dirigent vers ce moment où il habitera dans la maison de l’Éternel. Pour nous, nous avons aussi devant nous un but glorieux, un but magnifique. C’est la maison du Père, le retour du Seigneur Jésus qui va nous amener dans la maison du Père. Le psalmiste ne manque pas d’espérance. Nous ne manquons pas non plus d’espérance. Nous avons cette espérance qui est sûre, qui est ferme. Nous savons que le Seigneur Jésus vient bientôt pour nous chercher, pour nous amener près de Lui dans le ciel.
Dans ce psaume si connu, qui a encouragé tant de croyants, nous avons pu voir quelques éléments.
Rappelons encore ces sept points, ces sept choses, dont le croyant ne manquera pas, mais qui sont en même temps sept promesses, sept ressources de Dieu.
Il ne manque pas de nourriture ; Dieu le nourrit, lui donne la nourriture nécessaire.
Il ne manque pas de force, parce que Dieu le restaure, restaure son âme.
Il ne manque pas de direction, parce que c’est Dieu qui le conduit, c’est Dieu qui l’amène sur ces sentiers. Ce sont Ses voies qui agissent à notre égard.
Le croyant ne manquera pas de protection, parce que le Seigneur Jésus se tient avec lui, parce qu’Il est là près de lui.
Il ne manquera pas de communion, parce que Dieu lui-même dresse une table, a donné les ressources, le Saint Esprit.
Il ne manquera pas de grâce, cette grâce qui l’accompagne tous les jours de sa vie.
Et il ne manquera pas d’espérance, parce que le croyant a devant lui le prochain retour du Seigneur Jésus, et la gloire.
Que cela puisse aussi nous encourager, et que nous puissions aussi faire l’expérience – comme le psalmiste l’a faite, malgré tout ce qu’il a été dans sa vie, malgré toutes les épreuves, les circonstances, les travers qu’il a eus, faire l’expérience des soins de Dieu à notre égard et pouvoir dire aussi comme lui : « l’Éternel est mon berger ».
Que le Seigneur bénisse sa Parole pour chacun de nous et attache nos cœurs à Sa Personne !

 

D’après edification.bible avril 2021

 

ÉTUDE SUR 1 TIMOTHÉE – SUJET : L’ASSEMBLÉE (1979)

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ÉTUDE SUR 1 TIMOTHÉE
Sujet : l’Assemblée.
(1979)

 

Chapitre 1.

Dans ces épîtres, on voit des exhortations nombreuses adressées à Timothée ou, à travers Timothée, à l’Assemblée elle-même. Elle aurait dû être appelée l’épître aux Éphésiens. Elle a été écrite après la première captivité de Paul, en même temps que l’épître à Tite adressée en Crète.
Les deux épîtres à Timothée ont été appelées épîtres pastorales. Il y est toujours question de la Maison de Dieu. Elles nous entretiennent d’un témoignage que nous avons à rendre dans les circonstances de notre vie. Ces épîtres parlent de l’organisation et de la discipline dans l’Assemblée. Elles parlent de la manière de maintenir une vérité déjà connue.
1ère épître : Maison de Dieu présentée en ordre. Comment doit-on s’y conduire ? (ch. 3 .15). Le mal est déjà introduit, ce n’est plus l’Assemblée des Actes. Le mal est toléré. Certains ont fait naufrage quant à la foi (ch. 5. 24). Certains ont apostasié. L’Assemblée est encore pure et elle soutient la vérité, la maintient. Le premier mal est un mal doctrinal. Il est introduit de bonne heure. C’était un mal inspiré par l’Ennemi pour enlever la gloire du Seigneur. Il est ici question de doctrines étrangères.
2ème épître : L’assemblée devenue une Grande Maison (ch. 2. 20). Celui qui aime le Seigneur doit s’y bien tenir. Le diable est entré, le mal a gagné et s’est installé.
Timothée : véritable enfant dans la foi (Phil. 2. 20 à 23). Nous voyons souvent Timothée à la brèche (1 Thess. 3. 1 et 2 : « Nous avons envoyé Timothée… pour vous affermir et vous encourager »).
1 Cor 4. 17 : « Timothée… qui est fidèle dans le Seigneur » : belle caractéristique d’un serviteur.
L’apôtre savait qu’il pouvait compter sur Timothée (v. 3). C’était un vase utile au Maître (2 Tim. 2. 21).
L’apôtre lui adresse des encouragements et des exhortations concernant la manière dont il faut se tenir dans la Maison de Dieu.

ch. 1. 4 parties :
v. 1 à 4 : Salutations.
v. 5 à 11 : Il faut s’opposer aux faux enseignements.
v. 12 à 17 : Appel apostolique de Paul.
v. 18 à 20 : Ordonnance de Timothée.

L’apôtre met en garde de ce mal doctrinal au premier siècle de l’Église. Il l’enseigne jusqu’à la fin (ch. 6. 3 et 4).
Lorsqu’il écrit à Tite, il avertit aussi les Crétois (Tite 1. 10 et 11).
1 Cor. 16. 13 : « Veillez, tenez ferme dans la foi ; soyez hommes, affermissez-vous ». Il s’agit d’un combat pour la foi et il faut joindre à la foi la vertu, c’est-à-dire le courage. Aucune force ne vient de l’homme, mais il peut avoir de la foi. Jude 3 et 4 : « combattre pour la foi ».
v. 3 : les doctrines étrangères, c’est-à-dire étrangères à la vérité, ne voulant rien avoir à faire avec la vérité.
Pour avoir de la vertu, il faut se fortifier dans le Seigneur.
v. 4. Les fables sont des choses très agréables à écouter mais imaginées. Les généalogies interminables avaient pour but de montrer sa propre connaissance.
Les fausses doctrines sont des choses qui entrent en rampant. Le mal cherche à s’infiltrer et à ne pas entrer en masse.
Il y avait des signes d’alarmes.
v. 3 : Certaines personnes… ; v. 6 ; v. 19 ; ch. 4.1 : Quelques-uns… ; ch. 6. 3 : Quelqu’un…
Ce n’était pas un mal généralisé mais un peu de levain, qui fera lever la pâte toute entière.
v. 5 : Trois choses que nous sommes appelés à rechercher :
– Un cœur pur.
– Une bonne conscience.
– Une foi sincère (sans hypocrisie).
v. 5 : « Une bonne conscience » : ch. 3. 9 ; ch. 4. 2 ; 2 Tim. 1. 3 ; 1 Pier. 3. 15 et 16.
Le but de l’ordonnance est que tout converge vers l’amour qui provient d’un cœur pur et sans hypocrisie.
La loi est bonne, et pour manifester le péché. Le juste n’est pas justifié par les œuvres de loi mais par les œuvres de foi.
v. 7 : « voulant être docteurs de la loi, [ils] n’entendent ni ce qu’ils disent, ni ce sur quoi ils insistent ». Ces gens qui amènent du trouble ont de l’orgueil et de l’ignorance.
2 Pier. 2. 10 à 12 : description des faux docteurs qui veulent attirer à eux.
L’activité de l’Ennemi est grande. C’est au seuil de cette Assemblée si richement bénie que l’Ennemi est actif.
Il y a un mot qui revient constamment : piété.
Rom. 7. 4 : « vous avez été mis à mort à la loi par le corps du Christ… afin que nous portions du fruit pour Dieu ». Nous avons été mis à mort à la loi. Le croyant n’a plus rien à craindre de la loi, mais il doit rechercher la volonté de Dieu dans sa conduite.
La loi condamne la méchanceté. Elle ne juge pas le juste mais le méchant et ce qui est opposé à la saine doctrine. La loi est bonne, elle ne sert qu’à montrer notre incapacité naturelle de plaire à Dieu, notre péché. Héb. 7. 18 et 19 : faiblesse et inutilité de la loi, qui « n’a rien amené à la perfection ».
Timothée était jeune et timide, mais c’était le véritable enfant dans la foi de l’apôtre Paul.
La première mission de Paul à Timothée était de combattre les fausses doctrines (v. 3 et 4). Elles sont entrées dans l’Assemblée petit à petit, de façon insidieuse.
v. 10 : Il fallait fermer la bouche à certains hommes. La loi sévit légitimement contre tout ce qui s’oppose à la saine doctrine.
v. 11 : « L’évangile de la gloire du Dieu bienheureux ». L’Évangile est en accord avec la « saine doctrine ». (ch. 6). C’est l’évangile qui révèle les gloires, les perfections de Dieu qui ont été en Christ. Dieu qui se révèle en grâce et en amour. L’apôtre a eu le temps, pendant sa captivité, de réfléchir à cette opposition avant et après sa conversion. Il était un agité, dans l’ignorance. Il finissait par faire régner la terreur partout où il passait. Maintenant il annonce l’évangile et on est heureux de le recevoir.
v. 4 à 17 : L’apôtre ouvre une parenthèse. Il parle de ce qui le concerne personnellement. Il parle de la loi à laquelle il était assidu avant sa conversion. Il va exalter l’évangile qui l’a amené à venir à Christ. Il finit au verset 17 par rendre gloire à Dieu.
Act. 2. 11 : les disciples annonçaient « les choses magnifiques de Dieu ».
v. 11 : 2 Cor. 4. 4 et 6 : « la lumière de l’évangile de la gloire du Christ… la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ ».
v. 13 à 16 : L’apôtre va mettre l’accent sur la grâce, dont il est un trophée conduit par l’Esprit.
v. 13 : Ignorance et incrédulité vont souvent ensemble (« Père pardonne leur car ils ne savent ce qu’ils font »).
v. 15 : Nous voyons ce que la grâce peut opérer, et l’apôtre en est un témoin remarquable.
La loi sainte et bonne que Dieu a donnée, a démontré notre incapacité totale de ne pas pécher. Elle mettait en évidence l’homme devant Dieu. L’apôtre n’embellit pas le tableau qu’il manifestait avant sa conversion.
La loi introduisait l’homme dans le temple, dans le lieu saint, mais il y avait le voile. L’évangile ôte le voile pour nous, et nous pouvons voir la gloire du Seigneur. Ce n’est pas la loi qui a fait cela, mais bien la grâce.
Malheur à moi car je suis un homme pécheur et j’ai les lèvres impures (És. 6. 5). Il est de toute importance de considérer devant le Seigneur que nous avons été acquittés.
Nous sommes des tisons arrachés au feu (Zac. 3. 2) et c’est la grâce de Dieu qui a fait cela.
L’apôtre est dépouillé de tout ce qui le concerne : son orgueil, sa personnalité. C’était auparavant un pharisien zélé.
La grâce produit ce travail dans son cœur. Il nous faut passer par ce creuset. Tout ce qui sera produit d’un cœur vidé sera à la gloire de Dieu.
2 Tim. 2. 1 : « Paul, apôtre de Jésus Christ, par la volonté de Dieu ».
Il a fallu que l’apôtre soit jeté à terre (Actes 9) et soit trois jours sans voir ni manger. Il priait. Le travail étant accompli chez l’apôtre, Dieu dit à Ananias : « Cet homme me sera un vase d’élection, je lui montrerai combien il doit souffrir pour mon nom » (Act. 9. 15 et 16).
v. 15 : Le Seigneur est venu dans ce monde pour chercher et sauver les pécheurs, et même les plus grands pécheurs, comme l’apôtre. Ceux qui ne sont pas pécheurs n’ont pas besoin du Sauveur. Ici l’apôtre fait état des certitudes qu’il a. C’est la parole de vérité, de Dieu, digne de toute acceptation car nous avons été aimés tels que nous étions.
C’est pour Lui-même et pour Sa gloire.
L’apôtre avait forcé les croyants à blasphémer et était lui-même un blasphémateur.
Si la grâce de Dieu a été suffisante pour Saul de Tarse, elle est suffisante pour nous aussi.
2 Pier. 2. 6 : La destruction de Sodome et Gomorrhe. Dieu montre par cet exemple solennel où conduit cette impiété.
v. 17 : L’apôtre s’arrête pour laisser son cœur déborder. Il éclate en louanges. Il parle de Dieu et de Dieu seul. Il pénètre les caractères de Dieu (Épître aux Colossiens).
Il s’adresse à un Dieu invisible, mais maintenant Dieu est visible. Il a relui dans nos cœurs dans la face de Christ.
v. 18 : L’ordonnance est l’ensemble des vérités chrétiennes confiées à la foi.
Plus tard, dans sa seconde épître, l’apôtre écrira à Timothée : « Mais toi, tu as pleinement compris ma doctrine, ma conduite, mon but constant, ma foi, mon support, mon amour, ma patience, mes persécutions, mes souffrances… » (2 Tim. 3. 10), malgré sa peine de voir l’état des croyants.
v. 19 : Garder la foi. Elle est indispensable pour ne pas « faire naufrage quant à la foi » si on la rejette.
Le caractère : conscience qui désire la lumière pour l’appliquer, pour obéir à Christ.
v. 18 : ch. 4. 14 : L’imposition des mains. Timothée pouvait en user (ch. 5. 22). Il avait un don particulier. Il y avait une communion entre Timothée, les anciens, et lui-même, Paul, pour l’imposition des mains (Act. 13. 2 et 3). C’est une identification ou puissance dans ce service.
v. 20 : ch. 4. 1, 5. 8, 6. 10 et 21. Alexandre : peut-être est-ce le même que en 2 Tim. 4. 14 ?
« Livrer à Satan » : pouvoir apostolique de Paul. Cela lui appartenait à lui seul. C’était une sévère discipline.

 

Chapitre 2.

Avant toutes choses, l’apôtre présente à Timothée et à tous les fidèles, la prière. Peut-être que nous manquons à cet égard. Nous oublions peut-être l’entière dépendance du Seigneur lorsqu’Il était ici-bas. Nous devons Lui ressembler.
La prière caractérise la foi dans la dépendance de Dieu. C’est dans cette condition que Dieu se plaît à trouver les Siens. Le Seigneur a été aussi dépendant de son Père.
L’apôtre envisage la prière dans son ensemble. Ces exhortations s’adressent à tous. 1 Thess. 5. 17 : « Priez sans cesse ». On trouve plusieurs mots pour désigner la prière, ici il s’agit de la confiance en s’approchant de Dieu.
Les supplications exigent un exercice plus profond, un désir impérieux, un besoin urgent, précis, que l’on a à cœur. C’est un cœur débordant quant à un besoin pressant (Gen. 32. 26). Le Seigneur nous le demande. Il aime à nous voir le supplier. Héb. 5. 7 : « … le Christ… durant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec larmes, des prières à celui qui pouvait le sauver de la mort… ».
L’intercession est un exercice concernant les autres. Il nous faut prier avant tout pour tous les hommes. C’est une prière qui monte pour quelqu’un, pour un grand de ce monde aussi. En ce temps Néron était un des grands de ce monde. Il était cruel.

Ici, il s’agit de prier avant toutes choses.
L’apôtre est un modèle de prière : « Priez pour les Assemblées, suppliez, rendez grâces ».
La supplication reflète l’urgence du besoin. Une des conséquences bénies de la croix, c’est que nous pouvons présenter au Seigneur tous nos besoins. Dieu se plaît à répondre aux prières de la foi. Mais lorsque nous avons eu des réponses à nos prières n’oublions pas de rendre grâces !
Après avoir exhorté, l’apôtre parle au V. 2 d’un exemple de motif. La prière jaillit des cœurs dont les intérêts sont du Seigneur, de l’Assemblée, des frères, des sœurs, des malades. On ne peut rien faire sans prier. On est pratiquement conduit à prier de plus en plus.
Dieu veut bénir. Les prières exprimées montreront le désir d’entrer dans les pensées de Dieu. La bénédiction dont Dieu veut nous bénir est toujours en rapport avec la gloire du Seigneur.
Lorsque Pierre était en prison, dans les Actes, les saints étaient en prière – avec peu de foi semble- t-il ! Mais Dieu répond (Act. 12. 5, 15 et 16). Il est bon que nous priions pour tous les hommes, car Dieu veut qu’ils soient tous sauvés. Éz. 18. 23 : « Est-ce que je prends plaisir à la mort du méchant ? dit le Seigneur, l’Éternel ; n’est-ce pas [plutôt] à ce qu’il se détourne de ses voies et qu’il vive ? »
v. 4. La prière entre dans les conseils de Dieu, dans le travail de Dieu en rapport avec tous les hommes. « Que tous les hommes soient sauvés » : Nous voyons là la grandeur de l’amour du Seigneur.
Il y a la prière pour tous les hommes. Nous pouvons et devons le faire – même pour les grands de ce monde, car Dieu incline les rois de la terre comme des ruisseaux d’eau. Si nous prions pour tous les hommes, notre désir sera d’annoncer Jésus aux autres.
Personne ne peut dire : « Ce n’est pas pour moi » ou « Dieu ne m’a pas aimé » (Jean 3.16).
v. 5. Pour devenir Médiateur, le Seigneur a dû devenir un homme. Le Seigneur se tient entre Dieu et nous. Et il n’y a pas d’autre moyen d’être trouvés agréables aux yeux de Dieu.
Le « médiateur » : Gal. 3. 20 : « Or un médiateur n’est pas [médiateur] d’un seul, mais Dieu est un seul » ; Héb. 8. 6 ; 9. 15 ; 12. 24 : « Maintenant [Christ] a obtenu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est médiateur d’une meilleure alliance, qui est établie sur de meilleures promesses » ; « (Christ]… est médiateur d’une nouvelle alliance » ; « Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ».
Il s’est donné et offert Lui-même. ; Il s’est abaissé Lui-même. L’étendue de l’œuvre du Seigneur est mise en avant. Le sang de Christ purifie de tout péché. Il S’est offert pour tous et une fois pour toutes.
La rançon a été payée. Dieu était en droit de la demander. Cette rançon a été payée par Christ.
La rançon, c’est le paiement à Dieu ce qui Lui était dû.

Il y a des exhortations d’un bout à l’autre dans cette épître : exhortations concernant la vie individuelle et en Assemblée.
L’exhortation la plus importante pour l’apôtre est la prière, en tout temps, en tout lieu, avant toutes choses. Il dit : Priez sans cesse.
Cela peut être une supplication, un besoin ardent, tel le Seigneur au jardin de Gethsémané.
Ce sont des versets qui devraient mettre fin à toute discussion.
v. 6 : voir Marc 10. 45 : « le fils de l’homme… est… venu pour… donner sa vie en rançon pour plusieurs ».
v. 7 : L’apôtre était prédicateur du témoignage et il était pressé de rendre témoignage de sa foi en Christ.
v. 8 : Il faut que le cœur soit entièrement sous le regard de Dieu. Ce verset nous montre qui doit prier. Le témoignage public ne doit pas être rendu par des femmes chrétiennes, mais par les hommes. Cela ne veut pas dire que les femmes ne peuvent pas prier. Elles peuvent prier en particulier et cela peut avoir des résultats heureux.
Le service de la prière est un exercice particulier d’un croyant, qui dit simplement ce qu’il ressent.
« Élevant des mains saintes ». Gen. 20. 7 : « … il est prophète, et il priera pour toi ». Abraham est qualifié pour prier et intercéder, car c’est un prophète.
Job 42. 8 : « mon serviteur Job priera pour vous ; cat lui, je l’aurai pour agréable ».
Quand nous prions, nous sommes devant Lui et toutes les choses que nous recevons viennent de Lui.
« En tout lieu » : là où la Maison de Dieu est reconnue. On ne prie pas dans l’église ainsi nommée par les hommes et en priant à haute voix.
On peut prier dans le secret de sa chambre. Cela suppose d’avoir des mains saintes et un caractère soumis.
La première demande est celle de Caïn qui demande à Dieu de n’être pas chassé et tué. Dieu lui en donne l’assurance (Gen. 4. 13 à 15).
Jonas priait depuis les entrailles du poisson (Jon. 2. 2).
Esd. 9. 5 : « … mon manteau et ma robe déchirés, je m’agenouillai, et j’étendis mes mains vers l’Éternel, mon Dieu… ».
Il est possible de prier et d’avoir de la colère dans nos cœurs. Cela peut nous arriver. Un homme qui se met en colère est un homme qui n’accepte pas l’état de quelque chose.
Mains saintes : séparation du mal.
Colère : état du cœur.
Il faut invoquer le Seigneur d’un cœur pur.
Les femmes peuvent prier en particulier ou avec leurs enfants, mais non (à voix haute) en tout lieu. Les hommes peuvent et doivent prier en tout lieu.
v. 9 : On peut se demander pourquoi l’on a « de même aussi ».
Il s’agit d’un témoignage extérieur, public.
1 Pier. 3. 1 : « Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans [la] parole par la conduite de leurs femmes, ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte ». Le témoignage d’une femme chrétienne peut ramener son mari qui ne marcherait pas suivant les enseignements de la Parole.
v. 10. Ce qui est convenable : les bonnes œuvres.
1 Pier. 3. 4 : Ce qui est d’un grand prix devant Dieu : « l’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu ».
v. 9 : Il faut que leur parure s’accorde avec leur caractère de femmes fidèles aux enseignements du Seigneur. La meilleure parure, c’est d’être parée de bonnes œuvres.
Il y a dans ces passages la profession chrétienne.
Il y a un témoignage passif dans la tenue. Il y a un témoignage actif dans les bonnes œuvres.

v. 11 : « Que la femme apprenne dans le silence, en toute soumission ». Il s’agit de la Maison de Dieu qui est le soutien de la vérité.
Marie de Béthanie écoutait aux pieds du Seigneur ce qu’Il disait. Elle a choisi la bonne part qui ne lui sera point ôtée (Luc 10. 39, 42).
Il faut que la femme apprenne, c’est nécessaire. 1 Cor. 14. 34-35 : Il y a un désir d’apprendre.
Si quelqu’un vient du dehors, la tenue des frères et sœurs peut être pour lui un témoignage muet, plus que nous ne le croyons, si nous suivons les enseignements de la Parole.
Dans la Parole, il a été répondu à des femmes fidèles, elles ont été exaucées (Ex : Anne, la mère de Samuel). Certaines ont beaucoup reçu (la femme samaritaine).
Après la résurrection, le Seigneur Se manifeste à une femme (Jean 20. 11 à 17). Une femme a renversé un vase d’albâtre et a oint les pieds du Seigneur. Et il dit : – En vérité, on racontera ce que cette femme a fait pour moi (Marc 14. 3 à 9).
v. 13 : L’apôtre donne deux raisons pour lesquelles la femme doit rester silencieuse : 1) elle a été formée après Adam ; 2) c’est elle qui a été trompée.
2 Cor. 11. 3 : « le serpent séduisit Ève par sa ruse ». Eve symbolise la faiblesse, car elle s’est laissé tenter par le serpent. C’est elle qui a été contre l’Ennemi. Satan s’est attaqué au point faible.
v. 14 : Cela ne veut pas dire qu’Adam n’a pas péché. La femme n’a pas été une aide pour lui, mais Adam avait l’autorité sur Eve (1 Cor. 11. 8 et 9).
v. 15. « Elles » : Toutes les femmes de la création. Dieu prendra soin d’elle et elle sera sauvée d’une façon toute particulière.

 

Chapitre 3.

La Parole de Dieu donne des précisions sur la Maison de Dieu et sur ceux qui l’habitent.
L’apôtre va d’abord parler des surveillants et ensuite des conducteurs. Nous ne trouvons ici que des qualités morales.
C’est Dieu qui appelle. C’est Dieu qui qualifie.
Quelqu’un peut être utile dans l’Assemblée. Il ne cherche pas sa propre gloire mais il désire, avec le Seigneur, marcher dans Son chemin.
1 Cor. 14. 1 : « Désirez avec ardeur les dons spirituels ».
v. 1. « Si quelqu’un aspire à la surveillance ». Aspiration : désir ardent de service. v. 1 : On ne reprochera jamais à quelqu’un d’aspirer à la surveillance (C’est différent de Jacq. 3). C’est une bonne œuvre. Quelqu’un qui aspire à la surveillance ne cherche pas ses propres intérêts, mais ceux de Christ.
C’est une chose bonne d’aspirer à la surveillance
v. 1. « … il désire une œuvre bonne ». Pour les femmes, il y avait des bonnes œuvres ; ici pour les hommes, c’est une œuvre bonne.
Les bonnes œuvres sont des œuvres cachées ; une œuvre bonne est une œuvre visible aux yeux des hommes.
Le surveillant doit avoir certains caractères pour pouvoir remplir ce service dans l’Assemblée. Le surveillant aura à faire avec Dieu pour exercer son don personnel.
Un surveillant marche sur les traces du Seigneur.
v. 2 à 7. Ces versets placent devant nous l’importance des services de surveillants dans l’Assemblée. Que nous revêtions ces caractères précieux qui sont détaillés dans ce chapitre !
1 Pier. 2. 25 : « vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes ». Nous devons désirer marcher, nous aussi, sur les traces du Seigneur Lui-même.
Act. 20. 28 à 31 : les exhortations aux anciens d’Éphèse : « Prenez garde… veillez… ». Dans ce service, il faut :
– Veiller sur soi-même.
– Veiller sur le troupeau.
C’est l’Esprit Saint qui établit, et non le surveillant.
1 Cor. 4. 1 à 5 : les « administrateurs » (ou : intendants) doivent être des hommes fidèles, ayant une bonne conscience et ne portant pas de jugement.
L’ancien est reconnaissable par son témoignage extérieur. Il est caractérisé par sa maturité spirituelle, sa connaissance (1 Tim. 4. 12).
Tite 1. 5 : « que… dans chaque ville, tu établisses des anciens ». Il n’y a plus d’autorité apostolique pour revêtir les anciens. Le Saint Esprit est là pour prendre de ce qui est à Christ et nous le communiquer à la gloire de Dieu.
On ne doit pas suspecter les anciens.
On dit volontiers que nous avons des conducteurs et non des anciens. Les conducteurs doivent revêtir les caractères d’anciens.
L’ancien est celui qui, sous le regard du Seigneur, se sent responsable de l’Assemblée.
Un ancien ne peut être un nouveau converti. Il doit avoir une certaine maturité. Mais un frère âgé n’est pas forcément un ancien (ch. 5. 1). Hélas ! Il ne revêt pas toujours les caractères de Christ.
Nous sommes peut être très pressés, mais Dieu ne compte pas comme nous ; Il prend son temps. Samuel a été formé 20 ans.
Gal. 1. 16 et 17 : « Dieu… m’a mis à part dès le ventre de ma mère et… m’a appelé par grâce… ». L’apôtre a été préparé pour ce service Il a été formé à l’écart, dans la présence du Seigneur, loin des disciples et apôtres. Il a été formé à l’école de Dieu et non à une école théologique.
L’apôtre avait une qualification d’ancien et encore plus.
Ce n’est pas parce qu’un frère parle dans une Assemblée qu’il est forcément un ancien. Un homme qui ne parle pas peut être un ancien, un pilier dans l’Assemblée.
Prendre soin de l’Assemblée de Dieu résume tout. Celui qui s’occupe de tous les membres du troupeau est un pasteur.
v. 1 à 8 : Enseignements relatifs au service.
v. 2. Irrépréhensible moralement. C’est différent de Col. 1. 22 : devant Christ. Ici, c’est devant les hommes.
« Mari d’une seule femme ». Au v. 12, la même qualité est requise des serviteurs.
v. 3. Non querelleur : voir le mauvais exemple de Diotrèphe (3 Jean 9 et 10).
Juste après : irrépréhensible, il y a mari d’une seule femme. Du temps de l’apôtre des croyants, avant leur conversion, avaient pris une ou plusieurs femmes. Ils étaient polygames. Ils ne pouvaient être surveillants. Le surveillant ne devait pas avoir plusieurs femmes, mais il leur était recommandé d’avoir une femme et une famille. Il pouvait être surveillant, car dans les joies et les peines du ménage, il avait à veiller pour que ses enfants marchent dans la crainte du Seigneur. Un célibataire a du mal à être surveillant (v. 5).
Un serviteur représente la dignité de son maître dans son service. Il faut qu’il n’y ait ni légèreté, ni parole folle. Il faut être sérieux. Il manifeste la vérité et ce qui est en lui.
v. 4. C’est différent de l’esprit du monde. C’est une incompatibilité.
v. 8. Garder le mystère de la foi : rechercher dans la vérité les choses profondes de Dieu et se laisser conduire par elles. C’est ce qui gardera du « naufrage de la foi » (1. 20).
« Non doubles en parole » : pas de mensonge.
Remplaçons la médisance par l’estime.
Le Seigneur a dit : Bénissez ceux qui vous maudissent (Mat. 5. 44).
v. 12. Nul ne peut s’arroger le titre de serviteur. Il faut qu’il soit choisi, envoyé. Il doit être formé dans la communion du Seigneur à l’écart (Paul, Moïse), dans la communion intime avec son Sauveur.
Nous avons, dans ce chapitre, les charges locales dans une Assemblée. C’est le Seigneur qui les confie à un serviteur dans une Assemblée particulière.
Les dons se trouvent en 1 Cor. 12 ; Rom. 12 ; Éph. 4. Ils sont pour l’ensemble du Corps.
v. 4, 8 et 11 : Gravité. Ne confondons pas avec tristesse. Ne pensons pas que si l’on est triste, on est pieux.
Les plaisanteries n’ont pas leur place chez un croyant. Nous ne devons pas avoir des paroles oiseuses, inutiles.
Éph. 5. 4 : « … ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes ».
La gravité est liée dans un certain sens à la sobriété.
Il y a un certain nombre de choses qui sont requises pour qu’il y ait une certaine gravité.
v. 8. Être « double en paroles », c’est falsifier la vérité.
Il faut qu’il y ait du désintéressement chez les serviteurs.
v. 9 : Le mystère de la foi est connu de la famille, de ceux qui sont en communion constante avec Lui, se tenant à Ses pieds et L’écoutant parler.
v. 10. « Mis à l’épreuve » : il faut que ceux-ci soient mis à l’épreuve, qu’ils fassent leur preuve aux jours de danger ou d’épreuve. Le serviteur doit être mis à l’épreuve pour être irrépréhensible. C’est l’épreuve qui fait la preuve.
Un métal est mis sous l’épreuve du feu et il est manifesté bon ou mauvais.

Dans ce mot, « irréprochable », tout est compris.

v. 11. Il ne s’agit pas seulement des épouses de surveillants.
Il est insisté sur la fidélité dans cette épître. Il faut que les femmes soient fidèles.
Un serviteur fidèle garde ce qui lui a été confié.
Pour les femmes, il y a des choses positives et négatives.
1 Pier. 3. 11 : « Celui qui veut voir d’heureux jours… qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien ; qu’il recherche la paix et la poursuive ». Nous avons des choses négatives à éviter.
La gravité est incompatible avec la médisance.
v. 11 : Ce verset présente des caractères des frères et des sœurs dans l’Assemblée.
Les femmes : non médisantes. Ces épîtres pratiques le mentionnent souvent. Nous avons à être attentifs à cela (ch. 5. 13 – Tite 2. 3 à 5). La médisance est un mal désordonné que peut produire notre langue. Notre langue est un feu (Jacq. 3. 5 à 10).
Ce n’est pas parce qu’une chose que l’on dit est vraie que ce n’est pas une médisance.
v. 12 et 13 : Les serviteurs. Ils sont utiles, mais il n’est pas insisté autant qu’aux V. 8 et 9 où il est dit : « Il faut que… ».
Ce qui est dit pour les conducteurs est repris pour les serviteurs. Il faut que le témoignage soit rendu dans le milieu familial.
v. 13. Actes 6. 3 à 5 : « Étienne, homme plein de foi et de l’Esprit Saint » : Il avait acquis un bon degré.
Jac. 1. 12 : « … manifesté fidèle par l’épreuve ». Étienne avait un bon témoignage. Il a été éprouvé et il a été fidèle à son Maître.
Ceux qui ont commencé à servir tout simplement, acquerront un bon degré. Le Seigneur les formera et les élèvera à un niveau plus haut et ils seront utiles. Le Seigneur nous donne un bon degré et une bonne hardiesse. Ceux qui auront bien servi auront acquis ce bon degré pour eux-mêmes.
Il ne faut pas mépriser la place que le Seigneur nous donne. Il nous donnera une place plus haute. Tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup.
La hardiesse est un des caractères de la foi. Cela est mentionné souvent dans les Actes : ils parlaient hardiment, appuyés sur le Seigneur.
Act. 3. 6, 7, 12 à 14 : Pierre manifeste une grande hardiesse en face du peuple, foi qui a permis la guérison de l’aveugle. Puissance en face de ce peuple qui voulait étouffer la vérité.
Phil. 2. 20 à 23 : « tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ » : Quelle tristesse pour l’apôtre ! « [Timothée] a été connu à l’épreuve… il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant [sert] son père » : Il y a eu un temps où Timothée a suivi l’apôtre. Élisée versait de l’eau sur les mains d’Élie pendant 6 ans (2 Rois 3. 11). Quel rafraîchissement pour Élie ! Timothée faisait aussi cela. Quel précieux privilège !
Guéhazi a été connu à l’épreuve d’une triste manière (2 Rois 5. 20 à 27).
Ex. 33. 11 : « Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente ». Ce jeune homme était attaché au service qui était le sien. Josué 1. 6 et 7 : Josué a acquis un bon degré. Il a été un serviteur utile pour le peuple de Dieu.
v. 14 à 16 : Il est parlé de l’Assemblée de Dieu. C’est le sommet de l’épître : Christ, ce qu’Il est, ce qu’Il a été pour Dieu, vérités sur l’Assemblée.
Quand les vertus chrétiennes se manifestent chez un croyant, une croyante, elles sont à la gloire de Dieu.
1 Thess. 1. 6 à 8 : le bon témoignage des Thessaloniciens. Il y avait chez eux un débordement de vie selon Dieu.
Phil. 3. 2 : « Prenez garde à la concision ; car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu ».
Concision : coupure légère, interrompue ; circoncision : coupure tout autour. Le croyant a à être coupé tout autour. La circoncision du cœur : la chair se révolte.
v. 14. L’apôtre réalisait le service qui était le sien : dépendance. Le serviteur ne doit pas avoir de volonté propre.
Timothée était chargé d’une mission très sérieuse. Il n’est pas dit : comment te conduire, mais « comment il faut se conduire » d’une façon correcte.
L’apôtre se nomme souvent esclave, et moins souvent serviteur.
Il y avait des esclaves heureux sous la tutelle de leur maître.
Un esclave pouvait être mis à mort purement et simplement par son maître. Un serviteur a plus de liberté.
Le surveillant et le serviteur ont des charges locales.
Un pasteur et un ancien ont la même mission.
S’il s’agit d’une Assemblée locale, le rôle d’ancien est irremplaçable.
Le pasteur annonce la Parole partout où il va. Le passage d’un frère dans une Assemblée peut être extrêmement béni.
Le Seigneur n’est jamais en reste avec celui qui L’aime, qui Le sert dans l’humilité qui convient.
v. 14. L’apôtre était en Macédoine. Il a été retardé, et grâce à ce retard il écrit cette épître.
Il fallait que Timothée remplisse une charge de responsabilité. Il avait une charge difficile. Cette épître a dû faire du bien à Timothée. Il a dû la relire plusieurs fois et même la faire lire à d’autres. Cette épître est écrite pour les Éphésiens.
v. 15. Il faut savoir comment se conduire dans la Maison de Dieu qui est l’Assemblée, les saints, qu’ils soient réunis ou non.
Comment on est dans l’Assemblée, c’est très bien mais il faut avoir la crainte du Seigneur.
Il y a une Maison de Dieu sur la terre. On ne s’y conduit pas comme on le fait chez soi. Une maison porte le caractère de celui qui en est le chef.
Nous sommes de nos jours au temps de la seconde épître à Timothée, au temps de « la grande maison » (2 Tim. 2. 20).
La Maison de Dieu n’a cependant pas changé. L’ordre doit être conservé dans cette Maison. Elle appartient à Dieu.
C’est une « colonne » : elle peut être considérée comme le pied de lampe, bien en évidence de loin car elle est imposante. Elle se voit de loin, elle orne. Est-ce que l’Assemblée porte ce caractère-là ?
La colonne met en valeur ce qu’elle soutient. La colonne doit être comprise en tant que soutien de la vérité.
Apoc. 3. 12 : « Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu ».
Il y a le témoignage intérieur et extérieur ici.
L’Assemblée n’est pas chargée d’enseigner. C’est différent du ch. 3. 2, où il s’agit du surveillant dans l’assemblée.
Elle doit maintenir la vérité d’une façon ferme, inébranlable. C’est la colonne et le soutien de la vérité. C’est son rôle.
1 Cor. 3. 9 à 11 : comment nous « édifions » sur le « fondement », qui est Jésus Christ.
Nous sommes des pierres vivantes unies ensemble pour former la Maison de Dieu (1 Pier. 2. 5).
Christ est la vérité, la Parole est la vérité, mais pas l’Assemblée. Elle doit garder la vérité.
Il n’est pas dit : elle sera, mais : « elle est ». Elle est l’Assemblée du Dieu vivant aussi longtemps qu’elle garde ses caractères.
Ces exhortations sont individuelles et s’adressent aussi à tous les croyants. Il n’y a pas de règlement pour cela.
Éph. 4. 1 : « Marchez d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés ».
Dieu n’abaisse jamais le niveau, Dieu ne change pas (1 Sam. 6).
On fait partie de cette Maison de Dieu à partir de la conversion et au moment où l’on a été scellé du Saint Esprit.
Quand on vient à la Table du Seigneur, c’est un témoignage public. On ne peut pas faire cela parce que d’autres l’ont fait. C’est personnel. Si le Seigneur nous dit de le faire, alors il faut le faire.
v. 15 : le soutien de la vérité. Ce n’est pas une partie de la vérité mais toute la vérité.
La vérité n’est pas un ensemble de choses. Elle est liée à la conscience, à la conduite, au cœur.
Ces exhortations sont individuelles et s’adressent aussi à tous les croyants. Il n’y a pas de règlement pour cela
L’Assemblée est l’habitation de Dieu par l’Esprit. « L’Esprit de vérité vous introduira dans tout le témoignage vis-à-vis du monde » a dit le Seigneur.
Il faut se conduire, comme dans la Maison de Dieu, tous les jours de la semaine.
Colonne : pensée de la force et de la beauté (mise en valeur).
Tite 2. 10 : « qu’ils ornent en toutes choses l’enseignement qui est de notre Dieu sauveur ».
v. 15. La Maison de Dieu, une habitation de Dieu par l’Esprit. Cette Maison est l’Assemblée du Dieu vivant constituée de pierres vivantes.
Même si, aux yeux de tous, elle n’est pas ce qu’elle devrait être, elle est l’Assemblée du Dieu vivant aussi longtemps que le témoignage sera maintenu sur la terre, même dans la faiblesse.
v. 16. Mystère de la piété : confié à la piété, qui est la manifestation d’un état intérieur, une relation de crainte et foi avec Dieu.
La piété est différente de la spiritualité. La spiritualité est l’énergie spirituelle qui nous fait entrer dans les voies de Dieu. L’homme pieux fait entrer Dieu dans sa vie. Actes 10 : Corneille était un homme pieux.
La piété, c’est aimer Dieu
Personne n’a eu le degré de piété du Seigneur (Ps. 16. 8).
Dieu peut révéler des choses extrêmement précieuses. Nous ne pouvons pénétrer les choses éternelles.
Il a plu à Dieu de nous révéler un certain nombre de mystères.
Éph. 3. 8 et 9 : « À moi… cette grâce a été donnée… de mettre en lumière devant tous quel est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses ».
Apoc. 10. 7 : « Quand (le 7ème ange) sera sur le point de sonner de la trompette, le mystère de Dieu aussi sera terminé, comme il en a annoncé la bonne nouvelle à ses serviteurs les prophètes ». C’est le dernier mystère. Il est grand. Il concerne le Seigneur Jésus Lui-même.
Personne ne connaît le Fils si ce n’est Dieu le Père Lui-même (Mat. 11. 27).
Col. 2. 2 et 3 : le « mystère de Dieu dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ».
Il y a le mystère du retour du Seigneur, de l’Assemblée. Mystère de la piété : caractère moral.
Certains mystères sont portés à la connaissance du croyant. Éph. 6. 19 : « … qu’il me soit donné de de parler à bouche ouverte pour donne à connaître le mystère de l’évangile ».
Certaines choses ont été dévoilées, d’autres demeurent cachées. Dieu nous donne à connaître des choses qui saisissent nos cœurs.
Par la foi certaines choses s’éclairent (la création : Héb. 11. 3).
Le mystère de la volonté de Dieu : Éph. 1. 9 : mystère révélé partiellement dans la mesure de notre état spirituel. Le mystère de l’Église, épouse de Christ, et le mystère de la piété sont grands.
Un mystère, c’est un secret de famille, connu par la famille de Dieu. Il est connu de tous ceux qui vivent par la foi. Ils sont dans ce secret. Il reste insoupçonné à l’homme naturel.
Mystère : fait authentique. C’est différent de mythe.
Le corps mystique existe, il est réel.
Mystère : ne pas regarder dans l’arche (2 Sam. 6).
La Personne centrale de ces mystères c’est le Seigneur
La Personne centrale de ces mystères c’est le Seigneur.
v. 15 : L’assemblée est sur la terre pour veiller à la vérité, la soutenir, la maintenir, dans laquelle le monde spirituel pourrait voir la piété des croyants.
v. 16 : C’est selon la piété que l’on découvre les mystères. Ils sont en Christ.
v. 16 : Dieu est comme un homme, manifesté en chair.
Rom. 1. 1 et 3 : « … son Fils [de Dieu] (né de la semence de David, selon la chair… Jésus Christ, notre Seigneur ».
Le Seigneur est né de femme, né sous la loi. Il a vécu dans la pauvreté afin que nous soyons enrichis.
És. 52. 14 et 15 ; És. 53. 2 : « … son visage était défait plus que celui d’aucun homme, et sa forme, plus que celle d’aucun fils d’homme » ; « Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a pas d’apparence en lui pour nous le faire désirer ».
Ps. 45. 2 : « Tu es plus beau que les fils des hommes » C’est une beauté qui se voit par la foi.
Gal. 4. 4 : « Quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils né de femme, né sous la loi ».
Dieu S’est mis à la dimension de l’homme.
Jean 1. 14 : « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous » : c’est l’incarnation.
Le Seigneur est le resplendissement de la gloire de Dieu. Il est l’image du Dieu vivant, l’empreinte de sa substance, Il a son volume, en Lui toute la plénitude s’est plu à habiter : Col. 1. 19 et 20 ; 2. 9 : « en lui [l’homme Christ Jésus] toute la plénitude de la déité s’est plu à habiter » ; « en lui, habite toute la plénitude de la déité corporellement ».
Luc 1. 23 : « Voici, la vierge sera enceinte et enfantera un fils, et on appellera son nom Emmanuel » : Dieu avec nous.
Jean 8. 58. En butte aux pharisiens, le Seigneur dit : « Avant qu’Abraham fut je suis ».
Jean 14. 9. Le Seigneur a dit : « Celui qui m’a vu a vu le Père ».
2 Thess. 2. 16 : « Notre seigneur Jésus Christ lui-même, et notre Dieu et Père, qui nous a aimés… ». Qui nous a aimé et non qui nous ont aimés.
Héb. 2. 14 : « Puis donc que les enfants ont participé au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé… » : Il a volontairement pris une part à la nature humaine.
v. 16. Voir Dieu : Quand Dieu s’est manifesté en chair, les anges l’ont vu, et pas avant.
Mat. 18. 10 : « … je vous dit que dans les cieux, leurs anges [de ces petits] voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux ».
Dieu voulait nous dire quelque chose, Il nous a parlé en Christ (Héb. 1. 2).
La résurrection du Seigneur a été attribuée à Dieu. Il a été vivifié en esprit (1 Pier. 3. 18).
Rom. 1. 4 : « … son Fils [de Dieu] a été déterminé Fils de Dieu en puissance, selon l’Esprit de sainteté, par la résurrection des morts ».
Jean 1. 33 et 34 : « celui sur lequel tu verras l’Esprit descendre et demeurer sur lui… Moi, j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu ». Le témoignage de Jean.

 

Chapitre 5.

Manière de se conduire dans la Maison de Dieu, dans le sentiment de la présence de Dieu (v. 17 à 21).
v. 17. Anciens qui sont irrépréhensibles (voir ch. 3).
v. 20. Ministère public et action au point de vue moral. Ex : Paul reprenant l’apôtre Pierre dans l’épître aux Galates (Gal. 2. 11…).
v. 21. Adjurer : parole très solennelle. Parole d’adjuration dans l’Ancien Testament (Lév. 5).
Éph. 3. 10 : « … afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l’assemblée ». Responsabilité de l’Assemblée devant les hommes et les anges.
v. 22 à 25 : Conduite dans l’Assemblée. Même pensée que dans le paragraphe précédent.
v. 22 : Notion de prudence spirituelle sans partialité pour des choses malheureuses – et aussi bénies, en ce qui concerne nos associations qui ne doivent pas être faites à la légère.
Le sacrificateur devait poser sa main sur la victime : identification avec elle (Lév. 1. 4 ; 3. 2…). Ici c’est un signe de communion. Timothée devait être prudent à cet égard.
L’imposition des mains est un don de puissance du temps de Timothée et de l’apôtre Paul.
2 Tim. 1. 6. : « Je te rappelle de ranimer le don de grâce qui est en toi par l’imposition de mes mains ».
On n’a pas ce don et on se demande si on doit le rechercher.
L’imposition des mains ne correspond pas à quelque chose de précis. Il s’agit ici d’une communion, d’une identification avec quelqu’un.
Si l’on impose les mains trop précipitamment, on peut commettre une faute.
L’imposition des mains est dans les mains de ceux qui ont reçu une qualification spéciale, tels que les apôtres, d’une part qualification morale et spirituelle, d’autre part de se laisser enseigner par d’autres personnes plus qualifiées ou par la Parole
1 Tim. 1. 18 et 4. 14 : ordonnance confiée à Timothée selon les prophéties faites à son égard et don de grâce donné par prophétie. Timothée avait une grande grâce d’avoir les prophéties.
Act. 6. 6 : Les 12 apôtres scellent cette fonction qui avait été donnée à Étienne et d’autres frères.
Concernant l’Assemblée, il n’y a pas lieu de parler, d’agir rapidement. La sagesse d’En haut est pure, modérée, il y a de la mesure.
Cette prudence est par rapport aux autres (v. 19) et par rapport à soi-même (v. 22)
2 Rois 10. 15 et 16 : Jonadab ne s’est pas honoré en donnant la main d’association à Jéhu qui s’est réjoui de l’avoir auprès de lui.
Nous devons agir avec toute prudence, avec toute sagesse dans l’Assemblée.
Il semble que le verset 22 fait suite au verset 24.
1 Sam. 15. 26 à 28 : Samuel ne voulait pas participer au péché de Saül, il ne voulait pas s’en aller avec lui.
Notion de puissance dans les disciples.
Actes 8. 14 à 19.
Le verset 22 est lié au verset 20.
L’ancien qui pèche peut en entraîner plusieurs à sa suite.
2 Jean 10 : avertissement quant au mal doctrinal. Voilà un enseignement où l’on participe au péché. Nous avons besoin de beaucoup de prudence, de nous attendre au Seigneur.
v. 24. Péchés « manifestes d’avance » : péchés publics.
Ceux d’autres hommes suivent de près : péchés dans le secret du cœur. Dieu les connaît et l’homme en rendra compte au tribunal de Christ où les péchés de chacun seront rendus manifestes.
Celui qui est dans un mauvais état aura des œuvres mauvaises. C’est quelque chose de continu. On ne peut passer d’un mauvais état à un bon état.
2 Cor. 7. 1. Se garder pur : persister dans ce chemin de sainteté pratique.
Il nous faut demander au Seigneur d’être sobres, d’avoir un équilibre.
Luc 21. 34 : « Prenez garde à vous-mêmes, de cœur que vos cœurs ne soient appesantis par la gourmandise et l’ivrognerie, et par les soucis de la vie ». Discipline afin d’être gardés contre les tendances naturelles de notre cœur.
v. 23. Parenthèse concernant la sollicitude de l’apôtre quant à « son enfant » Timothée. L’apôtre donne un conseil de caractère thérapeutique. Nous avons à respecter notre corps. Il ne nous appartient pas. Nous appartenons à Dieu.
L’apôtre parle affectueusement à Timothée, avec amour, dans des questions matérielles. Il le laisse aux soins du Seigneur.
2 Cor. 12. 7 à 9 : « Ma grâce te suffit… ».

 

Chapitre 6.

Nous ne sommes pas concernés directement puisque nous ne sommes plus esclaves.
1 Pier. 2. 18 et 19 présente le cas extrême de domestiques soumis à de méchants maîtres.
Phil. 2. 6 à 8 : l’abaissement du Christ, qui « s’est anéanti lui-même et a pris la forme d’esclave ».
v. 2. Dieu ne change pas les relations entre les maîtres et leurs serviteurs.
Il ne faut pas attendre d’un maître croyant une faveur, mais rendre un bon et prompt service.
L’apôtre sait qu’il n’est pas bon de laisser un enseignement. Il dénonce ceux qui pourraient amener un autre enseignement, une autre doctrine.
1 Cor. 7. 20 à 22 : chacun a été appelé dans la condition qui était la sienne : « si tu as été appelé étant esclave, ne t’en met pas en peine ; toutefois, si tu peux devenir libre, uses-en plutôt : car l’esclave qui est appelé dans le Seigneur est l’affranchi du Seigneur ». Appelé de la position où il était, de la position de mort, il est affranchi du péché, de Satan ; il est dans cette heureuse liberté des enfants de Dieu.
Nous étions tous esclaves du péché et nous en avons été délivrés, maintenant que nous sommes chrétiens.
Il peut s’agir de hiérarchie, l’ouvrier doit respecter son patron malgré son caractère.
Éph. 6. 5 à 8 : esclaves des hommes, mais plutôt « esclaves de Christ », obéissant à leurs maîtres comme obéissant à Christ, « servant joyeusement, comme asservis au Seigneur et non pas aux hommes, sachant que chacun, soit esclave, soit homme libre, quelque bien qu’il fasse, le recevra du Seigneur ».
Phil. 1. 8 à 18. Servir, non avec crainte, mais avec reconnaissance envers son maître.
Les relations anciennes ne sont pas rompues pour autant, mais elles sont toutes changées. Le Seigneur est devant Onésime (épître à Philémon). Onésime est devenu un esclave soumis, cherchant à plaire à son maître, joyeusement. Il voit le Seigneur à travers son maître. Onésime sera heureux de servir son maître qui l’appellera frère.
Presque toutes les exhortations sont accompagnées d’explications. Pour les esclaves il y a une argumentation positive (Éph. 6. 5 à 8, Col. 3. 22) et une argumentation négative (ici).
Un esclave chrétien qui ne reste pas à sa place blasphème la doctrine (Tite 2. 5).
Phil. 2. 15 et 16 : « … que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables… vous reluisez comme des luminaires dans le monde… ».
Reluire : lumière réfléchie de Christ, reflétant la lumière qui est de Christ.
Il ne faut pas qu’une exhortation soit un sujet de contrainte, mais bien que ce soit le cœur qui aime le Seigneur et veut garder ses commandements.
C’est bien normal pour un esclave de trouver la vie amère et il doit estimer son maître.
Estimer : Héb. 11. 25 et 26 : Moïse, « estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte ».
L’esclave voit son maître suivant le sicle du sanctuaire.
2 Rois 5. 2 et 3 : la petite fille au service de la femme de Naaman. Elle aurait pu concevoir de l’amertume à l’égard de ceux qui l’avaient arrachée à l’affection de ses parents.
Col. 4. 1 : une exhortation pour les maîtres.
Gal. 3. 26 à 28 : « … il n’y a ni esclave, ni homme libre… car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus ». Nous sommes un dans le Christ Jésus.
On pense que, quand on a un maître chrétien, on peut lui être moins fidèle, ou un maître pensera que, comme son esclave est chrétien, il peut manquer d’égards à son sujet.
Un bon et prompt service est un service sans négligence, immédiat, avec soin.
On peut le faire pour s’en débarrasser, le laisser traîner, le faire vite et d’une façon inefficace.
ch. 4. 15 ; ch. 5. 25 : « Sois-y tout entier ».
C’est dans les petites choses que Dieu veut que nous Le glorifiions.
1 Pier. 2. 21. Exhortation adressée aux esclaves : afin que vous suiviez ses traces.
Zach. 13. 5 : par l’esprit prophétique, le Seigneur dit : « l’homme m’a acquis comme esclave dès ma jeunesse ».
« Enflé d’orgueil » : fumée qui s’élève, qui fait fermer les yeux.
v. 3. Au travers de cela la Parole nous parle de ce qui est intérieur, l’orgueil, l’envie, les mauvais soupçons, la cupidité. Aussi l’apôtre dit : Évite cela. 2 Tim. 2. 16 : « évite les discours vains et profanes… »
v. 4. Abondance de paroles où la transgression ne manque pas (voir Prov. 10. 19).
« Enflé d’orgueil » : fumée qui s’élève, qui fait fermer les yeux.
v. 5 et 6 : Le gain n’est pas le même :
– Gain des choses matérielles.
– Gain lorsqu’on s’approche des richesses insondables de Dieu.
Phil. 1. 21 ; 3. 7 : « mourir [est] un gain » ; « les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte ».
Mat. 23. 25 : Le Seigneur dénonce les pharisiens comme étant pleins de rapines.
Tite 1. 11 : dénonce ceux qui enseignent « ce qui ne convient pas pour un gain honteux ».
2 Pier. 1. 2 : un gain : « Que la grâce et la paix vous soient multipliées dans la connaissance de Dieu et de Jésus Christ notre Seigneur ».
Ces choses seront manifestées au cours de la profession chrétienne.
A la piété se joint le contentement.
Nous sommes prompts à être mécontents de ce que nous avons. Nous devons demander au Seigneur d’être contents de ce que nous avons. Ne pas être content de ce que l’on a serait faire un reproche à Dieu. 2 Cor. 12. 9 : « Ma grâce te suffit ».
C’est la piété qui est un grand gain, l’exercice constant entre Dieu et nous.
On peut trouver de la piété dans des personnes très simples.
Phil. 4. 11 : Paul écrit : « Moi, j’ai appris à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve ».
v. 7. Voilà une parole que nous ne nous rappelons pas assez. Nous nous en rendons compte après le départ d’un bien aimé.
De quoi se couvrir : le vêtement et le toit.
2 Rois 5. 20 et 26 : « Est-ce le temps de prendre des vêtements, et de prendre de l’argent… ».
Héb. 13. 5 et 6.
2 Rois 4. 13 : « J’habite au milieu de mon peuple ». Une femme d’un fils des prophètes. Elle est contente. Elle estimait que ce que Dieu lui donnait devait lui suffire. Elle ne demande rien à Élisée.
Nous avons un Dieu d’amour, un Dieu puissant. Il fait toutes choses bien.
Que Dieu nous accorde la grâce de nous juger devant le Seigneur. Si nous laissons de mauvais sentiments nous envahir, nous n’aurons plus de piété. Non seulement la vie personnelle mais aussi celle de toute l’Assemblée. Il y a des envies, des querelles. Pourquoi moi et pas lui ? Il y a impossibilité absolue de vouloir devenir riche et en même temps, de servir le Seigneur.
Job 1. 21 et 22 : « … L’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ».
Ps. 49. 16 à 17 : « Ne crains pas quand un homme s’enrichit, quand la gloire de sa maison s’accroit ; car lorsqu’il mourra, il n’emportera rien ; sa gloire ne descendra pas après lui ».
Éccl. 5. 15 et 16 : « Comme il est sorti du ventre de sa mère, il s’en retournera nu, s’en allant comme il est venu, et de son travail il n’emportera rien qu’il puisse prendre dans sa main. Et cela aussi est un mal douloureux, que, tout comme il est venu, ainsi il s’en va ; et quel profit a-t-il d’avoir travaillé pour le vent ? ».
Le v. 9 est différent du v. 17 :
– Ceux qui veulent devenir riches : but de la vie, on veut obtenir les biens de la terre.
– Ceux qui sont riches, qui possèdent des richesses terrestres.
Être contents, c’est recevoir et nous contenter de ce qui nous est donné.
Mat. 6. 24 : « Nul ne peut servir deux maîtres… vous ne pouvez servir Dieu et Mammon (les richesses) ». Les hommes veulent tout sacrifier pour devenir riches. Ils sont esclaves de Satan. Ce désir insensé ne peut manquer de faire tomber l’homme.
C’est une des causes profondes de racines de toutes sortes de maux.
Jean 13. 27 à 30. Satan avait depuis longtemps préparé sa demeure en Judas par l’amour de l’argent, et il n’a pas pu reculer.
La foi est ici l’ensemble des enseignements que la foi retient, confiance en Dieu. ch. 1. 19 : « Gardant la foi » : ensemble des doctrines. La foi est comme un canal où la grâce va couler, côté de l’homme.
ch. 5. 8 : « renier la foi » ; ch. 6. 9 et 21 : « s’écarter de la foi ».
v. 11 et 12 : Vie pratique.
v. 11 : « Mais toi… » : 2 Tim. 3. 10, 14. Chaque fois que l’apôtre dit : Mais toi, nous avons à nous l’appliquer à nous-mêmes. C’est une responsabilité individuelle. Nous réalisons peu l’appellation de saint homme de Dieu.
Être un « Homme de Dieu » est le plus grand trésor qui puisse exister. Timothée est appelé homme de Dieu (2 Tim. 3. 17). Élie était un homme de Dieu, l’apôtre aussi, il était en communion constante avec le Seigneur.
Il y a des choses que nous avons à poursuivre et qui ont tendance à nous échapper. 2 Tim. 2. 22 : « poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix… ».
Fuir les choses dont il a été fait mention aux versets précédents ; poursuivre les choses qui sont spirituelles (comme l’apôtre : je tends). C’est la justice pratique.
Relations permanentes avec Dieu notre Père : poursuivre la justice.

Fuis est placé avant poursuis. Il faut fuir, car on a conscience de sa faiblesse.
1 Cor. 6. 18 ; 1 Cor. 10. 14 : « fuyez la fornication » ; « fuyez l’idolâtrie ».
Le courage moral, c’est de fuir. Il y aura des moments où nous aurons à résister. Il y a des choses à abandonner en fixant les yeux sur Christ. Nos cœurs ont besoin d’un objet. Si c’est Christ, le monde perdra tout son attrait.
v. 12. Le « combat de la foi » : combat d’abord interne, en nous-même, entre la chair et l’Esprit. Combat nécessaire dont nous devrions être victorieux : par-dessus tout, combat qui nous fait entrer dans le pays de la promesse comme Josué, combat du crucifié, combat qui ne doit pas s’éterniser et rester toute notre vie.
« Saisis la vie éternelle pour laquelle tu as été appelé » : Appel de Dieu, céleste, Dieu qui nous appelle à Sa propre gloire.
« La belle confession devant beaucoup de témoins » : il y a une différence entre notre foi et notre témoignage de foi. Faire confession, c’est dire ce qui est dans le cœur. Rom. 10. 10 : « du cœur on croit à justice, et de sa bouche on fait confession à salut ».
Mat. 26. 64 : Jésus manifeste ce qui est, et aussi ce qui sera.
Les paroles de Paul en Act. 26. 2 à 23 et auxquelles Festus fait allusion au v. 24, recevant une réponse de l’apôtre dans les v. 25 à 29, ne sont pas une confession, mais une apologie – la défense de Paul.
Si Timothée est exhorté, nous le sommes tous.
Act. 9. 15 : « Cet homme m’est un vase d’élection pour porter mon nom devant les nations et les rois et les fils d’Israël ». Dieu avait appelé l’apôtre à un service particulier, mais nous devons tous réaliser ce verset.
v. 13. « Devant Dieu » : Solennité avec laquelle l’apôtre s’adresse à Timothée. A partir du ch. 4, l’apôtre parle avec ordre et ici c’est plus fort : « je t’ordonne ».
L’apôtre aimait Timothée mais il lui parle avec solennité.
On est toujours dans l’Assemblée de Dieu.
Ce n’est pas une simple fantaisie, un abus. C’est devant Dieu.
« Devant Ponce Pilate » : Jean 18. 36 : Jésus répondit à Pilate : « Tu le dis que moi je suis roi. Moi, je suis né pour ceci, et c’est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité ».
v. 13 : Le Seigneur a choisi le chemin de l’obéissance, chemin qui allait Le conduire à la croix.
Confession devant une autorité qui avait le pouvoir de libérer ou de faire mettre à mort (Jean 19. 10 et 11).
Ce que le Seigneur disait était totalement la vérité.
v. 14. Garder : Mot qui revient constamment. « Que tu gardes ce commandement » : ce sont les v. 11 et 12.

ch. 1. 19 ; 6. 14 ; 6. 20 ; 2 Tim. 1. 14 : « gardant la foi et une bonne conscience » ; « gardes ce commandement » ; « garde ce qui t’a été confié » ; « garde le bon dépôt ». Nous gardons ce qui a de la valeur pour nous.
Nomb. 8. 26 : « garder ce qui doit être gardé ».
2 sens :
1. Garder pour soi.
2. Préserver, maintenir dans le milieu que le Seigneur veut que nous gardions.
Le manque de force, la faiblesse, n’est pas une excuse pour ne pas garder la Parole.
« L’apparition de notre Seigneur Jésus Christ » : Sa venue en gloire, Son apparition éclatante devant tous.
2 Tim. 1. 10 : « l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ » : Épiphanie.
2 Tim. 4. 8 : « … tous ceux qui aiment son apparition ».
1 Pier. 1. 13 : « espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ ».
v. 15. « Au temps propre » : Dieu a la haute main sur tout, lentement mais sûrement. Au moment que Dieu a choisi, les choses s’opèrent.
Act. 1. 7 : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps et les saisons que le Père a réservés à sa propre autorité ». Dieu est au-dessus de tout.
Cette gloire n’est pas encore, mais elle sera connue de tous. Actuellement elle est connue des chrétiens mais plus tard elle apparaîtra aux yeux de tous ainsi que des pouvoirs célestes de méchanceté.
1 Pier. 4. 13 : « … afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport ».
Le Dieu que jamais œil ne vit sera visible aux yeux de tous.
Quel moment pour Dieu quand Il présentera Christ à nos yeux !
Même pas le Fils, ni les anges ne connaissent le moment où Christ apparaîtra glorifié. Seul Dieu connaît ce moment. Le Seigneur apparaîtra glorifié, Il est immortel, Il habite la lumière inaccessible, il possède l’incorruptibilité.
Ps. 104. 1 et 2 : « Éternel, mon Dieu, tu es merveilleusement grand, tu es revêtu de majesté et de magnificence ! Il s’enveloppe de lumière comme d’un manteau ; il étend les cieux comme une tenture ».
Dan. 2. 20 à 22 : « Béni soit le nom de Dieu, d’éternité en éternité ! Car la sagesse et la puissance sont à lui, et c’est lui qui change les temps et les saisons, qui dépose les rois et établis les rois, qui donne la sagesse aux sages et la connaissance à ceux qui connaissent l’intelligence ; c’est lui qui révèle les choses profondes et secrètes ; il sait ce qui est dans les ténèbres et la lumière demeure auprès de lui ».
Dieu est immortel. Les croyants et Christ sont passés par la mort. Le Seigneur a dit en Apoc. : « J’ai été mort et voici je suis vivant aux siècles des siècles » (ch. 1. 18).
Tous les croyants ont la vie éternelle : « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
Jean 5. 26 : « Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même ».
Chaque homme a une âme immortelle, croyants ou incroyants. Seul le croyant à la vie éternelle.
Dieu « qui seul possède l’immortalité ». Il n’y a que Dieu qui est immortel maintenant, ensuite nous le serons.
Éccl. 12. 7 : « la poussière retourne à la poussière, comme elle y avait été, et… l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné ».
Jean 20. 22 : Jésus « souffla en eux, et leur dit : Recevez [l’] Esprit Saint ».
A aucun être vivant il n’est dit que Dieu ait soufflé une respiration de vie comme à l’homme : « Et l’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante ». Vie a ici un sens différent de celui de Jean 5. 26.
v. 17. En quoi ou en qui mettons-nous notre confiance ? Dieu connaît bien les cœurs.
Le jeune homme riche est parti tout triste car il avait de grands biens (Luc 18. 23). Ce peut être aussi un piège pour les croyants, un danger : insouciance, tranquillité dans ses richesses, égoïsme.
Jér. 9. 23 et 24 : « … que le riche ne se glorifie pas dans sa richesse ; mais que celui qui se glorifie, se glorifie en ceci, qu’l a de l’intelligence et qu’il me connaît ». Don, grâce de Dieu.
Cela implique une responsabilité particulière, d’avoir des richesses.
Luc 16. 9, 11 et 12 : « … Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les vraies ? »
Incertitude des richesses : Prov. 18. 11 et 12 : « Les biens du riche sont sa ville forte, et comme une muraille dans son imagination. Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève, et la débonnaireté va devant la gloire ».
Le livre des Proverbes nous connaît mieux que nous ne le connaissons.
Job était riche, Dieu a permis son épreuve puis, comme il était fidèle, il fut deux fois plus riche qu’il n’était.
Les richesses ne sont pas données, elles nous sont confiées.
Prov. 30. 8 et 9 : « … ne me donne ni pauvreté ni richesse… ».
Les croyants doivent être ou pauvres ou riches et être fidèles. Cas de Job dépouillé de biens matériels et enrichi de biens spirituels.
Nus nous sommes entrés dans le monde, nus nous en ressortirons.
v. 18 : « en travaillant… il nous faut secourir les faibles » (Act. 20. 35).
La richesse matérielle est un très grand danger et une grande responsabilité.
Si les biens augmentent, n’y mettez pas votre cœur (Ps. 62. 10).
L’argent est une idole (1 Jean 5. 21).
Le résultat béni des bonnes œuvres est d’amasser un bon fondement pour l’avenir.
Mat. 6. 19 à 21 : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre… mais amassez-vous des trésors dans le ciel… car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Trésor que nous sommes exhortés à amasser, qui se trouve dans le ciel.
Jacq. 5. 1 à 3 : « À vous maintenant, riches ! Pleurez en poussant des cris, à cause des misères qui vont venir sur vous. Vos richesses sont pourries… votre or et votre argent sont rouillés et leur rouille sera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme le feu : vous avez amassé un trésor dans les derniers jours ».
Que le croyant amasse et accumule, dans les derniers jours qu’il nous reste sur la terre, un bon fondement pour l’avenir.
Jacq. 2. 5 et 6 : « Dieu… a choisi les pauvres quant au monde, riches en foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment… Les riches ne vous oppriment-ils pas, et ne sont-ce pas eux qui vous tirent devant les tribunaux ? ». Les riches ont un pouvoir moral et matériel.
La chair se glorifiera dans les richesses. Grand danger pour le croyant !
Prov. 11. 24 et 25 : « Tel disperse et augmente encore ; et tel retient plus qu’il ne faut, mais n’en a que disette ».
Prov. 23. 4 et 5. : « Ne te fatigue pas pour acquérir des richesses, finis-en avec ta prudence. Jetteras-tu les yeux sur elles ?… Déjà elles ne sont plus ; car certes elles se font des ailes et, comme l’aigle, s’envolent vers les cieux ».
v. 19. Vie éternelle. C’est déjà ce que l’apôtre réalisait : « Pour moi vivre c’est Christ » (Phil. 1. 21).
Act. 4. 32 : « … nul ne disait des choses qu’il possédait qu’elle fût à lui ; mais toutes choses étaient communes entre eux ». Il y avait aussi des riches.
Certains acceptaient avec joie l’enlèvement de leurs biens (Héb. 10. 34).
Que chacun soit content de ce qu’il a présentement. Ex : 2 Sam. 19. 30, Mephibosheth : « et le roi lui dit… Toi et Tsiba, partagez les champs. Et Mephibosheth dit au roi : Qu’il prenne même le tout, puisque le roi, mon seigneur, est revenu en paix dans sa maison ».
Le Seigneur nous demandera de rendre compte de ce que nous avons eu.
v. 20. « O Timothée » : Appel solennel (v. 11 : « Mais toi, ô homme de Dieu… »).
L’apôtre va conclure en ajoutant des exhortations à son enfant Timothée.
Il faut garder ce qui nous a été confié, non pas quelques jours, mais jusqu’à la fin.
Fuir les discours vains et profanes : 2 Tim. 2. 16 à 18 : « évite les discours vains et profanes ».
Raisonnement : mot donné toujours dans un mauvais sens.
v. 21. S’écarter de la foi (2 Tim 2. 17 : s’écarter de la vérité peut conduire à « renverser la foi de quelques-uns »). S’écarter a un sens tout particulier : c’est quelque chose d’insidieux, de progressif.
Naufrage quant à la foi : « … la foi et une bonne conscience, que quelques-uns ayant rejetée, ils ont fait naufrage quant à la foi » (1. 19 et 20).
2 Pier. 2. 12, 18 ; Jude 10 : il est question de ceux qui « parlent injurieusement dans des choses qu’ils ignorent », qui « prononcent d’orgueilleux discours de vanité », qui « injurient tout ce qu’ils ne connaissent pas, et se corrompent dans tout ce qu’ils comprennent naturellement comme des bêtes sans raison » : mal doctrinal.

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Résumé bref de l’épître.

Verset central de l’épître : ch. 3. 15 : « … afin que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité ».
Cette épître a été écrite en même temps que l’épître à Tite. Elle est portée à la connaissance des Éphésiens.
Dans cette épître nous avons des exhortations collectives.

« Que la grâce soit avec toi ! » Amen (ch. 6. 21).

 

LE CHRÉTIEN DANS LE MONDE

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LE CHRÉTIEN DANS LE MONDE

 

 

N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. 1 Jean 2. 15.
Afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles, au milieu d’une génération dévoyée et pervertie, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde. Phil. 2. 15.
Tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus seront persécutés. 2 Tim. 3. 12.

Tout le monde dit qu’un chrétien, le citoyen d’un pays, devrait s’intéresser au gouvernement du pays dont il fait partie, et devrait voter pour aider à placer au pouvoir des hommes valables. Dieu parle autrement : Il me dit, en plusieurs endroits et de plusieurs manières que, comme étant Son enfant, je ne suis le citoyen d’aucun pays, ni le membre d’aucune société ; ma citoyenneté est au ciel, et en conséquence, j’ai à faire avec les choses célestes. Par la croix de Christ, je suis crucifié au monde, et le monde l’est pour moi. Si j’applique mon esprit et mon cœur à ces choses terrestres, je serai un ennemi de la croix de Christ. « Ne vous conformez pas à ce monde » (Rom. 12. 2).
Que ferons-nous donc par rapport aux gouvernements ? Eh bien, nous soumettre à eux, puisque Dieu les a ordonnés. Et quand ils instituent des impôts, payer ; et faire des supplications à Dieu pour les rois et pour tous ceux qui ont l’autorité. Tout ce qu’un chrétien a donc à faire avec la politique, c’est d’être soumis aux puissances placées au-dessus de lui, non seulement à cause de la colère, mais aussi à cause de la conscience. Il est vrai que, en Christ, il est héritier de « toutes choses », y compris de la terre sur laquelle le système du monde opère actuellement, mais cependant Dieu ne lui donne pas même comme héritage présent où mettre son pied (Héb. 11. 8).
Si donc le véritable enfant de Dieu refuse de voter, ce n’est pas tellement parce qu’il pense que le fait de voter est faux en soi, mais parce qu’il a donné son vote et son intérêt à l’Homme dans le ciel que Dieu a exalté comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Il a, par-dessus tout, perdu son intérêt dans ces choses, à cause de quelque chose qu’il a trouvé qui l’attire bien davantage. Il voit, également, que le monde, dans son esprit et son essence, est impie, que les réformes et les améliorations dont il se vante tendent toutes à fermer le cœur de l’homme à l’égard de Dieu.

L’enfant de Dieu désire se tenir comme témoin, pour la vérité et pour Dieu, et quant au jugement à venir à l’apparition de Christ, quand les hommes se féliciteront de la paix et de la sûreté qu’ils croiront avoir atteintes. Il désire, par ce moyen, que d’autres apprennent par lui à se dégager des ruses par lesquelles Satan prend dans son piège la masse de l’humanité.
Nous qui sommes sauvés devons être différents, en nous mettant du côté d’un Christ rejeté en face d’un monde qui L’a crucifié, et en étant identifiés comme des hommes d’une race céleste, « sans reproche et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles, au milieu d’une génération dévoyée et pervertie, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde » (Phil 2. 15). C’est là la grande mission pour les enfants de Dieu. Mais il en coûte de vivre de cette manière. C’est comme d’être un rocher isolé au milieu d’un fleuve rapide. Tout est en mouvement autour de lui, tout se dirige avec force dans une seule direction. Il y a une pression constante, mais le rocher tient ferme au milieu d’une opposition continuelle, qui le balayerait sans doute s’il n’était pas un rocher.
Quand nous apprenons à nous en tenir aux paroles de Dieu et à les mettre en pratique, et à rendre témoignage dans notre vie, alors l’orage arrive. Il est assez facile de faire partie d’une soi-disant église, et de faire comme les autres, d’être un honnête homme et un bon citoyen, et cela n’amène pas de persécution. On peut être tout cela et cependant avancer avec le courant – mais briller comme des luminaires pour Dieu dans le monde provoque l’inimitié du monde. Partout où l’on voit Christ, Il est immédiatement haï ; si on Le voit en moi, je suis haï pour cela. Si personne n’a rien contre moi en tant que chrétien, qu’en est-il de mon témoignage ? Si la vie de Jésus n’est pas rendue manifeste dans mon corps mortel, on ne peut pas découvrir Christ en moi.

Vous êtes obligés d’être en contact, jusqu’à un certain point, avec le système du monde, mais ce contact ne doit jamais être sous la forme de communion. Le Seigneur Jésus, qui n’était pas de ce monde, a souffert et a connu des contraintes ; la solitude et les tribulations étaient réelles pour Lui, et elles le seront pour nous de la même manière si nous suivons Ses traces. Ne sommes-nous pas trop nombreux à chercher du confort et des satisfactions, et à nous sentir chez nous, ce qui ne correspond absolument pas au système du monde sans Dieu ? Serions-nous ici chez nous alors que Christ n’y est pas ? Nous sommes des gens de passage et des pèlerins fatigués, oui, des étrangers, si nous sommes à Christ.
Il faut bien qu’il y ait des contacts avec le monde tandis que nous sommes dans le monde. Mais ne sommes-nous pas mis en contact dans bien des cas où il ne devrait pas y avoir de contacts – et où il n’y en aurait aucun si nous portions dans notre corps le mort de Jésus (2 Cor. 4. 10) ? Il y a de nombreuses tromperies par lesquelles l’ennemi tente le cœur, même celui des enfants de Dieu. Les hommes pieux d’autrefois, dont il nous est rapporté qu’ils ont plu à Dieu, étaient méprisés ; ils étaient les balayures du monde ; leur vie avait son intérêt dans les cieux.
En contraste avec eux, nous sommes honorables. Nous vivons trop selon le système du monde pour nous trouver en conflit avec lui, et le résultat, c’est que nous ne sommes pas fidèles comme sujets de Christ, et nous évitons la croix et sa honte. Le monde ne change pas : tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ souffriront la persécution. Nous avons notre passeport avec nous. Nous sommes scellés du Saint Esprit, et nous attendons seulement l’appel pour être enlevés en l’air, pour rencontrer le Seigneur et pour être avec Lui pour toujours – quelle espérance bénie !

 

D’après The Lord is near Avril 2021

D’après J. N. Darby

 

S’ACCEPTER COMME ON EST

Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu. 1 Cor. 6. 11.

S’ACCEPTER COMME ON EST

L’apôtre Paul se souvenait qu’il avait persécuté les chrétiens, ce que n’avaient pas fait les autres apôtres. Dieu, pour autant, ne l’avait pas disqualifié, au contraire, puisque, par grâce, après la conversion de Paul, Il avait fait de lui Son porte-parole auprès des non-Juifs. Paul regardait la réalité en face. Il savait qu’il ne pourrait pas effacer son passé de persécuteur, mais il acceptait parfaitement ce que Dieu faisait de lui. Ce qu’il était maintenant était le résultat de la grâce de Dieu : « Je suis le moindre des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’assemblée de Dieu. Mais… sa grâce envers moi n’a pas été vaine » (1 Cor. 15. 9 et 10).
Il est important pour un chrétien de s’accepter tel qu’il est, tel que Dieu l’a fait dans Sa grâce – d’accepter son physique, les parents qu’il a eus, sa famille, celle – éventuellement – de son conjoint, l’éducation qu’il a reçue – d’accepter tout son passé, y compris les expériences malheureuses dont il a encore honte.
Seul le souvenir de la grâce de Dieu peut nous tenir à notre juste place devant Lui, en nous empêchant :
– soit de nous dévaloriser à nos propres yeux. Ne suis-je pas un enfant de Dieu, aimé de Lui tel qu’Il m’a fait et tel qu’Il me façonne chaque jour, de la manière dont j’ai besoin de l’être ?
– soit de nous enorgueillir de ce que nous possédons. Je ne mérite rien, et ce que j’ai, je le tiens de la bonté de Dieu qui ne me doit rien, mais me fait la grâce d’être ce que je suis, et de pouvoir faire quelque chose pour Lui.

D’après la Bonne Semence Avril 2021
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

POUR QUI VOTER ?

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Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Jér. 17. 7.

 

POUR QUI VOTER ?

 

– Moi, j’ai un candidat, mais personne n’en veut. C’était la réponse d’un croyant à qui on demandait pour qui il pensait voter. Son candidat, c’était Jésus Christ ! Par cette réponse, le croyant voulait indiquer que seul Jésus Christ serait capable de résoudre définitivement les problèmes variés de ce monde.
Et pourtant la majeure partie des hommes ne veut pas entendre parler de Lui. Ils l’ont montré de la manière la plus évidente quand, il y a environ deux mille ans, Il est venu dans le monde pour sauver les hommes et qu’ils L’ont condamné à mort et cloué sur une croix.
Dans l’évangile de Luc, par la parabole des dix « mines » (une monnaie de l’époque), qu’un riche seigneur avait données à ses serviteurs afin qu’ils les fassent fructifier, le Seigneur avait déjà annoncé qu’Il serait rejeté : « Or ses concitoyens le haïssaient ; et ils envoyèrent après lui une ambassade, disant : Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (Luc 19. 14).
Cependant, le jour viendra où Il exercera la domination absolue sur la terre après avoir jugé tous les incrédules, les méchants, ceux qui sont corrompus, ceux qui se moquent de Dieu et le défient par des comportements qui offensent Ses commandements et Sa volonté.
Mais Dieu aime Sa créature. Il est écrit que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 3 et 4). Ainsi, depuis deux mille ans, Il adresse à tous, hommes et femmes, jeunes et plus âgés, Son appel d’amour :
« Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31) ;
« Quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés » (Act. 10. 43) ;
« Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 17 et 18) ;
« À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est à dire à ceux qui croient en son nom » (Jean 1. 12).
Votez pour Jésus Christ ! Mettez votre confiance en Lui !
C’est Lui qui a payé pour vos péchés quand Il est mort sur la croix. Maintenant, Il est vivant dans le ciel et attend que vous Le receviez dans votre cœur et dans votre vie.
Confessez que vous êtes un pécheur perdu et croyez en Lui. Il accomplira Son œuvre dans votre vie, Il s’occupera de vos problèmes et vous aidera à changer les choses que vous vouliez changer sans en avoir jamais eu la force.
Puis, quand vous laisserez ce monde, Il vous accueillera au ciel, dans la Maison de Son Père et vous vivrez pour toujours avec Lui et avec tous ceux qui auront cru en Lui.
Les hommes sont instables, et on ne peut se fier à aucun d’eux. Ils font beaucoup de promesses, mais ils ne les tiennent presque jamais.
Jésus Christ est le seul « candidat » qui ne déçoit jamais et qui tient toujours Ses promesses.

 

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

COMPTER NOS JOURS

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Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage. Ps. 90. 12.
Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. Mat. 25. 21 et 23.

 

COMPTER NOS JOURS

 

Pour celui qui croit en Dieu, un anniversaire est l’occasion de réfléchir sur la fuite rapide des jours, qui défilent rapidement jusqu’au moment où le Créateur rappelle Sa créature à Lui. Si nous nous laissons dominer par la pensée du temps qui passe inexorablement, nous risquons peut-être d’adopter une attitude passive qui nous empêchera de profiter de la valeur unique du jour présent.
Parfois le temps semble nous fuir et nous manquer, mais cela seulement parce que nous le dépensons en activités futiles, en perdant de vue l’objectif suprême qui, pour un chrétien, est de répondre à l’appel du Seigneur Jésus pendant toute son existence. Nous devons apprendre à vivre en employant utilement le temps qui est à notre disposition sur cette terre, en sachant que le Seigneur peut nous redemander notre vie à chaque instant (Luc 12. 20). En lisant les Évangiles, remarquons comment une rencontre avec Jésus peut transformer une vie, non seulement dans l’instant où nous L’acceptons comme notre Sauveur personnel, mais aussi jusqu’à la fin de notre course terrestre.
Comme dans la parabole des talents (Mat. 25. 14 à 30), Dieu confie à chacun de nous un don et des qualités, ce qui est un privilège mais en même temps une responsabilité : en effet, le Seigneur nous récompensera dans la mesure où nous saurons les faire fructifier, en les mettant à Son service et en les employant pour Son honneur et pour Sa gloire.
– Seigneur, enseigne-nous à compter nos jours, afin que notre priorité soit de mieux Te connaître et de Te faire connaître aux autres, jusqu’au jour où Tu nous appelleras à Toi et où nous entrerons dans Ta gloire.

 

D’après « Il buon seme » avril 2021

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (MAISON DE DIEU)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (MAISON DE DIEU)

 

Lien PDF : TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (MAISON DE DIEU)

 

Où se trouve le passage ?

1. Tu as eu cœur de bâtir une maison pour mon nom ………………1 Rois
2. Cette pierre que j’ai dressée… sera la maison de Dieu ………….Gen.
3. Les offrandes volontaires pour la maison de Dieu ……………….. Esd.
4. Une source sortira de la maison de l’Éternel ……………………….. Joël
5. Apportant des actions de grâces à la maison de l’Éternel ……… Jér.
6. Venez, et montons… à la maison du Dieu de Jacob ……………… És.
7. Rencontrons-nous dans la maison de Dieu …………………………. Néh.
8. Le sanctuaire de la maison… au milieu d’elle ………………………. Éz.
9. La maison que j’ai sanctifiée pour mon nom ……………………….. 1 Rois
10. J’ornerai la maison de ma magnificence ……………………………… És.
11. Qu’il y ait des intendants dans la maison de l’Eternel ……………. Jér.
12. Je remplirai cette maison de gloire, dit l’Eternel ……………………. Aggée
13. La gloire de l’Eternel remplissait la maison ………………………….. Éz.
14. Un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu ……………….Héb.
15. Vous-mêmes… êtes édifiés une maison spirituelle ………………… 1 Pier.
16. Une maison qui n’est pas faite de main, éternelle …………………. 2 Cor.
17. Ils virent une assemblée de prophètes qui prophétisaient ……….1 Sam.
18. Quand je recevrai l’assemblée, je jugerai avec droiture ………….. Ps.
19. Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée ……………….. Act.
20. Vous êtes devenus les imitateurs des assemblées de Dieu ……. 1 Thess.
21. Qu’il appelle les anciens de l’assemblée ……………………………… Jac.
22. Que vos femmes se taisent dans les assemblées …………………. 1 Cor.
23. Ils sont les envoyés des assemblées, la gloire de Christ ………… 2 Cor.
24. Que… nous nous glorifions de vous dans les assemblées ………2 Thess.
25. L’assemblée faisait d’instantes prières à Dieu pour lui …………… Act.
26. La sollicitude pour toutes les assemblées ……………………………. 2 Cor.
27. Chef sur toutes choses à l’assemblée ………………………………… Éph.
28. Il est le chef du corps, de l’assemblée ………………………………… Col.
29. Sur ce roc je bâtirai mon assemblée …………………………………… Mat.
30. A lui gloire dans l’assemblée dans le Christ Jésus ………………… Éph.

 

D’après Recueil de 360 passages 1980

CORONA 58

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CORONA 58

Le jour des propitiations ou expiations (Lév. 16 et 23. 26 à 32)

 

 

« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : De même, le dixième jour de ce septième mois, c’est le jour des propitiations : ce sera pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » (Lév. 23. 26) ; c’est le « jour des propitiations » appelé aujourd’hui Yom Kippour.
En considérant l’aspect prophétique, nous sommes transportés au moment où le résidu juif reconnaitra son Messie. L’Éternel répandra « sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplications ; et ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé, et ils se lamenteront sur lui, comme on se lamente sur un fils unique, et il y aura de l’amertume pour lui, comme on a de l’amertume pour un premier-né » (Zach. 12. 10). Nous, croyants de la dispensation de la grâce, nous serons avec le Seigneur pour contempler non seulement Sa personne adorable, mais aussi toute la portée de cette expression : « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (És 53. 11). L’amertume engendrée par la prise de conscience d’avoir renié et mis à mort le Saint et le Juste sera, sous l’effusion du Saint Esprit, transformée en allégresse. « Et ceux que l’Éternel a délivrés retourneront et viendront à Sion avec des chants de triomphe ; et une joie éternelle sera sur leur tête ; ils obtiendront l’allégresse et la joie, et le chagrin et le gémissement s’enfuiront » (És. 35. 10). Cette bénédiction, vécue dans un règne de justice et de paix, ne pouvait exister sans la mort de notre Sauveur à Golgotha où Il S’est offert comme sacrifice à Dieu, « ayant fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20).
Le chapitre 16 du Lévitique parle essentiellement des sacrifices qui devaient être offerts le dixième jour du septième mois, jour en lequel les Israélites devaient affliger leurs âmes. Ces sacrifices présentent d’une façon élevée la Personne et l’œuvre de Christ. « Dis à Aaron, ton frère, qu’il n’entre pas en tout temps dans le lieu saint, au-dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, afin qu’il ne meure pas ; car j’apparais dans la nuée sur le propitiatoire » (Lév. 16. 2). Jusqu’à la venue du Messie promis à Israël, Dieu demeurait caché aux fils d’Israël. L’arche symbolisant Christ était cachée derrière le voile, lequel séparait le lieu saint du lieu très-saint (Ex. 26. 33). Lors des déplacements dans le désert, elle était enveloppée du voile recouvert de peaux de taissons et d’un drap tout de bleu (Nomb. 4. 5 et 6).
Une fois par année seulement, au jour des propitiations, le grand sacrificateur pouvait s’approcher de Dieu, entouré de la « nuée de l’encens », avec le sang d’un sacrifice ; « le chemin des lieux saints n’avait pas encore été manifesté » (Lév. 16. 13 ; Héb. 9. 8). Lorsque « la Parole devint chair » (Jean 1. 14), que « le Fils unique, qui est dans le sein du Père » (v. 18), apparaît sur la terre, il fait connaître Dieu. Jésus, « Dieu… manifesté en chair » (1 Tim 3. 16) est alors reconnu par un faible résidu dont les apôtres font partie. Ils pourront dire avec admiration : « Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché » (1 Jean 1. 1).
Le tabernacle était composé de deux chambres : le lieu saint et le lieu très-saint « appelé Saint des Saints » (Héb. 9. 4). Le jour des propitiations (expiations), nous voyons qu’Aaron devait apporter du sang dans le lieu très-saint. Il devait prendre sur l’autel d’or, dans le lieu saint, du feu et « plein ses paumes d’encens de drogues odoriférantes pulvérisées » ; ensuite il mettait « l’encens sur le feu, devant l’Éternel, pour que la nuée de l’encens couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, afin qu’il ne meure pas » (Lév. 16. 12). C’est entouré de la nuée produite par l’encens, type des perfections de Christ, que, par sept fois, avec son doigt, il appliquait le sang sur le devant du propitiatoire (couvercle qui recouvrait l’arche).
À deux reprises, Aaron officiait dans le lieu très-saint : une première fois avec le sang d’un taureau pour lui-même et pour sa maison (la sacrificature), et une seconde fois pour le peuple avec le sang d’un bouc, les deux animaux ayant été mis à mort en sacrifice pour le péché. Aaron apportait de leur sang pour en faire aspersion sur et « devant le propitiatoire » (v. 15). Ensuite, avec le sang du taureau et du bouc, il devait purifier l’autel « qui est devant l’Éternel » (v. 18) et « tous les ustensiles du service » (Héb. 9. 21). Par le sang de Sa croix, Christ a réconcilié avec Dieu les choses qui sont sur la terre et celles « qui sont dans les cieux » (Col. 1. 20).
Dans ce service annuel, Aaron, lavé d’eau pure, et revêtu des vêtements de lin blanc, présente un type remarquable de la perfection de Christ « qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9 v. 14). En contraste avec Aaron qui, année après année, offrait un sang autre que le sien, Christ « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9.12).
« Et quand Aaron aura achevé de faire propitiation pour le lieu saint, et pour la tente d’assignation, et pour l’autel, il présentera le bouc vivant » (v. 20). Sur ce bouc sur lequel le sort était « tombé pour azazel (qui s’en va) », Aaron posait « ses deux mains… et confessait sur lui toutes les iniquités des fils d’Israël et toutes leurs transgressions » ; et le bouc portait « sur lui toutes leurs iniquités dans une terre inhabitée, … dans le désert » (v. 21 et 22). Quel tableau que ce bouc qui s’en va mourir, chargé des péchés du peuple ! Faible image de notre Seigneur Jésus Christ qui « a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes,… ayant été mis à mort en chair » (1 Pier. 3. 18). Oui ! notre Sauveur est entré dans la mort à notre place.
Le sacrifice parfait de Christ a glorifié Dieu en ôtant le péché ; en même temps, il nous permet d’approcher de Lui, pardonnés de tous nos péchés, pour offrir « par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15). Quand Aaron avait accompli tout le service, qui ôtait de devant Dieu les souillures des enfants d’Israël, il offrait un holocauste en sacrifice de bonne odeur à Dieu. Et nous, sauvés par grâce, en contemplant l’immensité de l’amour de Christ, « qui s’est livré Lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu » (Éph. 5. 2), nous nous prosternons en adorant. Quand les fils d’Israël reconnaîtront le seul vrai sacrifice, « ils chanteront de joie à toujours » (Ps. 5. 11).

SAVOIR APPRÉCIER L’HÉRITAGE

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SAVOIR APPRÉCIER L’HÉRITAGE

 

 

Comme toujours j’aimerais commencer par la lecture d’un de nos cantiques, le cantique 119 :

Sauvés d’un pays d’esclavage
Où du péché règne la nuit,
Nous sommes vers notre héritage
Conduits, ô Dieu, par ton Esprit.

Pleins d’une joyeuse espérance,
Nous avançons vers la cité
Où nous aurons en permanence
Gloire, paix et félicité.

Nous lirons d’abord deux passages dans le Nouveau Testament , qui parlent de notre héritage. Ce mot « héritage » n’est pas toujours employé. Tout d’abord dans l’épître aux Colossiens, au chapitre 1er, versets 12 à 14 : « Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ». Le deuxième passage est dans la 1ère épître de Pierre au chapitre 1. 3 et 4 : « Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour vous, qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi ».
Dans le deuxième passage, nous trouvons le mot « héritage » lui-même. Dans la première citation en Colossiens 1, on n’a pas ce mot d’héritage, mais le mot « lot » peut être traduit également par héritage. Le traducteur, pour de bonnes raisons, a choisi le mot « lot » ici, mais en 1 Pier. 5. 3 on a le même mot, et là il est traduit par héritage. D’autres traductions de la Bible, comme celle en allemand, ont là aussi « héritage ». J’ai choisi ces deux passages parce que la Parole de Dieu nous présente ce vaste sujet sous différents aspects. D’une part elle nous présente quelque chose que nous possédons déjà maintenant, dont nous pouvons jouir déjà maintenant, et c’est notamment le cas en rapport avec ce que nous dit l’épître aux Colossiens au chapitre 1er. Le « lot des saints dans la lumière », c’est une part que nous avons déjà maintenant, dont nous pouvons jouir déjà maintenant. C’est quelque chose de tout à fait précieux. Le « lot », c’est une portion allouée, et c’est en effet un héritage. Cette pensée rejoint bien ce que nous avons aussi dans l’Ancien Testament en rapport avec l’héritage du peuple d’Israël dans le pays de Canaan. Là on a aussi ce mot « lot ». C’est une portion allouée pour chaque tribu, que Dieu leur a donnée en possession. Dieu voulait qu’ils jouissent de cette part qu’Il leur avait donnée. J’aimerais aussi lire quelques passages dans l’Ancien Testament, pour faire l’application pratique, qui doit aider aussi pour jouir vraiment de notre héritage et apprécier ce que Dieu nous a donné dans Sa grâce.
Dans l’épître de Pierre, c’est clairement quelque chose qui est encore futur, que nous ne possédons pas encore, mais qui est conservé pour nous, et nous avons cette espérance vivante. Le jour vient, et il est proche, où nous entrerons vraiment dans la pleine jouissance de cette part que le Seigneur nous a donnée. On a donc ces deux aspects dans la Parole, et on peut dire puisque nous faisons partie de l’assemblée des premiers-nés, comme on le lit dans Hébreux 12, qu’on a vraiment une double portion, une portion dont nous pouvons jouir déjà maintenant – et il y a quelque chose que la Parole nous présente qui est encore futur, dans laquelle nous ne pouvons pas encore entrer dans la pleine jouissance, mais bientôt quand le Seigneur sera venu. Mais arrêtons-nous encore un moment sur ce que nous avons lu ici en Colossiens 1. C’est vraiment un sujet de reconnaissance. Quand l’apôtre Paul place les choses devant les cœurs des Colossiens, il le fait en rendant grâces à Dieu. Il prie pour les Colossiens qui étaient en danger, et on voit que la prière continue, il rend grâces pour eux. Finalement nous avons l’apôtre Paul comme adorateur qui parle des gloires multiples du Seigneur Jésus. C’est très beau comme il commence ici. Il rend grâces au Père. Pourquoi ? Parce qu’Il nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière. Pour rendre cela possible Il « nous a délivrés du pouvoir des ténèbres ». On a ce contraste : nous venons « des ténèbres », « du pouvoir des ténèbres ». On peut bien penser à ces personnes de Colosses qui étaient des païens, qui connaissaient seulement le paganisme, tout ce côté ténébreux, qui alors étaient délivrés de cela, qui étaient donc amenés dans le royaume du Fils de son amour. C’est une autre sphère, où le Seigneur Jésus est la Personne qui a la place centrale, et en effet c’est en Lui que nous sommes bénis. L’apôtre Paul utilise une expression très similaire quand il donne son apologie devant Agrippa et Festus en Actes 26. J’aimerais lire là un verset où nous voyons des expressions bien similaires. Paul parle donc de son ministère. Il a été envoyé vers les nations « pour ouvrir leurs yeux, pour qu’ils se tournent des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu ; pour qu’ils reçoivent la rémission des péchés et une part [la note nous dit : portion, donc c’est le même mot] avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi en moi » (v. 18). On voit ici le résumé du ministère de l’apôtre Paul en prêchant l’évangile. Alors les yeux des personnes qui entendent le message sont ouverts et finalement elles se tournent vers le Seigneur Jésus, et par cela connaissent vraiment ce plus grand changement, des ténèbres à la lumière, du pouvoir de Satan à Dieu. Tout cela, bien sûr, est basé sur l’œuvre que le Seigneur Jésus a accomplie. Quelles raisons de reconnaissance aussi pour nous, puisque que cette transformation a eu lieu aussi pour nous ! Dans Sa grâce, Dieu nous a sauvés, Il nous a délivrés, Il nous a amenés dans cette sphère merveilleuse où nous pouvons jouir maintenant de la Personne du Seigneur Jésus. On a une allusion à cela dans l’Ancien Testament. Dans le Psaume 16, nous avons une expression un peu similaire. Bien sûr, c’est l’Ancien Testament, mais ce sont des paroles de Dieu, des paroles précieuses. « L’Éternel est la portion de mon héritage et de ma coupe ; tu maintiens mon lot. Les cordeaux sont tombés pour moi en des lieux agréables ; oui, un bel héritage m’est échu » (v. 5 et 6). Quelles paroles de David dans ce psaume ! C’est bien sûr un psaume messianique, qui a vraiment le Seigneur Jésus Lui-même comme sujet central. Mais nous pouvons penser à cela ici en rapport avec ce qui est notre portion. C’est vraiment une portion tellement liée avec le Seigneur Jésus. Le psalmiste dit : « L’Éternel est la portion de mon héritage et de ma coupe ». C’était parfaitement vrai pour le Seigneur Jésus quand Il était ici-bas sur la terre. Mais c’est quelque chose que le croyant peut aussi connaître maintenant et jouir maintenant de cette place que la grâce de Dieu nous a donnée dans cette association avec le Seigneur Jésus, qui est le Fils de l’amour du Père. En Lui nous sommes bénis, et nous savons bien que dans d’autres épîtres de l’apôtre Paul, notamment celle aux Éphésiens, il entre dans beaucoup plus de détails : au début de cette épître, il parle de nos bénédictions spirituelles qui sont dans les lieux célestes en Christ. Effectivement nous sommes bénis en Lui, en Christ. Nous avons cette part précieuse. Dans l’épître aux Éphésiens qui parle de l’héritage plus tard, en Éphésiens 1, l’apôtre Paul parle de l’héritage, mais c’est alors lié avec le règne millénaire et ce qui est encore futur. C’est beaucoup plus vaste encore, mais cela indique la pensée qui est devant nous aussi dans la 1ere épître de Pierre. Au début de l’épître aux Éphésiens, au chapitre 1er à partir du verset 3, on a ces bénédictions spirituelles qu’il place devant nous et dont nous pouvons jouir déjà maintenant. Quelle part précieuse est la nôtre, bénis de ces bénédictions spirituelles dans le Christ Jésus ! Dieu désire que nous jouissions vraiment de ce qu’Il nous a donné dans Sa grâce.

Dans l’épître aux Colossiens, la pensée que l’apôtre Paul place devant les croyants, c’est qu’il les voit encore sur la terre, mais il désire que leurs cœurs soient attachés au ciel. Comme il dit plus loin, au chapitre 3, il désire que les croyants cherchent les choses qui sont en haut, qu’ils pensent, non pas aux choses qui sont sur la terre, mais aux choses qui sont en haut, où est Christ qui est assis à la droite de Dieu. Donc leur regard est vraiment dirigé en haut, et ils doivent chercher les choses qui sont en haut et penser aux choses qui sont en haut.
Dans la première épître de Pierre, Pierre s’adresse à des croyants d’origine juive, dans la dispersion mais d’origine juive. Quand il leur parle, il fait allusion à une expression que nous trouvons dans l’Ancien Testament. On voit ainsi le contraste entre ce qui était la part du peuple d’Israël, une part terrestre, et ce qui est la part de ceux qui connaissent le Seigneur Jésus, qui sont devenus chrétiens. Il s’adresse à eux au début de cette épître. Au v. 3, il s’adresse à Dieu, « le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ ». C’est la même expression que l’apôtre Paul emploie aussi en Éphésiens 1 et en 2 Corinthiens 1, « le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ » : comme Il s’est révélé maintenant, pas le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, mais quand Dieu S’est pleinement révélé maintenant par le Seigneur Jésus. Dans Sa grande miséricorde Il nous a régénérés. Donc on a de vrais croyants devant nous, qui sont régénérés, qui ont la vie de Dieu. C’est là maintenant notre « espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts ». Il voit donc ces croyants ici-bas sur la terre, on peut dire dans le désert, en route vers le pays de la promesse, vers l’héritage. Dieu, dans Sa grâce, les a régénérés, et dans cette certitude ils vont arriver là-bas. A la fin il dit : ils sont « gardés par la puissance de Dieu » (1. 5) et sont en route vers le pays de la promesse qui est le ciel. La grâce de Dieu les a régénérés, la miséricorde de Dieu les a régénérés et ils ont cette espérance vivante, une chose qui doit vivre dans le cœur du pèlerin qui est en voyage. Il dit donc au v. 4 : pour un héritage qui est conservé dans les cieux pour vous. L’héritage est conservé et sécurisé pour ainsi dire et cela parce que le Seigneur Jésus est ressuscité d’entre les morts, Il a vaincu l’ennemi, Il a vaincu la mort. On est donc au-delà de tout ce que l’ennemi pouvait toucher et gâter. Tout est sécurisé par le Seigneur Jésus. L’héritage n’est pas sur la terre comme pour le peuple d’Israël, mais l’héritage est dans les cieux. C’est un contraste. Mais il est parfaitement sûr. Il est dit ici que l’héritage est « incorruptible, sans souillure, immarcescible » [immarcescible veut dire qui ne fane pas, qui est inflétrissable], trois expressions qu’il emploie, et toujours en contraste avec ce qui était le cas pour l’héritage du peuple d’Israël dans le pays. Cet héritage est sans souillure. Le prophète Jérémie au chapitre 2 parle de l’héritage que le peuple d’Israël avait : « Je vous ai amenés dans un pays fertile, pour en manger les fruits et les biens ; et vous y êtes venus, et vous avez rendu impur mon pays, et de mon héritage vous avez fait une abomination » (v. 7). C’est donc ce qui est arrivé à l’héritage terrestre, ce qu’Israël en a fait : ils ont rendu cet héritage impur. Celui qui est conservé pour nous dans les cieux est sans souillure, pur, parfait. Il ne peut pas être touché par la mort, il est au-delà de la mort. Ce qui peut mourir – on a cette expression en 1 Cor. 15 – le corps mort, il est enseveli et le voilà assujetti à la corruption. Mais l’héritage au-delà de la mort est incorruptible et finalement immarcescible ou inflétrissable. En rapport avec une fleur, on a cette expression dans le prophète Ésaïe au chapitre 40. On voit là que les fleurs peuvent faner. C’est comme cela dans la nature. « Toute chair est de l’herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs ». [Il ne faut pas beaucoup de temps] : L’herbe est desséchée, la fleur est fanée ; car le souffle de l’Éternel a soufflé dessus. Certes, le peuple est de l’herbe. [Le contraste au v. 8] : « L’herbe est desséchée, la fleur est fanée, mais la parole de notre Dieu demeure à toujours » (v. 8). On a ce contraste là dans le temps. On ne peut rien changer à la beauté de l’héritage. En fait il ne peut pas être touché par la mort, il ne peut pas être souillé par le péché, il ne peut pas perdre quelque chose de sa beauté à travers le temps. C’est un héritage éternel, lisons-nous en effet en Hébreux 9. 15. C’est ce que Dieu nous a préparé. Nous pouvons déjà maintenant jouir de ce qui est devant nous et bientôt nous allons entrer dans la pleine jouissance de notre héritage. Dieu nous a richement bénis et nous sommes encore ici-bas des pèlerins, mais Dieu désire, comme nous l’avons exprimé dans le cantique 119, que nous soyons conduits vers notre héritage. Que le Seigneur nous aide à vraiment jouir déjà maintenant de notre héritage, de cette part précieuse qui est placée devant nous, mais qu’en même temps nous puissions aussi jouir des bénédictions que Dieu nous a données dans Sa grâce déjà maintenant. On a donc ces deux côtés, qui sont précieux et peuvent nous encourager à rester sur le chemin de la foi. C’est ce que le Nouveau Testament place devant nous.
J’aimerais lire encore un verset en Actes 20, avant de nous tourner vers quelques passages de l’Ancien Testament. Dans Actes 20 l’apôtre Paul dit aux anciens d’Éphèse : « Et maintenant je vous recommande à Dieu, et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d’édifier et de vous donner un héritage avec tous les sanctifiés » (v. 32). Ce verset place devant nous quelque chose d’important. Si nous voulons vraiment jouir de l’héritage, et bien connaître l’héritage, il faut ouvrir la Parole de Dieu. C’est par la Parole de Dieu que nous pouvons vraiment connaître les bénédictions que nous avons reçues déjà maintenant, et bien sûr il y a aussi une part qui est encore devant nous et qui est donc conservée pour nous dans les cieux. Ouvrir la Parole de Dieu, méditer la Parole de Dieu, cela nous aide à jouir des bénédictions que Dieu nous a données, à les connaître et à les apprécier. Alors, que le Seigneur nous aide à prendre la Parole de Dieu toujours de nouveau entre nos mains pour la méditer, pour connaître mieux Celui par qui nous avons reçu une part précieuse, pour vraiment jouir de cela déjà maintenant.
Dans l’Ancien Testament, Dieu nous donne bien des exemples qui nous aident. Il y a un proverbe en allemand, qui est une pensée biblique : « Ce que nous avons hérité, il faut l’acquérir pour vraiment le posséder ». N’est-ce pas ce que nous avons illustré dans l’Ancien Testament pour nous ? Le peuple a cet héritage qui était devant eux, ces portions dans le pays, et ce qu’il fallait faire. Il y avait l’ennemi qui était là. Il fallait vaincre l’ennemi pour acquérir vraiment l’héritage afin d’entrer dans la jouissance de l’héritage. Chers amis, l’ennemi est là. Il ne veut pas que nous soyons des croyants joyeux, des croyants qui jouissent vraiment de leur part en Christ, de leur part présente ou de leur part future. Il veut nous entretenir de toutes sortes d’autres choses qui sont terrestres, des choses qui n’ont plus de valeur, même les choses de ce monde, des choses qui nous distraient, des choses qui nous éloignent du Seigneur. Et nous avons besoin de rester près de Lui et d’avoir vraiment plus de zèle pour prendre possession de l’héritage.
Je veux placer devant nous maintenant deux exemples de l’Ancien Testament : un homme, et quelques femmes. Tout d’abord l’homme que j’aimerais placer brièvement devant nous, c’est un homme qui a apprécié l’héritage. Et je suis sûr que vous savez à qui je pense : c’est Caleb, et nous lirons tout d’abord dans les Nombres au chapitre 13, où Caleb est placé devant nous. C’était un des espions que Moïse avait envoyés pour aller prendre connaissance du pays. Le chapitre 13 des Nombres nous parle de cela. Les espions sont donc allés. A partir du v. 23 nous lisons qu’ils sont allés jusqu’à Hébron. Et au v. 24 nous lisons : « ils vinrent jusqu’au torrent d’Eshcol, et coupèrent de là un sarment avec une grappe de raisin ; et ils le portèrent à deux au moyen d’une perche, et des grenades et des figues ». On voit quelque chose de ce pays que Dieu a donné à son peuple : c’est un pays « ruisselant de lait et de miel » (v. 28), un bon pays. Les espions constatent cela. Mais ils disent : « Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très-grandes ; et nous y avons vu aussi les enfants d’Anak » (v. 29). Alors, v. 31 Caleb parle : « Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire. Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous ». On a donc ces deux voix, d’une part les dix espions qui disent : nous ne sommes pas capables, et d’autre part, Caleb dit : « nous sommes bien capables de le faire ». Pourquoi dit-il cela ? Parce qu’il ne compte pas sur ses propres forces, mais Dieu avait promis ce pays et on voit chez lui cette énergie de la foi pour aller en avant. Nous connaissons bien l’histoire. Le peuple en général ne voulait pas écouter. Il y a encore une autre tentative que nous lisons au v. 6 du chapitre 14 : « Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, qui étaient d’entre ceux qui avaient reconnu le pays, déchirèrent leurs vêtements, et parlèrent à toute l’assemblée des fils d’Israël, disant : Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un très-bon pays. Si l’Éternel prend plaisir en nous, il nous fera entrer dans ce pays-là et nous le donnera, un pays qui ruisselle de lait et de miel. Seulement, ne vous rebellez pas contre l’Éternel ; et ne craignez pas le peuple du pays, car ils seront notre pain : leur protection s’est retirée de dessus eux, et l’Éternel est avec nous ; ne les craignez pas. Et toute l’assemblée parla de les lapider avec des pierres » (v. 6 à 10). C’est terrible, n’est-ce pas ? Il n’y a aucune énergie de la foi pour aller en avant, malgré tous ces encouragements que Caleb et Josué ont donnés. Donc il faut cette énergie de la foi pour aller en avant. C’est très bien illustré avec Caleb. Il est intéressant de noter que le nom de Caleb signifie chien. Ce n’est pas une belle expression. C’est vrai, par nature c’est ce que nous étions. Il y a quelque chose en rapport avec les chiens – je ne suis pas un grand ami des chiens – mais il y a quelque chose que nous pouvons dire d’un chien qui est positif : il connaît la voix de son maître, et montre de la fidélité et même un dévouement souvent inébranlable. Il est intéressant de faire le lien avec le caractère de Caleb parce que certainement il connaissait la voix de son Maître. Et deuxièmement il a montré un dévouement inébranlable, puisque que, de Caleb nous lisons, pas une ou deux fois, mais six fois, qu’il a suivi pleinement l’Éternel. La première fois où nous avons cela, c’est au chapitre 14 et au v. 24 : « Mon serviteur Caleb, parce qu’il a été animé d’un autre esprit et qu’il m’a pleinement suivi, je l’introduirai dans le pays où il est entré, et sa semence le possédera ». C’est une promesse que Dieu lui donne. Tous les autres sont morts dans le désert. Ils ne sont pas entrés dans le pays. Chaque homme qui avait plus de vingt ans est mort dans le désert. Mais Caleb avait un autre esprit en lui. Il est entré dans le pays parce « qu’il m’a pleinement suivi ». Quel témoignage Dieu a pu rendre à Caleb ! La deuxième fois nous lisons cela de lui au chapitre 32. On lit de ceux du peuple : « ils ne m’ont pas pleinement suivi, — excepté Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, et Josué, fils de Nun, car ils ont pleinement suivi l’Éternel » (v. 11 et 12). Troisièmement au chapitre 1er du Deutéronome au v. 36 il est dit : « il a pleinement suivi l’Éternel ». Moïse le constate donc trois fois, et les trois autres fois, c’est dans le livre de Josué . « Et les fils de Juda s’approchèrent de Josué, à Guilgal ; et Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, lui dit : Tu sais la parole que l’Éternel a dite, à mon sujet et à ton sujet, à Moïse, homme de Dieu, à Kadès-Barnéa. J’étais âgé de quarante ans quand Moïse, serviteur de l’Éternel, m’envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays, et je lui rapportai la chose comme elle était dans mon cœur. Et mes frères qui étaient montés avec moi faisaient fondre le cœur du peuple ; mais moi, je suivis pleinement l’Éternel, mon Dieu. [C’est Caleb lui-même qui le dit ici]. Et Moïse jura en ce jour-là, disant : Si le pays que ton pied a foulé n’est à toi pour héritage, et à tes fils, pour toujours ! car tu as pleinement suivi l’Éternel, mon Dieu. Et maintenant, voici, comme il l’a dit, l’Éternel m’a conservé en vie ces quarante-cinq ans, depuis que l’Éternel a dit cette parole à Moïse, lorsque Israël marchait dans le désert ; et maintenant, voici, moi je suis aujourd’hui âgé de quatre-vingt-cinq ans. Je suis encore aujourd’hui fort comme le jour où Moïse m’envoya ; telle que ma force était alors, telle ma force est maintenant, pour la guerre, et pour sortir et entrer. Et maintenant, donne-moi cette montagne dont l’Éternel a parlé en ce jour-là ; car tu as entendu, en ce jour-là, que les Anakim y sont, et de grandes villes fortes ; peut-être que l’Éternel sera avec moi, et je les déposséderai, comme l’Éternel a dit. Et Josué le bénit, et donna Hébron en héritage à Caleb, fils de Jephunné. C’est pourquoi Hébron appartient en héritage, jusqu’à ce jour, à Caleb, fils de Jephunné, le Kenizien, parce qu’il avait pleinement suivi l’Éternel, le Dieu d’Israël » (14. 6 à 14). Trois fois v. 8, 9 et 14 il y a l’expression « il a pleinement suivi l’Éternel ». Le dévouement de Caleb à son Dieu nous touche. Ce n’est pas une décision d’un jour, qui n’a pas duré. On a ici quelques dates qui sont données. Il avait quarante ans quand Moïse l’a envoyé. A ce moment-là déjà, il avait pleinement suivi l’Éternel, on a vu le témoignage de ces deux hommes en Nombres 14, et quarante-cinq ans plus tard, encore le même témoignage. C’est répété trois fois. Je trouve cela toujours remarquable, cette patience, cette continuité sur le chemin de la foi. On n’a pas beaucoup d’exemples pareils dans la Parole de Dieu. Si nous prenons les livres historiques, par exemple les rois d’Israël ou de Juda, parmi les rois d’Israël on n’a personne dont on a vraiment le témoignage que quelqu’un ait fait ce qui est bon aux yeux de l’Éternel. Parmi les rois de Juda, il y en a sept ou huit où on a ce témoignage, mais souvent c’était pendant quelques années. Mais Caleb, pendant quarante-cinq ans, a toujours suivi l’Éternel. Il n’a jamais perdu de vue ce que Dieu lui avait promis en Nombres 14. Cette promesse de Dieu avait sa place dans son cœur et il a apprécié Hébron, et maintenant il l’a vu et il veut prendre possession d’Hébron. Et on voit un homme de quatre-vingt-cinq ans qui va contre les Anakim pour les combattre, et Dieu lui accorde la victoire. C’est absolument remarquable. J’aimerais lire un verset dans l’épître aux Hébreux, où l’écrivain de l’épître a peut-être pensé à Caleb. En tout cas dans ce verset en Hébreux 6, nous pouvons bien faire le lien avec ce qu’on a lu ici en Josué chapitre 14. « Mais nous désirons que chacun de vous montre la même diligence pour la pleine assurance de l’espérance jusqu’au bout ; afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais imitateurs de ceux qui, par la foi et par la patience héritent ce qui avait été promis » (Héb. 6. 11 et 12). Caleb ! On voit qu’il est vraiment un bel exemple de ce que l’écrivain de l’épître aux Hébreux place devant nous : la foi et la patience. On a besoin de cela, de cette énergie de la foi, mais aussi de la patience. Bien sûr, là, la patience est en rapport avec ce que nous ne possédons pas encore mais qui nous est promis. En même temps nous savons bien, quand nous considérons le livre de Josué, l’application que nous pouvons en faire. C’est vraiment que Dieu nous a bénis avec toutes ces bénédictions, Il nous a déjà donné ce bon pays et Il désire que nous entrions dans sa jouissance, donc acquérir par la foi pour posséder, pour jouir de ce que nous avons hérité, de ce que Dieu nous a donné dans Sa grâce. En rapport avec Caleb, je mentionne encore cela : Josué le bénit et lui donna Hébron en héritage. Hébron veut dire communion. Effectivement il faut que Dieu nous donne comme bénédiction de vraiment jouir de la communion avec Lui, communion avec le Père, avec le Fils dont nous parle l’apôtre Jean dans sa première épître où il dit : « notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie » (1. 3 et 4), cette joie qu’il a aussi connue. On a vu la grappe d’Eshcol et on voit quelque chose de la joie qui est le résultat quand nous vivons par la foi, si nous jouissons vraiment de l’héritage que Dieu nous a donné. Il y a aussi le verset que nous connaissons bien dans l’évangile selon Jean : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (14. 23). De nouveau la communion qui est le résultat quand nous vivons vraiment une vie de foi, marchant sur le chemin qui est selon les pensées du Seigneur, sur le chemin d’obéissance où l’on jouit de l’héritage que nous avons reçu. On voit que la foi de Caleb se manifeste aussi dans sa famille. Au chapitre 15 du livre de Josué nous lisons de sa fille Acsa et de son beau-fils par la suite, Othniel, et on voit aussi avec eux une attitude similaire, l’appréciation de l’héritage et aussi l’énergie de la foi pour vaincre l’ennemi. Dans ce cas, ce n’est pas Kiriath-Arba, qui est Hébron, mais Kiriath-Sepher qui devient Debir. Cela est une indication qu’ils ont vraiment vaincu l’ennemi et peut-être aussi un lien direct avec la Parole de Dieu que nous avons là parce que Kiriath-Sepher veut dire livre et cela est devenu un vrai Débir, c’est-à-dire une place où Dieu parle, parce que Debir veut vraiment dire oracle ou la Parole que Dieu nous a donnée.

Maintenant, encore un autre exemple, en rapport avec quelques femmes qui ont apprécié l’héritage. De nouveau nous nous tournons vers les Nombres, chapitre 27. « Et les filles de Tselophkhad, fils de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, des familles de Manassé, fils de Joseph, s’approchèrent (et ce sont ici les noms de ses filles : Makhla, Noa, et Hogla, et Milca, et Thirtsa) ; et elles se tinrent devant Moïse et devant Éléazar, le sacrificateur, et devant les princes et toute l’assemblée, à l’entrée de la tente d’assignation, disant : Notre père est mort dans le désert, et il n’était pas dans l’assemblée de ceux qui s’ameutèrent contre l’Éternel, dans l’assemblée de Coré ; mais il est mort dans son péché, et il n’a pas eu de fils. Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille parce qu’il n’a pas de fils ? Donne-nous une possession au milieu des frères de notre père. Et Moïse apporta leur cause devant l’Éternel. Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Les filles de Tselophkhad ont bien parlé. Tu leur donneras une possession d’héritage au milieu des frères de leur père, et tu feras passer à elles l’héritage de leur père » (v. 1 à 7). On a donc ce récit des filles de Tselophkhad. Tselophkhad veut dire premier-né – mais il n’avait pas de fils, il était mort dans le désert. On voit quelque chose qui semble sans espérance. Ces filles montrent une foi remarquable. La Parole nous parle quatre fois d’elles. La première fois c’est au chapitre 26 au v. 33, et toujours les cinq noms sont donnés. Ils avaient de l’importance pour Dieu. On voit qu’elles avaient un vrai intérêt, de l’appréciation pour l’héritage, ce qui ressort clairement des versets que nous avons lus au chapitre 27. On peut dire que, pour Dieu, c’était si important qu’Il voulait que cela soit retenu dans Sa Parole, afin que cela nous parle encore aujourd’hui. Dieu nous donne quatre fois le nom de ces cinq filles. Ce n’est pas toujours facile de bien interpréter les noms, mais quand même quelques noms sont très clairs. Makhla veut dire vraiment faible. On peut faire un lien avec ce que nous dit la 1ère épître de Pierre en rapport avec les femmes au chapitre 3. 7 : la femme est « un vase plus faible, c’est-à-dire féminin ». Nous avons également, comme hommes, des vases faibles, mais la Parole nous dit que les femmes sont des vases plus faibles que les hommes. Le nom de Makhla nous fait penser à cela : elles étaient conscientes de leur faiblesse, conscientes des circonstances, de leur condition, de leur père qui est mort, qui n’avait pas de fils, etc. Reconnaître la faiblesse. Noa, cela veut peut-être dire agile, donc on voit qu’elle était d’un tempérament différent de sa sœur. Hogla veut dire perdrix, Milca veut dire conseiller ou reine, donc une place particulière, et Thirtsa veut dire délice. C’est très clair, car ce nom est interprété dans le Cantique des cantiques au chapitre 6, où il est dit au v. 4 : « Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem ». Donc Thirtsa, c’est délice, agréable. C’est cela que Dieu voit aussi en nous, dans la femme croyante, pas seulement un vase faible mais elle est aussi aux yeux de Dieu l’objet de la grâce qu’il a déployée envers nous, envers chacun de nous, homme ou femme. N’oublions pas cela aussi à l’égard des femmes. Parfois nous avons la tendance à penser que la place de la femme dans l’ordre de la création n’est, bien sûr, pas la même que la place de l’homme. La Parole est là, c’est ainsi très clair, mais quant à la valeur aux yeux de Dieu il n’y a aucune différence. N’oublions pas cela. La femme, aux yeux de Dieu, a une autre place, mais elle a la même valeur . Quand nous parlons des bénédictions que Dieu nous a données, il n’y a absolument pas de différence entre l’homme et la femme. La femme est également en Christ comme nous, et également bénie avec toutes les bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, comme nous, les frères. Une première leçon que nous apprenons donc ici, par les filles de Tselophkhad, c’est qu’il y a des sœurs – il faut le dire ainsi – qui appréciaient vraiment l’héritage, qui voulaient jouir de ce que Dieu leur avait donné. Cela peut encourager nos sœurs à ne pas laisser la jouissance de l’héritage à quelques frères, mais également à prendre la Parole de Dieu, pour la lire, l’étudier , pour jouir des bénédictions que Dieu nous a données. Cela, c’est également pour les sœurs. Quel encouragement est donné par ces filles de Tselophkhad ! Dieu a conservé cela dans Sa Parole pour notre instruction. Nous avons lu que Dieu lui-même a dit : « Les filles de Tselophkhad ont bien parlé » (v. 7). Dieu approuve donc pleinement ce que les filles de Tselophkhad ont exprimé et Il dit : « Tu leur donneras une possession d’héritage au milieu des frères de leur père ». On voit que Dieu a vraiment apprécié ce désir-là. J’ai donc mentionné le chapitre 26. 33, on a lu au chapitre 27, et le troisième passage où elles sont encore mentionnées, c’est au chapitre 36. 1 : « Les chefs des pères de la famille des fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, d’entre les familles des fils de Joseph, s’approchèrent et parlèrent devant Moïse et devant les princes, chefs des pères des fils d’Israël, et ils dirent : L’Éternel a commandé à mon seigneur de donner le pays en héritage par le sort aux fils d’Israël, et mon seigneur a reçu de l’Éternel commandement de donner l’héritage de Tselophkhad, notre frère, à ses filles. Si elles deviennent femmes de quelqu’un des fils des autres tribus des fils d’Israël, leur héritage sera ôté de l’héritage de nos pères, et sera ajouté à l’héritage de la tribu à laquelle elles viendront à appartenir ; et il sera ôté du lot de notre héritage » (v.1 à 3). « Et Moïse commanda aux fils d’Israël, sur le commandement de l’Éternel, disant : La tribu des fils de Joseph a dit juste… seulement, qu’elles deviennent femmes dans la famille de la tribu de leurs pères… Les filles de Tselophkhad firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse ; et Makhla, Thirtsa, et Hogla, et Milca, et Noa, filles de Tselophkhad se marièrent aux fils de leurs oncles » (v. 5, 6, 10). C’est la troisième fois qu’elles sont mentionnées. On voit déjà que ce n’est pas elles qui prennent la parole mais on a lu que c’est « les chefs des pères de la famille des fils de Galaad » qui ont pris la parole. Au chapitre 27, ce sont ces chefs des pères qui ont parlé, et maintenant c’est eux aussi qui prennent la parole . Nous voyons que l’attitude des filles de Tselophkhad en a encouragé d’autres à avoir plus d’intérêt dans l’héritage. Cela peut encourager aussi nos sœurs à avoir une influence positive, même ici, c’est sur les chefs des pères. Dieu voit quand nous apprécions vraiment l’héritage. On voit que Dieu honore cela, et on voit aussi que notre influence est importante. Nous pouvons avoir une influence bénéfique sur d’autres, nous pouvons aussi, malheureusement, avoir une mauvaise influence, mais ici on a l’exemple d’une influence tout à fait positive. Il y a une chose qui est vraiment en question ici, qui est réglée. Dieu lui-même indique comment il fallait agir en rapport avec le mariage, parce que, si elles sont mariées avec quelqu’un d’une autre tribu, l’héritage sera perdu pour leur tribu. Là aussi on a une instruction bien importante. Nous savons bien comme le mariage est important . Nous le savons pour nos jeunes croyants, nos jeunes sœurs, nos jeunes frères. Que le conjoint qu’il prend soit vraiment choisi avant tout par le Seigneur qui prépare les cœurs, et que le mariage se fasse dans le Seigneur pour traduire ainsi l’expression qu’on a au v. 6 : là Dieu a dit : « seulement, qu’elles deviennent femmes dans la famille de la tribu de leurs pères ». On lit dans le Nouveau Testament dans la 1ère épître aux Corinthiens chapitre 7, que la femme: « est libre de se marier à qui elle veut, seulement dans le Seigneur » (v. 39). C’est cela qui est si important. Nous savons aussi l’importance du mariage. S’il est dans le Seigneur, le Seigneur peut l’utiliser aussi afin que l’héritage soit conservé. Ce que Dieu nous a donné comme bénédiction, nous pouvons jouir de cela personnellement, collectivement, mais pour garder l’héritage et la jouissance de l’héritage, effectivement le mariage est important s’il est dans le Seigneur. S’il n’est pas dans le Seigneur, on peut vite perdre ce que Dieu nous a donné dans Sa grâce. Que le Seigneur nous aide et encourage aussi tous nos jeunes à se marier en Lui, sous Sa direction, avec Sa bénédiction !
On voit au v. 11 que les noms sont donnés dans un autre ordre : « Makhla, Thirtsa, et Hogla, et Milca, et Noa ». C’est peut-être l’ordre dans lequel elles se sont mariées. L’aînée est citée en premier mais ensuite c’est la plus jeune. On voit que les choses sont faites comme Dieu l’a désiré. Finalement en Josué 17, nous lisons encore quelques versets : « Et Tselophkhad, fils de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, n’eut point de fils, mais seulement des filles ; et ce sont ici les noms de ses filles : Makhla, et Noa, Hogla, Milca, et Thirtsa ; et elles se présentèrent devant Éléazar, le sacrificateur, et devant Josué, fils de Nun, et devant les princes, disant : L’Éternel a commandé à Moïse de nous donner un héritage au milieu de nos frères. Et Josué leur donna, selon le commandement de l’Éternel, un héritage au milieu des frères de leur père. Et il échut dix parts à Manassé, outre le pays de Galaad et de Basan, qui est au-delà du Jourdain ; car les filles de Manassé reçurent un héritage au milieu de ses fils » (v. 3 à 6). On voit dans ces versets que leur désir leur a été accordé. Dans le pays, elles ont reçu maintenant une part que Dieu voulait leur donner. Entre-temps, elles se sont mariées. Ce qui me frappe ici, c’est que ce n’est pas leurs maris qui sont venus pour demander que, comme Moïse nous l’a dit auparavant, maintenant il faut donner l’héritage aussi à leurs femmes. Cette fois-ci de nouveau, ces filles se présentent devant Josué. Cela nous donne une autre instruction importante, aussi pour nos femmes mariées. Il y a une relation de la foi personnelle avec le Seigneur qui demeure, qui doit se cultiver aussi quand elles sont mariées. Ce n’est pas, maintenant, que la foi de la femme passe par son mari, ou que la jouissance de l’héritage passe par le mari. Non. Il y a une part aussi pour les sœurs, aussi pour les sœurs mariées, qui doivent jouir et apprécier ce que Dieu leur a donné. Il me semble que la Parole est riche en enseignements et nous aide vraiment, en nous montrant que les sœurs doivent avoir cet intérêt pour l’héritage, de l’intérêt pour les bénédictions que Dieu nous a données, et aussi bien sûr un vrai intérêt pour les choses que nous ne possédons pas encore pleinement mais qui sont promises, qui sont conservées pour nous – et nous allons bientôt entrer dans leur pleine jouissance.
Que le Seigneur nous aide, chacun de nous, frères et sœurs, à vraiment apprécier l’héritage, à jouir des bénédictions qu’Il nous a données, et ainsi à avancer vers notre héritage qui est dans les cieux, et nous avons besoin de regarder en haut vers le Seigneur. Nous avons besoin d’être occupés de Sa personne. Nous lisons encore dans le cantique 95 :

C’est dans les cieux qu’est Jésus notre vie,
Notre Avocat, notre Chef, notre Époux,
Jésus en qui notre âme se confie.
Ah ! quelle gloire et quel bonheur pour nous !

Il est allé nous y préparer place ;
Et, du céleste et bienheureux séjour,
Il nous fait part de son Esprit de grâce,
Et des effets de son plus tendre amour.

Suivons-le tous, animés d’un saint zèle ;
N’arrêtons pas nos cœurs en ces bas lieux ;
Ce Dieu Sauveur, lui-même, nous appelle,
Et nos vrais biens sont cachés dans les cieux.

D’après edification.bible mars 2021