CHRIST, LE CHEF DE L’ASSEMBLÉE

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CHRIST, LE CHEF DE L’ASSEMBLÉE

 

C’est un grand privilège de considérer la Personne du Seigneur Jésus dans la Parole et de voir qu’Il est le chef de l’assemblée, la Tête de l’assemblée. Dans l’épître aux Éphésiens, chapitre 1er v. 20, nous lisons : «… dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de tout pouvoir, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ; (v. 20 à 23). Il est donc le Chef sur toutes choses à l’assemblée. Dans la note « chef » veut dire « tête ». Dans Éph. 4. 15 il est dit : « que, gardant la vérité dans l’amour, nous croissions en tout jusqu’à lui qui est le chef [la tête], le Christ, de qui tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure qui le soutient, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, la croissance de ce corps pour être lui-même édifié en amour » (v. 15 et 16). Et dans le chapitre 5. 22 et 23 : « Femmes, soyez soumises à votre propre mari comme au Seigneur ; parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps ». Dans la note il est dit le chef de l’assemblée, autrement dit la Tête de l’assemblée.

Dans l’épître aux Colossiens (ch.1. 17 à 19), « Et lui [Jésus Christ] est avant tout, et tout subsiste par lui ; et il est le chef du corps [dans la note : la tête], de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place ; car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter ». Au chapitre 2. 19 il est dit : « ne tenant pas ferme le chef [la tête], de qui tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des ligaments s’accroît de l’accroissement de Dieu ». Notez bien cette expression : « tenir ferme le chef ». Dans la Parole de Dieu, Jésus Christ est présenté comme Seigneur. Il est le Sauveur et le Seigneur.
Ce terme de Sauveur est principalement lié à l’aspect personnel. Il est le Sauveur individuel de chaque racheté, et il est le Seigneur de chaque racheté individuellement. Mais le Seigneur nous est aussi présenté comme Chef. Il est le Chef sur tout à l’assemblée, il est le Chef – ou la tête – de l’assemblée, et là nous trouvons plutôt un aspect collectif. Il est Celui qui est au-dessus des rachetés qui se rassemblent autour de Lui. Dans les deux cas, que ce soit l’autorité du Seigneur reconnue personnellement dans ma vie individuelle, ou dans le groupe de chrétiens, de rachetés, qui se réunissent autour de lui, il est question d’autorité, de pouvoir, qui est donné au Seigneur Jésus, qui Lui appartient, d’ailleurs. Et dans les deux cas il est question d’amour, de Son amour à Lui pour nous, et notre amour pour Lui.
En effet il est Seigneur sur ma vie personnellement. Je l’ai accepté pour mon Sauveur, je suis heureux de me soumettre à Lui, de me soumettre à l’autorité de Celui qui a aimé mon âme d’un tel amour qu’Il est allé jusqu’à donner Sa vie en sacrifice sur la croix pour moi. D’ailleurs, dans la 2ème épître aux Corinthiens, au chapitre 5 il nous est dit : « En effet l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons discerné ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » (v. 14 et 15).
Dans ma vie personnelle, en tant que racheté du Seigneur, objet de la grâce excellente du Seigneur Jésus qui L’a poussé jusqu’à donner Sa vie en sacrifice sur la croix, Il est non seulement mon Sauveur et mon Seigneur, mais Il est aussi le Chef, la tête de l’assemblée au niveau collectif. Il est le Christ. Il est Celui qui a aimé l’assemblée et qui s’est livré lui-même pour elle. Dans Éph. 5 il nous est dit de Son assemblée : « il la nourrit et la chérit » (v. 29). En Matt. 16 quand le Seigneur mentionne pour la première fois Son assemblée, Il dit : « je bâtirai mon assemblée » (v. 18). Lorsque le Seigneur se présente à Saul de Tarse sur le chemin de Damas, lorsqu’Il l’arrête sur le chemin, Il lui dit : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? » (v. 4).
L’assemblée est Son corps à Lui, formé de tous les rachetés qui sont au bénéfice du sang de Christ à la croix. Il a payé le prix pour chacun d’entre nous. Et tous Ses rachetés forment un seul corps dont le Seigneur est la tête. Il est aujourd’hui la Tête glorifiée dans le ciel, la tête qui porte cette couronne d’or fin, à la droite de la Majesté.
Le Seigneur Jésus est le propriétaire de l’assemblée, Il en est la tête, Il est la tête du corps. Elle lui est chère, elle se soumet à Lui, non pas par contrainte, mais par amour. Le fait que Jésus Christ est la tête du corps, la tête de l’assemblée, implique aussi trois aspects fondamentaux. Le premier, c’est qu’il existe une connexion essentielle, fondamentale, entre la tête et le corps. Il y a un attachement vital entre la tête et le corps. Le corps, sans la tête, ne va nulle part. Le corps sans la tête n’a pas de vie. Il y a nécessairement ce lien direct entre le corps et la tête, un lien intime. Le tout forme une unité.
Ensuite, c’est la tête qui dirige le corps. C’est le deuxième aspect. L’autorité vient de la tête. C’est elle qui prend les directives, c’est elle qui prend les décisions, et le corps, simplement, exécute tout naturellement ce que la tête dicte. Un corps qui ne répondrait pas au désir de la tête serait un corps tout à fait malade – c’est même une maladie grave. Il faut qu’il en soit ainsi également dans les questions spirituelles du rassemblement, de l’assemblée en général quant à Christ. Il est la tête, Il est celui qui dirige, qui prend les décisions,
Il est Celui à qui nous nous soumettons tout simplement et tout naturellement. C’est aussi la tête qui reçoit l’honneur, ce n’est pas le corps : c’est la tête qui a reçu la couronne d’or fin, c’est Jésus Christ qui est couronné d’or fin pour la gloire éternelle. Et déjà maintenant nous pouvons Le voir, nous tous ses rachetés qui sommes unis ensemble pour former le corps du Seigneur. Par l’Esprit qui nous a été donné, nous pouvons déjà voir le Seigneur Jésus comme étant la Tête du corps, glorifié dans le ciel, couronné d’or fin.
Un troisième aspect, c’est que la tête prend soin du corps. La tête prend toujours des décisions pour le bien-être du corps. S’il en était autrement, ce serait également une maladie grave. Il n’en est pas ainsi de Christ. Il est la tête du corps, Il est attaché à Son corps, Il aime Son église, Il a donné Sa vie pour elle. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, [Il] les aima jusqu’à la fin » (Jean 13. 1). L’amour de Christ ne change pas, il est invariable. Christ aime Son assemblée. Elle est le chef-d’œuvre de Son œuvre de grâce.
En tant que Tête du corps, le Seigneur Jésus prend soin de Son assemblée, Il prend soin de Son propre corps, et il nous est dit en Éph. 5 qu’Il nourrit Son assemblée, qu’Il chérit Son assemblée. Et je rappelle ce que le Seigneur a dit à Saul de Tarse sur le chemin quand Il l’a arrêté sur le chemin de Damas : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? »
Ce sont trois aspects très importants, je les répète. La tête est connectée au corps, il y a un attachement vital et essentiel entre la tête et le corps, sans quoi il n’est pas possible que le corps fonctionne, il serait sans vie. Le deuxième aspect, c’est que c’est la tête qui dirige, c’est la tête qui prend les décisions, et le corps, tout simplement, exécute en harmonie avec la tête. C’est la tête qui reçoit l’honneur de toute action, de toute chose qui est accomplie par le corps. Et le troisième aspect, c’est que c’est la tête qui prend soin du corps, qui prend les décisions, des décisions qui sont bonnes et utiles pour le corps. Et la nourriture arrive toujours dans le corps par la tête, et au travers de la tête, de la bouche, les aliments entrent jusque dans le corps pour les bienfaits du corps, de tous les organes et de toutes les parties du corps.

Donc c’est Christ qui doit avoir la prééminence dans l’Assemblée, c’est-à-dire la première place, de manière inconditionnelle. Relisons ce passage dans le 1er chapitre de Colossiens : « [le Fils]… en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Lui qui est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création ; et c’est par lui que tout a été créé : ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, le visible et l’invisible, soit trônes, ou seigneuries, ou pouvoirs, ou autorités ; tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant toute, et tout subsiste par lui. Et il est le chef [la tête] du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place ; car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter » (v. 14 à 19). Il est la Tête du corps, Il a la prééminence sur le corps tout entier, et aussi sur les représentations du corps que nous sommes lorsque nous sommes réunis en assemblée locale autour de Lui comme un échantillon du corps tout entier.
Il est le premier-né d’entre les morts. C’est Lui que même la mort n’a pas pu retenir. Il est Celui qui est plus fort que la mort. Il est au-dessus de tout. Toute la plénitude s’est plu à habiter en Lui. Voilà les raisons pour Lui donner la prééminence, Lui donner la première place. Au début du chapitre 2 il est dit : « Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée et pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu en personne, afin que leurs cœurs soient réconfortés, pour que, unis ensemble dans l’amour, ils parviennent à toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, à la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. Or je dis cela, pour que personne ne vous abuse par des discours séduisants ; car même si que je suis absent de corps, toutefois je suis avec vous en esprit, et je me réjouis de voir votre bon ordre, et la fermeté de votre foi en Christ » (v. 1 à 5).
Ici l’apôtre Paul parle de Laodicée. Nous en dirons quelque chose ensuite. « Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous ». Il y a un combat chez l’apôtre Paul pour ceux qui sont à Colosses et pour ceux qui sont à Laodicée. Il dit qu’il faut rester unis ensemble dans l’amour. On a parlé de cet amour. C’est le lien essentiel entre la tête et le corps. Il est question d’amour, et si tous sont personnellement liés à la Tête, Jésus Christ, Celui qui nous aime, Celui dont l’amour est extrême, alors il y aura cet amour entre nous, il y aura ce lien d’amour entre les différents membres du corps.
Mais si, chacun individuellement nous ne tenons pas ferme le Chef, que va-t-il arriver ? Ah ! tout va s’effilocher. Nous allons perdre cette unité. Cette unité ne peut exister qu’autour du Chef, de Celui qui est au centre. Il n’est pas seulement au centre, mais il est Celui qui est au-dessus de nous.
Là, il nous est parlé aussi de la pleine certitude d’intelligence, de la connaissance du mystère de Dieu dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. La connaissance se trouve en Christ. Il parle ici de la connaissance de Christ, cette connaissance dont l’apôtre Paul parle aux Philippiens : « à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur » (3. 8). Voilà la connaissance que chacun de nous devons rechercher Nous pouvons chercher des connaissances dans ce monde, elles seront diverses, mais ces connaissances, nous ne les partagerons pas. Mon frère aura telle connaissance des choses du monde, j’en aurai d’autres et nous n’allons pas nous entendre, je n’arriverai pas à comprendre de quoi il me parle, de cette connaissance ici dans le monde, et il ne va pas comprendre celle que moi j’ai acquise dans le monde.
Mais ce qui compte dans l’assemblée, ce ne sont pas ces connaissances que nous obtenons dans le monde, c’est la connaissance qui est commune à tous les membres, à tous les rachetés, par L’Esprit Saint : la connaissance du Seigneur Jésus. Dans cette connaissance, dans ce mystère de Dieu, il y a des trésors de sagesse et de connaissance. C’est bien cette sagesse-là que nous devons rechercher, c’est ce trésor-là que nous devons rechercher, et il se trouve à notre disposition dans la Tête, dans Celui qui est à notre tête. Au v. 4 : « je dis cela, pour que personne ne vous abuse par des discours séduisants » (Col. 2. 4).  Qu’est-ce que ces discours séduisants ? – On en entend sans arrêt dans le monde.
Les trésors de la connaissance de Dieu et de la sagesse sont mis en opposition avec ces discours séduisants. Les discours séduisants sont des argumentations logiques, humaines, persuasives. On peut persuader facilement quelqu’un d’inconnu, d’un point de vue humain, on peut le persuader par une logique implacable, aussi par crainte, en semant la peur, en donnant des arguments qui font peur et qui sont logiques selon les éléments du monde. Ce sont des raisonnements humains. Mais il faut faire attention à cela.
Ce qui nous unit autour de Christ, et à Christ, ce ne sont pas ces choses-là qui sont selon les éléments du monde. Ne nous laissons pas abuser, ne nous laissons pas effrayer par toute sorte de connaissances qui ne viennent pas de la Parole de Dieu et qui peuvent nous déstabiliser. Bien sûr, il faut du sens commun dans la vie du chrétien, mais la logique humaine, par définition, peut nous amener très loin de la pensée du Seigneur Jésus, de la pensée que la Tête veut nous communiquer.
Le danger, à Colosses c’était la logique humaine, et le remède, c’était la prééminence de Jésus Christ et de Son amour. Il faut que la connaissance que nous partageons entre nous avec foi, sans la remettre en question, ce soit la connaissance qui nous vient directement de Dieu au travers des Écritures, et par l’Esprit Saint qui nous révèle les gloires de Christ. C’est donner la première place à Christ, c’est Lui obéir, non pas seulement chacun de nous, mais tous ensemble, nous soumettre à l’autorité bienfaisante de notre Maître. Cette soumission à la Tête de l’assemblée, c’est un lien vital, et c’est un lien d’amour. Et alors nous serons tous unis ensemble.
D’où viennent les pensées, d’où viennent les directives, d’où viennent les instructions, pour prendre les décisions ensemble en assemblée quant au rassemblement, quant à ce qu’il faut faire, quant au corps ? – De la Tête uniquement, concrètement, de la pensée du Seigneur Jésus révélée dans la Parole de Dieu.
La façon dont nous devons agir et les décisions que nous devons prendre dans l’assemblée au nom du Seigneur ne peuvent pas être dictées par le monde, par les pensées du monde, par la logique du monde, par les stratagèmes du monde. Les pensées personnelles n’ont rien à faire dans les décisions d’assemblée. C’est la Tête, c’est la pensée du Seigneur qui doit être mise en évidence, c’est la pensée du Seigneur qui doit nous guider, et non pas autre chose.
En Apoc. 3 il nous est parlé également de Laodicée. « A l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Commencement de la création de Dieu : Je connais tes œuvres, je sais que tu n’es ni froid ni bouillant » (v. 14 et 15).
Voilà une expression qui nous parle, et qui caractérise une approche intellectuelle des choses de Dieu, une approche analytique, intellectuelle, sans y investir son cœur, sans y voir vraiment le Seigneur au travers de tout, et alors l’indifférence s’installe, la tiédeur. Et cette expression : « ça ne me fait ni chaud ni froid », c’est vrai qu’on est parfois comme cela, et c’est dommage.
C’est l’indifférence, ou bien nous n’allons pas jusqu’au fond des choses pour le Seigneur. Lui, il est allé jusqu’au bout, Il est allé jusqu’à la croix, Il est passé par le jardin de Gethsémané, Il est passé par ce tribunal inique, Il est passé par ce Golgotha et Il a été abandonné de Dieu durant les trois heures de ténèbres. Il est allé jusqu’au bout pour nous, et nous, souvent, nous nous refroidissons, nous ne sommes pas vraiment froids, mais nous ne sommes pas chauds non plus, nous ne sommes pas bouillants pour le Seigneur, nous sommes tièdes.
Si nous pensons être riches, comme il est dit ici : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, et que tu ne sais pas que toi tu es le malheureux et misérable, pauvre, aveugle et nu » (v. 17).
Parfois nous ne nous rendons pas compte. Nous croyons que nous avons des acquis, et pourtant nous sommes malheureux parce que nous ne voyons plus le Seigneur Jésus comme étant le Centre de notre vie, le Centre de notre rassemblement, Celui qui est au-dessus de tout, notre Tête. Si nous ne Le voyons plus comme cela, nous sommes malheureux, misérables, pauvres, parce que sans le Seigneur Jésus concrètement, dans la vie de tous les jours et dans la vie du rassemblement, nous sommes pauvres, et si nous ne Le voyons plus nous sommes devenus aveugles, nous sommes nus, dépouillés, comme il est dit en Col. 2 : faites attention de ne pas vous laisser dépouiller, vous laisser abuser par toutes sortes de philosophies selon les enseignements et les éléments du monde.
Le monde va nous abreuver, va déverser sur nous toute sorte de considérations, d’informations, de renseignements qui peuvent détourner nos regards de Christ, détourner nos esprits de Lui, et nous occuper de toute sorte d’autres choses, mais pas de Lui. Il n’y a pas de bonheur, il n’y a pas de richesse, il n’y a pas de clairvoyance si le Seigneur Jésus n’est pas le Centre, s’il n’est pas véritablement la Tête de notre vie, de notre rassemblement. Si nous pensons que nous sommes riches, est-ce que le Seigneur Jésus tient toujours la première place ?
Ici il est dit : – Non. Il se tient plutôt à la porte et Il frappe pour entrer. Si nous pensons que nous sommes riches, est-ce que vraiment nous le sommes ? Si nous pensons avoir tout compris et savoir comment agir dans l’assemblée sur la base des informations, des connaissances que nous apprenons dans le monde, ou dont le monde veut nous convaincre, nous avons été dépouillés et nous ne sommes pas riches, nous sommes pauvres, nous sommes devenus indépendants de la Tête. C’est très important.
Notre richesse est en Christ. Notre véritable connaissance des choses de Dieu, c’est cela qui nous enrichit et c’est cela qui nous aide à avancer dans le chemin ensemble, pour prendre les bonnes décisions.
Souvent les hommes demandent à être dirigés par un homme ou par un groupe d’hommes. C’est très courant. Nous avons tous cela au fond de nous-mêmes. C’est plus facile, cela paraît plus facile, cela paraît plus clair, mais attention, ce n’est pas le chemin que Dieu désire pour nous, ni individuellement, ni en assemblée. Dans l’Ancien Testament, Israël a voulu un roi. Ils ont voulu se conformer à ce qu’ils voyaient autour d’eux parmi les nations. Il y avait des rois et ils ont demandé un roi, et ils ont reçu Saül pour roi. Dieu dit au prophète : « ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux » (1 Sam. 8. 7).
Aussi le Seigneur Jésus, dans le Nouveau Testament, dit : « Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez » (Jean 5. 43). Nous avons cette tendance, et il faut faire attention qu’elle ne se manifeste pas parmi nous dans les rassemblements au nom du Seigneur Jésus. Pourquoi chercher à être dirigés par des hommes, parfois même par des incrédules, alors que nous avons parmi nous, au milieu de nous, le Seigneur Jésus Christ ? Pourquoi ? Bien souvent cela paraît plus facile, cela paraît logique. Voilà quelqu’un qui se présente  en donnant des arguments clairs et établis, ils ont du sens au niveau humain. Et alors nous disons : voilà la marche à suivre. Nous allons l’appliquer dans l’assemblée. Bien sûr, il y a le sens commun, mais attention encore une fois à la logique humaine.
Ce qu’il faut appliquer dans l’assemblée, c’est la pensée du Seigneur, la pensée qui nous vient de la Parole de Dieu, ce qui sied à la sainteté, ce qui ne retire rien à l’autorité du Seigneur Jésus pour sur Son assemblée. Elle lui appartient en propre, elle n’appartient pas au monde.
L’assemblée, « ecclésia », est retirée hors du monde, appelée hors du monde. Il ne faut donc pas se conformer aux pensées du monde, même si nous vivons encore dans le monde. Il y a le bon sens, mais attention à la logique purement humaine, qui peut nous emmener loin du Seigneur Jésus. Alors je le répète : pourquoi chercher à être dirigé par les hommes, même parfois par des incrédules, dans le rassemblement, alors que nous avons parmi nous Celui qui est au-dessus de tous, notre Seigneur Jésus Christ, dont il nous est dit : « en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement » (Col. 2. 9).
Nous relisons au v. 3 : « dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». Nous ne manquons de rien si le Seigneur est au milieu de nous. Si le Seigneur est au-dessus de nous, nous ne manquerons jamais de connaissance. Elle n’est pas en nous. Il faut nous tourner vers Lui. Mais si nous nous penchons et que nous nous appuyons sur des arguments humains, sur une logique purement humaine, alors nous risquons de perdre de vue le Seigneur Jésus et nous perdons aussi l’exercice, la dépendance de la Tête, nous perdons aussi la dépendance et l’exercice de l’Esprit qui veut nous diriger dans toute la vérité. Dans le Seigneur Jésus, en Lui, est la véritable connaissance. Dans l’évangile de Luc il est dit : Jésus Christ est « la clé de la connaissance » (11. 52).
Nous relisons maintenant, en Colossiens 1 : « il est le chef [la tête] du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place » (v. 18).
Donnons-Lui toujours la première place – un autre passage au v. 16 : « car c’est par lui que tout a été créé… tout a été créé par lui et pour lui ». C’est pour Lui que nous avançons ensemble en assemblée, c’est pour Lui, pas pour chacun d’entre nous, mais pour Lui.
Et nous lisons aussi en Colossiens 1. 15 : Lui « est l’image du Dieu invisible ». Il est l’image du Dieu invisible, Dieu lui-même fait Homme, Celui qui est venu à nous. Alors, sachant cela, pourquoi voudrions-nous nous appuyer sur autre chose que sur ce que Dieu a donné à l’assemblée – et Dieu a donné Jésus Christ pour être Chef, pour être Tête sur toutes choses à l’assemblée. La seule Tête, le seul lien vital que nous ayons dans l’assemblée, c’est Christ.

 

D’après edification.bible mai 2021

 

CORONA 62

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CORONA 62

En attendant qu’Il vienne

Avec Corona 61, nous avons vu le symbolisme exprimé par des types : Abraham offrant une image, bien que faible, de Dieu le Père ; Isaac, celle du Fils, et le serviteur, celle du Saint Esprit. Rebecca, tirée hors de son lieu de naissance, revêtue de nouveaux vêtements et en possession d’argent et d’or, est conduite par le serviteur jusqu’à son époux.
Le chrétien se réjouit avec joie en l’Éternel, son âme s’égaye en son Dieu ; car il est revêtu des vêtements du salut et couvert de la robe de la justice, « comme un fiancé se pare de son turban et comme une fiancée s’orne de ses joyaux » (És. 61. 10). Il est tiré de ce monde comme Rebecca fut retirée de la Mésopotamie pour être amenée à Isaac sur la terre de la promesse. Le chrétien n’est dans ce monde qu’un voyageur en route vers le ciel. En attendant son Maître, il Le représente selon ce que l’apôtre a montré aux Corinthiens : « Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ » (2 Cor. 5. 20).
Pour Rebecca, quitter le lieu de sa naissance fut un immense pas de foi ! Laisser sa famille derrière elle, pour un voyage d’environ six cents kilomètres à dos de chameau, quelle expérience !
À la question : « Iras-tu avec cet homme » elle a répondu : « J’irai » (Gen. 24. 59).
Il y a dans la vie de chaque croyant des moments décisifs, qui changent le cours des choses. Dire oui au Seigneur Jésus pour L’accepter dans son cœur comme son Sauveur et son Seigneur est le premier pas de foi. Dire oui au Seigneur pour aller à Son service où Lui le veut et quand Il le veut, est un autre pas de foi. Nombreux sont ceux et celles qui ont quitté leur confort, leur entourage, pour Le servir. Quels furent leurs réflexions, leurs combats ? – Mais le Seigneur a promis que « quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, (ou femme), ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, en recevra cent fois autant et héritera de la vie éternelle » (Mat. 19. 29).
Sur son chameau, Rebecca a dû être partagée entre son passé de bergère et un avenir presque inconnu. Éliézer, le serviteur, s’applique à lui parler de son maître qui sera très bientôt son époux. Pour elle, le long pèlerinage s’achève, le but approche et : « Isaac venait d’arriver du puits de Lakhaï-roï ; or il habitait au pays du midi. Et Isaac était sorti dans les champs pour méditer, à l’approche du soir. Et il leva ses yeux, et regarda, et voici des chameaux qui venaient. Et Rebecca leva ses yeux, et vit Isaac ; et elle descendit de dessus le chameau. Or elle avait dit au serviteur : Qui est cet homme qui marche dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur dit : C’est mon seigneur. Et elle prit son voile et se couvrit. Et le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu’il avait faites. Et Isaac la conduisit dans la tente de Sara, sa mère ; et il prit Rebecca, et elle fut sa femme, et il l’aima ; et Isaac se consola quant à sa mère » (Gen. 24. 62 à 67).
Aurons-nous le temps de dire : « Qui est cet homme qui marche dans les champs à notre rencontre ? Certainement pas, car ce sera « en un instant, en un clin d’œil » (1 Cor. 15. 52). C’est une espérance sans commune mesure pour les croyants, mais cette révélation est très sérieuse en ce qui concerne ceux qui n’ont pas donné leur cœur au Seigneur Jésus. Nous, croyants, entrerons dans la gloire céleste, introduits par le divin Époux, les autres seront laissés sur la terre. Ceux qui ont refusé délibérément la grâce, « l’amour de la vérité pour être sauvés », n’auront même pas la possibilité de croire à « l’évangile du royaume qui sera prêché dans la terre habitée tout entière » (Mat. 24. 14). Ils recevront « une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge » (2 Thess. 2. 11). Quel contraste ! Les premiers entrant dans le ciel pour être aux noces de l’Agneau, et les autres laissés pour être jugés avec le monde. Nous savons aussi que de nombreuses personnes, adultes et enfants resteront sur la terre. Ils ne porteront pas la responsabilité du refus de la grâce et auront la possibilité de se tourner vers le Seigneur, de laver leurs robes « dans le sang de l’Agneau » (Apoc. 7. 14).
« Voici, en effet, ce que nous vous disons, par la parole du Seigneur : nous, les vivants, qui restons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons en aucune façon ceux qui se sont endormis. Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 15 à 17). Isaac avait passé du temps près du puits de Lakhaï-roï « le puits du Vivant qui se révèle », il était revenu au pays du midi et méditait dans les champs à l’approche du soir. Le puits nous parle de la Parole de Dieu. Elle est la seule source à laquelle nous devrions nous abreuver, et c’était le bon endroit pour Isaac, dans l’attente de la caravane qui était partie à la recherche de celle dont lui ne connaissait même pas le nom. Il devait certainement être en communion avec son Dieu, le Dieu de son père, ce Dieu qu’ils avaient ensemble adoré sur le mont Morija. Jéhovah-Jiré avait pourvu, en envoyant le bélier pour le remplacer sur l’autel du sacrifice, et maintenant il attendait de Lui, celle qui serait l’aide qui lui corresponde.
« Qui ai-je dans les cieux ? Et je n’ai eu de plaisir sur la terre qu’en toi… pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien ; j’ai mis ma confiance dans le Seigneur, l’Éternel » (Ps. 73. 25-28). « Je chanterai à l’Éternel durant ma vie, je chanterai des cantiques à mon Dieu tant que j’existerai. Que ma méditation lui soit agréable ; moi, je me réjouirai en l’Éternel » (Ps. 104. 33 et 34). Demeurons près de ce puits ! Le Seigneur n’a-t-il pas dit : « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39) ? « Et il leva ses yeux, et regarda et voici… » ; « Et Rebecca leva ses yeux, et vit Isaac » !
« Voici, il vient » – « nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3. 2).

SOUFFRANCES ET GLOIRE

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SOUFFRANCES ET GLOIRE

 

Il est méprisé et délaissé des hommes… et nous n’avons eu pour lui aucune estime. És. 53. 3.
Mais moi, je suis… l’opprobre des hommes, et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi. Ps. 22. 6 et 7.

1. LES SOUFFRANCES QUI DEVAIENT ÊTRE LA PART DE CHRIST

Ayant autrefois parlé au peuple par le moyen des prophètes, Dieu a ensuite envoyé son Fils bien-aimé, comme Son dernier message aux hommes sur la terre ; Comment a-t-Il été reçu ?
Né dans une famille pauvre, Jésus a eu comme berceau une mangeoire pour animaux. Peu de temps après, le roi Hérode a cherché à le mettre à mort. A l’âge de trente ans environ, Il a été rejeté dès le début de Son ministère public. Dans Son propre village, on a cherché à le faire tomber du haut d’une falaise (Luc 4. 29).
Il n’a fait que du bien, guérissant les malades, chassant des démons et ressuscitant des morts. Mais Ses miracles et Ses paroles n’ont fait que Lui attirer une haine toujours plus forte de la part des chefs religieux, qui Lui ont tendu des pièges et l’ont accusé d’orgueil, de blasphème, de folie, et même d’être possédé d’un démon.
Enfin, après avoir obtenu de faux témoignages contre Lui, ces chefs, à grands cris, ont persuadé la foule de demander Sa mort. Il a alors été condamné à mort par crucifixion.
Des soldats brutaux se sont moqués de Lui sans retenue. On Lui a craché au visage, on L’a frappé, on Lui a ôté Ses vêtements et on L’a couronné d’épines. Il a été ensuite emmené jusqu’à Golgotha, dépouillé de Ses vêtements et cloué sur une croix entre deux malfaiteurs.
Toutes les classes sociales étaient représentées dans ceux qui assistaient à ce spectacle ; ils étaient unanimes dans leur haine et leur mépris pour le Fils de Dieu.
Après Sa mort, un soldat a percé Son côté avec une lance. Il a été mis dans un tombeau.
Mais Jésus est ressuscité et Il est monté au ciel.

2. LES GLOIRES QUI SUIVRAIENT

Dieu l’a élevé très haut … afin qu’au nom de Jésus se plie tout genou des êtres célestes, terrestres et infernaux, et que toute langue reconnaisse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Phil. 2. 9 à 11.

Après avoir été rejeté par les hommes, Jésus est mort sur une croix. Mais, par Son sacrifice, Il a accompli l’œuvre que Dieu Lui avait confiée pour le salut des pécheurs.
Dieu L’a ressuscité et, à la place de la couronne d’épines, Il L’a couronné de « gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9). Les hommes l’avaient dépouillé – Dieu L’a revêtu « de majesté et de magnificence » (Ps. 21. 5). Il avait été placé sur une croix entre deux criminels – maintenant Il « s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1. 3). Le mépris et les outrages des hommes sont passés : des êtres célestes L’adorent avec la plus grande révérence.
Quel immense contraste ! Celui que les armées célestes honorent est l’Homme dont le monde s’est débarrassé. Et Jésus porte toujours, sur Ses mains et Ses pieds, les marques des blessures que l’homme Lui a infligées.
Dieu a permis que la race humaine manifeste sa haine envers Son Fils, parce qu’Il voulait sauver les pécheurs qui Le détestaient, alors que Lui les aimait. Aujourd’hui, le salut de Dieu est proclamé librement sur la terre entière. Ceux qui l’acceptent sont remplis de joie et reconnaissent la gloire de Jésus.
Le jour viendra où tous reconnaîtront la gloire de Celui qui a été méprisé. C’est ainsi que Dieu l’a décrété. Tout genou se pliera devant Lui. Tous devront reconnaître que « Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 11) – mais, hélas, il sera alors trop tard pour être sauvé.
N’attendez pas ce jour ! Recevez dès aujourd’hui, dans votre cœur, Jésus comme votre Sauveur et Seigneur !

D’après « The Good Seed » avril 2021

 

MIRACLES

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Jésus… homme qui a été accrédité de la part de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous. Act. 2. 22.

MIRACLES

 

De là où j’écris, je peux voir plusieurs miracles : une orchidée qui enfonce ses racines dans des fragments d’écorce de pin, et qui est capable d’absorber l’humidité de l’air ambiant ; ainsi elle vit et produit des fleurs d’une beauté extraordinaire. Je vois au loin les cimes des montagnes couvertes d’une neige qui fondra au printemps, répandant l’eau et la vie tout alentour.
Devant mes yeux, il y a aussi les deux extrémités de la vie : une jeune mère promène son bébé dans une poussette, récents acteurs tous les deux du miracle de la vie ; et ils passent devant un vieux monsieur courbé, assis sur un banc, un témoin de la vie « volée par le temps » …
Ce sont là des miracles. L’homme recherche des explications plus ou moins élaborées, en tentant de faire paraître « logiques » et « naturelles » toutes les choses que Dieu a faites, mais nombre d’entre elles continuent à être des mystères que la science ne peut expliquer.
Lorsqu’Il était sur la terre, le Seigneur Jésus a accompli beaucoup de miracles : il a guéri de très nombreux malades, Il a rendu la vue à des aveugles et la parole à des muets, Il a fait entendre des sourds, Il a fait marcher des boiteux et des paralytiques, Il a multiplié des pains… Il était Dieu, sans aucun doute, et ces signes miraculeux avaient pour but de le démontrer.
Mais Il a été condamné à mort et crucifié. Et alors, deux immenses miracles se sont produits :
– sur la croix, Jésus a triomphé de toutes les puissances du mal, de Satan et de tous les esprits malins ;
– et, surtout, sur cette croix, Il s’est chargé de tous nos péchés et en a subi à notre place, Lui, la condamnation et le châtiment de Dieu ! Il « a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pier. 2. 24).
Réfléchissez : comment Dieu, saint et juste, pourrait-Il pardonner nos péchés, passer par-dessus tous les blasphèmes, l’indifférence, toutes les provocations des incrédules, ainsi que les accusations injustes qui Lui ont été adressées ? Cela est absolument impossible. Pour Dieu, on ne peut passer de « coup d’éponge » – comme on dit – sur les torts et les injustices, et ne plus y penser. Le péché doit être condamné, et toute transgression de Sa volonté doit venir en jugement et recevoir la condamnation qu’elle mérite.
Maintenant, pour nous tous, pécheurs et désobéissants, le jugement de Dieu signifierait l’enfer, c’est-à-dire une éternité de souffrances et de terreur. Voilà pourquoi Dieu, qui aime Sa créature, « n’a pas envoyé son Fils dans le monde, afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en Lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas en lui est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 17 et 18).
C’est là le plus grand miracle, digne de Dieu : le miracle de Son amour !
Malheur à qui le méprise ! Malheur à celui qui n’en tient pas compte ! Il n’y a pas de pardon pour celui qui refuse le don du salut, que Dieu, aujourd’hui encore – mais nous ne savons pas jusqu’à quand – offre à tous ceux qui se repentent de leurs péchés, et reçoivent le salut de Dieu avec foi, joie et reconnaissance.

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

DOXOLOGIES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT

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DOXOLOGIES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT

 

« Eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge et ont vénéré et servi la créature plutôt que Celui qui l’a créée, lui qui est béni éternellement. Amen ! » Rom. 1. 25.

1) La puissance de Dieu en création.
Une doxologie est un terme théologique décrivant une louange exprimée ou un hymne à Dieu en relation avec un attribut ou une œuvre de Dieu. Le mot lui-même vient du grec : doxos = louange, honneur ou gloire – et logia : une parole ou une expression. Il est à noter que les doxologies se terminent par un Amen d’insistance. Dix-sept doxologies sont rapportées dans le Nouveau Testament.
En Romains 1, nous trouvons la première des quatre doxologies rapportées dans cette épître remarquable. Dans le premier chapitre, l’apôtre Paul parle des Gentils. Ils n’avaient pas la Loi ni les prophètes comme les avaient les Juifs (Rom. 3. 1 et 2) ; en fait, ils n’avaient pas de révélation directe de la part de Dieu. Cependant, ce que les nations avaient, c’était le témoignage de la puissance et de la gloire de Dieu comme étant le Créateur. En contemplant les merveilles de la création, ils auraient pu parvenir à la connaissance de Dieu, car Dieu Se manifeste en cela (ch. 1. 19). « Ce qu’on peut connaître de Dieu » comme Créateur était clairement vu et connu par l’humanité depuis la création du monde, à savoir « sa puissance éternelle et sa divinité » (v. 20). Dans leur conscience et dans leur intelligence, ils savaient que tout ce qui existe a été créé par le Dieu vivant, et non pas au hasard, matériellement, ex nihilo : à partir de rien. Cependant, ils devinrent ingrats et se détournèrent de Dieu ; ils adorèrent des images créées – l’essence de l’idolâtrie.
La vérité de la puissance et de la divinité éternelles de Dieu suscite de la louange dans le cœur de l’apôtre : Dieu est « béni éternellement. Amen ! »
Le premier jour de la semaine, en particulier, soyons conscients de cela, nous aussi, et rendons grâce pour la grandeur et la puissance de notre Dieu qui a créé et qui soutient toutes choses. Il n’est pas seulement notre Sauveur, mais aussi notre Créateur. Toute la gloire Lui revient !

« J’ai souhaité être anathème, séparé du Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites … ils sont les pères, et c’est d’eux que, selon la chair, est issu le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! » Rom. 9. 3 à 5.

2) Christ est Dieu.
Ce chapitre débute une nouvelle section de l’épître aux Romains, qui regarde à Israël quant à son passé, son présent et son avenir (ch. 9 à 11). Dans le verset ci-dessus, l’apôtre exprime son profond désir : que ses compatriotes se tournent vers Christ. Il reconnaît la place spéciale qu’a Israël dans la suite des dispensations de Dieu : ils avaient la Loi, les promesses, et encore davantage. Quant à la dispensation, ils étaient proches de Dieu, alors que les Gentils en étaient éloignés (Éph. 2. 13).
Mais la plus grande distinction qui sépare Israël de tous les autres, c’est que, par eux, Christ, humainement, est venu en chair dans ce monde. Et Christ est une Personne divine, Il est Dieu manifesté en chair ! Ce fait extraordinaire est le fondement sur lequel repose le christianisme.
Sans cette réalité précieuse, tous les autres côtés de la foi chrétienne s’effondrent en poussière. Christ est venu et Il est Jéhovah, l’Éternel des armées. L’Écriture proclame cette vérité comme étant un fil d’or tissé au travers de toute la Parole. Il est Celui qui, né d’une vierge, est « dès les jours d’éternité » (És. 7. 14 ; Mich. 5. 2). Il était la Parole avant qu’il y ait eu un commencement quelconque, et le fait pour Lui d’être égal à Dieu n’était pas un « objet à ravir » (Jean 1. 1 ; Phil. 2. 6). Il était le « Je suis » avant l’existence d’Abraham, et le Créateur, le Soutien de toutes choses par la Parole de Sa puissance (Col. 1. 16 et 17 ; cf. Héb. 1. 2 et 3).
Est-il étonnant que l’apôtre ne puisse pas s’empêcher – quand il mentionne le fait merveilleux de la descendance sur la terre de Christ selon la chair, et de Sa venue dans le monde – de s’exclamer que « Jésus Christ est Dieu béni éternellement ! » Il n’y a pas de vérité plus impressionnante et plus élevée dans tout l’univers. Adorons-Le !

« Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement. Amen ». Rom. 11. 36.

3) La profondeur de la sagesse de Dieu.
Cette doxologie-ci est la conclusion d’une section importante de l’épître, qui traite du plan des dispensations de Dieu pour Israël. Ce ch. 11 répond aux questions : – Si Dieu appelle maintenant les Gentils pour le salut, qu’arrive-t-il alors de toutes les promesses particulières qu’Il a faites à la nation d’Israël ? En a-t-Il fini avec eux en tant que nation ? Les a-t-Il rejetés pour toujours ? Paul répond à ces questions  par un « Absolument pas ! » catégorique (ch. 11. 1).
Le fait principal que l’apôtre fait ressortir dans cette section de l’épître, c’est la souveraineté de Dieu. La chute présente d’Israël a eu pour résultat que les richesses de l’Évangile sont offertes aux Gentils (ch. 11. 11 et 12). Mais si l’échec d’Israël a amené une telle bénédiction aux nations, combien plus le fera sa plénitude ! Si l’état présent de réjection d’Israël a apporté la réconciliation au monde des Gentils, « que sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts ? » (ch. 11. 15). Leur conversion nationale au cours de la grande tribulation aura pour résultat la vie d’entre les morts pour le monde – le réveil et la restauration du monde entier des nations pendant la période du royaume, le Millénium ! L’état présent d’Israël, d’aveuglement moral, est un acte de la justice souveraine de Dieu, mais il n’est pas définitif ; à la fin « tout Israël sera sauvé » (ch. 11. 25).
Les voies de Dieu sont insondables et indiscernables. Qui a été Son conseiller ? (ch. 11. 33 à 35). Nous discutons quelquefois des voies de Dieu et de Ses interventions souveraines. Des théologies choquantes ont été inventées pour expliquer et cacher les contradictions apparentes entre la responsabilité de l’homme et la souveraineté de Dieu. Mais au lieu d’essayer de tout expliquer, ne devrions-nous pas plutôt, comme Paul, nous incliner devant Dieu ? Pensons à Sa souveraineté et à Sa sagesse, et adorons-Le ! « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement ! Amen ».

« Or à Celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels (mais il a été manifesté maintenant et, par des Écrits prophétiques, il a été donné à connaître à toutes les nations)… au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, à lui la gloire éternellement ! Amen ». Rom. 16. 25 à 27.

4) Le mystère rendu manifeste.
Nous passons souvent rapidement sur ces doxologies, spécialement sur celles qui terminent une épître, en les considérant peut-être simplement comme une belle conclusion à une longue lettre. Ou bien, comme dans le cas du verset ci-dessus, les expressions de Paul peuvent nous apparaître étranges et difficiles à comprendre (2 Pier. 3. 15 et 16). Mais il a plu au Saint Esprit de nous les consigner. Si nous prenons du temps et que nous dépendons de Son aide, nous y découvrirons beaucoup de choses précieuses pour notre âme.
L’apôtre Paul place ici devant nous le « mystère ». Un mystère, dans le sens de ce mot dans le Nouveau Testament, est quelque chose qui avait été précédemment caché et incompréhensible à l’intelligence humaine, mais qui est maintenant révélé aux enfants de Dieu. Ce mystère, c’était que les croyants juifs et ceux des nations deviendraient membres d’un « seul corps », un « nouvel homme », chose qui n’avait pas existé auparavant. (Éph. 2. 15 et 16). Cela était caché aux prophètes de l’Ancien Testament, mais était maintenant révélé aux prophètes du Nouveau testament (Éph. 3. 5 à 9). Que les Gentils seraient sauvés n’était pas un fait caché – les prophètes en parlaient – mais ils ne concevaient pas une assemblée composée de Juifs et de gens des nations. Il faut préciser ici que les « écrits prophétiques » dans notre texte ne sont pas les anciens prophètes, mais les Écrits du Nouveau Testament.
Ce fait n’est pas une chose de peu d’importance ; c’est quelque chose de beaucoup plus grand que le seul salut ou une place au ciel ! Nous sommes « membres de Christ », et liés, spirituellement, avec tous les croyants, où qu’ils soient. Le désir de Dieu, c’est que nous soyons établis dans l’évangile mais aussi dans le mystère qu’Il a révélé. Aujourd’hui, donnons gloire à « Dieu qui seul est sage », et adorons-Le !

« Notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Gal. 1. 4 et 5.

5) Christ s’est donné Lui-même pour nos péchés.
Cette doxologie est quelque chose d’unique, non pas quant à son contenu, mais quant à sa position dans cette épître ; elle fait partie de l’introduction de Paul dans sa lettre aux Galates. Il mentionne d’abord que son autorité comme apôtre n’avait pas son origine dans l’homme, mais lui venait de Dieu le Père et de Jésus Christ (v. 1). Il rappelle ensuite que Christ est mort pour nos péchés. Alors vient la doxologie « … à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ».
Le sens et la raison de cela sont compréhensibles quand nous le voyons dans le contexte de ce qui arrivait aux saints en Galatie. Ils avaient été influencés par de faux docteurs qui leur enseignaient qu’ils devaient observer la Loi de Moïse. L’apôtre Paul, à juste titre, nomme cela une attaque contre les fondements du christianisme, qui est un régime de grâce et non de loi (Jean 1. 17 ; Rom. 6. 14). Il est frappant de comparer la position de Paul vis-à-vis des Galates avec son attitude envers les saints de Corinthe. A Corinthe il y avait tous les genres de désordre dans l’assemblée, et même de l’immoralité. Alors que Paul, dans certaines occasions, leur adresse de sévères reproches, cependant en même temps il exprime beaucoup d’affection pour eux. Mais l’erreur doctrinale en Galatie était l’objet de froids reproches et d’anathème au début même de l’épître (Gal. 1. 6 à 9). Quelquefois nous sommes choqués par de l’immoralité chez des chrétiens, mais sommes indifférents quant à leurs fausses doctrines. La position de l’apôtre se montre opposée à cela.
Le Seigneur Jésus « s’est donné Lui-même pour nos péchés afin de nous retirer du présent siècle mauvais ». Le salut n’est pas reçu par la Loi mais par la merveilleuse grâce de Dieu en Christ. Nous devons rendre grâce sans cesse pour cela. C’est le fondement sur lequel nous nous tenons. Gloire soit à Dieu « aux siècles des siècles ! Amen ! »

« Or, à Celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le Christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen ». Éph. 3. 20 et 21.

6) La puissance qui opère en nous.
Avez-vous déjà imaginé quelque chose de vraiment grand, que Dieu pourrait faire pour vous ?
Eh bien, quoi que ce soit ou que cela puisse être, Dieu a en réserve pour vous quelque chose qui sera infiniment plus grand et au-dessus de tout ce que nous pouvons imaginer ou concevoir.
Cette doxologie est la conclusion d’une longue parenthèse qui commence au v. 2, et se trouve entre deux mentions que fait l’apôtre Paul de lui-même comme étant prisonnier (cf. ch. 3. 1. et 4. 1). Ce passage entre parenthèses révèle le mystère extraordinaire de Christ et de l’Assemblée, qui était inconnu des prophètes, mais qui est maintenant révélé par le ministère de Paul (ch. 3. 3 à 9). Nous sommes membres d’une nouvelle entité, le corps de Christ, qui n’a rien à faire avec des distinctions géographiques, ethniques ou religieuses – cela dépasse quoi que ce soit qui ait jamais été imaginé ou prophétisé par qui que ce soit.
Et non seulement cela, mais il y a une « puissance qui opère en nous ». Cette puissance a agi envers nous quand Christ est mort et a été ressuscité à la droite de Dieu (ch. 1. 19). Et actuellement cette puissance agit en nous. Comment cela se peut-il, alors que je ne ressens rien ? En fait, il peut y avoir des jours pleins d’anxiété, de découragement, de dépression, et de nombreux sentiments contraires. Où se trouve alors la puissance ? – Ce n’est pas du tout une question de sensations, mais le fait que Dieu le Saint Esprit habite en nous, une puissance nous donnant la connaissance de cette nouvelle position qui est la nôtre comme étant une réalité présente (Éph. 2. 22). L’apôtre adore Dieu à la pensée de cette puissance accordée à des pécheurs, et de ses implications pour leur avenir : « à lui gloire… pour toutes les générations du siècle des siècles. Amen ! ». Nous n’avons cependant pas à attendre d’être au ciel pour cela : nous pouvons commencer dès maintenant à rendre gloire à Dieu.

« Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus. Or à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Phil. 4. 19 et 20.

7) Il est répondu à tous nos besoins.
L’épître aux Philippiens est le livre de la véritable expérience chrétienne. C’est le fait de suivre un Christ connu qui est dans la gloire, et d’avancer à Sa rencontre, en faisant l’expérience, tout au long du chemin de la vie chrétienne ici-bas, de privations et d’abondance, de hauts et de bas, d’épreuves et de victoires.
L’apôtre Paul connaissait toutes ces choses, de sa propre expérience comme serviteur et missionnaire dévoué de Christ. Les chrétiens de Philippe et de Thessalonique, qui vivaient dans la pauvreté en Macédoine, avaient envoyé à Paul un don pour le soutenir dans son ministère (2 Cor. 8. 2 à 4). En fait cette épître est réellement la lettre de remerciements de Paul pour le don reçu, mais Paul étant Paul, il exprime beaucoup plus qu’un simple merci. Il avait appris à être content quel que soit son état, qu’il soit dans l’abondance ou les privations – la puissance de Dieu le fortifierait (Phil. 4. 12 et 13). C’est pourquoi il pouvait dire aux pauvres Philippiens : « Mon Dieu comblera tous vos besoins », parce qu’il avait appris cela par sa propre expérience. Il ne leur disait pas quelque chose qu’il n’ait pas lui-même expérimenté ; de la même manière, Dieu répondrait abondamment à leurs besoins (v. 19).
C’est ce qui rend si intéressante ici la doxologie de Paul. Tout de suite après la pensée que Dieu pourvoirait « selon ses richesses en gloire », il doit rendre grâce pour cela. Mais cette fois, il ne donne pas, comme auparavant, gloire à « mon Dieu », mais plutôt à « notre Dieu ». Lui, comme ses chers Philippiens, recevaient les grâces de Dieu pour leurs besoins quotidiens. Hudson Taylor a dit une fois : [L’œuvre de Dieu, accomplie selon la pensée de Dieu, ne manquera jamais des provisions de Dieu]. Dieu n’a-t-Il pas répondu à tous nos besoins, temporaux et spirituels ? N’a-t-Il pas abondé en grâce envers nous en sauvant notre âme ? Donnons gloire et honneur à notre Père. Amen !

« Or, qu’au Roi des siècles, l’incorruptible, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire aux siècles des siècles. Amen ». 1 Tim. 1. 17.

8) Le salut des pécheurs.
L’apôtre Paul écrit à Timothée, son enfant dans la foi, pour l’encourager dans son ministère. Au tout début de sa lettre, l’apôtre met fortement en contraste, et en termes clairs, le légalisme et la grâce souveraine de Dieu. (ch. 1. 7 et 8). Cette question était un sujet de première importance au début de l’Église, comme nous le voyons en Act. 15 et dans de nombreuses épîtres de Paul – en particulier en 2 Corinthiens, Galates et Colossiens. En fait, cela a été à l’ordre du jour tout au long de l’histoire de l’Église et jusqu’à maintenant. Paul n’aurait pas pu être plus clair dans son enseignement : le salut, comme la sanctification, nous viennent par la grâce et non par la Loi. Certains admettent que le salut n’est pas par la Loi, mais disent que nous sommes sous la loi morale pour notre marche – mais même pour cela, Paul dit que « le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n’êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce » (Rom. 6. 14).
Paul se sert de son propre cas comme exemple : bien qu’il ait été très religieux et sans reproche quant aux aspects extérieurs de la Loi, il avait pourtant été un persécuteur et un meurtrier des chrétiens – le premier des pécheurs (1 Tim. 1. 15 ; Phil. 3. 6). Mais Dieu, dans Sa grâce et Sa miséricorde merveilleuses, l’avait appelé par Christ au moment précis où il était en train de pourchasser les chrétiens ! Il affirme de plus que sa conversion était un exemple pour d’autres (ch. 1. 16) : si Dieu avait pu le sauver, lui Paul, Il était capable de sauver qui que ce soit !
Cela pousse l’apôtre à s’exclamer dans une doxologie enflammée, qui magnifie la grandeur de Dieu dans Ses attributs. Il est le Roi des siècles, incorruptible (sans risques possibles de péché ou de déclin), invisible (personne n’a jamais vu Dieu, mais le Fils L’a fait connaître (Jean 1. 18), le seul Dieu (il n’y en a pas d’autre et il ne peut pas y en avoir d’autre). Quel Dieu ! Quel Sauveur plein de grâce !

« Le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir – à lui honneur et force éternelle ! Amen ». 1 Tim. 6. 15 et 16.

9) Le Souverain béni.
La première épître de Paul à Timothée s’ouvre sur une doxologie, et se termine par une autre, et dans chacune d’elles Paul célèbre les attributs de Dieu (ch. 1. 17 ; 6. 15 et 16). Toutefois, dans ce ch. 6, la doxologie n’est pas en relation avec la grâce de Dieu comme au ch. 1, mais elle apparaît dans la lumière d’un appel solennel à l’ « homme de Dieu » (ch. 6. 11).
Paul engage Timothée – et ainsi quiconque aspire à être un homme de Dieu – à poursuivre une vie de sainteté et à combattre « le bon combat de la foi » (ch. 6. 12). Il devait faire une « belle confession » devant les hommes (ch. 6. 12). Nous devons tous être des témoins pour Christ d’une manière ou d’une autre, mais certains sont appelés à rendre un témoignage public devant des hommes – Paul exhortait Timothée dans ce cas précis. Il présente le Seigneur Jésus comme un modèle de cela quand Il a fait Sa belle confession devant Pilate ; Christ est toujours notre modèle dans le service et le témoignage. L’apôtre exhortait Timothée à remplir cette charge de manière irréprochable jusqu’à l’apparition de Christ (ch. 6. 14). Il n’est pas fait allusion ici à l’enlèvement, mais à la venue de Christ en gloire ; Son apparition manifestera nos œuvres et nos récompenses. Aucun homme ne peut voir Dieu, qui demeure dans « la lumière inaccessible », mais le Seigneur Jésus Christ manifestera les gloires de Dieu à l’univers, à Son apparition, « au temps propre », ce qui signifie que cela arrivera en un temps déterminé par Dieu. Christ est le « bienheureux Souverain », le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Il a été ressuscité d’entre les morts et manifestera les gloires du Dieu invisible. A Lui soient « honneur et force éternelle ! Amen ». Le monde viendra bientôt sous le gouvernement de ce Souverain plein de bonté et de gloire ! Jusque-là, adorons-Le et honorons-Le !

« Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste. A lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen ». 2 Tim. 4. 18.

10) Conservés pour le ciel.
Vous faites-vous quelquefois du souci quant à ce qui est d’arriver au ciel, ou du moins craignez-vous de faire une chute grave avant d’y atteindre ? – Les chrétiens véritables, bien sûr, ne doivent pas avoir de l’anxiété à cet égard ; mais pour certains, leur assurance semble être vacillante. C’est particulièrement le cas quand ils sont occupés de toutes les choses qui seraient susceptibles de les faire trébucher : le monde, la chair, et les ruses du diable. Si vous avez vécu cette expérience, la méditation de ce jour est pour vous. La doxologie de Paul, ici, exalte la grâce protectrice de Dieu en face des difficultés.
De ce que l’apôtre Paul disait à Timothée : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste », certains en ont déduit que Paul voulait dire que le Seigneur empêcherait qu’il souffre et qu’il meure pour Christ. Mais ce n’est pas juste. Paul était certain que son martyre était proche : « Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le temps de mon départ est arrivé… j’ai achevé la course » (ch. 4. 6). Ce qui préoccupait Paul, c’est que le Seigneur puisse l’aider et le fortifier, de peur que quoi que ce soit ne trouble son témoignage, ou que, étant sous la pression, il renie le Seigneur. Le Seigneur l’avait déjà fortifié et délivré « de la gueule du lion » (ch. 4. 17) dans une occasion récente. Non, il n’avait pas de doutes quelconques. Paul était persuadé que le Seigneur « avait la puissance de garder ce (qu’il) lui avait confié jusqu’à ce jour-là » (ch. 1. 12). Il se tiendrait debout devant Néron et ferait une bonne déclaration de foi, la « belle confession » (1 Tim. 6. 12). . Le royaume céleste est à la porte ; Christ se tient à nos côtés comme Il l’a fait pour Paul : « Le Seigneur s’est tenu près de moi » (ch. 4. 16 et 17). « A lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen ».

« Que le Dieu de paix – qui a ramené d’entre les morts le grand Pasteur des brebis, dans la puissance du sang de l’alliance éternelle, notre Seigneur Jésus – vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, produisant en vous ce qui est agréable devant Lui, par Jésus Christ. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Héb. 13. 20 et 21.

11) Le grand pasteur.
Ce passage est en fait une prière qui se termine par une doxologie. La prière s’adresse à Dieu, et la doxologie est dirigée vers le Seigneur Jésus Lui-même. Cela indique qu’Il est une Personne divine, égal au Père, car aucun simple mortel ne peut ni ne doit recevoir de l’adoration, mais Dieu seul. Ce n’est pas seulement une prière et une doxologie, c’est aussi l’une des grandes bénédictions de la Bible à la fin de cette merveilleuse épître.
C’est là la seule référence directe à la résurrection de Christ dans l’épître aux Hébreux, qui généralement, insiste sur l’exaltation de Christ à la droite de Dieu. C’est « le Dieu de paix » qui a ressuscité Christ d’entre les morts – tellement différent des dieux des païens, remuants, capricieux et batailleurs. La paix était le mot réconfortant adressé aux disciples craintifs le jour de la résurrection (Jean 20. 19 et 26). Le Seigneur est le Grand Berger, de même que le Bon Berger et le Souverain Pasteur. Il est mort pour nous, Il vit pour nous, et Il va revenir pour nous (Jean 10. 11 ; 1 Pier. 5. 4).
Le sang de l’alliance éternelle est à la base de tout, la « nouvelle alliance en mon sang » qui est versé pour nous (Luc 22. 20 ; cf. Éz. 37. 26). Le but de la prière, ici, c’est que le Seigneur œuvre en nous pour faire Sa volonté ; que ce soit notre prière quotidienne pour nous et pour ceux que nous aimons ! C’est une prière à laquelle le Seigneur répondra – Il a déjà prévu nos œuvres, et c’est Sa puissance qui les accomplira (Éph. 2. 10 ; Phil. 2. 13). Croyons en Lui et faisons-Lui confiance : « A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ».

« Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui sont la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ». 1 Pier. 4. 11.

12) Oracles de Dieu.
Cette doxologie apparaît en relation avec le sujet du ministère dans l’assemblée ; c’est une des rares fois où l’apôtre Pierre s’exprime sur des questions pratiques de l’assemblée. C’est l’apôtre Paul qui donne le plus de directives sur ce sujet, comme nous pouvons le voir en 1 Cor. 12 à 14. Bien que certains groupements chrétiens aient abusé de ces chapitres, d’autres sont allés dans l’autre extrême et ont pratiquement supprimé ces chapitres de leur Bible, et les ont remplacés par un système clérical d’un seul homme – il est nécessaire que nous évitions ces deux erreurs.
Bien que les affirmations de Pierre sur le sujet, ici, soient brèves et moins détaillées que celles de Paul, elles ne sont pas moins claires – elles sont en fait très claires. Il n’est pas question ici de faire semblant d’avoir des dons miraculeux, mais de manière tout aussi importante, le système clérical est entièrement exclu aussi. Quand les premiers chrétiens se rassemblaient, la règle était : « si quelqu’un parle… », ce qui signifie qu’il y avait de la liberté pour tous les frères, à la seule condition que ce soit « comme oracles de Dieu ». Cela veut dire qu’ils devaient être conscients de parler comme étant la bouche de Dieu, ce qui est une pensée solennelle : « Prends garde à ton pied, quand tu vas dans la maison de Dieu, et approche-toi pour entendre, plutôt que pour donner le sacrifice des sots… Ne te presse point de ta bouche… que tes paroles soient peu nombreuses » (Éccl. 5. 1 et 2). La question ici, c’est de se confier en Dieu, et dans la direction du Saint Esprit et la capacité qu’Il donne. Attendons-nous à Lui pour l’adoration et le ministère « afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui sont la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ».

« Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, lui-même vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable. A lui la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ». 1 Pier. 5. 10 et 11.

13) Le Dieu de toute grâce.
Simon Pierre était revenu de loin : après avoir été un disciple défaillant, il a été l’un des principaux apôtres. Le Seigneur avait prédit la chute de Pierre et sa restauration en disant « Quand tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22. 32). Pierre, naturellement, vécut ce qui avait été prédit, et la grâce est une note dominante pour lui dans cette épître.
Dans le verset ci-dessus, nous pouvons voir la relation écrite de la manière dont l’apôtre fait usage de l’expérience faite dans sa propre vie pour fortifier ses frères, en priant pour eux et en les remettant au « Dieu de toute grâce ». Si quelqu’un a connu la grâce de Dieu en Christ, c’est bien Simon Pierre ! Pour lui, Dieu était « le Dieu de toute grâce » ! Quel titre merveilleux et combien vrai ! Oui, Il est « le Dieu de toute consolation », « le Dieu de patience », « le Dieu d’espérance », « le Dieu de paix », et « le Dieu de gloire ». (cf. 2 Cor. 1. 3 ; Rom. 15. 5, 13 et 33 ; Act. 7. 2) – mais par-dessus tout Il est le « Dieu de toute grâce ».
Pierre englobe beaucoup de choses dans cette affirmation, et il la termine par une doxologie. Oui, le Dieu de toute grâce nous a appelés à la gloire éternelle par le Christ Jésus ! La grâce a un but en vue. Dans l’intervalle, il se peut que nous connaissions des souffrances avant la gloire – ce qui a été le chemin de Christ Lui-même (Luc 24. 26) – mais Dieu emploie ces souffrances pour nous établir, nous fortifier, nous affermir spirituellement. Elles ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir (Rom. 8. 18).
Ce Dieu de grâce est digne de toutes nos louanges. Il nous a sauvés quand nous étions Ses ennemis. Il a envoyé Son Fils bien-aimé pour payer notre rançon, et Christ a enduré d’indicibles souffrances pour cela. Et quand nous nous sommes écartés, en tant que croyants, Il nous a restaurés par la même grâce. Adorons-Le : « A lui la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ».

« Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen ». 2 Pier. 3. 18.

14) Notre Seigneur et Sauveur.
Les deux épîtres de l’apôtre Pierre se terminent par une doxologie. Elles sont toutes deux centrées sur le sujet de la grâce. C’était quelque chose que Pierre connaissait personnellement, puisqu’il avait connu, non seulement la grâce du Seigneur en salut, mais aussi Sa grâce en restauration. La seconde épître a été écrite alors que l’apôtre Pierre avait en vue sa mort prochaine comme martyr. (2 Pier. 1. 13 à 15). Cela lui donne un caractère solennel  : c’est un avertissement devant la proximité de l’apostasie des derniers jours, et également quant au danger de l’influence toujours présente des faux prophètes.
Un autre point intéressant, c’est que Pierre mentionne l’expérience qu’il avait faite de voir le Seigneur transfiguré sur la « sainte montagne ». Il avait été témoin oculaire de la majesté de Christ (ch. 1. 16 à 18). Le Seigneur Jésus lui avait commandé de ne parler à personne de cet évènement jusqu’à ce qu’Il soit ressuscité d’entre les morts (Mat. 17. 9). Maintenant Pierre écrivait à ce sujet avant de connaître le martyre. Quand il avait été sur la montagne, il avait entendu Moïse et Élie parlant avec Christ de « sa mort qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 30 et 31). Et quelle mort c’était ! – La crucifixion romaine avec son ignominie, et la colère de Dieu venant sur Lui pour le péché – nos péchés (2 Cor. 5. 21) !
Lorsque Pierre termine son épître, il pense à la croissance spirituelle des croyants, de la même manière qu’il le faisait au début de l’épître (cf. ch. 1. 2 à 11). Nous avons besoin d’apprécier la connaissance de la grâce qui nous a sauvés, et de croître en elle. Cela seul produira du fruit dans notre vie. Cette grâce devrait nous occuper constamment, non pas seulement le jour du Seigneur, mais chaque jour. Il en sera ainsi durant toute l’éternité. « A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen ».

« Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire, dans l’allégresse – au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen ». Jude 24 et 25.

15) Capable de nous garder.
Le thème principal de l’épître de Jude, c’est l’apostasie des derniers jours. Jude remonte au tout début de cette apostasie, quand elle s’est introduite (v. 4), et va jusqu’à son jugement à la venue du Seigneur avec tous Ses saints (v. 14). L’apôtre Paul parlait de la même manière quand il écrivait, que « le mystère d’iniquité opère déjà » de son temps, et qu’il aboutirait à la manifestation de « l’inique », nommé aussi « l’homme de péché », qui sera détruit à l’apparition de Christ (2 Thess. 2. 3 à 8). C’est certainement là un tableau sombre, mais c’est aussi encourageant, par la pensée que l’iniquité a une limite.
Tant que le croyant se trouvera dans une scène qui prend cette direction – une direction annoncée par le Seigneur Jésus Lui-même, et par Ses apôtres – il sera toujours plus mis à l’épreuve pour se tenir debout pour Christ. Des épreuves surviendront sûrement, qui pourront coûter un poste de travail, ou bien les églises chrétiennes pourront être inquiétées de manières qui n’ont pas eu lieu dans le passé.
Il y a de nombreux pièges pour le chrétien, et si nous ne sommes pas vigilants ou que nous soyons insouciants, nous pouvons trébucher. Il ne fait pas de doute que c’est pour cela que Jude termine son épître comme il le fait : en recommandant les croyants à Dieu, qui est puissant pour les garder de broncher (cf. Héb. 7. 25). Il peut. Nous serons dans la gloire, dans la présence de la joie : notre joie et la Sienne, dans ce jour-là.
En vérité, c’est notre privilège de nous réjouir dans notre Dieu maintenant, de manière ouverte, le Jour du Seigneur. Louons-Le : « au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tous les siècles, et maintenant, et pour tout siècle ! Amen ».

« A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ». Apoc. 1. 5 et 6.

16) Celui qui nous aime et qui nous a lavés.
L’Apocalypse est un livre rempli de détails prophétiques, mais ce n’est pas ce qui est son sujet. Son sujet, c’est Jésus Christ révélé comme étant de droit l’héritier et le gouverneur de toutes choses. Le rouleau scellé de sept sceaux sera placé, par Dieu le Père, dans les mains de l’Agneau (Apoc. 5. 1 à 7 ; cf. Ps. 2. 8 et 9). Ce rouleau contient la révélation du propos et du conseil de Dieu relativement à la terre – ce qui révèle l’Héritier de droit qui a un titre sur toutes choses. Des jugements sont inclus dans le rouleau, parce que la terre doit être purifiée de l’iniquité avant que le royaume glorieux ne soit révélé (Apoc. 6. 1 à 17 ; cf. Mat. 13. 41 à 43).
Dans le passage ci-dessus, avant que les évènements annoncés dans le livre ne soient développés, nous voyons l’Église décrite comme un royaume de sacrificateurs – et ils ne gardent pas le silence. Les évènements qui sont sur le point d’être révélés ne les impliquent pas exactement eux-mêmes ; ils concernent plutôt Israël et les nations de la terre. Cependant, les sacrificateurs ne peuvent pas se retenir de rendre honneur à leur Seigneur. C’est comme un grand général qui marche dans un défilé de parade, et dont l’épouse et les enfants s’exclament fièrement : – C’est mon mari ! C’est mon père ! De même l’Église peut dire : – Cette Personne royale est Celui qui est mort pour nous ! Nous disons : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ».  Quelques versions de la Bible traduisent par erreur le mot qui parle d’amour ici, au passé – celui qui nous a aimés. Mais c’est un fait réellement présent et permanent. « Celui qui nous aime ». Il est vrai qu’Il m’a aimé, et qu’Il a aimé l’Assemblée (Gal. 2. 20 ; Éph. 5. 25), mais il est également vrai et béni qu’Il nous aime continuellement. Il « nous a lavés » par Son sang précieux ! Comme étant un royaume de sacrificateurs, nous n’avons pas à attendre le ciel pour Le louer : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ».

« Tous les anges se tenaient autour du trône,  des Anciens et des quatre Vivants ; et ils tombèrent sur leurs faces devant le trône et rendirent hommage à Dieu, en disant : Amen ! La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force, à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ». Apoc. 7. 11 et 12.

17) Adorer Dieu et l’Agneau.
C’est ici la dernière doxologie de la Bible. C’est la réponse à la vision d’« une grande foule que personne ne pouvait dénombrer, de toute nation et toutes tribus, peuples et langues ». Ces innombrables personnes, vêtues de longues robes blanches, se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, disant : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau ». Nous apprenons plus loin qu’elles avaient été sauvées lors de la grande tribulation avec toutes ses horreurs et ses souffrances. L’Église aura été enlevée auparavant – nous la voyons représentée par les Anciens autour du trône. Dieu est encore un Dieu Sauveur, même dans les temps les plus sombres de l’apostasie, alors qu’Il juge les humains dans le monde pour leurs iniquités !
Ce fait est tellement extraordinaire qu’il motive les Anges et les anciens – qui représentent les croyants enlevés au ciel – à s’exclamer dans une doxologie d’adoration, qui commence et se termine par un « Amen ! » Ils magnifient et glorifient Dieu pour Sa sagesse, Son pouvoir, et Sa puissance. Ils adorent Dieu : Dieu cherche des adorateurs hors de la grande multitude d’humains pécheurs, tombés (Jean 4. 23). Cela n’est-il pas merveilleux à nos yeux ? Les anges, ici, adorent, mais ce n’est pas à cause de leur propre salut – car ils ne sont pas les objets de la grâce de Dieu (1 Pier. 1. 12), mais servent pour le salut d’hommes pécheurs. Que ce soit les croyants de l’Ancien Testament, ceux qui composent l’Église actuellement, ou ceux des nations, sauvés hors de la grande tribulation dans l’avenir, ces adorateurs ont tous quelque chose en commun. Tous avaient été des hommes perdus, pécheurs, et ils ont tous été lavés dans le sang de l’Agneau.
« La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force, à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ».

 

D’après The Lord is near Mai 2021
B. Reynolds

 

LIBÉRÉS DU PÉCHÉ POUR UNE NOUVELLE VIE

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Ne pèche plus. Jean 5. 14.
Romps avec tes péchés. Dan. 4. 27.

 

LIBÉRÉS DU PÉCHÉ POUR UNE NOUVELLE VIE

Dans l’évangile selon Jean, Jésus a dit ces paroles à un homme infirme qu’il venait de guérir : « Ne pèche plus ». Cet homme avait été malade pendant 38 ans et il venait d’être guéri d’une manière miraculeuse. Tout semblait maintenant devoir bien aller pour lui, mais le Seigneur avait à s’entretenir avec lui d’une question à laquelle il ne pensait sans doute pas : le péché.
Or, le péché, cela signifie vivre et se conduire sans se préoccuper de la volonté de Dieu. Et cela nous concerne tous.
Quiconque connaît de graves problèmes désire en être débarrassé aussi vite que possible. Et alors, beaucoup de gens prient. Et quelquefois Dieu leur accorde effectivement l’aide dont ils ont besoin. La maladie – ou un problème quelconque – disparaît ; et la vie peut reprendre son cours normal. Mais alors ces paroles gênantes s’adressent de nouveau à nous et atteignent notre conscience : « Ne pèche plus ».
Nous voyons cela si facilement chez les autres : égoïsme, manque d’amour, etc. Mais là il s’agit de nos propres péchés. Dieu les voit bien.
Quiconque essaie de vivre une vie parfaite s’aperçoit bientôt que, finalement, il n’y arrive pas. Ce dont nous avons besoin, c’est du pardon de nos fautes passées, et aussi de la force nécessaire pour mener une vie nouvelle. Seul Jésus Christ peut nous apporter pardon et force, parce qu’Il a souffert sur la croix pour nos péchés. Nous devons les confesser franchement devant Dieu et nous reposer avec foi sur l’œuvre rédemptrice de Christ. Nous serons alors pardonnés et libérés du fardeau oppressant de nos péchés.
Alors, la nouvelle vie que tout croyant reçoit de Dieu se manifestera d’une manière remarquable. Nous ressentons tout à coup l’horreur d’une vie de péché, et nous nous réjouissons dans tout ce qui plaît à Dieu.
Alors, avec la force que Dieu nous donne, nous pouvons vivre heureux, à Son honneur et à Sa gloire.

 

D’après « The Good Seed » mai 2021

 

GUERRES DE RELIGION

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Et Caïn parla avec Abel son frère ; et il arriva, comme ils étaient aux champs, que Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua. Gen. 4. 8.

 

 

GUERRES DE RELIGION

On peut dire que cet homicide a été la première guerre de religion de l’histoire de l’humanité. Abel était fidèle à Dieu et agissait selon Sa volonté en offrant des agneaux de son troupeau : Dieu Lui-même avait dû sacrifier des animaux pour revêtir de vêtements de peau le père et la mère d’Abel, qui étaient tombés dans le péché. Caïn, au contraire, prétendait adorer Dieu à sa façon, en Lui offrant des fruits d’une terre que Dieu avait maudite à cause de la faute de l’homme. Abel était reconnaissant à Dieu, Caïn non ; et les deux savaient cela. Et voilà que naît l’envie, la jalousie, la haine.
Depuis ce jour-là, les questions de foi n’ont jamais cessé d’exalter les âmes. Il ne faut pas s’étonner si beaucoup prennent les guerres de religion comme prétexte pour refuser tout ce qui a trait à la foi.
Mais la cause véritable de la violence et de la criminalité n’a jamais été la foi, mais bien plutôt l’arrogance et l’orgueil de l’homme. La foi véritable se confie dans le Dieu d’amour et aime les autres. Celui qui, au contraire, prend les armes, veut imposer par la force ses propres idées, étant animé par un sentiment pervers de domination et de pouvoir.
C’est ce qui s’est passé entre Caïn et Abel.
La foi, ainsi que la Bible nous l’enseigne, part du fait que l’homme est pécheur et a besoin d’un Sauveur. Caïn ne voulait pas d’un Sauveur, ni de la paix avec Dieu ; il voulait gagner la faveur de Dieu par ses propres œuvres, en Lui offrant des fruits de la terre qu’il avait cultivée lui-même.
Son frère Abel, au contraire, avait compris que le pécheur ne peut être réconcilié avec Dieu que si quelqu’un meurt pour lui, paye pour lui – un substitut. Comment était-il arrivé à cette connaissance ? « Par la foi », nous dit la Bible : « Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par ce sacrifice, il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu lui-même rendant témoignage à ses dons » (Héb. 11. 4).
L’évangile nous enseigne que Jésus Christ est « la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2. 2), Lui qui est « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
La foi en Lui est l’unique chemin qui conduit à Dieu. Ce ne sont pas les religions, quand bien même elles s’inspireraient de quelque principe de la Bible, qui peuvent réconcilier l’homme avec Dieu. Il faut que le péché soit ôté, effacé, et le seul qui ait pu accomplir cela, c’est le Seigneur Jésus, par Son sacrifice sur la croix.
Cher lecteur, reconnaissez que vous êtes un pécheur perdu ; confessez-le à Dieu et recevez avec foi et reconnaissance le pardon et le salut qu’Il vous offre dans Sa grâce et Sa miséricorde infinies. « Le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).
« Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 9).

 

D’après « Paroles de grâce et de vérité »

 

BESOIN D’UN SAUVEUR

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Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes. 2 Cor. 5. 19.
Jésus Christ… a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile. 2 Tim. 1. 10.

 

BESOIN D’UN SAUVEUR

 

L’extraordinaire complexité du corps humain démontre l’intelligence du Créateur qui l’a formé.
Dieu a créé les êtres humains, Il les aime et désire avoir une relation avec eux. Toutefois cette prodigieuse créature est destinée à mourir un jour. La Parole de Dieu le déclare : la sentence de mort pèse sur l’être humain depuis qu’il a désobéi au Créateur et qu’ainsi le péché est entré dans le monde (Rom. 5. 12). Mais alors, pour nous pécheurs, la mort est-elle donc l’unique perspective ?
– Grâce à Dieu, il n’en est pas ainsi !
Il est vrai que le péché a créé une séparation entre Dieu et l’homme (És. 59. 2), mais « Dieu a envoyé Son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).
Il était nécessaire que Jésus meure pour effacer nos péchés et nous donner une nouvelle vie, une vie éternelle ! Pour cela, Jésus s’est laissé clouer sur la croix ; mais Il est ensuite ressuscité et Il a établi une relation d’amour entre Dieu et ceux qui acceptent par la foi ce salut parfait, offert gratuitement.
Pouvons-nous comprendre le prix que notre vie a pour Dieu ? – Une valeur infinie ! Il n’y a pas de plus grand amour que celui de sacrifier sa propre vie pour ceux qu’on aime, comme le Seigneur Jésus l’a fait, (Jean 15. 13).
« En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ; en ceci est l’amour : … en ce que Dieu nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 9).

 

D’après « Il buon seme » mai 2021

 

AMOUR POUR JÉSUS CHRIST

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AMOUR POUR JÉSUS CHRIST

 

En ceci est l’amour : non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima… Et nous, nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous… Nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier. 1 Jean 4. 10, 16 et 19.
Jésus lui dit : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ?… Et il lui dit : Seigneur, toi tu sais tout, tu sais que je t’aime. Jean 21. 16 et 17.
Si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. 1 Cor. 8. 3.

Avant d’aller à la croix, Jésus, pour ainsi dire, prend congé de Ses disciples et leur rappelle de quel amour Il les aime :
– « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés », leur dit-Il (Jean 15. 9).
– « Tu les as aimés comme tu m’as aimé », dit-Il au Père en parlant d’eux (Jean 17. 23).
Et plusieurs fois Il parle aussi de leur amour pour Lui en retour :
– « Si vous m’aimez… ; si quelqu’un m’aime… ; si vous m’aimiez… ; parce que vous m’avez aimé… ».
– « Si (ou : Puisque) vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14. 15). Les disciples avaient suivi Jésus et L’aimaient, et Il le savait. Alors, puisqu’ils L’aiment, cet amour doit se manifester dans leur vie : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime » (Jean 14. 21).
– « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole » (Jean 14. 23). Dans ce verset, le Seigneur Jésus se tourne plus directement vers le croyant. Garder « Sa parole », c’est plus que garder « Ses commandements », parce que cela sous-entend que l’on vit dans une communion intime avec le Seigneur. On montre ainsi qu’on le connaît et que l’on veut garder Son enseignement dans le cœur afin de le vivre de façon pratique.
– « Si vous m’aimez… si quelqu’un m’aime… » (Jean 14. 15 et 23). Aimer Jésus est une prédisposition du cœur qui ne se manifeste pas bruyamment. Mais celui qui L’aime cherche tout d’abord Son approbation, qui a une grande valeur pour Lui !
– « Si vous m’aimiez, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » (Jean 14. 28). Les disciples, attristés à la pensée de Son départ, étaient concentrés sur eux-mêmes et ne considéraient pas la joie du Seigneur Jésus de retourner « au Père ». Ce doux reproche nous fait sentir l’étroitesse de notre cœur et l’imperfection de notre amour pour Lui.
– « Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé » (Jean 16. 27). Jésus ne les laisse pas avec ce reproche sur le cœur. Il sait que les disciples L’aiment vraiment, même s’ils sont faibles. Le Père les aime justement parce qu’ils L’ont aimé, Lui, en contraste avec tant d’hommes desquels Jésus a pu dire : « Ils ont à la fois vu et haï aussi bien moi que mon Père » (Jean 15. 24).
– « Simon… m’aimes-tu ? » (Jean 21. 15 à 17). Cette question, qui lui est adressée par trois fois, touche le cœur de Simon Pierre. Jésus se tourne personnellement vers lui, qui L’a renié trois fois. Pierre se repent de son comportement, mais se confie au Seigneur, qui connaît son amour pour Lui : « Tu sais que je t’aime » (terme exprimant l’affection). Et Jésus ne le contredit pas ! Au contraire, Il lui confie la mission de prendre soin de Ses agneaux et de Ses brebis.
Certainement, notre amour pour le Sauveur ne sera jamais à la hauteur du Sien ; le nôtre est tellement imparfait, parfois vacillant… Mais Jésus voit cet amour dans le cœur des Siens ; c’est Lui qui l’a produit, en réponse à Son amour parfait. Non seulement Il ne le méprise pas, mais Il s’emploie à le faire croître jour après jour. « Que votre amour abonde encore de plus en plus en connaissance et toute intelligence, pour que vous discerniez les choses excellentes » (Phil. 1. 9).

 

D’après « Il buon seme » mai 2021

 

CORONA 61

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CORONA 61

En attendant qu’Il vienne

 

Le texte suivant a paru sur le calendrier Bonne Semence en date du 13 mai 2021. Il convient bien pour faire suite au message corona 60. Le voici bien adapté pour introduire ce numéro 61.
« Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin » (Jean 13. 1).
« Je suis sorti d’auprès du Père et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde et je m’en vais au Père » (Jean 16. 28).

De ce monde au Père

Jésus, venu du ciel, évoque le moment où Il montera au ciel, après Sa mort et Sa résurrection. Il parle de « passer de ce monde au Père », de « laisser le monde et d’aller au Père » - pas au ciel, mais au Père. Pour Lui, ce qui caractérise le ciel, c’est la présence de Son Père !
Après la désobéissance d’Adam, l’homme s’est organisé indépendamment de Dieu, dans un système que la Bible appelle « le monde », et dont Satan est le chef (Jean 14. 30). « Tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie – n’est pas du Père, mais est du monde » (1 Jean 2. 16). Il y a une opposition fondamentale entre « le Père » et « le monde », et Jésus l’a ressenti profondément, alors qu’il était venu « d’auprès du Père… dans le monde ». Toute Sa vie sur la terre a été consacrée à Son Père, qu’Il était venu révéler aux hommes (Mat. 11. 27). Rien en Lui ne répondait aux convoitises du monde. Sa vie y a été marquée par la souffrance, le mépris, le rejet, et finalement la croix.
Jésus va quitter Ses disciples. Il anticipe le moment où Son œuvre sera accomplie. Il ne leur décrit pas les splendeurs du ciel, Il leur dit qu’Il va « au Père ». Jésus, le Fils bien-aimé, va quitter ce monde où Il a tant souffert, pour aller vers Son Père, dont Il a accompli toute la volonté, jusqu’à la mort. Il peut consoler Ses disciples. Il va « au Père », mais Il n’y sera plus seul, car Il leur a préparé une place dans la maison de Son Père. Il reviendra les prendre auprès de Lui (Jean 14. 2).

L’attente de l’Époux et de l’Épouse

Nous ne trouvons aucune prophétie concernant l’Église dans l’Ancien Testament, mais plusieurs scènes vécues par des croyants sont riches en instructions et très édifiantes. Lorsque Abraham, dans sa vieillesse, engendra Isaac, il l’éleva jusqu’au jour où Dieu lui dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l’holocauste, et se leva, et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit » (Gen. 22. 1 à 19).
Cette scène vient figurer le don du Fils. Par avance, Dieu lève le voile sur Ses conseils qui datent d’éternité. L’apôtre Pierre, conduit par l’Esprit Saint, dans son premier discours public, le fera connaître au peuple juif qui vient de crucifier son Messie. Si Pierre décrit les faits : – Vous avez cloué à une croix et vous avez fait périr par la main d’hommes iniques, Jésus le Nazaréen ; il montre aussi que cet Homme, « qui a été accrédité de la part de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous », a été « livré par le dessin arrêté et la préconnaissance » de Dieu (Act. 2. 22 et 23). Ensuite, Pierre et Jean, relâchés d’une arrestation subie à la suite du troisième discours de Pierre, et « revenus auprès des leurs », élevèrent leurs voix à Dieu en rappelant que : « dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, aussi bien Hérode que Ponce Pilate, avec les nations et les tribus d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton dessein avaient  déterminé à l’avance devoir être faites » (Act. 4. 23 à 28).
Abraham a obéi : le père et le fils se sont dirigés vers Morija, « sur une des montagnes que je te dirai », ce lieu choisi par Dieu, ce lieu où David offrira le sacrifice qui mettra fin à la plaie, ce lieu où Salomon bâtira le temple, ce lieu où Jésus fut crucifié (Gen. 22. 2 ; 1 Chr. 21. 28 ; 2 Chr. 3. 1). Pour Isaac il y eut un remplaçant, un bélier « retenu à un buisson par les cornes » – pour notre Seigneur, aucun substitut ! Et des consolateurs ? – « Il n’en a pas trouvé » (Ps. 69. 20) ; et une réponse à Sa prière ? – Non plus ! (Lam. 3. 44 ; Ps. 22. 1). Pendant le temps où Il fut jugé comme le péché parce qu’il portait « nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pier. 2. 24), le ciel fut sourd à sa plainte. L’œuvre étant accomplie, le voile de séparation étant déchiré (Mat. 27. 46 à 51), il Lui fut « répondu d’entre les cornes des buffles » (Ps. 22. 21). Jésus ressuscite d’entre les morts ! Il était impossible que le Saint de Dieu « voie la corruption » (Ps. 16. 10).
Il fallait qu’Isaac connaisse cette expérience à Morija pour qu’ensuite une épouse lui soit apportée. Tel est l’ordre des choses, même si Isaac et Rebecca ne sont qu’une faible image du Christ qui « a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25). Premièrement, le Père et le Fils dans le conseil d’éternité : « alors il dit : voici, je viens pour faire ta volonté… C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 9 et 10). Deuxièmement : « Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14) ; et troisièmement, le Serviteur, nommé par Jésus comme « le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom » (Jean 14. 26). Ainsi nous trouvons en Abraham, l’image du Père, en Isaac, celle du Fils et en Éliézer, celle de l’Esprit Saint. Éliézer a fait un long voyage afin de chercher Rebecca. Arrivé à l’endroit où elle demeurait, lui « le serviteur, sortit des objets d’argent et des objets d’or, et des vêtements, et les donna à Rebecca » (Gen. 24. 53). Aujourd’hui, le Saint Esprit prend de ce qui est à Christ et nous le communique : Il nous entretient de la rédemption : « l’argent » ; de la justice divine : « l’or » et de notre salut présent et futur : « les vêtements ». Chemin faisant, le serviteur parla de son maître, comme le Saint Esprit réjouit nos cœurs par la Parole.

(À suivre)