QUESTIONS DIVERSES (2)
Compte rendu Rencontre de jeunes Février 2013
La puissance de l’Esprit dans le don des langues, le don de guérison et les miracles.
Pourquoi on n’en parle pas ?
Le don des langues, les miracles, les dons de guérisons faisaient partie des dons signes donnés dans les Actes pour toucher les cœurs des incrédules.
L’état de l’Église s’est beaucoup affaibli.
1 Cor. 14.27 et 28. Pour celui qui parle en langue, il est dit que s’il n’y a pas d’interprète qu’il se taise, car il n’y a pas d’édification.
Il vaut mieux prophétiser, parler de la part de Dieu que de parler en langues. C’est un don, le don de prophète, que nous avons à rechercher.
Le don des langues était donné quand la Parole n’était pas complète, pour montrer la vérité.
1 Cor. 14.1 et 13.
Sommes-nous dans un assez bon état pour parler en langues ? Est-ce que l’on recherche quelque chose pour se faire remarquer ?
1 Cor. 13.8. Les langues cesseront, les autres dons vont jusqu’à la fin.
On peut avoir peur des dérives. Attention de ne pas aller au-delà.
Nous pouvons aussi manquer de foi, être matérialiste.
Jacques 5.14 et 15. Il faut avoir l’intelligence des pensées de Dieu pour demander la guérison.
Il faut être simple, sans chercher des choses extraordinaires. Vivre pieusement, près du Seigneur, passer du temps en prières et on verra des miracles.
Paul parlait en langues mais il avait une vie de foi, de prières. Il était consacré au Seigneur et laissait les choses du monde.
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. Jean 11.40.
Jeuner et prier c’est s’abstenir des joies du monde et se consacrer à la prière.
S’il n’y a pas de miracle, de don de langue cela ne vient-il pas de notre état, de notre manque de piété ?
Il est dit quand le peuple était faible que la parole de l’Eternel était rare (1 Sam. 3.1). Maintenant c’est pareil. Le Seigneur voudrait bénir mais nous sommes tièdes.
Il nous faut être conscient de notre faiblesse mais aussi être conscient que la puissance de Dieu est la même.
Il faut rechercher une vie de piété. Comment ma vie est-elle pour le Seigneur aujourd’hui ? Que veut Il que je fasse ?
Paul était consacré pour toute sa vie au Seigneur. On connait les bases et on ne sait pas les vivre. Comment vivons-nous les choses que nous savons ? Nous devons être exercés au combat. Le Seigneur veut une vie de piété et non de surface.
Peut-on parler de la foi (Héb. 11) et aussi peut-on expliquer pourquoi il est dit que le Seigneur est le chef et le consommateur de la foi (Héb. 12.2) ?
Héb. 11.1 : «la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas».
C’est très bien de connaître la Parole, il nous faut la vivre. Nous sommes responsables de mettre en pratique ce que nous savons.
On aura de la foi si on a de la piété (Exemple de Georges Müller).
La foi ne s’appuie pas sur l’homme mais sur Dieu.
1 Pierre 2.3. Les réponses du Seigneur, quand on a goûté qu’Il est bon, renforce notre foi.
On a besoin de Dieu pour tout. Dieu nous donne Ses pensées, je ne réalise pas tout mais je dois y tendre avec effort. A nous de chercher à les connaître.
On est responsable de tout ce que l’on sait.
Si toute notre vie est jalonnée de prières, on est occupé des choses célestes. On le voit agir.
On peut vivre ses journées seul ou avec le Seigneur.
Acquiers ce que tu hérites. Il nous faut rechercher dans la Parole pourquoi tel ou tel frère à dit ceci ou cela.
Actes 1.1.
Luc 24.19. Les actes doivent précéder les paroles. Il faut faire avant de parler.
Pour le culte, c’est ce qui est ressenti dans nos cœurs qui plaisent à Dieu.
Hébreux 12.2. Le Seigneur est l’exemple suprême de la foi dans toute sa vie. Il a réalisé à la perfection Son chemin de foi.
Le chef : Celui qui commence et marche à la tête.
Le consommateur : Celui qui amène à l’accomplissement la foi (Dernière traduction du Nouveau Testament).
Une vie de piété est une vie de communion et de relation avec Dieu. C’est honorer Dieu, vivre à Sa gloire, avoir du dévouement, maintenir les relations de notre âme avec Dieu par la lecture de Sa Parole et la prière. Cela nous renouvelle et par cela nous mettrons en pratique ce qu’Il nous dit. Nous rechercherons ce qui Lui plait.
Quand sommes-nous réunis au nom du Seigneur ? La différence entre les réunions d’assemblées et les rencontres entre croyants.
Tout est une question de communion.
Une question a été posée par rapport à un enfant ou une personne qui ne serait pas en communion et qui parlerait. Une question se pose : Pourquoi cette personne n’est-elle pas en communion et pourquoi veut-elle parler ?
Il y a une différence entre les réunions d’assemblée et les rencontres entre croyants.
Actes 2.42 et 44. Trois réunions d’assemblées sont citées : la réunion d’édification, le culte, la réunion de prières.
On est rattaché à une assemblée locale.
Tous les croyants de la localité ont leur place à la Table du Seigneur même si l’on ne peut pas prendre la cène avec tous.
Il peut y avoir des réunions avec des comptes rendus sur l’œuvre du Seigneur qui ne soit plus dans le cadre de l’assemblée.
C’est difficile de faire intervenir un frère, qui serait par exemple baptiste, qui dirait une fausse doctrine dans des rencontres autour de la Parole.
On peut se réjouir qu’il y ait des évangélistes un peu partout mais on ne peut pas toujours s’associer à eux.
Si on se retrouve quelques uns pour prier, le cadre est différent d’une réunion d’assemblée pour la prière où tous peuvent être présents.
Peut-on s’associer avec quelqu’un avec qui on n’est pas en communion ? Il y une limite par rapport à la marche.
Pour le service, on a besoin d’une grande communion entre serviteurs, d’une communion étroite.
La cène et la Table du Seigneur.
La cène nous parle du souvenir de la mort du Seigneur. La Table du Seigneur nous parle de responsabilité, de communion et de témoignage.
D’abord, obéissons au désir du Seigneur : se souvenir de Lui. Ne cherchons pas de prétextes.
Nous sommes responsables de nous juger nous-mêmes.
Nous avons communion avec le Seigneur et les uns avec les autres à Sa Table.
Nous témoignons à la face du monde, de Satan et de ses anges que le Seigneur est mort pour nous.
Nous pouvons désirer répondre à la demande du Seigneur avec notre cœur sans comprendre les grandes vérités, qui peu à peu seront comprises par la suite.
On peut avoir toutes sortes de raisons pour ne pas demander sa place. Parfois pour faire ce qui nous plait. Mais on est responsable de ce que l’on fait même si l’on n’est pas en communion.
On peut se trouver indigne. C’est le Seigneur qui est digne que nous répondions à Son désir !
Importance de la souillure que l’on peut soi même apporter quand on vient à la Table du Seigneur. De par notre attitude tout au long de la semaine on entraîne un jugement contre soi même (1 Cor. 11.29), on peut entraver l’action de l’Esprit.
Matthieu 7. 1 à 5. Nous avons la fâcheuse tendance d’être sévère pour les autres et d’être indulgent pour nous-mêmes.
Nous avons à nous juger nous-mêmes : c’est individuel. Nous n’avons pas à éprouver les autres mais à nous éprouver nous-mêmes !
1 Cor. 11.28. Chacun a affaire à Son Seigneur.
Si l’on regrette sa conduite et que notre conscience nous parle, le Seigneur nous voit, même si on n’a pas grand-chose à lui apporter.
Nous sommes complémentaires dans l’Assemblée et tous différents. Toute comparaison est mauvaise. Notre échelle de valeurs est bien différente de celle du Seigneur. Il a un jugement juste. C’est nocif de cataloguer les autres.
Le Seigneur apprécie les choses. C’est un encouragement aux jeunes frères qui ne doivent pas se comparer avec les frères plus âgés.
Avant de venir à la Table du Seigneur, il ne faut pas simplement demander pardon mais confesser ses péchés.
Quelle est la priorité dans nos vies ? Les vacances loin d’un rassemblement ? Il n’y a pas de règles mais quelles sont nos priorités ? Rechercher ce qui nous plait ? Il faut renoncer à certaines choses pour Lui. Le Seigneur bénit les efforts fait pour Lui.
Col. 3.17 à 24 : «Au nom du Seigneur, dans le Seigneur, pour le Seigneur».
Avant chaque réunion, nous avons à prier. Chacun doit être utile là où il est. C’est très facile de démolir et plus difficile de construire.
Ce n’est pas facile de prendre de l’action dans l’Assemblée, d’intervenir. Il faut chercher à édifier. On peut toujours critiquer mais qu’est-ce que je fais pour édifier ?
Que nous enseigne Héb 11.13 ?
Ce n’est pas parce que l’on ne voit pas certaines promesses de notre vivant qu’elles ne s’accompliront pas.
Exemple : la venue du Seigneur, la conversion de personnes qui nous sont chères.
Exemples de personnes qui ont cru les promesses de Dieu.
– Exemple d’Abraham.
Gen. 12.1 à 3.
Abraham a cru l’Eternel. Gen. 15.4 à 6.
Il a offert son fils (Gen. 22) et l’a reçu vivant (Héb. 11.19).
Abraham a cru Dieu alors qu’il n’avait pas encore Isaac puis au ch. 22 il obéit à Dieu bien que son fils soit son héritier parce que Dieu lui a dit que sa semence serait comme les étoiles.
En 2 Chroniques 20.7, Es. 41.8 et Jacques 2.23, il est appelé ami de Dieu, ce qui nous montre l’intimité qu’il avait avec Dieu.
Compté à justice signifie que Dieu a compté cela comme un acte juste.
– Exemple de Jacob.
Gen. 28. 15.
Jacob a obéit à Dieu en descendant en Égypte car Dieu lui a promis de l’en faire remonter. Gen. 46.1 à 4 et 50.13.
Joseph appelle son père à le rejoindre en Égypte. Jacob consulte Dieu. Ce que Dieu a promis, Jacob l’a cru et a été enterré dans le pays de la promesse.
– Par rapport au pays promis.
Nomb. 13.3.
Deut. 11.24 et Josué 1.3 à 5.
Exemple négatif : 10 espions sur 12 n’ont pas cru la promesse de Dieu. Nomb. 13.32.
Exemple positif avec Josué et Caleb ! Nomb. 13.31.
Dieu a promis ce pays de Canaan et le leur donne.
Par contre, ils n’ont pas obéit entièrement à Dieu et ne se sont pas emparé de tout le pays. Dieu a alors laissé des ennemis qui ont été pour eux des épines.
– Exemple de Daniel en prière.
Promesse de Dieu en 1 Rois 8.46 à 50.
Dieu avait prévu que son peuple allait être déporté et serait captif loin de Jérusalem et du temple et que si l’on se tournerait vers Jérusalem en confessant ses péchés, Il écouterait.
Daniel le savait, la cru et a prié ainsi malgré l’interdiction du roi. Il a été délivré de la fosse aux lions. Si l’on prie Dieu selon Sa volonté, Il répondra. Daniel 6.10.
– Exemple des compagnons de Daniel qui n’ont pas voulu se prosterner devant la statue.
Daniel 3.17.
Dieu a donné une merveilleuse promesse dans les épreuves : Je serai avec toi. Es 43.2.
Ces hommes ont cru Dieu, se sont confiés en Lui et ont été délivrés de la fournaise de feu.
Pour le choix des études, d’un travail, d’un lieu de travail, d’une épouse, si vous vous confiez dans le Seigneur, le priant de vous montrer Sa volonté, Il vous répondra !
– Exemple de la veuve de Sarepta.
1 Rois 17.1 à 6, 9 à 16.
Dieu répond toujours à la foi !
Héb. 10.36. «Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises».
Cantique 142 strophe 2.
QUESTIONS DIVERSES (1)
Compte rendu Rencontres de jeunes Février 2014
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Comment envisager qu’un croyant d’un milieu chrétien vienne parler dans l’assemblée dans le cadre d’une réunion spéciale ?
Il y a une responsabilité collective dans l’assemblée. Tous écoutent et l’on ne maîtrise pas ce que ce croyant va dire.
Luc 9. 49 et 50 nous avertit de ne pas avoir un esprit sectaire. Toutefois dans l’assemblée, il y a différents âges spirituels. Tous ne peuvent pas dire si c’est bon ou non. Il faut donc faire attention à ne pas être une pierre d’achoppement.
Il y a toujours le côté de la communion. C’est délicat de demander à quelqu’un de venir présenter la Parole alors que l’on n’est pas en communion avec lui.
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Quel est le rôle des jeunes frères dans les réunions de frères ou d’administration, selon Actes 15 ?
Actes 15. 6 : D’abord les apôtres et les anciens.
Actes 15. 7 : Pierre s’adresse aux frères.
Actes 15. 22 : Avec toute l’assemblée.
Pour cette question délicate, seuls les anciens sont désignés pour s’en occuper, puis cela est porté à la connaissance des frères et ensuite à toute l’assemblée.
Certaines choses n’ont pas besoin d’être connues des jeunes frères.
Selon les rassemblements, quelques frères seulement s’occupent d’une affaire et donnent les grands traits. C’est en tout cas souhaitable.
Actes 15. 23. Ils écrivirent pour que les choses soient bien dites clairement.
La lettre peut être portée par des frères choisis, recommandés pour accomplir ce service, après que la décision soit prise.
Pendant les réunions de frères, on apprend la guerre. Juges 3. 2. Donc, il ne faut pas négliger ce temps de préparation.
On peut aussi s’encourager entre frères et ces réunions ne sont pas négatives.
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Pourquoi ne commence t’on pas le culte par la fraction du pain ?
Quand on arrive à la réunion, il faut souvent du temps pour être bien présent dans la réunion.
La cène est un des sommets du culte. C’est la réponse de nos cœurs pour se souvenir de Lui.
La cène ne doit pas toujours être célébrée à la même heure. Laissons-nous diriger par le Saint Esprit.
Est-ce que c’est notre faiblesse qui fait que nous ne nous élevons pas assez vite, que nos cœurs ne répondent pas assez vite ?
Il faut que nos cœurs soient préparés.
Après la cène, on a du mal à continuer.
En ce jour de résurrection, il ne faut pas oublier que le Seigneur est vainqueur et victorieux.
Nous voyons bien qu’il y a de la routine.
Et les sœurs ? Leur attitude intérieure est importante.
Il nous faut être impliqué que nous ayons peu ou beaucoup. Il faut être prêt à apporter quelque chose.
On loue dans son cœur, en esprit et quelqu’un l’exprime. Ce n’est pas parce que quelqu’un se tait qu’il ne loue pas.
«De l’abondance du cœur la bouche parle». Mat. 12. 34.
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Comment aider quelqu’un qui ne parle pas ?
Quand on a déjà parlé et qu’on est quinze (ou moins), je peux un peu attendre car mes frères ont peut-être quelque chose à dire. Il faut laisser le temps aux autres.
Nous ne sommes pas dans un rassemblement parfait, il n’en existe pas sur la terre. Il nous faut tout remettre au Seigneur et Il va répondre. Des frères ont soufferts parfois longtemps et le Seigneur les a délivrés.
Le Seigneur nous forme pour tout service futur. On ne peut pas tout régler. On est souvent impatient.
Il nous faut user de grâce pour les autres.
Il vaut mieux dire les choses que de les ruminer.
C’est important de voir le bon côté des choses, les bonnes choses chez les autres et dans l’assemblée. Il y a la crainte de Dieu, l’adoration par l’Esprit…
Cela nous encourage de voir les côtés positifs, sinon on peut se décourager.
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Le fond et la forme.
On insiste souvent sur le fond et on ne fait pas attention à la forme. On peut endormir les autres par un débit monotone, par exemple.
C’est important de le dire à quelques frères, de demander leur pensée. Il faut oser se dire les choses.
Dans les milieux chrétiens, on raconte souvent sa vie.
Eliphaz, ami de Job, avait à cœur de venir voir Job. Job 15. 17 : Eliphaz va apporter l’expérience. Apporter quelque chose de soi apporte peu ou pas.
D’une manière générale, on ne le fait pas. Notre expérience n’est souvent pas la même que celle des autres.
Parfois on a pu vivre une délivrance du Seigneur et on peut en faire part aux autres.
Ceci est différent des images de la vie courante qui peuvent illustrer un enseignement. C’est ainsi qu’agissait le Seigneur dans son enseignement et il est le grand exemple.
Quand on se livre, on peut dire beaucoup de choses mais cela va-t-il édifier ?
C’est important et pas facile de se mettre à la portée des enfants et des nouveaux convertis.
C’est la Parole qui enseigne.
Spurgeon disait : une chose me gêne quand je parle c’est que l’on me regarde. Ce n’est pas moi qu’il faut regarder !
Quand tu parles ce n’est pas évident car on sait en général quelle est ta vie et on te juge. Il faut reconnaître que bien souvent notre pratique a besoin d’être améliorée.
La Parole s’adresse aussi à celui qui parle.
Phil. 4. 4 à 7. On peut bien expliquer ces passages mais de là à les mettre en pratique… On est souvent en dessous de ce que Dieu nous demande ! Attention donc à notre façon de présenter la Parole et à toujours tendre à mettre en pratique personnellement ce qu’elle nous dit.
Rom. 12. 1. Est-on vraiment à fond pour le Seigneur ?
Le Seigneur nous dit de ne pas être comme les pharisiens qui disaient et ne faisaient rien. C’est un grave problème que de faire trop souvent le contraire de ce que l’on dit ! Il nous faut tendre à réaliser l’enseignement donné.
1 Thess. 5. 20 et 21. Même si le frère ne vit pas ce qu’il dit, il nous faut retenir ce qui est bon. Il faut toujours voir le côté positif dans la vie de nos frères, dans l’assemblée en particulier.
«Mais toi». Jean 21. 22 : «Que t’importe ? Toi, suis-moi».
Si on a le désir d’être fidèle dans les petites choses, le Seigneur pourra nous utiliser pour de plus grandes.
Job 6. 14.
On est content aussi que nos frères aient de la miséricorde envers nous ! Nous sommes défaillants et la miséricorde nous est due. Elle l’est aussi aux autres.
Des passages de la Parole ne sont jamais présentés et cela montre notre défaillance et aussi notre ignorance. Du coup, tous n’ont qu’une connaissance restreinte de la Parole.
On n’a pas tous les dons en même temps : docteur, pasteur, prophète. Si chacun désirait en avoir un, le demandait et le recevait, rien ne manquerait.
Un frère qui fait tout et les autres le laissent agir seul, c’est bien commode !
Il faut porter «à l’épaule» dans le rassemblement, comme les fils de Kehath autrefois. Déjà tout jeune, on peut avoir de la sollicitude pour les assemblées. Un jeune frère peut prier, louer…
Nous devons nous humilier si nous réalisons que les choses sont anormales.
Le docteur est fondé dans la Parole, l’expose et la fait comprendre.
Le pasteur a à cœur le bien des âmes. Il les aime. C’est aussi un don.
À tout âge le jeune ressent quand on s’intéresse à lui.
Le pasteur cherche à attirer les âmes au Seigneur et s’adresse plutôt au cœur. Il veille au bien être des âmes.
Le prophète présente tel ou tel côté de la Parole au bon moment. Il exprime la pensée de Dieu à propos pour l’exhortation et l’encouragement.
Ces dons ne viennent pas tous seuls. Nous avons à les rechercher, à les désirer avec ardeur.
Mat. 23. 1 à 4 et Jac. 3. 1 : Celui qui parle a une plus grande responsabilité et doit chercher à mettre en pratique ce qu’il dit.
Nous ne devons pas être beaucoup de docteurs. Nous pouvons mettre un frère sur un piédestal et le faire tomber. N’oublions pas qu’il en recevra un jugement plus sévère.
Si chacun recherchait vraiment à recevoir ces dons, si chaque frère apportait ce que le Seigneur lui a donné, il y aurait une grande bénédiction dans l’assemblée.
Parfois il y a des méditations lourdes et longues et je peux me demander : Est-ce que je n’aurai pas dû dire ces cinq paroles par l’Esprit ? Question que celui qui parle doit être le premier à se poser.
En Afrique spécialement, on pose souvent des questions dans les réunions d’études en assemblée. Cela réveille l’auditoire et permet un échange.
Mat. 23. 1 à 4. C’est aussi pour nous.
Les scribes et les pharisiens avaient de la connaissance. Ils s’en servaient pour mettre en évidence ce qui n’allait pas chez les autres.
Nous avons aussi de la connaissance mais nous devons voir d’abord ce qui ne va pas chez nous.
Eccl. 5. 1 et 2. Quand on lit ce verset, on voit combien il est important de parler conduit par l’Esprit.
2 Chron. 30. 15 à 20 nous dit que Dieu pallie à nos infirmités dans sa grâce. Combien plus maintenant !
Plus le temps passe, plus c’est difficile de commencer à prendre de l’action.
Comment faire si mes genoux tremblent ? C’est bon signe, c’est que l’on est conscient de sa faiblesse, Dieu peut agir. C’est plus inquiétant quand ils ne tremblent plus.
Il ne faut pas dépasser sa mesure et donner ce que le Seigneur nous donne.
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Formation pour aider à parler.
Le Seigneur nous forme par Son Esprit et dans une mesure par l’expérience (attention à l’habitude). Un frère peut être conduit à nous avertir sur un point et cela nous aide.
Un frère qui a un métier humble peut être une grande aide dans l’enseignement de la Parole. Pierre était illettré et du commun, Moïse avait la langue pesante et Dieu l’a formé.
Il faut être en mesure de donner son message avec conviction. Ce sont des choses que l’on s’est déjà approprié, ce n’est pas des choses que l’on récite.
C’est une bonne chose d’être en communion plus étroite avec un frère qui a de l’expérience (Ex : Paul avec Timothée).
Il faut accepter de ne pas être toujours bon dans ce que l’on dit mais ne nous relâchons pas.
Abraham était en communion avec Dieu avant de rencontrer le roi de Sodome.
Le croyant est à l’école de Dieu et apprend des choses dans sa vie avec le Seigneur.
Les hommes donnent spontanément un enseignement humain et risquent toujours d’oublier que tout doit se faire sous la puissance de l’Esprit.
Le Seigneur met Ses serviteurs à part comme Paul pour les former.
Il faut suivre le Seigneur et après Il nous envoie.
On ne fait pas de formation dans une école biblique, par exemple, mais cela ne nous empêche pas d’étudier la Parole livre par livre.
Voir l’exemple d’Elihu qui a su attendre son tour après que les anciens se soient exprimés. C’était difficile pour lui de prendre la parole.
Job 1. 5.
Job offre des holocaustes pour ses fils et il ne se dit pas que lui peut pécher ! C’est pour nous le premier indice de quelque chose qui ne va pas.
Job 42. 5. Si l’on pouvait dire cela !
Il faut l’entendre et le réaliser.
Nous avons à rechercher une relation intime avec le Seigneur et après être utiles.
Nous pouvons goûter que le Seigneur est bon, faire des expériences avec Lui, être en paix avec Lui. On ne peut pas la raconter cette relation…
C’est important de pouvoir dire en vérité : «Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu».
Cantique 273 strophe 1 de Venez à Moi.
1 Cor. 13. 12 : «Car nous voyons maintenant au travers d’un verre, obscurément, mais alors face à face ; maintenant je connais en partie, mais alors je connaîtrai à fond comme aussi j’ai été connu».
LES REUNIONS D’ASSEMBLEE ET LE ROLE DES JEUNES FRERES
Compte rendu Rencontres de jeunes Février 2014.
A consulter :
L’Eglise, l’Assemblée du Dieu vivant de R.K.Campbell p. 109 à 165.
L’Assemblée du Dieu vivant p. 67 à 85 (A. Gibert).
Messager évangélique 1991 p. 16 à 24 (P. Diedrichs).
Qu’est-ce qu’une réunion d’assemblée ? (H. Rossier).
Cinq lettres sur le culte et le ministère par l’Esprit. W. Trotter.
Sur les réunions de prières (C.H. Mackintosh).
bible-notes : rubrique «Réunions chrétiennes».
(Les notes qui sont prises sont incomplètes et parfois décousues. Elles sont transcrites ici pour rappeler les journées passées ensemble et continuer à se faire du bien. Il est fortement conseillé de rechercher les citations dans ta Bible).
Cantique 131.
Cantique 210 de Venez à Moi.
La présence du Seigneur. Mat. 18. 20. Jean 20. 19 et 20, 26.
Quand nous sommes rassemblés, le Seigneur vient au milieu de nous. Nous ne le voyons pas mais Il est là présent et nous donne Sa paix.
On peut l’oublier et venir par habitude.
Il désire que l’on réalise qu’Il est là présent. C’est un honneur qu’Il nous fait.
Est-ce que nous venons pour le voir, pour voir son côté percé ? Nous sommes heureux de voir les preuves de son amour.
Nous allons à la réunion parce que le Seigneur nous attend. Ce n’est pas un club.
Les conditions de Sa présence :
– Nous sommes réunis autour de Lui. Nous ne sommes pas chez nous mais chez Lui.
– Il faut être deux ou trois au moins.
– Nous devons être soumis à Son autorité.
Le contexte de Matthieu 18 donne les caractères de ceux qui se réunissent:
– Verset 3 : il nous faut être comme des petits enfants, humbles, sans prétention, soumis.
– Verset 7 : il ne faut pas être une occasion de chute. Par notre comportement, nous pouvons être un sujet de trouble, une occasion de chute. Nous avons à nous juger.
– Versets 11 à 14 : ayons un esprit pastoral, un esprit d’amour, ayons soin les uns des autres.
– Verset 19 : nous devons avoir un esprit de dépendance et de prières. On s’attend au Seigneur chaque fois que l’on se réunit.
– Verset 21 : il convient d’avoir un esprit de pardon, de savoir demander pardon et pardonner en mesurant combien Dieu nous a pardonnés.
Ce chapitre nous montre l’esprit dans lequel nous avons à nous réunir. Sa présence n’est pas automatique. Il nous faut réaliser Sa présence et vivre suivant ces caractères. Si nous désobéissons dans notre vie, le Seigneur est à la porte.
Le Seigneur est-il là quand nous sommes réunis entre nous ? Il y a une différence avec : être réunis en assemblée. Mat. 18. 15 à 20, 1 Cor. 11. 20 et 14. 23. C’est un témoignage local.
Nous avons nos faiblesses et ne sommes pas parfaits, alors le Seigneur pourrait ne jamais être là.
L’ensemble des frères et sœurs sont appelés à porter ces caractères, à les rechercher et à rester humbles.
Le Seigneur regarde au cœur.
Ce qui fait la force du rassemblement c’est la présence du Seigneur et non le nombre de frères et sœurs.
L’action du Saint Esprit. Jean 16. 13 et 14. 1 Cor. 12. 4.
Le Saint Esprit habite dans chaque croyant. Si je vis près du Seigneur, il va être libre d’agir dans l’assemblée «comme le ferait un fleuve tranquille».
La mise de côté du Saint Esprit dans la chrétienté est une grande injure faite à Dieu.
On peut faire la même chose que les catholiques ou les protestants qui ont établi des clergés si nous ne laissons seulement que certains frères agir.
On est tous d’accord que l’on ne veut pas de pasteur, que l’on veut laisser le Saint Esprit agir. Mais en fait, est-ce que l’on ne risque pas de tomber dans un clergé ? On est aussi en danger de tomber dans la routine.
C’est la faute de chacun : ceux qui prennent trop d’action et ceux qui n’en prennent pas assez.
La vie de tous les jours conditionne le dimanche, notre relation avec le Seigneur. Tout dépend de notre état spirituel.
Il faut veiller à ce que nous soyons chacun remplis de l’Esprit individuellement.
On peut se poser la question : Est-ce moi ou l’Esprit qui parle ? Mais il ne faut pas trop s’introspecter.
Eph. 5. 8, 9, 18. Tout est lié. Il faut marcher dans la lumière, soigneusement et ainsi l’on sera rempli de l’Esprit.
C’est par notre relation avec le Seigneur que nous pouvons l’être.
Si nous nous sentons mal, troublés par de mauvaises pensées, il nous faut prier. Il nous faut rechercher la communion avec le Seigneur.
Quand nous avons quelque chose dans le cœur, il nous faut le dire avec simplicité à l’intéressé ou à l’assemblée, si c’est quelque chose que le Seigneur a placé dans notre cœur.
Pour agir dans l’assemblée, il nous faut déjà apprendre dans notre vie à être conduit par l’Esprit.
Il faut savoir comment le Saint Esprit agit. Ce n’est pas quelque chose de miraculeux. Notre responsabilité est d’apporter quelque chose.
On peut confesser que l’on est vide et demander au Seigneur Son aide pour apporter quelque chose. Chacun est responsable devant le Seigneur.
Préparation aux réunions.
On ne peut passer du monde au sanctuaire sans préparation.
Il y a deux types de préparation : une préparation négative : Ex. 30. 17 à 21, 1 Cor. 11. 28 et une préparation positive : Héb. 10. 19 à 22.
On ne peut pas entrer dans la présence de Dieu sans s’être jugé et après l’on a la liberté de s’approcher de Lui pour être utile.
La préparation au culte doit se faire tous les jours de la semaine. Deut. 16. 16 et 26. 2.
On peut aussi avoir une préparation spéciale le samedi, un moment de coupure d’avec le monde afin d’avoir quelque chose à Lui offrir.
Héb. 13. 15 : «sans cesse». Le fruit des lèvres doit être ainsi récolté.
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La réunion pour la fraction du pain et le culte. Deut. 26. 1 à 11. Jean 4. 21 à 24. Héb.13. 15 et 16. Act. 20. 7 : pour la cène).
A la table du Seigneur nous avons communion avec Lui et les uns avec les autres.
Quand on s’y trouve, notre communion avec le Seigneur doit être sans ombre et elle doit l’être aussi entre nous. Nous devons avoir de la liberté avec le Seigneur et avec nos frères et sœurs.
Il faut laisser la place aux jeunes et avoir des prières plus courtes.
Ce qui est beau c’est de pouvoir exprimer quelque chose les uns et les autres au sujet de ce que le Seigneur a fait pour Dieu, et cela doit avoir lieu dans l’harmonie.
C’est ce que beaucoup de croyants ne comprennent pas, que le Saint Esprit doit conduire.
Quand on ressent cette liberté devant le Seigneur et une harmonie dans le culte, on apporte et on reçoit.
On peut être stressé mais n’oublions pas que l’on vient pour le Seigneur, pour Le voir. Ce qui peut nous arrêter c’est de nous demander ce que les autres vont penser. Alors il faut prier et se placer devant Lui.
Qu’est-ce qu’un beau culte ? Il est pour Dieu. C’est Lui qui juge et qui apprécie et que veut-Il qu’on Lui offre aujourd’hui ? Ce qui vient du cœur. Attention aux sentiments naturels ! Il cherche des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité. Jean 4. 23 et 24.
Un parfum monte vers Dieu. Le culte est pour Lui.
Adorer Dieu c’est être en mesure de parler de Ses caractères.
Héb. 13. 15 : qui confessent son nom. C’est parler du Seigneur.
On peut prétendre apporter un taureau et n’être capable, en fait, d’apporter seulement une tourterelle. Tout dépend de notre état.
Ps. 84. 9 : «Vois, ô Dieu !»
En Nombres 28. 2 Dieu dit : «Vous prendrez garde à me présenter, au temps fixé, mon offrande, mon pain, pour mes sacrifices par feu, qui me sont une odeur agréable». On voit que Dieu veut qu’on Lui offre Son pain, dont parlent les sacrifices. Il n’y a pas d’ordre établi.
Exemple de Gédéon qui a offert la chair dans un panier à Dieu et a mit le bouillon dans un pot (Juges 6. 19 à 21) et Dieu, après qu’il ait obéit à Sa demande, a agréé son offrande.
On apprécie parfois le culte selon ce que l’on ressent.
Il faut dire les choses avec ses mots, mais en accord avec l’Écriture.
Est-ce que la prière de la cène est réservée à un frère âgé ? Ce n’est pas très facile de prier et il y a deux prières à la cène. Peut être qu’on l’a complique.
Il ne faut pas que ce soit toujours le même ! Il ne doit pas monopoliser ces prières.
Un frère qui se lève doit se souvenir qu’il est la bouche de l’assemblée. Ce que l’on exprime est ce qui est censé se trouver dans le cœur de l’assemblée.
Cantique 92.
Cantique 148, 121,60 de Venez à Moi.
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La réunion de prières. Mat. 18. 19 et 20. Mat. 21. 13. Act. 1. 14. Act. 12. 1 à 17.
Quand on prie en assemblée, on est la bouche de l’assemblée (Jér. 15. 19), tandis que lors de la réunion d’édification on doit parler comme oracle de Dieu (1 Pierre 4. 11).
Étant la bouche de l’assemblée, nous sommes appelés à prier de façon que tous puissent être d’accord.
En Matthieu 18. 19, deux sont d’accord. Il y a une réelle communion. Ils ne se sont pas mis d’accord avant. L’accord a été produit par le Saint Esprit.
C’est très heureux qu’il y ait cette communion entre frères et sœurs. Tous sont concernés.
La bouche de l’assemblée. On dit bien : nous, car nous sommes un ensemble.
L’oracle c’est un fardeau, un message donné par Dieu à un prophète qui était tenu de le transmettre. Voir Jér. 20. 9 et Mal. 1. 1.
Est-ce que c’est plus facile pour vous de prier en réunion de prières ? Pour la première fois, c’est un peu stressant.
C’est important de dire amen de façon audible. Cela montre que tous sont d’accord.
On s’adresse à Dieu par la prière et non pas à ses frères pour les enseigner ou les reprendre.
C’est une bonne chose d’avoir la liberté de présenter des sujets de prières au début de la réunion.
La prière doit être précise quand il s’agit d’exposer un danger ou le besoin d’une personne.
Mat. 6. 7 : les vaines redites. Il faut veiller à prier précisément et non avec des expressions toutes faites.
Marc 11. 24 et 25. Condition pour l’exaucement d’une prière : il faut pardonner à notre frère et avoir la foi, la confiance que Dieu va répondre.
En Act. 12. 1 à 17, ils priaient instamment mais pourtant ils doutaient. Le Seigneur a de la grâce mais c’est important de croire : «Croyez que vous le recevez, et il vous sera fait» (Marc 11. 24).
1 Jean 5. 14 donne une autre condition. Il faut prier selon la volonté de Dieu. Jacques 1. 6 à 8 dit qu’il faut prier avec foi, ne doutant nullement. Satan sait nous citer ce verset pour nous décourager quand nous ne voyons pas de réponse.
Si Dieu nous fait attendre, Il a peut être quelque chose de meilleur pour nous. Soyons persuadés de Son amour pour nous.
Eph. 6. 18. Il faut prier par l’Esprit, avec persévérance, avoir de la confiance, bien remettre les choses avec confiance au Seigneur et arrêter de se débattre.
La prière est liée à la foi, elle est exercée.
On peut prier et puis chercher du secours ailleurs. Il faut faire l’expérience de se confier vraiment en Dieu et attendre vraiment Sa réponse. C’est exerçant. On ne sait pas comment Dieu va répondre. Il faut s’attendre à ses réponses.
En assemblée, il faut persévérer dans la prière pour la restauration de quelqu’un…
Déjà, il nous faut prier individuellement avant de prier en assemblée. La prière vient en priant.
Attention aux longues prières et à celles qui prétendent édifier Dieu !
Les longues prières lassent ceux qui écoutent, elles éteignent l’Esprit. 1 Thess. 5. 19. La plus longue prière, celle de la dédicace du temple (1 Rois 8. 22 à 53), peut être lue en 5mn. La plus longue prière du Nouveau Testament (Jean 17) peut être lue en 3mn.
Plus c’est long, plus on a de la peine à se souvenir de ce qui a été dit.
Avec les autres il nous faut être courts, précis, sans traiter tous les sujets. On n’est pas tout seul.
A la fin de la réunion, le Seigneur pourrait-il nous demander : En fait, qu’est-ce que vous voulez ?
Des prières courtes, ferventes, précises donnent de la fraîcheur, de l’intérêt et de la puissance à la réunion de prières.
Ps. 27. 4 : «J’ai demandé une chose à l’Eternel, je la rechercherai : c’est que j’habite dans la maison de l’Eternel tous les jours de ma vie, pour voir la beauté de l’Eternel et pour m’enquérir diligemment de Lui dans son temple».
«Je la rechercherai» : c’est l’avoir à l’esprit, être attentif à la réponse. Pour habiter dans la maison de l’Eternel, il faut y aller.
On peut critiquer ceux qui font de longues prières et soi-même ne rien faire. Si on ne prie pas, cela n’aide pas ces frères.
On ne doit pas chercher à prier pour prier. Il faut que ce soit ressenti.
Les quelques versets lus après la réunion de prières peuvent être très encourageants sans que ce soit trop long.
Importance de la réunion de prières : c’est important pour la vie d’assemblée.
Il convient de se préparer avant la réunion, de prier avant de s’y rendre car on peut être desséché. La souillure de ce monde trouble l’esprit.
On n’a pas besoin d’attendre la retraite pour s’exprimer.
Tout dépend de l’état d’esprit dans lequel on vient. Si on est actif, cela change tout.
Parfois, il faut se forcer pour aller à la réunion et il y a une bénédiction dans la présence du Seigneur.
Pourquoi la réunion de prières est-elle si importante ? Car des promesses y sont rattachées (Mat. 18. 19 et 20) et qu’elle montre l’état de l’assemblée.
En Actes 12, suite aux instantes prières de l’assemblée, Dieu a répondu. Le corps souffre alors le corps prie.
Apoc. 3. 14 à 22 : Laodicée. On peut méconnaître son état.
Nous avons besoin de la grâce de Dieu, de Sa bonté pour nous réunir. Nous avons besoin de crier à Lui pour que nous nous réunissions à Son nom.
On vient à la réunion de prières, car on réalise que l’on a des besoins.
Ces versets de Mat. 18. 19 et Héb. 4. 16 les réalisons-nous bien ?
Venir ensemble pour prier, cela devrait être une joie d’être ensemble.
Héb. 10. 25 : «le rassemblement de nous-mêmes». Nous ne sommes pas liés seulement le premier jour de la semaine. Nous devons cultiver la communion fraternelle en dehors des réunions d’assemblées et alors ce sera plus heureux encore lorsque nous nous réunirons.
Cela rapproche. On peut mieux prier les uns pour les autres et s’aider.
Cantique 117, 179 de Venez à Moi.
Cantique 133, 61 de Venez à Moi.
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La réunion d’édification. Jude 20 et 21. 1 Cor. 12 à 14. (En vue de l’édification, pour l’utilité).
Il faut présenter ce que nous avons vécu avec le Seigneur. Il est important d’avoir de bons échanges entre les générations. L’expérience des frères âgés est très utile.
Ps. 92. 12 à 14. Ces frères ont goûté la vie avec le Seigneur. Ils sont pleins de sève et verdoyants.
Peut-on parler d’une expérience vécue en réunion d’édification ? Cela peut être présenté comme une image de l’exhortation. Toutefois, c’est parler de soi. Il faut prendre plutôt des exemples qui illustrent les enseignements.
Les expériences racontées peuvent stimuler la foi des autres mais le Seigneur seul doit être mis en avant.
Est-il normal que je ne vois pas du fruit de mes méditations ? On n’en voit pas toujours et nous n’avons pas à en chercher mais le Seigneur peut nous encourager.
Nous ne recherchons pas le fruit mais il faut se demander si l’on a été bien compris.
Ce n’est pas notre méditation mais l’Esprit agit avec puissance à travers la Parole.
Jean 7. 53.
Jean 8. 1 et 2.
Remarquons le calme du Seigneur qui vient, qui s’assied et qui enseigne. Alors qu’au chapitre 7, il y a beaucoup de contradicteurs, le soir Il va prier sur la montagne, et le lendemain Il revient paisiblement vers ces mêmes personnes qui l’ont attaqué.
Parallèle pour nous : exemple pour nous de dévouement, de ne pas nous lasser à venir et à nous asseoir, à écouter et à être enseignés.
Si ce qui est apporté n’édifie pas, nous avons à le dire d’abord à ce frère, même si c’est un frère important.
C’est la vie du corps. Dans l’amour, il faut parler à notre frère. C’est important d’avoir la liberté de se parler et de s’aider.
1 Cor. 14. 29 : «que les autres jugent». Juger veut dire ici discerner. Il faut veiller à ne pas décourager notre frère et relever aussi ce qui nous a fait du bien.
1 Cor. 12. 7 et 11.
Plusieurs peuvent s’exprimer. Chacun peut avoir une parole de sagesse. Il est bon de laisser de la place aux autres frères.
1 Cor. 14. 29-33. «Que tous apprennent et que tous soient exhortés».
Comment savoir si un frère qui est assis à quelque chose à dire ?
Quand le Seigneur met à cœur un sujet, nous pouvons l’exposer mais ne devons pas chercher à remplir le temps départi. Il vaut mieux s’asseoir et laisser un autre parler.
Si un frère parle par l’Esprit une demi-heure, cela peut être édifiant même si cela est court.
L’un plante, l’autre arrose. Dieu donne l’accroissement.
Jér. 1. 4 à 9, 17 à 19.
Jérémie était jeune et l’Eternel se sert de lui pour délivrer son message. Il ressent sa faiblesse.
Dieu peut se servir d’un jeune frère pour parler spécialement de Sa part.
Jér. 1. 19 : la promesse de Dieu est là.
2 Cor. 12. 9.
Il faut être humble, dépendant, et ne pas se monter la tête.
Le Seigneur se sert de qui Il veut à un moment donné. Il s’est servi de Samuel pour parler à la maison d’Eli.
Le vieux prophète, jaloux, a fait tomber le jeune prophète. Il était dans une mauvaise position et n’avait plus de discernement (1 Rois 13).
Ex. 3 et 4.
Ex. 3. 10 : «Et maintenant, viens, et je t’enverrai vers le Pharaon, et tu feras sortir hors d’Egypte mon peuple, les fils d’Israël».
Moïse va faire 5 objections : Ex. 3. 11, 13 et 4. 1, 10 et 13. Il dit : je ne sais pas parler, sers-toi de quelqu’un d’autre.
Nous aussi nous pouvons faire des objections !
Si on ne veut pas obéir, le Seigneur prendra quelqu’un d’autre et l’on aura désobéi. Dieu voit nos pensées.
Parfois on n’ose pas et on ne sait pas bien si on obéit ou si on désobéit. Mais c’est clair qu’il nous faut obéir quand le Seigneur nous demande quelque chose.
Le Seigneur ne veut pas de chômeur spirituel.
Esther 4. 13 et 14.
Quand Esther a peur d’aller voir le roi, il y a là une parole de Mardochée. Il sait que la délivrance peut surgir d’ailleurs et il voit que si Esther n’agit pas, elle perdra une bénédiction.
Nous sommes des esclaves inutiles mais le Seigneur veut bien se servir de nous et si nous ne le voulons pas, nous perdrons une bénédiction.
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La réunion de lecture et d’étude de la Parole. Act. 2.42.
Les questions posées en réunion d’étude peuvent servir aussi aux autres. Il faut déjà se poser des questions et cela permet d’aboutir à la conclusion d’un débat.
Il faut faire attention aux répétitions.
Néh. 8. 7 et 8, 13.
Ils donnaient le sens de la loi et la faisait comprendre. Le but était de devenir intelligent dans les paroles de la loi, de faire des progrès.
Il faut que nos progrès soient évidents à tous. 1 Tim. 4. 15.
Col.2. 6 et 7.
2 Tim 3. 8.
Si tu tords l’Écriture, tu ne feras pas de progrès avec Dieu.
Est-ce que les écrits de milieux chrétiens peuvent être utiles pour les réunions d’études ? Il y a de très bons écrits parmi nous. Il y a aussi de bonnes choses chez les autres chrétiens mais il y en a aussi de mauvaises ! Il faut savoir distinguer le bon du mauvais.
Est-ce que l’on n’est pas formaté par les écrits des frères ? On sait qu’ils nous amènent vers le Seigneur et non vers des hommes ! La Parole est la pierre de touche.
Ce qui est important c’est de lire la Parole, de la défricher pour nous-mêmes et après de regarder les écrits.
Ce qui n’est pas bon c’est de réciter le Messager Évangélique que l’on a lu. Il nous faut avoir une relation avec le Seigneur et nous approprier les vérités.
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La réunion de frères (ou d’administration). Act. 15. 6.
En Actes 15, nous avons les apôtres et les anciens, puis les frères et ensuite toute l’assemblée.
Il faut épargner aux jeunes le détail des questions difficiles.
En cas de désaccord pour une admission, il faut l’expliquer en s’appuyant sur la Parole.
C’est toute l’assemblée qui prend la décision, tous ensembles.
Pour une décision ce sont ceux qui sont en communion qui la prennent. Puis tout le monde est informé.
Il ne faut pas se réunir à notre détriment. Au contraire, une réunion de frères peut être une réunion d’édification. Dans ce cas c’est une bonne chose pour les jeunes.
Les jeunes frères peuvent voir la sagesse, la prière, l’écoute, la parole des frères plus âgés, qui eux aussi doivent savoir écouter.
est une réunion qui se déroule aussi dans la présence du Seigneur.
S’il n’y a pas plein accord, il faut se mettre à genoux et reporter la décision à plus tard pour attendre l’issue que permettra le Seigneur.
Les anciens sont qualifiés pour expliquer pourquoi on agit ainsi ou ainsi.
1 Cor. 1. 10.
S’il n’y a pas un même langage dans un rassemblement, ce n’est pas d’abord la faute de l’autre. C’est déjà ma faute. Le désaccord n’est jamais à la gloire du Seigneur.
Cantique 68,207 de Venez à Moi.
Cantique 92 de Venez à Moi.
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Les autres réunions :
L’école du dimanche. Marc 10. 14. Néh.12. 43 : les enfants étaient là.
Un frère ou une sœur s’occupe de l’école du dimanche sous sa responsabilité et avec l’accord de l’assemblée. L’école du dimanche est faite par un frère ou une sœur qui ont à cœur ce besoin particulier et qui s’en ouvrent d’abord au rassemblement.
L’école du dimanche laisse une empreinte profonde sur les enfants. Ils se rappelleront des cantiques qu’ils y ont chantés.
C’est essentiel que tout soit fait avec sérieux avec un enseignement approprié.
C’est important que les enfants soient heureux, que ce ne soit pas pour eux une corvée.
C’est important qu’il y ait une confiance réciproque et de les faire prier. Les enfants ont une grande foi.
Le Seigneur dit : «Laissez venir à moi les petits enfants» (Marc 10. 14). Cela s’applique aussi pour les réunions d’assemblée. Leur présence est très souhaitable.
On ne voit pas dans la Parole les réunions de jeunes, les écoles du dimanche mais on voit un peuple qui avance ensemble, un aspect à ne pas négliger…
La marche collective se fait ensemble. On a besoin les uns des autres. Nous sommes membres les uns des autres.
On confie nos enfants à un frère ou une sœur qui ont une responsabilité particulière. Nous sommes contents que celui-ci ait ce service à cœur.
Les enfants ont besoin d’entendre une voix différente.
Des enfants de familles chrétiennes n’entendent jamais parler du Seigneur dans leur maison. C’est très dommage ! Ils entendent au moins parler un peu de Lui à l’école du dimanche.
Gen. 18. 19.
Dieu savait qu’Abraham prenait ses responsabilités.
C’est la responsabilité des parents de lire la Parole à leurs enfants mais tous ne la prennent pas.
Héb. 5. 12.
L’étape normale c’est de donner d’abord du lait, les premiers rudiments : le salut, le bon Berger…
C’est très heureux quand on peut partager avec les enfants. Les versets appris restent dans la mémoire et aussi dans le cœur.
L’école du dimanche c’est la pépinière de l’assemblée.
A un moment donné, il se fait un déclic, un travail de Dieu dans un cœur et de tels enfants deviennent des moteurs qui entraînent les autres. D’où l’importance d’avoir des échanges sur la Bible.
Jos. 4. 6 et 21.
Normalement on devrait avoir dans la famille de la nourriture spirituelle. L’enfant est responsable de demander aux parents et les parents sont surtout responsables de répondre.
Pour les jeunes frères, c’est utile de faire l’école du dimanche. Il faut piocher dans la Parole et apprendre à adapter son langage aux enfants. Il faut s’attendre au Seigneur et nous verrons certainement Ses réponses.
Trouver ce qui répond vraiment à leurs besoins est difficile. Il faut trouver les sujets qui les font progresser.
On donne un enseignement simple et le Seigneur l’adapte à leurs cœurs.
Dieu nous dit que Sa Parole ne reviendra pas à Lui sans effet (Esaïe 55. 11).
Le service d’école du dimanche n’est pas un service à prendre à la légère.
On pourrait appeler l’école du dimanche : partages pour enfants.
Il faut s’écouter, se connaître, encourager les enfants à apprendre des versets. Il faut leur poser beaucoup de questions, on peut avoir de petits jeux interactifs avec eux et il faut savoir s’arrêter quand ils se dispersent.
Le but est de lire la Parole. La vie de Joseph a beaucoup d’applications pratiques.
Il faut aimer les petits.
A l’occasion d’un décès. 1 Thess. 4. 15 à 18 («Consolez-vous donc l’un l’autre»). Act. 8. 2 : Ensevelissement d’Etienne.
C’est rare que ce soit un jeune frère qui parle lors d’une réunion pour un enterrement et ce n’est pas évident.
Le message doit être court.
Comment parler à une famille dans le deuil tout en tenant compte des incrédules qui sont là ? Il convient d’apporter des consolations à la famille, à la maison et peut être de présenter au cimetière, le côté évangélique.
«Prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, convaincs» (2 Tim. 4. 2). Il faut savoir saisir chaque occasion pour évangéliser.
Le mot pécheur ne plaît pas. Aller à l’encontre de l’opinion des hommes coûte quelque chose, car on aime, à tort, plaire à tous. Le Seigneur aide.
Act. 8. 2 nous montre le soin qui est dû au croyant. Le corps doit être enseveli et non incinéré car le corps du croyant a été sur la terre le temple du Saint Esprit.
Étienne a été enseveli par des hommes pieux.
Les réunions à caractère évangélique. Act. 16. 30 et 31. Phil. 1. 3 à 5 («la part que vous prenez à l’évangile»), 1 Thess.1. 8 («la parole du Seigneur a retenti»). On peut avoir à cœur d’en faire et inviter des connaissances. Ce sont des réunions sous la responsabilité de plusieurs frères. Il faut faire l’œuvre d’un évangéliste. 2 Tim. 4. 5.
Ce qu’il nous faut c’est davantage le travail de Dieu et moins celui de l’homme.
Le constat qu’on peut faire, c’est que l’on manque par rapport à ces réunions et qu’il y en avait davantage dans le passé. On est peut être timoré et il y a un peu de laisser aller. Les conditions ont changé et les gens sont devenus méfiants du fait de la propagande des fausses doctrines (Témoins de Jéhovah en particulier).
A l’occasion du passage d’un missionnaire. Act. 14. 27.
Comment poser des questions à un missionnaire de passage et l’encourager ?
Les frères peuvent poser des questions, s’intéresser à ce qu’il fait et vit, prier pour lui et pour l’œuvre du Seigneur.
D’autres réunions ont été citées :
A l’occasion d’un baptême. Act. 8. 12, 26 à 39. (Côté du témoignage).
Comment faire pour encourager un jeune qui veut s’engager et demande à être baptisé ?
Le baptême est indispensable pour être à la Table du Seigneur. Il ne sauve pas. C’est un témoignage extérieur et une occasion pour évangéliser.
A l’occasion d’un mariage. 1 Cor 7. 39 («Seulement dans le Seigneur»).
Il est important que le Seigneur ait la première place (Col. 1.18).
Comment parler à des jeunes mariés ?
Il faut leur présenter des passages sur les relations de famille : relations entre mari et femme, entre parents et enfants.
A l’occasion du passage d’un frère. Act. 10. 33, 20. 7 à 12.
On peut prendre de l’action en indiquant des cantiques et en priant. On peut lui faire un don à titre de communion dans le service.
Les réunions de jeunes.
Que peut faire un jeune frère ? Il peut indiquer un cantique, prier, participer.
Quelques pensées finales
Quel est notre comportement dans la Maison de Dieu ?
Il convient d’être recueilli pendant les réunions.
Dans le dernier chapitre de l’Exode, le chapitre 40, tout parle de Christ. Nous ne devons pas oublier la présence et la grandeur de Dieu.
Nous devons avoir de la gravité dans la présence de Dieu.
Est-ce que je suis bien passé à la cuve d’airain ?
Ne suis-je pas une entrave dans l’assemblée ?
Il faut veiller à ne pas être sombre mais recueilli pendant les réunions.
Ne nous mettons pas la pression pendant la réunion. Soyons naturels, dépendants, humbles ! Ayons de l’expression quand nous chantons les cantiques.
Allons aux réunions avec le cœur et sachons accueillir les nouveaux venus !
Faisons profiter les autres d’une réunion que nous avons entendue. On peut se servir de sa mémoire, faire un résumé écrit, enregistrer, visiter ceux qui ne peuvent venir.
Cantique 189 de Venez à Moi.
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LES PROMESSES DANS LA BIBLE.
COMPTE RENDU RENCONTRES DE JEUNES FÉVRIER 2013
(Les notes qui sont prises sont incomplètes et parfois décousues. Elles sont transcrites ici pour rappeler les journées passées ensemble et continuer à se faire du bien. Il est fortement conseillé de rechercher les citations dans ta Bible).
Cantique 152.
Introduction.
Qu’est-ce qu’une promesse ? C’est un engagement à faire, à dire ou à fournir quelque chose.
Dieu tient toujours ses promesses. Il promet et l’accomplit. 2 Cor. 1.20 : En Lui est le Oui et l’Amen.
Ses promesses sont sûres et arrivent infailliblement (A la différence de celles des hommes). Rom. 4.21, Héb. 10.23.
Aucune promesse divine n’échoue. Jos. 23.14 : Il n’est pas tombé un seul mot de toutes les bonnes paroles que l’Eternel, votre Dieu, a dites à votre sujet : tout vous est arrivé.
Dieu peut accomplir l’impossible. Luc 18.27.
Dieu ne revient pas sur ses promesses et ne les change pas (Ps. 89.34). C’est toujours vrai, mais Dieu est souverain. Deut. 23. 3 et 4 est clair et pourtant Ruth est entrée dans le peuple de Dieu. Un travail s’est fait dans son cœur, Dieu a ouvert la porte car il a vu ce qu’il y avait dans son cœur !
Juges 10.13 et 16. Dieu use de grâce en voyant leur humiliation.
Dieu a aussi usé de grâce envers Ninive. Jonas 3.10.
David, image du Seigneur Jésus, ne voulait pas de boiteux et pourtant Mephibosheth était à sa table. 2 Sam. 9.
Responsabilité de l’homme par rapport aux promesses de Dieu. Quelle est ma réaction face à ces promesses ? Est-ce que je les crois et est-ce que je les réalise ?
2 sortes de promesses : celles de l’Ancien Testament et celles du Nouveau Testament. Sous condition : Si tu fais cela, alors je te donnerai ceci. Sans condition : Deut 7.7 et 8.
• Il a promis la vie éternelle.
Jean 6.47.
Tite 1.2.
1 Jean 2.25. La condition c’est de croire au Seigneur, de se repentir. C’est une promesse infaillible de Sa part.
Jean 3.16, 36.
Qu’est-ce que la vie éternelle ? C’est la vie du Seigneur, la vie éternelle de l’âme.
Jean 20.31.
Rom. 10.9. Il y a une condition.
Rom. 10.14 et 15. Il est important de prêcher pour que les hommes puissent croire.
Quelle est notre réaction face à cette promesse ? Si le Seigneur nous reprend, sommes-nous assurés de Sa promesse ? N’avons-nous pas de doutes face à la mort ? Satan peut nous faire douter.
1 Jean 5.13. Dieu nous écrit encore ceci pour nous affermir.
On peut avoir des doutes dans notre vie. Satan veut nous troubler. Il faut revenir à ce que Dieu dit, revenir à la Parole. La Bible est bien la Parole de Dieu. La vie chrétienne n’est pas une vie de règles mais une vie de foi vécue.
Faut-il aussi faire des œuvres pour avoir la vie éternelle ? Voir Eph. 2.8.
Jacques 2.18 dit que les œuvres montrent la foi. On reconnait l’arbre à ses fruits.
• Il a promis le pardon.
1 Jean 1.9.
Nous pouvons douter d’être vraiment pardonné.
D’un côté Dieu promet, de l’autre côté il faut réaliser cette promesse.
Celui qui a des doutes est-il sauvé ? Exemple : le sang sur les poteaux et le linteau de la porte en Exode 12. 7. Dans une maison on est en paix, dans l’autre on a peur. L’ange destructeur regarde au sang qui est mis.
2 Tim. 2.13. Dieu est fidèle. C’est sûr, même si on n’arrive pas à croire.
• Il a promis la paix.
Autour de nous, c’est l’agitation et le trouble et nous on a la paix !
Rom. 5.1. La paix avec Dieu, c’est la paix de la conscience.
Jean 14.27 parle de la paix du cœur, la paix de Dieu lui-même.
Phil. 4.4 à 7. On arrête de se débattre et après avoir prié, la paix descend dans notre cœur. On ne peut pas l’expliquer.
Es. 26.3.
Les hommes peuvent être inquiets par rapport à la fin du monde mais pour nous nous sommes en paix. Les hommes sont indifférents mais ils n’ont pas la paix dès qu’il y a quelque chose qui se passe.
• Il a promis la joie.
Jean 15.11.
Jean 16.24 (liée à la prière).
Est-ce que notre joie varie selon les circonstances ? La joie du Seigneur est sans condition et ne dépend pas des circonstances.
Nous sommes des bienheureux. Matthieu 5.1 à 12.
Joie dans l’épître aux Philippiens : 1.4, 18, 25 ; 2.2, 17 et 18, 29 ; 3.1 ; 4.1, 4, 10.
La joie, la paix, la confiance sont liées dans la vie du croyant.
2 Cor. 6.10 : Attristés, mais toujours joyeux. Malgré les souffrances Paul avait toujours cette joie dans le Seigneur, qui réchauffait son cœur. Phil. 4.4.
Néh. 8.10.
La joie, la paix et l’amour sont des vitamines du fruit de l’esprit en Gal. 5.22.
• Il a promis Sa bonté.
Ex. 34.6 et 7.
La bonté de Dieu demeure à toujours (Ps. 136).
Es. 54.10. On peut avoir des circonstances tristes, difficiles mais ce verset dit que Sa bonté ne se retirera pas d’avec nous. Promesse merveilleuse, la croyons-nous ?
Nous avons alors à être bons les uns envers les autres. Eph. 4.32.
• Il a promis la sagesse.
Jacques 1. 5 à 8.
Prov. 2.6. Il donne la sagesse.
On a besoin de sagesse dans les choix ou pour répondre à quelqu’un qui nous pose des questions. Exemple : Qu’est-ce que je vais faire ce weekend ?
Salomon a demandé un cœur qui écoute à Dieu et il a eu la plus grande sagesse de tous les temps tant qu’il a obéi.
Jacques 3. 13 à 18.
Le contraire de la sagesse d’en haut c’est : diabolique. Pure : sans mauvais esprit. Paisible, modérée, traitable («Moi je suis intraitable»). Nous devons avoir de la miséricorde, sentir notre misère, avoir compassion des autres.
Eccl. 2.26.
• Il a promis de nous diriger.
Es 30.21.
Ps 32.8.
Jean 16.13. L’Esprit nous conduit dans toute la vérité.
Prov. 3.5 et 6. Connais-le c’est rechercher Sa volonté, avoir communion avec Lui, voir ce que Dieu veut me montrer.
Quand on connait son père, on connait ce qu’il aime et comment il va réagir. Par la Parole, on connait la volonté de Dieu et alors on va lui demander ce qui lui plait.
Ps. 25.8, 9, 12 et 14. Son secret est pour ceux qui Le craignent. C’est la condition. On ne peut pas connaître Son chemin si on n’est pas occupé de Lui.
Ps. 119.105.
Es. 58.9. Dieu promet de nous diriger. C’est impossible que Dieu ne nous réponde pas.
Esdras 8.21 à 23, 31. Esdras avait témoigné que Dieu pouvait le protéger. Il savait qu’il y avait des pillards. Il a fait confiance à l’Eternel. Dieu a éprouvé sa foi. Tu as dit cela devant le roi, vas-y. Il a jeuné et prié et a été exaucé.
Le Seigneur veut que nous Lui fassions confiance, que nous fassions des pas avec Lui.
Pour être dirigé, la prière et le jeune (abstention des joies du monde) sont très importants.
Cantique 234. 1 et 3.
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Cantique 82 de Venez à moi : Je n’aurai point de disette.
• Il a promis de ne pas nous laisser seul.
Ps 68.6. Dans ce Psaume 68, on a la famille de la foi. Dans l’assemblée on a des frères et sœurs et cela est très encourageant. C’est aussi un témoignage.
.Matthieu 28.20. Le Seigneur est toujours avec nous. Nous avons la promesse de Sa présence. Il veut vivre avec nous.
Nous sommes sous Son joug. D’un côté, il y a le Seigneur et nous de l’autre côté. Nous marchons avec Lui.
1 Sam. 22.21 à 23. Abiathar est le seul de reste d’entre les sacrificateurs. David lui fait une promesse.
Paul a été seul dans sa prison et le Seigneur s’est tenu près de lui.
Même seul dans une ville, le Seigneur veut nous faire sentir Sa présence réelle. Il y a une grande solitude dans le monde, mais dans le monde entier, le Seigneur a formé des liens entre les croyants.
• Il a promis de nous délivrer de la peur.
Ps. 34.4.
Es 59.1.
La peur par rapport à des personnes qui peuvent te faire du mal.
Matthieu 14.27. Le Seigneur est tout prêt : «C’est moi».
Ps. 27.1.
• Il a promis de nous protéger du mal, du danger.
Ps 34.7.
Ps 121.
Les anges agissent pour nous, pour nous protéger. Daniel 10.13. 2 Rois 6.17.
Rom. 8.31, 32, 37. Le Seigneur est le plus fort. Il intercède pour nous.
Ps. 91.7.
2 Tim. 4.18.
Jean 17.15. Le Seigneur veut nous garder de la souillure, du mal.
Nous sommes retirés du présent siècle mauvais mais envoyés dans le monde.
Héb. 13. 5 et 6. Promesse du Seigneur. Confiance et foi en Lui.
• Il a promis de nous aider dans la détresse.
Job 5.19.
Nahum 1.7.
La détresse se vit. Elle est très dure à vivre quand on est tout seul. Mais il faut absolument se confier dans le Seigneur car il nous comprend toujours.
Ps. 34.6, 17 et 18.
Ps. 46.1.
Ps. 50.15.
Es. 63.9.
• Il a promis de nous délivrer de la tentation.
Jacques 1.12 et 4.7.
Le mot tentation a deux sens : l’épreuve (Jacques 1.2) ou les désirs de notre chair (Jacques 1.14).
Héb. 4. 14 et 15.
1 Cor. 10.13. Ce verset montre l’amour et la grâce de Dieu envers nous.
Pour ne pas tomber dans une tentation, comme l’avarice, il faut demander le secours du Seigneur. Attention à l’appât du gain ! Tous nos biens appartiennent au Seigneur. Avec ce que le Seigneur m’a donné je peux être utile à mes frères et sœurs.
Matthieu 6.13. Ne nous induis pas en tentation. Nous pouvons demander au Seigneur de nous protéger pour ne pas aller dans un chemin où nous pourrions tomber, car Dieu ne tente personne.
Satan, lui, cherche à nous faire tomber. On a des tendances, des désirs qui peuvent nous faire tomber.
La ressource ? Luc 22.40 et 46 : Priez afin que vous n’entriez pas en tentation. Il faut crier au Seigneur quand on sent le danger.
Jude 24.
Et pourquoi certains bronchent ? Parce que l’on se laisse amorcer par notre propre volonté. Notre conscience nous avertit.
Si ton œil, ton bras… est une occasion de chute, coupes-le. Couper ne veut pas dire se mutiler mais jeter loin, se débarrasser de quelque chose. Par exemple, on peut mettre au feu un mauvais livre qui pourrait nous être néfaste. Matthieu 5.27 à 30.
On croit avoir la force mais un jour on peut succomber.
Cela peut être difficile. Avec le Seigneur c’est plus facile.
• Le Seigneur a promis sa présence au milieu des Siens.
Matthieu 18.20. Voilà une promesse toujours vraie. Il est le centre du rassemblement et Il promet: «Je suis là».
• Le Seigneur a promis sa présence avec nous. Matthieu 28.20 (Tous les jours. Pour la marche).
Héb. 13. 5 et 6. En toute franchise, cette parole du Seigneur : «Je suis avec toi» demeure-t-elle toujours une réalité vivante pour moi ? Dans les bons comme dans les mauvais jours ?
Deut. 12.5, 11, 14.
Comment se forme une assemblée ? «Sont assemblés» implique être conduits par le Saint Esprit à la différence de : se sont assemblés, qui indique une volonté humaine.
Il faut chercher la communion avec les autres assemblées pour se réunir.
Réunis en son nom implique que Son autorité est reconnue. Le Seigneur sait si Son autorité est reconnue. On est responsable de vivre ce que l’on a compris.
C’est l’indépendance qui gêne. Ce n’est pas nous qui pouvons dire si le Seigneur est là ou s’il y a Sa Table. Lui, le sait.
Nous avons à porter le deuil de toutes les divisions. Nous n’avons pas à lever la tête à cause du déshonneur qui est pour le Seigneur.
Jean 17.21. Il ne faut pas chercher à refaire l’unité. L’œcuménisme n’est pas ce que le Seigneur veut.
La ruine de l’Église est là. Le Seigneur nous demande de rechercher Son témoignage humblement. Si nous sommes orgueilleux, cela n’ira pas.
Il y a des souffrances et cela nous fait revenir à Lui.
Jacques 4.17. Ce verset peut nous aider à nous séparer du mal.
Nous ne pouvons pas imposer ce qui nous semble juste devant Lui.
Nous n’avons pas à juger les autres, seulement à juger les choses qui ne vont pas.
Chacun à sa responsabilité : Toi suis-moi.
Selon notre état, le Seigneur est plus ou moins libre.
Nous avons à réaliser la présence du Seigneur au milieu de nous. Il ne suffit pas de le dire.
Cantique 116 de Venez à moi : Mon Dieu est si bon.
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• Il a promis de répondre à la prière.
Matthieu 7.7 à 11.
En Matthieu 7, il y a trois verbes : demander, chercher, heurter. C’est graduel. Il faut toujours un peu plus d’énergie. Demander, chercher sa volonté, heurter : c’est plus fort, il faut persévérer.
Le Seigneur nous donne toujours quelque chose dans Sa sagesse. La prière ouvre une porte.
Jacques 1.6 (avec foi).
1 Jean 5.14 et 15 (selon Sa volonté).
Jean 14.14 (en mon nom : je le ferai).
Ps. 25.3.
Prov. 16.3.
Si on ne demande pas, on n’a pas. Si on prie on voit des réponses et on peut rendre grâce. C’est beau de voir la main de Dieu dans notre vie !
Matthieu 18.19. Ce n’est pas se mettre d’accord mais l’action de l’Esprit qui fait que l’on est accord pour prier et dire tous : Amen.
Matthieu 21.22.
Matthieu 6.6 à 13. Il y a un ordre moral : premièrement la gloire de Dieu puis nos besoins.
Luc 18.1 et 7. Cette veuve insiste. D’un côté notre patience est exercée car Dieu nous fait attendre. Il use de patience.
Jean 16.23 et 24, 27 : en mon nom, au nom du Seigneur.
Nous sommes libres de prier Dieu comme un Père.
Le Seigneur montre aux disciples qu’ils peuvent s’adresser directement au Père car Lui-même nous aime. On prie Dieu au nom du Seigneur. Le Seigneur sanctifie nos prières.
Rom. 8.26.
Rom. 12.12. Persévérer.
1Thess. 5. 17.
Jacques 4.2 et 3.
Jacques 5.15 à 17.
Est-ce que le Seigneur répond toujours à nos prières ? Il y répond toujours mais pas toujours comme nous voulons. Il nous dit : oui, non ou attends.
Exemple de Paul avec son écharde (2 Cor. 12), de Moïse qui n’est pas entré dans le pays promis (Deut. 3.25 à 27). Le Seigneur répond selon Sa sagesse, pas toujours en fonction de notre foi mais selon Son amour.
Le mariage est aussi une question de foi et d’exercice profond dans la prière.
La prière c’est aussi un dialogue avec Dieu.
• Il a promis le Saint Esprit.
Jean 14 à 16.
Luc 24.49 (La promesse de mon Père). Réalisée en Actes 2 (voir verset 33). La présence du Saint Esprit dans le croyant et dans l’Assemblée est une vérité majeure du christianisme.
Gal. 3.14. L’Esprit promis.
Rom. 15.13, 16, 19, 30.
Jean 14.16.
Jean 15.26.
Jean 16.13.
Dans l’Ancien Testament, les hommes étaient revêtus de l’Esprit de temps en temps, partiellement l’Esprit les saisissait. Même Saül a été saisi par l’Esprit.
Ps. 51.11. Maintenant l’Esprit ne nous est pas ôté si nous péchons.
Le Saint Esprit habite en nous. Le croyant est scellé du Saint Esprit à sa conversion. Eph. 1.13.
On peut l’attrister (Eph. 4.30) et même l’éteindre (1 Thess. 5.19) mais il est toujours là.
Eph. 1. 14. Les arrhes : un acompte qui nous fait jouir du ciel.
On peut demander à Dieu que nous soyons remplis de l’Esprit et que ce qui l’en empêche d’agir soit ôté.
Le Saint Esprit est maintenant un fleuve tranquille. Si nous avons une vie de communion avec le Seigneur, une vie de prières, le Saint Esprit va couler naturellement en nous.
Jean 14.26 : «vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites» : les évangiles.
Jean 15.26 : «rendra témoignage de moi» : les Actes.
Jean 16.13 : «vous conduira dans toute la vérité» : les épîtres.
Jean 16.13 : «vous annoncera les choses qui vont arriver» : l’Apocalypse.
Quand on lit la Parole, c’est important de prier avant. On a besoin d’être conduit par l’Esprit. Le Saint Esprit s’est servi de frères pour nous aider à comprendre la Parole. Nous avons leurs écrits et avons la responsabilité de les lire !
Nous avons à chercher, prier et rechercher ce que le Seigneur veut nous donner.
L’Esprit dans l’assemblée. C’est grave de lui désobéir. Le Seigneur peut se servir d’un autre frère.
Il convient d’avoir le discernement de la pensée de Dieu pour s’exprimer. Il faut prier avec l’Esprit et avec l’intelligence.
Pensons que les autres sont aussi conduits par l’Esprit et laissons-leur la place.
Le monde nous souille. On peut être desséché. Pour être rempli de l’Esprit, il faut être vidé de soi-même. Il faut retrouver la communion avec le Seigneur par la prière. Il faut prendre du temps avec le Seigneur en lisant la Parole. Nous avons besoin constamment de retrouver la communion avec le Seigneur.
Être rempli de l’Esprit. Eph. 5. 8 à 18.
Le contexte pour être rempli de l’Esprit c’est de ne pas vivre dans les ténèbres. Il y a une attitude qui convient et cela se travaille. Quand on est paisible, serein avec Dieu, le Saint Esprit occupe plus de place.
La communion avec le Seigneur et être rempli de l’Esprit est lié.
Et le verset 19 nous aide pour avoir cette communion avec le Seigneur.
Jean 14.16.
1 Jean 2.1. Il n’y a pas de situation désespérée.
Le Seigneur a prié pour Pierre. Il a permis qu’il tombe et Il lui a dit : Quand tu seras revenu, fortifies tes frères. Luc 22.32. Il a compris la leçon, il s’est connu lui-même et peut dire : tu sais que je t’aime. Jean 21.17.
Il faut comprendre que l’on a besoin de la grâce de Dieu.
Le Saint Esprit retient le mal sur la terre (2 Thess. 2.7) et ensuite Il partira avec les croyants. Apoc. 22.17.
Notre corps est le temple du Saint Esprit (1 Cor. 6.19). Il faut y faire attention. On ne fait pas n’importe quoi de son corps.
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• Le Seigneur a promis son retour.
Jean 14.1 à 3.
1 Thess 4.16 à 18.
2 Pier. 3.4.
On trouve des moqueurs par rapport à la promesse du retour du Seigneur. En faisons-nous partie ? Est-ce que nous pensons que rien n’a changé depuis le commencement du monde. Croyons-nous vraiment au retour du Seigneur ?
Apoc 22.7, 12 ,20. Je viens bientôt.
Effets de l’attente du Seigneur : joie, vigilance, sanctification, travail, service, témoignage.
Jean 17.24.
Savoir que le Seigneur va revenir bientôt, qu’est-ce que cela fait pour nous ? Cela devrait nous faire plaisir mais parfois on se sent bien sur la terre…
On sait que le Seigneur va venir mais cela fait 2000 ans alors on ne l’attend plus vraiment.
Si on ne sait pas la date c’est pour qu’on l’attende tous les jours.
Nous ne sommes pas persécutés. On ne peut pas le souhaiter. Alors on l’attend moins. Dans la souffrance, on attend plus le Seigneur.
Dans la parabole, l’esclave attend son Maître mais il ne sait ni le jour, ni l’heure.
Actes 1.10 et 11. Venue en gloire. Le Seigneur posera ses pieds sur la montagne des oliviers.
Dans les Éphésiens, les croyants sont vus assis dans les lieux célestes. Il n’est pas parlé, par conséquent, du retour du Seigneur.
Ne pas savoir la date, nous oblige à ne pas nous installer sur la terre, nous amène à parler de Lui. Ézéchiel 3.17 et 18 nous en montre l’urgence.
Sanctification personnelle : Le Seigneur me trouvera t’il dans un mauvais état ou occupé de Lui quand Il viendra ?
Si nous ne l’attendons pas, quelle tristesse pour Lui !
Rom. 13.11. Chaque jour qui passe nous rapproche de Son retour. En sommes-nous conscients ? Notre conduite découle ainsi de l’attente du Maître.
• Il a promis de bénir ceux qui le servent.
En L’attendant, nous avons à Le servir.
Mat 10.42.
Matthieu 19.27 à 29.
1 Cor 15.58. Il y a l’œuvre du Seigneur et notre travail pour Lui. Tout ce que l’on fait pour le Seigneur n’est pas oublié, ni inutile.
Les disciples ont tout quitté – c’est l’extrême – pour Le suivre.
Le Seigneur voit nos cœurs. Est-ce que ce que je fais, je le fais pour lui ?
1 Cor. 3.12. Chacun a un service dans l’Assemblée.
2 Cor. 5.10. Devant le tribunal, nous verrons notre vie. Nous pourrons éprouver une perte par rapport à nos actes et puis on verra ce que l’on a pu faire pour Lui et par sa grâce.
On peut avoir une riche entrée dans le ciel. 2 Pierre 1.11.
2 Tim. 4.8. Le Seigneur est le juste Juge.
On peut avoir peu ou beaucoup de couronnes. On sera heureux de les donner au Seigneur. Nous verrons Sa grâce et Sa patience à notre égard.
Si nous avons la conscience que nous avons beaucoup péché, nous aimerons beaucoup. C’est là le mobile pour servir.
Les gens du monde peuvent voir que nous avons un but autre que les choses de la terre. Nous avons à montrer que nous attendons Quelqu’un, comme lorsque l’on attend quelqu’un à la gare. Nous sommes des étrangers sur la terre.
Nous avons à utiliser les choses que le Seigneur nous donne sans y mettre notre cœur. Celui qui sème chichement moissonnera chichement. 2 Cor. 9.6.
Le Seigneur aime celui qui donne joyeusement.
• Il a promis que les morts en Christ ressusciteront.
Jean 5. 28 et 29.
1 Thess. 4.16.
C’est très encourageant quand on est dans un cimetière. Les hommes n’ont aucune consolation. Le corps est enterré. Pour les croyants, l’âme va au paradis, un lieu de repos et de paix.
Luc 16.23 à 25.
1 Cor. 15.42 à 44.
• Il a promis de mettre fin à la mort, au chagrin et à la douleur.
Apoc 21.4.
Apoc. 22. 3 et 5.
Quelle consolation : un jour, il n’y aura plus de regret, de pleurs, de chagrin !
• Il a promis la nourriture, le vêtement.
Mat 6.25 à 34. Lié à la lecture de la Parole (verset 33 : Cherchez premièrement le royaume de Dieu).
Deut. 8.3.
A chaque jour suffit sa peine. Je vis le jour d’aujourd’hui, demain je ne sais si je serai en vie.
Également remettre nos soucis au Seigneur et Lui faire confiance.
1 Pierre 5.7.
Ps. 37. 3 à 7.
Nos besoins seront satisfaits. Phil 4.19.
1 Tim. 6.6 à 8.
Nous pouvons mettre de côté pour plus tard, car c’est de la sagesse et de la prudence. Mais aussi prenons garde à Proverbes 23.4 !
La paresse n’est pas selon Dieu. On doit travailler mais les richesses sont sources de toutes sortes de maux. 1 Tim. 6.9 et 10.
Nous avons à vivre de foi. Les richesses peuvent nous empêcher de jouir du ciel.
• Il a promis que nous ne manquerons de rien.
Deut. 8.2 à 4.
Ps 23.1.
Luc 22.35.
On travaille et on peut être amenés à penser : c’est par mon travail, que je peux m’acheter ceci ou cela. N’oublions pas que c’est le Seigneur qui nous donne le travail et rendons Lui grâce ! Tout nous vient de Lui.
Nous travaillons pour satisfaire nos besoins, pour ne dépendre de personne et pour pouvoir donner aux autres.
• Il a promis de s’occuper des personnes âgées.
Es. 46.4.
Depuis la matrice (le lieu où se trouve le fœtus) jusqu’aux cheveux blancs, le Seigneur est le même et s’occupe de nous.
Ps. 71.9, 18.
Ps. 92.14.
• Il a promis aux parents que leurs enfants n’oublieront pas ce qu’ils ont entendu de Lui.
Prov. 22.6. Même lorsqu’ils vieilliront, les enfants n’oublieront pas les enseignements spirituels de leurs parents.
• Il a promis de bénir ceux qui honorent leurs parents.
Eph 6.2. C’est le premier commandement avec promesse.
Honorer son père et sa mère c’est dire du bien d’eux, même quand ils sont loin.
CHERCHEZ SEPT OISEAUX DE LA BIBLE
JEU
Ces quarante-sept lettres forment les noms de sept oiseaux de la Bible.
Essayez de les trouver, avant de regarder la réponse en Deut. 32. 11 ; Prov. 26. 2 ; Gen. 8. 7 ; Jean 1. 32 ; Matt. 26. 34 ; Ps. 104. 17 ; Job 39. 16.
AAA BB CCCCC D EEEEEEE GGG HH III LLLL M NN OOOOOO Q RRR T UUU.
D’après La Bonne Nouvelle 1950 p. 99.
LE TEMOIGNAGE
Lire :
Actes 14. 15-17 ; 17. 30-31
Jean 15. 26-27
Actes 1. 6-9
1 Timothée 6. 13-16
2 Timothée 1. 8
Apocalypse 1. 4-5 ; 3. 14
Pour notre jeunesse en particulier, la question souvent se pose de savoir ce que c’est que le témoignage. On parle beaucoup du témoignage, du témoignage des frères. Qu’est-ce que le témoignage ? Pourquoi sommes-nous là au fond ? Pourquoi sommes-nous réunis ici, dans ce lieu, depuis plus de cent ans ? Pour beaucoup d’entre nous cela est un privilège qui est un pur don de la part de Dieu, qui ne correspond à aucune prérogative, certainement à aucune justice particulière, parce que nous avons reçu ces choses de nos parents, de nos grands-parents, de plusieurs générations successives.
Jusqu’où doivent arriver les choses ? Qu’est-ce que le témoignage ? A qui est-il confié ? Qu’est-il ce témoignage ? Jusqu’à quand doit-il être rendu ? Devant qui ? Dans quel lieu ? Autant de questions qui doivent assaillir le cœur de nos jeunes et notre cœur à nous tous sûrement.
D’abord témoins, c’est martyrs. C’est la chose importante entre toutes. C’est très clair en grec, même en grec moderne d’ailleurs. Un martyr est quelqu’un qui est prêt à souffrir. Un bel exemple de celui qui souffrait, c’était justement Jean. Il ne souffrait peut-être pas le martyre comme Paul l’a souffert en donnant sa vie pour son Maître à la fin de sa vie, ou Pierre qui a probablement été crucifié. Jean était déporté par l’empereur romain dans l’île de Patmos « pour la parole de Dieu et le témoignage de Jésus Christ » (Apoc. 1. 9).
Ce témoignage, on le retrouve au chapitre 19 au verset 10 : « l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus ». C’est une autre forme que celle du témoignage confié à l’assemblée, aux croyants.
Un témoin est quelqu’un qui est prêt à souffrir pour une cause, pour quelque chose qui lui a été confié et qu’il doit donner à connaître bien qu’il y ait de l’opposition. Si on fait souffrir, c’est qu’on n’est pas d’accord, c’est qu’on ne peut pas supporter le témoignage.
Alors l’exemple évident, c’est Christ. Il est venu apporter de la part de Dieu deux choses : la grâce et la vérité, la nature même, complète et entière de Dieu qui est amour et qui est lumière. La grâce s’adapte à notre état pour nous faire connaître que Dieu nous aime. Et puis la lumière manifeste, justement en vérité, ce que nous sommes. C’est effrayant. Nul ne peut atteindre à la gloire de Dieu. Nous sommes tout à la fois souillés, coupables et complètement perdus. Alors Christ nous a présenté ce témoignage de la part de Dieu. Il nous a donc fait connaître l’amour de Dieu en compassions infinies. C’est peut-être ce qui caractérisait de la manière la plus touchante le ministère de Christ en grâce pendant les trois ans et demi de son ministère public. Toutes les âmes qui venaient à lui, repartaient consolées, encouragées, jusqu’à recevoir par la foi le message de l’évangile, particulièrement cette femme pécheresse de Luc 7. Puis il a guéri les maladies, les langueurs de tout son peuple. Et en même temps il a en vérité manifesté ce qu’était la lumière de Dieu. La lumière a éclairé les ténèbres et les ténèbres ont choisi de rester comme elles étaient, c’est-à-dire épaisses et profondes. Et on a rejeté la lumière et le témoignage à la vérité. « C’est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité » (Jean 18. 37). Ce témoignage s’est conclu par le rejet complet de Christ. Plutôt que de supporter son témoignage, on l’a mis à mort. Voilà la réjection du Fils de Dieu. Christ a été renvoyé, il a été chassé. Il est monté au ciel comme chassé de la part de son peuple et chassé de la part du monde tout entier, du système du monde qui s’était choisi Satan comme chef après avoir rejeté Christ. Le Messie a été retranché et n’a rien eu, c’est l’explication de la prophétie de Daniel 9. Et en même temps Christ, comme le vrai témoin, fidèle et véritable, a été rejeté, a été chassé.
Voilà la mesure du témoignage qui est maintenant confié à l’assemblée, confié à chaque croyant sans exception. Ce témoignage est en fait le témoignage parfait en plénitude et en perfection. Il est à la fois complet et en même temps parfait : ce que Christ a été sur la terre, le témoin fidèle et véritable, le témoin fidèle.
Auparavant, et en particulier dans la création au milieu des choses créées, Dieu ne s’était pas gardé sans avoir un témoignage à ce qu’il était, à la bonté de Dieu, à la bonté et à la puissance éternelle, à la divinité de celui qui avait formé toutes choses.
Si l’on suit la parole, il y a une trace merveilleuse, il y a tout un fil conducteur à partir d’Abel jusqu’à Christ. Dieu s’est toujours maintenu un témoignage, le témoignage de Dieu à travers des témoins. Les témoins ont tous été infidèles sans aucune exception, sauf Christ qui a été le seul témoin fidèle et véritable. Mais le témoignage s’est quand même conservé, s’est quand même maintenu jusqu’à ce que Christ vienne.
Abel a manifesté par le simple fait qu’il avait offert ce sacrifice qui ne lui coûtait rien, qu’il reconnaissait son état, l’état de péché de ses parents, et son propre état de pécheur maintenant. Il reconnaissait qu’il fallait être à l’abri d’un sacrifice pour pouvoir se tenir devant Dieu et que c’était seulement avec la victime et le sang répandu, qu’on pouvait s’approcher de Dieu sur ce pied de la mort et du sacrifice. Cela a été insupportable à Caïn et Caïn a été le premier exemple de ce monde qui a plus tard rejeté Christ. C’est l’esprit de Caïn qui continue.
Noé a trouvé grâce aux yeux de l’Eternel sur la terre renouvelée après le déluge, a bâti un autel, a offert des holocaustes et Dieu a flairé cette odeur de repos, cette odeur agréable. Pour montrer ce que nous sommes évidemment, tout de suite après cette belle scène, la scène d’adoration après le déluge, nous trouvons Noé qui s’enivre. Mais cela ne change absolument rien à ce que la pensée de Dieu devait s’accomplir, en ce qu’il se maintiendrait et conserverait pour lui-même dans cette création formée de ses mains, gâtée par le péché, au milieu de laquelle il avait placé l’homme responsable, l’homme maintenant coupable et perdu, il se maintiendrait un fil de témoignage jusqu’à Christ.
Un point essentiel – c’est important pour les jeunes – le témoignage a complètement changé à un moment quand le peuple d’Israël a été rejeté. Dieu avait laissé les nations complètement dans l’ignorance courir leur chemin en s’enfonçant de plus en plus dans le péché. Il n’a rien arrêté. Ces nations ont continué dans l’idolâtrie, dans le mal moral profond. Dieu s’était choisi un peuple, la semence d’Abraham. Il l’avait appelé comme peuple, il l’a tiré pour lui d’Egypte et planté sur la montagne de son héritage. C’est à lui qu’il a confié deux choses. D’abord le gouvernement du monde. Dieu a gouverné le monde à partir d’Israël et à partir de Jérusalem comme centre. Et toutes les nations devaient graviter autour de la nation juive. Le centre de la vie du monde, c’était Jérusalem jusqu’à ce moment crucial, essentiel – et le peuple d’Israël n’en a absolument pas eu conscience – où la nuée est montée, elle a quitté le temple. Et maintenant le gouvernement n’était plus à Jérusalem, n’était plus confié à Israël, plus exactement à ce qui restait des douze tribus dont dix étaient déjà en Assyrie depuis 150 ou 200 ans. Les deux tribus de Juda et de Benjamin n’avaient plus le gouvernement du monde. Le gouvernement était transféré aux nations, transféré aux empires de Babylone, de la Chaldée et puis aux trois autres qui ont succédé. L’autre chose, c’est que le témoignage que Dieu s’était conservé pour lui, qui était planté, pour ainsi dire, en Israël à Jérusalem, a été maintenant transféré pour les 70 ans. Où ? Eh bien ! chose étrange à Babylone, au milieu de ce qui a été le foyer même de l’idolâtrie insupportable pour Dieu, puisque Nebucadnetsar est tombé dans l’idolâtrie en faisant cette immense statue dans la plaine de Dura, dans l’impiété, dans le caractère de la bête animale – il a perdu totalement la conscience de sa relation avec Dieu – et en même temps dans l’exaltation de l’homme, tous les caractères des nations.
Au milieu même de ce système de Babylone que Dieu abhorre, déteste, il y avait un homme qui était le témoin pour Dieu. Qui était-il ? Daniel. De la manière la plus belle, Dieu désigne le peuple d’Israël après que Daniel a fait sa prière, sa supplication, son humiliation, dans le sac et la cendre comme : « ton peuple » (10. 14). Eh bien ! pour Dieu, ses témoins c’était lui. Et quel était le caractère essentiel de ce témoin ? C’était la séparation du monde. Daniel 1 nous montre que Daniel avait d’abord avant toute chose, arrêté dans son cœur de ne pas se souiller avec les mets délicats du roi ni avec le vin qu’il buvait. A partir de là le témoignage a été continué dans la personne de Daniel et dans ces quelques-uns qui sont restés à Babylone. Zacharie 6 nous en parle et en même temps avec Esdras et Néhémie, un témoignage a été replacé pour Dieu à Jérusalem. Mais le gouvernement n’était plus avec Israël. Il y avait pour ainsi dire séparation maintenant du témoignage et du gouvernement. Le gouvernement était conservé aux nations dans les empires des nations successifs. Donc Israël avait perdu sa place de prééminence – on ose presque dire politique – ce n’était plus une nation parmi les autres nations. Dieu avait confié le gouvernement de la terre à d’autres que le peuple d’Israël. Le témoignage de Dieu était toujours au milieu de son peuple parce que ses yeux et son cœur étaient toujours là.
Il est bien difficile de comprendre parce que l’esprit humain est fini et que nous ne sommes pas assez spirituels, comment dans sa sagesse parfaite, Dieu peut maintenir ses conseils profonds, ses conseils éternels et les faire se réaliser, quoiqu’il arrive et en même temps, il doit – il y va de sa gloire, de sa nature même – exercer un juste gouvernement qui s’adapte aux circonstances du moment de ceux qui sont les objets de ce gouvernement. Israël devait être châtié parce qu’il était infidèle, mais la pensée de Dieu était toujours que sa demeure soit à Jérusalem, sur la montagne de sa sainteté.
A partir de là, après Daniel, la trace des témoins de Babylone est perdue et le témoignage subsiste à Jérusalem, on peut le dire jusqu’au moment où au début de Luc, nous voyons ces quelques âmes fidèles, tableau merveilleux de ce que la grâce avait maintenu pendant 500 ans. Malachie a montré ce terrible état de l’orgueil du peuple. On tenait même pour heureux les orgueilleux. Eh bien ! il y avait un livre de souvenir écrit pour ceux qui pensaient au nom de cette personne absente : Christ. Ils seront le trésor particulier de Dieu « au jour que je ferai ». Pendant 200 ans la grâce de Dieu a maintenu un résidu dans cette période inconnue. Un frère américain a écrit quelque chose d’intéressant sur les 400 années silencieuses de cette période, particulièrement au moment des persécutions des Séleucides quand Antiochus Épiphane est venu souiller le temple. Il y a eu les Macchabées. C’est d’ailleurs extrêmement triste la manière dont on prend maintenant le symbole de ces hommes de Dieu qui étaient fidèles, qui ont enseigné la justice à la multitude, qui ont tenu ferme pour Dieu au milieu d’une terrible persécution. C’est triste la manière dont dans notre langue on a honteusement profané le nom de ces hommes, en particulier Judas Macchabée et quelques autres. La parole ne nous révèle rien de ces choses sauf en Daniel 11, d’une manière extrêmement fugitive et sans précision. L’histoire – non que nous ayons à nous y référer – nous aide dans certaines circonstances à connaître des détails intéressants. Elle a montré comment ces hommes ont été fidèles jusqu’à la fin, jusqu’à la mort pour beaucoup. Certainement l’apôtre Paul parle en Hébreux 11 de ceux qui ont été lapidés, sciés, tentés, dont le monde n’était pas digne. Ils ne devaient pas parvenir à la perfection sans nous. Dieu avait rendu témoignage et eux maintenant avaient un témoignage à garder jusqu’à la fin de leur vie.
Alors là le Seigneur vient et répond à l’attente de la foi de ces quelques-uns qui à Jérusalem attendaient la délivrance. C’est certainement là qu’était le témoignage de Dieu dans ces temps-là. Alors Christ entre sur la scène de son service, de son ministère parfait, public, âgé d’environ trente ans. Et pendant trois ans et demi il fait connaître – il n’avait cessé de le faire pendant toute sa vie – ce qu’est Dieu dans son amour et sa lumière. La fin de son ministère est évidente. Le témoignage ne pouvait pas être reçu et on l’a mis à mort.
Où est dès lors le témoignage de Dieu sur la terre ? C’est très simple. Nous avons lu deux passages essentiels. Le Saint Esprit et les croyants devaient rendre témoignage (Jean 15. 26-27), de sorte que le Saint Esprit vient sur l’assemblée et sur les rachetés du Seigneur comme puissance pour leur donner la capacité divine, la capacité selon Dieu maintenant d’être pour Christ dans le monde des témoins de celui qui a été rejeté.
Ce témoignage a donc été confié aux onze apôtres qui étaient réunis sur la montagne des Oliviers en Actes 1 lorsqu’ils ont vu leur Maître enlevé de devant leurs yeux. En Luc 24 le Seigneur les quitte depuis Béthanie en les bénissant. En Actes 1 il les quitte de la montagne des Oliviers en leur donnant ce message, en leur confiant cette mission : « vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » (v. 8). C’est bien ce qui a eu lieu. Le commencement de cette mission confiée soit en rapport avec Béthanie et Jérusalem, soit en rapport avec la Galilée a eu un commencement de réalisation par les apôtres, peu d’ailleurs. Comme les apôtres se sont arrêtés en chemin parce que la religion juive de leurs pères les a empêchés d’être complètement libérés pour accomplir ce service pour Christ, est arrivé un autre apôtre, lui aussi Juif de naissance, mais lié aux nations à qui Dieu lui avait confié de présenter son évangile. Et Paul a été un témoin.
Toute cette génération a été recueillie dans le repos après avoir servi au conseil de Dieu. Qu’est-il arrivé ? Où sont les témoins ? De quoi témoignent-ils ? A qui le font-ils ? Dans quel domaine, matériel, moral ?
Les témoins maintenant sont tous les croyants, tous les chrétiens. Certainement que peu de personnes ont la conscience d’avoir reçu cette position, cette place, cette mission. Le témoignage est en même temps collectivement confié à l’assemblée.
Qu’est-ce que l’assemblée, l’assemblée, aujourd’hui, dans ce jour même ? L’assemblée est constituée de tous les rachetés du Seigneur Jésus, sans exception, tous ceux qui ont la vie de Dieu, qui par la foi ont reçu Christ dans leur cœur, reconnaissant leurs péchés, ayant été mis à l’abri du sang, en vertu de l’œuvre de Christ et de sa mort expiatoire, et qui ont la vie éternelle.
De ce point de vue-là d’ailleurs – le sujet est très vaste – 1 Jean 5. 9-12 nous dit ce qu’est ce témoignage qui a été donné par l’Esprit, l’eau et le sang. Il y a donc trois témoins. « Il y en a trois qui rendent témoignage : L’Esprit, et l’eau, et le sang, et les trois sont d’accord pour un même témoignage. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils » (v. 7-9). « Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (v. 11-13). Il y a donc un triple témoignage. Un témoignage double est déjà valable. Il est maintenant triple. L’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité, l’Esprit qui est la vérité (v. 7), s’unit au témoignage de la mort de Christ, lorsqu’à la suite du coup de lance du soldat romain sont sortis du côté percé du corps mort de notre Seigneur le sang et l’eau, l’eau de la purification, le sang de l’expiation, opérées l’une et l’autre par la mort du Fils de Dieu. Quel est ce témoignage ? C’est que la vie est dans le Fils. Il n’y a point de vie en dehors de Christ qui est la vie éternelle. « C’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3). La vie est dans le Fils. Nous sommes par nature morts et en même temps coupables et Dieu a manifesté son amour en envoyant Christ, en le donnant pour être la propitiation pour nos péchés en rapport avec notre culpabilité et pour nous communiquer la vie, alors que nous étions morts spirituellement, moralement parlant. La vie est dans le Fils, mais la vie ne peut être communiquée que par la mort du Fils de Dieu. Le chemin de la vie pour les croyants passe par la mort de Christ. « Tu me feras connaître le chemin de la vie » (Ps. 16. 11). Le chemin de la vie pour nous, c’était le chemin de la mort pour Christ. La vie n’est communiquée que par la mort de Christ, de sorte que si nous avons la vie, c’est parce que Christ est mort et si nous vivons c’est parce que maintenant Lui vit. Il n’était pas possible qu’il fut retenu par les liens de la mort. Alors voilà le témoignage. Le témoignage, c’est que Christ est mort, Christ vit, il a les clés de la mort et du hadès. Maintenant cette vie ne peut être communiquée en dehors du Fils de Dieu. C’est celui qui a le Fils qui a la vie. Il n’y a aucun salut, aucune révélation du nom de Dieu, de ce qu’est Dieu dans sa nature, dans son être, dans ses prérogatives, en dehors de Christ qui nous révèle le Père. Christ est l’image du Dieu invisible, il est celui qui nous révèle Dieu comme le Père. « Celui qui m’a vu, a vu le Père » (Jean 14. 9). Personne ne peut se tenir dans la présence de Dieu et vivre. Il est celui « qui habite la lumière inaccessible, lequel aucun des hommes n’a vu, ni ne peut voir » (1 Tim. 6. 16). Nous voyons dans la face de Christ ce qu’est Dieu comme Père. En même temps l’image du Dieu invisible est donnée à connaître en Celui en qui toute la plénitude de la divinité s’est plue à habiter et habite en Lui corporellement. Nous avons la vie par Christ. Christ nous la communique parce qu’il est mort pour nous. C’était l’abaissement suprême du serviteur parfait qui devait servir à toujours et qui en même temps devait donner, comme le vrai et bon Berger, sa vie pour ses brebis pour qu’elles aient la vie et qu’elles l’aient en abondance. Voilà le témoignage. Il est maintenant communiqué par l’Esprit, l’eau et le sang. Il est triple, parfait, tout à fait suffisant. Ce témoignage est en nous maintenant. Nous avons à le faire connaître. Si Christ est mort et dans les conditions que nous avons rappelées tout à l’heure, c’est bien parce que le système du monde est complètement faux, il n’est pas de Dieu. « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » (1 Jean 2. 15). Il faut vaincre avec la victoire qui a vaincu le monde c’est-à-dire notre foi. Le monde est donc un système caractérisé par toute sorte de choses, en particulier la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie. C’est un système parfaitement et remarquablement organisé parce que Satan a une puissance extraordinaire. Il s’est trouvé d’ailleurs que la puissance de Satan s’accordait parfaitement avec l’état de l’homme dans ses péchés, qui a accepté Satan comme chef. Le système du monde qui prévaut aujourd’hui, qui s’est organisé pendant soixante siècles, est appelé le monde de Caïn, le monde de Babel, le monde de l’Egypte, de l’Assyrie, toutes ces formes diverses, Sodome, orgueil, abondance de pain, insouciant repos, le monde de Moab qui n’a pas été versé de vase en vase, qui a été comme un gâteau qu’on n’a pas retourné. Toutes ces formes du monde sont actuellement en pleine floraison et chacun y trouve son compte. Celui qui est porté vers les choses les plus viles, peut toujours trouver tout ce qu’il lui faut dans ce monde. C’est de plus en plus triste, de plus en plus évident. Mais en même temps on y trouve les formes les plus raffinées de la capacité de l’homme à se réjouir en lui-même. Les Grecs recherchaient la sagesse, les Juifs voulaient des miracles. Actuellement il y a bien des Grecs dans ce monde et des hommes supérieurement doués qui ont écrit des choses extraordinaires et l’esprit de l’homme y trouve ce qu’il cherche. Où est Dieu ? Chassé. L’expression parfaite de la réjection de Dieu a été réalisée dans la personne de Christ qui a été chassé dehors.
Ce système-là n’est pas évidemment le système que Dieu avait dans sa pensée au début. Il avait placé l’homme dans l’innocence pour que le jardin d’Eden soit gardé et que l’homme jouisse paisiblement, sans contrainte, sans fatigue, sans travail, sans dur labeur, des soins de son Créateur. C’est effrayant de penser à ce que le monde a fait dans l’intervalle et cela va aller de mal en pis dans tous les domaines : moral, religieux, soit juif soit chrétien, tout va aller de mal en pis. Les choses ne s’arrangeront pas et le monde au contraire va aller de mal en pis. On trouve d’ailleurs des cycles dans la vie de ce monde. On a vraiment l’impression qu’actuellement ce qui arrive dans ce monde comme jugement de Dieu, particulièrement la corruption morale est une chose très proche des quatre jugements désastreux d’Ézéchiel : la peste… Les épidémies de peste qui ont ravagé l’humanité pendant le Moyen Age risquent bien se reproduire. Certains médecins se demandent si certaines nations ne vont pas être rayées de la carte par ce mal qui actuellement prend possession de nations entières. Les choses vont à une vitesse vertigineuse. La progression est géométrique actuellement. Enfin Dieu connaît toutes choses.
Eh bien ! dans ce système-là, que font les chrétiens ? Où sont-ils ? Qu’ont-ils à faire ? Ils ont à être les témoins de Dieu. Le témoignage de Dieu est confié à l’assemblée et il est confié à chaque chrétien, à chaque racheté, à chacun de ceux qui ont la vie de Dieu et qui sont scellés du Saint Esprit, mis à part pour le ciel.
La première chose qu’on a à témoigner, à présenter, c’est que Dieu est saint. C’est par la séparation du monde et du mal que le témoignage se rend. Il est impossible de se mélanger au monde, de porter la livrée du monde et de prétendre qu’on est un témoin. De qui ? De Dieu qui est amour et lumière et de Christ qui a été le rejeté, qui a été mis à mort. C’est une anomalie de ne pas être séparé du monde. Donc la première chose à réaliser c’est la séparation du monde dans notre cœur, dans nos voies, la séparation de tout mal, du mal moral, du mal dans nos vies, du mal doctrinal, de ce levain insidieux des pensées de l’homme mélangées aux pensées de Dieu. C’est le drame des religions orientales qui élèvent l’esprit de l’homme et qui le concentrent sur lui-même pour essayer de lui faire trouver en lui-même sa paix, alors que la source de la paix ne vient que communiquée de Dieu qui est le Dieu de paix, à travers la conscience réveillée et le cœur en ordre et en paix parce que Christ remplit notre cœur.
Alors le témoignage se rend donc dans ce monde. Il se rend par l’assemblée jusqu’à ce que l’assemblée s’en aille de ce monde. Après, que deviendra ce témoignage ? C’est dans le royaume qu’il sera rendu par d’autres Et si l’assemblée a été tellement infidèle qu’à la dernière phase de son histoire responsable sur la terre, Laodicée, le Seigneur est prêt à vomir l’assemblée de sa bouche, eh bien ! le Seigneur se présente en Apocalypse 3 comme « l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu » (v. 14). C’est en Christ que se concentrent, que se sont réalisées toutes les pensées éternelles de Dieu, ses conseils. C’est Christ qui est le témoin fidèle et véritable. Pourquoi ici ? Parce que Laodicée n’est plus témoin. Elle est remplie d’elle-même, remplie de son propre orgueil et a cessé d’être ce témoin. L’assemblée n’est plus vraiment le vrai témoin de Dieu sur la terre. Alors Christ, lui, ne peut pas changer. Les passages du premier chapitre nous ont expliqué que Christ est le même, celui qui était, qui est et qui vient, celui qui ne peut pas changer. Il est ici le témoin fidèle, le commencement de la création de Dieu. Si l’assemblée a cessé de l’être, Christ, lui, continue à être le témoin et il prendra dans sa propre main d’un côté les rênes du gouvernement et de l’autre, le témoignage de Dieu pour le rendre dans ce monde après l’enlèvement de l’Église, mais par d’autres, d’une façon que la parole ne nous donne pas en détail. Et puis il devient le commencement de la création de Dieu. La première création a eu son terme, son cours. L’Église s’en va. Il reste une dernière phase, la période de mille ans au cours de laquelle Dieu montrera ce qu’il est, ce qu’il a fait. Puis une autre création est formée. C’est Christ qui en est le commencement, il en est l’ornement, il en est le fondement. Il est le commencement de la création de Dieu, c’est-à-dire celui sur lequel cette création repose, par l’œuvre de qui la création a été formée, création de Dieu, la seconde, la nouvelle. Toutes choses sont faites nouvelles, toutes choses sont de Dieu.
Quel est ce témoignage confié maintenant à l’Église ? Il a été confié d’abord aux apôtres. Tout de suite après le temps brillant de l’Église du début, les apôtres ayant été repris, ils avaient annoncé que l’apostasie commencerait à s’infiltrer dans l’assemblée et que toutes sortes de maux prendraient naissance dans l’assemblée. Le témoignage de Dieu a été confié à cette assemblée dans les siècles qui ont suivi. Ce qui a caractérisé essentiellement l’assemblée, c’est dans Éphèse que nous le voyons dans les lettres de l’Apocalypse. Le cœur de l’assemblée s’est lassé, s’est détaché de Christ et c’est par le cœur que le témoignage peut être rendu. Le cœur dirige les voies, dirige la marche, nos pas. Il nous faut un cœur large. Si le cœur a Christ comme objet, naturellement les pas sont maintenus dans le sentier de l’obéissance, sans qu’on repousse les bornes, sans qu’on s’écarte et qu’on parte dans un sentier de traverse et particulièrement qu’on fasse comme Démas, pour revenir en franchissant la barrière, en aimant le présent siècle. On repart du mauvais côté, dans le mauvais sens. Éphèse avait abandonné son premier amour.
Le témoignage de Dieu depuis les apôtres a donc été confié à l’assemblée présentée sous cette forme d’Éphèse et à partir de Smyrne le Seigneur a châtié, a amené des persécutions pour que sa chère assemblée retrouve ce caractère de témoin qu’elle était en train de perdre. Smyrne a été fidèle au milieu des dix persécutions de l’empire romain qui ont sévi à ce moment-là.
Pergame, qui a suivi, a perdu véritablement son caractère de témoin. C’est là que les choses se sont dégradées et n’ont plus pu avoir de remède. Le point de non-retour est arrivé à ce moment-là parce que Pergame a fait deux choses. Pergame a laissé le monde entrer dans l’assemblée et l’assemblée elle-même est allée s’installer dans le monde. Elle s’est placée sous la protection des autorités politiques et elle est devenue une puissance par elle-même, de sorte que même les oiseaux venaient trouver refuge dans ce grand arbre qu’est devenue l’assemblée.
Ce qui caractérise ces trois assemblées successives, Éphèse, Smyrne et Pergame, c’est que le Seigneur considère leur état à ce moment-là, états qui historiquement se sont succédé. Smyrne a succédé à Éphèse, Pergame a succédé à Smyrne. Les trois assemblées n’ont pas coexisté simultanément. Elles se sont succédé historiquement l’une après l’autre. Ce qui caractérise ces trois assemblées, c’est que dans tous les cas, le Seigneur visitant leur état dit : « J’ai quelques choses contre toi », « je connais tes œuvres ». Le Seigneur se réfère [Mr. Darby le dit dans une lettre du troisième volume des Lettres] à l’état du début. C’est bien l’Église comme on l’a appelée, l’Église des apôtres. C’est ce qui était sorti du travail des apôtres qui sont les dons fondamentaux de l’Église, le fondement sur lequel l’Église a été bâtie. La pierre de coin c’est Christ et le travail, le service des apôtres a été le fondement. L’Église a subsisté. C’est par rapport à l’état du commencement que le Seigneur juge. A Pergame il y a eu un mouvement de non-retour. Pergame était dans le monde, là où est le trône de Satan, là où Satan habite et c’était fini.
Thyatire suit historiquement. Chose étonnante dans ce système romain, l’église romaine, il faut appeler les choses comme le Seigneur le dit, dans cette église romaine, le Seigneur s’est maintenu le seul témoignage à son cœur au milieu de ce système jusqu’au moment de la Réformation. Et puis à ce moment-là des âmes bouleversées par l’état de cette assemblée de Thyatire, sont sorties. Le Seigneur les avait préparées pour lui. Les précurseurs de la Réformation se sont levés et le témoignage de ce moment-là a été transféré de l’Église des apôtres [qui subsiste en Thyatire jusqu’à la fin sous sa forme d’église de multitude et qui ensuite donnera lieu à la Babylone jugée dans les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse], le témoignage a été transféré au système de l’église du protestantisme. Ce n’est pas Sardes. Sardes est ce qui a suivi ce puissant mouvement de la Réformation. Le Seigneur a permis que l’imprimerie soit découverte à peu près à ce moment-là, en sorte que la parole de Dieu qui avait été cachée, qui n’était pas diffusée, a pu être diffusée en un nombre extraordinaire d’exemplaires. Et puis ces réformateurs puissants qui se sont d’ailleurs trompés dans les armes qu’ils ont utilisées pour défendre et imposer leur témoignage, ont pris des armes humaines, charnelles, alors qu’ils n’auraient jamais dû le faire. Le témoignage leur a été confié. C’est un témoignage puissant qu’ils ont rendu.
Alors nous n’avons pas à comprendre pourquoi, parce que le Seigneur ne nous l’a pas révélé, pourquoi maintenant encore dans le système de Thyatire que Dieu a déjà jugé dans son principe, « je lui ai donné du temps afin qu’elle se repentît ; et elle ne veut pas se repentir de sa fornication. Voici, je la jette sur un lit », le système d’impureté et de fornication, pourquoi au milieu de ce système qui comme tel est déjà jugé, qui déplaît à Dieu puisqu’il est l’objet de son jugement au milieu de ce système-là, il y a les « autres qui sont à Thyatire » et dont les dernières œuvres dépassent les premières ? Nous ne doutons pas que nous connaissons les uns et les autres dans ce système des personnes fidèles qui aiment Christ, qui ont Christ – on peut le dire – comme leur seul objet, mais que le Seigneur n’a pas jugé bon d’éclairer pour les en faire sortir.
Notre position n’est pas la même, puisque d’abord pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas dans ce milieu-là que le Seigneur nous a suscités et de toute manière si nous sommes ici, c’est que la grâce du Seigneur nous a éclairés. Nous n’avons donc pas à retourner à ce système que la parole condamne. Mais d’un autre côté nous n’avons pas à gérer les choses que le Seigneur garde à sa propre sagesse. Nous admirons la sagesse divine et nous voyons comment pour sa propre joie le Seigneur se maintient encore dans ce système des âmes qui brûlent pour lui. C’est à ceux-là même qu’il s’adresse : « celui qui vaincra ». L’appel est individuel et la récompense aussi. Celui qui vaincra recevra l’étoile brillante du matin, la joie de Christ dans sa communion dans le ciel et en même temps l’association avec Christ dans son règne. « Celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin, je lui donnerai autorité sur les nations ; et il les paîtra avec une verge de fer, comme sont brisés les vases de poterie… et je lui donnerai l’étoile du matin ».
On remarquera en passant qu’à partir de cette quatrième épître à Thyatire, l’ordre est renversé entre l’exhortation et la promesse au vainqueur. Le Seigneur ne s’adresse plus à l’ensemble, mais aux individus et à un résidu au milieu même de l’assemblée, en général : premier caractère. Deuxième caractère : c’est maintenant la promesse du retour de Christ, cette issue bénie pour nous, qui en même temps marque le terme de la période de responsabilité de l’Église. C’est maintenant à partir du retour de Christ que les choses sont mesurées. L’Église a commencé au jour de la Pentecôte, elle se termine à l’enlèvement de l’Église par Christ. Donc c’est le retour de Christ qui en fait manifeste justement ce terme. C’est en rapport avec l’attente de Christ que maintenant tout se règle, tout se juge, dans la pensée de Dieu. A partir de Thyatire donc nous avons ces quelques témoins, ces âmes fidèles, qui ne sont pas éclairées mais qui sont précieuses au cœur de Christ et qui seront récompensées avec l’étoile du matin et la verge de fer pour paître les nations, selon la sagesse, la justice et la bonté de celui qui juge toute chose.
Et à partir de la Réformation, les trois dernières églises sont issues des unes des autres historiquement et cohabitent ensemble avec Thyatire jusqu’à la fin.
Sardes est ce qui a suivi le réveil dans le protestantisme, le réveil de la Réformation. Sardes est caractérisée par le nom de vivre et de mourir, sauf quelques âmes, le résidu fidèle, qui marcheront avec Christ en vêtements blancs au jour des récompenses. Mais Sardes est jugée comme le monde, c’est même un jugement qui est différent de celui de Thyatire. Thyatire est jugée comme infidèle dans ses affections, Sardes est jugée comme ayant repris la livrée de ce monde. Dans certains milieux professionnels, les protestants sont connus. C’est une chose étonnante d’ailleurs, comment actuellement quelquefois dans les affaires, ces choses sont identifiées avec les protestants. Il n’aurait pas dû en être ainsi. Les chrétiens n’auraient jamais dû se mêler des affaires de ce monde. Alors Sardes a le nom de vivre et est morte. L’église est morte dans son ensemble et Christ viendra sur elle comme un voleur. Un voleur dans la nuit : 1 Thess. 5. 2 nous dit que c’est la terrible part du monde. « Ils diront : Paix et sûreté, alors une subite destruction viendra sur eux… et ils n’échapperont point » (1 Thess. 5. 3). Eh bien ! L’ensemble de l’église de Sardes va connaître le retour de Christ. On peut dire que Sardes est le système protestant qui a le nom de vivre et qui est mort. Ce système-là verra Christ venir sur lui comme un voleur dans la nuit. Donc en fait c’est le même jugement que le monde. Rien ne distingue un mort de quelqu’un qui est endormi. La respiration est tellement faible dans une personne endormie que de loin on pense qu’elle est morte. Il y a pourtant à Sardes des âmes qui n’ont pas souillé leurs vêtements. Voilà quelques témoins que le Seigneur se maintient dans ce système-là, qui avec Thyatire va jusqu’à la fin.
Le cri de minuit, 1830 peut-être, a retenti en différents lieux. M. André Gibert dans le dernier chapitre de « L’Église ou l’Assemblée » que nous conseillons à nos jeunes de relire s’ils ne l’ont pas déjà fait, dit que le Seigneur a dans sa sagesse voulu que ce réveil soit produit spontanément et simultanément dans différents lieux de sorte que nous n’ayons pas tendance à placer la gloire sur un frère particulièrement. Il est bien clair que le frère que nous avons tous dans notre cœur – nous avons tellement reçu de lui – c’est M. Darby. Mais il n’a pas été selon Dieu que ce soit le seul instrument que la grâce de Dieu a utilisé pour justement ce réveil du siècle dernier. Jusqu’au cri de minuit, l’Église s’était endormie. Au milieu de Sardes, tout le monde dormait sauf ces quelques-uns qui ne souillaient pas leurs vêtements. Mais dans l’ensemble le système n’était pas tellement différent, en particulier en Angleterre, du système papal. L’église dont les frères du début ont dû se séparer avait un système, une organisation qui n’était pas aussi gravement éloignée de l’écriture mais qui était complètement en dehors de la pensée divine. C’était un système où l’homme avait sa place, où la puissance de l’Esprit Saint n’était pas reconnue. On avait au moment de la Réformation retrouvé le salut par la foi, mais on avait complètement perdu de vue la réalité du retour de Christ, la valeur de la cène comme expression du corps de Christ, la première venue de Christ et la première résurrection. En fait les quatre éléments de la doctrine de Paul étaient plus ou moins passés sous silence, sauf qu’on avait retrouvé que le salut ne pouvait jamais être acquis par de l’argent ou par des œuvres, que toutes ces choses étaient aussi abominables qu’un vêtement souillé. On ne pouvait acquérir le salut que par la foi et donc déclarer qu’on était coupable, qu’on était perdu et Christ était la réponse. Mais quant aux vérités du christianisme, bien des choses n’avaient pas été retrouvées, c’était resté enfoui.
Au siècle dernier, ces choses sont ressorties à la lumière. Elles ont été accompagnées par les frères qui ont été les instruments bénis pour cela d’une extraordinaire séparation du monde. Un frère rappelait encore il y a quelque temps, que des hommes de grande richesse, s’étant tournés vers Christ à ce moment-là, ont vendu leurs biens, ont vendu leurs tableaux et ont vécu pratiquement comme des pauvres. La puissance de l’évangile était telle que tous les cinémas étaient complètement délaissés. Il y avait une puissance qui était comparable à celle qui s’était manifestée au début des apôtres où le christianisme était accrédité par des miracles extraordinaires. On voyait par exemple des personnes qui perdaient l’usage de la parole, ou tombaient de stupeur jusqu’à ce que le Saint Esprit ait produit son œuvre en salut et que ces personnes retrouvent l’usage naturel des facultés de leur corps. On prenait d’assaut les réunions d’évangélisation, et tous les lieux de plaisir du monde étaient complètement délaissés. Où en sommes-nous actuellement dans ce lieu, dans Paris par exemple qui semble être de plus en plus une des extraordinaires capitales du mal ? Quelques-uns, peu, recherchent Christ et beaucoup recherchent leur propre plaisir. Tout est inversé.
Le Seigneur a permis que ces lumières soient retrouvées simultanément, particulièrement en Angleterre, en Suisse, et peu de temps après en Allemagne, en France, en Belgique, dans les pays d’Europe occidentale. Le Seigneur n’a pas voulu qu’un instrument particulier soit spécialement désigné pour cela. La gloire revient à Christ. Mais évidemment nous gardons une immense reconnaissance et nous gardons le nom de ceux qui ont été les instruments pour nous amener ces choses et pour mettre nos âmes en relation avec Dieu. Une place particulière appartient dans nos cœurs à ces frères. C’est certainement selon Hébreux 13 que nous le faisons. Nous sommes invités à le faire de nos conducteurs qui nous ont annoncé la parole de Dieu. Considérant l’issue de leur conduite, nous imitons leur foi. En même temps nous honorons ceux qui nous conduisent dans l’assemblée, ceux qui nous ont précédés dans le chemin de la foi et qui ont été les instruments bénis pour que le troupeau soit gardé par la puissance de Dieu.
Ce terrain-là, c’est Philadelphie. Chose remarquable, c’est que personne, aucun de ces frères d’il y a cent cinquante ans n’a jamais dit qu’ils étaient Philadelphie. Nous ne sommes pas Philadelphie, pas plus que nous ne sommes Laodicée. Lorsque la fraîcheur du début de Philadelphie a commencé à s’estomper, puisque tout tend toujours à sa ruine, l’esprit de Laodicée a commencé à s’installer. Historiquement Laodicée n’était pas visible lorsque ces frères d’il y a cent ou cent cinquante ans écrivaient.
Mais on savait que ces choses allaient arriver. Elles sont arrivées historiquement. L’état d’esprit de Laodicée est arrivé presque au moment du délogement de notre frère M. Darby. Particulièrement dans les lieux en Angleterre on peut trouver quelques détails. Les choses ont été écrites par bien des frères, lorsqu’à ce moment-là un parti s’est organisé, qui a donné lieu d’ailleurs ultérieurement à une triste division, lorsqu’on a délaissé véritablement la jouissance de l’amour de Christ et qu’on a gardé les principes. C’est toujours ce qui nous pousse vers la ruine. Lorsqu’on garde la forme extérieure, c’est une forme de l’apostasie. On garde l’apparence de la piété et on renie la puissance. On a perdu la fraîcheur du début et les âmes tenaient formellement à toute l’organisation, à tout le système.
De ce point de vue le témoignage n’a pas été conservé à ceux qui en avaient été initialement les dépositaires. Alors Laodicée, c’est tout à fait l’opposé de l’esprit de Philadelphie. Philadelphie a conscience de son peu de force. Le Seigneur connaît ses œuvres, il ne les nomme pas, il suffit simplement de savoir que le Seigneur les connaît. Philadelphie a complètement remis sa cause au Seigneur Jésus. Individuellement c’est ce que disait Paul en 2 Tim. 1. 12 : « je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là ». Philadelphie s’est entièrement reposée sur les soins de Christ. C’est une assemblée qui a peu de force, qui n’a pas renié le nom du Saint et du Véritable, qui a gardé la parole de Dieu et qui a gardé la parole de la patience du Seigneur. Une promesse lui est particulièrement faite, d’être préservée de la tribulation « qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre ». L’esprit de Philadelphie, nous l’avons dit bien souvent, c’est l’amour des frères. L’amour des frères ne peut découler que de l’amour pour Christ et de la jouissance de l’amour de Christ. C’est la seule assemblée à laquelle Christ déclare son secret : « je t’ai aimé ». C’est bien vrai de toutes. Christ m’a aimé, Christ aime chaque frère, chaque sœur, chaque vrai croyant, Christ a aimé l’assemblée. Mais « je t’ai aimé » est une confirmation. Pourquoi ? Parce que c’était bien nécessaire pour ne pas être découragé par la marée grandissante de ceux qui se disaient être Juifs et qui ne l’étaient pas, la synagogue de Satan, ceux qui prenaient le pouvoir, qui méprisaient foncièrement cette petite assemblée sans force de Philadelphie. Et pourtant c’est là le seul secret du véritable témoignage. Garder la parole de Dieu, du Saint, du Véritable, c’est être séparé du monde, c’est accepter d’être, comme Paul, les balayures du monde.
Laodicée est tout à fait à l’opposé. Laodicée, historiquement, a suivi, est sortie des systèmes antérieurs. On peut dire que c’est Philadelphie perdant de vue sa vocation céleste, perdant de vue l’amour de Christ. On commence à être occupé de soi-même et alors c’est le terrible état du manque de cœur, du latitudinarisme comme l’a appelé M. Rossier, dans ses écrits il y a une soixantaine d’années et plus, c’est la satisfaction de soi-même. C’est tout à fait l’opposé de Philadelphie.
Où est le témoignage ? Le seul terrain actuellement, c’est le terrain de Philadelphie. Aucun groupe de croyants, les frères pas plus que d’autres, ne peut dire qu’il est Philadelphie. Dire que nous sommes Philadelphie, c’est simplement oublier ce que nous sommes, c’est-à-dire le caractère de notre faiblesse, et c’est déjà manifester l’une des formes du caractère de Laodicée. En même temps dire que le Seigneur nous a quittés et que nous sommes Laodicée, c’est absolument contraire à la pensée de l’écriture qui nous déclare que s’il y a maintenant prérogative du témoignage individuel, le témoignage collectif ira jusqu’à la fin. Lorsque le Seigneur frappe à la porte du cœur individuellement, nous sommes invités à répondre. S’il y a d’abord le caractère du témoignage individuel, le Seigneur se conserve un témoignage collectif pour lui jusqu’à la fin. La difficulté, c’est que nos esprits sont probablement trop enclins à ce caractère de logique qui est beaucoup enseigné dans les écoles maintenant. On aurait tendance actuellement à identifier par exemple Philadelphie avec ou les frères ou une dénomination quelconque. La parole ne le fait pas. C’est le fondement même du témoignage qui est en cause. La question a pu se poser : le témoignage a-t-il été confié aux frères ? Oui. Sera-t-il confié aux frères jusqu’à la fin ? Nous n’avons pas la réponse. La seule chose que nous puissions dire, c’est qu’il n’y a aucune certitude que ce témoignage subsiste parmi nous, que le témoignage de Christ nous soit confié jusqu’à la fin si nous sommes infidèles. A qui sera-t-il confié ? Nous n’en savons rien. C’est une prérogative de Christ, c’est lui qui ôte une lampe dans une assemblée. C’est Dieu – chose remarquable – qui en Lévitique 14 place une plaie de lèpre dans une maison. On enlève la pierre, la lèpre ne guérit pas, le mortier est lépreux, la pierre est lépreuse. On remet la pierre et le mal continue à ronger. Que reste-t-il ? « Si je mets une plaie de lèpre dans une maison du pays de votre possession, celui à qui sera la maison viendra et le fera savoir au sacrificateur » (v. 34-35). Le sacrificateur voit la maison, elle est entièrement lépreuse. La maison est démolie. Le Seigneur ôte la lampe. On ne peut pas obliger le Seigneur à rester dans une assemblée locale infidèle. On a souvent cité le cas de Samson qui ne savait pas que l’Eternel s’était retiré de lui. Il était le dernier à s’en rendre compte. Pourtant la position de Samson était absolument évidente. On ne peut pas concevoir une folie pareille pour un Israélite d’aller confier son secret à une femme d’entre les Philistins. Lorsque les affections du cœur se dérèglent, nous sommes absolument ouverts à toute sorte d’erreurs et de mauvais chemins. Ephraïm de la même manière en Osée 7. 9 ne savait pas que des étrangers avaient consumé sa force. Il ne savait pas non plus que des cheveux gris étaient parsemés sur sa tête. Il ne le savait pas, il n’en avait pas la conscience. Si on lit en détail les onze premiers chapitres d’Ézéchiel, on voit que Juda et Benjamin ne s’étaient pas rendu compte que la nuée était partie parce que leur cœur était ailleurs. « L’Éternel ne nous voit pas » (8. 12) caractérise l’état du peuple à ce moment-là. Il n’y avait plus de remède. De la même manière nous sommes invités à ne pas dire comme au temps de Jérémie : « C’est ici le temple de l’Eternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Eternel ! » (7. 4) Le Seigneur, par pure grâce, nous a conservé le bienfait immense et merveilleux de sa présence parmi nous. Nous n’avons pas à en déduire que quoi que ce soit que nous fassions, le Seigneur restera. D’un autre côté, que fera-t-il ? C’est son affaire à lui. Notre affaire à nous, c’est de répondre à sa pensée, en revenant avec beaucoup d’humilité à ce que l’écriture nous enseigne sur ce que doit être le caractère d’un témoignage fidèle pour Christ. Ce témoignage, c’est de garder sa parole, de nous séparer du monde, de nous séparer du mal. « As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui, parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? » (Job 1. 8) Daniel, le témoin fidèle à Babylone, le seul peut-être avec les trois autres hébreux, avait arrêté « dans son cœur qu’il ne se souillerait point par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait » (Dan. 1. 8). Daniel applique son cœur à comprendre et à s’humilier. « Esdras avait disposé son cœur à rechercher la loi de l’Eternel » (Esdras 7. 10). Autant d’exemples qui nous montrent que le premier caractère du témoin est la séparation de tout ce qui n’est pas à la gloire de Christ. Et le monde dans son ensemble est complètement opposé à la gloire de Christ. Si l’amour du monde est en nous, l’amour de Dieu n’est pas avec nous. Et nous avons pourtant une victoire à remporter, c’est notre foi. « C’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi » (1 Jean 5. 4).
Le Seigneur termine cette histoire si solennelle et si remarquable des sept églises, justement en reprenant lui-même au moment de sa venue le flambeau du témoignage, du témoignage de Dieu dans ce monde, puisque l’Église a cessé globalement de l’être. Le Seigneur, lui, ne peut cesser d’être ce qu’il est : le témoin fidèle et véritable. Il confie son témoignage sous une autre forme à d’autres, mais ça n’est plus l’Église, c’est certainement dans le royaume qu’il instaurera pour lui pendant la période millénaire.
En face de cela, où en sommes-nous ? Quelle est la vocation de l’Église ? Quel est le chemin qui s’ouvre devant notre très chère jeunesse ? Que faut-il faire ? Eh bien ! rien de particulier, sinon simplement s’attacher à Christ de tout notre cœur, le supplier, dans la conscience de notre faiblesse, d’être gardés purs du monde, d’être gardés purs pour Lui, d’avoir des affections qui soient entièrement liées à lui, à sa personne, un cœur qui n’est pas double, qui n’est pas partagé.
Naturellement le Seigneur nous montrera la manière dont nous pourrons être des témoins pour lui. Il ne nous appelle pas aujourd’hui en Europe occidentale à donner notre vie pour lui, comme d’autres témoins l’ont fait tout au long des périodes antérieures, notamment au moment des guerres de religion, ou au moment des périodes des persécutions romaines. Mais peut-être est-il aussi difficile et certainement au moins aussi éprouvant de tenir chaque jour au milieu de ce monde qui a rejeté Christ, pour porter pour Lui les caractères de celui qui était le Pauvre ici-bas, de celui qui a été rejeté, affligé, qui n’a rien eu. C’est en portant les caractères justement de celui-là que nous serons pour lui des témoins, c’est-à-dire des martyrs.
Jean Muller.
Lire :
Jean 15. 26-27
On a dit que Dieu ne s’était jamais laissé sans témoignage. On peut remarquer que ceux qui ont été les témoins ont toujours été attachés à ce qui était l’intérêt primordial de Dieu dans ce monde. Et c’est une chose que nous avons à réaliser : que le Seigneur a quelque chose dans ce monde qui a pour lui un intérêt primordial.
Abraham est un des premiers témoins. Il a été appelé, lui, à sortir d’Ur des Chaldéens, il a été appelé à sortir de son pays. C’était le monde de l’époque. C’était la séparation. Et qu’est-ce qu’il avait devant lui ? Il avait devant lui le Dieu de gloire. C’est la séparation. Dieu avait rejeté ce système dont il sortait.
Ensuite le peuple avait été délivré de l’Égypte pour aller où ? Pour aller dans le pays de Canaan et ce pays était ce sur quoi Dieu avait un intérêt particulier. Il est dit que c’est « un pays dont l’Eternel ton Dieu, a soin, sur lequel l’Eternel, ton Dieu, a continuellement les yeux » (Deut. 11. 12). C’est le pays que Dieu s’était choisi.
David ensuite était l’homme de la ville de Sion, de Jérusalem. Et Jérusalem était le lieu que Dieu avait choisi pour y faire habiter son nom.
On voit que chaque fois qu’un témoin est suscité, qu’un témoignage est donné, il est chaque fois associé à ce qui est l’intérêt particulier de Dieu dans ce monde. Abraham, il y aurait eu des tendances pour qu’il puisse retourner dans le pays. Le peuple d’Israël aurait voulu retourner en Égypte. Il n’a pas voulu aller dans le pays de la promesse. Nous trouvons cela dans le livre des Nombres. Une fois qu’il était dans le pays, il y avait des ennemis qui voulaient l’empêcher de jouir du pays. Quant à Jérusalem, très vite Dieu devait donner des consignes particulières pour que le peuple n’oublie pas de monter trois fois par an à Jérusalem. D’ailleurs ceux qui y sont attachés, plus tard on le voit, ceux qui sont attachés à Jérusalem, à ce que Dieu aimait, disent : « Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma droite s’oublie ! Que ma langue s’attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je n’élève Jérusalem au-dessus de la première de mes joies ! » (Ps. 137. 5-6). Et David dans le psaume 132 parle d’un lieu de repos pour Dieu et pour l’arche. C’était à Sion, la montagne de Sion. Ensuite c’est le temple. L’ennemi est toujours là pour dissocier dans nos cœurs ce qui est un attachement pour Dieu. Le temple, Jérusalem, étaient loin. Il y avait les Baals, il y avait d’autres dieux. Puis après que la gloire a quitté le temple – comme on l’a rappelé, le peuple ne s’était même pas rendu compte que Dieu l’avait quitté – il a été emmené en captivité. Et quand Dieu permet qu’un résidu revienne, il reconstruit d’abord un autel à la place où il était, il reconstruit le temple, c’est là ce que Dieu avait désiré : qu’ils reconstruisent le temple. Mais dans Esdras on voit tout de suite qu’il y a d’abord des ennemis, les ennemis même dans le pays, les ennemis, ceux qui étaient dans le pays, qui disent : « Nous bâtirons avec vous, car nous recherchons votre Dieu, comme vous » (Esd. 4. 2). Ensuite le peuple leur dit : « Vous n’avez pas affaire avec nous pour bâtir une maison à notre Dieu, mais nous seuls, nous bâtirons à l’Eternel, le Dieu d’Israël » (v. 3). Alors que font les ennemis ? Ils essaient par la peur de faire arrêter l’œuvre et les mains sont lassées, le travail à la maison de l’Eternel est arrêté. Puis alors dans Aggée, l’Eternel peut leur dire : « Vous avez semé beaucoup, et vous rentrez peu » (1. 6). Pourquoi ? « J’ai soufflé dessus » (v. 9). Vos intérêts ne sont pas les miens. Vos intérêts, c’est quoi ? C’est vos propres maisons. Vos intérêts, ce n’est pas mes intérêts. Mon intérêt à moi, c’est ma maison. « Cette maison est dévastée » (Aggée 1. 4). Le Seigneur Jésus vient dans ce monde. Voilà le témoin fidèle et véritable. On aurait pu dire : toutes les choses étaient contraires, la maison qui est là, le temple qui est là, ce n’est pas la maison que Dieu avait construite, et pourtant. L’intérêt de Dieu, c’est sa maison. On voit dans Jean 2 ce que fait le témoin fidèle et véritable. Il y a dans le temple des vendeurs qui vendent des bœufs, qui font des échanges, qui vendent des brebis, des colombes. Que fait le Seigneur ? Il fait lui-même un fouet de cordes et les chasse tous dehors. Apparemment le Seigneur était seul contre eux tous. Il y avait là la puissance. La puissance était là, le témoin était là, avec Dieu pour lui.
Ici, notre frère l’a fait remarquer tout à l’heure, à qui sera donné le témoignage ? A qui est donné le témoignage ? Est-ce que le témoignage est donné aux frères ici ? Dans Jean 15, non, il n’est pas donné aux frères. D’abord on peut remarquer le contexte. Dans ce qui précède, il est dit que le Seigneur est rejeté du monde. « Ils m’ont haï » (15. 25). Mais lui, il a choisi ses disciples. « Parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait » (15. 19). « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (15. 20). « Mais maintenant ils ont, et vu, et haï et moi et mon Père » 15. 24). Ils vous haïssent vous, mais moi je m’en vais. Ils vous haïssent, vous allez rester seuls ? Non, je vous envoie un Consolateur. « Quand le Consolateur sera venu, lequel moi je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi » (v. 26). De qui rendra-t-il témoignage ? De Christ. Il est dit aussi : « vous aussi, vous rendrez témoignage ; parce que dès le commencement vous êtes avec moi » (v. 27). Il s’agit ici des apôtres. De quoi les apôtres rendront-ils témoignage ? Ils rendront témoignage de ce qu’ils ont vu, du Seigneur, parce qu’ils ont été avec lui depuis le début de Christ homme sur la terre. Mais l’Esprit, lui, de quoi rend-il témoignage ? L’Esprit est descendu quand Christ est monté dans la gloire, quand Christ a été glorifié. L’Esprit est là pour témoigner d’un Christ qui est un Christ glorifié. Bien sûr, l’Esprit ne peut pas rendre témoignage tout seul. Il y a des vases, mais ces vases – on l’a rappelé – ce sont des vases brisés, des vases humiliés, dans lesquels la lumière de Christ peut briller. C’est de tels vases que le Saint Esprit peut utiliser pour témoigner de Christ. De quoi témoigne le Saint Esprit ? Dans le chapitre suivant il est dit qu’il convainc le monde de péché (v. 8). C’est la première chose qu’il fait, c’est l’Esprit de vérité. Dire ce qu’est le monde, convaincre le monde de péché, c’est faire la démonstration que ce monde vit dans le péché. D’où la séparation. Cela c’est la première chose. Alors on comprend comment est-ce que nous pouvons être des témoins. Nous écrivons souvent à la fin des lettres de recommandation : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, et l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit, soient avec vous tous ! » (2 Cor. 13. 13).
Le Seigneur a envoyé le Saint Esprit pour faire quoi ? Pour nous rappeler les choses qu’il a dites, pour témoigner de lui. Pour tout cela, il est là, pour placer Christ devant nos cœurs, pour placer les affections de Christ devant nos cœurs, pour attacher nos cœurs à Christ. Si nous ne sommes pas en communion avec Christ, nous ne pourrons pas être les vases par lesquels le témoignage du Saint Esprit peut être donné dans ce monde.
Nous sommes dans une période de ruine. On a parlé tout à l’heure de Daniel. Daniel aussi parle de Jérusalem. Il était un témoin. Il savait que la fin des 70 ans de la captivité approchait. Il a prospéré d’ailleurs jusqu’à la fin, pendant les rois des Mèdes et des Perses. Que faisait-il ? En Daniel 6 il est dit de lui : « ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem, il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâces devant son Dieu » (v. 10). Il s’adressait au Dieu des cieux. Ce qu’il y avait dans son cœur, c’était Jérusalem.
Quel est l’intérêt de Christ dans ce monde ? Nous pouvons être sûrs que le Saint Esprit va nous entretenir de cela. C’est son assemblée, c’est son épouse. Il est dit dans la Genèse : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (2. 18). Le Seigneur a une épouse. Jean le baptiseur avait appelé le Seigneur l’époux et lui était l’ami de l’époux. Il y a l’épouse, il y a l’assemblée. C’est cela l’intérêt principal de Christ dans ce monde. Et si nous aimons quelqu’un, et c’est la pierre de touche pour nous, si nous aimons quelqu’un, nous aimons ses intérêts. Le témoignage pour le Seigneur se rattache aux intérêts du Seigneur. Il se rattache à cela. Le Saint Esprit a pour mission dans ce monde les intérêts du Seigneur. Il est le serviteur ici-bas. Dans quelle période vivons-nous ? La seule période où le Seigneur a été comme Dieu fait homme dans ce monde. Et depuis que le Seigneur a été élevé dans la gloire, le Saint Esprit est dans ce monde et il habite dans les croyants. Il habite en nous. Il faut qu’il ne soit pas contristé. Alors il nous présente Christ et il nous présente quels sont les intérêts de Christ.
Qu’est-ce que l’assemblée ? On a rappelé les vérités concernant l’assemblée. Qu’est-ce que les siens pour le Seigneur Jésus, le trésor du Seigneur dans ce monde ? Quand le Seigneur en Matthieu 16 est rejeté de ce monde comme homme, il dit : Voilà ma maison, sur ce roc je bâtirai mon assemblée. Quand il est rejeté, depuis le ciel, il dit autre chose à Paul « Pourquoi me persécutes-tu ? » Il a été rejeté quand Étienne a été lapidé par son peuple. Étienne dit : « Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Actes 7. 56). Les pharisiens se bouchent les oreilles, le poussent hors de la ville et le lapident. Et après, Dieu se révèle à Paul : « Je suis Jésus que tu persécutes » (Actes 9. 5). C’est le corps de Christ.
La troisième chose, c’est l’épouse de Christ. Il y a ces trois caractères : la maison de Dieu, l’union avec Christ, l’épouse. L’union avec Christ est peut-être la chose qu’un croyant réalise le plus facilement au début, même s’il ne connaît pas toutes les vérités, ce sentiment dans son cœur qu’il est uni à Christ, ce que Christ montre ici. « Je suis Jésus que tu persécutes ». « Qui es-tu Seigneur que je persécute ? – Quand tu persécutes les miens, tu me persécutes, moi ». Et puis l’épouse et l’Esprit témoignent de toutes ces choses. Par qui témoignent-ils ? Par des vases qui sont obéissants, par des vases qui ont à cœur les intérêts du Seigneur, par des vases qui n’ont devant eux que les intérêts de Christ. « Tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ » (Phil. 2. 21) « tous ceux qui sont en Asie… se sont détournés de moi » (2 Tim. 1. 15), « tous m’ont abandonné » (2 Tim. 4. 16).
Alors que le Seigneur nous donne d’être occupés de ces choses, d’avoir la communion du Saint Esprit ! Est-ce que nous connaissons quelque chose de la communion du Saint Esprit qui a été envoyé, celui qui procède du Père ? Alors la puissance, où est-elle ? Quand le Seigneur Jésus était dans le temple et qu’il les chasse tous dehors, on pourrait dire que le Seigneur Jésus était tout seul. Mais c’était le Seigneur Jésus. Quelle hardiesse pour vider le temple et nettoyer la maison de Dieu ! Il y a un verset dans Proverbes 28 qui dit : « les justes sont pleins d’assurance comme un jeune lion » (v. 1). Quand nous sommes du côté de Christ, que le Saint Esprit n’est pas contristé, nous pouvons dire que ceux qui sont ainsi sont pleins d’assurance, même si tout apparemment est contre eux. Un frère du siècle dernier a écrit que dans une période de ruine, rien n’est changé du côté de Dieu, l’armure est la même, les armes sont les mêmes. Depuis le début, du temps des apôtres, elles n’ont pas changé. Ce sont les armes d’Éphésiens 6. L’armure est la même, la puissance est la même. Quel est le témoignage ? Quel est le témoin ? C’est le Saint Esprit. Qu’est-ce que nous avons de différent maintenant ? Ce même frère avait écrit en 1888, c’est quelque chose que je n’ose pas dire : « C’est une armée démoralisée ». C’est comme s’il y avait une armée avec tous les équipements neufs, avec toute leur puissance, mais c’est le côté des combattants qui ne va pas. La puissance est la même pour ceux qui sont en communion avec le Saint Esprit.
Et on peut le regarder dans Exode 32 par exemple. Moïse descend de la montagne. Que trouve-t-il ? Il trouve le peuple qui est complètement dans la débauche, ils ont fait un veau d’or. Il est tout seul, tout seul contre 600 000 personnes. Que fait Moïse ? Il se met hors du camp et il dit : « A moi, quiconque est pour l’Eternel ! » (32. 26) Tous les fils de Lévi se rassemblèrent vers lui. Il était tout seul, tout seul contre 600 000. Le flot aurait pu le submerger. Eh bien ! « Il leur dit : Ainsi dit l’Eternel, le Dieu d’Israël : Que chacun mette son épée sur sa cuisse ; passez et revenez d’une porte à l’autre dans le camp, et que chacun de vous tue son frère, et chacun son compagnon, et chacun son intime ami » (v. 27). Que personne n’ait égard à son frère. La puissance était là, et la puissance est là. « Les justes sont pleins d’assurance comme un jeune lion » (Prov. 28. 1).
Que le Seigneur nous donne de réaliser que le Seigneur ne se laissera pas sans témoignage. L’Esprit Saint, c’est lui le témoin. Faut-il qu’il trouve des vases ? Il en trouvera. Le Seigneur a pu dire : « quand le fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? » (Luc 18. 8) Oui, il en trouvera, mais sera-t-elle chez nous ? C’est là la question.
L’Esprit et l’épouse disent : Viens. Le Seigneur aime l’Église. C’est son trésor, c’est là ses affections. « Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens » (Apoc. 22. 17). Faisons-nous partie de l’épouse, de l’épouse active, de celle qui dit : Viens ? S’il y a un frère ici, une sœur – nous savons que le Seigneur va venir – qui entend ce cri de l’Esprit et de l’épouse, qu’il dise : Viens. « Et que celui qui a soif ». Y a-t-il un frère découragé ici, une sœur découragée – eh bien ! qu’il vienne. « Que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie ». Y a-t-il quelqu’un ici – c’est un cercle encore plus grand – qui ne connaisse pas le Seigneur Jésus, qui soit encore dans ses péchés, qui n’ait pas réalisé que le Seigneur Jésus est venu pour sauver les pécheurs ? Eh bien ! qu’il vienne et qu’il prenne gratuitement de l’eau de la vie.
Rodolphe Haller.
SAUVÉ PAR UNE POULE
Après le terrible massacre de la St Barthélémy qui eut lieu en France en 1572, on rechercha pendant plusieurs jours tous les protestants qui avaient échappé au carnage. Parmi ceux-là se trouvait le chapelain de l’amiral de Coligny qui, lui, avait été frappé l’un des premiers dans sa propre maison.
Le chapelain s’était réfugié dans un fenil. Comme il n’osait s’aventurer hors de sa cachette pour se procurer quelque nourriture et que personne ne connaissait le lieu de sa retraite, il serait certainement mort de faim, si Celui qui s’était autrefois servi d’un corbeau pour nourrir l’un de ses prophètes n’avait envoyé, cette fois encore, un oiseau au secours de son serviteur persécuté.
En effet, tant que dura la réclusion forcée du chapelain, une poule vint chaque jour pondre son œuf dans la grange à foin et c’est ainsi qu’il survécu à ce temps d’épreuves. Au bout de quelques jours, le chapelain put quitter son abri et regagner sa maison sans plus être inquiété par les soldats du roi.
La Bonne Nouvelle 1957, page 139
LE VÊTEMENT
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