CONSÉCRATION

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CONSÉCRATION

« Ils se sont donnés premièrement eux-mêmes au Seigneur »
2 Cor. 8. 5

 

L’amour de Christ est un océan sans limites ! «Je t’ai aimé d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire avec bonté » (Jér. 31. 3). Cet amour a-t-il vraiment touché ton cœur ? As-tu confessé tes péchés aux pieds de Jésus ? Christ est-il ton Sauveur ? As-tu reçu son pardon ? Sais-tu que son sang versé pour toi coupable a fait la paix et ôté toutes tes souillures ? Peux-tu dire maintenant que tu es à lui ?

Si tu peux répondre affirmativement à ces questions, si tu es à Christ, alors tu n’es plus à toi-même; tu ne t’appartiens plus, ayant été « acheté à prix » (1 Cor. 6. 19 et 20), et à quel prix ! Nul ne peut sonder cet amour du Seigneur Jésus qui s’est « donné lui-même en rançon pour tous » (1 Tim. 2. 6), donc aussi pour toi ! « Il s’est donné lui-même pour nous » (Tite 2. 14). Chaque racheté de Christ, en face de la croix de Golgotha, peut s’écrier avec adoration : « Combien mon Sauveur m’aime ! » « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi ! » (Gal. 2. 20).

Cet amour infini, à nul autre pareil, a certainement trouvé de l’écho dans ton cœur, et tu peux dire au Seigneur, comme Pierre : « Tu connais toutes choses, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 17). Nous chantons quelquefois : « Seigneur, ne t’aimerions-nous pas, toi qui pour nous laissas ta vie ». Oui, « nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19). Et si nous sommes étreints par son amour, nous avons vite compris que « Celui qui nous aime », par son sacrifice sanglant à Golgotha, s’est acquis tous les droits sur notre cœur, sur notre être tout entier.

La conversion et la consécration au Seigneur semblent avoir été intimement liées l’une avec l’autre chez les saints des assemblées en Macédoine. Ainsi, à Thessalonique, ils s’étaient « tournés des idoles vers Dieu » (conversion) « pour servir le Dieu vivant et vrai » (consécration) « et pour attendre des cieux son Fils » (1 Thess. 1. 9). Ils avaient vite compris qu’ils étaient sauvés pour servir.

Et l’apôtre Paul, rendant témoignage à la libéralité des croyants macédoniens, était heureux de pouvoir écrire à leur sujet : « Ils se sont donnés premièrement eux-mêmes au Seigneur » (2 Cor. 8. 5).

1. Il y a dans ce verset l’affirmation d’un acte bien défini, ayant eu lieu à un moment précis dans la vie de ces croyants. Lorsqu’ils ont été amenés à Christ, ils se sont donnés eux-mêmes à Celui qui s’était donné lui-même pour eux sur le Calvaire. Cet acte de consécration au Seigneur, l’as-tu accompli ? Sinon, pourquoi tardes-tu ? Livre-toi maintenant, et sans réserve, à Celui qui s’est livré lui-même pour toi.

2. C’était un acte volontaire, spontané, librement consenti. Ces croyants de la Macédoine s’étaient spontanément et joyeusement livrés eux-mêmes au Seigneur, un peuple de « franche volonté » !

Au temps de l’esclavage, quand on vendait des hommes comme du bétail, on aurait pu voir un jour, sur un marché, un esclave attendant en tremblant le résultat de la surenchère qui allait le séparer, peut-être pour toujours, de sa femme et de ses enfants… Enfin, le marteau du crieur public tombe et s’arrête. Un monsieur s’avance vers l’esclave et lui dit :
«Je t’ai acheté ».
« Oui, maître », fut la réponse soumise.
«Je t’ai acheté bien cher ».
L’esclave ne put que baisser la tête en signe d’assentiment.
« Mieux que cela, continua l’acheteur, je t’ai acheté pour t’affranchir ; va, tu es un homme libre », lui dit-il en ôtant ses liens.
Tombant aux pieds de son libérateur, l’affranchi, éclatant de joie, s’écrie : « Maître, je reste votre esclave à jamais » !
C’est ainsi, ô chers rachetés de Christ, que notre Rédempteur attend que nous tombions à ses pieds pour lui offrir la vie qu’il a affranchie. Ainsi aussi l’apôtre Paul, autrefois esclave du péché, prend avec joie le titre d’esclave (volontaire) de Jésus Christ.

3. « Ils se sont donnés premièrement eux-mêmes ». Ce don d’eux-mêmes impliquait tout : leurs corps, leurs biens, leur temps, leurs talents, leurs affections, leurs cœurs… Ils avaient mis en pratique l’exhortation de Rom. 6. 13 : « Livrez-vous vous-mêmes à Dieu » et celle de Rom. 12. 1 : «Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre service intelligent ». Remarquons combien la consécration des premiers chrétiens était complète ! « Nul ne disait d’aucune des choses qu’il possédait qu’elle fût à lui » (Actes 4. 32). Et la Parole de Dieu nous donne, par ailleurs, beaucoup d’autres exemples. La pauvre veuve n’ayant que deux pites a tout donné à Dieu (Luc 21. 1 à 4). Le petit garçon, qui n’avait que cinq pains d’orge et deux poissons, a tout donné à Jésus (Jean 6. 9). Ruth, la Moabite, se livrant elle-même à Boaz, après s’être lavée et ointe (Ruth chapitre 3) est encore une image de ce don de nous-mêmes que le Seigneur attend de chacun de ses rachetés, don impliquant en lui-même tous les autres dons. Entends-tu maintenant la voix de ton Sauveur qui t’appelle à suivre ces exemples ?

4. « Ils se sont donnés premièrement eux-mêmes au Seigneur ». Ce mot de Seigneur ; qui veut dire Maître, a une signification sérieuse. Peut-être l’employons-nous parfois sans nous rendre bien compte de ce qu’il signifie réellement. Si nous confessons Christ comme notre Sauveur, souvenons-nous qu’il est aussi notre Seigneur ; c’est-à-dire Celui qui est le propriétaire de notre personne, le Maître qui dispose d’un droit absolu et permanent sur nous par le fait du rachat qu’il a opéré. Jésus Christ est-il notre Seigneur dans toute l’acception de ce terme ?

5. « Ils se sont donnés eux-mêmes premièrement au Seigneur ». Et l’apôtre ajoute : « Puis à nous, par la volonté de Dieu ». Il faut qu’en toutes choses Christ tienne, lui, la première place. C’est ce que ces chers croyants macédoniens avaient si bien compris. A chacun de ceux qui se sont consacrés à lui, Dieu révèle d’abord le but de sa vie, puis il l’y introduit, souvent par un début insignifiant. Ce fut vrai pour ces croyants de Macédoine: Ils se sont donnés premièrement au Seigneur, puis aux apôtres, pour l’œuvre qui devait leur être montrée. Dans ce cas, c’était simplement le secours à apporter aux saints. Cela est vrai pour nous tous. Lorsque nous nous consacrons au Seigneur, nous en recevons une paix profonde et une réelle bénédiction. Mais il se peut qu’il n’en résulte aucun changement sensible immédiat dans nos circonstances. Nous continuons à poursuivre notre tâche quotidienne comme auparavant et nous nous demandons si vraiment Dieu aune œuvre à nous faire faire. Nous la montrera-t-il enfin ? Nous la fera-t-il trouver ? Puis une porte s’ouvre pour le service, peut-être modeste, de peu d’apparence, mais à mesure que nous accomplissons ce service, nous avons conscience d’un appel de Dieu, si humble soit-il. Nous continuons, et Dieu bénit. La joie du service est en nous et peu à peu nous réalisons avec bonheur que Dieu nous conduit dans l’œuvre de notre vie.

6. Enfin, signalons encore que c’étaient des nouveaux convertis, ces chers croyants qui se sont ainsi donnés eux-mêmes au Seigneur. La deuxième épître aux Corinthiens, dans laquelle l’apôtre leur rend témoignage, paraît avoir été écrite environ en l’an 58 de notre ère. Or l’arrivée en Europe de l’apôtre Paul, à Philippes de Macédoine, se situe aux environs de l’an 52. Il ne s’était donc pas écoulé beaucoup d’années avant que ces nouveaux convertis se consacrent au Seigneur. Si donc maintenant tu confesses Christ comme ton Sauveur, n’attends pas de devenir plus âgé, donne-toi à lui aujourd’hui-même. Livre-lui ce qui lui appartient de droit, c’est-à-dire :

ton être tout entier.

Et ensuite confie-toi simplement, paisiblement, jour après jour, en Celui qui est ton Sauveur et ton Seigneur ; Celui qui t’aime, te gardera et te conduira jusqu’à ce qu’il vienne.

 

D’après Feuille aux jeunes n°108

LA TABLE DU SEIGNEUR

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COMPTE RENDU RENCONTRE ADOLESCENTS AOÛT 2016

 

2nd jour : La Table du Seigneur.

Cantique 100 des Venez à Moi. Tu n’es pas seul :

Tu n’es pas seul ; ton Dieu, ton tendre Père,
Tient dans sa main ta vie et ton destin.
Tu n’es pas seul ; ici-bas sur la terre,
Dieu prévoit pour ton bien chaque lendemain.
Vers lui lève les yeux, il voit du haut des cieux.
Il entend tes soupirs lorsque tu pries ;
Tu n’es pas seul ; jamais Dieu ne t’oublie,
Il veille avec amour sur toi chaque jour.

Tu n’es pas seul ; toujours quoi qu’il advienne,
Aux jours heureux comme en l’adversité.
Tu n’es pas seul ; mets ta main dans la sienne,
Ton âme gardera sa sérénité.
La grâce et le bonheur resteront dans ton cœur
Et t’accompagneront toute ta vie.
Tu n’es pas seul ; la présence bénie
De Christ à ton côté te donne la paix.

« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain. Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? Que dis-je donc ? Que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? Ou qu’une idole soit quelque chose ? [Non], mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la Table du Seigneur et à la table des démons. Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ? » (1 Cor. 10. 14 à 22).

« Des personnes intelligentes » (1 Cor. 10. 15) : celles qui ont l’intelligence des pensées de Dieu, l’intelligence spirituelle. Un incrédule ne peut pas comprendre cela.

1 Cor 10. 16 : Ici, la coupe est placée avant le pain (à la différence des trois passages des évangiles où le pain précède la coupe). Il faut être placé sous l’efficace du sang de Christ pour faire partie de son Corps et avoir communion avec d’autres croyants.

La Table du Seigneur met l’accent sur la communion. Ce n’est pas une table matérielle mais une table spirituelle. La communion implique en particulier que l’on a quelque chose en commun.
Exemple d’un repas en famille. Le père de famille invite tous ses enfants à la table familiale. L’un ne veut pas venir parce qu’il ne s’entend pas avec un de ses frères ou une de ses sœurs. Un autre ne peut pas venir parce qu’il est malade.
De même, le Seigneur invite les Siens à prendre place à Sa Table. L’un ne veut pas venir car il se sent indigne, l’autre est dans un mauvais état spirituel (mal moral ou doctrinal) et ne peut pas s’approcher de la Table.

Nous ne sommes pas chez nous ! Nous sommes chez le Seigneur et c’est Lui qui nous invite à Sa Table. Ce n’est pas la table des frères mais la Table du Seigneur. C’est le Maître, Celui qui a l’autorité, la seigneurie.

« Et le jour des pains sans levain, dans lequel il fallait sacrifier la pâque, arriva. Et il envoya Pierre et Jean, disant : Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions. Et ils Lui dirent : Où veux-tu que nous l’apprêtions ? Et il leur dit : Voici, quand vous entrerez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. Et vous direz au maître de la maison : Le Maître te dit : Où est le logis où je mangerai la pâque avec mes disciples ? Et lui vous montrera une grande chambre garnie ; apprêtez là [la pâque]. Et s’en étant allés, ils trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; et ils apprêtèrent la pâque » (Luc 22. 7 à 13).
Ce ne sont pas les disciples qui ont choisi mais il fallait suivre l’homme à la cruche, une image du Saint Esprit. Il nous conduit vers ce lieu préparé d’avance. Nous sommes guidés par la Parole ; elle est notre référence. Ce n’est pas un lieu que je choisis en fonction des personnes que je veux rencontrer ou parce que c’est proche de mon domicile. C’est un lieu qui est selon la Parole. Nous ne sommes pas chez nous mais dans la Maison de Dieu, dans un lieu saint. Tout est préparé par le Seigneur dans Sa grâce. Pourquoi ? Parce que le Seigneur a tout accompli et en conséquence tout est préparé pour nous approcher de Dieu. Nous n’avons rien à faire sinon y venir. En fait c’est dans le ciel où l‘adorateur entre par la foi, que nous rendons culte.

« Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure » (Héb. 10. 19 à 22).

Nous ne sommes donc pas chez nous, ni entre nous mais dans les lieux célestes dans la Gloire.

« Et le chef de l’armée de l’Éternel dit à Josué : Ôte ta sandale de ton pied, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi » (Jos. 5. 15).

«Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20).

« Entrons dans ses demeures, prosternons-nous devant le marchepied de ses pieds » (Ps. 132. 7).

Et ne regardant plus à nous, nous pouvons alors chanter de cœur :

« Entrant dans les lieux saints, admis en ta présence, ensemble nous venons t’adorer en ce jour » (Cantique 222 strophe 2).
« Devant le trône de la grâce, nous t’adorons ô notre Dieu, ayant pour jouir de ta face, par Jésus accès au saint lieu » (Cantique 27 strophe 1).

« Apprêtez là la pâque » (Luc 22. 12). On doit apprêter nos cœurs, ils sont préparés par l’Esprit de manière à apporter quelque chose à Dieu.

« La préparation du cœur est à l’homme, mais de l’Éternel est la réponse de la langue » (Prov. 16. 1).

« Fuyez l’idolâtrie » (1 Cor. 10. 14). Nous n’avons pas des idoles d’or, d’argent, de pierre mais l’idole peut être tout ce qui prend la place du Seigneur dans ma vie, tout ce qui me fait perdre de vue le temps qui pourtant Lui appartient. Cela va m’empêcher de m’occuper pleinement du Seigneur et prend de la place dans ma vie même si ce ne sont pas à vrai dire de mauvaises choses !
Le Seigneur veut que notre cœur soit tout entier pour Lui.

Aspect de la responsabilité. Il convient de se juger profondément avant de venir à la Table du Seigneur.

Aspect de la communion :
– Avec le sang de Christ et avec le corps de Christ : participation aux bénédictions qui découlent de l’œuvre de Christ. On accepte pleinement l’œuvre du Seigneur à la croix pour nous.
Nous n’entrons pas dans Ses souffrances expiatoires mais dans ses autres souffrances (pour la justice, de la part des hommes …). On y pense plus particulièrement au moment où l’on prend part à la Cène.

– Avec tous les autres croyants. Nous avons quelque chose en commun – ce sont nos frères et sœurs. Nous sommes un seul pain, un seul corps (1 Cor. 10. 17). Nous manifestons l’unité des croyants, ceux qui ont la vie et qui font ainsi partie du Corps de Christ. Tous ne sont pas présents à la Table du Seigneur, hélas, mais tous ceux qui croient constituent le Corps de Christ. On ne peut pas prendre non plus la Cène avec tous les croyants à la Table du Seigneur. Cela nous fait de la peine et c’est humiliant mais nous ne pouvons pas les suivre dans le chemin qu’ils ont choisi quoique nous les aimions vraiment.
Christ est la Tête et l’Église est son Corps. Comme Christ est dans le ciel, le corps l’est déjà également en position, car pour qu’il y ait la vie le corps doit être constamment relié à la tête, notre position chrétienne est déjà céleste.
Le Corps de Christ est composé de tous les chrétiens qui ont la vie de Dieu. L’unité du Corps de Christ existe, elle ne peut pas être détruite. Elle est divine et inaltérable !

On retrouve cette notion de l’unité dans les Actes (Ch. 9. 4) : « Et étant tombé par terre, il entendit une voix qui lui disait : Saul ! Saul ! Pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes 9. 4).
Le Seigneur lui dit : Pourquoi me persécutes-tu ? Le Seigneur considère les croyants comme formant Son propre Corps.

Si nous allons dans des dénominations chrétiennes pour y prendre la Cène, cela semble signifier que nous partageons tout ce qu’ils font. Cette façon d’agir porte atteinte au témoignage que nous désirons rendre au Seigneur en gardant Ses enseignements. Agir ainsi c’est s’associer à eux.
Il faut savoir où il convient de prendre la Cène pour plaire au Seigneur. Ce n’est pas parce que l’on a pris l’habitude de se réunir ici ou là ou bien parce que nos parents y vont. Il faut savoir si en y allant on obéit à la Parole de Dieu, si elle fait autorité sur nos cœurs. Ce rassemblement a-t-il vraiment lieu en respectant entièrement la pensée du Seigneur ? Après un sérieux examen, en sommes-nous vraiment convaincus ? Nous n’avons qu’une seule vie à vivre et il faut savoir si nous voulons nous réunir selon la pensée du Seigneur. Si par exemple, dans un milieu chrétien, il y a un pasteur nommé par d’autres croyants, ce n’est pas agir selon ce que la Parole de Dieu nous enseigne ! Chaque frère a reçu le Saint Esprit et peut en principe s’exprimer dans l’assemblée mais dans la soumission réelle au Seigneur. La Parole est claire à ce sujet : « Qu’est-ce donc, frères ? Quand vous vous réunissez, chacun de vous a un psaume, a un enseignement, a une langue, a une révélation, a une interprétation : que tout se fasse pour l’édification » (1 Cor. 14. 26). Attention au désordre possible !

« La table des démons » (1 Cor. 10. 21). Cette table des démons n’a rien de commun avec la table des autres chrétiens ! Elle concerne une table de païens qui entouraient le peuple juif. L’apôtre donne cet exemple pour nous faire comprendre dans la pratique le principe de la communion. Ne critiquons pas les autres chrétiens, le Seigneur connaît le cœur de chacun d’entre nous tous.

La communion doit se manifester en pratique. Nous sommes réunis ensemble, nous avons le même Objet – Christ – et nous sommes d’accord sur ce que le Seigneur enseigne dans Sa Parole.

Si un chrétien, appartenant à une dénomination chrétienne, vient dans un rassemblement et désire prendre la Cène, l’assemblée doit s’assurer qu’il est un chrétien qui a la vie. Les frères et les sœurs doivent être libres de le recevoir. Pour cela ce chrétien doit être sain dans la foi. Un va et vient entre des assemblées qui ne sont pas habituellement en communion est inconvenant devant Dieu. S’il prend la Cène à deux tables différentes dans leur principe de rassemblement, c’est se mettre en communion avec ce qui est pratique à cette autre table d’où il vient et où nous savons qu’il y a des fausses doctrines ou une façon de recevoir que ne permet pas l’Écriture. C’est la raison pour laquelle nous recevons peu de personnes de milieux chrétiens à la Table du Seigneur car ce n’est pas facile. Si un chrétien est sincère et ne cherche pas à troubler nous devons le recevoir.

Si la personne n’est pas convertie et qu’elle prend la Cène elle mange et boit un jugement contre elle-même (1 Cor. 11. 29) !

Parfois des personnes n’ont pu être admises dans une assemblée locale et on a su ensuite qu’elles rendaient un contre-témoignage par leur conduite. L’assemblée a donc été gardée de s’associer sans le savoir à un mal.

Pourquoi des lettres de recommandations ?
L’apôtre dit aux corinthiens qui le connaissaient déjà bien : « Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation pour vous ou de lettres de recommandation de votre part ? » (2 Cor. 3. 1).
Les lettres de recommandation permettent de recommander une personne venant de notre assemblée locale et se rendant à une autre assemblée, avec laquelle nous sommes en communion, et qui ne connaît pas cette personne. Ces lettres sont donc importantes, elles permettent de renforcer la communion et les liens entre assemblées qui se réunissent sur le même terrain. C’est quelque chose d’heureux ! C’est une bonne chose que de prendre avec soi une lettre de recommandation quand on se rend dans une autre assemblée un dimanche.

Pourquoi met-on une personne hors de communion ?
Lorsqu’une personne est tombée dans un mal moral ou doctrinal. L’assemblée doit se purifier (1 Cor. 5). Ne négligeons pas de faire ensuite des démarches pour chercher avec amour à la gagner. Ce peut être selon le cas la visite d’un frère, ou de plusieurs au nom de l’assemblée….
Le but de la discipline de l’assemblée est toujours la restauration. Notre désir est qu’elle soit exercée le moins longtemps possible et qu’il doit être possible de recevoir à nouveau ce frère ou cette sœur à la Table du Seigneur.
Elle a été mise hors de communion de l’assemblée mais elle reste dans le Corps de Christ – si elle a la vie de Dieu.

Pourquoi ne s’approche-t-on pas de la Table du Seigneur ?
Il faut être converti et baptisé – c’est-à-dire être un chrétien – mais on peut se créer soi-même des «barrières», se chercher des excuses. On n’a pas besoin de connaître la Bible de A à Z. On ne demande pas à la personne de tout savoir, mais il faut être suffisamment au clair pour savoir pourquoi on demande à prendre la Cène avec les frères.
On peut avoir peur de perdre «sa liberté», de ne plus pouvoir agir à sa guise. La force est en Christ pour en être libéré !
On peut avoir peur de pécher après, avoir peur des frères ou penser que l’on ne se sent pas digne, penser que l’on n’en sait pas assez… Le Seigneur peut nous aider à vaincre tous les obstacles.
On ne prend pas la cène pour faire plaisir à quelqu’un mais pour plaire au Seigneur. L’Ennemi n’aime pas que prenions la Cène qui célèbre la victoire de Christ sur lui mais le Seigneur peut nous protéger. C’est un engagement de cœur pour le Seigneur.

Conclusion.

5 aspects :

– Le souvenir.
– La responsabilité.
– La communion.
– Le témoignage.
– La manifestation de l’unité.

 

Cantique 148 des Venez à Moi. Mon Sauveur m’aime :

Mon Sauveur m’aime, quel ferme appui pour ma foi !
L’amour suprême descend vers moi.
Dieu vint sur la terre vivre en homme de douleur ;
Voyant ma misère, il m’ouvre son cœur.

Refrain.
Jésus, Jésus !
Qui peut sonder ton amour ?
Jésus, Jésus !
Je t’aime en retour.

Mon Sauveur m’aime, malgré mon indignité,
Toujours le même, plein de bonté.
Il voit ma souffrance, il enlève mon souci,
Son amour immense est mon sûr abri.

Refrain.

Mon Sauveur m’aime comme un joyau précieux
Du diadème qu’il porte aux cieux.
La vie éternelle, il me l’acquit sur la croix ;
Sa gloire immortelle, il l’offre à ma foi.

Refrain.

Cantique 60 des Venez à Moi. Quel ami fidèle et tendre :

Quel ami fidèle et tendre
Nous avons en Jésus Christ,
Toujours prêt à nous entendre,
A répondre à notre cri !
Il connaît nos défaillances,
Nos luttes de chaque jour,
Parfait dans ses exigences,
Il est riche en son amour.

Quel ami fidèle et tendre
Nous avons en Jésus Christ,
Toujours prêt à nous comprendre
Quand nous sommes en souci !
Disons-lui toutes nos craintes,
Ouvrons-lui tout notre cœur.
Bientôt ses paroles saintes
Nous rendront le vrai bonheur.

Quel ami fidèle et tendre
Nous avons en Jésus Christ,
Toujours prêt à nous apprendre
A vaincre en comptant sur lui !
Il nous veut vrais et sincères
Pour marcher en sainteté,
Il écoute nos prières
Et nous met en liberté.

Quel ami fidèle et tendre
Nous avons en Jésus Christ !
Bientôt il viendra nous prendre
Pour être au ciel avec lui.
Suivons donc l’étroite voie
En comptant sur son secours.
Bientôt nous aurons la joie
De vivre avec lui toujours.

Cantique 131 des Venez à Moi. Seigneur, si je chante :

Seigneur, si je chante le long de mon chemin
C’est que je peux te prier dès le matin

Refrain.
O Seigneur, je veux te louer car je suis dans la joie :
Un jour tu m’as pris par la main, je m’en souviens,
Un jour tu m’as pris par la main, je ne crains rien.

Seigneur, ta Parole, oui j’aime l’écouter.
Ainsi tu peux me parler dès le matin.

Refrain.

Seigneur, dans ce monde, je parlerai de toi.
Tu seras tout près de moi dès le matin.

Refrain.

LA CÈNE DU SEIGNEUR

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COMPTE RENDU RENCONTRE ADOLESCENTS AOÛT 2016

 

1er jour : La Cène du Seigneur.

 

Cantique 47 des Venez à moi. Attaché à la croix :

Quel Sauveur merveilleux je possède !
Il s’est sacrifié pour moi,
Et sa vie innocente il cède
Pour mourir sur l’infâme bois

Refrain.
Attaché à la croix pour moi,
Attaché à la croix pour moi,
Il a pris mon péché,
Il m’a délivré…
Attaché à la croix pour moi.

Il renonce à ses droits, il se donne
Pour le plan rédempteur de Dieu,
D’un Dieu juste et saint qui l’abandonne…
Oh ! Quel prix pour me rendre heureux !

Refrain.

Maltraité, rejeté par les hommes,
Meurtri pour mes iniquités,
Sa justice parfaite il me donne,
Et la vie à perpétuité.

Refrain.

« Et le soir étant venu, il se mit à table avec les douze. Et comme ils mangeaient, Jésus ayant pris le pain et ayant béni, le rompit et le donna aux disciples, et dit : Prenez, mangez ; ceci est mon corps. Et, ayant pris la coupe et ayant rendu grâces, il la leur donna, disant : Buvez-en tous. Car ceci est mon sang, le [sang] de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs en rémission de péchés. Mais je vous dis que désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. Et ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s’en allèrent] à la montagne des Oliviers » (Mat. 26. 20, 26 à 30).

« Et le soir étant venu, il vient avec les douze. Et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain [et] ayant béni, le rompit et le leur donna, et dit : Prenez ; ceci est mon corps. Et ayant pris la coupe [et] ayant rendu grâces, il la leur donna ; et ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est mon sang, le [sang] de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs. En vérité, je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. Et ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s’en allèrent] à la montagne des Oliviers » (Marc 14. 17, 22 à 26).

« Et quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui. Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; – de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous» (Luc 22. 14, 19 et 20).

Le Seigneur a voulu instituer la Cène avant Sa mort. Il l’a fait « Le soir étant venu » (Mat. 26. 20 et Marc 14. 17), « Quand l’heure fut venue » (Luc 22. 14). « La nuit où Il fut livré » (1 Cor. 11. 23).
Il a désiré que nous ne l’oublions pas, que nous nous souvenions de Lui. Il l’a désiré la nuit où Il fut livré pour nos péchés. Cela a du prix pour nous car, lorsque quelqu’un arrive à la fin de sa vie, il fait un testament et donne quelque chose. Le Seigneur désire nous donner quelque chose et ses dernières paroles ont beaucoup de valeur pour nous.

Bénir (Mat. 26. 26) signifie rendre grâce.

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mat. 26. 26) veut dire ceci représente mon corps, mon sang. Ce n’est pas réellement le corps de Christ, comme certains disent. Le pain c’est l’image du seul corps du Seigneur. La coupe est l’image de son sang.

Le sacrifice du Seigneur ne se renouvelle pas. « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes…mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu… Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 10, 12, 14).

Être sanctifié signifie : rendu pur, mis à part pour Lui. Nous sommes sauvés, tirés hors du monde, des enfants de Dieu séparés pour Lui.

Quand on prend la Cène, nos pensées sont tournées vers Lui, nous pensons à ce qu’Il a fait.

Le Seigneur donne des commandements dans la Parole : « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13. 14).
« Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous » (Jean 13. 34 et 35).
Ici, Il dit : « Buvez en tous » (Mat. 26. 27) et c’est une invitation. Tous ceux qui sont à la Table du Seigneur peuvent prendre la Cène. Personne n’est exclu ou peut s’abstenir de prendre la Cène, de temps en temps !
Et les onze disciples ont obéi. « Ils en burent tous » : Marc 14. 23 est la réponse à Matt. 26. 27 : Buvez-en tous. C’est le désir du Seigneur que vous répondiez à Sa demande. C’est un engagement de cœur pour Lui.

« Le sang versé pour plusieurs » (Matt. 26. 28 et Marc 14. 24). Ces « plusieurs » sont ceux qui croient au sacrifice de Christ, ceux qui sont sauvés.

« Il se mit à table » (Luc 22. 14) : le Seigneur est à la place centrale, il est au centre de ses rachetés et ceux-ci sont autour de Lui.

Luc donne plus de détails sur la Cène. Du verset 14 à 18, il est parlé de la Pâque et les versets 19 et 20 parlent de la Cène.

« Ôtez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain. Car aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée : c’est pourquoi célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité » (1 Cor. 5. 7 et 8).
A la Pâque, tous les premiers nés du pays d’Égypte devaient mourir. Dieu a donné un signe, le sang de l’agneau qui était mis sur les poteaux et les linteaux de la porte.
Le Seigneur est la vraie pâque. Si nous sommes à l’abri de son sang nous sommes à l’abri du jugement.

« J’ai fort désiré » (Luc 22. 15). Littéralement cela veut dire : j’ai désiré avec un grand désir. Cela fait une grande joie au Seigneur qu’on le fasse pour Lui. Il nous dit : j’aimerais beaucoup que vous le fassiez pour moi.

« Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19) : non pas en mémoire de mon œuvre – quoique ce soit vrai – mais en mémoire de la Personne du Seigneur.
C’est Sa demande avant d’aller mourir pour nous sur la croix.
Ce n’est que dans l’Évangile de Luc que nous voyons cette demande ; la Cène introduit l’aspect du souvenir.
La Cène est donc le souvenir de la mort du Seigneur, de la Personne de Christ et de son œuvre et elle se prend à la Table du Seigneur.

Pourquoi ne chante-t-on pas pendant la Cène ?
Tout simplement parce que le Seigneur ne l’a pas fait et nous cherchons à L’imiter. C’est aussi un moment solennel où nous sommes recueillis.

« Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la Cène dominicale : car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre. N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue pas. Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : «Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi». De même [il prit] la coupe aussi, après le souper, en disant : «Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi». Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur. Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps. C’est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu’un assez grand nombre dorment. Mais si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. Ainsi, mes frères, quand vous vous réunissez pour manger, attendez-vous l’un l’autre ; si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour être jugés. Or, quant aux autres points, je les réglerai quand j’irai [vers vous] » (1 Cor. 11. 20 à 34).

Nous prenons la Cène surtout le dimanche car c’est le jour du Seigneur, le premier jour de la semaine (alors que le sabbat, le samedi est le dernier jour de la semaine).
C’est la journée dominicale (celle du maître, de Celui qui a l’autorité), le jour de sa résurrection mais aussi nous prenons la Cène le dimanche parce que c’est le jour où les premiers chrétiens rompaient le pain. « Et le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul qui devait partir le lendemain, leur fit un discours, et il prolongea le discours jusqu’à minuit » (Actes 20. 7). C’est donc un jour très important que l’on réserve pour le Seigneur !

On prend la Cène pendant le culte, au moment le plus élevé, quand nos cœurs sont saisis par l’amour du Seigneur.

On retrouve ce mot « dominical » en Apoc. 1. 10 : « Je fus en Esprit, dans la journée dominicale » et « le premier jour de la semaine » en Jean 20. 19 : « Le soir donc étant [venu], ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes [du lieu] où les disciples étaient, par crainte des Juifs, étant fermées, Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! ». Le Seigneur est au milieu de nous quand nous sommes rassemblés en Son nom. Nous nous rassemblons non pas pour retrouver les frères et sœurs mais le Seigneur qui a promis d’être là !

Les Corinthiens avaient perdu de vue la valeur du souvenir du Seigneur, ils mangeaient et même parfois s’enivraient, ils considéraient la Cène comme un repas et ne se jugeaient pas avant de la prendre. L’aspect de la responsabilité est ici abordé puis sera traité par la suite.
L’apôtre se sert de leur situation pour leur expliquer et les enseigner ce qu’est la Cène du Seigneur. Paul a été éclairé par révélation sur la Cène.

« S’éprouver soi-même » (1 Cor. 11. 28) : confesser ses péchés avant de prendre la Cène. Nous devons être sérieux et soigneux dans le jugement de nous-mêmes.
C’est individuel. Pas d’intermédiaire ! Ce n’est pas pour être occupé de soi mais du Seigneur.

On pense d’abord à l’aspect du souvenir mais c’est incomplet.
« Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor 11. 26).
Annoncer la mort du Seigneur c’est l’aspect du témoignage et ce témoignage est au milieu du monde, devant Satan, devant les anges qui nous observent et devant ceux qui ne prennent pas la Cène – notamment les enfants.

« Jusqu’à ce qu’Il vienne » : annonce de Son retour – et donc de Sa victoire sur Satan. Nous devons nous souvenir du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne. La Parole ne prévoit pas de période où l’Église doit cesser de se souvenir du Seigneur à sa Table – et pourtant certains l’ont fait !

Manger ou boire la coupe indignement (1 Cor. 11. 27). Nous ne sommes jamais dignes mais le Seigneur est digne que l’on se souvienne de Lui d’une façon convenable !
Indignement signifie : dans un mauvais état spirituel, avec un état de péché non confessé, sans se repentir.
Dieu regarde à notre cœur. Par conséquent, l’état de mon cœur est important. Il me faut être en règle avec Dieu. Est-ce que j’ai bien conscience que le Seigneur est mort pour moi ?
Il me faut réaliser le jugement de moi-même, confesser mes péchés et revenir à la croix.
La Bible ne prévoit pas que l’on reste volontairement dans un mauvais état et que l’on ne prenne pas la Cène mais il faut régler ce qui ne va pas avant de prendre la Cène.

« Sonde-moi, ô Dieu ! Et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » (Ps. 139. 23 et 24).

« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Tu feras aussi une cuve d’airain, et son soubassement d’airain, pour s’y laver ; et tu la mettras entre la tente d’assignation et l’autel, et tu y mettras de l’eau ; et Aaron et ses fils y laveront leurs mains et leurs pieds. Quand ils entreront dans la tente d’assignation, ils se laveront avec de l’eau, afin qu’ils ne meurent pas, ou quand ils s’approcheront de l’autel pour faire le service, pour faire fumer le sacrifice fait par feu à l’Éternel. Ils laveront leurs mains et leurs pieds, afin qu’ils ne meurent pas ; et ce leur sera un statut perpétuel, pour Aaron et pour sa semence, en leurs générations » (Ex. 30. 17 à 21).
Il fallait se laver à la cuve d’airain avant d’entrer dans le sanctuaire. Quand on vient dans sa présence sainte, il faut venir dans un bon état.
Plus on attend pour reconnaître un manquement plus c’est difficile. On peut perdre beaucoup de temps. Notre vie est courte et nous avons à la vivre le mieux possible pour le Seigneur.

« Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi » (Jean 13. 8).
Il faut se laisser laver les pieds par le Seigneur, par la Parole.

« Vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais [par une semence] incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pierre 1. 23).
C’est par la Parole que Dieu me parle et me révèle ma nature et ce qu’il est. C’est pour cela que nous devons lire la Bible, c’est pour cela que nous l’avons. Elle a la puissance de me régénérer, de changer ma vie.

La Cène est donc le souvenir du Seigneur, elle implique notre responsabilité – que nous soyons en bon état dans la présence du Seigneur – et c’est le témoignage de la mort du Seigneur.

Cantique 148 des Venez à moi. Mon Sauveur m’aime :

Mon Sauveur m’aime,
Quel ferme appui pour ma foi !
L’amour suprême
Descend vers moi.
Dieu vint sur la terre
Vivre en homme de douleur ;
Voyant ma misère,
Il m’ouvre son cœur.

Refrain.
Jésus, Jésus !
Qui peut sonder ton amour ?
Jésus, Jésus !
Je t’aime en retour.

Mon Sauveur m’aime,
Malgré mon indignité,
Toujours le même,
Plein de bonté.
Il voit ma souffrance,
Il enlève mon souci,
Son amour immense
Est mon sûr abri.

Refrain.

Mon Sauveur m’aime
Comme un joyau précieux
Du diadème qu’il porte aux cieux.
La vie éternelle,
Il me l’acquit sur la croix ;
Sa gloire immortelle,
Il l’offre à ma foi.

Refrain.

LE SAVANT ET LE CORDONNIER

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LE SAVANT ET LE CORDONNIER

Un professeur de la Faculté des Lettres de Paris avait fait la connaissance d’un évangéliste. C’était un homme droit, mais sceptique sur le terrain religieux.
Votre conduite, dit-il un jour à l’évangéliste, m’inspire une grande admiration, et j’ai toujours désiré connaître les principes qui dirigent votre vie. Pour mon compte, j’ai fait l’essai d’un système religieux, mais ma raison s’est révoltée contre ses enseignements et je me suis fait une position de neutralité philosophique, tout en respectant les croyances des autres. Cependant, si vous avez un livre traitant des doctrines que vous professez et des doctrines qui règlent votre vie, je serais heureux de le lire.
J’ai un admirable traité, écrit par un des premiers convertis à la foi chrétienne. Je vous le prêterai. C’est l’épître de l’apôtre Paul aux chrétiens de Rome.
C’est absurde, répondit le professeur ; je vous demande pardon de l’expression, mais je l’ai lue plusieurs fois et je n’y ai trouvé qu’un jargon inintelligible.
Soit, c’est cependant l’exposition systématique et en même temps fondamentale de la foi chrétienne ; et si vous désirez réellement comprendre cette lettre, j’insiste pour que vous la lisiez de nouveau avec grande attention.
J’en ai fait l’essai, répondit le professeur. Il est pour moi concluant. J’ai lu le premier chapitre et je n’y ai rien compris, le deuxième valait encore moins, et quand j’en fus au troisième je repoussai le livre avec dégoût. Véritablement, s’il fallait une preuve de plus pour démontrer que cette religion n’est qu’une illusion, cette épître de Paul la fournirait. Une religion venant de Dieu doit être si facile à connaître que le plus ignorant puisse la comprendre.
Eh bien ! Reprit l’évangéliste, si vous voulez faire une visite à un pauvre cordonnier qui fait partie de notre rassemblement, vous vous assurerez que cet homme illettré comprend ces choses mieux que vous et moi.
Soit, dit le professeur ; je serais vraiment curieux de voir un de ces ignorantins plus capable que moi de comprendre l’épître aux Romains. Vous pouvez y compter, j’accepte le défi, pour vous et pour lui, en accédant à votre invitation. Donnez-moi l’adresse de ce prodige.
La visite fut faite.
Monsieur, dit le professeur au cordonnier, votre ami m’assure que vous pouvez expliquer l’Écriture Sainte. Nous sommes seuls, et je ne révélerai pas ce que vous me confierez. Il faut pourtant convenir, et la raison vous dit que si moi, homme d’étude et professeur, n’y comprends rien, à plus forte raison, vous, qui n’avez pas étudié. Il vaut mieux l’avouer franchement.
Ah ! Monsieur, j’ai quelque chose que vous n’avez pas, malgré votre science, dit le cordonnier.
Et qu’est-ce, je vous prie ?
Le Saint Esprit, répondit le cordonnier avec solennité ; et si vous recevez la lumière qu’Il donne, vous aussi, vous comprendrez les Écritures.
Il raconta alors, avec sa manière simple, l’histoire de sa conversion. Comment Dieu lui avait révélé qu’il était un pécheur perdu et sans ressource ; et comment, ayant conscience de son état, il avait été amené à voir en Jésus un parfait Sauveur, tel qu’il lui fallait, et comment en regardant à Jésus, il avait été lavé de ses péchés et avait reçu une nouvelle nature en même temps que le Saint Esprit, lequel l’avait enseigné dans les Écritures.
Le professeur passa toute la matinée avec son humble instructeur, ému profondément par le simple et puissant témoignage rendu par le cordonnier à l’amour qu’il connaissait et qui remplissait son cœur d’une joie « ineffable et glorieuse ».
A son retour, s’adressant à l’évangéliste, avec une émotion qu’il ne pouvait cacher :
Vous m’avez dit la vérité, Monsieur, quand vous m’avez affirmé que votre ami en savait plus long que vous. J’ai eu aujourd’hui une leçon de théologie qui m’a bouleversé.
Le lendemain, il lui dit encore : J’ai relu les trois chapitres de l’épître aux Romains, qui m’avaient auparavant tant déplu, mais j’ai fait cette lecture en demandant à Dieu qu’Il m’éclaire. Dans le premier chapitre, j’ai vu comment l’homme a perdu la connaissance de Dieu et s’est entièrement corrompu, s’étant fait une divinité selon son imagination.
Dans le deuxième, j’ai vu comment un peuple que Dieu avait choisi a suivi la même voie et a été entraîné dans la même ruine.
Dans le troisième, j’ai vu que moi, comme tous les autres, d’un rang élevé ou humble, ignorants ou instruits, je n’étais, en présence de Dieu, qu’un pécheur perdu sans ressource ; c’était la vérité que je ne voulais pas voir auparavant et qui m’indignait ; mais j’ai vu aussi que Jésus a été envoyé précisément pour être la propitiation pour mes péchés. Oh ! Quelle source merveilleuse d’amour, de justice et de sagesse ! Et je me réjouis de savoir que mes péchés sont ôtés pour toujours. Et moi aussi, s’écria-t-il, je suis maintenant un enfant de Dieu par la foi en Christ !

D’après la Bonne Nouvelle 1966

ASSIS SUR LA FENÊTRE

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ASSIS SUR LA FENÊTRE

Prenez votre Bible et lisez Actes 20. 7 à 12. Dans ce paragraphe, il est fait mention d’un jeune homme nommé Eutyche, nom qui signifie : fortuné.

Vous êtes réellement fortuné si vous êtes « né de Dieu » (Jean 1. 12 et 13), si vous appartenez au Seigneur Jésus, car les richesses insondables du Christ sont à vous. Vous êtes héritier de Dieu, cohéritier de Christ et votre héritage est conservé dans les cieux pour vous. Nul ne peut vous le ravir. Et déjà ici-bas vous en possédez les arrhes, le Saint Esprit de la promesse. Vous avez la rédemption, la rémission des fautes ; vous avez la vie éternelle. Et vous possédez aussi la Parole de Dieu entre vos mains. Quel trésor inestimable ! Quelle mine de richesses inépuisable ! Celui qui possède ces « biens réels » (Prov. 8. 21) est vraiment fortuné !

Mais Eutyche était assis sur la fenêtre. C’était une position dangereuse. Ainsi on peut être au Seigneur et avoir encore un cœur partagé. Être assis sur la fenêtre, ce n’est pas être dehors; ce n’est pas non plus être dedans. Votre cœur hésite encore entre le monde et Christ. Vous écoutez les choses de Dieu, mais vous prenez plaisir à celles du monde. Et quand vous goûtez aux plaisirs du monde, votre conscience vous reprend. Cependant, vous n’osez pas rompre avec des camarades qui n’aiment pas le Seigneur. Leur compagnie vous fait du mal, sans que vous y preniez garde. Vos lectures profanes vous ôtent le goût pour la Parole de Dieu. Vous ne pouvez être heureux ainsi. Et ce qui est plus grave : vous êtes en danger !

Eutyche fut accablé d’un profond sommeil.
Une fausse position peut entraîner le sommeil spirituel. Peut-être nos cœurs sont-ils d’abord simplement appesantis « par la gourmandise et l’ivrognerie et par les soucis de la vie » (Luc 21. 34). Ensuite, comme les vierges de la parabole, nous nous assoupissons. Puis à l’assoupissement, succède le sommeil. Enfin, comme Eutyche, on peut tomber dans un profond sommeil. Notons en passant que le sommeil spirituel peut aller de pair avec une grande activité dans les choses de la terre.

Eutyche tomba du troisième étage en bas.
Ce fut une chute terrible ! Tous ceux qui étaient dehors en furent témoins. Ceux qui étaient dedans en ont été bouleversés. Quelle peine et quel trouble pour tous ces chers croyants assemblés au troisième étage ! Le sommeil spirituel peut nous faire tomber très bas. Eutyche est relevé mort. Mais il n’est pas vraiment mort, « car son âme est en lui » (v. 10). Celui qui possède la vie éternelle ne peut la perdre.

Qui me relève dans mes chutes ?
C’est Jésus Christ !

A peine Eutyche est-il tombé par la fenêtre que l’apôtre « étant descendu, se pencha sur lui, et l’ayant embrassé, il dit: Ne soyez pas troublés ».

Si nous n’avons pas veillé, si nous nous sommes endormis, si nous sommes tombés, Celui qui veille sur nous plein d’amour ne nous laisse pas, et ne nous abandonne point.

Il descend lui-même en quelque sorte là où nous sommes tombés. Comme un berger qui va chercher une de ses brebis dans le fond d’un ravin, ainsi le Seigneur lui-même nous cherche jusqu’à ce qu’il nous trouve là où nous sommes tombés.

Il se penche sur nous avec une compassion et une tendresse infinies, comme le bon Samaritain se pencha sur l’homme à demi-mort.

Il nous embrasse en quelque sorte, c’est-à-dire qu’il nous fait sentir quelque chose de son merveilleux amour qui n’a pas changé à notre égard.

Il est « l’Ami qui aime en tout temps » (Prov. 17. 17). Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle !

Il rassure les cœurs des siens, tout émotionnés et dans l’inquiétude : « Ne soyez pas troublés, car son âme est en lui ».

Enfin il console ses bien-aimés.
« Et ils amenèrent le jeune garçon vivant et furent extrêmement consolés » (v. 12).

Le jeune homme Eutyche est appelé un jeune garçon après sa chute, car il se sent plus petit à ses propres yeux.

Ah! Mettons notre confiance en Celui qui a le pouvoir de nous garder SANS que nous bronchions. Demeurons attachés au Seigneur de tout notre cœur : alors nous diminuerons dans notre estime, mais la Personne de Christ grandira à nos yeux !

D’après Feuille aux jeunes n°104

MANIFESTÉ PAR L’ÉPREUVE

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MANIFESTÉ… PAR L’ÉPREUVE
Jacques 1. 12.

« Afin de connaître ce qui était dans ton cœur ».
Deut. 8. 2.

Parmi les motifs pour lesquels Dieu laisse les chrétiens sur la terre un temps plus ou moins long après leur « conversion », il en est un bien sérieux auquel il importe de revenir souvent. Le travail opéré dans le cœur du jeune « converti était-il réel, ou seulement passager ? Était-ce vraiment une nouvelle naissance selon Jean 3, ou une simple impression, une tradition de famille peut-être, un enthousiasme de peu de durée correspondant aux grains semés dans la rocaille ? (Mat. 13). C’est une des choses que « l’épreuve » doit manifester, comme aussi d’autre part montrer si l’enfant de Dieu sera fidèle à Celui qui l’a appelé.

En parlant d’épreuve, on songe aussitôt aux difficultés, aux souffrances, aux deuils de la route. Ils sont nombreux sur le chemin du chrétien. Qui dira les larmes versées par tant d’enfants de Dieu enveloppés dans la guerre, sous les bombardements, prisonniers ou blessés ; sans parler des familles innombrables qui pleurent un ou plusieurs de leurs membres. Dieu permet ces douleurs pour attacher davantage les siens aux « choses qui demeurent », celles qui ne se voient pas, mais qui sont éternelles. Seule la foi peut les saisir, c’est pourquoi tout spécialement « au jour de la détresse » est-il dit : « Le juste vivra par sa foi » (Hab. 3. 16 ; 2. 4).

Nous ne songeons cependant pas en première ligne à ces épreuves-là, mais à celles particulièrement aptes à manifester le fond du cœur du jeune croyant.

Tous, plus ou moins, nous sommes mis à l’épreuve par les attraits du monde. On l’a quitté «en gros », comme on l’a dit, on y revient « en détail ». Nous ne parlons pas de ces choses que notre Dieu « nous donne richement pour en jouir » (1 Tim. 6. 17) ; sachons les recevoir avec reconnaissance de Sa main, les apprécier en passant, nous souvenant que notre trésor n’est pas là. Mais dans son épître Jean fait une distinction nette entre ce qui est « du Père », et ce qui est « du monde » (1 Jean 2. 16.) Ce qui n’est pas du Père, est du monde, il faut s’en souvenir. Ce qui marque les choses du monde, c’est la convoitise qui s’y rattache, cette amorce intérieure de la chair en nous, qui nous fait désirer ce que Dieu ne nous donne pas.

Il faut peu de chose pour être entraîné, et l’esprit, rapidement faussé, ne discerne plus ce qui est « du Père ». Savoir dire « non », à ceux qui « trouvent étrange » (1 Pierre 4. 4) que nous n’allions pas avec eux. Veiller sur nos habitudes, l’emploi de nos heures libres, nos vêtements, notre langage, nos compagnons surtout. Que d’effort souvent pour choisir ce qui nous conviendra le mieux, alors que la Parole de Dieu dit: « Éprouvant ce qui est agréable au Seigneur ! » (Éph. 5. 10).

Le monde est là, autour de nous, avec tous ses attraits ; il montrera ce que nous sommes, où est notre cœur. La question n’est pas: « Puis-je me permettre ceci ? », mais bien plutôt: « En le faisant, serai-je manifesté fidèle ? » Pourrait-il être dit de nous : « Ils montrent clairement qu’ils recherchent une patrie » ? (Héb. 11. 15), alors qu’il y aurait du temps pour retourner dans l’ancienne.

Il est une autre épreuve très sensible pour les jeunes croyants, spécialement ceux qui étudient, mais que tous rencontrent à un plus ou moins haut degré: « l’enseignement des hommes » (Col. 2. 8.) Que de problèmes et de questions se posent à l’esprit qui s’ouvre à la vie, cherchant à le détourner de « la simplicité quant au Christ » ; l’ennemi s’efforce de semer le doute, d’ébranler la foi. Que va manifester cette épreuve dans notre cœur ? Toute pensée sera-t-elle « amenée captive à l’obéissance du Christ ? » (2 Cor. 10. 5). Demandons à Dieu la grâce de rester assez humbles pour ne pas nous élever dans nos pensées, mais de rester soumis aux Siennes exprimées dans sa Parole, même si tout d’abord nous ne les comprenons pas.

Souvenons-nous aussi qu’il n’est pas nécessaire de tout connaître et de tout savoir ; renoncer à certaines lectures, à certaines études, à certaines discussions, pour le Seigneur, nous donnera peut-être une place moins brillante dans ce monde, mais combien plus de joie intérieure ; et nous pouvons être assurés qu’Il ne laissera jamais sans « retour » un sacrifice fait pour Lui. Seulement le sacrifice vient d’abord, par amour pour notre Sauveur !

Cela aussi « manifeste » le cœur !

Parmi beaucoup d’autres, nous mentionnerons encore une épreuve qui sous deux aspects manifeste les cœurs. Si étrange que ce soit, elle paraît souvent avoir pour victimes ceux auxquels le Seigneur a mis à cœur de Le servir: « le fouet de la langue ».

Déjà l’apôtre Paul devait écrire: « Nous sommes calomnieusement accusés » (Rom. 3. 8) ; et dans plusieurs de ses épîtres, nous le voyons obligé de défendre contre ceux qui l’accusaient faussement, le ministère que le Seigneur lui avait confié. Bien des serviteurs du Seigneur aujourd’hui, ont dû faire la même expérience. Épreuve étrange, mais particulièrement pénible, surtout quand la calomnie ne vient pas de personnes du monde. «Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose », a-t-on écrit ; et c’est douloureusement vrai, même quand il est permis que les faits soient ensuite clairement établis. La médisance raconte à des tiers un mal réel, au lieu de le dire au Seigneur, selon 1 Jean 5. 16, et au coupable lui-même selon Mat. 18. 15. Mais la calomnie, le plus souvent par négligence, rapporte à qui veut l’entendre, un mal supposé, non vérifié, sinon inventé que Dieu nous garde de ce triste péché, qui nous souille plus souvent que nous ne nous en rendons compte. Le nom du diable signifie : « celui qui divise par la calomnie ».

C’est une « épreuve » que rencontre souvent le jeune croyant : dire ou rapporter du mal des autres ; elle manifeste son cœur : « De l’abondance du cœur la bouche parle ». Médire d’un serviteur de Dieu, ou pis encore, le calomnier, combien c’est grave (Nomb. 12. 8). Et si le Seigneur permettait qu’à notre tour nous soyons une fois victimes de ce « fouet de la langue », recevons-le de Sa main, aussi comme une épreuve destinée à manifester notre cœur. Il y a peut-être bien des choses à juger dans notre marche ou dans notre service. D’autre part Paul dit : « Nous recommandant comme serviteurs de Dieu, par une grande patience… dans la mauvaise et dans la bonne renommée » (2 Cor. 6). Souvenons-nous aussi de l’exemple du Seigneur Jésus, à l’un des moments les plus douloureux de Son ministère ici-bas, pour dire comme Lui, par la grâce de Dieu : « Oui, Père, car c’est ce que Tu as trouvé bon devant Toi » (Mat. 11. 26). Il ne nous incombe ni d’une part de répondre, ni d’autre part de nous laisser décourager ou arrêter. C’est Lui qui répondra quand et comment Il le jugera bon ; la patience ira de l’avant quand même, humblement, dans la conscience que tout service est une grâce (2 Cor. 4. 1), dans Sa dépendance, en se souvenant de la parole du prophète : « Il est bon à l’homme de porter le joug dans sa jeunesse ; il est assis solitaire, et se tait, parce qu’il l’a pris sur lui » (Lam. 3. 27 et 28).

« Compté, compté, pesé et divisé » avait écrit la main mystérieuse sur le mur du palais de Belshatsar {Dan. 5. 25). Avant d’arriver à la conclusion: « Tu as été pesé à la balance et tu as été trouvé manquant de poids », Dieu avait soigneusement « compté » : le mot est répété. Il ne se hâte pas de juger, mais Il juge justement.

Les épreuves du chemin sont là pour manifester notre cœur : d’abord si nous sommes vraiment des enfants de Dieu par la foi ; et quand nous le sommes, si nous serons « fidèles ». Il faut aussi que « nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ » (2 Cor. 5. 10). Il y aura des couronnes « à Son apparition », mais pas pour tous : seul celui qui aura été « manifesté fidèle par l’épreuve » recevra la couronne de vie.

Que le Seigneur nous garde de la perdre par les attraits du monde, les raisonnements des hommes, les pièges ou les découragements de la route. Laissons Sa grâce agir en nous, car c’est elle seule qui, opérant dans les cœurs, peut produire la fidélité qui Le glorifiera.

« Lorsqu’à Ta venue,
J’entendrai l’appel
De Ta voix connue,
Pour entrer au ciel,
Qu’est-ce que j’apporte ?
Qui voudra de moi ?
Tu m’ouvres la porte :
Tout me vient de Toi ». (H. R.).

G.A.
D’après Feuille aux jeunes n°60

L’AMITIÉ VÉRITABLE (2ème partie)

L’amitié véritable (2ème partie)

Ami et amie – les amitiés « inter-genres » à la lumière de la Bible

Dans l’article précédent, nous nous sommes occupés de voir comment la Bible parle des amitiés au sens positif. Les amitiés entre garçons, les amitiés entre filles. Aujourd’hui, nous allons voir ce que la Bible nous dit des amitiés « inter-genres ». Ce sujet est d’actualité au plus tard quand arrive la puberté, et que l’intérêt pour les personnes de l’autre sexe s’éveille.

Pas la peine d’en parler
En fait, nous pourrions boucler le sujet très vite, car il n’y a pas un seul exemple dans la Bible d’amitié entre un garçon et une fille. Ni dans un sens positif, ni dans un sens négatif. Ce n’est qu’en rapport avec le mariage qu’il est question d’une relation entre hommes et femmes. Rien que cela devrait nous mettre en alerte. Mais le sujet est bien entendu de tout temps extrêmement actuel. Il est donc quand même profitable d’y réfléchir.

Quand même la peine d’en parler
Naturellement ce sujet est d’actualité. À l’école tu fais sans doute figure d’outsider si, comme fille, tu n’as pas encore de «petit ami» à 15 ou 16 ans. Et en tant que garçon, c’est pareil, on ne peut presque pas se permettre à cet âge-là de ne pas avoir d’«amie». C’est la «norme».
Cette norme comporte aussi qu’on «sorte ensemble», qu’on s’«aime» (bien que cela ne soit pas l’amour véritable), qu’on «couche» ensemble (c’est-à-dire qu’on ait des rapports sexuels, ou du moins des éléments préliminaires), et… qu’un jour ou l’autre on se «sépare». Les ruptures sentimentales sont souvent prévisibles d’avance. Le résultat de ce «plaisir» n’est que frustration et le retour sur terre est douloureux.
Pour toi, jeune chrétien, s’ouvre à ce moment-là une zone de tension intense. Tu apprends, par tes parents à la maison, ou alors en réunion de jeunes, qu’un tel comportement n’est pas compatible avec une vie en communion avec le Seigneur Jésus. Et même si tu n’as peut-être pas envie d’en convenir, ce principe est aussi déjà bien clair pour toi. Mais pourtant tu n’as pas envie des pensées et des conceptions actuelles ! Tu as parfois l’impression d’être entre le marteau et l’enclume. La puberté est une période où tu traverses des bouleversements. Il est bien possible que tu ne te sentes pas compris à la maison. Tu ne trouves peut-être pas la sécurité à laquelle tu aspires. Tes parents n’ont pas assez de temps pour toi. Tu souhaites ardemment que quelqu’un te comprenne et t’accorde du temps et de l’attention. Pourquoi ne pas alors te trouver un «ami» ? Pourquoi ne pas avoir une «amie» ? La Bible ne le «défend» pas, ça doit donc être «permis», non ? Eh non !

Attention
Ce que la Bible n’«interdit» pas n’est pas pour autant «autorisé». De plus, il ne s’agit pas tant d’«interdit» ou de «défendu». Il est question de ce que le Seigneur Jésus attend de nous. Il s’agit de la volonté de Dieu. Je rappelle encore une fois que Dieu ne parle de relations entre homme et femme que dans le cadre du mariage. Et on n’en est absolument pas là quand on parle d’amitiés «légères».
Des amitiés entres garçons et filles – même si l’autre est aussi un croyant – comportent un grand facteur de risque, simplement parce que la composante physique ne peut pas être exclue (se regarder, se tenir la main, s’embrasser…). Au contraire, le corps est souvent justement le centre d’intérêt, et d’attraction. Et c’est précisément cela que Dieu ne veut pas, parce que c’est dangereux. L’être humain est formé d’un esprit, d’une âme et d’un corps, et la réelle unité d’esprit, âme et corps a été réservée par Dieu pour le mariage. Si, à l’adolescence, tu privilégies trop le contact physique avec l’autre sexe, il existe un grand danger que cela se termine par des rapports avant le mariage – donc de pécher par fornication (impudicité). Ainsi il est préférable de renoncer dès le départ à jouer avec le feu. Celui qui se met en danger y périt. Sans la force et la fermeté psychiques – que tu n’as pas encore acquises au début de l’adolescence – il t’est impossible de discerner entre tes sentiments et la volonté de Dieu.

Important pour les jeunes filles :
J’ai à cœur de dire ce qui suit aux jeunes filles. Attention : un garçon, à l’âge de l’adolescence, ne peut pas mesurer ce que cela signifie quand il te dit «je t’aime». Il peut prononcer ces paroles, mais rien de plus. Les jeunes filles ont souvent un stade de développement plus avancé que bien des jeunes gens au même âge. Ne jugez donc pas l’autre d’après vous-mêmes. S’il-vous-plaît, ne surestimez pas les garçons, et ne leur en demandez pas trop. Probablement que ce garçon aime en réalité l’aventure, et peut-être ton corps. Mais tu es trop précieuse pour cela !
A part cela, les garçons sont des êtres dépendant «de leur vue», c’est-à-dire qu’ils sont particulièrement attirés par ce qu’ils voient. C’est cela qui rend si importante la manière avec laquelle vous vous présentez devant les garçons. Une femme est appelée à briller par ses qualités intérieures. Ceci ne veut bien entendu pas dire que votre habillement soit sans importance, mais cela signifie qu’il vous faut le moins possible chercher à provoquer. Vous appartenez à votre futur mari !

Important pour les garçons :
J’ai à cœur de dire ce qui suit aux garçons. Attention ! A l’adolescence, vous ne pouvez pas saisir la portée d’une relation avec une fille. L’amour que Dieu veut donner entre homme et femme est si précieux, qu’il est de toute évidence qu’on ne peut pas en user à la légère. L’amour est quelque chose de tout différent que ce que vous pensez en ce moment. L’amour a besoin de temps. L’amour a besoin de maturité. Vous ne savez sans doute pas ce qu’une jeune fille cherche réellement. Une fille (une femme) ressent les choses tout autrement que nous les hommes. Il y a bien sûr des filles, surtout dans votre entourage incrédule, qui ont en tête de vous mener par le bout du nez. Dans la plupart des cas, il en est certainement autrement parmi les croyants. Les jeunes filles sont en principe beaucoup plus émotionnelles que les garçons. Une «relation» compte plus pour elle que pour toi. Elle pense bien plus à une relation durable que toi. Chez la jeune fille, ce n’est pas tant le beau sentiment physique qui compte, mais l’esprit et l’âme sont bien plus impliqués. C’est pourquoi les filles souffrent davantage quand une «relation» prend fin.

Conséquences négatives d’une amitié précoce
Des flirts précoces avec le sexe opposé, des amitiés entre garçons et filles, ne cachent pas seulement un potentiel de risque élevé, mais ont également des conséquences négatives. J’aimerais en mentionner deux :
a) Vous vous faites du mal à vous-mêmes : le processus de croissance en maturité voulu par Dieu entre l’adolescence et l’âge adulte, est interrompu. Et vous ne pouvez pas vraiment intégrer ces expériences que vous faites. Il vous sera bien plus difficile d’être par la suite de bons époux, respectivement de bonnes épouses, si vous n’avez pas gardé la distance nécessaire entre vous dans votre jeunesse.
b) Vous privez votre Seigneur de quelque chose. Vous perdez par cela votre énergie intellectuelle et spirituelle, que vous pourriez mettre à Son service. Vous gaspillez votre force et l’énergie de la jeunesse que vous pourriez mettre utilement pour le Seigneur Jésus. Vous empêchez votre croissance spirituelle. C’est justement dans nos jeunes années que le Seigneur aimerait nous prendre à son service. La force de la jeunesse est instamment requise dans le royaume de Dieu.

Conseils pour les contacts entre vous
Cela signifie-t-il que les jeunes gens et jeunes filles doivent garder des distances ? Oui et non. Oui – s’il s’agit de contacts personnels individuels. Là je ne peux que vous mettre en garde. Non – si vous entreprenez une saine activité entre jeunes croyants des deux sexes.
Naturellement, vous vous comporterez de manière décontractée dans le groupe. Je vous conseille d’entreprendre quelque chose ensemble – de préférence avec et pour le Seigneur. Il y a suffisamment de services. Mais évitez autant que possible la compagnie d’un seul garçon, d’une seule fille. Ne jouez pas avec le feu. Gardez suffisamment de distance l’un envers l’autre et contrôlez votre comportement. Dieu nous a donné une pudeur naturelle. Nous pouvons la conserver, mais nous pouvons aussi la piétiner et franchir toutes les limites de la pudeur.
Où est la limite ? Il est difficile de la déterminer, cela varie de cas en cas. Ce qui est sûr, c’est que la limite est dépassée si, par des mots ou des actes, le désir sexuel de l’autre est éveillé. Au nombre de ceux-ci, se tenir la main, s’étreindre tendrement, se caresser ou se faire massages réciproques, s’embrasser, se cajoler… S’il-vous-plaît, ne vous comportez pas comme un enfant qui ouvre secrètement ses cadeaux de Noël prématurément et joue déjà avec, et se gâche ainsi la joie de Noël ! Dieu a donné la sexualité aux être humains. Mais il l’a réservée au mariage.
Encore une chose : soyez prudents dans votre « communication », c’est-à-dire dans ce que vous dites à l’autre sexe. Des mots prononcés une fois ne peuvent plus être retirés. C’est vite dit « je t’aime » – mais ce que ces paroles déclenchent le cas échéant chez l’autre, tu ne peux pas le gérer. Et cela est vrai aussi – et tout spécialement – pour la communication par voie électronique. Il est souvent plus facile d’écrire que de dire certaines choses. Mais c’est justement là que réside le danger qu’on écrive trop et peut-être de manière trop ambigüe à autrui – et par là on fait quand même passer un message.

« Sois un poisson vivant, nage à contre-courant ! »
Ce sont les paroles d’un cantique pour les enfants, en allemand. Seulement pour les enfants ? Oui, mais son message est important. Jeunes gens, jeunes filles vous devez également être prêts à nager à contre-courant. Soyez prêts à être différents des personnes qui vous entourent. Si vous le faites dans votre jeunesse, le Seigneur Jésus vous bénira particulièrement. Vous créerez par là les meilleures conditions pour qu’il vous donne, en Son temps, un conjoint avec lequel vous pourrez entamer une vie conjugale heureuse. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur.

« L’ami aime en tout temps, et un frère est né pour la détresse » Prov. 17. 17.

D’après Ernst-August Bremicker

L’AMITIÉ VÉRITABLE (1ère partie)

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L’amitié véritable (1ère partie)

L’amitié est la relation et le sentiment positifs entre deux ou plusieurs personnes. Sans doute chacun souhaite trouver ou avoir son ami (e). Que ce soient des enfants, des jeunes gens, même des gens d’âge mûr, tous apprécient d’avoir un véritable ami, une véritable amie.

Quel honneur immense que d’être appelé « ami » par le Seigneur Jésus ! C’est une expression que nous retrouvons plusieurs fois dans les évangiles. Les disciples, par exemple, sont appelés « mes amis » par le Seigneur Jésus (Luc 12. 4 ; Jean 15. 14). Lazare de Béthanie porte aussi ce titre extraordinaire (Jean 11. 11). Martin Luther a dit : « Avoir Dieu comme ami est plus réconfortant que toute l’amitié du monde ».

Pourtant dans cet article, il ne sera pas tant question de cet aspect le plus élevé des relations d’amitié, mais de celles que nous pouvons lier et cultiver ici-bas sur la terre.

L’amitié à la lumière de la Bible

En lisant la Bible, nous remarquons que le terme « amitié » n’apparaît qu’une seule fois… et encore dans un sens négatif. Jacques parle dans son épître (4. 4) de l’amitié avec le monde. Par contre le terme « ami » ou « amie » se retrouve plusieurs fois. Il y a toute une série d’exemples de « bons amis » qui sont instructifs pour nous. On trouve :
– David et Jonathan (1 Sam 18 et suivants).
– Daniel et ses amis (Daniel 1 et 2).
– Les filles de Jephté et leurs amies (Juges 11).

Mais il y a également des exemples de « mauvaises amitiés » qu’il ne faut pas suivre. Par exemple :
– Juda et Hira (Gen. 36).
– Amnon et Jonadab (2 Sam. 13).
– Pilate et Hérode (Luc 23).
L’amitié du monde est, et reste inimitié contre Dieu. Dieu sépare toujours la lumière des ténèbres. Il ne veut pas que nous cultivions une amitié avec ce monde.

A la lecture de la Bible, on remarque également qu’il n’est jamais question d’une « relation amicale » entre un garçon et une fille (ou entre un homme et une femme), en dehors du mariage. Vu son importance, nous considérerons ce sujet sous le titre « Ami et amie – les amitiés inter-genres à la lumière de la Bible ». Mais quand la Bible parle d’amitié, c’est soit entre hommes, soit entre femmes. Nous allons commencer par considérer cet aspect.

Le secret d’une amitié durable c’est de laisser Christ en être le centre.
Robert Cleaver Chapman

Quatre niveaux de relations entre les personnes

En tant qu’êtres humains, nous avons besoin d’avoir des relations entre nous. Personne ne peut réellement vivre durablement sans relation, sans devenir « bizarre » et « original ». Mais nos relations ne sont pas toutes de profondes amitiés. Nous pouvons identifier quatre niveaux de relations que nous avons avec d’autres personnes, à part le mariage. À chaque niveau, l’intensité de la relation augmente :
a) Les connaissances : on se connaît furtivement et on a des contacts occasionnels. On parle des choses quotidiennes. Ce sont les relations qu’on a à l’école, au travail, avec les voisins, etc.
b) Les copains : on se connaît un peu mieux et dans un sens, on a des intérêts et des activités en commun, parce qu’on travaille ou étudie ensemble. Ces relations ont les mêmes cadres que celles mentionnées ci-dessus.
c) Les amis : On se connaît bien. On a des conceptions de la vie et des buts communs. On tente d’avoir beaucoup d’activités ensemble. Nous voyons tout de suite qu’il est primordial pour un chrétien que son ami ait également une relation personnelle avec le Seigneur Jésus. Avec un incrédule, on ne partage pas ses conceptions de la vie et on n’a pas les mêmes buts.
d) La vraie (réelle, profonde) amitié : On se connaît très bien. On passe beaucoup de temps ensemble. On s’ouvre à l’autre et on est prêt à se corriger mutuellement. Un véritable ami connaît également les faiblesses de l’autre mais reste pourtant son ami. C’est précisément ce qui caractérise une vraie amitié. Là aussi, une relation vivante avec le Seigneur Jésus est bien sûr une condition indispensable.

Un entier dévouement au Seigneur Jésus est le lien le plus solide entre des cœurs humains.
John Nelson Darby

L’ami (e) aime en tout temps

Je te souhaite une véritable amitié. Pas une superficielle, mais une qui puisse vraiment s’approfondir. L’amitié réelle repose sur de l’affection, de la confiance et de l’estime réciproque. Elle a pour condition préalable du désintéressement. L’amitié présuppose que tu n’essaies pas d’utiliser l’autre pour servir tes intérêts, ou de l’instrumentaliser. L’exemple de David et Jonathan est très parlant. Il vaut la peine de relire tranquillement cette histoire et de la méditer.

• Envers un ami, on peut s’ouvrir.
• Avec un ami, on n’échange pas seulement des pensées et des faits, mais on donne aussi son avis.
• Une vraie amitié concerne les domaines de l’«esprit» et de l’«âme».
• Avec un ami, tu peux avoir des échanges intellectuels et spirituels approfondis.
• Avec un ami, tu peux lire la Bible et avoir communion dans la prière.
• À un ami, tu laisseras percevoir quelque chose de ton être intérieur (ton âme).
• Un ami entendra « battre ton cœur ».
• Il est pourtant de toute importance que le domaine du « corps » ne soit pas impliqué dans une amitié. Selon les pensées de Dieu, ce domaine est réservé au mariage. Une réelle unité d’esprit, âme et corps ne peut avoir lieu que dans le cadre du mariage. Ainsi la Bible n’autorise pas les « amitiés homosexuelles ».

Gagner des amis demande une attitude active. Tu ne gagneras des amis que si tu es toi-même un bon ami. Tu ne peux pas simplement attendre que les autres viennent à toi, mais il faut que tu agisses et que tu prennes les devants.

Cultiver une amitié demande également de s’investir. Garder un bon ami dépend dans une bonne mesure de toi-même. Cultiver une amitié demande, par exemple, qu’on y consacre du temps. La Bible dit donc qu’on ne peut pas entretenir en parallèle plusieurs amitiés véritables. Salomon écrit : « L’homme qui a beaucoup de compagnons va se ruinant ; mais il est tel ami plus attaché qu’un frère ».

Un élément qui favorise la relation, et qui maintient cette amitié véritable, c’est que les deux personnes appartiennent au Seigneur Jésus. Les deux citations de Chapman et de Darby l’indiquent clairement. Relis-les et médite-les encore une fois tranquillement. Si tu estimes que tu ne peux pas parler librement de Dieu et du Seigneur Jésus avec ton ami, alors commence sérieusement à parler à Dieu et au Seigneur Jésus de ton ami. Tu auras peut-être une surprise.

Ainsi je souhaite à chaque lecteur de cet article qu’il ait une véritable amitié, et puisse cultiver cette relation avec son ami(e). Souvent de telles amitiés débutent dans la jeunesse et durent toute la vie.

 

« L’ami aime en tout temps, et un frère est né pour la détresse » Prov. 17. 17.

 

D’après Ernst-August Bremicker