LÈVE-TOI, MANGE

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« LÈVE-TOI, MANGE ».

1 Rois 19. 5

« Ouvre ta bouche toute grande et je la remplirai».
Psaume 81. 10.

Oui, tu le sais, pour croître en stature, pour réparer tes forces, pour en avoir de nouvelles, c’est une nécessité de nourrir ton corps chaque jour.

Pourquoi ce monsieur est-il si bien portant ? Oh! Si vous saviez comme il s’alimente bien ! Pourquoi cet ami paraît-il si malade ? Mais c’est qu’il ne mange presque plus ! Si nous nous portons bien, si nous vivons normalement, nous mangerons bien, nous nous alimenterons normalement. C’est une nécessité.

Le Seigneur le sait fort bien. C’est lui qui, après avoir ressuscité la fille de Jaïrus, dit qu’on lui donne à manger (Marc 5. 43). C’est lui qui, voyant son serviteur Élie couché sous le genêt, lui envoie par deux fois des aliments réconfortants : « Mange, car le chemin est trop long pour toi » (1 Rois 19. 7). C’est lui qui, ému de compassion, nourrit les foules tout comme il avait nourri Israël dans le désert, montrant qu’il est bien Celui qui rassasie de pain ses pauvres (Ps. 132. 15). Et au matin de ce grand jour, alors que ses disciples fatigués n’ont rien à manger, lui, toujours lui, les invitera: « Venez, dînez ! » (Jean 21). Son cœur ne change pas !

Mais ce qui est vrai pour notre corps : corps d’infirmité pourtant ; est tout aussi vrai pour notre âme immortelle. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Nourriture de tous les jours, indispensable pour la vie de l’esprit.

Disons-le encore : c’est une nécessité que de se nourrir, de nourrir son âme. Pourquoi ce chrétien est si heureux, pourquoi son âme prospère- t-elle (3 Jean 2), ses progrès sont-ils si évidents à tous ? Oh! Si vous saviez comme dans sa marche avec Dieu (Gen. 5. 22), reposé dans de verts pâturages, mené à des eaux paisibles, il est rassasié comme de moelle et de graisse ! Pourquoi celui-ci est-il resté comme un nain spirituel, si même il ne dépérit pas chaque jour davantage ? Un peu de lait lui suffit comme aux tout petits enfants (Héb. 5. 12).

On est tellement occupé, débordé par ses affaires ou ses études, ou son sport. On a son temps tellement pris. On n’a pas le loisir de nourrir son âme de la parole de Dieu ; on n’a pas compris ce que plusieurs ont réalisé : «Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

Du reste, s’il y a quelque loisir, ne cherche-t-on pas de bonnes distractions, certaines utiles à leur place, mais où la Parole demande la sobriété ? Chacun connaît les siennes, allant des plus élevées telles que l’art et la science, jusqu’aux plus basses, telles que les mauvaises lectures, les mauvaises compagnies, en passant par tous les échelons : sports, culture physique, lectures diverses, collections, toilette, etc. Et je ne parle pas du « bourbier de corruption » où nous retomberions si facilement si nous ne portons pas « une grande attention aux choses que nous avons entendu ». Il y a toujours « les mets délicats du roi et le vin qu’il buvait ». Encore aujourd’hui « la fornication, et le vin, et le moût, ôtent le sens » (Osée 4. 11). De sorte que dans le désert spirituel où nous sommes, si nous recevons de ce monde ces aliments qui ne nourrissent pas l’âme, mais qui, comme des poisons ou des soporifiques, enlèvent tout appétit de mets célestes et divins, nous nous amenuiserons, étant même distraits du but vers lequel le Dieu de gloire nous attire.

Ayant appelé les siens, les appelant encore, leur montrant le but, notre bon Père veut prendre à sa charge les besoins de la route. Chaque jour, il nous donne la manne céleste, la nourriture de Dieu, le véritable pain du ciel, le grain rôti, le vieux blé du pays (Jos. 5. 11), un Christ qui a été mort et qui est vivant, glorifié au plus haut des cieux. Encore avons-nous à « ouvrir la bouche toute grande » pour qu’il la remplisse, encore faut-il être en appétit. Le matin « en disposant ma prière » (Ps. 5. 3), je recueillerai ce que je peux manger (Ex. 16. 21) : Nécessité de tous les jours, mais aussi force et courage pour la route à parcourir ce jour-là. Peut-être y aura-t-il des suppléments, des desserts : une lecture édifiante, car nos devanciers nous ont laissé des provisions savoureuses et nutritives ; une rencontre bénie, où chacun par la foi qui est dans l’autre (Rom. 1. 12) sera consolé, encouragé, un rassemblement autour de la Parole, où l’Esprit Saint agira pour le bien de nos âmes.

Mais, en vérité et premièrement, doit être recherché ce moment d’intimité, où, aux pieds de Jésus, seul avec lui, sa parole vient réjouir et nourrir notre âme. Marie de Béthanie connaissait ces moments, où son cœur écoutait la parole de l’hôte divin ; aussi fut-elle consolée à l’heure de l’épreuve et instruite pour sacrifier la louange en ce dernier dimanche d’avant la croix, devançant la louange éternelle à la gloire de l’Agneau immolé.

Ainsi, tu seras rendu sage à salut, ta voie sera aussi rendue pure (Ps. 119. 9), ta face illuminée (v. 130) ; le cœur en paix, tu avanceras, sans chute (v. 165) dans cette lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. Alors, te faisant mettre à table, lui-même… te servira (Luc 12. 37).

H. Al.
D’après Feuille aux jeunes n°124

EN PLEIN VOL

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EN PLEIN VOL

 

Le rêve doré de Pierre se réalise enfin ! Il fait aujourd’hui son premier vol. Depuis des mois, il y songeait sur son banc d’école, pendant les dictées et les mathématiques… Bien installé dans un fauteuil à côté de son père, il se sent maintenant presque un homme. Et pourtant, en regardant tout en bas, les forêts, les lacs et les longs rubans des routes, il comprend qu’il n’est qu’un point dans l’espace.

Tout à coup une voix résonne : « Nous volons à 11 000 m d’altitude, à la vitesse de 850 kilomètres heure » annonce le commandant de l’appareil (avec l’accent du pays).

La caravelle glisse dans l’infini d’un bleu sans ombre, frangé de rose par le soleil couchant ; Pierre n’a jamais rien vu de si beau. Comme pour mettre le comble à son bonheur, le steward lui apporte un petit plateau bleu garni d’un bon dîner. Pierre est émerveillé d’y trouver tant de choses ; chacune a sa place prévue. Voilà une bonne idée à retenir pour sa chambre toujours sens dessus dessous ! Enfin, le petit plateau repart, laissant notre jeune passager enchanté. Vraiment, cela dépasse tous ses rêves.

Pierre, distrait jusqu’ici, jette un coup d’œil par le hublot ; tout le paysage a disparu sous un grand tapis de nuages gris. Autour de lui, les voyageurs quittent leur lecture pour chercher d’un air soucieux une déchirure dans cette masse devenue sombre et menaçante. Pierre entend un monsieur déclarer : « On approche des montagnes. »

« Nous survolons une zone de turbulences, veuillez attacher vos ceintures ! » Fait tout à coup résonner le haut-parleur. Chacun devient pensif et, regardant droit devant soi, lit : « Votre gilet de sauvetage est sous votre siège. » Si haut dans l’azur, comment échapper au danger ? Que faire ? Où se raccrocher ?

Les fines ailes de l’avion vibrent sous les rafales. L’appareil tout entier est secoué. Comment tout cela finira-t-il ?

Pierre regarde son père qui semble dormir. Sans doute celui-ci a-t-il pressenti les craintes de son fils, car doucement il lui dit : « Au-dessous de toi sont les bras éternels « . Oui, Pierre sait que le Seigneur peut les garder mais, jusqu’à présent, il a toujours compté sur son père pour le tirer de toutes ses difficultés. Il est angoissé, il se sent seul devant le danger. S’il essayait pourtant de répéter le verset que son père vient de lui dire. « Au-dessous de toi… » oui, au-dessous de lui, Pierre, le Seigneur étendait Ses bras. Pourquoi alors avoir peur ? Est-il trop jeune pour prier, pour être entendu par ce Dieu Tout-Puissant ?

Jusqu’ici il connaissait le Seigneur par l’intermédiaire de son Papa ; maintenant il comprend qu’il peut s’adresser à Lui directement, sans crainte et compter sur Lui. Une grande paix remplit alors son cœur. Attaché à son siège, calme, il attend.

Soudain la voix du commandant résonne : « Dans vingt minutes, nous allons atterrir à G. » En effet, quelques instants plus tard, alors que la caravelle, dans une lumière grise, se rapproche de la terre, un bruit sourd vient de dessous la carlingue ; le train d’atterrissage est sorti…

L’expérience de ce premier vol restera inoubliable pour Pierre. Dès ce jour, ce verset est souligné dans sa Bible et dans la marge il en a inscrit la date.

Aimerais-tu aussi le souligner ?

 » Le Dieu d’ancienneté est ta demeure, et au-dessous de toi sont les bras éternels  » (Deut. 33. 27).

D’après la Bonne Nouvelle 1973

LE CHOIX

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LE CHOIX

« Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi.»
Matthieu 12. 30.

Les lecteurs de la « Feuille aux Jeunes » ont tous fait le choix : « avec Jésus » ; j’aime à le croire. L’indifférent, Jésus le range avec ceux qui sont « contre lui ». A ceux-ci, s’il y en a, comme aux autres, je voudrais montrer le sérieux de ce choix, qui doit être entier, sans équivoque, choix qui façonnera notre vie dans ses grandes lignes et dans ses détails.

L’incrédule dira : « S’il y a un Dieu bon et tout-puissant, pourquoi la souffrance et la mort, la peste et le choléra, le jugement et l’enfer ? » Le croyant répondra: « Que fais-tu du péché, de la sainteté de Dieu, de la croix de Christ ? » Dieu, qui ne veut pas la mort du pécheur, mais sa repentance et sa vie, le laisse responsable de choisir : «J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19).

Les trois veuves cheminent en pleurant : Naomi va retourner au pays de la promesse, qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Elle a tout perdu : époux, enfants. Orpa et Ruth, ses deux belles-filles, lui sont attachées. Toutes deux ont les mêmes paroles, les mêmes larmes. Seulement l’une choisit de rester en Moab, l’autre s’attache à sa belle-mère : « Où tu iras, j’irai; ton Dieu sera mon Dieu… » Et « elles marchèrent les deux jusqu’à ce qu’elles arrivèrent à Bethléem » (Ruth 1. 16 à 19). Mieux que la « maison du pain », Ruth la Moabite trouve l’abondance du pays ruisselant de lait et de miel, épouse l’homme puissant et riche, et a l’insigne honneur d’être dans la lignée du Seigneur Jésus. Avait-elle bien choisi ?

Aujourd’hui, comme au temps de Pilate, le choix nous est proposé. « Lequel voulez-vous, Barabbas ou Jésus ? » Le fils de son père ou le Fils du Père, le pécheur ou le juste, le brigand ou le Dieu Sauveur ? Lequel voulez-vous choisir ? Lequel suivre ? Tout l’avenir dépend de ce choix.

Démas s’est écarté, « ayant aimé le présent siècle. » Donc, attention ! Moïse, au contraire, a « choisi d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte, car il regardait à la rémunération ». Est-ce que j’y pense quelquefois à la rémunération, à ce « grand jour » dont parle l’apôtre ?

Marthe, dans sa maison de Béthanie, avait une place pour Jésus. En ceci, elle avait fait un bon choix ; mais pourquoi se laissait-elle distraire par beaucoup de service, alors que sa sœur Marie avait « choisi la bonne part, qui ne lui serait pas ôtée ? » Avoir Jésus comme son Hôte ! C’est très bien. Puissions-nous tous avoir ce privilège ! Mais de plus, écoutons sa parole, sans distraction. Et dis-moi en confidence : N’es-tu jamais distrait par autre chose que par le service ?

Jonathan, figure si simple et si attachante, avait « choisi le fils d’Isaï », David (1 Sam. 20. 20). La foi de Jonathan, souvent mise en parallèle avec la religion de Saul avait discerné dans le petit jeune homme au teint rosé, vainqueur de Goliath, le futur roi d’Israël. Son âme s’était liée à l’âme de David. Il l’aima comme son âme. Et Jonathan, ce noble guerrier, se dépouilla de la robe qu’il avait sur lui et la donna à David, ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, son arc et sa ceinture. Tout ce dont il pouvait tirer gloire, tous ses attributs de fils de roi, il s’en dépouille pour David, type de Christ. Illustration de ce que Paul dit aux Philippiens : « Les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte ». Cher Jonathan, comme nous l’aimons prenant la défense de David devant la colère de Saül, avertissant son ami des dangers et des pièges. Alors pourquoi lisons-nous : « David demeura dans le bois, et Jonathan retourna à sa maison ? » (1 Sam. 23. 18). Le choix n’avait pas amené l’entière résolution d’être « avec David ». Habitudes, famille, liens nationaux, que sais-je ? Il aimait David, mais n’était pas avec l’oint de l’Éternel pendant qu’il était rejeté. Peu après, aux côtés de Saül qui se suicide, Jonathan sera tué par les Philistins sur la montagne de Guilboa. Que nous l’aurions aimé à côté de David régnant glorieusement à Jérusalem !
Le Roi dont David est un type a dit à ses disciples qui avaient tout quitté et l’avaient suivi : « En vérité, je vous dis : Il n’y a personne qui ait quitté maison ou frères… pour l’amour de moi et pour l’amour de l’évangile, qui n’en reçoive maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant » (Marc 10. 29 et 30). Ce même Roi nous fait dire, à nous, ceux « des derniers jours », ceux « des temps fâcheux » : « Si nous souffrons (avec Jésus, pour Jésus), nous régnerons aussi avec lui » (2 Tim. 2. 12). L’exemple de Jonathan, les promesses de la Parole, ne vont-ils pas nous inciter à juger nos voies et à appliquer le choix que nous avons fait : Jésus ou le monde, avec plus de vigueur à toute notre vie de chrétiens ?

Josias, âgé de huit ans au début de son règne, était encore un jeune garçon quand il commença à rechercher le Dieu de David (2 Chron. 34). Et c’est la purification de Juda et de Jérusalem que l’idolâtrie avait envahi ; c’est la découverte du livre de la loi. Josias fait alliance devant l’Éternel, pour marcher après lui et garder ses commandements; il ôte les abominations de tout le pays ; la Pâque est célébrée, telle qu’on n’en avait pas célébré de semblable depuis les jours de Samuel. Quelle fidélité ! Quel beau règne ! Pourquoi donc, quand Neco, roi d’Égypte, monte contre le roi d’Assyrie, vers l’Euphrate, faut-il que Josias sorte à sa rencontre, malgré sa piété, malgré ces paroles qui venaient de la bouche de Dieu : « Désiste-toi de t’opposer à Dieu ? » L’astuce de son déguisement fut vaine. Josias fut tué.

Que dire ? Oui, que dis-tu ? Ton choix te mène-t-il à lutter pour tel ou tel parti ? Pour l’Égypte ou pour l’Assyrie ? Pour l’orient ou pour l’occident ? Ou est-ce seulement pour Jésus que tu combats le combat de la foi ? La Parole de Dieu (et non les bonnes pensées de ton cœur naturel) est-elle seule à te diriger ? Ne l’as-tu pas choisie pour ta gouverne ?

Exemples émouvants pour tous ceux qui ont fait le choix ! Choses écrites pour nous servir d’avertissement. Portons-y une plus grande attention (Héb. 2. 1). Notre choix doit être sans équivoque pour Celui qui nous a achetés au prix de son sang.

H. Al
D’après Feuille aux jeunes n°132

LA FATIGUE ET L’ÉPUISEMENT

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LA FATIGUE ET L’ÉPUISEMENT

 

Nous avons chanté : « Suis-je abattu, fatigué, sans courage ? ». Ayant l’intention de rappeler ce que la Parole nous dit sur la fatigue et l’épuisement, je pense à un passage dans le premier livre des Rois.
« Et Achab raconta à Jézabel tout ce qu’Élie avait fait, et, en détail, comment il avait tué par l’épée tous les prophètes. Et Jézabel envoya un messager à Élie, disant : Ainsi me fassent les dieux, et ainsi ils y ajoutent, si demain, à cette heure, je ne mets ton âme comme l’âme de l’un d’eux ! Et voyant cela, il se leva, et s’en alla pour sa vie, et vint à Beër-Shéba, qui appartient à Juda, et il y laissa son jeune homme. Et il s’en alla, lui, dans le désert, le chemin d’un jour, et vint et s’assit sous un genêt ; et il demanda la mort pour son âme, et dit : C’est assez ! Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. Et il se coucha, et dormit sous le genêt. Et voici, un ange le toucha, et lui dit : Lève-toi, mange. Et il regarda, et voici, à son chevet, un gâteau cuit sur les pierres chaudes, et une cruche d’eau ; et il mangea et but, et se recoucha. Et l’ange de l’Éternel revint une seconde fois, et le toucha, et dit : Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. Et il se leva, et mangea et but ; et il alla, avec la force de ces aliments, quarante jours et quarante nuits, jusqu’à Horeb, la montagne de Dieu. Et là, il entra dans la caverne, et y passa la nuit » (1 Rois 19. 1 à 9).
La fatigue, c’est quelque chose de normal qui fait partie du rythme de la création, telle qu’elle est sortie de la pensée de Dieu. Nous le voyons déjà dans la Genèse, au premier jour de la création. Gen. 1 verset 5 : « Et Dieu appela la lumière Jour ; et les ténèbres il les appela Nuit. Et il y eut soir, et il y eut matin ». Il y a des heures d’activités pendant le jour, et des heures de repos durant la nuit. Une fatigue normale conduit à un bon sommeil. C’est donc une bonne chose d’être fatigué le soir et de désirer se coucher, se reposer. Je connais une sœur qui a une maladie, dans laquelle elle n’est jamais fatiguée. Elle n’est pas bien dans la journée, elle est sans force et la nuit elle ne peut pas dormir ; et cela dure déjà depuis des années. Ce déséquilibre est très pénible. Nous pouvons être reconnaissants lorsque nous connaissons une fatigue normale. Quelqu’un qui a travaillé dans les champs, ou dans les bois par exemple comme c’était souvent le cas autrefois, était fatigué le soir. C’était normal, c’était une saine fatigue.
Mais il y a aussi une fatigue qui nous amène à l’épuisement. Elle apparaît quand cet équilibre n’est plus respecté. Trop de travail et pas assez de repos…. A long terme, cela ne peut pas durer. C’est un sujet très actuel : on appelle cela aujourd’hui le « burnout ». Il survient chez des personnes qui sont au bout de leurs forces. Il peut y avoir différentes raisons à cet état ; mais on y trouve toujours un déséquilibre du rythme normal d’activité et de repos. La Parole de Dieu en parle. Avec l’aide du Seigneur, nous voulons voir quelques passages qui traitent justement de ce problème.
Dans ce livre des Rois, nous avons un serviteur de Dieu, Élie le Thishbite, d’entre les habitants de Galaad ; il dit à Achab : « L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant » etc. Se tenir devant l’Éternel est bien la meilleure place pour un serviteur. Être en communion avec le Seigneur, écouter ce qu’Il a à nous dire et quelle tâche Il veut nous confier : quelle part heureuse !
Élie vivait dans des temps difficiles, le roi Achab et sa femme Jézabel adoraient des idoles et le peuple les suivait. Il y avait très peu de personnes appartenant encore au Dieu vivant. Élie avait même cru qu’il était le seul, il l’exprime à plusieurs reprises, « je suis resté, moi seul » (ch. 19. 10 et 14). Le Seigneur doit lui montrer qu’ils sont encore sept mille à ne pas avoir plié les genoux devant Baal ! Ce temps ressemble au nôtre, même si nous vivons dans un pays réputé chrétien, nous sommes entourés en majorité par des incrédules. Ce serviteur avait donc un devoir difficile à remplir, aller chez le roi et lui annoncer un jugement imminent. C’était dangereux ; ce roi était puissant, il aurait pu le tuer ! Mais nous ne voyons pas de crainte chez Élie. Il y va, et le lui annonce. Or le jugement arrive aussitôt : c’est une sécheresse ; il n’y aura finalement pas de pluie pendant trois ans et six mois ! Élie vit au milieu de ce peuple et il ressent lui aussi les conséquences de ce jugement : la sécheresse et ensuite la famine. Dieu l’envoie d’abord à un torrent et là Il lui donne même de la viande par le moyen des corbeaux. C’est un miracle car ces corbeaux avaient aussi faim que les hommes ! Ils ne trouvaient rien dans la nature, et normalement ils auraient pu dévorer les bouts de viande qu’ils avaient trouvés ! Mais ils apportent au prophète « du pain et de la chair le matin, et du pain et de la chair le soir, et il buvait du torrent » (1 Sam. 17. 6). Le Seigneur prenait soin de son serviteur. Au bout de quelques temps le torrent est à sec, alors l’Éternel l’envoie chez une veuve. Elle n’avait plus rien et préparait son dernier repas pour elle et son fils ! Là encore Dieu produit un miracle ! La farine et l’huile ne manquèrent pas (ch. 17. 16).
Et puis, au chapitre suivant, Élie rencontre des prophètes de Baal, en grand nombre. On arrive ici à un point culminant de son service. Élie dit au peuple : Qui voulez-vous choisir : Dieu ou Baal ? (ch. 18. 21). Il y avait d’un côté : un seul serviteur du Dieu vivant, et de l’autre, quatre cents prophètes de Baal ! C’est une victoire remarquable de la foi ! Nous voyons les préparatifs d’Élie, cet autel qu’il arrose de beaucoup d’eau, etc. Cela montre qu’il était impossible, normalement, d’y mettre le feu. Or Dieu fait tomber le feu du ciel et tous comprennent alors que c’est le « Dieu vivant » qui vient d’agir ! C’est une grande victoire : tous les faux prophètes sont tués !
Mais après une victoire remportée avec le Seigneur dans notre vie par la foi, nous sommes souvent très en danger. L’ennemi ne supporte pas ces victoires et cherche à nous faire tomber et il y parvient parfois.
La période de jugement se termine et Élie peut annoncer au roi le retour de la pluie. On ne voyait rien, pas un seul nuage dans le ciel ! Mais Élie ne manque pas de foi. Dans le lointain, il voit soudain ce tout petit nuage qui va s’agrandir de plus en plus et enfin il tombe une forte pluie.
Chapitre 18. 45 : « Et il arriva, en attendant, que les cieux devinrent noirs par d’épais nuages accompagnés de vent, et il y eût une forte pluie ; et Achab monta dans son char et s’en alla à Jizreël. Et la main de l’Éternel fut sur Élie, et il ceignit ses reins, et courut devant Achab jusque-là où tu arrives à Jizreël ». Donc Achab, le roi, est dans son char et se fait transporter tandis qu’Élie est à pied. Si nous regardons sur une carte, cela représentait une distance d’environ 50 kilomètres ! Nous comprenons qu’après tout ce qu’il vient de vivre, Élie soit fatigué, et même un peu épuisé.
En plus il reçoit le message menaçant de cette femme, Jézabel. Auparavant, Élie n’avait pas eu peur de son mari, du roi Achab ; mais maintenant, il a peur de cette femme ! Pourquoi ? Elle lui envoie ce message : je vais te tuer ! Demain tu seras mort. « Et voyant cela, Élie se leva, et s’en alla pour sa vie et vint à Beër-Shéba » (19. 3). Ses yeux maintenant ne sont plus dirigés sur le Dieu Tout-Puissant qui pourtant avait déjà produit tant de miracles dans la vie de son serviteur. Élie est très impressionné par cette menace. Nous connaissons les mêmes défaillances dans nos vies, quand nos yeux ne restent pas fixés sur le Seigneur ! Il y a certes des problèmes sérieux, des difficultés qui semblent insurmontables. Ils nous dépassent et nous sommes vite complètement découragés !
« Il se leva, et s’en alla pour sa vie et vint à Beër-Shéba ». On peut regarder sur la carte, c’est à peu près à 175 kilomètres Il fait tout cela à pied ! Il a peur et s’enfuit pour sauver sa vie. Quelle énergie il dépense en parcourant tout ce chemin !
« Et il y laissa son jeune homme » (v.3). Pour les dernières étapes il reste seul, il n’y a vraiment plus personne avec lui ! C’est typique de ce genre de dépression : quand sous sommes fatigués, épuisés, nous nous isolons ! Nous nous retirons, ne voulant plus voir personne. Où va-t-il ? «Et il s’en alla, lui, dans le désert, le chemin d’un jour» (v.4). Dans le désert, on ne trouve rien pour se rafraîchir, se fortifier. Ce monde est un « désert », il n’y a rien de bon pour nourrir notre « homme intérieur » ! Nous voyons combien l’ennemi est rusé, il emmène, s’il le peut un serviteur de Dieu au désert, loin de tout secours.
«Élie…vint et s’assit sous un genêt ; et il demanda la mort pour son âme, et dit : C’est assez ! Maintenant, Éternel, prends mon âme » (v.4). Il n’a plus envie de vivre, mais tout de même il ne met pas fin à sa vie. Il y a en cela un danger plus grand encore ! L’ennemi s’attaque à ceux qui sont faibles, complètement exténués. Il leur dit : mais si tu mettais fin maintenant à ta vie, tous tes problèmes seraient réglés ! C’est l’ennemi qui parle ainsi ; il le dit aux incrédules parce qu’il veut garder leur âme prisonnière, mais il peut parler de la même manière à des croyants. Nous savons très bien, et nous voulons encore le rappeler : c’est Dieu qui donne la vie et la reprend ! C’est sous son autorité, nos temps sont dans Ses mains. Élie n’a plus envie de vivre, il dit : « C’est assez ! » (v.4). Peut-être que nous avons déjà eu ce genre de pensée. Nous avons dit : C’est assez ! Seigneur reprend-moi. Je n’en peux plus !
Et puis, Élie ajoute : « car je ne suis pas meilleur que mes pères » (v.4). Il se compare à d’autres. Avait-il donc pensé qu’il était meilleur que ses pères ? On ne sait pas, mais dans sa faiblesse, il ne voit plus clair. Il se peut que l’on ait aussi, au contraire, un « complexe d’infériorité », du style : « Je suis si petit, je suis si peu capable de faire quoi que ce soit pour servir le Seigneur. Soudain tout paraît vain, on voit si peu de résultats, de succès…
Dans un tel état, il y a certainement une part de fatigue physique mais aussi de la fatigue « morale ». Les deux vont souvent ensemble : après une longue période de fatigue physique, de la fatigue morale vient s’ajouter ! Nous pouvons lire le verset de 1 Thess. 5. 23 : « et que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre seigneur Jésus Christ ». Esprit, âme et corps en ordre devant Dieu, voilà un bon équilibre ! Mais si cet équilibre est perdu, nous aurons de sérieux problèmes. C’est ce que nous voyons ici, chez Élie.
Quelle est la première chose qu’il fait maintenant ? (v.5) : « Et il se coucha, et dormit sous le genêt». C’était une bonne chose, il fallait absolument qu’il se repose ! Nous pouvons aussi en arriver à ce point-là dans notre vie. Il nous faut constater : « Maintenant, j’ai absolument besoin de repos. Si nous négligeons cet avertissement et n’y faisons pas attention, nous risquons fort d’en subir les conséquences. Il faut apprendre parfois à s’arrêter. Quelquefois le Seigneur, dans sa grâce, nous arrête. Il nous dit : viens un peu à l’écart !
«Il se coucha et dormit » (v.5), ce qui donnait du repos à son corps. Mais pas complétement car il était vraiment très épuisé. De plus, il avait aussi besoin de secours, de nourriture pour son âme !
« Et voici, un ange le toucha » (v.5). Nous apprenons après que c’était l’Ange de l’Éternel. C’était le Seigneur lui-même sous cet aspect qu’Il prend parfois dans l’Ancien Testament. Combien il est remarquable de voir comment Il agit, avec bonté ! En premier lieu : Il le touche doucement ; Il ne le réveille pas brusquement en lui disant : Que fais-tu là, Élie ? N’as-tu plus de foi ? Qu’est-ce qui t’arrive ? – Non ; délicatement, Il le touche. Le Seigneur agit souvent de cette manière dans les évangiles. Il a rencontré tant d’infirmes ! Il les a touchés d’abord et ensuite, Il les a guéris. Ensuite, Il s’adresse à Élie : « Lève-toi, mange. » (v.5). C’est une invitation : « lève-toi » ! Cela signifie : « Élie, tu ne dois pas rester ici sous le genêt ; tu ne dois pas non plus mourir ; j’ai encore un service en perspective pour toi, une tâche, un devoir. Non, il n’en est pas encore fini avec toi : lève-toi » ! Cependant le Seigneur savait très bien qu’Élie ne pouvait pas se lever sans reprendre des forces et continuer son chemin immédiatement. Il était dans le désert et il avait besoin de nourriture. A quoi sert-il de dire à quelqu’un de manger, dans le désert, alors qu’il n’y a rien ? Dans le désert Élie n’aurait rien trouvé. Ce qui est précieux, c’est de voir comment le Seigneur avait tout prévu : « il regarda, et voici, à son chevet, un gâteau cuit sur les pierres chaudes, et une cruche d’eau » (v.6). Qui l’avait préparé ? L’Ange, et il l’avait apporté. C’était d’abord «Un gâteau cuit », pétri avec de la farine (une image du Seigneur, de Sa vie parfaite). Cette farine blanche s’obtient ainsi : on écrase le blé, et quand il est moulu, tout ce qui est à l’intérieur vient à la surface : C’est blanc, net, pur ; une belle image de la vie ici-bas du Seigneur. Occupons-nous de Lui, lisons les évangiles. Nous Le trouverons là. Voilà de l’excellente nourriture pour une âme fatiguée : Christ ! « Une cruche d’eau » qui est une image de la Parole de Dieu. La Personne du Seigneur et la Parole de Dieu, voilà ce qui peut réconforter notre âme, dans sa faim !
«Et il mangea et but » (v.6), c’était une bonne chose d’agir ainsi. Et puis, il « se recoucha ». Nous savons sans doute déjà que sortir d’un tel état ne se fait pas du jour au lendemain ! Il faut du temps et de la patience. Le Seigneur a eu de la patience envers Élie. Comme envers chacun de nous. Élie se recouche, il dort à nouveau, l’Ange de l’Éternel va revenir bientôt, au moment opportun.
« Et l’ange de l’Éternel revint une seconde fois, et le toucha et dit : Lève-toi, mange » (v.7). C’est en fait le même message, quelle grande patience de sa part ! Il ne fait pas de reproche, il lui redit les mêmes paroles, et Il ajoute : « car le chemin est trop long pour toi ». Cela signifiait : il y a encore un chemin que tu dois suivre. Tu n’es pas devenu un serviteur inutile, je veux encore me servir de toi ! Il y a des croyants qui se croient « inutiles ». Peut-être ont-ils vieilli, ils sentent leurs forces baisser et ils pensent être devenus inutiles. Mais au service du Seigneur il n’y a pas de serviteurs « inutiles ». S’Il nous laisse encore ici-bas, c’est parce que nous sommes encore utiles ! Ne serait-ce que pour prier – c’est un service tellement important. On le dit facilement mais c’est très précieux si quelqu’un peut encore prier, il ne doit pas oublier que c’est son service. Il y a des personnes qui sont sur un lit de douleur, dans un état de faiblesse complète. Ils sont peut-être déjà plus ou moins dans le coma, peuvent-ils encore être utiles ? Oui, ils le sont. Ils sont la preuve que Dieu, dans sa grâce, reste auprès d’eux, jusqu’au bout. Il leur donne la patience, l’endurance dans l’épreuve. Ils sont un exemple pour d’autres, c’est ainsi qu’ils sont encore utiles, chaque jour ! C’était le cas pour une sœur de 95 ans. Elle disait : je fais des heures supplémentaires. Je trouve cette définition excellente. Quels sont ceux qui font des heures supplémentaires ? Si ton chef te demande d’en faire, c’est que tu lui es utile, qu’il a un travail particulier à te confier, il sait qu’il peut compter sur toi. Le voir sous cet angle, nous semble une bonne démarche ! Un incrédule, un chanteur allemand avait 105 ans Dans une interview accordée à la presse, il disait : « Dieu m’a oublié ». Quelle différence d’attitude ! Cette sœur, dans sa foi, a dit : je fais des heures supplémentaires « pour le Seigneur » ! Cet incrédule disait : « Dieu m’a oublié ». Dieu n’oublie jamais personne mais Il appelle encore une âme à Lui et si quelqu’un refuse de venir à Lui, quel affreux avenir se prépare : L’éternité loin de Dieu, c’est horrible !
« Et il (Élie) se leva, et mangea et but ; et il alla, avec la force de ces aliments » – ces aliments que l’Ange lui avait préparés – « quarante jours et quarante nuits, jusqu’à Horeb » (v.8). Encore un long trajet : « quarante jours et quarante nuits » avec la force reçue par le moyen de ces aliments. Une force inouïe, surnaturelle, c’était un miracle ! Même si quelqu’un mange aujourd’hui « très bien », il ne pourra pas, avec les calories des aliments ingérés ce jour-là marcher quarante jours et quarante nuits. Dieu donne à chacun la force dont il a besoin en fonction de la longueur du chemin et de ses besoins. Ici, Élie avait besoin de force pour quarante jours, et Dieu la lui donne. En temps normal le Seigneur ne donnera pas de la force pour un mois mais pour chaque jour et pour chaque pas.
Ensuite, le Seigneur lui parle au cœur et à la conscience. Il lui dit à ce moment-là : « Que fais-tu ici, Élie ? » (v.9). Le prophète doit apprendre qu’il n’était pas le seul à être resté fidèle. Il lui faudrait rebrousser chemin jusqu’à son point de départ, c’est toujours le cas quand nous nous sommes égarés.
Mais on trouve aussi dans ce récit un conseil utile pour le service pastoral : le Seigneur ne commence pas par nous corriger et nous faire des reproches. Il fortifie d’abord son serviteur pour qu’il soit apte à recevoir des exhortations et à les mettre ensuite en pratique. Le Seigneur est très patient envers nous. Il atteint toujours son but. Élie pourra à nouveau accomplir sa tâche et marchera plusieurs années encore dans une heureuse communion avec son successeur.
Nous lirons maintenant un passage dans Esaïe 40. 28 à 31 : « Ne sais-tu pas, n’as-tu pas entendu, que le Dieu d’éternité, l’Éternel, créateur des bouts de la terre, ne se lasse pas et ne se fatigue pas ? On ne sonde pas son intelligence. Il donne de la force à celui qui est las, et il augmente l’énergie à celui qui n’a pas de vigueur. Les jeunes gens seront las et se fatigueront, et les jeunes hommes deviendront chancelants ; mais ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas ».
D’abord notre Dieu ne se fatigue pas et nous Le connaissons comme notre Père. Il est précieux de savoir que nous sommes si étroitement liés à Lui, qu’Il nous aime et il est toujours prêt à nous écouter. Nous ne pouvons pas en venant à Lui, Le lasser, quelle que soit la fréquence de nos sollicitations. Il y a des milliards de croyants sur cette terre qui s’adressent à Lui : nous avons toujours libre accès auprès de Lui : quel privilège !
Adressons-nous maintenant aux plus âgés. On estime qu’il est normal qu’ils se fatiguent plus facilement ! Mais il est écrit que ce sont « les jeunes gens qui seront las et se fatigueront, et…. deviendront chancelants ». La Parole parle ainsi pour nous montrer que la chose est possible du fait que les jeunes gens sont en principe dans cette période de la vie où nous avons tous de la force et du courage. Ils pensent être capables de faire bien des choses, rien ne semble pouvoir les arrêter. Et il arrive pourtant qu’ils se fatiguent. Que doivent-ils faire dans de telles conditions ? Nous avons ici un bon conseil : « ceux qui s’attendent à l’Éternel ». Venons à Lui avec cette lassitude, si fréquente de nos jours. Il faut s’attendre à Lui, s’en remettre à Sa direction, à Son secours. Notre force sera renouvelée ! Cette expression laisse entendre qu’elle n’est pas illimitée. Elle n’est pas donnée pour notre vie entière, elle a besoin d’un renouvellement, notre corps aussi ; c’est la raison pour laquelle nous mangeons, buvons et nous reposons. C’est ainsi pour notre âme, et c’est important de s’en souvenir journellement. Justement, si nous avons parfois des phases de stress – c’est souvent parce que nous nous éloignons du Seigneur, en tout cas je dois le reconnaître pour moi-même.
Mais pourquoi les choses se passent-elles ainsi ? Nous nous sommes tellement occupés de ce qui nous tourmente au sujet de notre famille, de notre travail ou ailleurs que nous nous détachons du Seigneur. Il est normal que nous ne puissions pas toujours penser à Lui, Il faut parfois se concentrer sur le travail. On a parfois moins de temps ; on rentre peut-être plus tard, car le travail presse. Pourquoi ces circonstances nous éloignent-elles du Seigneur ? Nous n’avons pas appris à nous attendre vraiment à Lui dans telle ou telle situation, à nous attacher à Lui encore plus qu’avant. En Lui disant : Seigneur, tu vois cette situation difficile, « stressante » ; apprend-moi à rester tout près de Toi. En réponse à cette confiance, Il renouvellera nos forces. On avait demandé à un frère âgé ce qu’il faisait quand il avait du « stress ». Supposons que d’habitude chaque matin, il prenne 30 minutes pour lire la Parole et prier ; il répondait : Si je sais que je vais avoir une journée chargée, je me lève une demi-heure plus tôt que d’habitude, et j’ai ainsi le « double de temps » avec le Seigneur. Je ne dis pas que nous devons tout imiter, mais passons plus de temps avec Lui : nous avons ainsi le temps nécessaire pour réfléchir et prier davantage. Dans de telles situations, notre besoin grandit de passer la journée tout près Lui, et d’avoir Son secours. Ayons plus de dépendance pour traverser les épreuves avec Lui. Il ne faut pas s’éloigner du Seigneur dans les moments qui demandent du discernement. Il faut se rapprocher de Lui, les épreuves servent dans ce sens. Il veut donner la sagesse et la force indispensables. Quel sera le résultat ? Ils « renouvelleront leur force, ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas ». Les aigles s’élèvent haut dans le ciel ; élevons-nous aussi ; notre communion avec le Seigneur augmentera de plus en plus.
Encore quelques pensées sur un récit dans les évangiles, au moment où le Seigneur servait ici-bas. Dans Marc 6. 30 : « les apôtres se rassemblent auprès de Jésus ; et ils lui racontèrent tout : et tout ce qu’ils avaient fait, et tout ce qu’ils avaient enseigné. Et il leur dit : Venez à l’écart vous-mêmes dans un lieu désert, et reposez-vous un peu ; car il y avait beaucoup de gens qui allaient et qui venaient, et ils n’avaient pas même le loisir de manger. Et ils s’en allèrent dans une nacelle en un lieu désert, à l’écart ».
Le Seigneur avait envoyé les apôtres ; ils avaient beaucoup travaillé. Au v. 12 : « Étant partis, ils prêchèrent,…chassèrent beaucoup de démons,…et guérirent beaucoup d’infirmes, etc. » Ils se montrent très actifs là le Seigneur les a envoyé. 0n peut aussi éprouver peut-être une grande fatigue, voire de l’épuisement, un « burnout », dans son travail pour le Seigneur. Être si actif dans le service, que l’on oublie de prendre d’abord du temps pour écouter et comprendre ce que le Seigneur veut nous apprendre !
Les disciples ici, après tout ce travail, « se rassemblent auprès de Jésus ». C’est occuper la meilleure place, venir auprès de Jésus ! « Et ils lui racontèrent tout ». Quel enseignement pour chacun des siens. Il faut tout lui dire où que nous soyons. Un jeune peut être à l’école, faire des études, au travail, à la maison ; tout ce que l’on doit traverser durant une seule journée ; racontez-Lui tout. Savons- nous parler ainsi au Seigneur ? « …Et tout ce qu’ils avaient enseigné ». Ils parlent de leur service. C’est important, si nous avons pu accomplir un service pour Lui, de revenir près de Lui et de Lui en parler. Sinon l’ennemi pourrait nous pousser à nous enorgueillir, à nous en vanter, à croire peut-être que nous avons été capables de remporter une victoire ! C’est eux qui ont parlé d’abord. Et après « Il leur dit, venez à l’écart vous-même dans un lieu désert, et reposez-vous un peu ». Écoutons nous la voix du Seigneur ? S’il nous parle de cette manière, c’est parce qu’Il sait que nous avons besoin de repos ! Dans un lieu désert, rien ne peut nous influencer. Nous sommes vraiment devant le Seigneur ; notre smartphone ne sonne pas tout le temps, nous ne recevons pas constamment des messages…. « Ferme ta porte », nous dit le Seigneur. Restons éloignés de tout ce qui pourrait nous déranger. Certains affirment se détendre sur l’ordinateur ; ce n’est pas une bonne détente : on doit être concentré, nos yeux se fatiguent, même s’il s’agit d’un jeu ou de photos, ce n’est pas du repos. Il vaut mieux peut-être s’allonger un peu, fermer les yeux – ou lire et puis méditer. On peut lire des psaumes, combien de fois un psaume a encouragé des croyants ! Jésus dit : « reposez-vous un peu ». Il faut en cela aussi de la mesure. Il ne s’agit pas de s’arrêter de travailler longtemps, à moins que nous ne soyons vraiment « au bout du rouleau », ce qui peut arriver. On peut être malade, bien-sûr, un plus long arrêt sera alors nécessaire. Dans la vie quotidienne habituelle il s’agit de prendre un repos de courte durée. Jamais le Seigneur n’encourage à la paresse !
« Il y avait beaucoup de gens qui allaient et qui venaient, et ils n’avaient pas même le loisir de manger ». C’est fréquent dans notre travail aussi. Des personnes entrent, d’autres sortent. Cela montre combien notre activité est grande, Si du fait de notre activité, nous n’avons plus même le temps de manger, attention, danger ! Ils obéissent au Seigneur. « Et ils s’en allèrent dans une nacelle en un lieu désert », ce qui déjà demandait une certaine énergie. Il fallait se lever, se rendre à bord de la nacelle et traverser le lac. Il faut savoir prendre une décision et vraiment se reposer ! Ils auraient pu ne rien faire, rester indécis et chercher à continuer comme par le passé. Cette décision est souvent difficile. Demandons au Seigneur de nous montrer le chemin et de nous donner de la sagesse. Dans cette scène, nous voyons bien que le repos n’a pas duré longtemps. Arrivés à l’autre rive, il y avait déjà des foules qui les attendaient et leur service a repris. Il faut saisir les moments que le Seigneur nous accorde pour nous reposer !
Citons encore un verset dans Jean 4. 6 : « Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ». Dans cet évangile, le Fils de Dieu est un homme ici-bas ; Il est fatigué du voyage. Le Seigneur a parfaitement compassion de nous car Il a connu la fatigue, Il a eu faim, soif et sommeil. Son service était difficile. Dans ses compassions, Il est entré en contact avec toutes sortes de maladies, dont Il ne pouvait d’ailleurs pas être atteint ! On Lui a apporté des infirmes même après que le soleil soit couché. Il les a touchés et guéris. Quelle vie active a été la sienne ! Dans l’évangile selon Marc, Il est présenté comme le Serviteur. Le premier chapitre décrit en détail une de ses journées ! Puis Il monte durant la nuit sur la montagne pour prier ! Quel parfait modèle ! Mais Il est aussi notre Souverain Sacrificateur, plein de patience et de compassion. Il comprend si bien, par expérience, ce que c’est que de ressentir une grande fatigue. Il connaît chacune de ses brebis et la guide par sa Parole : écoutons-le ! Si nous restons en communion avec Lui, nous serons en mesure de traverser toutes les épreuves. Il se tient toujours près de nous, jusqu’au moment où nous allons entrer dans le repos éternel, si près d’être atteint !

Matthieu 11. 28 : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos ».

 

D’après une réunion d’Andréas Kringe

SI DIEU PREND SOIN DES PETITS OISEAUX

Un nouveau chant : Si Dieu prend soin des petits oiseaux !

 

 

 

 

 

Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com
et Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (
http://www.eblc.ch).

UN PETIT GÂTEAU

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UN PETIT GÂTEAU

« Fais-moi premièrement… un petit gâteau ».
1 Rois 17. 13

 

L’époque était sombre. À cause des péchés d’Achab, roi d’Israël, la famine ravageait le pays. Le prophète de l’Éternel se cachait, comme une centaine d’autres, tandis que sept mille hommes qui n’avaient pas fléchi les genoux devant Baal, étaient connus de Dieu seul (1 Rois 19. 18).

Les ressources manquaient partout ; et pourtant dans une famille, en dehors même des limites du pays, il y avait chaque jour la nourriture pour toute la maison. Pendant « toute une année… jusqu’au jour où l’Éternel donnera de la pluie sur la face de la terre, le pot de farine ne s’épuisa pas et la cruche d’huile ne manqua pas, selon la parole de l’Éternel ». D’où venait cette abondance ? Bénédiction matérielle sans doute, mais que, selon les enseignements de la Parole, nous pouvons bien prendre sous son aspect spirituel : la farine qui nous rappelle les perfections du Seigneur Jésus lui-même, l’huile, figure du Saint Esprit.

Pourquoi y avait-il dans cette maison-là, au contraire de tant d’autres, nourriture et bénédiction ? Un jour, l’homme de Dieu avait rencontré cette veuve et lui avait demandé un peu d’eau et un morceau de pain. L’eau si rare, elle était disposée à en donner, mais le pain manquait totalement ; elle n’avait plus qu’une poignée de farine et un peu d’huile, puis seule la mort les attendait, elle et son fils. Le prophète lui dit : « Fais-moi premièrement de cela un petit gâteau et apporte-le moi ». Comment ? De ce peu qui lui restait, de ses dernières ressources, faire premièrement un gâteau au prophète et n’avoir plus rien pour elle et pour son enfant ? Il lui fallait de la foi, foi en la parole de l’Éternel par son serviteur. « Et elle s’en alla et fit selon la parole d’Élie ». Tel fut le secret de la bénédiction.

« Fais-moi premièrement… un petit gâteau ». Le Seigneur ne nous a-t-il pas souvent adressé cette demande ? A l’aube de la journée, réserve premièrement un moment pour venir à mes pieds et pour écouter ma voix ; faire silence et dire comme autrefois le jeune Samuel : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ». Et dans le cours des occupations ordinaires, n’as-tu pas souvent entendu une voix dire : pense premièrement au Seigneur ? Question de droiture ou de travail bien fait ; service à rendre à quelqu’un ; parole à prononcer ou à taire. Ou bien un choix se présente : travail professionnel ou rassemblement autour du Seigneur ; dépense superflue pour soi-même ou emploi pour son service, ses serviteurs, ou ceux qui sont dans le besoin.

« Fais-moi premièrement… un petit gâteau », pas grand-chose, semble-t-il, et pourtant beaucoup ; pour la veuve, ce n’était qu’une poignée de farine, un peu d’huile dans une cruche, mais combien le prophète, et l’Éternel par-dessus tout, l’a apprécié. « Celui qui est fidèle dans ce qui est très-petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit, est injuste aussi dans ce qui est grand » (Luc 16. 10). Peut-être sera-ce seulement une brochure, une parole, une prière que premièrement on aura eu à cœur de présenter pour lui. Et si on a négligé de le faire, quelle perte !

« Fais-moi premièrement… un petit gâteau. » – « Par mes œuvres, je te montrerai ma foi » (Jac. 2. 18). Il est bon sans doute d’exprimer sa confiance en Dieu, de chanter avec entrain des cantiques célébrant sa bonté et sa fidélité. Mais la foi ne consiste pas seulement en paroles ; elle se traduit en actes. Voilà un jeune homme en pleines études ; les examens approchent. Consacrera-t-il le jour du Seigneur au Seigneur ou à ses études ? S’il prouve sa foi en donnant premièrement à Dieu Sa place, et en laissant son travail pour les jours de la semaine, il y sera certainement répondu. A première vue, ce sera une perte, comme pour la veuve sa farine et son huile, mais Dieu ne peut-il pas faire réussir un examen ou un travail aussi bien ou même mieux si, par amour pour le Seigneur, on lui a réservé le temps qu’il demande, même si ces heures-là ont été « perdues » pour l’étude ?

« Fais-moi premièrement un petit gâteau ». A travers la voix du prophète, n’entendons-nous pas celle du Seigneur et son désir que premièrement nous fassions quelque chose pour lui ? Il nous a été rappelé il y a quelques mois que les Macédoniens s’étaient « donnés premièrement eux-mêmes au Seigneur ». N’est-ce pas là le fond de toute la question : « Mon fils, donne-moi ton cœur ? » C’était peu de chose qu’une poignée de farine et un peu d’huile, mais c’étaient pourtant toutes les ressources de la veuve. En les donnant premièrement au prophète, elle n’avait plus que la mort devant elle… ou la délivrance de Dieu. En nous mettant vraiment entièrement à la disposition du Seigneur dans la conscience que nous avons été « achetés à prix », il semble que nous « perdons » notre vie. Mais « quiconque perdra sa vie pour l’amour de moi, celui-là la sauvera ». Et ce « don » de soi-même (qui n’en est pas un, mais simplement la mise à disposition constante de ce qui Lui appartient) se traduira, non pas par des moments d’enthousiasme et des rêves de missions lointaines, mais par cette « première place » que nous aurons à cœur de lui donner dans les détails de nos journées. « Petit gâteau », peut-être, mais secret de la bénédiction qui nous accompagnera jour après jour jusqu’au moment où, la « famine » ayant pris fin, nous entrerons dans la maison du Père.

« Qu’en toutes choses, il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 18).

G. André
D’après Feuille aux jeunes n°113

CINQ TALENTS

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CINQ TALENTS

« A celui à qui il aura été beaucoup confié, il sera plus redemandé ».
Luc 12. 48

Nous connaissons bien cette parabole des talents, par laquelle, en Matthieu 25. 14 à 30, le Seigneur définit la responsabilité des siens pendant le temps de son absence. Sans doute avons-nous aussi envié parfois ce bienheureux esclave auquel le Maître confie cinq talents, une grosse somme d’argent, et avons-nous pensé que, dans son cas, nous n’aurions pas manqué non plus de les faire valoir pour lui. Or sommes-nous bien sûrs de ne pas les avoir reçus, et au-delà ? Car ces talents, ce sont, n’est-ce pas, tous les dons que Dieu nous a faits, et pour lesquels il a droit, non seulement à notre reconnaissance, mais aussi au fruit que, par leur moyen, nous devons produire à sa gloire.

Remarquons d’abord que tout homme a reçu au moins un talent, à savoir sa vie naturelle. Né dans le monde, chaque être humain a reçu du « Dieu et Père de tous » un esprit, une âme et un corps ; il est capable de penser et d’agir. A ce talent nous pouvons rattacher la merveilleuse création qui nous entoure et sa disposition par rapport à l’homme, cette création dont le plus infime détail rend témoignage au Divin Artisan. Voilà ce qu’en principe tout homme a reçu. Avec ce talent gagner un autre talent doit être, nous le comprenons, reconnaître l’existence et la souveraineté de ce Créateur. Dieu n’en demandera pas davantage à un pauvre païen resté sa vie entière sans contact avec l’Évangile.

Au contraire, on peut dire de ceux qui sont nés dans la grande sphère chrétienne, qu’ils ont un talent de plus. Par le baptême les hommes font profession de christianisme, ils se réclament du nom de Christ, mais, n’est-ce pas, faire valoir ce talent-là, c’est être un chrétien véritable, croire en Celui dont on porte le nom, et reconnaître ses droits de Seigneur. La grâce du Juste Juge tiendra compte des deux talents gagnés pour deux reçus, et introduira avec son approbation ce « bienheureux esclave » dans sa propre joie.

Maintenant nous nous sentons serrés de près, nous, pour la plupart sans doute, enfants de parents chrétiens, connaissant la Parole de Dieu, enfin élevés dans les vérités relatives au rassemblement. Voilà certainement trois autres talents venant s’ajouter à ceux que nous avons eus par la naissance et par le baptême. Pouvons-nous les faire valoir pour le Seigneur, ceux-là aussi, et de quelle façon ? Eh bien, d’abord en estimant cette éducation chrétienne que n’ont pas tant de jeunes de notre connaissance, et en suivant l’exemple et l’enseignement de parents qui craignent le Seigneur. Ensuite en apprenant à connaître de mieux en mieux ce saint Livre dont tant de vrais chrétiens ne connaissent que des fragments, sinon des altérations. Pour nous y aider, de précieux ouvrages font aussi partie de notre patrimoine spirituel, et il nous faut savoir en profiter. Enfin, puisque nous avons reçu des enseignements sur l’Assemblée de Dieu, approprions-nous ces choses, et surtout, pour montrer au Seigneur Jésus que sa table et son souvenir ont du prix pour nous, donnons-lui, si nous ne l’avons encore fait, la réponse que son cœur attend (cf. Ps. 116. 12 à 14).

Vous voyez qu’en essayant de comprendre ce que sont ces talents, nous en sommes arrivés à nous placer dans la catégorie qui est de loin la plus riche. Mais ce que nous venons de considérer n’est encore qu’un aspect de tout ce que nous devons à la bonté de Dieu. Appliquons-nous à mieux connaître et à apprécier davantage tout ce qu’il nous a donné : santé, intelligence, mémoire, loisirs dont nous disposons… chacun pour son propre compte pourra continuer la liste.

Comptons donc les bienfaits de Dieu, bénissons sa main qui nous les donne, mais aussi pensons à ce qu’en retour nous lui devons pour chacun des talents reçus. Ainsi à quoi servent ces forces que nous sommes si pressés de recouvrer quand la maladie nous en prive quelques jours ? Comment nourrissons-nous notre intelligence, remplissons-nous notre mémoire, occupons-nous nos loisirs ? Posons-nous ces questions avant que le Seigneur ne nous les pose lui-même. Car un jour, appelé SON JOUR, il nous demandera compte de chaque talent confié. Alors chacun aura, comme a dit quelqu’un, joué sa vie. Nous connaissons ces jeux d’enfants comportant la distribution à chaque participant de jetons en nombre et en valeur déterminés ; il vient un moment où la partie s’arrête, et où le capital de chacun est évalué sans qu’il soit possible de revenir sur les fautes commises. De même dans cette grande compétition de la vie, solennelle parce que nous n’en avons qu’une seule à vivre, et qu’elle a d’éternelles conséquences, il y aura des gagnants et des perdants. C’est Christ qui donnera sur l’existence de chacun son appréciation définitive. A sa balance, le talent se comptait par la pesée, certains seront, comme tel roi autrefois, trouvés manquant de poids (Daniel 5. 27 ; cf. Ps. 62. 9). Il mettra dans un plateau ce que nous avons reçu, dans l’autre ce que nous aurons gagné avec le secours de sa grâce. De quel côté penchera la balance pour vous, pour moi ?

Oui, que cette pensée si sérieuse soit sur le cœur de chacun de nous, jeunes gens et jeunes filles élevés par de chers parents chrétiens dans la connaissance de la Parole et des vérités concernant l’Assemblée : c’est de nous, entre toutes ses créatures, que Christ redemandera le plus, parce que c’est à nous qu’il a le plus confié. Mais ne nous décourageons pas non plus, regardons plutôt au premier et au plus grand de tous les dons de Dieu, celui de son amour, celui de son Fils Jésus Christ, appelé son don inestimable, LE DON DE DIEU par excellence. Ainsi nous apprendrons à connaître le Maître que nous servons. C’est parce qu’il ne le connaissait pas en réalité, l’estimant un homme dur, que le troisième esclave n’a pas travaillé pour son maître. Mais notre Seigneur n’est-il pas débonnaire, son joug aisé, et ne peut-il comprendre notre service, Celui qui fut le PARFAIT SERVITEUR ?

Alors, connaissant mieux notre Seigneur Jésus Christ, nous serons rendus capables de mettre à son service, par amour pour lui, chacun des talents qu’il nous a confiés.

A ton amour; ô Dieu, que mon amour réponde,
Toi qui m’aimes toujours !

J. Kœchlin
D’après Feuille aux jeunes n°111

UNE PETITE FILLE : LA SERVANTE DE LA FEMME DE NAAMAN

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COMPTE RENDU RENCONTRE JEUNES ADOLESCENTS AOÛT 2016

UNE PETITE FILLE : LA SERVANTE DE LA FEMME DE NAAMAN

Heureux celui qui n’aspire
Qu’à suivre en paix le Seigneur !
Jésus l’attire
Avec douceur,
Et tout conspire
A son bonheur,
Et tout conspire
A son bonheur.

Le bon Berger qui l’appelle
De tout lien l’affranchit.
Toujours fidèle
Il l’affermit ;
D’un nouveau zèle
Il l’enrichit.

Ton bras, Seigneur, le protège :
Il trouve en toi son appui.
Satan l’assiège,
Mais devant lui
Tombe tout piège,
Ta face a lui !

Cantique 105

Aujourd’hui nous allons voir l’histoire d’une petite fille qui était servante.

« Or Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, était un grand homme devant son seigneur, et considéré, car par lui l’Éternel avait délivré les Syriens ; et cet homme était fort et vaillant, mais lépreux. Et les Syriens étaient sortis par bandes, et avaient amené captive du pays d’Israël une petite fille, et elle servait la femme de Naaman. Et elle dit à sa maîtresse : Oh, si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie ! Alors il le délivrerait de sa lèpre. Et Naaman vint et le rapporta à son seigneur, disant : La jeune fille qui est du pays d’Israël a dit ainsi et ainsi. Et le roi de Syrie dit : Soit ! Va, et j’enverrai une lettre au roi d’Israël. Et il alla, et prit en sa main dix talents d’argent, et six mille pièces d’or, et dix vêtements de rechange. Et il apporta au roi d’Israël la lettre, qui disait : Maintenant, quand cette lettre te parviendra, voici, je t’ai envoyé Naaman, mon serviteur, afin que tu le délivres de sa lèpre. Et il arriva que, lorsque le roi d’Israël eut lu la lettre, il déchira ses vêtements, et dit : Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, que celui-ci envoie vers moi pour délivrer un homme de sa lèpre ? Sachez donc, et voyez qu’il cherche une occasion contre moi. Et il arriva que, lorsque Élisée, homme de Dieu, eut entendu que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Qu’il vienne, je te prie, vers moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. Et Naaman vint avec ses chevaux et avec son char, et se tint à l’entrée de la maison d’Élisée. Et Élisée envoya vers lui un messager, disant : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. Et Naaman se mit en colère, et s’en alla, et dit : Voici, je me disais : Il sortira sans doute, et se tiendra là, et invoquera le nom de l’Éternel, son Dieu, et il promènera sa main sur la place malade et délivrera le lépreux. L’Abana et le Parpar, rivières de Damas, ne sont-elles pas meilleures que toutes les eaux d’Israël ? Ne puis-je pas m’y laver et être pur ? Et il se tourna, et s’en alla en colère. Et ses serviteurs s’approchèrent de lui, et lui parlèrent, et dirent : Mon père, si le prophète t’eût dit quelque grande chose, ne l’eusses-tu pas faite ? Combien plus, quand il t’a dit : Lave-toi, et tu seras pur. Et il descendit, et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune garçon, et il fut pur. Et il retourna vers l’homme de Dieu, lui et tout son camp, et il vint et se tint devant lui, et dit : Voici, je sais qu’il n’y a point de Dieu en toute la terre, sinon en Israël. Et maintenant, je te prie, prends un présent de ton serviteur. Mais Élisée dit : L’Éternel, devant qui je me tiens, est vivant, que je ne le prendrai pas. Et Naaman le pressa de le prendre, mais il refusa. Et Naaman dit : Si cela ne se peut, qu’on donne, je te prie, de cette terre à ton serviteur la charge de deux mulets. Car ton serviteur n’offrira plus d’holocauste ni de sacrifice à d’autres dieux, mais seulement à l’Éternel. Qu’en ceci l’Éternel pardonne à ton serviteur : quand mon seigneur entrera dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner, et qu’il s’appuiera sur ma main, et que je me prosternerai dans la maison de Rimmon, que l’Éternel, je te prie, pardonne à ton serviteur en ceci, quand je me prosternerai dans la maison de Rimmon ! Et il lui dit : Va en paix. Et il s’en alla d’avec lui un bout de chemin » (2 Rois 5. 1 à 19).

Le contexte

Le nom de cette petite fille dans cette histoire ne nous est pas donné et dans toute la Bible, il n’en est parlé qu’une fois. On ne sait pas grand-chose la concernant. Elle se trouve en Syrie, au nord d’Israël. Elle avait été emmenée captive.
Les syriens, ennemis du peuple de Dieu, étaient entrés dans les maisons d’Israël après leur avoir fait la guerre et ils avaient tué certains d’entre eux et emmené prisonniers d’autres (en général les femmes et les enfants). Du coup, cette petite fille était devenue prisonnière ; c’était maintenant une esclave : elle devait obéir au doigt et à l’œil à tout ce qu’on lui demandait. A cette époque, un esclave qui n’aurait pas voulu obéir pouvait être tué. Mais la petite fille connaissait le vrai Dieu. Elle se retrouve dans la maison de Naaman, un chef de l’armée. On peut penser qu’elle était issue d’une famille ayant une haute position en Israël, peut-être venait-elle de la maison d’un prince pour avoir été choisie pour occuper une place d’esclave chez Naaman ?
Avant, elle avait tout ce qui fallait et maintenant elle arrive dans une maison où elle découvre quelqu’un qui est malade : Naaman avait la lèpre.

La lèpre

Quel est le propre de cette maladie ? Elle ronge sur une main, sur un bras ou un pied. C’est une maladie incurable. On ne pouvait pas en guérir et en plus, elle était contagieuse. Quand on voyait quelqu’un qui avait la lèpre, on se disait : il va bientôt mourir et celui qui l’avait le savait aussi.
Dans la Bible, la lèpre est une image du péché, quelque chose que l’on ne voit pas forcément, qui est d’abord intérieur. Mais on remarque vite des symptômes de cette « maladie » : la colère, les cris, les mensonges … C’est comme un fruit sur un arbre : quand on voit le fruit, on sait immédiatement de quel arbre il s’agit. Quand on voyait la lèpre sur un homme, on savait que la mort n’était pas loin pour lui. Ce péché, nous l’avons dès notre naissance.
La Parole de Dieu dit :
« Car les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).
Aujourd’hui, dans toutes les villes et tous les villages, vous voyez des cimetières, signes que la mort est présente et que le péché est partout.

Les compassions et ses effets

Donc, dans ce ch. 5, on commence par deux grandes catastrophes :
• Une petite fille qui extérieurement n’a plus rien, mais qui pourtant a un grand trésor en elle.
• Un grand homme riche qui a gagné plein de victoires … mais tout cela ne lui sert à rien car il est lépreux. Il était pourtant fort, vaillant mais lépreux.

Le Seigneur a eu pitié de lui en plaçant sur sa route cette petite fille. La petite fille n’était pas rancunière : elle était pourtant esclave et aurait pu se dire : « Naaman est lépreux, eh bien, c’est bien fait pour lui. Il va mourir à petit feu ». Non, elle ne pense pas ainsi … comme le Seigneur Jésus, elle est émue de compassion. Dès qu’Il le pouvait, le Seigneur Jésus guérissait les hommes et était ému de compassion à leur égard. La petite fille aussi a aimé son ennemi et Dieu nous invite à aimer nos ennemis et à ne pas garder le trésor dans nos cœurs mais à le partager avec d’autres. Comme dit le cantique :

« Quand vous saurez combien Jésus vous aime
Ne gardez pas ce trésor pour vous-même … »

On peut parler de ce trésor à nos camarades et plus tard à nos collègues de travail. Il y a tant de gens malheureux qui n’ont pas de vraies joies dans leur cœur !
A travers cette scène, nous apprenons aussi comment ressembler au Seigneur Jésus : plutôt montrer de la bonté aux autres en n’étant pas rancunier. Si mon frère m’a envoyé un coup de pied, est-ce que je cherche à le lui rendre ? Le Seigneur Jésus a rendu le bien pour le mal et il nous demande d’avoir les mêmes sentiments que les siens.
En nous, il y a la chair qui nous pousse à faire le contraire du bien, donc c’est difficile. « Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent, en sorte que vous soyez les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et envoie sa pluie sur les justes et sur les injustes » (Mat. 5. 44 et 45).
Dans mon cœur naturel, il y a des sentiments qui, je l’espère, me font honte (jalousie, colère…). En contraste, le Seigneur Jésus n’a manifesté que de la bonté.

Le désir du Seigneur de sauver

Le Seigneur veut sauver l’homme pécheur de la lèpre, du péché, mais celui-ci ne veut pas toujours croire. Dans l’Évangile, le Seigneur Jésus rapporte qu’il « y avait plusieurs lépreux en Israël au temps d’Élisée le prophète ; et aucun d’eux ne fut rendu net, sinon Naaman, le Syrien » (Luc 4. 27). Pourtant, le Seigneur peut sauver tous les hommes, s’ils le désirent : c’est ainsi que lorsque le Seigneur a rencontré 10 lépreux, Il les a tous délivrés de la lèpre.

Au Psaume 71. 17 et 18, nous lisons :
« Ô Dieu ! Tu m’as enseigné dès ma jeunesse ; et jusqu’ici j’ai annoncé tes merveilles. Et aussi, jusqu’à la vieillesse et aux cheveux blancs, ô Dieu ! Ne m’abandonne pas, jusqu’à ce que j’annonce ton bras à cette génération, ta puissance à tous ceux qui viendront ».
Ce fut le cas de cette petite fille : elle a annoncé à Naaman cette merveille. Elle connaissait quelqu’un qui était capable de guérir de la lèpre : le prophète Élisée qui nous parle du Seigneur Jésus.
Pour nous aujourd’hui, il n’y a pas d’autre médecin que le Seigneur Jésus, le seul qui peut nous guérir de la terrible maladie du péché. La première chose : reconnaître que nous sommes des pécheurs, que nous ne méritons que la mort éternelle et que nous demandions au Seigneur de nous prendre dans Ses bras et de tourner notre cœur vers Lui. Quand Jésus est dans le cœur : tout change !
Que le Seigneur vous aide à faire ce pas si important pour qu’ensuite des fruits soient produits pour le Maître. Pour la servante de Naaman, ce qu’elle a fait est très petit, mais grand pour Dieu : elle ne s’est pas vengée mais a indiqué le chemin à Naaman pour guérir ; son témoignage simple a eu des répercussions merveilleuses dans la vie de Naaman.

Servir

Nous ne connaissons pas l’âge de cette petite fille, pourquoi ? Pour la simple raison que chacun peut se mettre à la place de cette petite fille et réfléchir à la manière dont il peut parler de Jésus. Est-ce que dans mon quotidien, le Seigneur ne me place pas dans des situations où je peux parler de Lui ? Il est dit de la petite fille qu’elle servait la femme de Naaman.

Le cantique dit :

« Servons tous dès notre enfance
Notre adorable Sauveur »

Une petite voix pourrait nous dire : « Tu es trop petit … tu verras plus tard … » C’est pourtant la joie de Jésus quand des jeunes enfants cherchent à Le servir et à être utilisés par Lui.
D’autres dans la Bible ont fait la même chose qu’elle. Joseph, à 17 ans, servait chez son père, et quand il est en prison, il sert encore. On l’a vu aussi pour David : il paît le menu bétail et ensuite Dieu lui confie quelque chose de plus grand.
La petite servante fait donc humblement sa tâche et ensuite, elle peut ouvrir sa bouche au bon moment pour que Dieu puisse accomplir ce qu’Il s’est proposé.
Naaman était difficile à gagner, à cause de sa position de chef de l’armée, mais cette petite fille, par sa parole, envoie une flèche directement dans son cœur. Une seule parole dite en son temps suffit parfois.

Témoignage de foi

Cette petite fille connaissait le vrai Dieu et aussi le prophète. Au ch.4, on voit que le prophète avait ressuscité un jeune garçon : peut-être la petite fille avait entendu parler de cela ? Dans notre vie, il y a parfois des moments difficiles et on pourrait se dire : je n’ai pas la foi … pourtant cette petite servante avait gardé foi en Dieu : « Oh, si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie ! Alors il le délivrerait de sa lèpre » (v.3). Dans votre vie, s’il arrive des choses un peu difficiles, souvenons-nous que le Seigneur est puissant pour délivrer ! Le prophète n’a peut-être pas délivré le peuple de la guerre, à cause de son mauvais état, mais il pouvait guérir un homme de la lèpre.

« Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait ; elle a anticipé le moment d’oindre mon corps pour ma sépulture » (Marc 14. 8).
Pour cette petite fille, qu’est-ce qui était en son pouvoir ? Pas grand-chose, mais Dieu lui avait donné une bouche pour parler … On utilise souvent la langue pour dire de mauvaises choses, des mensonges, du mal les uns sur les autres, mais cette petite servante utilise ce membre de manière très positive. Ce qu’il y a dans son cœur, elle le dit avec sa bouche et laisse Dieu faire le reste du travail. Elle sème une petite graine placée là au bon moment et Dieu va utiliser cela pour ce qu’Il veut produire.
Les gens qui nous entourent ne sont pas aveugles même s’ils sont lépreux et ils voient bien notre comportement.
« Pourquoi tu ne réagis pas comme nous ? Pourquoi tu ne fais pas comme nous ? »
Autant de questions posées qui pourront peut-être vous permettre de dire quelque chose du Seigneur ! En effet, notre façon de vivre est la première chose qui importe aussi bien dans nos maisons qu’au dehors : à l’école par exemple. Avoir une bonne conduite dans la famille et parmi les amis est déjà le premier point avant d’être une aide pour d’autres. C’est un moyen qui a des résultats étonnants car ce comportement montre quelque chose de tellement différent des autres ! C’est un très puissant témoignage !
On a vu que Dieu avait choisi un jeune garçon, David, tout simple, un berger pour devenir un roi d’Israël. Dieu avait un plan pour lui et ici, Il utilise une petite fille pour faire une grande chose pour ce grand homme.
Dieu utilise « les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ». (1 Cor. 1. 27).
Ici, Dieu utilise une petite fille dont la foi était vivante pour amener ce grand Naaman à la connaissance du vrai Dieu.
Pour nous aussi, il ne faut pas chercher de grandes choses, parler devant des foules… Dieu veut peut-être nous donner des petites choses à faire.
Le témoignage, les paroles de cette petite fille ont suffi pour que le chef de l’armée de Syrie soit touché.
Le petit garçon qui avait 5 pains et 2 poissons que sa mère lui avait donnés obéit au Seigneur et les lui donne. Le Seigneur Jésus s’est aussi servi de ce petit garçon pour nourrir une grande foule. Il trouve sa joie dans les choses qui peuvent être faibles et petites.
Le Seigneur n’a rien gardé pour lui. Il n’a rien fait pour lui-même. Le Seigneur a fait un miracle avec ces 5 pains et ces 2 poissons et tout le monde a été rassasié.
La Parole de Dieu a gardé cette scène pour parler à nos cœurs.

Le Seigneur seul

Elle a une certaine sagesse quand elle dit de se placer devant le prophète. Dans l’Évangile, on voit un lépreux se jeter à genoux devant le Seigneur :
« Et un lépreux vient à lui, le suppliant et se jetant à genoux devant lui, et lui disant : Si tu veux, tu peux me rendre net » (Marc 1. 40).
Il est alors guéri par le Seigneur Jésus. Il était aussi venu devant le Seigneur Jésus : seule place où il faut se tenir comme pécheur pour avoir le pardon de ses péchés et être rendu net. La solution pour Naaman était aussi de se tenir devant le prophète, image du Seigneur Jésus.

Guérison de Naaman

Ensuite, Naaman va aller vers le prophète, mais il ne part pas les mains vides : il apporte des cadeaux, de l’argent, des millions d’euros (v5) : il voulait absolument être guéri.
Quand on était lépreux, on était complètement exclu de la société et surtout on ne pouvait plus offrir de sacrifices à Dieu. De même, un homme pécheur ne peut pas s’approcher de Dieu avec ses péchés.
Naaman amène ses 6000 pièces d’or et pense alors que ce prophète va sûrement le guérir. Mais le prophète Élisée ne vient même pas voir Naaman ; il envoie son messager et lui dit ce qu’il fallait faire. Il voulait simplement que Naaman apprenne à obéir. La première réaction de Naaman est de se mettre en colère quand il apprend ce qu’il doit faire, car il pense être un grand personnage et on ne le traite pas comme un grand mais ses serviteurs vont l’aider. Naaman montre qu’il avait de l’orgueil dans son cœur et Dieu doit l’amener à réaliser qu’il n’est rien. Dieu comprend, Il connaît Naaman, il sait qu’au début, il faut qu’Il accompagne le pauvre Naaman.

v.14 : « Et il descendit » : Quand on est devant le Seigneur Jésus il faut vraiment descendre. Le pécheur doit descendre, il ne peut pas recevoir le Seigneur Jésus sans descendre.
Naaman s’en va donc au Jourdain ; il a changé : c’est un demi-tour qu’il fait en allant vers Dieu. Il se lave dans l’eau du Jourdain : il est complètement guéri !
Comme l’eau du Jourdain, le sang de Jésus lave nos péchés.

Pour nous, quand on se tourne vers le Seigneur, est-ce que tout est fini, est-ce que l’on ne pèche plus ? Non, on n’est pas parfait, Satan rôde autour de nous et on possède deux natures : l’ancienne et la nouvelle. On garde encore en nous cette racine qui veut produire de mauvais fruits. Quand il y a un bourgeon de mauvaises pensées, il faut tout de suite couper le bourgeon, sinon cela peut produire des mensonges, des coups de pied, des mauvaises réactions …
L’ancienne nature, quand elle agit, cela commence souvent dans notre tête, alors demandons au Seigneur de nous aider au niveau de nos pensées aussi.

Conclusion

Dieu a utilisé la petite servante comme un maillon dans une chaine. Elle fut l’instrument dans la main de Dieu pour dire quelque chose au bon moment.
Et dans cette chaine il y a eu d’autres maillons : c’est d’abord le prophète Élisée mais aussi les serviteurs (v.13).
La petite fille a donc fait une étape dans le parcours de guérison de Naaman et d’autres en ont fait une autre.
Il ne faut jamais se décourager. Il faut que Dieu travaille dans le cœur.
Une personne, un jour a proposé un calendrier de la Bonne Semence à la personne qui venait accorder son piano en lui disant : ce calendrier peut vous apporter le bonheur. Cette personne lui a répondu d’un ton moqueur : « Oh non cela n’est vraiment pas pour moi ». L’année suivante, cet accordeur est revenu pour son piano et la dame lui dit : « Est-ce que je peux à nouveau vous proposer le calendrier ? » Et cette fois cette âme a accepté avec reconnaissance et très volontiers le calendrier, car dans le temps écoulé, elle avait contracté une bien grave maladie.
Dieu change les circonstances et peut préparer des cœurs pour les toucher au bon moment.

Si vous saviez quel Sauveur je possède !
Il est l’Ami le plus tendre de tous.
Il sympathise, il prie, il intercède.
Oh ! Je voudrais qu’il fût aussi pour vous !
Mon Sauveur vous aime,
Ah ! Cherchez en Lui
Votre Ami suprême,
Votre seul appui.

Si vous saviez la paix douce et profonde
Que le Sauveur dans mon âme apporta !
Céleste paix que méconnaît le monde,
Elle jaillit pour vous de Golgotha.
Mon Sauveur vous aime,
Ah ! Cherchez en Lui
Votre Ami suprême,
Votre seul appui.

Si vous saviez quelle douce espérance
Le Dieu de paix fait rayonner des cieux !
Combien sa voix sait calmer la souffrance,
Et son regard rendre le cœur joyeux !
Mon Sauveur vous aime,
Ah ! Cherchez en Lui
Votre Ami suprême,
Votre seul appui.

Quand vous saurez combien Jésus vous aime,
Quand vous saurez combien son joug est doux,
Ne gardez pas ce trésor pour vous-même,
Mais proclamez ce qu’il a fait pour vous !
Mon Sauveur vous aime,
Ah ! Cherchez en Lui
Votre Ami suprême,
Votre seul appui.

Cantique 261

UN PETIT GARÇON : DAVID

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COMPTE RENDU RENCONTRE JEUNES ADOLESCENTS AOÛT 2016

UN PETIT GARÇON : DAVID

Jésus est l’Ami suprême,
Le tendre Ami de mon cœur ;
Jésus est Celui qui m’aime,
Mon Refuge et mon Sauveur.

Jésus-Christ est la Lumière
Qui vient éclairer mes pas,
Pour qu’en suivant ma carrière
Mon pied ne s’égare pas.

Jésus est l’Amour fidèle,
Mon Repos en ce bas lieu ;
Il est la Vie éternelle
Et me conduit jusqu’à Dieu.

Jésus est mon Espérance :
Bientôt il viendra du ciel
Me ravir en sa présence
Dans le repos éternel.

Mon Espoir, mon Tout, ma Vie,
O Jésus, Lumière, Amour,
Qu’ici je te glorifie
En attendant ton retour !

Cantique 205

Nous allons regarder ensemble quelques traits de la vie de David.

« Et l’Éternel dit à Samuel : Jusques à quand mèneras-tu deuil sur Saül, vu que moi je l’ai rejeté pour qu’il ne soit pas roi sur Israël ? Remplis ta corne d’huile, et va : je t’enverrai vers Isaï, le Bethléhémite ; car j’ai vu parmi ses fils un roi pour moi. Et Samuel dit : Comment irai-je ? Dès que Saül l’entendra, il me tuera. Et l’Éternel dit : Tu prendras avec toi une génisse, et tu diras : Je suis venu pour sacrifier à l’Éternel. Et tu appelleras Isaï au sacrifice, et moi je te ferai savoir ce que tu auras à faire, et tu oindras pour moi celui que je te dirai. Et Samuel fit ce que l’Éternel avait dit, et vint à Bethléhem ; et les anciens de la ville allèrent tremblants à sa rencontre, et dirent : Ta venue est-elle la paix ? Et il dit : La paix. Je suis venu pour sacrifier à l’Éternel ; sanctifiez-vous, et venez avec moi au sacrifice. Et il sanctifia Isaï et ses fils, et les appela au sacrifice. Et il arriva que, comme ils entraient, il vit Éliab, et il dit : Certainement l’oint de l’Éternel est devant lui. Et l’Éternel dit à Samuel : Ne regarde pas son apparence, ni la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté ; car l’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde, car l’homme regarde à l’apparence extérieure, et l’Éternel regarde au cœur. Et Isaï appela Abinadab et le fit passer devant Samuel. Et il dit : L’Éternel n’a pas non plus choisi celui-ci. Et Isaï fit passer Shamma. Et il dit : L’Éternel n’a pas non plus choisi celui-ci. Et Isaï fit passer ses sept fils devant Samuel. Et Samuel dit à Isaï : L’Éternel n’a pas choisi ceux-ci. Et Samuel dit à Isaï : Sont-ce là tous les jeunes gens ? Et il dit : Il reste encore le plus jeune, et voici, il paît le menu bétail. Et Samuel dit à Isaï : Envoie, et fais-le amener ; car nous ne nous placerons point autour de la table, jusqu’à ce qu’il soit venu ici. Et il envoya et le fit venir. Or il avait le teint rosé, avec de beaux yeux, et était beau de visage. Et l’Éternel dit : Lève-toi, oins-le ; car c’est celui-là. Et Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. Et l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite. Et Samuel se leva et s’en alla à Rama. Et il arrivait que, quand l’esprit envoyé de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et en jouait de sa main ; et Saül était soulagé et se trouvait bien, et le mauvais esprit se retirait de dessus lui » (1 Sam. 16. 1 à 13, 23).

Ce n’est pas la première fois dans la Bible que l’on trouve le nom de David. Dieu en parle déjà une fois auparavant dans le livre de Ruth pour nous dire de qui il descendait : son arrière grand-père était Boaz, l’homme puissant et riche. David venait de la ville de Bethléhem ; c’est aussi dans cette ville que Jésus est né et ceci n’est pas un hasard.
Donc David est né dans une famille croyante pieuse. Qu’est-ce qu’une personne « pieuse » ? C’est une personne croyante qui a une relation vivante avec le vrai Dieu.
David a eu cette grâce, ce privilège de naître là. Pour vous aussi, il faut bien réaliser que c’est un grand privilège d’être élevé dans une famille chrétienne. Parfois, vous pouvez vous dire : c’est dur de ne pas être comme les autres camarades, on ne peut pas faire comme on veut, on ne peut pas s’habiller comme on le souhaite … Mais n’oubliez pas que c’est une grande grâce d’appartenir à une famille de croyants.

Au verset 6 du Psaume 132, on trouve l’arche de Dieu à Bethléem : « Voici, nous avons ouï parler d’elle à Ephrata, nous l’avons trouvée dans les champs de Jaar » (Ps. 132. 6). En effet, la petite note g nous dit qu’il s’agit ici de l’arche. D’autre part, Ephrata est le nom de ce Bethléem-là (Genèse 35. 16,19 ; 48. 7).
Que représente l’arche dans la Parole de Dieu ? C’est une figure de la Personne du Seigneur Jésus. David montre dans ce Psaume son grand amour pour l’arche. Il n’avait qu’un désir : amener l’arche à Jérusalem pour qu’elle y trouve son repos. David avait dû entendre parler de cette arche par ses parents.

Quelle est la signification du nom David ? C’est : Bien-aimé.
Est-ce que cette signification évoque quelqu’un à l’un d’entre vous ?
« Tu es mon Fils bien-aimé » : Jésus. C’est la déclaration publique de Dieu concernant Son Fils dans les Évangiles :
« Et il y eut une voix venant de la nuée, disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Et la voix s’étant fait entendre, Jésus se trouva seul. Et ils se turent, et ne rapportèrent en ces jours-là à personne rien de ce qu’ils avaient vu » (Luc 9. 35 et 36).
A travers le jeune David, nous avons une belle image du Seigneur Jésus ; en Lui, nous avons le véritable Bien-aimé.
A ce moment dans le récit, David avait peut-être à peu près votre âge. Le Seigneur Jésus parle à chacun de vous, car Il aime s’adresser aux enfants. Il les a pris dans ses bras et Il vous dit aussi : Écoutez-Moi.

Samuel le prophète, déjà un peu âgé, s’en va donc trouver Isaï, le papa de David. Que va-t-il faire ? Il va lui demander d’amener ses fils, car il doit désigner un roi parmi eux.
« Je vais te montrer celui que j’ai choisi » lui avait dit l’Éternel.
De même, Dieu a choisi un homme, un seul homme : ce petit bébé de Bethléhem. Et à sa venue tous les anges ont éclaté de joie.

Lorsqu’Isaï montre à Samuel son premier fils Éliab, il est un peu impressionné car Éliab est très grand. Mais Dieu doit donc lui dire : « Ne regarde pas à son apparence ». Cette leçon est très importante pour nous aussi.
On vit aujourd’hui dans un monde où l’apparence a beaucoup d’importance (marque des chaussures, des habits en général … ce que font vos parents comme métier …). Mais Dieu regarde au cœur, Il lit dans notre cœur. Qu’est-ce que le Seigneur Jésus peut voir très tôt dans notre cœur ?

Ainsi Isaï fait défiler les 7 fils et aucun ne convient. Et puis, il y a un petit dernier que l’on n’a même pas appelé ! Il gardait les moutons dans les champs, il avait un métier simple. David n’était pas un soldat ou un capitaine mais un simple berger. Ne cherchez pas un métier où l’on va vous admirer. Il y a des métiers tout simples où l’on peut aussi servir le Seigneur.

« Et il choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis ; Il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage » (Ps. 78. 70 et 71). Dieu choisit donc David et Il l’appelle son serviteur.
Le Seigneur Jésus est appelé le fils de David, le Bon Berger (Ps. 23. 1) : « l’Éternel est mon Berger, je ne manquerai de rien ».

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure ; afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait » (Jean 15. 16 et 19).
Est-ce que vous vous rendez compte, chers enfants, que le Seigneur Jésus aussi vous a aussi choisi ? Avoir une famille chrétienne est un très grand privilège car on peut y lire la Parole de Dieu et apprendre à connaître le Seigneur Jésus comme son Sauveur et le rencontrer.
Le Seigneur dit aussi : « Vous n’êtes pas du monde », c’est une leçon à apprendre. Souvent on pense : j’aimerai être grand, fort, riche … tout cela caractérise ce monde.
Si vous n’avez pas les mêmes désirs, « à cause de cela le monde vous hait » : vous avez peut être déjà rencontré de la haine chez certains dans ce monde car vous êtes différents. Mais le Seigneur nous a choisis : quel privilège, quelle source de bénédictions ! David avait été choisi par Dieu déjà bien avant sa naissance. Il en est de même pour nous. Nous avons été élus (= choisis) dans le Seigneur Jésus.

David, dans sa famille, avait été un peu oublié car c’était le dernier … Parfois vous pouvez aussi vous dire au sein de votre famille que vous êtes un peu oubliés … mais Dieu n’oublie pas : Dieu avait un plan pour David, Il a aussi un chemin pour chacun d’entre vous. Il veut vous prendre par la main pour vous conduire un jour après l’autre.

David est un peu intimidé quand on l’appelle et qu’il est oint d’huile. Il nous est dit : « L’esprit de Dieu saisit David ».

On connaît Dieu sous 3 personnes :
Le Père.
Le Fils.
Le Saint Esprit.

Il y a un seul Dieu qui se manifeste de 3 manières. De la même manière il y a un seul soleil :
Il nous éclaire.
Il nous réchauffe.
Il tient la terre (elle tourne autour de lui).
Les façons d’agir du soleil sont différentes mais pourtant, il y a un seul soleil.

Dieu va ainsi venir chez le croyant par le moyen de son Esprit. Si j’ai l’Esprit de Dieu en moi, est-ce que je peux faire n’importe quoi, est-ce que je peux aller à n’importe quel endroit avec un camarade, est-ce que je peux dire des mensonges ? Il y a des choses qu’on ne peut pas faire et que l’on ne doit pas nourrir dans nos pensées non plus.

On a lu aussi au verset 23 que David jouait de la harpe. A quoi servait cette harpe ? A chasser un mauvais esprit de Saül. David va donc lui faire du bien.
C’est un caractère du chrétien : faire du bien et non du mal. Le Seigneur Jésus sur la terre, qu’a-t-Il fait ? Il a toujours fait le bien.
David chantait avec sa harpe. Cela vous arrive-t-il de chanter ? Quand on a le cœur joyeux on peut chanter : cette part n’est pas celle des anges, mais des croyants seulement. Dans les évangiles, on voit des enfants chanter.
« Et les principaux sacrificateurs et les scribes, voyant les merveilles qu’il faisait, et les enfants criant dans le temple et disant : Hosanna au fils de David ! En furent indignés, et lui dirent : Entends-tu ce que ceux-ci disent ? Mais Jésus leur dit : Sans doute : n’avez-vous jamais lu : «Par la bouche des petits-enfants et de ceux qui tètent, tu as établi ta louange » ? » (Mat. 21. 15 et 16).
Les petits enfants peuvent chanter des cantiques agréables à Dieu. Le Seigneur aime entendre la voix des enfants à la réunion, cela Le réjouit. Un chrétien qui chante, c’est une louange rendue à Dieu.

Quel est le premier cantique indiqué dans la Bible ? On le trouve au chapitre 15 de l’Exode. Les égyptiens ont été engloutis dans la mer et les fils d’Israël ont été délivrés entièrement. Devant de si grandes choses, ils chantent. Pour le croyant aujourd’hui, il en est de même : quand il a compris que ses péchés ont été effacés par le sang de Jésus versé à la croix, il est délivré, sauvé, alors il chante.
Le Fils de Dieu, le Créateur, a donné sa vie sur la croix pour moi, l’Amour de Dieu a été jusque là.
Les israélites ont donc chanté avec Moïse et avec leurs enfants car ils avaient été les témoins de cette grande délivrance.
« Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu, et je lui préparerai une habitation, le Dieu de mon père, et je l’exalterai » (Ex. 15. 2).
La note d nous dit : cantique de louange. Dans le ciel, on chantera de merveilleux cantiques de louange.

1 Samuel 16. 12 : L’esprit de Dieu insiste sur le fait que David avait le teint rosé et de beaux yeux. De Moïse, il avait été dit qu’il était beau à Dieu (Actes 7. 20). Le Seigneur Jésus Lui-même est appelé Fils de David. Le verset 2 du Psaume 45 nous dit au sujet du Seigneur : « Tu es plus beau que les fils des hommes » : c’est un très beau verset que nous aimons rappeler à l’heure de la louange le dimanche matin.
Pourquoi trouve-t-on ces deux versets en apparence contradictoires ?
« Tu es plus beau que les fils des hommes » et « Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence [en lui] pour nous le faire désirer » (És. 53. 2).
Voici La réponse :
« Il est méprisé … des hommes … et nous n’avons eu pour Lui aucune estime ». C’est pour les hommes qu’Il n’avait pas d’éclat, mais quelle beauté morale chez notre Seigneur ! A l’intérieur : tout est parfait, à l’extérieur : « ni forme, ni éclat » aux yeux des hommes.

David aussi était le dernier de sa famille, il n’était pas là quand le prophète s’est présenté, il était méprisé. Tel a été aussi la part du Seigneur Jésus : on n’a pas vu qu’Il était beau … on l’a haït sans cause.
« Comme beaucoup ont été stupéfaits en te voyant, tellement son visage était défait plus que celui d’aucun homme, et sa forme, plus que celle d’aucun fils d’homme, ainsi il fera tressaillir d’étonnement beaucoup de nations ; des rois fermeront leur bouche en le voyant ; car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, et ils considéreront ce qu’ils n’avaient pas entendu » (És. 52. 14 et 15).
Il y aura un moment où tous les hommes tressailleront d’étonnement et seront surpris, même ceux qui ne sont pas croyants. Il y aura un moment où tout le monde se courbera et devra s’agenouiller devant le Seigneur.

« Et David dit à Saül : Ton serviteur paissait le menu bétail de son père, et un lion vint, et un ours : et il enleva un mouton du troupeau. Et je sortis après lui et le frappai, et je délivrai le mouton de sa gueule ; et il se leva contre moi, et je le saisis par sa barbe, et le frappai, et le tuai. Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ; et ce Philistin, cet incirconcis, sera comme l’un d’eux, car il a outragé les troupes rangées du Dieu vivant. Et David dit : L’Éternel qui m’a délivré de la patte du lion et de la patte de l’ours, lui me délivrera de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi. Et Saül revêtit David de ses vêtements, et lui mit un casque d’airain sur la tête, et le revêtit d’une cotte de mailles. Et David ceignit son épée par-dessus ses vêtements, et voulut marcher, car il ne l’avait pas essayé. Et David dit à Saül. Je ne puis marcher avec ces choses, car je ne l’ai jamais essayé. Et David les ôta de dessus lui ; et il prit son bâton en sa main, et se choisit du torrent cinq pierres lisses, et les mit dans le sac de berger qu’il avait, dans la poche ; et il avait sa fronde à la main. Et il s’approcha du Philistin » (1 Sam. 17. 34 à 40).

David ici raconte quelque chose qui lui est arrivé quand il gardait les brebis. On ne le savait pas auparavant mais un jour il avait rencontré un lion et un ours et il semble qu’un mouton avait déjà été emporté par le lion ou l’ours. David n’a pas voulu le laisser partir et il a combattu pour protéger les brebis.
Le Bon Berger fait aussi tout ce qu’il faut pour sauver ses brebis. Il a donné sa vie, chose encore bien plus grande que de délivrer une brebis comme l’a fait David.
Nous voyons dans cette histoire que David avait fait tout cela dans le secret. On a tous des petits secrets que seul le Seigneur connaît. Parfois on est seul à la maison, au travail ou à l’école et Dieu voit nos choix. Je décide par exemple de ne pas aller là car cela ne va pas. Je choisis de ne pas dire des mensonges et de ne dire que la vérité. Ce sont autant de petits secrets avec Dieu.
Les petits secrets se passaient tous les jours dans la vie de David. C’était son occupation de tous les jours : paître les brebis et puis faire face d’un seul coup à une circonstance difficile : le lion et l’ours. Qu’allait faire David ? Il avait un secret : il avait une vie de relation avec Dieu et c’est uniquement cela qui a pu l’aider à avoir la victoire sur le lion et l’ours et ensuite sur Goliath. Dans nos vies aussi, dans les difficultés, vous pouvez vous tourner vers Dieu et Lui demander de l’aide. Si je crie au Seigneur Jésus, Il me répond … pas toujours tout de suite … mais quelquefois un plus tard…
Ne cherchons pas à marcher avec les armes que le monde nous propose, mais cherchons les armes célestes venant de Dieu. Dans le combat contre Goliath, David a combattu avec les forces données de Dieu. L’arme dans le cœur de David : c’était la foi, la confiance dans le Seigneur. Dans la mesure où nous nous confions en Lui, nous serons délivrés. Prions et disons : « Sauve-moi Seigneur » : cela peut être très court mais Dieu nous répondra.
v.37 : David dit à Saül que c’est l’Éternel qui l’a délivré. David aurait pu dire à Saül : « tu vois je suis fort, alors maintenant je vais aller vers Goliath ». Non, il met Dieu en avant. Ce jeune garçon David connaissait Dieu. Vous aussi, même si vous êtes encore jeunes, Dieu peut vous faire faire des expériences avec Lui.
« Le paresseux dit : « Il y a un lion rugissant sur le chemin, un lion dans les rues » (Prov. 26. 13). Le paresseux a toujours un lion sur son chemin pour ne pas avancer. Il faut du courage le matin pour se lever et lire un peu, quelques versets et avoir un moment avec le Seigneur. C’est comme cela que l’on peut vaincre le lion.
David avait tué le lion et l’ours ; ce n’est qu’après qu’il tue Goliath : celui que personne n’osait affronter. David a commencé à faire ce que Dieu lui demandait : il a été fidèle dans ce que Dieu lui demandait et ensuite, petit à petit, Dieu a donné des choses plus grandes à accomplir. Au départ, David paissait le menu bétail et ensuite quelque chose de bien plus grand lui est confié et pour tout cela il est très consciencieux.
Les brebis, David en avait un très grand soin ; quand il est appelé, il les laisse à un gardien pour aller vaincre Goliath. Il n’a pas été négligent avec ce qui lui avait été confié. David était sérieux dans les choses confiées par son père. Si on fait de petites tâches (vaisselle, ménage…) pour le Seigneur, alors cela va vraiment Lui plaire. Ainsi Il nous confiera plus par la suite. Mais commençons dans les petites choses. « Car qui a méprisé le jour des petites choses ? » (Zach. 4. 10). On peut aussi aller voir un camarade malade et lui lire un verset.

Seigneur ! Sanctifie
Nos jours, nos moments ;
Fais que notre vie
T’honore en tout temps.
Que de ta présence
Au milieu de nous
L’heureuse influence
Nous pénètre tous.

Puissions-nous sans cesse
Marcher par la foi,
Et dans la détresse
Regarder à toi !
Heureux qui repose
Sur ton bras puissant.
On a toute chose
En te possédant.

Cantique 77