GROUND ZÉRO

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Portant Lui-même la croix, il sortit et alla au lieu-dit du Crâne, appelé en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Jean 19. 17 et 18.
Il n’y a de salut en aucun autre. Act. 4. 12.

 

GROUND ZÉRO

 

« Ground zéro », en français Point Zéro, est une expression utilisée dans le langage militaire pour désigner le lieu au-dessus duquel ou sous lequel explose une bombe.
C’est le nom qui a été donné, en 1945, à l’endroit où a explosé la première bombe atomique, dans une zone lointaine de l’état du Nouveau Mexique, aux États-Unis. Ce jour-là, ceux qui étaient à l’origine du projet ont été bouleversés par la puissance mortelle de leur invention. Quelques semaines plus tard, deux grandes villes japonaises ont été rayées de la carte par deux bombes atomiques.
Le même nom a été donné aussi à l’endroit où, à New-York, s’élevaient les tours jumelles qui ont été détruites par les attentats du 11 septembre 2001.
Ces deux évènements ont marqué l’histoire et ont causé d’importantes modifications dans la situation géopolitique mondiale.
Mais savez-vous qu’il y a un autre « Point Zéro » ? Nous l’oublions peut-être, mais il est beaucoup plus important que les deux que nous avons mentionnés. C’est la colline de Golgotha, près de Jérusalem, sur laquelle Jésus, le Fils de Dieu, a été crucifié, il y a environ vingt siècles. Ce jour-là l’humanité a rejeté le message de l’amour divin mais, en ce même jour, Jésus Christ a sacrifié sa vie pour sauver tous ceux qui auront placé leur foi en Lui. Il a pris sur Lui leurs péchés et en a subi le châtiment de la part de Dieu.
En fait, quoique ce ne soit pas l’année zéro, l’histoire se divise là en deux périodes : avant et après Christ. Depuis deux mille ans, Il est le fondement de la paix et de la joie d’une multitude d’hommes et de femmes, et Il peut le devenir pour toi aussi. Réfléchis à cela, ne passe pas avec indifférence devant le fait le plus extraordinaire de l’histoire du monde.

 

D’après « Il buon seme octobre 2018

 

LA PRIÈRE D’UNE ENFANT EXAUCÉE

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LA PRIÈRE D’UNE ENFANT EXAUCÉE

 

Un pilote se rendit un jour dans son bateau auprès d’un navire qui était à l’ancre, non loin d’un port anglais. Ayant appelé le capitaine, il l’avertit qu’il y avait des fonds marins dangereux dans les environs, et lui donna des conseils amicaux sur la direction qu’il devait suivre. Le capitaine le remercia de sa bonté et l’invita à venir à bord. Le pilote accepta l’invitation, attacha son canot au flanc du grand navire, grimpa sur le pont et suivit le capitaine et son contremaître pour déjeuner dans la cabine.
Une circonstance le frappa : à la différence de la plupart des marins, le capitaine, avant le repas, rendit grâces à Dieu, le grand Dispensateur de tout bien. Son attention fut aussi attirée par un tableau suspendu à la paroi de la cabine, et sur lequel étaient tracées en grandes lettres ces paroles solennelles :

PRÉPARE-TOI A LA RENCONTRE DE TON DIEU

Le capitaine, voyant les yeux de son visiteur fixés sur cette inscription, lui demanda s’il connaissait Dieu, à quoi le pilote put lui répondre : – Oh oui, je le connais. Eh bien ! dit le capitaine, aussitôt qu’il fut seul avec le pilote, puisque vous connaissez et aimez Dieu, vous serez bien aise de savoir comment j’ai été amené à Le connaître. Vous voyez cette marque, ajouta-t-il en montrant une ligne tracée sur le plancher de la cabine : – c’est en cet endroit que j’ai été amené à Christ, il y a deux ans. Il raconta alors au pilote l’histoire suivante :
Pendant bien des années, il avait été un grand pécheur, terriblement adonné aux boissons fortes ; il dépensait tout ce qu’il gagnait pour boire, et laissait sa femme et ses enfants presque sans nourriture et sans vêtements.
Cet homme était, bien sûr, misérable : « Il n’y a pas de paix, dit l’Éternel, pour les méchants » (És. 48. 22).
L’un de ses enfants, une fillette d’environ treize ans, avait été prise en affection par une chrétienne, qui lui donna des vêtements, lui parla de l’amour du Seigneur Jésus et la conduisit à une école du dimanche, où elle fut particulièrement touchée par les paroles du chapitre 3 de l’Évangile de Jean. Ce soir-là elle parla à sa mère de la grâce de Dieu qui apporte le salut, et demanda aussi à son père qu’il lui permette de lui lire ce chapitre – mais il n’en fut pas touché alors.
Peu de temps après, cette jeune fille tomba gravement malade, au point que le médecin ne laissa aucun espoir de guérison. En apprenant cela, la malade répondit simplement : – S’il n’y a plus d’espoir quant à mon corps, il n’en est pas de même de mon âme.
Un autre médecin consulté conseilla, en dernier ressort, que le père prit sa fille avec lui en mer, c’était la dernière chance possible de guérison – ce qui fut fait, malgré les craintes que sa mère avait de la confier à un père alcoolique. Celui-ci ne manqua d’ailleurs pas d’emporter liqueurs et tabac à bord.
Tard, un soir, après quelques semaines de navigation, le bateau heurta un banc de rochers. Le choc fut tellement violent que le capitaine et son équipage, qui étaient tous ivres, furent violemment ramenés à la réalité, et comprirent que seul un miracle pouvait les sauver d’une mort certaine. Le choc faisait trembler et craquer la coque du bateau. Le capitaine cria de mettre la chaloupe à l’eau, ce qui fut fait.
Puis il courut vers sa cabine pour décrocher sa montre du mur. Il avait complètement oublié son enfant, mais il l’entendit alors qui priait doucement : – Seigneur, sauve-nous, ou nous périssons. A ce moment précis, le contremaître cria d’en haut : – le vent a changé ! Le bateau est dégagé des rochers ! Tous à l’œuvre pour carguer les voiles !
Le capitaine était confondu. Sa longue vie de péché, l’immense bonté de Dieu en exauçant si instantanément la prière de son enfant, ce qui signifiait le passage soudain de la menace d’une destruction certaine à un état de sécurité, le troublèrent tellement qu’il tomba à genoux à l’endroit où il fit plus tard cette marque sur le plancher de la cabine – et pour la première fois de sa vie, on put dire de lui : – « Voici, il prie » (Act. 9. 11). Le même Dieu qui avait exaucé la prière de son enfant et sauvé le bateau avec les vies de tous ceux qui étaient à bord, entendit maintenant le cri du pécheur repentant et le reçut en grâce par le précieux sang de Jésus, entre les bras duquel il put se jeter pour l’éternité. Le lendemain matin il fit jeter à l’eau toutes les liqueurs qui étaient sur le navire afin qu’elles ne puissent plus tenter ni lui ni ses gens.
N’était-il pas bien « un tison sauvé du feu ? » (Zach. 3. 2).

D’après La Bonne Nouvelle 1861

 

MERVEILLES DE LA BIBLE

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MERVEILLES DE LA BIBLE

 

La Bible révèle la pensée de Dieu, l’état de l’homme, le chemin du salut et le bonheur des croyants.

Son enseignement est saint, ses commandements sont fermes, ses histoires sont vraies, ses prophéties sont certaines et ses jugements immuables.

Lisez-la pour acquérir la sagesse, croyez-la pour obtenir le salut et mettez-la en pratique pour vivre dans la sainteté.

En elle vous trouverez la lumière pour vous conduire, une armure pour vous protéger, une nourriture pour vous soutenir et des consolations pour vous donner du courage.

Elle est le guide du voyageur, le bâton du pèlerin, le compas du pilote, le plan de l’architecte, l’épée du soldat, la houlette du berger, l’ancre du marin et la charte, la nourriture et la consolation du chrétien.

Christ est le centre et le grand sujet du livre tout entier, notre rédemption est sa pensée et la gloire de Dieu son but.

Elle devrait occuper toute notre mémoire, gouverner notre cœur et conduire nos pas.

Approchez-vous d’elle avec crainte ; lisez-la avec révérence, fréquemment, lentement, avec prière.

Elle nous est donnée pour cette vie.

Elle confère la plus haute responsabilité ; elle récompensera ceux qui auront travaillé à son nom mais elle condamne ceux qui traitent légèrement son contenu.

C’est mine de richesses, une source de nourriture, une rose d’un parfum rare, un fleuve de joie, une fontaine de vie, une roue de soixante-six rayons (c’est-à-dire de livres), chacun conduisant à Christ, son centre et son pivot.

Ces soixante-six livres forment une bibliothèque magnifique, ayant tous la même reliure et que l’on peut pourtant porter dans sa poche. C’est le chef-d’œuvre de toute la littérature ; car la Bible est traduite en plus de langues, elle est aimée et lue par plus de gens que n’importe quel autre livre.

D’après l’Almanach Évangélique 1965

 

30 VERSETS BIBLIQUES À TROUVER : MONTER

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MONTER

 PDF à téléchargé :30 PASSAGES À TROUVER (MONTER)

 

  1. Il montera devant lui comme un rejeton                                  És.

  2. Il y avait quelques Grec, d’entre ceux qui étaient montés pour adorer   Jean

  3. Là te trouveront trois hommes qui montent vers Dieu à Béthel           1 Sam.

  4. Ils montent aux cieux, ils descendent aux abîmes                        Ps.

  5. Va – à la grande ville – car leur méchanceté est montée devant moi      Jonas

  6. S’éloignant aussitôt de l’eau, il monta, et vit les cieux se fendre     Marc

  7. J’y montai selon une révélation, et je leur exposai l’évangile          Gal.

  8. Il, – me fit traverser les eaux – des eaux montant jusqu’aux reins –       Éz.

  9. Jacob se leva, et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux      Gen.

  10. Elle les avait fait monter sur le toit, et les avait cachés               Josué

  11. Salomon fit monter la fille du pharaon – dans la maison                   2 Chron.

  12. Une autre corne, petite, monta du milieu d’elles                          Dan.

  13. Deux hommes montèrent au temple pour prier                                Luc

  14. Tes prières et tes aumônes sont montées pour mémorial devant Dieu  Act.

  15. Quand montera contre le peuple celui qui l’assaillira                      Hab.

  16. Je monterai en un instant au milieu de toi, et je te consumerai            Ex.

  17. David les fit monter, chacun avec sa maison                                2 Sam.

  18. Je fis monter les chefs de Juda sur la muraille                            Néh.

  19. Une nation est montée sur mon pays, forte et innombrable                   Joël

  20. Jésus monta au temple, et il enseignait                                   Jean

  21. Je vis une autre bête montant de la terre ; et elle avait deux cornes    Apoc.

  22. Le sage monte dans la ville des hommes forts                               Prov.

  23. Je te mènerai, et je te ferai monter du fond du nord                     Éz.

  24. Par ta force tu as fait monter ce peuple du milieu d’eux                  Nomb.

  25. Y a-t-il quelqu’un – qui ne soit pas monté vers l’Éternel à Mitspa      Jug.

  26. Je rassemblai d’Israël des chefs pour monter avec moi                      Esd.

  27. Tu te lèveras, et tu monteras au lieu que l’Éternel – aura choisi         Deut.

  28. Celui qui brise est monté contre toi ; garde la forteresse               Nahum

  29. David n’est pas monté dans les cieux ; mais lui-même dit                   Act.

  30. Montons à la montagne de l’Éternel – et il nous instruira de ses voies És. et Michée

D’après le recueil de 360 passages 2006

AMOS, L’HUMBLE BERGER DE THEKOA

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AMOS, L’HUMBLE BERGER DE THEKOA
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Amos était berger, « d’entre les bergers de Thekoa » (1. 1). Son lieu d’origine était une ville de Juda, située non loin de la mer Morte, à la limite occidentale du désert de Juda.

Le caractère de berger

Bien des hommes de foi dans l’Ancien Testament étaient bergers. Abel faisait paître le menu bétail (Gen. 4. 2), Rachel était bergère (29. 9). Joseph, ce beau type de Christ, a aussi été berger (37. 2). Moïse faisait paître le bétail de Jéthro, son beau-père, derrière le désert (Ex. 3. 1). David, jeune encore, gardait le menu bétail de son père (1 Sam. 16. 11). Là, dans le secret, il avait fait des expériences et remporté des victoires, appuyé sur son Dieu. Le lion et l’ours ayant enlevé un mouton du troupeau, il n’avait pas hésité à les frapper et à les tuer, pour délivrer le frêle animal de leur gueule. Cette préparation secrète l’avait aidé plus tard à remporter la victoire sur Goliath, en s’appuyant sur l’Éternel des armées (1 Sam. 17. 34 et 35 ; Ps. 18. 32 à 35). D’ailleurs, le Psaume 78 nous rappelle que Dieu « choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis ;… d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage. Et il les fit paître selon l’intégrité de son cœur, et les conduisit par l’intelligence de ses mains » (versets 70 à 72). Combien ces caractères sont nécessaires pour un berger selon le cœur de Dieu !
Mais nous avons surtout le modèle suprême, celui du Seigneur. Au Psaume 23 nous voyons la brebis goûter la perfection de ses soins. Les Évangiles nous montrent le Seigneur ému de compassion en voyant les foules, « parce qu’ils étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mat. 9. 36). Il se présente alors comme « le bon Berger » qui « met sa vie pour les brebis » (Jean 10. 11).

Le berger devient prophète

Amos donc était berger. Il dit : « Je n’étais pas prophète, et je n’étais pas fils de prophète ; mais je gardais le bétail, et je cueillais le fruit des sycomores ; et l’Éternel me prit quand je suivais le menu bétail, et l’Éternel me dit : Va, prophétise à mon peuple Israël » (7. 14 et 15). Quelle humilité dans cette déclaration : aucune prétention, aucun orgueil ! Dans un monde où l’on s’arroge facilement des titres, où l’on cherche à paraître, ne perdons pas de vue l’exemple aussi de l’apôtre Paul : « Quand je voudrais me glorifier, je ne serais pas insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens, de peur que quelqu’un ne m’estime au-dessus de ce qu’il me voit être ou de ce qu’il a pu entendre dire de moi » (2 Cor. 12. 6).
Amos reconnaît qu’il avait une occupation humble, qu’il n’avait rien qui le désignât à vue humaine pour remplir cet office. Son appel comme prophète était une pure grâce divine. Il signifiait que les responsabilités normales, celles du roi et celles des sacrificateurs, n’étaient pas assumées. Mais dans sa grâce, Dieu voulait continuer à parler à la conscience et au cœur de son peuple, avant de le juger.

Persécution

On peut souligner qu’Amos a obéi à l’appel divin : son cœur était prêt à servir son Dieu et son peuple.
Mais son témoignage allait être accompagné de souffrances ; il en est toujours ainsi pour le chrétien fidèle (1 Pier. 4. 13 et 14). Un adversaire va se trouver en la personne d’Amatsia, sacrificateur de Béthel (7. 10). Ce n’était pas un sacrificateur de l’Éternel. Béthel, autrefois la maison de Dieu, était devenue un lieu d’idolâtrie, depuis que Jéroboam — le premier roi sur les dix tribus — y avait érigé un veau d’or (1 Rois 12. 28 à 31). Maintenant, l’Éternel devait dire : « Venez à Béthel, et péchez » (4. 4) et encore : « Ne cherchez pas Béthel,… Béthel sera réduite à rien » (5. 5).
Rien d’étonnant alors qu’Amatsia ne supporte pas le message d’Amos. Il le considère comme un dangereux agitateur, susceptible de lui faire perdre une place somme toute enviable pour lui, qui devait considérer la piété comme une source de gain (cf. 1 Tim. 6. 6). Aussi ordonne-t-il à Amos de fuir au pays de Juda, le lieu d’origine d’Amos, en dehors de sa propre sphère d’influence. On devine la prétention de cet homme et ses intrigues auprès du roi d’Israël, pour lui faire croire à sa fidélité tout en confortant sa propre place.
Amos se montre ferme, résolu à accomplir sa mission jusqu’au bout. N’est-ce pas l’Éternel qui l’a envoyé, lui un pauvre berger inconnu ? Un homme choisi pour être le porte-parole du message divin pourrait-il fuir sans encourir la colère de Dieu ?

Prophète et berger

Amos, de par sa profession, était à même de saisir un peu les grands besoins d’Israël, besoins auxquels répondra plus tard le Messie : « Comme un berger il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein ; il conduira doucement celles qui allaitent » (Es. 40. 11). De sorte qu’en parlant du résidu d’Israël, il emploie une image empruntée à son ancienne occupation : « Comme le berger sauve de la gueule du lion deux jambes ou un bout d’oreille, ainsi seront sauvés les fils d’Israël » (3. 12). Ainsi l’Éternel sauvera un pauvre petit résidu, objet de sa grâce, au milieu du jugement si mérité.
La sollicitude pour son troupeau avait préparé le serviteur à s’occuper du peuple de Dieu. Le Nouveau Testament nous montre que cette fonction de « paître » a encore toute sa place aujourd’hui (Jean 21. 15 à 17 ; Act. 20. 28; 1 Pier. 5. 2). Et si même, pour la plupart d’entre nous, nous ne sommes pas bergers, nous avons tous une certaine responsabilité à l’égard des brebis et des agneaux qui sont autour de nous. Ceci concerne tout particulièrement les parents de petits enfants ; ils sont chargés de paître Ses agneaux.

Le « régime » de ce berger : le fruit des sycomores

« Je cueillais le fruit des sycomores » (7. 14). C’était la nourriture des pauvres, une nourriture simple. Nous avons à prendre garde que nos cœurs ne soient pas « appesantis par la gourmandise et l’ivrognerie, et par les soucis de la vie » (Luc 21. 34) et sommes exhortés à « vivre de régime en toutes choses » (1 Cor. 9. 25).
Le sycomore est un mot d’origine grecque qui signifie « mûrier à figues ». Il désigne un grand arbre qui ressemble au mûrier par ses feuilles, et au figuier par ses fruits. Son fruit, quoique inférieur à celui du figuier, est de saveur agréable. Amos vivait en contact avec la nature. Il avait ainsi appris à dépendre de Dieu pour sa subsistance. Il travaillait de ses propres mains, en accord avec l’injonction : « Qu’il travaille en faisant de ses propres mains ce qui est bon, afin qu’il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin » (Éph. 4. 28). L’apôtre dit aussi : « Nous vous exhortons, frères,… à vous appliquer à vivre paisiblement, à faire vos propres affaires et à travailler de vos propres mains, ainsi que nous vous l’avons ordonné, afin que vous marchiez honorablement envers ceux de dehors et que vous n’ayez besoin de personne » (1 Thess. 4. 10 à 12).

Une activité qui prépare au service

On peut remarquer la relation qui existe parfois entre le travail séculier préalable et le service spirituel qui suivra, ou s’exercera parallèlement. On en voit un exemple en Simon et André. Ils étaient pêcheurs lorsque le Seigneur les a appelés et leur a dit : « Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. Et aussitôt, ayant quitté leurs filets, ils le suivirent » (Marc 1. 16 à 18).
Amos avait une occupation humble mais formatrice. « Il est bon à l’homme de porter le joug dans sa jeunesse » (Lam. 3. 27). Élisée, plein d’énergie, labourait avec douze paires de bœufs lorsqu’il fut appelé comme prophète (1 Rois 19. 16 à 21). Tous ces serviteurs n’étaient pas embarrassés dans les choses de la vie, mais secrètement préparés à suivre le Seigneur.
C’est lui qui appelle à son service — et non les hommes. « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, et celles qui sont méprisées, et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont; en sorte que nulle chair ne se glorifie devant Dieu » (1 Cor. 1. 27 à 29). Merveilleuse grâce de Dieu ! Il emploie bien souvent des instruments peu en vue aux yeux de ce monde. Et sa puissance s’accomplit dans notre infirmité, pour que sa gloire éclate aux yeux de tous et que la louange revienne à lui seul.

La place de l’intercession dans la vie du serviteur

L’humilité d’Amos le rend propre à intercéder pour le peuple. Malgré les prophéties solennelles qu’il doit prononcer, malgré les jugements qu’il annonce, il intercède pour un peuple qui refuse d’écouter la voix de l’Éternel. Ses expressions sont touchantes : « Seigneur Éternel, pardonne, je te prie ! Comment Jacob se relèvera-t-il ? car il est petit » (7. 2). « Seigneur Éternel, cesse, je te prie ! Comment Jacob se relèvera-t-il ? car il est petit » (verset 5). Il ne peut que le confier à la grâce divine. Et deux fois, il est ajouté : « L’Éternel se repentit de cela ».
Au contraire, l’orgueil nous rend impitoyables pour les manquements des autres et indulgents pour les nôtres (voir l’exemple des pharisiens en Jean 7. 49 et en Luc 18. 11 et 12). De telles personnes ne sont pas disposées à intercéder.
Le caractère d’intercesseur se retrouve constamment dans la Parole ; il plaît à notre Dieu.
Abraham a longuement intercédé pour son neveu Lot et ceux qui l’entouraient. Il dit à l’Éternel : « Loin de toi d’agir de cette manière, de faire mourir le juste avec le méchant, et qu’il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? » (Genèse 18. 25).
Moïse, le fidèle intercesseur, s’est constamment « tenu à la brèche » devant Dieu, pour détourner sa fureur de dessus le peuple et l’empêcher de le détruire (Ps. 106. 23 ; Ex. 32. 11 à 14 ; Nomb. 12. 13 etc.).
David, après avoir amené un jugement sur Israël par le dénombrement, est amené ensuite à intercéder pour celui-ci. Il s’écrie : « C’est moi qui ai péché et qui ai mal agi ; mais ces brebis, qu’ont-elles fait? Éternel, mon Dieu, je te prie, que ta main soit sur moi et sur la maison de mon père, mais qu’elle ne soit pas sur ton peuple pour le frapper » (1 Chron. 21. 17).
Job, quand le travail de Dieu dans son cœur a produit ses fruits, prie pour ses amis (Job 42. 10).
Dans le Nouveau Testament, on trouve souvent aussi des intercesseurs. Épaphras combattait toujours pour les Colossiens par des prières afin qu’ils demeurent parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu (Col. 4. 12). Et que dire des prières de l’apôtre Paul lui-même en faveur des innombrables croyants qu’il portait sur son cœur ! Ce qui le tenait assiégé tous les jours, c’était bien la sollicitude pour toutes les assemblées (2 Cor. 11. 28).
Exemple suprême, le Seigneur, à la croix, considère ceux qui le mettent à mort comme étant des homicides involontaires : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34). Celui qui « a intercédé pour les transgresseurs » (És. 53. 12) est le même que celui « qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous » (Rom. 8. 34) !

Conclusion

Puissions-nous être, comme Amos, des serviteurs conscients de leur petitesse, restant humblement à la place où le Seigneur nous a mis ! Et s’il juge bon de nous confier un service public, soyons gardés de nous enorgueillir. « Car qui est-ce qui met de la différence entre toi et un autre? Et qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? Et si aussi tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?» (1 Cor. 4. 7). Pensons aussi à cette parole de l’Éternel à Baruc : « Et toi, tu chercherais pour toi de grandes choses ? Ne les cherche pas » (Jér. 45. 5). Quand Dieu doit dire, et c’est le cas aujourd’hui : « Ce que j’avais bâti, je le renverse… » (verset 4), comment ses serviteurs auraient-ils des pensées d’élévation ?
Tout est grâce, et il nous faut être conscients, si même nous avons fait toutes les choses qui nous ont été commandées, que nous sommes encore « des esclaves inutiles ». Nous dirons alors : « ce que nous étions obligés de faire, nous l’avons fait » (Luc 17. 10).

D’après le Messager Évangélique 1997

 

TÉMOIGNAGE

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TÉMOIGNAGE

 

Dans un train deux hommes seuls étaient assis l’un en face de l’autre. L’un, un chrétien, voyait devant lui un homme d’une trentaine d’années, qui devenait manifestement de plus en plus nerveux au fur et à mesure que le train avançait. Il ne cessait de croiser et décroiser ses jambes, de fermer et d’ouvrir les mains ; s’il regardait par la fenêtre, vite il détournait son regard pour observer le plancher. Finalement il s’adressa à son compagnon de voyage :
– Feriez-vous quelque chose pour moi, Monsieur ?
– Certainement, mais dites-moi d’abord ce qui vous tourmente pareillement.
– Voici ce qui en est. Je m’enfuis de la maison à l’âge de 18 ans après une terrible scène avec mon père et je jurai de ne jamais revenir. Mais ces deux dernières années, il me prit un ardent désir de revoir la maison ; j’écrivis plusieurs fois à mon père, et jamais il ne répondit. Enfin, il y a deux jours, n’y pouvant plus tenir, j’écrivis à ma mère que je viendrai aujourd’hui, et je la priai, si tout allait bien, de suspendre un linge blanc sur le pommier en bas du jardin. Je le verrais en passant avec le train ; si je ne voyais pas de linge, je prendrais le prochain train de retour. Monsieur, je suis si anxieux que je ne pourrais supporter de voir qu’il n’y a pas de linge ; voulez-vous regarder pour moi ?
Le chrétien se mit aussitôt à la fenêtre, tandis que l’homme gardait son expression tendue. Tout à coup le chrétien poussa un cri :
– Regardez, regardez ! Un linge blanc est suspendu à chaque branche !
Le pauvre homme ne put contenir son émotion ; puis dès qu’il put prononcer quelques mots, il dit :
– Merci, Monsieur, je ne pensais pas que cela me ferait un tel effet.
– Je vous suis moi-même fort reconnaissant, rétorqua le chrétien.
– Pourquoi donc ? demanda l’homme.
– J’ai compris aujourd’hui, comme jamais auparavant, l’amour qui remplissait le cœur du Sauveur des pécheurs, lorsqu’Il disait : « Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi » (Jean 6. 37).

D’après Almanach Évangélique 1977

 

PÂQUES TRAGIQUES

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PÂQUES TRAGIQUES

 

La Martinique est une île du groupe des Petites-Antilles, et forme un département français d’outre-mer. Une magnifique baie naturelle sert de port ; un climat exceptionnel et une végétation tropicale en font un lieu de séjour apprécié des touristes.
En 1902, pendant les vacances de Pâques, douze grands navires venant d’Europe étaient ancrés dans la baie, tandis que les passagers festoyaient et s’amusaient à terre.
Là-dessus, un autre vaisseau arriva du Canada. Deux passagers s’apprêtaient à débarquer, lorsque le préposé à l’immigration s’informa du but de leur voyage. « Annoncer la Parole de Dieu », répondirent-ils.
– En ce cas, leur déclara l’officier, vous n’êtes pas autorisés à descendre à terre, car je ne veux pas que vous perturbiez les fêtes. Vous demeurerez donc à bord jusqu’à ce que le bateau lève l’ancre.
A terre, les gens dansaient et buvaient ; on alla même jusqu’à crucifier un porc pour tourner en dérision la crucifixion de Christ. Peu après cette horrible scène, Dieu adressa un avertissement aux coupables : la montagne qui domine l’île se mit à fumer, comme si un volcan allait faire éruption. On s’effraya quelque peu, mais des hommes de science déclarèrent, après avoir examiné les lieux, qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.
La musique et les beuveries reprirent de plus belle.
Trois jours passèrent ; le navire canadien repartit avec, à son bord, les deux évangélistes. Il venait d’atteindre la limite des eaux territoriales, lorsque Dieu exécuta son jugement sur l’île insouciante : subitement le volcan vomit des flammes, et en quelques instants la ville fut recouverte de lave et de cendres. Personne n’échappa à la catastrophe, sauf un autre évangéliste qui avait été enfermé dans un cachot souterrain de la prison. Lorsqu’on put se frayer un chemin jusqu’à la ville et à la prison, on le retrouva vivant, sain et sauf.
Par ces faits tragiques, Dieu adresse à chacun de nous un avertissement solennel.
« On ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7).
« Les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).

 

D’après Almanach Évangélique 1977

 

DEUX INCENDIES

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DEUX INCENDIES

 

L’évangéliste chinois bien connu, Watchman Nee, fut élevé par des parents croyants et très pieux. Sa mère, malgré ses cinq enfants, prenait une grande part aux activités de leur petite congrégation. Un soir, on lui demanda de s’occuper des femmes qui devaient se retrouver ce jour-là ; elle déclina l’invitation, pressentant que Dieu aurait besoin d’elle à la maison. Tout en observant avec son mari les allées et venues des embarcations sur la rivière, elle fit la remarque : « Il fait si chaud ce soir, je crains qu’un feu n’éclate quelque part ». Quelques heures plus tard, des cris les réveillèrent : les toits de chaume des maisons de bambou, le long de la rue qu’ils habitaient, étaient déjà la proie des flammes. Ils se mirent à genoux et prièrent. Ayant reçu l’assurance que leur propre maison ne serait pas touchée, elle ne réveilla même pas les plus jeunes enfants. Le vent tourna peu après, et le feu qui avait déjà détruit une douzaine de maisons, prit la direction opposée à la leur, à trois portes de chez eux.
M. Nee fut très frappé de cette preuve évidente des tendres soins de Dieu. Une semaine plus tard, alors que la soirée était de nouveau particulièrement chaude, sa femme lui fit part de ses craintes. Ils furent effectivement réveillés vers 4 heures du matin, mais cette fois l’incendie était plus terrifiant que le premier ; le vent était plus violent et poussait les flammes dans leur direction.
– Notre maison sera-t-elle atteinte cette fois ? demanda M. Nee.
De tout son cœur elle cria à Dieu mais ne put que répondre :
– Cela se pourrait.
Ils réveillèrent les enfants et commencèrent à évacuer les choses de première nécessité.
Puis il lui sembla que Dieu la reprenait et lui disait : « Pourquoi ne pries-tu pas ? » Elle se mit à genoux. « O Dieu, dit-elle, dans ce quartier de Foochow, nous sommes la seule famille qui croyons en toi. Donne-moi une réponse, afin que les incroyants ne puissent pas dire : « Où est votre Dieu ? » La réponse vint aussitôt : « Il en tombera mille à ton côté, et dix mille à ta droite ; toi, tu ne seras pas atteint » (Ps. 91. 7). Elle en fit part à son mari, au moment où le vent soufflait de plus en plus fort.
Alors l’incroyable se produisit : de nouveau le vent changea de direction et la pluie se mit à tomber, alors que les pompiers arrivaient. Le concours de ces circonstances permit que le feu s’arrêtât à deux portes de la leur.
De ces deux incendies en une semaine, cinq maisons seulement furent miraculeusement épargnées au milieu d’un quartier entièrement dévasté. Une pareille preuve de la miséricorde de Dieu ne put que fortifier la foi de toute la famille.

 

D’après Almanach Évangélique 1977

PERDUS DANS LA FORÊT

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PERDUS DANS LA FORÊT

 

Dans un camping, un père de famille mettait dans sa voiture des seaux et des paniers pour aller cueillir des myrtilles, accompagné de sa fille Suzanne et de sa petite fille, Marie.
– Ne vous attardez pas, dit la mère en voyant le ciel se couvrir.
– Non, non, ne t’inquiète pas.
Il gara la voiture près d’un sentier qui s’enfonçait dans les broussailles, et, après une bonne marche, ils atteignirent leur but : une colline couverte de myrtilliers.
– Peu de gens connaissent ce coin, dit le père, nous allons faire une belle cueillette.
Lorsque, plus tard, quelques gouttes de pluie commencèrent à tomber :
– Nous ferions mieux de rentrer, dit Suzanne.
– Non, nous avons le temps, ce n’est pas grave, répondit le père.
Puis le tonnerre se mit à gronder, la pluie à tomber plus fort, et le ciel se fit très sombre, au point qu’ils durent, au retour, se tenir par la main. Lorsqu’ils sortirent des broussailles, Suzanne heurta un vieux tronc d’arbre.
– Ce n’est pas ici que nous avons laissé la voiture, dit-elle.
– Non, répondit son père, retournons en arrière et cherchons un autre sentier.
Après avoir erré dans les broussailles, ils se retrouvèrent devant le même tronc.
Oh ! Dieu, aide-nous, murmura la jeune fille.
Elle vit son père fouiller ses poches, mais il n’avait pas d’allumettes.
Ils revinrent une fois encore sur leurs pas, mais arrivèrent de nouveau vers le même tronc. A cet instant la pluie cessa, le ciel se fit plus clair.
– Maintenant je vois où nous sommes, l’auto est près de cette montée, dit le père.
A peine furent-ils à l’abri que le ciel s’assombrit de nouveau, et l’orage éclata, plus violent qu’auparavant ; mais Suzanne priait : « Merci, mon Dieu ».
Il était très tard lorsqu’ils atteignirent leur place de camping. Les feux de l’auto éclairèrent, à leur arrivée, un groupe d’hommes discutant devant leur tente. Leur mère, les yeux pleins de larmes, expliqua qu’elle avait appelé la police à son secours, tant son anxiété était grande. L’officier de police s’informa :
– Comment avez-vous réussi à trouver votre chemin pour sortir de la forêt ?
Dieu a répondu à nos prières, répondit le père en regardant fixement Suzanne.
« Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui ; et lui, il agira » (Ps. 37. 5).

 

D’après Almanach Évangélique 1977

 

L’OFFRE DE LORD CONGLETON

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L’OFFRE DE LORD CONGLETON

 

Lord Congleton, riche propriétaire irlandais, venait de se convertir, et désirait rendre témoignage de sa foi et des merveilleuses promesses de Dieu. Certains de ses locataires fermiers lui devaient plusieurs années de loyer et craignaient les actions que, de façon méritée, leur propriétaire pourrait entreprendre contre eux. À leur grand étonnement, ils ont reçu un jour par la poste une promesse d’annulation de toutes les dettes à chacun de ceux qui voudrait rencontrer Lord Congleton à telle date à son bureau, entre dix heures et midi.
Pendant plusieurs jours cette nouvelle a causé une grande agitation parmi les fermiers ; on a beaucoup discuté de cette offre extraordinaire, et beaucoup ont cru que c’était une blague.
Le jour prévu, Lord Congleton s’est tenu dans son bureau tandis que les gens excités allaient et venaient devant la maison sans oser entrer.
Peu avant midi enfin, un fermier, qui avait été retardé par des circonstances imprévisibles, est entré et a été accueilli avec bienveillance.
– Vous attendez-vous à ce que je vous libère de votre dette ? a interrogé le propriétaire.
– Oui, Monsieur.
– Pourquoi ?
– Parce que vous l’avez promis.
– Et vous croyez à ma promesse ?
– Oui, Monsieur.
– Pourquoi ?
– Vous ne voudriez pas décevoir un homme pauvre.
– Mais vous êtes un homme travailleur.
– Votre lettre ne parlait pas de cela.
– Ainsi vous avez cru la lettre et vous venez chercher la quittance ?
– Oui, Monsieur.
Lord Congleton a écrit la quittance, l’a tendue à l’homme qui s’est levé brusquement, en agitant le papier au-dessus de sa tête, et s’est écrié :
– Je savais que vous ne vouliez pas nous décevoir. Que Dieu vous bénisse ! Maintenant je vais le montrer aux fermiers. Et il s’est dirigé vers la porte.
– Attendez, a dit Lord Congleton, ce n’est pas encore midi. Asseyez-vous ici. Vous m’avez cru, les autres doivent faire la même chose s’ils désirent être libérés de leurs dettes.
Lorsque midi a sonné, il a ajouté :
– Vous pouvez aller maintenant !
L’homme s’est précipité dehors, agitant son reçu et criant :
– Je l’ai, je l’ai. Ne vous avais-je pas dit que c’était vrai ? Je suis un homme libre.
Les autres fermiers se sont rués vers la porte du bureau ; elle était fermée. Un homme, un homme seulement a cru ce qui avait été promis, les autres ont compris trop tard leur erreur.
C’est maintenant le jour du salut (2 Cor. 6. 2), demain il sera peut-être trop tard. Ne soyez pas comme les vierges folles de la parabole qui sont venues frapper à la porte déjà fermée en disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais Lui, répondant, dit : En vérité, Je vous dis : Je ne vous connais pas ». Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour, ni l’heure » (Mat. 25. 11 et 12).

D’après Almanach Évangélique 1966