QUAND UNE ARAIGNÉE SE MET AU TRAVAIL

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QUAND UNE ARAIGNÉE SE MET AU TRAVAIL

 

Il est dans le comté d’Essex, en Angleterre, un petit village nommé Stambourne. Là, vous pouvez admirer au bord d’un ruisseau le gracieux presbytère qui s’élève au milieu des haies de chèvrefeuille et de roses.
En 1662, c’était un pieux pasteur, Henri Havers qui l’habitait.
Comme beaucoup de ses confrères, il fut contraint d’abandonner son home. Pourtant il n’en continuait pas moins à prêcher l’Évangile de Jésus Christ, en temps et hors de temps.
Cette vie errante l’exposait à de graves dangers, mais le Maître qu’il servait lui fit voir maintes fois de merveilleuses délivrances.
Un matin, ses voisins vinrent l’avertir qu’un groupe de dragons était à sa recherche. Il n’avait plus le temps de seller son cheval et de fuir. Le seul endroit qui pût lui servir de refuge était une vieille dépendance de la ferme ; il s’y blottit dans le four vide.
A peine s’y trouvait-il qu’une grosse araignée monta après lui jusqu’à l’ouverture béante et y tissa sa toile gracieuse. Il ne put s’empêcher de l’admirer ; bientôt elle obstrua complètement l’ouverture avec les fils serrés de sa toile.
Havers entendit alors des voix qui se rapprochaient ; les soldats arrivaient. Ils cherchèrent de tous côtés, en passant devant le four l’un d’eux s’écria : « En tous cas, nous n’avons pas besoin de chercher ici ! Le coquin n’aurait pas pu y entrer sans briser cette toile d’araignée ».
Et ils partirent ne se doutant pas de l’extraordinaire protection que Dieu avait accordée à son serviteur.
« L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et les délivre » (Ps. 34. 7).

 

D’après Almanach Évangélique 1979

 

LA PRIÈRE EXAUCÉE

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LA PRIÈRE EXAUCÉE

 

« Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevez, et il vous sera fait » (Marc 11. 24).

Au commencement de l’année 1814, lorsque la guerre ravageait l’Europe, des troupes de soldats de différentes nationalités se trouvaient à deux kilomètres de marche de la ville de Schleswig. Des rapports très alarmants sur leur manière de se conduire les avaient précédés, et les habitants de la ville étaient fort effrayés de les voir s’approcher. Il y avait eu une trêve, mais qui devait se terminer le 5 janvier à minuit ; ce moment redouté était proche, où toutes les horreurs de la guerre et d’une licence effrénée allaient de nouveau fondre sur les habitants sans ressources de ce pays.
A l’entrée de la ville de Schleswig, dont l’ennemi n’était plus bien loin, était une maison isolée, habitée par une femme âgée et pieuse qui, apprenant l’approche de l’ennemi, priait, employant les paroles d’un vieux cantique, demandant que Dieu élève une muraille autour d’eux. Elle habitait cette maison avec sa fille, également veuve, et son petit-fils de vingt ans. Celui-ci, en entendant prier sa grand-mère, ne put s’empêcher de dire qu’il ne comprenait pas qu’elle puisse demander une chose aussi impossible : qu’une muraille soit élevée autour de leur maison pour les protéger ! La grand-mère lui fit observer qu’elle avait simplement voulu implorer la protection divine, mais elle ajouta :
– Penses-tu que, si vraiment c’était la volonté de Dieu de bâtir une muraille autour de nous, cela Lui serait impossible ?
Enfin la terrible nuit du 5 janvier arriva, et à minuit les troupes firent irruption de toutes parts dans la ville. La maison de nos amis était située sur le bord de la route, et plus grande que les maisons voisines, qui n’étaient que de petites chaumières, et celles-ci furent bientôt envahies par les soldats, qui réclamaient ce qu’ils voulaient avec injures et menaces. Les habitants de la grande maison écoutaient avec anxiété, s’attendant à tout moment à entendre les sommations des soldats à leur porte. Mais bien que le bruit des voix, le piaffement des chevaux, les rires et les plaisanteries grossières et bruyantes leur parvenaient, personne ne frappa à leur porte.
L’armée traversa la ville, mais les hommes de l’arrière-garde, à cause de la neige qui était tombée toute la journée, et du violent orage qui se déchaînait maintenant, cherchèrent à se mettre à l’abri et se ruèrent comme des sauterelles dans les masures, à la sortie de la ville, où ils dévorèrent tout ce qu’ils trouvèrent.
Et cependant, au milieu de tout le tumulte et le désordre dans la ville, la maison de nos amis était en paix. Les heures s’écoulèrent et, à leur grand étonnement, personne ne frappa même à leur porte. Ils passèrent cette nuit d’insomnie et de crainte en prières, et l’aube se leva enfin.
Avec le clairon de la diane réveillant la troupe, et la lumière du jour, le danger n’était pas écarté. Et pourtant on n’entendit pas un coup frappé à la porte, ni cris ni menaces.
Quand le bruit de l’armée eut vraiment cessé, nos amis osèrent regarder au dehors, et découvrirent le moyen dont Dieu s’était servi pour les protéger. La neige, tombée si abondamment toute la journée précédente, avait été poussée et entassée par l’orage, tellement haut, entre la maison et la route, qu’il était impossible d’aborder la maison : une muraille s’était littéralement élevée autour d’eux.

« Toutes choses sont possibles à celui qui croit » (Marc 9. 23).

 

D’après La Bonne Nouvelle 1869

 

CATHERINE, LA PETITE MARCHANDE DE POISSONS

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CATHERINE, LA PETITE MARCHANDE DE POISSONS

La petite Catherine Banner habitait avec sa mère un village de la côte de Finlande, nommé Rohstein. Son père, Hermann Banner, avait déserté l’armée dans laquelle il servait, puis avait abandonné sa femme et son enfant, âgée seulement de quelques semaines. La jeune mère avait réussi à préserver sa fillette de la misère et même à lui donner une certaine instruction, grâce à son travail persévérant et à son économie. Catherine suivait l’école du village et faisait de rapides progrès ; mais, entre les heures de classe et pendant les jours de vacances, sa plus grande joie était de pouvoir aider sa mère.
Quand les bateaux de pêche rentraient au port, la petite fille, munie d’un gros panier d’osier, s’approchait des chaloupes qu’on déchargeait, et bien souvent, chaque patron lui donnait quelques poissons si la pêche avait été fructueuse. C’est que Catherine était connue et aimée de tous, et personne n’osait repousser la vaillante enfant qui essayait de venir en aide à sa mère. Quand Catherine s’éloignait, les braves matelots se trouvaient amplement remerciés du petit cadeau qu’ils avaient fait par le sourire aimable et le regard rayonnant de la fillette.
Elle se présentait ensuite à la porte des maisons de la ville voisine, où elle était connue, et offrait sa marchandise. Le soir, elle rentrait dans la chaumière où l’attendait sa mère, son panier vide et sa vieille bourse de cuir bien garnie de gros sous.
Un jour d’hiver, comme elle revenait à la nuit tombante à la maison, elle rencontra sur la route un pauvre chemineau, tout déguenillé, qui avançait péniblement en trébuchant de fatigue.
– Bonsoir, petite fille, dit-il d’une voix lasse, comme l’enfant passait près de lui.
– Bonsoir, Monsieur, répondit aimablement la fillette.
– Dis-moi, à quelle distance sommes-nous du village le plus rapproché, et comment s’appelle-t-il ? Car je suis étranger et ne connais pas cette contrée.
– Le village le plus proche est Rohstein, et il est encore éloigné de deux kilomètres environ, répondit l’enfant. C’est là que j’habite, et si vous voulez, je vais vous en montrer le chemin.
Et Catherine, ralentissant le pas, se mit à marcher à côté du vagabond.
– Ainsi, tu habites Rohstein, ma petite, demanda l’étranger. Tu y a sans doute de la famille ?
– Oui, j’habite le village avec ma mère, depuis des années, presque depuis ma naissance. Nous y sommes venus après avoir perdu mon père.
– Ton père est mort ?
– Je ne sais pas s’il est mort, répondit Catherine. Maman m’a raconté qu’il était parti quelques jours après ma naissance, et il n’est jamais revenu. Je ne me souviens donc pas de lui ; mais maman ne l’a pas oublié, et chaque soir elle demande à Dieu – et elle m’a appris à le lui demander aussi – de garder papa et de le ramener parmi nous.
– Ton père était donc un méchant homme ? demanda l’étranger visiblement ému par le récit de l’enfant.
– Maman ne m’a jamais dit cela ; je ne sais ni pourquoi il est parti, ni pour quel motif il reste loin de nous. Mais nous avons bon espoir, maman et moi, que Dieu nous exaucera et que mon père reviendra un jour.
– Quel est ton nom, mon enfant ? Dis-le-moi, s’il-te-plait.
– Je m’appelle Catherine et maman se nomme Constance Banner. Chacun nous connait au village, car ma mère est blanchisseuse et moi je vends du poisson. Mais qu’avez-vous donc ? Vous avez l’air de souffrir et de marcher plus péniblement encore !
– Non, mon enfant, ce n’est rien. Conduis-moi chez toi, veux-tu ? j’aimerais beaucoup voir ta mère.
Tout le reste de la route, l’étranger resta silencieux, absorbé dans ses pensées.
– Chère maman, je t’amène un visiteur, un pauvre étranger fatigué que j’ai rencontré sur la route dit la fillette en faisant joyeusement irruption dans la chaumière. Il peut se reposer un moment près du feu, n’est-ce pas ?
– Certainement, mon enfant. Soyez le bienvenu, mon brave homme, au nom de Celui qui est le dispensateur de toute grâce, ajouta Constance en faisant signe au voyageur d’entrer.
Ainsi, accueilli, le chemineau passa le seuil de la chaumière, tête basse, appuyé sur le bâton de route. Mais quand il se fut approché de l’âtre, Constance poussa un cri en discernant ses traits éclairés par la lumière :
– Hermann ! Hermann ! est-ce bien toi ? Dieu soit loué !
Et le vagabond, honteux et déguenillé, se trouva tout à coup étreint dans les bras de sa femme, qui l’avait reconnu…
Le pauvre homme raconta sa lamentable histoire. Après avoir quitté sa femme et son enfant, il avait été pris par la police et emprisonné comme déserteur. Après sa détention, incapable de reprendre du service dans l’armée à cause d’une maladie qu’il avait contractée pendant ses longues années de réclusion, il chercha en vain du travail de tous côtés, mais personne ne se souciait d’employer un homme qui avait de tels antécédents, et il était ainsi devenu peu à peu une espèce de vagabond des grandes routes, vivant au jour le jour, soit d’aumônes, soit du travail qu’on voulait lui donner.
Mais les souffrances et les privations avaient accompli en lui une œuvre bénie. Il était rentré en lui-même, il avait compris combien il était coupable, il avait ressenti un remords cuisant d’avoir agi comme il l’avait fait. Son ardent désir avait alors été de retrouver un jour sa femme et son enfant afin de recommencer auprès d’eux une vie nouvelle et utile. Et voici que, par la grande bonté de Dieu, la prière de la femme et celle du pauvre pécheur avaient été exaucées, et c’était leur enfant, vraie messagère du pardon divin, qui avait ramené le pauvre père au foyer où il était toujours attendu !
Une fois de plus, Dieu avait répondu à la foi humble et persévérante de ses enfants.

D’après Almanach Évangélique 1979

 

L’ÉVANGILE EN MINIATURE

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« Car Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3. 16.

 

L’ÉVANGILE EN MINIATURE

 

C’est ainsi que Martin Luther définissait ce verset de Jean 3. 16. On y trouve, rassemblés en peu de mots, l’exposition de ce que Dieu a fait, le motif et le but de Son action. Dans cette phrase tout est grand, parce que tout est divin : un grand Dieu d’amour qui aime toutes ses créatures ; un grand don, c’est-à-dire Son propre Fils ; un grand appel adressé à chacun ; une grande libération de la condamnation que nous méritions ; un grand résultat : la vie éternelle.
« La Parole de Dieu est vivante et opérante… elle discerne les pensées et les intentions du cœur » (Héb. 4. 12). Ce seul verset de l’évangile de Jean a été le moyen de salut d’une multitude de personnes. Le mot « quiconque » a été une véritable révélation personnelle pour beaucoup : « quiconque », c’est moi, c’est toi ; personne n’est exclu. Il n’y a pas un seul pécheur trop coupable pour être sauvé. C’est cela, la vraie grâce de Dieu. Chacun peut se l’approprier et dire : « Le Fils de Dieu… m’a aimé et s’est livré Lui-même pour moi » (Gal. 2. 20). Cette œuvre, Dieu l’aurait accomplie même si j’avais le seul à devoir être sauvé.
Cela ne touche-t-il pas votre cœur ? Chacun de nous peut dire : pour moi, Jésus a souffert ; pour moi Il est mort ; pour moi, Il est ressuscité. Pour sa propre joie, dans son amour sans limite, Dieu veut notre bonheur éternel. Pour atteindre cet objectif merveilleux, Il a consenti à faire tomber sur son Fils bien-aimé le châtiment que nous méritions !

 

D’après « Il buon seme » décembre 2018

 

LA PETITE JEJANA

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LA PETITE JEJANA

 

Il n’y avait autrefois, au Cap de Bonne Espérance, à l’extrême Sud de l’Afrique, que des Hottentots, un peuple d’une grande pauvreté.
Jejana était une petite fille hottentote, restée orpheline très jeune. Elle entra au service d’un paysan hollandais – un Boer, mais personne ne s’inquiétait d’elle : elle ne savait ni lire ni écrire, et n’avait jamais entendu parler de Dieu, sauf en jurements et en blasphèmes.
Ses maîtres la prirent une fois en voyage avec eux, et le dimanche ils l’emmenèrent à la chapelle chrétienne de la ville. Elle fut tout étonnée de voir les gens s’agenouiller puis se relever, et de les entendre chanter. Ensuite un prédicateur parla sur le texte : « Je connais tes œuvres » (Apoc. 2. 19), et expliqua que c’était une offense envers Dieu de jurer, blasphémer, voler, mentir. Jejana en fut tout effrayée, pensant que le pasteur connaissait tout ce qui était d’elle, et elle se demanda s’il n’était pas Dieu lui-même, Celui qui sait tout.
Après le service, Jejana suivit ses maîtres qui étaient invités chez le pasteur pour le repas. Elle était encore pleine de crainte à la pensée de ce qu’elle avait entendu le matin. Après le repas, le pasteur lui demanda si elle était à l’église le matin et si elle avait compris quelque chose. Elle répondit qu’elle n’avait rien compris. Il lui demanda :
– Sais-tu qu’il y a un Dieu ?
– Je l’ai souvent nommé en jurant, répondit-elle. Mais je ne sais rien sur Lui. Dites-moi où Il est.
– Dieu est esprit, dit le pasteur. Il entend tout ce que tu dis, et voit tout ce que tu fais. Et sais-tu que tu as une âme ?
– Non, Monsieur.
– Ton âme est dans ton corps. Elle pense. Parfois elle ressent de la joie, parfois de la tristesse. Elle ne peut jamais mourir. Quand ton corps mourra, ton âme sera pour toujours, ou heureuse près de Dieu, ou en enfer, malheureuse pour toujours.
– Oh Monsieur ! Que dois-je faire ? J’ai fait du mal jusqu’à présent.
A ce moment-là sa maîtresse l’appela et elle dut vite s’en aller sans avoir eu de réponse.
Elle reprit son travail à la maison, mais avec le cœur plein de chagrin et d’angoisse.
Un jour, un homme qui entrait dans la cuisine, et mentionna avoir été à la chapelle. Jejana lui demanda conseil, et il lui répondit :
– Prie Dieu qu’Il vienne à ton secours.
– Mais je ne sais pas ce que c’est, de prier.
– Trouve un endroit tranquille, et dis : O Dieu, aide-moi, enseigne moi. C’est sûr qu’Il t’entendra et t’aidera.
Jejana courut se cacher derrière un buisson et répéta ces paroles avec conviction.
Matin et soir, sa maîtresse lisait la Bible à haute voix mais ne laissait pas Jejana l’écouter. Pourtant un jour, elle entendit ces paroles : « Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez » (Mat. 7. 7). Jejana s’écria :
– Oh que c’est beau !  certaine que ces paroles étaient pour elle, mais elle ne put savoir où elles se trouvaient.
C’est pourquoi, quelques temps après, Jejana dit à sa maîtresse qu’elle voulait trouver une autre place où elle entendrait parler de Dieu. Elle retourna à la ville où elle avait entendu le pasteur prêcher à la chapelle, et ce jour-là il parla sur le passage : « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6. 37) Elle apprit alors que le Seigneur Jésus était mort sur la croix pour sauver les pécheurs, et qu’Il voulait lui pardonner ses péchés et la recevoir comme une de Ses brebis. Elle reçut ces paroles avec foi et se sentit délivrée du fardeau qui l’accablait.
Par la suite, Jejana trouva une place pour aider dans une famille chrétienne, et put servir fidèlement le Seigneur Jésus, qui était maintenant son Sauveur.

D’après La Bonne Nouvelle 1867

 

LE COURAGE D’UN JEUNE MARIN

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LE COURAGE D’UN JEUNE MARIN

 

A bord d’un vaisseau de guerre se trouvait un jeune marin qui, malgré les moqueries de ses camarades, avait l’habitude de s’agenouiller dans sa cabine pour prier. Ses camarades se moquaient de lui et voulurent l’en décourager : au moment où il se mit à genoux, il reçut une grêle de bérets et de chaussures. Cela se répéta à plusieurs reprises, mais le matelot persévéra dans cette habitude. Pour finir, l’un des officiers en informa le capitaine du bateau, qui fit venir tous les marins, et interpella d’abord le jeune homme, en lui demandant d’exposer ses griefs. Le jeune chrétien répondit qu’il n’avait pas de plaintes à faire. Le commandant lui dit qu’il avait pourtant des raisons de se plaindre, mais le jeune homme ne voulut rien dire de plus. Le capitaine congédia alors les marins, en leur disant qu’il espérait qu’il n’y aurait pas de nouveaux sujets de plaintes.
Ce soir-là, le jeune matelot s’agenouilla de nouveau pour prier, mais n’eut pas le moindre ennui. Au contraire, il entendit un bruit de pas derrière lui, mais à sa grande surprise, le plus jeune de ses camarades vint s’agenouiller à côté de lui. Plus tard il en vint un autre, et à la fin, gagnés par son exemple, c’était jusqu’à quatorze de ses camarades qui venaient s’agenouiller près de lui !

D’après la Bonne Nouvelle 1863

 

LA VALEUR D’UN SOU

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LA VALEUR D’UN SOU

 

Le fils d’un puissant chef birman fut, par le moyen d’un petit traité, amené à croire au Seigneur Jésus. Il était allé visiter des amis à 400 km de l’endroit où il habitait, et pendant qu’il était là, la femme d’un missionnaire lui enseigna à lire dans un petit traité évangélique, qui fut aussi le moyen de sa conversion.
Quand il retourna chez lui, il prêcha l’Évangile tout autour de lui, et des centaines de personnes crurent au Seigneur Jésus. Il était très apprécié et on venait de loin pour l’entendre, et au bout d’une année, quatre cents personnes avaient cru au Seigneur Jésus. Et Dieu s’était servi pour cela d’un traité qui ne valait qu’une somme minime : un sou. Mais le résultat, avait été la conversion de centaines de personnes et la destruction de centaines d’idoles païennes.
N’hésitons donc pas à donner de ce que nous avons, même si c’est peu : argent, temps, efforts, et surtout prières, pour que des personnes soient encore amenées au Seigneur Jésus.

D’après La Bonne Nouvelle 1865

 

VOIR JÉSUS SEUL

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VOIR JÉSUS SEUL

 

On raconte que lorsque Léonard de Vinci, le génial artiste italien de la Renaissance, peignait sa célèbre fresque représentant le repas de la « Cène », il voulait que la personne du Seigneur Jésus dominât toute la composition et attirât tous les regards. Il avait, dans son tableau, placé la coupe sur la table ! Une magnifique coupe ciselée que l’artiste avait mis plusieurs jours à peindre.
Lorsqu’il exposa son chef-d’œuvre, il remarqua que les visiteurs étaient surtout attirés par l’éclat de la coupe. Ils approchaient pour la considérer de plus près et louaient hautement l’artiste : « Voyez comme elle est remarquablement faite ! Quel peintre que Léonard de Vinci ! »
Un soir, Vinci décrocha la toile, prit son pinceau et effaça pour toujours la coupe ciselée. « Personne, dit-il, ne doit admirer ici autre chose que le Christ ».
Nous sommes invités à fixer les yeux sur Jésus (Héb. 12. 2), et le sens précis du terme dans ce passage est de détourner ses regards d’autres objets pour les fixer exclusivement sur un seul. « Si donc, disait Jésus, ton œil est simple, ton corps tout entier sera plein de lumière » (Mat. 6. 22). L’œil simple est celui qui n’a devant lui qu’un objet.
Après la transfiguration du Seigneur Jésus sur la montagne, il est dit des trois disciples qui l’avaient accompagné : « Ayant regardé de tous côtés, ils ne virent personne, sinon Jésus seul avec eux (Marc 9. 8).

D’après Almanach Évangélique 1980

 

SANS PAROLES

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SANS PAROLES

 

Un sergent raconte un épisode marquant de sa vie militaire.
– Nous avions dans notre compagnie un simple soldat qui témoignait de sa foi chrétienne. Nous lui rendions la vie dure.
Un soir que nous rentrions après avoir marché sous une pluie torrentielle, nous étions mouillés jusqu’aux os et très fatigués ; notre seule pensée était de nous mettre au lit le plus vite possible.
Le chrétien, lui, prit le temps de se mettre à genoux afin de prier encore. Cela me rendit si furieux que je pris une de mes chaussures couverte de boue et la lui lançai.
Il fut frappé à la tête, mais continua de prier.
Je pris l’autre chaussure et la jetai dans sa direction. Il fut de nouveau frappé, mais ne se dérangea pas davantage.
Le lendemain matin, à côté de mon lit, je trouvai mes souliers magnifiquement nettoyés et cirés.
Ce geste me remplit de confusion et je lui présentai mes excuses.

« Par mes œuvres, je te montrerai ma foi » Jac. 2. 18.

D’après Almanach Évangélique 1980

 

DEVANT TON TRÔNE, ME VOICI !

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DEVANT TON TRÔNE, ME VOICI !

 

A la fin de sa vie, Jean Sébastien Bach avait perdu la vue, mais ne cessait pas pour autant de composer de la musique. L’une de ses dernières œuvres fut une mélodie à la fois douce et puissante, empreinte d’une atmosphère céleste.
Il l’intitula : « Devant ton trône, me voici ! »
Il appela sa femme, et lui dit, le visage rayonnant :
– Magdeleine, là où je vais, j’entendrai la vraie musique.
Il demanda ensuite qu’on lui chante un cantique. « Pendant que nous chantions, dit un témoin, nous vîmes son visage refléter une paix sublime. Déjà, nous semblait-il, il n’appartenait plus à ce monde et paraissait loin des choses terrestres ».
Il mourut âgé de 65 ans et fut enseveli à Leipzig.
Sur sa tombe, on chanta quelques strophes de ce dernier choral :

Devant ton trône, me voici !
Mon Dieu ! Je suis à ta merci !
Tourne ta face avec douceur
Vers moi qui ne suis que pécheur.

D’après Almanach Évangélique 1980