LA BONNE ADRESSE

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Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits (Ps. 103. 2).
Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes  ! (Ps. 107. 8

 

LA BONNE ADRESSE

 

William Booth (1829-1912), fondateur de l’Armée du Salut, raconte dans une de ses lettres, avec le style de l’époque, une anecdote d’un grand intérêt pour nous aujourd’hui. Au cours d’un colloque entre responsables chrétiens, l’un d’entre eux avait parlé longuement des problèmes et des déceptions qu’il avait avec ses frères et sœurs dans la foi. Un autre poursuivit : « Je vois que le collègue qui vient de parler demeure dans la rue des Plaintes. J’y ai moi-même habité quelque temps, et jamais je ne m’y suis bien porté. L’air était malsain, la maison était humide et sombre, l’eau était mauvaise, les oiseaux n’y chantaient jamais, et moi-même, j’étais triste et de mauvaise humeur…
Mais j’ai déménagé, je suis allé habiter rue de la Reconnaissance et depuis lors, je me porte bien, ma famille aussi. L’air y est pur, l’eau y est claire, la maison est saine et exposée au soleil, les oiseaux chantent, et je suis heureux du matin au soir. Eh bien ! Si j’ai un conseil à donner à notre frère, c’est de déménager, lui aussi. Il y a beaucoup de maisons à louer dans la rue de la Reconnaissance, et s’il veut y venir, je suis sûr qu’il y sera transformé, et je serai moi-même très heureux de l’avoir comme voisin ».
Réfléchissons plus souvent aux multiples dons que Dieu nous fait. Plutôt que de nous lamenter sur ce qui nous manque ou sur ce qui ne va pas, efforçons-nous de faire le compte de ses bienfaits. Peut-être aussi pourrions-nous nous-mêmes apporter un peu d’amour, de joie, de paix dans notre rue ?

 

D’après la Bonne Semence Septembre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

LA BIBLE DU BRIGAND

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LA BIBLE DU BRIGAND

 

Dans un des coins les plus reculés de la Forêt Noire des brigands se partageaient le produit des vols de la nuit précédente.
Selon leur coutume ils mettaient les différents objets aux enchères. En tout dernier on misa un Nouveau Testament.
Celui qui faisait la criée annonça le Saint Livre en faisant quelques remarques blasphématoires qui suscitèrent les éclats de rire de ses camarades.
L’un d’eux proposa, par plaisanterie, qu’on lût un chapitre pour leur édification. Tous applaudirent à cette idée et le chef se mit à lire un passage d’une voix moqueuse.
Un des brigands pourtant ne partageait pas la gaité de mauvais aloi des malfaiteurs. C’était un des plus âgés de la bande. On le vit baisser la tête, les mains sur les genoux, comme plongé dans de profondes réflexions.
Les paroles qu’il entendait lire l’avaient frappé au cœur, elles éveillaient chez lui de très lointains souvenirs.
Ce passage de la Parole de Dieu, il l’avait entendu, il devait y avoir trente ans, dans la maison paternelle, alors que jeune homme, il allait entrer sur le chemin de la vie.
Il avait vécu sous de bonnes influences ; ses parents qui craignaient Dieu, avaient fait leur possible pour le conduire sur la bonne voie, ils lui avaient donné l’exemple de chrétiens.
Mais tous leurs efforts paraissaient avoir échoué. Il y a pourtant, dans le Livre de Dieu, un verset ainsi conçu : « Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours » Éccl. 11. 1. En effet bien des jours c’étaient écoulés depuis lors, mais ces paroles étaient retrouvées.
Au chagrin intense de ses parents, le jeune homme suivit le chemin de la perversité. Il finit même par commettre un crime et dut s’enfuir pour échapper à la police.
C’était un matin. Selon son habitude, le père de famille avait lu un passage de la Parole de Dieu, puis avait recommandé les siens aux soins du Seigneur. Immédiatement après, le jeune homme prit la fuite. Il ne rentra jamais à la maison paternelle.
Et maintenant toute cette scène lui revenait à la mémoire : le cercle de famille, la lecture de la Bible, la voix de la prière. Depuis lors, il n’avait jamais eu la Parole de Dieu entre les mains, ni entendu un seul mot qui lui rappelât les enseignements de ses parents.
Absorbé par ses souvenirs, il avait complètement oublié où il se trouvait, lorsqu’une main rude se posa sur son épaule et on lui demanda :
– Allons rêveur, combien donnes tu pour ce vieux livre ? Tu en as plus besoin que n’importe lequel d’entre nous. N’es-tu pas le plus grand des pécheurs sous la voûte du ciel ?
– C’est bien vrai, répondit-il, donne-moi ce livre, je le paierai son plein prix.
Le lendemain les brigands se dispersèrent afin de tirer parti du produit de leurs larcins. Celui qui avait pris le Nouveau Testament se cacha dans la forêt et passa vingt-quatre heures en proie à une grande angoisse.
La Parole de Dieu lui avait révélé le Seigneur Jésus, il accepta pour lui-même le message de paix qu’elle lui offrait.
Il se rendit alors à un village où il raconta à un chrétien l’histoire de sa vie, puis alla se livrer à la justice.
Un peu plus tard tous ses camarades furent arrêtés et condamnés à mort. Sa franchise lui valut d’avoir la vie sauve. Au bout de sept années d’une conduite exemplaire, on le relâcha. Il entra au service d’un noble et y passa le reste de ses jours, rendant un excellent témoignage qui fut en bénédiction à la maison toute entière.
N’est-ce pas là un tison sauvé du feu ? Zach. 3. 2.
A coup sûr, la Parole de Dieu est « vivante et opérante » Héb. 4. 12.

D’après Almanach Évangélique 1938

 

IL Y EN A DEUX QUI SONT MORTS POUR MOI

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IL Y EN A DEUX QUI SONT MORTS POUR MOI

 

Au cours d’une nuit de tempête, l’ouragan avait démoli des cheminées et déraciné des arbres, et chose plus grave, causé la mort de nombreux passagers de bateaux en détresse que, malgré des efforts héroïques, les équipes de sauvetage n’avaient pu secourir.
Le matin suivant, une personne parcourait la plage, constatant les dégâts de la nuit, lorsqu’elle fut abordée par un matelot qui, après avoir tristement déploré les effets dramatiques de la tempête et les pertes de vies humaines, lui demanda, en s’excusant de paraître indiscret :
– Madame, êtes-vous sauvée ou perdue vous-même ? Connaissez-vous Jésus ?
Son interlocutrice put assurer avec joie à cet ami qu’ils avaient le même Sauveur, et ils se réjouirent ensemble d’avoir la même foi en Jésus Christ, lorsqu’il ajouta :
– Il y a cinq ans que Dieu a sauvé mon corps des eaux de l’océan, et mon âme de l’étang de feu. Je ne l’oublierai jamais, car il y en a deux qui sont morts pour moi.
– Comment cela : deux ?
– Oui. Jésus Christ, mon Sauveur, est mort sur la croix il y a près de 2000 ans, et mon camarade est mort pour moi il y a cinq ans. C’est par son moyen que je me suis tourné vers le Seigneur Jésus.
Puis il expliqua :
C’était par une nuit de tempête comme celle-ci que notre vaisseau fut jeté sur un rocher de la côte de Bretagne. Nous avons hissé des signaux de détresse et tiré les canons d’alarme. Bientôt, sur la côte, des hommes courageux mirent à la mer le bateau de sauvetage et firent force de rames pour venir à notre secours. Nous n’osions pas espérer que l’embarcation pourrait tenir la mer, tellement la tempête se déchaînait furieusement, mais ces braves gens risquèrent leur vie, et Dieu permit qu’ils nous atteignent. Nous avons descendu à grand peine les femmes et les enfants, et le bateau a regagné le rivage avec sa charge humaine. Avec un nouvel équipage il renouvela la traversée périlleuse, pour prendre les autres passagers. Mais nous avons compris alors que, même si le bateau de sauvetage pouvait refaire la traversée une troisième fois, le vaisseau s’enfoncerait avant un quatrième voyage de la chaloupe. Paisibles, du moins en apparence, nous avons tiré au sort pour savoir qui partirait avec les derniers secours. Je fus destiné à rester sur le vaisseau en perdition ! L’angoisse m’envahit. Il me sembla que je plongeais dans les ténèbres.
Mourir, oui, mais pour être éternellement perdu ! Tous mes péchés se dressaient devant moi, je me voyais déjà devant le jugement de Dieu.
J’avais un camarade qui était un vrai croyant, et qui m’avait souvent parlé de mon âme. Mais je lui répondais toujours avec légèreté que je voulais jouir de la vie. Il se tenait maintenant à côté de moi, mais je n’avais pas même la force de lui demander de prier pour moi. J’étais pourtant un peu étonné que, à ce moment-là, il ne me parle pas du Sauveur. Plus tard, j’ai compris pourquoi.
Il était calme et paisible, comme je le vis à la lueur d’un éclair, et son visage était même lumineux. Je pensais : Bien sûr, il a tiré un bon lot.
Mais quand le canot revint pour la troisième fois, et que les hommes désignés y descendirent, Jacques me poussa vers la corde en me disant : – Va, prends ma place, Tom, et retrouve-moi au ciel. Tu ne peux pas mourir maintenant ainsi, tandis que pour moi tout est bien.
Je voulus résister, mais j’étais poussé par les suivants, qui voyaient déjà les vagues balayer le pont du navire. Je descendis donc dans le canot qui s’éloigna rapidement, tandis que le vaisseau sombrait dans les flots – et mon ami Jacques avec lui.
Et il conclut, les larmes aux yeux :
– Voilà pourquoi je peux dire : Il y en a deux qui sont morts pour moi.
Et après ? Eh bien, quand je vis le vaisseau s’enfoncer, je me dis que, si j’atteignais la rive sain et sauf, ce ne serait pas en vain que Jacques aurait donné sa vie pour moi. Je pensais continuellement à lui, mais je ne savais pas comment apprendre à connaître ce Dieu qui avait donné à Jacques la force de se dévouer ainsi pour moi. Mais quand mes compagnons voulurent me faire revenir à mes anciennes habitudes de désordre et d’ivrognerie, je leur dis clairement :
– Camarades, Jacques a donné sa vie pour moi, pour que j’aie encore une chance d’être prêt pour aller au ciel. Or la vie que j’ai menée jusqu’ici ne m’y conduira jamais. Et j’aurais honte de penser que mon ami serait mort pour rien.
Puis je me suis procuré une Bible, car je me souvenais que Jacques la lisait souvent, et j’ai supplié Dieu de me faire trouver le chemin pour aller au ciel. Je me suis mis à lire les Évangiles, mais il me semblait d’abord que j’étais trop mauvais pour ne pas être définitivement condamné. Toutefois le souvenir des paroles de Jacques me poussait à chercher encore, à lire plus loin. Enfin je suis arrivé à l’histoire des deux brigands crucifiés, dont l’un fut sauvé, et j’ai pensé: – Voilà un homme qui était presque aussi méchant que moi. Alors je suis tombé à genoux, et j’ai dit : – Seigneur, je suis aussi méchant que ce brigand. Tu l’as sauvé. Veux-tu me sauver aussi ? Et j’ai lu la suite du passage : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Alors j’ai compris par ces paroles que le Seigneur me donnait l’assurance que mes péchés étaient pardonnés. Et je me suis agenouillé de nouveau, et je L’ai remercié du fond du cœur.
Ainsi, je peux dire que Jacques a donné sa vie pour que je vive encore ici-bas. Mais Jésus Christ, le Fils de Dieu, a donné Sa vie pour que je vive pour l’éternité.

D’après la Bonne Nouvelle 1912

 

DAVIS, LE DOCTEUR

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DAVIS, LE DOCTEUR

 

Davis naquit en 1842 à la Barbade dans les Antilles, d’une famille libre et chrétienne. Ses ancêtres avaient été arrachés de leur pays par la traite des noirs, et emmenés en esclavage. Davis crut au Seigneur Jésus déjà dans son enfance, et encore jeune, il montrait des qualités chrétiennes de douceur et de bonté. Sa mère en rendait un témoignage touchant.
Ses parents eurent les moyens de lui faire étudier la médecine, comme il le désirait pour soulager les malades. Pour terminer ses études il se rendit en Angleterre et en Écosse. En même temps il ne manquait pas d’annoncer l’Évangile autour de lui. Sa bonté gagnait le cœur de tous et son habileté était remarquable.
Il venait d’être nommé professeur dans un hôpital de Londres, en 1870, lorsqu’il entendit parler de la misère affreuse des troupes autour de Sedan, et il y partit, au mois de septembre, emportant une grosse somme d’argent que lui avait confiée un de ses amis, pour tenter de soulager les malheureux soldats. Il y trouva, dans une salle fermée, 530 Bavarois malades du typhus, couchés par terre, couverts de vieux sacs d’emballage, et sans nourriture. Plusieurs d’entre eux venaient d’expirer, d’autres étaient à l’agonie.
Davis aurait souhaité ardemment leur annoncer l’Évangile, mais il ne parlait pas l’allemand. Aussi supplia-t-il ceux de ses amis d’Angleterre qui savaient l’allemand de venir le rejoindre. Ensemble, et avec les moyens financiers dont il disposait, ils purent se procurer des matelas et une bonne nourriture pour ces malheureux. Il ne manquait jamais de prier chaque jour pour ses malades, et pour être bien dirigé lui-même.
Et quand il avait fait la tournée de tous les malades, qu’il soignait avec sollicitude, il parcourait le champ de bataille à la recherche de blessés à relever.
Et outre les soins médicaux qu’il prodiguait sans se lasser, il organisa des soupes économiques pour des centaines de paysans français des environs.
Mais, en visitant l’hôpital militaire de Sedan, il contracta la variole, dont il mourut au mois de novembre, à l’âge de 28 ans, profondément regretté de tous ceux qui le connaissaient comme le bon docteur.
Son exemple de dévouement et du souci constant d’annoncer l’Évangile autour de lui, nous pousse à répéter : Allez, et faites de même.

D’après la Bonne Nouvelle 1912

UNE LETTRE

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« Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom » (1 Jean 2. 12).
« Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom » (Jean 1. 12).

 

UNE LETTRE

 

A qui s’adresse l’apôtre Jean, en écrivant la lettre dont quelques lignes se trouvent en haut de cet article ? Aux enfants, c’est-à-dire aux enfants de Dieu, et cette expression comprend les pères, les jeunes gens et les petits enfants en Christ. C’est comme dans une grande famille. Tous sont enfants, depuis l’aîné jusqu’au plus jeune, mais tous ne sont pas de petits enfants.
Cette lettre, Dieu l’adresse donc à ses enfants. Êtes-vous un de ses enfants ? Il se peut que vous demandiez : « Comment devient-on enfant de Dieu ? » Deux passages des Écritures répondront à votre question de la manière la plus simple. Les voici :
« A tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu ; savoir à ceux qui croient en son nom ; lesquels sont nés non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1. 12 et 13).
« Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus » (Gal. 3. 26).
Faites bien attention à ce que vous venez de lire. On n’est pas enfant de Dieu comme étant sa créature, je veux dire de naissance ; on le devient par la foi en Jésus-Christ. Avez-vous reçu Christ en croyant en Lui ? Dans ce cas, vous avez le bonheur d’être un « enfant de Dieu », et la lettre vous est adressée.
Pourquoi Dieu a-t-Il écrit cette lettre à ses enfants ? Afin qu’ils sachent que leurs péchés leur sont pardonnés par le nom de Christ.

 

D’après Calendrier de la famille Octobre 1923
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

UNE ARME IMPARABLE

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Prenez aussi… l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. Éph. 6. 17.
La parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants. Héb. 4. 12.

 

UNE ARME IMPARABLE

 

César Malan, lors d’un voyage en train de Genève à Paris, partageait son compartiment avec un homme qui, le voyant lire sa Bible, se mit à attaquer avec véhémence la doctrine chrétienne. Chaque argument reçut pour réponse un texte biblique, César Malan ne se risquant même pas à l’expliquer ni à le commenter. Toutes les fois que le contradicteur essayait d’échapper par une autre remarque, Malan répondait par un nouveau verset de l’Écriture.
À la fin, le voyageur exaspéré s’écria: « Est-ce que vous ne comprenez pas que je ne crois pas votre Bible et qu’il est inutile de me la citer ? » La seule réponse que donna Malan fut: « Si vous ne croyez pas…, dit Jésus, vous mourrez dans vos péchés » (Jean 8. 24).
Quelques mois plus tard, Malan reçut une lettre dont le nom de l’auteur lui était inconnu. La voici: « Je vous ai enfin retrouvé et me suis procuré votre adresse. Notre rencontre dans le train a été le grand tournant de ma vie. Ce jour-là, vous avez pris l’épée de l’Esprit qui m’a transpercé de part en part ; chaque fois que j’essayais de parer, vous me donniez un nouveau coup de son tranchant. Vous m’avez fait sentir que ce n’était pas vous que je combattais, mais Dieu ».
Lorsque César Malan lut cette lettre, il se souvint de l’épisode et comprit que l’épée de l’Esprit avait fait son œuvre.

D’après La Bonne Semence Août 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes http://www.labonnesemence.com)

L’OURAGAN DU SIÈCLE

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L’Éternel répondit à Job du milieu du tourbillon:… Où étais-tu quand j’ai fondé la terre ?… Es-tu allé aux sources de la mer, et t’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme ? Job 38. 1, 4, 16

 

L’OURAGAN DU SIÈCLE

 

Le 6 septembre 2017, les îles de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin sont frappées de plein fouet par Irma, le cyclone tropical le plus puissant jamais enregistré dans l’Atlantique, avec des vents proche de 300 km/h, des pluies torrentielles et des vagues dévastatrices. L’ouragan laisse derrière lui des dégâts matériels considérables et une population sous le choc. Un responsable politique s’exprime: « Cela nous confronte à notre vulnérabilité et aux limites de notre condition humaine… Que cela nous serve de leçon ! »
La Bible nous pose cette question: « Qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains ? Qui a serré les eaux dans un manteau ?… Quel est son nom, et quel est le nom de son fils, si tu le sais ? » (Prov. 30. 4). On peut accuser la nature, on peut accuser le réchauffement climatique, mais au fond de nous-mêmes, ne savons-nous pas que Dieu dirige tout ? Il veut nous parler avec amour, mais il doit parfois aussi parler d’une manière forte. Si nous sommes bien installés dans notre confort matériel, nous pensons peut-être que les choses vont durer indéfiniment. Mais Dieu nous montre parfois notre fragilité et sa toute-puissance. Il nous rappelle que nous devrons le rencontrer un jour et lui rendre des comptes. Nous sommes ses créatures. Il veut nous introduire dans son propre bonheur et sa propre gloire (1 Thess. 2. 12). Mais pour cela il faut que nous soyons réconciliés avec lui. Jésus a tout fait pour cette réconciliation. Il est mort sur la croix pour cela. Tournons-nous vers lui aujourd’hui. Nous ne savons pas ce qui nous arrivera demain.

D’après La Bonne Semence Septembre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

LES DETTES DU ROI

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LES DETTES DU ROI

 

Un roi devait de très grosses sommes d’argent à l’un de ses nobles, homme connu par sa grande fortune et, plus encore, par son caractère noble.
A mesure que les années passaient, le roi, malgré tous ses efforts, ne réussissait pas à trouver le montant nécessaire pour rembourser son créancier.
A la surprise générale, ce dernier organisa un grand festin auquel il convia le roi et la reine et, avec eux, les plus illustres personnages du royaume.
L’hôte n’avait rien oublié ; jamais on n’avait vu fête aussi grandiose. Mais personne ne savait le motif de ces réjouissances, personne sauf l’hôte lui-même, et il gardait soigneusement son secret par devers lui.
Les festivités battaient leur plein, lorsque tout à coup, un signal retentit et tout fut interrompu.
Les convives se trouvaient, à ce moment-là, réunis dans un vaste salon. Dans une cheminée monumentale brûlait un vrai brasier, alimenté par des bûches de bois odoriférant.
Dès que le silence régna, l’hôte prononça quelques paroles de bienvenue, destinées à remercier ceux qui avaient répondu à son invitation, le roi et la reine en toute première ligne. Des applaudissements éclatèrent, puis se produisit l’événement principal de la soirée.
Des laquais apportèrent au maître de céans une pile énorme de documents de toute espèce ; c’étaient les pièces attestant les dettes du souverain.
Très tranquillement, le noble seigneur lut tout le dossier. Ses auditeurs demeuraient stupéfaits, en se demandant la raison de ce véritable acte d’accusation venant troubler la joyeuse compagnie. Et voyant le roi pâle comme la mort, ils ne pouvaient comprendre pourquoi l’infortuné monarque était ainsi exposé à la honte publique.
Leur étonnement allait atteindre son paroxysme. A peine leur hôte eut-il achevé sa lecture, qu’il jeta dans les flammes le dossier entier, sans en excepter une seule pièce.
En quelques secondes toute trace des dettes disparurent : elles étaient acquittées.
Les invités le comprirent aussitôt, et de nouveau les applaudissements retentirent.
Le créancier prit la parole et, d’une voix chaude et vibrante, prononça encore quelques mots :
– Très excellente Majesté et vous, mes honorés collègues, je vous ai invités chez moi ce soir pour que vous soyez les uns et les autres témoins de cette transaction. Toutes les dettes, jusqu’à la dernière, sont annulées Il sera impossible de les faire valoir à nouveau.
– Je me considère comme l’homme le plus heureux et le plus honoré du royaume, puisque j’ai pu ainsi rendre service à notre auguste souverain.
L’enthousiasme se manifesta de plus belle. Le roi répondit de son mieux, car l’émotion l’étreignait ; il fit part de toutes les difficultés qu’il avait affrontées, ainsi que des efforts sincères qu’il avait faits pour se libérer.
Cette soirée, dit-il, est certainement la plus belle de ma vie !
Il va de soi qu’aucun des témoins de cette scène mémorable ne l’oublia jamais.
Vis-à-vis de Dieu, le pécheur est dans la même situation que le monarque vis à vis de son créancier.

Que peut offrir au Dieu saint, qui a le péché en horreur, l’homme chargé du poids écrasant de sa culpabilité ?
C’est pour payer la dette immense du péché de l’homme que Dieu a envoyé Son unique Fils bien-aimé, qui porta sur la croix le poids du jugement divin sur le péché, et dont le sang versé purifie entièrement de ses souillures celui qui croit en Jésus Christ.
Sur la croix, Jésus Christ a prié : « Père, pardonne-leur », et avant d’expirer Il a dit : « C’est accompli »

« Par lui vous est annoncée la rémission des péchés…et quiconque croit est justifié par lui » (Actes 13. 38 et 39).

 

D’après Almanach Évangélique 1939

 

LA TENTATION ET NOUS

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Fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur (2 Tim. 2. 22).
Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs (1 Cor. 15. 33).

 

LA TENTATION ET NOUS

 

À notre époque, les notions de bien et de mal deviennent relatives. Et le chrétien est en danger d’adopter les manières de faire et de penser de notre société. Une à une, les références morales reconnues, issues de l’enseignement de la Bible, ont été laissées de côté par beaucoup. Aux croyants de s’imprégner des enseignements de la Parole de Dieu et des exemples qu’elle donne, pour ne pas se laisser entraîner dans ce sens.
Joseph, emmené loin de son père et vendu par ses frères comme esclave, devient l’intendant principal du domaine de son maître Potiphar. Celui-ci remarque que tout ce qu’il laisse à la responsabilité de Joseph prospère grâce à la bénédiction du Dieu de Joseph. Seul dans un pays étranger, en Égypte, loin de sa famille, jeune, beau, Joseph est tous les jours agressé par les tentatives de séduction de la femme de son maître qui veut l’entraîner à l’adultère (Gen. 39). Comment va-t-il échapper au filet qui se resserre sur lui ? Il s’enfuit loin de cette femme, comme on fuit un serpent, mais aussi, comme on court aux pieds de Jésus son Sauveur pour être délivré et se mettre en sécurité. Fuir le mal afin de poursuivre le bien avec Jésus est la seule attitude de sagesse pour être vainqueur. Si la Bible nous dit de rester purs, en vue de notre bien, c’est encore possible aujourd’hui. Retenons l’exemple de Joseph et son secret :
Fuir ! Appliquons-le à toutes les pensées, lectures, chansons, vidéos, compagnies douteuses… qui voudraient nous induire en tentation.
Poursuivre ce qui est juste ! Demandons à Dieu chaque jour de nous aider à le faire, et chaque jour aussi lisons sa Parole.

D’après La Bonne Semence Septembre 2019
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)

 

À PROPOS DE LA REINE VICTORIA

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À PROPOS DE LA REINE VICTORIA

 

Nous tenons à préciser que le récit qui suit est rigoureusement authentique.
Comme on le sait, la famille royale d’Angleterre possède, près de Cowes dans l’île de Wight, un grand domaine autour du château d’Osborne.
C’était une des résidences préférées de la reine Victoria. Elle aimait à y vivre très simplement, loin de l’étiquette de la cour, et se faisait un plaisir de rendre visite à de vieux serviteurs dont un certain nombre habitaient de petites maisons que la reine leur avait mises à disposition dans le vaste parc.
Un après midi, elle était venue chez une très vieille dame, autrefois attachée à sa personne, et pour laquelle elle éprouvait une sympathie particulière. Elles avaient passé plusieurs heures ensemble, tout en conversant et tricotant, quand elles virent arriver une nièce de l’hôtesse, qui profitait de quelques heures de congé pour venir voir sa tante.
La reine sut mettre la jeune fille à l’aise en lui parlant le plus simplement du monde : puis, l’heure étant venue pour elle de se retirer, elle dit :
– J’aimerais, avant de partir, que nous lisions ensemble quelques versets du chapitre 14 de l’Évangile selon Jean.
Elle en fit la lecture elle-même, puis, regardant la jeune fille bien en face, elle lui dit d’une voix très douce :
– Mon enfant, je me demande si vous êtes une chrétienne.
– Très certainement, Majesté, fut la réponse.
– Comment le savez-vous ?
– Mais… j’ai été baptisée, puis confirmée.
– Et bien !, dit la reine, sans répondre directement à ce qui avait été dit, je désire que nous priions ensemble.
Elle prit de nouveau la parole elle-même et, après avoir adressé au Seigneur une fervente requête pour la vieille dame qu’elle chérissait, elle ajouta :
– Seigneur, daigne ouvrir les yeux de cette jeune fille et lui apprendre qu’elle ne saurait être une enfant de Dieu que si tu changes toi-même son cœur. Montre-lui qu’elle doit reconnaître son état de péché à tes yeux et dirige ses regards vers la croix de Christ, afin qu’elle croie en Celui qui S’est livré Lui-même pour elle. Apprends-lui aussi qu’aucune pratique extérieure ne saurait lui donner le salut de son âme.
Lorsque la jeune fille, devenue une femme d’âge mûr, racontait ce qui précède, elle ne manquait pas d’ajouter :
– Bien souvent j’ai chanté : God save the queen (Que Dieu sauve la reine) Mais je n’aurais jamais cru que la reine demanderait à Dieu de me sauver.
La prière de la souveraine fut exaucée. La jeune fille se convertit peu après cet après-midi mémorable, et la grande joie de sa vie fut de faire connaitre aux autres le grand salut qu’elle connaissait elle-même.
Elle est depuis longtemps auprès du Seigneur.

« Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai » (Jean 14. 13 et 14).

« Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).

« Il nous sauva, non sur le principe d’œuvres [accomplies] en justice, que nous, nous eussions faites, mais selon sa propre miséricorde » (Tite 3. 5).

D’après Almanach Évangélique 1939