DIEU PARLE

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Te retiendras-tu, Éternel…? Te tairas-tu, et nous affligeras-tu extrêmement ? És. 64. 12

DIEU PARLE

La question est posée à maintes reprises : Pourquoi Dieu demeure-t-Il silencieux, s’Il existe vraiment ? Pourquoi permet-Il toute l’injustice et toutes les guerres dans le monde ? Pourquoi Dieu permet-Il qu’arrivent des accidents et des catastrophes à répétition ? Beaucoup de gens posent ces questions et se plaignent de Dieu.
Pourtant Dieu a parlé et nous pouvons, encore aujourd’hui, entendre sa voix ! « Dieu, ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils » (Héb. 1. 1 et 2). Quoique peu de personnes ne prennent au sérieux les avertissements des prophètes dans les temps de l’Ancien Testament, Dieu n’a pas cessé de parler.
Ensuite Christ, le Fils de Dieu, est venu sur la terre. Le fait que Dieu ait envoyé Son Fils dans le monde est en lui-même un sermon puissant. Dieu faisait ainsi comme une dernière offre aux hommes, pour qu’ils se tournent vers Lui. Christ parlait « les paroles de Dieu » et « Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec Lui-même » (Jean 3. 34 ; 2 Cor. 5. 9).
Cependant, le monde a rejeté le Sauveur. Jésus Christ a été cloué sur une croix et chassé du monde. En conséquence, les ténèbres, la misère et le malheur sont toujours dans ce monde. Alors, à qui peut-on faire les reproches ci-dessus : à Dieu ou à l’humanité ?
Cependant Dieu a donné à tous un moyen de salut. Il a donné à tous ceux qui reçoivent Son Fils Jésus Christ, et croient en Son nom, « le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1. 12). Quiconque croit au Seigneur Jésus est sauvé et devient un enfant de Dieu, qui connaît son Père, même s’il n’est pas capable de comprendre Ses voies. Christ demeure ainsi la clé permettant de comprendre Dieu. Dieu, qui « nous a parlé dans le Fils » comme le dit la Bible (Héb. 1. 2), est la réponse à toutes nos questions.

D’après « The Good Seed » janvier 2020

QU’EST-CE QUE CA VEUT DIRE ?

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Comprends-tu ce que tu lis ?… Comment le pourrais-je, si personne ne me conduit ? Act. 8. 30 et 31.
(Jésus dit : ) Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie. Jean 6. 63.

 

QU’EST-CE QUE CA VEUT DIRE ?

 

Certaines notions ne sont peut-être pas toujours familières à nos lecteurs. En voici quelques explications :
– Le péché : c’est toute action et toute pensée contraires à ce que Dieu veut. C’est agir sans tenir compte de Lui.
– La conviction de péché : nous en faisons l’expérience quand notre conscience nous reprend et nous montre que nous sommes coupables devant Dieu. C’est souvent par la lecture de la Parole de Dieu que nous en arrivons à cette conviction.
– La repentance : c’est un changement de nos dispositions intérieures, le regret d’avoir désobéi à Dieu, la prise de conscience que nous méritons son jugement, accompagnée du désir d’un changement dans notre vie. Cette expression est différente du remord. Le remord est un regret provoqué par la conscience d’avoir mal agi, sans pour autant vouloir changer d’attitude.
– La confession : c’est admettre nos fautes devant Dieu, en reconnaissant notre désobéissance à Sa volonté dans une humiliation sincère.
– La foi : c’est la confiance en Jésus Christ, dans Sa Personne et dans Son sacrifice. C’est croire qu’Il est mort pour subir le châtiment que nous méritions, et qu’Il est ressuscité.
– La conversion : c’est un changement complet de direction. On tourne le dos à sa vie antérieure sans Dieu, pour vivre une nouvelle vie avec Lui, en L’aimant, en L’écoutant et en Lui obéissant.
– Le pardon : c’est un acte de grâce par lequel Dieu efface le mal que nous avons commis, même si certaines conséquences de nos actes peuvent demeurer. C’est Dieu qui nous l’accorde.
– La nouvelle naissance : qui croit en Jésus comme en son Sauveur personnel reçoit de Dieu une vie nouvelle, une nouvelle vie de la part de Dieu) et il devient Son enfant. L’Esprit Saint donne alors l’énergie et la force à cette vie nouvelle.

D’après « Il buon seme » janvier 2020

LE HASARD, OU DIEU ?

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Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien. Ps. 139. 14.

 

LE HASARD, OU DIEU ?

 

« Ce qui m’étonne, avec le hasard, c’est la somme incroyable de trop de hasards ! J’ai deux yeux, et je vois. Sclérotique, choroïde, rétine, cornée, iris, pupille, humeur aqueuse et vitrée, cristallin… Qu’y a-t-il de plus simple ? J’ai des oreilles et j’entends : tympan, marteau, enclume, cochlée, nerf acoustique… Tout cela, c’est le hasard ? Cette accumulation de hasards allant tous dans le même sens, me fait tourner la tête » (Jean d’Ormesson, écrivain et Académicien).
Comme l’homme de lettres qui a écrit ces lignes, je ne peux concevoir que le hasard soit la « cause » de la création. Cela ne satisfait ni ma faculté de compréhension ni ma logique. Non, l’homme n’est pas le résultat du hasard, comme on voudrait nous le faire croire. Mais Dieu ne nous laisse pas dans une impasse : « L’oreille qui entend et l’œil qui voit, l’Éternel les a faits tous les deux » (Prov. 20. 12). L’homme a été créé par Dieu « à Son image » (Gen. 1. 26), mais il a rabaissé cette image. Il a cédé devant le diable et s’est éloigné du Créateur. Si nous croyons ce que Dieu nous révèle dans la Bible, nous découvrons Ses plans envers l’humanité, qui prouvent Son amour. Alors notre existence trouve son sens. L’histoire de l’homme dans les diverses époques, l’état de révolte qui l’a toujours caractérisé, son besoin d’être réconcilié avec Dieu, le don d’un Sauveur dans la Personne de Jésus Christ, le jugement proche d’un monde incrédule et rebelle, le désir de Dieu d’habiter avec l’homme… rien de tout cela n’est le fruit du hasard.
Dieu a un projet et un but pour le monde, pour vous et pour moi. Faisons-Lui confiance !

D’après « Il buon seme » janvier 2020

FAÇONS DE PENSER LOGIQUE ET ILLOGIQUE

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Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent, seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Jean 17. 3.

 

 

FAÇONS DE PENSER LOGIQUE ET ILLOGIQUE

Il est étonnant de constater que beaucoup de gens passent toute leur vie sans se préoccuper de Dieu, en niant même Son existence, tout en envisageant la possibilité d’aller au ciel après leur mort parce qu’ils n’auront fait de mal à personne. Cette attitude révèle une incompréhension fatale ; le ciel est la demeure de Dieu : « il est le trône de Dieu » (Mat. 5. 34). Comment peut-on imaginer être heureux au ciel auprès d’un Dieu qu’on a choisi d’ignorer pendant toute sa vie ?
L’homme est souvent illogique ; Dieu ne l’est pas. Il est le Dieu sauveur, qui « veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tim. 2. 3 et 4), mais si vous ne voulez pas de Lui maintenant, vous serez loin de Lui pour l’éternité.
Nous n’aurons accès au ciel que si nous avons une relation avec Celui qui y demeure et que si nous Le connaissons personnellement. Cette connaissance nous vient par la foi en Jésus Christ, le Fils de Dieu. « Personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils voudra le révéler » (Mat. 11. 27).
Jésus s’est révélé à nous. Pour cela, Il a consenti à quitter Sa place de gloire dans le ciel pour venir sur cette terre. A la fin d’une vie de souffrance et de réjection, Il a payé, par Sa mort sur la croix, la dette de mes péchés. J’ai cru en Lui et Il m’a fait entrer dans une relation d’enfant avec son Père. Dieu intervient dans toutes les circonstances de ma vie actuelle et j’attends avec une pleine assurance le jour où Il me recevra au ciel.
Soyons logique ! Si nous voulons vivre un jour auprès de Dieu dans le ciel, venons maintenant au Dieu Sauveur par Jésus Christ !

D’après « The Good Seed » décembre 2019

 

DANS TOUTES LES ÉCRITURES

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(Jésus) leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. Luc 24. 27.

 

DANS TOUTES LES ÉCRITURES

 

Les quatre évangiles racontent la vie de Jésus sur la terre sous des aspects différents. Mais toute la Bible parle de Lui. Dès les premières pages de l’Ancien Testament, Christ est présenté sous forme d’images, de symboles, de prophéties.
Le texte de la Bible peut être comparé à un tableau composé de plusieurs fils tissés tous ensemble, chacun avec sa dimension et sa couleur propre. Ils sont tous nécessaires pour représenter le dessin final. Chaque verset de la Bible est comme l’un de ces fils et fait partie du dessin divin.
Mais que représente-t-il ? La réponse est simple : la Personne de Jésus Christ. En effet, Jésus est le centre, le point de convergence de toutes les Écritures. De nombreuses images, personnes, objets, nous ramènent à Lui et montrent la position centrale qu’Il occupe dans les pensées de Dieu.
Quelques exemples : Joseph vendu par ses frères, Abel tué par son frère Caïn, annoncent le rejet et la mise à mort de Jésus par Son peuple. L’arche de Noé, qui sauve des eaux du déluge, est aussi une image de Jésus Christ, qui sauve les hommes du jugement de Dieu. Les nombreux sacrifices de l’Ancien Testament illustrent les différents aspects de Son sacrifice sur la croix. Les exemples pourraient être multipliés… Vous aussi, lecteurs, êtes invités à chercher Christ en lisant la Bible. Vous Le trouverez, et si vous Le recevez dans votre cœur, Il prendra votre vie en main.

D’après « Il buon seme » octobre 2015

Espace Évangélisation
Mots clés : Jésus dans la Bible, chercher Christ dans la Bible, dans toutes les écritures

AIDÉ PAR L’ESPRIT POUR PRIER

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L’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; – et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints selon Dieu. Rom. 8. 26 et 27.

AIDÉ PAR L’ESPRIT POUR PRIER

 

Héman, un croyant du peuple d’Israël, tenaillé par les difficultés, a écrit : « Je suis affligé et expirant… je ne sais où j’en suis » (Ps. 88. 15). Oui, même un croyant sérieux et zélé peut se sentir comme égaré, ne plus savoir que penser et même parfois ne parvient plus à prier.
Et pourtant, même dans les situations extrêmes, le croyant sait qu’il n’est jamais laissé seul. Son esprit peut être agité et déprimé, mais l’Esprit de Dieu, qui habite en lui présente à Dieu ses profonds besoins, par des « soupirs inexprimables ». Ces « soupirs » sont entendus par Dieu et sont en accord avec Sa volonté. L’intercession de l’Esprit dépasse notre intelligence, c’est une grâce de Dieu. Il s’inspire de notre esprit vacillant pour nous conduire dans un sentier de paix. Cette paix ravive l’espérance du croyant. Dans l’épreuve, les larmes et le doute témoignent de notre douleur, mais c’est aussi lorsque nous sommes dans un tel état que nous pouvons apprécier les soins particuliers du Seigneur à notre égard.
La prière est le point d’appui de notre relation avec Dieu. Elle est aussi le moyen de renouveler notre confiance en Lui. Bien souvent, nous ne savons pas demander comme il convient, nous ne comprenons pas la dimension de nos besoins et nous ne voyons pas ce que Dieu peut et veut faire en notre faveur. Mais quelle joie d’avoir la certitude que l’Esprit Saint est là pour nous assister et nous diriger dans nos prières !
Rappelons-nous toujours que « C’est Christ… qui est ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui intercède aussi pour nous » (Rom. 8. 34).

D’après « Il buon seme » octobre 2015

 

NUMÉRO DEUX

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NUMÉRO DEUX

 

Mme Batly se hâtait d’accomplir à son travail journalier en songeant, le cœur plein de reconnaissance, à la réunion du soir. Hélas ! un faux pas, une glissade au bas de son escalier, une chute de sa corpulente personne, et la pauvre grand-mère se trouva sans mouvement et sans connaissance sous les yeux de sa fille épouvantée. Une voisine accourt ; on porte, avec peine, la victime sur son lit, on appelle le docteur, fortuitement de passage au village. Il s’agit d’une mauvaise fracture de la jambe. Au milieu de ses souffrances, la vaillante chrétienne ne faiblit pas et montre encore à ceux qui l’entourent un visage serein. Maintenant, la voici tranquille, immobilisée sur son lit, la jambe dans un plâtre. Un demi-jour éclaire encore la chambre. Croyant la malade endormie, sa voisine, qui s’est constituée sa garde, s’est approchée de la fenêtre pour essayer de tricoter un peu. Elle s’absorbe à compter ses mailles et n’a pas entendu le grincement de la porte ni les pas légers d’un petit garçon qui, tout tremblant, s’approche du lit :
– Est-ce que Robby peut voir sa pauvre grand-maman ?
Mme Batly regarde l’enfant, lui tend sa main chaude de fièvre et dit :
– Viens sans crainte, mon chéri !
Puis tout bas : Quelle grâce que la jambe cassée soit celle de la vieille femme plutôt que de ce faible agneau !
Debout près du lit, l’enfant se laissa caresser par la main de sa grand-mère. Il demeurait songeur. Enfin il demanda :
– Qui est-ce qui ira à la réunion de prière ce soir, dis, grand-maman ?
Les yeux de Mme Batly s’emplirent de larmes.
– Oh ! gémit-elle, j’ai pu l’oublier… C’est la fièvre, le mal… Je n’ai pourtant jamais manqué la réunion de prière, mais, ce soir… je ne puis pas aller… tu vois bien, mon chéri ! Le pasteur sera seul. Comme il aura le cœur serré !
Mme Crag, la voisine, s’avança :
– A quoi bon vous agiter ainsi, pauvre Madame Batly ? La réunion ne dépend pas de vous pourtant ! Du reste, chacun agit selon son pouvoir. Voyez, moi ! Je n’ai jamais pu quitter mon travail assez tôt pour aller à ces réunions du soir ; ce n’est pas ma faute, le Seigneur le sait.
– Il sait aussi, répliqua doucement Mme Batly, que vous pourriez aussi fermer le magasin une heure plus tôt le vendredi… oui, Il sait toutes ces choses.
– Et que j’ai promis au docteur de ne pas vous quitter, renchérit Mme Crag, légèrement vexée. Si le pasteur ne trouve personne à l’école, il rentrera chez lui, tout simplement.
– Oh ! soupira Mme Batly, comme vous en parlez ! Vous ignorez les bénédictions qui découlent de ces réunions. Ne connaissez-vous pas la promesse de Jésus ? : « Si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux » (Mat. 18. 19). J’ai fait, pendant plusieurs semaines le numéro deux, mais ce soir, notre pasteur sera seul… oh ! d’y penser !
– Eh bien ! n’y pensez pas ! vous vous donnez la fièvre. Espérons plutôt que quelqu’un ira prendre votre place à la réunion.
– Vous avez peut-être raison, Madame Crag. Je veux avoir confiance et demeurer bien tranquille. Où est allé Robby ?
Aussi doucement qu’il était entré, le bambin avait quitté la chambre.

——-

Sans être remarqué de sa mère, très occupée à la boutique, Robby, enfoui dans son capuchon, courait, de toute la vitesse de ses petites jambes, du côté de l’école. Il fallait traverser un chemin bien solitaire, l’école étant située dans une prairie, en rase campagne. Bonne excuse pour ne pas assister aux réunions, pour ceux qui redoutaient les sorties du soir en hiver.
Robby connaissait le chemin et, comme la lune brillait, il n’éprouvait pas l’ombre d’une crainte. Un homme le croisa. C’était Jim Quirls, un fermier des environs. Il se planta devant l’enfant :
– Hé ! moutard ! où cours-tu seul, à cette heure ?
Robby leva la tête avec confiance.
– Je vais à l’école, dire ma prière avec le pasteur, à la place de grand-maman.
Jim Quirls se gratta le front, d’un air stupide.
– Tiens ! c’est toi Robby ! Le docteur, qui a passé chez nous tout à l’heure, a dit que ta grand-mère s’était cassée la jambe. Est-ce vrai ?
Robby acquiesça d’un air grave.
– Grand-maman doit rester au lit, sans bouger. Je vais faire le numéro deux à la réunion de prière… Bonsoir !
L’enfant reprit sa course, ne se doutant pas que l’homme, étrangement remué dans sa conscience, le suivait à distance. Avec un violent effort, les menottes déclenchèrent le loquet de la vieille porte d’école, qui s’ouvrit. Un instant plus tard, Jim Quirls, aussi honteux que curieux, se tenait sur le seuil, un œil collé à l’entrebâillement de la porte mal close.
Le pasteur Alister était seul. Une lampe fumeuse éclairait son visage. Les sabots à clous de Robby résonnèrent sur le vieux plancher. M. Alister tressaillit et s’avança, tout étonné, vers le petit bonhomme qu’il reconnut aussitôt.
– Oh ! Robby ! C’est donc toi ? Viens-tu m’apporter un message de ta grand-mère ?
Robby hocha la tête.
– Je viens moi-même, dit-il d’un ton décidé, en regardant le pasteur en face.
– Tu as donc devancé ta grand-mère ? Elle arrivera tout à l’heure ? C’est bien !
– Non, répondit l’enfant. Grand-maman s’est cassée la jambe, le docteur est venu. Il ne veut pas qu’elle bouge.
– Oh ! s’écria M. Alister, plein de commisération, quel malheur ! Je vais aller voir ta grand-mère tout de suite, Robby.
Il fit un geste pour éteindre la lampe, mais la voix claire de l’enfant l’arrêta.
– Est-ce que le Père céleste n’est pas ici ce soir ? Je pense bien qu’Il y est, puisque je suis venu faire le numéro deux à la place de grand-maman.
Une émotion soudaine étreignit le cœur du pasteur. Les larmes lui montèrent aux yeux. Jim Quirls qui, sans le vouloir, avait fait un pas dans la salle, sentit un chatouillement étrange dans la gorge. Enfin, M. Alister rompit le silence impressionnant. La main tendrement posée sur la tête de l’enfant, il demanda :
– Es-tu donc venu pour prier avec moi, Robby ?
– Oui, fit Robby, gravement, parce que le Père céleste a promis de donner, quand on est deux pour lui demander. C’est grand-mère qui le dit.
– Elle a raison, affirma M. Alister.
Et il s’agenouilla. Près de lui, les menottes appuyées à l’un des bancs, Robby se mit aussi à genoux, tandis que, dans le fond de la classe, Jim Quirls prenait lui aussi cette position de l’homme qui prie dans l’humilité.
Après un instant de recueillement, M. Alister répandit son cœur devant Dieu, Lui rendant grâce pour Son pardon, pour Son amour, lui disant ses besoins et ceux de son entourage ; puis il se tut. Et la voix claire, un peu tremblante de Robby, s’éleva pour dire au Père céleste son enfantine prière du soir.
Au son de cette voix, à l’ouïe de ces accents pleins de candeur et de foi, la couche d’indifférence qui avait enveloppé le cœur de Jim Quirls se fondit. L’homme eut conscience de son besoin de grâce. Quoi ? ce bambin de cinq à six ans, pauvre orphelin, s’était trouvé seul pour prier avec le pasteur ?… Alors le fermier se leva, traversa pesamment la salle et vint s’agenouiller près de Robby. A son tour, il ouvrit la bouche et répandit son cœur devant Dieu. Sa prière, courte et brusquée, fut celle du péager qui s’en retourna justifié dans sa maison.
Ils se relevèrent tous trois, et le pasteur tendit la main à son paroissien. Ils étaient l’un et l’autre très émus.
– Désormais, vous me verrez aux réunions de prières, dit Jim Quirls.
Et, sans attendre de réponse, il s’échappa de la salle.
Très étonné, Robby le suivit du regard.
– Il y a eu un autre numéro deux ce soir, dit-il ingénument. Allons vite le dire à grand-mère.
Ils arrivèrent à temps, M. Alister et l’enfant, pour calmer toute inquiétude, car on s’était enfin aperçu de la disparition de l’enfant.
La démarche de Robby fut bientôt connue de tout le village et porta ses fruits.
Lorsque Mme Batly, en s’appuyant sur deux béquilles, put retourner à la réunion du vendredi soir, ce fut pour s’y unir, non plus au pasteur solitaire, mais à une communauté d’une douzaine de paroissiens venus pour intercéder auprès de leur Père céleste.
Une fois de plus, le Père céleste, fidèle à sa promesse, avait tiré sa louange de la bouche d’un enfant.

D’après Almanach Évangélique 1921

 

DU CÔTÉ DU SEIGNEUR

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DU CÔTÉ DU SEIGNEUR

 

Madame, voici une invitation pour le prochain bal des officiers, qui aura lieu samedi de cette semaine.
Mme E. hésitait à accepter la carte qu’on lui présentait ; son charmant visage dénotait une vive lutte intérieure.
– Qu’y a-t-il, ma chérie ? lui demanda affectueusement son mari, le capitaine E., attaché à un régiment d’infanterie aux Indes. Sa femme ne répondit rien.
– Qu’y a-t-il donc ? demanda de nouveau son mari. Ils étaient mariés depuis peu et c’était la première invitation qu’ils recevaient. Mme E. avait du reste déjà pu se rendre compte de la faute qu’elle avait commise en accordant sa main à un homme inconverti. Avant ses fiançailles, elle avait appris à connaître le Seigneur comme son Sauveur, mais elle n’avait pas compris l’importance capitale qu’aurait sa décision quant au choix du compagnon de sa vie. Et maintenant, elle voyait la position extraordinairement difficile de celui qui cherche à servir deux maîtres.
– Tu sais, dit-elle enfin à son mari, que je suis chrétienne. Avant notre mariage, j’avais complètement renoncé au bal et au théâtre. Je le sens plus que jamais : le moment est venu pour moi de prendre une décision ferme. Je dois refuser cette invitation.
– Comment ! s’écria son mari en éclatant de rire. Tu veux priver le bal de sa plus jolie danseuse ? Tu ne feras pourtant pas cela ! Sais-tu du reste, continua-t-il d’un ton plus sérieux, que le vieux missionnaire H. sera là aussi ?
– Mais non, répliqua la jeune femme, non, ce n’est pas possible. Le missionnaire H., cet homme de Dieu ! Tu plaisantes. C’est impossible.
– C’est pourtant l’exacte vérité. Le major J. a eu l’excellente idée de l’inviter. Il y a deux jours, au club, nous avons compté combien d’entre nous accepteraient les vues de M. H., et J. les tourna en ridicule, se moquant des disciples de H. et des chanteurs de cantiques. Il inscrivit tous leurs noms, sachant bien qu’ils refuseraient de prendre part au bal. Tout à coup il lui vint à l’esprit d’y convier le missionnaire lui-même. Aussitôt dit, aussitôt fait. Il prend une carte et y trace une invitation en bonne et due forme. « Les officiers du 2ème bataillon prient M. H. de leur faire l’honneur d’assister à la soirée dansante qui aura lieu, etc ».
– Sans doute, dit Mme E., qu’il n’a pas accepté ?
– Au contraire, j’étais là quand sa réponse arriva. Tu aurais dû voir la joie de J. quand il constata que le missionnaire prendrait part au bal.
– Eh bien ! j’irai aussi dit Mme E. Elle connaissait le vieux missionnaire et savait bien qu’il ne perdait pas une occasion pour rendre témoignage au Seigneur Jésus.

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La salle de bal était magnifiquement décorée. Partout des drapeaux, des fleurs. La musique du régiment jouait ses mélodies les plus entraînantes et la danse ne tarda pas à commencer. On en était à la seconde valse, lorsqu’on vit entrer dans la salle un homme de haute taille, à la longue barbe grise et aux épaules puissantes. Il s’arrêta sur le seuil et jeta autour de lui un long regard interrogateur sur la scène brillante qui frappait ses yeux, inaccoutumés à un spectacle pareil. Officiers chamarrés d’écarlate et d’or, dames en toilettes claires, lumières, musique, parfums des fleurs, tout s’harmonisait de manière à présenter un ensemble vraiment merveilleux. Sur deux visages seulement on pouvait lire des sentiments qui ne s’accordaient nullement avec ceux des autres participants à la fête.
Enfin la musique se tut. La valse terminée, les danseurs reconduisirent leurs danseuses à leurs places. Le centre de la salle resta libre et le missionnaire s’y avança. Aussitôt toute l’agitation qui régnait dans la vaste pièce cessa comme par enchantement.
– Le voilà ! le voilà ! chuchotait-on. Mais personne n’osa articuler une parole de raillerie à l’égard de cet homme, dont le courage remplissait tous les cœurs, malgré eux, d’une secrète admiration.
Arrivé au milieu de la pièce, H. s’arrêta, leva sa main droite au-dessus de sa tête et demanda d’une voix forte :
– Qui veut se placer du côté du Seigneur ? Qui ?
Silence de mort ! Pour la seconde fois retentit la question pressante :
– Qui veut se placer du côté du Seigneur ? Qui ?
Les yeux perçants du serviteur de Dieu faisaient le tour de la salle, scrutant les cœurs et les consciences. Une puissance mystérieuse semblait tombée sur tous les danseurs et les maintenait immobiles. Personne ne bougeait, ni ne prononçait un seul mot en présence du courageux témoin du Seigneur. L’invitation avait été si subite, si inattendue, elle atteignait de façon si directe les consciences les plus endurcies, que les railleurs les plus mordants se voyaient cloués et, comme ils l’avouèrent eux-mêmes plus tard, incapables même de tourner en ridicule le missionnaire que, sans cela, ils avaient déjà maintes fois poursuivi de leurs moqueries.
Cependant, après la seconde question de H., un mouvement se produisit dans un des groupes de danseurs. A sa grande surprise, à sa terreur même, le capitaine E. vit sa femme se lever et, pâle comme la mort, traverser la salle pour aller prendre place auprès du missionnaire. Elle n’avait cependant plus l’air déprimé qu’elle portait quelques jours auparavant, lorsque l’invitation lui était parvenue. Au contraire, elle levait la tête bien haut et se tenait là, pleine de courage, le cœur rempli de joie de pouvoir rendre témoignage à son Seigneur, qu’elle avait déshonoré en se rendant dans cette salle. C’est ainsi que se tenaient là, aux yeux de tous, ces deux témoins de Christ : le missionnaire déjà âgé, à la carrure puissante, et la jeune femme toute frêle et gracieuse, dans sa robe claire.
Au bout de deux ou trois minutes de silence, H. reprit la parole et prononça quelques paroles brèves, mais incisives, pour rappeler à ses auditeurs la solennité et le sérieux de la vie, pour les exhorter à saisir le salut et le pardon en Christ. Puis il quitta la salle. Peu d’instants après Mme E. partait aussi, accompagnée de son mari profondément bouleversé.
Inutile d’ajouter que, pour la plupart des participants, le bal était tout « gâché ». Pour quelques-uns cependant, cette soirée fut l’aube d’une vie nouvelle. Ils virent l’importance des avertissements qu’ils avaient entendus et se tournèrent vers Christ qu’ils acceptèrent comme leur Sauveur. Pendant l’éternité entière, tous se rappelleront l’exhortation qu’ils ont reçue ce soir-là – plusieurs, hélas ! avec la conscience terrible de ne pas l’avoir reçue dans leurs cœurs à salut.
Quant à Mme E., elle avait vu combien il est impossible de servir deux maîtres aussi opposés l’un à l’autre que le sont Dieu et le monde. Elle prit désormais sa place d’une manière très décidée parmi les enfants de Dieu et accepta de porter avec eux l’opprobre de Christ. Avec eux, le cœur heureux, elle chercha à servir Dieu et son Fils Jésus-Christ, en l’attendant du ciel.
Pense-t-on que Mme E. ait regretté son mouvement, ce soir-là, lorsqu’elle prit place d’une manière aussi décidée aux côtés du missionnaire, pour rendre témoignage à son Sauveur ? Certainement pas. Mais chacun de nous aurait-il eu le même courage ? De quel côté nous rangeons-nous ? Et cela aujourd’hui même ? Du côté de Dieu, ou du côté du monde ? Où conduit le chemin que nous suivons, chacun de nous ? Possédons-nous comme notre Sauveur, Jésus-Christ, qui fut crucifié pour nos péchés, mais qui siège maintenant à la droite de Dieu, quoique rejeté du monde ? Si tel est le cas, rendons-Lui hommage en rompant avec le monde qui ne veut pas de Lui, et suivons-Le dans le chemin d’humilité et de renoncement qu’Il parcourut ici-bas, mais qui est à la gloire du Seigneur et qui conduit à la Maison du Père.

D’après Almanach Évangélique 1921

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (GUÉRIR)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (GUÉRIR)

Lien PDF : TRENTE VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (GUÉRIR)

10. La blessée, je la banderai (Ez. 34) et je guéris

Où se trouve le passage ?

1. Je suis l’Éternel qui te guérit ………………………………………………………….. Ex.
2. J’ai vu ses voies, et je le guérirai ……………………………………………………. Es.
3. J’ai crié à toi, et tu m’as guéri …………………………………………………………. Ps.
4. Je pardonnerai leur péché, et je guérirai …………………………………………. 2 Chron.
5. Dieu guérit… sa femme et ses servantes …………………………………………. Gen.
6. Guéris-moi, Éternel ! et je serai guéri ……………………………………………… Jér.
7. Moi, je blesse, et moi, je guéris ………………………………………………………… Deut.
8. Afin que ce qui est boiteux… se guérisse …………………………………………. Héb.
9. La teigne est guérie : il est pur ……………………………………………………….. Lév.
10. Vous serez guéris, et vous saurez pourquoi ……………………………………. 1 Sam.
11. Les feuilles de l’arbre sont pour la guérison …………………………………….. Apoc.
12. Ta ruine est grande… qui te guérira ? ……………………………………………… Lam.
13. Il frappe, et ses mains guérissent ……………………………………………………. Job
14. Étendant ta main pour guérir ………………………………………………………….. Actes
15. L’Éternel… guérira la blessure de ses plaies ……………………………………. És.
16. Il a envoyé sa parole et les a guéris ……………………………………………….. Ps.
17. O Dieu ! Je te prie, guéris-la ………………………………………………………….. Nomb.
18. J’ai entendu ta prière… voici, je te guérirai ………………………………………. 2 Rois
19. Lui a déchiré, et il nous guérira ………………………………………………………. Osée
20. Il les guérit tous ……………………………………………………………………………. Mat.
21. L’Éternel écouta… et guérit le peuple ………………………………………………. 2 Chron.
22. Il… le fera guérir complètement ………………………………………………………. Ex.
23. Je les guérirai, et leur révélerai une abondance de paix …………………….. Jér.
24. Je guérirai leur abandon de moi ………………………………………………………. Osée
25. Use de grâce envers moi, guéris mon âme ……………………………………….. Ps.
26. J’irai, moi, et je le guérirai ……………………………………………………………….. Mat.
27. Priez… en sorte que vous soyez guéris …………………………………………….. Jac.
28. La puissance du Seigneur était là pour les guérir ……………………………….. Luc
29. La guérison sera dans ses ailes ……………………………………………………….. Mal.
30. Par ses meurtrissures nous sommes guéris ………………………………………..

D’après le recueil de 360 passages 1978

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER ( PAÎTRE)

 

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER  (PAÎTRE)

 

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12. Moi-même je paîtrai mes brebis (Ez. 34)

Où se trouve le passage ?

1. Abreuvez le bétail, et allez, faites-le paître ………………………………………. Gen.
2. Voici, il paît le menu bétail …………………………………………………………….. 1 Sam.
3. Comme un berger il paîtra son troupeau ………………………………………….. Es.
4. Un conducteur qui paîtra mon peuple ……………………………………………… Matt.
5. Maintenant l’Éternel les paîtra ……………………………………………………….. Osée
6. Pais-les, et élève-les pour toujours …………………………………………………. Ps.
7. Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient …………………………….. Job
8. Des pasteurs… vous paîtront avec connaissance ……………………………… Jér.
9. Un fils mâle qui doit paître toutes les nations ……………………………………. Apoc.
10. Le Saronite, sur le gros bétail qui paissait en Saron …………………………. 1 Chron.
11. Pais ton peuple avec ton bâton ……………………………………………………… Michée
12. Qui paît un troupeau et ne mange pas du lait du troupeau ? ……………… 1 Cor.
13. Elles paissaient dans les roseaux (2) ……………………………………………… Gen.
14. Il les fit paître selon l’intégrité de son cœur …………………………………….. Ps.
15. Le veau y paîtra et y couchera ……………………………………………………….. Es.
16. Surveillants pour paître l’assemblée de Dieu ……………………………………. Actes
17. Nous avons été avec eux, faisant paître le menu bétail ……………………… 1 Sam.
18. Je me mis à paître le troupeau de la tuerie ………………………………………. Zach.
19. Les agneaux paîtront comme dans leur pâturage ……………………………… Es.
20. Je paîtrai encore ton bétail, et je le garderai …………………………………….. Gen.
21. Mon serviteur… les paîtra, et lui sera leur pasteur …………………………….. Ez.
22. Je susciterai sur eux des pasteurs qui les paîtront …………………………….. Jér.
23. Les montagnes lui apportent sa pâture …………………………………………….. Job
24. Nous, ton peuple et le troupeau de ta pâture …………………………………….. Ps.
25. Nous sommes le peuple de sa pâture et les brebis de sa main ……………. Ps.
26. Dis-moi… où tu pais ton troupeau ……………………………………………………. Cant.
27. Pais mes brebis …………………………………………………………………………….. Jean
28. Il… paîtra son troupeau avec la force de l’Eternel ………………………………. Michée
29. Lui, qui paît parmi les lis …………………………………………………………………. Cant.
30. L’Agneau… les paîtra et les conduira ………………………………………………… Apoc.

D’après le recueil de 360 passages 1978