TRENTE VERSETS BIBLIQUE À TROUVER (REPOSER)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUE À TROUVER (REPOSER)

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 11. Moi je les ferai reposer (Ez. 34)

Où se trouve le passage ?

1. Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné du repos ……………………………… Deut.
2. Béni soit l’Éternel, qui a donné du repos à son peuple ………………………. 1 Rois
3. Maintenant, l’Éternel, votre Dieu, a donné du repos ………………………….. Josué
4. Maintenant je serais couché… j’aurais du repos ……………………………….. Job
5. L’Éternel… nous a donné du repos tout à l’entour …………………………….. 2 Chron.
6. Je m’en vais donner du repos à Israël ……………………………………………… Jér.
7. Je t’ai donné du repos de tous tes ennemis ……………………………………… 2 Sam.
8. L’Éternel vous donne de trouver du repos ………………………………………… Ruth
9. Pour leur chercher un lieu de repos …………………………………………………. Nomb.
10. C’est ici mon repos à perpétuité …………………………………………………….. Ps.
11. Que j’eusse du repos au jour de la détresse …………………………………….. Hab.
12. Quel est le lieu de mon repos ? ……………………………………………………… Es.
13. Vous donner… du repos avec nous ………………………………………………… 2 Thess.
14. Vous trouverez du repos pour vos âmes …………………………………………. Jér.
15. Le quatorzième jour du mois ils se reposèrent ………………………………….. Esther
16. Le pays se reposera et jouira de ses sabbats …………………………………… Lév.
17. Vous vous reposerez sous l’arbre …………………………………………………… Gen.
18. Ma chair aussi reposera en espérance ……………………………………………. Actes
19. Faites reposer celui qui est las ………………………………………………………. És.
20. Il leur fut dit qu’ils se reposassent …………………………………………………… Apoc.
21. Il s’est reposé et a été rafraîchi ………………………………………………………. Ex.
22. Votre paix reposera sur elle …………………………………………………………… Luc
23. Jusqu’à ce que l’Éternel donne du repos à vos frères ………………………… Josué
24. Je lui donnerai du repos de tous ses ennemis ………………………………….. 1 Chron.
25. Mon âme, retourne en ton repos …………………………………………………….. Ps.
26. Je vous donnerai du repos ……………………………………………………………… Mat.
27. Celui qui a souffert dans la chair s’est reposé …………………………………… 1 Pierre
28. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire …………………………………………. Ps.
29. Son repos sera gloire …………………………………………………………………….. És.
30. Il se reposera dans son amour ………………………………………………………… Soph.

D’après le recueil de 360 passages 1978

LE PÉCHÉ ORIGINEL

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LE PÉCHÉ ORIGINEL

 

Bonheur et responsabilité d’Adam

« Au commencement Dieu (Hébreu : Élohim, pluriel d’Eloah, le Dieu suprême, la Déité dans le sens absolu), créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Après que Dieu ait tout préparé pour le recevoir, Il crée l’homme et le place sur la terre, dans les meilleures conditions possibles. Il vit dans un jardin de délices, il a la domination sur toutes choses (Gen. 1. 28 à 30), il ne lui manque rien. Il a tout pour être heureux dans son état d’innocence (1. 26 à 30 – 2. 6 à 25). Dieu donne une femme à l’homme, « une aide qui lui corresponde » (2. 18). Qu’y aurait-il que Dieu n’ait pas fait pour assurer un plein bonheur à Adam et Ève dans le jardin d’Éden (Éden signifie : délices, plaisir) ?

Mais Dieu avait confié une responsabilité à l’homme : il lui était défendu de manger du fruit d’un arbre qui était au milieu du jardin (Gen. 3. 3 ; 2. 9), l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’était simplement pour Adam, alors dans l’innocence, le test de son obéissance. Quelqu’un a écrit : « Cette défense, ou cette loi, ne supposait pas le mal : Adam aurait pu manger du fruit de l’arbre comme de tout autre (2. 9a) ; il n’y aurait eu en soi aucun mal à le faire, si cela n’avait pas été défendu ».

La chute

Mais le serpent, qui est Satan, ne tarde pas à se manifester. Il vient vers la femme qu’il sait plus faible que l’homme, et agit avec ruse pour la séduire : « le serpent séduisit Ève par sa ruse » (2 Cor. 11. 3). Dieu avait prévenu l’homme, lui disant : « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement (Gen. 2. 17). Le serpent affirme le contraire de la parole de Dieu : « Vous ne mourrez pas certainement » (3. 4). Fallait-il croire Dieu, ou Satan ? La question n’aurait pas dû se poser pour Ève ! Mais elle écoute les paroles du tentateur et sa convoitise s’éveille (3. 6). Par sa ruse (3. 1) Satan :
– introduit dans le cœur de la femme le doute quant à la parole prononcée par Dieu : « Quoi, Dieu a dit ?… » (3. 1b) ;
– l’abuse par un mensonge : « Vous ne mourrez pas » (3. 4) ;
– sème l’orgueil en elle : « Vous serez comme Dieu » (3. 5).
La femme se laisse séduire (3. 13, 6). Elle ne montre qu’insatisfaction et ingratitude envers son Créateur. Elle n’a pas bien écouté la parole de Dieu (comparer 2. 17 et 3. 3 : Gen. 2. 17 : Dieu avait dit : « … de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car au jour que tu en mangers, tu mourras certainement » ; Gen. 3. 3 : Ève dit : « Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez ». Mais elle écoute le serpent et croit son mensonge, rejetant ainsi la parole de Dieu qui est la vérité (Jean 17. 18). Trompée par Satan, elle tombe en désobéissant au seul commandement de Dieu qu’elle devait respecter : « Adam n’a pas été trompé ; mais la femme, ayant été trompée, est tombée dans la transgression » (1 Tim. 2. 14).
Satan cherche toujours à s’élever dans son orgueil. Il veut s’emparer de la terre et, dans ce but, il fait tomber celui que Dieu avait placé pour dominer, l’homme.

Le travail de Satan

 Satan cherche à détruire le bonheur que Dieu avait donné à l’homme et à rompre sa relation heureuse avec Dieu. Comme quelqu’un l’a écrit, il veut faire croire que « Dieu garde quelque chose pour Lui-même de peur que l’homme ne soit aussi heureux que Lui ». Il dit : Dieu vous prive des avantages et des bénédictions excellentes que vous trouveriez à manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ; s’Il vous le défend, c’est qu’Il ne vous aime pas vraiment et qu’Il ne veut pas votre bonheur. La créature devait obéir à son Créateur et ne pas mettre en doute son amour et sa parole. Ève ne devait rien ajouter (ni retrancher) à la parole de Dieu, elle devait simplement y obéir. Mais elle laisse Satan introduire le doute dans son cœur.

Le serpent insinue que Dieu voulait les priver de la connaissance du bien et du mal, ce qui les aurait rendus égaux à Dieu. Quelle tentation pour le cœur de l’homme, de croire que, hors de la dépendance de son Créateur il serait libre, deviendrait son propre maître, serait même égal à Dieu !
La convoitise entre dans le cœur de la femme et produit le péché (voir Jac. 1. 15). Sachant pourtant qu’il était contraire à la volonté de Dieu de manger du fruit de cet arbre, elle en mange et en donne à son mari qui, sans se poser aucune question, en mange lui aussi (2. 6). Ainsi, le premier acte d’Adam en tant qu’homme responsable est de désobéir. Il tombe dans la transgression dès la première attaque de l’Ennemi, en ayant conscience de son acte. Il cède à sa propre volonté, dans l’incrédulité et le doute quant à Dieu. Sa pleine responsabilité est alors établie, la rupture avec Dieu est consommée.

Conséquences de la chute

 Ainsi, par la convoitise de la chair – « l’arbre était bon à manger » -, la convoitise des yeux – « il était un plaisir pour les yeux » – et l’orgueil de la vie – « l’arbre était désirable pour rendre intelligent » -, Satan a fait tomber l’homme dans le péché. Le péché, sous l’une ou l’autre de ces trois formes, touchera désormais tout ce qui est dans le monde (voir 1 Jean 2. 16). L’homme, devant choisir entre le bien et le mal, opte délibérément pour le mal. Il perd alors son état d’innocence et ses yeux s’ouvrent sur son état de pécheur (3. 7). Il atteint à la connaissance du bien et du mal, mais en faisant le mal et devenant mauvais lui-même. Il rejette le Dieu qui l’avait tant béni, et le perd. Toute relation est désormais rompue avec Lui, du fait du péché qui vient d’être introduit dans le monde par sa faute. Un croyant d’autrefois a écrit : « Il a renoncé à dépendre de Dieu et à Lui être soumis ; il a peur de Dieu et cherche à se cacher de Lui (3. 8)… La volonté propre et la convoitise étaient entrées dans le cœur de l’homme, la culpabilité et la peur de Dieu dans sa position ». Adam a désormais acquis une conscience, qui lui permet de faire la différence entre le bien et le mal et le condamne lorsqu’il fait le mal.

A la suite de la désobéissance d’Adam et afin d’éviter qu’il mange aussi du fruit de l’arbre de la vie – ce qui aurait eu pour conséquence de remplir la terre d’hommes et de femmes pécheurs, sans crainte de Dieu et immortels – Dieu le chasse à jamais du jardin d’Éden (3. 22 à 24). Qu’a-t-il obtenu en écoutant Satan et en désobéissant à Dieu ? Il a perdu sa relation avec Dieu, il devra désormais travailler péniblement pour gagner son pain, il connaîtra la souffrance et finalement la mort.
Adam a « regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu » (Phil. 2. 6). L’attaque de Satan a manifesté ce qu’il y avait dans son cœur et cela se retrouvera dans le cœur de tous ses descendants : orgueil et prétention. Mais en voulant s’affranchir de Dieu, il s’est placé sous l’esclavage de Satan. L’homme qui proclame qu’il ne veut ni Dieu, ni maître, est pourtant, à cause de la chute d’Adam dont il descend, sous le pouvoir et la domination de Satan, esclave du péché. Le Seigneur Jésus dit à Paul : « Je t’envoie vers [les nations]… pour qu’ils se tournent… du pouvoir de Satan à Dieu » (Act. 26. 18) ; « Quiconque pratique le péché est esclave du péché » (Jean 8. 34). Et comme « par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort… ainsi la mort a passé à tous les hommes en ce que tous ont péché » (Rom. 5. 12). Voila l’héritage qu’Adam a légué à sa descendance, jusqu’à aujourd’hui et tant que le monde actuel subsistera. La chute du premier homme explique l’histoire de toute l’humanité ; le péché commis en Éden résout l’énigme que constitue cette histoire. Depuis la chute et l’entrée du péché dans le monde, l’histoire de l’homme n’est que mal, haine, souffrance, violence, meurtres, guerres, idolâtrie…

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Pourquoi Dieu a-t-Il permis la chute ?

 Pourquoi Dieu a-t-Il laissé entrer le péché dans le monde ? Comment se fait-il qu’Il ait permis la chute d’Adam ? Pourquoi n’a-t-Il pas empêché le diable de tenter Ève ? Pourquoi a-t-Il laissé Adam manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ?

Dieu, parce qu’Il est Dieu, a la préconnaissance de toute chose. Il savait qu’Adam allait céder à la tentation et Il connaissait par avance les conséquences de la chute pour l’humanité tout entière. Dieu savait ce qu’il y avait dans le cœur d’Adam – comme Il connaît ce qu’il y a dans le cœur de tout homme: « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le cœur » (Jér. 17. 9). Il savait toute l’histoire qui allait suivre cette première défaillance du premier homme sur la terre. Avec Adam, Dieu a fait l’expérience fondamentale de la responsabilité de l’homme. L’homme pourrait-il demeurer ferme dans la responsabilité qui lui était confiée ? Dieu nous montre dans le livre de la Genèse que la réponse à cette question est : non ! Et toute l’histoire de l’humanité confirme ce qui a toujours lieu chez l’homme quand Dieu lui confie une responsabilité quelconque : la désobéissance et la chute.

Le plan de Dieu

 Dans ses plans et ses desseins d’éternité, Dieu avait en vue quelque chose d’infiniment plus heureux et plus glorieux pour l’homme qu’une vie et des relations avec Lui dans l’état d’innocence sur la terre. Si l’homme n’avait pas péché et était resté dans la condition dans laquelle il avait été créé, Dieu n’aurait pas pu révéler et faire connaître l’étendue de Son amour envers les hommes, déployé dans la Personne de son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur Jésus. Car Il avait devant Lui un « moyen » magnifique par lequel Il pourrait concilier sa sainteté et son amour, par lequel sa gloire allait être magnifiée et sa grâce envers l’homme pécheur allait se déployer librement en salut. L’évangile (ou : la bonne nouvelle) de Dieu nous révèle que « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Dans son amour immense et pour le salut de l’homme pécheur, Il « n’a pas épargné son propre Fils, mais… l’a livré pour nous tous » à la croix (Rom. 8. 32).

Ce n’est qu’à une créature pécheresse que Dieu allait pouvoir manifester tout l’amour de Son cœur et la plénitude de Sa grâce. Il voulait avoir, tout près de Lui, dans le ciel de Sa présence – et non pas loin de Lui, sur la terre – des hommes sauvés, rendus agréables et parfaits pour Sa gloire et Sa joie. « [Dieu] nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1. 6). « Par une seule offrande, [Christ] a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). Il voulait des enfants pour son cœur, des fils dans la gloire, un peuple d’adorateurs pour Lui-même. Il voulait une épouse pour son Fils qui est le centre de ses affections et de ses desseins, formée de tous les rachetés mis au bénéfice de l’œuvre de la rédemption rendue nécessaire par le péché de l’homme. (la rédemption signifie le rachat au moyen d’une rançon, suivi d’une délivrance).
Alors, comme un croyant du siècle dernier l’a dit : « Dieu, dans son conseil, introduit une nouvelle scène où il n’y a qu’un arbre : l’arbre de vie. Dieu y introduit l’homme dans sa pure et puissante grâce. L’homme s’était fermé la terre, Dieu va lui ouvrir le ciel en donnant Jésus – c’est l’œuvre de l’expiation ; mais après cette œuvre, après la croix de Jésus, toutes choses sont réglées définitivement ». Christ a pris sur Lui à la croix la responsabilité de l’homme ; Il y a pleinement répondu devant Dieu. C’est pourquoi, à la fin de la Parole de Dieu, il n’y a plus qu’un seul arbre dans la sainte cité (le vase du pouvoir divin pour gouverner la terre pendant les 1000 ans du règne de Christ), celui de la vie : « Au milieu de sa rue, et du fleuve, de çà et de là, était l’arbre de vie, portant 12 fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations » (Apoc. 22. 2). L’arbre de la responsabilité ne s’y trouve plus.

Le péché et son salaire, la mort

Dieu n’a pas été pris au dépourvu par la chute de l’homme. Il savait que Satan allait le faire tomber, que l’homme allait devenir un pécheur qu’Il devrait éloigner de sa présence sainte. Le jugement sur l’homme était sans appel du fait de la gravité de sa faute : « Tu retourne[ras] au sol, car c’est de lui que tu as été pris ;car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (3. 19) – selon ce qui est écrit : « Et l’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante » (Gen. 2. 7) ; « Le premier homme est tiré de la terre – poussière » (1 Cor. 15. 45).
L’épître de Jacques nous expose le principe général de l’enchaînement du mal et de ses conséquences inéluctables : « Chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; puis, la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé (mené à son terme), produit (engendre) la mort » (Jac. 1. 14 et 15). L‘apôtre Paul confirme : « le salaire du péché, c’est la mort » (Rom. 6. 23a). Dans son épître aux croyants de Rome, il montre que tous les hommes descendants d’Adam sont sous la juste condamnation de Dieu. Lire Romains 1. 18 à 3 : 20.
Paul écrit : « Nous venons d’accuser aussi bien Juifs que Grecs d’être tous sous l’emprise du péché, comme il est écrit : ‘’Il n’y a pas de juste, non pas même un seul’’ » ; « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 9 et 10 ; 3. 22). « Par un seul homme [Adam] le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et… ainsi la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché… Par la faute d’un seul [Adam], beaucoup sont morts… Car le jugement, à partir d’un seul [Adam], aboutit à la condamnation… Par la faute d’un seul [Adam], la mort a régné par un seul… Une seule faute a des conséquences envers tous les hommes en condamnation… Par la désobéissance d’un seul [Adam], beaucoup ont été constitués pécheurs » (5. 12… 19). Par un autre passage des Écritures, nous apprenons que, après la mort du pécheur, viendra son inéluctable jugement et sa condamnation éternelle : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27).

La réponse de Dieu

 Mais Dieu, dans son amour, a introduit l’antidote à la mort. A chacune des affirmations de l’épître aux Romains qui condamne l’homme pécheur, répond la grâce de Dieu dans le don de son Fils. L’œuvre de Jésus vient glorifier Dieu, dont la gloire a été foulée aux pieds par l’homme, honorer Celui que l’homme a déshonoré en Éden, et apporter la grâce de Dieu, pleine et sans limite, au pécheur condamné mais repentant. « Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire par la foi en son sang, afin de montrer sa justice… en justifiant celui qui est de la foi en Jésus » (Rom. 3. 24… 26) ; « N’en est-il pas du don de grâce comme de la faute ?… La grâce de Dieu et le don ont abondé envers beaucoup, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ !… Le don de grâce, à la suite de nombreuses fautes, aboutit à la justification… Ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice règneront en vie par un seul Jésus Christ !… Une seule justice a des conséquences envers tous les hommes en justification de vie… « Une seule justice » : c’est la justice acquise par Christ et conférée au croyant, en vertu de la mort et de la résurrection du Seigneur.

Par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes… Comme le péché a régné par la mort, de même aussi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur » (Rom. 5. 15… 21). Et si tous ceux qui sont « dans l’Adam » – le chef de l’humanité mortelle – doivent mourir, ceux qui seront trouvés « dans le Christ » – le chef de ceux qui auront cru en Lui – seront rendus vivants : « Car comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ, tous seront rendus vivants » (1 Cor. 15. 22).

Le résultat de l’œuvre de la croix

Avant même de prononcer la juste sentence sur Ève et Adam, Dieu s’adresse au serpent et annonce sa condamnation et son écrasement final (Gen. 3. 14 et 15). Le péché est entré dans le monde par la faute de l’homme – le 1er Adam -, mais il sera ôté du monde par le moyen de « la descendance de la femme » – le « dernier Adam », Christ : « Le dernier Adam, un esprit vivifiant (faisant vivre) » (1 Cor. 15. 45) ; « [Jean] voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Quelqu’un a écrit : « Le péché du monde ôté, tel est l’aboutissement des voies divines à partir de l’entrée du péché dans le monde ». Cependant, les conséquences de la chute d’Adam ne pourront être annulées que par « le talon brisé » de Celui qui vaincra Satan à la croix au prix du sacrifice de Sa vie : « [la descendance de la femme] te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (Gen. 3 : 15.
Dieu a répondu à la chute d’une manière merveilleuse et glorieuse : Il a donné Son Fils unique et bien-aimé, Il l’a envoyé dans le monde et l’a livré pour nous afin qu’Il soit la propitiation pour nos péchés (voir 1 Jean 4. 9 et 10 ; Rom. 8. 32 ; 3. 25). (La propitiation signifie que nous Lui sommes rendus propices – favorables – par le sacrifice de Jésus, par lequel Dieu peut pardonner le pécheur).
Dieu a prouvé par la mort de son Fils que, dans sa sainteté Il ne peut tolérer le péché – « Tu as les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13) -, mais que dans son amour, Il sauve le pécheur : « Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).
C’est à la croix du Seigneur Jésus que « La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps. 85. 10).
Jésus Christ, par sa mort sur la croix, a répondu entièrement à toutes les exigences du Dieu saint et juste quant au péché, et a glorifié Dieu comme jamais Il n’aurait pu l’être par la vie d’un homme dans les conditions du jardin d’Éden. La sainteté, la justice, l’amour et la grâce de Dieu ont été pleinement révélés et magnifiés par la croix du Seigneur Jésus.
Jamais l’homme n’aurait pu connaître ce qu’est l’amour de Dieu dans sa plénitude et son infinie grandeur, sans le don immense de Son Fils et le sacrifice du Seigneur Jésus sur la croix. « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Cor. 9. 15) ; « Par ceci nous avons connu l’amour : c’est que lui a laissé sa vie pour nous » (1 Jean 4. 16).

Grâce à l’œuvre de la croix, Dieu peut affirmer au pécheur qui vient se placer à l’abri du sang qui rachète : « Vous avez été rachetés de votre mauvaise conduite… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 18 et 19) ; « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités » ; « J’ai effacé comme un nuage épais tes transgressions, et comme une nuée tes péchés ». Le pécheur au bénéfice du sang de Christ s’écrie : Il a « jeté tous mes péchés derrière son dos » et « dans les profondeurs de la mer ». Les rachetés sont assurés que « autant l’orient est loin de l’occident, autant Il a éloigné de nous nos transgressions » (Héb. 10. 17 ; És. 44 :22 ; És. 38. 17 ; Michée 7. 19 ; Ps. 103. 12). L’apôtre Paul écrit à ceux qui étaient de misérables pécheurs : « mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus et par l’Esprit de notre Dieu » ; « si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec Lui-même par Christ » (1 Cor. 6. 11 ; 2 Cor. 5. 18).
Satan pensait avoir entraîné l’homme dans le malheur éternel et à jamais loin de Dieu. Mais, grâce au sacrifice propitiatoire du Seigneur Jésus, le croyant dont les péchés ont été expiés par le sang de Christ, est maintenant approché de Dieu aussi près qu’il soit possible de l’être sur la terre. « Maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). Et bientôt viendra le moment où Jésus Lui-même viendra du ciel chercher tous ceux qu’Il s’est acquis par sa souffrance et sa mort sur la croix, pour les faire entrer à toujours auprès de Lui dans les plusieurs demeures de la maison de son Père : « [Jésus dit :] Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures… Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3).

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 « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé ».

Cher lecteur, chère lectrice, auquel de ces deux « chefs de race » appartenez-vous ? Votre avenir éternel dépend de votre réponse. Êtes-vous toujours dans la famille du premier Adam, le pécheur qui est loin de Dieu, la famille de ceux qui ne croient pas au Fils de Dieu et n’ont pas la vie ? – « Celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12).
Ou faites-vous partie, de ceux qui sont « sauvés par la grâce, par la foi » (Éph. 2. 8), qui appartiennent à la famille du dernier Adam, de ceux qui participeront bientôt à la gloire, à la joie et au bonheur éternels de leur Sauveur et Seigneur dans le ciel ?
« Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui ».
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 5. 21 ; 6. 2).

Ph. Fuzier Décembre 2019

 

VOIR DIEU

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VOIR DIEU

 

L’empereur Trajan demandait un jour à un célèbre docteur juif, le Rabbi Josué :
– Où est ton Dieu ?
– Il est partout, répondit le Juif.
– Pourrais-tu me le montrer, reprit l’empereur ?
– Mon Dieu ne peut être vu ; nul œil mortel ne pourrait soutenir l’éclat de sa gloire.
Et en prononçant ces mots, le visage du Juif brillait d’une fierté sans pareille.
Puis, comme l’empereur insistait :
– Eh bien, dit Rabbi Josué, si je ne puis te faire voir mon Dieu, je puis au moins te montrer un de ses ambassadeurs.
Trajan fit signe qu’il consentait à le voir.
Rabbi Josué l’invita à sortir. Il était midi et le soleil brillait de tout son éclat.
– Lève les yeux et regarde, dit le Juif, en désignant le soleil, voilà un des ambassadeurs de mon Dieu.
– Je ne puis le regarder, dit l’empereur, sa lumière est trop éblouissante.
– Tu ne peux regarder en face l’une des créations de Dieu, et tu prétends voir le Créateur !
L’empereur fut confus et ne demanda plus à voir le Dieu des Juifs.

D’après Almanach Évangélique 1923

 

SORTIR ENSEMBLE, S’AIMER ET SE MARIER

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SORTIR ENSEMBLE, S’AIMER ET SE MARIER

 

Cet article veut rappeler quelques principes bibliques concernant les relations entre homme et femme, en traitant des thèmes actuels relatifs aux jeunes. Il est évident qu’un seul article ne pourra jamais donner réponse à toutes les questions, mais il peut inciter à réflexion.

 

Principes divins concernant les relations entre l’homme et la femme

J’aimerais d’abord présenter deux principes divins fondamentaux. Premièrement, le mariage est une institution pour la terre, et qui dure toute la vie. Le mariage n’est pas une chose qui a à voir avec le ciel. Il ne subsiste pas dans l’éternité. Mais Dieu l’a institué pour cette terre, et il dure aussi longtemps que les époux vivent. Ils sont liés l’un à l’autre, tant qu’ils sont en vie
(Rom. 7. 2 et 3. Le divorce ou la répudiation ne peuvent être envisagés pour les chrétiens, car Dieu hait la répudiation (Marc 10. 9 et Mal. 2. 15 et 16). C’est pourquoi aussi l’on ne devrait pas contracter un mariage sans réfléchir et sans prier.

Le deuxième principe divin fondamental est que Dieu a prévu que le mariage d’un homme et d’une femme soit le seul cadre dans lequel la sexualité puisse s’exprimer. Toute relation sexuelle hors mariage est contraire aux pensées de Dieu. Ce qui est considéré comme anodin dans notre environnement, à l’école par exemple, le fait de « coucher ensemble » est aux yeux de Dieu de la fornication (appelée aussi anciennement la luxure), c’est donc un péché. Le comportement des gens qui nous entourent nous influence. Ce que nous voyons dans la vie quotidienne – sans pouvoir l’éviter (la publicité, par exemple) ou ce que nous recherchons délibérément (les films/vidéos, par exemple) déteint sur nous et nous influence. Nous sommes en danger de ne plus voir les choses comme Dieu les voit. Il est donc important de les considérer selon la perspective divine.

A l’appui de ces deux principes divins, nous voulons nous demander comment, dans le mariage, le chemin de l’homme et de la femme correspond aux pensées de Dieu.

 

Homme et femme

Dieu a créé l’être humain homme et femme. L’homme n’est pas comme la femme, et la femme n’est pas comme l’homme. Sinon, comment pourraient-ils se compléter ? Le Créateur a tout fait parfaitement. L’homme fonctionne comme un homme et la femme fonctionne comme une femme, et ensemble, dans le mariage, chacun trouve ce qui lui correspond et ce qui le complète. C’est ce que Dieu a établi dans la création. Il est bien nécessaire que l’homme comprenne que la femme ressent les choses différemment de lui. La femme doit aussi comprendre qu’un homme ressent autrement les choses et qu’il décide autrement.

Un homme prend généralement une décision de manière rationnelle, raisonnée. Une femme décide habituellement instinctivement, selon ses sentiments. Pour un jeune homme, donner la main à une jeune fille, est un signe anodin, tandis que cela produit souvent en elle des sentiments forts. Un court message SMS de salutation peut, selon la perception rationnelle de l’homme, n’être qu’une simple preuve d’intérêt, tandis que chez la femme, cela peut éveiller des sentiments et un flot de pensées. M’aime-t-il ? Qu’attend-il de moi ? Pourquoi m’écrit-il ? Ces questions ne sont pas venues à l’idée de l’homme, mais elles ont pu surgir chez la femme.

Quelle n’a pas été la déception de jeunes filles, lorsqu’elles ont constaté que le jeune homme avec qui elles avaient échangé un « chat », écrivait également à d’autres. Le jeune homme n’y avait probablement pas pensé. Cet exemple peut aider à mieux percevoir les différences de pensées et de sentiments entre l’homme et la femme. Souvent, nous n’en avons pas conscience et il est bon d’y réfléchir. On s’interroge sur ce que pense notre interlocuteur. Comment puis-je deviner ce que mon attitude produira ? Même si nous ne pouvons pas toujours connaître dans chaque cas les réponses à ces questions, il est bon et important d’agir avec des égards l’un avec l’autre. Il y a certes une façon d’éviter un faux pas. C’est ce que le Seigneur Jésus nous montrera. Si, dans ce que nous désirons faire, nous demandons de discerner la volonté du Seigneur Jésus, notre comportement n’offusquera pas. Si nous faisons ce que le Seigneur Jésus nous montre, les choses prendront une bonne tournure et il y aura un heureux dénouement.

Si nous sommes conscients de l’importance décisive qu’a le choix d’un conjoint dans notre vie, nous serons tout disposés à rechercher la volonté du Seigneur – aussi bien en ce qui concerne le conjoint qu’en ce qui concerne notre attitude à son égard ; de même que de savoir quelle jeune fille nous demanderons en mariage et sur la question de savoir à qui j’enverrai un SMS ou un mail. Et non seulement cela, mais par égard à la personne que j’ai en vue, je ne ferai que ce qui est la volonté de Dieu. Je ne voudrais pas blesser la personne pour laquelle j’éprouve des sentiments. C’est pourquoi je demande au Seigneur de me montrer sa volonté, afin d’être gardé de mal agir.

 

Sortir ensemble ?

Nous avons examiné les principes divins importants et les différences entre l’homme et la femme. Et qu’en est-il des relations entre les personnes des deux sexes ? Quel est le chemin qui mène au mariage ? Comment puis-je trouver le bon conjoint et comment allons-nous nous comporter l’un envers l’autre ?

Il y a une chose sûre, c’est que la Bible ne reconnaît pas que des jeunes gens et des jeunes filles sortent ensemble. Ce n’est certainement pas l’intention de Dieu que de compliquer les relations entre les personnes de sexe opposé. Une attitude décontractée doit et peut les caractériser. Mais, une relation plus étroite, dans laquelle on laisse entrevoir l’éventualité de se marier ou de rompre, va trop loin. Bien des jeunes ont été ainsi blessés et des mariages se sont faits sans avoir la certitude d’avoir agi selon la volonté de Dieu. Les conjoints se sont « précipités » dans le mariage, après être « sortis ensemble ». C’est alors qu’il manque souvent un bon et solide fondement pour vivre ensemble en couple.

Pour le choix du conjoint, comme dans tous les autres domaines de la vie, la première question devrait être : quelle est la volonté du Seigneur ? Il donnera la clarté et la certitude à celui qui la recherche avec droiture. Le jeune homme a ensuite la liberté de demander la jeune fille en mariage, sans la mettre sous pression. Demander la volonté du Seigneur requiert de la prière. Qu’il est bon que des jeunes gens apprennent à tout exposer au Seigneur Jésus, à lui présenter leurs désirs et leurs sentiments, lui demander de les guider et ensuite à attendre tout de lui. Peut-être y a-t-il aussi une personne de confiance, avec laquelle tu peux t’entretenir à ce sujet. Peut-être y a-t-il encore une incertitude quant à ce que le Seigneur voudrait. Peut-être penses-tu ainsi aujourd’hui, et différemment demain. Pense à ton état spirituel. Es-tu près du Seigneur Jésus, lorsque tu penses que oui (tu es libre de faire ta demande). Es-tu dans de bonnes dispositions intérieures, lorsque tu penses que non ? Cette réflexion rend la chose déjà bien plus claire. Dans toutes ces considérations, nous pouvons demander au Seigneur comme David au Psaume 139, d’examiner et de sonder notre cœur et nos pensées. Il nous viendra en aide, c’est certain !

Il y a encore un point à considérer. Il est d’autant plus difficile de discerner clairement la volonté de Dieu pour le choix d’un conjoint si tu es déjà engagé dans une relation d’amitié. Cette clarté fera défaut si tu as des contacts réguliers avec cette personne. Les conversations, les SMS, les « chats », les e-mails et les rencontres t’influenceront et te bouleverseront. Des sensations et des sentiments seront éveillés et troubleront ta perception de la volonté du Seigneur. (Le fait que l’on fasse connaissance en se parlant et par des contacts avant de se décider, n’est pas en contradiction avec ce qui vient d’être dit). Il est souvent nécessaire de convenir d’un temps de réflexion, pour y voir plus clair. Ayez le courage de convenir d’une pause sans aucun contact ! Si la chose vient de Dieu, cela sera une expérience enrichissante et une période importante. Et si la chose n’est pas selon Sa volonté, cela vous préservera d’un malheur ou de dommages.

 

S’aimer

A celui qui lui demande avec droiture de lui montrer son conjoint, Dieu ne désignera jamais quelqu’un qu’il ne pourra pas aimer ! Dieu ne nous veut que du bien, il n’a aucune raison d’en douter. Qu’il est bon de savoir que Dieu ne fait pas d’erreurs ! Si tu reçois une demande en mariage d’un jeune homme et qu’avec la meilleure volonté du monde, tu ne puisses imaginer l’aimer, alors prie et attends ; tu devrais néanmoins communiquer à ce jeune homme ce qui se passe en toi et lui demander de patienter ! Si l’homme est sincère, il attendra, et le Seigneur manifestera sa volonté. Peut-être te montrera-t-il, après un certain temps, que tu pourras aimer cet homme. Ou alors, il t’indiquera clairement que ce n’est pas le bon chemin !

Il y a aussi un autre aspect.
Tu penses, peut-être, que tu es tellement amoureux que tu ne peux pas vivre sans ce conjoint. Il faut que tu saches qu’« être amouraché » ne signifie pas nécessairement aimer. A savoir si le « grand émoi » se perpétuera dans la vie de tous les jours. Il y a un triste exemple dans la Bible qui doit nous servir d’avertissement à tous. Amon, le fils de David, aimait tellement Tamar, sa demi-sœur, qu’il pensait ne pas pouvoir vivre sans elle. Il en était malade. Par ardent « amour » il chercha et trouva le moyen d’« avoir » sa sœur, c’est-à-dire de disposer de son corps. Pourtant, à peine avait-il atteint son but que son amour se transforma en haine. La haine, avec laquelle il la haïssait était plus grande que l’amour dont il l’avait aimée. Cet exemple (2 Sam. 13) nous montre clairement que nous devons être très prudents dans l’appréciation de nos sentiments. Il est possible qu’aujourd’hui nous nous sentions malades d’amour et que demain les choses se présentent autrement. Il est possible qu’un tel changement, comme celui d’Amon, puisse se produire particulièrement après avoir péché, après avoir eu une relation sexuelle avant le mariage. Dans tous les cas, l’amour entre les époux que le Seigneur a conduit l’un vers l’autre, croîtra. Lorsque l’homme et la femme suivent le Seigneur dans le mariage et dans leur vie conjugale, leur amour ira en augmentant et mûrira. Au cours des années, leur relation sera plus belle et Dieu bénira ce couple.

 

Se marier

Avant qu’un jeune homme fasse une demande en mariage, il devra être au clair quant aux conditions à remplir. Est-il capable de nourrir une famille ? Et surtout, a-t-il une base spirituelle qui lui permette d’aider sa femme et de répondre à ses questions ? A-t-il éliminé de sa vie ce qui déplaît à Dieu et a-t-il une vie rangée ? Il devrait certes aussi être au clair quant au chemin que les enfants de Dieu ont à suivre ensemble selon la Parole, ce même chemin où il désire marcher avec la femme qu’il va demander en mariage. De même, la jeune fille qui désire se marier se demandera si elle est en mesure d’entrer dans cette relation. Pour elle aussi, se pose les mêmes questions quant au fondement spirituel, au renoncement à ce qui est inconvenant, et à se réunir en accord avec ce que nous enseigne la Parole de Dieu.

Tout devient simple et limpide si tu vis près du Seigneur. C’est le point crucial dont tout dépend, ainsi que les questions qui surgiront avant ou après le mariage. Chacun des conjoints doit pouvoir s’engager volontairement dans cette relation. Aucun homme n’a le droit de forcer une jeune fille à se décider. Le Seigneur doit clairement montrer sa volonté aux deux personnes. Il s’établit alors une base solide pour suivre ensemble un chemin qui résistera aux épreuves quotidiennes.

Certes, une période de fiançailles précède habituellement un mariage. Cette période aura une durée appropriée. Ce sera un temps pendant lequel les deux fiancés apprendront à mieux se connaître et liront la Bible et prieront ensemble. Comment sera-t-il possible de le réaliser une fois mariés, si cela n’a pas été fait avant ?
Il est de toute importance que les jeunes ne s’engagent pas trop physiquement durant le temps des fiançailles ! Lorsque le jour des noces est arrivé, on réalise que ce temps-là s’est vite écoulé. Qu’il est bon, par conséquent, que les jeunes puissent patienter, avant et durant les fiançailles. La période des fiançailles offre aussi l’occasion aux jeunes de se distancer de la maison de leurs parents. Un homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. Et une femme se soumettra à son mari et ils prendront ensemble leurs décisions. C’est un principe divin qui est déjà clairement énoncé en Gen. 2. 24 et les parents, l’homme et la femme devront l’observer. Ce processus de séparation de la maison paternelle commence durant la période des fiançailles. Tous ceux qui sont concernés doivent s’y conformer et les parents le feront d’autant plus volontiers qu’ils désirent le bien de leurs enfants.
Cela ne signifie pas que les fiancés ou les mariés se détachent complètement de leurs parents. Dieu désire de bonnes relations entre parents et enfants. Un jeune couple demandera facilement conseil aux parents et en profitera. Souvent la jeune épouse et/ou le jeune époux habite encore la maison paternelle. C’est pourquoi, durant les fiançailles, ils se soumettront aux règles de cette maison.
C’est ainsi que l’on peut commencer la vie à deux, avec l’aide de Dieu. C’est une relation entre l’homme et la femme selon Ses pensées et qui attirera Sa bénédiction.

Peut-être attends-tu encore le conjoint qui te conviendra ? C’est souvent un temps difficile.
Toutefois, ne te laisse pas décourager ! La valeur d’une personne ne dépend pas de ce qu’il soit marié et avec qui. Mais elle est fondée sur le fait que Dieu a créé l’homme tel qu’il l’a voulu, qu’il a payé un prix pour lui, et qu’il a un plan pour lui. Le chemin le plus heureux et le meilleur est toujours celui que Dieu a prévu pour toi. Je te souhaite que tu découvres ce chemin et que tu puisses t’y engager, tout joyeux.

Christian Rosenthal « Folge mir nach »

Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta parole. Ps. 119. 9.

QUATRE OPÉRATIONS

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QUATRE OPÉRATIONS

ADDITION

« … apportant tout empressement, JOIGNEZ à votre foi, la vertu et à la vertu, la connaissance ; et à la connaissance, la maîtrise de soi ; et à la maîtrise de soi, la patience, et à la patience, la piété ; et à la piété, l’affection fraternelle ; et à l’affection fraternelle, l’amour ». 2 Pier. 1. 5 à 7.

SOUSTRACTION

« REJETANT donc toute méchanceté, toute fraude, les hypocrisies, les envies et les médisances … ». 1 Pier. 2. 1.

MULTIPLICATION

« Que la grâce et la paix vous soient MULTIPLIÉES dans la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! 2 Pier. 1. 2.

DIVISION

« C’est pourquoi sortez du milieu d’eux, et soyez SÉPARÉS, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur ». 2 Cor. 6. 17.

RÉSULTATS

« Si ces choses sont en vous et y abondent, elles ont pour effet de ne pas vous laisser inactifs ni stériles pour ce qui concerne la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ». 2 Pier. 1. 8.

D’après Almanach Évangélique 1923

 

NOËL EN PRISON

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NOËL EN PRISON

 

Un évangéliste raconte ce qui suit.

Invité à parler aux prisonniers de la ville de Michigan, je montai à la tribune au moment où les hommes entraient dans la salle ; ils étaient sept cents et marchaient au pas, chacun posant sa main sur l’épaule de son camarade devant lui. Sur un ordre donné, tous s’assirent d’un même mouvement. Parmi eux, il s’en trouvait soixante-seize condamnés à la détention perpétuelle pour divers crimes.

Après le chant d’un cantique, je me levai pour parler mais avais peine à retenir mes larmes. Profondément pénétré d’un ardent désir de venir en aide à ces malheureux, j’enfreignis les règlements de la prison, quittai la tribune et me mis à circuler dans la salle parmi eux. Au bout de la ligne des hommes condamnés pour meurtre, s’en trouvait un dont le visage portait, plus que tous les autres, les stigmates du péché ; il était sillonné de cicatrices et de balafres, empreintes du vice et de l’immoralité. A le voir, on pouvait deviner que, poussé à la colère, il devait devenir un vrai démon incarné. Je mis ma main sur son épaule et priai avec lui et pour lui.

La réunion terminée, je me rendis chez le gouverneur de la prison.
Vous rappelez-vous, me dit-il, cet homme, le dernier de la rangée des condamnés à la détention à vie ? Aimeriez-vous connaître son histoire ? Eh bien ! La voici.

Tom Galston fut envoyé ici il y a quelque huit ans. Il était coupable de meurtre. C’était un des individus les plus vicieux que nous eussions jamais vus et il nous donna fort à faire. Il y a six ans, je dus passer la nuit de Noël à la prison, pour devoirs de service, au lieu de rentrer chez moi, comme je comptais le faire. Je repartis le matin de très bonne heure, mes poches pleines de cadeaux que je destinais à ma petite fille. Il faisait un froid perçant et je relevai le col de mon pardessus jusqu’aux oreilles, pour me garantir du vent glacial qui soufflait depuis le lac. Mais à peine dans la rue, je crus remarquer quelqu’un qui se dissimulait dans l’ombre du mur de la prison. Je me baissai et aperçus une petite fille, misérablement vêtue d’une robe très mince, ses pieds presque nus, enfoncés dans des souliers complètement usés et qui n’étaient plus bons à rien. Elle tenait à la main un petit paquet, enveloppé de papier. J’étais si fatigué que, malgré mon désir de savoir quelque chose de l’enfant, je pressai le pas, afin de rentrer plus vite chez moi. Mais je ne tardai pas à m’apercevoir qu’elle me suivait. Je m’arrêtai et lui demandai sèchement :
– Que veux-tu ?
– Monsieur, êtes-vous le gouverneur de la prison ?
– Oui. Qui es-tu ? Pourquoi n’es-tu pas à la maison ?
– Pardon, Monsieur, je n’ai point de maison. Maman est morte il y a quinze jours et, avant de mourir, elle m’a dit que mon papa, Tom Galston, est en prison. Alors elle a pensé que, maintenant qu’elle est morte, il aimerait voir sa petite fille. S’il vous plaît, ne pourriez-vous pas me permettre de le voir ? C’est aujourd’hui Noël et j’aimerais lui apporter un cadeau.
– Non, répondis-je brutalement. Il te faut attendre le jour où l’on reçoit les visites.
Je repris ma course, mais n’avais fait que quelques pas lorsque je sentis qu’on tirait mon manteau et j’entendis une voix suppliante qui disait :
– S’il vous plaît, ne partez pas !
Je m’arrêtai encore une fois et regardai le visage amaigri et insistant qui se levait vers moi. L’enfant avait les yeux pleins de larmes et sa voix tremblait d’émotion.
– Monsieur, me dit-elle, si c’était moi qui étais votre petite fille et si je vous disais que ma maman était morte à l’hôpital et que mon papa était en prison, et qu’elle ne savait où aller et qu’il n’y avait personne pour l’aimer, ne croyez-vous pas qu’elle aimerait voir son papa ? Si c’était Noël et si votre petite fille venait vers moi, si j’étais gouverneur de la prison, et si elle me demandait à voir son papa pour lui remettre un cadeau, ne croyez-vous pas que vous diriez oui ?
Je sentis comme une grosse boule envahir ma gorge ; les larmes coulaient sur mes joues.
Je répondis :
– Oui, fillette, j’en suis sûr. Tu verras ton père.
Je lui pris la main et me hâtai de retourner à la prison avec elle. Quand nous fûmes entré dans mon bureau, j’installai l’enfant près du poêle bien chaud et fis chercher le prisonnier 37 dans sa cellule. Dès qu’il entra, il vit sa fille. Son visage s’assombrit et d’un ton rogue il demanda :
– Nelly, que fais-tu ici ? Que veux-tu ? Retourne vers ta mère !
– Mais, papa, elle est morte. Elle est morte il y a quinze jours et, avant de mourir, elle m’a dit de prendre soin de mon petit frère, parce que tu l’aimais tant. Et elle m’a dit qu’elle t’aimait aussi, mais, papa… et ici la voix manqua à l’enfant qui éclata en sanglots convulsifs, le petit frère est mort aussi, la semaine passée, et à présent je suis toute seule, et c’est aujourd’hui Noël, et j’ai pensé que, puisque tu aimais le petit frère, tu aimerais avoir un cadeau de Noël de sa part.
Là-dessus, elle ouvrit un rouleau qu’elle tenait à la main et en tira un fragment de papier de soie qui contenait une boucle de cheveux blonds ; elle les mit dans la main de son père en lui disant :
– Je les ai coupés sur la tête du petit frère avant qu’on ne le porte au cimetière.
Le prisonnier 37 pleurait comme un enfant, et moi aussi. Il se baissa, prit la fillette dans ses bras et la pressa contre sa poitrine, tandis que tout son corps tremblait comme une feuille.
La scène était trop sacrée pour que je reste plus longtemps ; je sortis donc de la pièce et ne rentrai qu’une heure plus tard. Le numéro 37 était assis devant le fourneau, sa fillette sur ses genoux. Il me regarda un moment d’un air hébété, puis me dit :
– Je n’ai point d’argent, puis enlevant brusquement sa tunique de forçat, il ajouta : Pour l’amour de Dieu, ne laissez pas l’enfant s’exposer au froid avec la robe si mince qu’elle porte. Laissez-moi lui donner ma tunique. Je travaillerai tôt le matin et tard le soir pour la payer ; je ferai n’importe quoi. Je serai un homme. Je vous en prie, laissez-moi la couvrir de cette tunique.
– Non, lui dis-je ; gardez votre tunique. Votre fillette n’aura pas à souffrir du froid. Je la prendrai chez moi et verrai ce que ma femme peut faire pour elle.
– Dieu vous bénisse ! s’écria le prisonnier en sanglotant de plus en plus fort.

L’enfant demeura chez moi pendant plusieurs années ; elle apprit à connaître le Seigneur Jésus comme son Sauveur. Le Livre divin montre le besoin de l’homme et le remède offert par Dieu (Rom. 3. 9 à 24 ; Jean 3. 1 à 16).

Galston se convertit aussi et ne nous causa plus la moindre difficulté (Luc 8. 35).

Le narrateur termina son récit en ces termes. L’année dernière je me rendis de nouveau à la même prison. Le gouverneur me demanda si j’aimerais voir ce Tom Galston dont j’avais entendu l’histoire bien des années auparavant. J’acquiesçai volontiers. Mon ami me conduisit dans une rue tranquille, devant une maisonnette de bonne apparence. Il frappa à la porte. Une jeune femme à l’air enjoué nous ouvrit la porte et salua le gouverneur avec cordialité. Nous entrâmes et trouvâmes Tom Galston qui, à cause de sa conduite exemplaire depuis ce jour de Noël, avait été gracié. Sa vie était sans reproches.

« Quand nous étions sans force, Christ est mort pour des impies » (Rom. 5. 6). « L’Évangile est la puissance de Dieu en salut à quiconque croit » (Rom. 1. 16).

D’après l’Almanach Évangélique 1929

 

LA RECETTE DE LISBETH CONTRE LES SOUCIS

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LA RECETTE DE LISBETH CONTRE LES SOUCIS

 

 

Dans une pauvre vieille cabane, noircie par les intempéries, en dehors du village, Lisbeth vivait seule, toujours joyeuse, toujours contente de Dieu et des hommes. Elle cultivait son petit jardin ; elle filait et tricotait pour les paysans, et gagnait ainsi quelque argent. Partout on ne la connaissait que sous le nom de « l’heureuse Lisbeth ». Elle n’était pas vieille, mais très pauvre ; elle n’avait point de famille ; elle était presque aveugle, paralysée et infirme. Malgré un extérieur aussi modeste, il y avait dans toute son attitude le sceau de Dieu qui se manifeste avant tout dans ce qui est le plus infime, le plus méprisé.
Eh bien ! Lisbeth, vous chantez toujours, lui dit un passant.
Eh oui ! monsieur, répondit-elle joyeusement.
Dites-moi donc, Lisbeth, comment est-ce possible ? Quelles raisons avez-vous de tant chanter ? Vous êtes toujours seule, vous vous tuez à force de travailler, vous n’avez rien de beau chez vous, comment se fait-il que vous soyez si heureuse ?
Cela vient sans doute que je n’ai personne d’autre que Dieu. Voyez, les gens riches comme vous se fient à leur famille, à leur maison. Vous pensez à vos affaires, à votre femme, à vos enfants, et vous avez toujours peur de ce qui pourrait arriver. Pour moi, je n’ai point de soucis parce que j’ai tout remis à mon Dieu. Je me dis que s’Il peut maintenir l’ordre sur la terre, faire luire le soleil jour après jour, remettre les étoiles à leur place chaque nuit, faire pousser les petites plantes dans mon jardinet, il peut aussi prendre soin d’une misérable créature comme moi.
Tout ça, c’est bien beau, Lisbeth. Mais si un jour vos arbres fruitiers ou vos pousses gèlent, ou si…
Oui, oui, interrompit-elle, voilà justement l’affaire : tous ces « si ». Jamais je ne pense à des « si » parce que je sais bien que Dieu fera toujours tout pour le mieux. Ce qui vous rend malheureux, vous autres, c’est précisément parce que vous pensez toujours aux « si ». Attendez que les choses arrivent et arrangez-vous avec ce que vous avez.
Ah ! oui, Lisbeth, je vois bien que vous irez droit au ciel avec votre foi d’enfant, tandis que beaucoup d’autres sages resteront dehors.
C’est toujours comme ça que vous faites, vous autres, reprit Lisbeth en hochant la tête. Vous voyez toujours les nuages les plus noirs. Vous laissez le mal entrer tout droit dans votre cœur au lieu de l’en chasser.
Que les hommes seraient plus heureux s’ils voulaient suivre la recette de Lisbeth et ne pas se gâcher la vie par toutes sortes de maux imaginaires !

D’après Almanach Évangélique 1922

 

ELIM

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ELIM
Ex. 15. 27

 

Notre cœur oublieux s’en souvient-il assez,
De tous les frais Elim, verdoyantes retraites,
Que le long du voyage aux éprouvantes traites,
Conduits par son amour, nous avons traversées ?

La colonne du peuple, énorme vague lente,
Derrière la nuée où marchait l’Éternel,
Allait, et du désert l’immensité brûlante,
Implacable inconnu, menaçait Israël.

Ses yeux ardents emplis de la terre promise,
Humble et fier à la fois, le bâton à la main,
En tête des tribus, seul, s’avançait Moïse.
Aaron après lui marchait dans le chemin.

Et puis Juda, Ruben, Éphraïm, Dan, la masse,
Dans la poussière fauve et le soleil de feu,
Suivaient et s’écoulaient comme le reflux passe,
Innombrable troupeau que comptait l’œil de Dieu.

Par familles groupés, tous, jeunes gens robustes,
Mâles guerriers armés, enfants insoucieux,
Femmes à l’air pensif, lasses, ployant leurs bustes,
Vieillards sur leurs bâtons, courbés, silencieux.

Tous allaient. Le bétail suivait, cohue immense
Qui, richesse vivante, avec bruit se pressait,
Tandis que sur les chars, orgueilleuse puissance,
L’or, l’argent, les trésors d’Égypte on entassait.

Ainsi le peuple élu cheminait. Dans leur route,
Trompant leur lassitude, ils racontaient entre eux
L’histoire inoubliable, unique sans nul doute,
Du puissant Jéhovah les hauts faits glorieux.

L’esprit encore troublé par toutes ces merveilles,
A peine pouvaient-ils croire leur souvenir.
Comme un songe angoissant d’où joyeux l’on s’éveille,
Ils revivaient l’Égypte, et leur constant soupir.

Ils revoyaient la suite étrange des miracles,
Le grand cri, dans la nuit, des Égyptiens frappés,
La pâque, le départ suivant les saints oracles,
La mer, la marche au sein des abîmes coupés.

Les ennemis surpris jetés à la dérive,
Le Pharaon soudain englouti dans les flots,
Le chant de délivrance éclatant sur la rive,
Devant l’onde propice où flottaient les chariots.

Et puis, trois jours de soif ayant aigri leur âme,
Près des eaux de Mara l’on s’était arrêté,
L’amertume arrachait vers Moïse le blâme
Que Dieu calmait, d’un bois mystérieux jeté…

—-

Or, on avait repris la marche monotone.
De nouveau le désert, le soleil, le labeur,
L’eau rare au maigre lit des torrents où s’étonne,
En été, le regard déçu du voyageur.

L’étape ce jour-là s’allongeait, harassante,
Depuis l’aube du jour, et la chaleur gagnait.
Une rumeur montait, lentement grandissante,
Et l’ardeur de la foi dans les rangs s’éteignait.

Ah ! Verrait-on jamais le pays des promesses,
La terre d’Abraham, l’opulent avenir ?
La fatigue et la soif, de leurs âpres détresses,
Obscurcissait l’espoir, noyait le souvenir.

Mourrons-nous donc de soif dans le désert hostile ?
Est-ce ainsi qu’au repos Moïse nous conduit ?
Les jours de servitude, au bord du Nil tranquille,
Étaient-ils plus amers que l’épreuve aujourd’hui ?

—-

Mais une vision lointaine se dessine.
Les arides plateaux s’ouvrent. Un cirque frais
S’étend à l’horizon, dans la lumière incline
Vers une nappe d’eau des feuillages dorés !

On doute. Est-il possible ? Est-ce vrai ? L’espérance
Peut-elle se donner libre cours ? N’est-ce pas
D’un mirage trompeur la perfide apparence,
Un supplice de plus à ce peuple si las ?

On approche. L’espoir s’affirme, se précise,
Et la nuée au loin s’arrête. Louez Jah !
Le pas se hâte heureux vers l’attirance exquise.
On foule l’herbe verte, et l’air fraîchit déjà !

Les palmiers accueillants balancent leurs ramures
Au-dessus des bosquets de térébinthes verts,
Et voyez, jaillissante aux douze sources pures,
L’eau, l’eau tant désirée étale ses flots clairs.

Bientôt, auprès de l’onde aux reflets magnifiques,
Le camp se déployait dans les sites ombreux,
Retentissant sans fin de l’écho des cantiques
A l’Éternel Sauveur, le Dieu fort des Hébreux.

Le courant des ruisseaux mirait les tentes blanches ;
Les femmes s’empressaient abreuvant les troupeaux,
Se croisaient sous le dôme épais des longues branches
Leurs vases débordant des généreuses eaux.

—-

Elim, pur oasis ! Elim, divines fêtes.

Oh dites, notre cœur s’en souvient-il assez
De tous les frais Elim, verdoyantes retraites,
Que, le long du voyage aux éprouvantes traites,
Conduits par ton amour, nous avons traversés ?

D’après Almanach Évangélique 1922
A. Gibert

 

DIEU EST-IL MORT ?

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DIEU EST-IL MORT ?

 

 

Martin Luther, fatigué et découragé, était tombé dans un morne abattement. La femme du réformateur, ne parvenant pas à l’en faire sortir, prit des habits de deuil ; et comme Martin, stupéfait, demandait à sa Catherine, la cause d’une telle attitude :

– Dieu est mort, répondit-elle sur un ton lamentable.

– Es-tu folle ? s’écria Luther.

– Il faut bien que Dieu soit mort, répartit la pieuse femme, puisque Martin ne se confie plus en sa Providence.

Le réformateur comprit et fut guéri de sa tristesse.

« Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra » (Ps. 55. 22).

D’après Almanach Évangélique 1923